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Cuisine centrale

Charte Ville-entreprises

À la veille du Grand Rendez-Vous, le maire et le préfet délégué à l’Égalité des chances ont procédé au geste inaugural de la future cuisine centrale. Un chantier à 8,8 millions d’euros, pour répondre à l’augmentation du nombre de repas servis dans les cantines.

12 000 emplois. C’est ce que pèsent désormais les entreprises signataires de la Charte. Elles n’étaient qu’une dizaine en 2014, avant de passer à 25 en 2015. Elles ont été rejointes le 5 octobre par 75 nouvelles enseignes pour atteindre la centaine. PAGE 7

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Le cap des cent signataires est atteint

PHOTO RAPHAËL BERT

6 000 repas par jour en septembre 2018

N° 632 du 11 au 24 oct. 2017

www.expressions-venissieux.fr

Grand Rendez-Vous: c’est déjà demain! Du 4 au 7 octobre, la salle Joliot-Curie aura été l’épicentre du Grand Rendez-Vous de la Ville. Quatre jours de débats et d’animations, marqués par plusieurs temps forts, qui donnent un nouvel élan à Vénissieux. NUMÉRO SPÉCIAL

Nouvel Agenda 21

Mieux articuler enjeux environnementaux et sociaux P. 9

Délégués de quartier

Les candidatures pour les élections sont ouvertes P. 11

Grand Parilly

Le chantier de la décennie

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 6

Architectes, aménageurs privés, Ville et Métropole ont officiellement présenté, le 6 octobre, le projet d’aménagement du Grand Parilly. Dès 2019, seront réalisés Ikea et Leroy Merlin, le premier immeuble tertiaire et l’ensemble des accès et des espaces publics.


ACTUS

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Mercredi 11 octobre 2017 - n° 632

CONSEIL MUNICIPAL

Pacte métropolitain, logement social et ouragan

L

Rentrée studieuse pour l’assemblée communale qui a débattu de nombreux sujets lors du conseil du 9 octobre. e conseil s’est d’abord pro-

la commune a retenu six proposi-

socialistes et apparentés du groupe

rence

Pacte. “Je ne m’oppose plus à la

dénoncé une “perte de temps et

métropolitain.

Ce

document répartit les compétences

entre chaque commune et le Grand

Lyon. Lors de la mise en place du premier pacte, en 2015, la Ville de

Vénissieux avait bataillé contre un processus accusé de porter atteinte

à la souveraineté des communes.

“Cette bataille a eu des effets positifs,

estime Marie-Christine Burricand pour

le

groupe

communiste,

notamment en ce qui concerne les

compétences articulées.” En 2017,

tions d’actions proposées par le

mutualisation des compétences, à partir du moment où elle apporte

un plus aux habitants”, a expliqué le maire, Michèle Picard. Qui a tou-

tefois regretté “des propositions qui

manquent d’ambition et de souffle”,

et le rejet par la Métropole de la

poursuite de la gestion locale du réseau de chaleur vénissian.

Tout en approuvant le contrat proposé et les modifications deman-

dées à la Métropole, les élus

“Ensemble pour Vénissieux” ont d’énergie à tenter de ré-écrire le

ARCHIVES RAPHAËL BERT

noncé sur le Pacte de cohé-

Pacte de cohérence à la sauce vénis-

siane”, et reproché à la majorité un manque de concertation avec l’ensemble du conseil. “Pour notre sou-

lagement, la Métropole a refusé de

vous laisser la main sur la gestion

La répartition des missions entre la Métropole et la Ville était au programme du conseil municipal de rentrée.

pousse à voter favorablement ce

rence métropolitain ont donc été

logement, “compensée” par une

Christophe Girard (divers droite).

conseil. Les groupes UDI et FN se

sources de l’ordre de 1,5 milliard

de la chaufferie urbaine, cela nous rapport”, a expliqué quant à lui Les dispositions du contrat de cohé-

approuvées à la majorité du sont abstenus.

SOLIDARITÉ

AVEC LES VICTIMES D’IRMA

Le conseil municipal a voté à l’una-

nimité une subvention exception-

nelle de 15 000 euros, répartie à parts égales entre la Fondation de France et le Secours populaire fran-

çais. Un soutien à leur action en

faveur des victimes de l’ouragan Irma qui a dévasté les îles de SaintMartin et de Saint-Barthélémy le 6 septembre dernier. “Malgré la

VÉNISSIEUX ÉNERGIES

LE RÉSEAU DE CHALEUR DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX

D’une longueur de 24 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 9 600 logements et 42 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...). Moderne et durable, il est alimenté majoritairement en énergie renouvelable. Le bois-énergie représente 58% de la mixité énergétique, garantissant ainsi une baisse supplémentaire du tarif et une réduction signi cative des émissions de CO2.

crise, ne cédons pas sur le principe

de solidarité, qui nous rapproche et nous rassemble”, a commenté Michèle Picard.

UN APPEL SOLENNEL SUR LE LOGEMENT SOCIAL

Le conseil a adopté un vœu pré-

senté par l’ensemble des groupes

de la majorité municipale. Cet

“appel solennel au président de la République” estime que la réforme du logement social annoncée par le gouvernement “sera un désastre

pour les cinq millions de locataires, l’ensemble des bailleurs sociaux et

l’économie de la construction. Elle remet en cause le modèle républi-

cain du logement public et son rôle Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr

essentiel pour la cohésion natio-

nale”. La réforme prévoit une

baisse des aides personnalisées au

baisse de loyer. “Cette baisse de res-

d’euros imposera de très fortes baisses des dépenses consacrées à

l’entretien courant et à la proximité, et réduira les capacités d’investissement dans la production de loge-

ments neufs.” À Vénissieux, elle pourrait “remettre en cause la réno-

vation urbaine de La Darnaise, du Couloud, de Monmousseau”. Vénis-

sieux demande donc “le rétablisse-

ment du montant des APL et la tenue d’un Grenelle du logement”. g

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

L’opposition de droite éclatée Entamée en juin, la recomposition du groupe d’opposition “Rassemblement pour Vénissieux” (droite, divers droite, centre), autrefois mené par Christophe Girard, se poursuit. Après Maurice Iacovella et Houria Taguine partis constituer un groupe UDI, Hidaya Said et Nasser Djaidja annoncent la création de “Vénissieux avant tout”, tandis que Saliha Mertani constitue à elle seule le groupe “Vénissieux respect d’avenir”. Ces deux nouvelles formations souhaitent être “une opposition constructive”, pouvant soutenir à l’occasion certains projets de la majorité municipale. Le groupe “Pour la victoire du bon sens à Vénissieux” rassemble Christophe Girard, Marie-Danielle Bruyère et Frédéric Passot.


L’ÉVÉNEMENT

Mercredi 11 octobre 2017 - n° 632

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RESTAURATION COLLECTIVE

Le chantier de la nouvelle cuisine centrale est lancé C’

est sous une pluie battante

que Michèle Picard, maire

EN SAVOIR PLUS

de Vénissieux, et Xavier

Inglebert, préfet à l’Égalité des

Les chiffres de la restauration en 2016

dernier, au geste inaugural du chan-

● 532 163 repas servis avec un pic de production de 4 919 repas par jour. ● 42 restaurants scolaires, 7 crèches, 3 centres de loisirs, 2 résidences de personnes âgées et un foyer Soleil livrés. ● 293 tonnes de produits alimentaires commandés, réceptionnés puis transformés. ● Plus de 16 500 km parcourus par les véhicules de la régie, pour livrer environ 340 tonnes de marchandises. ● L'activité est dédiée à 89 % à la restauration scolaire pour laquelle 110 agents assurent le service à table. Le secteur social représente 10 %, les manifestations de la Ville 1 %.

chances, ont procédé, le 3 octobre tier de la future cuisine centrale.

Non pas une pose de première pierre comme il est de coutume mais un symbolique conditionnement de barquettes alimentaires.

Construit à proximité de l’actuel bâtiment, avenue Jean-Moulin, sur un terrain de 6000 m2, l’établisse-

ment présentera une superficie de 2225 m2. Sa mise en service est pré-

vue en septembre 2018.

Ce nouvel équipement, l’un des plus

PHOTO RAPHAËL BERT

importants du mandat par le mon-

tant de l’investissement (8,8 mil-

lions d’euros), est réalisé par le cabinet

villeurbannais

Aamco

Architectures, le Berim (bureau d’études), Atelia (ingénierie de

grande cuisine) et Ergos (spécialiste de l’ergonomie).

UN CHOIX POLITIQUE FORT

Le maire de Vénissieux et le préfet à l’Égalité des chances ont procédé, le 3 octobre, au geste inaugural des travaux de la nouvelle cuisine centrale. Ce nouvel équipement entrera en fonctionnement à la rentrée 2018.

Sa construction recouvre un enjeu à

qu’un seul dans la journée, est-il un

préparé plus de 530000 repas avec

priver d’un tel outil de proximité et

face à une augmentation de la popu-

marque un choix politique fort.

centrale n’est pas un coût mais un

à haute valeur environnementale.

nos aînés seront les grands bénéfi-

règle, a-t-il précisé. La dotation que

la fois social, familial et sanitaire. Et

Comme le soulignait d’emblée Michèle Picard dans son discours:

“La Ville ne veut pas céder aux sirènes du privé, elle ne souhaite pas exter-

naliser ce domaine si précieux de la restauration collective. Notre com-

mune privilégiera toujours l’intérêt

général à l’intérêt privé. J’entends bien les arguments de l’opposition: le coût est trop élevé… Depuis quand propo-

ser des repas de qualité et équilibrés

à des enfants, qui n’en ont souvent

enjeu secondaire? La nouvelle cuisine

investissement.” Un investissement qui va prolonger une longue histoire. La création des cantines scolaires et familiales remonte à 1941. L’œuvre

des cantines des écoles publiques de

Vénissieux lui succède en 1945. Puis

devient, en 2000, la Régie autonome

de restauration scolaire et sociale,

époque où elle se voit attribuer la norme ISO 9001, gage d’un programme nutritionnel ambitieux.

L’an dernier, la cuisine centrale a

Ce que nous faisons ici ensemble dans votre ville, c’est la République.’’ XAVIER INGLEBERT, PRÉFET À L’ÉGALITÉ DES CHANCES

19,56 % d’achats de produits bio ou Sur une période de dix ans, on

observe une évolution de 36 % du nombre de repas produits. Le prix

de vente aux familles vénissianes

s’élève au maximum à 3,64 euros, soit l’un des plus bas de l’aggloméra-

tion lyonnaise. Et une enquête a montré un taux de satisfaction de 94 % des convives.

“Chacun comprendra, a ajouté le

maire, que notre ville n’ait aucune envie, ni ne ressente le besoin de se

d’utilité publique. […] Nos écoliers, ciaires de notre investissement et de

notre choix politique fort et déterminé. Il n’y a pas de ville solidaire et

humaine sans des services publics de proximité et de qualité.”

Le préfet à l’Égalité des chances, Xavier Inglebert, s’est dit “heureux

de participer à ce projet ambitieux”. L’État a en effet attribué une subven-

tion de 1,2 million d’euros au titre de

la Dotation Politique de la Ville (DPV). “Les communes de la Métropole font

8,8 C’est le montant, en millions d’euros, de l’investissement pour cette nouvelle cuisine centrale, dont 1,2 million alloué par l’État.

lation. Vénissieux n’échappe pas à la nous vous avons allouée pour la

construction de ce nouvel équipement apporte une aide. Le travail en parte-

nariat est nécessaire. Nous devons considérer notre égalité républicaine

comme une ambition. Et ce que nous faisons ici ensemble dans votre ville, c’est la République.”

Si le calendrier est respecté, la nouvelle cuisine centrale sera en mesure, dès la rentrée 2018, de servir 6 000 repas par jour. g

Le prix de vente des repas s’élève au maximum à 3,64 euros, soit l’un des plus bas de l’agglomération lyonnaise.


ACTUS

“EAU-RESPONSABLES”

CONSEILS DE QUARTIER

11 collectivités rejoignent la Métropole

1res AG et visites de territoires

conférences internationales. Les princi-

octobre 2016 à Brisbane (Australie), la

duction et la distribution de l’eau potable,

voici les territoires “eau-responsables”. En

Métropole de Lyon avait été la première collectivité française à signer les principes

de l’International Water Association (IWA). Le 26 septembre dernier, elle a entraîné dans son sillage onze autres collectivités et

structures intercommunales de la région Auvergne Rhône-Alpes (*).

L’International Water Association (IWA) est un réseau mondial de professionnels de l’eau, qui s’intéresse à tous les domaines du cycle de l’eau, de la recherche à la pratique. Il regroupe près de 35 000 membres,

individus et personnes morales, et compte

paux secteurs d’intérêt de l’IWA sont la prola collecte et le traitement des eaux usées, ainsi que la gestion des ressources en eau.

Les principes validés sont structurés selon

quatre niveaux d’action : des services d’eau durables pour tous, une conception urbaine sensible à l’eau, une ville connectée à son

bassin-versant, et des communautés “eauresponsables”. Ils constituent selon l’asso-

ciation “un véritable livre blanc, dans une

approche de territoire, à partager entre les

communes et structures intercommunales en charge de la gestion de l’eau”. g

une cinquantaine de groupes de travail spécialisés qui organisent régulièrement des

A.S. POUR

ALLER PLUS LOIN : WWW.ASTEE.ORG

(*) Annemasse les Voirons Agglomération, Annonay Rhône Agglo, Belleville et Territoire Saône Beaujolais, Communauté d’Agglomération Porte de l’Isère, Chambéry Coeur-des-Bauges Métropole, Clermont Auvergne Agglomération, Roannaise de l’eau, Syndicat des Rocailles et de Bellecombe, Syndicat mixte d’aménagement du bassin de la Bourbre, Valence Romans Agglomération, Villefranche Beaujolais Agglo.

● Centre

Mercredi 18 octobre à 18 heures, restaurant du groupe scolaire du Centre (43, BD Laurent-Gérin). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Gabriel-Péri

Jeudi 19 octobre à 18 heures, restaurant du groupe scolaire Gabriel-Péri (1, rue Prosper-Alfaric). Président : Gilles Roustan > Visite de ces deux quartiers samedi 14 octobre. Rendez-vous à 9 heures sur le parking de l’hôtel de ville : aménagements de la rue Gambetta et découverte des nouveaux locaux de l’Espace Pandora. Puis à 10 heures rue Germaine-Tillion : visite du parc d’activités des ERM. ● Parilly

Mardi 24 octobre à 18 heures, salle Jeanne-Labourbe (6, rue Jeanne-Labourbe). Président : Jean-Louis Piedecausa

MÉMOIRE

● Jules-Guesde

C’était le 17 octobre 1961

Mercredi 25 octobre à 18 heures, restaurant du groupe scolaire JulesGuesde (55, rue Joannès-Vallet). Président : Pierre Matéo

La commémoration de la journée du 17 octobre 1961, en hommage aux nombreux Algériens tués à Paris lors de manifestations pacifiques, se tiendra mardi prochain, à 17 h 30, devant la stèle rappelant ces tragiques événements, installée dans le parc Louis-Dupic. La cérémonie aura lieu en présence de Michèle Picard, maire

de Vénissieux, et de Farouk Ababsa, président du collectif “Devoir de mémoire et réconciliation”. Elle sera suivie, à 18 heures, au cinéma Gérard-Philipe, de la projection du film Ils ne savaient pas que c’était une guerre, réalisé par Jean-Paul Julliand. La séance sera prolongée par un débat.

SANTÉ

> Visite de ces deux quartiers samedi 21 octobre. Rendez-vous à 9 heures à la station de métro Parilly : découverte du chantier du Puisoz. Puis à 10 heures au 50, rue JoannèsVallet : présentation des aménagements de voirie du quartier et visite du jardin partagé.

Permanences ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud

Mercredi 18 octobre à 18 heures, foyer ClaudeDebussy (1, rue Claude-Debussy). Président : Aurélien Scandolara ● Pasteur/Monery

Mercredi 18 octobre à 17 h 30, salle de restaurant élémentaire du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas). Présidente : Sophia Brikh

Avec les offres santé de la MTRL, vous avez toutes les solutions pour bien couvrir vos dépenses de santé.

Des centaines de seniors ont participé, du 2 au 7 octobre, à la semaine nationale des personnes âgées qui avait pour thème cette année “À tout âge, faire société”. La manifestation était organisée à Vénissieux dans le cadre du Grand Rendez-Vous de la Ville. De nombreuses animations et rencontres étaient programmées. Notamment la visite dans nos locaux d’une douzaine de retraités de l’OMR (Office municipal des retraités) et de la résidence Ludovic-Bonin. À l’occasion du coup d’envoi de la manifestation, le 2 octobre à l’hôtel de ville, le maire, Michèle Picard, a rappelé son “attachement à cette Semaine bleue, à ces moments de rencontre, car c’est à travers ces échanges que l’on peut apporter des réponses adaptées aux besoins et attentes formulés par les retraités”. Lesquels sont également très attachés au programme d’activités proposé chaque année. Une enquête de satisfaction réalisée lors de la précédente édition, qui avait rassemblé quelque 450 participants, a montré que 95 % des visiteurs étaient satisfaits des initiatives mises en place.

SEMAINE DU GOÛT

Du goût et des couleurs Du 2 au 7 octobre, il n’y avait pas uniquement des “couleurs dans les assiettes”, thème de la Semaine du goût, mais aussi dans les restaurants scolaires de la ville. Plusieurs d’entre eux étaient pavoisés de rouge le lundi, vert le mardi, jaune le jeudi et orange le vendredi. Différentes animations ont été organisées par les animateurs du temps méridien tout au long de la semaine. À l’école Jean-Moulin par exemple, les écoliers devaient se vêtir aux couleurs du menu. Soraya, Ahcern, Abdalla et Mélissa étaient heureux de ces initiatives : “Ça change un peu. On a goûté des betteraves rouges, c’est bon ! Et on a pu exceptionnellement boire un sirop tous les jours et des jus de fruits ! C’était drôlement sympa.”

● Joliot-Curie

Mardi 24 octobre à 18 heres, salle des Acacias (7, allée des Acacias). Présidente : Sandrine Picot ● Charles-Perrault

46, avenue Jean-Jaurès 69200 Vénissieux Tél : 04 37 26 86 15 mtrlvenissieux@acm.fr

Les retraités plébiscitent la Semaine bleue

PHOTO RAPHAËL BERT

Après les territoires “éco-responsables”,

Les assemblées générales des 13 conseils de quartier se tiendront entre le 18 octobre et le 29 novembre. Elles seront précédées de visites de territoires (un territoire regroupe deux conseils), conduites par le maire.

TROISIÈME ÂGE

Mercredi 25 octobre à 18 heures, local du conseil (4, rue GastonMonmousseau). Présidente : Souad Ouasmi

PHOTO RAPHAËL BERT

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ACTUS

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PHOTO RAPHAËL BERT

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GRAND RENDEZ-VOUS DE LA VILLE

Un nouvel élan pour Vénissieux ue retenir de ce Grand Rendez-Vous ? L’impression qui domine, après ces quatre jours de rencontres et d’animations centralisés du 4 au 7 octobre dans la salle IrèneJoliot-Curie, est celle d’un nouvel élan pour la commune. Symbolisé par le lancement, après des années de gestation, de l’opération Grand Parilly sur le site du Puisoz. Le maire, Michèle Picard, l’a qualifié de “programme de rénovation urbaine d’une ambition rare, véritable locomotive du Vénissieux 2020-2025 et levier

Q

de l’emploi local”. L’emploi, au cœur de la signature de la Charte de coopération entre la Ville et les entreprises. Qui sont désormais une centaine à partager la vision municipale d’une économie locale citoyenne. La présentation du second volet de l’Agenda 21, qui ambitionne de mieux articuler enjeux environnementaux et sociaux, restera un autre moment fort. Tout comme la conférence sécurité, en présence du procureur de la République et du directeur départemental de la

Dossier spécial Pages 5 à 13

police nationale, qui a rappelé l’importance du partenariat pour lutter sans relâche contre ces délits et ces incivilités qui continuent de ternir l’image de Vénissieux. La table ronde sur le mal-logement, la soirée consacrée à la démocratie participative… sont également venues témoigner d’une ville qui, malgré la précarité galopante, malgré le repli qui menace, malgré les restrictions budgétaires imposées par l’état, reste résolument tournée vers l’avenir.


ACTUS

La place centrale entre les deux grandes enseignes est pensée comme un authentique espace urbain, avec ses terrasses, ses brasseries. Au Grand Parilly, on se sentira en ville, pas en périphérie.

MARTYNYAK

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Thierry Roche, architecte

URBANISME

L’histoire du Grand Parilly commence aujourd’hui S’il fallait dégager un événement de ce Grand Rendez-Vous, ce serait assurément la présentation officielle, le 6 octobre, du projet Grand Parilly, mieux connu par les Vénissians sous le nom de Puisoz.

“N

ous sommes des aménageurs

pleur du projet naturellement. Rappelons-le

des États-Unis et qui devait se prolonger

tants. Mais l’architecte de préciser : “Nous

publics, installation de Leroy Merlin et Ikea,

l’architecte et urbaniste qui a signé le plan

des accès, il n’y aura pas de parking aérien

brièvement : 20 hectares dont 6 d’espaces 1 000 logements dont 400 pour les étudiants

et les seniors, 23 000 m2 de bureaux et 2 000 emplois attendus.

Mais les chiffres ne font pas tout. D’autres

qui vont y habiter, travailler, consommer,

première fois en Europe qu’un véritable quartier, avec toutes ses composantes, va

ment dans l’agglomération lyonnaise que

lors de la présentation officielle du projet Grand Parilly. À ses côtés, Michèle Picard,

maire de Vénissieux, pouvait surenchérir

avec le sourire : “À Vénissieux, cela fait trente

commerciales ; c’est la première fois égale-

l’on va tenter d’atténuer la coupure que

constitue le boulevard Laurent-Bonnevay. “L’agrafe urbaine que nous allons réaliser sera un trait d’union entre Lyon et Vénissieux, indi-

quait Michel Le Faou, vice-président de la Métropole de Lyon en charge de l’urbanisme.

ans que nous attendons !”

Elle sera un exemple pour toutes les pro-

gement du Puisoz constituait l’événement de

“Tony Garnier avait rêvé de cette liaison avec

C’est peu dire que le lancement de l’aména-

ce Grand Rendez-Vous de la Ville. Par l’am-

UN QUARTIER À VIVRE

ne présente cette double spécificité : c’est la

Thierry Darmangeat, directeur régional en Merlin, ne cachait pas sa joie, le 6 octobre,

sens.”

On ne saurait toutefois résumer ce futur

ser sur ce terrain. Aucun autre en revanche

être bâti autour de deux grandes enseignes

charge du développement urbain chez Leroy

du Grand Parilly. Se mettre dans ses pas a du

projets dans l’agglomération peuvent rivali-

heureux, cela fait huit ans que nous attendons ce moment.”

jusqu’à Vénissieux, rappelait Thierry Roche,

chaines opérations du même type.”

le grand boulevard qui traverse le quartier

quartier à sa fonction d’agrafe. Pour ceux

s’y balader, il devra d’abord être un quartier

à vivre, agréable, arboré, accessible avec des logements pour tous les budgets, moderne par la place qu’il réserve aux usages piétons

et cyclistes, par la conception des bâtiments.

Sur tous ces points, en tout cas sur le papier, le projet paraît convaincant et séduisant.

“Aujourd’hui, on pourrait qualifier ce site de “dur” car on n’y voit autour que du trafic auto-

mobile, ajoutait Thierry Roche. Toute notre réflexion a été basée sur les moyens de le rendre confortable.”

Objectif qui ne paraît pourtant pas évident avec l’installation de deux grandes surfaces qui vont forcément générer des flux impor-

avons énormément travaillé sur la question comme dans les centres commerciaux de péri-

phérie, les stationnements seront mutualisés en sous-sol. Le traitement architectural sera

radicalement différent de ce que l’on peut voir ailleurs. Le magasin Ikea est de ce point de

vue symbolique : ce ne sera pas une boîte bleue,

et ce sera le premier au monde à présenter cet aspect. De la même manière, la place centrale entre les deux grandes enseignes est pen-

sée comme un authentique espace urbain, avec ses terrasses, ses brasseries. Au Grand Parilly, on se sentira en ville, pas en périphérie.”

Ce qui était, il y a encore quelques mois, le

seul espace vert de l’agglomération desservi par un tram et un métro, va donc se trans-

former à l’horizon 2025 en un nouveau quar-

tier de vie. Les travaux sont bien engagés. Dès 2019, seront déjà réalisés Ikea et Leroy Merlin, le premier immeuble tertiaire et l’ensemble des accès et des espaces publics. g

GILLES LULLA


ACTUS

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CHARTE DE COOPÉRATION ÉCONOMIQUE

Cent entreprises signataires Le 5 octobre, 75 nouvelles enseignes ont apposé leur griffe au bas de la Charte de coopération Ville-entreprises, dont le but est notamment de “favoriser l’emploi, la formation, la découverte des métiers et l’apprentissage” sur la commune. ouze mille emplois. C’est ce que

D

l’emploi relève de la compétence de l’État.

signataires de la Charte de coopé-

nos territoires, d’offrir des opportunités au

bre par 75 nouvelles enseignes pour attein-

ments publics et nos grands projets

ration Ville-entreprises. Elles n’étaient

qu’une dizaine en 2014, avant de passer à 25 en 2015. Elles ont été rejointes le 5 octo-

dre la centaine. La municipalité avait convié l’intégralité des participants à une cérémonie officielle à la salle Joliot-Curie.

Pour le maire, il s’agit de “rendre attractifs

bassin d’emploi local, et notamment aux jeunes”, mais aussi de “booster les entreprises vénissianes, grâce à nos investisse-

d’aménagement, comme le programme moteur du Grand Parilly”.

Avec cette charte, Ville et entreprises s’en-

RAPPROCHER LES TERRITOIRES

sieurs thématiques comme l’urbanisme, le

Djil Ben Mabrouk, adjoint à l’emploi et au

c’est bien sur l’emploi, la formation, la

cial, a tenu en outre à rendre hommage à

gagent à œuvrer ensemble autour de plu-

cadre de vie, l’habitat ou le logement. Mais

découverte des métiers et l’apprentissage

que portent les priorités. Depuis juin 2015,

une centaine de demandeurs d’emploi —

jeunes de la Mission locale, stagiaires du CERTA (*), femmes suivies par le CIDFF (**) — ont été accueillis lors de visites d’entreprises. Une soixantaine d’autres ont participé

à

des

simulations

d’entretiens

d’embauche, organisées par des signataires de la charte. Une liste de cinquante sociétés,

mobilisables pour accueillir des élèves de

3 dans le cadre de leur stage obligatoire, e

ET LES POPULATIONS

développement économique et commerla fois aux entrepreneurs et aux services

de la Ville : “La mise en place de cette charte a demandé beaucoup de temps et d’énergie

[...] Lors de mes visites dans les entreprises,

j’ai rencontré des hommes et des femmes très impliqués, très volontaires, qui nous ont ouvert leurs portes. Certains d’entre eux, en

Djil Ben Mabrouk adjoint en charge de l’emploi et du développement économique et commercial

“Nous allons continuer à développer la charte” Comment est née l’idée de cette charte ?

Et Michèle Picard de conclure : “Nous avons

sians avec Madame le maire. Nous avions été interpel-

tres horizons aux Vénissians.”

créé un réseau local d’entreprises fort, qui

met en place des actions territoriales autour

de l’emploi, la découverte des métiers, l’ur-

regroupé en mars dernier une quarantaine

rapprocher les territoires et les populations,

d’entreprises, toutes signataires. La liste

3 QUESTIONS À

expliquant leurs métiers, ouvrent aussi d’au-

vient de voir le jour. Quant à la Journée

vénissiane des métiers et de l’emploi, elle a

PHOTOS RAPHAËL BERT

pèsent désormais les entreprises

banisme, le cadre de vie, le logement. Il faut

notamment les jeunes, du marché du travail.

L’idée est née d’un échange sur l’insertion des Vénisslés dans une réunion publique par une dame, qui se demandait comment trouver un stage en entreprise, obligatoire pour son fils, élève de 3e.

Nous nous sommes alors demandé comment agir, même si les villes n’ont pas, juridiquement parlant, la compétence économique. Et l’idée de cette charte s’est imposée.

n’est pas exhaustive : “Depuis deux ans, les

Il faut créer des passerelles entre les chefs

Les entreprises ont-elles été faciles à convaincre ?

actions organisées par la Ville et des parte-

contrat partenarial et civique. Et c’est ce que

tions… Mais nous n’avons essuyé aucun refus. Ce qui a plu, c’est que nous soyons réactifs,

entreprises ont participé à plus de quarante naires locaux”, a rappelé le maire, Michèle Picard.

Dans une ville qui compte 8 000 deman-

deurs d’emploi, et dont le taux de chômage

flirte avec les 40 % dans certains quartiers,

ces initiatives sont indispensables, même si

d’entreprise et la ville, sous une forme de cette charte renforce.” g

ALAIN SEVEYRAT (*) CERTA : CENTRE

RÉGIONAL DES TECHNIQUES AVANCÉES, CENTRE DE FORMATION VÉNISSIAN (**) CIDFF : CENTRE D’INFORMATION SUR LES DROITS DES FEMMES ET FAMILLES

J’ai rencontré toutes les entreprises, une à une ! Il a fallu donner beaucoup d’explicaproches des préoccupations des entrepreneurs, et qu’on les mette en avant. Quel est l’avenir de la charte ?

Nous allons continuer à la développer, à intégrer de nouvelles entreprises, et à valoriser

les actions qu’elles mettent en place. Mais il est impossible de prévoir, à l’heure qu’il est, un nouveau chiffre à atteindre. Il nous faut rester pragmatiques. g


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ACTUS

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RECONNAISSANCES VÉNISSIANES

Dire merci ne suffit pas Ce 7 octobre à la salle Joliot-Curie, une quarantaine de sportifs, artistes, militants, entrepreneurs, citoyens engagés recevaient une statuette de Doïna Kovacs. “Dire merci ne suffirait pas, lançait Michèle Picard, tant votre apport et la trace laissée ont modifié le cours des choses et la course d’une ville.” Avec un grand moment d’émotion lorsque la maman du jeune Marin, victime d’une agression, lut un message de son fils, exhortant les jeunes Vénissians à “marcher la tête haute”.

Résistances

Solidarités

Didier Borel (société Car’dom), Soraya Chouf (association sportive Vénissieux Minguettes), association CanHumanitaire, Josiane Gonnot (Rêves), Guy Jacquin (association France Alzheimer), collectif des Tricopapoteuses, Pierre Sérusclat (médecin), François Couturier (président national de l'AMI).

Possibles PHOTOS RAPHAËL BERT

Les jeunes ambassadeurs de la Coopérative jeunesse de services, Myriam Rahmouni (sportive handisports), Jean-Christophe Sandt (cinéaste), l’IME Jean-Jacques-Rousseau, Sophie Boulhaut et Anne Schulz (société Miel Melba), Rudolph Geoffroy (AFA Feyzin-Vénissieux), Leïla Chafii (Vénissieux Escrime), Ryan Zougar (association Regar2moi), Léonor Serraille (cinéaste).

Pascale Triol (collectionneuse d'art), Francis Jaquet (Chorale populaire de Lyon), Jacqueline Sanlaville (militante syndicale et politique), Jean Lévy (président régional de Fils et Filles de déportés juifs de France), André Bruyas (ancien président de la section vénissiane de la FNACA), Marin (jeune homme agressé en novembre 2016), représenté par sa maman, Audrey.

Citoyennetés

Résonances

Lucio Campanile (président du CABV), Christine Thiébault (présidente de l'AL Vénissieux Parilly), l’association Lire et faire lire, Maurice Persch (ancien président de l'USV), Gervaise Perrin (AFA Feyzin-Vénissieux), l’association Be Foot, Georgette Carnevale (association Vie libre), Jacky Julien (président d'honneur du CLAM-V), les DDEN.

Yasmina Aziez (championne de taekwondo), Manon Coubia (cinéaste), Yannis Belacel (champion de boxe thaï), Élodie Garneri (escrimeuse), Thierry Boccoz (Les couteaux dans l’âme), Kevin Campion (AFA Feyzin-Vénissieux), Josh Chergui et Loïs Serre (groupe Trinix), Amel Majri (footballeuse).


ACTUS

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Adultes et enfants ont fabriqué des nichoirs à abeilles sauvages en suivant les conseils des bénévoles de l’association Anthropologia.

PHOTO RAPHAËL BERT

Les discours sur les bons gestes et les urgences environnementales se heurtent durement à la réalité des fractures sociales.

Pierre-Alain Millet, adjoint au logement, aux énergies et au développement durable

ENVIRONNEMENT

Agenda 21, acte II E

Le lancement du second volet de l’Agenda 21 est l’un des actes forts du Grand Rendez-Vous de la Ville. Basé sur trente actions réparties en cinq enjeux, il entend mieux inscrire les actions environnementales dans les urgences sociales. n 2011, lors du lancement

registre, la municipalité a aug-

précarité et de la pauvreté. Il faut

Vénissieux s’était engagée à

triés et valorisés.

nementales dans le cadre des réali-

du premier Agenda 21,

réaliser une centaine d’actions, articulées autour de 47 enjeux. Six

ans plus tard, 48 actions ont été menées à terme, 41 sont toujours

en cours. Un travail important sur

le réseau de chaleur a ainsi permis

d’augmenter de manière significative la part des énergies renouve-

lables utilisées par les Vénissians.

De même, des actions sur la gestion des déchets, les espaces verts, la

mobilité ou l’énergie ont abouti à une baisse sensible des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les

services municipaux ont fait preuve d’exemplarité. Entre 2010

et 2015, ils ont produit 24 % de GES en moins. Cette baisse est encore

plus flagrante si l’on resserre l’ob-

servation sur le seul réseau de cha-

leur, où la diminution sur le patrimoine communal atteint 60 % entre 2010 et 2014 ! Dans un autre

menté de 75 % la part de ses déchets Pour la période 2017-2022, la nouvelle version de l’Agenda 21 fera la part belle à “un développement

humain et durable harmonieux, économe en ressources naturelles,

et à forte dimension solidaire et

citoyenne”. Son enjeu, a précisé

Pierre-Alain Millet, adjoint au maire délégué au logement, aux

énergies et au développement durable, sera de “donner une plus

grande visibilité aux actions à

caractère social et économique, pour mieux inscrire les actions environnementales dans les urgences sociales”.

Pour l’élu, il s’agit de garder les

pieds sur terre, dans une ville où

la crise économique dicte souvent

sa loi. “Les discours sur les bons gestes et les urgences environnementales se heurtent durement à la

réalité des fractures sociales, de la

donc poser les questions environtés sociales que nous connaissons

bien. Car produire, consommer, se

déplacer, chauffer, recycler, réparer est le fait d’habitants qui sont à la

fois producteurs, consommateurs, usagers et citoyens.”

Parmi les enjeux de ce nouvel Agenda 21, si l’on retrouve des

orientations purement écologiques comme “agir face au changement climatique” et “promouvoir un développement suivant des modes

de production et de consommations responsables”, la préoccupa-

tion sociale est donc beaucoup plus marquée avec la volonté affichée

de “conforter les actions visant à

l’épanouissement des êtres humains”, ou encore de “développer des actions de solidarité et d’unité sociale”. g

ALAIN SEVEYRAT

Le développement durable, c’est pas compliqué Après le lancement du nouvel Agenda 21, le 4 octobre, en ouverture du Grand Rendez-Vous, le développement durable était à nouveau à l’honneur, samedi 7 octobre, avec une matinée d’animations et d’ateliers qui a attiré un public familial. La fabrication de nichoirs à abeilles sauvages s’est taillé un beau succès. Passant de table en table, les bénévoles de l’association Anthropologia guidaient adultes et enfants dans leur réalisation. Notamment Luna (8 ans) et Alizée (5 ans), accompagnées d’Aurélie, leur maman. “Nous avons beaucoup appris sur les abeilles sauvages qui ne font pas de miel et que l’on doit préserver car elles pollinisent les plantes à fleurs. On va bientôt installer un nichoir dans le jardin de notre maison de campagne.” Un peu plus loin, les techniciens de la Ville montraient comment réparer son vélo, avec possibilité pour

les visiteurs de tester les vélos électriques. Un Vénissian d’une soixantaine d’années, cycliste de toujours, s’interrogeait sur “cette petite aide pour grimper les côtes”. En regrettant que ce soit “encore un peu cher”. Adrien, jeune papa venu avec ses deux enfants, était pour sa part intéressé par les explications concernant le compostage. “J’avais des idées reçues sur la question. On croit qu’on ne peut le faire qu’à la campagne, que ça sent mauvais. Je m’aperçois qu’il n’en est rien. Cela me donne envie de me lancer.” On pouvait également glaner des conseils pour jardiner sur son balcon, sans pesticide, s’informer sur le défi Zéro gaspi mais aussi dénicher de bons produits, comme Sarah, repartie avec du miel récolté par Christophe Levesque, un apiculteur qui intervient régulièrement dans les écoles de Vénissieux.


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ACTUS

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MAL-LOGEMENT ET EXPULSIONS

“Personne n’est à l’abri d’une tuile” Jeudi 5 octobre une table ronde sur le mal-logement et les expulsions a réuni la réalisatrice Karine Dusfour, Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge du logement, et Véronique Gilet, directrice régionale de la fondation Abbé-Pierre, qui a bien voulu répondre à nos questions. de huit millions d’autres personnes, qui peuvent être des propriétaires ou des copropriétaires, qui vivent

dans la précarité énergétique, qui

n’arrivent pas à faire des travaux… sont en difficulté à cause du loge-

PHOTO RAPHAËL BERT

ment cher.

Quelles en sont les causes?

Essentiellement la hausse des Qu’est-ce que le mal-logement, exactement?

Le terme désigne la situation de qua-

tre millions de personnes en France

qui vivent dans des logements non-

décents ou non-sécurisés (taudis…),

dans des logements qui n’en sont pas (la rue, leur voiture, un bidon-

ville…), dans des logements non-

pérennes (en attente d’expulsion, en hébergement d’urgence, chez des

tiers…) ou non-adaptés (trop petits,

trop chers…). S’y ajoute la situation

loyers, notamment dans le loge-

ment social. Dans la région, ils ont

augmenté de 50 % en dix ans. Il y a

ARCHIVES RAPHAËL BERT

Au total, 12 millions de personnes

En France, hormis lors de la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars), chaque jour, près de 60 ménages sont expulsés de leur logement.

aussi l’érosion du parc locatif social:

sortie du logement.

l’accès au logement, tout change-

CCAS, ses travailleurs sociaux, l’of-

construire du logement social est

Qui sont les expulsés ? De mau-

entraîner les premiers impayés.

tions associatives ou politiques,

entre 2009 et 2013, et va encore bais-

teurs, comme on l’entend dire

le montant des aides à la pierre pour

passé de 60 à 40 millions d’euros ser. En 1979, la part du loyer et des

fluides (eau, gaz, électricité) dans les

ressources

d’un

ménage

modeste était de 25 %. Aujourd’hui,

c’est 48 %. La dégradation du niveau de vie présente un fort risque de

vais payeurs, voire des profiparfois?

Ça peut être vous ou moi, car tout le

monde est à la merci d’une tuile : chômage, faillite, séparation, mala-

die, retraite, veuvage… Dans un

contexte de dégradation massive de

ment important de ressources peut L’immense majorité des personnes expulsables sont des gens de bonne foi. Coincés dans les problèmes, ils ont fait un choix. Nourrir les enfants

“C’est la chute finale.” C’est ce que dit une dame à la réalisatrice Karine Dusfour, juste avant d’être expulsée de son logement. Cette dégringolade humiliante de gens si semblables à nous, c’est l’histoire que raconte le film de Karine Dusfour, Expulsions, la honte, projeté au cinéma Gérard-Philipe le 4 octobre. Dix personnes expulsées de chez elles racontent dans quelles circonstances elles sont passées d’une vie ordinaire à une vie d’errance. Toutes issues de la classe moyenne, elles ont vécu une fracture, un “accident de la vie” : chômage, divorce, faillite, maladie, deuil. Autrefois, elles auraient pu surmonter cette épreuve. Aujourd’hui, l’ampleur de la crise économique et la pression immobilière plongent ces ménages dans une misère sans issue. Dans la rue, dans leur voi-

ville une dynamique qu’on aimerait voir à l’œuvre partout!

Quelles conséquences peuvent

Que peuvent faire les bailleurs

vernementales concernant le

sociaux?

Ils ont considérablement amélioré en repérant en amont les problèmes de paiement des loyers, en embau-

ture, d’hébergement d’urgence en hébergement provisoire, ils vivent de façon toujours plus précaire. Leur donnant la parole, ce film dénonce une spirale infernale qui se fracasse contre le manque de logements accessibles. Le film dénonce aussi une politique du logement erratique et inefficace : flambée des loyers, manque de construction, droit au logement opposable (DALO) non-appliqué, accès au logement social insuffisant, services sociaux dépassés. “60 ans après l’appel de l’Abbé Pierre, l’accès au logement redevient une urgence nationale en France, constate Karine Dusfour. Il est temps que les pouvoirs publics, les élus locaux et la société tout entière prennent conscience des difficultés insurmontables qu’ont de plus en plus de Français à se loger.”

action juridique… Il y a dans cette

ou payer la quittance, par exemple.

leurs processus de pré-contentieux,

Expulsions, la honte

fice HLM…), soutien aux mobilisa-

chant des conseillères en économie

sociale et familiale, en recherchant des solutions de relogement… Mais

ils ne peuvent pas tout faire, surtout si on leur supprime des moyens!

Les collectivités locales peuventelles encore agir?

Vénissieux est l’exemple qu’en pre-

nant le sujet à bras-le-corps, une commune peut tout au moins limi-

ter la casse, pas forcément avec de

grands moyens mais en utilisant tous les leviers à sa disposition :

intervention sociale directe (par son

avoir les récentes décisions gou-

logement social, telle que la baisse des APL?

À la Fondation Abbé-Pierre, nous partageons les très vives inquié-

tudes du mouvement HLM. Faute de moyens, les bailleurs vont avoir

beaucoup de mal à maintenir un

service de qualité à leurs locataires. La baisse de l’APL et l’injonction faite aux bailleurs de faire 1,7 mil-

liard d’euros d’économies vont

avoir un impact désastreux. Et je crains que ça ne soit pas fini, avec

la révision annoncée de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) et la création d’un “bail mobilité” précaire. g

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TOULAT-BRISSON


ACTUS

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CONSEILS DE QUARTIERS

TÉMOIGNAGES

Georges Louis

Porter la parole des habitants

Délégué sortant, conseil de quartier Parilly “En 2014, ma retraite approchant, je cherchais à faire du bénévolat. J’ai donc décidé de me présenter comme délégué de quartier. On ne me demandait pas d’étiquette politique : juste avoir envie de s’investir pour son quartier. Après une campagne de plusieurs semaines j’ai été élu. Trois ans plus tard, je ne regrette rien et je suis toujours aussi enthousiaste. Je suis enchanté par ce que nous faisons, car cela touche à notre environnement direct. On arrive à résoudre des problèmes. Sur le plan personnel aussi, c’est une expérience positive : des amitiés se sont tissées entre délégués. Avec des habitants également, que je n’aurais certainement jamais rencontrés sinon. Une fois par mois, nous nous retrouvons avec le président du conseil pour préparer la permanence pendant laquelle nous accueillons des gens du quartier. Je repars en campagne avec l’envie d’être réélu car je souhaite vivement poursuivre mon mandat.”

Le 6 octobre, la soirée était consacrée au lancement des élections des délégués de quartier : témoignages, retours d’expériences, appel à candidatures. Comment placer la citoyenneté au cœur de la ville ? epuis 2002, les treize

conseils de quartiers de la commune (créés en 1989)

PHOTOS RAPHAËL BERT

D

sont constitués d’habitants-délégués élus pour trois ans. S’appuyant sur la connaissance du

terrain, ils représentent l’ensemble des Vénissans auprès des élus et des services municipaux, mais

aussi de la Métropole, des bailleurs, de la police… Les conseils

ARCHIVES RAPHAËL BERT

seront renouvelés en décembre

prochain, pour un mandat qui ira jusqu’en 2020.

La propreté et la sécurité sont les

Mahjouba Choukri

thèmes récurrents des permanences et des assemblées générales.

Mais

les

conseils

de

quartiers “sortants” ont également impulsé l’achèvement de la piste

d’agir et d’intervenir sur son

proche environnement, a rappelé

Michèle Picard. Participer aux

pour le groupe scolaire Flora-Tris-

être un acteur à part entière, du

tan, obtenu la suppression d’une

zone de dépôts sauvages dans le quartier Jean-Moulin, travaillé

avec les habitants sur le projet

d’aménagement du sens de circulation des rues Guiard, Châtelus et

Devirieux, obtenu l’amélioration de la desserte bus dans le quartier

Pasteur… Des réunions de concertation ont eu lieu sur le PLUH, les

grands projets comme Parilly-Puisoz, la construction du groupe sco-

laire Flora-Tristan, les opérations

de démolition de la tour 36 et de la barre Monmousseau…

Candidate déléguée, conseil de quartier Charles-Perrault

à chaque Vénissian la possibilité

cyclable du chemin des Balmes à Parilly, lancé un projet de pédibus

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conseils de quartier, enfin, c’est développement et des projets qui

vont nous faire basculer à l’horizon 2025-2030.”

Parmi les nouveautés annoncées

pour le prochain mandat 20182020, des formations pour les

présidents et délégués, afin de

mieux animer les collectifs. La

plate-forme des conseils de quartier devrait aussi évoluer vers plus

d’interaction

entre

les

conseils eux-mêmes et pour faciliter le travail avec les services de la Ville.

g

“Les conseils de quartier donnent

Élections des délégués, mode d’emploi Scrutin : du 1er au 16 décembre Durée du mandat : trois ans (2018-2020) Dépôt des candidatures : du 6 octobre au 30 novembre Condition d’éligibilité : habiter à Vénissieux. Fiche de candidature : à retirer puis à remettre à l’hôtel de ville ou lors des assemblées générales de conseils de quartier qui se tiendront du 18 octobre au 30 novembre. La liste des bureaux de vote sera communiquée dans Expressions. Contact : Secrétariat des conseils de quartier Guy-Alain Dufeu 04 72 21 44 44 poste 4941 conseilsdequartier @ville-venissieux.fr

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“Il y a tellement de choses à améliorer à Monmousseau ! Des gens se plaignent mais ils n’agissent pas. Bon, je n’ai pas la prétention de penser que je vais tout résoudre mais au moins, je vais tenter ! C’est sûr que si on n’essaye pas, on n’arrive à rien. Et c’est mon tempérament de foncer, même dans les murs ! Je préfère être déçue si ça n’a pas marché que regretter de n’avoir rien fait”, explique cette maman de trois enfants, déléguée parent d’élèves à l’école Charles-Perrault et au collège Paul-Éluard. “Dans le quartier, il y a trop d’insécurité, des gens ont peur. Il y a besoin de dire les choses. Et puis, les voitures roulent trop vite, certains jeux pour enfants sont dangereux Je sais qu’on ne pourra pas demander quelque chose et l’avoir le lendemain. Mais attention, je n’accepterai pas d’être tournée en bourrique. Je ne veux pas seulement qu’on m’écoute, je veux qu’on m’entende !”

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ACTUS ILS ONT DIT

Lucien Pourailly Directeur départemental de la sécurité publique du Rhône (DDSP)

“Nos décisions peuvent, parfois, être incomprises par la population. Nous sommes ainsi régulièrement sollicités pour mettre un terme aux nuisances provoquées par des rodéos. Des individus roulant en deux roues, avec ou sans permis, avec ou sans assurance, font prendre des risques à la population. Mais on ne doit pas créer de troubles supérieurs à l’agissement de l’individu. Si on ne les poursuit pas, cela ne signifie pas que rien n’est fait : nous relevons la plaque d’immatriculation, exploitons les bandes de vidéo protection, visitons des parties communes.”

Marc Cimamonti Pocureur de la République

SOCIÉTÉ

Tous partenaires pour la sécurité Le 6 octobre, la Ville avait convié les habitants à une conférence sur la sécurité, en présence du procureur de la République et des responsables de la police nationale. L’occasion de rappeler que les habitants, aussi, ont un rôle à jouer.

F

aire œuvre de pédagogie. Le 6 octobre, la Ville avait organisé une conférence

intitulée “Justice, police, mairie : les

nouveaux défis de la sécurité”. L’objectif était de répondre, non pas aux questions posées par le public, mais à celles “portées par les

habitants lors des assemblées générales des conseils de quartier, ou au travers des courriers ou des appels téléphoniques reçus à la mairie”.

C’est ce qu’indiquait en préambule Emmanuel

Damato, directeur général adjoint prévention et sécurité de la Ville. Aux côtés du maire, pour

animer cette conférence: Marc Cimamonti, procureur de la République de Lyon, Lucien Pourailly, directeur départemental de la sécu-

rité publique du Rhône, et la commissaire de police de Vénissieux, Vanessa Mazière-Pancrazi.

Michèle Picard, qui a choisi, au sein de l'équipe

sieurs reprises “qu’il n’y a pas de zone de non-

des témoignages: “Témoigner, ce n’est pas de

de sécurité plutôt que de la déléguer à un

tats de la vidéo verbalisation. Expérimentée

dénonçait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs, a

tique de la Ville en la matière : “Un travail

400 verbalisations en matière de stationne-

municipale, de gérer elle-même la question adjoint, a d’abord rappelé ce qui fonde la poli“Le terme d’incivilité n’existe pas dans mon métier. Le procureur n’est pas sur le terrain, il travaille avec ce que lui soumet la police. Le magistrat prend en compte des infractions, des contraventions, des délits. Dans un rodéo, ce peut être un refus d’obtempérer, une mise en danger de la vie d’autrui, des blessures involontaires aggravées qui peuvent entraîner des années d’emprisonnement. Avant toute intervention judiciaire, il faut que nous ayons les preuves de l’infraction qui doivent être établies avec une série d’exigences.”

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PHOTOS RAPHAËL BERT

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Mercredi 11 octobre 2017 - n° 632

important est réalisé avec tous nos partenaires. J’en profite pour les remercier de leur présence aujourd’hui. Elle témoigne de leur engagement

à nos côtés, tout au long de l’année, dans cette

droit à Vénissieux”. Et s’est félicitée des résul-

en mai, lancée en juin, elle a abouti à près de ment et de circulation.

“DÉNONCER UN DÉLINQUANT, C’EST PROTÉGER LA SOCIÉTÉ”

lutte quotidienne. […] C’est un travail partena-

Tour à tour, les différents intervenants se sont

siment à bout du marché parallèle sur le plateau

mentaires du droit français… et du bon sens

rial exemplaire qui nous a permis de venir qua-

des Minguettes, après deux années d’efforts intenses de tous les acteurs engagés sur ce dos-

sier. Mais c’est un chantier permanent, et il ne faut pas relâcher nos efforts.”

Michèle Picard a par ailleurs affirmé à plu-

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attachés à rappeler quelques principes élé-

(lire ci-contre). Le procureur de la République

a ainsi souligné qu’une procédure doit se baser

sur des éléments factuels: “L’absolue nécessité est de savoir si l’on a la preuve de l’infraction.”

Des preuves, indispensables, qui nécessitent

la délation, comme au temps de Vichy où l’on martelé le directeur départemental de la sécu-

rité publique. Dénoncer un délinquant, c’est protéger la société.” Le maire a également indi-

qué que “si la police municipale n’enquête pas et n’intervient pas dans le champ des stupé-

fiants, elle peut toutefois faire appel au besoin à un Officier de police judiciaire (OPJ)”.

Reste, comme l’observait la commissaire de police, que “le temps judiciaire n’est pas le

temps citoyen”. Le démantèlement d’un réseau

de stupéfiants peut prendre des semaines. Les habitants doivent en avoir conscience. g

ALAIN SEVEYRAT


ACTUS

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g-en-Bresse, oralies de Bour Fl x au ès cc su Gros illustrait tous ses éclats” “un jardin dans ville. la s jardiniers de le savoir-faire de

Attaque du

château fo rt

à l’espace

Mini Ludik !

13

“Speed business dating” : 15 minutes lopper pour présenter son projet pro et déve res ! enai part de au son rése

Instantanés... Démos de

En route pour la vis ite guidée des gran ds projets de la ville : Grand Parilly, Ming ue ttes, Pôle gare... Retour vers le futur ?

ux Express”, À l’arrivée du “Vénissie toute la ville, ns jeu de piste géant da à Bizarre ! ert un goûter et un conc nts de 8 à 11 ans. ipa rtic attendait les 220 pa

graff, cho rés hip-h op, atelie rap et be rs slam, atbox... P lace aux jeunes et à la cu lture urba ine !

: “un dessert arc-en-ciel” Le concours de cuisine ... ré et coloré inter-générationel, suc

Des vertes et des pas mûres, spe ctacle de marionnettes pour les gamins, les parents et les professionnels de la peti te enfance.

PHOTOS : RAPHAËL BERT ET DJAMEL YOUNSI


CULTURE

Créée par Gérard Petit en 1997, la société d’histoire et de défense du patrimoine vénissian souffle ses 20 bougies avec une exposition, des conférences et un salon du livre organisé les 21 et 22 octobre à la salle Joliot-Curie, avec la Fédération du patrimoine de l’Est lyonnais.

ARCHIVES RAPHAËL BERT

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En mai 1999, le corso fleuri et la fête des roses anciennes, organisés par Viniciacum, avaient attiré 7 000 personnes dans les rues vénissianes.

VINICIACUM

Vingt ans et un salon our qui s’intéresse au patrimoine,

P

grâce à lui, s’est intéressée aux rosiéristes

teur d’une collection privée de 6 000 rosiers !

niales, et des conférences mettront en valeur

tant, que de chemin parcouru depuis

Pernet-Ducher à Parilly et à planter des

remplacé le toujours très actif Gérard Petit

Notre historien “maison”, Alain Belmont,

Petit qui, à force de démarches et de per-

timbres en hommage aux rosiéristes vénis-

lyonnais qui, à l’occasion de l’anniversaire

de soutien et recueilli celles de Jean Ferrat,

Vénissieux, après Saint-Priest, Ternay et Cor-

vingt ans, ce n’est pas vieux. Et pour-

la naissance en 1997 de l’association Vini-

ciacum, société d’histoire et de défense du

patrimoine vénissian ! À l’origine, Gérard suasion, a su entraîner dans son sillage non

seulement de nombreux adhérents mais aussi convaincre les plus hautes autorités

pour faire aboutir ses démarches. Ce fut le

cas de la Ville de Vénissieux, bien sûr, qui,

de la commune jusqu’à construire un square roses dans l’ancien cimetière, où reposent

nombre de ces artistes floraux. Quand il s’est

agi de convaincre La Poste de créer trois sians, il a envoyé quelque 8 000 demandes Platini, Poulidor, Mick Micheyl, de la quasitotalité des souverains européens et du médecin personnel de Jean-Paul II, déten-

Depuis quelques années, Clément Barioz a

à la présidence de Viniciacum. Il met aujourd’hui l’accent sur les grands moments du 4e salon du livre du patrimoine de l’Est

de l’association, se tiendra cette année à bas.

DEUX LIVRES POUR VINICIACUM

“Nous allons à cette occasion publier deux

livres. Le premier est une bande dessinée sur

Un guide sur l’Est lyonnais Présidente de la fédération du patrimoine de l’Est lyonnais, Danielle Coste viendra parler, le 22 octobre, de l’ouvrage paru dans la collection des guides du patrimoine rhônalpin et qu’on pourra trouver sur le salon. Classé par villes, de Bron à Villeurbanne en passant par Vénissieux, ce livre abondamment illustré est une jolie incitation à la découverte. Avec, en annexes, des textes sur Berliet, les forts, l’aéronautique et le patrimoine naturel. La promesse du sous-titre (Des richesses insoupçonnées) s’avère on ne peut plus exacte.

les roses, dans la collection Les rues de Lyon

que pilote un collectif de jeunes dessinateurs

issus de l’école Émile-Cohl. Dessinée par Morgane Velten et éditée grâce au soutien

de la Ville, la BD sera vendue 3 euros. Les artistes vont d’ailleurs, au cours du salon,

proposer un battle de dessins. Le deuxième livre est né des recherches de Serge Cavalieri

sur les poilus vénissians de la guerre 14-18.

Il a travaillé sur tous les noms inscrits sur

le monument aux morts et a rajouté des histoires de la guerre : l’explosion de l’arsenal,

la tuberculose, Berliet, l’hôpital n° 111 du

Moulin-à-Vent… Nous aurons aussi une ving-

taine de stands d’associations patrimo-

certaines publications.”

dédicacera son recueil de chroniques historiques parues dans Expressions, publié à

La Passe du vent. Le samedi, il fera également une conférence sur le camp de prisonniers allemands après la guerre, tandis

que la Vénissiane Nathalie Ferrand abor-

dera son sujet de prédilection : les rosiéristes.

Le

conférences

lendemain, parleront

cinq

des

autres

relations

épiques entre Vénissieux et Saint-Priest

(par Lucien Charbonnier, du cercle Iulius-

Victor), des débuts en généalogie (par l’association Aimer lire à Chassieu), de la cité

Berliet (par Gabriel Pihée) et de l’esclavage

blanc (par Bernadette Ramillier, historienne à Feyzin). Présidente de la fédération du patrimoine de l’Est lyonnais,

partenaire du salon, Danielle Coste présentera également le guide Patrimoines de l’Est lyonnais. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER 4E SALON DU LIVRE ET DU PATRIMOINE DE L’EST LYONNAIS : À LA SALLE IRÈNEJOLIOT-CURIE LE SAMEDI 21 OCTOBRE (OUVERTURE DE 13 H 30 À 19 HEURES. VERNISSAGE À 16 HEURES) ET LE DIMANCHE 22 OCTOBRE (OUVERTURE DE 10 HEURES À 18 HEURES). ENTRÉE GRATUITE.


CULTURE

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PIGNON SUR RUE

L’Espace Pandora, au carrefour des livres Un lieu simple et convivial, sur 160 m2, donnant directement sur

la place de la Paix. Thierry Renard, le directeur de l’Espace Pandora, en avait rêvé. Grâce à l’appui de trois partenaires publics (la Ville

de Vénissieux, la Direction régionale des affaires culturelles et la

Région) et d’un partenaire privé (la Fondation Vinci), c’est aujourd’hui une réalité.

32 ans après sa création, l’Espace Pandora dispose enfin de locaux ayant pignon sur rue. Ils ont été inaugurés le 2 octobre. Outre les

bureaux des six permanents, on y trouve une riche bibliothèque d’œuvres poétiques et un espace librairie appelé à s’étoffer.

Faut-il rappeler ici le précieux travail mené par Thierry Renard et PHOTOS ESPACE PANDORA ET DJAMEL YOUNSI

son équipe pour démocratiser l’accès à la littérature, en particulier la poésie ? Du festival Parole ambulante organisé à l’échelle de

l’agglomération aux ateliers d’écriture menés dans les quartiers et les établissements scolaires, du concours d’écriture Quelles nou-

velles ? à l’opération Dis-moi dix mots… Cet inlassable travail de terrain, salué et reconnu, manquait cependant d’un lieu fédérateur et accessible.

“La visibilité de Pandora est renforcée, s’est félicitée Michèle Picard, maire de Vénissieux. La place de la Paix devient, en quelque sorte,

un carrefour du livre, avec la poésie d’un côté, l’une des trois boîtes à lire installées par la Ville et le Fonds Decitre, et la médiathèque Lucie-Aubrac qui veille à quelques encablures.” g

FESTIVAL PAROLE AMBULANTE

L’équipe de l’Espace Pandora devant les nouveaux locaux

Vive le monde livre !

“A

h vous êtes venu ! Quel plaisir de recevoir

arômes de voyage, thème du festival.

entrez, vous ne serez pas déçu !” Délicieu-

du public, la fanfare Marcel Frontale a été enchantée

Votre Sérénissime Excellence ! Entrez,

sement onctueux (et légèrement flippant) dans son

smoking à jabot de vampire hidalgo, Igor de la Cuesta accueille chaque visiteur comme s’il était la reine

d’Angleterre. Le majordome gominé (le comédien Ivan Gouillon) a officié tout le samedi 30 septembre,

lors du Jour du livre. L’événement ouvrait la 22 édie

tion du festival Parole ambulante, qui s’est tenu jusqu’au 7 octobre à Lyon, Vénissieux et Bron.

Certains auteurs écrivent des romans-fleuves, mais

l’encre et le papier n’aiment pas l’eau. La météo

ayant annoncé la pluie, les ateliers et stands d’éditeurs s’étaient installés dans l’école de musique Jean-

Wiéner et au cinéma Gérard-Philipe. Bonne idée puisque, cette fois, la météo ne s’était pas trompée…

Le matin et l’après-midi, des ateliers créatifs ont permis de mettre la main à la pâte à papier. L’atelier de

reliure japonaise a attiré les éditeurs de demain,

ceux de gravure sur lino ou polystyrène ont rassemblé les Gustave Doré du futur, tandis que les mini-

stages d’écriture de Laura Tirandaz et de Denis

Pourawa ont fait le plein de romanciers en herbe. Et pour ceux qui se piquent d’aimer la sagesse, “Les

abeilles noétiques” ont servi un café philo aux

PHOTO RAPHAËL BERT

Le Jour du livre a ouvert, aux Minguettes, la 22e édition du festival Parole ambulante, qui se tenait du 30 septembre au 7 octobre à Bron, Lyon et Vénissieux.

Partie sur le marché des Minguettes pour rameuter de l’accueil reçu. “On a l’habitude de jouer sur des marchés à Lyon, où les gens sont souvent un peu blasés,

c’est limite si on ne les dérange pas dans leurs courses…

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

sent, qui dansent, qui filment avec leur téléphone, des

Octobre rouge

Là, on a eu de super réactions, des gens qui applaudis-

gamins aux yeux qui brillent…” Une dizaine de Vénis-

sians à caddies a même suivi la joyeuse bande depuis les allées du marché jusqu’aux lieux du festival, dans une sorte de version orchestre du joueur de flûte de Hamelin !

On ne va pas raconter les ateliers BD, dessin, jeux de mots, slam, rap, carnets de voyage et poèmes, et les

lectures de contes qui se sont succédé toute la journée, comme ça, vous viendrez l’année prochaine ! En tout cas, “les auteurs étaient contents, les visiteurs aussi, les animations ont fait le plein : ça a été un joli succès”,

se félicite Marie-Caroline Rogister, de l’Espace Pandora, organisateur de l’événement. g

FRANCOIS TOULAT-BRISSON LE JOUR DU LIVRE ÉTAIT ORGANISÉ PAR L’ESPACE PANDORA, AVEC LE SOUTIEN DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX, DE L’ETAT (CGET), DE LA MISSION GRAND PROJET DE VILLE DE VÉNISSIEUX, DE LA MÉTROPOLE DE LYON ET DE NOMBREUX AUTRES PARTENAIRES.

Écrit par Stéphane Gornikowski et mis en scène par Guillaume

Bailliart, La Violence des riches s’inspire des travaux de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues militants qui dénoncent la violence sociale savamment orchestrée par les plus riches.

S’appuyant sur un comique mordant, la compagnie Vaguement compétitifs propose un spectacle en pleine actualité. Rencontre

avec les deux chercheurs à l’issue de la représentation. Le 13 octobre à 20 heures.

Dans Je n’ai pas honte de mon passé communiste, Sanja Mitrović

et Vladimir Aleksić reviennent sur l’histoire d’un pays qui n’existe

plus que dans les mémoires : la République socialiste de Yougoslavie. Ces amis d’enfance se demandent : est-il possible de rester

fidèle aux idéaux auxquels ils croyaient plus jeunes ? Sur fond d’extraits de films yougoslaves de l’époque, histoires personnelles

et collectives se rejoignent dans ce spectacle bourré d’énergie. Les 20 et 21 octobre, à 20 heures. g

RÉSERVATIONS

AU

04 72 90 86 68.


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CULTURE

Mercredi 11 octobre 2017 - n° 632

FESTIVAL LUMIÈRE

Qu’est-ce que j’peux faire ?... Va à Lumière !

C

Pour sa 9e édition, le festival met à l’honneur le réalisateur Wong Kar-wai. Le programme des festivités s’annonce dense et varié. Express, In the Mood for Love… Wong Kar-wai pourrait être le symbole de ces cinéastes classieux qui ont apposé à leurs films une véritable marque de fabrique, faite à la fois de modernité et de retours vers le passé. Wong, avec ses cheveux courts et ses lunettes de soleil, en impose physiquement comme artistiquement. Pendant cette semaine de folies cinématographiques, des rétrospectives balaieront les carrières de HenriGeorges Clouzot, Jean-Luc Godard, Guillermo del Toro, Buster Keaton et Harold Lloyd, de la réalisatrice lyonnaise Diane Kurys, de l’actrice écossaise Tilda Swinton, du compositeur Giorgio Moroder… On reverra avec plaisir des grands classiques restaurés: 1900 de Bertolucci, 2001 de Kubrick… Les enfants seront comblés avec un petit festival à l’intérieur du grand, à commencer par une projection du Roi lion. Lumière 2017, ce sera encore un hommage aux femmes n’ayant réalisé qu’un seul film. Et un toujours passionnant

voyage à travers le cinéma français grâce à Bertrand Tavernier, qui a ajouté des épisodes à sa somme de l’an dernier. Lequel viendra également présenter les westerns chers à son cœur. Citons encore un colloque sur l’état du cinéma français, un marché du film et de nombreux artistes pour quasiment chacune des séances. Celles-ci se dérouleront dans l’ensemble des salles de cinéma de la Métropole. Donc au cinéma Gérard-Philipe, à Vénissieux. Et si Godard reprenait sa fameuse séquence de Pierrot le fou, dans laquelle Anna Karina psalmodie “Qu’est-ce que j’peux faire? J’sais pas quoi faire!”, Bébel lui conseillerait sûrement d’aller à Lumière. ■

J.-C.L.

ARCHIVES CHRISTIAN DELVOYE

es images ont fait le tour du monde: un petit binoclard suspendu dans le vide, accroché à l’aiguille d’une grande horloge. Ou ce routier, plongé jusqu’à la taille dans une mare de pétrole et guidant son collègue au volant d’un camion. Et Belmondo entourant son visage peint en bleu d’une ceinture de dynamite avant de s’exclamer “Après tout, je suis idiot!” Et puis ces couplets, ces phrases musicales, de “Hakuna matata” à “Ainsi parlait Zarathoustra”. Sans parler de la BO de Scarface due au talent de Giorgio Moroder. Ou de la chanson des Beatles, Happy Together, qui donne son titre au prix de la mise en scène à Cannes en 1997. Pour sa neuvième édition, du 14 au 22 octobre, le festival orchestré par l’Institut Lumière avec le soutien de la Métropole a décidé, parmi plein de bonnes surprises, d’attribuer le prix Lumière au cinéaste chinois Wong Kar-wai. Auteur, justement, du déjà cité Happy Together mais également des excellents Chungking

9E FESTIVAL LUMIÈRE, DU 14 AU 22 OCTOBRE. À GÉRARD-PHILIPE : INTERNAL AFFAIRS (2002) D’ANDREW LAU ET ALAN MAK LE 18 OCTOBRE À 20 H 30; LA FLÈCHE BRISÉE (1950) DE DELMER DAVES LE 19 OCTOBRE À 14 H 30 (VOIR P 17).

BIZARRE !

TRACTION AVANT ET VIREVOLT

Duchamp magnétique

Un défilé entre rêve et paix

Chez eux, tout semble multiplié par deux. Deux marimbas, deux contrebasses, deux violons, deux trombones, deux batteries… Quant à l’énergie produite, c’est par le nombre de musiciens de l’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp qu’elle est accélérée, comme autant de particules dans un cyclotron. Ce n’est pas seulement une image : le groupe est un réel accélérateur de particules et ceux qui ont vu leur concert à la Fête de l’Humanité ne vont pas démentir. Le moins que l’on puisse dire est que les Marcel Duchamp, tous instruments confondus, mettent une sacrée ambiance, en dignes héritiers de l’illustre plasticien dadaïste, volontiers provocateur,

dont ils empruntent le nom. Comme lorsque, soudain, au milieu de toutes ces cordes, percussions et cuivres, une des violonistes lâche son archet et se met à chanter une mélodie aussitôt reprise en groupe. Le chant se fait incantatoire, la jeune femme lève sa main et tient la note. On se sent pris par ce mélange de musique ethnique et de rythmiques blues et rock et la magie opère. L’OTPMD sera précédé par Redil Cuarteto, groupe de jazz-cumbia accueilli dans le cadre de l’année France-Colombie. ■

J.-C.L. À BIZARRE ! LE 21 OCTOBRE, 20 HEURES. PRÉVENTE : 8 EUROS. SUR PLACE : 10/8 EUROS. PASS BIZARRE ! : 6 EUROS. WWW.BIZARRE-VENISSIEUX.FR

L’Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp à la Fête de l’Huma.

Ce 18 octobre à 18h30, la médiathèque Lucie-Aubrac accueille la soirée de lancement pour la préparation du prochain défilé de la Biennale de la danse 2018. I have a dream, titre retenu pour la participation vénissiane, sera mené sous la direction artistique de la compagnie circassienne Virevolt et coordonné par la compagnie Traction Avant. Le thème du défilé étant “la paix”, Aurélie La Sala (Compagnie Virevolt) a choisi de partir du fameux texte de Martin Luther King pour, dit-elle, “parler de la paix à travers nos envies, à travers la vision que nous pouvons avoir du monde”. Les inscriptions — gratuites — seront ouvertes à tous, à partir de 9 ans. Les ateliers danse débuteront à partir du 30 janvier. Ils auront lieu le jeudi soir, entre 19h30 et 22 heures, au gymnase Ostermeyer. Un stage cirque, pour lequel il conviendra d’avoir une bonne condition physique, se déroulera sur cinq demi-journées en avril. D’autres ateliers concernent encore les costumes, les accessoires, la musique… Le défilé se passera dans les rues de Vénissieux le 9 septembre et dans celles de Lyon le 16 septembre. ■

RENSEIGNEMENTS : 0472901184 - 0621790314.


CULTURE

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TOILES DES MÔMES

À VENIR Rendez-vous Tour Monmousseau L'an dernier, les photographes Lucie Moraillon et Antoine Boureau (de l'association Dialogues en photographie) animaient un atelier avec 13 jeunes du quartier Monmousseau, en partenariat avec le bailleur ICF Habitat Sud-Est Méditerranée. Les photos en noir et blanc et prises avec des appareils argentiques furent ensuite tirées en grands formats et collées sur les façades de la barre ICF, vouée à la démolition en 2018. Cette première expérience, “Entre les tours”, va être suivie d'une seconde, “Rendez-vous Tour Monmousseau”, qui propose au même groupe de jeunes de réaliser des portraits de personnes relogées ou en cours de relogement. À l'issue du projet, un livre regroupera ces images, tout en racontant le lien entre ces personnes et leur quartier. Cette parution sera accompagnée d'une expo itinérante. Piloté par Dialogues en photogra-

phie, ce travail s'effectuera en lien avec le bailleur, les équipes sociales (en particulier Samy Bendjama, animateur au centre social Eugénie-Cotton), la Ville et l'Espace Pandora. Du 19 au 24 octobre, Lucie et Antoine s'installeront en résidence pendant une semaine avant le début de l'atelier pour préparer les rencontres avec les habitants. L'atelier se déroulera pendant les vacances de Toussaint, du 25 octobre au 3 novembre. Il est prévu que l'exposition soit présentée ensuite sur l'esplanade de la médiathèque Lucie-Aubrac. Le vernissage est prévu le 25 novembre à 15 heures.

École de musique Jean-Wiener La prochaine saison musicale sera présentée à la salle Érik-Satie le 13 octobre à 19 heures. Avant un concert du groupe Tequila Café et du chœur d'adolescents. Réservation souhaitée au 04 37 25 02 77.

Une bouteille à la mer de Gaza Dans le cadre du festival de théâtre amateur de Lyon, le Vénissian Gérard Legrand présente avec sa compagnie Tribu'lations théâtrales Une bouteille à la mer de Gaza le 13 octobre à 20 h 30 à La Gourguillonnaise (4, rue Commandant Ayasse, Lyon 7e). Réservations : 04 78 58 91 06

Stage de théâtre enfants et ados Traction Avant organise des stages de théâtre pour les 812 ans et 13-17 ans. Il reste encore quelques places pour le prochain, qui se déroulera du 23 au 27 octobre, de 9 h 30 à midi et de 13 à 16 heures (pique-nique sur place). Le coût varie suivant le nombre d'inscrits (raison de plus pour y aller nombreux) : 26 euros par enfant pour 12 personnes, 38 euros pour huit enfants. Le lieu sera précisé lors de l'inscription. Rens. : 04 72 90 11 84 - 06 21 79 03 14.

Le ciné des tout-petits Du 21 octobre au 5 novembre, la

12e édition du festival “Toiles des

mômes” présentera des films (très) jeune public dans les salles du Grac

(Groupement régional d’actions

cinématographiques). Au cinéma Gérard-Philipe, qui fait partie de

ce réseau, les mini-cinéphiles pourront ainsi découvrir cinq de ces

œuvres entre le 23 et le 31 octobre. Dans la forêt enchantée de Oukybouky est une vision norvégienne

du régime végan : comment convaincre un renard et un héris-

Mr Chat et les Shammies est une

tants de la forêt mais de leur

nages en brins de laine.

son de ne plus s’attaquer aux habipréférer des noisettes ? Polichinelle et les contes merveilleux est un pro-

gramme italo-suisse de quatre courts-métrages, visible dès 5 ans. Comme l’est aussi Des trésors plein

ma poche, accessible dès 3 ans. Pour plus petits encore (dès 2 ans),

Cinéma Gérard Philipe Séances pour sourds et malentendants L'Atelier le 19 octobre à 18 h 30.

Ils ne savaient pas que c'était une guerre Jean-Paul Julliand, le cinéaste venu tourner Lundi, c'est violet à la maternelle Anatole-France, change complètement de registre pour son nouveau documentaire. Ils ne savaient pas que c'était une guerre réunit des anciens d'Algérie qui, depuis ce qu'on appelait alors les événements, avaient gardé le silence sur cette guerre sans nom. La projection du 17 octobre à 18 heures sera suivie d'un débat en présence d'Albert Nallet et Bernard Gerland (sous réserve), auteurs et anciens combattants de la guerre d'Algérie.

Thor : Ragnarok Troisième épisode de la saga du fils d’Odin à la sauce Marvel, projeté en avant-première le 24 octobre à 20 h 30, en 3D.

Festival Lumière Infernal Affairs, le film d'Alan Mak et Lau Wai-keung projeté le le 18 octobre à 20 h 30, fait partie de la carte blanche attribuée au prix Lumière 2017, Wong Kar-wai. La Flèche brisée de Delmer Daves (voir ci-contre), sera présentée par le cinéaste Jean-Paul Salomé.

jolie histoire lettone de personEnfin, pour les vétérans de 6 ans, Un conte peut en cacher un autre

est un film d’animation anglais

adapté de Roald Dahl, qui mêle plusieurs contes de fées classiques et

enchantera aussi les grandes personnes ! g

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Classé Art et Essai

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

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COUP DE PROJECTEUR

La paix des braves LA FLÊCHE

BRISÉE DE

DELMER DAVES

On lit souvent à propos de Broken Arrow (La Flèche brisée), tourné en 1949 par Delmer Daves, qu’il s’agit

du premier film hollywoodien proIndien. C’est en tout cas le premier

parlant car on aurait tort d’oublier The Vanishing American (1925) de

George B. Seitz qui présentait déjà

des Amérindiens une autre image

que celle de sauvages. La Flèche brisée raconte l’amitié de Tom Jeffords (James Stewart) avec le chef

apache Cochise (Jeff Chandler) et

les fragiles accords de paix que ten-

scénario, prête-nom de Maltz.

hommes entre Blancs et Indiens,

l’Oscar du meilleur scénario lors

tent

de

consolider

les

deux

malgré des traîtrises dans les deux camps.

Produit en pleine période de

chasse aux sorcières maccarthyste, le scénario est dû à Albert Maltz,

l’un des “Dix d’Hollywood”, qui fut condamné à un an de prison en juin 1950. Le film sortit sur les

écrans américains le mois suivant, signé Michael Blankfort pour le

Lequel Blankfort fut nominé pour de la cérémonie de 1951… Ce n’est

qu’en 1991 que, grâce à la Writers Guild of America, Maltz retrouva

sa place au générique… à titre pos-

thume, puisqu’il était décédé depuis 1985.

Dans le cadre du festival Lumière,

La Flèche brisée est projeté au cinéma Gérard-Philipe le 19 octobre à 14h30. g


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SPORTS

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ARCHIVES DR

Ce qui devait être une seule sortie avec des personnes en situation de handicap, s’est transformé en association active que j’ai pu pérenniser durant huit ans. Je ne voyais plus la rando de la même manière.

RANDONNÉE

Rêveries d’un promeneur solidaire À vélo, puis à pied, mais sans jamais complètement délaisser la petite reine, Philippe Gaudiez a toujours été un dévoreur d’espaces. Une passion qui n’a d’égal que son plaisir du partage.

“J

e n’ai jamais dû passer un week-

end chez moi à buller ou à me

caler devant la télévision”, assure

Philippe Gaudiez, quinquagénaire qui a pour meilleurs compagnons de route des chaus-

sures de rando et un sac à dos. “Vu le temps que je passe chez moi, ma maison est comme

neuve, plaisante-t-il. Celui qui la rachètera fera

une bien belle affaire.”

Son cousin Bernard est responsable de cette

passion dévorante pour la marche, mais aussi pour le vélo, en tout cas pour ce mélange indi-

cible de plaisir et de douleur. C’est d’abord à

bicyclette que Philippe a appris à aimer se

faire mal. “J’avais une quinzaine d’années,

Nanard m’avait invité à prendre part au rallye

et j’ai obtenu mon brevet fédéral d’animateur

rando de la même manière.”

me souviens que j’étais tombé dans la boutasse,

arpente alors la chaîne de Belledonne, grimpe

en place, a quitté GTA Handic’Alpes pour s’of-

Charbonnières, c’était ma première sortie. Je

mais que j’avais tenu à finir mon parcours. Déjà un signe. Le week-end suivant, je participais déjà à une autre course.”

de randonnées en moyenne montagne.” Il

le Mont-Joly, parcourt la vallée du Queyras… LA TRAVERSÉE DES

ALPES EN 35 JOURS

Philippe cherche alors à faire des chronos,

Mais même en mouvement perpétuel, Phi-

“J’étais moyen sur le plat, mais dès qu’une

nouveauté. Et surtout de ne plus marcher seul.

comme tous les compétiteurs de son âge… petite montée s’annonçait, j’étais intenable.”

Habitant à Vénissieux avec ses parents, route

de Corbas, Philippe prend une licence au CRV

dans les années quatre-vingt-dix. Il s’affirme bon grimpeur. De simple licencié, il devient président du club pendant cinq ans, avant de

mettre un terme à cette fonction qui dévorait tout son temps libre. “Je me suis même isolé

de mes amis puisque j’étais continuellement attaché au club. J’ai mis du temps à m’en remettre. Passer de rouleur à marcheur deve-

nait une évidence, comme ma passion des grands espaces. J’ai donc rejoint Rando Pas-

sion, une association lyonnaise, en 2003. Très

vite, j’ai été membre actif, accompagnateur bénévole et puis guide. J’ai appris à lire une

carte, je suis devenu un affolé de la carte IGN,

lippe ressent le besoin de changement, de

“J’ai eu envie de créer ma propre association

Depuis, Philippe, qui ne tient décidément pas frir du bon temps. Cette fois en avalant, à 50 ans passés, des trails de montagne, autre-

ment dit des épreuves de longue haleine, très

exigeantes sur le plan physique. À nouveau le besoin de se faire mal, de repousser les

limites. Y compris celles de l’âge? “Il y a sans doute un peu de cela, admet l’infatigable mar-

de rando pour pouvoir partager pleinement

cheur. Je suis un boulimique de l’effort. Heu-

d’une association de rando du 8 arrondisse-

qui partage cette passion.”

ma passion. Simone Vincent, la présidente e

ment, m’avait suggéré de randonner avec des malvoyants. J’ai décidé de tenter la traversée

des Alpes en 35 jours, de Thonon à Menton,

avec des accompagnateurs et sept personnes aveugles ou malvoyantes : 270 heures de marche, 38000 mètres de dénivelé, 65 cols pas-

sés, une moyenne de 22 kilomètres par jour. C’est ainsi qu’est né, en juin 2007, GTA Han-

dic’Alpes, installée chez moi à Vénissieux. Ce qui devait être une seule sortie avec des personnes en situation de handicap, s’est trans-

formé en association active que j’ai pu

pérenniser durant huit ans. Je ne voyais plus la

reusement, j’ai la chance d’avoir une compagne Et quand il ne marche pas, il “coupe” avec du

vélo. Couper est un euphémisme car en réalité

Philippe n’a jamais délaissé la petite reine. Il

vient même d’établir probablement un record en prenant part, début octobre, à son 41e ral-

lye du Beaujolais. Il n’a raté aucune édition de cette sympathique épreuve cyclotouriste.

Pour une telle fidélité, le maire de Villefranche lui avait remis, l’an dernier, une

médaille. Et il y a dix jours, trois bouteilles de Beaujolais. g

DJAMEL YOUNSI


SPORTS

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CROSS

RÉTRO

AGENDA

Elsa-Triolet fait la course en tête

Samedi 14 octobre

● L’AS Minguettes Futsal reçoit Paris Métropole au gymnase JacquesAnquetil, à 16 heures. ● Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes accueillent CharvieuChavagneux au stade LaurentGérin (pelouse), à 18 heures. ● Les footballeurs de l’US Vénissieux reçoivent Millery/Vourles (2) au stade Laurent-Gérin, à 20 heures. ● Le CMO-V GR organise le championnat départemental individuel au gymnase AlainColas, de 9 heures à 18 heures. Le lendemain, suite et fin aux mêmes horaires.

PHOTO PHILIPPE GONDARD / ELSA-TRIOLET

19

1960 : Maurice Persch, 10 ans, as du volant Une photo de sport rangée dans votre armoire à souvenirs ? L’envie de la commenter ? La rubrique “Rétro sportive” d’Expressions est la vôtre.

Samedi 21 octobre

26e édition de Bad Trip vénissian organisée par Badminton Vénissieux SudEst aux gymnases JacquesBrel et Elsa-Triolet, de 9 heures à 20 heures. Le lendemain, suite et fin du tournoi de 8 heures à 18 heures. ●

L’ensemble du personnel du collège du plateau des Minguettes s’est mobilisé autour d’un événement qui a réuni plus de 600 collégiens. Toujours autant de monde pour le tradition-

ceinte sportive sur quelque deux kilomè-

en matinée, mercredi 27 septembre : une

avait prévenu Patrice Ouazar, un des

nel cross du collège Elsa-Triolet programmé

trentaine d’enseignants, du personnel administratif, la principale Frédérique

tres… “Pas question de sortir du stade,

profs EPS de l’établissement des Minguettes. On a donc axé le cross dans un

Cosentino, une élue, Andrée Loscos,

périmètre sécurisé.” Ce ne sont pas les plus

et près de 650 collégiens engagés pour une

élève de 6e, a mis moins de 7’30 pour venir

adjointe au maire déléguée aux sports… course autour du stade Auguste-Delaune

et non à travers champs comme initialement prévu. En raison du plan Vigipirate toujours en vigueur, les organisateurs ont

en effet dû modifier le parcours habituel.

Celui-ci a été dessiné à l’intérieur de l’en-

âgés qui ont fait la course en tête. Andy, à bout de sa course. Un record.

Cerise sur le gâteau pour les plus rapides :

les trois premiers de chaque course sont qualifiés pour prendre part au cross

départemental de l’UNSS, dans un mois, au parc de Parilly. g

LA SACOVIV au rendez-vous de la ville d’aujourd’hui et de demain

Dimanche 22 octobre

Les rugbymen de l’US Vénissieux accueillent Roanne au stade LaurentGérin, à 15 heures. ● Les basketteurs du CLAM-V accueillent Sud Lyonnais basket au gymnase AlainColas, à 15 heures. ● Les basketteuses de l’ALVP accueillent MandelieuLa Napoule au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30. ●

Depuis le 1er septembre

Inscriptions en ligne à la 38e Foulée vénissian du 19 novembre : www.oms-venissieux.org ●

retraité actif, il nous rappelle une course automobile

disputée sur la place Henri-Barbusse (qui s’appelait alors place Raspail), réservée aux gamins de l’école de garçons du Centre, âgés de 10 ans.

“Un grand quotidien de l’époque, Dernière heure lyon-

naise, avait choisi Vénissieux pour organiser une

course automobile avec de vrais petits bolides à moteurs réservés aux enfants. Avec trois autres camarades de classe, nous faisions partie d’un premier

départ, habillés avec des combinaisons et des casques

fournis par les organisateurs. Comme pour les 24 heures du Mans, on était placés à dix mètres de nos engins, et au coup de sifflet, on devait se précipi-

ter dans nos autos. Il y avait Slitane, un de mes amis,

et Dauphin, fils d’un commerçant du centre. Sur la

photo, ma sœur Chantal était au départ, à côté d’un policier qui relève les numéros. Il y avait un monde

fou autour de la place, une ambiance incroyable. Je suis arrivé deuxième, j’ai reçu la coupe du Second. J’en garde un souvenir indélébile !” g

Le CMO-V en quête de mémoire Nostalgie, quand tu nous tiens !

né en 1958, qui a formé des cen-

gymniques. “Bien évidemment, l’ob-

nastes, deux anciens compétiteurs

de tous niveaux, des éducatrices et

du 60e anniversaire prévu courant

et dirigeants du CMO-V gym,

Bachir Salmi et Christian Labonne, ont créé l’association des anciens du club… “D’abord

SACOVIV - 19 rue Emile Zola 69 200 VENISSIEUX 04 72 21 19 00 - seml@sacoviv.fr

dent du club de foot de l’US Vénissieux. Aujourd’hui

GYMNASTIQUE

Aidés de quelques anciens gym-

La SACOVIV, acteur majeur à Vénissieux de solutions au mal-logement, via ses 1 830 logements locatifs sociaux à loyer modéré, et engagé dans la construction de « l’Habiter de demain pour tous ».

Petit tour en auto avec Maurice Persch, ancien prési-

pour

un

devoir

de

mémoire, explique le premier

nommé. Une façon de remercier

des figures locales comme les créateurs du club, Georges Bourdarias et Jacques Bocuse, ainsi que les anciens

dirigeants

(Rechatin,

Demont, Camilli, Maous, Honor…), sans oublier tous ces bénévoles qui

ont œuvré pour pérenniser un club

taines de gymnastes filles et garçons

jectif est de nous revoir à l’occasion

des entraîneurs pour les activités

2018. Pas seulement pour célébrer

acteurs ont aujourd’hui disparu,

pour avoir une structure active qui

gymniques mixtes. Certains de ces

d’autres ont pris la relève, c’est un

passage de témoin intergénérationnel que l’on veut activer.”

Pour lancer cette association, ses

membres actifs ont effectué un travail de recensement de longue

haleine recouvrant la Suisse, la région PACA, Toulouse... pour créer une base de données rassemblant

un maximum de sympathisants ayant vécu et pratiqué les activités

ces retrouvailles, mais également s’est donné parmi ses objectifs de pouvoir aider le club sur des opéra-

tions ponctuelles. Et pour apporter, pourquoi pas, nos compétences et notre vécu à des enfants en difficulté

scolaire, des jeunes en recherche d’emploi…” g

VOUS AVEZ ÉTÉ ADHÉRENTS DU CMO-V GYM, DANSE, TRAMPOLINE ? CONTACTEZ L’ASSOCIATION POUR LES 60 ANS DU CLUB. CONTACT : LABONNE.CHRISTIAN@ORANGE.FR ET TÉLÉPHONE : 06 83 16 21 35.


SPORTS

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1er FORUM SPORT, HANDICAP ET FAMILLES

Le premier forum “Sport, handicap et familles”, organisé le samedi 30 septembre, a donné lieu à des échanges de qualité. Devant un public malheureusement clairsemé.

P

réparé par le Centre de

Béatrice Clavel, responsable de

par le sport et la santé

dicap. Il aurait peut-être fallu que

recherche et de l’éducation

l’Observatoire local sport et han-

(CRESS), en partenariat avec la

l’on communique davantage pour

ce rendez-vous a été l’occasion de

que partie remise.”

Ville et l’Office municipal du sport,

faire se rencontrer des profession-

nels, des amateurs du monde handisport et des familles avec des

enfants en situation de handicap. Au gymnase Elsa-Triolet, les discussions se sont multipliées entre

des responsables du comité du sport adapté et du comité dépar-

temental olympique et sportif du

reux étaient ces quelques enfants

Revenant sur la création de l’Ob-

tirs au but avec des ballons géants

servatoire, Michèle Picard a pour

sa part rappelé “la nécessité de récuser toute forme de discrimination quelle qu’elle soit, et de favori-

ser l’intégration dans les clubs, des

personnes et enfants en situation de handicap”.

SORTIR D’UNE CERTAINE

ticiens de santé, des élus dont le

Lors des démonstrations sportives

de l’heure de tricyclisme…

membres des clubs du Sen No Sen

maire, un recordman du monde “Ce qui est positif, c’est d’avoir pu

réunir un panel représentatif du monde handisport, s’est félicitée

“Il est rare qu’une commune travaille avec autant de structures prêtes à s’investir”, affirme Stéphane Bonvallet.

attirer plus de monde. Mais ce n’est

Rhône, de l’institut médico-éducatif Jean-Jacques Rousseau, des pra-

PHOTO DJAMEL YOUNSI

Agir au-delà du handicap

venus s’essayer aux katas, ou aux habituellement

destinés

aux

joueurs de foot fauteuil. À l’image d’Adrien et Preston, ado et enfant

porteurs de troubles cognitifs, qui

se sont défoulés sans compter, avec passion. “On rigole bien, estce qu’on pourra revenir ?”

Une évidence, si l’essentiel des débats a porté sur une meilleure

CONFIDENTIALITÉ

accessibilité des personnes en

assurées, en après-midi, par des

milieu sportif, une autre problé-

karaté et de Vénissieux handball

— notamment le duo de joueurs

Valendru-Valentin —, les plus heu-

situation de handicap dans le matique s’est invitée au forum : comment informer davantage les personnes concernées par tout ce qui se fait autour du handicap ? g

Stéphane Bonvallet : “On a pris du retard en France” Infirme moteur cérébral de naissance, coureur tricycliste professionnel depuis 1999, Stéphane Bonvallet n’a pas regretté sa participation au forum. “La création de cet Observatoire local sur Vénissieux, avec une structure comme le Centre de recherche et de l’éducation par le sport et la santé, c’est quelque chose que je n’ai pas souvent vu lors de mes 18 années de sportif de haut niveau. Il est rare qu’une commune travaille avec autant de structures prêtes à s’investir. La mobilisation des familles est également exemplaire. Et puis, au-

delà de l’observatoire, c’est un projet de longue haleine qui se met en place.” Pour que le handicap soit mieux pris en compte dans la pratique sportive, Stéphane Bonvallet estime que “la priorité est de faire appliquer les lois permettant l’accessibilité matérielle aux personnes handicapées. On a pris du retard en France. Si on parvient à corriger le tir sans traîner, ce serait déjà un grand pas, cela montrerait aux personnes atteintes de déficiences sous toutes leurs formes que le sport peut leur être ouvert”.

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Basket-ball Premier revers de la saison pour les basketteuses de l’ALVP, battues au gymnase Jacques-Anquetil par les Dauphinoises des Terres Froides (54-50). Première défaite également pour l’équipe masculine, dominée 88-62 à Ménival, leader du groupe de Régionale 2. Scénario à l’identique pour les basketteurs du CLAM-V au gymnase Alain-Colas. En dépit des 14 points de Navarro, ils ont été défaits par Sathonay, le leader du groupe (68-59).

Football Bien qu’invaincue après trois journées de Régionale 2, l’AS Vénissieux Minguettes fait du surplace comme l’atteste son match nul (le 3e) ramené de Roanne (2-2). En District 2, après deux nuls et un revers, l’US Vénissieux a réagi, s’imposant 2 à 1 à Sainte-Foy-lès-Lyon.

En coupe Gambardella (coupe de France junior), logiquement battue par Villefranche (3-0), l’USV n’a pu tenir la distance, alors que dans un match déséquilibré, le voisin des Minguettes a défait le Bord de Veyle 8 à 2. Stages de foot et d’animations encadrés par des éducateurs diplômés pour les footballeurs U7-U9 mis en place par l’AS Vénissieux Minguettes, du 23 octobre au 3 novembre. Foot le matin, animations en après-midi (bowling, bulle d’air, ciné, piscine). Tarif : 100 euros la semaine avec repas et goûters pris en charge. Tél. : Laëtitia au 07 69 85 87 45.

succès obtenu, samedi dernier, à Aix-lesBains (28-26), qui bonifie celui ramené de Dijon il y a un mois (29-25). Au classement, les Vénissians sont premiers ex aequo avec six autres équipes.

Handball

Prestations mitigées des pongistes du Charréard qui, à l’occasion de leur rentrée à domicile, ont dû partager les points (7-7 pour l’équipe élite) ou même s’incliner

Malheureux à Tola-Vologe (défaite 28-24 devant Longvic, le 23 septembre), le VHB se rattrape lors de ses voyages. Nouveau

Athlétisme Au bilan du Challenge des 4 Saisons regroupant les résultats obtenus lors des “Foulées” de Saint-Priest, d’Ozon, de Corbas et de Vénissieux, les athlètes de l’AFA ont brillé : succès dans leur catégorie d’âge de Françoise Matitch, Pascale Rotsaert, Anne-Céline Champain, Fabrice Panelli et Vincent Kerbarh.

Tennis de table

in extremis face à Privas 8-6 (l’équipe réserve conduite par un Steve Chillet intouchable après ses trois victoires).

Rugby Le XV de l’USV n’a pas le niveau “Promotion d’Honneur”. Nouvelle sérieuse déconvenue pour les Vénissians qui ont été dominés par Succieu (41-29) et qui n’ont toujours pas remporté le moindre succès.

Escrime Président du club vénissian depuis 2013, Aurélien Tivillier a pris du recul. Elsa Aubel, épéiste de 25 ans, lui succède. L’assemblée générale a apporté des nouveautés dont l’arrivée de trois nouveaux membres : Julien Pierrot, Alexis Para et Vincent Perrot alors que l’ancien président sera chargé de communication pour un club qui compte déjà 93 licenciés (87, l’an dernier).


SPORTS

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“On peut prétendre jouer les premiers rôles” Rui Dos Santos, le nouvel entraîneur vénissian, vient de succéder à Tarek Braïki. Qu’est-ce qui vous a conduit

évident : il n’y a pas d’équipe

sieux ?

neur d’une équipe promue, je

à venir entraîner à VénisJe suis dans la continuité de ce

que je faisais déjà à Marsannay puis à Clénay, en Côte-d’Or. Les

bons contacts établis avec Tarek Braïki, un dirigeant très

au courant du futsal au niveau national, se sont poursuivis

jusqu’à ce qu’il accepte de nouvelles fonctions à l’étranger. Poursuivre l’aventure com-

mencée en Bourgogne m’est apparu logique.

Comment fonctionnez-vous avec les autres dirigeants vénissians ?

Je ne suis pas l’entraîneur principal du club. Avec Hadj Bel-

hadj, Mehdi Zedioui et Ouissem Bouslah, on forme plutôt un pôle de techniciens sportifs.

phare. Comme chaque entraîvais vous déclarer qu’il faudrait

assurer le maintien très rapi-

dement… Et on n’est pas à l’abri de petits soucis. Khemar, notre

gardien titulaire, a été expulsé

fin septembre, et Zembou, son remplaçant, vient de connaître

la même mésaventure devant Pfastatt !

Le groupe a-t-il le potentiel de viser haut ?

Il ne faut pas s’emballer mais on peut prétendre jouer les

FUTSAL

une accession en élite. Le

Balles du samedi soir

premiers rôles et donc viser

groupe qui était déjà de qualité en fin de saison dernière s’est même enrichi de quelques recrues.

J’ai un rôle de directeur sportif

Qu’on n’a pas trop vues…

une collaboration étroite éta-

forts sont absents car en reprise

ou de manager général, avec

blie avec des dirigeants du club

de foot à 11 des Minguettes,

Karim Leghrib et Mehdi Gana. C’est un vrai travail collectif qui a été mis en place.

Comment jugez-vous ce début de saison ?

Dans cette poule, le constat est

La détermination affichée par les Vénissians, à l’image du capitaine Benjoua, n’a pas suffi.

Effectivement, mais ces renou blessés, à l’image de Saïd Mehamha, notre dernier renfort, un ancien de l’OL. Quand

on aura tout ce petit monde

sous la main, on pourra hausser le rythme.

PROPOS RECUEILLIS PAR DJAMEL YOUNSI

Désormais installés en pré-élite, les Vénissians de l’ASM joueront tous leurs matches le samedi, au gymnase Jacques-Anquetil. Même s’ils se sont inclinés à la maison face à des Mulhousiens, ils n’ont pas dit leur dernier mot, ambition de D1 oblige.

B

rillants l’an dernier en

nière Clénay, un club des environs

est beaucoup trop tôt pour tirer

chant une coupe Rhône-

favori de notre poule.”

mais on peut être rassuré et ras-

division Honneur, empo-

Alpes et accédant en Division 2, les “futsaleurs” de l’AS Vénissieux

Minguettes ont entamé la saison

par un succès au FC Kingersheim

(6-4), club de la banlieue mulhousienne, le 30 septembre dernier. Samedi dernier, au gymnase Jacques-Anquetil, devenu leur

nouveau fief, ils se sont inclinés

face à Pfastatt, une autre formation alsacienne (6-5). Pas de quoi affoler Rui Dos Santos, le nouvel PHOTOS RAPHAËL BERT

entraîneur vénissian : aucune des

neuf équipes du groupe B n’a remporté ses deux premiers matches. “Le championnat va être difficile et indécis, confirme ce quadra qui

entraînait jusqu’à l’année der-

de Dijon. Pas évident de sortir un

En attendant de lancer le sprint final pour décrocher une place en

D1, l’AS Vénissieux Minguettes futsal a bien négocié les départs de

fin de saison dernière. Notamment celui du responsable du

club, Tarek Braïki, parti en Nouvelle-Calédonie pour raisons pro-

des enseignements sur l’équipe,

surer les fanas de la discipline… qui pourraient venir en plus

grand nombre supporter leur équipe : la qualité du jeu, les

enchaînements spectaculaires et les buts plairont aux mordus de ballon rond. g

fessionnelles. “J’ai trouvé mon

successeur, avait annoncé ce dernier. C’est un passionné de la discipline, ancien pro portugais avec qui j’ai établi de bons contacts depuis quelque temps. Pour le

reste, l’ensemble des joueurs de-

vraient poursuivre l’aventure avec l’AS.”

Après seulement deux matches, il

AS Vénissieux-Minguettes Futsal 2017-2018 Khemar, Zembou, Boumaza, Benjoua, Nicolas, Lanappe, Mehamha, Alilech, Hamani, Kumbu Voka, Kharbouch, Dramé, Wassil et Wahid Azazga, Ayari, Alilech, Zedioui. Entraîneur : Rui Dos Santos.


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AU QUOTIDIEN

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EXPRESS

C’EST MON DROIT

Le divorce par consentement mutuel Depuis la loi du

Les Êpoux doivent être d’accord sur tous

entrĂŠe en vigueur

tion de patrimoine, règlements des dettes

18Â novembre 2016,

au 1er janvier 2017,

le divorce par consentement mutuel ne se dĂŠroule plus devant le juge aux

affaires familiales (JAF) pour homologation. Les ĂŠpoux qui souhaitent divorcer par consentement mutuel doivent obligatoirement passer par leurs avocats respectifs (il

faut un avocat pour chaque ĂŠpoux) afin de faire rĂŠdiger et signer une convention de

divorce qui sera contresignĂŠe par les avocats.

Pour l’enregistrer et lui donner force exÊ-

cutoire, la convention doit ensuite ĂŞtre

dÊposÊe devant un notaire. Le notaire peut être choisi par les ex-conjoints ou dÊsignÊ par le bureau d’aide juridictionnelle.

les points de leur divorce (enfants, liquidacommunes‌). En cas d’Êchec des nÊgocia-

tions par avocats interposĂŠs, le juge aux

affaires familiales pourra ĂŞtre saisi pour trancher le litige selon la procĂŠdure prĂŠvue par le code de procĂŠdure civile.

Même en cas d’accord total, le JAF peut tou-

jours être saisi en cas de demande d’audition par un ou plusieurs enfants mineurs des conjoints. C’est Êgalement le cas si l’un

des conjoints est placĂŠ sous un rĂŠgime lĂŠgal de protection des majeurs.

Les conjoints bĂŠnĂŠficient, sous conditions

de ressources, de l’aide juridictionnelle

pour les frais de procĂŠdure (avocat et notaire). g

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SAVOIR PLUS ? PRENEZ RENDEZ-VOUS AVEC LA

DE JUSTICE ET DU DROIT DE VÉNISSIEUX AU

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encoreplusopĂŠrationnels surleterrain.Surleurpage Facebook,lesresponsables d’ASPontadressĂŠ“un grand merci Ă la Sacoviv et Ă  la mairie, mais surtout Ă  Mme le maire qui a entendu notre messageâ€?.

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desantÊ(CMU,aidefinancièreCPAM,aidemÊdicale d’État,etc.). Cespermanencesontlieu : -lemardimatinde9 heures à 12 heuresàlaMaisondes associations,centreassociatifBoris-Vian(CABV), -lemardiaprès-midi de13 h 30à17 heures aufoyerMax-Barel, -lejeudiaprès-midi

de13 h 30à 16 heures aucentresocialEugÊnieCottonenpÊriodescolaire. Attention,durantlesvacancesscolaires,lespermanencesdujeudi après-midiontlieuau CABV.

CONTACT : MALIKA ACHKOUK : 06 56 86 80 28 SERVICE COMMUNAL D’HYGIĂˆNE ET DE SANTÉ DE VÉNISSIEUX : 04 72 21 44 10.

RĂŠdaction : 1, rue Gambetta 69200 VĂŠnissieux. TĂŠlĂŠphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr ParaĂŽt un mercredi sur deux sur papier recyclĂŠ.

Directrice de publication : Christiane Brundu. RĂŠdacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. RĂŠdacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. SecrĂŠtaire de rĂŠdaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : RaphaĂŤl Bert. Assistante de direction : Ghislaine DĂŠlĂŠaz. ChargĂŠe de publicitĂŠ : Caroline Goursolle ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : RĂŠgie autonome personnalisĂŠe du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 VĂŠnissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numĂŠro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

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Les activitÊs du Foyer espagnol LeFoyerespagnolculturelet rÊcrÊatifdeVÊnissieuxpropose : -tousleslundisà partir de15 heures,desatelierscouture ettravauxmanuels ; -touslesmardis,descours d’espagnol(horairesàdÊfinir) etdelagymnastiquede18 heures à19 heures ; -touslesmercredisde18 heures à19 heures,descoursdebaïlafit. Renseignementsetcontact : 26,rueAndrÊ-Sentuc-BP7969633VÊnissieuxcedex. TÊl. :04 72 50 17 91-09 50 54 99 58. Mail :foyer.espagnol.vx@free.fr

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Urgences mÊdicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17,placedelaPaix 04 72 50 04 05-appelprÊalableau04 72 33 00 33 Ouvertetouslessoirsde20 heuresà minuit ; lessamedisdemidiàminuit ; lesdimanchesetjoursfÊriÊsde10 heuresàminuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2,av.du11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237RÊsogardes(0,34 ₏/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT PharmaciedesPortesduSud :49,boulevardLÊnine 04 72 89 40 62

SĂŠcuritĂŠ COMMISSARIAT DE POLICE 9,avenueMarcel-HouĂŤl. 04 72500476 POLICE MUNICIPALE 1,rueJean-MacĂŠ 04 72500272 TOP MUNICIPAL MĂŠdiation-prĂŠvention. standardouvert24h./24-365 j./an 04 72515253

SolidaritÊ DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS 04 72 50 12 81


HISTOIRE

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À l’heure où l’Europe reçoit de nombreux réfugiés en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient, retour sur une période où les déplacés par la guerre venaient de notre propre pays.

D

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son pain à l’usine Berliet. Il n’a

pourtant que 14 ans… Malgré cela, elle vit dans la misère, au point de demander au préfet du Rhône une

aide exceptionnelle. “Excuser moi

si je m’adresse a vous, plaide sa lettre du 7 avril 1918. Cest a cause

que l’on ma dit au comité des Réfugiés du Nord que vous accorder des

secours au refugiés. Jai été rapa-

PAR : ALAIN BELMONT

trier il y a quelques mois avec mes deux enfants. Je nest plus rien, si vous pouvez me donner une paire

de draps si cela est possible ou

ans leur malheur, les Goni-

alors une paire de bottine pour

chon ont de la chance. Un

mon garçon.” La demande d’Elisa

PHOTO DR

beau-frère établi loin dans

le Sud, bien à l’abri de la guerre. À Lyon, enfin à Vénissieux, c’est pareil, vu de la Seine-et-Oise, juste

au nord de Paris. Tandis que les

Allemands se ruent vers la capitale,

bousculant les défenses françaises,

s’avançant jusqu’à 50 kilomètres de la tour Eiffel, Jules-François Gonichon n’attend pas de voir l’ennemi enfoncer la porte de sa mai-

son. Fin août 1914, moins d’un mois après le déclenchement des

hostilités, il quitte son village de Luzarches avec sa femme Julie et

leur fils Marius, âgé de 6 ans. Sa belle-sœur et ses trois marmots sont aussi du voyage. Commence

une longue errance sur les routes

de l’exode, avec pour tout bagage

quelques vêtements et un peu de provisions. Les trains sont pris d’assaut, les routes encombrées

Miagre, une Lilloise, est encore plus pressante : “Vue mon âge il

En quatre ans, la Première Guerre mondiale fera deux millions de déplacés.

Les réfugiés de la Première Guerre

par des files interminables de per-

Vosges, une petite ville envahie et

tant bien que mal par les autorités

flamber ! Impossible. Seuls ceux

charrette prête à s’écrouler sous

oncle route de Vienne, M. Meyer.

ments, réquisitionnés au besoin

cher un emploi parviennent, bon

sonnes fuyant à pied ou sur une un monceau de meubles. En quatre ans, la Première Guerre mondiale

fera deux millions de déplacés, tous issus de départements enva-

his par l’ennemi, de villages détruits par les combats, de villes bombardées sans relâche, comme

Reims et Verdun, ou d’emplace-

ments stratégiques que l’armée

française a ordonné d’évacuer,

pour ne pas avoir à nourrir “des bouches inutiles”.

Le 21 septembre 1914, la famille

incendiée par l’ennemi. Lui a un Puis viennent les Rodelet, les Sainléger, les Velsch, les Bourguignon,

les Rouyer, les Dubois : il en arrive

de tous les départements du nord le flux se ralentit en 1915 puis

pas de trouver rapidement du tra-

Belgique. Commencé en été 1914,

repart de plus belle à partir de

1916, pour culminer en 1918. À

cette date, Vénissieux accueille

167 réfugiés, pour la plupart des

femmes avec enfants, et des personnes âgées de plus de 50 ans.

frère, route de Lyon (avenue

Con-trairement aux réfugiés des

que les premiers d’une longue

série. Dès le lendemain de leur

arrivée, apparaît Jean Mainbourg,

un charcutier de Saint-Dié-des-

INDEMNITÉ JOURNALIÈRE DE 1,25 FRANCS

Dans sa patrie d’adoption, Jules-

Les hommes en état de se battre,

Francis-de-Pressensé). Ils ne sont

par la mairie.

et de l’est de la France, et même de

Bonichon parvient enfin à Vénis-

sieux et s’installe chez le beau-

en fonction des capacités de loge-

eux, sont évidemment mobilisés.

premiers temps, les nouveaux venus n’ont aucun lien familial avec des Vénissians. Ils ont échoué

dans notre ville après avoir été ballottés dans la débâcle, puis répartis

François Bonichon ne désespère vail : étant cocher aux pompes

funèbres, par les temps qui courent les clients ne devraient pas

manquer. Mais pour ses compagnons d’infortune, se pose bien vite

la question de survivre. Chaque réfugié reçoit en principe une indemnité journalière de 1,25 franc versée par le gouvernement, et des-

tinée à pourvoir à ses besoins. Mais

allez donc avec cette somme, payer un loyer, acheter du charbon pour se chauffer, et surtout une nourri-

ture dont les prix n’arrêtent pas de

et celles qui réussissent à décroan mal an, à joindre les deux bouts — et encore, à condition de mettre

à contribution les enfants. En 1918, Madame Delbecque, venue

de Lambersart dans le Nord, envoie ainsi son fils Alfred gagner

Vue mon âge il mes impossible de travaillez et surtout que je n’ai pas de santé je vous demande vue la cherreter de la vie si je ne pourais pas toucher les secours personnelle des rapatriés. S.O.S.” Courrier d’une Lilloise, adressé au préfet du Rhône

mes impossible de travaillez et surtout que je n’ai pas de santé je vous demande vue la cherreter de la vie

si je ne pourais pas toucher les secours personnelle des rapatriés. S.O.S.”

APRÈS L’ARMISTICE, LA RECONSTRUCTION

Pour les plus démunis, reste la solution de l’asile. Comme celui

que tient Madame Desbat à Vénissieux. Parmi ses pensionnaires, se

trouve Augustin Armand, évacué

d’un village de la Meuse en mars 1916. À moitié aveugle, hors d’état de travailler et encore

moins de combattre, Augustin donne bien du souci à Madame

Desbat. Il a fort caractère et tendance à ne pas respecter le règlement de la maison. La directrice

de l’asile le dénonce donc au préfet. Ni une ni deux, Augustin fait l’objet d’un rapport de police. On

menace de l’envoyer dans un hôpital fermé, aux conditions de vie proches de la prison. D’après

le commissaire de police, il ne mérite pas mieux : cet homme se

comporte comme “ce qu’il a dû toujours être : une épave”. Il n’a

pourtant “que deux exigences, la

promenade à l’air libre et le tabac en quantité suffisante”…

Arrive le jour de l’Armistice, le 11 novembre 1918. Les réfugiés vont enfin pouvoir rentrer chez

eux. Le temps que leurs maisons soient

reconstruites

et

leurs

champs déminés. Dans deux, trois ou quatre ans, si tout va bien. g

SOURCES : ARCHIVES DU RHÔNE, R 1611, 1614, 1624, 1646. ARCHIVES MUNICIPALES DE VÉNISSIEUX, 4 H 105 .


PORTRAIT

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En recherche d’inspiration, j’ai eu le coup de foudre pour une BD, facile à tourner. J’étais décidé à passer à l’étape supérieure avec le format long et je me suis débrouillé avec peu de moyens.

Le virus est bien là : Jean-Chris-

faut échanger avec l’autre, c’est

tournés sur un week-end, toujours

peut juger cette pratique rohmé-

tophe enchaîne les courts-métrages entre copains, “des trucs pas très sérieux” — il cite une enquête poli-

cière avec beaucoup d’éléments

comiques. “Je bossais à Grenoble et, suite à une promotion, j’ai été muté

à Vénissieux. J’y suis resté deux ans, entre 2008 et 2010, puis je suis entré au Sytral tout en continuant à vivre

à Vénissieux. Je m’y plais vraiment.” Quand il se décide enfin à se lancer

dans un premier long-métrage, Jean-Christophe choisit d’adapter

une bande dessinée, La Page blanche. “En recherche d’inspira-

tion, j’ai eu le coup de foudre pour cette BD, facile à tourner. J’étais décidé à passer à l’étape supérieure

avec le format long et je me suis

PHOTO RAPHAËL BERT

débrouillé avec peu de moyens. Tout était écrit, presque storyboardé. Ce fut une étape transitoire qui m’a per-

mis de franchir un cap. Un coup

Le jeune cinéaste a été honoré par la Ville dans le cadre des Reconnaissances vénissianes le 7 octobre dernier.

Un conte moral Jean-Christophe Sandt. Montré au cinéma Gérard-Philipe en mai, C’était maintenant sort en exclusivité à Paris. Son auteur, un Vénissian, a écrit, réalisé et autoproduit ce film attachant et plutôt bien ficelé malgré le manque de moyens. Un exemple de détermination. e jour-là, à 13 heures, ils sont

C

nant, long-métrage tourné par le

qui l’a accompagné. “Je ne crois pas

spectateurs au Saint-André-

Lequel a parcouru pas mal de che-

confesse Jean-Christophe. Pour-

depuis son décès en 2010, par sa

Doubs, l’Aisne, la Moselle où j’ai fait

des-Arts, cinéma mythique du Quartier latin à Paris, créé en 1971

par Roger Diamantis et repris, femme Dobrila. Qui désire, comme elle le déclarait dans une interview donnée au Parisien en janvier der-

nier, “continuer l’œuvre de Roger et donner leur chance aux films exclus des sentiers battus de la distribution”.

Exclu des sentiers battus, voilà une

bonne définition de C’était mainte-

Vénissian Jean-Christophe Sandt. min avant de se retrouver derrière

une caméra. “Lorrain d’origine, j’ai

pas mal bourlingué. J’ai habité le

le collège et le lycée. À 18 ans, j’ai

débarqué à Lyon pour des études

d’ingénieur à l’ECAM. Puis, je suis parti au Burkina Faso entre 2001 et 2003.”

Enseignant de physique pendant deux ans dans un lycée de Ouaga-

dougou, l’expérience se révèle très

marquante pour lui et son épouse,

rience, je suis allé plus loin avec le film suivant.”

DE L’INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ

que je pensais déjà au cinéma”, tant… “En rentrant du Burkina, j’en-

tre dans la vie active et je m’achète une caméra numérique. Pas pour fil-

mer ma famille : clairement, les vidéos de baptême ou de mariage ne sont pas ma tasse de thé. Je me sou-

viens être parti pour trois jours de voile avec une bande de potes et n’avoir pas arrêté de filmer Mar-

seille et les calanques. Au montage, je me suis amusé à raconter une his-

toire, en créant une fiction à partir de moments saisis.”

rienne et il est vrai que plusieurs séquences — entre le héros et son

copain devant une fenêtre, entre

deux copines sur un banc — semblent sorties d’un des Six contes

moraux d’Éric Rohmer. Et que dire de cette scène curieuse et culottée

où Vincent, littéralement au bord du gouffre, se voit aborder par un

randonneur qui lui parle de la beauté du paysage ?

Pour écrire son sujet, Jean-Christophe s’est appuyé sur L’Accroche Scénaristes, une association lyon-

naise qui lui a même permis de rencontrer l’auteur de la musique

de son film, Daisy Herbaut. L’ARFIS, école de cinéma de Villeurbanne, lui a prêté du matériel et le

reste a été entièrement autoproduit.

Déjà, Jean-Christophe est parti sur un autre projet, la co-écriture et la

co-réalisation d’un court-métrage. Avec pour objectif, cette fois-ci, de

trouver un financement au film. ■

À LA GRAVITÉ

Au détour de la conversation, Jean-

Christophe avoue sa passion pour

BIO EXPRESS

chercher ensuite des relations

■ 28 septembre 1978 : naissance en Lorraine de Jean-Christophe Sandt ■ 2004 : il tourne son premier court-métrage ■ Entre 2004 et 2014 : il enchaîne avec d'autres courts ■ août 2008 : il s'installe à Vénissieux ■ 2014 : premier longmétrage La Page blanche ■ 2016 : tournage de C'était maintenant ■ 2017 : avant-première du film à Vénissieux, Bron et Sainte-Foy-lès-Lyon puis sortie nationale au SaintAndré-des-Arts à Paris pendant un mois ■ Automne 2017 : programmation au SaintDenis à la Croix-Rousse en octobre et à Romanssur-Isère en novembre

l’écrivain Milan Kundera. De là à entre l’auteur de L’Insoutenable Légèreté de l’être et C’était mainte-

nant, le film tourné ensuite et que

Jean-Christophe a lancé dans le cir-

PAR : JEAN-CHARLES-LEMEUNIER. PHOTO : RAPHAËL BERT plus d’une vingtaine de

d’accélérateur ! Fort de cette expé-

pour parler du sens de la vie. On

cuit commercial, il n’y a qu’un pas. Que dit-on de Kundera ? Que ses personnages tentent de se détacher

de toute responsabilité. Avec ce qui lui arrive (la mort d’un proche), Vincent (David Meslet), le héros de C’était maintenant, veut continuer

à vivre en se débarrassant de ses

responsabilités (ses enfants par

exemple) et en bousculant les

tabous du deuil. Le sujet est grave

et, pour Jean-Christophe Sandt, il ne doit pas rester anecdotique. Alors, il gonfle ses dialogues de

questionnements éthiques, les dégraisse de toute superficialité

pour en arriver à l’essentiel : s’il

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