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DU

6 AU 19 NOVEMBRE 2013

Numéro 545

www.expressions-venissieux.fr

Les 268 écoliers du quartier Joliot-Curie ont fait leur rentrée lundi dans un groupe scolaire, un restaurant et une Maison de l’enfance tout neufs. Page 3

DISPARITION

Les entreprises du Sud-Est lyonnais ont leur maison

Fortuné Lanfranchi, héros de la Résistance.

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DROITS DE L’ENFANT Un programme riche et varié du 18 au 27 novembre.

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LOGEMENT La résidence Aralis Joannès-Vallet, une idée neuve de l’hébergement social.

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PHOTO RAPHAËL BERT

Joliot-Curie à bonne école

UN AIR FRAIS VA SOUFFLER SUR LA FOULÉE VÉNISSIANE page 11

Économie - Inaugurée ce mercredi, la Maison des entreprises du Sud-Est lyonnais, construite à la limite de Vénissieux et Corbas, avenue du 24 août 1944, est une très belle réalisation. Un bâtiment de 650 m2 aux lignes tendues, mis en valeur par un revêtement en acier inoxydable. Mais l’intérêt majeur de cette opération de 1,2 million d’euros, cofinancée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et l’Association de la zone industrielle de Vénissieux/ Corbas/Saint-Priest (ASLI), est avant

tout d’offrir aux acteurs économiques locaux une maison commune doublée d’un véritable pôle de compétences. Outre l’agence Sud-Est de la CCI de Lyon et l’ASLI, le bâtiment fédère en effet la zone d’activités CorbasMontmartin, les six associations locales d’entreprises (dont l’AEVE de Vénissieux) regroupées au sein d’ALYSEE, l’Union des entreprises de transport et de logistique de France (TLF), et le MASE Rhône-Alpes (Manuel d’amélioration sécurité des entreprises).

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Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

COMMÉMORATION DU 11 NOVEMBRE Le 95e anniversaire de l’Armistice de la guerre 19141918 sera célébré lundi 11 novembre à 11 heures au nouveau cimetière de Vénissieux. Rendez-vous devant la Maison du Peuple, boulevard Laurent-Gérin.

AVEC LA MAISON DU PROJET, DERRIÈRE LES PALISSADES

La Maison du projet est le lieu qui pilote les grandes opérations de renouvellement urbain engagées aux Minguettes et à Max-Barel. Cette structure a également pour mission de faire vivre et partager les enjeux de la transformation aux habitants. Elle propose notamment de découvrir de l’intérieur les grands chantiers de Vénissy et d’Armstrong. La prochaine visite est programmée le mercredi 13 novembre et sera commentée par les chefs de projets. Sur inscription, dans la limite de 12 personnes par groupe. Tél. : 04 72 90 10 96. Mail : maisonduprojet@ville-venissieux.fr

VACCINATIONS PUBLIQUES CONTRE LA GRIPPE

Le Service communal d’hygiène et de santé organise encore deux séances de vaccinations publiques gratuites spécifiques contre la grippe saisonnière au Comité départemental d’hygiène Sociale (CDHS : 5, rue de la Paix) de 14 heures à 16 heures ces vendredis 8 et 22 novembre. Toute personne souhaitant se faire vacciner doit apporter son vaccin et présenter son carnet de vaccinations. Informations complémentaires auprès du SCHS : 04 72 21 44 10.

Hommage à Fortuné Lanfranchi

INDUSTRIE

Résistance - Décédé le 25 octo-

BOSCH : VERS UNE REPRISE AU RABAIS

bre à l’âge de 90 ans, Fortuné Lanfranchi était comme ses quatre frères un héros de la Résistance. Ses parents avaient quitté l’Italie en 1923, pour fuir les chemises noires de Mussolini et le fascisme qui montait en force. La perspective d’un contrat de travail à la Société française des électrodes fit venir la famille à Vénissieux, en 1923. Elle allait payer un lourd tribut à la lutte contre le nazisme. Troisième de cinq enfants, Fortuné a 17 ans quand, en 1940, l’Italie déclare la guerre à la France. Il s’engage dans l’armée française et pour cela triche sur son âge. Mais Pétain se couche devant Hitler et c’est la débâcle. En 1943, Fortuné adhère aux Groupes francs de l’Armée secrète. “Je suis parti dans le maquis du Lot-et-Garonne avec mon frère Victor, racontait-il. Il n’y avait pas d’organisation, on couchait dehors, on n’avait rien à manger. On disait qu’on allait nous donner des armes et on ne nous apportait rien du tout. Au bout d’un mois, je suis revenu à Lyon.” En juillet 1943, Fortuné est enrôlé dans les services de renseignements pour Lyon et la Région du réseau Marco-Polo, qui travaille pour l’Angleterre. Arrêté par Touvier le 9 mai 1944, il est emmené par la milice au siège de la Gestapo, avenue Berthelot. Interné, torturé par Barbie puis déporté à Dachau, il fut libéré par les Américains et rapatrié en mai 1945. Il fit face à son tortionnaire en 1987 à la cour d’assises de Lyon, étant partie civile dans le procès du “boucher de Lyon”. “Nous perdons un frère de lutte, un homme courageux qui s’est engagé jusqu’au péril de sa vie, pour son pays d’adoption et ses idées, a déclaré Michèle Picard, le maire. Je retiens

M. Lanfranchi en 2010, lorsque fut baptisée à Vénissieux la rue qui porte le nom de cette famille de combattants

de Fortuné cette flamme de combat qu’il a su nous transmettre.” Rappelons que depuis 2010, une rue de Vénissieux porte le nom des “frères Lanfranchi, héros de la Résistance”. L’aîné, Fiermonti, a combattu dans les Groupes francs dès 1942. Après la libération de Lyon, il s’est engagé dans l’armée française pour poursuivre le combat sur le front des Alpes. Le deuxième fils, Joseph, a combattu dans le maquis de Savoie. Arrêté par la milice, remis à la Gestapo, il a été déporté à Buchenwald. Le quatrième, Victor a été tué à 19 ans dans le maquis d’Arx (Landes), en 1944. Quant à Humbert, qui avait

VACCINATIONS GRATUITES Les séances ont lieu les 1er et 3e mercredis de chaque mois, de 14 à 15 heures et les 2e et 4e mercredis de 17 à 18 heures au Centre de santé et de prévention du CDHS, 5, rue de la Paix à Vénissieux.

Autour de la campagne des municipales

POUR LES PERSONNES

✔ Lotfi Ben Khelifa : “Nous ne fermons pas la porte” Les discussions achoppent entre PCF et PS pour la constitution d’une liste d’union. “La proposition faite par les représentants de Michèle Picard n’est pas à la hauteur d’un accord qui respecte le poids du parti socialiste à Vénissieux, pourtant arrivé en tête dans toutes les élections”, assure dans un communiqué du 27 octobre, Lotfi Ben Khelifa, secrétaire de la section. “Le PCF a fait le choix de l’autonomie à Lyon, nous ne fermons pas la porte à Vénissieux. Mais (...) nous nous demandons si finalement le PCF ne recherche pas la rupture.”

ATTEINTES DU DIABÈTE DE TYPE

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Le réseau DIALOGS tient à Vénissieux tous les 2e mardis du mois des réunions destinées aux personnes atteintes du diabète de type 2. Gratuites et ouvertes à tous, elles se déroulent au Groupe Hospitalier “Portes du Sud”, avenue du 11-novembre-1918, entre 14 et 16 heures. Inscription et renseignements au 04 78 60 96 30. La prochaine réunion, mardi 12 novembre, aura pour thème : vivre avec son diabète. Pour en savoir plus, un site internet : www.dialogs.fr

LE SÉNATEUR FISCHER ET SA COMPAGNE AGRESSÉS Guy Fischer s’apprêtait à passer avec sa compagne, Denise, une tranquille soirée dimanche, quand trois hommes cagoulés se sont introduits dans sa maison. Munis d’une arme de poing, les agresseurs les ont menacés et molestés avant de faire main basse sur 150 euros et le téléphone portable du parlementaire. Une agression qui a entraîné respectivement 3 jours et 7 jours d’ITT. Au vu de la réaction des voyous qui ont pris la fuite quand il a décliné son identité, le sénateur pense qu’il n’était pas personnellement visé.

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PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

ACTUALITÉS

Élections 2014 - Expressions propose désormais à ses lecteurs de retrouver dans cette rubrique des échos de campagne, annonces de réunions, déclarations, etc.

✔ Michèle Picard : “J’appelle à un large rassemblement” “Au vu de la situation sociale inquiétante, du mécontentement qui grandit vis-à-vis de la politique gouvernementale, le risque est grand de voir les populations s’abstenir de voter, permettant ainsi à l’UMP de reconquérir de nombreuses communes et au Front national de faire un score élevé, déclare pour sa part la candidate Michèle Picard, le 31 octobre. “Dans ce contexte, le rassemblement des forces de gauche autour d’une politique à gauche est essentiel. Candidate à Vénissieux, j’appelle à un large rassemblement autour d’un projet partagé avec les Vénissians. J’appelle à créer, partout où c’est possible, les conditions d’un large rassemble-

ment dès le premier tour de toutes les forces de gauche, pour défendre une politique solidaire et ambitieuse en faveur des populations.” ✔ Réunions publiques du Parti socialiste - Jeudi 7 novembre à 18 h 30 aux Minguettes (foyer Claude-Debussy) - Jeudi 5 décembre à 18 h 30 dans le quartier Paul-Langevin (salle PaulLangevin) ✔ Réunions publiques du Parti communiste - Vendredi 15 novembre à 18 heures dans le quartier du Moulin-à-Vent (foyer Paul-Vaillant-Couturier) sur le thème : Développer l’emploi et la ville. - Jeudi 5 décembre à 18 heures aux Minguettes (Maison des fêtes et des familles, salle n° 1) sur le thème : Logement, une ville pour tous. ✔ Réunion publique de M. Iacovella Le conseiller municipal d’opposition, qui conduit une liste aux élections, invite à un débat le 21 novembre à 18 h 30 à la Halle à grains (81, rue du Président-Salvador-Allende). ✔ Le PS suspend deux élus vénissians En juin à Paris, ils avaient perturbé le point de presse national du Parti socialiste, pour contester les modalités du vote interne de désignation du premier des socialistes à Vénissieux. La fédération du Rhône a suspendu du PS pour un an Mokrane Kessi et Samia Hamdiken-Ledésert. Tous deux sont conseillers municipaux, Mme Hamdiken-Ledésert exerçant également un mandat de conseillère communautaire.

rejoint le maquis de l’Ain en 1944, à l’âge de 18 ans, il a été très grièvement blessé dans les combats de La Valbonne. 

Et finalement ils ne resteraient que 130 à travailler sur le site photovoltaïque de Bosch. Les semaines passent et les perspectives de maintien de l’emploi dans l’usine du boulevard Joliot-Curie ne cessent de fondre. Quand le breton Sillia, associé à la coopérative Sol Coop, s’était positionné comme l’unique repreneur potentiel, au mois de septembre, la CFDT avait annoncé que “150 à 160 personnes pourraient être intégrées dans le plan de reprise”, soit environ les deux tiers des 240 salariés qui travaillent actuellement sur les chaînes d’assemblage de panneaux photovoltaïques. Entre-temps, le gouvernement a refusé de s’engager sur une visibilité à trois ans du marché du solaire. Et la coopérative Sol Coop, qui aurait garanti des débouchés en aval, a décidé de jeter l’éponge. Malgré ce nouveau coup dur, Sillia a maintenu son offre de reprise. Elle a été déposée le 31 octobre mais ne porte plus que sur le maintien de 130 salariés. La direction de Bosch annoncera le 13 novembre si elle accepte ou non cette offre.

La Chine, invitée des Rencontres internationalistes Débats sans tabou - Les premières Rencontres internationalistes organisées en 2008 par la section du PCF de Vénissieux partaient du constat, rappelle Pierre-Alain Millet qui en est une des chevilles ouvrières, qu’il est “impossible de résister au capitalisme en France si l’on ne voit pas qu’ailleurs aussi, d’autres résistent à ce système qui fait de la mise en concurrence l’instrument de sa domination contre les peuples.” Cinq éditions plus tard, la réflexion s’approfondit, éclairée par l’actualité. Ainsi, chez Bosch: “L’enjeu ne consiste ni à obtenir le soutien de l’État au photovoltaïque, ni à trouver le sauveur suprême mais à placer le groupe face à ses responsabilités. Sa stratégie est de fermer en France pour investir en Europe de l’Est et faire baisser les salaires. Les grands groupes allemands sont à la pointe de cette guerre du capitalisme, avec des millions de travailleurs payés la moitié de notre Smic et des millions d’autres, en Europe de l’Est, sous-payés et poussés à l’exil.” Débattre du monde, c’est donc ce que proposent les 6e Rencontres internationalistes, qui vont se tenir vendredi 8 et samedi 9 novembre à la salle Irène-Joliot-Curie. Elles s’ouvriront vendredi à 18 heures, par le vernissage de deux expositions : celle du plasticien Ervé sur “l’actualité du monde” et celle de photos de voyage signées de Blandine Chagnard et choisies par Edith, sa fille. La soirée se poursuivra avec la rencontre organisée par les jeunes communistes de Vénissieux entre des jeunes d’Italie, Suisse, Espagne, Tchéquie, Tunisie,

Palestine et Russie. Son thème : “La paix face aux impérialismes”. La matinée du samedi commencera par un temps de réflexion sur le Chili, 40 ans après le coup d’État fasciste. Un débat suivra avec les ambassadeurs de Bolivie, du Venezuela et de Cuba sur l’ALBA, cette organisation politique, sociale et économique d’Amérique latine qui développe des principes de solidarité, de complémentarité, de justice et de coopération. Hommage sera rendu au président Chavez. Après la réception officielle des ambassadeurs par Michèle Picard, puis une pause casse-croûte, trois représentants du Parti communiste chinois participeront à deux débats : “Entre socialisme et capitalisme” (14 heures) et “Coopération ou mondialisation”(16 h 15). “On ne voulait ni d’une délégation étatique ou commerciale ni de débats formatés, assure P.A. Millet. Les débats sont ouverts et donneront lieu à de vrais échanges.” L’après-midi s’achèvera à 18 h 45, par une initiative de solidarité avec les peuples du Moyen-Orient, en présence d’un représentant du Parti communiste libanais et de Salah Hamouri, ce jeune franco-palestinien emprisonné durant sept ans en Israël. À 19 h 30, musique, chansons et repas apporteront la touche finale à ces journées.  Inscriptions au casse-croûte du samedi midi (5 euros) et au repas du soir (15 euros) : 04 72 50 44 34. Entrée libre et gratuite.

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RECONSTRUCTION DU GROUPE SCOLAIRE JOLIOT-CURIE

L’événement

Bienvenue à l’école e du XXI siècle Au retour des vacances de la Toussaint, les 268 écoliers ont découvert une école maternelle, une école élémentaire, un restaurant scolaire et une Maison de l’enfance tout neufs. ous l’immense préau, Lakhdar, Maïssa (CM2), Mehdi (CM1/CM2) et Khalif (CP/CE1) attendent patiemment que les visites organisées pour les parents soient terminées. Les quatre écoliers sont heureux de découvrir leur nouvelle école et un brin nostalgiques. “On était dans l’ancienne depuis la petite section de maternelle, commentent les grands. C’est comme quand on déménage. On est triste de quitter sa chambre mais le soir, on est content de dormir dans la nouvelle !” Khalif, plus jeune, n’a pas d’état d’âme : “C’est super ! Ce que j’aime, c’est les jeux dans la cour. Ils ont installé une “araignée”. Les couleurs, elles sont trop belles. Le préau est grand et comme il pleut aujourd’hui c’est génial. Nos parents, ils nous disent même que maintenant on est obligés de très bien travailler !” Les parents, justement, sont venus très nombreux, directeurs et enseignants leur ayant proposé de les accompagner dans des visites commentées. Jean-Marc Peillon, le directeur de l’élémentaire, Marine Lambert, la directrice de la maternelle, ainsi que Milan Natan, le directeur de la Maison de l’enfance, guident les groupes, aidés par les enseignants. La visite commence par la Maison de l’enfance. “Je suis très heureux de ce projet-là, commente Milan. Nous avons bien plus de place, avec beaucoup d’espaces mutualisés. Par exemple, nous pourrons utiliser les salles de psychomotricité et la BCD des maternelles ainsi que la salle polyvalente, la bibliothèque et la salle d’arts visuels de l’élémentaire, qui viennent s’ajouter à nos quatre salles réparties entre le rez-de-chaussée et le premier étage. On a aussi une cuisine pédagogique. Tout a été bien pensé, les couleurs pastel et vives alternent, et le matériel est neuf !” Michèle Picard, le maire, est présente, accompagnée de Christian Falconnet, adjoint délégué à l’éducation, et d’Abdelhak Fadly, conseiller

S

municipal et président du conseil de quartier. “La reconstruction de ce groupe scolaire, souligne le maire, c’est le plus gros budget d’investissement de ces dernières années. Je suis très heureuse de le voir aboutir. Cette ouverture est à mes yeux très symbolique. Une école, c’est le lieu de l’enseignement mais aussi de l’épanouissement de l’enfant. Et je n’ai que des échos positifs, aussi bien du côté des enfants que des parents.” C’est aussi l’avis de Mme Ayad, qui préside l’association festive de l’école. “C’est un superbe lieu, pour accueillir les enfants dans de très bonnes conditions. Ils partent sur de bonnes bases. Les couloirs sont larges, bien proportionnés ; les bâtiments sont pleins de couleurs : rouge pour l’élémentaire, orange pour la maternelle, vert pour le restaurant, jaune pour la Maison de l’enfance. Les salles mises en commun, c’est également une excellente idée.” La visite se poursuit dans le restaurant scolaire. Les élèves de maternelle continueront d’être servis à table tandis que les plus grands inaugureront un self, le premier de Vénissieux. Des mamans s’inquiètent : “Sauront-ils se servir ? Vont-ils manger de tout ? Et pour les tickets de cantine, ça marche comment ?” Le directeur les rassure : “Le personnel veillera à ce que vos enfants se débrouillent bien. Je ne m’inquiète pas !” Dans les classes maternelles, les écoliers sont déjà au travail. Les grands s’installent. La classe reprend. Mais avant de s’en aller, des parents ont voulu alerter les enseignants sur la rambarde qui surplombe la montée d’escaliers. N’y a-t-il pas danger de chute ? “La commission de sécurité est passée et n’a trouvé rien à redire, relève Jean-Marc Peillon. Mais nous avons modifié le règlement intérieur, de sorte que les enfants ne sont en aucun cas autorisés à se déplacer seuls dans les couloirs.” La question devrait toutefois être discutée dans quinze jours, au prochain conseil d’école. 

Le chantier de construction des écoles et de la Maison de l’enfance aura duré plus d’un an et demi.

MICHÈLE FEUILLET

Très esthétique, l’école est high-tech et évolutive. Elle intègre des possibilités d’extension

RESTAURATION SCOLAIRE

Le premier self de Vénissieux, pour les élèves d’élémentaire 11 h 30. Dans le restaurant scolaire, les personnels de service sont sur les dents. L’organisation d’un self est très différente de celle d’une cantine, et pour gérer au mieux le changement, ils ont suivi deux jours de formation avec M. Rivory, un intervenant du CNFPT, le Centre national de formation de la fonction publique territoriale. Outre M. Rivory, Régis — un agent de la Régie municipale de restauration scolaire et sociale — est détaché pour quelques semaines, le temps de lancer le self. Milan Natan, le directeur de la Maison de l’enfance, son adjoint et une animatrice assurent la surveillance du temps de cantine. À 11 h 45, arrivée du premier groupe de douze enfants. C’est Idriss, élève de CP, qui inaugure le self. Milan lui explique : “D’abord tu prends un plateau, tu poses dessus un verre, les couverts, une serviette en papier. Après tu te sers : de la salade, un fromage et un dessert.” Le plat chaud est donné par les dames de service : “Le lundi c’est ravioli !” Après avoir pris son pain, Idriss cherche où il va s’installer : “les écoliers peuvent s’asseoir où ils veulent, c’est un vrai changement !”, précise Milan. Les plus grandes se retrouvent entre copines, les garçons entre eux. “On a l’impression d’être à la cafétéria !” lancent les filles.

11,5 M€

En construction, le deuxième self des écoles vénissianes ouvrira au groupe scolaire du Centre en mars 2014

Les repas sont préparés par la Régie de restauration : “Les aliments n’arrivent plus en barquettes individuelles mais en vrac”, précise Régis. Les agents veillent et rien ne leur échappe. Une petite fille veut zapper la salade ? Pas question ! Elle est invitée à aller se servir ! “Les enfants doivent prendre de tout, pour goûter”. À peine les écoliers servis, un autre groupe de douze arrive, aussi bien des CE1 que des CM2. Ils ont une trentaine de minutes pour déjeuner. Une fois la dernière bou-

c’est le coût de l’investissement sur le budget municipal.

chée avalée, ils vont vider leur plateau. Le personnel est unanime : “Le self est très bien insonorisé et l’arrivée des enfants par roulement permet d’avoir bien moins de bruit. On n’en a jamais plus de 24.” Après le déjeuner, les enfants rejoignent la Maison de l’enfance pour un temps placé sous le signe de l’autonomie et de la responsabilité. Il leur est proposé de la lecture, de l’informatique, des arts plastiques, des jeux de société, sans oublier les activités extérieures dans la grande cour. 

“Cette ouverture est à mes yeux très symbolique. Une école, c’est le lieu de l’enseignement, mais aussi de l’épanouissement de l’enfant.” Michèle Picard, maire de Vénissieux


Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS DÎNER DANSANT

Droits de l’enfant : des journées rien que pour eux (ou presque)

DES ANCIENS DE PASTEUR

L’association des anciens élèves de l’école Pasteur organise un dîner dansant animé par l’orchestre Dany 2000, samedi 16 novembre à la salle Irène-Joliot-Curie. Renseignements-inscriptions : 06 64 87 82 11 - 06 83 51 04 33 aaeepv@hotmail.fr.

Lire, jouer, débattre - “Les États reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation (...), contribuent à éliminer l’ignorance et l’analphabétisme dans le monde”. C’est autour de cet article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant que tourneront à Vénissieux les événements organisés dans le cadre de la Journée internationale des droits de l’enfant. Plusieurs manifestations vont se dérouler entre le 18 et le 27 novembre. Et notamment le conseil municipal d’enfants, qui se réunira à l’hôtel de ville le 20 novembre à 18 heures.

SOYEZ SOLIDAIRES, ACHETEZ DES LIVRES

Le comité du Secours populaire français se sépare de son fonds de livres : romans, essais, documents… Cette dernière vente de la solidarité aura lieu le samedi 23 novembre, de 8 h 30 à 12 heures, dans les locaux du SPF, 99, boulevard Joliot-Curie.

● Du lundi 18 au vendredi 22 novembre, de 17h15 à 18 heures: - “Des livres et moi” à la Maison de l’enfance Max-Barel : lecture plaisir d’albums, de contes et de poésies, proposée aux enfants par des animateurs, des enseignants, des parents, des retraités.

LOTO D’AUTOMNE Loto de l’association Parce que Parilly, le dimanche 24 novembre de 14 h 30 à 17 h 30 à la salle Jeanne-Labourbe. Accueil à partir de 14 heures. Parmi les principaux lots : une smart box pour un séjour touristique et un baptême de l’air. Plus de renseignements au 04 78 74 69 89 ou sur le site : http://parce.que.parilly.fr

Centres sociaux des Minguettes Dans la cuisine d’Eugénie-Cotton, on s’active en ce jour d’octobre. Plusieurs mamans — Malika, Saïda, Fatima, Asmina, Samia, Naïma et d’autres — participent à l’atelier Cuisine du monde, petite enfance. Toutes veulent apprendre à cuisiner équilibré pour leurs enfants, en particulier les tout-petits. Recette du jour : la tarte à la courgette. Les mamans commencent par confectionner une pâte brisée “maison”, nutritivement bien plus équilibrée et financièrement bien moins onéreuse que celles qu’on achète toutes faites au supermarché. “Cet atelier a pour objectif d’aider les parents d’enfants de moins de 6 ans à cheminer sur les choix qu’ils peuvent faire dans leur alimentation familiale en tenant compte de l’équilibre nutri-

Prochains rendez-vous de LSR : le 14 novembre, cinédébat à Gérard-Philipe autour du film de Manuela Frésil “Entrée du personnel”, réalisé à partir de récits de vie d’ouvriers à la chaîne dans de grands abattoirs industriels (entrée : 4 euros). Les 18 et 25 novembre : après-midi récréatives. LSR : 8, boulevard Laurent-Gérin à Vénissieux. Tél. : 04 72 21 82 37.

LE TRI DES DÉCHETS

COINCHE La cellule Pierrallini du PCF organise un concours de coinche le samedi 16 novembre, à partir de 13 h 30 au foyer Paul-Vaillant-Couturier. 14 euros la doublette. Inscriptions auprès de Bernard Vermez : 06 85 62 98 22.

PLUS DE 800 JEUNES ONT DÉCOUVERT L’ESPACE

- “Sur la couverture”, à la bibliothèque de quartier Pyramide : les tout-petits sont attendus avec leurs parents ou assistante maternelle sur cet espace de jeux réalisé par des mamans (horaire à déterminer). ● samedi 23 novembre - Cyberallye à la médiathèque, à 10 h 30. Puis à 15 heures, spectacle “Tu m’en liras tant” dans l’espace forum. Entrée sur réservation au 04 72 21 45 54. - Urgence de lire à la Maison de quartier Darnaise à 15 heures. Des étudiants de Bioforce parleront d’un voyage d’étude qu’ils ont fait sur la situation des enfants en Inde. Public : adolescent. ● mercredi 27 novembre - À la médiathèque, à 14 heures : le comité de lecture enfants/adolescents présentera des extraits d’œuvres et ses coups de cœur. Public : enfants, parents, enseignants.

leure santé, les centres sociaux des Minguettes organisent également chaque lundi matin (hors vacances scolaires) une marche de deux heures. Le but est de se sentir bien dans son corps et de partager ce temps de bien-être. Chose d’autant plus facile qu’il est possible de participer à cette promenade avec un enfant en poussette. Rendez-vous donc à 9 heures, à Eugénie-Cotton. Retour prévu à 11 heures.  Centre social Eugénie-Cotton : 23, rue Georges-Lyvet

Entre le 21 et le 25 octobre, les jeunes des EPJ, des Maisons de l’enfance et des centres sociaux ont découvert l’espace, sans s’y rendre pour autant ! Vénissieux a en effet accueilli une nouvelle édition d’Espace dans ma ville, manifestations organisées en partenariat avec le Centre national des études spatiales (CNES). Au menu de cette édition : entraînement spatial en piscine, fabrication de microfusées, conception d’un robot, ateliers d’astronomie… Au total, un peu plus de 800 jeunes y ont participé, encadrés par 8 animateurs. Deux objectifs : sensibiliser les enfants aux techniques scientifiques et faire le lien avec ce qu’ils ont appris à l’école. “Ils ont également profité d’un planetarium itinérant, mis à disposition par le Club d’astronomie de Lyon Ampère”, indique May-Lise Larreur, chargée des animations pour l’association Planète Sciences. Autant d’animations qui ont rencontré un franc succès. La semaine s’est achevée dans la bonne humeur, par une course de robots au gymnase Elsa-Triolet. Une après-midi festive qui a permis de mettre en application tout ce que les jeunes avaient appris durant la semaine. Cette opération labellisée a bénéficié d’un budget de 13 000 euros, réparti à moitié entre la Ville de Vénissieux et le CNES.

Le collège Aragon mobilisé pour ELA Solidarité - Les élèves et les enseignants du collège Aragon poursuivent leurs engagements au côté d’ELA, cette association de parents et de patients qui luttent contre les leucodystrophies, soutiennent les familles dont les enfants sont malades et cherchent à sensibiliser l’opinion publique à ces maladies. Parrain d’ELA, Franck Solforosi, double champion du monde d’aviron, a accepté d’abandonner un temps ses entraînements pour venir au collège Aragon “faire la dictée” aux élèves de deux classes de 6e ainsi qu’à des membres du club solidarité. Rappelons que cette dictée lance chaque année la campagne nationale de l’association, sur le thème “Mets tes baskets et bats la maladie”. Celle de 2013 est écrite par Joël Dicker, prix Goncourt des lycéens 2012. Son texte, intitulé “Changer le monde”, est évidemment dédié au combat d’ELA contre les leucodystrophies, ces maladies génétiques orphelines invalidantes et particulièrement destructrices. Il raconte l’histoire de deux enfants dont l’un apprend la maladie de sa sœur. “Toutes les classes d’Aragon sont invitées à découvrir le DVD de l’association, à discuter de la maladie et à aller chercher des dons à l’aide d’un carnet de parrainage”, précisent les enseignants, Mme Balley (français) et M. Guinault (EPS). Cette mobilisation verra son aboutissement le mercredi 13 novembre avec le cross du collège, à l’issue duquel sera remis aux représentants d’ELA le chèque de la récolte des collégiens. 

Recette du jour : la tarte à la courgette

Les dames des résidences en redemandent Semaine bleue - Plus de deux cents personnes ont participé à Vénissieux aux activités menées dans le cadre de la Semaine bleue. Il y en avait pour tous les goûts : des conférences, des activités ludiques dans les résidences, des rencontres intergénérationnelles avec les enfants des centres de loisirs des centres sociaux de Parilly et du Moulin-à-Vent, une visite au SDIS — le centre des pompiers — à Feyzin, la projection d’un film… Parmi toutes ces activités, celle proposée par l’Atelier santé ville sur le thème “Bien être et équilibre” a remporté un vif succès. À la résidence Ludovic-Bonin, Fatma, Rokaïa, Élise, Marie-Rose, Clémentine et Marie (101 ans bientôt !) ont particulièrement apprécié ce moment, qu’elles aimeraient bien recommencer. “On se lance le ballon,

on doit se souvenir du prénom de notre voisine ! L’ambiance était vraiment très détendue. Et les objectifs pour la santé sont nombreux.” Cet atelier, explique Mathieu Audras — animateur APAS (Activités physiques adaptées à la santé — permet “de tisser des liens entre les résidants, de prendre du plaisir à bouger et à être ensemble. Bien sûr, les exercices sont adaptés à chacun.” Place ensuite à la relaxation. Sur une musique douce, tout le monde ferme les yeux et se laisse aller au bien-être. À l’issue de la matinée, une petite collation était servie avant que toutes les dames se retrouvent à l’atelier diététique que proposaient les Mutuelles de France sur “Équilibre et santé”, en présence du SIAD (soins infirmiers à domicile) de Vénissieux. À refaire ! 

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Pour le week-end du 11 novembre, une permanence du service décès sera assurée à l’hôtel de ville, le samedi 9 novembre de 10 à 12 heures. Le service est joignable au 04 72 21 44 06. Une liste de sociétés de pompes funèbres habilitée est affichée sur la porte de l’hôtel de ville.

tionnel, mais aussi et surtout à prendre du plaisir à préparer le repas et à le partager en famille”, précise Sylvie (conseillère en économie sociale et familiale) qui encadre le groupe avec Isabelle (puéricultrice en PMI) et Djamila (infirmière en crèche). Autour de la table, les discussions vont bon train entre mamans et professionnelles. “Cet atelier permet d’apprendre à cuisiner autrement, relève cette jeune mère de famille. Et puis, nous pouvons y venir avec nos enfants.” Et en effet, cet après-midi, Kaoutar-Inès (3 mois) fait la sieste dans sa poussette, tandis que Chaïma (2 ans) s’amuse dans le coin des enfants. Fatima et Younès (tous les deux 9 mois) préfèrent les bras de leurs mamans. Avec l’idée d’associer bien manger et bien bouger pour une meil-

PHOTO RAPHAËL BERT

AUSSI DANS LES CIMETIÈRES

PERMANENCE DU SERVICE DÉCÈS

mardi 19, de 9 h 30 à 10 h 30 : - Film d’animation “Kérity, la maison des contes”, au cinéma GérardPhilipe. Public scolaire à partir du CP. ● mercredi 20 novembre : - À la découverte des mangas à la bibliothèque Anatole-France, de 14 à 17 heures. Pour les enfants, les ados et leurs parents. - Cyberallye à la médiathèque, à 10 h 30 : découverte des sites internet liés à l’univers du livre. Puis à 15 heures Mercredélire autour d’une sélection de livres pour enfants. Tout public. - “Des livres et moi” à la Maison de l’enfance Max-Barel à 14 h 30 avec la Compagnie Traction Avant. - Conseil municipal d’enfants à l’hôtel de ville à 18 heures. ● vendredi 22 novembre : - Film d’animation “Kérity, la maison des contes” à Gérard-Philipe, de 9 h 30 à 10 h 30 pour les scolaires. ●

AVEC LE CNES ET LA VILLE

Bien manger, bien marcher, c’est bon pour la santé

LOISIRS ET SOLIDARITÉ DES RETRAITÉS

La Ville a mis à disposition des Vénissians un système de collecte dans les cimetières, sur une vingtaine de points : - conteneur vert : pour les déchets verts (terre et fleurs), - conteneur gris : pour le toutvenant (film, pot et fleurs en plastique…). Objectif : valoriser une partie des déchets qui sont collectés par les services municipaux et pourront être transformés en terreau ou en engrais pour les paysagistes. À l’occasion de la Toussaint, des ambassadeurs du tri sont allés à la rencontre des habitants au nouveau cimetière, afin d’expliquer l’intérêt de la démarche. Et pour toute information complémentaire, le service environnement répond au 04 72 21 45 06.

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DES FEMMES ET DES HOMMES DE CONFIANCE

45, chemin de Feyzin à Vénissieux Tél. : 04 72 50 08 89


AU RESTO DU CŒUR, LES INSCRIPTIONS SONT EN COURS

Dans les locaux du Resto du cœur de Vénissieux, les bénévoles sont à pied d’œuvre. Les inscriptions pour la campagne d’hiver ont débuté ce mardi 5 novembre. Elles sont prises les mardis, mercredis et jeudis de 8 h 30 à 11 heures et de 13 h 30 à 16 heures. Le centre de Vénissieux est celui du département qui accueille le plus de bénéficiaires. “L’an dernier, nous avons servi 1 230 familles, ce qui correspond environ à 3 500 personnes, précise Philippe, le responsable du site. En tête des demandes : des mamans seules avec plusieurs enfants, et des familles dont les deux parents sont sans emploi. Par rapport à l’année précédente, nous avons connu une augmentation d’environ 10 %. Et nous n’imaginons pas une baisse de la fréquentation.” Les distributions alimentaires commenceront le 25 novembre. Elles auront lieu les lundis entre 13 h 30 et 16 heures, ainsi que les mardis et jeudis de 8 h 30 à 11 heures et de 13 h 30 à 16 heures. Elles sont assurées par une cinquantaine de bénévoles : “pour accueillir les gens dans de bonnes conditions, nous devrions être une vingtaine de plus”, insiste Philippe. Avis à toutes les bonnes volontés. Resto du cœur de Vénissieux 11-13, avenue de la République Tél. : 09 60 07 49 40

La Maison des entreprises, un toit unique pour les acteurs économiques

DÉFENSEUR DES DROITS

Sud-Est lyonnais - Inaugurée ce mercredi 6 novembre, la Maison des entreprises du Sud-Est lyonnais, construite à la limite de Vénissieux et Corbas, au pied du château d’eau de l’avenue du 24-août-1944, est une très belle réalisation. Un bâtiment de 650 m2 aux lignes tendues, mis en valeur par un revêtement en acier inoxydable. Mais l’intérêt majeur de cette opération de 1,2 million d’euros, cofinancée par la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) et l’Association de la zone industrielle de Vénissieux/ Corbas/Saint-Priest (ASLI), est d’offrir aux acteurs économiques locaux une maison commune doublée d’un véritable pôle de compétences. Outre l’agence Sud-Est de la CCI de Lyon et l’ASLI, le bâtiment fédère en effet la zone d’activités Corbas-Montmartin, les six associations locales d’entreprises (dont l’AEVE de Vénissieux) regroupées au sein d’ALYSEE, l’Union des entreprises de transport et de logistique de France (TLF) et le MASE Rhône-Alpes (Manuel d’amélioration sécurité des entreprises). En visitant les lieux, on est surpris par le nombre élevé de salles, de toutes tailles, dédiées aux réunions. “Pour obtenir cette configuration, nous avons volontairement réduit la surface des bureaux du personnel permanent, explique Catherine de Filippis, directrice de l’antenne de la CCI, qui rayonne sur 16 communes du Sud-Est lyonnais. Ce choix traduit bien la philosophie du lieu. Ici il y aura tout à la fois des formations, des permanences juridiques et administratives, des réunions d’information, des sessions de recrutement… L’idée étant de mutualiser les moyens techniques des uns et des autres afin de renforcer nos partenariats et développer nos services.” Pour Emmanuel de Bienassis, responsable de l’ASLI et la zone de Corbas-Montmartin (300 entreprises et 9 000 emplois cumulés), ce

PHOTO K. BENCHAAR - VILLE DE CORBAS

SOLIDAIRES

ACTUALITÉS

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Une dizaine de permanents travaillent à la Maison des entreprises

regroupement des acteurs économiques constitue également un atout pour faire avancer des dossiers majeurs, comme l’amélioration de la desserte en transports en commun des zones industrielles. “C’est aujourd’hui un de nos principaux

G.L.

Aralis, une nouvelle idée de la résidence sociale

VÉNISSIEUX AUX FLORALIES La 12e édition des Floralies se déroulera du 8 au 17 novembre, au Parc des expositions de Bourg-en-Bresse. Sous le thème “Couleurs tropicales”, elle accueillera des jardiniers de toute la région, dont ceux de la Ville de Vénissieux. Ceux-ci ont préparé un stand de 90 m2, faisant le lien entre les métiers de peintre et de jardinier. Souhaitons-leur bonne chance ! Des billets d’entrée à tarif réduit sont en vente dans les centres sociaux. PHOTO DR

l’ADSEA avaient concocté un joli programme qui a attiré adultes, ados et enfants. Chacun passant d’une activité à l’autre avec gourmandise, dansant parfois aux rythmes de la musique d’amateurs éclairés. “C’est une journée de partage et convivialité qui fait partie des bonnes habitudes de ce quartier, remarquait Saïd Alleg, responsable au service municipal de la jeunesse. Les habitants se sont approprié cette fête, c’est pour cette raison qu’elle rencontre un vrai succès.” Deux heures après avoir effectué son tour de poney, Linda n’avait toujours pas quitté des yeux sa monture… Grâce aussi à une météo printanière, cette fête de l’automne a été pleinement réussie. 

DÉFI FAMILLES À ÉNERGIE POSITIVE Relevez le défi! Vénissieux participe de nouveau au défi Familles à énergie positive, organisé par l’agence lyonnaise de l’énergie (ALE). Il a pour objectif de permettre à ses équipes, composées d’une dizaine de foyers, d’économiser le plus d’énergie possible sur les consommations domestiques. Les familles des éditions précédentes ont fait baisser leurs factures de 12 % en moyenne. Le top départ sera donné le 1er décembre. Le concours s’achèvera le 30 avril prochain. Pour plus de renseignements, contacter le service environnement de la mairie, au 04 72 21 45 06.

problèmes, dit-il. À tel point que les entreprises ont du mal à recruter. En fédérant les énergies, cette maison commune devrait nous aider à peser davantage sur les choix d’aménagement du territoire.” 

L’automne printanier de La Darnaise Fête de quartier - Linda figée devant les poneys en attendant de pouvoir, à son tour, grimper sur sa monture, Mehdi qui refuse de rendre sa canne à pêche, Sophie fière de prendre les commandes du train électrique, Léa qui multiplie les glissades sur les structures gonflables, Jonathan qui éclate de rire en voyant dans le miroir son visage maquillé… L’automne était en fête, samedi 26 octobre, au 45 du boulevard Lénine pour marquer la réouverture de la Maison de quartier après un an de travaux. Avec le soutien de la Ville, l’équipe de la Maison de quartier et les fidèles associations du secteur, d’Ymmne à Soleil des Quartiers, en passant par le groupe d’habitants Mosaïque, Jeunesse Sport Avenir et

Le Défenseur des droits assure une permanence le vendredi (de 9 heures à 10 h 30) sur rendez-vous, à la Maison de justice et du droit de Vénissieux (18, rue Jules-Ferry). Rappelons que le Défenseur des droits est une autorité constitutionnelle indépendante. Des délégués sont présents dans tous les départements. Le Rhône en compte neuf, dont celui de Vénissieux. Les questions traitées peuvent porter sur les droits de l’enfant, la déontologie de la sécurité, les discriminations, la médiation avec les services publics, la promotion de l’égalité, la santé et la sécurité des soins. Prise de rendez-vous au 04 72 90 18 20.

La résidence Joannès-Vallet, réhabilitée et étendue entre 2011 et 2013, comporte 162 hébergements

Logement social - Quand on observe de l’extérieur la nouvelle résidence sociale Aralis, avec ses façades de briques et de bois qui alternent élégamment volumes et décrochages, on a peine à croire qu’elle intègre le vieux foyer de travailleurs migrants de la rue JoannèsVallet. La réhabilitation-extension menée entre février 2011 et mai 2013, au prix d’un investissement de 8,5 millions d’euros, a métamorphosé les lieux. À l’intérieur également, le changement est total. Les minuscules chambres de 5 m2 ont laissé place à une grande variété de logements s’adressant à différents publics et proposant au minimum une surface de 13 m2. Il y a des appartements partagés — des chambres autour d’un espace collectif — destinés aux résidants âgés ; des logements de type 1, 2 et 3 adaptés aux besoins des étudiants, familles monoparentales, demandeurs d’asile, célibataires, couples ; et même une pension de famille dotée de 20 places pour les personnes qui ne peuvent vivre en autonomie à court ou moyen terme. 162 hébergements au total.

Si les résidants ont des profils très variés, ils ont pour point commun de vivre dans la précarité et de rencontrer des difficultés dans l’accès au parc locatif. Et ils sont de plus en plus nombreux dans ce caslà. Le temps où ces foyers n’accueillaient que des chibanis est bien révolu. Comme le soulignait le maire de Vénissieux, Michèle Picard, lors de l’inauguration, le 30 octobre, “aujourd’hui le moindre accident de la vie peut faire basculer des personnes dans une terrible souffrance. Tous les repères qui nous entourent peuvent s’écrouler à une vitesse incroyable et la perte d’un logement est l’un des plus traumatisants.” Olivier Brachet, vice-président du Grand Lyon en charge de l’habitat et du logement social, observait également que “dans la situation de crise que nous connaissons, ces lieux sont plus que jamais nécessaires”. Yvon Condamin, président d’Aralis, indiquant pour sa part que cette opération de la rue Joannès-Valllet constitue à ses yeux “un emblème, un exemple de ce que doivent être les résidences sociales aujourd’hui.”  G.L.

LIRE ET FAIRE LIRE Pour le développement de ses activités dans le sud-est lyonnais, l’association Lire et Faire lire recherche des bénévoles pour lire des histoires en école maternelle ou primaire et donner aux enfants le goût de la lecture. Seule condition : être âgé(e) de 50 ans et plus. Lire et faire Lire est soutenu par un comité de 120 écrivains (Daniel Pennac, Erik Orsenna, Françoise Chandernagor…) et mobilise 130 000 retraités bénévoles en France. Contact : Magali Vigne 06 47 59 61 21 magali.vigne0405@orange.fr

AMELY RECHERCHE MÉDIATEURS BÉNÉVOLES

L’association AMELY Accès au droit-Médiation recherche des personnes ayant le sens de l’écoute, disponibles et d’âges variés pour renforcer ses équipes de médiateurs de quartier. Les volontaires suivront une formation, assurée gratuitement. Les candidatures motivées sont à adresser à AMELY : 45, rue Smith 69002 Lyon. Ou par mail : amely.mediation@free.fr Plus d’infos : www.amely.org


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MOULIN-À-VENT

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étude concernant la circulation sur la totalité du quartier. Nous en tirerons les conclusions.” Henri Thivillier, adjoint en charge de l’Urbanisme, enfin : “Pour le transformateur, je rappelle qu’EDF s’était engagé à le tenir fermé. Puisque ce n’est pas le cas, nous allons les mettre en demeure de souder les portes, ou de le démolir, étant donné qu’il ne sert plus à rien.” “Le centre commercial près de la résidence Ludovic-Bonin est laissé à l’abandon, c’est dommage, s’inquiétait ensuite une riveraine. La Ville ne peut-elle rien faire pour le redynamiser ?” “Un véritable travail va être mené sur les centres commerciaux de proximité, indiquait le maire, Michèle Picard. Nous en dirons plus le moment venu.” Il a ensuite été question de la bibliothèque annexe du Moulin-àVent, sur laquelle des tags ont été apposés. “Pourrait-on la repeindre ?”, demandait une habitante. “La Ville a une équipe “murs propres”, qui enlève les tags s’ils sont visibles de la rue, répondait Pierre-Alain Millet. On va aller voir, et enlever ces tags s’il le faut, c’est légitime.” La sécurité a également beaucoup occupé les débats : abords du collège Honoré-de-Balzac, squat des parkings souterrains de la résidence

Bonin, trafics de drogue… “Quand vous voyez quelque chose, appelez le TOP, conseillait Michèle Picard. Ce service dispatche ensuite vers la police nationale, la municipale ou d’autres interlocuteurs plus adaptés. Concernant les problèmes dans les parkings de certains immeubles de la résidence Bonin, disons les choses franchement : nous avons de gros soucis avec le bailleur. Il ne vient pas à nos réunions, ne réagit pas. Vous pouvez également appeler directement la police nationale. N’oubliez pas que la sécurité, c’est une mission de l’État.” Et justement, le commissaire de Vénissieux, Pierre Labalme, était présent. Il a ainsi pu compléter l’intervention du maire. “Le commissariat doit gérer 60 000 habitants, plus d’autres villes. On ne peut donc être partout, et faire des rondes dans tous les halls et parkings : nous ne sommes pas gardiens d’immeuble. J’avais fait un courrier au bailleur dont il est question, cela n’a pas fait avancer les choses. N’hésitez pas à composer le 17. Une équipe doit se déplacer. Si ce n’est pas le cas, écrivez-moi en mentionnant la date et l’heure de l’appel : comme tout est enregistré, je pourrai vérifier.”  GRÉGORY MORIS

Les habitants de la résidence Ludovic-Bonin ont été nombreux à évoquer les problèmes avec leur bailleur

JOLIOT-CURIE

Nouvelle école, nouveaux rythmes scolaires et espaces verts a salle du restaurant scolaire Joliot-Curie a fait le plein le 23 octobre, pour l’assemblée générale du conseil de quartier. Après une présentation de l’ensemble des projets de la Ville par Jean-Marc Baudin, directeur général adjoint des services municipaux, plusieurs points étaient abordés par Abdelhak Fadly, le président du conseil. Depuis un an, des dossiers ont évolué : comme l’aménagement de trottoirs et de places de stationnement autour des Honorines 2… Ou bien celui de la propreté du centre commercial Les Velins où de nombreux dépôts sauvages ou de cartons avaient été constatés : “Une réunion a eu lieu sur place en présence de l’adjoint en charge de ce domaine, PierreAlain Millet, du gestionnaire Foncia, des commerçants et des riverains. La police municipale a dressé des procèsverbaux”, précise le président. Dans la salle, les questions se concentraient autour du nouveau groupe scolaire : “Que vont devenir les anciens locaux ? Nous aimerions des aires de jeux ou des espaces verts ! Le mail devant l’école va-t-il rester ouvert ? Et où en est la Ville sur la semaine des 4 jours et demi ?” Michèle Picard, le maire, répondait point par point : “Le groupe scolaire désaffecté va être démoli le plus rapidement possible pour éviter le risque de squat. Le site sera sécurisé. Mais à ce jour, nous n’avons pas de projet sur ce terrain. Un quartier se pense dans sa globalité, on ne peut pas prendre de décision au coup par coup. Le mail piétonnier restera bien entendu ouvert. Vous demandez davantage

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PHOTO Y. RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

l aurait presque fallu pousser les murs ! L’assemblée générale du conseil de quartier Georges-Lévy/ Ernest-Renan/Moulin-à-Vent, organisée le 24 octobre au restaurant scolaire Moulin-à-Vent, a en effet attiré quelque 150 personnes. Une constante dans ce quartier, où les habitants se mobilisent fortement pour chacune de ces assemblées. “Cette année, les thèmes débattus dans les permanences ont été nombreux, déclarait en ouverture la présidente du conseil, Eliette Orenes. Parmi eux : sécurité routière et circulation, stationnement intempestif des voitures, transports en commun, sécurité, propreté…” Des thèmes qui ont de nouveau fait surface ce jeudi-là. “J’habite Ludovic-Bonin, expliquait Gilles. J’ai plusieurs interrogations. Que va devenir le Théâtre de la Satire ? La circulation rue LudovicBonin est très compliquée aux heures de pointe, on ne peut pas s’y croiser ; peut-on y remédier, par exemple en la mettant en sens unique ? Rue PierreBrosselette, il y a un problème avec le stationnement lors des sorties de cours du lycée La Xavière. Enfin, à l’entrée du parking de Super U se trouve un transformateur EDF, qui était squatté pendant une période. Aujourd’hui, il est rempli d’ordures et les rats se frisent les moustaches. Mais les habitants, un peu moins !” Plusieurs interrogations, donc plusieurs intervenants pour lui répondre. Yolande Peytavin, première adjointe en charge de la Culture, d’abord : “Il y a eu un projet de salle de quartier à la place du Théâtre de la Satire, qui a été refusé par les habitants, rappelait-elle. La Ville a donc orienté ses investissements vers d’autres domaines.” Pierre-Alain Millet, adjoint au Cadre de vie, ensuite : “Le Grand Lyon mène une

PHOTO RAPHAËL BERT

La sécurité en question

Les jeunes du quartier aimeraient disposer d’un terrain pour jouer au foot. La mairie étudiera leur demande

d’espaces verts ? J’entends bien. Mais Vénissieux est une ville de la première couronne de Lyon, elle se densifie. L’avenue de Pressensé, par exemple, est un axe fort de densification.” PierreAlain Millet intervenait à son tour : “Est-ce forcément à la Ville d’organiser les espaces verts ? Les jardins familiaux peuvent être partagés dans les copropriétés, les résidences et donner lieu à un éco-projet. Les habitants ont

un rôle à jouer et les bailleurs aussi.” “Vous nous mettez beaucoup de pression, pour avoir des espaces verts et des places de stationnement, complétait le représentant d’Alliade Habitat. Mais… l’entretien des espaces verts et du stationnement, ça a un coût. Le poste entretien est même le troisième poste dans le budget des ménages.” Concernant les rythmes scolaires, Michèle Picard insistait : “Je

ne mets pas la réforme en question, mais je remarque que les communes sont déjà étranglées… et que les difficultés d’application sont nombreuses. Dans certaines villes, ce sont les parents qui se plaignent, à Paris ce sont les animateurs… À Vénissieux, la concertation se poursuit avec les enseignants et avec les parents, on a organisé un vote. On avance.” Différentes questions étaient ensuite abordées. Une dame : “L’autre soir, nous avons été obligés d’appeler le TOP car des ouvriers travaillaient sur un chantier à plus de 23 heures.” “Nous avons quatre chantiers qui posent actuellement problème, confirmait le maire. Votre réaction a été la bonne.” Une question sur le déménagement de l’atelier de décors de l’Opéra de Lyon amenait le maire à présenter la Préfabrique Opéra, bâtiment de 1 000 m2 qui sera installé entre Cachin et Démocratie : “Le concours d’architecte est lancé. Ce projet, immense, est le résultat du partenariat actif que nous menons depuis plusieurs années avec l’Opéra.” Alors que deux jeunes gens réclamaient un terrain pour jouer au foot, le maire leur suggérait : “Vous pourriez peut-être aller au terrain multisport, qui est à proximité. Mais on va tout de même étudier la question…” Dernier souci évoqué : celui de la boîte aux lettres de La Poste, très attendue dans le quartier. “Nous sommes en bonne voie, répondait Abdelhak Fadly. Les contacts avec La Poste ont été pris. Le dossier avance lentement mais sûrement puisque nous avons rendez-vous le 5 novembre.”  MICHÈLE FEUILLET


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CONSEILS DE QUARTIER

JEAN-MOULIN/HENRI-WALLON

L’habitat et l’environnement avant la sécurité a salle du restaurant scolaire de l’école Jean-Moulin était archi-pleine, mardi 29 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale du conseil présidé par Michèle Baïcchi. Sans doute la conséquence des violences urbaines qui venaient de secouer le secteur — des voitures brûlées et quatre policiers blessés à la suite d’un accident de la circulation qui a dégénéré en affrontements durant plusieurs nuits. Les habitants de La Pyramide et du Couloud étaient venus dire leur inquiétude et attendaient des précisions. Le sujet ne sera pourtant abordé qu’en fin de réunion, durant la dernière demi-heure. Car ce sont d’abord les questions d’habitat et d’environnement qui ont fait débat. Un classique dans ce quartier, où les tours Komarov (4, 6, 8) et leurs abords souffrent depuis de nombreuses années d’un manque patent d’investissement. Le bailleur, Alliade Habitat, représenté par son responsable territorial, Cédric Labrosse, a été mis sur la sellette. Défaillance des ascenseurs, parties communes mal entretenues, charges élevées… Les griefs des locataires ne sont pas nouveaux. Et même si le bailleur a consenti des efforts ces dernières années, ce n’est manifestement pas suffisant pour faire taire les critiques. L’état désastreux du parking, truffé de nids de poule, a également été pointé. Mais sur ce point Alliade n’est aucunement responsable. Pas plus que la Ville. Les aires de stationnement sont en effet la propriété du Grand Lyon… qui ne fait rien. “C’est un problème vieux de vingt ans, a rappelé Pierre-Alain Millet, adjoint à l’environnement, au cadre

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Au lendemain des violences urbaines qui ont agité le quartier, le conseil a connu une très forte affluence

dans le quartier Aulagne.” Environnement encore, avec les nuisances liées au stationnement sauvage, le vendredi, jour de grande prière, à proximité de la petite mosquée de la Pyramide. Un vieux problème là aussi. Cette salle à l’origine était occupée par plusieurs associations et n’était pas destinée à devenir un lieu de culte. Mais c’est ce qu’elle est aujourd’hui. Exclusivement. “L’association devra déménager à terme, a indiqué le maire, Michèle Picard. Dans un premier temps, nous avons dû nous mettre d’accord avec ses responsables sur une convention, de façon à clarifier les choses sur le plan légal. C’était une première étape. Maintenant, en lien avec le Conseil régional du culte musulman (CRCM), nous travaillons sur une nouvelle implantation.”

de vie et habitant du quartier. C’est le premier dossier auquel je me suis attelé en tant qu’élu, en 2008, mais nous ne sommes pas parvenus à faire bouger la communauté urbaine.” Une communauté urbaine également épinglée concernant le tri des déchets ménagers. Un habitant se plaignait de ne plus avoir de bac réservé à la collecte depuis trois ans ! Il apprendra que le Grand Lyon retire les bacs jaunes en deçà d’une certaine qualité de tri. “Cela génère trop de difficultés dans les centres de tri, soulignait Pierre-Alain Millet. Mais on ne peut pas se satisfaire de cette situation. Vous avez raison, tout le monde a droit au bac jaune. On pourrait proposer à la communauté urbaine de mettre en place des silos aériens dédiés à la collecte, comme nous l’avons expérimenté avec succès

Il était 19 h 30 quand une habitante de l’avenue Marcel-Cachin, où neuf véhicules ont brûlé dans la nuit du 26 au 27 octobre, a enfin libéré la parole sur l’insécurité : “C’est intolérable ce genre de comportement, mais si on ose dire quelque chose aux jeunes on est tout de suite accusé de tous les maux, quand on n’est pas victime d’intimidation.” L’occasion pour le commissaire de Vénissieux, Pierre Labalme, de rappeler que la police, en dépit des difficultés rencontrées, est active aux Minguettes. Très active même. “De 400 véhicules brûlés en 2008 nous sommes tombés à 187 l’an dernier. Ce mois d’octobre on ne déplorait qu’une voiture incendiée. Mais il a suffi d’un incident pour que tout bascule. En matière de stupéfiants, nous avons procédé à la saisie de 40 kg depuis janvier 2013, ce qui nous place loin devant La Duchère, Vaulx-en-Velin ou Rillieux. Je vous assure qu’il y a un gros travail de police sur le plateau.” Concernant les violences de fin octobre, Pierre Labalme a salué le courage de ses hommes qui sont allés porter assistance aux victimes de l’accident de la circulation, sous les projectiles et au milieu d’une centaine de personnes, dont beaucoup étaient hostiles. Et de préciser : “Il a également fallu faire taire les rumeurs malveillantes qui disaient que la police était impliquée dans l’accident et était intervenue avec violence.” Le maire, Michèle Picard, a également rendu hommage appuyé à l’action de la police, et de nouveau condamné ces violences “inacceptables, incompréhensibles, insupportables et injustifiables.” 

Le calendrier des assemblées Toutes les assemblées générales ont lieu à 18 heures. Toutes les visites du samedi ont lieu entre 9 et 11 heures. ● Saint-Exupéry :

assemblée mercredi 13 novembre, préau couvert du groupe scolaire (37, boulevard Lénine). Présidente : Amina Ahamada Madi. ● Anatole-France/Paul-Langevin : assemblée jeudi 14 novembre, Maison des fêtes et des familles, salle n° 2 (20, avenue de la Division-Leclerc). Présidente : Marie Seemann. Visite de ces deux quartiers samedi 9 novembre : Anatole-France/Paul-Langevin : rendez-vous à 9 heures à l'îlot Armstrong : mail central, percement de la rue Georges-Charpak, réaménagement des abords des rues du 8-mai-1945 et de la DivisionLeclerc, ouverture de la rue PierreDupont, esplanade Jean-Cagne et mise en place des subtainers. Saint-Exupéry : rendez-vous à 10 heures au groupe scolaire Saint-Exupéry. Visite des tours de la Darnaise, de l'école élémentaire avec son nouveau préau et ses nouvelles classes, et de la Maison de quartier Darnaise après restructuration. ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud :

assemblée jeudi 21 novembre, restaurant du groupe scolaire LéoLagrange (49 bis, rue L.-Lagrange). Président : Jeff Ariagno. Visite samedi 16 novembre : Rendez-vous à 9 heures devant l'EPJ Léo-Lagrange pour une visite de l'EPJ et de la ZAC de Vénissy.

GILLES LULLA ● Charréard/Max-Barel :

assemblée mardi 26 novembre, foyer Max-Barel (1, rue MaxBarel). Présidente : Évelyne Béroud. ● Pasteur/Monery : assemblée jeudi 28 novembre, restaurant du groupe scolaire Pasteur (8, route de Corbas). Présidente : Véronique Callut. Visite de ces deux quartiers : samedi 23 novembre. Charréard/Max-Barel : rendez-vous à 9 heures au groupe scolaire Charréard pour une visite du gymnase réhabilité. Pasteur/Monery : rendez-vous à 9 h 45 aux Jardins du Monery pour un point sur le chantier, suivi de la visite des tours de la Sacoviv.

Charles-Perrault

quoi cela tient-il si l’assemblée générale du conseil Charles-Perrault attire rarement beaucoup de monde ? À une question de géographie, quand il faut “descendre” d’Édouard-Herriot ou Monmousseau pour rejoindre la rue de la Démocratie et son groupe scolaire ? À la nuit noire déjà tombée ? Aux vacances scolaires ? Bref, on n’y comptait qu’une poignée d’habitants, ce 30 octobre. Et pourtant il s’en passe des choses, dans le quartier. Il suffit de voir les aménagements d’Édouard-Herriot, la cité scolaire Jacques-Brel, qui sera livrée en septembre 2014, toute neuve toute belle, ou bien le projet de Préfabrique Opéra. Des exemples (parmi d’autres) présentés par Jean-Dominique Poncet, directeur général des services de la Ville de Vénissieux, puis par Eleazar Bafounta, adjoint au maire et président de ce conseil. Les quelques riveraines présentes saisiront l’occasion pour se plaindre des nuisances engendrées par les chantiers d’Édouard-Herriot. Bruits de terrassement et odeurs de plastiques brûlés dissuadent d’ouvrir les fenêtres. Réflexions qui amenaient le maire à répéter que, pour que les services municipaux compétents s’emparent de ces problèmes, il faut appeler le TOP — l’office municipal de la tranquillité — : “Ses missions ont été revues afin qu’il devienne le point d’entrée de tous les services, précisait Michèle Picard. Et depuis le début des assemblées générales, on a

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vérifié douze ou quinze chantiers, à la suite de tels signalements.” Mais c’est une déléguée du conseil, Candice Ihn-Loubier, qui lançait la discussion sur LE problème, celui qui pourrit la vie dans le secteur de Monmousseau et notamment aux abords des immeubles d’ICF : “On a un énorme problème de squat et de trafic de drogue. Nos conditions de vie se dégradent à un point devenu très alarmant. Les gens sont inquiets”, résume Mme IhnLoubier. Le commissaire Labalme ne minimise pas les difficultés des habitants excédés, mais apporte son expertise d’officier de police : “Monmousseau est dans le top 3 des sites sur lesquels mes services et ceux de la direction départementale de la sécurité publique du Rhône interviennent de manière systématique contre les trafics de stupéfiants. Depuis début 2013, les interpellations ont augmenté de 60 % mais avant d’en arriver là, il faut avoir du concret. Donc remonter la pelote de laine. Et la topographie du quartier, en hauteur, ne nous facilite pas la tâche, car les vigies nous voient arriver bien à l’avance. Le travail est compliqué mais je pense qu’on va y arriver.” Le commissaire expliquait aussi qu’ICF mène un projet de sécurisation de ses immeubles pour lequel le bailleur a consulté la police nationale. Intervenant à son tour, Michèle Picard rappelait que, dès l’inscription des Minguettes en Zone de sécurité prioritaire, elle avait demandé “une vraie police d’investigation sur les stupéfiants”. Et de

PHOTO Y. RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

Dénouer la pelote des trafics

Prochaines permanences des conseils de quartier CENTRE : le jeudi 7 novembre à 18 heures, au local LCR (place de la Paix). ●

● JULES-GUESDE :

Les déléguées du quartier ont traduit l’exaspération des habitants face au trafic de stupéfiants

détailler les “vrais plus” qu’avaient apporté cette ZSP, sa cellule opérationnelle et ses rencontres régulières avec le procureur de la République : “Le rôle du maire est d’être le porteparole des habitants, demandeurs que les arrestations soient suivies de sanctions.” Julienne Varin, elle aussi déléguée du conseil, lançait un autre cri d’alarme : “Les jeunes se sentent abandonnés” : “Les parents n’ont pas de boulot, ils connaissent souvent des problèmes de couple. Les enfants subissent et vivent dans une grande souffrance. Il faut aider les parents et les familles.” “C’est vrai qu’il y a une souffrance sociale terrible, répondait

Pierre-Alain Millet, adjoint au maire. Mais on ne peut pas englober tout le monde sous le terme “les jeunes”. Il y a ceux qui font le choix de faire passer leur vie par les trafics. Et il y en a des milliers d’autres qui savent utiliser et bénéficier des activités qui leur sont proposées à Vénissieux, dans les EPJ, le sport, la musique, les arts. Et qui trouvent un chemin d’insertion.” On apprenait pour finir qu’une réunion spécifique sur les questions de sécurité était programmée par la Ville, avec les bailleurs et les délégués du conseil de quartier.  SYLVAINE CHARPIOT

le jeudi 7 novembre à 18 h 30 au local du conseil (50, rue Joannès-Vallet). GEORGES-LÉVY/ ERNEST-RENAN/MOULIN-À-VENT : mardi 12 novembre à 18 heures salle Ernest-Renan (44, rue Ernest-Renan). ●

● JEAN-MOULIN/HENRI-WALLON : mercredi 13 novembre à 17 h 30 au local du conseil (41, rue des Martyrs-de-la-Résistance).

PARILLY : jeudi 14 novembre à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, boulevard Marcel-Sembat).

GABRIEL-PÉRI : lundi 18 novembre à 16 h 45 au restaurant scolaire de l’école. ●


Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

CULTURE

“Les aventures du prince Ahmed” de Lotte Reiniger (École et cinéma)  “En solitaire” de Christophe Offenstein, sortie nationale  “Attila Marcel” de Sylvain Chomet  “Gravity” d’Alfonso Cuaron, vf, 3D  “9 mois ferme” d’Albert Dupontel  “Voyage à Tokyo” de Yasujiro Ozu, vost (Ciné Collection)  “Thor: le monde des ténèbres” d’Alan Taylor, vf, 2D et 3D  “Un château en Italie” de Valeria Bruni-Tedeschi  “Prisoners” de Denis Villeneuve, vost et vf  “Le cœur des hommes 3” de Marc Esposito  “Vandal” de Hélier Cisterne  “Violette” de Martin Provost, sortie nationale  “Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill” de Marc Boréal et Thibaut Chatel 

DU 13 AU 19 NOVEMBRE “Sur le chemin de l’école” de Pascal Plisson  “Cartel” de Ridley Scott, sortie nationale, vf  “Entrée du Personnel” de Manuela Frésil  “Gravity” d’Alfonso Cuaron, vf, 3D  “Le médecin de famille” de Lucia Puenzo, vost  “En solitaire” de Christophe Offenstein  “Gabrielle” de Louise Archambault  “Thor: le monde des ténèbres” d’Alan Taylor, vf, 2D et 3D  “Persépolis” de Marjane Satrapi  “Quai d’Orsay” de Bertrand Tavernier  “Kerity la maison des contes” de Dominique Monféry  “Le cœur des hommes 3” de Marc Esposito 

PROJECTION ET DÉBAT Le 14 novembre à 20 heures, on pourra voir “Entrée du Personnel” de Manuela Frésil, un documentaire sur les grands abattoirs industriels. Comme le tournage se fait sous surveillance patronale, la réalisatrice propose aux ouvriers de les rencontrer dans le local syndical. “J’ai été étonnée, raconte-telle dans sa note d’intention: ils sont venus nombreux de plusieurs usines de la région.” Les langues se délient et ces tranches de vie sont bouleversantes. La projection sera suivie d’un débat animé par la CGT et LSR (Loisirs et Solidarité des Retraités).

SOL’ EN FILMS Le 20 novembre à 20 h 30, en partenariat avec le GRAC et le CADR - Réseau Silyon et dans le cadre de la semaine de la Solidarité internationale, le cinéma présente “Les enfants des mille jours”, un documentaire de Claudia Soto Mansilla et Jaco Biderman sur les mille jours de l’Unité populaire chilienne de Salvador Allende et sa fin tragique.

L’OPÉRA PARTENAIRE DU COLLÈGE PAUL-ÉLUARD

Débat à la médiathèque - Un vrai succès populaire, un débat riche et animé, mais d’abord un grand moment d’émotion. Celle de voir réunis les marcheurs 30 ans après. Toumi Djaïdja, Djamel Atallah, Farid L’Haoua, le père Christian Delorme, le pasteur Jean Costil, Arbi, Bouzid, Marie-Laure… Il y a bien longtemps qu’ils ne s’étaient retrouvés aussi nombreux pour évoquer l’aventure collective vécue durant l’automne 1983. Beaucoup a été dit sur cette fameuse marche qui fit entrer de plain-pied les enfants d’immigrés dans l’histoire de France, mais les deux documents présentés le 25 octobre à la médiathèque, en prélude au débat, l’ont éclairé d’un jour nouveau. Le film de Pascal De Maria, de l’association vénissiane Le Hareng Rouge, puis le documentaire sonore réalisé par Yves Bourget pour France Culture, expliquent parfaitement la génèse de la Marche. En particulier le poids de la journée du 21 mars qui avait vu s’affronter jeunes et forces de l’ordre à Monmousseau. Cette bataille rangée, qui survenait dans un lourd climat de violences racistes et policières, sera suivie une semaine plus tard d’une grève de la faim menée par onze jeunes de l’association SOS Avenir Minguettes. Une contre-offensive pacifique là où l’on pouvait s’attendre, en toute logique, à une pour-

Une foule nombreuse à la médiathèque, avec aux premiers rangs beaucoup d’anciens marcheurs venus témoigner

suite des violences. Même la blessure de Toumi Djaïdja par un policier deux mois plus tard ne fera pas basculer le mouvement du mauvais côté. C’est au contraire sur son lit d’hôpital, inspiré par Gandhi et Martin Luther King, que Toumi Djaïdja lancera l’idée de la marche. La suite est plus connue : le départ de Marseille le 15 octobre dans une quasi-indifférence et une arrivée triomphale à Paris le 3 décembre. “Justice, travail, logement, telles étaient les principales revendications des Marcheurs”, a rappelé le socio-

D’un festival à un Autre Salon Espace Pandora - C’est au cours d’une belle soirée consacrée à Albert Camus, dans le cadre du festival Parole ambulante, que, le 24 octobre dernier, l’Espace Pandora et le cinéma Gérard-Philipe ont proclamé les noms des vainqueurs du concours de nouvelles Jean-Lescure. Et, comme l’auraient dit nos ami(e)s suisses et québécois(es), le palmarès 2013 était composé uniquement de vainqueuses. C’est aussi désormais une habitude : le cinéma vénissian reçoit des textes de toute la France. Le 1er prix a donc été attribué à “Tout comme, to go” de Valérie Reich (Toulouse) ; le second à “Derrière la porte” de Monique Gendrault (Marseille) et le troisième à “Corto Maltese ! What Else ?” de Colette Vallet (Besançon). Deux mentions spéciales ont été ajoutées pour “La Prédatrice” de Manon Torielli (Marseille) et “Le Ticket” de Virginie Vagne (région parisienne). Les textes seront publiés sur le site du cinéma dès ce mois de novembre : www.ville-venissieux.fr rubrique cinéma, sous-rubrique événements. Parole ambulante à peine achevée, l’Espace Pandora est reparti vers une nouvelle aventure littéraire avec l’Autre Salon de Grigny. Il se tiendra les 16 et 17 novembre sur le thème de l’humour noir. Yann Dégruel étant en résidence artistique au Manoir de Grigny (voir page 12), il sera accompagné par un autre auteur de bandes dessinées, Philippe Vuillemin. Dans un nouveau lieu, l’Espace Michel-Favier (rue de la République à Grigny), on croisera encore les réalisateurs Pierre Carles et Éric Martin (qui présenteront leur film “Choron dernière”), les écrivains Hervé Le Tellier, Michel Baglin, Claudine Bohi, Pierre Causse et Maxime Vivas. Sans oublier la remise du prix Léo-Ferré, des expositions (“Plonk et Replonk”, “Zoo”), une carte blanche aux éditions Le bruit des autres, une soirée cabaret, etc. Parmi les publications récentes de La passe du vent (la maison d’édition associée à l’Espace Pandora), citons “Alors, maintenant, que la lutte soit belle…” de Michèle Picard et “Sans concession” de René Balme. Une belle occasion de s’offrir une conversation “entre deux maires” (Vénissieux et Grigny), le 16 novembre à 16 h 30, sur le thème “Art et politique”. Michel Baglin et Maxime Vivas participeront également à cette table ronde. Le lendemain à 10 h 30, on pourra encore découvrir, au cours d’un petitdéjeuner, le dernier recueil “Quelles nouvelles ?” (“Vaccin contre la rage”), en présence des lauréats du concours (au sein desquels on retrouve Valérie Reich), des membres du jury et des auteurs Michel Baglin et Hervé Le Tellier.  Renseignements : 04 72 50 14 78 - www.espacepandora.org

logue Abdelalli Hajjat, invité du débat avec Toumi Djaïdja, le père Delorme et Guy Fischer, qui était à l’époque 1er adjoint au maire de Vénissieux. Trente ans après, la condition des enfants immigrés a-t-elle progressé ? Tous les intervenants dans le public, qu’ils soient jeunes ou quinquagénaires, ont répondu par la négative, dénonçant pêle-mêle la discrimination à l’emploi, le manque de diversité dans la classe politique, le racisme ordinaire qui puise maintenant dans le rejet de l’islam… Un constat sombre, amer, que le père Delorme et Toumi Djaïdja se sont efforcés d’atténuer. “C’est vrai qu’il existe un plafond de verre qui pénalise les enfants d’immigrés, mais il y a aussi plein de gens qui réussissent”, soulignait le prêtre. Tandis que Toumi, fidèle à son image de sage, exhortait les jeunes générations à positiver : “La demande d’égalité est un absolu non négociable, mais c’est le chantier permanent de la République. On peut atteindre l’horizon que nous nous sommes fixé si nous restons dans une idée noble de ce qu’a été la Marche. Malgré tout ce qui n’a pas été réglé, il est essentiel de pacifier le débat si l’on veut pouvoir continuer à marcher ensemble.” 

Tél. : 04 72 50 71 59

rzelec@orange.fr

Dépannage 7j./7 - 24 h./24 38, rue Eugène-Maréchal 69200 Vénissieux

Les élèves de deux classes de 5e ont récemment assisté au collège Paul-Éluard à un concert donné par le groupe “L’arbre à trois têtes”. Cette formation de jazz électro, associée à l’Opéra de Lyon, a joué pendant deux heures, devant des enfants captivés. “Depuis plusieurs années, nous menons des projets avec ces musiciens dans le cadre du partenariat entre le collège et l’Opéra de Lyon”, précisent Mme Joriot (professeur de musique) et Mme Bediat (pôle de développement culturel de l’Opéra). Thierry Beaucoup (saxophone, composition et arrangements), Frédéric Balsarin (guitare et ordinateur) et Alain Lecante (basse électrique) vont travailler avec les collégiens sur un opéra d’Aaron Copland, programmé en février au Théâtre de la Croix-Rousse, à Lyon : “The Tender Land”, qui traite de la crise des années trente et de la grande dépression aux États-Unis. L’objectif est de créer, au cours de différents ateliers de lettres, d’arts plastiques, de technologie et de musique, un spectacle dont ils feront une restitution en juin à l’AmphiOpéra. “Nous travaillerons également avec les élèves de la section habillement du LP La Martinière.” Collégiens et lycéens doivent d’ailleurs se rencontrer en avril, pour un atelier commun.

G.L.

SALON DE LYON ET SUD-EST Longtemps photographe à la Ville de Vénissieux, Josette Vial mène avec bonheur ses projets personnels depuis qu’elle a pris sa retraite. Elle participe au Salon de Lyon et Sud-Est Hors les murs (le déménagement est dû aux travaux d’embellissement du Palais de Bondy) et expose une série d’images, “Requiem pour Antoinette et Laurent”, à la galerie L’Œil écoute (3, quai Romain-Rolland, Lyon 5e). La galerie étant ouverte les trois premiers week-ends de novembre, on pourra voir l’exposition du 8 au 10 et du 15 au 17 novembre. Renseignements : 06 84 04 06 53 www.salonlyonsudest.org

CONCERT POUR L’ÉGLISE DE PARILLY

CINÉ GOURMAND Ce même 20 novembre à 14 h 30, les enfants pourront doublement se régaler : d’abord avec “L’apprenti père Noël et le flocon magique”, un film d’animation de Luc Vinciguerra dans lequel un enfant de 7 ans remplace le père Noël, puis avec le goûter offert à l’issue de la projection.

OPÉRA MIX

À VENIR

DU 6 AU 12 NOVEMBRE

Plus de 250 personnes ont suivi la Marche

© LUDOVIC DE MARIA

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE

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L’association Parce que Parilly organise, le 16 novembre à 20 heures à l’église de Parilly, un concert destiné à aider au financement de la restauration du bâtiment. Il sera donné par deux formations vénissianes : l’ensemble vocal Le Parrelier et la chorale Jean-Wiener. Renseignements : 04 78 74 69 89 asso.pqp@laposte.net parce.que.parilly.fr

GERTRUDE II À L’AMPHIOPÉRA On connaît la compagnie Gertrude II pour les nombreuses lectures poétiques qu’elle a données sous tente (gaada), associant les jeunes des EPJ et des établissements scolaires de Vénissieux mais aussi des familles de La Darnaise et d’ailleurs. En écho au festival Sens Interdits, Gertrude II présente du 7 au 9 novembre à l’AmphiOpéra, Lyon 1er, la dixième édition de “Noir sur Blanc” qui réunit des artistes de Sétif, Lyon et Alger. Réservations à l’Opéra de Lyon : 04 69 85 54 54 www.opera-lyon.com

COUP DE CHAPEAU À JEAN JANOIR Décédé l’an dernier, le peintre Jean Janoir a exposé à plusieurs reprises ses toiles à Vénissieux (1986). Grâce à l’association ÉCLORE, une rétrospective lui rend hommage à la mairie du 2e arrondissement de Lyon (2, rue d’Enghien). Pour le vernissage, ce mercredi 6 novembre à 18 heures, elle s’accompagne de la projection en avant-première du documentaire de 52 minutes, “Janoir, une vie à peindre”, réalisé par Émilie Souillot et Jérémy Zucchi, avec le soutien du CNC. Exposition visible jusqu’au15 novembre.


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CULTURE

MaĂŽtre cubes autres. Je me suis demandĂŠ ce qui allait amener les enfants Ă s’identifier Ă  ma proposition. Le parallĂŠlĂŠpipède m’a alors renvoyĂŠ sur l’idĂŠe d’un jeu de construction, type Lego ou Kapla.â€? Pour que les trois sculptures (chacune composĂŠe de cinq modules parallĂŠlĂŠpipĂŠdiques) puissent fonctionner formellement, FrĂŠdĂŠric Rouarch les a imaginĂŠes jetĂŠes de façon totalement arbitraire. “J’ai manipulĂŠ les parallĂŠlĂŠpipèdes dans tous les sens jusqu’à obtenir des formes qui me conviennent. J’ai choisi pour chaque sculpture une des couleurs qu’on retrouve sur les bâtiments : orange, jaune et vert.â€? Mais l’artiste va plus loin puisque le vert n’apparaĂŽt pas sur les murs qui forment l’environnement des modules verts‌ et il en va de mĂŞme pour le jaune et l’orange.

rĂŠdĂŠric Rouarch le reconnaĂŽt : VĂŠnissieux lui porte chance. Le plasticien a en effet ĂŠtĂŠ en rĂŠsidence artistique au lycĂŠe JacquesBrel pendant l’annĂŠe scolaire 2001-2002. Toujours en 2002, il expose ses “Mondes parallèlesâ€? Ă l’Espace arts plastiques de la Maison du peuple. En 2013, pour la première fois (après ĂŞtre parvenu en phase finale de concours du mĂŞme type Ă  Albertville et SaintMichel-de-Maurienne), il remporte le “1 % artistiqueâ€? du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie et, dans la foulĂŠe, retrouve l’Espace arts plastiques (baptisĂŠ depuis du nom de Madeleine Lambert), pour lequel il propose l’installation “Imbriquerâ€?. “Pour le 1 %, explique FrĂŠdĂŠric, j’ai envoyĂŠ un dossier. Le jury choisit ensuite deux ou trois artistes afin qu’ils prĂŠsentent leurs projets. Et j’ai ĂŠtĂŠ retenu.â€? FrĂŠdĂŠric est parti du bâtiment pour ĂŠtablir un dialogue entre l’architecture et ses sculptures, au nombre de trois. “Trois, parce que le groupe scolaire Joliot-Curie est composĂŠ d’une ĂŠcole maternelle, d’une ĂŠlĂŠmentaire et d’une Maison de l’enfance. Au dĂŠpart, j’avais imaginĂŠ six ensembles plus petits ; je les ai rĂŠduits Ă  trois, en augmentant les volumes. N’ayant aucune contrainte particulière, je me suis dĂŠfini un cahier des charges. Ces bâtiments scolaires sont des cubes imbriquĂŠs les uns dans les

F

Question de vocabulaire Les trois sculptures sont ĂŠvidemment en lien avec l’installation que FrĂŠdĂŠric Rouarch propose Ă l’Espace Madeleine-Lambert. “Je suis restĂŠ sur le mĂŞme vocabulaire, celui d’un parallĂŠlĂŠpipède, mais Ă  une autre ĂŠchelle. La salle d’exposition est aussi un parallĂŠlĂŠpipède. J’ai rĂŠduit le mien pour qu’il puisse entrer dans l’espace. Il est en biais, jetĂŠ comme par hasard. J’ai juste dessinĂŠ les arĂŞtes. Cette pièce unique fonctionne comme plusieurs morceaux.â€? Le visiteur est obligĂŠ de se baisser pour pĂŠnĂŠtrer dans ce parallĂŠlĂŠpipède virtuel : “Il est physiquement

PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

INAUGURATION - Le plasticien FrÊdÊric Rouarch aime les parallÊlÊpipèdes : ceux qu’il a modelÊs pour le 1 % artistique du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie et celui qu’il a fait pÊnÊtrer en biais à l’Espace Madeleine-Lambert.

Le 18 novembre, FrÊdÊric Rouarch participera à l’inauguration du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie, pour lequel il a livrÊ trois sculptures

impliquĂŠ, commente l’artiste. Je mets en scène le spectateur pour le faire participer.â€? FrĂŠdĂŠric reconnaĂŽt qu’à la Maison du peuple, le discours est minimaliste mais il ne l’est pas au groupe scolaire, parce qu’il n’est pas destinĂŠ au mĂŞme public. “Je voulais que ces formes parlent aux enfants, qu’elles fassent partie de leur vocabulaire.

D’oÚ l’idÊe de jeu (même si elles ne sont pas faites pour que les enfants grimpent dessus) et de manipulation. Après l’inauguration, j’irai leur expliquer le chemin pour y arriver. Ce travail est complètement abstrait et il sera peut-être plus acceptÊ par les enfants que par les adultes.�  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Inauguration du groupe scolaire Joliot-Curie et de son Ĺ“uvre artistique le 18 novembre, entre 16 h 30 et 18 h 30.

Khmer Courage ThÊâtre de VÊnissieux - Ce en exil, sous l’œil des grandes puis-

sances. Tout ceci est de l’Histoire. La force du texte d’HÊlène Cixous dans cette mise en scène de Georges Bigot (qui jouait Sihanouk en 1985) et Delphine Cottu est parfaitement mise en valeur par ces jeunes comÊdiens cambodgiens qui jouent ce long texte en khmer (avec surtitrage au-dessus de la scène). L’expÊrience pourrait sembler Êprouvante, elle est formidable. Les acteurs et les musiciens font un travail fantastique et San Marady, qui interprète Norodom Sihanouk, est Êpoustouflante. Cette jeune actrice se mÊtamorphose : elle est le roi. Elle le montre intelligent dès qu’il parlemente avec Zhou Enlai, les dignitaires vietnamiens ou les reprÊsentants du Kampuchea dÊmocratique (les Khmers rouges). Elle sait

vendredi 8 novembre Ă 20 heures, le ThÊâtre de VĂŠnissieux accueille la troupe cambodgienne du Phare Ponleu Selpak et le ThÊâtre du Soleil pour la deuxième partie de “L’histoire terrible mais inachevĂŠe de Norodom Sihanouk, roi du Cambodgeâ€?, dont on avait pu apprĂŠcier la première ĂŠpoque il y a deux ans. Le spectacle est prĂŠsentĂŠ dans le cadre du festival “Sens interditsâ€?, initiĂŠ par le thÊâtre lyonnais des CĂŠlestins. Lorsqu’en 1985, Ariane Mnouchkine monte le texte d’HĂŠlène Cixous, l’histoire de Norodom Sihanouk est alors tout Ă  la fois terrible et inachevĂŠe. Le roi mourra en 2012 sans avoir vu la dramaturge achever son histoire. Quand dĂŠbute la deuxième partie, Sihanouk est rĂŠfugiĂŠ Ă  PĂŠkin tandis que son pays est tombĂŠ entre les mains de Lon Nol, un militaire soutenu par les AmĂŠricains. Il ne faut pas oublier que Sihanouk, chantre de la francophonie, est un fervent admirateur du gĂŠnĂŠral de Gaulle et que, comme lui, il n’apprĂŠcie pas la mainmise des États-Unis sur les affaires du monde. Les diffĂŠrents actes vont montrer la montĂŠe des Khmers rouges, leurs jeux de sĂŠduction et de rejet du roi Changement total d’ambiance avec le spectacle suivant du ThÊâtre de VĂŠnissieux, le 15 novembre Ă  20 heures. Les Rois vagabonds, une compagnie du Jura, proposent au jeune public (dès 6 ans) un concert de musique classique qui mĂŞle acrobaties, mimes, danses et clowneries. Rires assurĂŠs. Tarifs : de 8 Ă  18 euros. RĂŠservations : 04 72 90 86 68.

ĂŠgalement le rendre fragile, empli de doutes sitĂ´t qu’il est en prĂŠsence de sa femme ou de son meilleur ami. Elle humanise un personnage historique, qui devient sous ses traits l’âme du peuple cambodgien. Face Ă Pol Pot (interprĂŠtĂŠ ĂŠgalement par une femme, Chea Ravy) ou Khieu Samphân, ses ennemis guindĂŠs dans leurs uniformes, le roi est le seul, avec son peuple, Ă  pouvoir voir et parler aux fantĂ´mes (dont celui du roi dĂŠfunt, ĂŠlĂŠment drĂ´latique de la pièce). Car “L’histoire terrible mais inachevĂŠe de Norodom Sihanouk, roi du Cambodgeâ€? n’est pas qu’un rĂŠcit politique mais aussi un bel hommage au peuple cambodgien, Ă  ses croyances et Ă  ses souffrances. InachevĂŠe, cette histoire l’est, qui se conclut en 1979 avec l’arrivĂŠe des

troupes vietnamiennes Ă Phnom Penh. On se prend alors Ă  rĂŞver Ă  une troisième partie et Ă  un retour Ă  la sĂŠrĂŠnitĂŠ de “Monseigneur Papaâ€?, le nom que les Cambodgiens donnaient Ă  leur roi poète et cinĂŠaste. Ce roi que San Marady, Ă  nous qui ne sommes pas Cambodgiens, nous a fait apprĂŠcier et adopter le temps d’un spectacle.  J.-C.L.

“L’histoire terrible mais inachevĂŠe de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge Deuxième ĂŠpoqueâ€? au ThÊâtre de VĂŠnissieux le 8 novembre Ă 20 heures. Tarifs : de 8 Ă  18 euros. RĂŠservations : 04 72 90 86 68.

DERNIĂˆRE MINUTE

Prêts pour les ateliers 2014 des Fêtes escales Le 7 novembre à 18 heures, à l’hôtel de ville, après le bilan des dernières Fêtes escales, on pourra tout savoir sur les prochaines, dont les ateliers dÊmarreront en janvier sous la direction de Roberto Cavalcante. Tous ceux qui ont participÊ à l’aventure 2013 auront le plaisir de rencontrer ceux qui vont s’engager dans l’Êdition 2014. Venez nombreux.

     

 





  

     PHOTO ARNAUD LAFONTAINE

CONCERTO POUR DEUX CLOWNS

“Imbriquerâ€? Ă l’Espace Madeleine-Lambert (Maison du peuple) en RĂŠsonance avec la Biennale d’art contemporain de Lyon, jusqu’au 21 dĂŠcembre. Ouverture du mercredi au samedi, de 14 h 30 Ă  18 heures. Renseignements : 04 72 21 44 44 ou 04 72 50 89 10.

Norodom Suramarit, le fantôme du roi dÊfunt (et père de Sihanouk), seul personnage amusant dans cette tragÊdie

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RÉSULTATS FOOTBALL Avec une formation remaniée, les footballeurs de l’ASM ont obtenu dans les arrêts de jeu, un nul face à Toulon Le Las. “Solidarité et hargne, maîtres mots d’une équipe en reconstruction”, a estimé l’entraîneur Hakim Fellahi. L’équipe réserve a fait un peu mieux en arrachant un succès étriqué mais important face à Charvieu : numéro de haute voltige de Ferraro, but de Touré. Puis arrêt réflexe du portier vénissian Camara dans les arrêts de jeu, ce qui a permis à l’ASM de préserver les quatre points du succès. Les voisins de l’USV ont été malmenés à Craponne, un ancien club du dirigeant Jacques Lajara. Battus 4-0, ils rétrogradent en 8e position, mais avec un match en retard face à Belleroche. Dimanche dernier, dans le match au sommet du championnat Honneur de futsal disputé à Pont-de-Claix, l’AS Charréard s’est inclinée 4 à 3.

Le MVT remet le couvert Tennis - Il s’en est passé, des du MVT peuvent compter sur la 2010, on peut mettre l’accent sur la choses, depuis juillet au club du Moulin-à-Vent. De réunions serrées en discussions informelles, une équipe s’est constituée autour du nouveau président Emmanuel Mathias — qui a succédé à Stéphanie Arnaudon — et de Jean-François Nadal, qui a déjà occupé au club de multiples fonctions, d'animateur à président. Frédérique Millet-Perriol est devenue “chargée des relations avec les médias”. C’est donc elle qui se charge d'annoncer que “l'assemblée générale de septembre a été l’occasion d’afficher nos projets. Et ces projets, ils sont bien ficelés. Si des personnes attachées au MVT ont décidé de s’investir, de donner de leur temps, c’est bien pour voir le club progresser.” Du côté des courts, les équipes

toute jeune Lucie (classée 2/6), Cédric (4/6) et l’expérimenté Franck (15). Ce trio de profs se démultiplie pour faire progresser les adhérents et pour assurer des ateliers ludiques pour les plus jeunes (de 5 à 11 ans) et les ados (12-17 ans). La relève, en somme. “On a beaucoup de compétiteurs, note Michel Duperret, responsable de l’animation, mais on veut surtout que chaque adhérent trouve du plaisir sur nos courts, et la fierté d’appartenir au MVT. L’ambiance et l’esprit club sont indispensables pour avancer.” Un gros dossier a fait l’objet d’une première entrevue avec la municipalité, à la mi-octobre : la couverture de deux terrains de tennis. Jean-François Nadal dresse un instantané sur ce sujet. “Depuis

RUGBY Ils ont osé… et réussi à ouvrir leur compteur de victoire. Après quatre lourdes défaites d’affilée, les rugbymen de l’US Vénissieux ont arraché leur premier succès de l’année, 17-15 (essai de Leymarie), face au RC Pays de l’Ozon.

BASKET Dans l’ancien fief de l’ASVEL, la salle Raphaël-De-Barros de Villeurbanne, les basketteuses de l’AL Vénissieux Parilly n’ont pu contenir l’ASV. Battues 74 à 59, les Vénissianes se morfondent en bas de classement de Nationale 3.

HANDBALL Battus assez sèchement le 27 octobre par le HBC Aixen-Savoie (34-26), le VHB fait du surplace en bas de classement de la poule 5 de Nationale 2 : 10e sur 12. La réception de Meylan, ce samedi, semble déjà importante.

KARATÉ En Coupe de la ligue du Lyonnais de katas, dimanche, le Sen No Sen Karaté Vénissieux s’est surtout illustré grâce à Tricia Barlier, qui remporte la compétition chez les cadettes. Sa sœur jumelle, Fillia Barlier, et le junior Grégory Marin se classent 5e.

TAEKWONDO Lors de l’Open Rhône-Alpes disputé samedi au Palais des Sports de Gerland, Sofiane Aziez (Taekwondo Vénissieux) s’est incliné en finale senior des moins de 68 kg face à Jean-François Sarre, membre de l’équipe de France.

La nouvelle équipe du Moulin-à-Vent peut s’enorgueillir d’avoir franchi la barre des 220 licenciés

Pas d’emplois d’avenir sans formation Insertion - mardi 29 octobre, la signature d'une convention de partenariat liant Gones & Sports Formation (organisme de formation rhônalpin pour les métiers du sport et de l'animation), l'AGEFOS (financeur et conseil pour la formation professionnelle dans les PME) et la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (la DIRECCTE)* a officialisé des contrats générationnels en faveur de deux basketteurs régionaux. Ces contrats emplois d’avenir sont accompagnés d’une formation professionnelle, financée à 70 % par l'AGEFOS et à 30 % par l’État. Ce dispositif a également été l’occasion de mettre en valeur le club de basket de l’ALVP, cité en exemple par les organisateurs comme par Andrée Loscos, adjointe au maire de Vénissieux. Et pas seulement pour ses résultats sportifs. “Les organisateurs ont décentralisé la manifestation dans notre clubhouse plutôt que de la faire dans les locaux de la DIRECCTE, explique Christine Thiébault, présidente du club. En effet, on s’est engagés depuis 2009 dans une démarche d’aide à

l’emploi des jeunes. Nicolas Presle a ainsi bénéficié d’un contrat d'apprentissage, puis Kevin Clivet a signé un contrat de professionnalisation converti ensuite en CDI. Et depuis septembre, Benjamin Belanger est en contrat d’avenir.” Contrats d'apprentissage, contrats de professionnalisation et maintenant contrats emplois d’avenir ont permis à GS Formation de créer en huit ans 260 emplois liés aux métiers du sport et de l’animation ; et à des clubs tels que l’ALVP de se développer et de construire de l'emploi pérenne. “Quand on est devenus employeur, on n’était pas très à l’aise, se souvient Christine Thiébault. On a peur de mal faire, car nous ne sommes que des sportifs bénévoles engagés dans le monde associatif. L’aide des organismes tuteurs nous a été salutaire. Et on a pu pérenniser un emploi.”  * Les signataires : Jocelyne Pagliano et Richard Bonin, présidente et directeur de GS Formation, Cécile Dindar (pour la Préfecture), Jean-Claude Jouanno (CDOS), Florence Giraud (Direction départementale de la Cohésion Sociale), et Laurent Floquet (AGEFOS PME).

progression du nombre d’adhérents (225 inscriptions à ce jour). Mais on doit faire face à une diminution du nombre de joueurs classés, qui partent vers d’autres clubs comme Saint-Priest ou Bron, parce que les structures y sont plus accueillantes. Là où les courts sont couverts, cela permet de faire jouer les compétiteurs plus régulièrement qu’ici. D'ailleurs, lors de notre dernier Open en mars dernier, on a dû faire jouer des finales à Grigny. Il faut respecter des normes précises pour jouer en gymnase et on n’a pu faire jouer que la finale des plus de 45 ans à TolaVologe. C’est pour cela que nous avons rencontré Andrée Loscos, l’adjointe aux Sports, avec Benoît Depierre, le directeur municipal des Sports et de la Jeunesse. Attentive à nos objectifs à court terme, l'adjointe s'est engagée à nous recevoir en décembre afin de poursuivre la discussion avec le TCV, l’autre club de tennis de Vénissieux.” De fait, si on ajoute au MVT les habitués des courts de “Fête le Mur”, au Charréard, le potentiel de joueurs n'est pas négligeable. La couverture des courts, revenons-y. “On a fait faire des devis — dont un par l’entreprise qui a construit la tribune du complexe sportif Laurent-Gérin. Ils sont de l’ordre de 250 000 à 350 000 euros, termine le coordinateur vénissian. Un budget largement en deçà des prévisions habituelles, plus proches des 650 000 euros. Posséder des courts couverts, cela devient indispensable.” 

Nouveau bureau : Président : Emmanuel Mathias Secrétaire générale : Sophie Grégoire (Sylvie Demollière en adjointe) Trésorière : Sylvie Morel (Olivier Galais en adjoint) Direction sportive : Franck Rivat Coordinateur : Jean-François Nadal

IDIR BOUMERTIT : PASSION TAEKWONDO

Sur proposition de la Fédération française de taekwondo et disciplines associées (FFTDA), Idir Boumertit a reçu le 24 octobre à la préfecture du Rhône, la médaille de bronze Jeunesse et Sports des mains de Denis Millon, président de l'OMS de Lyon 8e. “C'est évidemment un honneur”, estime le récipiendaire — que l'on connaît aussi à Vénissieux pour son rôle de conseiller municipal, délégué à l'accessibilité et au handicap. “Davantage que mon passé de sportif de bon niveau, ce sont mes fonctions d'entraîneur et de directeur sportif du club de taekwondo que j'ai créé à Saint-Fons, de dirigeant de la Ligue du Lyonnais (dont il a été le président entre 2004 et 2008 N.D.L.R.) et de membre du comité directeur de la fédération nationale qui ont été mises en avant.” Évidemment, ce passionné de taekwondo, impliqué dans la fédération depuis bientôt dix ans, est également un spécialiste de la technique. Ne détient-il pas un 4e dan ?

Fervents amateurs Gala de boxe - La réunion du 26 octobre a donné lieu à des surprises… et des confirmations. Côté surprise, l'annulation des interclubs amateurs classe jeune, en raison de licences pas encore validées. Plus réjouissante aura été la venue d’Hacène Chérifi, entraîneur du club de Miribel : l’ancien champion du Monde WBC des poids moyens en 1998 conduisait une délégation de prometteurs puncheurs. Du côté des confirmations, on

notera la bonne tenue du Vénissian Steeve Louis qui s’est imposé au gymnase Alain-Colas face à Jonathan Emica, un boxeur burgien, ainsi que les promesses affichées par le cadet Hicham Laziz, qui a pris le meilleur sur Jonas Tanyikoy, du BC Vaudais. Bien qu’amicales, les démonstrations de Gladys Constandinis et de Sarah Lahmeur, juniors de l’Espace École Sport Boxe, qui ouvraient le gala ont été rassurantes : les filles ont relevé le gant, elles assurent également. 

SAMEDI 9 NOVEMBRE Compétition de judo Ufolep au gymnase Jacques-Anquetil, organisée par l’ALVP judo, de 13 h 30 à 18 h 30.  Le VHB accueille le Meylan Handball au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45. 

DIMANCHE 10 NOVEMBRE Les footballeurs de l’US Vénissieux accueillent l’US Vaulx-en-Velin au stade Laurent-Gérin, à 15 heures.  Les rugbymen de l’USV reçoivent la Haute Bresse au stade Laurent-Gérin, à 15 heures. 

LUNDI 11 NOVEMBRE 3e édition du Cyclocross de Vénissieux Parilly organisée par l’Amicale cycliste du Moulin-à-Vent au parc alpestre de Parilly. Départ à 13 h 15 pour les courses de jeunes catégories de 7 à 16 ans ; puis à 15 heures pour les plus de 16 ans (FSGT, Ufolep et FFC Pass cyclisme). Parking : jardin alpestre, boulevard Emile-Bollaert. Infos, plan d’accès : www.acmoulinavent.com

ESCRIME Les escrimeurs vénissians ont pris part au tournoi international de Colmar réservé aux moins de 23 ans. Giacomo Paravicini se classe 43e, Fabien Battut et Vincent Perrot au-delà du Top 100.

SAMEDI 16 NOVEMBRE Les basketteurs du CLAM-V reçoivent Neuville Basket au gymnase Alain-Colas à 20 h 30.  Les basketteuses de l’ALVP accueillent la Jeanne-d’Arc de Vichy au gymnase Jacques-Brel, à 20 heures. 

ATHLÉTISME Claude Magand a été impressionnant au semi-marathon de Grigny, dimanche 27 octobre. Arrivé 2e au classement scratch (général), il s’est imposé chez les 50-59 ans en 1 h20’44”.

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MÉDAILLE

AGENDA

SPORTS

Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

DIMANCHE 17 NOVEMBRE Une convention de partenariat bénéficiera à deux basketteurs régionaux

Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes reçoivent l’UGA Décines au stade Auguste-Delaune, à 14 h 30.


SPORTS

Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

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Nouveaux challenges pour la Foulée INNOVATIONS - Un espace restauration dédié au public et la création du Challenge des quatre saisons font souffler un air frais sur la Foulée vénissiane. Elle fêtera ses 34 bougies le dimanche 17 novembre. Pour la Foulée scolaire, la veille, plus d’un millier d'enfants sont attendus.

O

commun pour fidéliser les amateurs de courses à pied et leur faire connaître les épreuves voisines.” Les coureurs qui prendront part à la Foulée vénissiane d’automne, aux Foulées san-priotes de l’hiver, au Printemps d’Ozon et au 10 km d’été de Corbas seront récompensés en fonction de leur classement. Pour participer au Challenge, il faudra donc d'abord s’inscrire à ces épreuves. Puis, pour figurer sur le listing, il suffira d’avoir participé à au moins trois des quatre courses. Le classement de chaque coureur se fera en additionnant ses trois meilleures places par catégorie. Après les Foulées scolaires du samedi 16 novembre, pour lesquelles sont attendus 1 200 enfants, ce sera au tour des Foulées du dimanche. Les alentours de la rue Marcel-Sembat vont être barriérés, des centaines de coureurs vont s’échauffer, se préparer à battre leur record personnel ou tout simplement s’offrir une bouffée d’oxygène, notamment quand ils entreront dans le poumon vert du quartier, le parc de Parilly. Bien sûr, il faudra encore compter avec les délégations étrangères. L’an dernier, le Burundais Éric

autres services municipaux, les fidèles de l’OMS, la police municipale, des bénévoles des clubs sportifs d’ici ou d’ailleurs ainsi que l’AAAS, association brignairote d’Aide aux sports, chargée de la logistique de la course… sans oublier les spectateurs dont la présence est indispensable pour encourager les sportifs.  PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

n ne va pas parler de révolution de palais, mais la Foulée vénissiane s’offrira pourtant bel et bien un lifting, le dimanche 17 novembre. “On crée un espace de petite restauration pour apporter plus d’ambiance et d’attractivité à l’épreuve, commente Éliette Piccolo, responsable des grands événements sportifs à la direction municipale des Sports. Les spectateurs pourront converser autour d’un café, d’une boisson fraîche, d’une pâtisserie, de crêpes ou viennoiseries. Le chapiteau sera installé à l’arrivée, accolé au gymnase Jacques-Anquetil, au chapiteau de ravitaillement des coureurs et au stand Rhône-Alpes où les vainqueurs reçoivent leurs récompenses. Et si la formule plaît, on la développera pour les éditions suivantes.” L’autre innovation, c'est le Challenge des quatre saisons, né d’une initiative commune à quatre clubs d’athlétisme: l’AFA Feyzin-Vénissieux, Ozon Courir, la Foulée de SaintPriest et Corbas Running. “On a créé ce Challenge car il y a de plus en plus de courses dans le département, expliquent les co-organisateurs sur le site internet de l’OMS de Vénissieux. On met notre expérience en

DJAMEL YOUNSI

Samedi 16 novembre Foulées scolaires dès 9 heures, au stade du Rhône (parc de Parilly).

Nyonsaba s’était imposé sur le 10 km, son compatriote Richard Musagirije en faisant de même sur le semi. Précédemment, les Kenyans étaient à l’honneur, voire les Russes ou des coureurs venus du Maghreb. Et les Vénissians dans tout cela ? “On peut miser sur Carlos Da Silva et plus encore sur son frère Fernando”, prévoit Nicolas Deschamps, un ami, lui aussi licencié à Lyon Athlétisme, qui s’entraîne au parc de Parilly. “Si Carlos est encore en phase de reprise,

Fernando devrait être une des surprises de cette Foulée. Je le vois bien finir juste derrière les professionnels Burundais ou Kenyans. Et je pense qu’il peut titiller son record personnel sur 10 km, à peine supérieur à 30 minutes, record établi il y a quelques semaines à Annecy. Quant à moi, descendre sous les 37 minutes reste mon objectif majeur. J’avais fait 37’44 l’an dernier.” Du monde, il y en aura donc sur le parcours : du personnel de la direction des Sports et de nombreux

Dimanche 17 novembre ● Le semi-marathon, le 10 km dans le parc de Parilly et deux courses des générations sur 1 et 2 km. ● Les inscriptions se prennent jusqu’au vendredi 15 novembre de 10 à 12 heures et de 14 heures à 18 h 30 (le vendredi, à 18 heures) à l’Office municipal du sport : 20-22, rue Rosenberg. Tél. : 04 72 50 00 12. ● Départs des courses à partir de 9 heures à l'angle des boulevards Marcel-Sembat et Irène Joliot-Curie. ● Stationnement sur le parking de l'hypermarché Carrefour. ● Remise des récompenses à partir de 11 heures au gymnase Jacques-Anquetil.

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Urgences médicales

Environnement

Solidarité - Action sociale

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix, Vénissieux ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, avenue du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00

SERVICE MUNICIPAL

DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE ✆ 04 72 21 44 44

SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51

Sécurité

CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE ✆ 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63  Grande Pharmacie Lyonnaise : 22, rue de la République, Lyon-2e ✆ 04 72 56 44 24

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé ✆ 04 72 50 02 72 TOP MUNICIPAL Médiation - prévention standard ouvert 24 h./24 365 jours par an ✆ 04 72 51 52 53

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PORTRAIT

Mercredi 6 novembre 2013 - n° 545 - www.expressions-venissieux.fr

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YANN DÉGRUEL

Bulles habiles Ce dessinateur aux origines vénissianes publie ses propres histoires mais sait aussi se couler dans l’univers d’autres auteurs, tels Hector Malot ou Rudyard Kipling. Il entame à Grigny une résidence artistique, et participera à l’Autre Salon les 16 et 17 novembre. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

ela faisait quelques années que Yann Dégruel n’était pas venu à Vénissieux, la ville où il est né et où il a grandi jusqu’à ses 18 ans. Lui qui vit aujourd’hui dans un petit village de la Drôme, vient d’accepter une résidence artistique à Grigny, dans le Rhône, où nous l’avons rencontré. Le rapprochant ensuite de Lyon, où il voulait aller se promener, je le conduis jusqu’à la gare de Vénissieux pour prendre le métro. Sur le parcours, il nous explique, excité par ces retrouvailles… Non, le métro n’existait pas encore lorsqu’il est parti, pas plus que le tram. Là, c’était son collège, Aragon. Par là, il y avait un campement de gitans. À droite, le quartier Charréard. “J’ai habité d’abord aux Minguettes, boulevard Lénine, puis à Parilly. Et j’ai joué pendant presque dix ans dans l’équipe de hand, à l’époque où Vénissieux était champion de France avec Munier, Lathoud ou Monthurel. J’étais en sports études à Aragon. Je suis parti à 18 ans pour aller en arts déco, à Strasbourg. J’avais le choix entre Émile-Cohl, une école privée lyon-

C

naise qui était chère, et Strasbourg.” Yann s’est très tôt intéressé au dessin. Petit, il lisait tout ce qui lui tombait sous la main, “Astérix”, “Les tuniques bleues”, “Corto Maltese”, “Boule et Bill”, “Gaston”… “Les romans sont venus plus tard.” Est-ce alors une revanche si beaucoup de ses albums sont des adaptations littéraires, d’Hector Malot, “un auteur humaniste du XIXe siècle”, à Rudyard Kipling, “une véritable source de bonheur et de plaisir qui ne s’estompe pas avec le temps” ? “Même mon premier album, “Genz Gys Khan”, était inspiré d’un roman. J’ai beaucoup lu sur le tard.” S’il ne pratique pas à Strasbourg la bédé autant qu’il le voudrait, les arts déco sont pour lui un espace de liberté. “Toutes les disciplines artistiques étaient enseignées : peinture, sculpture, reliure, etc. Après cinq ans, je me suis spécialisé dans l’illustration. Puis, comme beaucoup d’étudiants, je n’ai pas voulu faire mon service militaire et, en 1999, je suis devenu objecteur de conscience à Folimage, le studio d’animation de Jacques-Rémy Girerd, à Valence. On faisait des dessins animés baba cool et on était payés par l’armée !”

À cette époque, Michel Ocelot, futur réalisateur de “Kirikou” et d’“Azur et Asmar”, prépare à Folimage une série qui deviendra une dizaine d’années plus tard “Princes et princesses”. “Il travaillait avec des gants de chirurgien. Au moyen d’une pince à épiler, il faisait glisser des papiers découpés sur des lamelles de verre. Quand tu vois ça, tu réalises la tâche à accomplir. Tu es dans le bain !”

je la dessinais. Comme cela devait être au départ un dessin animé, les formes étaient simples, pour pouvoir les faire bouger. J’étais à la fois scénariste et dessinateur. Ensuite, j’ai adapté un classique, “Sans famille”, et les récits d’autres auteurs (dont Kipling). Si une histoire plaît, c’est bien de mettre son univers dedans.” Depuis plusieurs années, la Ville de Grigny (en collaboration avec l’Espace Pandora de Vénissieux) propose des résidences à des auteurs. Directement “Les éditeurs m’ont catalogué par la médiathèque “jeunesse” mais “Genz Gys Khan” contacté Léo-Ferré, Yann Dégruel est le était complètement dingo.” premier auteur dans la catégorie bandes dessinées. Yann veut faire de sa première “J’ai un album en cours, qui histoire, “Genz Gys Khan”, un paraîtra dans un an, et je ne peux dessin animé. Mais il n’y arrivera rester que deux jours par semaine à pas et le milieu le décourage. Pour Grigny. Je mets toute mon énergie à m’expliquer le sentiment qui l’en- rencontrer les scolaires.” Ce matinvahit alors, il dessine une pyra- là, Yann fait donc dessiner des mide sur un bout de papier. “Le enfants (11-13 ans) du centre monde du dessin animé est comme social et culturel de Grigny. Il leur cela, pyramidal. Et ceux qui y arri- a proposé une histoire, d’après vent sont là.” Il esquisse un trait à quatre dessins tirés de “Saba et la l’extrême sommet. “Je suis resté plante magique” (publié par Delencore quelques mois à Folimage court l’an dernier). Ils en sont à après mon service puis j’ai tracé ma présent au story-board, qu’ils route. J’ai sorti ma première bande devront le lendemain reproduire dessinée.” en grand. Les dessins seront “Genz Gys Khan au pays du ensuite exposés à la médiathèque vent” est publié en 1999 aux édi- Léo-Ferré, au centre social et à tions Delcourt. Six volumes com- l’Autre Salon, la manifestation poseront la série, le dernier sorti programmée par l’Espace Pandora en 2005. “Les éditeurs m’ont catalo- et axée cette année sur le thème de gué “jeunesse” mais “Genz Gys l’humour noir, avec Yann Dégruel Khan” était complètement dingo. et Philippe Vuillemin comme J’étais moi-même un enfant lorsque invités (voir p 8).

Les enfants connaissent les albums de Yann. Une petite fille assure, à propos des bédés: “J’ai que ça, chez moi. J’aime pas les romans! Je suis en train de lire “Le malade imaginaire” de Molière, c’est trop dur!” Ses copains ont beau lui assurer que ce n’est pas un roman mais du théâtre, elle n’en démord pas. Yann prend très au sérieux ce travail avec les enfants : “Je leur ai expliqué comment je faisais un œil, un visage, une gazelle… Eux disaient qu’ils ne savaient pas dessiner. Je leur ai montré le chemin.” Une lumière s’allume dans ses yeux. Un métier ? Une passion, plutôt. Qui l’a accompagné toute sa vie. “J’adore dessiner en voyage. Quelquefois, ça peut détendre l’atmosphère. Ainsi, au Maroc, le passage de la frontière était stressant et je dessinais les gens qui attendaient, le douanier. Tout le monde s’est mis à rigoler, y compris le douanier. L’ambiance s’est détendue et on est passés !” Alors qu’il était encore étudiant aux arts déco, à Strasbourg, Yann a créé avec des amis une compagnie de marionnettes, les Zanimos, et a travaillé avec une autre (Amoros) utilisant des ombres chinoises. Depuis deux ans, il montre un spectacle tiré de “L’enfant d’éléphant”, ce conte de Kipling qui lui a aussi inspiré un album. “J’ai créé les marionnettes avec Iko Madengar. Je les manipule, je joue de la guitare, je jongle… J’utilise plusieurs flèches.” 

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$mPANNAGENUMmROAZUR $ mPANNAGENUMmROAZUR Yann Dégruel travaille sur un prochain album, qui conte les aventures d’Haida Gwai, petit indien du Canada. Sortie prévue à l’automne 2014

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