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DU

28 JUIN AU 29 AOÛT 2017

Numéro 628

www.expressions-venissieux.fr

PHOTO STACEY NEWMAN

Comme un air d’été

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX : UNE SAISON 2017-2018 TRÈS JEUNE PUBLIC. P. 3

RENTRÉE 2017 Sept créations de classe annoncées. p. 2

CONSEIL MUNICIPAL L’union de la droite vole en éclats. p. 5

LÉGISLATIVES Yves Blein facile, l’abstention à son sommet. p. 5

RÉFUGIÉS

PHOTO RAPHAËL BERT

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Sous une chaleur accablante, la 8 édition de la Fête du sport et de la jeunesse a quand même attiré près de 1500 participants, le samedi 24 juin, au stade Laurent-Gérin. Un avant-goût du large dispositif d’activités mis en place pour la saison estivale. Page 13

La lutte contre l’ambroisie, c’est maintenant ! l’année 2017 pourrait ressembler à celle de 2011. Un plant d’ambroisie supprimé avant sa période de floraison permet d’éviter la production de pollens et donc de limiter la reproduction de cette plante envahissante. Avant de l’éradiquer, faut-il encore savoir la reconnaître. Ainsi jeudi dernier au marché des Minguettes, la Métropole de Lyon installait son bus info santé afin de sensibiliser le grand public aux risques allergiques liés à la pousse de l’ambroisie…

Pages 8-9

p. 6

TÉMOIGNAGE Trois semaines en Palestine avec les habitants de Silwan. p. 7

CINÉMA GÉRARD-PHILIPE L’été sur grand écran. p. 11

L’INFO CONTINUE SUR LE WEB PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

Environnement - Pascale, installée à Vénissieux depuis sept ans, n’avait été ni allergique ni asthmatique avant son arrivée en Rhône-Alpes. Depuis, au mois d’août, elle doit affronter les attaques de l’ambroisie et ses nombreux désagréments. Et cette année, ce sera certainement plus tôt que d’habitude. Les spécialistes sont formels : les premiers pollens devraient faire leur apparition vers le 5 août contre le 15 l’année dernière. Le soleil et la chaleur favorisant la croissance de cette plante hautement allergisante,

Habitat et Humanisme lance les "Rendez-vous solidaires".

SILLIA VL : L’ÉCLIPSE TOTALE ! Page 4

Le prochain journal papier d’Expressions (n° 629) paraîtra le mercredi 30 août. En attendant, continuez de suivre l’actualité vénissiane sur internet : www.expressions-venissieux.fr Bonnes vacances à tous !


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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS PRÉVENTION DE LA CANICULE

La bombe américaine de l’avenue Duclos sera neutralisée le 4 juillet

Les personnes âgées de 65 ans et plus ou adultes handicapés souhaitant s’inscrire sur le registre de Veille Canicule doivent contacter le CCAS au 04 72 50 42 53. Vous pouvez aussi joindre Canicule info service : 0 800 06 66 66 (appel gratuit) du lundi au samedi de 8 à 20 heures. Pendant l’été, des passages peuvent être effectués à votre domicile en votre absence dans le cadre de l’Opération Tranquillité Vacances. Plus de renseignements auprès du commissariat de police au 04 72 50 04 76. Il est également possible de contacter l’office public de la tranquillité (TOP) tout l’été au 04 72 51 52 53. Le standard est joignable 24 h/24, 7 j/7 (prévention des conflits, médiation, orientation, etc.).

COUPURE ERDF LE 30 JUIN ERDF va interrompre la fourniture d’électricité pour travaux à Vénissieux le vendredi 30 juin entre 13 h 30 et 16 h 30 aux adresses suivantes : - 4, avenue de la DivisionLeclerc, - 5, avenue Maurice-Thorez

TRAM T6 : DERNIERS TRAVAUX PRÉPARATOIRES Les déviations de réseaux, commencées en novembre 2016, se poursuivent en juillet et août le long du futur tracé du tram T6. Elles entraîneront d’importantes modifications ou déviations de circulation pour les automobilistes, piétons et bus, notamment sur l’avenue Francis-de-Pressensé, la rue du Professeur-Beauvisage et la rue Henri-Barbusse. Les travaux d’infrastructure prendront le relais jusqu’à l’été 2019.

RESTAURATION SCOLAIRE Il est toujours possible d’inscrire son ou ses enfants au restaurant scolaire pour l’année 2017-2018. Ce service s’adresse en priorité aux enfants qui sont dans l’impossibilité de prendre leurs repas à la maison. Les tarifs sont calculés en fonction du quotient familial. Plus d’informations concernant la constitution du dossier, les lieux et les horaires d’inscription sur ville-venissieux.fr (rubrique “Vivre à Vénissieux” puis “Vie scolaire”). Renseignements par téléphone au 04 72 21 44 48.

CONSULTATIONS AU CDHS

ET VACCINATIONS

Le centre de santé et de prévention du CDHS de Vénissieux accueille et propose gratuitement des consultations. Pneumologie : le mercredi de 12 heures à 14 heures. Tabacologie : le jeudi de 14 h 30 à 16 h 30. Tests tuberculiniques et vaccinations BCG, le lundi de 11 h 30 à 13 heures et le jeudi de 12 h 30 à 14 h 30. Vaccinations internationales (payantes) : le lundi de 13 h 45 à 17 h 30 et le jeudi de 13 h 45 à 12 heures. Vaccinations publiques : les 1er et 3e mercredis de 14 heures à 15 heures et les 2e et 3e mercredis de 17 à 18 heures. CDHS : 5, place de la Paix. Tél. 04 72 50 08 68. Sur internet : www.cdhs.fr

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

LES NUMÉROS DE LA TRANQUILLITÉ

Comme lors des opérations de désamorçage effectuées en 2015 (notre photo), un double périmètre de protection des habitants sera mis en place autour de l’engin

Désamorçage - Une bombe américaine de la Seconde Guerre mondiale a été découverte le 14 juin sur un chantier de l’avenue JacquesDuclos en face du stade LaurentGérin. En attendant sa neutralisation, l’engin qui contient 250 kg d’explosif a été enterré sous plusieurs mètres de terre. Son désamorçage se déroulera sur site le mardi 4 juillet. Il nécessitera la mise en place d’un double périmètre de protection des habitants. Un premier périmètre de 150 mètres nécessitera l’évacuation de toutes les personnes présentes, y compris à l’intérieur des habitations, bureaux, ou commerces. Les per-

sonnes résidant dans ce périmètre devront quitter leur domicile au plus tard à 7 h 30 en veillant à fermer les volets tout en laissant ouvert les fenêtres. Les services de la Ville de Vénissieux distribueront un document d’information dans les boîtes aux lettres. Des médiateurs effectueront également des visites. Pour toute information ou questionnement, contacter le TOP : 04 72 51 52 53. Pour les habitants qui le souhaitent, un point d’accueil est prévu en mairie où une prise en charge sera organisée le temps de l’opération. Ils pourront s’y rendre par une navette TCL qui sera positionnée à l’arrêt de

bus Coblod/Saint-Exupery. Un second périmètre de 500 mètres autour de l’engin se traduira par la nécessité de confinement des populations, c’est-à-dire le maintien à l’intérieur des bâtiments, volets clos mais fenêtres ouvertes. Le début de l’opération sera signalé par un coup de sirène et la fin par deux coups de sirène. Elle devrait être terminée en fin de matinée. À noter que la ligne de bus 35 interrompra sa desserte le temps de l’opération (voir le site www.info.tcl.fr). Le plan de déviation de la circulation est consultable sur le site de la Ville : www.ville-venissieux.fr 

Sept ouvertures de classes confirmées pour la rentrée Carte scolaire - Le conseil de d’éducation prioritaire renforcée posent en effet d’un poste intitulé l’Éducation nationale a rendu récemment ses dernières décisions. Pour Vénissieux, sept ouvertures de classes ont été entérinées. Quatre en maternelle à Flora-Tristan, Georges-Lévy, Jules-Guesde et Parilly ; trois en élémentaire à Joliot-Curie, Moulin-à-Vent, ainsi qu’à Max-Barel. Trois situations restent à clarifier pour deux classes en maternelle à Moulin-à-Vent et Joliot-Curie, et une en élémentaire à Jean-Moulin. Enfin, une fermeture a été décidée en élémentaire à Charles-Perrault. Mais ces décisions ne prennent pas en compte les effets des orientations du nouveau gouvernement, en particulier la mesure phare qui entend créer dès septembre 2017 des CP à douze élèves en réseau

(REP +). Ce qui à Vénissieux correspondrait à plus d’une vingtaine de classes. Deux questions restent sans réponse : comment trouver des salles disponibles dans les écoles concernées ? Et à quels enseignants faire appel ? Le 23 juin, un mouvement de grève a été observé à l’appel des syndicats SNUipp-FSU 69, SUD éducation et CGT éduc’action. “Si les enseignants revendiquent depuis de longues années des effectifs de classe allégés, cette mesure ne peut se faire sans les moyens suffisants, indique le SNUipp, sans quoi elle deviendrait préjudiciable pour toutes les autres classes du département.” Tous les groupes scolaires en REP et REP + du département dis-

“Plus de maîtres que de classes” (PDMQDC), qui permet de mieux prévenir et traiter la difficulté scolaire de la maternelle au CM2. La mise en place de CP à 12 par redéploiement de ces postes équivaudrait à la suppression, pour partie au moins, des PDMQDC. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé lundi 26 juin le recrutement de 2 500 enseignants pour le dédoublement des CP en REP +, pour éviter “qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul”. Il a par ailleurs indiqué que le plan PDMQDC serait maintenu, mais “avec moins de professeurs dédiés. Nous continuerons à faire coexister les deux dispositifs pour pouvoir les évaluer et avancer”. À suivre… 

Vers une sécurisation renforcée de la résidence Max-Barel Sacoviv - Quinze jours plus tôt, cinq véhicules avaient déjà été détruits à la suite de deux mises à feu en début d’après-midi. Le mercredi 21 juin au matin, deux nouveaux véhicules sont partis en fumée. “Une première voiture a été incendiée après que les malfaiteurs sont partis avec les roues, puis le véhicule voisin a été touché par propagation”, a précisé dans un communiqué de presse Pierre-Alain Millet, président de la Sacoviv, bailleur de cette résidence de

450 logements. Assurant les locataires de “la détermination de la Sacoviv à tout mettre en œuvre pour leur tranquillité”, Pierre-Alain Millet indique en premier lieu sa volonté de “poursuivre le partenariat avec la police nationale qui conduit un travail approfondi pour permettre des sanctions exemplaires de la justice à la hauteur des préjudices subis”. Le président de la Sacoviv annonce par ailleurs des mesures supplémentaires : “un nouveau point

avec la police nationale sur les demandes d’enlèvement de voitures épaves ou ventouses, l’étude d’un renforcement de l’action de sécurisation menée en soirée par la société Zeus sécurité, ainsi que la mise en place d’une vidéosurveillance interne.” Il ajoute que la Sacoviv a engagé l’étude de “la clôture des accès voitures à la résidence, de la fermeture de l’entrée du 4 sur la rue MaxBarel, et de la protection des bâtiments en écartant les stationnements qui en sont trop proches”. 

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18 JUIN 1940

L'HOMMAGE DES ENFANTS AU GRAND CHARLES La commémoration de l’appel du général de Gaulle, programmée un jour avant la date anniversaire en raison des contraintes électorales, s’est tenue devant le monument de la Libération, dans le parc LouisDupic. Elle a donné lieu à des interventions marquantes et remarquées. D’abord avec le discours de Michèle Picard, maire de la ville, soulignant l’importance historique de la déclaration radiophonique du général de Gaulle : “Il y aurait eu, à n’en pas douter, une résistance sans l’appel du général de Gaulle, mais elle aurait certainement mis plus de temps à se mettre en place, plus de temps à se constituer, en tant que force de libération, puis force de proposition, à partir du CNR.” Ensuite avec les prises de paroles de Fatoumassa, Souad, Sébastien, Amel et autres jeunes écoliers issus du conseil municipal d’enfants qui, par leur rigueur, ont impressionné l’assistance, élus et responsables d’associations d’anciens combattants. Après la lecture d’un passage d’un discours du général de Gaulle et d’un poème de Paul Éluard (“Courage”), les écoliers ont chanté un extrait de “Ma Liberté” de Georges Moustaki. Puis quelques-uns ont accompagné Michèle Picard pour le dépôt de fleurs devant le monument. “Plus qu’une date, le 18 juin 1940 prend date, rappelait encore le maire de Vénissieux. Acte de résistance et geste d’espoir, le 18 juin n’appartient pas uniquement à l’histoire tant son message fort résonne encore dans notre présent.”

Conseils de quartier ● Anatole-France/Paul-Langevin Mardi 4 juillet à 18 heures. La permanence débutera par une visite de quartier. Rendez-vous devant le collège Elsa-Triolet. Présidente : Marie-Christine Burricand ● Centre Permanence mardi 4 juillet, à 18 heures, au foyer Paul-Langevin (13 A, avenue Marcel-Paul). Présidente : Amina Ahamada Madi ● Jules-Guesde Permanence jeudi 6 juillet, à 18 h 30, au local du conseil (50, rue Joannès-Vallet). Président : Pierre Matéo ● Saint-Exupéry Permanence vendredi 7 juillet, à 17 h 30, à la Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine). Président : Abdelhak Fadly ● Georges-Lévy/ErnestRenan/Moulin-à-Vent Permanence mardi 11 juillet, à 18 heures, salle du 44, rue Ernest-Renan. Président : Hamdiatou Ndiaye ● Parilly Permanence jeudi 20 juillet, à 18 h 15, au foyer Marcel-Sembat (11, boulevard Marcel-Sembat). Président : Jean-Louis Piedecausa ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud Permanence mercredi 19 juillet, à 18 heures, au foyer ClaudeDebussy (1, rue Claude-Debussy). Président : Aurélien Scandolara


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THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX SAISON 2017-2018

L’événement

Il sera plusieurs fois Quoi de commun entre Kery James, le Turak Théâtre, un grand bal du Collectif Ès, un petit bonhomme en papier et Cyril Mokaiesh, “étoile rouge de la chanson française” selon les Inrocks ? Ils seront tous sur la scène du Théâtre de Vénissieux la saison prochaine.

PHOTO DYLAN EVANS

Politique et social

“Driftwood” par Casus Circus le 15 décembre à 20 heures

PRATIQUE THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Scène régionale 8, boulevard Laurent-Gérin Tél. : 04 72 90 86 68. www.theatre-venissieux.fr Tarifs : de 8 à 19 euros. En après-midi : tarif unique de 8 euros. Bal : tarif unique de 5 euros. Tarifs spéciaux pour le festival Sens interdits et tarifs duo pour les spectacles des Veilleurs. Abonnement : libre à partir de trois spectacles, avec des tarifs de 5 à 12 euros par spectacle selon les séances choisies. On pourra également s’inscrire, gratuitement, à plusieurs rendezvous “À vous de jouer” : suivi de création de “La migration des canards” ; ambassadeur du bal ; stage de théâtre adultes avec Les Veilleurs ; soirée-débat autour d’une soupe (à l’issue de la représentation de “Contre les bêtes”) ; atelier parents-enfants sur le papier découpé en lien avec “L’appel de la forêt” ; atelier parents-enfants sur le chocolat en lien avec “Papa est en bas” ; goûter “Ça phosphore !” en lien avec “Mon prof est un troll”.

Beaucoup plus politique et social sera “La violence des riches”, que la compagnie Vaguement compétitifs présente le 13 octobre. “Le spectacle est adapté des travaux de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, ajoute Françoise Pouzache. Les deux sociologues nous feront le plaisir d’être là, à la “Petite histoire” qui précédera le spectacle puis, à l’issue de la représentation, en bord de scène.” La semaine suivante, Sanja Mitrovic et Vladimir Aleksic viendront nous affirmer : “Je n’ai pas honte de mon passé communiste”. “Nous accueillons tous les deux ans des spectacles du festival Sens interdits, qui se tient aux Célestins. Sanja et Vladimir reviennent sur l’ancienne république socialiste de Yougoslavie. Ils utilisent beaucoup d’extraits de films yougoslaves. La pièce sera parlée en serbe et sous-titrée en français.” Le 2 février, le rappeur Kery James viendra poser la question “L’État est-il responsable de la situa-

À L’AFFICHE 29 septembre, 20 heures : Emma la clown & Gérard Morel ● 4 octobre, 15 heures : “L’appel de la forêt”, Ensemble Tactus ● 6 octobre, 20 h 30 : Cyril Mokaiesh, chanson ● 13 octobre, 20 heures : “La violence des riches”, Cie Vaguement compétitifs ● 20 et 21 octobre, 20 heures : “Je n’ai pas honte de mon passé communiste”, festival Sens interdits ● 12 novembre, 15 heures : “Mon prof est un troll”, Théâtre Exalté ● 17 novembre, 20 heures : “Déluge”, Cie Sans gravité ● 24 novembre, 20 heures : “Les forains”, Cie Rêvolution ● 1er décembre, 20 heures : “Une Carmen en Turakie”, Turak Théâtre ● 10 décembre, 15 heures : “Papa est en bas”, Cie La clinquaille ● 15 décembre, 20 heures : “Driftwood”, Casus Circus ● 19 janvier, 20 heures : “La migration des canards”, Les Veilleurs ● 26 janvier, 20 heures : “Contre les bêtes”, Les Veilleurs ● 2 février, 20 heures : “À vif ”, Kery James ● 9 février, 20 heures : “I Wanna Dance with Somebody”, Collectif Ès ● 2 mars, 20 heures : “Ding Dong”, Momus Group ● 9 mars, 20 heures : Lior Shoov & Mon Côté Punk ● 18 mars, 15 heures et 16 h 30 : “P’tit papier”, Cie Graine de malice ● 23 mars, 20 heures : “L’histoire vraie d’un punk converti à Trénet”, Cie Coup de poker ● 6 avril, 20 heures : “Les nuits barbares”, Cie Hervé Koubi ● 25 avril, 15 heures : “Flying Cow”, Cie De Stilte ● 27 avril, 20 heures : “Triiio”, clowns ● 4 mai, 20 heures : “Tendances urbaines”, compagnies émergentes (soirée Théâtre et Bizarre !) ●

“Une Carmen en Turakie” par le Turak Théâtre, le 1er décembre à 20 heures

tion dans les banlieues ?” Avec “À vif ”, Kery propose un dialogue théâtral entre les nantis et ceux qui sont mis de côté sous la forme d’une plaidoirie. Deux avocats prêcheront chacun leurs convictions : la responsabilité du malaise incombe à l’État pour l’un, aux citoyens pour l’autre. Musique et danse seront bien évidemment de la partie. Pour la première, retenons le 6 octobre le chanteur engagé Cyril Mokaiesh, le 9 mars la multi-instrumentiste Lior Shoov et le groupe Mon Côté Punk et, le 23 mars, “L’histoire vraie d’un punk converti à Trénet” avec Zoon Besse. Pour la seconde, le chorégraphe Anthony Égéa et le danseur et musicien Franck II Louise reprennent un ballet imaginé par

Roland Petit en l’immergeant dans le hip-hop avec “Les forains” (24 novembre). En février, le collectif Ès va convier les spectateurs à un grand bal (“I Wanna Dance with Somebody”) d’une durée de trois heures. Pour lequel théâtre et collectif sont à la recherche d’ambassadeurs qui apprendront en amont des pas de danse pour, le soir, entraîner les participants. En avril, coup sur coup “Les nuits barbares” et “Flying Cow” assureront la relève. Enfin, la saison s’achèvera en mai sur les “Tendances urbaines”, une soirée proposée conjointement par le théâtre et Bizarre ! et où tous les arts de la scène se retrouveront.  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Les Veilleurs, une compagnie en résidence Chaque année, une troupe est accueillie en résidence au Théâtre de Vénissieux. Après le blÖffique, ce sera au tour des Grenoblois de la compagnie Les Veilleurs, dirigée par Émilie Le Roux. “Nous les avions reçus il y a quelque temps avec “Mon frère, ma princesse”, explique Françoise Pouzache, directrice de La Machinerie et du Théâtre de Vénissieux. Ils vont intervenir à plusieurs moments de la saison. Ils s’adressent principalement aux en-fants et aux ados.” Au cours d’ateliers et de stages (à partir de novembre, gratuits sur inscription), tous ceux qui le désirent — des lycéens sont également prévus — pourront travailler avec la compagnie sur des hypothèses de scénographie ou de costumes et accompagner la création de “La migration des canards”. Un spectacle qui parle des immigrés et de ce qui les motive pour rester. Les Veilleurs présenteront également “Contre des bêtes”, sur la nature et sa destruction par l’homme. 

La nouvelle saison théâtrale ce sont vingt-trois spectacles dont plus de la moitié sera accessible au jeune public.

11 000

PHOTO PASCALE COLLET

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clowns, une adaptation de Jack London, un troll, du jonglage et de la magie, le Turak, du chocolat, du cirque, des histoires de canards et de bêtes, un p’tit bonhomme de papier et une vache volante, les gamins seront servis. Si les adultes ne seront pas perdants en allant profiter de ces spectacles, ils auront quant à eux plusieurs soirées allant du très joyeux au très politique. C’est d’ailleurs le très joyeux qui ouvrira la saison avec Emma la clown, accompagné par Gérard Morel, le 29 septembre. Bon, d’accord, cette soirée qui s’inscrit dans le cadre du Grand RendezVous de la Ville, est autant pour les petits que pour les grands. Emma, on l’avait déjà appréciée à Vénissieux quand elle s’essayait à la psychanalyse. Elle sera ici face au chanteur et compositeur Gérard Morel, également homme de théâtre. Il lui chantera la mélopée d’une voix qui susurre et elle, délaissant les consignes de Brassens, ne lui cherchera pas pour autant des poux dans la tonsure. Ou à peine.

PHOTO ROMAIN ÉTIENNE

out commence toujours par une histoire. Il était une fois un enfant ou une princesse ou un pauvre pêcheur, etc. Françoise Pouzache le sait bien, elle qui dirige La Machinerie, regroupement du Théâtre de Vénissieux et de l’équipement Bizarre ! Pour la présentation de saison 2017-2018 du théâtre, ce 22 juin, elle a assuré que sa nouvelle programmation serait un ensemble d’histoires, “pour se raconter le monde, se l’approprier, le partager”. Il sera une fois, donc. Et même plusieurs fois. Au fur et à mesure que la directrice décline sa saison, on se rend bien compte que beaucoup de spectacles, plus encore que l’an dernier, s’adressent au jeune public. Avec des

Les Veilleurs présenteront notamment “Contre des bêtes” le 26 janvier à 20 heures

C’est le nombre de spectateurs venus au Théâtre de Vénissieux lors de la saison 2016-2017

“Grande absente du débat présidentiel, la culture est indispensable pour recoller les morceaux d’une société fracturée […] Le théâtre croise les expressions, s’ouvre à tous les mondes et joue d’audace.” Michèle Picard


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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

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Sillia à Vénissieux, c’est fini INDUSTRIE - Le tribunal de commerce de Lyon a prononcé le 15 juin la liquidation du fabricant de panneaux photovoltaïques Sillia VL, sa reprise partielle par la société Recom Italia et la fermeture du site de Vénissieux.

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Guillaume Dumoulin, de l’union locale CGT. Le groupe paye la destruction d’emplois, achète la paix sociale et les médias ne parlent que de Sillia, pas de l’échec de Bosch. Les salariés partiront avec un gros chèque pour éviter tout risque de rébellion, mais les jeunes de Vénissieux, et notamment ceux du lycée MarcSeguin en face, voient encore une possibilité de débouchés professionnels s’évaporer.” Au total, entre 2013 et 2017, du départ de Bosch Solar Energy à la liquidation de Sillia VL, le site vénissian aura perdu près de 250 emplois.

“Chronique d’une mort annoncée” Pour Franck Fontimpe et JeanPierre Bégarin, respectivement secrétaires du CHSCT et du CE de Sillia à Vénissieux, “faute de rentabilité face à la concurrence asiatique et en l’absence de soutien de l’État ou de grands investisseurs comme Total ou la CNR, le site était condamné à péricliter. De fait, nous avons été en sousactivité pendant trois ans. Un beau gâchis”. Dans une déclaration intitulée “Chronique d’une mort annoncée”, Michèle Picard, maire de Vénissieux et conseillère métropolitaine, rappelle que “depuis des années, les salariés alertent sur la situation du site industriel, conscients d’être au centre d’une stratégie plus globale, le désengagement industriel de Bosch hors du territoire français. Et ce malgré leurs efforts pour sauver leurs emplois, leur savoir-faire et leur outil de production”. Les bâtiments (5 000 m2) et les deux hectares de l’ex-site de produc-

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

lacée en redressement judiciaire début mars, la société Sillia VL employait 174 salariés sur deux sites de production, l’un à Vénissieux, l’autre à Lannion (Côtes-d’Armor). Deux sociétés avaient fait une offre de reprise. La première sur les rangs a été Recom Italia SRL, basée à Milan, filiale du conglomérat japonais Inabata. Un second repreneur potentiel s’était ensuite fait connaître, VMH, basé à Châtellerault (Vienne), filiale du groupe français FBJB. Cette dernière offre avait conduit le tribunal de commerce à reporter sa décision à deux reprises (le 12 avril et le 24 mai). Les deux repreneurs n’étaient intéressés que par l’usine bretonne dont la presque totalité du personnel (42 salariés) sera conservée. En revanche, le site vénissian sera intégralement fermé. Ses 132 salariés devraient recevoir leur lettre de licenciement autour du 4 juillet et “bénéficier” d’un accompagnement accordé par leur ancien employeur, le groupe Bosch. En effet, lorsque la société bretonne Sillia avait repris l’activité photovoltaïque de Bosch à Vénissieux et la moitié de ses effectifs, en 2014, la multinationale allemande s’était engagée à verser des indemnités supra légales de licenciement à ses ex-collaborateurs en cas de défaillance du repreneur dans les trois ans suivant la cession. Mince consolation pour des salariés dont la majorité va se retrouver au chômage à plus de 50 ans… “C’est bien joué pour Bosch, tacle

Au total, entre 2013 et 2017, du départ de Bosch Solar Energy à la liquidation de Sillia VL, le site vénissian aura perdu près de 250 emplois

tion restent la propriété de Bosch, qui les louait à Sillia VL. Que vontils devenir ? “Bosch doit assumer ses responsabilités, de nouvelles productions industrielles doivent être recherchées pour maintenir l’activité et tous les emplois, estime Michèle Picard. L’État et la Métropole ont aussi leur rôle à jouer et doivent peser de tout leur poids pour garantir l’implantation d’activités industrielles sur le secteur.” 

Un crépuscule de trois ans En 2007, Bosch employait quelque 900 salariés à Vénissieux. Un nombre tombé à 660 en 2009, quand le groupe a décidé de confier la production de pompes diesel à d’autres usines. Lorsque le site a achevé sa mue photovoltaïque en 2012, on ne dénombrait plus que 240 ouvriers autour des lignes de montage, et autant pour la division diesel. “Espérons que cette reprise du site soit l’aube d’un nouveau jour et non le crépuscule de l’histoire de Bosch à Vénissieux”, écrivait “Expressions” le 19 juin 2014, alors que Sillia VL venait de commencer son activité. Trois ans plus tard, on sait ce qu’il en est.

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

Réseau d’eau chaude : bilan de la saison 2016 et présentation de l’extension réseau vers les quartiers JulesGuesde, Parilly et Le Puisoz. L’opération, qui coûtera 7,5 millions d’euros (près d’un million au kilomètre), augmentera de 10 % le nombre de bénéficiaires du chauffage urbain et permettra de raccor-

PHOTO DALKIA

Chauffage urbain - Deux réunions en une, jeudi 22 juin, à l’hôtel de ville. Sur un même sujet, tout de même : le réseau de chauffage urbain. La première partie a été consacrée à la présentation du programme de travaux d’extension du

der le réseau vénissian à celui de Centre Métropole (voir “Expressions” 627 du 14 juin). Bastien Caujolle, responsable des travaux d’extension, a détaillé les grandes lignes du tracé. “Le franchissement des lignes de chemin de fer se fera par le passage souterrain piéton existant. Pour la traversée des lignes du T4, plus délicate en raison d’un grand nombre de réseaux enterrés, nous utiliserons le fonçage, une technique de forage horizontal sans tranchée.” Pour informer les riverains sur les travaux, Vénissieux Énergies distribuera des brochures et actualisera chaque semaine les plans de déviation de la circulation sur son site Internet (www.venissieux-energies.fr). À noter que Leroy-Merlin et Ikea n’ont pas demandé à être raccordés au réseau, à la différence des futurs immeubles de logements du quartier. Fin des travaux prévue pour décembre 2017.

Nouveau comité d’usagers

Pour informer sur les travaux, Vénissieux Énergies actualisera chaque semaine les plans de déviation de la circulation sur son site Internet (www.venissieux-energies.fr)

L’autre partie de la soirée a été consacrée au comité d’usagers. Il prend le relais du comité de transparence et de surveillance du chauffage urbain mis en place il y a 17 ans par la Ville et le délégataire

(aujourd’hui Vénissieux Énergies) pour assurer un suivi de l’exploitation vis-à-vis de la commune, des abonnés (bailleurs, syndics) et des usagers. Depuis le 1er janvier 2017, c’est le Grand Lyon qui a la “compétence pleine et entière” du réseau de Vénissieux Énergies. Samia Belaziz, conseillère métropolitaine déléguée aux réseaux de chaleur urbains, a redit que la nouvelle instance de suivi prenait “modèle” sur la précédente, rendant hommage à sa “cheville ouvrière” Pierre-Alain Millet, et appelant de ses vœux “un travail en bonne intelligence” entre la Métropole et la Ville. L’adjoint au maire de Vénissieux, en charge du logement, des énergies et du développement durable, regrette cependant que la Métropole n’ait pas retenu le principe d’une coorganisation avec la Ville, qui possède la meilleure connaissance du réseau et présente l’avantage de la proximité et de la réactivité. Un sujet de discussion qui ne semble pas près de s’éteindre… Plus prosaïquement, Vénissieux Énergies a fait le bilan de la saison 2016-2017. “Un hiver précoce, long et rigoureux a entraîné une période de chauffe plus longue que la précé-

dente : 237 jours contre 223 en 2015-2016”, explique Didier Fromont, qui évoque “un redémarrage difficile et des dysfonctionnements”. “Toute la France a voulu allumer le chauffage en même temps, autour du 10 octobre. Nous avons été submergés”, reconnaît le responsable de Vénissieux Énergies. Il admet aussi que 14 sous-stations (sur 87) ont connu des problèmes techniques ayant entraîné un arrêt de la fourniture d’eau chaude. Des incidents qui ont entraîné pour le délégataire une pénalité de 7 860 euros, reversée aux usagers sous forme d’avoir sur leur facture. Faisant le lien entre les deux réunions, Christiane Brundu, habitante du quartier Max-Barel, a interpellé Vénissieux Énergies : “Il ne faudrait pas que le coût de l’extension vers Le Puisoz vous empêche de rénover notre réseau, victime d’une fuite qui nous a privés de chauffage pendant une semaine !” Didier Fromont lui a répondu que cet incident faisait l’objet d’un contentieux en cours entre Dalkia, Veolia et la Sacoviv, pour établir les responsabilités du sinistre.  F.T-B.


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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

L’opposition de droite éclate en trois groupes CONSEIL MUNICIPAL - La dernière séance avant la pause estivale s’est tenue dans un climat tendu. L’examen de dossiers importants a été précédé par l’annonce de la scission du groupe d’opposition “Rassemblement pour Vénissieux”.

TOTAL VÉNISSIEUX % 14E CIRCONSCRIPTION CIRCONSCRIPTION %

30 712 8 865 100

La République en marche

190 112 222 157 187 169 152 163 231 215 175 246 136 168 262 192 262 196 86 294 140 199 154 146 208 160 160 155 144

69 44 116 79 92 86 64 97 109 108 110 113 75 62 114 119 145 86 51 118 82 97 69 41 49 43 36 34 57

7 646

5 281

2 365

Front national

259 156 338 236 279 255 216 260 340 323 285 359 211 230 376 311 407 282 137 412 222 296 223 187 257 203 196 189 201

28,21 24,90 69,07 30,93

74 256 23 276 20 906 13 714 7 192 100

31,35 28,15 65,60 34,40

tant qu’homme public, je suis prêt à affronter la vindicte populaire. Mais, je vous pose la question en référence à mon histoire personnelle et familiale, les mots « goumiers du maire qui méprisent leurs pères et mères » et « harki », ont-ils un sens pour vous ? Je n’arrive pas à croire qu’en 2017, des personnes soient assez malveillantes, stupides, ignorantes, inconscientes et bornées pour écrire des saletés pareilles sur un site.” S’adressant au responsable du groupe socialiste, il poursuit : “M. Ben Khelifa, la liberté d’expression ne vous permet pas de m’insulter. Moi, je n’ai d’autre ambition que de réussir mon mandat contre vents et marées. La tâche est difficile mais passionnante.” Enfin, citant le philosophe André Comte-Sponville, M. Ben Mabrouk rappelle que la politique, “c’est la gestion non guerrière des conflits, des alliances et des rapports de force”. L’examen du projet d’Agenda 21

Ben Mabrouk prend la parole. S’adressant au groupe d’opposition socialiste présidé par Lotfi Ben Khelifa, l’adjoint au maire (chargé notamment de l’emploi et du commerce) répond à l’intervention d’Anne-Cécile Groléas lors du précédent conseil. Invoquant la liberté d’expression, l’élue avait contesté la citation à comparaître prise à l’encontre de M. Ben Khelifa, poursuivi pour “injures publiques” à l’encontre du maire et de plusieurs de ses adjoints, pour des propos tenus et maintenus sur sa page Facebook (voir “Expressions” n° 625 du 17 mai).

Réponse du berger à la bergère “Vous avez choisi de soutenir des personnes qui ne font que dénigrer. Moi, j’ai la faiblesse de penser que nous avons plus à gagner à valoriser notre ville et ses habitants. Je suis pour la liberté d’expression, et en

municipal a été l’occasion de nouvelles passes d’armes. La nouvelle mouture du document (qui liste les actions de développement durable engagées par la commune) sera présentée lors du Grand rendez-vous de la Ville, à l’automne. Le conseil a validé ce plan d’actions élaboré avec des associations locales, des institutions, des structures éducatives, malgré l’opposition des groupes de MM. Girard et Ben Khelifa. Le premier dénonçant “une odieuse opération de communication”, le second “des actions assez banales”, demandant avec insistance si les agents de la Ville utilisaient des vélos électriques.  FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

Compte de gestion 2016, projet de nouvel Agenda 21, rapport annuel de gestion de la Sacoviv… Retrouvez le compte rendu du reste du conseil municipal sur www.expressions-venissieux.fr

Blein facile, l’abstention à son sommet Second tour des législatives Face à un représentant du Front national — scénario analogue à celui de 2012 —, on pouvait prédire sans grand risque la victoire d’Yves Blein au second tour de la législative de la 14e circonscription du Rhône. D’autant que le député sortant avait troqué la casaque PS pour celle de La République en marche, autrement plus porteuse. Le résultat est clair : 65,6 % des voix, contre 34,4 % au frontiste Damien Monchau. Ce qui fait d’Yves Blein le député le mieux élu du département du Rhône en pourcentage des suffrages exprimés. En pourcentage des inscrits, c’est une autre affaire. Plus encore qu’au premier tour, qui constituait déjà un précédent pour un scrutin national, les électeurs de la 14e circonscription ont en effet massivement boudé les urnes. Ils sont près de 51 000 sur 74 000 à n’avoir pas voté (68,65 %), soit 16,5 points de plus qu’en 2012. Et parmi ceux qui ont rempli leur devoir civique, près de 2 400 (10,2 %) ont préféré glisser un bulletin blanc ou nul. La palme de l’abstention revient à Saint-Fons (73,7 %), suivie de près par Vénissieux (71,8 %). Réagissant à ces chiffres pour le moins inquiétants, Michèle Picard, maire de Vénissieux, a déclaré qu’”il y a une véritable urgence démocratique à recréer un lien de confiance et de proximité entre les institutions républicaines et les citoyens”.

18,46 % des inscrits Les 13 714 voix recueillies par Yves Blein ne représentent que 18,46 % des inscrits. Par rapport au second tour de la législative de 2012

PHOTO RAPHAËL BERT

294 169 382 254 334 295 247 295 376 359 317 400 240 264 406 353 460 306 163 482 260 356 271 202 278 236 218 207 241

DAMIEN MONCHAU

TOTAL VÉNISSIEUX

865 1 039 1 224 753 1 222 993 909 1 080 1 088 1 075 950 1 388 898 812 1 091 991 1 208 772 663 1 433 814 1 130 1 083 1 213 1 504 900 1 477 1 101 1 036

YVES BLEIN

Hôtel de ville 1 Hôtel de ville 2 Pasteur Monery Max Barel Charréard Ambroise-Croizat Jules-Guesde Parilly Jeanne-Labourbe Clos-Verger Joliot-Curie Viviani Pauline-Kergomard Moulin-à-Vent Vaillant-Couturier Ernest-Renan Georges-Lévy Gabriel-Péri Centre Henri-Raynaud Maison du peuple Louis-Pergaud Léo-Lagrange Anatole-France Saint-Exupéry Paul-Langevin Jean-Moulin Henri-Wallon

NOMBRE DES SUFFRAGES EXPRIMÉS

Élections législatives 2e tour 18 juin 2017

NOMBRE D’ÉLECTEURS INSCRITS

L

manifester du tout (ça, c’est pour le public)… Avant même d’aborder le premier dossier à l’ordre du jour, on assiste à l’éclatement du groupe d’opposition de droite en trois entités. D’abord, Maurice Iacovella annonce qu’il siégera désormais avec Houria Taguine dans un groupe UDI créé pour l’occasion, évoquant des “divergences de fond” avec le groupe présidé par Christophe Girard. Lequel, ensuite, dénonce “intrigues, manœuvres, trahisons et manipulations” et proclame lui aussi la création d’un nouveau groupe. Baptisé “Pour la victoire du bon sens à Vénissieux”, il rassemble Marie-Danielle Bruyère, Frédéric Passot et lui-même. L’ancien “Rassemblement pour Vénissieux” ne regroupe donc plus que Saliha Mertani (Modem), Hidaya Said et Nasser Djaidja (société civile). Avant d’examiner les comptes administratifs de la commune, Djil

NOMBRE DE VOTANTS

a faute à la météo ? Il y avait de l’orage dans l’air, le 26 juin, lors du dernier conseil municipal de Vénissieux avant l’été. Chaque assemblée communale connaît ces joutes oratoires à fleurets plus ou moins mouchetés, mais ce lundi soir, une ambiance inhabituellement électrique a parfois éclaté en coups de voix et en coups d’éclats. Des conseillers de l’opposition volontiers provocateurs, des élus de la majorité répondant du tac au tac, quelques personnes dissipées dans le public : Michèle Picard, restée absolument zen malgré les tensions, a dû faire jouer toute son autorité de maire et rappeler souvent les règles régissant l’assemblée communale : respecter les orateurs en ne leur coupant pas la parole, éviter les interventions hors sujet (ça, c’est pour les élus), ne pas manifester bruyamment son soutien ou ses indignations, et même ne pas

C’est à Vénissieux qu’Yves Blein réalise son meilleur score en obtenant 5 281 voix (69,07 %)

qui lui avait permis d’entrer à l’Assemblée nationale, il est en recul de 6 000 voix. Quant à Damien Monchau, il en perd 5 000 comparativement au score qu’avait obtenu la candidate FN Sandrine Ligout il y a cinq ans. Le maire de Feyzin — qui laissera bientôt son poste conformément aux nouvelles règles sur le cumul des mandats — n’en est pas moins légitimement élu pour un 2e bail de cinq ans au Palais Bourbon, où son nouveau parti, La République en marche, disposera

d’une majorité absolue. C’est à Vénissieux qu’Yves Blein réalise son meilleur score en obtenant 5 281 voix (69,07 %), contre 2 365 (30,93 %) à son adversaire. Et paradoxalement à Feyzin, commune qu’il administre depuis 2001, qu’il engrange le moins bon (61,8 %). À Saint-Priest et à SaintFons, il recueille respectivement 64 % et 65,7 % des suffrages exprimés, 62,53 % à Corbas et 63,71 % à Solaize. GILLES LULLA


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L’association Loisirs Solidarité Retraités de Vénissieux et Saint-Fons organise son 8e videgreniers le samedi 2 septembre de 7 heures à 18 heures place Ennemond-Romand dans le quartier du Moulin-à-Vent. Tarif : 4 euros le mètre (minimum 4 mètres, maximum 10 mètres par exposant). Renseignements et inscriptions avant le 24 août : 04 72 21 82 37 / 06 84 00 44 29, par mail : lsr69@orange.fr ou à la Maison du peuple (12, rue Eugène Peloux) lors des permanences de l’association (assurées en juillet et août) les lundi et mardi de 9 à 12 heures et le jeudi de 15 à 17 heures.

... ET DE L’ALVEN CHEMINOTS Il aura lieu le dimanche 10 septembre de 8 heures à 17 heures, rue Félix-Brun. Prix au mètre linéaire : 4 euros. Inscriptions à l’avance au 0781679320 ou 0768891942. Internet : vide-greniers.org. Buffet et buvette sur place.

LE GUIDE ÉTÉ 2017 EST DISPONIBLE

Comme chaque année, la Ville de Vénissieux a édité pour l’été un guide pratique. On le trouve dans tous les lieux, équipements et services publics de la commune. Seize pages pour tout savoir sur les activités proposées durant l’été par les différents services de la Ville de Vénissieux et ses partenaires. Diffusé dans les écoles et les équipements petite enfance, ce guide est également disponible dans les lieux, équipements et services publics de la commune.

Créer du lien entre habitants et migrants Accueil - Habitat et Humanisme a lancé le 20 juin, à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, les “Rendez-vous solidaires”. Un nouveau dispositif que les responsables de l’association ont présenté au centre d’accueil et d’orientation (CAO) vénissian de La Roseraie. “Le principe est simple, explique Matthieu de Chalus, directeur général d’Habitat et Humanisme. Un migrant est un individu que l’on rencontre, à qui l’on parle. Ce n’est pas un mot qu’on lit dans le journal. Ou un reportage à la télé. Il faut changer nos regards sur ces personnes. On doit élargir leur horizon et les faire sortir du centre. Ces rendez-vous n’ont qu’un seul objectif, celui de créer du lien, et de favoriser leur insertion avec les habitants de la région.” A Vénissieux, le CAO accueille 119 personnes, dont 35 ont d’ores et déjà obtenu le statut de réfugié. Les autres sont demandeurs d’asile. La plupart prennent des cours de français, certains commencent à bien se débrouiller. Mis à part avec les salariés et les bénévoles “qui font un travail extraordinaire”, ils ne s’expriment qu’entre eux et parlent rarement français. Or tous veulent pratiquer la langue de Molière en attendant la décision de l’admi-

nistration française. “Ils veulent rester en France, insiste le directeur. Ils ont le désir de s’insérer dans la région, et faire leur vie ici. Lyon est une ville qu’ils aiment beaucoup. Sur l’ensemble de nos résidents, seules cinq personnes sont parties rejoindre de nouveau Calais pour tenter d’atteindre l’Angleterre.” Habitat et Humanisme lance donc un appel pour inciter les habitants à venir à la rencontre des

Solidarité - Michèle Delhaye, net, l’entreprise reverse 20 centimes dant vénissian de l’association. à l’association Les petits frères des Pauvres. Michèle en a confectionné à elle seule 3 300 ! Une réception en son honneur était organisée à l’OMR, le 22 juin, en présence de Paula Alcaraz conseillère municipale, de Marie-Lobka Cadoz, responsable bénévole des Petits Frères des pauvres à Vénissieux, et de Loïc Rigaud, correspon-

73 ans, habitante des Minguettes, est une retraitée accro au tricot. Adhérente à l’Office municipal des retraités (OMR), elle a décidé de participer à l’opération caritative lancée par la marque de boissons Innocent : réaliser de tout petits bonnets destinés à coiffer des bouteilles de jus de fruit. Pour chaque bouteille achetée coiffée d’un bon-

Des portes ouvertes sont organisées à Vénissieux du 28 juin au 4 juillet. Une semaine de louanges, de formation et prières pour partager la foi chrétienne. Des temps forts sont prévus à l’église SainteJeanne-d’Arc à Parilly ainsi qu’à celle de l’Épiphanie aux Minguettes. Informations et inscriptions : www.jeunescathoslyon.fr ou venisseux-lyon-catholique.fr Michèle Delhaye tricote tous les soirs, parfois jusqu’à 2 heures du matin !

Michèle, très émue, rappelait qu’elle tricote depuis l’âge de dix ans. “Troisième enfant d’une famille de dix, il fallait aider pour l’habillement. Et je continue.” Chaque soir, elle s’installe devant la télé et tricote parfois jusqu’à deux heures du matin. “Je ne perds pas mon temps, c’est pour une bonne cause et c’est ce qui me plaît !” Michèle, qui achète sa laine sur le marché, a remis à MarieLobka Cadoz les sacs remplis des précieux petits bonnets. L’association Les petits frères des pauvres les transmettra ensuite à l’entreprise Innocent. Cette année, pas moins de 510 000 bonnets ont été tricotés en France. Des bonnets les plus divers, de toutes les couleurs, à découvrir et collectionner sans modération !  Où rencontrer Les petits frères des Pauvres à Vénissieux ? Au centre social Eugénie-Cotton : accueil collectif le mardi de 14 à 16 h 30 sauf pendant les vacances scolaires. Au centre social de Parilly : un vendredi sur deux, de 10 à 16 heures. Déjeuner pris en commun.

Les collégiens d’Elsa-Triolet ont du talent Récompenses - Une centaine de jeunes du collège Elsa-Triolet ont reçu des diplômes, le 23 juin, lors de la Journée des talents. Dans la salle Combier, Mme Cosentino, la principale, Mme Akhnouche, professeur de français, et d’autres enseignants ont appelé tour à tour les jeunes récipiendaires. Les uns ont reçu le prix de la science ou de l’origami, d’autres celui de l’excellence littéraire ou linguistique, du théâtre, de la musique, du sport, etc. Devenue traditionnelle, cette journée qui met à l’honneur les adolescents a été ponctuée par plusieurs autres points forts: présentation de la chorale du collège, exposition et table ronde sur le thème l’entreprise. 

Très répandu en Scandinavie et dans les pays germanophones, le contre-sens ou double-sens cyclable s’installe doucement en France. À Vénissieux, il sera mis en place sur 27 rues d’ici à la fin de l’année 2017. Les rues Francisque-Aynard, Antoine-Billon, Danielle-Casanova, Jorge-Semprun, Michel Germaneau, Lounès-Matoub, et le boulevard Laurent-Gérin en sont déjà équipés. Toutes ces voiries sont à sens unique pour les voitures, mais les vélos sont désormais autorisés à y circuler dans les deux sens. Pour les cyclistes, l’avantage est évident : liaisons facilitées entre les quartiers et temps de parcours amélioré. Et contrairement à ce que l’on pourrait spontanément penser, la sécurité s’en trouve renforcée. Les études ont prouvé en effet qu’il est beaucoup plus sûr pour les cyclistes, sur une voie à sens unique, de rouler à contre-sens que dans le même sens que les autos.

Autres voies à sens unique concernées d’ici fin 2017 : rue président SavadorAllende, rue Banette-et-Planchon, rue Bela-Bartok, rue Paul-Bert, rue Bonnetet-Pernet, chemin du Charréard, rue Frédéric-Châtelus, rue de l’Église, rue de l’Ancienne-gare, rue Paul-Langevin, rue Jean-Baptiste-Lully, rue du Montelier, rue des Myosotis, rue Louis-Pergaud, rue Gaspard-Picard, rue Rabelais, rue Jean-Vilar, rue Antonio-Vivaldi.

DÉCÈS

Farid Arar Nous avons appris lundi le décès, à l’âge de 57 ans, de Farid Arar, figure de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983. Enfant des Minguettes, Farid Arar avait 23 ans quand il s’est lancé dans cette grande aventure collective, aux côtés de Toumi Djaïdja, Djamel Attalah, Farouk Sekkai, Patrick Henry, le père Christian Delorme, le pasteur Jean Costil… et tous ceux que l’on appellera plus tard “le groupe des marcheurs permanents”. Quand la Marche part de Marseille, le 15 octobre 1983, ils ne sont que 17, dont neuf jeunes issus des Minguettes, parmi lesquels Farid Arar. La Marche s’achève à Paris le 3 décembre, après 1500 km, par un défilé réunissant plus de 100 000 personnes. “Expressions” adresse ses condoléances attristées à sa famille, ainsi qu’à tous ses amis. 

Jean-Marie Sabatier

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Le camping familial “Les Mûriers”, propriété de la Ville de Vénissieux, vous accueille jusqu’au 27 août, à Portiragnes-Plage, au sud de Béziers. Doté de 177 emplacements de 90 m2 en moyenne, il est situé à 200 m de la plage. L’APASEV (Association pour la promotion des activités socio-éducatives de Vénissieux) propose en priorité aux Vénissians la location d’emplacements ou de mobilehomes à tarifs préférentiels. Les prix sont majorés pour les familles extérieures à la commune. Renseignements : 04 72 21 44 28. www.lesmuriers.apasev.fr

migrants : “Certains sont demandeurs de visites culturelles, ont envie de jouer aux cartes, aux boules. D’autres rêvent d’assister à un match de foot, de rugby, de visiter un musée, d’aller au cinéma, de pique-niquer en famille, en un mot de découvrir notre façon de vivre. Pourquoi pas avec vous ?” Concrètement, il suffit de contacter l’association par mail : lesrendezvoussolidaires@habitathumanisme.org 

3 300 petits bonnets au profit des petits frères des Pauvres

VÉNISSIEUX

L’ÉTÉ À PORTIRAGNES

CRÉATION DE 27 CONTRESENS CYCLABLES

Habitat et Humanisme lance un appel aux habitants pour les inciter à rencontrer les migrants, leur proposer des sorties, des activités, etc.

PORTES OUVERTES DE LA PAROISSE DE

CIRCULATION

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VIDE-GRENIERS DE LOISIRS SOLIDARITÉ RETRAITÉS

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ACTUALITÉS

Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

Décidément, le mois de juin est bien triste. Nous déplorons la disparition de Jean-Marie Sabatier, trésorier du centre associatif Boris-Vian. Il était très investi dans les projets de la Fabrique d’initiatives citoyennes et on l’avait vu le 24 mai dernier, raconte Corine Romeu, directrice de la structure, “offrir ses plants, sa bienveillance et son tellement bon sourire”. “Expressions” se joint à ses amis pour présenter ses condoléances à la famille. 


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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

Palestine : l’espoir malgré l’occupation TÉMOIGNAGE - Nadine Fontvieille, Vénissiane, est membre de l’association France Palestine Solidarité. Avec les amitiés tissées au fil de ses neuf séjours en Palestine, c’est désormais à titre personnel qu’elle s’y rend. Pendant trois semaines, en mai, elle est allée exercer ses talents de naturopathe énergéticienne auprès des femmes de Silwan.

Vous revenez de Silwan, où est-ce exactement ? C’est un quartier de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, au pied de la mosquée Al Aqsa. Plus de 55 000 habitants y vivent, dans des maisons accrochées aux collines. Cette partie de Jérusalem est occupée par Israël depuis 1967. Une occupation illégale, condamnée plusieurs fois par l’ONU. C’est un lieu qui est très convoité par les sionistes car c’est là qu’ils situent la “cité de David”, mythique roi d’Israël. Une affirmation controversée, même par des archéologues israéliens, mais qui justifie la destruction de maisons arabes pour mener des fouilles permanentes. Le but est de vider Silwan de sa population arabe et d’en faire une sorte de parc d’attractions mi-religieux mi-historique autour du roi David. Un travail de longue haleine mené de manière systématique.

Rolando & Poisson Spécialiste du bâtiment depuis 1858

Vous étiez invitée par le centre Madaa, de Silwan. Qu’est-ce que c’est ? On pourrait comparer ça à une Maison de quartier, une MJC, avec de nombreuses activités pour les habitants, mais c’est plus que ça. C’est la soupape de sécurité de Silwan, un îlot de paix, un poumon pour un quartier qui a très peu d’espaces publics. Madaa permet aux enfants de connaître autre chose que l’occupation. Le centre est financé par des donateurs étrangers, surtout des associations allemandes, suisses et norvégiennes. Il propose des cours d’anglais, d’informatique, de théâtre, de danse, de peinture, de broderie… S’ajoutent à cela des actions plus ponctuelles sur la santé et le bien-être par exemple. C’est dans ce cadre-là que j’ai proposé des séances de naturopathie aux femmes et aux enfants de Silwan. La naturopathie, c’est utile dans ce contexte ? Oui, bien sûr ! J’ai fait des massages, du reiki, de la réflexologie, des soins énergétiques pour travailler sur les traumas, ça a été très apprécié. Les femmes, même jeunes, souffrent de nombreuses douleurs, notamment articulaires, d’inflammations des genoux, du dos. La majeure partie de ces maux provient du stress permanent qu’elles vivent. Chaque matin, quand les enfants vont à l’école, ils sont contrôlés cinq ou six fois par la police ou l’armée, agressés par des colons armés… Chaque jour, les mamans de Siwan craignent que leurs enfants ne reviennent pas de l’école, vous réalisez ça ? Nous, on angoisse parce qu’ils ont une rue à traverser… Et la nuit, il y a fréquemment des intrusions de l’armée dans les maisons, à la recherche de “suspects”… À Silwan, les Palestiniens vivent un état d’anxiété quotidien, une grande fatigue, qui ont des effets sur la santé : cancers, pathologies chroniques… Avez-vous remarqué des différences avec vos précédents séjours ? La pression de l’occupation s’intensifie. À Silwan, il y a de plus en plus de colons, qui se sentent forts et

Travaux de plâtrerie Cloisons sèches Peinture Revêtement de sols Ravalement de façades Isolation intérieure et extérieure

Silwan, quartier de Jérusalem-Est, “est un lieu très convoité par les sionistes car c’est là qu’ils situent la cité de David, explique Nadine. Une affirmation controversée mais qui justifie la destruction de maisons arabes pour mener des fouilles permanentes”

soutenus. Cette implantation progressive se fait de plusieurs façons. La manière “douce” : après avoir rendu la vie impossible aux habitants dont ils convoitent le bien ou en ciblant ceux qui ont des problèmes d’argent, ils rachètent leur maison deux ou trois fois sa valeur. La manière “forte”, c’est l’expropriation. Si un Palestinien de Silwan est condamné en justice, sa famille est expulsée. Par quoi se traduit cette occupation ? Les colons se promènent dans le quartier, souvent armés, insultent les habitants, déploient d’immenses drapeaux d’Israël sur leurs maisons, multiplient les provocations… Ils savent que le monde regarde ailleurs, ils en profitent et manifestent un grand sentiment d’impunité. C’est un travail de sape permanent, des humiliations quotidiennes. Par exemple, l’eau courante, captée dans les nappes phréatiques cisjordaniennes, est revendue plus chère aux Palestiniens qu’aux colons. Autre exemple, les habitants arabes

“Les Palestiniens vivent dans un état d’anxiété quotidien” lié aux contrôles récurrents menés par la police et l’armée (ici à Hébron)

de Silwan paient des taxes d’enlèvement des ordures ménagères mais ne bénéficient pas de ce service ! Je suis allée chez une famille dont la maison est en contrebas d’une villa de colons juifs. Il a fallu installer une grille au-dessus de la terrasse car les nouveaux voisins y jettent leurs détritus. Dans la maison, le plafond se fissure et la moisissure s’installe à cause de l’eau versée quotidiennement par les colons, sous prétexte d’arroser des plantes. Le fils de la famille, Oday, étudie le droit social à la fac. Il doit partager la chambre de sa sœur parce que les colons ont obtenu la destruction de sa chambre, une pièce qui les “gênait”… Vous avez été témoin d’actes de violence de la part de l’occupant ? La première semaine de mon séjour, une jeune fille qui venait de Ramallah a été tuée à 100 mètres de moi, Porte de Damas. Abattue d’une dizaine de balles par des soldats. Ils ont dit qu’elle allait sortir un couteau… Les soldats israéliens sont des gamins endoctrinés et surarmés, à la fois arrogants et morts de trouille. Il y a quelques mois, un appelé franco-israélien a été jugé pour avoir achevé un Palestinien blessé. Cette exécution sommaire a affecté l’image de l’armée à l’international. Depuis, la consigne a changé, les soldats n’achèvent pas les blessés : ils empêchent juste les secours d’arriver ! Porte de Damas, la gamine se vidait de son sang, mais les militaires bloquaient l’ambulance du Croissant Rouge, contrôlaient les papiers des secouristes, du véhicule, fouillaient le matériel médical… La gamine est morte sur le bitume. Cette scène, je l’ai vécue, ce n’est pas de la propagande ! Que pensez-vous du traitement médiatique et politique du conflit israélo-palestinien, en France ?

Ça me rend malade. Le peu de fois où les médias évoquent le sujet, c’est pour traiter les Palestiniens de terroristes. Moi, je sais de quelle patience font preuve ces gens pacifiques et doux, pourtant poussés à bout. Les humiliations, les injustices, le harcèlement, c’est tous les jours depuis cinquante ans, pour les chasser de chez eux. Qu’est-ce qu’on ferait nous, en France, dans ces conditions ? Et si vous avez le malheur de critiquer la politique du gouvernement israélien, vous êtes immédiatement accusé d’antisémitisme, voire de négationnisme ! Quelle honte ! Que vous ont dit vos interlocuteurs ? Qu’ils gardent espoir, malgré tout. Ils disent que ça ne peut pas continuer indéfiniment comme ça. Que les Israéliens s’enferment eux aussi dans les murs qu’ils construisent. Ils nous demandent de venir, de voir et de témoigner. Et ils rejettent ceux qui se servent de leur cause pour justifier les pires actes de barbarie.  PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

Rencontrez Dandara Huit jeunes du centre Madaa ont monté un groupe de rap, “Dandara” (cri de ralliement de l’intifada), coachés par les rappeurs de DAM, groupe palestinien historique. Dandara sera en tournée en France cet été, dans les centres de vacances gérés par les CCAS d’EDF. Présents du 17 au 20 août dans la région lyonnaise, ils seront disponibles pour rencontrer des associations qui le souhaitent. Si vous êtes intéressés, contactez la rédaction d’Expressions, qui fera passer le message.


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DOSSIER

ENVIRONNEMENT

- SANTÉ

Détruire l’ambroisie avant qu’elle ne fleu Rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme, eczéma… On ne compte plus les troubles que provoque l’allergie Il est temps de s’en débarrasser avant sa pollinisation qui devrait être précoce cette année. TEXTES : MICHÈLE FEUILLET - PHOTOS : RAPHAËL BERT

ascale, installée à Vénissieux depuis sept ans, n’avait été ni allergique ni asthmatique avant son arrivée en Rhône-Alpes. Depuis, au mois d’août, elle doit affronter les attaques de l’ambroisie et ses nombreux désagréments. Et cette année, ce sera certainement plus tôt que d’habitude. Les spécialistes sont formels : les premiers pollens d’ambroisie devraient faire leur apparition vers le 5 août contre le 15 l’année dernière. Le soleil et la chaleur favorisant la croissance de cette plante hautement allergisante, l’année 2017 pourrait ressembler à celle de 2011, où les pollens d’ambroisie avaient été particulièrement nombreux et précoces. Originaire d’Amérique du Nord, cette plante se développe et se multiplie très facilement sur différents types de terrain, notamment ceux sur lesquels interviennent des activités humaines : surfaces agricoles, chantiers, bords de routes, réseaux de transports routiers ou ferroviaires. Très présente depuis plusieurs années dans la vallée du Rhône, elle est aujourd’hui observée dans la quasi-totalité des régions françaises. Il s’agit d’une plante annuelle qui apparaît tardivement au printemps et disparaît en automne. En été, elle croît rapidement et peut atteindre plus d’un mètre de hauteur. Sa floraison commence en août : ses fleurs livrent du pollen à caractère très allergène jusqu’en automne. Elle aime les endroits ensoleillés et secs. La destruction de cette plante est d’autant plus indispensable qu’un milliard de grains de pollen se trouve sur un seul pied d’ambroisie et que cinq grains par mètre cube suffissent pour déclencher une aller-

P

gie. Produites en grande quantité et pouvant rester viables plus de dix ans dans le sol, ses graines se ressèment, assurant les générations suivantes. Un plant d’ambroisie supprimé avant sa période de floraison permet d’éviter la production de pollens et donc de limiter la reproduction de cette plante envahissante. Mais avant de l’éradiquer, faut-il encore savoir la reconnaître. Ainsi, jeudi 22 juin au matin, la Métropole de Lyon a installé son bus info santé, au marché des Minguettes afin de sensibiliser le grand public aux risques allergiques liés à la pousse de l’ambroisie. Plusieurs affiches présentaient la plante et des spécialistes sensibilisaient les passants à l’importance de son éradication. Au moment de la floraison, l’ambroisie se développe en un buisson

Le bus info santé sillone la Métropole pour sensibiliser le grand public aux risques allergiques liés à la pousse de l’ambroisie

qui peut atteindre plus d’un mètre de haut avec des feuilles caractéristiques, profondément découpées ; vertes sur les deux faces et sans odeur aromatique. Sa tige est plutôt rougeâtre et couverte de poils blancs. Pour éviter son apparition, il est important de savoir que l’ambroisie n’aime pas la concurrence végétale : il faut donc veiller à ne pas laisser de terres dénudées entre mai et novembre : en semant du gazon, en ne tondant pas trop ras, en évitant les désherbants totaux, en recouvrant le sol nu par un paillis d’écorces ou par une toile autour des plantations.

19 signalements à Vénissieux en 2016 Il est nécessaire de distinguer la lutte préventive pour empêcher l’apparition de la plante, de la lutte curative pour empêcher l’émission de pollens et réduire les stocks de graines dans les sols. Si vous trouvez de l’ambroisie dans votre jardin, il faut l’arracher. Protégez-vous pour l’élimination en utilisant du matériel adapté : gants, lunettes et masque lors de la floraison. Hors de votre propriété et sur un terrain public, il faut signaler la zone via la plateforme interactive accessible à l’adresse suivante : www.signalement-ambroisie.fr. “Pour le département du Rhône, 2 400 signalements ont été enregistrés entre 2014 et 2016, avec un pic en 2015 de 1 000 signalements, indique Thierry Philip, vice-président de la Métropole de Lyon chargé de la santé et de l’environnement. 60 % des signalements ont été suivis d’un

traitement avec ou sans arrachage.” À Vénissieux, “nous avons reçu l’an dernier 19 signalements dont huit via la plateforme, souligne Cécile Vigouroux, directrice du service environnement. Nos techniciens et jardiniers sont formés pour reconnaître l’ambroisie et pour agir au cas où la plante aurait poussé sur un terrain communal. Si l’ambroisie est sur un terrain privé, nous envoyons un courrier pour que la personne fasse le nécessaire. Si rien n’a été fait, nous adressons une semaine plus tard une mise en demeure accompagnée de l’arrêté municipal pris en août 2001 précisant dans son article premier que tous les locataires et propriétaires doivent nettoyer et entretenir les espaces où pousse l’ambroisie.” L’association française d’étude des ambroisies a constaté récemment une diminution des concentrations de pollens sur la zone Nord Isère et Lyon Saint-Exupery. Mais dans le même temps, paradoxalement, le nombre d’allergiques a continué d’augmenter. “Leur nombre a doublé en dix ans”, insiste Pierre Diamantadis, conseiller de la Métropole de Lyon en charge de l’ambroisie, qui ajoute que “cette baisse des concentrations de pollens serait due à des difficultés techniques sur la plateforme de signalement”. Une baisse artificielle donc, car l’ambroisie continue bien de progresser à très grande vitesse dans la région : il y a quelques années, on ne la trouvait pas dans les lieux situés à plus de 600 mètres d’altitude… Récemment, des plants ont été signalés à La Clusaz, à plus de 900 mètres d’altitude. 

POUR EN SAVOIR PLUS ● Afeda

(association française d’étude des ambroisies) : ambroisie-afeda.org

● Stop ambroisie : www.stopambroisie.com ● ARS

Auvergne-Rhône-Alpes : www.ars.auvergne-rhonealpes.sante.fr/Ambroisie

● Inra (Institut national de la recherche agronomique) : www.inra.fr/Grand-public/ Alimentation-et-sante/Tous-lesmagazines/Allergies-gare-a-lambroisie ● Ministère chargé de la santé : sante.gouv.fr ● D’autres

sites sont disponibles sur : www.ambroisie.info/pages/ liens.htm

QUATRE CANAUX POUR SIGNALER LA PRÉSENCE D’AMBROISIE ● Un

numéro de téléphone : 0972 376 888

● Un

site internet : www.signalement-ambroisie.fr

● Une

application mobile : Signalement Ambroisie

● Une

adresse mail : contact@signalement-ambroisie.fr


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e urisse

DOSSIER

TÉMOIGNAGES

Léo et Monique, entre rhinite, conjonctivite et trachéite vec ses grands yeux remplis de larmes et son mouchoir à la main, Léo, bientôt six ans, ne supporte plus ni le printemps ni l’été. En cause : ses allergies aux différents pollens. Sa maman, Dominique Martin, raconte : “Elles sont apparues soudainement quand il avait un peu moins de trois ans. La première fois, nous avions tout simplement pensé qu’il avait un rhume ! Comme il s’éternisait, nous avons consulté son pédiatre qui nous a envoyés vers un de ses confrères allergologues.” Chez le spécialiste, le diagnostic repose sur un interrogatoire précis. La suspicion d’allergie est d’abord vérifiée par des tests cutanés : on dépose sur l’avant-bras des extraits de substances allergènes. La lecture est quasi immédiate : en un quart d’heure, vingt minutes au plus, ils provoquent une réaction locale (rougeur) lorsque le sujet est sensibilisé. Ces tests doivent être faits en l’absence de traitements antiallergiques. Très fiables, ils peuvent être complétés par une prise de sang permettant le dosage d’IgE (anticorps) spécifique. Pour Léo, le diagnostic est sans appel. Il est sensible à plusieurs pollens dont celui de l’ambroisie. “Du mois de mai à septembre, ils passent par des phases où il est très gêné et particulièrement fatigué. L’allergologue a proposé une désensibilisation. Pourquoi pas ?”, confie sa maman. Autre témoignage : celui de Monique Gilbert qui habite à proximité du parc de Parilly. La soixan-

A

e à l’ambroisie chaque été.

RNSA : la météo des allergiques Quels types de graminées sont à craindre lorsqu’on vit à Vénissieux ? Et la saison de l’ambroisie, c’est quand ? Le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) met à la disposition des internautes de véritables cartes de France des pollens ainsi que des risques allergiques qui en découlent. Créé en 1996 à la suite du laboratoire d’aérobiologie de l’Institut Pasteur à Paris, il étudie le contenu de l’air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population. En bref, une véritable “météo” de l’allergie. Le principe du RNSA repose en premier lieu sur la constitution de sites de capteurs. Chaque site a été choisi par rapport à des critères géographiques, botaniques et allergiques. Le département du Rhône dispose de quatre capteurs de pollens installés à Lyon, Genas, Craponne et Gleizé. Ils permettent de calculer les indices allergiques par exposition au pollen (RAEP) qui va de 0 (risque nul) à 5 (risque très élevé). Le triangle Lyon-Bourgoin-Valence, dans lequel se situe Vénissieux, est le plus exposé. Le RNSA vous offre la possibilité de recevoir chaque semaine par e-mail les prévisions du risque allergique des départements de votre choix. www.rnsa.asso.fr

La suspicion d’allergie est d’abord vérifiée par des tests cutanés : on dépose sur l’avant-bras des extraits de substances allergènes

taine, elle est allergique depuis des décennies, à l’ambroisie uniquement. “Je fuis tous les endroits où la plante peut pousser. Je me suis informée, j’ai consulté un spécialiste car c’est insupportable. On est vraiment mal en pleine crise.” Chaque année, c’est la même chose. Léo et Monique présentent les symptômes classiques : une rhinite avec le nez qui coule ou qui se bouche, des éternuements et maux de tête, une conjonctivite avec des yeux rouges, larmoyants, une sensation de sable sous les paupières. À ces désagréments, s’ajoute parfois

une trachéite avec une toux sèche ou de l’asthme avec des difficultés respiratoires, un essoufflement, des sifflements… Plus rarement, de l’urticaire ou de l’eczéma sous forme de plaques rouges, de boutons et de démangeaisons, viennent compléter ce tableau symptomatique. C’est pourquoi Léo et Monique et tous les allergiques ont toujours leurs traitements à proximité pour les soulager : du collyre, des antihistaminiques, des produits décongestionnant pour le nez prescrits par leur médecin. “Sans oublier des mouchoirs !”, sourit Monique. 

EN CHIFFRES 13 % de la population rhônalpine est touchée par les allergies au pollen d’ambroisie. Ce chiffre peut atteindre 21 % dans les zones les plus fortement exposées. ● Sur le territoire métropolitain, 100 000 à 130 000 personnes sont concernées. ● 22 millions d’euros, c’est le coût des frais de santé estimé en 2016 pour la seule région Auvergne Rhône-Alpes. ● 5 grains de pollen/m3 d’air suffisent pour déclencher une allergie. ● Un pied d’ambroisie peut libérer jusqu’à un milliard de grains de pollen en une seule journée et le vent peut les transporter sur plus de cent kilomètres. ● 30 % des plants ont été signalés en bords de route, 25 % sur des terrains agricoles, 23 % dans les jardins. ● 105 référents ambroisie sont présents dans les 59 communes de la Métropole. ● Plus de 200 agents de la Métropole ont été formés. ●

VÉNISSIEUX ÉNERGIES LE RÉSEAU DE CHALEUR DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX D’une longueur de 24 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 9 600 logements et 42 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...). Moderne et durable, il est alimenté majoritairement en énergie renouvelable. Le bois-énergie représente 58% de la mixité énergétique, garantissant ainsi une baisse supplémentaire du tarif et XQHUpGXFWLRQVLJQL¿FDWLYHGHVpPLVVLRQVGH&22.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr


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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

CULTURE À VENIR SEMAINE DE LA MUSIQUE Organisée par l’école de musique Jean-Wiener, elle se poursuit jusqu’au 1er juillet avec deux soirées au Théâtre de Vénissieux — “Bestiaire et Lumière, action !” le 28 juin à 20 heures et “Vamos ! et Lumière, action !” le 30 juin à 20 heures — et un concert, le 1er juillet à 15 heures, à la Galerie 6 (voir page 11). Les inscriptions à l’école sont ouvertes les 28 et 29 juin, de 16 h 30 à 20 heures. Renseignements : 04 37 25 02 77 ecoledemusique@ville-venissieux.fr

TRACTION AVANT CIE Pour soutenir la compagnie vénissiane, on peut suivre l’assemblée générale qui se tient le 4 juillet à 19 heures à la salle Érik-Satie et devenir adhérent. Renseignements : 04 72 90 11 84 06 21 79 03 14. mail : traction.avant@wanadoo.fr www.tractionavantcie.org

JOSSELIN PIÉTRI L’artiste vénissian expose ses peintures de Bruce Lee à L’Anticafé (9, rue du Bât-d’Argent, Lyon 1er) pendant deux mois. Il sera aussi à la galerie La Rage (33, rue Pasteur, Lyon 7e) à partir de juillet.

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Des profs de développement durable Dix ans d’Unesco à Balzac - La salle du Théâtre de Vénissieux était remplie, ce 20 juin, à l’occasion de la soirée de fin d’année du collège Balzac. Une soirée qui célébrait les dix ans d’affiliation de l’établissement vénissian avec le réseau Unesco et au cours de laquelle les élèves, accompagnés de musiciens professionnels — et pas n’importe lesquels puisqu’il s’agissait du groupe marseillais Sabâ et des mythiques Awatiñas, en provenance de Bolivie — firent une démonstration de leurs qualités artistiques. Qu’ils se réunissent en chorale, sous la direction de leur enseignante Hélène Leone, chantent seuls ou fassent une démonstration de piano, le talent est bien au rendez-vous. Hélène Leone et Maud Rouvière, ancienne prof d’arts plastiques à Balzac et membre des BoliBalzac, accueillent ensuite sur scène DuBouillon pour parler de la deuxième édition du concours de dessins lancé, avec l’Unesco, dans un lycée africain du Burkina Faso et plusieurs collèges français de NeufBrisach (Haut-Rhin), Lentilly, Givors, Rive-de-Gier et Vénissieux.

ATELIERS HENRI-MATISSE

UNIQUE ET HORS DU TEMPS Une fois de plus, le public était venu nombreux à la salle Irène-JoliotCurie, ce 21 juin, pour le vernissage des travaux de l’année des ateliers municipaux d’arts plastiques HenriMatisse. “Tous les ateliers ont été mélangés, enfants, ados et adultes, indiquait Sylvie Dupin, l’une des artistes/animatrices. Cela fonctionne bien en matière de circulation.” Sylvie avait proposé trois thèmes aux enfants dont elle s’occupe (du CP au CM2) et c’est celui de l’ailleurs qui a obtenu leurs suffrages. “Ils ont travaillé sur des pays imaginaires. Chaque enfant en a inventé un, qu’ils ont ensuite relié sur une grande carte du monde imaginaire. Ils ont créé des villes, des routes, en regardant différents types de cartes.” La balade au sein des ateliers est toujours étonnante. Vous découvrez ici des sculptures (entre autres sur le thème Habiter-Habité), là peintures ou photos, céramiques ou gravures, ici une chèvre, là une statue de la liberté dont la couronne est portée par un pot de yaourt renversé, là encore des poupées japonaises, une pomme que traverse un ver ou une sculpture sur le don, assortie d’un poème. Le maire Michèle Picard, dans son discours, a remercié “ceux qui rendent cet instant unique, hors du temps”. Unique et hors du temps, c’était tout à fait cela !

Les Awatiñas, heureux de jouer avec les élèves, montreront les vidéos du spectacle en Bolivie

C’est grâce à Johnny que Balzac a pu grimper sur la deuxième marche du podium. Puis viennent les Awatiñas, heureux de jouer avec les élèves. “Nous montrerons les vidéos de ce spectacle en Bolivie. Les gens seront fiers de voir que vous vous intéressez à leur culture !” Vincent Best, enseignant d’arts plastiques, présente ensuite les dessins sur la liberté d’expression réalisés

par 180 élèves de 3e, inspirés par l’artiste Shepard Fairey. “Nous nous considérons, assura-t-il, comme des professeurs de développement durable !” Il est encore question de l’action menée par les élèves du collège pour la déparasitation des enfants boliviens. Puis les Awatiñas finissent en beauté la soirée, avec de belles démonstrations de caporales, danses boliviennes, par les BoliBalzac. 

CHÂTEAU DE ROCHEBONNE

Vernissage le 8 juillet à 16 heures. Ouvert du jeudi au dimanche, de 14 h 30 à 18 h 30.

EXPOSITION À L’IME Dans le cadre des portes ouvertes de l’IME Jean-Jacques-Rousseau, le groupe culture “Se connaître, se reconnaître” présente son exposition “Emois - Et moi ? Et toi ? Étoiles” le samedi 1er juillet de 10 h 30 à 12 heures. Réfectoire de l’IME, 99, avenue des martyrs de la résistance. Tél. : 04 78 70 11 55.

Des tilleuls verts sur la promenade Disparition de Marc Porcu Quiconque croisait Marc Porcu, poète et traducteur qui vient de disparaître à l’âge de 64 ans, savait que sa moustache fournie cachait un sourire. Car Marc était généreux et le témoignage d’un de ses anciens élèves, lors de ses funérailles ce 20 juin, était là pour le prouver. Ayant vu le jour en Tunisie d’un père sarde et d’une mère sicilienne, Marc Porcu est né sous le signe du partage. Habitant de Vénissieux avant de s’installer à Vaulx-en-Velin, proche de Thierry Renard et de son Espace Pandora, il fut instituteur et surtout poète. Animateur pendant une vingtaine d’années de la revue “Les cahiers de poésie-rencontres”, il publia chez ses amis de Pandora, aux éditions La Passe du vent, plusieurs livres (“En filigrane sur la nuit” en 2002, “Ils ont deux ciels entre leurs mains” en 2013) et par-

Un dernier été avec le cirque Plume Au parc de Parilly - Dans le cadre du festival des Nuits de Fourvière, le cirque Plume s’installe au parc de Parilly du 30 juin au 5 août. Créé au début des années quatre-vingt par quelques Francs-Comtois bien inspirés qui se rencontrent au festival La falaise des fous, le cirque propose des spectacles poétiques dans lesquels les hommes gambadent tels des animaux, les musiciens sont omniprésents et où des numéros qui semblent connus sont pourtant très différents de ce que l’on a l’habitude de voir. Ce spectacle en création qui se pose à Parilly sera, semble-t-il, le dernier du cirque. C’est en tout cas Bernard Kudlak, l’un des fondateurs de Plume, qui annonce : “Ensuite nous irons pêcher d’autres rêves sur d’autres rivières et vous irez partager d’autres éternités avec d’autres artistes.” “La dernière saison” parlera des saisons et du temps qui passe, des animaux et de la nature, de la planète en danger, des humains et de leurs arts… “La vie vivante, consciente de vivre, présente, commente encore Bernard Kudlak.

Être présent. Nous serons présents. Vous aussi.”  Du 30 juin au 5 août. Relâches les dimanches 2, 9, 16, 23 et 30 juillet, les lundis 17 et 31 juillet. Plein tarif : 36 euros. Jeune : 28 euros. Billetterie : 04 72 32 00 00. www.nuitsdefourviere.com

ticipa à quelques ouvrages collectifs, de “Jusqu’au printemps des mots” (2002) à “J’ai cessé de me désirer ailleurs” (2016). Marc était aussi traducteur et c’est grâce à lui que l’on put découvrir Francesco Abate — dont il traduisit à La Fosse aux ours “Dernière journée de championnat”, “Je demande pardon”, “Le chroniqueur

sans cœur”. Mais également Sergio Atzeni (“La fable du juge bandit”, “Le cinquième pas est l’adieu”, “Le fils de Bakounine”, “Nous passions sur la terre, légers”) ou Giulio Angioni (“À la face du monde”), tous représentants de la Nouvelle vague littéraire sarde. Les rescapés d’“À la face du monde” qui, pour fuir leur village sarde rasé par les Pisans au MoyenÂge, se réfugient dans une ancienne léproserie pour bâtir “une société fondée sur l’entraide et le respect des différences” méritaient bien que ce soit Marc qui aide les Français à savourer leurs aventures. Tout Marc est dans ces mots, lui l’amoureux de Rimbaud, Pasolini, René Char, Léo Ferré et Chet Baker. Rimbaud qui savait que, 17 ans ou pas, on n’est jamais sérieux, surtout si l’on a des tilleuls verts sur la promenade. Toutes nos pensées à sa famille et ses amis. 

PHOTO RAPHAËL BERT

Depuis quelques années, la galerie Jean-Louis Mandon organise à Theizé-en-Beaujolais une grande exposition collective. Elle se tiendra du 6 juillet au 27 août et réunira les œuvres de Jacques Peizerat, Geneviève Garcia-Gallo, Richard Hadorn, Pierre Montheillet, Bernard Roudet, Frédéric de Boccard, JeanPaul Pichon-Martin, Hervé Fayel, Bernard Rouyard, Josette Vial, Évelyne Rogniat, Éric Gouttard, Numa Droz, Hélène Lameloise, Jacques Flacher, Joël Barbiéro, Victor Caniato, Daniel Tillier, Natalina Micolini et Marcelle Benhamou.

Un chaleureux entre-soie Les Amies de la soie - Elles sont douze à fréquenter tous les jeudis la petite salle conjointe à la bibliothèque Robert-Desnos, au Moulinà-Vent. Avec Éliane Sandelion, qui leur dispense son talent en peinture sur soie, les Amies de la soie se lancent tous les ans un défi. Celui de participer au concours international de Montfaucon-en-Velay, en HauteLoire, de se plier aux thématiques imposées… et d’en revenir avec une brassée de prix. “Cette année, le thème des tableaux était “La faune et la flore africaines” et celui des foulards “Les accessoires textiles de mode”. Ce 22e festival réunissait des Français, des Russes, des Lituaniens, des Belges, des Malgaches, des Suisses… En tout, 90 personnes. Nous avons ramené un troisième prix, deux cinquièmes prix, un onzième prix, etc. Nous avons toutes été classées dans la première moitié du palmarès. Nous avons fait de gros progrès par rapport à sept-huit ans en arrière, même si nous n’avons pas obtenu le premier prix !” Elles connaissent déjà les enjeux du prochain concours, en 2018 : “L’enfant” pour les tableaux et “Les fleurs stylisées Art nouveau” pour les

Les Amies ont toutes été classées dans la première moitié du palmarès au concours international de Montfaucon-en-Velay

foulards. “Nous allons regarder à la médiathèque des livres sur l’Art nouveau car nous ne voulons pas juste reproduire du Mucha. Il faut chaque fois composer, retravailler, mettre en scène, harmoniser les couleurs, sans faire de copie.” Mais avant cela, début septembre, un autre concours les occupera à Mantes-la-Jolie, avec les moulins pour les tableaux et la musique pour

les foulards. En guise de conclusion, les Amies de la soie tiennent à remercier la municipalité qui leur laisse la salle et leur permet cette activité d’échanges, de rencontres, de solidarité et de convivialité. “Lorsque nous arrivons à Montfaucon, tout le monde nous appelle “le groupe de Vénissieux.” C’est aussi notre façon de saluer notre commune.” 


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CULTURE

Trio Bravo ! CONCERT - Maïana et Émilie, aux violoncelle et piano, proposent ce 1er juillet leur projet de fin de formation à l’école de musique à 14 heures. Elles seront accompagnées à la clarinette par Diane. Le trio se produira ensuite à 15 heures à la Galerie 6.

C

’est leur ultime répétition avant le concert final, avant la présentation de leur projet de fin de formation le 1er juillet prochain. Dans un coin de la salle Debussy, à l’école de musique Jean-Wiener, leur prof Stéphane Lambert est très attentif. Et rassurant car, réellement, les trois jeunes filles — Maïana Sanjuan, Diane Mulindhabi et Émilie Khieu — s’en sortent très bien. Le trio qu’elles ont monté par amitié (violoncelle, clarinette, piano) est pourtant tout sauf habituel. Diane était scolarisée en CE1 aux Minguettes quand l’école de musique est intervenue dans son établissement. “Mes parents m’ont inscrite, ça me faisait un loisir entre midi et 14 heures. C’était l’année où l’école de musique s’est installée aux Minguettes. Pourquoi la clarinette ? Un hasard, je ne connaissais pas et j’avais très peu de notions en musique. J’ai aimé le son !” Maïana habite au Moulin-à-Vent et pratiquait déjà le violoncelle quand elle était en primaire avant de s’inscrire à l’école de musique. “J’y suis entrée en CM2, à 10 ans.” Elle en a aujourd’hui 17. Émilie résidait aux Minguettes : “Quand l’école s’est installée ici, ma mère m’a inscrite. Cela fait dix ans !” Elle apprend le piano et le clavecin. Même si cela fait aujourd’hui onze ans que Diane pratique la clarinette, elle ne veut pas en faire son métier. “J’ai envie de faire du droit, tout en gardant la clarinette dans ma vie. L’an prochain, je m’inscris à l’université mais je continuerai la musique. Je vais rester amateur.” Même discours chez Émilie : “La musique sera toujours aussi impor-

Le trio formé par Diane, Émilie et Maïana est né il y a trois ans

tante pour moi mais je veux aussi la pratiquer en amateur. Pour mon métier, je vais m’inscrire en médecine.” Maïana hésite un peu plus : “Ce serait possible d’envisager une carrière dans la musique. Je ne sais pas encore. Je pars en Écosse l’an prochain pour mes études de maths. Je vais regarder les conservatoires aux alentours.” Le trio est né il y a trois ans. “Nous nous connaissions grâce aux cours de solfège mais nous n’avions pas l’occasion de jouer ensemble. On a voulu faire de l’impro, qu’on étudiait en dernière année de solfège. Le trio était une occasion de nous voir et nous

avons joué nos petites compositions et quelques impros.” Pour Maïana, ces impros dépendent de l’éducation musicale : “Vincent Magnan, mon prof de violoncelle, nous faisait déjà travailler des improvisations et des compositions dans une démarche de créativité.” Émilie, elle, suivait les cours de piano de Marie-Christine Magnan. “Elle m’a proposé d’entrer dans un groupe de jazz, où était Diane. Nous avons improvisé et nous avons aussi appris la théorie. J’ai appris à harmoniser et à accompagner.” Quand on les questionne sur ces morceaux qu’elles ont composés, les

trois musiciennes répondent simplement : “Quand on travaillait, des motifs revenaient. On s’est dit autant les écrire ! Puis, on improvisait dessus. Chacune apportait quelque chose.”

La magie et la résonance actuelle de “Strange Fruit” Elles reprennent également un morceau du répertoire classique, la “Hassidic Fantasy” pour violoncelle, clarinette et piano de Joachim Stutschewsky. Un jour, Maïana arrive avec une chanson, la magnifique “Strange Fruit” créée par Billie Holiday,

qu’elle découvre grâce à la version de Nina Simone. Ces étranges fruits dont parle le texte d’Abel Meeropol, d’abord un poème publié en 1937, symbolisent le lynchage des Noirs américains. “Je voulais la remettre dans notre contexte de violences policières. Elle nous parle plus. Même si l’on ne comprend pas les paroles anglaises, le message peut passer.” Ses deux copines la suivent et s’approprient également cette chanson mythique. Elles écoutent Billie Holiday et Nina Simone, dans la version samplée par Kanye West. “Pour lui, elle évoque aussi les artistes qui se retrouvent esclaves de leur profession.” Stéphane Lambert suit en souriant les explications des trois élèves. “Je les croisais à l’école, le vendredi soir. J’ai toujours été à la recherche de décloisonnements. Avec Émilie, Diane et Maïana, nous avons appris à nous apprivoiser. Elles m’ont demandé de les écouter. Surtout sur l’impro.” Après un premier morceau, Stéphane les encourage, corrige quelques moments, apprécie les autres. Le concert du 1er juillet se déroulera en deux parties. La première, à 14 heures à l’école de musique, marquera la fin d’études à Jean-Wiener pour Maïana et Émilie, face à un jury. “Nous jouerons une partie écrite, avec des pièces baroques, classiques. Puis de l’impro en trio, avec Diane, et “Strange Fruit”. La deuxième partie commencera à 15 heures à la Galerie 6. Nous devrions avoir avec nous une chanteuse lyrique de la Maîtrise de l’Opéra et d’autres instruments.” Et également au programme à la Galerie 6 Ragtime Cookies, Le Pentatorchestre et Boom Tchac. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Gérard-Philipe : un été au cinéma DU 28 JUIN AU 4 JUILLET

DU 19 AU 25 JUILLET

“Transformers : The Last Knight” de Michael Bay, vf, sortie nationale, 2D et 3D ● “Mandy” d’Alexander Mackendrick, vost ● “La momie” d’Alex Kurtzman, vf, audiodescription (AD) ● “Nos patriotes” de Gabriel Le Bomin, AD ● “Le grand méchant renard et autres contes” de Benjamin Renner, Patrick Imbert, AD ● “Drôles d’oiseaux” d’Élise Girard ● “Churchill” de Jonathan Teplitzky, vost ● “Des plans sur la comète” de Guilhem Amesland

DU 5 AU 11 JUILLET “Moi, moche et méchant 3” de Pierre Coffin, Kyle Balda, vf, 2D et 3D ● “Grand froid” de Gérard Pautonnier, AD ● “Transformers : The Last Knight” de Michael Bay, vf, 2D et 3D ● “Impitoyable” de Clint Eastwood, vost ● “K.O.” de Fabrice Gobert, AD ● “Ava” de Léa Mysius ●

DU 12 AU 18 JUILLET “Spider-Man : Homecoming” de Jon Watts, vf, 2D et 3D, AD ● “Moi, moche et méchant 3” de Pierre Coffin, Kyle Balda, vf, 2D et 3D ● “Visages, villages” d’Agnès Varda, JR, AD ● “The Circle” de James Ponsoldt, vf/vost, sortie nationale, AD ● “Transformers : The Last Knight” de Michael Bay, vf, 2D ● “Nothingwood” de Sonia Kronlund, vost ●

“Valérian et la cité des mille planètes” de Luc Besson, vf, 3D, avant-première ● “Dunkerque” de Christopher Nolan, vf/vost, AD ● “The Last Girl” de Colm McCarthy, vf, AD ● “Moi, moche et méchant 3” de Pierre Coffin, Kyle Balda, vf, 2D ● “Spider-Man : Homecoming” de Jon Watts, vf, 2D et 3D, AD ● “Les hommes du feu” de Pierre Jolivet, AD ● “Embrasse-moi” d’Océanerosemarie, Cyprien Val ● “Aguirre ou La colère de Dieu” de Werner Herzog, vost

DU 28 JUILLET AU 1ER AOÛT “Valérian et la cité des mille planètes” de Luc Besson, vf, 2D et 3D, sortie nationale ● “Avant la fin de l’été” de Maryam Goormaghtigh, vost ● “Dunkerque” de Christopher Nolan, vf/vost, AD ● “Spider-Man : Homecoming” de Jon Watts, vf, 2D, AD ● “Moi, moche et méchant 3” de Pierre Coffin, Kyle Balda, vf, 2D ● “Les as de la jungle” de David ●

Alaux, sortie nationale, AD ● “Mon poussin” de Frédéric Forestier, AD

“NOS PATRIOTES” À l’issue de la séance du 4 juillet à 14 h 30, un café sera offert par l’association LSR.

dans lequel Philip Marlowe (Elliott Gould), le fameux détective de Chandler, est relooké seventies et a fort à faire avec des hippies, des gangsters et un écrivain alcoolique (superbe Sterling Hayden).

SÉANCES À L’ATTENTION DES

“VALÉRIAN” EN AVANT-PREMIÈRE

SOURDS ET MALENTENDANTS

Le nouveau film de Luc Besson, adapté de la célèbre BD, sera présenté le 25 juillet à 20 h 30 en avant-première avant une sortie nationale la semaine suivante.

“Nos patriotes” (29 juin, 18 h 30) ; “Grand froid” (6 juillet, 18 h 30) ; “Visages, villages” (13 juillet, 18 h 45) ; “Les hommes du feu” (20 juillet, 18 h 30) ; “Dunkerque” (27 juillet, 18 h 30).

UN ÉTÉ DE “MISFITS” John Huston en avait fait un film avec Clark Gable et Marilyn, rebaptisés en français “Les désaxés”. Le cinéma Gérard-Philipe a ainsi choisi quatre figures de désaxés et marginaux flamboyants : “Impitoyable” de Clint Eastwood du 5 au 11 juillet ; “Aguirre ou La colère de Dieu” de Werner Herzog où Klaus Kinski est un conquistador, du 19 au 25 juillet ; “Le sauvage” de Jean-Paul Rappeneau où la solitude d’Yves Montand est perturbée par l’arrivée de Catherine Deneuve (du 16 au 22 août) et “Le privé” de Robert Altman


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SPORTS RÉSULTATS VÉNISSIADES D’ÉTÉ

L’AL Vénissieux Parilly référence UFOLEP

AÏKIDO

PORTES OUVERTES AUX JEUNES

Judo - Les parents des judokas en

HANDISPORT Arrivée 3e du championnat de Division 2, l’équipe fanion de Handisport Lyonnais accède à l’élite. Grâce à ses succès sur Rouen et Châtenay, samedi et dimanche derniers à Vénissieux (gymnase Elsa-Triolet), l’équipe réserve managée par Alain Charra évoluant en Division 3, va intégrer la Division 2 à la rentrée prochaine.

BASKET L’équipe masculine des U13 a été récompensée après son trophée de championne du Rhône et de Lyon Métropole. Tout autant récompensé, Sylvain Laupie, entraîneur des féminines de Nationale 3, qui, trop pris par son activité professionnelle, sera remplacé par Kevin Clivet. Au tournoi U9 de l’ASVEL regroupant 13 équipes de la région, la formation vénissiane dirigée par Pierre Ruol s’est imposée face à l’ES Jonage. Benjamin, fils du coach a été élu MVP (Most valuable player), en clair meilleur joueur de la compétition.

KARATÉ CONTACT En plein-contact, grâce à Benjamin Mattioni (par ailleurs président du club), le Bunkaï karaté Do vient de remporter une médaille de bronze, dans le Var. Alors qu’en karaté Mix, lors de la première coupe de France à Paris, Mathieu Gréco a également obtenu du bronze. Sur l’ensemble de la saison, le club de quartier vénissian est monté 61 fois sur un podium. “Saison exceptionnelle que l’on va clôturer ce 1er juillet au gymnase Pasteur”, s’est réjoui Philippe Del-Rey, responsable sportif.

herbe de l’ALVP avaient au moins deux bonnes raisons d’assister au gala du club de Vénissieux Parilly, le 16 juin dernier, au gymnase Jacques-Anquetil. D’abord assister aux démonstrations et progrès de leurs enfants, lancés dans des combats éclair ne dépassant pas les trois minutes. Ensuite se féliciter des résultats obtenus sur la saison, les combattants étant récompensés par un lot de médailles et d’équipements à la hauteur de leurs perfs. Notamment ceux qui se sont illustrés en coupe du Rhône UFOLEP (l’ALVP est l’un des deux meilleurs clubs de la région). En FFJDA, la toute-puissante fédération nationale, seul Kahil Benchara a réussi le parcours parfait, s’imposant même avec brio. Enfin, licencié en judo handisport, Éric Blasco a été félicité comme il se doit, après son titre remporté au championnat régional en Sport adapté. Parallèlement aux compétitions, trois judokas habitués aux honneurs ont eu droit aux poignées de mains et accolades après l’obtention de leur ceinture noire, 2e dan : Martine Filiptchenko, qui était arrivée 3e aux Masters mondiaux des vétérans il y a quelques années, Nicolas Desbois, et Fabrice Cantaluppi, président du CMO-V gym-

À l’image du petit Nolan, les jeunes judokas de l’ALVP n’hésitent pas à concilier plaisir et fair-play

nastique danse et trampoline. “Bonne année, bon cru, s’est réjoui Jérôme Calamusa, le président de l’ALVP Judo. Avec 240 adhérents, nous sommes en progression. Nous sommes devenus le club de référence UFOLEP dans le Rhône, tant en nombre de participants qu’en nombre de médaillés. Dans les petites catégories, 50 % de notre effectif est constitué de jeunes du quartier.”  Les champions du Rhône UFOLEP Poussins : Tariq Coignet, Elio Di Fabio, et l’équipe féminine (Kalena Bartholin, Elona

Chabrier Coadou). Benjamins : Mame Awa Diouf, Sara Iafrate, Karima Selmani, Jade Zengal, Pape Lasse Diouf, et l’équipe féminine (Sara Iafrate, Lise Jacquin, Karima Selmani). Minimes : Thinhinane Selmani, Kahilm Bencharaa, Maxime Phravixay, Miguel Reis Macha-do, et l’équipe féminine (Thinhinane Selmani et Anassil Selmani). Cadets : Sophie Garcia, Tiffany Robinot Ranoroarivony, et l’équipe féminine (Naijira Aboudou, Tiffany Robinot Ranoroarivony, Maxence Desbois, Arnaud RivièreProst). Juniors-seniors : Pascal Di Fabio, Nicolas Desbois.

Il est rare de voir autant d’enfants participer à des portes ouvertes… à l’aïkido. Du 16 au 19 juin, au dojo du gymnase Jean-Guimier, le club vénissian dirigé par Christian Wewerka, un 4e dan faisant partie de l’institut d’Aïkido créé par Leman Senseï, a fait la part belle à cet art martial qui rencontre de plus en plus d’adeptes chez les jeunes. “On a essayé de décliner cet art en proposant des ateliers de contes japonais, d’histoire des arts martiaux et de l’origami, des découpages très appréciés par les plus jeunes qui ont pu confectionner, non pas des cocottes mais des grenouilles et des oiseaux en papier.” Plus d’une cinquantaine d’enfants ont pris part à ce rendez-vous convivial. Ils ont même participé à des initiations. L’enseignant a su transmettre les techniques de selfdéfense (on devrait dire de légitime défense) sous forme ludique, en associant un adulte confirmé à un enfant en plein apprentissage. Un vrai succès. “On a plusieurs dizaines d’enfants qui s’inscrivent régulièrement au club, a rappelé Christian Wewerka. Signe que l’aïkido s’adresse vraiment à tous. Grâce à la Fête du sport et de la jeunesse puis à Sport Expo, on rencontre un jeune public de plus en plus séduit. On essaye d’en profiter.”

Plein cap sur l’école de sport Gymnastique - Les écoles de gym étaient de la fête, le samedi 17 juin, au gymnase Jacques-Anquetil. Près de 130 gymnastes en herbe ont étalé leurs savoir-faire devant leurs parents, à l’occasion de l’ultime compétition de la saison. “On a battu des records d’affluence, s’est réjoui Fabrice Cantaluppi, président du CMO-V gymnastique, danse et trampoline. Ce qu’il faut retenir, c’est la mise en place et une démonstration de la section Éveil gym pour les enfants de moins de quatre ans. Accompagnés de leur(s) parent(s), ils ont pu faire apprécier leurs premiers pas dans la discipline. Au-delà de la manifestation, on boucle une saison que j’estime réussie. Déjà sur le plan de nos effectifs — 640 adhérents en gymnastique, danse et trampoline,

le retour de l’atelier municipal de danse n’étant pas étranger à cette progression. Ensuite sur le plan sportif, grâce aux parcours de nos athlètes

jusqu’au niveau interrégional. Chaque année, au moment des bilans, je le répète : notre seul objectif est de privilégier la formation. Sur nos 520 gymnastes, on peut compter sur une centaine de compétiteurs, et bien évidemment sur notre école de sport qui attire 350 enfants, la vraie relève.” Bien impliqué en FFG avec le groupe masculin, le club hésite encore à engager, pour le prochain exercice, des équipes féminines. Pas seulement en raison du surcoût financier induit, mais également en termes de résultats. “La concurrence est telle qu’il nous faudrait licencier des gyms de renom ou étrangers pour rivaliser, rappelle le président. Mais ce n’est pas notre politique sportive, comme je l’ai déjà dit. On a plutôt intérêt à travailler sur notre relève.” 

Amel Majri incertaine pour l’Euro Football féminin - “Vous êtes chez vous à l’Élysée, la France est un pays de victoire, on l’avait un peu oublié.” C’est par ces mots que le président Emmanuel Macron a reçu, mardi 20 juin, l’équipe féminine de l’OL qui a réalisé un parcours exceptionnel (championnat, coupe de France, Ligue des champions). Bien évidemment, Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique Lyonnais et Gérard Collomb, ministre lyonnais de l’Intérieur, étaient de “la partie”. À noter que les Françaises ont débuté dès le lendemain à Clairefontaine leur préparation à l’Euro. Hélas sans Amel Majri, la Vénissiane, qui s’est blessée en vacances et qui demeure incertaine pour les championnats d’Europe avec le premier match de la compétition prévu contre l’Islande, le 18 juillet. N’oubliant jamais les Minguettes où elle a été formée, au collège Jules-Michelet et à l’ASM, Amel avait rendu visite avant son titre européen au club “Be Foot au fémi-

AGENDA SAMEDI 1ER JUILLET Fête de fin d’année du Bunkaï karaté Do, au gymnase Pasteur, de 17 heures à 23 heures.



DU 10 JUILLET AU 25 AOÛT Dispositif “Vivre un été sport” proposé par la Ville à la piscine Auguste-Delaune, de 10 heures à 12 heures, puis de 14 heures à 18 heures.



JEUDI 20 JUILLET Dispositif “Olympiakos Enfance” organisé par la Ville au stade Laurent-Gérin, de 9 h 15 à 16 heures.



VENDREDI 21 JUILLET Dispositif “Olympiakos Enfance” organisé par la Ville à la piscine Auguste-Delaune, de 9 h 15 à 14 h 30.



PHOTO BE FOOT AU FÉMININ

Organisées par la direction sports jeunesse et familles (DSJF) et l’USEP de Vénissieux, les Vénissiades ont fêté les apprentis athlètes, les lundis 12 et 19 juin ainsi que les mardis 13 et 20 juin, avec une nouvelle formule plus étirée dans le temps. “Elles ont concerné 380 enfants de quinze classes primaires qui ont, durant l’année, pris part à des cycles de dix séances en rugby, athlé, gym, escalade ou badminton”, rappelait Éric Sagbo, de la DSJF, coordinateur de l’événement. Objectif : que les enfants affichent leurs connaissances acquises lors des rencontres de fins de trimestres, mais également leurs capacités à arbitrer, à compter les points, à s’impliquer dans une manifestation de grande envergure. L’idée est également de faire connaître le patrimoine et les équipements sportifs de la ville aux enfants.

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MERCREDI 26 JUILLET Dispositif “Olympiakos Jeunesse” organisé par la Ville à la piscine Auguste-Delaune, de 10 heures à 12 h 15. Suite de la manifestation au stade LaurentGérin, de 14 heures à 17 heures.



Amel Majri (5e en partant de la droite) n’oublie jamais les Minguettes : elle rendait récemment visite aux licenciées de “Be Foot au féminin”

nin”, dont le siège est à la Maison de quartier Darnaise. Cette association vénissiane a été primée et labellisée “Preuve Form’Elles 2016”. “Un vrai cadeau pour nous, savourait Fatima

Loucif, l’une des dirigeantes. Amel a fait le déplacement avec Jessica Houara-D’Hommeaux et Kheira Hamraoui, deux autres joueuses de l’OL.” 

VENDREDI 8 ET SAMEDI 9 SEPTEMBRE Sport Expo organisé dans la galerie marchande de l’hypermarché Carrefour par l’Office municipal du sport, de 9 heures à 19 heures.




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SPORTS

Le plein d’animations sous un soleil de plomb FÊTE DU SPORT ET DE LA JEUNESSE - Le soleil a tapé fort ce samedi 24 juin, trop fort. Ce qui explique l’affluence moindre que les années précédentes à cette manifestation, vitrine des clubs vénissians. TEXTE : DJAMEL YOUNSI

- PHOTOS : RAPHAËL BERT

e samedi 24 juin, beaucoup ont préféré rester au frais plutôt que d’assister à la 8e Fête du sport et de la jeunesse, qui se tenait au complexe sportif Laurent-Gérin. Profitant des dizaines d’animations offertes au public, les quelque 1 400 courageux participants (tout de même !) qui ont bravé la chaleur étouffante n’en ont que plus de mérite ! Les activités gratuites proposées sur les trois terrains de foot ont permis de s’initier à de nombreuses disciplines. “C’est génial, on peut découvrir plein de sports”, s’extasiait par exemple le jeune Mohamed Mabrouk (11 ans), en enfourchant un vélo après avoir joué au basket, au badminton, tiré à l’arc, fait du roller et de l’athlé ! Ce parcours VTT lui donne la 10e pastille sur sa carte “Véni Raid” et lui permet de participer au tirage au sort pour gagner des entrées à la piscine, entre autres. Sur le terrain synthétique, les clubs d’arts martiaux “en jetaient”. Visibles de loin, les kimonos blancs s’agitaient devant les stands de karaté, de judo, de karaté contact, de boxe française, de ju-jitsu brésilien. Et sur le podium, d’impressionnantes démonstrations étaient assurées par Christian Wewerka (aïkido) avec des élèves d’aikido shugyosha (école d'aïkido) et Hamadi Essid, enseignant vénissian de kajukenbo, vêtu de son hakama,

C

pantalon noir flottant… Il y avait d’autres formes d’art à découvrir tout autour des espaces d’animation, et de nombreux temps forts amusants ou insolites. Ainsi au stand de caisses à savon bichonné par David Maurin, la présentation de nouveaux bolides dont une esquisse de Ferrari à pédales du plus bel effet ! Au stand du Sen No Sen, Ghislaine Barbin, la présidente, était fière d’annoncer la création, à la rentrée, d’un cours de karaté défense training, mêlant selfdefense et exercices cardios, qui sera assuré par Djamel Bezriche. Après le sport, halte au coin santé. Avec Samir, responsable de l’EPJ Pyramide, Aïssa, animateur éducateur sportif, initiait les volontaires aux gestes de premiers secours et à l’utilisation du défibrillateur grand public. Pas très loin, les membres de l’EPJ du Moulin-à-Vent, s’activaient autour de Malek Benzahouane afin de promouvoir graff avec Nordine, initiations au beat box avec Paul, et street avec Farès, des animations assurées tout au long de l’année…

Le stand du Bunkaï proposait des initiations au full-contact

Bataille d’eau près des robinets Même les fanas de foot ont eu droit à des séances techniques gérées en plein cagnard par Samir et Sif de l’AS Vénissieux Minguettes. Question ballon rond, des dirigeantes de “Be Foot” vantaient à raison les mérites du foot au féminin… Tripod et kid’s aventures, aux allures de parcours d’accrobranches sur trois niveaux, ont attiré beaucoup de participants. Beaucoup d’énergie déployée, sur le podium, par deux couples de Lyon Métropole Danse Sportive et des danseuses de l'association Toko, qui met en valeur les danses africaines. Avec les températures caniculaires relevées en plein cœur de l’après-midi, les rafraîchissements aussi, ont eu du succès : bataille d’eau près des robinets des vestiaires de foot, cocktail de fruits et boissons fraîches offertes par les “dames” de la Maison de quartier Darnaise… “C’est dommage qu’il y ait eu moins de monde que l’année

Une danseuse de l’association Toko en action

dernière, mais cela aura au moins permis aux jeunes de ne pas attendre trop longtemps à chaque activité et de profiter davantage de chaque animation”, philosophe Andrée Loscos, adjointe au maire chargée des sports.  La boxe française attire tous les publics

L’eau, la bienvenue de cette Fête du sport caniculaire

Succès populaire pour le Tri-pod et kid’s aventures, une sorte de parcours d’accrobranches effectué sur trois niveaux

La pause fraîcheur était assurée par les bénévoles de la Maison de quartier Darnaise


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MAGAZINE

Échappez-vous en Livradois-Forez À deux heures en voiture de Vénissieux, le parc naturel régional du Livradois-Forez offre un panel remarquable d’activités culturelles et de pleine nature, abordables et adaptées à un public familial. perte de vue, du vert et du bleu. Nous sommes au cœur du parc naturel régional du LivradoisForez, sur la commune de Marsac-en-Livradois, à la fermeauberge Le Pisé. Situé à quelques encablures du village au bord d’une petite route déserte, l’établissement semble perdu au milieu des champs. Vénissieux et la région lyonnaise ne sont pourtant pas si loin : deux heures en voiture à peine. Mais le dépaysement est total. Dans cette région de moyenne montagne, on vit au rythme de la nature. Vaches, porcs et veaux sont élevés et “transformés” sur place, avant de rejoindre dans l’assiette d’autres produits du terroir comme le miel, les mûres, myrtilles, poires, pommes ou autres champignons. Le Parc naturel régional du Livradois-Forez (PNR) est situé à l’ouest de Lyon, entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne. Il regroupe un peu plus de 100 000 habitants sur 158 communes et trois départements, le Puy-de-Dôme, la HauteLoire et la Loire. Ses 282 576 hectares en font le quatrième plus grand parc naturel régional de France. Il

À

ACTIVITÉS PRATICABLES ● Randonnée à pied, à vélo (route ou VTT) ou à cheval ● Activités nautiques : baignade, canoë, pêche ● Accrobranche ● Pêche ● Golf ● Trottinette électrique (fun-cross) ● Dévalkart (karting sans moteur associé à une remontée mécanique) ● Vélo-rail ● Initiation équestre ● Via ferrata et tyrolienne ● Gyropode (véhicule électrique monoplace à deux roues parallèles)

PHOTO CENTRE VTT DES HAUTS DE CHAUMES (FOREZ)

TEXTE ET PHOTOS : ALAIN SEVEYRAT

La région dispose de 700 km de pistes VTT labellisées par la Fédération française de cyclisme

possède une grande variété de milieux naturels : tourbières, landes montagnardes, hêtraies et sapinières, forêts alluviales, buttes et coteaux secs, prairies naturelles, rivières et torrents. La moitié de sa surface est constituée de vastes espaces boisés.

Un patrimoine historique à découvrir Avec cette configuration des lieux, on ne s’étonnera pas de trouver des parcours de randonnée à foison. À savoir près de 2 000 km de sentiers pédestres aménagés et balisés, ainsi que 700 km de pistes VTT labellisées par la Fédération française de cyclisme. Il est même possible aux mordus de la petite reine de monter dans le train touristique “Les trains de la découverte” avec leur vélo. Après avoir atteint La Chaise-Dieu (1 082 m d’altitude), ils auront tout le loisir de revenir à leur point de départ à la force du mollet, par les routes ou les sentiers de leur choix. Non sans avoir visité, avant de repartir, l’abbaye bénédictine qui domine la cité. En plus de ses nombreuses activi-

tés de pleine nature, la région sait aussi mettre en valeur un patrimoine culturel particulièrement riche. “Quand on parle de notre territoire, les gens pensent souvent à la célèbre fourme d’Ambert, un fromage à pâte persillée plutôt doux en bouche, note Marie-Élise Chossonnery, conseillère en séjour et chargée de promotion à la maison du tourisme du Livradois-Forez. Ils citent aussi le musée de la coutellerie de Thiers, ou encore le moulin Richard-de-Bas où l’on fabrique encore le papier comme au XVe siècle. Tout cela fait partie de notre patrimoine, mais nous avons bien d’autres choses encore à faire découvrir au visiteur.” Et pour toucher du doigt le patrimoine historique de la région, il suffit de parcourir, puis remonter les rues pavées de la cité médiévale de Billom à la rencontre de l’église Saint-Cerneuf et de sa magnifique crypte, la plus ancienne d’Auvergne. Maisons à pans de bois, portails sculptés, fenêtres à meneaux témoignent d’un riche passé politique, commercial, intellectuel et religieux. Une époque où

Billom, un petit joyau médiéval surnommé au XIXe siècle “la ville des marchés”

Au moulin Richard-de-Bas, on fabrique encore le papier comme au XVe siècle

la “quatrième bonne ville d’Auvergne” brillait par le montant des impôts qu’elle fournissait au pouvoir royal. Car dès le Moyen Âge, bouchers, tisserands, sabotiers, forgerons, teinturiers et tanneurs avaient imposé leur patte. Au XIXe siècle, Billom était surnommée “la ville des marchés”. Et aujourd’hui encore, elle jouit d’une

vie associative et culturelle intense. Elle est célèbre pour son ail rose, plus doux que le blanc, et aux qualités de conservation jugées exceptionnelles.  Une région à découvrir sur : www.vacances-livradois-forez.com et www.parc-livradois-forez.org Maison du tourisme : 04 73 82 61 90.


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Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Maisons du Rhône MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX NORD  3 bis, place Grandclément ✆ 04 72 90 02 00  Antenne Ernest-Renan : Les lundis et jeudis permanences PMI et bilan de santé 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 78 75 67 05 MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX SUD  Vénissy : 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 34 81  Le Corallin : 2 bis, avenue Marcel-Cachin ✆ 04 72 89 03 20

Emploi PÔLE EMPLOI 27, avenue de la République ✆ 3949 CARSAT AGENCE RETRAITE “Espace Dupic”, 21-23, rue Jules-Ferry ✆ 3960

Marchés forains CHARRÉARD JACQUES-DUCLOS Vendredi matin MOULIN-À-VENT ENNEMONDROMAND Mardi de 16 à 20 heures Jeudi matin PARILLY GRANDCLÉMENT Samedi matin CENTRE-VILLE LÉON-SUBLET Mercredi et dimanche matins

Urgences médicales

Services publics

Sécurité - justice

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE ✆ 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine, Vénissieux ✆ 04 72 89 40 62  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63  Grande Pharmacie Lyonnaise : 22, rue de la République, Lyon-2e ✆ 04 72 56 44 00

HÔTEL DE VILLE 5, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 44 44 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 heures. Du 10 juillet au 25 août, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 15 et de 13 h 15 à 17 heures.

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76

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Mercredi 28 juin 2017 - n° 628 - www.expressions-venissieux.fr

PORTRAIT

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BERNARD CURTET

Au revoir les enfants “Un enseignement qui n’enseigne pas à se poser des questions est mauvais”, écrivait Paul Valéry dans ses Cahiers. Une citation qui convient parfaitement à Bernard Curtet, qui prend sa retraite après trente années passées aux Minguettes. Il part vers de nouvelles aventures mais reste à Vénissieux. TEXTE : MICHÈLE FEUILLET - PHOTO : RAPHAËL BERT

e 7 juillet prochain, quand il fermera la porte du groupe scolaire JeanMoulin et donnera les clefs à son successeur, Bernard aura certainement un petit pincement au cœur. À bientôt 62 ans, il a choisi de tirer sa révérence après 30 ans passés aux Minguettes, dont 27 au groupe scolaire Jean-Moulin. Vénissieux est une ville pour lequel il ressent un attachement viscéral et les Vénissians le lui rendent bien. Depuis l’annonce de son départ, c’est l’émotion des parents qui l’emporte : “On a bien essayé de le retenir, exprime un papa à la sortie de l’école, mais nous n’avons pas été assez convaincants !” La maman d’Abdelkrim lui est également reconnaissante : “Mon fils a fait toute sa primaire ici. Aujourd’hui, il est lycéen. En tant que parents, nous occupions une vraie place, sans jugement. On pouvait frapper à son bureau, l’interpeller dans un couloir. Toujours à l’écoute.” Sarah, actuellement étudiante en droit, se souvient très bien de ce prof qui lui qui a donné envie d’aller plus loin. “Il m’a fait découvrir la lecture, on pouvait lui parler sans tabou. Je dirais si j’osais : c’est un mec bien.” Bernard Curtet n’a pas vu passer le temps : “J’ai vu naître au groupe scolaire une super équipe ; pas des super-héros mais des gens qui se sentent bien dans le quartier. On n’est pas en terre de mission ici !”

L

Les Minguettes, le sexagénaire les a vues se transformer sous l’effet de la crise sociale, “mais on ne résume pas un quartier à une crise. Ici vivent des gens formidables, on a des élèves qui réussissent, qui sont excellents”.

Infirmier puis instit Remontons en arrière. C’est sur les bancs de l’école AristideBriand, à Gerland, que Bernard fait ses classes. “J’ai un très bon souvenir des maîtres d’école engagés et dynamiques.” Très bon élève, il se souvient de cette “difficulté” qu’il a dû affronter, celle d’être excellent dans un quartier populaire, ce qui à l’époque, déjà, suscitait des railleries. Les collèges Marc-Bloch, Ampère-Saxe et le lycée La Martinière accueilleront ensuite le gone de Gerland. Après son bac décroché brillamment, il se lance dans des études d’infirmier psychiatrique. Son diplôme en poche, il exerce au Vinatier : “J’ai vécu cinq années dans un service de pédopsychiatrie. On soignait des jeunes entre 12 et 19 ans présentant des pathologies lourdes. En très peu de temps, j’ai beaucoup appris sur l’humanité et sur moi-même. C’était également le temps de la jeunesse, une époque bouillonnante. On voulait changer le monde ! J’ai tout de suite été de gauche, ce qui m’intéressait c’était de faire autrement !” Mai 1968 l’a marqué, pourtant il n’avait que 13 ans. Pendant toute sa carrière, les

Bernard Curtet a vu naître au groupe scolaire Jean-Moulin “une super équipe ; pas des super-héros mais des gens qui se sentent bien dans le quartier. On n’est pas en terre de mission ici !”

rencontres ont été déterminantes. D’abord avec Gilles Denuel (le frère de Luc, longtemps resté enseignant puis directeur à MaxBarel), avec qui il pratiquait le basket. C’est Gilles qui l’incite à passer le concours d’instit. “J’ai quitté Le Vinatier un vendredi à 14 heures. J’étais attendu à la circonscription de l’Éducation nationale aux Minguettes le lundi matin. C’était en 1984. On m’a envoyé à Jean-Moulin : j’avais 29 ans, un blouson en jean et la trouille au ventre. À l’époque, on était dans les classes avant d’intégrer l’école normale !” Monique Perrin, la directrice du groupe scolaire, l’attendait. “Elle m’a confié à Alain Godard, maître ZEP, et Jeanine Genevoix, prof de CP.” Après avoir enseigné dans d’autres établissements des Minguettes, il revient à Jean-Moulin en 1990. Il y ouvre une CLIN (classe d’initiation), enseigne en CP/CE1 jusqu’en 2001, année où il prend la direction. Pour Bernard Curtet, la quintessence du métier d’enseignant est l’apprentissage de la lecture en CP. Il est un adepte d’Éveline Charmeux et de Jean Foucambert, de Philippe Meirieu également. Très rapidement, il les retrouve à l’association française de la lecture, reconnue comme un mouvement

suffit pas d’écouter l’enseignant, il faut que les élèves construisent dans leur tête. Si on comprend la lecture, on se sent plus libre, plus grand, plus fort. Nous devons faire des enfants de vrais citoyens, l’école doit donner un esprit critique. Il faut des gens qui innovent, qui pensent, qui s’engagent surtout.” Et en matière d’engagement, Bernard Curtet est un exemple, “Lire, c’est comprendre. que ce soit au travers de Alors, apprendre à lire, son militantisme syndical c’est apprendre à comprendre” au sein du SNUipp, de son investissement pour les mal logés, les sansSa classe devient une vraie papiers, et tant d’autres causes. ruche. Les enfants participent, Mais pendant cette longue intertrouvent des mots, s’expriment view, il ne fera qu’effleurer ses actidevant les autres. “Nous étions des vités annexes, ramenant systématipetits chercheurs, ça a duré quatre quement la conversation sur la ans. On avait un credo : lire, c’est pédagogie et la nécessité de doncomprendre. Alors apprendre à lire, ner aux enfants, singulièrement c’est apprendre à comprendre. Un ceux des quartiers populaires, une lecteur doit nécessairement être cri- grille de lecture adaptée pour se tique, et pour cela, il doit se faire construire et s’ouvrir au monde. Désormais, le jeune retraité une opinion de ce qu’il lit.” Pour le directeur emblématique passe le relais. Il a des projets de l’école Jean-Moulin, la pensée pleins la tête : profiter davantage se construit à partir du langage. “Il de sa famille bien sûr, mais aussi permet d’exercer le pouvoir, de trans- poursuivre le théâtre qu’il pratique mettre. S’ensuit l’envie d’écrire. On depuis six ans avec la compagnie ne réfléchit bien que par ce qu’on Traction Avant, frapper à l’école écrit, il faut trouver le bon mot, on de musique pour, qui sait, apprenles pèse au gramme près. C’est une dre à jouer d’un instrument, faire approche qui manque aujourd’hui de la randonnée, et puis lire beaudans l’Éducation nationale. Il ne coup, beaucoup…  pédagogique. Mais peu d’enseignants s’y intéressent. Bernard se lance dans un travail de recherche sur un thème plutôt complexe (“Apprenons d’abord l’implicite du texte dès le cycle 2”), passe une maîtrise de sciences de l’éducation, met en place de nouvelles méthodes.

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