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DU

4 AU 17 DÉCEMBRE 2013

Numéro 547

www.expressions-venissieux.fr

PHOTO YVES RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

Des millions pour l'isolation

Opération expérimentale, le Programme d’intérêt général (PIG) énergie met à disposition des propriétaires modestes une enveloppe de 13 millions d’euros pour réaliser des travaux d’isolation thermique.

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PLACE SUBLET

Première chaufferie bois : la justice est passée

Tous à la Fête de la Solidarité le 6 décembre.

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SANTÉ Quel air respirons-nous ? Une étude de l’observatoire Air Rhône-Alpes.

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NOTRE JEU-CONCOURS Lou Rugby, Kart’In et Bulle d’Air Park : des places à gagner.

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CONSEILS DE QUARTIER : DERNIÈRES ASSEMBLÉES ET BILAN pages 8-9

Conseil municipal - Lundi soir, le débat d’orientations budgétaires a permis à chaque groupe politique de prendre date pour le vote du budget primitif le 27 janvier… et aussi pour les élections municipales de mars. Mais au détour d’un rapport concernant la délégation de service public pour le renouvellement du contrat de chauffage urbain de Vénissieux, on a appris cette nouvelle importante: le tribunal a donné raison à la Ville qui l’avait saisi en 2007 en raison des dysfonctionnements de la première chauf-

ferie bois. Des malfaçons si importantes qu’elle avait dû être reconstruite. Le constructeur a été condamné à verser 1,8 million d’euros d’indemnités à la Ville. “Elles serviront à solder le montant non amorti de l’emprunt souscrit pour financer la construction initiale, a expliqué l’adjoint P.-A. Millet. En 2014, le terme P4 actuellement payé par les usagers va disparaître. Il restera un solde de l’ordre de 500000 euros, qui sera reversé aux usagers et permettra une baisse des factures 2014 de l’ordre de 5 %.”

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Mercredi 4 décembre 2013 - n° 547 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

Le conseil municipal d'enfants, solidaire et soucieux de son environnement

SOLIDARITÉ AVEC LES PHILIPPINS Le typhon Haiyan qui a touché les Philippines a laissé la population dans le plus grand dénuement. Face à cette catastrophe, le SPF et son partenaire sur place, la Fondation Renata, ont identifié l’île de Busuanga pour mener les premières actions. Envoyer vos dons à : Secours populaire Vénissieux-Corbas, 99, bd Joliot-Curie, 69200 Vénissieux. Préciser sur le courrier “Urgences Philippines”. Tél. : 04 78 76 23 31.

Le conseil municipal de Vénissieux a décidé lundi soir d'apporter son soutien aux Philippins. Une aide de 10 000 euros sera versée au Secours populaire. Il s'est appuyé pour cela sur une loi de 2007, qui permet aux collectivités territoriales de mettre en œuvre ou de financer des actions à caractère humanitaire “si l'urgence le justifie”.

LE MAIRE DE JENINE FORFAIT Avec regret, l'association Jenine-Vénissieux a annoncé en fin de semaine dernière l'annulation de la venue en France et à Vénissieux du maire de Jenine, pour raisons de santé.

CARNET DE PROJETS ET CNI La Maison du projet “Réunir Vénissieux”, qui pilote le programme de renouvellement urbain sur les Minguettes et Max-Barel, a également pour mission de mettre les questions d’urbanisme à la portée de tous. Le jeudi 12 décembre, pour inaugurer une série de rendezvous baptisée “Carnet de projets”, la Maison vous propose de découvrir le projet de reconstruction du nouveau centre nautique intercommunal, en présence de l’architecte. Rendez-vous à 17 h 30 au 20, avenue Jean-Cagne. Tél. : 04 72 90 10 96.

ATTENTION AU MONOXYDE DE CARBONE Chaque année plus d’un millier de foyers en France sont concernés par les dangers liés à l’émission du monoxyde de carbone. Ce gaz toxique peut être émis par tous les appareils à combustion : chaudière, chauffage d’appoint, poêle, cheminée… Pour éviter les intoxications, faites vérifier vos installations par un professionnel. Et n’utilisez jamais de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion. Pour en savoir plus : www.prevention-maison.fr

RECENSEMENT CITOYEN Tous les jeunes Français doivent se faire recenser à la mairie de leur domicile en vue de leur participation à la Journée Défense et Citoyenneté. Cette obligation légale est à remplir dans les trois mois qui suivent leur 16e anniversaire. L’attestation remise à cette occasion est nécessaire pour s’inscrire aux examens ou concours publics (CAP, Bac, permis de conduire…). Ces attestations peuvent être délivrées à l’hôtel de ville ou par internet : www.mon.service-public.fr

ÉDUCATION

LA LAÏCITÉ, POUR NOUS TOUS La délégation vénissiane des Délégués départementaux de l’éducation nationale (DDEN) organise en cette fin de semaine des Journées de la laïcité, ouvertes à tous.  samedi 7 décembre à 10 heures, les Vénissians sont invités à participer à la plantation d'un arbre de la laïcité, au parc Louis-Dupic (derrière l’hôtel de ville).

À 10 h 30, inauguration d'une exposition sur la loi de 1905, à la médiathèque Lucie-Aubrac. “Cette exposition présente une information sans parti pris pour que chacun se fasse une opinion en toute liberté, construise sa citoyenneté dans le cadre d’un “Vivre ensemble” tolérant donnant tout son sens à la devise liberté, égalité, fraternité”, assurent les DDEN. 

PHOTO RAPHAËL BERT

VÉNISSIEUX OCTROIE 10000 EUROS POUR LES SINISTRÉS

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Les jeunes élus travaillent notamment sur la mise en place d’un pédibus

Droits de l’enfant - À l’occasion précédemment, Myriam et Majid ont de la Journée internationale des droits de l’enfant, le 20 novembre, le conseil municipal d’enfants de Vénissieux s'est réuni en séance plénière. Michèle Picard, le maire, a ouvert la séance en remerciant les jeunes élus de leur implication depuis l’installation du conseil, il y a un an : “Vous avez poursuivi avec détermination et enthousiasme votre apprentissage des règles de la démocratie. Vous avez mené un travail très sérieux. Votre présence aux commémorations a été très importante. Je tiens également à remercier vos parents, très présents, ainsi que les enseignants.” Après l'adoption, à l’unanimité, du compte rendu des actions menées

proposé au vote les projets retenus par la commission Solidarité dont ils étaient les rapporteurs: “Nous avons rencontré la directrice des résidences pour personnes âgées Henri-Raynaud et Ludovic-Bonin. Pendant la Semaine bleue, nous avons visité les deux structures. Nous allons organiser prochainement une animation sous forme de karaoké deux samedis après-midi. Le 6 décembre, nous participerons à la Fête de la Solidarité à partir de 17h30 sur les places Sublet et Barbusse. Et le 21 décembre au Théâtre de Vénissieux, nous aiderons les bénévoles à distribuer des jouets aux enfants.” Mise aux voix par le maire, cette première délibération était adoptée à la majorité.

Les élus valident le vote des parents et des enseignants Rythmes scolaires - Le 19 novembre, les résultats du vote des parents et des enseignants sur l’organisation de la semaine scolaire étaient présentés et discutés au bureau municipal. Ils s'étaient prononcés à une large majorité pour le scénario n° 1 et les élus ont confirmé ce choix. À partir de septembre 2014, la journée de classe à Vénissieux s’étendra donc de 8 h 30 à 11 h 30 et de 13 h 45 à 16 heures, le mercredi étant travaillé de 8 h 30 à 11 h 30.

Rappelons qu’à l’origine la Ville avait proposé trois possibilités. Dans la première, la journée de classe s’étendait de 8h30 à 11h30 et de 13h45 à 16 heures. Dans la deuxième, elle allait de 8h30 à 11h45 et de 14 heures à 16 heures. Dans la troisième de 8h30 à midi et de 14h30 à 16h15. Dans tous les cas de figure, les enfants et leurs enseignants ayant école le mercredi de 8h30 à 11h30. Cette décision a été transmise au Dasen, le directeur académique des services de l’Éducation nationale. 

Le directeur administratif de la Sacoviv mis à pied à titre conservatoire Justice - Le 19 novembre dernier, Patrick Guyard, directeur administratif et ex-directeur général délégué de la Sacoviv (Société anonyme de construction de la Ville de Vénissieux) a été relevé de ses fonctions à titre conservatoire. Cette décision fait suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire pour suspicion de favoritisme dans l’attribution de marchés de travaux. Confiée à la Brigade financière, cette enquête s’appuie sur un rapport de la Miilos (Mission interministérielle d’inspection du logement social) qui pointe des insuffisances dans la gestion de la Sacoviv entre 2007 et 2010, notamment en matière de management et de comptabilité. La brigade financière cherche précisément à savoir si la société d’économie mixte a commis un délit de favoritisme dans l’attribution de marchés publics. Patrick Guyard, qui a occupé le poste de directeur général délégué de la société de janvier 2009 à juin 2013, avant de se voir retirer son mandat social pour devenir simple directeur administratif, a été placé en garde à vue fin octobre.

D’autres cadres ont également été entendus. Évelyne Ebersviller, présidente de la Sacoviv, a réagi dans un communiqué de presse où elle prend acte de la procédure judiciaire en cours. “Nous nous sommes assurés que tous les documents demandés et nécessaires à cette enquête ont bien été portés à la Brigade financière dans un souci de transparence”, écrit-elle. Et d’ajouter qu’elle “ne peut s’exprimer sur le fond, n’ayant pas accès au dossier”, tout en précisant qu’à sa connaissance, “les procédures de passation de marchés publics respectent le cadre fixé par les textes législatifs et réglementaires, notamment l’ordonnance du 6 juin 2005”. La présidente de la Sacoviv — également adjointe au maire de Vénissieux — estime qu’“il est fondamental de réaffirmer la présomption d’innocence dans cette affaire pour toutes les personnes entendues, et notamment pour le directeur général délégué responsable des actes de la société à cette période”. Elle conclut en disant son “étonnement de voir cette affaire surgir à quelques mois des élections municipales”. 

Majorité également pour les propositions de la commission École et Loisirs. Ambre et Moussa : “Concernant le diaporama sur la sensibilisation à la gestion des coûts dans les écoles, nous avançons. Autre dossier, celui de la cantine et ses gaspillages. Suite à une rencontre avec la diététicienne et à une visite de la cuisine centrale, nous allons mettre une affiche dans chaque groupe scolaire en énonçant 12 règles anti-gaspillage.” Enfin, Lockmen et Syrine rapportaient les propositions de la commission Environnement : “Nous avons travaillé sur la mise en place du pédibus. Chaque enfant du CME va le présenter dans son conseil d’école. Nous avons également réfléchi aux supports de communication pour promouvoir le pédibus. Nous avons choisi des parapluies colorés qu’on donnerait aux accompagnateurs ainsi que des petits sacs à dos de couleurs vives et réfléchissantes. Nous avons fait plusieurs propositions de dessins et de slogans. Nous avons également choisi un petit jeu de casse-tête avec lequel nous aimerions vous sensibiliser à la protection de la faune et de la flore.” Ce dossier était aussi voté à la majorité. 

 lundi 9 décembre, Daniel Callewaert, président d’honneur de la Fédération nationale des DDEN, animera une conférence sur la laïcité et ses enjeux, "entre utopie et réalisme”. Rendez-vous est donné au cinéma Gérard-Philipe à 18 heures. Entrée libre mais il est conseillé de confirmer sa présence au 04 78 70 40 47.

Cette rencontre sera suivie de la diffusion du film “La séparation”, retraçant les débats de l’Assemblée nationale en 1905.

Autour de la campagne des municipales Élections 2014 - Expressions propose à ses lecteurs de retrouver dans cette rubrique des échos de campagne, annonces de réunions, déclarations, etc. ✔ Réunion publique du Parti socialiste - Jeudi 5 décembre à 18 h 30 dans le quartier Paul-Langevin (salle PaulLangevin) ✔ Réunion publique du Parti communiste - Jeudi 5 décembre à 18 heures, également aux Minguettes (Maison des fêtes et des familles, salle n° 1) sur le thème : “Logement, une ville pour tous.” ✔ Présentation du bilan de mandat 2008-2014 Michèle Picard, maire de Vénissieux et candidate à l'élection municipale, tient une réunion publique en présence d'élus représentant les forces de gauche de la majorité municipale, pour présenter aux Vénissians le bilan de mandat 2008-2014. Le rendez-vous est donné mardi 10 décembre 2013 à 18 heures, salle IrèneJoliot-Curie (68, boulevard Irène Joliot-Curie). “Fidèles à nos engagements, nous avons réussi à tenir le cap et impulsé un formidable bond en avant de notre ville, dans un contexte de crise et de logique d’austérité pour les habitants et les collectivités”, assure Michèle Picard dans sa lettre d'invitation. ✔ Assemblée du Front de gauche L'APFG-VE (Association pour la pro-

motion du front de gauche à Vénissieux et dans ses environs) organise le vendredi 13 décembre à Vénissieux une assemblée sur le thème : “Place du citoyen dans le développement de la ville”. À 18 heures au foyer Marcel-Sembat (11, boulevard Marcel-Sembat). ✔ Maurice Iacovella, candidat UDI Le directeur de campagne de Maurice Iacovella a récemment annoncé que le conseiller municipal d'opposition avait été investi par le bureau exécutif de la fédération UDI du Rhône pour les élections municipales à Vénissieux. Rappelons que l'UDI, Union des démocrates et indépendants, est présidée par Jean-Louis Borloo. Et que l'UDI et le MoDem de François Bayrou ont décidé début novembre de se rassembler au sein d'un nouveau mouvement dénommé UDI * Modem L'alternative. ✔ Christophe Girard étoffe sa candidature S'étant d'abord annoncé comme "candidat de rassemblement divers droite avec le soutien de l'UMP", Christophe Girard est désormais “candidat du rassemblement de la droite et du centre avec le soutien de l'UMP, du PCD (le parti chrétiendémocrate de Christine Boutin, N.D.L.R.) et de la société civile”.


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ACTUALITÉS

Chaufferie bois : la Ville recevra 1,8 million d’indemnités CONSEIL MUNICIPAL - La justice a donné raison à la Ville de Vénissieux dans l’affaire des dysfonctionnements de la première chaufferie bois. Le tribunal a condamné le constructeur à verser 1,8 million d’euros à la commune. Ces indemnités serviront en partie à baisser les factures des usagers, autour de 5 % en 2014, assure l’adjoint au maire Pierre-Alain Millet. l arrive que, dans un conseil municipal, les élus votent non pas à main levée mais à bulletin secret. C’était le cas lundi soir, pour désigner les conseillers qui siégeront à la commission de délégation de service public, dans le cadre de la procédure de renouvellement du contrat du chauffage urbain de Vénissieux. Pendant que l’urne passait dans les rangs, et à la demande du maire, son adjoint Pierre-Alain communiquait une information capitale : le tribunal a donné raison à la Ville qui l’avait saisi en 2007, en raison des dysfonctionnements de la première chaufferie bois. Des malfaçons si importantes qu’en 2009, il avait fallu se résoudre à reconstruire entièrement la chaufferie, en ne gardant que le bâtiment. “Le tribunal a engagé la garantie décennale du constructeur, reconnaissant que les désordres non apparents à la réception rendaient l’ouvrage impropre à sa destination”, a expliqué l’élu communiste. Lequel constructeur a été condamné à verser à la Ville la somme de 1,8 million d’euros, “plus quelques frais de procédures et frais financiers”. “Ces indemnités vont permettre de solder le montant non amorti de l’emprunt souscrit pour financer la construction initiale, a poursuivi P.-A. Millet. Ce qui veut dire qu’en 2014, le terme P4 actuellement payé par les usagers va disparaître. Il restera un solde de l’ordre de 500 000 euros, qui va être reversé aux usagers et permettra une baisse des factures 2014 de l’ordre de 5 %.” Les délais de recours étant passés, le jugement est donc applicable. Et bien sûr, l’élu n’a pas manqué de se réjouir de la conclusion heureuse de cet imbroglio : “Nous avons eu raison de défendre notre réseau de chaleur, de décider de la reconstruction et de la nouvelle chaudière gaz, de négocier un tarif figé de gaz, qui nous garantit depuis deux ans un prix de chaleur pratiquement constant.” Les résultats du vote étaient ensuite proclamés. Ont été élus à cette commission quatre membres de la liste “Majorité municipale” (Mme Pey-

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

I

Livrée fin 2004, la première chaufferie bois n’avait jamais donné satisfaction et avait du être remplacée

tavin, M. Thivillier, Mme Ebersviller, M. Touati) et M. Iacovella; seul élu du “Rassemblement des Vénissians”, il recueillait 6 voix. “Tout au long de la procédure de choix du délégataire, nous serons particulièrement vigilants sur le respect des objectifs définis, et notamment la baisse des tarifs du chauffage urbain”, commentait pour sa part Jeff Ariagno (groupe des élus socialistes), donnant un coup de griffe sur sa droite à ceux qui “enfermés dans leur idéologie libérale, ne manqueront pas de faire le procès d’un système collectif”.

Le débat d’orientations budgétaires Les trois premiers rapports présentés à cette séance particulièrement riche en débats ne donnaient pas lieu à un vote. Ils n’en ont pas moins suscité une foultitude d’interventions. Nous nous arrêterons ici sur le débat d’orientations budgétaires L’adjointe aux finances Évelyne Ebersviller traçait le cadre existant :

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vant une politique de l’impôt “idéologique”, des dépenses de fonctionnement en hausse, le recours à de nouveaux emprunts, un management catastrophique, il lançait : “Vous persistez dans les mêmes erreurs, mais probablement plus pour longtemps car les Vénissians ne vous suivront plus”. Même tonalité chez Maurice Iacovella, qui sera candidat pour l’UDI : “Votre rapport me fait penser à un testament”. Il axait son intervention sur les rythmes scolaires, regrettant que cette réforme ne fasse l’objet que de 3 lignes, alors qu’elle aurait dû être “un bon moyen de revivifier l’action communale.” “J’ai toujours dit que la Ville de Vénissieux était très bien gérée”, avec un faible endettement, rappelait pour sa part Eleazar Bafounta (Union des voix). Marie Seemann (Lutte ouvrière) mettait en cause la politique du gouvernement “dit de gauche, qui pratique un véritable matraquage fiscal contre les classes populaires”. Et souhaitait que Vénissieux “continue à privilégier les dépenses sociales et le maintien de l’emploi”.

Pour voter en 2014, s’inscrire avant le 31 décembre

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une progression des recettes et des dépenses de fonctionnement de 2 % en moyenne par an, un niveau d’épargne qui a permis de limiter le recours à l’emprunt, un stock de dette en baisse de presque 1 % chaque année. Côté investissement, un budget de 16,5 millions d’euros, pour maintenir et développer le patrimoine municipal. Mais certaines mesures vont impacter ce budget en 2014 : c’est la réduction “sans précédent” des dépenses publiques inscrite dans le projet de Loi de finances, qui va faire baisser les concours de l’État aux collectivités d’environ 1,5 milliard. Pour la Ville, cela représente quelque 300 000 euros. C’est aussi la réforme des rythmes scolaires. Charge supplémentaire : 1,22 million (hypothèse basse). En résumé, les recettes de fonctionnement chutant et les dépenses augmentant, la Ville risque de perdre la moitié de son épargne nette dès 2014 et devrait recourir plus à l’emprunt. L’élu d’opposition, Christophe Girard — qui sera candidat de l’UMP en mars — ne cachait pas être en campagne électorale. Décri-

“Tableau noirci”, rétorquait Jeff Ariagno (PS), vantant “le progrès” qu’a constitué l’instauration de la Taxe professionnelle unique, “qui a permis d’établir un lien de solidarité entre les communes”. Les efforts que nécessite le redressement engagé par François Hollande se font dans la justice et favorisent l’égalité des territoires, éstimait l’élu socialiste, qui regrettait également de ne pas voir figurer les subventions qui seront versées pour la réforme des rythmes scolaires. Avec ces réserves, il faisait toutefois part de “l’approbation globale de son groupe”. Ces orientations, résumait Henri Thivillier (élus communistes et apparentés), se traduisent par “plus de services publics municipaux, plus de solidarité, plus de développement urbain et plus d’humain”. Rectifiant les chiffres donnés par l’opposition — la taxe foncière sur les propriétés bâties n’a augmenté que de 1 % en cinq ans — il rappelait aux “donneurs de leçons” que la direction UMP-UDI du Conseil général a augmenté ses taux de 15,6 % en 2011 et de 16,47 % en 2013. Et relevait aussi que la TPU collectée depuis dix ans par le Grand Lyon n’est reversée à la commune qu’à sa valeur gelée de 2002. “Cherchez l’erreur!” C’est avec le maire, Michèle Picard, que se terminait ce débat : “Les communes sont en première ligne pour raffermir le pacte républicain, et pour contribuer à la sortie de crise par leurs politiques de proximité.” Rendez-vous maintenant au vote du budget primitif de la Ville pour 2014, le 27 janvier. Il faudrait encore parler ici de la révision du plan d’urbanisme et de l’habitat, de l’attribution du marché d’architecture et d’ingénierie pour le nouveau groupe scolaire du Centre au groupement Roland Castro/ Sophie Denissof, de la fresque des roses (voir aussi page 10), d’un projet d’habitat adapté pour les gens du voyage mené par Porte des Alpes Habitat à la Glunière… et de la Sacoviv, qui a une nouvelle fois enflammé la fin du conseil. Mais forcément, nous y reviendrons dans ces pages. 

voter les 23 et 30 mars pour les élections municipales, puis le 25 mai pour élire nos députés européens, il convient de rappeler que tous les Français majeurs jouissant de leurs droits civils et politiques doivent solliciter leur inscription sur la liste électorale de leur commune de résidence, s’ils ne sont pas déjà inscrits ou s’ils ont déménagé depuis un précédent scrutin. Les ressortissants des autres États membres de l’Union européenne peuvent, eux, demander à être inscrits sur la liste électorale complémentaire. L’inscription des jeunes Français qui auront 18 ans au plus tard le 28 février 2014 est automatique. Ils sont informés par courrier de leur inscription d’office.

la commune, ils sont invités à indiquer leur nouvelle adresse à la mairie pour permettre leur inscription dans le bureau de vote auquel ils doivent être rattachés. Vous avez jusqu’au 31 décembre pour faire cette demande d’inscription à l’hôtel de ville de Vénissieux (direction des Formalités administratives) les lundi, mardi, mercredi et vendredi de 8 h 30 à 17 heures, le jeudi de 8 h 30 à 19 heures. L’ouverture sera prolongée jusqu’à 19 heures les lundi 30 et mardi 31 décembre. Les demandes peuvent également être déposées dans les mairies annexes mais seulement jusqu’au vendredi 13 décembre inclus : - Mairie de quartier Moulin-àVent : du lundi au vendredi de 8 h 30

lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures.

On peut aussi s’inscrire: - par courrier : le formulaire est à télécharger sur www.ville-venissieux.fr et à renvoyer à la mairie accompagné des photocopies des pièces demandées ; - par internet : www.mon.service-public.fr Pour tout contact, le service municipal des élections répond au 04 72 21 44 86. Mail : elections@ville-venissieux.fr

Pièces à produire: - carte nationale d’identité ou passeport en cours de validité, - justificatif de domicile de moins de trois mois (facture de gaz, électricité, eau, téléphone fixe ou portable, quittance de loyer, avis d’imposition…) établi au nom du demandeur.


MARCHÉ DE NOËL DU MOUVEMENT DE LA PAIX Ce samedi 7 décembre se tient le marché de Noël du Mouvement de la paix, salle Ambroise-Croizat (47, boulevard Ambroise-Croizat). On y trouvera de nombreuses idées de cadeaux et des cartes de vœux pacifistes. Un goûter de la paix sera proposé à 15 heures, agrémenté d’animations familiales : chacun est invité à apporter quelque chose à partager. Une loterie 100 % gagnante permettra à chacun de repartir avec un petit cadeau !

BOURSE AUX JOUETS Le comité de Vénissieux du Secours populaire organise une bourse aux jouets le samedi 7 décembre de 9 heures à 13 heures dans ses locaux : 99, bd Joliot-Curie.

INDECOSA ET DÉFENSE DES CONSOMMATEURS

L’association de défense des consommateurs Indecosa-CGT tient une permanence mensuelle à la Maison du peuple de Vénissieux (8, bd LaurentGérin). Elle intervient dans des domaines tels que les litiges de la consommation (achat, contrôle, crédit, assurance…), le surendettement, le logement (contentieux avec un bailleur, expulsion…) mais aussi le service public, l’environnement, la santé, la sécurité des consommateurs. Prochaine permanence jeudi 12 décembre de 17 heures à 19 heures.

LOISIRS ET SOLIDARITÉ DES RETRAITÉS Prochains rendez-vous de l’association LSR : - le 7 décembre à 14 heures, loto salle Jeanne-Labourbe ; - le 9 décembre : après-midi récréative ; - le 16 décembre : tombola. LSR : 8, boulevard LaurentGérin à Vénissieux. Tél. : 04 72 21 82 37.

Rendez-vous vendredi pour une fête solidaire, magique, spectaculaire Fête du 6 décembre - De nombreuses animations sont annoncées pour la fête de la Solidarité qu’organisent vendredi la Ville, le Secours populaire et leurs partenaires incontournables que sont les commerçants de Plein Centre. Les activités sur les places Sublet et Barbusse commenceront aux alentours de 17 heures : les enfants y retrouveront structures gonflables, karts à pédales et pêche à la ligne. Au stand de la ludothèque, outre les jeux en bois surdimensionnés, ils s’initieront à la confection de sculptures en ballon avec le magicien Serge Oudot, qu’“Expressions” a récemment présenté à ses lecteurs. Toujours sur le stand de la ludothèque mais aussi au BIJ (Bureau information Jeunesse, place HenriBarbusse), les petits Vénissians seront invités par le conseil municipal d’enfants à participer à un grand jeu intitulé “Construisons solidaire”. L’objectif consistera à ériger un édifice au choix des jeunes bâtisseurs, école ou dispensaire, en briques de bois ou de carton. Une construction qui réservera plein de surprises. Mais chut… On a promis de ne pas en dire plus ! Bien entendu, le père Noël vert du Secours populaire emmènera les enfants faire un tour de calèche grâce aux Attelages de la Dombes, tandis que le boulanger-artiste Alexandre Dallery se lancera dans la réalisation de sculptures sur glace dont on sait déjà qu’elles feront sensation. Le SPF continuera sa collecte de jouets neufs qui seront offerts aux petits invités de la fête du 21 décembre au Théâtre de Vénis-

Le clou de la soirée sera le spectacle de compagnie F’Art Feu Lu, après un grand jeu proposé l’après-midi par le conseil municipal des enfants

sieux. Sur son stand, on pourra également se réchauffer avec chocolat chaud et crêpes tandis que, du côté des deux stands de Plein Centre, ce sera plutôt thé, vin chaud, sandwiches et frites. À 18 heures, après les interventions des organisateurs qui rappelleront les objectifs solidaires de cette soirée, on pourra applaudir le groupe Boumtchak, de l’école de musique Jean-Wiener. À 18 h 30, Serge Oudot présentera son spectacle de magie ; puis viendra l’heure du tirage de la tombola de Plein Centre, à 19 heures. Le clou de la soirée sera le spectacle que donnera la compagnie F’Art Feu Lu, dont la déambulation est programmée à partir de 19 h 30 et jusqu’à 21 heures. Ce collectif d’artistes (comédiens échassiers, danseurs et danseuses) que l’on a déjà

À l’approche des fêtes de fin d’année, le Grand Lyon alerte la population sur le fait que la vente de calendriers par des agents de la fonction publique, ou travaillant pour le compte d’une institution publique, est strictement interdite au regard de la loi. Néanmoins il semble que de faux cantonniers et éboueurs se présentent au domicile des habitants pour vendre des calendriers et demander des étrennes. Le Grand Lyon appelle à la vigilance dans la mesure où de telles pratiques sont interdites.

JOURNAUX, PAPIERS = UN DON Vous avez la bonne habitude de jeter dans la poubelle de tri les catalogues, annuaires, cahiers, courriers, lettres, impressions, publicités, prospectus, revues, journaux et autres magazines ? Eh bien, exceptionnellement conservez-les jusqu’à ce vendredi 6 décembre et apportez-les entre 10 heures et 18 heures sur le parking de l’hôtel de ville. Vous participerez ainsi à une action originale en faveur du Téléthon, la valorisation de ces papiers correspondant à une contribution financière à la recherche, versée notamment à l’AFM. Précisions utiles : il est inutile de comprimer, froisser ou déchirer ces papiers. Mais sachez également que les papiers spéciaux (carbone, aluminium, sulfurisés, photos, papiers peints, mouchoirs) et les papiers en contact avec les aliments sont exclus de la collecte. L’an dernier, la Ville de Vénissieux avec l’aide des habitants, de certains groupes scolaires et des agents municipaux avait collecté 3,6 tonnes de papiers.

Le parc d’activités du Moulin-à-Vent change de main

Économie - Le parc d’activités du Moulin-à-Vent, longtemps appelé parcclub avant de devenir le parc Eiffel en 2007 à la suite de son rachat par le groupe Eiffage, vient encore de changer de propriétaires. Les quelque quarante hectares de la zone économique de l’avenue du docteur Georges-Lévy, qui accueille de nombreuses PME tertiaires et industrielles et de grandes entreprises nationales, viennent d’être rachetés par la société Périal Asset Management, pour le compte de différents fonds. Elle annonce “la modernisation et l’optimisation de la qualité de cette offre immobilière par la réalisation de travaux d’amélioration”. 

PROTESTANTE ÉVANGÉLIQUE

CALENDRIERS : ATTENTION AUX FAUX CANTONNIERS

COLLECTE POUR LE TÉLÉTHON

Les apprentis du CFA Ducretet sur des voies d’avenir

NOËL À L’ÉGLISE L’église protestante évangélique de l’Oasis (44, rue Paul-Bert) invite les Vénissians à venir fêter Noël le dimanche 15 décembre, dès 16 heures. Au programme: théâtre, musique; marionnettes, chants du monde, collation. Une collecte de jouets (anciens jouets propres, complets et en bon état de marche) est également organisée au profit de la Croix-Rouge française. On peut les déposer les 10, 12 et 13 décembre de 16 h 30 à 19 heures, et le dimanche 15 de 14 h 30 à 16 heures.

pu applaudir à Vénissieux, présentera sur la place Léon-Sublet un nouveau spectacle pyrotechnique dénommé “L’étrange Noël”, contant l’histoire improbable d’un Père Noël kidnappé par d’étranges personnages lumineux. Attendezvous à en prendre plein les yeux. 

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PHOTO RAPHAËL BERT

ACTUALITÉS

Mercredi 4 décembre 2013 - n° 547 - www.expressions-venissieux.fr

Ducretet forme des apprentis aux métiers de la vente et du service après-vente dans les systèmes numériques et électroménagers

Formation professionnelle Les apprentis du CFA Ducretet récemment diplômés ont reçu leurs attestations des mains de JeanPierre Gaubert, directeur du CFA Ducretet Rhône-Alpes, et de Mme Batailler, proviseure de la cité scolaire Jacques-Brel qui accueille ce centre de formation. Plus de la moitié d’entre eux ont déjà trouvé un travail : “81 % de nos anciens élèves sont à l’emploi, pour une moyenne régionale à 69 %”, assure M. Gaubert. Créé en 1992 par les professionnels de l’industrie et de la distribution et resté unique en France, le Réseau Ducretet s’est spécialisé dans les voies high-tech. Chaque année, il forme une centaine d’apprentis aux métiers de la vente et du service après-vente dans les systèmes numériques (hi-fi, vidéo, audiovisuel, micro-informatique, téléphonie) et électroménagers. “Cette année, précise M. Gau-

bert, les résultats sont particulièrement brillants, avec un taux de 86,38 % de réussite aux examens. Un des apprentis “conseiller services”, Corentin Verchere, est élu Major national du Réseau Ducretet. Il sera invité à Paris pour recevoir son prix.” À la rentrée 2014, le CFA intégrera la nouvelle cité scolaire Jacques-Brel, sur 900 m2. Les formateurs veulent en profiter pour développer de nouvelles formations, notamment dans la domotique et dans les réseaux FTTH (“fibre optique jusqu’au domicile de l’abonné”). Car s’il continue à se développer dans ses domaines d’origine, le CFA se tourne aussi vers les métiers du Très Haut Débit. En ce sens, l’ouverture d’une formation en installation de réseaux câblés de communication a été demandée pour la rentrée 2014 au CPRDF — le Contrat de plan régional de développement des formations professionnelles. 

Pôle emploi engage des travaux et forme son personnel Face aux incivilités - L’agence locale de Pôle emploi a fermé ses portes les deux derniers vendredis de novembre, et renouvellera l’opération les deux premiers vendredis de décembre (6 et 13 décembre). Le temps de procéder au réaménagement de l’espace accueil et de permettre aux conseillers de se former à la gestion des situations de crise. Il s’agit de s’adapter à l’augmentation du nombre d’incivilités. Le personnel du 27 de l’avenue de la République reste notamment marqué par la violence verbale et physique qu’avait manifestée un individu au printemps dernier. Depuis, en particulier durant l’été, d’autres incidents sont survenus. Le désarroi et la détresse peuvent parfois conduire les chômeurs à des actes déraisonnables. C’est compréhensible, mais pas pour autant acceptable. L’agence Pôle emploi de Vénissieux va donc tenter de s’adapter en procédant à des aménagements de

son espace accueil. L’objectif essentiel, explique Dominique Bidault, la directrice, est d’améliorer la fluidité. Par ailleurs, les conseillers qui travaillent en relation directe avec le public vont recevoir une formation spécifique qui devrait les aider à mieux gérer ce type de situation. 


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La CGT en campagne sur le coût du capital

PÔLE AUTOMOBILE

LECLERC OUVRE À SON TOUR UN DRIVE… ET UNE STATION ESSENCE

SIMPLIFIÉES

La Carsat Rhône-Alpes (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail) élargit son offre de services pour faciliter les démarches des assurés. Le site www.carsat-ra.fr permet de faire presque tout en ligne : consulter son relevé de carrière, obtenir une estimation de sa future pension, évaluer le coût de certains rachats… L’accueil physique reste possible mais uniquement sur rendez-vous “afin d’optimiser et de faciliter le service rendu”. Un numéro unique : le 3960 (prix d’un appel local depuis un fixe).

COUPURES D’ÉLECTRICITÉ

PHOTO EXPRESSIONS

Les abords du boulevard LaurentBonnevay n’attirent pas que les concessions automobiles. Ils sont aussi une terre d’élection pour les magasins drive. Après Casino et Carrefour, Leclerc vient d’ouvrir le sien. C’est dans l’ancienne concession Mercedes — qui a déménagé à quelques encablures de là sur le territoire de Saint-Fons — que le groupe Leclerc a choisi de s’installer. S’étendant sur près de 2 000 m2 et doté de quinze quais de retrait, il est situé allée des Savoies, entre Darty et Citroën, et présente l’avantage d’être directement accessible depuis le boulevard Laurent-Bonnevay. Après Casino et Carrefour, Leclerc est le troisième géant de la distribution à implanter un drive dans le secteur. L’opération représente un investissement de l’ordre de 1,5 million d’euros. Pour faire leurs courses, les clients ont le choix entre 7 000 références. Dans la seconde quinzaine du mois de décembre, une station-service viendra compléter l’offre commerciale. À plus long terme, en lieu et place de l’ancien hall d’exposition des véhicules d’occasion Mercedes, c’est un centre auto Leclerc qui ouvrira ses portes. Une vingtaine d’emplois ont été créés, dont un certain nombre pourvus par des Vénissians recrutés par le biais d’agences de travail temporaire.

DES DÉMARCHES “RETRAITE”

Une centaine d’entreprises privées et publiques du département étaient représentées salle Irène-Joliot-Curie

Syndicalisme - Une centaine de délégués CGT du Rhône étaient réunis en comité général le jeudi 27 novembre à la salle Irène-JoliotCurie. Deux points à l’ordre du jour : le relais de la campagne nationale sur le coût du capital ; et l’état des lieux — inquiétant — de l’emploi dans le département. Pour combattre le discours rebattu sur le coût du travail — qui serait la source de tous les maux de l’économie française à en croire les organisations patronales et nombre d’éditorialistes — la centrale syndicale a lancé mi-novembre une campagne nationale pour pointer les conséquences du coût du capital sur le travail et l’emploi. La CGT rappelle quelques vérités, comme le fait qu’“en 1981, les dividendes versés aux

actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières, [alors qu’en] 2012, ils en représentent 45 soit 4,5 fois plus.” “Cette journée nous permet d’armer localement les délégués et les militants en matière d’argumentation, expliquait Pierre Coquan, secrétaire de l’Union départementale CGT. Il s’agit de préparer dans les meilleures conditions la grande journée d’action que nous avons prévue fin janvier. Il y a deux façons de se faire entendre dans ce pays : casser des portiques ou faire grève, la CGT est responsable, elle préfère appeler à la grève.” Rien ne dit que cet appel sera largement suivi dans le Rhône, mais le contexte social le laisse présager. “C’est très tendu, confirmait

François Marques, secrétaire de l’Union locale. Rien qu’à Vénissieux et dans les environs, il y a les incertitudes sur l’avenir de Bosch, des inquiétudes chez Mory-Ducros qui emploie environ 150 personnes rue Eugène-Hénaff dans la zone industrielle intercommunale, les STIL qui se battent pour leur survie à Gerland… Et plus largement, dans toutes les boîtes, sur les questions d’emploi et de salaires, on ressent un très fort sentiment d’injustice.” 

ERDF va interrompre la fourniture d’électricité pour travaux à Vénissieux, le vendredi 13 décembre matin et/ou après-midi aux adresses suivantes : - bd Laurent-Gérin : du 23 au 39, du 37 au 39, du 12 au 32, aux 43 B et 37 B. - rue Catherine-de-Chaponnay : le 13 et du 2 au 16. - rue Professeur-Calmette. - 14, rue de l’Ancien-Cimetière. - 8 rue Eugène-Peloux. - du 1 au 5, et du 2 au 10, impasse du Petit-Clos. - aux 15, 18 et 16 B, rue Émile-Zola. ERDF a mis en place un service gratuit d’information par e-mail qui permet d’être alerté personnellement d’une future coupure d’électricité pour raison de travaux. www.erdf-prevenance.fr

Au fait, comment va Veninov ? Industrie - Le directeur général de

La 7e édition des Trophées de l’emploi Récompenses - Après Vénissieux en 2012, c’est à Saint-Fons qu’a eu lieu cette année la cérémonie de remise des Trophées de l’emploi. Organisée par les agences Pôle emploi de Bron, Saint-Fons, SaintPriest et Vénissieux, cette manifestation récompense les entreprises de l’Est lyonnais les plus impliquées dans le recrutement des chômeurs, dans l’insertion des publics en difficulté et dans la lutte contre les discriminations. En préambule, Christiane Demontès, maire-sénatrice de SaintFons, a dit tout le bien qu’elle pensait de cette opération : “Je souhaite que ces initiatives essaiment et convainquent d’autres entreprises du secteur que l’on peut réussir, ensemble, à faire reculer le chômage.” Parmi les huit lauréats figure l’entreprise ISS, basée au parc-club du Moulin-à-Vent à Vénissieux, qui a reçu le prix de l’insertion pour sa politique de recrutement en faveur des travailleurs handicapés. À cette occasion, la société ISS a par ailleurs signé un contrat de services avec l’agence Pôle emploi de Vénissieux, en vue d’intensifier la politique de partenariat qui les lie dans les opérations de recrutement. 

Windhager France fait le point sur la situation de l’usine, six mois après un redémarrage pour le moins mouvementé. Pour Éric Kurtz, “tous les voyants sont au vert”, même “s’il ne faut pas s’enflammer”. La machine semble lancée. S’il est bien sûr trop tôt pour dire que rien ne pourra l’arrêter, le plan de reprise de l’activité de Veninov par le groupe autrichien Windhager, démarré rue Eugène-Maréchal le 14 mai dernier, est bien en route. Et des étapes importantes ont été passées ces dernières semaines dans l’usine implantée à Vénissieux depuis 1874. Venant des Pays-Bas, la machine de confection tant attendue est arrivée. “Et mieux, elle est en fonctionnement, se réjouit d’annoncer le directeur général de Windhager France, Éric Kurtz. La collection a été refaite à 95 %. Nos produits correspondent enfin à l’air du temps, à ce qu’attendent les consommateurs et les centrales d’achat. Avant Noël, cette nouvelle machine aura permis de livrer seize clients. Nous sommes par ailleurs en train de faire du stock. Dès les prochaines semaines, pas moins de deux cents références seront prêtes. Le nouveau concept de Venilia est séduisant, et nous y croyons vraiment.” Reste qu’en ce qui concerne l’emploi, le compte n’y est toujours pas. Windhager devait engager au moment de la reprise vingt personnes. Le groupe prévoyait, si les commandes étaient suffisantes, de

passer à trente emplois en septembre, puis cinquante à l’automne 2014. Or, on ne compte pour l’instant que dix-sept salariés. Un nombre qui n’a pas évolué depuis le début de l’été. Éric Kurtz se veut cependant rassurant : “Certes, nous en sommes toujours à 17 temps pleins, mais nous avons quatre recrutements prévus. Ils devraient être sur le site dans le courant du mois de février. Nous passerons ainsi la barre des vingt. On avance petit à petit, selon nos besoins immédiats, mais on avance, indéniablement.” Le site de Veninov accueillera prochainement de nouveau une activité de nappages plastifiés, sans doute dès février. Rappelons que cette activité avait fait de l’usine le premier producteur européen, jusqu’à sa liquidation au cours de l’été 2011. De quoi alimenter l’optimisme du directeur de Windhager France. “L’ambiance est très bonne au sein de l’usine. Cela n’a plus rien à voir avec nos premiers pas, et les tensions qui ont pu exister ont maintenant disparu. Nos employés nous font confiance. Ils voient que l’on est dans le concret. Des produits sortent des machines, des commandes sont expédiées, d’autres sont passées. Et ils savent que les négociations avec les partenaires commerciaux se déroulent bien : il y avait une véritable attente pour notre retour. S’il ne faut pas s’enflammer non plus, il y a de quoi être très largement optimiste.”  G.M.

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POUR LES PERSONNES ATTEINTES DU DIABÈTE DE TYPE

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Le réseau DIALOGS tient à Vénissieux tous les 2e mardis du mois des réunions destinées aux personnes atteintes du diabète de type 2. Gratuites et ouvertes à tous, elles se déroulent au Groupe Hospitalier mutualiste “Portes du Sud”, avenue du 11-novembre-1918 (salle VIP), entre 14 et 16 heures. La prochaine réunion, mardi 10 décembre, aura pour thème : alimentation et repas de fêtes. Inscription et renseignements au 04 78 60 96 30.

DÉFENSEUR DES DROITS Le Défenseur des droits assure une permanence le vendredi (de 9 heures à 10h30 à la Maison de justice et du droit de Vénissieux (18, rue Jules-Ferry). Prise de rendez-vous au 04 72 90 18 20.

CONSULTATIONS AU CDHS Le Centre de Santé et de Prévention du CDHS accueille et propose gratuitement des consultations. - Pneumologie : le mercredi de 12 à 14 heures. - Tabacologie : le jeudi de 14 à 16 heures. - Tests tuberculiniques et vaccinations BCG, le lundi de 11 h 30 à 13 heures et le jeudi de 12 h 30 à 14 heures. - des consultations de vaccinations internationales (payantes), le lundi de 13 h 45 à 17 h 30 et le jeudi de 13 h 45 à 12 heures. CDHS : entrée 5, place de la paix. Tél. 04 72 50 08 68. Sur internet : www.cdhs.fr

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Flash sur le dispositif Ulis au collège Aragon

VOYAGE D’ÉTUDE

JACQUES-BREL : LES TERMINALES ASSP DE RETOUR DES USA

Handicap - Le 4 décembre prochain, l’académie de Lyon organise une journée départementale de valorisation des Ulis. Objectif : mettre en lumière les actions pédagogiques et éducatives menées dans ces “Unités localisées pour l’inclusion scolaire” qui accueillent des élèves en situation de handicap. Dans le département du Rhône, on compte 91 Ulis, dont six à Vénissieux : une dans chaque collège et une au LP Hélène-Boucher. Enseignants et auxiliaires de vie scolaire y œuvrent au quotidien pour scolariser, en relation avec les professeurs des classes ordinaires, plus d’un millier d’élèves, en vue de leur insertion sociale et professionnelle. Ce vendredi matin, nous avons d’abord rendez-vous avec Mme Roux, la principale du collège Aragon. “L’Ulis est ouverte depuis trois ans, rappelle-t-elle. Au début, on accueillait six élèves. Aujourd’hui, ils sont treize jeunes, âgés entre 11 et 15 ans. Tous présentent des troubles cognitifs. Certains viennent de CLIS (classe d’intégration scolaire), d’autres de l’enseignement ordinaire. L’Ulis est vraiment une partie intégrante du collège”. Orientés en Ulis par la CDAPH (Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées), les élèves suivent autant que possible les cours dispensés dans une classe ordinaire de l’établissement correspondant à leur niveau de scolarité. C’est lorsque les objectifs d’appren-

PHOTO RAPHAËL BERT

ACTUALITÉS

Ce jour-là, cinq collégiens travaillaient l’Histoire et les siècles, encouragés par leur enseignante spécialisée, Marie Jacolino

tissage envisagés pour eux nécessitent un regroupement, qu’ils sont dans la classe spécialisée. Au troisième étage, une salle de cours accueille cinq élèves ce matinlà : Alexandrine, élève de 5e 2, Sonia et Elies (4e 4), et deux Steven, l’un en 4e 3, l’autre en 3e 2. Tout autour de la classe s’affichent des règles de mathématiques, de français, mais aussi un mur des mots. Beaucoup de couleurs et de visuels pour ces adolescents. Leur enseignante est Marie Jacolino. Titulaire du CAPA-SH (le certificat d’aptitude professionnelle pour les aides spécialisées et la scolarisation des élèves en situation de handicap), elle veille au travail de

L’éducation par le chantier

VAINCRE LA DÉPENDANCE

chacun. Elle répète, va de l’un à l’autre, corrige, encourage… Les cinq enfants travaillent l’histoire, plus particulièrement les siècles ; façon pour eux de voir ou revoir les chiffres romains et de les transcrire en chiffres arabes. Les autres collégiens étaient dans leur classe référente : l’un en physique avec son auxiliaire de vie scolaire, un autre en musique, d’autres en EPS. “Chacun bénéficie d’une progression individualisée et adaptée, explique l’enseignante. À la fin de la troisième, ils présenteront le certificat de formation générale (CFG). Certains restent 6 à 7 heures par semaine dans leur classe référente, d’autres peuvent y passer plus de 15 heures. Ils partagent les repas avec les autres élèves ainsi que les temps de récréation”, ajoute Marie.  M.F.

L’association “La santé de la famille” accompagne les personnes en difficulté avec l’alcool et autres produits psychotropes. Accueil en toute confidentialité le 1er jeudi de chaque mois : de 9 heures à midi, à l’ancienne bibliothèque de la SNCF (128, rue Gabriel-Péri) et de 14 à 18 heures à la Maison des associations (13, avenue Marcel-Paul).

21 élèves de bac professionnel ASSP (accompagnement, soins et services à la personne) ont passé une semaine aux États-Unis. But de leur voyage : étudier le système de protection sociale américain. Les élèves ont séjourné en Pennsylvanie, à Harrisburg. Ils étaient accompagnés de Mme Edery, professeure de sciences médico-sociales, et de Mme Pichat, professeure d’anglais. Les cinq premiers jours ont été consacrés au sujet d’étude : visite d’une crèche, d’une maison de retraite, d’un hôpital, participation à une conférence à l’université sur l’histoire de la protection sociale américaine depuis 1929, rencontre avec un sénateur et une députée, échanges avec le ministère de la Santé. Une place étant également consacrée au tourisme, les jeunes ont découvert le mode de vie des Amish, ou les monuments symboliques des villes de Washington et de New-York. Riches de cette expérience, les élèves travaillent aujourd’hui à la réalisation d’un dossier qui montrera les principales caractéristiques du système de protection sociale américain et les améliorations qu’il devrait connaître avec la mise en œuvre de l’Obamacare, le projet de réforme porté par le président. Ce travail sera présenté en mars lors d’une journée au lycée à laquelle seront invités les financeurs et les partenaires du projet, les structures d’accueil en stage des élèves et le consul des États-Unis.

Des chercheurs au collège Elsa-Triolet

VACCINATIONS PUBLIQUES ET GRATUITES

Les séances ont lieu les 1er et 3e mercredis de chaque mois, de 14 heures à 15 heures et les 2e et 4e mercredis de 17 heures à 18 heures au Centre de santé et de prévention du CDHS, 5, rue de la Paix à Vénissieux.

LA CNL POUR VOUS AIDER L’antenne de Vénissieux de la Confédération nationale du logement tient une permanence le jeudi, de 14 heures à 17 heures. Pour faire valoir vos droits dans le domaine du logement, des charges, des factures d’eau, de téléphone, de gaz… Prendre rendez-vous au 04 78 70 61 75.

LE BAL DU MONDE Le 14 décembre à 20 heures, Traction Avant vous invite à un grand bal à la salle ÉrikSatie. Au programme : danses en tous genres et buffet du monde concocté par les centres sociaux des Minguettes. Une occasion de bien finir l’année et de parler des projets de la compagnie vénissiane, à commencer par la préparation du prochain défilé de la Biennale de la danse. Rens. : 04 72 90 11 80. www.tractionavantcie.org

Rue Léo-Lagrange - Une grande fresque habille depuis quelque temps le bas du 42, rue LéoLagrange. Elle raconte une tranche de vie du quartier : le marché des Minguettes, des boulistes en action, un promeneur et son chien, un jeune homme souriant, visiblement sportif, casquette assortie au survêtement. “Il s’agit de Mehdi, un ado d’ici décédé dans un accident de scooter, expliquent Sylvie Giry, chargée de vie sociale à GrandLyon Habitat et Olivier Buccio, chargé de secteur. Ce sont les jeunes qui, en concertation avec deux artistes de l’association “La Coulure”, ont réalisé cette œuvre. Les seconds ont esquissé les grands traits de la fresque et les premiers sont interve-

nus pour peindre à la bombe.” Recrutés dans le cadre d’un chantier éducatif par les éducateurs de l’ADSEA 69 (association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence), la demi-douzaine de jeunes a œuvré durant une semaine, payée en équivalant du SMIC horaire. L’équipe d’artistes en herbe a également réalisé des mini-fresques sur les abris poubelles de l’immeuble : gants de boxe, téléphones portables, loupe, fournitures scolaires et… une footballeuse de l’OL (Linda ?) du plus bel effet. “Une manière de les sensibiliser à la vie active, explique Rachid, éducateur spécialisé. D’autres jeunes seront recrutés pour d’autres types de chantiers.” 

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Les “mathématiques savonneuses” pour ne plus obtenir de bulle ?

Maths à Lyon - Frédérique Bienvenüe, Mickaël Kouganoff, Bruno Sevennec et François Viard, tous enseignants-chercheurs de l’École normale supérieure et de l’Institut Camille-Jourdan sont récemment venus passer quelques heures avec des élèves de 4e et de 3e du collège Elsa-Triolet, dans le cadre de l’initiative “Maths à Lyon”. Abdel Nour, Ikram, Adam, Camélia, Khadidja et leurs amis se sont passionnés pour les expériences proposées. De table en table, ils ont pu réaliser le “Solide de Platon”, “La somme des n premiers carrés”, étudier les “Mathématiques savonneuses” ou encore réaliser que “Carré + carré = carré”. Pas simple, mais passionnant ! Les adolescents se sont montrés enthousiastes : “Moi je ne partirai pas tant que je n’ai pas terminé mon solide de Platon !” Un autre : “C’est vraiment bien d’apprendre de cette façon. Parfois, en classe,

on se demande à quoi ça va nous servir.” Ou encore : “J’aime les maths. Rencontrer des chercheurs, c’est intéressant. Même s’ils sont beaucoup plus doués que nous, ils expliquent bien. Ils se mettent à notre niveau !” Pour Régis Goiffon, chercheur à l’Institut Camille-Jourdan et responsable de Maths à Lyon, venir dans les collèges et les lycées permet aux élèves de découvrir les mathématiques sous un autre jour : “Ainsi, ils peuvent comprendre que ce qu’ils font en classe s’applique à des problèmes concrets. Doriane Lauthier, une prof de maths du collège que nous connaissons bien, a inscrit ElsaTriolet à cette initiative. Les adolescents sont tous volontaires. Les ateliers représentent des champs mathématiques différents : l’algèbre, le calcul, l’arithmétique, les probabilités…” Prochainement, d’autres chercheurs iront à la rencontre des collégiens de Balzac. 


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13 millions pour l’isolation RÉNOVATION THERMIQUE - Financé par l’État, le Grand Lyon et la Ville, le Programme d’intérêt général (PIG) énergie met à disposition des propriétaires vénissians, sur un périmètre déterminé, une enveloppe de 13 millions d’euros pour réaliser des travaux d’isolation thermique. Cette opération expérimentale court jusqu’en 2017 et ne concerne que les foyers modestes.

V

Les aides financières proposées Les copropriétaires d’un immeuble de moins de 15 ans, où seront réalisés des travaux performants (avec un gain énergétique d’au moins 35 %), peuvent bénéficier : - D’aides aux travaux - D’une aide socle pour tous - D’une aide individuelle en fonction des ressources et du statut de propriété (occupant ou bailleur) - D’une prime de solidarité écologique. ●

● Les propriétaires (sous conditions de ressources) d’un logement ou d’une maison individuelle de plus de 15 ans, qui prévoient des travaux pouvant générer au moins 25 % d’économie d’énergie, peuvent bénéficier : - D’une subvention aux travaux - D’une prime de solidarité écologique - D’une aide à l’accès au prêt et au préfinancement des aides. ● Un accompagnement technique, administratif et financier (gratuit) est assuré à chaque étape du projet par l’équipe du Pact Arim du Rhône.

CONTACT Tél. : 04 37 28 70 30 energie.venissieux@pact-habitat.org Permanence à l’hôtel de ville un mardi sur deux, de 9 h 30 à 12 heures. ●

vieillissant. Pas seulement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit aussi de lutter contre les situations de précarité énergétique et de maintenir la vocation sociale du parc privé, en particulier dans une vingtaine de copropriétés situées pour l’essentiel aux Minguettes et au centre-ville. Ce souci n’est pas nouveau à Vénissieux. Entre 1997 et 2002, 13 copropriétés avaient bénéficié d’une Opération expérimentale d’amélioration de l’habitat (OEAH). Deux autres résidences (Montelier 2 et Grandes Terres des Vignes) ont fait l’objet d’un plan de sauvegarde fortement subventionné. La municipalité a par ailleurs planché entre 2006 et 2008 sur une Opération programmée d’amélioration thermique et énergétique des bâtiments (OPATB), qui était plus large géographiquement et concernait également le logement social, mais n’a pu aboutir faute d’accord entre l’État et le Grand Lyon. “Même si on aurait préféré une OPATB, ce PIG énergie est une opportunité que nous nous devions de saisir, souligne PierreAlain Millet, adjoint au maire en charge du développement durable et des questions énergétiques. La Ville s’engage à hauteur de 1 260 000 euros (N.D.L.R. : l’État apporte 9 420 000 euros et le Grand Lyon 2 638 500) car nous considérons que l’équilibre social des copropriétés est quelque chose d’essentiel. Si l’on n’y prend pas garde, si la puissance publique n’est pas présente, on peut aller au pire comme en région parisienne où des copropriétés sont devenues des ghettos invivables.”

Le périmètre est situé au sud de la voie ferrée. Il intègre le centre-ville, le plateau des Minguettes et les quartiers Max-Barel/Charréard/Pasteur. En jaune, les secteurs reliés au réseau de chaleur urbain

L’exemple à suivre, la référence en matière de rénovation, est fourni par la copropriété Grandes Terres des Vignes. Dans ces trois barres d’immeubles qui abritent 300 logements et 1 300 habitants, une opération de 7,4 millions d’euros financée à 80 % par les pouvoirs publics a permis de diviser la consommation énergétique de moitié. Cette

réussite, rendue possible par l’implication de tous les copropriétaires, a en outre bonifié le fonctionnement de la résidence. Ce Programme d’intérêt général ne pourra malheureusement pas mobiliser un tel niveau de subventionnement. “13 millions d’euros, c’est significatif mais ce n’est pas suffisant dans l’absolu, reconnaît Pierre-

Alain Millet. Cela va quand même permettre à un certain nombre de copropriétés et de propriétaires de maisons individuelles de monter des dossiers de financement. Si c’est une réussite, ce sera un argument pour poursuivre et pourquoi pas étendre le dispositif.”  GILLES LULLA

La qualité de l’air à la loupe Pollution - Dans la région, 83 % des habitants se disent “assez” ou “très préoccupés” par la qualité de l’air qu’ils respirent. C’est ce qui ressort d’une récente étude commandée à l’institut Ipsos par l’observatoire Air Rhône-Alpes. Il faut dire qu’entre la pollution à l’ozone l’été et aux particules fines l’hiver, les Rhônalpins ont des raisons de s’inquiéter. “Ce qui est sûr, indique Éric Chaxel, d’Air Rhône-Alpes, c’est que les particules fines font beaucoup parler d’elles.” Avéré par de nombreuses études, leur impact sanitaire est réel. Et leurs conséquences sont nombreuses : par exemple une perte d’espérance de vie de six mois en moyenne, ou encore une augmentation de la part d’asthmatiques dans la population de l’ordre de 15 %. Dans le cas de Vénissieux, les polluants sont principalement causés par le secteur industriel, davantage que dans le reste du Grand

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Périmètre du programme d’intérêt général (PIG) énergie

PHOTO RAPHAËL BERT

oté en juin dernier par le conseil municipal, le Programme d’intérêt général (PIG) énergie, doté de 13 millions d’euros, entre dans une phase active. Pour les propriétaires vénissians éligibles au dispositif — des foyers modestes qui habitent un logement de plus de 15 ans dans le périmètre déterminé — l’heure est venue de se rapprocher du Pact Arim du Rhône, chargé d’animer le dispositif, afin d’établir un diagnostic, définir un programme de travaux d’isolation thermique et monter un dossier de financement. Le travail ne fait que commencer avec les propriétaires de maisons individuelles. Il est revanche beaucoup plus avancé avec les syndics et conseils syndicaux de copropriétés. Potentiellement, sur un périmètre qui couvre grosso modo les Minguettes, le centre-ville et les quartiers Max-Barel/Charréard/Pasteur, quelque 5 300 logements (dont 1 800 pavillons) sont concernés. L’objectif est d’améliorer les performances énergétiques du parc privé

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a fait passer les émissions de HAP de 0,54 ng/m3 en juillet 2011 à 0,04 ng/m3 en juillet dernier.

Doit-on s’inquiéter de la raffinerie?

L’agglomération souffre d’une pollution à l’ozone l’été, et aux particules fines l’hiver

Lyon. En revanche, si la part du trafic automobile est sensiblement équivalente dans l’agglomération, celle du chauffage est inférieure. “Avec le périphérique, Vénissieux a une source importante de pollutions liées à l’automobile, explique Éric Chaxel. Elle diminue ces dernières années, grâce aux transports en commun et aux pistes cyclables. Concernant le chauffage, il existe un réseau de chaleur assez développé, utilisant notamment la biomasse à la place du fuel. Les émissions de polluants sont donc plus faibles.” L’air de Vénissieux est donc “plus vicié” par le secteur industriel que celui du reste de l’agglomération ; il

est en revanche moins impacté par le secteur résidentiel et son mode de chauffage. “Au final, c’est équivalent, tranche l’observatoire Air RhôneAlpes : on ne respire pas moins bien à Vénissieux qu’à Lyon.” Notons que les études réalisées se basent sur une période durant laquelle l’entreprise Carbone Savoie, qui était l’une des principales sources de pollution en HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) de l’agglomération, n’avait pas encore mis en service son nouveau centre de traitement des fumées par OTR. Or les premiers résultats, mesurés par la société, sont encourageants : l’équipement

Reste la question de la proximité avec la raffinerie de Feyzin. Combien de Vénissians, à la vue des embrasements inhabituels de la torche, l’été dernier, ont craint pour leur santé ? Selon Air Rhône-Alpes, les conséquences de ces épisodes sont minimes… en tout cas au niveau du sol. “Nous vérifions constamment les émanations dans ce secteur, confirme Éric Chaxel. S’il est malgré tout difficile de savoir avec certitude ce qui sort de la torche lors d’un incident, puisque ce qui est mesuré dépend de beaucoup de facteurs, comme la météo ou la direction du vent, nous avons quelques informations. La sortie de la torche est assez haute pour que les fumées soient vite dispersées dans l’atmosphère. De fait, on relève très peu d’impact au niveau du sol. Sauf en ce qui concerne les odeurs, qui peuvent parfois être très fortes.” Des odeurs qui ne sont donc forcément synonymes de pollution. Reste que la gêne, réelle, pousse les habitants à réagir. La moitié des Rhônalpins sondés par Air RhôneAlpes envisagent de se mobiliser dans des actions citoyennes pour lutter contre la pollution atmosphérique.  G.M.


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PASTEUR/MONERY

Ensemble, on fera des choses bien st-ce qu’on ne pourrait pas faire passer un CAP de savoir-vivre avant d’accorder un appartement ?” Adressée à la Sacoviv, la question de cet habitant du Monery a pu sembler un brin provocatrice. La suite de l’assemblée générale de ce conseil de quartier que préside depuis quelques mois Véronique Callut, prouva qu’elle ne l’était pas du tout. Car les voix furent nombreuses pour exprimer le ras-le-bol des incivilités qui gâchent la vie dans les quatre tours autour desquelles se sont focalisées les discussions. Sans haine mais avec la volonté surtout que ça change. C’est la machine à laver ou le canapé abandonnés là “alors qu’on a une déchèterie gratuite” ; le gamin que sa maman a chargé d’un énorme sac-poubelle et qui, ne pouvant le soulever, le traîne au sol ce qui a évidemment pour effet de le crever ; ce sont les sacs laissés devant les bacs de collecte ou les excréments vers les escaliers du parking. “Et ce ne sont pas les chiens, parce que je n’ai jamais vu un chien recouvrir ses crottes de feuilles mortes !” lance une habitante qui combat pied à pied le je-m’en-foutisme de certains. “L’autre jour, je suis descendue par les escaliers du 7e étage au rez-de-chaussée du 23 et je vous le dis, c’est immonde”, ajoute-t-elle. Elle décrit aussi les véhicules stationnés sur les aires de jeux des enfants, les mêmes tous les soirs : “L’été prochain, il faudra les refaire et j’en ai vraiment assez de payer des charges pour les autres.” Son intervention est applaudie,

PHOTO Y. RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

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Demandant que les temps de réaction soient moins longs à la Sacoviv, plusieurs personnes ont souhaité que locataires et bailleur avancent ensemble, “l’intérêt individuel servant le collectif”.

comme celle de cette locataire qui revient sur les quatre incendies criminels intervenus tour 22, entre mars et avril. Ils ont provoqué des dégâts importants et leurs conséquences auraient pu être dramatiques. “Nous avons eu par la suite des entretiens positifs avec le directeur général de la mairie et avec Madame le Maire. Aujourd’hui, les ascenseurs refonctionnent mais j’accuse certains locataires de pourrir la situation pour nous faire partir. Un des deux ascenseurs est plein d’urine. On ne peut

plus vivre comme ça. On sollicite tout le temps le gardien et lui aussi, il n’en peut plus. Les temps de réaction doivent être moins longs, à la Sacoviv. Avançons ensemble, l’intérêt individuel servant le collectif, et on fera des choses bien.” “On stigmatise une partie de la population mais on a tous une part de responsabilité, réagit un participant. Il faut créer des ponts entre nous, pas des fossés.” Stigmatiser ? Le verbe fait sursauter l’adjoint au maire PierreAlain Millet : “Ce sont des comporte-

ments individuels répréhensibles qui sont ici dénoncés. Pas une partie de la population. C’est important de le dire, pour qu’on s’en sorte ensemble.” “Où en est l’enquête ?” avait auparavant demandé cet intervenant. Mais pas de réponse car ni le commissaire de police ni son adjoint — qui se sont relayés dans toutes les assemblées des conseils depuis début octobre — ne pouvaient être présents ce soir-là. Le maire s’engageait cependant à demander au commissaire Labalme qu’il reçoive

les habitants pour les informer. Michèle Picard leur rappelait encore et encore qu’il ne faut pas hésiter à appeler le TOP municipal au 04 72 51 52 53 : “C’est le point d’entrée pour tous les dysfonctionnements rencontrés dans les quartiers.” Mais très peu d’appels sont reçus en provenance de Pasteur ou du Monery : “39 depuis janvier, précise même Emmanuel Damato, directeur général adjoint à la Ville. Alors que dans certains quartiers, on en compte plus de 500.” “Tout le monde rouspète, confirme d’ailleurs une habitante. Mais pour la dernière réunion que l’on a faite au Monery, nous étions trois.” Sur les questions posées au bailleur, Évelyne Ebersviller — co-présidente et co-directrice générale avec Lotfi Ben Khelifa, son collègue du conseil municipal —, annonçait que la Sacoviv a l’objectif de refaire toute l’électricité. Et qu’un projet d’isolation thermique et de réfection des menuiseries, estimé à 4 millions d’euros, est en cours d’élaboration technique. Dans cette réunion, 13e et dernière des conseils de quartier 2013, on a aussi entendu des “Mercis” (pour la route refaite et pour les trous des trottoirs rebouchés rue Jean-Philippe Rameau… pour ce qui est fait pour les enfants…). Un résident a dit sa satisfaction d’habiter depuis un an et demi aux Jardins du Monery. D’où la question : et si, pour vivre bien dans ce quartier, il ne manquait pas grand-chose ?  SYLVAINE CHARPIOT

CHARRÉARD/MAX-BAREL

Les factures chauffent les débats ehors, il faisait froid mais c’était très “chaud” à l’intérieur. C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’assemblée générale du conseil de quartier Charréard/ Max-Barel, qui s’est tenue le 26 novembre. Près de 80 personnes y ont assisté, avec pour un certain nombre d’entre elles un seul sujet en tête : le coût du chauffage. Constitués en collectif, les habitants de la résidence Jacques-Duclos n’ont mis que quelques secondes à s’emparer du micro, passée la présentation des thèmes et réalisations du conseil de quartier proposée par la présidente Évelyne Béroud. “Nous sommes ici pour dénoncer le coût exorbitant de la nouvelle installation de chauffage (la résidence appartenant à la Sacoviv a été raccordée en 2006 au réseau de chaleur urbain, géré en délégation de service public par la SECV Dalkia, N.D.L.R.), indiquait une habitante. Depuis le raccordement, c’est une catastrophe. Les charges ont plus que triplé. Pourtant, les performances de ce mode de chauffage sont très décevantes. Cela ne devait être qu’un test, arrêté si les résultats n’étaient pas à la hauteur. Pourquoi est-ce que nous devons continuer avec la SECV ?” C’est Évelyne Ebersviller, adjointe au maire en charge du logement et présidente de la Sacoviv, qui leur a

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répondu. “À l’époque, le raccordement avait été demandé par les locataires. S’il y a un problème avec le délégataire, c’est clair qu’il faut le régler. Un recours a été déposé par la Sacoviv contre la SECV à propos de la déperdition de chaleur constatée en 2011, qui est toujours d’actualité.” Une réponse qui n’a pas satisfait les habitants. “La Sacoviv rejette la faute sur la SECV, et la SECV la rejette sur la Sacoviv. C’est trop facile ! Lorsque l’on vous contacte, on n’a jamais de réponse. Aujourd’hui, nous voulons comprendre !” Pierre-Alain Millet, adjoint en charge du cadre de vie, rappelait ensuite que l’actuel contrat de délégation de service public du chauffage urbain de Vénissieux arrivait à terme fin 2014. Et que le nouveau titulaire de la DSP serait choisi en juin prochain. “Ce changement, c’est l’occasion de remettre tout le contrat à plat. Je rappelle néanmoins que depuis deux ans, le prix de la chaleur est stable, grâce à un accord obtenu avec l’actuel délégataire. Cela n’aurait pas été le cas avec un chauffage au gaz.” Le maire, Michèle Picard, a pour sa part proposé une réunion aux habitants de la résidence JacquesDuclos. Mais il n’a pas été uniquement question de chauffage, au foyer Max-Barel. On a aussi évoqué tous

ces désagréments qui gâchent la vie de tous les jours. L’association Halte au bruit et à la vitesse rappelait ainsi que la sortie des camions du centre de groupage était toujours aussi dangereuse, et que la rue Salvador-Allende était empruntée quotidiennement par des automobilistes roulant à trop grande vitesse. Elle affirmait également que les ordures n’étaient plus ramassées comme avant dans le quartier, et que cela posait des soucis d’hygiène. Concernant ce dernier point, Pierre-Alain Millet notait “avoir prévenu à plusieurs reprises le Grand Lyon que sa communication sur la réorganisation des tournées de ramassage des poubelles était insuffisante”. “Beaucoup de gens ne sont pas encore au courant des changements de jours intervenus, relevait l’élu. Si vous constatez des dysfonctionnements, n’hésitez pas à contacter le Grand Lyon. Ils ont les moyens techniques de vérifier si une tournée précise a été bien faite, grâce à la puce GPS installée sur les véhicules.” Concernant le problème de la vitesse, le maire assurait “se pencher sur la question”. “S’il faut verbaliser, on le fera. On ne pourra pas installer de radar automatique nous-mêmes, puisque ce genre de décision appartient à la préfecture. Mais nous disposons en revanche de deux radars péda-

Une réunion permettra aux habitants de la résidence Jacques-Duclos de discuter des problèmes rencontrés avec la SECV

gogiques. S’il le faut, nous l’utiliserons. C’est en général très efficace.” Une bonne nouvelle pour finir : le dos-d’âne, demandé depuis des années par les habitants de la rue

Salvador-Allende, sera aménagé en 2014 par les services du Grand Lyon.  GRÉGORY MORIS


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CONSEILS DE QUARTIER

BILAN DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES

Scènes de la vie quotidienne Programmées du 8 octobre au 28 novembre, les assemblées générales des conseils de quartier ont attiré un millier de Vénissians. Les questions de proximité ont largement dominé les débats. Le maire, Michèle Picard, tire le bilan de ces presque deux mois d’échanges citoyens.

- Quels sont les principaux thèmes qui se sont dégagés ? - Tout ce qui touche à la vie quotidienne. Les questions de propreté notamment ont été souvent abordées. Il est clair que la nouvelle organisation des équipes du Grand Lyon, les changements qui sont intervenus dans la collecte des déchets ménagers posent encore des problèmes sur le terrain. Les habitants nous ont également fait remonter des problèmes de nuisances : occupation de parties communes dans les immeubles, occupation tardive de squares. Les incivilités et en particulier la vitesse excessive des véhicules sont aussi des préoccupations. Beaucoup de questions de proximité en fait. Cela nous a permis d’indiquer ce que nous faisons pour y remédier en termes de sanction et de répression. Mais ce fut également l’occasion de rappeler la responsabilité de chacun. Le traitement des incivilités, c’est d’abord une affaire de civisme. - On a vu que la police nationale était très présente dans ces réunions. Vous accordez beaucoup d’importance à l’implication des partenaires publics ? - Comme vous le soulignez, nous sommes particulièrement satisfaits de l’investissement du commissaire Labalme et de son adjoint qui ont parfaitement joué le jeu. Cela permet à la police nationale de constater que ce que je relaie tout au long de l’année correspond à la réalité de ce que

Les dernières permanences 2013 des conseils de quartier ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud : lundi 9 décembre à 18 heures au foyer Claude-Debussy (1, rue Claude-Debussy). ● Georges-Lévy/Ernest-Renan/ Moulin-à-Vent : mardi 10 décembre à 18 heures, salle Ernest-Renan (44, rue Ernest-Renan). ● Jean-Moulin/Henri-Wallon : mercredi 11 décembre à 17 h 30 au local du conseil de quartier (41, rue des Martyrsde-la-Résistance). ● Parilly : jeudi 12 décembre à 18 h 15, au foyer Marcel-Sembat. ● Charréard/Max-Barel : mardi 17 décembre à 18 h 30, au foyer Max-Barel. ● Pasteur/Monery : mercredi 18 décembre à 18 h 30, salle d’activités de l’école maternelle Pasteur (6, route de Corbas).

ressentent les gens. Même si le travail du commissariat sur des infractions graves comme le trafic de stupéfiants est très important, on constate dans ces assemblées que les habitants se plaignent surtout de petits délits qui peuvent empoisonner leur quotidien. Il est bon que la police nationale l’entende directement. Nous sommes également très satisfaits de la participation des bailleurs comme l’OPAC du Rhône, Alliade, GrandLyon Habitat. Nous faisons beaucoup de choses en partenariat avec ces bailleurs mais la population ne le sait pas toujours. Ces assemblées sont une bonne opportunité de présenter notre travail commun.

services de la ville tout au long de l’année. Ce mode d’organisation est donc intéressant. Le problème, c’est que le niveau de participation est encore très irrégulier. Dans certains territoires on peut être une trentaine, dans d’autres on compte deux ou trois habitants. Mais je continue de penser que ces visites constituent un vrai plus. - Nos voisins de Saint-Priest ont annulé la tenue des conseils de quartier cette année, au motif que “la loi électorale incite à prudence à l’approche des élections municipales”. À Vénissieux vous avez choisi de les maintenir. Pourquoi ? - Saint-Priest est la seule ville dans l’agglomération à avoir pris cette décision. Toutes les autres ont maintenu leurs conseils de quartier. On les réunit chaque année, il n’y avait aucune raison qu’on ne tienne pas ces assemblées générales, au prétexte que nous sommes à quelques mois des élections. Par contre, il est vrai que nous l’avons fait dans un cadre plus contraint qu’à l’ordinaire. Nous ne nous sommes pas projetés sur l’avenir, et c’est le maire qui causait, pas le candidat. Ce cadre était d’ailleurs rappelé avant chaque assemblée générale pour qu’il y ait aucune confusion possible. 

- Pour la 2e année consécutive, vous organisiez des visites de territoires en amont des assemblées générales. Êtes-vous toujours convaincue par ce mode d’organisation ? - Ces visites permettent une proximité différente avec la population. On peut aborder certains thèmes plus tranquillement, les habitants osent également s’exprimer plus facilement qu’ils ne le feraient devant des dizaines de personnes. Et puis c’est également l’occasion de faire un zoom sur des projets, des travaux ou des demandes de travaux. Car on ne visite pas tout, rue par rue. Cette mission est laissée aux présidents de conseils de quartier qui organisent des visites avec les

PROPOS RECUEILLIS PAR GILLES LULLA

Les élus souhaiteraient plus de participants. Mais, assure le maire, les conseils sont dans une bonne dynamique avec un millier de personnes

LÉO-LAGRANGE/LOUIS-PERGAUD

Ces petits riens qui gâchent tout es assemblées générales se suivent et les thèmes se ressemblent au conseil de quartier Léo-Lagrange/ Louis-Pergaud, que préside Jeff Ariagno. Ainsi le 21 novembre, a-t-il été question du square Ludovic-Bonin squatté pour des soirées arrosées (de diverses façons), de la propreté du marché des Minguettes qui laisse à désirer malgré les campagnes de sensibilisation menées par la ville, des nuisances sonores aux abords des terrains multisports, des excès de vitesse des conducteurs de deuxroues… Autant de sujets devenus des points noirs à “Léo et Pergaud”. Dans ce quartier classé en ZUS, le chômage des jeunes tourne autour de 40 %, un drame qui a suscité des discussions s’étendant bien après la fin de l’AG. “C’est incontestablement le dossier majeur pour tous, commentait un riverain, inquiet. On nous parle de Veninov, beaucoup d’efforts ont été faits pour maintenir des emplois, je veux bien, mais que faire pour ces jeunes ?” “Le chômage est une préoccupation nationale, rappelait le maire, Michèle Picard. On s’active pour développer l’emploi, en s’appuyant sur la Mission locale et sur le Grand projet de ville. On peut se féliciter aussi de l’installation prochaine des laboratoires Carso* sur le site du Couloud, près du centre hospitalier Portes du Sud, qui créera des emplois, notamment pour des jeunes techniciens de niveau bac + 2. Et si l’on veut jouer la cohérence, il faudrait faciliter la

L

PHOTO RAPHAËL BERT

- Êtes-vous satisfaite de la participation à ces assemblés générales de conseils de quartier ? - Les élus que nous sommes souhaiteraient toujours plus de participants. Mais on peut dire qu’on est dans une bonne dynamique avec environ un millier de personnes. Il y a évidemment des différences importantes selon les quartiers. Au Moulin-à-Vent par exemple on a compté 140 participants. Dans d’autres conseils c’est beaucoup moins.

Diverses questions d’environnement ont largement alimenté les débats

création de filières adéquates à la cité scolaire lycée Jacques-Brel.” Une question qui relève évidemment de l’Éducation nationale. L’autre urgence s’est articulée autour de la pénurie médicale, accentuée par le récent décès d’un médecin généraliste jusqu’à présent non remplacé. “On en discute avec l’Agence régionale de Santé”, a indiqué Michèle Picard, promettant d’apporter un suivi précis sur ce remplacement à un riverain très inquiet, si celui-ci laissait ses coordonnées. Autre sujet récurrent : les trottoirs. Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge du secteur, rappelait le plan 2008-2014 voté par le Grand

Lyon pour les trottoirs de Vénissieux : 600 000 euros par an. Une somme considérable mais cependant insuffisante, tant ils sont dégradés. Le conseil de quartier continue à travailler sur ces questions. Dans la thématique cadre de vie et vie du quartier, il a été question des aménagements récents des espaces extérieurs du secteur Lyvet, Lagrange et Ravel, bien sûr de la ZAC de Vénissy, avec notamment son îlot A en cours de construction, de la “Fête à Léo”, cette journée conviviale qui, début juillet, a réuni quelque 300 personnes… Un riverain suggérait d’installer des toilettes publiques dans le petit square Ludovic-Bonin pour éviter

que les poivrots se soulagent n’importe où. Ce n’est pas une bonne idée, répondait en substance le maire, évoquant une mauvaise expérience de WC publics squattés à Louis-Dupic. Les débats se sont clos sur les questions de sécurité routière, avec l’évocation des comportements inciviques de conducteurs de minimotos, quads et autres scooters. Interpellé — “Mais que fait la police pour mettre un frein à la vitesse excessive ?”—, le commissaire Pierre Labalme convenait que le problème était loin d’être réglé, en dépit des opérations de prévention et de répression menées avec le concours régulier des motards de la Police nationale. Mais tout n’est pas négatif : “À force, expliquait le commissaire, les jeunes motocyclistes nous font des petits gestes, signe qu’ils ont l’habitude de nous voir et que nous ne sommes pas absents de leur quotidien…” Une réflexion comme un clin d’œil à ceux des riverains qui, auparavant, avaient estimé les forces de l’ordre trop absentes dans le quartier.  DJAMEL YOUNSI

*Spécialisé dans la détection de polluants dans l’eau et dans l’environnement ainsi que dans la sécurité alimentaire, le groupe Carso s’installera dans deux nouveaux bâtiments qu’il construit à proximité du pôle hospitalier. Un chantier de 17 millions d’euros pour Carso, qui y emménagera fin 2014 ou début 2015. Quelque 550 emplois sont annoncés.


DU 4 AU 10 DÉCEMBRE

● “Sur le chemin de l’école” de Pascal Plisson ● “La reine des neiges” de Chris Buck et Jennifer Lee, vf, 2D et 3D ● “Belle et Sébastien” de Nicolas Vanier, avant-première ● “Les garçons et Guillaume, à table!” de Guillaume Gallienne ● “Les jours heureux” de Gilles Perret ● “La marche” de Nabil Ben Yadir ● “Hunger Games 2 : l’embrasement” de Francis Lawrence, vf ● “La séparation” de François Hanss (soirée laïcité) ● “Casse-tête chinois” de Cédric Klapisch, sortie nationale ● “Loulou, l’incroyable secret” d’Éric Omond, avant-première ● “Henri” de Yolande Moreau, sortie nationale

DU 11 AU 17 DÉCEMBRE

● “Le rêve de Galileo” de Fabienne Collet, Gil Alkabetz, Ghislain Avrillon ● “Le Hobbit : la désolation de Smaug” de Peter Jackson, vf, 2D et 3D, sortie nationale ● “Dr Jerry et Mister Love” de Jerry Lewis, vost (Ciné Collection) ● “La marche” de Nabil Ben Yadir ● “Zulu” de Jérôme Salle, vf et vost ● “La reine des neiges” de Chris Buck et Jennifer Lee, vf, 2D et 3D ● “La sorcière dans les airs” de Max Lang, Jan Lachauer ● “Raging Bull” de Martin Scorsese, vost ● “Les garçons et Guillaume, à table!” de Guillaume Gallienne ● “Hunger Games 2 : l’embrasement” de Francis Lawrence, vf ● “Casse-tête chinois” de Cédric Klapisch

PROJECTION DÉBAT Le 5 décembre à 14 h 15 et 20 h 30, Gilles Perret, réalisateur des “Jours heureux”, viendra présenter son film et, après les deux projections, participera au débat avec les membres de l’ANACR. Le soir, sera également présent Léon Landini. Ce militant, issu d’une famille de résistants, a luimême fait partie des francstireurs partisans et a combattu sur la Côte-d’Azur et à Lyon. Il est actuellement président de l’Amicale Carmagnole-Liberté des anciens FTP-MOI.

SOIRÉE LAÏCITÉ Le 9 décembre à 18 heures, une conférence sur “La laïcité, ses enjeux, entre utopie et réalisme” sera donnée par Daniel Callewaert, président d’honneur de la fédération nationale des DDEN. Puis, à 20 h 30, projection du téléfilm de 2005, “La séparation”, avec Pierre Arditi (dans le rôle d’Aristide Briand), Claude Rich (l’abbé Gayraud), JeanClaude Drouot (Jean Jaurès), Michael Lonsdale (Paul Doumer), Pierre Santini, Jacques Gallo. Entrée libre sur réservation.

CINÉ COLLECTION Le 11 décembre à 20 h 30, la géniale comédie de Jerry Lewis, “Dr Jerry & Mr Love”, sera présentée par Alexandra Martinez (du cinéma Gérard-Philipe).

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L’échec épate

ROSES ANCIENNES

“Bounce !” au théâtre - Ceux qui ont vu “Traverse” en avril 2011, qui transformait la scène du Théâtre de Vénissieux en cuisine, se souviennent forcément de la compagnie Arcosm, fondée sur l’amitié entre deux élèves du Conservatoire national de Lyon : un danseur et chorégraphe, Thomas Guerry, et un percussionniste-pianiste-compositeur, Camille Rocailleux. Ils reviennent le 13 décembre au théâtre avec leur nouveau spectacle, “Bounce !”, qui vient d’être créé au Dôme d’Albertville. Deux danseurs et deux musiciens partagent le plateau pour inventer des solutions de secours à l’échec. “Il nous pousse à aller de l’avant, à inventer d’autres moyens, à bifurquer, à réinventer”, disent-ils. Bounce est d’ailleurs le mot anglais pour dire rebond. Dans le travail de la compagnie, la transversalité et le croisement de langages artistiques sont primordiaux. En voulant réhabiliter l’échec, Arcosm espère “booster l’imaginaire”. Le spectacle s’adresse tout autant aux enfants qu’à un

LA FRESQUE FINIT SON VOYAGE ENTRE PAUL-BERT ET CROIZAT

Après “Traverse”, la compagnie Arcosm revient au théâtre avec un nouveau spectacle créé à Albertville

public familial. “Pourquoi ne pas considérer cet échec qui nous fait peur (…) comme un ami précieux, vrai, stimulant toujours la créativité de celui qui saura l’accueillir non comme une fin, une impasse mais comme le début de quelque chose d’autre ?” Un conseil qui en rassurera sans doute plus d’un. 

“Bounce !” au Théâtre de Vénissieux le 13 décembre à 20 heures. Séances scolaires le 12 décembre à 9 h 30 et 14 h 30 et le 13 décembre à 14 h 30. Tarifs : de 8 à 18 euros. Réservations : 04 72 90 86 68.

Demain, si vous le voulez bien Compagnie du Détour - D’un inventé l’œuf incassable, démonstracôté, on reconnaît les membres de Demain, l’avenir, dont Pierrette Sembon, première bénévole de l’association, et Jennifer, nouvelle recrue titulaire d’un contrat consolidé. De l’autre, quatre Vénissians candidats au Concours du Futur, dont la session finale se tiendra au Théâtre de Vénissieux le 28 mai 2014. Nous sommes justement au théâtre, ce 26 novembre. Sur scène se côtoient comédiens professionnels et amateurs. Les premiers appartiennent à la compagnie du Détour, en résidence au théâtre. Les seconds ont été recrutés lors d’un stage qui s’y est déroulé le week-end précédent. Arrêtons-nous sur les candidats : le professeur Maréchal et son assistant M. Thésard, Jean-Michel Mignon qui n’apparaîtra que par l’intermédiaire d’une vidéo, AnneMarie Mercier, de la société Mercier, et le professeur Bonnet, accompagné d’une de ses patientes. Chacun, à tour de rôle, va présenter son projet du futur. Chercheur en économie, le professeur Maréchal a trouvé, avec sa norme Iso 14-18, une solution macabre pour combler le trou de la Sécu, digne d’un autre maréchal — nous y voilà. M. Mignon, qui se présente comme “enseignant en physiquechimie au lycée Jacques-Brel”, a

Quand Alain Deppe y pense Livre - C’était le 3 décembre, au Carré 30, à Lyon, un lieu qu’il a “réussi à maintenir dans la sphère culturelle” avec quelques amis: Alain Deppe faisait, avec Yves Bressande, une lecture de son recueil de textes “Quand j’y pense… Les gens s’rendent pas compte !” qu’il vient de publier aux éditions Blankas Poésie. Écrivain vivant à Vénissieux, Alain Deppe manie l’humour autant que les aphorismes et ses pensées, qu’il qualifie au fil des pages de “contemporaine”, “ordurière”, “sousréaliste”, “pornographique”, “définitive”, “prétentieuse” ou “de bistrot”, valent qu’on s’y arrête un instant. “Parfois, j’arrière-pense. J’ai honte” nous assène Alain dont on sent toujours, entre les lignes, un sourire et une souffrance partagés. On peut se procurer cet ana, au prix de 5 euros, lors d’une soirée au Carré 30 ou en écrivant à yve.bressande@free.fr 

tion à l’appui. Mme Mercier a conçu une combi zen véritablement déstressante. Quant au professeur Bonnet, chiro-vasculo-orthopédo-plasticien, il mise sur le porte-greffon amovible pour accéder à la postérité. Aussi farfelus les uns que les autres, tous ces projets ont été inventés au cours du stage. “C’est une première tentative que nous avons faite avec des personnes que nous ne connaissions pas”, remarque Agnès Larroque, comédienne et metteur en scène de la compagnie. D’ordinaire, la troupe mène des actions régulières auprès de publics ciblés. Cette année, ce sera l’école PaulLangevin, le collège Triolet, l’école de musique Jean-Wiener, les centres sociaux ou la résidence LudovicBonin. “Mais nous avions aussi envie de nous ouvrir à un public lambda, poursuit Agnès. Nous avons gardé des idées, nous en avons jeté d’autres. Il était important de nous balancer

dans un dispositif de spectacle et de partager un plateau avec des personnes dont ce n’est pas le métier.” Ces amateurs éclairés ont écrit leurs textes en très peu de temps, les idées présentées reposant sur des concepts bien réels. “Les greffons bioniques existent, insiste Agnès. La combinaison zen est bien sûr complètement décalée mais nous disposons déjà de “tissus intelligents”, qui varient de couleur en fonction de l’état émotionnel de celui qui les porte. Le public ne sait pas si ce qu’on lui présente est du lard ou du cochon et il a même plutôt tendance à penser que c’est du cochon. Mais, lors du spectacle final, les sources seront citées et l’on sera en mesure de savoir ce que l’avenir nous réserve, avec ses dimensions progressistes ou cauchemardesques.” Prochain stage en février. Pour s’y inscrire et ainsi participer au spectacle final du 28 mai, contacter le théâtre au 04 72 90 86 68. 

MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC

À VENIR

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE

© CIE ARCOSM ET JEAN-CLAUDE BRUE/ SUBJECTIF

CULTURE

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Le 7 décembre à 16 heures, le concert du groupe Jaal, mélange de jazz et de musiques orientale et tzigane, clora la série d’animations qui célébraient les 30 ans de la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Le 14 décembre à 15 heures, ce sont les enfants (à partir de 4 ans) qui profiteront du concert rock de “Tout s’emballe”, donné par la compagnie Balafon, où les moustiques québécois voisinent avec Youri Gagarine et un pique-nique sur la plage. Renseignements : 04 72 21 45 54.

BIBLIOTHÈQUE LA PYRAMIDE Des automates, des boîtes à musique et des jouets servent de base à Patrick Mathis et sa Boîte à Cric. Son concert-spectacle, qui se déroule le 11 décembre à 14 h 30, s’adresse aux enfants de 2 à 10 ans. Rendez-vous au 59 bis, rue des Martyrs-de-la-Résistance. Tél. : 04 72 51 49 54.

BIBLIOTHÈQUE ROBERT-DESNOS Le 18 décembre à 17 h 30, le secteur enfants de la bibliothèque Robert-Desnos accueille “Le jardin des tintamarres”, spectacle musical de découverte d’instruments de musique, de comptines et de chansons. Les jeunes spectateurs, de 5 à 10 ans, pourront se

métamorphoser en musiciens et profiter de deux parcours ludiques qui leur permettront de jouer de tous les instruments de ce merveilleux Jardin. Au Moulin-à-Vent 24, rue du Professeur-Roux. Tél. : 04 78 76 64 15.

SINGULIER-PLURIEL C’est le titre de l’exposition de Guy Poirat, présentée à la cité scolaire Sembat-Seguin du 4 au 20 décembre, de 14 à 18 heures et les samedis 7 et 14 décembre de 8 à 12 heures. Artiste québécois en résidence à la cité scolaire, Guy Poirat a déjà exposé plusieurs fois dans ces lieux.

LA BÊTE ET AUTRES MUSIQUES Ce spectacle de l’atelier de musiques traditionnelles de l’école de musique Jean-Wiener, mis en scène par Myriam Pellicane de la compagnie Izidoria, sera joué à la salle Érik-Satie, le 18 décembre à 19 heures. Le lendemain à 20 heures, toujours à Satie, les élèves de l’école de musique fêteront la fin de l’année. Renseignements : 04 37 25 02 77.

CHICS TYPES Menés par le guitariste-chanteur vénissian Christian Biral, les

Nous en avions déjà parlé. À l’occasion du congrès mondial des roses anciennes, qui se tiendra du 26 mai au 1er juin 2015 à la Cité Internationale, au Parc de la Tête-d’Or, à l’hôtel de ville et dans des espaces culturels et historiques de Lyon et du Grand Lyon (dont Vénissieux), l’association lyonnaise Roses anciennes en France s’était entendue avec son homologue vénissiane Viniciacum. Leur souhait ? Qu’une fresque rendant hommage aux grands rosiéristes du début du XXe siècle, dont beaucoup étaient installés à Parilly, soit peinte sur un des murs de la commune. Elle attirerait dans la ville des amateurs du monde entier, qui se déplaceront également pour visiter les tombes des rosiéristes qui reposent à l’ancien cimetière de Vénissieux. Et parmi eux, le plus grand, Pernet-Ducher, ainsi que ses deux fils, mais aussi Joseph Schwartz et Jean-Baptiste Croibier. Le choix s’était d’abord porté sur la salle Irène-Joliot-Curie (les artistes de CitéCréation avaient même dessiné une maquette) mais la municipalité avait décliné l’offre : ce bâtiment industriel ne s’y prêtait pas, portant déjà une sculpture de Lovato en façade. On avait ensuite pensé à la salle Jeanne-Labourbe, à Parilly. Là, les architectes des bâtiments de France avaient opposé leur veto, le bâtiment étant trop proche de l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, dont certains éléments sont classés. Le conseil municipal du 2 décembre vient de prendre sa décision. La fresque, toujours réalisée par Cité Création, sera peinte sur un mur pignon de la Sacoviv, visible depuis la rue Paul-Bert et le carrefour avec le boulevard Ambroise-Croizat. Pour implanter la fresque, annonce le rapport voté par le conseil, des travaux de préparation du mur seront nécessaires (reprise d’isolation et d’enduits). Ils seront financés par la Ville, pour un montant de 39 000 euros TTC.

Chics Types fêtent la sortie en édition vinyle de leur troisième album, “Alabama Blues”, à l’occasion d’une grande soirée caritative au Prisca Caffè (11, rue Prisca à Villeurbanne), le 14 décembre à partir de 19 heures. Les bénéfices seront reversés à l’association Solidarité Yogyakarta (qui aide les Indonésiens victimes du tremblement de terre de 2006). Outre les Chics Types, on écoutera également Sorpasso (le deuxième groupe de Christian Biral), Zerene, Blue Mind Blues Band et Camel Spiders. Réservations : 04 78 89 29 49. www.priscacaffe.com

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX Le 17 décembre à 18 h 45, on pourra assister à la répétition publique de “Don Quichotte”, une adaptation de Cervantès signée Sylvain Levey, dans une mise en scène de Grégory Benoît. Entrez dans les coulisses de cette création de la compagnie Les Yeux Grands Ouverts et découvrez le théâtre en train de se faire ! Ce spectacle, qui sera joué les 23 et 24 janvier au Théâtre de Vénissieux, nous emmène sur les pas d’un Don Quichotte d’aujourd’hui, épris de liberté et prêt à se battre pour ses utopies. Entrée libre et gratuite.


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CULTURE

Ne plus ĂŞtre soumis par personne “LES JOURS HEUREUXâ€? - Ce jeudi 5 dĂŠcembre au cinĂŠma GĂŠrard-Philipe, le cinĂŠaste Gilles Perret viendra prĂŠsenter “Les jours heureuxâ€?, un documentaire sur le CNR, Ă  14h15 et 20h30. Le soir, il sera accompagnĂŠ par LĂŠon Landini, figure de la RĂŠsistance et prĂŠsident de l’Amicale Carmagnole-LibertĂŠ des anciens FTP-MOI. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

l’approche de ses 90 ans, LĂŠon Landini, qui vient de participer au film de Gilles Perret, “Les jours heureuxâ€?, ne cesse de parcourir la France pour parler de son parcours de rĂŠsistant et du programme du Conseil national de la RĂŠsistance. “L’autre jour, j’Êtais Ă  Troyes, oĂš j’ai pu rencontrer 170 gosses de 1re. Le soir, 400 personnes assistaient Ă  la projection. Ă€ son issue, le dĂŠbat dure toujours une heure et demie, voire plus.â€? La rencontre avec le cinĂŠaste s’est produite au plateau des Glières, en Haute-Savoie. Ce haut lieu de la RĂŠsistance, proche du village dont Gilles Perret est originaire, a dĂŠjĂ  ĂŠtĂŠ l’un des dĂŠcors de son film “Walter, retour en rĂŠsistanceâ€?. Ă€ cette ĂŠpoque, Perret s’opposait Ă  la rĂŠcupĂŠration politique des faits d’armes des maquisards par Nicolas Sarkozy. “Gilles Perret avait vu certaines de mes interventions sur internet, reprend LĂŠon Landini. Ce jour-lĂ , aux Glières, il neigeait. Je devais parler en dernier. Les gens sont restĂŠs, ils ĂŠtaient 3000. Et 5000 l’annĂŠe suivante. Gilles Perret est venu me dire qu’il tournait un film, il m’a longuement interviewĂŠ.â€? D’origine italienne, la famille Landini vit dans le Var. Ă€ l’arrivĂŠe

Ă€

des troupes fascistes, qui occupent la rĂŠgion Ă  partir de novembre 1942, les Landini adhèrent au Parti communiste français et s’engagent dans les FTP-MOI, les Francstireurs et partisans - main-d’œuvre immigrĂŠe. LĂŠon participe aux sabotages de voies ferrĂŠes (il “faitâ€? son premier dĂŠraillement Ă  16 ans et demi) et Ă  des actes de RĂŠsistance sur la CĂ´te d’Azur et dans la rĂŠgion lyonnaise, oĂš son frère est arrĂŞtĂŠ et torturĂŠ par Barbie. “La France est le seul pays en Europe qui a pratiquĂŠ la guĂŠrilla urbaine, insiste-t-il. En Yougoslavie, les combattants attaquaient une ville, un village mais ce n’Êtait pas pareil.â€?

La gloire de la MOI Mais il regrette que presque plus personne ne sache de nos jours qui ĂŠtaient les MOI, alors que près de 70% des opĂŠrations militaires Ă  Lyon et dans sa rĂŠgion ont ĂŠtĂŠ faites par Carmagnole LibertĂŠ, ce dĂŠtachement de FTP qui prit les armes dès 1942 pour que leur patrie d’adoption, la France, chasse l’occupant nazi. Lui-mĂŞme a dĂť se battre pendant près de 25 ans pour les sortir de l’ombre. “Aujourd’hui, s’Êtonne LĂŠon, on trouve partout dans les rues des plaques portant les noms de ceux qui

se sont fait tuer par les Allemands. On croirait qu’on entrait en RĂŠsistance pour se faire tuer et que nous ĂŠtions obsĂŠdĂŠs par la peur de la mort. Non ! Nous ĂŠtions obsĂŠdĂŠs par la peur de parler sous la torture (‌) Cinquantedeux de mes camarades sont morts sous la torture, pas un n’a parlĂŠ. Nous nous sommes battus pour un meilleur monde, convaincus que notre sacrifice valait la peine.â€? Devenu prĂŠsident de l’amicale Carmagnole-LibertĂŠ des anciens FTP-MOI, LĂŠon Landini insiste sur l’idĂŠe d’indĂŠpendance nationale. “Ne plus ĂŞtre soumis par personne, c’est ce que nous voulions. Je ne crois pas au ciel mais si je rencontrais un de mes camarades morts sous la torture, je ne voudrais pas qu’il me dise : qu’as-tu fait pour maintenir ce que nous avons laissĂŠ ?â€? Aussi, LĂŠon multiplie les rencontres avec les jeunes et les moins jeunes et combat plus que jamais ceux qui, petit Ă  petit, sapent les fondements du Conseil national de la RĂŠsistance. D’oĂš sa colère contre l’Europe. Ce 5 dĂŠcembre Ă  20h30, LĂŠon Landini rejoindra Gilles Perret au cinĂŠma GĂŠrard-Philipe pour le dĂŠbat qui suivra la projection du film “Les jours heureuxâ€?, en partenariat avec l’ANACR. 

LĂŠon Landini et Gilles Perret remettent au premier plan les Jours heureux, idĂŠal du programme du Conseil national de la RĂŠsistance

Souvenirs de la guerre d’AlgĂŠrie Hommage Ă  Henri Alleg - Ce septembre 2007, Pierre-Jean, qui a 29 novembre Ă  la Halle Ă  grains, la section PCF de VĂŠnissieux et l’association Les amis d’Alger rĂŠpublicain rendaient hommage Ă  Henri Alleg, journaliste franco-algĂŠrien dĂŠcĂŠdĂŠ en juillet de cette annĂŠe, qui fut le directeur du quotidien Alger rĂŠpublicain. Pour cela, ils avaient invitĂŠ William Sportisse, lui-mĂŞme membre de la rĂŠdaction du journal et auteur du “Camp des oliviersâ€?, livre d’entretiens avec l’historien PierreJean Le Foll-Luciani ĂŠditĂŠ aux Presses universitaires de Rennes. Ă€ ses cĂ´tĂŠs, Jacques Tourtaux ĂŠtait venu prĂŠsenter “Souvenirs d’un appelĂŠ anticolonialisteâ€?, un livre publiĂŠ Ă  compte d’auteur. William Sportisse expliquait qu’il avait voulu rĂŠdiger dès 1987, annĂŠe de son dĂŠpart Ă  la retraite, “un ouvrage retraçant la lutte des communistes algĂŠriensâ€?. Mais, ajoute-t-il, “la pratique limitĂŠe de la vie politique en AlgĂŠrie, puis la reparution l’annĂŠe suivante d’Alger rĂŠpublicain, après 23 annĂŠes de disparition, m’ont contraint Ă  laisser tomber ce projet.â€? La rencontre avec Pierre-Jean Le Foll-Luciani, en 2006, le pousse Ă  reconsidĂŠrer son dĂŠsir : le jeune historien prĂŠparait un master sur les juifs algĂŠriens anticolonialistes. “En

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obtenu brillamment son diplĂ´me, me propose l’Êcriture d’un livre sur les luttes auxquelles j’ai participĂŠ au sein du Parti communiste algĂŠrien puis du PAGS (Parti d’avant-garde socialiste). Nous l’avons achevĂŠ Ă  la fin du premier trimestre 2012. Il se prĂŠsente sous la forme d’un entretien entre un historien et un militant de parti politique.â€? Jacques Tourtaux avait lui aussi envie de tĂŠmoigner sur son expĂŠrience de militant. “Je ne suis qu’un ouvrier, un autodidacte. Je suis originaire des Ardennes, d’un milieu pauvre. J’ai adhĂŠrĂŠ au Parti communiste avant le retour au pouvoir de De Gaulle. On luttait contre la guerre d’AlgĂŠrie et j’ai refusĂŠ de me prĂŠsenter au conseil de rĂŠvision.â€? Parce que son oncle lui conseille de rejoindre l’armĂŠe (“Un communiste doit se battre, quel que soit le type de guerreâ€?), Jacques part en AlgĂŠrie mais se retrouve dans une compagnie disciplinaire et dans un bagne. Volubile, il raconte dans le dĂŠtail son parcours avant de conclure : “Je suis un psycho-traumatisĂŠ de la guerre.â€? Après le dĂŠbat soutenu qui s’est dĂŠroulĂŠ ensuite, la soirĂŠe se concluait par un moment convivial autour d’un buffet. 

William Sportisse (au micro) et Jacques Tourteaux (Ă  sa gauche) sont venus Ă  VĂŠnissieux parler de leur combat contre les guerres coloniales


SPORTS RÉSULTATS BASKET L'AL Vénissieux Parilly a retenu la leçon. Battues d’un petit panier à à la Tour-du-Pin (79-77), il y a dix jours, les Vénissianes ont fait la course en tête tout au long de leur bras de fer face à Beaumont-Cournon. Ce succès 70 à 59 les positionne au 6e rang.

FOOTBALL Les Vénissians, qui avaient réalisé un match plein, se sont inclinés à l’Île Rousse. Un but qui plonge l’ASM en queue de poule. L’équipe réserve s'est imposée 3 à 2 face au FC Annecy et monte sur la 3e marche du podium. L'US Vénissieux multiplie les performances. Dimanche, le groupe d'Arezki Chibani a assuré l’essentiel: court succès sur Pont-Evêque (1 à 0) et 3e place au classement, avec un match en retard. En futsal, emmenée par son exemplaire capitaine Zedioui, l’équipe du Charréard a avalé Chassieu (9-1).

RUGBY Y aurait-il un chat noir à Laurent-Gérin? Les deux essais de Duport et Spinard ont été insuffisants, les rugbymen de l'US Vénissieux ont été défaits par l'Arcol (21-18). Au classement, l’USV se fige en 8e place de promotion d’Honneur.

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Un CLAM convivial

ALVP JUDO

Basket-ball - L’équipe élite du CLAM-V a de solides ambitions. Évoluant en Départementale 2, elle vise cette année l'accession à l’étage supérieur. “Même si ce sont les deux premiers de la poule qui accèdent à la Départementale 1, on ambitionne de finir premiers pour pouvoir jouer les phases finales, ce qui serait un bonus pour nous, admet François Martin, vice-président du club qui accueillait Corbas, samedi soir. Jusqu’à présent, on n’a perdu qu’un match, mais lourdement (83-58) face à Saint-Jean-deTouslas qui reste solide leader.” Samedi, le CLAM-V n’avait qu’une consigne : respecter la principale consigne de l’entraîneur Thomas Belmer. “Donner du rythme à la partie pour laisser le BC Corbas sans voix.” Et le scénario a été respecté à la lettre. Sans faire injure aux voisins, il n'y a pas eu de derby. Excepté le dernier quart-temps durant lequel les Vénissians ont joué en roue libre, n’inscrivant que 11 points contre 13 pour les Corbasiens, la différence de niveau et la qualité du basket déployée ont été à la limite de l’insolence. En dix minutes, le CLAM-V avait inscrit 25 points, son adver-

DE DÉCOUVERTES EN CONFIRMATIONS

Leur réussite aux paniers à 3 points a contribué au large succès du CLAM

saire 6. Presque la même punition par la suite, puisqu’à la pause, Corbas avait déjà 34 points de retard (51-17). “Je pense que le collectif a fait merveille, expliquait l’entraîneur vénissian juste après la rencontre. Mais il est vrai qu’à l’inverse de bon nombre d’équipes de la poule, on n’a pas changé notre effectif depuis l’an dernier. Il y a eu un ou deux départs,

Label de qualité

et on n’a recruté que Fabien Zunino, un ancien de la maison.” Et on ne peut passer sous silence la prestation d’un certain Adrien Raffaelli, auteur de 34 points dont huit paniers à trois points ! “Il avait la chauffe, commentait François Martin, à chaque tentative du brillant marqueur. Il y a des jours comme ça…” Ce n’est pour autant que ses partenaires sont restés les bras croisés. Thomas Belmer avec ses 18 points comme Valentin Labrosse auteur de 15 points ont été d’excellents appuis. “Le championnat est loin d’être fini, expliqua Thomas Belmer. Nous n’allons pas nous prendre la tête, sachant qu’un de nos défis est de reconstruire autour des jeunes. Et notre groupe cadet est en train de prendre de la consistance.” 

Les judokas de l’ALVP se démultiplient, enchaînant compétition de niveau départemental, comme récemment au gymnase JacquesAnquetil, et Interclubs dans ce même équipement sportif, dimanche dernier. “C'est une épreuve en mémoire de Maître Laurent Ferra” (un des fondateurs de l’ALVP décédé en 2004), précise sur le site du club, le président Jérôme Calamusa. Réservée aux enfants de 4 à 7 ans, la demi-journée s’est déroulée sans le moindre contretemps, et à 16 heures François Marie-Claire et sa fine équipe mettaient déjà de l’ordre dans le gymnase. “Ce sont vraiment les balbutiements pour ces petits judokas”, confiaient les organisateurs. La veille, à la Maison du Judo, le championnat de District impliquant la catégorie minime permettait à Jonathan Troncy (- de 34 kg) et à Maxence Desbois (- de 46 kg) de s’imposer, Rodolphe Chemier s’emparant de la 5e place. Le trio s’est ainsi offert un billet pour les échéances de début 2014.

KARATÉ En coupes de France à Paris, les juniors du Sen No Sen Vénissieux ont obtenu deux titres par Alexia Jonin (-de 53 kg) et Kévin Aouf (-de 68 kg). Les trois médailles de bronze sont l’œuvre de Farah Okba (-de 59 kg), et des équipes masculine et féminine. Chez les espoirs, Hadysson Riou (-de 78 kg) ajoute un nouveau titre au club alors qu’Anissa Abouriche s’offre une médaille de bronze (- de 61 kg).

25 ans d’Évasion Handicap - Difficile d’évaluer le d’engagement, et remercier nos 850 adhé-

Carton plein pour les taekwondoïstes vénissians lors des championnats Rhône-Alpes à Saint-Martin-d'Hères: succès des juniors Hamid Babouche (-de 78 kg) et Abdesselamyene Kamil (- de 63 kg) et des cadets Anthony Carré (-de 53 kg), Chanel Meteukou (+ de 59 kg) et Christine Thong (-de 33 kg). Douze compétiteurs sur seize inscrits se sont qualifiés pour les championnats de France espoirs et cadets des 11 et 12 janvier à Monaco.

TENNIS DE TABLE En s'imposant 10 à 4 devant Gresy-sur-Aix, les pongistes du Charréard ont validé leur maintien en Prénationale. Idem pour l’équipe réserve qui, en dominant Les Abrets 9 à 5, assure son siège en Régionale 3.

NATATION Brillant tir groupé des nageurs du CMO-V en championnat du Rhône hiver à Chassieu. Médailles d’or pour la minime Lucille Rouilly (50 m et 100 m brasse), les seniors Lucie Vallet (200 m dos) et Loïc Payet-Bernoud (200 m 4 nages). Au final, Vénissieux obtient 14 médailles (4 en or, 3 en argent et 7 en bronze).

Dès leur première année de compétition, les boxeurs ont déja assimilé les principales techniques de la boxe éducative

Championnat du Lyonnais de Vaulx-en-Velin, Tarare, Villeurboxe - On va finir par croire que banne, Décines, Saint-Genis-Laval, Hacène Chérifi s’est installé à Vénissieux ! Cette année, l’ancien champion du Monde WBC des poids moyens en 1998 a pris part à plusieurs reprises aux compétitions organisées par Filip Bafounta, responsable de l’Espace École Sport Boxe. Essentiellement en tant que responsable du club de Miribel. Fin novembre, Hacène a même arbitré plusieurs combats de boxe éducative pour le compte du 5e tour des championnats du Lyonnais réservés aux poussins et benjamins. Autour du ring du gymnase Jean-Guimier, parents et amis, boxeurs venus de Montluel, Bourg,

Lyon et Oullins, ainsi que les adhérents du club vénissian ne savaient plus où donner de la tête : épier les décisions du champion ou surveiller les progrès des futurs champions ? Côté vénissian, sur la vingtaine de combats programmés, on aura noté le talent évident de Hichem Amouchi face à Najim El Yardouz (Montluel), l’aisance de Shaw Develle dominateur face à Hamza Bouafia (Vaulx). Même lors de combats hors compétition, on a eu droit à de la qualité, avec les frères Bafounta — neveux de l’entraîneur —, sportifs accomplis jusqu’au bout des gants. 

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AGENDA

TAEKWONDO

nombre de participants à l’assemblée générale d’Handi Cap Évasion, les 23 et 24 novembre derniers. 250 et 350 participants ? Une chose est sûre, la salle Irène Joliot-Curie était bien garnie. “On souffle nos 25 bougies à Vénissieux, commune que nous connaissons bien puisque nous avions déjà choisi cette même salle confortable et conviviale, l’an dernier, pour notre assemblée générale”, soulignait Dominique Quetier, présidente de Handi Cap Évasion. Michèle Picard, le maire de Vénissieux, Andrée Loscos, l'adjointe aux sports, et Marie-Christine Burricand, conseillère générale, ont apprécié le compliment. Et la présidente de poursuivre : “Cette année, on veut mettre en valeur nos 25 années

rents, dont 150 pour la seule région lyonnaise, et ceux qui nous aident tout au long de l’année.” Cette fois encore, une dizaine d’adhérents de GTA Handic’Alpes s’étaient déplacés, Philippe Gaudiez se chargeant même d’animer la soirée dansante. L’association vénissiane qui pratique la randonnée pédestre en montagne avec des personnes déficientes visuelles, partage souvent un bout de chemin avec Handi Cap Évasion. “Nous entretenons d’excellents rapports avec Simone Vincent, une des dirigeantes de l’antenne lyonnaise de cette association, a expliqué Jocelyne, trésorière de GTA. L’an dernier, on avait organisé une sortie en commun dans le Vercors. On la proposera de nouveau en juin 2014.” 

SAMEDI 7 DÉCEMBRE  Tournoi régional de sport adapté en basket-ball organisé par la Ligue Rhône-Alpes de Sport Adapté aux gymnases Alain-Colas et Elsa-Triolet, de 8 h 30 à 13 h 30.  Compétition départementale de fleuret réservée aux poussins et pupilles, organisée par Vénissieux Escrime au gymnase Jacques-Brel, de 13 h 30 à 19 heures. Et le lendemain, de 9 heures à 17 heures.

DIMANCHE 8 DÉCEMBRE  Les basketteuses de l’ALVP accueillent le Pays Voironnais BC au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30.

SAMEDI 14 DÉCEMBRE  Compétition de gymnastique ouverte aux écoles de sport, organisée par le CMO-V Gym au gymnase Jacques-Anquetil, de 9 heures à 18 heures. e  Coupe du Sud de natation et 20 Rencontres des Maîtres à la piscine Auguste-Delaune organisée par le CMO-V, de 13 h 30 à 22 heures.  Les footballeurs de Vénissieux Minguettes reçoivent Nîmes au stade Laurent-Gérin, à 18 heures.  Les basketteurs du CLAM-V reçoivent le CS Ménival au gymnase Alain-Colas à 20 h 30.

MERCREDI 17 DÉCEMBRE  Kid d’athlétisme de Noël organisé par l’AFA Feyzin-Vénissieux au gymnase Micheline-Ostermeyer, de 18 heures à 21 heures.


SPORTS

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Les doubles en vedette au Bad Trip VOLANT - Quelque 350 sportifs ont pris part au 21e Bad Trip, compétition programmée par le Badminton Vénissieux Sud-Est (BVSE) les 23 et 24 novembre dans les gymnases Alain-Colas et Jacques-Brel. Une réussite ! n a pourtant effacé de notre épreuve la série A, la plus cotée, et cela ne nous a pas empêché de faire presque aussi bien que pour les éditions antérieures”, se réjouit Rudy Almodovar, entraîneur des compétiteurs et ancien président du club vénissian désormais badiste à Oullins, où il réside. Pour la compétition, Rudy avait endossé la tenue du parfait organisateur. “On est tellement à l’aise dans ce club du BVSE qu’on y reste ! Regardez : même Yann Deschamps, un autre ancien président, y est encore actif comme capitaine des vétérans.” Au moment où nous parlions, Yann se faisait sortir de son épreuve (catégorie C), éliminé en quart de finale du double avec son partenaire de club, Maxence Chrétien. Il en rage… “Ça s’est joué à un ou deux points de détail. On avait pourtant les moyens d’aller plus haut.”

O

Le niveau a monté d’un cran depuis deux ans Dans ce tournoi qui s’est achevé en fin d’après-midi, le dimanche 24 novembre, on ne savait plus où donner de la tête. C’était bad nonstop dans ces deux gymnases des Minguettes, et récompenses pour 19 lauréats, du vainqueur du simple dame catégorie D au double mixte NC (non classés). “J’avoue, je suis impressionné, commentait Julien

Les deux journées de compétition ont été de qualité, et les badistes vénissians ont réussi à se mêler aux meilleurs compétiteurs de la région lors des épreuves de doubles

Lamercerie, juge arbitre devenu un fidèle de l’épreuve. La qualité des échanges est stupéfiante. On a eu du spectacle à tous les niveaux, et on s’est passés de la compétition pour l’élite sans que cela porte préjudice à la

notoriété du Bad Trip. Les filles s’y sont mises, elles ont vraiment haussé leur niveau de jeu depuis quelques années. Regardez : on assiste à la conclusion de la catégorie B. Élodie Costa et Christelle Bourriau (Chas-

Vénissieux joue label Distinction - Bientôt, sur les ban-

DJAMEL YOUNSI

Nouveau bureau du BVSE Président : Frédéric Bonhomme Trésorière : Caroline Gallet Secrétaire : Adelyne Caso - Secrétaire adjointe : Amira Zennadi Responsable des inscriptions aux tournois : Frédéric Bonhomme

Staff technique et sportif Entraîneurs Compétiteurs : Rudy Almodovar Loisirs : Sylvain Martinez Jeunes : Nicolas Bugnon

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

deroles souhaitant la bienvenue aux sportifs et au public qui fréquentent les installations sportives municipales, on trouvera en complément le tout nouveau label que Vénissieux vient de se voir décerné : “Ville ludique et sportive”. Octroyé pour trois ans, ce trophée national a été remis le 20 novembre à l’adjointe au maire déléguée aux sports, Andrée Loscos, à l’occasion du salon des maires et des collectivités locales qui se tenait à Paris, en marge du congrès des maires de France. Créé par le groupe Moniteur (qui édite notamment La Gazette des communes et Le Courrier des maires) et la Fifas (fédération des industries du sport et des loisirs), le label “Ville ludique et sportive” est attribué par une commission technique composée de professionnels et de décideurs territoriaux. Leur but : “récompenser le travail d’équipes municipales engagées dans la promotion de l’activité physique et sportive en accès libre”. L’adjointe au maire avoue avoir été émue au moment de la cérémonie. “Cette distinction, souligne la récipiendaire, c’est le résultat d’un travail d’équipe qui se mène à Vénis-

sieu), victorieuses en double dames de Marie Balard et Émilie Jousselme (Lyon), sont les valeurs sûres du badminton départemental. Et de loin. La qualité a fait du tournoi de Vénissieux un rendez-vous incontournable. Les badistes sont venus de Montélimar, Ambérieu, Grenoble, Châteauneuf-sur-Isère, Castelnau-leLez (Hérault)…” Même si on a eu du mal à l’approcher, car il faisait la navette entre

les deux gymnases, Frédéric Bonhomme, qui est à la tête de Badminton Vénissieux Sud-Est depuis quelques semaines, a assurément été emballé par l’édition 2013. Et pas seulement en raison des 2 600 euros de récompenses en lots et chèques que le BVSE a pu distribuer aux lauréats. “Frédéric est très actif, il a pu se rendre compte des efforts nécessaires à la bonne conduite d’un tel événement” remarquent Yann et Rudy, ses prédécesseurs. Il a aussi certainement apprécié le parcours de plusieurs adhérents du BVSE, notamment à l’occasion des doubles très disputés, toujours aussi spectaculaires. Une place en finale pour Maxence Chrétien, battu sur le fil en catégorie C. Même résultat pour Michel Yang et Adelyne Caso battus lors de la finale double mixte D +, alors qu’associée à Margot Chiroussel (club de Beauvoir-du-Marc qui fait partie du canton de Saint-Jeande-Bournay), Marylin Magnin du BVSE est parvenue en demi-finale du double dames, catégorie B. Pas de succès vénissian, mais des promesses. Les dirigeants planchent maintenant sur les interclubs départementaux, dont la première journée est programmée dimanche 15 décembre. Les trois équipes seniors du BVSE se produiront à l’extérieur, à Corbas, Lyon et Limas. Simplement pour le plaisir ? Pas uniquement, quand on voit avec quelle détermination a concouru Yann Deschamps pour obtenir une qualification en demi-finale à l’occasion de ce 21e Bad Trip. 

Capitaines des équipes interclubs Départementale 1 : Maxence Chrétien Départementale 2 : Amira Zennadi Départementale 3 : Rémy Noël Vétérans : Yann Deschamps

Tarifs 2013/2014 des cotisations Événement populaire et gratuit, la fête du sport fait chaque année la démonstration du dynamisme sportif de Vénissieux

sieux depuis des années. Outre les valeurs que nous mettons en avant, comme le sport pour tous, le sport loisir, la mixité, la pratique féminine, l’éducation par le sport… ce sont également les performances des équipes élites, des champions et le travail des bénévoles qui sont récompensés. “On ne saurait oublier la qualité des installations sportives, un patrimoine désormais quasiment entièrement réhabilité. Ni le fait que Vénissieux est la ville du département la mieux dotée en nombre de m 2 d’installations par habitant avec ses

18 gymnases, ses stades et ses 26 salles dédiées à la pratique sportive. Un ensemble fréquenté par quelque 94 500 utilisateurs.” Rappelons que près de 10 % du budget de Vénissieux est alloué au sport : pour le fonctionnement des clubs, l’OMS, le centre médicosportif et pour le Projet sportif vénissian. Cela, sans compter évidemment ce lourd investissement qu’est la reconstruction du centre nautique intercommunal, engagée avec les villes de Lyon et de SaintFons. 

(10 compétitions FFBad incluses) Adultes : 95 euros - Étudiants, demandeurs d’emplois : 80 euros Couples : 170 euros - Jeunes de 10 à 16 ans : 65 euros

Tél. : 04 72 50 71 59

rzelec@orange.fr

Dépannage 7j./7 - 24 h./24 38, rue Eugène-Maréchal 69200 Vénissieux


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MAGAZINE

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LE PÉRIPLE D’UN ITALIEN PENDANT LA GUERRE

Tous les chemins ne mènent pas Ă  Rome Le dicton est connu mais n’est pas toujours vĂŠrifiĂŠ. La preuve avec “Lucky Vincenzoâ€?, un livre qui raconte les aventures d’un Italien qui, alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, a quittĂŠ Sora (province de Frosinone, dans le Latium) pour se retrouver en Éthiopie, en Chine, en Russie puis finalement en France, oĂš il vĂŠcut un temps rue Victor-Hugo, Ă  VĂŠnissieux. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

C

interrogĂŠ sur son histoire un jour par semaine pendant trois ans et je prenais des notes. J’ai enregistrĂŠ aussi. Il m’a tout donnĂŠ dans le dĂŠsordre, des dĂŠtails sur chacun des ĂŠvĂŠnements de sa vie, son parcours, l’Éthiopie, la Chine, la Russie et la France. Je me disais qu’il fallait tout retranscrire. J’avais la chance d’avoir rĂŠcupĂŠrĂŠ son livret militaire sur lequel toutes les dates ĂŠtaient inscrites.â€? Gilbert ĂŠcrit un premier jet, qu’il met en pages pour la famille et ses proches. Il montre le projet Ă  son ami Jean-Pierre Vos, “historien par nature et lui aussi originaire de lĂ basâ€? — entendez le Latium. Nos deux hommes travaillent une annĂŠe sur le manuscrit : il fallait qu’il devienne accessible Ă  tout le monde et pas seulement Ă  ceux qui avaient connu le grand-père. “Le but est de partager un livre et de refaire vivre ce passĂŠ aux vieux Italiensâ€?, s’accordent Ă  dire les deux amis. Ils font lire le nouveau texte Ă  quelques proches qui l’avalent en une nuit et leur confient avoir pleurĂŠ.

Sous la fanfare des orgues de Staline En ĂŠvoquant ce grand-père qui, malgrĂŠ toutes les ĂŠpreuves traversĂŠes, a ĂŠtĂŠ suffisamment veinard pour s’en sortir (d’oĂš le titre, “Lucky Vincenzoâ€?), Gilbert et JeanPierre ont voulu rendre hommage Ă  tous ces Italiens dĂŠbarquĂŠs en France Ă  la fin de la guerre. “Les premiers arrivĂŠs faisaient venir les autres. Ă€ VĂŠnissieux, par exemple, il y avait du boulot aux Électrodes. Ă€ l’ancienne gare et rue Victor-Hugo, il n’y avait que des Italiens. On n’entendait pas beaucoup parler le français. Le grandpère a ĂŠgalement vĂŠcu Ă  Dommartin — il travaillait Ă  la poterie — oĂš vivaient aussi de nombreux Italiens.â€? Gilbert a un souvenir prĂŠcis des jardins qui se trouvaient du cĂ´tĂŠ des usines Berliet, face au parc de Parilly. “Les Italiens se mettaient une trentaine en ligne et bĂŞchaient en chantant. Ils avaient de beaux jardins qui nourrissaient les familles.â€? Le livre est un ĂŠloge de la survie. C’est ainsi que l’a saluĂŠ la revue “Guerres et conflitsâ€?. Gilbert et Jean-Pierre ne sont pas peu fiers ! Ă€ travers les lignes, se dessine le beau portrait d’un individu complètement humain, cherchant Ă  survivre coĂťte que coĂťte alors qu’il est plongĂŠ au plus profond de l’enfer, sous la fanfare des orgues de Staline, c’est-Ă -dire des lance-roquettes multiples. Ainsi cette scène hallucinante oĂš, mitraillĂŠs par les soldats russes, les combattants italiens tombent. Vincenzo parvient Ă  se glisser sous

les cadavres de ses camarades tandis qu’un Russe vient manger sa gamelle, assis tout en haut du tas. Les deux auteurs parviennent Ă  nous restituer ce quotidien tragique. Leur “hĂŠrosâ€? qui dĂŠteste les fascistes alors qu’il est enrĂ´lĂŠ dans leurs rangs, apprĂŠcie encore moins les nazis, pourtant ses alliĂŠs. On lit aussi que les paysans russes n’aiment pas spĂŠcialement l’ArmĂŠe rouge et pas davantage les nazis mais qu’ils montrent une curieuse sympathie pour les soldats italiens. Car s’il ne fait pas d’exploits guerriers, Vincenzo en accomplit d’un tout autre ordre, auprès de trois charmantes hĂ´tesses soviĂŠtiques, alors qu’il s’est enfui Ă  pied d’un convoi de prisonniers et erre dans la steppe ! Son retour en Italie n’est pas de tout repos non plus (Vincenzo a ĂŠtĂŠ dĂŠmobilisĂŠ parce que sa femme a accouchĂŠ d’un quatrième enfant, qu’il verra pour la première fois alors que la petite a 8 mois). Il cherche Ă  nouveau Ă  nourrir sa famille. Les fascistes se sont enfuis et ont stoppĂŠ les distributions de pâtes qu’ils octroyaient Ă  la population. Il va vivre encore la retraite allemande de Monte Cassino et l’avancĂŠe des troupes amĂŠricaines. “Mon grand-père ĂŠtait toujours en train de rire, se souvient Gilbert. Il ĂŠtait heureux et il avait ses raisons. Quel bonheur d’être vivant auprès de sa famille quand on a failli mourir des dizaines de fois. Voir ceux qu’on aime, partager un plat de spaghetti.â€? Le dĂŠtail est important car, tout au long de ce fabuleux rĂŠcit, la faim est omniprĂŠsente. “Lorsque les Allemands se sont installĂŠs dans son village, ils raflaient tout. Les paysans broyaient les glands et les mangeaient. Quand la guerre a ĂŠtĂŠ terminĂŠe, le Nord de l’Italie a aidĂŠ le Sud, grâce aux communistes. Mes deux oncles ont passĂŠ entre un et trois ans dans les belles fermes du Nord, oĂš ils ont ĂŠtĂŠ nourris, habillĂŠs, ĂŠduquĂŠs. Ils ne voulaient plus revenir Ă  Sora et mon grand-père a eu du mal Ă  les rĂŠcupĂŠrer. Il les a amenĂŠs en France.â€? Gilbert donne des indications sur Sora, qui comptait 30 000 habitants pendant la guerre. “Un jour, Mussolini y est passĂŠ. Mon père, qui avait 12-13 ans, ĂŠtait obligĂŠ de porter un vĂŞtement noir avec un M. devant et un D, pour Duce, derrière. Il a vu Mussolini tandis que mon grand-père, avec son copain, est restĂŠ Ă  boire des verres (gratuits) au bar et l’a ratĂŠ.â€?  “Lucky Vincenzoâ€? par Gilbert Spica et Jean-Pierre Vors. Éditions Baudelaire. Le livre est disponible chez l’Êditeur (27, place Bellecour - 04 37 43 61 75), Ă  la Fnac, Ă  Decitre et sur Amazon. Prix de vente : 18,50 euros.

La seule photo de Vincenzo en militaire que possède sa famille, au dÊbut d’une sÊrie d’aventures oÚ il côtoiera plusieurs fois la mort

      

         

’est l’atlas qui attire le regard en premier lieu. Lorsque Gilbert Spica et Jean-Pierre Vors se retrouvent Ă  signer leur livre, “Lucky Vincenzoâ€?, une carte retrace l’itinĂŠraire parcouru par Vincenzo Caschera, hĂŠros rĂŠel de l’histoire racontĂŠe, et grand-père de Gilbert Spica. Le tracĂŠ part d’Italie, quelque part du cĂ´tĂŠ de Sora, ville de la province de Frosinone, dans le Latium. De Naples, il saute la MĂŠditerranĂŠe, plonge sur Massawa et AddisAbeba, en Éthiopie. De lĂ , direction la Chine par la mer, avec escales Ă  Colombo (Ceylan, l’actuel Sri Lanka) et Singapour avant l’arrivĂŠe Ă  ShanghaĂŻ. Retour en Italie, Sora et Rome, avant un nouveau dĂŠpart pour la Russie en train, via la Yougoslavie, la Hongrie et l’Ukraine. La percĂŠe en Union SoviĂŠtique se fait sur un millier de kilomètres, le long du Don. Puis c’est le retour en Italie et le dĂŠpart vers la France. “Mamma miaâ€? et “Porca miseriaâ€? sont les deux expressions qui reviennent le plus souvent dans la bouche de Vincenzo — les auteurs ayant choisi d’Êcrire ce rĂŠcit Ă  la première personne. Car le personnage principal de “Lucky Vincenzoâ€? n’est pas un hĂŠros, pas plus un fier-Ă -bras qu’un va-t-en-guerre, seulement un pauvre paysan contraint, pour une meilleure paie, de rejoindre l’armĂŠe mussolinienne pendant la campagne d’Abyssinie de 1936 (il refuse nĂŠanmoins de rallier les Chemises noires, alors mieux payĂŠes). Les premiers coups de feu des rebelles ĂŠthiopiens sont accompagnĂŠs des premiers “Mamma miaâ€? de Vincenzo. Toujours pour une meilleure solde, notre brave homme choisit de ne pas retourner en Italie et de partir Ă  ShanghaĂŻ dĂŠfendre la concession italienne (nous sommes en 1937 et les Japonais bombardent la ville). De retour en Italie en 1939, Vincenzo est assignĂŠ Ă  travailler dans une usine d’explosifs, “pour un salaire modesteâ€?. En janvier 1942, il est Ă  nouveau incorporĂŠ dans un rĂŠgiment qui doit se rendre en Libye. Avec quelques copains de chambrĂŠe, il fait le mur et va passer la nuit avec sa femme avant son dĂŠpart. Au retour Ă  la caserne, la police militaire les attend. Adieu la chaleur libyenne, il rejoint un rĂŠgiment qui part pour la Russie. Porca miseria ! “Je suis le plus vieux des garçons de la famille, explique Gilbert Spica, et j’avais 20 ans Ă  la mort du grandpère. Je m’Êtais toujours demandĂŠ pourquoi il ĂŠtait si fatiguĂŠ. Je l’ai

          

   

           

            

Centre Conversons VĂŠnissieux 71 boulevard Laurent GĂŠrin 04 82 91 01 08


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AVEC EXPRESSIONS ET SES PARTENAIRES

Jeu-concours des Fêtes! ✔ Des places pour LOU / La Rochelle au Matmut Stadium ✔ Des sessions de karting avec Kart’In ✔ Des entrées pour les petits à Bulle d’air Park Les rugbymen du LOU attendent de pied ferme la formation de La Rochelle. C’est l’affiche de cette fin d’année qui va opposer le leader de Pro D2 à un prétendant au titre. Les 8 000 places du Matmut Stadium, enceinte vénissiane qu’il occupe depuis novembre 2011, seront prises d’assaut. Retour en arrière. Le Lyon Olympique Universitaire — autrement dit, le LOU — est le club de rugby phare de l’agglomération… Mais depuis quelques années seulement. Après avoir connu la gloire avec des titres de champion de France en 1932 et 1933, il faudra attendre la saison 2010-2011 et un titre de champion de France de Pro D2 pour que le LOU soit enfin promu en Top 14. Après une saison au sein de l’élite, le club est reparti en Pro D2 pour la saison 2012-2013. Pour briller à ce niveau, il a recruté les anciens internationaux Sébastien Chabal et Lionel Nallet. Et cette année, le LOU semble bien parti pour retrouver le Top 14. Après douze journées de championnat marquées par une seule défaite pour onze succès, le LOU caracole en effet en tête, deux places devant La Rochelle, qu’il reçoit donc dimanche 22 décembre à 15 heures.

Passionnés de vitesse, ne passez pas votre chemin. Longue de 600 mètres, la piste de kart indoor la plus importante de RhôneAlpes se trouve en effet à… Vénissieux. L’équipe de Kart’In est installée chemin du Génie depuis 1998, grâce à René Arnoux, pilote de Formule 1 de 1978 à 1989. Installez-vous donc au volant de l’un des 15 karts de 270 cm3 roulant au bioéthanol. Et comme la piste change tous les six mois, aucun risque de se lasser ! Une fois la course terminée, vous pourrez vous remettre de vos émotions dans l’un des espaces prévus à cet effet, comme le pub panoramique ou le coin restauration. Un espace Kid Karting est ouvert aux 7-13 ans, sur réservation, ce qui leur permet de découvrir en toute sécurité les plaisirs du karting. Notons enfin que l’espace est privatisable pour des événements d’entreprise. Kart’In : 15, chemin du Génie 69200 Vénissieux. Tél. : 04 72 78 05 05. Tarifs : à partir de 25 euros la session. Consulter le site www.kart-in.fr. Ouverture de 8 heures à minuit du mardi au jeudi ; de 18 heures à minuit trente le vendredi ; le samedi de 14 heures à minuit trente ; le dimanche de 15 heures à 20 heures.

*cochez les bonnes réponses

Depuis 2010, petits et grands ont de quoi s’amuser à Bulle d’Air Park, en toute sécurité ! Vingt attractions attendent en effet les jeunes visiteurs de 3 mois à 12 ans. Par exemple le minigolf, les trampolines, une zone accrobranche, les luges et toboggans, le labyrinthe… N’oublions pas les incontournables du lieu, au succès jamais démenti : les structures gonflables géantes. À ces attractions s’ajoute une nouveauté : une tyrolienne. Les bébés, quant à eux, peuvent être confiés à un animateur, qui propose des jeux adaptés. D’une surface de 1 600 m2, le lieu peut être privatisé. Il dispose d’un espace restauration avec boissons fraîches ou chaudes, goûters, sucreries et même des plats cuisinés. Et on peut y organiser des anniversaires : l’équipe de Bulle d’Air Park n’attend que ça. La seule règle à avoir en tête, été comme hiver : ne pas oublier ses chaussettes ! Bulle d’Air Park : 17, chemin du Génie 69200. Tél. : 04 72 78 05 10. Horaires : mercredi, de 10 heures à 18 heures Samedi et dimanche, de 10 heures à 19 heures Jours fériés, de 10 heures à 18 heures Vacances scolaires, du mardi au samedi de 10 à 18 heures.

*cochez les bonnes réponses

Journalistes :

1, rue Gambetta 69200 Vénissieux Téléphone : 04 72 51 18 12 Télécopie : 04 72 51 04 78

redaction@expressions-venissieux.fr Directrice de publication : Yolande Peytavin

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Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions Fabrication : Riccobono (83 Le Muy) ✆ 04 94 19 54 57 Distribution : Codice 2, rue des ERM - Parc des ERM 69200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30

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Abonnement : 40 euros par an Prix au numéro : 1 euro

Marie-Jo Borne

Tirage 32 500 exemplaires

Raphaël Bert ✆ 04 72 51 76 84

Chargé de publicité : Maxime Huard ✆ 04 72 90 95 98

*cochez les bonnes réponses

En quelle année fut créé ce complexe de karting ?* ❏ 1963 ❏ 1998 ❏ 2010

Quelle est la surface de l’aire de jeu ?* ❏ 50 m2 ❏ 1 600 m2 ❏ 3 000 m2

Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé Rédaction :

Combien de spectateurs le Matmut Stadium peut-il accueillir ?* ❏ 800 ❏ 8 000 ❏ 25 000

Quel est le carburant utilisé par les karts ?* ❏ Gazole ❏ Bioéthanol ❏ Essence

Combien le parc compte-t-il d’attractions ?* ❏2 ❏ 20 ❏ 80

Gilles Geley

Lequel de ces joueurs ne joue pas au LOU ?* ❏ Sébastien Chabal ❏ Jonah Lomu ❏ Lionel Nallet

Quelle est la longueur de la piste ?* ❏ 2 km ❏ 600 m ❏ 300 m

Bulle d’air Park s’est doté d’une nouvelle attraction. Est-ce :* ❏ Un grand huit ❏ Une tyrolienne ❏ Un tir à l’arc

Secrétaire de rédaction :

En quelle division le LOU évolue-t-il ?* ❏ Top 14 ❏ Pro D2 ❏ promotion d’honneur

10 FOIS DEUX SESSIONS DE KARTING

10 ENTRÉES POUR DEUX ENFANTS DE 3 À 15 ANS

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Répondez à un seul de ces questionnaires, au choix. Remplissez ce bon de participation et joignez-y vos réponses. Adressez le tout à Expressions avant le 12 décembre. Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses, et prévenus le 13 décembre par mail ou téléphone. NOM : Prénom : Adresse : Mail :

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PORTRAIT

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LAURENT NABET

Dans ses cordes On peut avoir vécu 26 ans à Vénissieux et fréquenter les stars, être invité aux mariages princiers et participer à l’anniversaire de Robbie Williams. La preuve avec Laurent Nabet, violoniste-leader du groupe Swanband et créateur de l’agence événementielle SW1. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

aurent Nabet passe beaucoup de son temps dans les trains et les avions. Ce violoniste professionnel, par ailleurs créateur de l’agence événementielle SW1, revient régulièrement à Vénissieux pour rendre visite à ses parents. Le temps d’une interview, alors qu’il ne reste dans la région qu’un court moment, il se remémore son enfance passée à Léo-Lagrange et au Monery. Et en est visiblement ému. “J’ai vécu à Vénissieux de 0 à 26 ans. Mes parents habitaient rue Gabriel-Fauré et j’allais à l’école Léo-Lagrange. Ensuite, j’ai fréquenté le collège Paul-Éluard et le lycée Jacques-Brel. Je me souviens de la place Rouge, où on jouait à la pétanque avec le CMO-V. Cela m’évoque plein de souvenirs.” Sa mère l’inscrit à l’école de musique Jean-Wiener alors qu’il a 6 ans. Après une année de solfège, il doit opter pour un instrument. Ce sera le piano. “J’étais premier de la classe et je pouvais choisir. Mais quand le prof nous a posé la question “Est-ce que vous avez un piano à la maison ?”, j’ai répondu non. Papa était un petit ouvrier et il n’était pas imaginable d’acquérir ou de louer un piano. Je suis sorti de cet entretien dépité. Il fallait prendre un autre instrument.” Sa mère a des principes : “Quand on ne fait pas de piano, on fait du violon !” Laurent se dirige donc vers la classe de violon et… tombe amoureux de sa prof, “une belle Italienne avec de longs cheveux, Mme Fiorentino, qui est ensuite partie pour le Conservatoire de Lyon”. “Quand la porte s’est ouverte, j’ai vu une créature de rêve. J’ai remercié ma mère d’avoir eu raison. Aujourd’hui, en repensant à Emilia Fiorentino, je trouve qu’elle ressemblait à Ornella Muti. Malgré tout, j’étais un sacré fumiste : je bossais trois jours avant l’examen et j’étais premier. Par contre, à l’école, j’étais un élève studieux et je suis allé jusqu’au bac. J’ai fait ensuite un IUT Tech de Co dont je suis sorti diplômé.” L’année 1985 marque un tournant pour la famille. “La situation

Monaco et j’étais aussi à la soirée Virgin à Londres.” Swanband fonctionne par modules et peut aller jusqu’à une trentaine de musiciens. À côté, SW1 conçoit totalement un événement : “Nous définissons la décoration florale, le dressage des tables, l’éclairage de la salle, la vaisselle, etc.” Ses bases musicales, c’est à Vénissieux qu’il les acquiert : “Mme Fiorentino avait une pédagogie classique. À moins d’être doué comme Stéphane Grappelli, qui était un autodidacte, le violon demande de la technique. Ensuite, mon oreille s’est ouverte à tous les styles de musique. J’ai ainsi rencontré les musiciens tziganes du Raspoutine, à Paris, avec qui j’ai longtemps travaillé. Puis j’ai appris mon métier avec des musiciens de cabaret. La transition s’est opérée grâce à un événement privé au Town Hall, l’hôtel de ville de Manchester. Je fais la connaissance de quelqu’un qui trouve mon groupe magnifique et me propose d’animer la finale de la Cup anglaise à Cardiff, en 2005. Arsenal bat Manchester 1 à 0 sur un penalty de Thierry Henry.”

PHOTOS DR

L

“Ma vie est magnifique, je le dis sans orgueil” déclare Laurent Nabet, qui n’a rien oublié de ses origines populaires

à Vénissieux devenait délicate à tous points de vue. Le trafic de drogue s’installait dans le quartier. Mes parents étaient d’honnêtes gens et souffraient de cette détérioration. Nous étions quatre garçons et les quatre ont réussi. J’ai un frère docteur en physique à Monaco, l’autre est à Londres, il coiffe les stars, le dernier a un salon de coiffure cours Vitton. André Gerin venait de succéder à Marcel Houël. Ma mère est allée voir ce monsieur courageux — je trouve qu’il a fait son métier avec conviction, même si je ne partage pas ses opinions politiques. On ne pouvait plus sortir et passer la porte

Sur scène avec Patrick Bruel en janvier dernier

de l’immeuble devenait le parcours du combattant. La saleté gagnait les allées, le malaise de la cité était là. Tout était en train d’imploser. C’est l’époque d’“Envole-moi”, la chanson de Goldman.” La famille déménage rue Beethoven. En lisant “Le Progrès”, le jeune homme tombe sur une annonce : un hôtel-restaurant de Lyon cherche un musicien. “Je me retrouve à auditionner dans ce resto de la place Carnot et je suis embauché avec un pianiste. Je travaille deux soirs par semaine, ce qui me rapporte 500 francs et met du beurre dans les épinards. C’est le début d’un long parcours dans la musique.” Quand il revient de l’armée, Laurent est décidé : il fera de la musique son métier. Entre son groupe (Swanband), qui existe depuis 1992 et qu’il qualifie de “magique” (“une base de 12 artistes sur scène et l’équipe technique autour”), et son agence événementielle (SW1 - en prononçant le 1 à l’anglaise, on obtient SW One, qui résonne comme swan), créée en 2001, Laurent multiplie sa présence auprès des célébrités : “La semaine dernière, j’étais avec le prince Albert de Monaco et Usain Bolt. Et Robbie Williams m’a sollicité pour animer, en tant que musicien, la soirée de son quarantième anniversaire, en février prochain à Oxford. L’an dernier, j’ai fait un très beau gala avec Robert Redford à

joueur de Liverpool Kenny Dalglish, dont la fondation humanitaire collecte des fonds pour la recherche contre le cancer. Les soirées s’enchaînent et l’agenda de Laurent se remplit. Moscou début novembre, Beyrouth la semaine prochaine. “Tout cela est parti d’un petit violon ! En voyant mes notes de solfège, la prof a proposé que ma famille en loue un pour 30 francs par mois. Je me revois partir avec mon petit violon… Incroyable !” Il soupire: “Vénissieux… Je n’ai que de bons souvenirs. Je me souviens de ceux qui, à l’époque, n’avaient pas baissé les bras et voulaient que les jeunes s’en sortent, telle la directrice de l’école Léo-Lagrange. Des gens formidables !” Aujourd’hui, ses parents vivent toujours au Monery et lui-même partage son temps entre Londres, Paris et… “un peu ici”. “Ma vie est magnifique, je le dis sans orgueil. Je suis issu d’un univers où l’on manquait de tout, avec des voitures qui explosaient au pied de mon appartement, rue GabrielFauré. J’ai vu tomber les deux premières tours, j’ai vu la fumée venir nous submerger. Cela a été “Tout cela est parti d’un petit violon. le début d’une campagne En voyant mes notes de solfège, pour un changement d’urbanisme, l’arrivée d’une la prof a proposé que ma famille en loue un pour 30 francs par mois.” nouvelle ère.” Il poursuit : “De VénisLe monde du foot s’ouvre à lui sieux, je suis passé à des soirées de avec, en juin 2005, le mariage de princes et de princesses, de rois et de Djibril Cissé au Pays de Galles reines, de stars… J’étais sur scène puis celui, en 2007, de Gary avec Bruel en janvier dernier. Les Neville, le capitaine de Manches- gens les plus riches sont souvent les ter. Il participe également à la plus simples, ils ne sont pas dans le finale de la Champions League à paraître mais dans l’être. Plus on Moscou en mai 2008. Toujours en leur parle simplement et plus ils vous 2008, il est à la cérémonie qui apprécient. Comme je suis moiconsacre Ballon d’Or Cristiano même d’une nature simple, je me Ronaldo, alors joueur de Man- sens dans mon élément.” Il aimerait adresser un message chester United. À Londres en mai 2011, il est à la finale de la d’espoir “à ceux qui vivent dans des Champions League, participe à conditions défavorisées”. “C’est en des soirées prestigieuses avec partant de rien qu’on arrive à Marina Dalglish, la femme du quelque chose.” 

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