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DU

30 AVRIL AU 13 MAI 2014

Numéro 557

www.expressions-venissieux.fr PRÉCARITÉ

Un festival de rencontres

Une famille expulsée malgré l’interdiction municipale.

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PACTE RÉPUBLICAIN Le maire annonce la création d’une Maison des Mémoires.

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GÉRARD COLLOMB RÉÉLU POUR UN 3e MANDAT À LA TÊTE DU GRAND LYON p. 3

ENTREPRENEUR Féthi Hakkar prend “datte” avec le succès.

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INSTALLATION France Perfusion implante son siège régional à Vénissieux.

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PHOTO RAPHAËL BERT

RENAULT TRUCKS

Le collège Elsa-Triolet et les écoles Paul-Langevin et Anatole-France fédérés pour développer un environnement de réussite. Le festival Éclair a ainsi mobilisé 1200 élèves et 60 professeurs, du 22 au 25 avril. Pages 8-9

branlantes, il vous mène jusqu’au plus près des cieux, juste sous le toit du clocher. Là, vous découvrez une forêt invraisemblable de grosses poutres entrecroisées, digne d’une maison à colombage d’un village alsacien. Les charpentiers d’autrefois ont fait de la belle ouvrage. Leur mécano de bois n’a pas bougé d’un iota. Cet échafaudage tout en croix et en losanges supporte le trésor de l’église Saint-Germain, dans le vieux bourg : trois cloches venues d’un lointain passé. Page 14

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BOSCH La cession à Sillia est encore loin d’être faite.

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MINGUETTES

Sons de cloches Église Saint-Germain - L’ascension commence par un escalier de pierres. Ses marches ont été polies par le passage incessant du sonneur, durant moult générations. À lui seul le père Fantozier a dû les monter des milliers de fois, au cours du XIXe siècle. Après un virage, une porte s’ouvre à travers un mur épais, tout entier de galets. Elle permet d’entrer à l’intérieur du clocher, une grande tour carrée haute de plusieurs étages et née au Moyen Âge. L’ascension se poursuit mais cette fois par un escalier de bois usé jusqu’à la corde. En 28 marches

Les syndicats restent mobilisés contre le plan de suppression d’emplois.

Monmousseau tout nouveau.

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DÉMOCRATIE LOCALE Les nouveaux présidents des conseils de quartier ont été nommés.

p. 6 STÉPHANE MOREIRA, CHAMPION D’EUROPE DE TWIRLING BÂTON. page 13

FOURMILIÈRE L’école au théâtre, ça fourmille.

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CÉRÉMONIE DU 8 MAI Il y a 69 ans, le 8 mai 1945, les armées nazies capitulaient sans condition. À Vénissieux, la cérémonie commémorative se déroulera le jeudi 8 mai à 11 heures. Rendez-vous au monument de la Libération, parc Louis-Dupic.

PERMANENCES D’AIDE AUX MALADES, INVALIDES ET HANDICAPÉS Le comité AMI de Vénissieux association nationale de défense des malades, invalides et handicapés - tient des permanences tous les mardis de 15 heures à 17 heures au centre social Roger-Vailland (5, rue Aristide-Bruant). Une seconde permanence est ouverte aux salariés de Renault Trucks les premiers mardis du mois de 12 à 14 heures, au comité d’entreprise de Renault Trucks.

VACCINATIONS PUBLIQUES ET GRATUITES

Les séances de vaccinations publiques à Vénissieux ont lieu au Centre de prévention CDHS les 1er et 3e mercredis de chaque mois de 14 à 15 heures, et les 2e et 4e mercredis de chaque mois de 17 à 18 heures. Centre de prévention CDHS : 5, rue de la Paix.

CAFÉ PHILO Le centre social du Moulin-àVent organise un café philo, le samedi 24 mai, autour du film de Gilles Perret, “Les jours heureux”, consacré au programme du Conseil national de la Résistance (CNR). Le film sera projeté à 14 heures et suivi d’un débat avec Léon Landini, médaillé de la Résistance et officier de la Légion d’honneur. Pour ceux qui le souhaitent, l’équipe du centre social donne rendez-vous dès midi pour un pique-nique. Entrée libre. Participation aux frais laissée à l’appréciation de chacun. 47-49, rue du-Professeur-Roux. Tél. : 04 78 74 42 91.

AU CENTRE SOCIAL DU MOULIN-À-VENT Le centre social va proposer de multiples activités pendant les prochaines vacances scolaires. Exemples ? Une initiation à la caricature du 5 au 7 mai de 17 à 19 heures (dès 15 ans) ; un stage de gymnastique dynamique, les 5 et 7 mai de 19 h 30 à 21 heures. Ou une sortie familiale au parc des oiseaux samedi 17 mai de 9 heures à 18 h 30. Renseignements et inscriptions au centre : 47, rue Prof.-Roux. Tél. : 04 78 74 42 91. contact@centre-social-mav.fr

VIDE-GRENIERS À L’ÉCOLE GEORGES-LÉVY Le conseil des parents d’élèves de Georges-Lévy organise un vide greniers au profit des enfants du groupe scolaire, le dimanche 18 mai. 450 exposants sont attendus. Le tarif exposant est de 3 euros le mètre linéaire et 2 euros par mètre supplémentaire. Inscriptions les 12 et 13 mai, de 17 à 19 heures, sous le préau de l’école élémentaire (64, avenue Georges-Lévy). Pièces demandées : photocopie recto verso de la carte d’identité, le règlement du métrage en espèces ou par chèque, et un chèque de caution de 15 euros, qui sera rendu après vérification de la propreté de l’emplacement. Contact : fcpe.glevy@free.fr

Une famille expulsée malgré les arrêtés d’interdiction du maire Précarité - Depuis le 4 avril, légalement, du fait de trois arrêtés pris par le maire, “les expulsions locatives, les coupures d’énergies et les saisies mobilières pour les personnes les plus en difficulté et en fragilité pécuniaire”, sont interdites sur le territoire de Vénissieux. Cela n’a pas empêché qu’une famille habitant une résidence Alliade, à Parilly, soit mise à la rue, le jeudi 24 avril, pour des impayés de loyer. Grâce à l’interposition de voisins, l’huissier n’a pu saisir les meubles. Il est revenu lundi 28 avril, accompagné de policiers, mais la solidarité du voisinage a encore joué. Des membres du Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians, de la CNL et la conseillère générale communiste, Marie-Christine Burricand, étaient également sur place. “Nous avons proposé à l’huissier de payer une partie du loyer mais il n’a pas accepté, témoignait une voisine. Nous nous inquiétons pour cette famille. Nous avons accueilli la femme et les enfants et le mari dort dans sa voiture depuis trois jours.” Cette première expulsion du printemps 2014 a suscité une vive réaction du maire. “À ce jour, la validité de mes arrêtés n’a pas été contestée par le préfet, souligne Michèle

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ACTUALITÉS

Mercredi 30 avril 2014 - n° 557 - www.expressions-venissieux.fr

Un comité de soutien s’est rassemblé lundi autour de la famille, pour empêcher que ses meubles soient saisis

Picard, et ils sont donc exécutoires de plein droit. Pourtant une expulsion a eu lieu, malgré l’interdiction ! C’est intolérable. Une nouvelle fois, le principe de la libre administration des collectivités est remis en cause, comme en 2012 où six expulsions avaient eu lieu avant l’audience au tribunal administratif, préjugeant d’une décision de justice. Cette année nous n’avons même pas encore reçu de requête en référé.”

Et le maire de rappeler le drame, survenu il y a tout juste un an, de cette septuagénaire retrouvée morte dans son appartement par les forces de police venues l’expulser. “Avec ces arrêtés, insiste Michèle Picard, j’entends combattre l’intolérable et défendre le droit à une vie digne. Ce ne sont pas que des mots. Ce sont des actes administratifs réels et concrets, qui ne peuvent être ignorés jusqu’à leur éventuelle suspension.” 

Les communistes vénissians s’engagent à “défendre l’autonomie des villes” Politique - La page des élections municipales tournée, la section du Parti communiste a organisé lundi une conférence de presse pour balayer l’actualité politique locale et nationale. Le secrétaire de section, Serge Truscello, se félicite de la victoire acquise par Michèle Picard “dans un contexte difficile, avec des listes qui entendaient profiter du retrait d’André Gerin, et une campagne pas toujours très propre”. Mais cette victoire, ajoute-t-il, “ne masque pas que la fracture politique, sociale et républicaine avec une partie de la population existe bel et bien et qu’elle a tendance à s’accentuer”. “Il faut sans attendre se mettre au travail pour réaliser les engagements pris avec la population”, poursuit le secrétaire de section. Et dans ces

engagements, les communistes vénissians citent en particulier la défense de l’autonomie des villes. Que ce soit dans le cadre du Grand Lyon et de la future Métropole. Ou face aux récentes annonces du Premier ministre, qui veut économiser 10 milliards dans le fonctionnement des collectivités locales et supprimer la compétence générale pour les communes. “La perte de la compétence générale réduirait les communes à des lieux de gestion de décisions prises au niveau intercommunal, dénonce Serge Truscello. Et elle renforcerait l’éloignement des populations des prises de décision.” Concernant les élections européennes du 25 mai, les communistes vénissians considèrent que “la question d’une sortie de l’euro et de

l’Union européenne devrait être posée” et “regrettent que ce ne soit pas l’orientation prise par la direction nationale du PCF et le Front de gauche”. Enfin, pour prolonger les échanges qui ont eu lieu avec la population durant la campagne des municipales, les communistes vénissians ont décidé d’organiser six rencontres dans la ville avant l’été (voir ci-dessous).  Samedi 17 mai à 17 heures, Maison des sportifs; vendredi 23 mai à 17 heures, salle Albert-Rivat, à la Maison du peuple; vendredi 6 juin à 17 heures, foyer Max-Barel; vendredi 13 juin à 17 heures, salle JeanneLabourbe à Parilly; vendredi 20 juin à 17 heures, salle Paul-Vaillant-Couturier au Moulin-à-Vent; jeudi 26 juin à 18 heures, Maison des fêtes et des familles.

La crèche Saperlipopette a fêté ses vingt ans Petite enfance - En 1994 naissait la crèche Saperlipopette. Créée par le directeur de la polyclinique des Minguettes, M. Martin, et alors réservée aux enfants du personnel, la structure de 12 places s’installait dans une maison de la rue Degeyter. Dix ans plus tard, la crèche prenait son indépendance et devenait associative. Parallèlement, sa capacité d’accueil augmentait jusqu’à 24 berceaux, désormais ouverts aux familles de Vénissieux. Les bébés de 2 mois et demi à 3 ans sont encadrés par dix salariés, dont une infirmière. À l’occasion de l’assemblée générale de l’association, les parents ont pu fêter le vingtième anniversaire de la crèche. Zara Saida, éducatrice de jeunes enfants, rappelait tout ce que propose la structure : “Nous travaillons en partenariat avec les crèches Arc-en-ciel et Carrousel, et avec le groupe scolaire Louis-Pergaud. Nous emmenons régulièrement en maternelle les grands de 3 ans pour les préparer à quitter la crèche. On organise également des sorties à la bibliothèque Anatole-France.” Le 2 septembre prochain, Saperlipo-

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CÉRÉMONIE

LE MAIRE ANNONCE LA CRÉATION D’UNE “MAISON DES MÉMOIRES” Dimanche 27 avril, était célébré le 69e anniversaire de la libération des camps, devant le mur de la déportation érigé au nouveau cimetière de Vénissieux. Deux dépôts de gerbe ont été faits, au nom de la Ville par le maire, Michèle Picard, avec Roger Gaget, co-président départemental de l’ANACR, puis au nom de l’ARAC par le sénateur Guy Fischer et Georges Sanlaville. Dans son discours, Michèle Picard évoquait les lettres écrites entre 1927 et 1945 par Heinrich Himmler à sa femme Marga (récemment publiées chez Plon). Des écrits d’une banalité confondante, signés le plus souvent “Votre petit papa”. Rien sur la “solution finale” dont la mise en œuvre a été confiée au chef des SS. “Comment un terrifiant acteur de l’histoire contemporaine peut-il, à ce point-là, ignorer les conséquences de son action ?” se questionne le maire, relevant “le gouffre entre ce gentil père de famille, jeune bourgeois ordinaire, et ce criminel de masse”. “La réponse est qu’il ne les ignore pas, il les sépare, il les cloisonne. Nous sommes là au cœur de la grande question nazie, de sa prise de pouvoir démocratique, de sa quête nationaliste pour bâtir la Grande Allemagne (…) et aussi de l’adhésion des différentes couches sociales à un parti d’extrême droite. “Comment ? Pourquoi ? Une commémoration n’a de sens que si ces questions nous interrogent. Cette commémoration doit réveiller nos consciences. La haine et la xénophobie de l’extrême droite ne sont pas mortes. Notre démocratie est malade et notre pacte républicain très affaibli. Abstention, perte de repères, banalisation de discours racistes, montée des populismes partout en Europe : le torchon brûle. Le libéralisme ronge nos sociétés et fait le jeu des nationalismes. Le combat entre les forces progressistes et les forces réactionnaires est engagé. De son issue dépendra le monde que nous allons transmettre à nos enfants. “Renforcer des valeurs communes et des socles de connaissances : la Maison des Mémoires, au sujet de laquelle nous avons entamé de nombreuses réflexions, y contribuera dans un proche avenir. L’histoire ne se répète pas, elle bégaie, aurait dit Karl Marx. Faisons en sorte que les années trente et quarante ne redeviennent pas les années de nos pires lendemains.”

Pour le PS, “le PCF s’isole”

En septembre, les petits enfants de la crèche feront leur rentrée dans la maison de la rue Degeyter, rénovée de fond en comble

pette réintégrera ses locaux tout neufs, rue Degeyter, après un an de travaux de démolition puis reconstruction. Financièrement, la crèche

fonctionne grâce à des subventions de la CAF et de la Ville de Vénissieux, auxquelles s’ajoute la participation des parents. 

Grand Lyon - Réagissant dans un communiqué de presse au refus du maire, Michèle Picard, de participer à l’exécutif du Grand Lyon (lire en page 3), la section locale du parti socialiste estime que “le PCF s’isole, telle une citadelle assiégée, et prend les Vénissians en otage. Les communistes s’excluent de la dynamique économique qu’apportera la métropole. C’est un comportement sectaire et d’opposition de principe qui ne tient pas compte de la difficulté de notre territoire pour attirer des entreprises et créer de l’emploi. Ainsi derrière des discours idéologiques, le PC tourne le dos à nos 5000 chômeurs.” 


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ACTUALITÉS

Gérard Collomb élu président, balle au centre ur le papier, la réélection de Gérard Collomb à la présidence du Grand Lyon était tout sauf évidente. Son concurrent direct, le sénateur-maire UMP d’Oullins, François-Noël Buffet, pouvait potentiellement compter sur 83 voix, soit davantage que la majorité absolue de cette assemblée qui compte 162 élus. Depuis la vague bleue des municipales, 49 des 58 maires qui siègent au Grand Lyon sont étiquetés au centre et à droite. Mais à l’issue du vote, mercredi 16 avril, François-Noël Buffet n’obtenait que 58 suffrages, contre 92 au président sortant, 2 à Christophe Boudot, candidat du Front national, et 1 à Jean-Paul Bret, maire PS de Villeurbanne, qui n’était pourtant pas candidat. On relevait par ailleurs neuf bulletins nuls, émanant principalement d’élus communistes et Front de gauche — le vote était secret mais ces derniers n’ont pas fait mystère qu’ils avaient fait le choix de l’abstention. Comme en 2008, le sénateurmaire socialiste de Lyon a donc bénéficié du soutien de la vingtaine de maires centristes et indépendants des petites communes de l’Ouest lyonnais, rassemblés au sein du groupe Synergies. Au regard du nombre de voix du centre et de la droite (25) manquant à FrançoisNoël Buffet, on peut même avancer que Gérard Collomb est parvenu à séduire au-delà, dans les rangs des élus UDI et apparentés. Ce qui s’est confirmé dans l’attribution des viceprésidences, une semaine plus tard. Le pari est donc plus que réussi

S

pour le sénateur-maire de Lyon, qui a entamé un troisième mandat consécutif à la tête du Grand Lyon, et va surtout piloter la mise en place, le 1er janvier prochain, de la métropole, qui concentrera sur le territoire de l’agglomération les pouvoirs de la communauté urbaine et du Conseil général. Après la proclamation des résultats, le président a du reste fait porter l’essentiel de son discours sur cette nouvelle étape. “En supprimant une couche du mille-feuille administratif, la métropole va nous permettre, dans un contexte de baisse des dotations aux collectivités, de mutualiser nos moyens, d’optimiser nos marges de manœuvre budgétaire et de garantir ainsi notre capacité d’investissement.” Soucieux de calmer l’inquiétude de ceux qui craignent une hyper concentration des pouvoirs, il promettait l’établissement d’“un pacte de gouvernance métropolitain, véritable contrat définissant les compétences, les moyens financiers et humains qui seront délégués par la métropole aux communes”.

Une opposition de gauche Ces déclarations d’intention n’ont pas été jugées convaincantes par le maire de Vénissieux, Michèle Picard, qui s’est abstenue comme ses trois autres collègues vénissians (Yolande Peytavin, Marie-Christine Burricand, Pierre-Alain Millet), et a refusé un poste de vice-présidente. “Si je m’inscris évidemment dans la majorité de gauche autour d’un projet progressiste et républicain, je ne participerai pas à l’exécutif. Pour l’instant, les conditions ne sont pas remplies”, a indiqué Michèle Picard, qui

PHOTOS RAPHAËL BERT

GRAND LYON - Malgré une gauche minoritaire, le sénateur-maire socialiste de Lyon a été facilement reconduit à la présidence du conseil communautaire. Une victoire acquise avec les voix des élus Synergies, divers droite et UDI, qui obtiennent neuf postes dans l’exécutif. Michèle Picard, maire de Vénissieux, a pour sa part refusé d’occuper une vice-présidence. Elle considère que les conditions d’un traitement égalitaire des communes au sein de la future métropole ne sont pas remplies.

Gérard Collomb entame un troisième mandat à la tête du Grand Lyon, qui deviendra la Métropole début 2015

dénonce “l’absence de visibilité sur les compétences et les moyens que la future métropole absorbera ou répartira”. Même au PS, l’adhésion au projet métropolitain ne va pas de soi. Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne et 3e vice-président du Grand Lyon, sera à la tête d’un groupe indépendant de onze élus. Il s’est adressé sans ambages à Gérard Collomb : “Je vous le dis avec amitié et fermeté, demain ne pourra pas être comme hier, nous avons besoin d’une gouvernance plus collective. Le man-

dat précédent ne constitue pas un bon exemple, les décisions ne peuvent précéder les discussions.” Le maire de Villeurbanne soulignait également son attente d’une métropole équilibrée, qui ne soit pas “lyonocentrée”, et promettait “une exigence forte et une vigilance de tous les instants”. Paradoxalement, Gérard Collomb devra donc composer dans la mandature qui s’ouvre avec une opposition de gauche. Mais est-ce vraiment paradoxal ? Gérard Collomb gouverne le Grand Lyon avec les voix de la droite et du centre

depuis des années. Il a créé la métropole avec Michel Mercier, l’ancien président UDI du Conseil général du Rhône. Et sur les vingtcinq vice-présidents et six conseillers délégués* du Grand Lyon élus le 23 avril, neuf sont politiquement étiquetés au centre ou divers droite.  GILLES LULLA

*Bernard Rivalta, conseiller municipal PS de Vénissieux, a été élu conseiller délégué aux Transports.

Gros temps sur le conseil municipal Élections, suites - La météo avait annoncé de l’orage pour le 22 avril. Elle ne s’était pas trompée. Dans une ambiance électrique, le tonnerre a grondé sur l’hôtel de ville. Mais tous les éclairs ne sont pas venus du ciel. Cette séance s’est ouverte par un flash-back sur les élections municipales. Lotfi Ben Khelifa puis Christophe Girard cadraient la participation de leurs groupes respectifs dans la nouvelle assemblée, où ils siègent dans l’opposition. “Nous défendrons l’avenir de Vénissieux, une ambitieuse réforme des rythmes scolaires, une place tout entière dans la future métropole, une concertation renouvelée avec les habitants et les quartiers (…)” assurait le chef de file des élus socialistes et apparentés. Les propos de Christophe Girard (liste “Osons le bon sens”), montraient que la droite compte bien sur le recours déposé pour refaire l’élection : “La bataille livrée s’est traduite par une victoire culturelle profonde qui a posé les fondements d’une reconquête prochaine de notre ville (…)”. Quant au représentant de l’extrême droite radicale, Yvan Benedetti, il se lançait dans une diatribe contre tout le monde : le FN couleur Bleu marine, le “préfet socialiste”, l’UMP et son

Marie Delorme et Régia Ababsa, les deux plus jeunes élues du conseil municipal, sont chargées du dépouillement des votes

recours en justice, le maire, le PC… et même le public, très nombreux, traité de “chiens de Pavlov”. Plus tard, c’est “Expressions” (“un appendice du PC”) qui subira ses foudres, au moment de désigner les élus qui siégeront au CA de la Régie éditrice de notre journal. Car cette séance était consacrée à élire à la proportionnelle ou à désigner par un vote à main levée les

conseillers municipaux qui représenteront la Ville dans quarante structures : syndicats intercommunaux, établissements publics, conseils d’école, CA de lycées et de collèges, centres sociaux… Impossible d’en dresser la liste ici. On s’attardera seulement sur la Sacoviv. Huit sièges d’administrateur étaient à pourvoir et M. Girard demandait que trois soient réservés

à l’opposition (il en demandera ensuite “1 ou 2” au CA d’“Expressions”). Sans succès : le maire maintenait sa liste. Huit élus du PCF, du Parti de gauche et d’EELV étaient désignés, Pierre-Alain Millet et Véronique Callut étant “fléchés” pour devenir respectivement président et vice-présidente du CA de la “Saco”. M. Ben Khelifa pour sa part insistait sur l’avenir de cette SEM, prônant un rapprochement avec le pôle du logement qui sera formé en 2015, dans le cadre de la métropole. Des éclairs ont encore fusé au moment de voter les indemnités de fonctions des élus. L’enveloppe globale autorisée en application du Code général des collectivités territoriales se montant à 53 057 euros, la répartition s’est ainsi faite : 228 euros pour les conseillers municipaux délégués, 2 545 euros pour chacun des 17 adjoints et 6 139 euros pour le maire. Un maire qui, faut-il le rappeler, est à la tête d’une maison de plus de 1 000 salariés (ce qui équivaut pour l’Insee à une entreprise de taille intermédiaire) et d’une ville de 62 000 habitants. “Pour vous, la politique est un lieu d’enrichissement non justifié”, a tonné M. Girard, tandis que M. Benedetti

comparait cette répartition à une “distribution de sucettes aux siens”. Populisme, répliquait Pierre-Alain Millet : “Nous gérons avec rigueur l’argent public mais nous ne céderons pas à ces manipulations. Ce qui coûte cher aux collectivités et à l’état, c’est le pillage par les banques, les grandes entreprises et les dépenses militaires qui creusent la dette.” Et de rappeler que “les communistes, qui réclament depuis des années un vrai statut de l’élu, ne font aucun enrichissement personnel puisqu’ils reversent une part de leur indemnité à leur parti.”  S.C.

Surprenantes, les règles du Code électoral en matière de parité Dans un conseil communautaire, lorsqu’un élu démissionne, il est remplacé par l’élu de même sexe qui le suit dans la liste. C’est la règle qui a permis l’élection de B. Rivalta (3e sur la liste socialiste), en lieu et place de L. Ben Khelifa (1er) les deux étant “fléchés” pour siéger au Grand Lyon. Mais dans un conseil municipal, c’est le premier non-élu de la liste qui remplace le démissionnaire, homme ou femme. En vertu de cette règle, Frédéric Passot (UMP, 9e sur la liste de Christophe Girard), a entamé un mandat de conseiller municipal à la place de Valérie Jolivet (2e), démissionnaire.


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ACTUALITÉS

Fetih Hakkar prend “datte” avec le succès

COUPURES D’ÉLECTRICITÉ ERDF va interrompre la fourniture d’électricité pour travaux à Vénissieux : - le mardi 6 mai entre 13 et 15 heures : du 2 au 4, rue Vladimir-Komarov ; et 33, rue des Martyrs-de-la-Résistance. Et de 15 à 17 heures, du 51 au 61, rue Léo-Lagrange. - Le mardi 13 mai de 13 h 30 à 17 heures au 287, route de Vienne. - Le lundi 19 mai, de 13 h 30 à 17 heures, dans les quartiers suivants : - 357, 379, 389, 368 au 370, 374, 378 au 380, et du 386 au 388, av. Charles-de-Gaulle ; - 54 au 56, 60 au 62, 66 et 70, rue Joseph-Muntz ; - 46, rue du Clos Verger ; - 1 au 9, 2 au 6 et 10, allée Joseph-Muntz ; - 1 au 3, 2 au 6, rue Bonnet ; - 3, rue Devirieux ; - 15 au 17, 21 au 25, 20, 24 au 32, rue Georges-Guiard ; - rue des Frères-Amadéo ; - EP 359, av. Charles-de-Gaulle.

Innovation - Fethi Hakkar n’a que rer mon projet, de placer mes idées.” 23 ans et un BTS technico-commercial en poche quand il décide de se lancer dans la production et la commercialisation de jus de datte. Entrepreneur dans l’âme, il est convaincu de tenir LA bonne idée. Bien lui en a pris. Sa boisson, LikeDat’, est aujourd’hui distribuée en France par la société New Concept; et il vient de signer avec trois entreprises belge, anglaise et américaine pour un développement à l’international. Afin d’élargir sa clientèle, une nouvelle bouteille, plus petite (33 cl), sera bientôt proposée à la vente. Pour en arriver là, Fethi Hakkar a dû faire preuve de pugnacité. “Vous n’imaginez pas toutes les difficultés qu’il faut surmonter, témoignet-il. C’est très technique de mettre au point un jus de fruits. L’agro-alimentaire est un secteur extrêmement réglementé.” L’association Créa’cteurs Adam de Vénissieux, qui dépend du réseau de l’ONG PlaNet Finance, est la première à y avoir cru. Grâce au programme “Entreprendre en banlieue”, Fethi Hakkar a bénéficié d’un accompagnement précieux. “Avec du recul, je me rends compte que cela m’a permis de mieux structu-

DES SUBVENTIONS POUR L’ISOLATION DE VOTRE LOGEMENT L’État, le Grand Lyon et la Ville ont mis en place sur la période 2013-2017 un programme d’intérêt général (PIG) énergie. Si vous possédez un logement situé dans le périmètre défini (en gros les quartiers centreville, Minguettes, Max-Barel, Charréard et Pasteur) et répondez à certains critères (notamment le niveau de ressources et l’âge du logement), vous pouvez prétendre à des subventions et à un accompagnement pour mener à bien des travaux d’économie d’énergie. Des permanences sont proposées un mardi sur deux de 9 h 30 à 12 heures, à l’hôtel de ville. Renseignements sur www.ville-venissieux.fr et au 04 37 28 70 30.

Le jeune entrepreneur a ensuite obtenu un prêt de 10 000 euros auprès de l’ADIE (également présente à Vénissieux), investi toutes ses économies (15 000 euros) et sollicité les amis et la famille pour lancer véritablement l’aventure : mise au point du produit dans un laboratoire de Bourg-en-Bresse, recherche d’un industriel capable de le fabriquer — qu’il a finalement trouvé en Belgique —, puis négociation d’accords pour la diffusion commerciale. “Cela fait déjà cinq ans que j’y travaille”, précise-t-il en posant fièrement la main sur une bouteille de LikeDat’, boisson garantie 100 % naturelle, sans colorants, sans arômes artificiels. Sur l’étiquette, en bas, un slogan est inscrit en lettres d’or, qui ressemble à une devise personnelle : “Believe in your dreams” (Crois en tes rêves). Deux événements ont récemment donné à Fethi Hakkar le sentiment de toucher au but. D’abord le succès rencontré, en novembre 2013, au Speciality food festival de Dubaï. “LikeDat’ était l’attraction car le jus de datte existe dans cette région mais sous forme artisanale ; personne n’en avait jamais fait en bou-

Environnement - “C’est une innovation nationale! Nous sommes totalement engagés dans le domaine de la mobilité électrique !” Directeur territorial d’ERDF Lyon Métropole, Patrick Rakotondranahy regarde fièrement le premier fourgon électrique de l’entreprise qui débute ses essais sur le site de Vénissieux, rue Germaine-Tillion.

Depuis 2012, ERDF a mis en circulation 41 véhicules électriques légers (des Renault Kangoo) en Rhône-Alpes. Là, c’est le groupe Gruau qui a fourni cet utilitaire de 10 m3, fabriqué à partir d’un véhicule thermique (un Fiat Ducato). L’expérimentation concerne également l’intérieur du fourgon, entiè-

Quatre permanences des impôts seront organisées au Centre des finances publiques de Vénissieux (17, place de la Paix) les lundis 5 et 12 mai, le vendredi 16 et le lundi 19 mai de 8 h 30 à 12 heures et de 13 h 30 à 16 heures. Rens. : 04 72 90 04 90.

SÉJOURS ÉTÉ-AUTOMNE AVEC L’APASEV Les inscriptions pour les séjours vacances été-automne 2014 ont commencé. Un large éventail est proposé : de l’accueil à la journée dans les maisons de l’enfance et les centres de loisirs, jusqu’aux séjours en France et à l’étranger, en passant par les centres de vacances de Champagneux et du Noyer, et le camping de Portiragnes. Plus d’informations et téléchargement de la plaquette sur www.apasev.fr

PHOTO RAPHAËL BERT

LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES

BESOIN D’AIDE POUR REMPLIR SA DÉCLARATION D’IMPÔTS ?

LikeDat’ est le premier jus de datte 100 % naturel commercialisé

teille.” Puis la distinction obtenue, en décembre, à la 6e édition des “International micro entrepreneurship Awards”, organisée par l’ONG Planet Finance. Fethi Hakkar a été récompensé dans la catégorie “Innovation et Entrepreneuriat”.  G.L.

www.likedat.fr

Le premier utilitaire électrique d’ERDF testé à Vénissieux

TALENTS DES CITÉS : Lancé en 2002, le concours talents des Cités soutient la création d’entreprise dans les quartiers prioritaires. Chaque année il récompense une quarantaine de lauréats. Deux conditions pour participer : développer son projet dans un quartier relevant de la Politique de la ville (ZFU, ZUS, CUCS) et faire l’objet d’un accompagnement par un organisme d’aide à la création d’entreprise. Inscription jusqu’au 31 mai sur www.talentsdescites.com

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C’est le groupe Gruau qui a réalisé la transformation de ce fourgon

rement réaménagé. Paul Mauxion, un des directeurs ayant en charge l’activité électrique et les véhicules propres au sein de Gruau, explique qu’une centaine de kilos ont ainsi été gagnés sur l’aménagement. Ce nouvel utilitaire électrique a une autonomie de 130 km. “La mobilité électrique est une réponse aux problèmes de pollution et de particules fines que nous connaissons régulièrement, remarque Bruno Dobrowolski, responsable du projet véhicules électriques à ERDF. D’ici 2016, j’espère que l’on disposera d’une centaine de véhicules de ce type.” Décidément bien impliqué à Vénissieux, ERDF venait, quelques jours plus tard, renforcer son partenariat avec la cité scolaire SembatSeguin, grâce à une conférence de Fabien Wlock et Cécile Varaldi donnée aux élèves de BTS électrotechnique, sur la production électrique, son transport et sa distribution. Puis par la visite du poste source de Saint-Amour (Lyon 3e), “un des plus grands au monde”. 

“Déployons nos ailes” au collège Paul-Éluard Égalité hommes-femmes Faire évoluer les représentations des jeunes filles et garçons sur les métiers dits “sexués” : tel est le principal objectif du programme “Déployons nos ailes”, piloté par l’association IMS Entreprendre pour la Cité Rhône-Alpes, en partenariat avec les académies de Lyon et de Grenoble. En région Rhône-Alpes, 13 entreprises et 16 collèges de quatre départements se sont engagés. Dont PaulÉluard, à Vénissieux. C’est ainsi que le 24 avril, trois représentants de Véolia-Eau étaient accueillis dans la classe de 3e4 du collège. En amont de cette rencontre, les adolescents avaient travaillé avec leurs professeurs principaux, Mme Lisi (espagnol) et M. Pourmonet (anglais), sur la discrimination et les métiers. Et… c’est sûr, il y a du chemin à faire. “Ma mère, elle a choisi d’avoir six enfants. C’est normal qu’elle s’en occupe” dit un élève. Pour un autre, “un homme ne peut pas être gynécologue, car seul le mari connaît l’intimité de sa femme”. Ou encore : “Une femme ne peut pas être garagiste car elle doit rentrer propre à

la maison”. Enfin : “Un garçon ne doit pas pleurer sauf si c’est quelqu’un de sa famille qui meurt”. Le travail mené par les deux enseignants avec “Déployons nos ailes” doit permettre de combattre ces préjugés. Ce 24 avril donc, se présentaient devant les élèves Yolande Azzout, Ghyslaine Madusso et Nicolas Boizot, de Veolia-Eau et les élèves étaient invi-

tés à découvrir leurs métiers. Un garçon: “Les femmes sont secrétaires, Nicolas est informaticien.” Une élève: “Les femmes sont secrétaire et comptable, le garçon technicien.” En réalité Yolande est responsable du service approvisionnement, coordinatrice diversité, Ghyslaine et Nicolas responsables des travaux sur le réseau d’eau potable… De quoi faire taire les idées reçues? 

SANTÉ À DOMICILE

FRANCE PERFUSION IMPLANTE SA FILIALE RÉGIONALE À VÉNISSIEUX Le groupe France Perfusion est ce que l’on appelle un Prestataire de santé à domicile (PSAD). Face au vieillissement de la population, à la réduction de la durée des séjours hospitaliers et à l’accroissement de la prévalence des maladies chroniques, c’est un secteur en plein développement. Les PSAD ne soignent pas directement les patients mais créent les conditions du maintien à domicile en fournissant le matériel nécessaire : systèmes de perfusion, d’assistance respiratoire, ou encore d’insulinothérapie. Leur action est étroitement coordonnée avec celle des autres acteurs de la prise en charge que sont les médecins, les infirmiers, les pharmaciens, les aides à domicile… Créé en 2009, à Vias, sous le nom de “Sud Perfusion”, le groupe a aujourd’hui acquis une dimension nationale mais n’était pas encore présent en Rhône-Alpes. C’est à Vénissieux, dans le Parc club du Moulin-à-Vent, qu’il a choisi d’implanter sa filiale. “Nos équipes sont appelées à intervenir dans le Rhône, l’Ain, l’Isère, la Loire et la Haute-Loire, explique Guillaume Sagnes, chargé du développement et de la communication. Il nous fallait un site central et proche des grands axes. Et de ce point de vue, Vénissieux est parfait.” Dans le secteur très concurrentiel des PSAD, France Perfusion joue la carte qualitative en embauchant exclusivement des professionnels de santé. “Nous pourrions prendre des livreurs — d’autres PSAD le font — mais nous préférons avoir recours à des infirmières ou des pharmaciens”, précise Guillaume Sagnes. De fait, les deux livreurs et installateurs de matériels basés à Vénissieux sont des infirmières. L’effectif de l’agence du Parc club du Moulin-à-Vent devrait monter à terme à cinq ou six personnes.

Soins à risque infectieux : où rapporter ses déchets ? DASRI - L’éco-organisme met en œuvre une filière de collecte et traitement pour les déchets d’activités de soins à risque infectieux, qu’on appelle les DASRI. Les patients en auto-traitement peuvent ainsi rapporter leurs déchets perforants (piquants, coupants et tranchants) comme leurs seringues, dans de nombreuses pharmacies et autres points de collecte répertoriés sur le site http://nous-collectons.dastri.fr. Ce traitement spécifique permet d’éviter les blessures pour vous et les agents de collecte. Les lieux de collecte à Vénissieux sont les pharmacies suivantes : Demule (25, rue AnatoleFrance) ; Ferry (68, avenue Viviani) ; Yacoub (68, avenue JeanJaurès) ; Vieilly (26, avenue JulesGuesde) ; Portes du Sud (49, boulevard Lénine) ; Frandon (87, boulevard Ambroise-Croizat) ; Panisset (287, route de Vienne) ; Chevalier (72, avenue Francis-de Pressensé) ; Lauriol-Bremens (118, rue GabrielPéri) ; pharmacie de la Pyramide (rue des Martyrs-de-la Résistance) ; Grande pharmacie des Minguettes (19, avenue Jean-Cagne) ; CocheMaison (20, avenue Francis-de Pressensé) ; pharmacie du Charréard (26, rue Saint-Exupéry) ; pharmacie de la Rotonde (avenue Maurice-Thorez). 


ACTUALITÉS

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Le spectre de licenciements secs

RENAULT TRUCKS - La mobilisation reste forte contre le plan de 508 suppressions d’emplois lancé par AB Volvo. Les syndicats appelaient à une nouvelle journée d’action le 24 avril. Ils dénoncent des négociations stériles et craignent des licenciements secs. es semaines passent mais la tension ne baisse pas dans les ateliers et les bureaux des établissements Renault Trucks. Si l’on en croit l’intersyndicale (CGT/CFDT/SUD/ CFE-CGC), “chaque jour amène un peu plus de confusion, d’anxiété chez les salariés”. Depuis l’annonce début mars par AB Volvo (propriétaire de Renault Trucks) d’un plan de 4 400 suppressions d’emplois dans le monde, dont 508 en France (1 300 en comptant les intérimaires et les prestataires), les négociations sur les modalités de départ n’avancent guère, en tout cas pas dans le sens souhaité par les représentants du personnel. La direction avait affirmé d’emblée vouloir “limiter les départs contraints”, mais les syndicats craignent aujourd’hui des licenciements secs. “Après deux mois de négociations stériles, nous estimons que les modalités proposées jusqu’ici pour inciter aux départs volontaires sont insuffisantes pour éviter des licenciements secs sur l’ensemble des sites français”, explique Olivier Parret, délégué CFE-CGC, qui représente les cadres et techniciens, les plus touchés numériquement par ce plan “social”. Mercredi 19 mars, à l’occasion du comité central d’entreprise qui lançait les négociations, plusieurs centaines de salariés avaient débrayé. Une deuxième journée d’action et de manifestation a eu lieu le jeudi 24 avril, avec un important rassemblement devant l’établissement de Vénissieux, qui accueillait un nouveau CCE. Une pétition

PHOTO RAPHAËL BERT

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À Vénissieux et Saint-Priest, 319 postes sont menacés de disparition, en particulier des emplois de cadres et de techniciens

ayant déjà recueilli 2 000 signatures a été remise à la direction.

“C’est d’embauches dont nous avons besoin” Hormis le nombre d’emplois qui seront supprimés (319 à Vénissieux et Saint-Priest, 128 à Blainville et 61 à Bourg-en Bresse), les contours du plan d’AB Volvo pour “maîtriser les coûts et restaurer la compétitivité” restent flous. La direction, qui

refuse de s’exprimer avant la fin des négociations, aurait proposé des départs en préretraite financés à hauteur de 65 % du salaire net. Des conditions que les syndicats jugent trop faibles pour convaincre les plus anciens de partir. D’où la crainte de licenciements secs. Au-delà des modalités de départs, l’intersyndicale conteste le bienfondé d’une réduction des effectifs. “La quantité de personnel a déjà bien baissé ces dernières années avec les

Bosch : sans garanties, “la cession ne se fera pas” Industrie - On pensait l’affaire entendue : la production de panneaux photovoltaïques de l’usine Bosch de Vénissieux devait être reprise par le groupe Sillia Énergie, avec un “closing” (une transition) prévu pour cet été. La direction du site évoquait seulement quelques “détails” à régler. La surprise n’en a été que plus forte, mardi matin, quand le directeur technique du site, Marc Baeumlin, a indiqué devant les salariés : “Bosch n’acceptera pas la cession si Sillia ne présente pas des engagements de clients.” La petite phrase a fait grand bruit parmi la cinquantaine de salariés qui participaient à un rassemblement à l’appel de la CGT. “Notre projet, ce n’est pas de tous vous envoyer au chômage partiel chez un repreneur, expliquait Marc Baeumlin. Nous avons besoin de garanties, notamment en ce qui concerne la clientèle. Il nous faut plus que des prévisions. Sans cela, la cession ne se fera pas.” Demandant “encore de la patience” aux salariés et d’accorder au groupe allemand “un peu de temps”, Marc Baeumlin a esquissé trois scénarios pour les prochaines semaines : “Soit le plan de Sillia est totalement insuffisant, et la direction

départs à la retraite non-remplacés”, observe Patrick Draussin, délégué central SUD. “La charge de travail n’est déjà pas facile à tenir, qu’est-ce que ce sera demain ?, interroge son homologue de la CGT, Grégory Khiati. Ce n’est pas de suppressions de postes dont nous avons besoin mais d’embauches.” Il cite l’exemple de l’établissement de Bourg-en-Bresse où il a récemment été décidé “des augmentations de cadence et le recours aux heures supplémentaires”. Pour Olivier Parret, “la direction prend le risque d’affaiblir l’entreprise alors que l’activité devrait repartir avec la nouvelle gamme de camions lancée en juin dernier.” Et la CFDT attire l’attention sur les dangers qu’entraînerait ce plan pour la santé du personnel restant.

“Des licenciements uniquement boursiers”

d’AB Volvo n’est pas économiquement justifié, sinon par la volonté de verser davantage de dividendes aux actionnaires. La CGT appuie ces accusations sur une analyse des comptes d’AB Volvo montrant que “83 % des bénéfices dégagés entre 2001 et 2012, soit un peu plus de 9 milliards d’euros, ont été distribués aux actionnaires sous forme de dividendes.” Le syndicat va même plus loin en affirmant que les investissements, loin d’avoir été assurés par les actionnaires, ont été réalisés en grande partie par le biais de l’autofinancement et de l’emprunt. “Si les actionnaires du groupe n’avaient pas eu un appétit aussi vorace, les bénéfices générés auraient pu servir à financer intégralement les investissements sans recours à l’endettement, souligne Grégory Khiati. Les actionnaires en veulent toujours plus. C’est l’unique raison de ce plan.” 

Tous les syndicats, y compris la CFE-CGC, estiment que le plan

GILLES LULLA

DEPUIS PLUS DE 70 ANS

Quel serait l’avenir du site de production de panneaux photovoltaïques, si la reprise par Sillia était remise en cause ?

de Bosch refuse la cession ; soit il y a des engagements pour 2015 mais 2014 reste peu clair, et il faudra que l’on discute ; soit Sillia présente des engagements de clients, on a une bonne visibilité à court et moyen terme, et le redémarrage du site peut s’organiser.” Un échange qui, naturellement, ravive les craintes des syndicalistes de la CGT. “La direction nous a toujours dit que dans le processus de

reprise, il y avait des conditions suspensives, soulignait Serge Truscello, délégué syndical. Mais c’est la première fois qu’on affirme, devant les salariés, que la reprise pourrait ne pas se faire. Les inquiétudes que nous avons depuis le début étaient donc justifiées, tout comme notre vigilance continue. S’il n’y a pas de reprise par Sillia, vers quoi va-t-on, si ce n’est un plan de sauvegarde de l’emploi ?”  G.M.

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ACTUALITÉS JARDINS FLEURIS ET ATELIER FLEURISSEMENT

Vous avez jusqu’au 29 juin pour vous inscrire au concours 2014 des jardins et balcons fleuris. Mais le prochain “atelier fleurissement” proposé aux Vénissians, c’est le mercredi 7 mai qu’il se déroulera : de 15 heures à 18 heures aux serres municipales, les jardiniers de la Ville dispenseront leurs conseils. C’est gratuit et sans inscription. Les serres, que l’on pourra visiter, sont situées 6, avenue JeanMoulin (en face du collège Jules-Michelet). Service des espaces verts : 04 72 21 44 33.

OUVERTURE DU BROCHET SAMEDI 10 MAI À ARANDON La saison de pêche vient de commencer au SIVAL avec, au fond des étangs, friture, tanches, carpes, truites… Moment très attendu, la pêche au brochet sera ouverte, dès samedi 10 mai Les 42 hectares de Courtenay et Arandon offrent également des espaces pour le barbecue, la sieste, les boules, les jeux pour enfants, sans oublier la balade d’observation de la faune et la flore dans la partie protégée du site. De Vénissieux, compter une heure environ pour s’y rendre : aller à Crémieu, puis Trept, Sablonnières et Lancin. À partir de Sablonnières, suivre les panneaux indicateurs.

POUR LES PERSONNES ATTEINTES DU DIABÈTE DE TYPE

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Le réseau DIALOGS tient à Vénissieux tous les 2e mardis du mois des réunions destinées aux personnes atteintes du diabète de type 2. Gratuites et ouvertes à tous, elles se déroulent entre 14 et 16 heures au Groupe hospitalier mutualiste Portes du Sud. Prochaine réunion le 13 mai : quel équilibriste êtes-vous ? Inscription et renseignements : 04 78 60 96 30. www.dialogs.fr

Monmousseau tout nouveau

Pour la réhabilitation des tours et des espaces extérieurs, Alliade Habitat et ses partenaires ont investi 3 millions d’euros

“La facture des énergies pèse sur les familles les plus en difficultés, relevait Guy Fischer, sénateur du Rhône, lors de l’inauguration. Ce genre de réhabilitation, qui améliore grandement l’isolation des bâtiments, est donc le bienvenu pour les habitants. Je me félicite de voir un bailleur ne pas hésiter à mettre la main à la poche pour améliorer son patrimoine.” Les espaces extérieurs ont également été repris et des caméras de surveillance installées. “Les deux chantiers ont été menés en parallèle, rappelle Cédric Labrosse, responsa-

Fête de quartier Joliot-Curie - eu le temps de profiter des multiples

animations proposées par l’équipe du conseil de quartier qui, une fois de plus, s’est appuyée sur l’association festive de l’école Joliot-Curie (l’an dernier, les bénéfices réalisés avaient permis de financer mini-

LOISIRS SOLIDARITÉ RETRAITÉS Au programme de l’association Loisirs et solidarité des retraités, une paella suivie d’une après-midi récréative le 5 mai à la salle Albert-Rivat. Du 17 au 23 mai, voyage en Espagne à Salou et à Cambrils.

BRADERIE DU SECOURS POPULAIRE Le Secours populaire de Vénissieux organise une braderie de vêtements, le samedi 10 mai, de 8 h 30 à midi, dans ses locaux du 99, boulevard JoliotCurie.

RETROUVAILLES À CHAZELLES La section Retrouvailles de l’Amicale laïque du Centre organise une excursion à Chazellessur-Lyon, le dimanche 18 mai. Au programme: visite du musée du chapeau, déjeuner et rencontre avec un souffleur de verre. Inscriptions avant le 8 mai. Rens. : 04 72 51 35 41.

APPEL AUX BÉNÉVOLES Dans le cadre de ses ateliers socio-linguistiques, le centre social de Parilly recrute des bénévoles ou stagiaires, quelques heures par semaine (matinée, après-midi ou soirée) pour accompagner des personnes dans l’apprentissage de la langue française. Contacter Ghyslaine Bussod au 04 78 76 41 48 ou par mail : ghys-csp@wanadoo.fr

ble territorial chez Alliade. Nous souhaitions que l’espace entre les tours retrouve sa dynamique, que l’endroit soit agréable, propre et apprécié des habitants.” Pour l’instant, les loyers n’ont pas été augmentés. Un accord collectif sera prochainement signé avec les habitants, redéfinissant leur montant. Le bailleur se veut en tout cas rassurant: grâce à la nouvelle isolation, le niveau des quittances (qui comprend également les charges, jusqu’à présent très élev��es dans la résidence) devrait au moins être stable, voire baisser. 

Les bénéfices réalisés à la fête de Joliot-Curie financent sorties scolaires et mini-camps

camps et transports pour sorties des scolaires), la Maison de l’enfance Joliot-Curie, le centre social et l’EPJ du Moulin-à-Vent, l’association Bizarre !, la bibliothèque RobertDesnos (avec ses fauteuils colorés), et Bioforce. Des moments de détente ou d’activités intenses pour tous les âges : élastique, maquillage et structure gonflable pour les mini-ados, promenade en calèche pour les tout-petits. Et pour les ados : streetfoot, badminton, beat box — la boîte à rythmes domptée par DJ Deryv — ainsi que des animations rythmées par la dynamique Grace Ngumbu. On a vu des élus de la ville, aux côtés du maire, Michèle Picard, suivre du pied les rythmes entraînants. “Une ambiance familiale et généreuse que l’on retrouve rarement ailleurs, s’est enthousiasmé Guillaume, installé près de la structure gonflable avec famille et amis. On a l’impression de se retrouver dans un village à l’ancienne. Une fois de plus, on a passé quatre heures formidables.” 

Un samedi vraiment animé à La Darnaise ! Fête du printemps - On peut croire sur parole Myriam, l’animatrice de la maison de quartier Darnaise, quand elle dresse le bilan de la manifestation qui s’est déroulée le samedi 19 avril : “Record d’affluence battu chez les adultes, mais on a eu aussi beaucoup d’enfants !” Enfants et ados ont ainsi pu faire le plein d’animations. Les habituelles, comme la structure gonflable, le petit tour en poney, le trainmanège, la pêche à la ligne, le stand maquillage, le jeu de piste. Et les nouveautés : un atelier sur le thème du cirque et le slackline (corde lâche). “Cet exercice s’apparente au funambulisme, explique le moniteur. Au lieu de progresser sur un câble d’acier, on avance sur une sangle légèrement élastique, sans aucun accessoire.”

Autre animation surprise, le soccer box démontable : des footballeurs s’affrontent deux contre deux dans un espace réduit, protégé par des filets, et équipé de deux minicages de buts. Succès garanti, notamment grâce au speaker “Jicé”. Les associations impliquées l’ont été jusqu’en fin d’après-midi, de Mosaïque à Bioforce, de l’ADSEA à Ymmne, en passant par Soleil des quartiers et même les bénévoles de la brigade de la propreté qui ont eu la riche idée d’offrir des bonbons aux enfants qui ramassaient les déchets. Jeune photographe très actif, Edris Basma s’est régalé. De l’excitation, il y en a eu à foison… jusqu’à pousser les organisateurs à écourter un peu la fête. Une fête du printemps victime de son succès ? 

À la suite de l’agression dont a été victime, samedi 19 avril, un animateur de l’Équipement polyvalent jeunes (EPJ) de Parilly, les animateurs jeunesse de la Ville ont exercé leur droit de retrait. En conséquence, les six EPJ répartis sur le territoire de la commune sont restés fermés les mardi et mercredi suivants. L’accueil a repris le jeudi après une rencontre entre la direction de la Ville et les représentants du personnel. Les EPJ fonctionnent donc normalement durant ces vacances de printemps. Le maire, Michèle Picard, s’est adressé aux usagers et aux familles des structures vénissianes dans un courrier où elle condamne fermement “cette violence inouïe”, apporte son soutien à la victime et à ses collègues, et rappelle que “ces fonctionnaires assurent des missions de service public indispensables aux habitants et à notre jeunesse”. La Ville étudie la possibilité de se constituer partie civile afin d’accompagner les personnels concernés dans le processus judiciaire qui va s’engager. Michèle Picard “espère que l’enquête de police fera rapidement la clarté sur ces faits graves”.

Les conseils de quartier ont leurs présidents

Un festival de bonne humeur Quelle chance ! Un quart d’heure après la “clôture des ébats” et alors que les bénévoles faisaient place nette, un orage a transformé le site des Acacias en immense flaque d’eau. Heureusement, la foule avait

VIOLENCE

LES EPJ FERMÉS PENDANT DEUX JOURS, APRÈS L’AGRESSION D’UN ANIMATEUR

Logement - Cette fois, c’est terminé ! La réhabilitation des trois tours de la résidence Monmousseau s’est achevée ces derniers mois. Elle a fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration, le 23 avril, organisée par Alliade Habitat, bailleur et propriétaire des tours. Pour la Ville, les nouveaux adjoints Idir Boumertit (Grand projet de ville), Valérie Talbi (vie associative) et Abdelhak Fadly (conseils de quartiers) y ont assisté, ainsi qu’une cinquantaine d’habitants. “Ces travaux, qui ont pu paraître longs et contraignants à nos locataires, contribuent à améliorer grandement le cadre de vie, se réjouissait Philippe Curtil, directeur du pôle locatif sud d’Alliade. La résidence présente un nouveau visage dont nous sommes très fiers.” Il faut dire que le bailleur n’a pas lésiné sur les moyens : le coût de la réhabilitation a en effet avoisiné les 3 millions d’euros, supportés en partenariat avec l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine), la Région et le Grand Lyon. Halls d’immeubles, terrasses, façades, isolation extérieure… En deux ans, la résidence a fait peau neuve. Ce n’était pas de trop : construites dans les années soixante, les trois tours n’avaient encore jamais été rénovées. Rappelons que la résidence en comptait neuf à l’origine : trois sont tombées à coups d’explosifs en 1983 ; trois autres ont été démolies en 2004.

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Train-manège et pêche à la ligne : des animations prisées des petits

Démocratie locale - Le conseil municipal du 5 avril avait élu trois adjoints au maire délégués aux conseils : Abdelhak Fadly, Amina Ahamada Madi, et Hamdiatou Ndiaye. Celui du 22 avril a nommé les treize conseillers municipaux qui présideront les conseils de quartier. Il s’agit de : ● Anatole-France/Paul-Langevin : Marie-Christine Burricand ● Charles-Perrault : Souad Ouasmi ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud : Aurélien Scandolara ● Saint-Exupéry : Abdelhak Fadly ● Jean-Moulin/Henri-Wallon : Nacer Khamla ● Joliot-Curie : Geneviève Soudan ● Georges-Lévy/Ernest-Renan/ Moulin-à-Vent : Régia Ababsa ● Gabriel-Péri : Gilles Roustan ● Centre : Paula Alcaraz ● Jules-Guesde : Pierre Matéo ● Parilly : Jean-Louis Piedecausa ● Pasteur/Monery : Sophia Brikh ● Max-Barel/Charréard : Serge Truscello Les permanences reprennent Georges-Lévy/Ernest-Renan/ Moulin-à-Vent mardi 13 mai à 18 heures, salle Ernest-Renan (44, rue Ernest-Renan). ● Anatole-France/Paul-Langevin mardi 13 mai à 17 h 30 à la Maison des fêtes et des familles (20, av. de la Division-Leclerc). ● Jean-Moulin/Henri-Wallon mercredi 14 mai à 17 h 30 au local du conseil (41, rue des Martyrs-dela-Résistance). ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud mercredi 14 mai à 18 heures au foyer Claude-Debussy (1, rue Claude-Debussy). ● Jules-Guesde jeudi 15 mai à 18 h 30 au local du conseil (50, rue Joannès-Vallet). ● Parilly jeudi 15 mai à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, bd M.-Sembat) ● Saint-Exupéry vendredi 16 mai à 17 heures à la Maison de quartier Darnaise, salle festive (45, boulevard Lénine). ●


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ACTUALITÉS

Mais que veut le collectif des sages-femmes ? JOURNÉE MONDIALE DE LA SAGE-FEMME - Leur collectif national réclame un statut médical hospitalier, ainsi que la reconnaissance de “professionnel de premiers recours”, vers lequel les femmes seraient orientées en premier pour leur suivi gynécologique, qu’elles soient enceintes ou non. Il appelle à un rassemblement national à Paris le 5 mai.

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phies, de la préparation à la naissance à la parentalité, de l’accouchement (80 % des mises au monde sont réalisées par les SF) à l’examen pédiatrique du nouveau-né puis la surveillance de la mère et de l’enfant, la rééducation du périnée chez l’accouchée, sans oublier l’accompagnement des parents lorsqu’il arrive que le bébé meure, in utero ou à la naissance. “Notre rôle est véritablement l’accompagnement médical et psycho-social des patients. Mais bien sûr, si nous diagnostiquons une pathologie au cours d’un suivi, nous adressons la patiente au médecin.”

“Nous voulons un statut médical” Regroupant cinq associations et le syndicat CFTC santé-sociaux, le collectif des sages-femmes souhaite que les professionnels exerçant à l’hôpital sortent de la fonction publique hospitalière pour intégrer un statut médical qui les rendrait plus autonomes, sur le modèle des praticiens hospitaliers (médecins). “Notre profession est reconnue médicale, avec des compétences définies dans notre spécialité : la physiologie, c’est-à-dire la normalité, plaide Myriam Kheniche. Nous avons un droit de prescription spécifique. Et

PHOTOS RAPHAËL BERT

ous êtes médecin, ou infirmière ? C’est la question qui m’exaspère le plus”, avoue Myriam Kheniche, grand sourire aux lèvres, sage-femme depuis cinq ans à l’Hôpital Femme Mère Enfant de Bron. “Nous ne sommes ni l’un ni l’autre !” Myriam fait partie de ces professionnels non syndiqués ayant rejoint le Collectif national des sagesfemmes qui, depuis octobre, mène différentes actions pour faire entendre ses revendications. “Notre profession est beaucoup trop discrète, estime la jeune femme, et trop peu connue du grand public. Pour trop de monde encore, nous sommes des accoucheuses alors que nous faisons cinq années d’études universitaires, dont la première en commun avec les futurs médecins, dentistes ou pharmaciens. Pour autant, notre objectif n’est ni de prendre la place des médecins, gynécologues obstétriciens ou pédiatres, ni celle des infirmières spécialisées telles que les puéricultrices. Non ! Nous voulons un véritable statut.” De fait, le champ de compétences de la sage-femme est très étendu. Il va du suivi gynécologique de prévention aux consultations de contraception ou de pré-conception, du diagnostic de la grossesse à son suivi, y compris par les échogra-

Pour devenir sage-femme, il faut suivre un cursus universitaire de cinq ans. Ici Myriam Kheniche, qui exerce à l’Hôpital Femme Mère Enfant de Bron

pourtant, on nous applique le statut des professionnels non-médicaux et des administratifs. Nous demandons donc un statut médical hospitalier, ce qui n’entacherait en rien le travail pluridisciplinaire déjà mené au sein des

équipes, bien au contraire.” Le collectif demande également la reconnaissance de “professionnel de premiers recours”, vers lequel les femmes peuvent être orientées pour leur suivi gynécologique, qu’elles

soient enceintes ou non. “Dans les autres pays, une femme qui pense être enceinte va voir une sage-femme sans se poser de question. En France, elle se dirige vers son gynécologue ou son médecin traitant. Elle ne s’adresse pas à nous parce qu’elle ne sait pas qu’elle en a la possibilité.” Enfin, ils et elles demandent la revalorisation de leurs salaires : “Une sage-femme commence avec un salaire de 1 615 euros, sans les primes. Cela correspond à un niveau d’études à bac + 3 alors que nous avons effectué un cursus à bac + 5.” Si la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a lancé le processus vers un statut médical pour les sages-femmes à l’hôpital, elle refuse leur sortie de la fonction publique hospitalière. Le collectif national a donc annoncé la poursuite des actions, et organise notamment un rassemblement national à Paris le 5 mai, à l’occasion de la Journée mondiale de la sage-femme. Précisons cependant que la revendication du collectif ne fait pas l’unanimité, puisque l’intersyndicale des sagesfemmes hospitalières (CGT, CFDT, FO, Sud, Unsa et UNSSF) s’oppose à la sortie de la fonction publique, synonyme pour elle de précarisation.  MICHÈLE FEUILLET

Un jour sur quatre, on respire mal dans la région Pollution - En 2013 en RhôneAlpes, un dispositif d’alerte ou d’information lié à la qualité de l’air a été déclenché à 83 reprises. Pour simplifier : on respirait mal un jour sur quatre dans la région. C’est le constat dressé le 16 avril, par l’observatoire Air Rhône-Alpes au cours d’une conférence de presse. Le plus étonnant, c’est qu’il serait faux d’affirmer que la qualité de l’air dans la région est plus mauvaise qu’avant. “En moyenne, les concentrations de polluants atmosphériques sont majoritairement en baisse régulière depuis plusieurs années, explique Marie-Blanche Personnaz, directrice générale de l’observatoire. 2013 ne remet pas en cause cette tendance, même si des disparités territoriales existent. Par ailleurs, les normes ne sont toujours pas respectées pour plusieurs polluants. Dans le cas de l’agglomération lyonnaise, les valeurs enregistrées pour le dioxyde d’azote, les particules PM10 et l’ozone sont supérieures à ce qu’autorise la réglementation. Cela pose un gros problème.” Ainsi, dans le Grand Lyon, près de 36 000 personnes restent exposées à des dépassements de valeur limite pour le dioxyde d’azote. Elles sont plus de 100 000 concernées par les épisodes de pollutions aux particules PM10, notamment en bordures de voies de circulation routière ou en sorties de tunnels. Au sud et à l’est de l’agglomération, 100 000 personnes subissent des niveaux d’ozone supérieurs à la réglementation. Notons néanmoins que, dans le sud du Grand Lyon (une zone comprenant notamment Vénissieux, Feyzin et Saint-Fons), si les concen-

trations en benzo(a)pyrène et benzène restent plus élevées qu’ailleurs sous l’influence d’installations industrielles, elles sont désormais conformes aux normes.

Des sanctions européennes? Les dépassements des normes pourraient avoir prochainement d’importantes conséquences financières. L’Union européenne ne tolère en effet que 35 jours pollués par an. La France, qui a déjà reçu plusieurs avertissements, se trouve donc sous la menace de sanctions financières : on parle de 100 millions d’euros la première année, et 85 millions les années suivantes. C’est pourquoi quatre PPA (Plan de protection de l’atmosphère) viennent d’être signés dans la région. Ceux-ci doivent, d’ici à 2016, apporter des réponses concrètes pour faire baisser les niveaux de polluants en RhôneAlpes. “Ils consistent en des aides techniques et financières pour inciter les industriels à tout faire pour réduire leur impact sur l’atmosphère”, explique Marie-Blanche Personnaz. Et il y a urgence à agir : la commission européenne estime qu’en France, en 2005, 42 000 décès étaient liés à une exposition régulière à la pollution aux particules fines. Les coûts sanitaires sont évalués entre 20 à 30 milliards d’euros par an, soit environ 460 euros par habitant. “C’est le coût de l’inaction”, regrette Alain Chabrolle, président d’Air Rhône-Alpes.  G.M.

Quatre plans de protection de l’atmosphère ont été signés par les collectivités territoriales de Rhône-Alpes, afin de faire baisser les niveaux de polluants d’ici à 2016


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REPORTAGE

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LE FESTIVAL ÉCLAIR POUR LA RÉUSSITE DES ÉLÈVES

Avant d’entrer dans

Quelque 1 200 élèves et 60 professeurs ont été mobilisés pour le festival Éclair, autour des groupes scolai Concerts, olympiades, expositions ou ateliers… une multitude d’activités ont favorisé les échanges et l’int MICHÈLE FEUILLET- PHOTOS RAPHAËL BERT

ne semaine pour se connaître et apprendre autrement. C’est ainsi que l’on pourrait définir le festival du réseau Éclair*. Un festival qui, du 22 au 25 avril, a permis à 1 200 écoliers et collégiens de se retrouver autour d’activités variées, ludiques mais aussi culturelles, sportives, scientifiques… “Le festival existe depuis plusieurs années, rappelle François Bourgue, le professeur de français qui en est à l’initiative. Mais en se déroulant cette fois sur quatre jours et en six lieux différents, il a pris une nouvelle dimension.” L’ouverture, le 22 avril, s’est faite avec une “parenthèse culturelle”. Dans la salle Combier du collège, se retrouvaient des CM2 et des 6e, mais aussi des élèves de toute petite section de maternelle, de CP et de CE2 des groupes scolaires PaulLangevin et Anatole-France. Après que les CE2 de Jean-Pierre Monteux (Paul-Langevin) eurent récité leurs poésies préférées, la chorale des CP dirigés par Mmes Freytag et Boutonner s’est appliquée à chanter les pays du monde. Leur succédaient les élèves de l’atelier théâtral de 6e, présentant des saynètes autour des contes. Enfin, gros succès pour l’atelier hip-hop et ses treize collégiens : encadrés par une enseignante et un danseur de la Compagnie du Second souffle, les adolescents, vêtus de maillots colorés et de pantalons noirs, ont déchaîné la salle. Petits et grands se retrouvaient alors autour d’expositions, tellement nombreuses qu’il était difficile d’en faire le tour en une seule fois : dans les couloirs, dans les salles de

U

Le réseau Eclair permet de tisser des liens très tôt entre les écoliers de maternelle et primaire — Paul-Langevin et Anatole-France — et le collège

classe du collège, dans les groupes scolaires… Ainsi, les parents ont-ils pu mieux appréhender le travail de leurs enfants : “L’Opéra s’expose” par les 6e et 5e ; “Le corps et le portrait”, expo réalisée par les enfants de la toute petite section d’AnatoleFrance ; “Les douze travaux d’Hercule” proposés par les CM1 d’Anatole-France. Intéressant aussi, le travail des CM2 sur “La marche pour

Beau succès pour l’atelier Origami

l’égalité contre le racisme : trente ans après”. Mercredi, nouvelle étape du festival, avec la présentation à tous du collège : la section sportive football, et les sections d’excellence : les classes musique en partenariat avec l’école de musique Jean-Wiener, la classe bilangue anglais-arabe, les sections “anglais Europe”, la classe à projet “développement durable”… Les collégiens en profitaient pour parler d’autres activités auxquelles ils participent, comme l’atelier origami ou l’option excellence sciences proposée aux élèves de 5e. e

Des élèves de 6 nommés “ambassadeurs” du collège

endant que certains écoliers découvraient l’option “excellence sciences” présentée par des 5e, une quinzaine d’enfants s’initiaient aux joies de l’origami, le mercredi matin. L’origami ? Mais si voyons, vous connaissez : cet art ancestral japonais, dont la figure la plus célèbre est la grue du Japon, consiste à plier des feuilles de papier de telle sorte qu’ils prennent la forme d’objets, d’animaux ou de divinités. Il faut dire que les collégiens d’Elsa-Triolet sont loin d’être des amateurs : ils ont passé des heures sur leurs pliages, et ont réalisé d’impressionnants objets comme un ballon de football “origamiesque”, leur pièce la plus importante de l’année. Ils n’en sont d’ailleurs pas à leur coup d’essai, comme le prouve la vitrine installée au premier étage du bâtiment… “Avec cet atelier Origami, les enfants ont travaillé la patience, la précision, l’application, explique leur professeur. Et ils se sont aussi beaucoup amusés !” 

P

G.M.

Les deux jours suivants étaient consacrés à la Fête des langues et des civilisations, occasion d’entendre les trois chorales de l’école maternelle Anatole-France. Et 360 petits réunis dans la cour du collège, ça fait de l’effet! Les collégiens racontaient leur voyage à Londres, tandis qu’à la Maison des fêtes et des familles, les CP d’Anatole-France reprenaient leurs chants du monde pour d’autres écoliers. Autres moments importants: le repas anglais concocté par les élèves de

la SEGPA ainsi que la présentation d’un jeu inédit pour découvrir la vie quotidienne dans la France occupée et les messages de la Résistance. “Toutes ces activités servent à travailler différemment, et à multiplier les rencontres, insiste François Bourgue. Des enseignants de français, de mathématiques et d’anglais du collège se rendent dans les deux écoles primaires du Réseau Eclair. Prochainement, les professeurs principaux des classes de 6e nommeront des élèves ambassadeurs : ils iront dans les classes de CM2 répondre aux interrogations et leur feront une visite guidée du collège, avant la fin de l’année. Évidemment, en septembre, une journée est entièrement dédiée à l’accueil des 6e.” “Fédérer autour du collège les écoles du secteur pour développer un environnement de réussite, tels sont les objectifs du réseau Éclair. Et dans ce sens, le festival est déjà un succès”, commente Mme Gourjux qui, avec les responsables des deux groupes scolaires, se félicite de cette semaine pas comme les autres. “Pendant toute cette semaine, tout le monde a été motivé. Les enfants de CM2 ont pu vivre une première intégration au collège, ont participé à des échanges culturels. Il est important de travailler

ensemble et que de nombreuses passerelles se tissent entre établissements.” Ces initiatives n’auraient pu se faire sans l’implication des membres du comité de pilotage du réseau et des soutiens nombreux, notamment ceux de Mme Vincent, inspectrice de l’Éducation nationale, de Mme Durand représentant le directeur académique des services de l’Éducation nationale du Rhône, M. Baglan, ainsi que de Marie-Christine Burricand, conseillère générale du canton de Vénissieux sud, toutes présentes au lancement du festival.  * Éclair est l’acronyme d’École, Collège, Lycée pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite. Les collèges ainsi organisés en réseau ont été choisis par le ministère de l’Éducation nationale en fonction de certains critères, tels que les catégories socio-professionnelles des parents.

Le Festival en chiffres Deux groupes scolaires : Paul-Langevin et Anatole-France Un collège : Elsa-Triolet Soit : 1 200 élèves et 120 enseignants 50 classes participent à un projet pendant le festival ●

Quatre journées : organisées du 22 au 25 avril sur des thèmes différents - la journée des défis - les portes ouvertes au collège - la fête des langues et des civilisations (deux jours) ●

Six lieux d’accueil : le gymnase et le collège Elsa-Triolet, la maison des fêtes et des familles, les écoles Paul-Langevin et Anatole-France, l’école de musique Jean-Wiener ●


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REPORTAGE

s la cour des grands

res Paul-Langevin et Anatole-France et du collège Elsa-Triolet. tégration des CM2 qui entreront au collège en septembre. OLYMPIADES AU GYMNASE ELSA-TRIOLET

HISTOIRE

Le rendez-vous sportif T

Ici Londres, les Français parlent aux Français

isser des liens entre collégiens et futurs collégiens par le sport et le jeu, c’est la bonne idée des Olympiades, qui se sont disputées le 22 avril au gymnase ElsaTriolet. Guidés par leurs aînés — les 6e de Triolet —, les écoliers de CM2 avaient revêtu des chasubles de différentes couleurs avant de s’initier au lancer de ballon, au saut en hauteur, à la vitesse ainsi qu’au saut en longueur. Les professeurs d’EPS du collège étaient bien présents, mais ils avaient choisi douze élèves de 6e pour organiser les ateliers, diriger les entraînements et les échauffements. Dans cette ambiance très sportive, chacun s’est appliqué à relever les défis, les plus jeunes souhaitant montrer leurs savoir-faire à leurs aînés. Bien sûr, certains se connaissaient déjà du quartier si bien que, rapidement, petits et grands se sont mutuellement encouragés. Dans un coin du gymnase, deux autres ateliers étaient proposés. Assis sur des bancs, les CM2 répondaient à deux quiz proposés par les professeurs, le premier sur le sport, le second sur le fonctionnement du collège. “Comment s’appellent les jeux Olympiques en anglais : la NBA, la World-Cup, ou l’Olympic game ?” ; “Quel est le sport où sont pratiqués la descente, le slalom et le super-G ?” Et encore : “Quel outil doit-on présenter en arrivant au collège : sa trousse ou son carnet de liaison ?” ; “En cas d’absence d’un enseignant pendant la journée, que doit faire l’élève : rentrer chez lui, rester dans la cour ou aller en

a maison des vers de terre a des ailes” ; “Les spaghettis ne sont pas à la mer” ; “On perd son temps à Pearl Harbor” ; “Les cerisiers sont en fleurs dans les livres” ; “La statue de la liberté est au paradis” ; “La pâtisserie de Paris aime la Colombie” ; “Le maffieux a été écrasé par un rocher” ; “La petite chenille a le pied dans le plâtre”… Des messages de ce type, nous en avons entendu des dizaines, ce vendredi après-midi au collège Elsa-Triolet. Ils vous rappellent quelque chose ? Radio Londres ? Gagné ! En effet ce festival a été l’occasion pour Pierre Piejak-Milko, professeur d’histoire, de présenter un nouveau jeu de sa création. “Même si, précise-t-il, je ne l’ai pas inventé : j’ai adapté à la Résistance un jeu de société généraliste.” Pour jouer rien de plus simple… enfin, presque. Autour de la table : quatre ou six participants. Deux sont des résistants, deux des soldats Allemands (à tour de rôle). On tire trois cartes, sur lesquelles figurent une image et un mot. On jette une de ces cartes. Et avec les deux que nous avons gardées, nous devons composer un message que notre coéquipier résistant doit comprendre. Le but étant bien entendu de ne pas se faire intercepter par l’ennemi ! Sur la table, une planche permet de trouver les mots correspondants au message. Eh bien, croyez-nous sur parole : élèves, enseignants ou journalistes, on se prend très vite au jeu ! En milieu d’après-midi, après les élèves de 3e 1, ce sont des 6e qui sont venus le tester et eux aussi y ont pris beaucoup de plaisir. Pierre Piejak-Milko n’en est pas à son coup d’essai : c’est ce professeur qui, avec ses 5e4 de la classe défense, a récemment présenté devant un général le jeu de société “Tempête de fer” qui nous entraîne dans les tranchées, en 1917. Et il ne va pas s’arrêter là : il est en train d’en créer un sur les ONG. 

L

Douze élèves de 6e ont été choisis pour organiser les ateliers, diriger les entraînements et les échauffements des écoliers de CM2

permanence ?” ; “À quoi sert le carnet de correspondance : à faire beau dans son cartable ou à communiquer avec les familles ?”

Vu la vitesse à laquelle les mains se levaient pour donner les réponses, c’est sûr : tous sont prêts à intégrer le collège, en septembre. 

Pour les élèves de Segpa, all is perfect ! Enseignement adapté - Les e

élèves de 3 SEGPA ont participé avec beaucoup d’enthousiasme au festival. La preuve ? Yanis, Salima, Assia, Ludovic, Lorina, Alicia et leurs camarades ont élaboré un menu anglais, servi à 25 personnes ! Et c’est beaucoup de travail !

Encadrés par Mme Benhamou, professeur d’ateliers HAS (hygiène alimentation service) et par Mme André, professeur d’anglais, ils ont profité de ces journées pour montrer leurs savoir-faire. Ils expliquent : “Nous avons commencé par étudier les habitudes alimentaires des

Cheese cake, crumble et muffins au menu du déjeuner anglais concocté par les élèves de Mmes André (à droite) et Benhamou

Anglais : leurs repas principaux, ce qu’ils mangent… Nous avons vu qu’elles sont très variées et différentes des nôtres.” “Le matin, par exemple, raconte une élève, les Anglais prennent le temps de cuisiner des saucisses, des œufs, du bacon… Contrairement à nous. Quand ils n’ont pas le temps, leur petit déj’ ressemble aux nôtres : lait et céréales.” “Nous avons également regardé un film, appris les mots de vocabulaire nécessaires à la cuisine, que ce soit pour les ustensiles ou pour les ingrédients.” Il fallait ensuite passer à la pratique… D’abord, écrire en anglais les recettes choisies : cheese cake, crumble et muffins. Puis, lancer les invitations aux personnels du collège. “Nous avons rédigé et envoyé les cartes, préparé la décoration de la salle du déjeuner avec drapeaux et ronds de serviette…” Vingt-cinq personnes ont ainsi pu apprécier la cuisine d’Outre Manche, préparée dans la cuisine du collège. Et pour que tout soit perfect, chaque convive était accueilli par un élève de la classe avec ces mots : “Hello ! How are You ?” 

Pierre Piejak-Milko, professeur d’histoire, a choisi le jeu de stratégie comme vecteur d’apprentissage

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CULTURE

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Stéphanie Ferrand-Issard, nouvelle directrice du service culturel Ville de Vénissieux - Originaire

des arts de la rue et du cirque. J’ai ensuite été nommée responsable du service culturel départemental.” Dans son programme, théâtre et danse côtoient le cinéma, les enseignements artistiques et les arts plastiques. Elle reste neuf ans au Conseil général, où elle met en place des partenariats entre les communes et avec des artistes, organise des événements, monte des projets. L’envie de quitter la région parisienne la fait postuler à Vénissieux. “Je ne connaissais qu’un petit peu Lyon mais je savais la région dynamique. Je désirais aussi changer d’échelon de collectivité et travailler dans une commune, à un poste de direction des affaires culturelles. J’avais de Vénissieux l’image d’une ville populaire, ouvrière. Elle peut passer pour une banlieue chaude mais ce n’est pas comme cela que je l’ai ressentie. Je n’y étais jamais venue avant mes entretiens d’embauche mais je sentais qu’elle était en mutation. Je me suis vraiment promenée dans cette ville multiculturelle, desservie par un tram, un métro, qui a une histoire industrielle très marquée. J’ai été frappée par le centre, avec le parc, l’hôtel de ville, la vieille église, la médiathèque. Je venais d’Evry, ville nouvelle, où le manque d’histoire est dramatique. J’ai reçu un accueil chaleureux, tant à l’hôtel de ville que dans le reste de la commune. La convivialité y est importante.”

de Châtellerault, dans la région Poitou-Charente, Stéphanie FerrandIssard a rejoint il y a un mois le poste de directrice du service culturel, pour lequel elle a été recrutée. Cette jeune diplômée de lettres modernes se définit comme “une généraliste de la culture” et avoue aimer les déplacements. C’est ainsi qu’elle a suivi ses études à Angers, Poitiers (DEA littérature et langages) puis Dijon (DESS d’action artistique et politiques culturelles), avant d’obtenir son premier poste auprès d’une association de Ganges, dans l’Hérault. Elle arrive en région parisienne en 2003, travaille à la coordination des affaires culturelles d’une mairie avant de devenir chargée de mission au Conseil général de l’Essonne. “Je me suis d’abord occupée du théâtre, puis de musique,

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE DU 30 AVRIL AU 6 MAI ● “Rio 2” de Carlos Saldanha, vf, 2D et 3D ● “The Amazing Spider-Man 2: le destin d’un héros” de Marc Webb, vf, 2D et 3D, sortie nationale ● “Clochette et la fée pirate” de Peggy Holmes, vf ● “Barbecue” d’Éric Lavaine, sortie nationale ● “Eastern Boys” de Robin Campillo ● “Soyez sympas, rembobinez” de Michel Gondry, vost ● “Very Bad Cops” d’Adam McKay, vost ● “Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?” de Philippe de Chauveron ● “Dans la cour” de Pierre Salvadori ● “Le parfum de la carotte” de Rémi Durin

JOSSELIN PIETRI

LA FAVEUR DU DRAGON

Titulaire d’un DESS d’action artistique et politiques culturelles, la nouvelle directrice se définit comme une “généraliste de la culture”

Elle découvre ainsi qu’à Vénissieux, “la culture est au cœur du projet municipal”. “La diversité culturelle fait partie d’un projet beaucoup plus global et s’inscrit dans une dynamique éducative. Elle est toujours en direction de la population, du jeune public, des personnes éloignées… J’ai constaté ici une véritable ambition.” Équipements performants, équipes impliquées… les qualificatifs ne lui manquent pas. Stéphanie arrive au début d’un nouveau mandat, avec un nouvel adjoint à la culture. “Des projets sont

en cours, prochainement les Arts d’Échos et Fêtes escales. D’autres sont à travailler : l’équipement pour Bizarre !, la convention de partenariat avec l’Opéra à renouveler fin 2014, le festival Essenti’Elles 2015…” Mais elle n’en est encore qu’au diagnostic : “Plutôt que d’affirmer la volonté d’impulser tel ou tel projet, je voudrais renforcer la coordination entre les équipements et donner de la cohérence aux actions culturelles. Après, cela va dépendre des moyens. Le contexte national est tendu, des choix seront à faire.” 

Pas de révolution prévue, cependant, dans le calendrier de Vinicacum : les deux amis comptent bien poursuivre la ligne tracée depuis l’origine. “La réfection de l’église Sainte Jeanne-d’Arc de Parilly est notre plus gros combat. Et nous allons avoir besoin de toutes les bonnes volontés car la note va être salée, environ 850 000 euros. Le diocèse est prêt à payer quelques frais mais le gros des travaux sera financé par les associations Parce que Parilly et Viniciacum, qui devront trouver des mécènes. C’est un bâtiment auquel nous sommes attachés, construit par des Vénissians et des travailleurs de Berliet, qui a une forte identité vénissiane. Nous allons avoir prochainement une réunion avec les Bâtiments de France afin qu’ils donnent leur aval pour la restauration, car les murs extérieurs et les vitraux de l’église sont classés.” Parmi les autres grands projets de Viniciacum, ils citent les 80 ans de l’école Pasteur (ouverte en 1934), qu’ils fêteront avec l’équipe municipale, les enseignants, les élèves et les parents d’élèves. Un livre sera édité à cette occasion, comme cela a été fait avec l’école du Centre.

“Pendant les Journées du Patrimoine, nous aimerions nous associer aux trois centres sociaux de la ville pour des balades urbaines et mettre en avant le patrimoine naturel de Vénissieux, avec les rosiéristes, les Grandes Terres, etc.” Parmi les activités de l’association, Clément et Alain évoquent un premier diaporama sur le passé industriel qui a recueilli de nombreux échos favorables, y compris dans des villes avoisinantes. “Nous le referons l’hiver prochain.” Des recherches vont également être lancées sur la croix qui se trouve à la croisée de la rue Pasteur et du chemin de Feyzin. Et sur les traces de la guerre de 14. “Nous avons travaillé sur le monument aux morts, relevé des noms, cherché à retrouver des photos d’époque ou des lettres de poilus. Ce n’est pas évident. Nous espérons avoir de la matière d’ici à 2018, afin de célébrer le centenaire de cet événement.” 

Chargés d’histoire Changements à Viniciacum Depuis la création de l’association Vinicacum il y a 17 ans, son président Gérard Petit n’avait cessé de donner l’occasion à ses concitoyens de découvrir le passé de leur ville. Aujourd’hui, il a décidé de céder le flambeau, lui que ses amis qualifient de “mémoire vivante”. Lors de la dernière assemblée générale de Vinicacum, Gérard Petit a donc laissé sa place à Clément Barioz, tandis que la vice-présidente, Marie Evangelista, était remplacée par Alain De Carolis. Tous deux sont entrés dans l’association il y a quatre ans. “Mes parents sont les derniers agriculteurs de Vénissieux, commente le nouveau président. Un cousin a fait remonter assez loin notre arbre généalogique : il y a des Barioz à Vénissieux au moins depuis 1640. Alors que je n’étais pas très fort en histoire quand j’étais jeune, je m’y suis peu à peu intéressé.” Alain De Carolis a, quant à lui, toujours été passionné par l’histoire en général et celle de sa famille en particulier : originaire de Frosinone, en Italie, avec un arrière-grand-père condamné à mort en Grèce par les royalistes et exilé en Italie.

DU 7 AU 13 MAI ● “The Amazing Spider-Man 2: le destin d’un héros” de Marc Webb, vf, 2D et 3D ● “Pas son genre” de Lucas Belvaux ● “Mon voisin Totoro” d’Hayao Miyazaki ● “Clochette et la fée pirate” de Peggy Holmes, vf ● “96 heures” de Frédéric Schoendoerffer ● “Barbecue” d’Éric Lavaine ● “Khumba” d’Anthony Silverston ● “Rio 2” de Carlos Saldanha, vf, 2D et 3D ● “Le dernier diamant” d’Éric Barbier ● “Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?” de Philippe de Chauveron

Le 14 mai à 14 h 30, la projection de “Capelito et ses amis” sera suivie par un goûter offert aux enfants.

ESPACE MADELEINE-LAMBERT Inaugurée à l’occasion des Belges journées, l’exposition de l’artiste bruxelloise Aline Bouvy reste visible jusqu’au 5 juillet. Le 14 mai à 18 h 30, on pourra assister à une visite commentée par Françoise Lonardoni, directrice du service arts plastiques de la mairie et commissaire de l’exposition. Le livre “Aline Bouvy : forme et langage de l’empathie”, reproduction en fac-similé du cahier de notes de l’artiste rédigé lors d’un séminaire de Quentin Meillassoux (“Peut-on penser le monde sans nous ?”), sera disponible au prix de 5 euros.

À VENIR PHOTO RAPHAËL BERT

CINÉ GOURMAND

Clément Barioz (à gauche) et Alain De Carolis auront la lourde charge de succéder à Gérard Petit aux commandes de l’association vénissiane

Atelier L’Attache : 12, rue Laurencin, Lyon 2e cargocollective.com/lattache

www.viniciacum.fr

SOIRÉE BUDDY MOVIE Organisée et animée par les Ciné Phil’ (des jeunes détenteurs de la carte M’RA), elle se déroule le 3 mai et donnera la part belle aux comédies US. Avec, à partir de 18 h 30, “Soyez sympas, rembobinez”. Puis, à 20 h 30, “Very Bad Cops”. Tarifs : carte M’RA ou 4 euros par film.

Si vous passez par la rue Laurencin, dans le 2e arrondissement de Lyon (elle va du quai du Rhône à la rue de la Charité et donne sur le musée des Tissus), ne soyez pas étonné de découvrir, dans la vitrine de l’atelier L’Attache, des portraits en relief de Marilyn Monroe, Louis de Funès, Steve McQueen et Elvis Presley, un astronaute, le buste d’un Terminator, Jean Gabin et quelques statuettes en carton de Bruce Lee. Plus, gardant la porte, l’effigie grandeur nature de l’acteur hongkongais, vêtu d’un jean et d’une chemise sur laquelle il est dessiné dans différentes postures. Toutes ces œuvres sont dues au talent du Vénissian Josselin Pietri, fan absolu du petit dragon depuis des années et capable de produire des objets complètement fous. Tel ce livre en relief qui s’ouvre sur des paysages lyonnais, florentins et provençaux ou sur un studio de cinéma à Hong-Kong, qu’il était venu présenter à “Expressions” et qu’il avait baptisé “La fureur de peindre”. Josselin regorge d’idées et fait tout pour les concrétiser, à partir de boîtes en carton et de bouts de ficelle. Quant au patron de la galerie lyonnaise, il est d’autant plus heureux d’avoir découvert cet ingénieux artiste que son expo collective, visible tout le mois de mai, est dédiée au cinéma. Aux côtés des figures de Josselin, on trouve également des peintures d’Anthony Guzman, Michel Das, Erdevan Djess, Cédric Georgel, Jean-Louis Frankl, Tony Benharbon et Thomas Feugère, des sculptures de Franck Épinat, une mosaïque de Maurizio Marini, des vidéos de Julien Richetti et Véronique Lévesque, ainsi que des installations de Nikita et BAK.

ARTS D’ÉCHO Le prochain festival de l’école de musique Jean-Wiener se déroulera du 21 au 24 mai. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.

“TRADITIONS ET MODERNITÉS” DE LA COMPAGNIE TRANSDANSE Le 17 mai à 20 heures, au Hall des fêtes de Saint-Fons (place Girardet, près de la gare), le chorégraphe vénissian Elhadi Cheriffa et sa compagnie Transdanse proposent un spectacle de danses orientales, maghrébines et contemporaines, “Traditions et modernités”. Sur scène, on applaudira Alexandra Gallone, Hélène Bois, Clothilde Sauvanet, Farida Zebair et Sophia Brikh, nouvelle conseillère municipale de Vénissieux. Entrée : 10 euros adultes, 6 euros enfants (en prévente), 12 euros adultes, 8 euros enfants (sur place). Réservations : 06 08 54 05 92 - transdanse@yahoo.fr


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CULTURE

Perspectives d’avenir FOURMILIÈRE - Tout au long de l’année scolaire, des écoliers et des collégiens suivent des ateliers artistiques auprès des équipes invitées au Théâtre de Vénissieux. Une première (et brillante) restitution de la Fourmilière s’est déroulée le 18 avril. D’autres suivront en mai. our tout dire, des idées, ils en ont. Et de fameuses, encore, de celles qui rendraient jaloux n’importe quel auteur de sciencefiction. À l’occasion de la première journée de la Fourmilière le 18 avril (le rendu des travaux réalisés par des élèves avec le Théâtre de Vénissieux se poursuivra du 12 au 16 mai), quatre classes de l’école Paul-Langevin (CM1 et CM2), des 3e du collège Elsa-Triolet et un groupe de 17 jeunes de l’IME Jean-Jacques-Rousseau ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Pour la deuxième saison de ce que Françoise Pouzache, la directrice du Théâtre, a baptisé “La petite Babel”, les classes ont travaillé avec la compagnie du Détour. Autant de réflexions et de saynètes qui pourront être utilisées pour le spectacle de cette dernière, “Demain l’avenir”, qui sera présenté au Théâtre de Vénissieux le 28 mai. La compagnie a imaginé une association vénissiane fictive qui travaille sur les innovations du futur et en présente quelques-unes. C’est ainsi que le Détour a organisé deux stages avec des Vénissians intéressés par une expérience théâtrale… et que deux comédiennes ont fait la démonstration d’un œuf incassable à la résidence de personnes âgées Ludovic-Bonin ! Sur la scène du Théâtre, le 18 avril, les jeunes de l’IME ont ouvert la séance avec leurs inventions à eux : une voiture qui fonctionne à la voix, des insectes qu’on mange, ou une petite maison présentée par un Texan fort à l’aise

rence pour le tic tac voyageur qui vous permet de remonter le temps. Tic tac et vous êtes reparti une minute plus tôt. On pourra avoir une préférence… Il y a encore les Juliots, ces robots d’un mètre 10 qui ont l’apparence d’enfants et qui vous secondent (à leur manière) pour les tâches ménagères. Les CM2 de Paul-Langevin présentent encore un monde inversé (avec des textes qu’ils ont écrits) et la vache-hublot de Mme Leblanc qui a permis de donner naissance à 24 enfants. Quelque 150 participants sont ainsi montés sur scène pour proposer de réjouissantes inventions. Ce travail accompli avec les enseignants et la compagnie du Détour montre la richesse créative de nos petits chercheurs.

P

Et encore beaucoup d’autres fourmis! Les Juliots, des enfants déguisés en robots ? Non ! Des robots à l’apparence d’enfants qui loupent tout ce qu’ils entreprennent

dans son anglais yaourt. Les écoliers de Paul-Langevin se resservent de l’œuf incassable et l’effet est toujours garanti : l’œuf rebondit quand un enfant le laisse tomber mais se casse lamentablement dès qu’une des comédiennes s’en empare. Les enfants ne s’en tiennent pas à cette découverte : ils présentent également des pieds robots, des casques télépathiques de première et seconde génération, un casque à

boissons, un cœur artificiel, un stylo-seringue accélérateur d’apprentissage, une loupe de surveillance ou un mégaphone à extraterrestres. Lequel fonctionne à merveille puisque deux aliens débarquent aussitôt sur le plateau. Au tour des collégiens : il est difficile de choisir parmi tous leurs objets, du calculophone à la croquette rechargeable pour les repas. De la pilule qui permet de parler

une langue étrangère (démonstration à l’appui) à la power manette grâce à laquelle vous pouvez diriger quelqu’un. À moins que vous ne préfériez la VVV, véritable voiture volante, ou la scanlampe pour savoir ce que pensent vos interlocuteurs. On peut aussi avoir une préférence pour le tic tac voyageur, qui permet de remonter le temps. Tic tac et vous êtes reparti une minute plus tôt. On pourra avoir une préfé-

Entre deux villes du monde Bamako et Vénissieux - La sortie aux éditions La passe du vent (représentées à Vénissieux par l’Espace Pandora) de “Des couleurs de Bamako aux nuances de Vénissieux” est l’aboutissement d’une longue aventure. “Je connaissais Moussa Konaté, j’avais publié un livre de photos chez lui, aux éditions Hivernage. C’est l’origine du projet.” Tout à la fois photographe et délégué du préfet, Michel Calzat parle de l’écrivain et éditeur malien à Thierry Renard, poète-éditeur et directeur de l’Espace Pandora. Décision est prise d’inaugurer avec lui une résidence littéraire à Vénissieux. Nous sommes en 2008 et Moussa Konaté, malheureusement disparu depuis, rencontre au cours d’ateliers d’écriture de nombreux habitants et scolaires. En 2009, emmenés par leur professeur Wendy Marietta, par Myriam Chkoundali de l’Espace Pandora et par la chanteuse Lucia Recio, une équipe de jeunes Vénissians du collège Michelet se rend à Bamako pour accompagner Moussa Konaté dans ses interventions sur place. Ils ne peuvent pas rencontrer les élèves du lycée français Liberté, avec qui ils ont été en contact depuis la France, car ces derniers sont alors en vacances. Quoi qu’il en soit, l’acte I de ce “Voyage en terre du Mali” est publié à Vénissieux. L’année suivante, Michel Calzat et Thierry Renard sont invités à Bamako à l’occasion d’une édition malienne du festival Étonnants voyageurs.

“Nous avons renoué des liens avec le lycée Liberté, commente Thierry, avec des ateliers d’écriture et de photographie dans deux classes de 4e, ce qui a donné l’acte II du voyage.” Ce deuxième livre, qui tourne autour de l’œuvre du grand écrivain sénégalais Léopold Sedar Senghor, contient les textes des enfants maliens, illustrés par les belles images de Michel Calzat. Plusieurs voyages au Mali suivent et un livre, “Les poussières du vent se lèvent tôt”, est édité à La passe du vent avec des textes de Thierry Renard, Joël Bastard et des images de Michel Calzat. Pour “Des couleurs de Bamako aux nuances de Vénissieux”, l’acte III de ces échanges entre les jeunes des deux cités, deux professeurs de lettres, Marie-Claude Boury au lycée Liberté et Christèle Sanchez à la cité scolaire Sembat-Seguin, ont mis leurs élèves à contribution, à la fois pour les textes et les photos. “C’est un projet plus ambitieux, que l’on a dû raboter à cause de la guerre au Mali. Nous avions imaginé, dans le cadre de la Politique de la ville, de faire venir ici des lycéens maliens et d’emmener nos Vénissians à Bamako. Pour que chaque groupe partage avec l’autre le regard qu’il porte sur sa ville.” Un premier lancement officiel du livre a été fait le 18 mars dernier à Vénissieux, dans le cadre de la Semaine de la langue française, à l’occasion de l’hommage qui a été rendu à Moussa Konaté au cinéma Gérard-Philipe.

Au lycée Liberté de Bamako, en présence de Michel Calzat

À Bamako, le lancement s’est fait il y a une dizaine de jours. Michel Calzat y assistait. “J’ai été invité par le lycée français à remettre officiellement l’ouvrage aux lycéens, avec le soutien de l’ambassade de France et de son conseiller de coopération et d’action culturelle, Yves Gueymard. Les élèves étaient très émus et leur accueil fut sympathique et chaleureux. Les deux premiers livres avaient été publiés en interne. Là, ils ne s’attendaient pas à voir une édition véritable, figurant sur le catalogue de La Passe du vent.” Bien sûr, ni Thierry Renard ni Michel Calzat ne veulent en rester là, prêts à développer d’autres actions avec les élèves de Bamako et de Vénissieux. Un autre projet tient à cœur au poète et au photographe, tournant autour du fleuve Niger, que Michel a commencé à photographier. “Tout

cela nous relie à Moussa qui a beaucoup parlé du fleuve dans ses romans policiers, lesquels se déroulent souvent chez les Bozo, un peuple qui vit le long du Niger.”  J.-C.L.

“Des couleurs de Bamako aux nuances de Vénissieux”, La passe du vent, 5 euros.

La Fourmilière va se poursuivre le 12 mai avec la Journée des écoles. 27 élèves de Charles-Perrault ont travaillé autour du spectacle “M’envoler” avec Heidi Becker-Babel et Tommy Luminet. Une cinquantaine d’élèves de CM2, en provenance des écoles Parilly et CharlesPerrault, ont été inspirés par Dominique Bouchery, du groupe Entre 2 caisses, et le spectacle “Je hais les gosses”. Le 13 mai démarrera la Semaine de la danse, dispositif de la Direction académique du Rhône. Les élèves, de la maternelle au lycée, qui ont participé découvriront sur la scène du Théâtre de Vénissieux un solo de la danseuse Marie Urvoy, de la compagnie Arcosm. Le 15 mai, Journée des collèges, les élèves pourront suivre le matin des ateliers de percussions corporelles avec Nicolas Cousin (compagnie Kahlua), de stop motion avec PJ Pargas et Johann Prod’homme (Bizarre !), de tableaux vivants avec la danseuse et comédienne Pauline Laidet et de beatbox avec Kosh, membre du groupe Karimouche (avec Bizarre !). L’après-midi, des collégiens de Jules-Michelet, PaulÉluard et Elsa-Triolet restitueront le travail accompli autour des spectacles “M’envoler”, “Je hais les gosses” et “Notre Quichotte”, avec Heidi Becker-Babel, Tommy Luminet, Dominique Bouchery, Philippe Zarch (Graine de malice) et Grégory Benoit (Les yeux grand ouverts). Enfin, le 16 mai, des CP de l’école Parilly et des CP et CM2 de Jules-Guesde montreront ce qu’ils ont appris avec Sylvain Robine et Jérémy Martinez, de la compagnie Arcosm.  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

24h. /24 Organisation complète d’obsèques toutes communes Contrat prévoyance 49, chemin de Feyzin 69200 VÉNISSIEUX Tél. : 04 72 50 15 66 www.durin-pruvost.fr


Mercredi 30 avril 2014 - n° 557 - www.expressions-venissieux.fr

SPORTS RÉSULTATS FOOTBALL

Les footballeurs de l'AS Minguettes se sont inclinés 4 à 1 face à Sète, samedi soir, et ont ainsi tiré un trait sur le CFA2. Ils referont leurs gammes en Ligue Honneur, en septembre.

HANDBALL

Vénissieux Handball a assuré son maintien en Nationale 2, en venant à bout de Vesoul 25 à 23.

BASKET L’équipe masculine de l’ALVP, qui avait déjà assuré son maintien en Régionale, a pris le meilleur sur Montbrison 62 à 53. Celle du CLAM-V qui, il y a dix jours, avait validé son accession en Départementale 1 à Saint-Priest, a éliminé Francheville, autre prétendant à la montée.

TENNIS DE TABLE

Bien que battus (9-5) par Saint-Chamond, les pongistes de l’AL Charréard-Vénissieux ont assuré leur maintien en prénationale. L’équipe de Régionale 3, battue 11-3 par l’ASPTT, passera par un barrage pour accéder à la Régionale 2. Victorieuse de Montanay (3321), la formation évoluant en prérégionale passera par les barrages pour espérer intégrer la Régionale 4. Enfin, solide leader, le groupe de Départementale 2 opérera à l’étage supérieur.

La Journée des 4 Ballons, passerelle vers les clubs ? De 3 à 4 Ballons - Au début, il y avait le basket (avec l'ALVP) et le handball, puis le rugby. Puis, en ce 16 avril 2014, le futsal a rejoint l'initiative programmée chaque printemps par les clubs au complexe sportif Laurent-Gérin. 140 filles et garçons de 8 à 12 ans ont ainsi passé une bonne après-midi grâce au CLAM-V Basket, au VHB, à l’USV Rugby et au club de futsal du Charréard. Un événement accompagné par la Ville — en particulier Andrée Loscos, adjointe au maire déléguée aux sports, et la direction municipale des sports, de la jeunesse et des familles —, désireuse de contribuer à ouvrir les portes des clubs aux ados. “Cette journée sert aussi à faire connaître notre discipline et notre club”, confirme Tarek Braïki, le président du futsal. Accroché à sa feuille de route, il a initié à sa discipline en vogue des enfants des Maisons de l'enfance Jules-Guesde, Anatole-France et Moulin-à-Vent, ainsi que des centres sportifs du

Les enfants ont pu s’initier aux quatre disciplines proposées durant cette journée du 16 avril

mercredi, et de jeunes des centres sociaux des Minguettes et de Parilly. Chaque animateur a dirigé des ateliers ludiques et pédagogiques : Xavier Chaintreuil pour le hand,

Foot sans frontière

Nordine Babah pour le rugby, et Jean Belmer, président de l'association de “basket citoyen” ABC, présente en partenariat avec le CLAM-V. En fin d’après-midi, on est passé aux choses sérieuses avec goûter, diplômes, brochure d’infos sur les clubs… et invitations pour un match de rugby du LOU. Commentaires d’ados ravis : “On adore faire des dribbles en basket avec un ballon !” s'exclament Solène, Nada et Driss. Pour Ibrahim et Nolan, écoutant les conseils de Xavier, “l’important, pour réussir un tir au hand, est de bien se concentrer. Mais j’en fais déjà en club !” 

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RUGBY

POUR LE LOU, C’EST LE TOP On s’en souvient, il y a trois ans, les rugbymen lyonnais, évoluant sur leur nouveau terrain vénissian au Matmut Stadium, accédaient au Top 14. Samedi, en début d’aprèsmidi, devant 7 978 spectateurs venus fêter les futurs pensionnaires de l’élite au Matmut, Tarbes a pris la leçon face à une formation qui n’a jamais douté (31-13). Invaincu à domicile cette saison, le LOU ne peut désormais plus être rejoint par ses poursuivants immédiats (Agen, La Rochelle, Pau, Narbonne et même Tarbes) qui devront passer par les demi-finales et surtout la finale d'accession pour s’offrir le second ticket d'entrée dans l'élite. Face à la presse, le président Yann Roubert assurait que son équipe ayant eu la chance de faire la course en tête depuis pas mal de temps, cela avait permis d'anticiper sur la saison prochaine et l’arrivée de recrues : Pierrick Gunther, Hoani Tui, George Smith, Julien Puricelli, Karim Ghezal, Stephen Brett et Manu Felsina ont déjà signé. “On veut s'inscrire dans la durée”, a-t-il souligné.

BADMINTON

L’équipe fanion du Badminton Vénissieux Sud-Est est devenue vice-championne de Départementale 1.

L’invitation faite aux entreprises

JUDO Aux Championnats du Rhône UFOLEP réservés aux 9 à 12 ans, les judokas de l’AL Vénissieux-Parilly ont remporté sept titres: quatre en individuels et trois par équipes.

KARATÉ

AGENDA

Deuxième place pour les poussins, pupilles et benjamins du Sen No Sen Karaté Vénissieux au Trophée du Conseil général du Rhône. En Suisse, Léa Gothuey se classe 3e de la Swiss League, elle se qualifie pour les championnats de Suisse prévus fin 2014. À Paris, l’équipe masculine (Seixas, Courreau, S. Bottin, Serge et Kevin Aouf, Ravel) privée de son international Hadysson Riou, retenu en équipe nationale pour les championnats d’Europe seniors du 1er au 4 mai à Tampere, a fini troisième. L’équipe féminine termine 7e.

Match amical - lundi 21 avril au stade Auguste-Delaune, il n’aura pas manqué grand-chose pour que l’on assiste à un grand rendez-vous sportif comme on les aime. Sans véritable enjeu, mais avec de l’envie, de la qualité et du fair-play. Malgré une publicité réduite au minimum, et en l'absence des dirigeants de l'ASM (il est vrai que c'était lundi de Pâques), le match amical entre les U 11 de l’AS VénissieuxMinguettes et les Algériens du Paradou Athletic Club a été un vrai moment festif et enrichissant. D’un côté, des footballeurs vénissians dirigés par le jeune Guechi, fils d’une famille passionnée de foot, de l’autre des Algérois venus se préparer dans la région avant de participer à un tournoi international à Tremblay. “Il était intéressant d’inviter ces Algériens qui vont se mesurer aux Vénissians, puis aux Villeurbannais et aux Lyon-

JEUDI 1ER MAI - Grand Prix cycliste Marcel-Houël et Dalkia/Marcel-Hooten organisé par le Vélo Club Max-Barel dans la ZI de VénissieuxCorbas, Rue Eugène-Hénaff. Départs à partir de 13 h 30.

SAMEDI 10 MAI - Les handballeurs du VHB accueillent Marsannay au gymnase Tola-Vologe, à 20 heures. - L’équipe de futsal du Charréard reçoit Footzik (2) au gymnase Micheline-Ostermeyer, à 20 h 45.

MERCREDI 14 MAI - Course contre la faim, organisée par les enseignants du collège Elsa-Triolet au stade Auguste-Delaune, de 9 h 30 à 11 h 30.

VENDREDI 16 MAI - Remise des récompenses aux sportifs et aux bénévoles vénissians. Réception organisée par la Ville avec l’Office municipal du sport, à la salle Irène-Joliot-Curie, à partir de 18 h 30.

nais, expliquait Farid Nasri, un dirigeant footballeur à Rillieux, initiateur de ces rencontres algérorhodaniennes. Ces jeunes de 11 ans vont intégrer l’Académie algérienne JMG (du nom de Jean-Marc Guillou, un ancien pro qui prône beau jeu, éthique du football et performance). De telles Académies ont également vu le jour en Côte-d’Ivoire, au Vietnam, en Égypte, à Madagascar, au Maroc… Originalité de cette équipe de gamins, elle a été créée de toutes pièces, il y a quatre mois, par les dirigeants de Paradou qui ont recruté des espoirs d’Alger et de ses environs. Techniquement, ils sont au point mais il leur manque l’expérience, notamment face à des équipes athlétiques, et de la tactique. Mais cela s’apprend !” Devant un public de connaisseurs, dont Sif Ghediri, un des relais de cette initiative, les Vénissians se sont imposés 4-1, avec des buts de haute facture de Béchir Yacoub, Aymane Falan et Djibril Bouameur, les Algérois sauvant l’honneur par Rahim. À quand la revanche ? 

Handball - Ils ont “relevé le défi” — slogan du 3e tournoi inter-entreprises organisé par Vénissieux Handball — et se sont dépensés comme des fous dans les gymnases Jacques-Anquetil et Jean-Guimier, samedi. “Ils”, ce sont les amateurs qui ont adhéré à cette initiative destinée à renforcer l’esprit d’équipe et à créer une dynamique entre salariés venus de six sociétés : les laboratoires Boiron, Bosch, Magnat, IED, SECP et l'association de service adapté GIHP. Deux autres équipes représentaient, l'une le club organi-

À chacun son rythme Cross de Jules-Michelet - Pour la 27e fois de sa longue carrière, Alain Bozon, professeur d'EPS, a préparé, mitonné et géré la course “à travers champs et collège”, à laquelle ont participé quelque 520 élèves de Michelet, le 18 avril. Malgré la pluie, filles et garçons se sont confrontés au cours de huit courses, tracées sur un parcours de 1 350 mètres identique pour toutes les classes d'âge, de la 6e à la 3e. Certains ont lézardé en route, d’autres ont joué le jeu, courant de façon sérieuse et appliquée comme Lokman, un habitué des podiums, ou Slenya, victorieuse en un peu plus de 5 minutes. Sur les 1 350 mètres du parcours, on a eu droit à des performances de choix, et à des moments forts comme la course réservée en fin de matinée aux adultes : enseignants, personnels d’encadrement, surveillants, agents administratifs et parents d’élèves. 

sateur, et l'autre les municipaux de Vénissieux. Objectif de ces matches, disputés en deux mi-temps de 5 minutes : avant tout se faire plaisir… ce qui n'empêchait pas l'envie de gagner “parce qu'on aime l’adrénaline que crée la compétition”, rectifie Hichem Bourayou, responsable du matériel au VHB. Associé à Santiago, un ancien du HBV 85, Hichem a affiché une énergie débordante compensant un certain… manque de condition physique ! De leur côté, Gilles Clauss, le président, et Carine Trichard, agent de développement à Vénissieux Handball, ont été efficaces quand il a fallu additionner au but près les points obtenus par les formations et ainsi désigner les qualifiées pour les phases finales. En milieu d’après-midi, alors que la météo virait à l’orage, la situation s’est éclaircie sur les parquets : emmenée par un vaillant Frédéric, l’équipe fanion de Bosch a fini par s'imposer en finale, face aux Lyonnais d’IED (10 à 9). L’autre équipe d’IED obtenait une 4e place face à la SECP alors que la formation du GIHP remportait logiquement le challenge du fair-play. 


SPORTS

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Stéphane et son bâton de maréchal TWIRLING-BÂTON - Dans la ville flamande d’Ostende, Stéphane Moreira était qualifié dans trois épreuves majeures. Et il a réussi la passe de trois. Sacré champion d’Europe en “2 bâtons”, le twirleur du Charréard a également remporté deux médailles d’argent en “1 bâton” et en “danse solo”. ’est l’histoire d’un twirleur de 27 ans, ingénieur économiste dans un cabinet d’architectes, à Lyon. Un twirleur de Vénissieux qui affiche 21 ans de compétitions nationales et internationales, une multitude de trophées et titres, dans une discipline qui mêle gymnastique, danse et maniement du bâton. Du 17 au 20 avril à Ostende (Belgique) se sont déroulés les Championnats d’Europe de twirling bâton NBTA. Une délégation de cent athlètes français avec accompagnateurs et supporters y étaient. L’équipe de France en est revenue avec plusieurs titres, dont trois trophées décernés à Stéphane Moreira. Entretien avec ce brillant champion.

tion incroyable et risquée.

C

Vous avez une idée du nombre de titres que vous avez récoltés, au total ? - J’ai 21 ans de compétition derrière moi, alors… non, je ne me souviens plus du nombre exact de récompenses ou de trophées ! Mais il me reste des souvenirs sur les moments les plus forts. Je dois être une dizaine de fois champion de France, deux fois champion d’Europe avant cette victoire en Belgique. J’ai également remporté le Bâton d’Or, la plus grosse récompense attribuée en France à l’occasion d’une compétition ouverte à toutes les nationalités.

Stéphane Moreira veut tout faire pour se qualifier pour le Mondial 2015

PROPOS RECUEILLIS PAR DJAMEL YOUNSI

En 21 ans de pratique, avez-vous vu progresser le twirling ? - Le niveau général a fait un bond en avant impressionnant. D’abord grâce à l’émergence de pays autrefois mineurs dans la discipline, comme l’Italie. Grâce aussi à la forte progression de pays qui étaient à la traîne, comme l’Angleterre. Aujourd’hui, les trois grandes nations sont la Hollande, l’Italie et la France. Mais il arrive que des twirleurs de pays émergents dans cette discipline, comme la Croatie, fassent des performances incroyables. Techniquement, le niveau a surtout progressé sur deux points précis. D’abord sur la tenue du corps : on est jugé sur la posture et l’enchaînement. À prestation égale, celui qui aura assuré la stabilité du corps

Parc de Parilly à Vénissieux 8, ancienne route d'Heyrieux

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Vous avez presque tout gagné… Comment voyez-vous votre avenir ? - Je vais arrêter le twirling à la fin de l’année prochaine. Mes objectifs aujourd’hui sont d’être sélectionné pour toutes les finales du Mondial 2015, dans toutes les catégories. Et si je le suis, je vais tout tenter pour me rapprocher des podiums. Ce qui n’est pas évident, je le constate de plus en plus : entre un twirleur de 27 ans et un autre de 18 ans, il y a un fossé… physique. Malgré mes contraintes professionnelles, j’arrive à assurer mes entraînements, le mercredi soir, le samedi matin et parfois le dimanche. Mais il m’arrive de ressentir un petit coup de fatigue, le lundi, surtout si j’ai pris part à une compétition pendant le week-end ! 

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et travaillé avec élégance passera toujours devant l’autre. Ensuite, on est obligés de prendre énormément de risques pour s’imposer, notam-

ment sur les lancers, tout en enchaînant un maximum de rotations et d’illusions (figures acrobatiques). Cela demande une vitesse d’exécu-

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Pari gagné pour la rénovation Hippodrome de Parilly - Il y a d’abord eu une inauguration à destination du grand public, le 16 mars : tournée vers les familles, la journée a mixé animations pour les enfants, atelier de découverte des paris, jeux… Mais jeudi 24 avril, ce sont les officiels qui étaient invités à marquer la réouverture de l’hippodrome de Parilly, après vingt mois de travaux et un investissement de quelque 5,5 millions d’euros. Un vaste chantier confié au cabinet d’architectes Amplitude (Jean-Yves Clément et Jean-Pierre Baron) Le président de la Société des courses de Lyon, Jean-Claude Ravier, avait notamment convié à l’événement Bertrand Bélinguier, président de France Galop, Pascal Bouyer, directeur de l’hippodrome, ainsi que les élus Annie Guillemot, maire de Bron, Andrée Loscos, adjointe aux sports représentant le maire de Vénissieux, et Jean-Luc Da Passano, viceprésident du Conseil Général. M. Ravier a insisté sur la qualité de cette requalification de l’hippodrome : restauration colorée des tribunes, nouveau restaurant panoramique déplacé dans la partie centrale des tribunes, au 3e étage (avec vue sur le poteau d’arrivée), création de trois salons événementiels et d’un hall d’accueil, salle des parieurs plus conviviale… Le chantier a également intégré une réflexion en matière d’économies d’énergie. Coïncidant avec l’ouverture de la saison hippique, qui offre chaque

PHOTO RAPHAËL BERT

Ces médailles européennes récompensent-elles vos prestations les plus abouties depuis que vous participez à des compétitions de haut niveau ? - Oui, surtout d’un point de vue technique. Et ce depuis quatre ans et mes dernières victoires internationales. Pour s’en rendre compte, il faut savoir que les notes décernées par les juges vont de 0 à 100 : or, dans la catégorie “danse solo” où je termine 2e, mes notes sont montées jusqu’à 94/100. J’ai même obtenu un sans-faute.

On voit peu de twirleurs dans les compétitions. Combien êtes-vous de garçons ? - En compétition internationale, après la présélection effectuée par chaque pays, on doit être une trentaine.

Inauguration du nouvel hippodrome et huit courses le 24 avril : à Parilly, la saison hippique est bien lancée

année quarante jours de courses, “cette inauguration s’accompagne d’objectifs bien précis pour… amortir le coût des travaux”, a malicieusement ajouté le président de la Société des courses. Il faut désormais faire savoir aux chefs d’entreprise qu’ils peuvent disposer ici de sept salles en location, allant de 80 m2 à plus de 900 m2, de grandes terrasses extérieures… et d’un panorama exceptionnel ouvrant sur le parc de Parilly et même sur le Mont-Blanc quand la visibilité est suffisante. Mais aussi que l’espace restaurant de 295 m2 est ouvert à tous, chaque jour de course. Il est

confié à la maison Borgeot, bien connue des gastronomes, notamment pour son restaurant de Lyon La Tassée. Avis aux amateurs et aux passionnés des courses ! À noter que le Grand Prix de la Ville de Vénissieux se disputera bien dans ce nouvel espace relooké… “mais la date reste à fixer”, assure Christelle Bernard, chargée de communication des hippodromes de Lyon, qui comprennent Parilly et Carré de Soie.  Hippodrome de Parilly 4-6, av. Pierre-Mendès-France, à Bron. Tél. : 04 78 77 45 40


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HISTOIRE

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Son de cloches, art des saintiers ’ascension commence par un escalier de pierres. Ses marches ont été polies par le passage incessant du sonneur, durant moult générations. À lui seul le père Fantozier a dû les monter des milliers de fois, au cours du XIXe siècle. Après un virage, une porte s’ouvre à travers un mur épais, tout entier de galets. Elle permet d’entrer à l’intérieur du clocher, une grande tour carrée haute de plusieurs étages et née au Moyen Âge. L’ascension se poursuit mais cette fois par un escalier de bois usé jusqu’à la corde. En 28 marches branlantes, il vous mène jusqu’au plus près des cieux, juste sous le toit du clocher. Là, vous découvrez une forêt invraisemblable de grosses poutres entrecroisées, digne d’une maison à colombage d’un village alsacien. Les charpentiers d’autrefois ont fait de la belle ouvrage, leur mécano de bois n’a pas bougé d’un iota. Cet échafaudage tout en croix et en losanges supporte le trésor de l’église saint-Germain : trois cloches monumentales, venues d’un lointain passé. Pourvu qu’elles ne sonnent pas pendant notre visite ! Dix heures, le coup n’a pas manqué. L’air est comme déchiré par les gongs, et vous jette par terre. Pas étonnant que les anciens aient cru que les cloches pouvaient briser les nuages, et protéger leurs vignes des fureurs de l’orage…

tout bout de champ. Elles ne se taisaient que trois jours par an, entre le jeudi et le samedi de la Semaine Sainte, pour célébrer la mort du Christ. Le reste du temps elles annonçaient les baptêmes, les mariages et les enterrements, et trois fois par jour l’Angélus, qui invitait les chrétiens à prier en l’honneur de la Vierge, en plus des Vêpres, pour marquer la fin de la journée de travail. On les sonnait aussi lors des grandes occasions, la réunion du conseil municipal, le mariage du roi, la naissance d’un prince, une paix – comme ce fut le cas en 1918. Lorsqu’elles chantaient à coups répétés sans s’arrêter, l’heure était grave : le tocsin annonçait un malheur au village, un incendie, une guerre, l’arrivée d’une armée ou le début d’une révolte. Cette sonnerielà glaçait le sang. Le 6 avril 1815, les cloches déclenchèrent même une émeute à Vénissieux : Napoléon Ier venait de s’échapper de l’île d’Elbe et avait repris le pouvoir à Paris. Ses partisans voulurent l’annoncer au village tout entier mais le sonneur, resté fidèle au roi Louis XVIII, ne l’entendait pas de cette oreille et l’on se battit aux pieds du clocher : “dans une émeute du peuple, quelques séditieux s’étant portés chez Louis Godet son sonneur, lui ont arraché de vive force les clefs de l’église sous le seul prétexte qu’il est fidèle sujet de notre bon roi”. Idem en avril 1834, lorsque les Canuts révoltés tentèrent de rallier Vénissieux à leur cause. À quelques escarmouches près, les cloches vénissianes remplirent

L

Quand ils ne s’en servaient pas pour éloigner la grêle, les Vénissians d’autrefois utilisaient leurs cloches à

fidèlement leur office. Et plutôt trois fois qu’une. La première, que l’on trouve en débouchant de l’escalier, mesure un mètre de haut pour autant de large. Elle est trop haut perchée pour pouvoir être lue mais semble assez récente. Sa voisine la plus proche est nettement plus ancienne. Elle ne mesure que 67 cm mais accuse plus de 200 ans d’âge. “JAY ETE FAITE AUX DEPENDS DE LA COMMUNAUTE DE VENISSIEU EN L’ANNEE 1779”, annonce sa dédicace, tandis qu’un cartouche ovale contient le nom du fondeur : “A LYON DUCRAY”. Etienne Ducret fut célèbre en son temps. En 1768, il créa avec son père quatre cloches pour la cathédrale Saint-Jean de Lyon. Il sema aussi ses œuvres un peu partout en Dauphiné, dans l’Ain et en Lyonnais. Sa cloche vénissiane dut être directement livrée dans son atelier, lorsqu’elle fut achetée par le conseil municipal en 1779. C’est une chance qu’elle soit parvenue jusqu’à nous, car entre 1791 et 1795, le gouvernement ordonna à plusieurs reprises de confisquer les cloches pour transformer leur métal en pièces de monnaie ou en canons. Les communes n’eurent le droit d’en garder qu’une seule, pour sonner le tocsin. Sauf qu’à Vénissieux, par on ne sait quel miracle les habitants en sauvèrent deux : celle de Maître Ducret et une autre, une géante vieille de 464 ans ! Celle-ci a été fondue en 1550-51 et constitue un

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PHOTO RAPHAËL BERT

Leur son s’entend depuis des siècles et, pour Pâques, elles ont sonné à toute volée. Portrait d’un paysage sonore du vieux bourg, fiché au sommet de l’église Saint-Germain.

Depuis 1550, le clocher du village de Vénissieux abrite les 900 kilos de bronze de cette cloche magnifiquement décorée

vrai chef-d’œuvre. Sous une épaule garnie de branches de pampres, elle montre un riche décor représentant le saint protecteur de Vénissieux, l’évêque saint Germain, une Nativité, une Vierge en majesté et un Christ en croix, en plus d’une frise géométrique. Le sommet de sa panse identifie sa marraine en grandes lettres latines : “Jésus Marie le Christ vainc, le Christ règne, le Christ commande, le Christ nous défend de tous nos malheurs. L’an mil cinq cent cinquante. Madame Claude Appertot, dite Cornuty, dame de Vénissieu, marraine”. Claudine Appertot n’est pas une inconnue*. Épouse d’un banquier lyonnais d’origine italienne, Jean Cornuty, elle devint seigneur de Vénissieux et mourut à Lyon en mai 1572. Sa popularité auprès des Vénissians ne brilla guère. Pourtant en leur offrant une si belle cloche elle leur avait fait un cadeau magnifique. On imagine la fête lorsqu’arrivèrent de Lorraine les maîtres fondeurs de cloches, les “saintiers”. Il fallut collecter le moindre bout de cuivre et d’étain, qui par la magie des Lorrains donnerait un bronze musical. Une fois les 900 kg de métal réunis, on creusa une fosse au milieu du cimetière, dans laquelle on façonna un moule en terre aux formes de la future cloche. La tradition voulait qu’on ajoute des centaines de blancs d’œufs, afin de lui donner une plus grande légèreté… et surtout pour permettre aux maîtres de faire avec les jaunes une omelette gargantuesque ! Puis arrivait le grand jour, celui de la fonte. Après qu’un feu d’enfer avait amené le métal en fusion, on

versait le liquide dans le moule. C’est là que le tour de main et la science du maître entraient en action. Tout devait être terminé en quelques heures, car il n’était pas question d’interrompre le travail sous peine de rater l’opération. Une fois la coulée terminée, on laissait le tout refroidir pendant plusieurs jours. Ensuite, les saintiers déterraient la cloche, la nettoyaient et enfin, testaient sa sonorité. Malheur à eux si elle sonnait faux ! Ils devraient tout recommencer à leurs frais. En cas de réussite, la cloche était baptisée comme un enfant nouveau-né, puis hissée au sommet du clocher. Superbe chef-d’œuvre du siècle, la cloche de Vénissieux fut proposée pour être inscrite monument historique en 1996. Mais le dossier en resta là. Un détail clochait : sur le bas de sa robe, une inscription indique “Ancienne maison Gulliet et fils”. L’entreprise Gulliet fut reprise en 1885 par un habitant de Pont-de-Beauvoisin, Charles Arragon, qui produisit des cloches jusqu’en 1905. Il semble avoir réparé notre belle vénissiane, ou l’avoir au moins partiellement refondue…  XVIe

ALAIN BELMONT

* voir “Ainsi meurt la châtelaine” Expressions n° 406 du 7 novembre 2007 Sources : Archives de l’Isère, B 4102. Archives de Vénissieux, délibérations municipales, an II-1865 ; 1 P 236 et 240, 6 P 245. Remerciements au père Millevoye, à Mmes Delorme et Jamet.


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PORTRAIT

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NICOLAS ORTIZ

De l’air dans les poumons de l’accordéon Ce jeune accordéoniste vénissian de 25 ans, qui a étudié à l’école de musique Jean-Wiener puis au Conservatoire de Lyon, vient de participer au festival des Bistrots. Il joue en trio de la chanson française, ainsi que de la musique médiévale et baroque avec une chanteuse lyrique. Et vient de participer à l’album d’un nouveau venu prometteur. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Q

Rolando & Poisson Spécialiste du bâtiment depuis 1858

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L’instrument m’a intéressé et j’ai persévéré.” Murielle Di Vittorio, son professeur, le pousse à s’engager dans un maximum de concours, desquels Nicolas revient toujours avec un prix. “Vers 12-13 ans, j’ai discuté avec elle de la possibilité d’en faire mon métier. Elle m’a inscrit au Conservatoire, dans le cours de Patricia Hivert, et j’ai découvert un monde énorme : un répertoire, des compositeurs, des époques différentes… Je me suis dit : c’est ce que je veux faire !” Nicolas a démarré par le musette et s’aperçoit, au Conservatoire, qu’il existe tellement de styles musicaux différents dans lesquels un accordéon peut trouver sa place : le répertoire contemporain, les pièces baroques, le tango (avec ce que Piazzola a écrit pour le bandonéon mais qui s’adapte parfaitement à l’accordéon), la variété, la chanson française, etc. “Le musette n’est qu’un petit bout du répertoire mais il tient une telle Nicolas Ortiz partage son temps entre l’enseignement musical et la scène. place dans l’imaginaire des gens ! Dernièrement, il se produisait avec le trio “Un air 2 Léon” au Bar des vrais amis, à Vénissieux Moi, j’essaie de leur faire découvrir profs de l’époque sont devenus mes nous avons interprétée à l’Amphi- partition. Une de celles-ci est autre chose.” Un jour, Joffrey Habai, un gui- collègues. D’autres enseignants Opéra de Lyon et dans un théâtre devenue chanson pour Un air 2 tariste et chanteur, propose à étaient élèves avec moi ! Il y a tou- d’Avignon. J’ai adoré. D’habitude, Léon. Justement, le personnage de Nicolas de l’accompagner sur jours eu une bonne ambiance. Je j’aime jouer en acoustique. Là, la chanson se nommait Léon et scène. Pourquoi ne pas essayer ? Le vais à présent passer mon diplôme j’étais amplifié et ça sonnait. C’était c’est lui qui a donné son prénom au groupe. jeune accordéoniste relève le défi. d’état de professeur, pour avoir plus génial !” Nicolas se plaît dans la diver“Pour le trio, notre répertoire Pour “voir si ça plaisait”, les deux de stabilité. Mais je continuerai à sité. Tout en continuant le trio Un était au départ constitué de chansons musiciens font quelques sessions jouer.” Pour son premier remplace- air 2 Léon, il vient de monter un françaises, sans limites chronoloau parc de la Tête-d’Or avant d’être rejoints par une violoniste, ment à Vénissieux, raconte-t-il, il duo avec une chanteuse lyrique, giques. Notre but était de nous amuAlice Roquefort. Un air 2 Léon est n’avait que 18 ans alors qu’une de Marie Arnaud. Enseignante comme ser et de trouver des chansons, même né. C’était il y a deux ans (le duo ses élèves en avait 70. “C’était un lui à Passion Music, Marie est sans accordéon et violon, pour renrapport étrange… J’ai donné aussi aussi à l’aise dans le répertoire dre l’ensemble cohérent et à notre existait déjà depuis un an). Et voilà que, grâce au festival quelques cours à domicile. Un de médiéval que le classique et le sauce. Nous voulons rester dans la des Bistrots, le trio s’est produit à mes élèves était même le copain de baroque. “Nous étions il y a trois bonne humeur, et conviviaux.” semaines à Lausanne pour le décroOn l’aura compris, Nicolas Vénissieux : c’était le 15 avril au mes parents à l’école du Centre ! chage d’une exposition de peintures. veut plus que tout enseigner la Bar des vrais amis, où NicoLe concert de clôture dans un temple tolérance musicale. Il ne faut rien las est venu en voisin. “Deux “Dans ce style de musique douce protestant, intitulé “Le chant du ciel dénigrer, assure-t-il, et le meilleur dames nous ont demandé si on et épurée où l’on veut aller au fond et de la tempête”, était zen, médita- exemple qu’il trouve est celui de ce allait jouer du musette. On leur a répondu que la présence des choses, l’accordéon peut paraître tif, spirituel. Nous avons donné un pasteur, dans un temple suisse, qui anachronique mais ça marche !” programme d’une quarantaine de refusait de donner son accord d’un accordéon ne signifiait morceaux de musique ancienne. pour un concert. “Il a écouté ce pas pour autant qu’on allait “Dans mes cours, je demande Marie s’accompagnait également à qu’on faisait. Et a juste dit : Venez !” pratiquer ce style de musique. On a Toujours en matière de diveréchangé, essayé de faire remuer le d’emblée à l’élève quel répertoire la guitare baroque et au clavecin. “Dans ce style de musique douce sité musicale, Nicolas vient de tenpublic. Les gens ont chanté et parlé l’intéresse. Et j’essaie de lui faire en même temps, c’est normal, c’est un découvrir autre chose. J’évite d’avoir et épurée où l’on veut aller au fond ter une nouvelle expérience : bistrot. C’est le même esprit que les un enseignement identique pour des choses, avec des airs de Pachelbel “Mark Weld, un ami parisien qui concerts en extérieur où certains s’ar- tout le monde. Mais il est difficile de et Barbara Strozzi, l’accordéon peut compose beaucoup de chansons (il a rêtent pour écouter alors que d’au- demander un choix aux petits ! À paraître anachronique mais ça écrit un texte récemment pour Ben tres continuent leur chemin. Pour nous de réfléchir comment donner marche ! Cet instrument, né d’une l’Oncle Soul, “Hallelujah - J’ai tant ceux qui nous écoutent, cela fait une culture musicale la plus intelli- succession de petites inventions, besoin de toi”), cherchait un accorgente. Le but de la musique, c’est le prend son nom vers 1840 tandis que déoniste. Je suis monté l’accompaplaisir de leur faire plaisir.” la musique que l’on a jouée était gner pour un concert et je suis sur Chez lui, ce plaisir de jouer partage.” Il en vient à parler de ses goûts : beaucoup plus ancienne. Nous son EP.” s’équilibre avec celui d’enseigner. Comment, en écoutant NicoDiplômé d’accordéon et de solfège “J’ai une admiration pour Galliano. essayons de trouver des lieux atydu Conservatoire, Nicolas a donné Patricia Hivert, ma prof de Conser- piques pour que le concert soit de las, ne pas penser au texte que des cours à l’école de musique vatoire, est son amie et j’ai eu l’occa- qualité, sans nous prendre pour Gainsbourg a offert à Juliette Guy-Candeloro, dans le 8e, puis à sion de discuter quelques minutes autant au sérieux. Nous avons aussi Gréco ? “Ils sont comme cul et chePassion Music, dans le 3e. Amené avec lui. Je suis allé l’écouter à l’au- le projet d’enregistrer un CD, mais mise et quand on les verbalise, il à remplacer pendant un an son ditorium de Lyon pour un concert attendons encore quelques concerts accompagne au violon son accordéon. Il passe une nuit tranquille, ancien professeur, Murielle Di accordéon-orgue. Ce sont les deux avant de nous décider.” Toutes ces activités, l’enseigne- puis au matin il refile un peu d’air Vittorio, il est à nouveau en poste seuls instruments à vent dans lesjusqu’à la fin de l’année scolaire à quels on ne souffle pas. Piazzola est ment, le trio, le duo, pourraient dans les poumons de l’accordéon.” Gainsbourg a juste oublié de l’école de musique de Vénissieux, extrêmement fort aussi. J’ai joué ses mener naturellement Nicolas à la désormais implantée aux Min- compositions en groupe au Conser- composition. Il avoue que de mentionner le jeu nerveux des guettes. “C’est assez particulier de se vatoire et monté une de ses pièces petites mélodies trottent souvent doigts secs et longs de l’artiste. Mais retrouver à l’école de musique. Des avec des danseurs classiques, que dans sa tête, dont il écrit vite fait la Piaf s’en était chargée avant lui.  PHOTO RAPHAËL BERT

ui pourrait penser que le musette, la variété et la musique baroque du XVIIe siècle aient un point commun ? Et pourtant ! Brillant accordéoniste formé à l’école de musique Jean-Wiener, Nicolas Ortiz excelle autant dans l’une que dans les autres et son admiration va vers des musiciens aussi divers que Barbara Strozzi, Astor Piazzola et Richard Galliano. S’il est né à Bron, Nicolas a toujours vécu à Vénissieux. Il fréquente l’école du Centre et La Xavière avant d’entrer au Conservatoire de Lyon. “Avec ma sœur, nous avons toujours eu une sensibilité pour la musique. Mes parents nous ont inscrits à l’école de musique, qui était alors place LéonSublet, et nous n’étions pas contre. J’ai démarré la flûte à bec pendant un an puis je me suis mis à l’accordéon, sans qu’on me le demande. Moi qui n’ai pas connu mon grandpère, j’ai appris par la suite qu’il pratiquait lui aussi l’accordéon.


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