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Bienvenue

Qui sont les nouveaux Vénissians ?

En dix mois, 472 personnes se sont installées à Vénissieux, portant la population de la 3e ville du Rhône à 63 000 habitants environ. Une cinquantaine de ces néo-Vénissians ont été reçus en mairie le 21 septembre. Cinq d’entre eux racontent pourquoi ils sont venus vivre ici. PAGE 4

Événement

Le Grand Rendez-Vous de la Ville Du 4 au 7 octobre, la Ville organise son Grand Rendez-Vous, traditionnel point d’étape de mi-mandat. Mais plus qu’un simple bilan, il s’agit aussi pour le maire, Michèle Picard, de dire que Vénissieux ne baisse pas les bras. Malgré un contexte budgétaire toujours plus tendu. PAGES 2-3

N° 631 du 27 sept. au 10 oct. 2017 www.expressions-venissieux.fr

Vénissy en plein renouveau commercial MINGUETTES Depuis l’installation du supermarché Casino en 2015, douze commerces ont ouvert à Vénissy. Et d’autres vont suivre. À l’occasion de l’animation organisée le 21 septembre, nous avons rencontré les acteurs de cette renaissance. PAGES 9 À 11

Éducation

Le lycée Jacques-Brel a franchi la barre des 1 000 élèves. P. 7

Parole ambulante

Le Jour du livre, c’est le 30 septembre, aux Minguettes. P. 12

Rugby

Le XV de l’USV veut sortir de la mêlée.

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 15

Bien loin de la D2 qu’il a autrefois fréquentée, le XV de l’USV végète en championnat de Promotion d’honneur régional. Le rugby vénissian a pourtant du cœur. Et il bat toujours.


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L’ÉVÉNEMENT

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

GRAND RENDEZ-VOUS DE LA VILLE, DU 4 AU 7 OCTOBRE

“Montrer que Vénissieux reste ambitieuse” Avec les décisions en rafale

Beaucoup de choses ont avancé. Je

Macron, l’avenir des communes

on peut citer la construction de

annoncées cet été par Emmanuel n’a jamais semblé aussi fragile. Dans un tel climat d’incerti-

tudes, quel est le sens d’une

manifestation qui projette la ville à l’horizon 2030 ?

Michèle Picard : Le Grand Rendez-

Vous, c’est d’abord l’occasion de

faire le bilan de l’action menée

depuis 2014. Et ce bilan est bon.

ne vais pas être exhaustive, mais l’école Flora-Tristan, la cuisine centrale dont nous allons poser la première pierre, le forum contre les

addictions, l’accueil de jour para-

médical dans nos résidences de personnes âges, la charte de coopération avec les entreprises, bien-

tôt la relocalisation de la Mission locale…

Ces quatre jours de rencontre à la

dez-Vous. Mais face aux réalités

valoriser l’action de nos services

ne risque pas d’être confrontée

salle Joliot-Curie, c’est aussi pour

publics, présenter tout ce qui est

fait au quotidien en direction de la population.

Et pour faire tout cela, on se doute bien qu’il faut de l’argent, des dota-

tions. Or comme vous l’avez rap-

pelé, nous en avons de moins en moins. Mais nous n’avons pas prévu un débat spécifique sur les

finances publiques. Il s’agit plutôt, dans un esprit pédagogique, de montrer combien les missions rem-

plies par les fonctionnaires sont importantes, de souligner la qualité

et le caractère indispensable de nos services publics de proximité.

On peut donc parler de volontarisme à travers ce Grand Ren-

budgétaires, est-ce que la Ville à des choix douloureux ?

Il y a déjà eu des choix douloureux.

Quand on supprime 25 postes de fonctionnaires par an, quand on réduit l’enveloppe globale des subventions, ce n’est pas de gaieté de

cœur. Des choix douloureux, nous

PHOTO RAPHAËL BERT

Début octobre, la Ville organise son Grand Rendez-Vous, traditionnel point d’étape de mi-mandat. Plus qu’un simple bilan, il s’agit aussi pour le maire, Michèle Picard, de dire que Vénissieux ne baisse pas les bras. Malgré un contexte budgétaire toujours plus tendu.

sommes de plus en plus contraints d’en faire. Il faut se dire les choses

franchement. Par exemple, dans

repas scolaires a fortement aug-

centrale, nous avons renoncé à

facile, mais c’est une réalité.

l’organisation de la future cuisine

reprendre le portage des repas aux personnes âgées. Si on l’avait fait,

la facture du projet d’architecture

aurait grimpé de 500 000 euros.

C’était impossible. Pourtant, au départ, nous voulions le faire. Mais, entre-temps, le nombre de

menté. Il fallait choisir. Ce n’est pas Et de ce point de vue, le Grand Rendez-Vous est une belle vitrine pour rappeler l’importance de nos ser-

vices publics, pour rappeler qu’on ne crée pas des postes de fonction-

naires pour le plaisir, mais pour

remplir des missions essentielles à

AU PROGRAMME de marionnettes, démonstrations de danse, concours de cuisine, conférence “L’éducation globale, les enjeux pour demain”, etc.) ●

Dans toute la ville

14 heures - 15 heures : balade urbaine. ●

Médiathèque Lucie-Aubrac

10 h 30 : bébé bouquine. ●

Mercredi 4 octobre ● Salle Irène-Joliot-Curie 11 h 30 - 12 h 30 : inauguration du Grand Rendez-Vous. 14 heures - 20 heures : “Le parcours éducatif des 0-18 ans : un projet pour grandir” (ateliers artistiques, spectacle

Cinéma Gérard-Philipe

la spirale de la désocialisation ?” 14 heures - 14 h 30 / 17 heures - 18 heures : présentation des opérations de maintenance des bâtiments municipaux. 14 h 30 - 20 h 30 : “L’économie locale” (conférences, ateliers d’achat responsable, signature de la charte de coopération, etc.).

20 h 15 : projection du documentaire Expulsions, la honte de Karine Dusfour.

Jeudi 5 octobre

Salle Irène-Joliot-Curie 9 heures - 9 h 45 : ateliers “Construire la ville de demain”. 10 heures - 12 heures : table ronde “Mal logement, expulsions : ●

Maison du Projet

11 heures - 12 heures : balade urbaine pédestre.

Dans toute la ville

14 heures - 15 heures : balade urbaine. ●

Bizarre !

19 h 30 : concert de rap et hip-hop de Jorrdee et Lutèce.

Vendredi 6 octobre Salle Irène-Joliot-Curie 9 heures - 16 heures : “Le développement de la ville” (conférence Habiter la ville de demain, présentation du projet Grand Parilly Puisoz, ateliers de sensibilisation à la fabrication de la ville de demain). 11 heures - 11 h 45 : balade numérique “Renouvellement urbain des quartiers des Minguettes” 16 heures - 18 heures : “La sécurité à Vénissieux” (conférence). 18 heures - 20 heures : “Démocratie, conseils de quartiers et citoyenneté” (partage d’expériences, bilan des actions, témoignages, etc.). ●

● Théâtre de Vénissieux 20 h 30 : concert de Cyril Mokaiesh.

Samedi 7 octobre ● Salle Irène-Joliot-Curie 9 heures - 12 h 30 : “Le développement humain durable” (animations, ateliers, conférence). 14 heures - 17 heures: Reconnaissances vénissianes. ● Espace arts plastiques Madeleine-Lambert - Maison du peuple 15 heures - 17 h 30 : rencontre avec l’artiste Niek van de Steeg.

LE

PROGRAMME DÉTAILLÉ EST À RETROUVER SUR WWW.VENISSIEUX.FR

:


L’ÉVÉNEMENT

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

LES EXPOS ● La démocratie participative - Les conseils de quartier ● Le parcours éducatif des 0 à 18 ans - Collection municipale d’art - Vénissieux au fil de l’eau - Agis pour tes droits - Le centre A’ère : éducation à l’environnement - 20 ans de la semaine du goût - 70 ans de la cuisine centrale - Loisirs éducatifs 3-12 ans - Espaces Jeunesse ● Les grands projets d’urbanisme et la ville de demain - Vénissieux les Minguettes, Changer de regard sur sa ville

- Plan interactif - Maquette numérique 3D La transformation urbaine des quartiers des Minguettes - La ville de demain - Réalisation d’un projet ● Solidarité - Animations et rencontres intergénérationnelles - Accès au logement social ● Cadre de vie - Le développement humain durable - Éclats d’eau ● Les métiers en tension - Découverte des métiers de la Ville

LES LIEUX DE RENDEZ-VOUS ● Salle Irène-Joliot-Curie : 68, boulevard Joliot-Curie. T4 - arrêt Joliot-Curie Marcel-Sembat. ● Médiathèque Lucie-Aubrac : 2-4, avenue Marcel-Houël. T4 - Marcel-Houël Hôtel-de-Ville. ● Cinéma Gérard-Philipe : 12, avenue Jean-Cagne. T4 - Vénissy. ● Maison du projet : 20, avenue Jean-Cagne. T4 - Vénissy. ● Bizarre ! / La Machinerie : 68, boulevard Joliot-Curie. T4 - Joliot-Curie Marcel-Sembat. ● Théâtre de Vénissieux : 8, boulevard Laurent-Gérin. ● Espace arts plastiques Madeleine-Lambert - Maison du peuple : 12 rue Eugène-Peloux.

“Je vois la ville comme un puzzle où toutes les pièces ont leur importance.” la population.

élections des délégués.

Sous Hollande, on a perdu 6,2 millions

que nous avons voulue très concrète. Il

Pour l’instant, on est arrivé à s’en sortir.

d’euros par an. Avec Macron, on va sans

doute perdre encore davantage. L’État nous contraint progressivement à deve-

nir de purs gestionnaires. Or ce n’est pas

la conception que j’ai du rôle d’élu local. Le Grand Rendez-Vous, c’est donc aussi

une façon de dire qu’on ne baisse pas les bras, que Vénissieux reste ambitieuse dans son action politique et dans ses projets.

S’il fallait ressortir un thème de ce Grand Rendez-Vous, quel serait-il ?

Je ne sais pas répondre à cette question

car je considère qu’il n’y a pas de petits

sujets. Je vois la ville comme un puzzle

où toutes les pièces ont leur importance. La question de la restauration scolaire par exemple est étroitement liée à celle de la santé publique.

L’éducation et le développement de la ville restent évidemment des fils rouges

parce qu’ils dessinent la ville à l’horizon 2030. Mais se limiter à ces thèmes aurait été une erreur. C’est pourquoi lors de ce

Grand Rendez-Vous il y aura des sujets

qu’on n’avait pas forcément abordés lors

des précédentes éditions. Une soirée spécifique sera ainsi consacrée aux conseils de quartier pour lancer les prochaines

Il y aura également une soirée sécurité nous tenait à cœur de permettre aux habitants de rencontrer les acteurs de

la sécurité : la commissaire, le procureur

de la République, le directeur départemental de la police. À Vénissieux, les chiffres de la délinquance s’améliorent, mais la population ne le ressent pas for-

cément. Le temps de l’urgence de l’habi-

tant n’est pas celui de l’enquête policière, ni de la justice. Il faut dire les choses. Je

suis convaincue que l’habitant peut tout entendre à partir du moment où on lui explique. g

PROPOS RECUEILLIS PAR GILLES LULLA

Il y a déjà eu des choix douloureux. Quand on supprime 25 postes de fonctionnaires par an, quand on réduit l’enveloppe globale des subventions, ce n’est pas de gaieté de cœur.

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ACTUS

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

NOUVEAUX HABITANTS

Paroles de néo-Vénissians ! Le 21 septembre, la municipalité s’est présentée et a souhaité la bienvenue aux “petits nouveaux”. Entre novembre 2016 et août 2017, 472 personnes se sont installées à Vénissieux, portant le nombre d’habitants de la 3e ville du Rhône à 63 000 environ. Une cinquantaine de ces néo-Vénissians étaient présents à la cérémonie. Nous avons rencontré cinq d’entre eux. PROPOS RECUEILLIS PAR : FRANÇOIS TOULAT-BRISSON. PHOTOS : YVES RICARD. NICOLAS DELOBEL, 31 ANS

CÉLINE DELOBEL ET KILLIAN GUILLERME, 21 ANS CHACUN

“On est arrivés il y a un mois tout juste d’Angoulême, où nous avons

passé un DUT Qualité, logistique industrielle et organisation. Je fais un Bac + 3 QHSE en alternance chez Gefco, et Killian cherche du boulot

dans la logistique, comme ordonnanceur ou approvisionneur, avis aux employeurs ! On ne connaissait pas du tout Vénissieux, mais c’est très sympa, et super bien desservi par les transports.

La petite place du centre, en pente douce, est trop mignonne, dommage

que l’ancienne mairie soit fermée. On avait visité un logement à Corbas, mais c’est loin et c’était trop petit. Nous avons trouvé un appartement “Je suis Lyonnais, j’ai toujours habité

dans le quartier de la Part-Dieu. Mais

comme je travaille en dehors de Lyon, dans le nord Isère, je voulais

me rapprocher du périphérique et

près de la médiathèque, on vient d’ailleurs de s’inscrire, c’est immense ! Dès qu’on sera un peu posés, on se renseignera aussi sur les clubs de sport.”

MARIAM LAHCHAÏK, 44 ANS

MOHAMED OUAHOU, 34 ANS

d’un accès à l’A 43. Je ne cherchais

“Moi, je suis une vraie-fausse nou-

dary. Quand ma fille est devenue

“Je me suis installé avec ma famille

me branchait pas trop, à cause de la

parents à Monmousseau jusqu’à

revenue à Vénissieux, où ma mère

La Pyramide. Je suis employé à

pas spécialement à Vénissieux, ça ne

réputation de la ville… Et puis j’ai acheté un appartement au Moulinà-Vent, il y a près d’un an. C’est un coin tranquille et accessible finan-

cièrement, que je connaissais un peu.

velle habitante! J’ai vécu avec mes l’âge de 19 ans. Puis je suis partie

dans le Midi, pour faire les saisons, et finalement je m’y suis mariée! On a vécu à La Ciotat, puis à Castelnau-

ado, et après mon divorce, je suis

et ma sœur vivent toujours. En 25ans, qu’est-ce que ça a changé! Le

tram, le métro, les immeubles neufs, le nouveau Vénissy, c’est là que j’ha-

bite d’ailleurs. J’avais bien préparé mon dossier, je n’ai pas galéré pour

Il y a des petits commerces et un

trouver un appartement, je suis

grand centre nautique, le tram va

contente. En tant que mère seule, j’ai

bientôt y passer… Je ne vais prati-

trouvé beaucoup d’écoute, ça m’a

quement jamais dans le centre-ville,

surpris. J’ai travaillé dans la restau-

le boulevard Laurent-Bonnevay fait

ration, maintenant je me forme pour

une vraie coupure. Du coup, on est

devenir codeur web. C’est pas mon

plus tourné vers Lyon. Si j’ai besoin

genre de rester les deux pieds dans

d’aller à la CAF, par exemple, je vais

le même sabot!”

à Beauvisage, pas à Vénissieux.”

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en mai dernier, dans le quartier de l’épicerie-boucherie du centre commercial. Auparavant, nous habi-

tions en Corse. C’est sûr, la mer et la montagne sont un peu loin, mais

c’est bien d’être dans une grande ville. Je ne connaissais pas Vénis-

sieux, même si j’ai des amis à SaintPriest. Au début, nous avons

cherché un logement sur Lyon,

L’inconvénient, c’est la réputation

d’être à Vénissieux, c’est l’accessi-

qu’un petit nombre crée des nui-

mais c’était trop cher. L’avantage

bilité en voiture ou en transports

en commun. Et puis, c’est pratique

d’habiter pas loin de son travail.

de quartier difficile. C’est dommage sances, ça retombe sur la majorité

des habitants, qui veulent juste vivre ici paisiblement.” g

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ACTUS

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

TRAVAUX

CONSEILS DE QUARTIER

Plus large, cyclable : la future rue Gambetta

● Anatole-France/

Paul-Langevin

portée de 12 à 22 mètres, le projet prévoit

démarre place Léon-Sublet pour se termi-

aux normes d’accessibilité, ainsi que la

rue Gambetta, située dans le centre-ville, ner 1,2 kilomètre plus loin au commence-

ment du chemin de Feyzin. Elle constitue

la voie d’accès au parking de l’hôtel de ville, et supporte la circulation de la ligne TCL

C12, qui relie la place Bellecour à l’hôpital des Portes du sud. Elle assure également la

liaison entre l’avenue Marcel-Houël, sur lequel se situe le tram T4, et la rue Jean-

Macé rassemblant de nombreux établisse-

ments publics. Pourtant, le trottoir ouest de la rue n’est pas accessible aux personnes à

mobilité réduite (PMR), et la voirie ne comporte pas d'itinéraire cyclable.

Le Grand Lyon a donc inscrit la requalification de cette voirie à sa programmation

pluriannuelle des investissements (PPI), pour la période 2015-2020. Les travaux concerneront la portion qui s'étend de l'avenue Marcel-Houël à la rue Jean-Macé.

la construction de deux trottoirs conformes

réfection totale de la chaussée. Deux bandes cyclables unidirectionnelles, une

dans chaque sens de circulation, seront également créées, ainsi que 37 places de stationnement (dont deux places PMR).

L’élargissement de la voirie nécessitera des

cessions foncières, sur une bande de terrain

située en bordure du parc Louis-Dupic. En plus de la suppression et de la plantation d’arbres, le projet intègre un mur de soutè-

nement paysager. Une attention particulière sera portée à l’égard d’arbres

centenaires conservés dans le périmètre du projet. Des techniques de terrassement spécifiques seront ainsi utilisées au cours du chantier.

Les travaux débuteront en novembre. Ils devraient se terminer en juillet 2018. g

Outre l’élargissement de la voie, qui sera

A.S.

● Centre

Permanence mardi 3 octobre à 18 heures, foyer Paul-Langevin (13 A, avenue Marcel-Paul). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Jules-Guesde

Permanence jeudi 5 octobre à 18 h 30, local du conseil (50, rue Joannès-Vallet). Président : Pierre Matéo ● Georges-Lévy/Ernest-

Renan/Moulin-à-Vent

Permanence mardi 10 octobre à 18 heures, salle du 44, rue Ernest-Renan. Président : Hamdiatou Ndiaye

Permanence mercredi 11 octobre à 17 h 30, local du conseil (41, rue des Martyrs-de-la-Résistance). Président : Nacer Khamla

RENDEZ-VOUS Anatole-France et Saint-Exupéry en fête Les deux conseils de quartier feront fête commune le samedi 14 octobre, de 14 heures à 18 heures au parc des Minguettes. PHOTO RAPHAËL BERT

Une trentaine de villes françaises étaient présentes du 15 au 24 septembre aux Floralies, à Bourgen-Bresse. Faisant écho au thème de l’édition 2017 (“Éclats d’eau”) de cette vitrine du savoir-faire des jardiniers français, la parcelle de Vénissieux a été très remarquée par les 90 000 visiteurs. Sur plus de 100 m2, Un jardin dans tous ses éclats représentait la parcelle d’un rosiériste, avec sa serre adossée au mur de pisé et sa fontaine, en faisant un clin d’œil à la célèbre scène de L’arroseur arrosé, de Louis Lumière, premier gag de l’histoire du cinéma.

● Jean-Moulin/Henri-Wallon

Permanence jeudi 12 octobre à 18 h 15, salle de réunion JeanneLabourbe (6, rue JeanneLabourbe). Président : Jean-Louis Piedecausa

EXPRESS

DÉFI ZÉRO GASPI

29 familles vénissianes engagées Chaque personne jette 29 kg de nourriture par an, soit l’équivalent d’un repas complet par semaine. Pour sensibiliser les habitants, la Métropole de Lyon lance en cette rentrée le défi Zéro gaspi. Uniquement à Vénissieux, avant d’étendre l’expérience à d’autres communes de l’agglomération. 29 familles se sont d’ores et déjà portées volontaires. Elles seront accompagnées pendant six mois par un spécialiste de la lutte contre le gaspillage pour apprendre à consommer différemment, à composter et à réemployer les restes. En retour, les foyers sélectionnés s’engagent à peser leurs déchets pendant toute la durée de l’expérimentation. La Métropole s’occupe de tout. Elle fournit la balance, les outils et les conseils individualisés. Quatre ateliers seront organisés pour apprendre aux participants à réduire leurs déchets, à réaliser leurs propres produits d’entretien, à faire la fête en mode zéro gaspi et à composter. Plusieurs événements conviviaux pour échanger sur ces pratiques entre volontaires sont également prévus, dont une soirée de clôture festive.

Inauguration de Bioforce Afrique

DU 2 AU 7 OCTOBRE

La Semaine bleue pour les seniors “À tout âge, faire société”, c’est le thème national retenu pour la Semaine bleue, du 2 au 7 octobre. Localement, elle est organisée par la Ville et plusieurs de ses partenaires, dans le cadre du Grand RendezVous. Son coup d’envoi sera donné le 2 octobre à 15 h 30, à l’hôtel de ville. Parmi les nombreuses

Vénissieux aux Floralies

Permanence mardi 3 octobre à 18 heures, Maison des fêtes et des familles, salle n° 2 (20, avenue de la Division-Leclerc). Présidente : Marie-Christine Burricand

● Parilly

Les travaux devraient être terminés en juillet 2018

VITRINE

PHOTO YVES RICARD

C’est une voirie pour le moins passante. La

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manifestations proposées, citons entre autres : une conférence “activités physiques des seniors” présentée par Delphine Perrain, animatrice chargée de la prévention à la Carsat Rhône-Alpes, le 3 octobre à l’hôtel de ville, de 16 heures à 17 h 30 ; un concours culinaire organisé dans le cadre de la Se-

maine du goût, le 4 octobre, avec la participation des résidents de Ludovic-Bonin et Henri-Raynaud ; ou encore le bal de l’OMR sur le thème des “années 80 à aujourd’hui”, le 6 octobre de 14 heures à 18 heures, à la Maison des fêtes et des familles.

PROGRAMME COMPLET SUR : VENISSIEUX.FR/ACTUALITÉS/GRDV

Le 18 septembre, à Dakar, point névralgique de l’action humanitaire en Afrique de l’Ouest et centrale, a eu lieu l’inauguration du centre de formation Afrique de Bioforce. Ouvert au printemps dernier, ce centre décline le savoir-faire développé à Vénissieux en matière de formation. Il a déjà accueilli 32 élèves en formations certifiantes de logisticien et responsable ressources humaines et finances, et 130 personnes en formations continues de courte durée. 36 autres élèves viennent d’entrer en formation.

JUSQU’AU 31 DÉCEMBRE

Inscriptions sur les listes électorales Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales. En vous présentant aux guichets de l’hôtel de ville, des mairies de quartier du Moulin-à-Vent et de Vénissy, en utilisant internet (mon.service-public.fr), ou encore par courrier avec le formulaire à télécharger sur le site de la ville (venissieux.fr). Pièces à produire : CNI ou passeport en cours de validité et un justificatif de domicile de moins de trois mois.

PLUS

DE RENSEIGNEMENTS AUPRÈS DU SERVICE ÉLECTIONS :

04 72 21 44 86.


ACTUS

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Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

HÔTELLERIE-RESTAURATION

Le LP Hélène-Boucher à l’heure allemande Une dizaine de jeunes lycéens de

C’est d’ailleurs ce que souhaite

magne, étaient accueillis le 19 sep-

qui “veut découvrir ce qui se fait de

Kiel, ville située au nord de l’Alletembre au lycée professionnel Hélène-Boucher. Après leur avoir

souhaité la bienvenue, le proviseur, Kamel Yousseffi, a rappelé

ARCHIVES RAPHAËL BERT

l’importance de ces échanges.

“Je crois profondément qu’au-

jourd’hui, l’Europe a un rôle primordial et nul n’ignore que son

moteur est l’amitié franco-allemande. Pendant ce séjour, vous allez avoir un aperçu de la vie à la française.”

CONTRATS AIDÉS

Franziska, étudiante en hôtellerie, mieux en France”. Après huit jours en immersion dans les classes du

lycée vénissian, les jeunes Alle-

mands devaient effectuer un stage de quinze jours en entreprise. Éga-

lement au programme : la visite des Halles Paul-Bocuse, d’un vigno-

ble du Beaujolais, du Vieux-Lyon…

En juin prochain, des élèves du

lycée professionnel Hélène-Boucher de CAP, seconde et bac pro partiront à leur tour à Kiel. g

Le maire en appelle au Premier ministre

U

ne

décision

“prise

de

manière unilatérale, sans aucune concertation.”

Dans un courrier daté du 11 sep-

tembre, le maire de Vénissieux, Michèle Picard, a tenu à faire part

de son “inquiétude” et de son “mécontentement”

au

Premier

ministre, Édouard Philippe. Ce qui ne passe pas ? L’annonce de la suppression de 139 000 contrats aidés

et du plan d’économies de 13 milliards d’euros pour les collectivités.

“Si les contrats aidés ne sont pas la

panacée, ils peuvent être un trem-

plin vers l’emploi pour les per-

sonnes qui en sont les plus éloignées, souligne l’élue. Les

contrats aidés dans les secteurs public et associatif sont socialement utiles sur notre territoire. Ils nous permettent de mettre en place des

actions de proximité pour les habi-

tants, que ce soit sur le champ de la solidarité, de la santé, de la culture,

des sports et des loisirs, ou encore de l’éducation.”

système éducatif et dans le temps de la restauration scolaire”. Cette réduction du nombre de contrats

aidés s’ajoute par ailleurs à la suppression de crédits, pour des pro-

grammes engagés, annoncée en

juillet. “À Vénissieux, ce sont 70 500 euros qui vont manquer à

nos territoires en Politique de la

ville, pour mener des actions en Contrairement à ce qui se passe

noncé le 21 septembre, que

dans d’autres communes, les acti-

vités périscolaires ne seront pas touchées à Vénissieux, car la Ville

n’utilise pas de contrats aidés dans ce secteur. En revanche, le conseil

municipal du 26 juin a voté la création de 21 emplois dans le cadre de

la municipalisation de l’Apasev (Association pour la promotion des

activités socio-éducatives de Vénissieux). “À l’heure actuelle, nous ne

savons pas s’ils sont concernés par la décision du gouvernement. Nous

allons continuer à nous battre pour maintenir leur financement, mais

c’est compliqué d’avoir un interlo-

indispensables pour intégrer les

à l’heure où nous écrivons ces

enfants porteurs de handicap et

favoriser leur intégration dans le

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la suppression de 139 000 contrats aidés et un plan d’économies de 13 milliards d’euros pour les collectivités.

La seule information est venue

Et d’ajouter que “les contrats d’as-

sistants scolaires sont également

139 000

faveur de publics déjà fragilisés”, s’agace Michèle Picard.

cuteur au niveau de l’État !” Lequel,

lignes, n’a laissé filtrer aucune indication concrète.

PHOTO RAPHAËL BERT

Michèle Picard a écrit à Édouard Philippe pour attirer son attention sur l’utilité sociale des contrats aidés.

Une dizaine de lycéens venus de Kiel ont été accueillis.

RESTOS DU CŒUR

“200 000 contrats aidés” — un peu

La campagne d’été s’achève le 26 octobre

seraient financés en 2018, “inté-

Ce jeudi 21 septembre en début d’après-midi, jour de distribution aux

marchand”

tour pour s’approvisionner. Les bénévoles s’activent pour faire en sorte

d’Édouard Philippe, qui a anplus que ce qui était prévu — gralement dans le secteur non (services,

associa-

tions), avec un taux moyen de prise en charge par les pouvoirs publics de 50 %. Ils devraient béné-

ficier en priorité aux jeunes en insertion et aux chômeurs de longue durée, principalement dans l’urgence sanitaire et sociale, “où

le volume des emplois aidés sera maintenu”, et dans l’accompagne-

ment des enfants handicapés en

milieu scolaire. Pas de quoi rassurer les associations sportives et culturelles vénissianes. g

ALAIN SEVEYRAT

Restos du cœur de Vénissieux, des dizaines de familles attendent leur que les inscriptions et distributions se déroulent au mieux.

Parmi les bénéficiaires, Sarah, qui élève seule sa fille, perçoit environ

800 euros par mois. Elle vient l’hiver et l’été. “Ma famille est loin. Personne ne peut vraiment m’aider. Mon ex-conjoint ne donne pas de pension ali-

mentaire. Heureusement que nous avons les Restos. On nous donne beau-

coup de choses : des conserves, des produits laitiers, des biscuits, des fruits et des légumes, etc.”

Pendant la campagne d’été, 670 familles soit 1 809 personnes ont été ins-

crites. Un chiffre toujours trop important déplore les bénévoles. D’autant que l’été, les bénéficiaires sont en grande difficulté, les barèmes de recrutement étant plus bas que ceux pratiqués en hiver.

Une fois la campagne d’été terminée, les inscriptions pour la campagne d’hiver prendront alors le relais, en novembre. g

RESTOS

DU CŒUR :

11-13, AVENUE

DE LA RÉPUBLIQUE.


ACTUS

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LYCÉES

Comment Jacques-Brel a mis dans le mille Plus de 1 100 élèves sont désormais scolarisés au lycée polyvalent Jacques-Brel, 470 de plus qu’en 2010. Le débat qui a eu cours il y a une dizaine d’années sur l’opportunité de reconstruire cet établissement aux Minguettes semble bien loin. Thierry Cosentino, le proviseur, revient sur les raisons d’un redressement spectaculaire. Combien accueillez-vous d’élèves

s’inscrivent désormais dans notre

Thierry Consentino : Très précisé-

tat du travail de promotion mené

ment 1136 élèves de la seconde au BTS. Nous pouvons y ajouter les cent jeunes du CFA Ducretet qui fréquen-

tent l’établissement. Plus de 60 % de nos élèves sont vénissians, les autres viennent des communes voi-

sines, Feyzin et Corbas. En sept ans, nous avons accueilli 427 élèves de

établissement. Tout ceci est le résul-

par mes prédécesseurs et poursuivi aujourd’hui avec les collèges du secteur. Enfin le bouche-à-oreille fonc-

tionne bien. Pour un grand nombre d’habitants, Jacques-Brel est désor-

PHOTO RAPHAËL BERT

cette année?

mais leur lycée, alors que ce n’était pas forcément vrai dans le passé.

plus dans la section générale. Un vrai

N’êtes-vous pas victime de votre

des 700 élèves — toutes sections

dra pousser les murs!

bond en avant quand on se souvient

confondues — qui étudiaient dans

l’ancien lycée il y a moins de dix ans. Il est rare de voir une telle pro-

gression des effectifs. Avez-vous une explication?

Les raisons sont multiples. La

reconstruction bien sûr, c’est un très bel établissement. La courbe démo-

graphique est également un facteur

succès? Un jour ou l’autre, il fau-

section

Toutes les classes sont à trente

certaines sections générales.

élèves. C’est un maximum. Certains de nos élèves sont scolairement fra-

giles. Cette année, nous avons eu des difficultés à accueillir les redou-

blants de terminale faute de places. Dans ces cas-là, nous essayons de trouver des solutions avec l’inspection académique.

important. De plus en plus de

Cela ne doit pas être facile pour

plupart des collégiens scolarisés

sent-ils?

monde s’installe à Vénissieux. Et la dans les établissements de secteur

La courbe démographique est un facteur important. De plus en plus de monde s’installe à Vénissieux. Et la plupart des collégiens scolarisés dans les établissements de secteur s’inscrivent à Jacques-Brel.

Plus de 60 % des élèves sont vénissians, les autres viennent des communes voisines, Feyzin et Corbas. professionnelle.

En

revanche, cela reste difficile pour Comment l’expliquez-vous?

En bac pro, les jeunes ont générale-

ment adhéré à leur projet. Ils ont choisi leur orientation. Tout comme en BTS, où les résultats sont excel-

lents. En revanche, en filière géné-

rale, nous accueillons souvent dès

la seconde des enfants fragiles. La

moyenne académique d’entrée en seconde pour un élève de 3e est de

les élèves à travailler, ce sont tous de

concours de Sciences Po Paris.

licence et/ou d’un master.

ganisation de séances de révision

futurs enseignants, titulaires d’une Dans le cadre de la Fondation Éga-

lité des chances et des Cordées de la réussite, un lien précieux s’est tissé avec des étudiants de grandes

écoles: l’INSA, l’EM Lyon, Normale

SUP Lyon. Tous les jeudis soir, ils viennent de 17 heures à 19 heures au lycée. Sans oublier l’atelier

Sciences Po qui permet de préparer

nos jeunes à haut potentiel au

Enfin, l’École ouverte permet l’or-

avant le bac. Nous sommes égale-

ment ouverts pendant les vacances

d’automne, d’hiver et de printemps.

Sans oublier les devoirs surveillés, les bacs blancs. Toutes ces aides sont ouvertes à tous les élèves, qu’ils soient en section générale ou professionnelle. g

PROPOS RECUEILLIS PAR MICHÈLE FEUILLET

les enseignants, comment réagis-

12 ou 13; ici, ils arrivent à 8 ou 9 de

Il est vrai que nous avons eu des

socle, nous en emmenons beaucoup

Un nouveau proviseur adjoint

De nombreuses aides sont mises en

Olivier Moyroux prend ses marques à Jacques-Brel. Heureux d’avoir été nommé proviseur adjoint dans un établissement qu’il a choisi. Auparavant en poste à Meyzieu, où il était principal adjoint du collège Olivier-de-Serres, il aime à rappeler qu’il connaît bien les zones d’éducation prioritaire renforcée. Avant de réussir le concours de directeur d’établissement, il enseignait l’histoire-géographie. Ces différents postes lui ont permis d’acquérir une bonne connaissance du parcours de l’élève, de la 6e à la terminale, avec une attention particulière portée aux choix d’orientation, notamment les passerelles qui existent entre les sections générales et professionnelles. Depuis son arrivée à Jacques-Brel, ce Lyonnais, papa de trois jeunes enfants, qui a fait ses études supérieures à l’université Lyon 2, se dit “très agréablement surpris”. “C’est vraiment plaisant de travailler ici. Nous avons des moyens qui permettent de tout mettre en place pour la réussite des jeunes.”

changements

importants cette

année. Certains ont fait le choix de

partir. À une époque, nous avions 10 élèves en terminale S, mainte-

nant les terminales sont toutes à 30.

moyenne. Malgré la fragilité du

au bac qu’ils arrivent à décrocher. place avec pour seul objectif la réussite des élèves.

Cela change la manière d’enseigner!

Pouvez-vous détailler ces aides?

Brel”. Nous avons toujours une

une dotation horaire globale impor-

Mais il reste une ambiance “Jacqueséquipe remarquablement impliquée.

Vous obtenez d’excellents résul-

tats pour les élèves scolarisés en

L’inspection académique nous alloue tante, ce qui permet leur organisa-

tion. On peut citer, par exemple, les

cours en demi-groupe dans certaines

matières. Nous avons neuf assistants pédagogiques qui sont là pour aider


ACTUS

8

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

AMIANTE À RENAULT TRUCKS

PAROLES D’ENTREPRISES

Jugement dans un an

Jean Rivière, l’entreprise familiale

De 1964 à 1996, Berliet, RVI, Iveco puis Renault Trucks ont exposé leurs salariés à l’amiante. L’Association APER recueille les demandes d’indemnisation du “préjudice d’anxiété”. Le point avec Jean-Paul Carret, son président.

C’est, pour son gérant Patrice Rivière, une “entreprise traditionnelle qui s’est développée naturelle-

ment”. Son créneau : plomberie, chauffage, couverture, zinguerie… “Mon père Jean a créé la société en

1961 dans le 3e arrondissement de

Lyon, raconte-t-il. J’y suis rentré en

1981, après avoir fait le tour de

France du compagnonnage. Puis mon frère Lionel nous a rejoints en

PHOTO RAPHAËL BERT

1994.”

Depuis 1999, l’effectif est passé de

10 à 40 salariés. “Notre progression

doit beaucoup à la formation,

ARCHIVES RAPHAËL BERT

détaille Patrice Rivière. Une grande partie de nos chefs d’équipes ou de

“L’apprentissage est la clé de notre développement”, avance Patrice Rivière.

tant qu’apprentis. En fait, on a

Nous ne sommes pas les moins

L’apprentissage, c’est la clé de notre

vée.”

nos chargés d’affaires ont débuté en formé des jeunes et on les a gardés. développement.”

Des dizaines de milliers de personnes ont travaillé sur le site de Vénissieux de 1964 à 1996. Ici, la fonderie RVI en 1989.

Ce développement va-t-il se pour-

Combien de dossiers avez-vous

carrière freinée. Les dossiers sont

ces salariés exposés ?

Jean-Paul Carret : Près de 1 200

retraités.

refuse, elle a toujours dit qu’elle

constitués à ce jour ?

ont été déposés à l’APER, constitués

à plus de 90 % constitués par des

par des salariés de tous les secteurs

Combien de dossiers ont-ils été

derie et de l’atelier autocars-auto-

de Lyon ?

du site, mais surtout ceux de la fonbus.

C’est à la fois beaucoup et peu,

examinés par les prud’hommes Pour l’instant, 150 dossiers, lors de deux audiences de conciliation, en

La direction de Renault Trucks s’y irait jusqu’au bout de la procédure.

Il y a toutefois du mieux de son

côté, l’attestation d’exposition à l’amiante est un peu moins difficile à obtenir.

mai et en juillet.

Quelle est la date limite pour

liers de salariés exposés en trente

Seulement 150 sur 1 200 ? Ça va

d’anxiété ?

Oui, mais ce n’est pas évident de

C’est un combat de longue haleine,

par rapport aux dizaines de milans…

contacter tous les intéressés, mal-

gré les efforts des syndicats ou de

la mutuelle d’entreprise. Beaucoup de gens sont allés travailler ailleurs ou sont partis à la retraite. On sait

aussi que des salariés à cinq ou six ans de la retraite hésitent à se lan-

cer dans une procédure, par crainte de voir leur évolution de

prendre un temps fou !

c’est sûr ! Mais le calendrier est fixé : nos avocats déposeront leurs

conclusions en mars 2018, ceux de

Renault Trucks en septembre, pour

une audience de plaidoirie le 4 décembre 2018.

Peut-il vraiment y avoir une

conciliation entre l’entreprise et

déposer un dossier de préjudice

Le délai légal est de deux ans après

suivre ? “Nous voulons juste conti-

nuer à apporter cette qualité de

service qui nous caractérise, assure le gérant. Et même si nous sommes

40, nous resterons une entreprise artisanale et familiale. Je veux que

les employés soient bien, et que les

clients soient satisfaits.” C’est qu’ici,

on dispose d’un bien de plus en plus rare : le temps. “Nous sommes exigeants sur la qualité du travail,

donc nous prenons le temps de réa-

chers, mais notre crédibilité est éle-

L’entreprise Jean Rivière fait partie des 25 premiers signataires de la Charte de coopération Ville-entre-

prises, lancée en juin 2015. Pour

Patrice Rivière, cette démarche était logique. “On voit que la Ville

s’intéresse à ce que font les entreprises. Nous avons par exemple été invités à une réunion avec Ikea et

Leroy Merlin autour du chantier du Puisoz. C’est une bonne chose de

développer l’économie en s’appuyant sur le tissu local.” g

liser correctement nos chantiers.

la date de publication de l’arrêté

au Journal officiel. Fin octo-

bre 2018, ce sera donc trop tard. Compte tenu de notre travail de

SANTÉ

vérification des pièces constitutives, la date butoir pour constituer un dossier auprès de l’APER sera le 31 mai 2018. g

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

ÇA SE PRÉCISE Technicentre SNCF : 600 salariés à l’horizon 2019 Le permis de construire étant délivré, les travaux du futur Technicentre industriel de la SNCF devraient débuter à la fin de l’année pour une livraison en juin 2019. Ce centre de maintenance régional s’installera sur un terrain de 8,5 hectares qui appartenait à Renault Trucks, près de la gare, entre le boulevard Ambroise-Croizat et la rue des FrèresAmadéo.

Les ateliers seront spécialisés dans la réparation de moteurs électriques et de convertisseurs de puissance. Ils voisineront avec des locaux administratifs et un bâtiment tertiaire dédié à l’ingénierie. L’aménagement représente un investissement de 70 millions d’euros pour la SNCF. Michèle Picard s’est félicitée d’une opération qui verra “600 salariés rejoindre notre territoire, à l’horizon 2019”.

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A.S.


DOSSIER

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

9

MINGUETTES

Vénissy, nouveau poumon du Plateau Lancée en 2005, la Zone d’aménagement concerté (ZAC) de Vénissy est en passe de devenir le poumon économique du plateau des Minguettes. Le 21 septembre, élus, commerçants et habitants ont inauguré les nouveaux commerces du quartier. Retour sur l’un des chantiers emblématiques de la ville, dont les origines remontent au milieu des années 90. DOSSIER RÉALISÉ PAR : ALAIN SEVEYRAT ET FRANÇOIS TOULAT-BRISSON PHOTOS : RAPHAËL BERT

L

e 21 septembre, le quartier de

constat unanime : le renouveau du

Vénissy est “un signe de plus, un

inaugurer ses nouveaux com-

“Certains ont le sentiment d’avoir

étape dans l’évolution des Min-

Vénissy était en fête pour

merces. C’est la Société d’équipement et d’aménagement du Rhône et de

Lyon (SERL), en charge de la réalisa-

tion de la Zone d’aménagement

concerté (ZAC), qui organisait la manifestation en partenariat avec la

Plateau, c’est du concret.

vu naître sous leurs yeux un nou-

guettes qui a débuté depuis plus de

veau quartier, tant le changement

30 ans”.

terme de transformation pour que

de la Métropole de Lyon en charge

morphose” me paraît résumer ce

urbain, de l’habitat et du cadre de

maire, Michèle Picard, pour qui ce

des quartiers que l’on pouvait consi-

a été profond. D’autres préfèrent le

l’histoire de ces lieux reste. “Méta-

Ville et les commerçants locaux. Au

qui s’est passé ici”, s’est félicitée le

mations, de la bonne humeur. Et un

nouveau pôle commercial de

programme : une tombola, des ani-

marqueur positif, une nouvelle

Pour Michel Le Faou, vice-président

de l’urbanisme, du renouvellement

vie, cette opération démontre “que

dérer comme relégués à la périphé- >>>


DOSSIER

10 >>>

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

rie de la ville ont pu bĂŠnĂŠficier dâ&#x20AC;&#x2122;une

la SERL, que les commerces aient

tion dâ&#x20AC;&#x2122;ensembles immobiliers au

offre de qualitĂŠ, et quâ&#x20AC;&#x2122;ils prennent

seconde chance, grâce Ă la construcgoĂťt du jour et dâ&#x20AC;&#x2122;espaces publics de qualitĂŠâ&#x20AC;?.

Retour au milieu des annĂŠes 1990. Ă&#x20AC; cette ĂŠpoque, le centre commer-

cial de VĂŠnissy, construit 25 ans plus tĂ´t, est Ă bout de souffle. Mal-

grĂŠ quelques opĂŠrations de rĂŠha-

bilitation, la frĂŠquentation baisse, des commerces ferment et la gale-

rie marchande est le lieu de trafics

divers. Le Grand Lyon, lâ&#x20AC;&#x2122;Ă&#x2030;tat et la

Ville se lancent alors dans une patiente politique de rachat des

garages et des locaux commerciaux, en vue dâ&#x20AC;&#x2122;engager une lourde

opĂŠration de dĂŠmolition-recons-

truction. En 2005, la ZAC de VĂŠnissy

est crĂŠĂŠe. En 2008, la rĂŠalisation du projet est confiĂŠe Ă la SERL par le

Grand Lyon. Et en 2010, un centre

commercial provisoire se met en

place au pied du château dâ&#x20AC;&#x2122;eau pour continuer Ă faire vivre lâ&#x20AC;&#x2122;acti-

vitĂŠ durant les travaux. â&#x20AC;&#x153;Il sera dĂŠtruit Ă termeâ&#x20AC;?, annonce Idir Boumertit, adjoint au maire en charge du Grand projet de ville.

UNE LONGUE HISTOIRE

â&#x20AC;&#x153;Ă&#x20AC; lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠpoque de lâ&#x20AC;&#x2122;ancienne galerie marchande, nous disposions dâ&#x20AC;&#x2122;un

certain nombre de commerces, mais leur qualitĂŠ sâ&#x20AC;&#x2122;est dĂŠgradĂŠe au

fil du temps, se souvient Idir Boumertit. Lâ&#x20AC;&#x2122;idĂŠe de cette ZAC, câ&#x20AC;&#x2122;ĂŠtait

de sâ&#x20AC;&#x2122;assurer, en collaboration avec

QUELQUES CHIFFRES 23 600 m² de logements (50 % de logements sociaux 50 % de logements privÊs).

â&#x2014;?

les reins solides, quâ&#x20AC;&#x2122;ils portent une

en compte le pouvoir dâ&#x20AC;&#x2122;achat des

habitants.â&#x20AC;? Lâ&#x20AC;&#x2122;offre immobilière Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŠchelle de la ZAC a donc ĂŠtĂŠ

conçue pour accueillir autant de

locataires que de propriĂŠtaires. Ces derniers bĂŠnĂŠficiant dâ&#x20AC;&#x2122;une

accession abordable et sĂŠcurisĂŠe Ă la propriĂŠtĂŠ.

Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot A a ĂŠtĂŠ livrĂŠ au printemps 2014. Le bâtiment, situĂŠ le long de

lâ&#x20AC;&#x2122;avenue Jean-Cagne, comprend 71Â logements locatifs sociaux gĂŠrĂŠs par le bailleur Lyon MĂŠtropole

Habitat, et 16 autres en accession Ă la propriĂŠtĂŠ. Au rez-de-chaussĂŠe,

ses 3 000Â m2 de surface commer-

ciale ont vu lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe du supermarchĂŠ Casino et de son parking de

90Â places, dâ&#x20AC;&#x2122;un salon de beautĂŠ, dâ&#x20AC;&#x2122;une auto-ĂŠcole et dâ&#x20AC;&#x2122;une agence

de voyages. Avant que, fin octobre 2016, lâ&#x20AC;&#x2122;espace de coworking â&#x20AC;&#x153;La cocotteâ&#x20AC;? nâ&#x20AC;&#x2122;ouvre ĂŠgalement ses

portes sur lâ&#x20AC;&#x2122;avenue Jean-Cagne. Entre-temps, en novembre 2015, le pĂ´le mĂŠdical et sa petite dizaine de praticiens avaient ĂŠlu domicile dans un espace de 700 m2.

Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot B est dĂŠsormais terminĂŠ. SituĂŠ de lâ&#x20AC;&#x2122;autre cĂ´tĂŠ de la place

Le 21 septembre, lâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnageur, la Ville et les commerçants avaient conviĂŠ les habitants Ă fĂŞter le renouveau commercial du quartier.

locatifs sociaux (bailleur 3F), vingt

et dâ&#x20AC;&#x2122;une banque. En tout, 1 850Â m2

centrale, il intègre 50 logements autres en locatif intermÊdiaire

seront affectĂŠs aux commerces

taine en accession Ă la propriĂŠtĂŠ.

menĂŠs Ă terme, le quartier nâ&#x20AC;&#x2122;aura

(bailleur privĂŠ SNI) et une trenUn opticien audioprothĂŠsiste sâ&#x20AC;&#x2122;est installĂŠ en fĂŠvrier dernier, suivi en

avril par une boulangerie-pâtisserie, un prestataire de services liÊs

aux cartes grises et un laboratoire

dâ&#x20AC;&#x2122;analyses mĂŠdicales. Ils seront

rejoints par un bureau de tabac et

â&#x2014;?

un boucher avant la fin de lâ&#x20AC;&#x2122;annĂŠe,

â&#x2014;?

2018. Ouverture prochaine ĂŠgale-

2 500 m² de bureaux et services. 8 200 m² de commerces.

L'opĂŠration s'ĂŠtend sur 4,5hectares.

â&#x2014;?

Montant de l'investissement : 52 800 000 â&#x201A;ŹHT.

â&#x2014;?

et par un cabinet dentaire dĂŠbut ment dâ&#x20AC;&#x2122;une boutique multimĂŠdia. Une pharmacie et un bureau de

Poste doivent sâ&#x20AC;&#x2122;installer en 2021.

On attend aussi lâ&#x20AC;&#x2122;arrivĂŠe Ă terme

dâ&#x20AC;&#x2122;autres commerces et services, notamment ceux dâ&#x20AC;&#x2122;une brasserie

dans cet ĂŽlot. Une fois ces dossiers

pas terminĂŠ sa mue. Il faudra attendre la livraison des futurs

ĂŽlots C et D, pour voir le visage dĂŠfinitif de Venissy. Lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot C compren-

dra 40 Ă 50 logements locatifs sociaux et 40 Ă  50 logements pri-

vĂŠs, en accession Ă la propriĂŠtĂŠ

et/ou en locatif libre. 1 200Â m2

seront rĂŠservĂŠs pour les commerces en rez-de-chaussĂŠe. Quant

Ă lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot D, il pourrait ĂŞtre livrĂŠ cou-

rant 2019 et sera composĂŠ de

24 logements locatifs intermÊdiaires (Foncière Logement), Êpau-

lĂŠs par 1 300Â m2 de locaux pour

lâ&#x20AC;&#x2122;activitĂŠ ĂŠconomique. g

1994 : premières rĂŠflexions sur la restructuration de la galerie marchande 2005 : crĂŠation de la Zone dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement concertĂŠ (ZAC) de VĂŠnissy 2008 : le Grand Lyon confie la rĂŠalisation du projet Ă la SERL dans le cadre dâ&#x20AC;&#x2122;une concession dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement 2010 : mise en place dâ&#x20AC;&#x2122;un centre commercial provisoire, au pied du château dâ&#x20AC;&#x2122;eau 2012 : lancement des travaux de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot A. DĂŠsamiantage de lâ&#x20AC;&#x2122;ancienne galerie marchande et dĂŠbut de sa dĂŠmolition 2013 : fin de la dĂŠmolition de la galerie marchande et de la tour de bureaux. Lancement des travaux dâ&#x20AC;&#x2122;amĂŠnagement de la place centrale et de la rue Albert-Camus. 2014 : livraison de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot A 2015 : lancement des travaux de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot B 2017 : fin de la livraison de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot B 2019 : livraison prĂŠvue de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot D 2020 : livraison prĂŠvue de lâ&#x20AC;&#x2122;ĂŽlot C 2021 : fin de lâ&#x20AC;&#x2122;opĂŠration

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DOSSIER

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

Du rôle de l’aménageur Vincent Malfere, directeur général de la SERL

“L’objectif était de reconstruire une centralité aux Minguettes, en offrant un nouvel espace de vie rénové et une réimplantation commerciale et tertiaire. La SERL a commencé à intervenir à Vénissy en 1995, en effectuant les premières acquisitions, dans une situation foncière complexe. Nous sommes devenus concessionnaires de la ZAC en 2008. Notre travail a été de gérer la transition, en installant un centre commercial provisoire, tout en suscitant des candidatures pour les nouveaux commerces. Nous avons mené une réflexion bien en amont sur la typologie des commerces souhaités, pour sélectionner les bons projets, écarter les autres, les répartir… Aujourd’hui, tout en continuant à gérer la couture entre anciens et nouveaux, nous accompagnons les commerçants dans leur projet. En organisant des animations locales, par exemple. L’opération est un succès dont nous sommes fiers !"

LES ENSEIGNES Ouvertes Un magasin d’optique Une boulangerie-pâtisserie Une agence de voyages Un coiffeur Un supermarché Casino Un service de cartes grises Une auto-école Un laboratoire d’analyses Un cabinet dentaire Un espace dédié à la création d’entreprise

3 QUESTIONS À

... Et à venir Un boucher-traiteur (fin 2017) Un tabac-presse (fin 2017) Un cabinet dentaire (début 2018) Une pharmacie et un bureau de Poste doivent s’installer en 2021. On attend aussi l’arrivée à terme d’autres commerces, notamment une brasserie.

Idir Boumertit adjoint au Grand projet de ville

“Il était temps que l’on passe à autre chose” Idir Boumertit est 4e adjoint au maire, en charge du Grand projet de ville, de l’insertion et de la formation. Il met en avant une opération qui va à la fois améliorer le quotidien des habitants et renforcer la mixité sociale. Quel est votre sentiment en ce jour d’inauguration ?

C’est une belle opération de renouvellement urbain. D’une part, elle

Quelles ont été les difficultés principales pour faire aboutir le projet ?

le centre commercial était un véri-

table lieu de vie. Le plus difficile a donc été de faire admettre aux commerçants qu’il fallait démolir pour reconstruire. Sinon, dans un

autre registre, nous avons eu beau-

coup de retards dans la démolition, en raison notamment de la nature

sence d’amiante… Mais tout cela est derrière nous maintenant.

favorise la mixité sociale, puisque

Aujourd’hui, personne ne sem-

accession à la propriété et l’autre

commercial…

la moitié des logements est en en locatif social ou privé. D’autre part, avec les commerces en pied

d’immeubles, la population bénéficie de services à la fois abordables et de qualité.

ble regretter l’ancien centre

Je l’ai bien connu, puisque j’y ai

travaillé pendant mes études. Au

départ, c’était un lieu central du Plateau. Puis je l’ai vu évoluer et se détruire progressivement.

ACTEURS DU RENOUVEAU Vény Optique Après avoir travaillé plusieurs années dans le centre-ville, Matthieu Deyries et Alexandre Guillot ont ouvert leur première boutique en décembre 2016. “Ici, nous bénéficions de beaucoup d’atouts : un parking juste devant, un arrêt de tram, la proximité du supermarché et du marché, une très bonne visibilité depuis la place.” Avec trois cents modèles de lunettes en entrée de gamme, un large choix plutôt rare chez les opticiens, les prix y sont raisonnables mais évitent le discount de mauvaise qualité. “Je tiens à remercier les habitants qui nous ont fait confiance. Notre succès dès l’ouverture nous a permis d’embaucher très vite une employée, qui habite d’ailleurs le quartier.” Très attaché à s’impliquer

dans la vie locale, Vény Optique est partenaire de l’AS Minguettes et du club Lions Futsal.

Vénissieux carte grise Après avoir ouvert des commerces semblables à Givors, Saint-Étienne et Vienne, Fouad Khedhri a créé Vénissieux carte grise. Implantée au cœur de Vénissy, sa boutique est spécialisée dans les formalités liées aux cartes grises et dans la fabrication de plaques d’immatriculation. “En 2016, lorsque j’ai appris que le point préfecture allait fermer, je n’ai pas hésité. Ici, c’est un emplacement stratégique !” , explique-t-il, avant de préciser que l’entreprise proposera prochainement de nouveaux services. L’entrepreneur cache bien son jeu. Ancien militaire, il est aussi président d’une entreprise d’esthé-

tique automobile. Son prochain projet ? “M’occuper de ma famille”, sourit-il.

Laboratoire d’analyses médicales Unilians Minguettes

Dans les années quatre-vingt-dix,

des bâtiments et des sols, de la pré-

11

Quand on le compare avec le nouveau, il n’y a pas photo ! Il était temps que l’on passe à autre

chose. J’émets simplement le souhait que l’on puisse retrouver

dans ce nouveau centre commercial à ciel ouvert les animations

d’antan. Il faut donc que les commerçants créent une dynamique, qui ne pourra que renforcer le quartier. g

Présent depuis 1993 sur le Plateau, d’abord dans la tour de l’ancien centre commercial — qu’il a été le dernier à quitter — puis dans des locaux provisoires face au marché, le labo est désormais situé dans des locaux vastes et pratiques, le long de l’avenue Jean-Cagne. C’est toujours la même équipe de huit collaboratrices qui accueille la centaine de patients qui viennent chaque jour prendre rendez-vous, faire des analyses ou chercher leurs résultats. “Nous recevons les petits-enfants de nos premiers patients ! confie Philippe Astier, le directeur gérant. Tout le monde est satisfait, nous avons de meilleures conditions de travail et d’accueil,

il faut juste changer un peu les habitudes des uns et des autres, mais ça va aller vite !”


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CULTURE

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

Inauguration du nouvel espace Pandora Parole ambulante se déclinera dans plusieurs lieux de Lyon et de l’agglo jusqu’au 7 octobre où, aux Asphodèles (Lyon 3e), Martin Laquet, Patrice Vandamme, Patrick Dubost, le CFMI et Claudine Lebègue finiront en beauté cette 22e édition. Avant cela, le 2 octobre à 11 h 30, le festival repassera par Vénissieux pour l’inauguration du nouveau local de l’Espace Pandora au 8, place de la Paix. Entrée libre, en présence du maire Michèle Picard, des partenaires de l’association, avec le soutien de la fondation Vinci. Dans le cadre du Grand Rendez-Vous de la Ville.

C

PAROLE AMBULANTE, DU 30 SEPTEMBRE AU 7 OCTOBRE À LYON, VÉNISSIEUX TÉL. : 04 72 50 14 78. SUR LE NET : ESPACEPANDORA.ORG arnet de voyages, voilà un

Tout commencera à Vénissieux, le

Lié à Che Guevara, puisque

par le quatrième Jour du livre. Ce

beau titre pour un festival !

ARCHIVES J.-C.L.

c'était celui du film de Walter Salles

sur la balade initiatique du futur révolutionnaire à travers l'Amé-

rique latine — et c'est dommage

qu'un temps pressentie, Mireille

Rivat (voir p. 13) n'ait pu finalement

PAROLE AMBULANTE

Le jour le plus long du livre L’Espace Pandora ouvre la 22e édition de son festival avec un Jour du livre festif qui déménage entre le cinéma Gérard-Philipe et le centre MichelDelay. Ce 30 septembre, de 10 à plus de 20 heures : animations, ateliers, stands d’éditeurs, installation poétiques et lancement de l’université populaire par le Conseil citoyen avec un film.

ET BRON.

faire partie du générique. Un car-

net de voyages, c’est aussi dans la bibliographie de Nedim Gürsel, le romancier qui parraine cette édi-

tion, que l’on pourra le trouver. Il a

souvent écrit sur la Turquie, sa terre natale, mais aussi sur Venise, l’Amérique, Berlin et tous les

mirages du Sud. On le retrouvera dans une Chambre d’écho (le 3 octobre à 19 heures au Théâtre des Mar-

ronniers, à Lyon) et lors d’un petit-déjeuner littéraire à la librairie Raconte-moi la Terre (Lyon 2e).

Autour de lui, on reconnaîtra au cours de cette Parole ambulante, festival poétique organisé par l’Es-

pace Pandora, maints écrivains,

artistes, photographes, musiciens, comédiens, réalisateurs…

30 septembre à partir de 10 heures, salon gratuit et en plein air réunit

des stands d’éditeurs, des ateliers

créatifs (d’écriture, de slam et rap, de reliure japonaise et de gravure sur polystyrène), des jeux litté-

raires, des installations — dont celle

de la Tribu Hérisson, sympathique petit animal musical issu de Vénis-

sieux —, un espace jeunesse… et

deux écrivains: Denis Pourawa, qui a été en résidence dans la commune, et Laura Tirandaz.

Créé sur la grande pelouse des Min-

guettes, face au marché, puis démé-

nagé pour cause de pluie l’an dernier à la médiathèque, le Jour

du livre se déroulera cette année entre le cinéma Gérard-Philipe et le

centre Michel-Delay et pourra, en cas d’intempérie, se réfugier dans l’école de musique et le cinéma. Il

se conclura par le lancement de l’université populaire portée par le Conseil citoyen (lire ci-dessous). g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Lancement de l’université populaire citoyenne Dominique Barzasi et Christian Grimonet Saint-Alban font partie de ces Vénissians volontaires qui, en mars 2016, ont créé dans le cadre du contrat de ville le Conseil citoyen. “Espace de citoyenneté locale, instance de démocratie participative”, telles étaient les définitions apportées à cette nouvelle structure. Avec, dans le viseur, la mise en place d’une université populaire citoyenne, sur les valeurs de la République et de la laïcité. Laquelle sera officiellement lancée à l’occasion du Jour du livre, ce 30 septembre.

“Emmanuel Merle, président de l’Espace Pandora, qui organise la manifestation avec la Ville, nous présentera. Nous aurons un stand tout l’après-midi et nous finirons par la projection du film de Claire Denis en avantpremière “Un beau soleil intérieur”, à 20 heures, au cinéma Gérard-Philipe.”

TARIF UNIQUE : 4 EUROS. DANS LE CADRE DU GRAND RENDEZ-VOUS DE LA VILLE, EN PARTENARIAT AVEC L’ESPACE PANDORA, AVEC LE SOUTIEN DE LA VILLE, DE L’ÉTAT (CGET), DE LA MISSION GRAND PROJET DE VILLE DE VÉNISSIEUX, DE LA MÉTROPOLE DE LYON ET DE NOMBREUX PARTENAIRES.

À 20 h 30 au cinéma Gérard-Philipe


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LORSQUE S’ALLUMENT LES BRASIERS

Comandante Che Guevara

O

n le voit partout, le Che, à cette Fête de l’Huma 2017. Son effigie se retrouve ici et là sur plusieurs stands — et pas seulement celui de Cuba — et sur énormément de t-shirts. En cette année du cinquantième anniversaire de sa mort, il est toujours l’emblème de la Révolución. Sur le stand du Val-de-Marne, là où se trouve la scène Jazz’ Hum’Ah !, la chanteuse Mireille Rivat a réuni une jolie série d’affiches consacrées à Ernesto Guevara, pour accompagner

Le Che à Vénissieux En espérant la venue à Vénissieux, dans la ville où elle a grandi, de Mireille Rivat et de son spectacle (mais, pour l’instant, rien n’est décidé), une conférence-débat va se tenir à la Maison des fêtes et des familles (20, avenue Division-Leclerc) le 6 octobre à partir de 19 heures. Organisée par le comité lyonnais de l’association France Cuba dans le cadre du cinquantième anniversaire de l’assassinat de Che Guevara, le 9 octobre 1967, elle aura pour invité principal Luis Alberto Lavandeyra, ancien compagnon du Che.

RENSEIGNEMENTS : FRANCE-CUBA.LYON@LAPOSTE.NET 06 81 76 59 73.

son spectacle Lorsque s’allument les brasiers. Sous les projecteurs, les comédiens Alexis Berecz et Roza Poivert incarnent Ernesto et sa mère. Mireille a écrit leurs dialogues et monologues en s’inspirant tout autant des écrits et poésies du Che qu’en empruntant à Pablo Neruda et autres auteurs. Le futur révolutionnaire nous apparaît comme un lecteur affamé de romans français et espagnols, admirateur de leurs héros, et l’on se doute combien d’Artagnan et Don Quichotte ont pu devenir des sources d’inspiration. Il est également un grand amateur du jeu d’échecs.

“D’autres terres dans le monde réclament mes modestes forces.”

Lorsque s’allument les brasiers

Une des grandes originalités de Lorsque s’allument les brasiers — un titre qui vient de la belle chanson de Colette Magny — est l’utilisation d’images d’archives, dont la plupart sont rares. On s’étonne ainsi, dès le départ, de la présence d’un Mickey Mouse sautillant à l’écran jusqu’à ce que le Che, enfin, Alexis Berecz dans le rôle, précise qu’il est né la même année que le personnage de Disney, en 1928. Son père est tan-

PHOTO JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Originaire de Vénissieux, Mireille Rivat a conquis une des scènes de la dernière Fête de l’Humanité, le 15 septembre, avec un spectacle sur le Che. Séditieux et séduisant !

C’est le comédien Alexis Berecz qui incarne Ernesto Guevara. guero, danseur de tango ? Un couple langoureusement enlacé traverse le voile sur lequel sont projetées les vidéos. Les séquences s’ajoutent, qui peuvent faire comprendre pourquoi un jeune homme exalté choisit de prendre les armes contre l’injustice : le drapeau nazi qui flotte sur l’ambassade d’Allemagne à Buenos Aires ; les bombes atomiques sur le Japon ; la chasse aux sorcières par les maccarthystes américains… De la jeunesse du Che à son grand voyage à moto, avec son ami Alberto Granado, à travers toute l’Amérique latine, et à sa découverte de la misère dans les mines et les campagnes, nous suivons avec intérêt une trajectoire qui semble d’emblée tracée et qui, complètement ancrée dans la manière de vivre argentine, se nourrit de chansons. Des chansons (Tantas veces, Pauvre pampa, Al odio le dejare…) que Mireille emprunte

au folklore latino ou traduit de Neruda, Jara… et qu’elle chante formidablement, accompagnée par la guitare d’Éric Sauviat et les claviers et percussions d’Olivier Hestin, seule ou avec Roza Poivert. Une véritable frustration naît pendant le spectacle, due à la vision parcellaire de la chanteuse et de ses musiciens derrière le rideau, à travers les images d’archives. Quand, enfin, Mireille Rivat vient sur scène entonner Hasta siempre sur des images du Comandante et de Fidel Castro et Sans la nommer de Georges Moustaki, où il est question de “révolution permanente”, l’émotion monte d’un cran. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER ON

RETROUVE LES CHANSONS DU SPECTACLE DANS LE NOUVEL ALBUM DE MIREILLE RIVAT POÉSIES REBELLES - LORSQUE S’ALLUMENT LES BRASIERS (ARTS ET SPECTACLES), ORNÉ D’UN TRÈS BEAU DESSIN DU CHE PAR ÉRIC LETINIER-SIMONI.

MUSIQUES URBAINES

Du rock à texte

Premières notes de saison pour Bizarre !

PHOTO JEAN-CHARLES LEMEUNIER

CYRIL MOKAIESH AU THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Cyril Mokaiesh sur une des scènes de la Fête de l’Huma

Ce 6 octobre, sur la scène du Théâtre de Vénissieux, on retrouve Cyril Mokaiesh qui vient d’obtenir un réel beau succès à la Fête de l’Huma. Il ne suffit pas, pour enflammer le public, de chanter Je suis communiste — encore que, dans ce cadre spécifique, ce titre ne peut être que bienvenu — car Cyril Mokaiesh possède le véritable talent d’avoir de beaux textes et des musiques très rock. Un rock qui sait d’ailleurs se mâtiner de mélodies beaucoup plus calmes, surtout lorsqu’il rend hommage à la grande Barbara avec Ostende.

Cyril est sans doute un chanteur plus engagé qu’enragé. Lui ne fait pas dans la surenchère mais garde quand même présents dans ses textes, à côté des amours malheureuses, le monde et ses travers. Il évoque les attentats (Novembre à Paris), s’adresse aux “enfants d’la révolution moderne” (Ici en France) et sait que son “époque broie du noir” (Mon époque). À découvrir si on ne le connaît déjà ! g

LE 6 OCTOBRE À 20 H 30 AU THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX. TARIFS : DE 8 À 19 EUROS. RÉSERVATIONS : 04 72 90 86 68 - RESA@LAMACHINERIEVENISSIEUX.FR - WWW.THEATRE-VENISSIEUX.FR

Pour son ouverture de saison, le 5 octobre à 19 h 30, l’équipement Bizarre ! invite Jorrdee, Lutèce et quelques invités. Le premier est un rappeur lyonnais, l’un des fondateurs du collectif 667. Depuis 2011, il a multiplié les projets et vient de sortir cette année Avant (Hôtel Dieu, Warner Music), fort de 12 titres. Le deuxième, Lutèce, est un duo qui, malgré son nom, est lui aussi issu de l’agglo. Produits par Jorrdee, Ian et Marty délivrent un spleen que Les Inrocks qualifiaient, dans un article, “à contre-courant des flows bodybuildés et arrogants”. (Tarif unique : 5 euros. Pass Bizarre ! : gratuit). Ensuite, du 10 au 12 octobre, Bizarre ! accueille Kaixu by Pixvae en résidence. Cette dernière est organisée avec Le Périscope dans le cadre de l’année France-Colombie. g

RENSEIGNEMENTS : 04 72 50 73 19.


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CULTURE

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BIENNALE HORS-NORME

À VENIR Espace Madeleine-Lambert Le 7 octobre, entre 15 heures et 17 h 30, la salle d’arts plastiques de la Maison du peuple propose une rencontre avec l’artiste Niek van de Steeg, autour de son exposition Pollution. Découverte commentée et projection de vidéos, suivies d’un échange.

Salle Érik-Satie Pour la présentation de sa nouvelle saison à la salle Érik-Satie, le 13 octobre à 19 h 30, l’école de musique Jean-Wiener vous convie à la découverte du concert Bamos !, par le groupe Téquila Café et des choristes.

Théâtre de Vénissieux Ce même soir, 13 octobre à 19 heures, La violence des riches sera discutée au théâtre par les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon. Avant le spectacle tiré de leurs travaux, à 20 heures, monté par la compagnie Vaguement com-

pétitifs. Nous en reparlerons. Dès 14 ans. Tarifs : de 8 à 19 euros. Tél. : 04 72 90 86 68.

Médiathèque Lucie-Aubrac Le prochain Bébé bouquine se tiendra à la médiathèque le 4 octobre à 10 h 30. Ce même jour à 15 heures, à la salle IrèneJoliot-Curie, un atelier illustration, destiné aux enfants de 6 à 12 ans, sera animé par Morgane Demoreuille, dans le cadre du Grand Rendez-Vous. En partenariat avec la médiathèque. Retour à Lucie-Aubrac le 11 octobre à 15 heures pour “Racontemoi une histoire”. À partir de 4 ans. Rens. : 04 72 21 45 54.

Le Porte-Pôt Le 29 septembre à partir de 19 h 30, l’épicerie-comptoir du 329, route de Vienne propose un concert de blues “vivifiant et endiablé” avec N’ando and’o Blues. Une soirée qu’on nous promet terrible ! Résas : 04 72 62 86 18.

Carton plein pour Josselin Vous vous sentez observés, dans la

salle d'expo du cinéma Le Comœdia (Lyon 7e) ? Normal, puisque les regards de Van Damme, Gabin,

Montand, Marilyn se braquent sur vous, tandis que vous êtes accueillis par Bruce Lee et Chuck Norris

s'affrontant dans les ruines du Colisée de Rome. Réalisés à base de carton pour la plupart, ils sont l'œuvre de Josselin Piétri, un artiste vénis-

sian dont nous suivons le parcours depuis quelques années.

Dans le cadre de la BHN (Biennale

Hors Normes) qui se tient jusqu'au

Vernissage le 1er octobre à 18 h 30 au Comœdia

12 octobre à Lyon, Josselin a donc

confronte à des objets significatifs.

on assistera à la projection du film

phiques. Citons encore le requin

wood représenté… en carton.

lent's Band, en présence des deux

posé ses personnages cinématograde Jaws, un étonnant panorama de la carrière de Jean Gabin où 90 de ses rôles ont été retracés en acry-

lique ou encore un grand panneau à multiples volets derrière lesquels, suivant le thème, on se

Tel le cigare fumant de Clint East-

Josselin s'apprête à exposer à Bruxelles en février prochain et peaufine le vernissage de son expo au Comœdia, le 1

er

octobre à

18 h 30, pour lequel il a prévu une performance. Ensuite, à 20 heures,

Cinéma Gérard Philipe

le 5 octobre à 18 h 30.

À voix haute Réalisé autour du concours Eloquentia, le film de Stéphane de Freitas a suscité un engouement extraordinaire. Il sera présenté le 3 octobre à 20 heures en présence d’Eddy Moniot, lauréat de ce concours d’éloquence, et de Loubaki, slameur et formateur.

Expulsions, la honte Ce documentaire de Karine Dusfour montre comment, grâce à une dizaine de témoignages, les expulsions locatives ne font qu’accroître la désocialisation de ceux qui les subissent. Le film est projeté le 4 octobre à 20 heures, en présence de la réalisatrice, dans le cadre du Grand Rendez-Vous de la Ville. Entrée libre.

Le sens de la fête

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-venissieux.fr/2017_cinema/Le-programme

Interprétée par Jean-Pierre Bacri, Gilles Lellouche et Jean-Paul Rouve, cette comédie sur les préparatifs d’un mariage, réalisée par Éric Toledano et Olivier Nakache, sera programmée le 6 octobre à 14 h 30 dans le cadre de la Semaine bleue.

filles de l'artiste-architecte disparu en 1988. Dont le musée de la Fabu-

loserie sera visible du 29 septembre au 22 octobre à la chapelle de l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu. g

J.-C.L

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

Classé Art et Essai

Séances pour sourds et malentendants Ôtez-moi d’un doute le 28 septembre à 18 h 30 ; Mon garçon

Alain Bourbonnais et son Turbu-

COUP DE PROJECTEUR

Deux ou trois choses que l’on sait d’elle LE REDOUTABLE

DE

MICHEL HAZANAVICIUS

Plus qu’à Jean-Luc Godard, personnage principal du Redoutable, le

titre s’applique d’abord à un sousmarin nucléaire lancé à Cherbourg en 1967, en présence du général de Gaulle.

En

sachant

qu’à

sa

manière, cinéaste atypique en train de se politiser en plein mai 68, JLG l’est tout autant, redoutable.

Portrait d’une époque et d’un amour — celui de Jean-Luc pour son actrice Anne Wiazemsky, qui a retracé ses aventures dans plu-

sieurs romans joliment écrits,

une évocation de mai 68 un peu

Redoutable navigue toujours entre

avec le passage sur le festival de

pudiques et humoristiques —, Le

deux eaux — normal, pour un sous-marin. Entre sérieux et comé-

die, entre cinéma d’auteur et populaire, entre réussi et raté, entre “à

la manière de” et “à ma manière”…

Crédible en Godard, Louis Garrel se transforme parfois, et de plus

en plus au fil du récit, en caricature un peu creuse. Malgré tout, après

fluette, le récit prend de l’épaisseur Cannes et le tournage du film avec Marco Ferreri.

Dans le rôle d’Anne Wiazemsky, la

jolie Stacy Martin prend le dessus

et l’on retiendra ses regards, ses silences, ces deux ou trois choses

que l’on saura d’elle au cours du métrage et sa présence incroyable dans ce film inégal. g


SPORTS

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PHOTO DJAMEL YOUNSI

L’équipe de rugby de l’USV s’enlise dans un championnat de Promotion d’honneur régional plus proche de la pratique loisir que de la compétition de bon niveau. Comment sortir de la mêlée ?

Face à Pont-de-Chéruy, les Vénissians (en rouge) auront tenu une mi-temps.

RUGBY

Le quinze vénissian veut rester debout epuis plusieurs années, le Quinze

D

des joueurs sortis de son “Académie Grenat”.

logiquement défait le XV de l’USV. En s’ap-

retenir ses jeunes bons éléments,

une régularité d’horloge. Dans le caquelon

temps réaliste. Alors qu’ils étaient menés 6-0

temps plus glorieux où Vénissieux évoluait

Culin qui avait le rôle du gruyère, porté à

vénissian végète. Le club peine à

qui vont voir ailleurs si le gazon est plus vert, et a du mal à recruter des joueurs d’ex-

périence à l’extérieur. Ayant la mémoire de

en Division 2, une poignée d’irréductibles habitués du stade Laurent-Gérin (côté ter-

rain et côté gradins) ont décrété que l’Ovalie

ne pouvait pas disparaître du mouvement sportif vénissian. Sauf que la saison ne sera pas une promenade de santé.

L’OGRE SUISSE

Seules les deux premières équipes de chaque poule accéderont aux phases finales, pour

évoluer ensuite en catégorie supérieure. Les

Il grimpe d’un niveau chaque année avec

du Servette, ce n’est pas le fromage qui fond, c’est l’adversaire. Lors de la première jour-

née, le 17 septembre, c’est le club isérois de ébullition 59 à 7.

Comme on ne voit pas quelle équipe pourrait mettre l’Helvète on the ground, la première

place ne devrait pas échapper aux Genevois.

Du coup, pour Michel Giulani, président de l’USV Rugby, “on part presque tous sur un pied d’égalité pour la seconde place qualifi-

cative”. C’est ce qui s’appelle voir le verre à moitié plein.

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS

places seront donc chères pour la terre pro-

Le verre à moitié vide, lui, a été bu par les

pense en haut de tableau. Une équipe aussi

Pont-de-Chéruy, le 17 septembre aussi. Venus

Genève. Intégré au championnat français,

matismes déjà bien huilés et aux intentions

mise. D’autant qu’une équipe va tuer le sus-

inattendue que redoutée : le Servette de le club suisse compte des internationaux et

Vénissians dès leur premier match, face à à Laurent-Gérin avec un groupe aux auto-

plus élevées que leurs hôtes, les Pontois ont

puyant notamment sur une seconde mi-

après une demi-heure de jeu, “les mouches

jeunes en provenance de Clermont, SaintPriest, Chasse et Tarare. Soyons patients.”

FIDÈLES

ont changé d’âne”, comme disait Albaladejo,

La patience, avec l’enthousiasme, ce n’est pas

“On était bien en jambes lors de la première

fanas et de fidèles qui occupe vaille que vaille

et les visiteurs l’ont emporté 15 à 6.

période, ensuite on a payé nos lacunes qui, on

l’espère, s’estomperont au fil des semaines”, analyse le staff technique vénissian. Cette année, les quatre entraîneurs (Franck Ori-

gine, Guillaume Mie, Anthony Perrier et Christian Chastanier) ont en charge les deux

équipes seniors. “Tout le monde sera logé à la même enseigne, explique Chastanier. Les

joueurs seront jugés sur leur implication lors des entraînements. Les plus assidus seront

convoqués en équipe première, les autres en

réserve.” “Ces choix seront profitables très

rapidement, pronostique Michel Giulani. Pas de passe-droit, de la bonne concurrence. D’au-

tant que l’effectif a été à peine remanié : deux joueurs sont partis à Rillieux et à Chassieu, et on a récupéré une quinzaine de joueurs assez

ce qui manque au public de connaisseurs, de la tribune de Laurent-Gérin. “Quel que soit le

niveau de notre quinze, on est là, proclame haut et fort un supporteur. On vient au match

pour trouver une camaraderie avec des joueurs qui font ce qu’ils peuvent.” Des grandes gueules sympathiques, et respectueuses : une

minute de silence a été suivie en mémoire de Michel Alcaraz, gardien de gymnase vénissian et ovaliste assidu, décédé cet été.

Animée des meilleures intentions pour le

court et moyen terme, l’USV Rugby prépare aussi l’avenir : garçons et filles, de 5 à 17 ans, sont invités à ses portes ouvertes chaque mer-

credi jusqu’à la fin du mois, de 17 h 30 à 19 heures, au stade Laurent-Gérin (avenue Jacques-Duclos). g

CONTACT USV RUGBY : 07 50 53 15 89

ET AHMEDR.USV@GMAIL.COM


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SPORTS

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30 SEPTEMBRE

AGENDA

1er forum “Sport, handicap et familles”

Samedi 30 septembre Les footballeurs de l’US Vénissieux reçoivent Chandieu/Heyrieux au stade Laurent-Gérin, à 20 heures. ● Les handballeurs du VHB reçoivent Chalon-sur-Saône pour le 2e tour de Coupe de France, au gymnase Tola-Vologe, à 20 heures. ●

“Comment aider mon fils en situation de han-

dicap à pratiquer une activité sportive ? Quelles sont les associations pouvant lui en

proposer, en loisir voire en compétition ?

Les rugbymen de l’USV accueillent Pont-de-Veyle au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. ●

lement, elle qui redoute “le regard de l’au-

tre”… ?” Toutes ces interrogations légitimes ont conduit la Ville à s’engager avec convic-

Mercredi 4 octobre

tion sur la thématique de l’accès aux sports cap. Elle a ainsi créé, en mars dernier, avec

le Centre de recherche et de l’éducation par

ARCHIVES RAPHAËL BERT

le sport et santé (CRESS) et l’Office munici-

pal du sport, un observatoire local qui sera

au cœur de “Sport, handicap et familles”, un forum programmé samedi 30 septembre

donne les temps forts de la journée. “En matinée, on portera la réflexion sur familles, enfants et associations sportives : comment

mobiliser enfants, parents et familles, com-

ment associer les différentes structures pouvant accueillir du public et comment la place des personnes en situation de handicap transforme l’espace social. Et dès 14 heures, après un temps convivial, on proposera des

ateliers de découverte avec présentation des clubs qui accueillent déjà des enfants et ados en situation de handicap.”

Dans le cadre de la Journée mondiale de

l’autisme, une journée similaire avait déjà été programmée au gymnase Ostermeyer,

en avril dernier, avec des ateliers de

Course d’orientation, “Vénissieux Express 2017”, organisée par la Ville dans le cadre du Grand RendezVous. Départ à 14 heures au gymnase Jacques-Anquetil. ●

pour les personnes en situation de handi-

Responsable du CRESS, Béatrice Clavel

Le VHB sur courant alternatif

Dimanche 1er octobre

Comment aider ma fille à sortir de son iso-

au gymnase Elsa-Triolet.

HANDBALL

Karatéka au Sen No Sen, Majid Nekoul est devenu licencié à l’AFA Feyzin Vénissieux.

démonstration proposés par des clubs impliqués. g

Samedi 30 septembre au gymnase Elsa-Triolet, de 9 heures à 16 heures. Forum “Sport, handicap et familles”, dans le cadre du Grand Rendez-Vous de la Ville. 9 h 15 - 10 h 15 : présentation de l’état des lieux “Sport et handicap à Vénissieux” 10 h 15 - 11 h 45 : ateliers 12 heures - 12 h 30 : synthèse 12 h 30 - 14 heures : temps convivial 14 heures - 16 heures : ateliers de découverte sportive et stands de présentation des structures

Samedi 7 octobre L’équipe de futsal de l’AS Minguettes Futsal reçoit Pfastatt au gymnase Jacques-Anquetil, à 16 heures. ●

Dimanche 8 octobre Les basketteurs du CLAM-V accueillent l’Olympic Sathonay au gymnase Alain-Colas, à 15 heures. ● Les basketteuses de l’ALVP accueillent les Terres Froides Basket au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30. ●

Comment expliquer que les handballeurs vénissians, qui avaient fait forte impression lors de la première

journée de championnat en allant s’imposer à Dijon (29-25), aient laissé échapper à domicile un succès

qui leur tendait les bras ? Certes, l’ALC Longvic fait partie des gros bras de la poule 5 de Nationale 2. Mais au même titre que les Vénissians.

Peut-être que les dirigeants longvicien et dijonnais — deux villes séparées par six petits kilomètres —

ont échangé des tuyaux tactiques et techniques pour faire tomber les Vénissians. Toujours est-il que sur le

parquet de Tola-Vologe, le 23 septembre, le VHB a cédé en fin de match (défaite 28-24), après avoir fait

la course en tête, menant même de 3 buts à la pause.

“Même à la pause, j’étais méfiant”, confiait le président

Gilles Clauss. “On a deux balles pour faire le break alors que nous menions 23 à 21, ensuite c’est le trou

noir”, regrettait pour sa part Olivier Odisio, l’entraîneur. Il y a des soirées comme ça… g

Rolando & Poisson Spécialiste du bâtiment depuis 1858

CYCLISME

Trois clubs en bande organisée

“COURIR POUR ELLES”

“Courir pour elles” rassemble des femmes autour d’une cause, la prévention des cancers féminins par l’activité physique. Le 14 mai denier, elles étaient 16 000 à courir ou à marcher au parc de Parilly. L’intégralité des bénéfices de cette journée, soit 200 000 euros, financera plusieurs programmes de soins de support. Tout au long de l’année, l’association agit auprès du grand public grâce à ses deux autres événements annuels, “Rouler pour elles” qui aura lieu le mercredi 11 octobre au centre commercial de La Part-Dieu, et “Danser pour elles”, programmé le 8 mars place Bellecour, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. L’association intervient également auprès d’entreprises partenaires, afin de sensibiliser les salariés sur les bienfaits d’une activité physique régulière.

ARCHIVES YVES RICARD

200 000 euros récoltés

Travaux de plâtrerie Cloisons sèches Peinture Revêtement de sols Ravalement de façades Isolation intérieure et extérieure

En dépit d’une météo capricieuse, l’Entente cycliste du Moulin-à-Vent, le Vélo Club Max-Barel et l‘Amicale cycliste du Moulin-à-Vent, organisateurs du Grand Prix cycliste de Vénissieux, se sont mis en évidence, dimanche 17 septembre, assurant une logistique sans faille au parc de Parilly. Sur les 148 participants venus s’illustrer sur l’une des quatre courses majeures réservées aux seniors, une bonne surprise : la 3e place du Vénissian Maxime Michel (AC Moulinà-Vent) en 3e catégorie. En minime, Rémy Martin du Vélo Club Max-Barel s’est également distingué.


SPORTS

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FLÉCHETTES

À Vénissieux, les Darts veulent faire mouche

L

PHOTO RAPHAËL BERT

Le club de fléchettes lyonnais vient de créer une antenne à Vénissieux. Il organisait récemment des Olympiades au gymnase Alain-Colas. es fléchettes évoquent spon-

Gones, qui a son siège dans le

dans un pub entre amis,

“Cette création a été rendue possi-

conversations et deux bières. Plus

Marc Baudin (directeur général

ludiques.”

de Vénissieux, ndlr)”, explique Sté-

teurs de la volée (un lancer de

tanément une bonne soirée

pour une petite partie entre deux qu’un simple jeu, les fléchettes sont

pourtant un authentique sport d’adresse. Sauf que les clubs sont rares.

“C’est sur la dimension ludique des fléchettes que nous misons pour développer l’activité à Vénissieux.”

Jean-Marc Baudin

La ville de Vénissieux peut se targuer de pouvoir proposer cette activité à l’occasion de réunions ponctuelles. Comme lors du weekend des 16 et 17 septembre, où le

gymnase Alain-Colas accueillait

des Olympiades. Bientôt ces rendez-vous devraient être plus réguliers puisque Vénissieux possède

désormais son propre club, déclinaison locale du Darts club des

5e arrondissement de Lyon.

ble grâce à l’implication de Jeanadjoint du pôle Éducatif de la Ville

phane Quiquandon, l’ancien responsable du club lyonnais, qui a

récemment laissé son fauteuil à Mariette Guillot. En attendant de

disposer d’un local, et pour susciter l’inscription de pratiquants

vénissians — il y a déjà une quinzaine d’adhérents, tous issus du club lyonnais —, le club multiplie

les opérations d’initiation et de découverte des fléchettes. “On

avait déjà œuvré à l’occasion de la Fête du sport et de la jeunesse de

juin, au stade Laurent-Gérin, rappelle Mariette Guillot. On a poursuivi avec Sport Expo en septembre

dans la galerie marchande Carrefour. Et tout récemment avec ces Olympiades au gymnase AlainColas, une compétition ouverte à

tous, basée sur des confrontations

Vénissieux va être la nouvelle cible de tous les clubs de fléchettes du quart sud-est. À cette occasion, quelque 50 ama-

3 QUESTIONS À

trois fléchettes) ont affiché leur

Mariette Guillot Présidente du Darts Club des Gones de Vénissieux

seillais de 10 ans, aura été la révé-

C’est fait, Vénissieux a donc son

les entraînements se déroulent

qu’il s’est initié très tôt à la disci-

L’entité de l’association reste la

Loge dans le 5e. Mais on espère pou-

adresse. Lucas, un tout jeune Marlation de ce tournoi. Il faut dire

pline avec son père, un dirigeant du Massalia Darts club de PACA.

Jesse et David, deux as de la cible, ont également joué les premiers rôles. “Certes, le but du jeu est

d’inscrire un maximum de points,

mais n’oublions pas que les fléchettes sont surtout l’occasion de

partager un moment convivial,

souligne Jean-Marc Baudin. C’est d’abord

sur

cette

dimension

ludique que nous misons pour

développer cette activité à Vénissieux.” g

DJAMEL YOUNSI CONTACT : DCG.VENISSIEUX@GMAIL.COM

club de fléchettes…

même, “Darts Club des Gones”, on y a simplement ajouté “Vénis-

sieux”. L’ancien club installé dans

encore à Lyon, au 1 bis, rue de la voir trouver rapidement un local ici.

le Vieux Lyon est encore opéra-

Quel était le but des Olympiades

pratique loisir, alors que Vénis-

au gymnase Alain-Colas ?

tionnel mais il se contentera de la sieux est chargée de l’aspect plus sportif, des compétitions, tournois et championnats.

Et vous avez été désignée prési-

dente de cette nouvelle structure…

J’étais une simple compétitrice, et j’ai franchi le pas pour m’investir

dans cette association. Pour l’heure,

organisées les 16 et 17 septembre L’objectif était uniquement de lan-

cer la saison et de populariser

encore davantage les fléchettes à Vénissieux. C’était un tournoi pure-

ment amical, avec des jeux très ludiques comme le cricket, le capi-

tal et le top 10. Pendant deux jours, on a multiplié les animations avec

des lots à gagner. Personne n’est reparti les mains vides. g

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Basket-ball

86 à 61, au gymnase Jacques-Anquetil.

les footballeurs de l’AS Vénissieux

neur. Battu à domicile par Pont-de-Chéruy,

Samedi dernier, les basketteuses de l’ALVP

La formation élite du CLAM-V a échoué

Minguettes ont été contraints au nul face

il y a dix jours, il a été dominé à Culin,

ont disposé de Grans— commune située

d’un souffle en ouverture de championnat

au FCL (0-0). Face au LCA Foot 38, les U 19

s’inclinant 35-20.

entre Salon-de-Provence et Istres —

de Prérégionale à Montluel, s’inclinant

du club ont obtenu une qualification sans

à l’issue d’une rencontre incroyable.

71-70 après prolongations.

problème à Apprieu, lors du 1er tour

Les Vénissianes menaient 23-11 à la pause

Amine Noua s’impose comme titulaire au

de la Coupe Gambardella (7-0).

Aux championnats de ligue Auvergne-

pour l’emporter 29-23 (si, si !). Maladresses,

sein de l’ASVEL qui évolue en élite, en Pro A.

En Coupe du Rhône, les seniors de l’USV

Rhône-Alpes de marche de durée

défenses renforcées, panne d’inspiration ?

Meilleur marqueur avec Roberson, il a ins-

se sont imposés face à l’AS Confluence

disputés à Ambilly samedi 23 septembre,

Toujours est-il qu’après deux journées

crit 14 points face à Limoges permettant

(3-1), au stade Sonny-Anderson.

bonne performance du minime Faustin

de championnat en Nationale 3, l’ALVP est

aux Verts de l’emporter 71- 68 à l’Astroballe.

co-leader avec deux autres formations. L’équipe masculine évoluant en Régionale 2 n’a pas tremblé face au CLAR, s’imposant

Football Pour leur match d’ouverture à domicile,

Athlétisme

Garreau, nouveau licencié à l’AFA Feyzin-

Rugby

Vénissieux, qui a parcouru 4 604 mètres

Le XV de l’USV ne rassure guère à l’occasion

en une demi-heure, arrivant cinquième

de la nouvelle saison en Promotion d’hon-

de l’épreuve.


AU QUOTIDIEN

18

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

Sur le net Assurance maladie : www.ameli.fr Maison départementale et métropolitaine des personnes handicapées (MDMPH) : www.grandlyon.com/services, cliquer sur La MDMPH dans l’onglet Personnes handicapées ● L’école pour tous : www.lecolepourtous. education.fr ● Espace handicap, secrétariat d’État chargé auprès du Premier ministre des personnes handicapées : handicap.gouv.fr ● Inpes (institut national de prévention et d’éducation pour la santé) : www.inpes.sante.fr ● Espace scolarisation des élèves handicapés, site du ministère de l’Éducation nationale : www.education.gouv.fr/cid207/ la-scolarisation-des-eleves-en-situation-dehandicap.html ● Gepalm (groupe d’étude sur la psychopathologie des activités logicomathématiques) : www.gepalm.org ● Fédération française des dys : www.ffdys.fr ●

PHOTO RAPHAËL BERT

6 à 8 % de la population française souffriraient d’un trouble dys

TROUBLES DE L’APPRENTISSAGE

À l’aide, mon enfant est dys Invisibles au premier abord, les troubles dys toucheraient au moins un élève par classe. L’association DYStinguons-nous organise le 7 octobre prochain, à l’hôtel de région, un colloque ouvert à tous et gratuit. ys. Derrière ces trois lettres,

D

obtenir un rendez-vous.

pathologies: dyslexie, dys-

Vénissiane, elle fait partie de l’asso-

une intelligence et un comportement

praxique vers la fin du CE2. “Elle avait

se cachent de nombreuses

praxie, dysphasies, dyscalculies, dys-

orthographie… Des troubles qui se

manifestent chez des enfants qui ont

social normaux et qui ne présentent

pas de problèmes sensoriels (vue,

ouïe). Ils éprouvent de la difficulté à lire, à écrire, à orthographier, à s’ex-

primer ou encore à se concentrer.

Stéphanie en sait quelque chose. ciation DYStinguons-nous. Sa fille, 16 ans aujourd’hui, élève de termi-

nale, a été diagnostiquée dys-

de la difficulté à faire du vélo, était un

peu maladroite, mais j’ai banalisé tous

ces signes. La période pendant laquelle les troubles ne sont pas clairement

diagnostiqués peut être une période

La recherche progresse, mais l’ori-

délicate. Vous cherchez les raisons des

mal comprise.

et en imaginez qui ne sont pas toujours

gine de ces troubles reste toujours Obtenir un diagnostic approprié de ces

pathologies

relève

encore

aujourd’hui du parcours du combat-

tant pour nombre de parents, qui se voient d’abord renvoyés de profes-

sionnels en professionnels pour

difficultés que rencontre votre enfant

les bonnes: paresse, mauvaise volonté,

manque de concentration. Reconnue par la MDPH (Maison départementale et métropolitaine des personnes han-

dicapées, ndlr), ma fille a pu obtenir un ordinateur dès le collège, ainsi

qu’un aménagement tiers-temps pour les examens. Mais la mise en place est

En savoir plus

dossiers.”

COMBIEN SONT-ILS ?

longue, on doit faire énormément de Tous les enseignants ne sont pas — ce n’est pas leur rôle — mais de

D’après la Fédération française des dys (FFDys), 6 à 8 % de la population française souffriraient d’un trouble dys. 4 à 5 % d’une classe d’âge seraient atteints de dyslexie, 3 % de dyspraxie et 2 % de dysphasie. Selon la société française de pédiatrie, les troubles spécifiques des apprentissages concerneraient au moins 5 à 6 % des enfants soit un élève par classe.

dans les apprentissages élémentaires.

DE QUOI PARLE-T-ON ?

encore sensibilisés. “On ne leur

demande pas d’établir un diagnostic signaler si tel élève a des difficultés Ce ne sont pas des enfants fainéants

mais hyperfatigables”, ajoute cette maman.

Dans le traitement de ces troubles d’apprentissage, il existe une vérita-

ble inégalité territoriale et sociale. Dans les quartiers défavorisés, les

difficultés sociales masquent parfois

les difficultés d’apprentissage. Selon

l’endroit où vit l’enfant et le milieu d’où il est issu, il sera repéré, diag-

nostiqué, accompagné plus ou moins rapidement. g

MICHÈLE FEUILLET PROGRAMME DE LA JOURNÉE SUR LE SITE : JOURNEE-NATIONALE-DES-DYS-RHONE.COM

● Dyslexie et dysorthographie: troubles spécifiques de la production d’écrit et de l’orthographe. Dans les deux cas, déchiffrer un texte et écrire sans faire de faute est particulièrement éprouvant. ● La dysphasie: il s’agit d’un trouble structurel et durable de l’apprentissage du langage oral. Elle peut être plus ou moins sévère et se présenter sous des formes diverses: paroles indistinctes, troubles de la syntaxe, expressions par mots isolés, discours plus ou moins construit, manque du mot, compréhension partielle du langage oral. ● La dyspraxie: difficulté de coordination et de planification des gestes. Les enfants ont du mal à réaliser un geste, à l’adapter à un objectif ou à le reproduire. Ils ont par exemple des difficultés à lacer leurs chaussures à s’habiller et à manipuler les objets. ● La dysgraphie: elle recouvre les difficultés à accomplir des gestes graphiques et les difficultés à écrire. Les enfants tracent des lettres mal formées et disproportionnées et ont du mal à dessiner. ● La dyscalculie: elle induit une grande difficulté à comprendre ce qu’est un nombre et donc à l’utiliser. Les enfants qui en souffrent ne maîtrisent pas le système numérique. Ils n’arrivent pas, par exemple, à estimer une distance ou la taille d’un objet.


AU QUOTIDIEN

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

EXPRESS

C’EST MA RECETTE !

Les mini-gâteaux au chocolat de Meryem et Ayadia, du groupe “Toutes ensemble”

Brocante de la solidarité Le comité de Vénissieux-Corbas du Secours populaire organise une brocante de la solidarité le samedi 14 octobre de 8 h 30 à 17 h 30, dans ses locaux, 99, boulevard JoliotCurie. Tél. : 04 78 76 23 31.

Vide-greniers le 1er octobre...

PHOTO RAPHAËL BERT

L’association Evironnement Bonnevay Parilly vous donne rendezvous le dimanche 1er octobre de 9 heures à 17 heures, avenue Marius-Berliet. Les inscriptions sont ouvertes au centre social de Parilly les lundi, mercredi et jeudi de 16 h 30 à 18 heures. Renseignements (entre 9 heures et 11 heures) : 04 78 75 11 38 ou 06 68 91 56 87.

... Et le 8 octobre

Ingrédients pour 20 mini-gâteaux :

- Remplir aux 3/4 des petites caissettes en

de beurre, 3 œufs, 125 g de sucre,

préalablement beurrées. Mettre au four

200 g de chocolat à pâtisserie, 125 g 60 g de farine.

Pour le glaçage : chocolat blanc. Décorations : vermicelles-bonbons.

- Préchauffer le four à 200° (thermostat 67).

- Faire fondre au bain-marie le chocolat à cuire cassé en morceaux et le beurre. Dans

un saladier, mélanger les œufs, le sucre, la farine.

- Verser petit à petit le chocolat fondu dans

le saladier, en mélangeant doucement pour obtenir une préparation fluide.

papier (ou des petits moules à muffins)

à mi-hauteur pendant 15 minutes. Attendre quelques minutes avant de les démouler.

- Pour le glaçage : faire fondre le chocolat

blanc au bain-marie. Napper chaque petit gâteau de chocolat blanc (à l’aide d’une

poche à douille, par exemple), puis les saupoudrer de vermicelles-bonbons de couleurs. g

“TOUTES ENSEMBLE” RÉUNIT DES MAMANS DES QUARTIERS MONMOUSSEAU ET EDOUARD-HERRIOT AU CENTRE SOCIAL EUGÉNIE-COTTON, AVEC QUI ELLES ORGANISENT DES SORTIES FAMILIALES, PRÉPARENT LE CARNAVAL ET LES FÊTES DE QUARTIER…

DU 2 AU 7 OCTOBRE

20e édition de la Semaine du goût Du 2 au 7 octobre, la 20e édition de la Semaine du goût sera dédiée aux “couleurs dans les assiettes”. Du lundi au vendredi, les élèves des classes élémentaires se verront proposer des visites et des ateliers organisés avec différents partenaires, parmi lesquels le marché de gros de Corbas, le centre ré-

gional interprofessionnel de l’économie laitière, etc. Des menus spéciaux seront servis dans les restaurants scolaires, les équipements petite enfance ainsi que dans les résidences de personnes âgées. Point d’orgue, le mercredi 4 octobre : des dizaines d’enfants et de jeunes se sont inscrits pour

participer au concours de cuisine sur le thème “Un délice en arc-en-ciel”. Les plats seront préparés dans les maisons de l’enfance ou autres structures avant d’être présentés devant un jury qui délibérera à la salle JoliotCurie à partir de 16 h 30, dans le cadre du Grand Rendez-vous de la Ville.

Rédaction : 1, rue Gambetta 69200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargée de publicité : Caroline Goursolle ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

L’association Ymmne organise un vide-greniers le dimanche 8 octobre de 7 heures à 19 heures avenue Jacques-Duclos (sur le parking en face du stade Laurent-Gerin). Entrée gratuite. Les inscriptions peuvent se faire jusqu’au 2 octobre à la maison de quartier, de 14 heures à 18 heures du lundi au vendredi (4 euros le mètre). Renseignements : 06 51 90 85 62 (Maëva) ou 06 44 02 06 98 (Ahlem).

Après-midi dansant de l’OMR À l'occasion de la Semaine bleue, l'Office municipal des retraités propose un après-midi dansant avec DJ “Des années 80 à aujourd'hui” le vendredi 6 octobre à partir de 14 heures à la Maison des fêtes et des familles (20, avenue de la Division-Leclerc). Gratuit pour les retraités. Renseignements au 04 78 50 01 33.

Marine et l’Espoir L'association Marine et l'Espoir organise un super loto le dimanche 8 octobre à l’espace Jean-Poperen, 135, rue de la République à Meyzieu. Ouverture des portes à 13 h 30. Lots : croisière en Méditerranée, location appartement 2 pièces pour 4 personnes en station de sport d'hiver, téléviseur 108 cm, ordinateur portable, tablette, etc. Bar et petite restauration assurés. Parking surveillé. Renseignements au 06 70 60 18 79.

Assemblée générale de la Fnaca Le comité Fnaca de Vénissieux organise son assemblée générale vendredi 20 octobre à 10 heures, salle Rivat de la Maison du Peuple, 8, boulevard Laurent-Gérin.

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MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES DU 28 SEPTEMBRE AU 10 OCTOBRE

Jeudi 28 : salade coleslaw, rôti de porc aux fines herbes ou steak haché de bœuf au jus, purée de pommes de terre, pavé d’affinois, pastèque Vendredi 29 : salade de lentilles, filet de poisson pané, carottes cuites au cumin*, crème dessert chocolat* Lundi 2 “rouge écarlate” : salade de betteraves, boulettes de bœuf sauce tomate, spaghettis à la tomate, Babybel, pomme rouge*, pain*, sirop de grenadine. Mardi 3 “vert chlorophylle” : salade verte, filet de poisson blanc à la florentine, épinards hachés* béchamel croûtons, crème dessert pistache et meringue, pain*, sirop de menthe. Jeudi 5 “jaune soleil” : salade de maïs et oeuf dur, vinaigrette au curry, sauté de volaille à la moutarde, semoule* safranée, comté, ananas, pain*, jus de pomme. Vendredi 6 “orange vitaminée” : carottes* râpées et dés de mimolette, quenelles de brochet sauce nantua, gratin de potiron, salade d’orange et cannelle, pain*, jus d’orange. Lundi 9 : muffin d’automne (panais, pois chiches, oignons, carottes), omelette nature*, haricots verts* persillés, fromage (Croc’lait), crème caramel aux œufs, pain*. Mardi 10 : salade verte et dés de gouda et cheddar, filet de poisson sauce ratatouille, torsades et fromage râpé, compote pomme-cassis, pain*.

(*) PRODUITS BIO. LA RÉGIE DE RESTAURATION

PEUT ÊTRE AMENÉE À MODIFIER LES MENUS. CES MENUS SONT CONSULTABLES SUR LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : 15 Police secours : 17 Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 3919

Urgences médicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine 04 72 89 40 62

Sécurité COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël. 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé 04 72 50 02 72


PORTRAIT

20

L

Mercredi 27 septembre 2017 - n° 631

es cyclones, le réchauffement climatique, le développement

durable,

la

transition énergétique… Il n’est pas

un jour où ne reviennent sur le

tapis médiatico-politique ces questions. Pas un jour où l’on ne parle

des climatosceptiques et de la résistance de Donald Trump à l’Accord

de Paris. Didier Soto est un géographe qui, à partir de l’université, s’est intéressé à ces questions cli-

matiques. Grâce à un prof qui avait “un point de vue atypique”.

“Sur les tiraillements entre climatologues et climatosceptiques, qu’on

appelle aussi désormais climatoréalistes, j’ai un point de vue critique sur les deux aspects. Mon positionnement veut rester scienti-

fique par rapport aux questions politiques et industrielles, et l’on

sait que cette thématique du climat

n’est pas neutre. Ainsi, à qui va profiter la loi de transition énergétique

sinon aux grands groupes qui vont

se mettre en situation d’offres ? On tient insuffisamment en compte la

Comment les classes les plus pauvres de la société peuvent-elles devenir éco-responsables si on ne met aucun moyen à leur disposition ?

dimension sociale. On ne vit pas tous les changements climatiques de la même manière dans une ville !”

UNE INÉGALITÉ DANS LA VULNÉRABILITÉ

Né à Vénissieux, Didier a vécu 24 ans aux Minguettes, rue Aristide-Bruant. “J’ai été à l’école Ana-

tole-France, puis à La Xavière.” Il obtient son doctorat de géographieaménagement en 2012, à Lyon III,

et parle des difficultés d’insertion

professionnelle après l’obtention

Climato-dissident

DIDIER SOTO. Enfant de Vénissieux, ce géographe porte sur la question des changements

du diplôme, due à “la très forte

climatiques une réflexion originale centrée sur la dimension sociale.

Il a parcouru le monde pour des

TEXTE : JEAN-CHARLES LEMEUNIER. PHOTO : RAPHAËL BERT.

compétition pour peu de postes”. conférences

(Europe,

Brésil,

Canada) et travaille aujourd’hui

würmien, soit aux alentours de

laires pour renforcer l’attitude éco-

Les élus locaux travaillent avec des

vraies questions ? Pourquoi laisse-

(Bien-être, attRactivité des terri-

Didier a beaucoup d’interrogations

pas, par exemple, de Vélo’v dans ces

une vision sur du long terme. Il fau-

telles conditions, avec des construc-

sur le projet européen BRRISE toires Ruraux et Inégalités Socio-

spatialEs), “à travers l’angle du bien-être en ville et à la campagne,

en tenant compte de la mesure subjective du bien-être”.

Mais c’est sur d’autres questions

que nous l’avons interrogé. Auteur d’une thèse sur les changements

climatiques à une période géolo-

gique précise (le tardiglaciaire

10 000 ans avant Jésus-Christ), sur les façons dont sont gérés

aujourd’hui ces problèmes : “Il est question de placer des capteurs par-

tout pour créer des villes intelli-

gentes. Qu’est-ce que cela va

apporter concrètement aux habitants ? Est-ce que les changements

de comportements sont une affaire

de riches ? De bobos ? Qu’est-ce qui va être fait dans les quartiers popu-

responsable ? Pourquoi n’existe-t-il

quartiers ? Les requalifications des zones comme La Confluence chas-

sent des cœurs de villes les classes ouvrières qui y habitaient aupara-

vant. Les poches de pauvreté sont

écartées aux marges des villes. Comment les classes les plus pau-

vres de la société peuvent-elles devenir éco-responsables si on ne met

aucun moyen à leur disposition ?

décideurs qui ont du mal à avoir drait que tous ces questionnements aient une dimension sociale forte.”

Le géographe cite La question cli-

matique. Genèse et dépolitisation

d’un problème public, travail du sociologue Jean-Baptiste Comby. “On parle en ce moment de la res-

ponsabilité du changement climatique

dans

la

puissance

des

cyclones. Si on se posait plutôt les

t-on les Dominicais vivre dans de tions qui ne tiennent pas le coup ? À

qui profitent la destruction et la reconstruction qui suit ? C’est comme à La Nouvelle-Orléans avec

Katrina : ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés. On constate une inégalité dans la vulnérabilité ! La question climatique

devrait être un formidable vecteur de cohésion sociale.” ■

Expressions 631  
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