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DU

10 JUILLET AU 27 AOÛT 2013

Numéro 539

www.expressions-venissieux.fr

L'été si désiré sera au rendez-vous de Fêtes escales chaudes et ensoleillées. Du 11 au 14 juillet, concerts gratuits et convivialité dans le cadre verdoyant du parc Louis-Dupic. Revivez le festival dans notre supplément à paraître mercredi 17 juillet. Page 11

ORIENTATION

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

Premières escales d'été

Du château Sandier au parc Dupic

Le CIO de Vénissieux en danger.

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Histoire - Oasis de verdure au cœur privatisés, juste après avoir été nommé

SÉCURITÉ Des “caméras piétons” sur les policiers.

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MONDIAUX D’ATHLÉTISME PARALYMPIQUE 1 300 athlètes à Parilly du 19 au 28 juillet.

VOS ENFANTS ONT DU TALENT. p. 16

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de Vénissieux, le parc Dupic est issu de deux pères et maires : Jean-Jacques Sandier qui le conçut, et Marcel Houël qui lui donna son aspect actuel. Jean-Jacques Sandier était un “propriétaire-rentier”, autrement dit un bourgeois. Né en 1824 dans une famille de paysans aisés, sa chance fut d’avoir pour oncle Étienne Sandier, qui avait fait fortune en achetant pour trois fois rien et en revendant à prix d’or d’anciens terrains communaux qu’il avait lui-même

maire de Vénissieux en 1831. Jean-Jacques bénéficia de l'expérience d'Étienne pour gravir à son tour les échelons de l’ascension sociale. Au cours des années 1870, il figure parmi les plus riches habitants de la commune. En 1880, il fait démolir la vieille ferme de ses parents, construit à son emplacement un grand et beau manoir, et l’entoure d’un parc à l’anglaise.

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ACTUALITÉS

LOTFI BEN KHELIFA : “JE SUIS LE SEUL LÉGITIME” Pour sa part, Lotfi Ben Khelifa a publié un communiqué rappelant qu’élu le 18 juin par ses camarades, il est “le seul à avoir la légitimité pour conduire les négociations. Les négociations périphériques, en dehors du cadre, n’ont pas lieu d’être. Si l’union de la gauche est le scénario privilégié par la section socialiste de Vénissieux, elle ne se fera pas sans exigences : partage de la gouvernance et réparation équitable des responsabilités au sein de la future majorité.” Et d’ajouter : “Seuls les militants de la section voteront la liste, qu’elle soit pour une union de la gauche ou pour une autonomie dès le premier tour avec la société civile.”

COLIS OU REPAS DE FIN D’ANNÉE AUX RETRAITÉS

Chaque année pour les fêtes, la municipalité offre aux Vénissians de 65 ans et plus (nés jusqu’en 1948), un repas ou un colis. Les personnes qui souhaitent en bénéficier sont invitées à s’inscrire avant le 16 juillet dans un des lieux suivants : - Annexe du CCAS – Service “Mission 3e âge / handicap” : 68, boulevard Irène-JoliotCurie. Tél. : 04 72 50 03 84. - Mairie de quartier de Vénissy : 19, avenue JeanCagne. Tél. : 04 72 89 32 70. - Mairie de quartier du Moulin-à-Vent : 44, rue ErnestRenan. Tél. : 04 72 78 80 30. Munissez-vous d’une pièce d’identité et d’un justificatif de domicile (quittance de téléphone, EDF…).

Photovoltaïque - Alors que la date butoir d’une éventuelle reprise des activités solaires de Bosch à Vénissieux approche — la direction a fixé la limite à septembre — l’inquiétude grimpe dans les ateliers de montage de panneaux photovoltaïques. La température sociale également. Un élu CGT du personnel, Franck Fontimpe, a été mis à pied trois jours. Il lui est reproché un accrochage avec un agent de maîtrise. Contestant cette sanction “qui est injuste et ne correspond pas à la réalité”, la CGT se mobilise. Après un arrêt de travail le 2 juillet, elle avait appelé à un rassemblement vendredi devant les grilles de l’usine. Au-delà d’un soutien répété à Franck Fontimpe, le syndicat a voulu attirer l’attention sur “les tensions qui existent dans les ateliers depuis des semaines du fait d’une cer-

taine pression exercée par une partie de l’encadrement”. Concernant l’avenir du site, la CGT se dit très inquiète. D’abord parce que le photovoltaïque reste plongé dans une crise profonde. Et que l’identité des repreneurs potentiels n’arrange rien. Sur les quatre sociétés venues visiter le site, on en connaît au moins deux. La première est Solarezo, une entreprise française qui a déposé le bilan la semaine dernière avant d’être placée en redressement judiciaire. La seconde, Pufin Power, basée en Italie et présentée comme la piste la plus sérieuse, n’est pas davantage de nature à rassurer les salariés. “Comment cette entreprise qui a une capacité de production de 25 MW et qui vient de s’associer avec un groupe espagnol pour 130 MW supplémentaires, pourrait-elle reprendre un site

comme le nôtre fort de 150 MW ?”, interroge Serge Truscello, délégué CGT. D’autant que le patron de Pufin Power, Massimo Pugliese, est précédé d’une réputation peu flatteuse. Il suffit d’aller visiter quelques sites internet italiens pour apprendre que l’homme a été condamné par la justice transalpine pour son implication dans la faillite de plusieurs entreprises informatiques. Sur le site linkiesta.it (“inchiesta” signifie enquête), Massimo Pugliese est présenté comme un spécialiste des opérations de reprise se finissant invariablement par des faillites et des licenciements. C’est ce que redoute la CGT. “Il ne faudrait pas que cette reprise, si reprise il y a, serve à Bosch pour se donner une bonne image et au passage faire l’économie d’un plan social sans doute coûteux.” 

Pour une autre offre de soins, les hospitaliers manifestent Saint-Jean-de-Dieu - Plusieurs dizaines de salariés ont manifesté le 4 juillet devant le centre hospitalier spécialisé à l’appel des syndicats SUD, CGT et CFTC. Une action menée après l’agression subie fin juin par deux infirmières et un ASH (agent de service hospitalier) dans le service de l’Orangerie. M. Delouche, représentant l’intersyndicale SUD et CGT, précise : “Depuis 2008, la situation ne fait que se dégrader dans notre établissement. Le turn over des infirmières est important : les jeunes ne sont souvent pas préparées à de telles situations. Ce type d’agression est en augmentation constante. Loin d’être une fatalité, ils s’expliquent par le fait que n’étant pas assez nombreux, nous ne pouvons pas nous occuper des patients comme il le faudrait. D’autant qu’il y a sur-occupation des lits. L’hôpital devient une gare de triage, les malades sont transférés d’unité en unité au gré des urgences et au mépris des projets de soins et de prise en charge. L’Agence régionale de santé refuse de revoir l’organisation de l’offre de soins, la politique de santé se fait donc au détriment des patients et des personnels.” Les salariés demandent la création d’une unité complète d’hospitalisation pour accueillir les patients dans des conditions convenables, le remplacement systématique des agents absents, davantage de soignants dans chaque équipe, ainsi que des agents de service salariés de l’établissement avec une véritable formation. 

DEPUIS PLUS DE 70 ANS

PHOTO MARIE POYET

On l’avait vu à Paris, lorsqu’avec Samia HamdikenLedésert et Mokrane Kessi, il avait perturbé le point de presse national du Parti socialiste. On l’avait vu également au côté de Marc Soubitez et de Saliha Mertani, dans les prémices d’une liste aux municipales allant des Verts au MoDem, en passant par des dissidents du PS. Mais JeanMarc Thévenon a fait machine arrière : “Je suis rentré dans le rang, assure-t-il. Je fais toujours partie du groupe socialiste au conseil municipal et j’ai voté pour Lotfi Ben Khelifa comme tête de liste des socialistes.”

Bosch : la CGT doute de la viabilité d’une reprise du site

Pendant quelques minutes, les manifestants ont bloqué la route de Vienne

Amallia construit quatre nouveaux bâtiments à l’entrée des Minguettes

PHOTO Y.RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

JEAN-MARC THEVENON : “JE SUIS RENTRÉ DANS LE RANG”

La résidence Vénissymo est un programme d’accession à la propriété

Immobilier - On finit par s’y habi-

Travaux publics routiers, VRD Terrains de sports, Tennis, Cours de villas 17, avenue des Frères-Montgolfier BP 121 69685 CHASSIEU CEDEX AFAQ N° 1998 / 9288 ACTIVITÉS TRAVAUX

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tuer mais ce n’est pas encore devenu anodin. Voir pousser de nouveaux immeubles aux Minguettes reste un événement. Le mercredi 3 juillet, le groupe Amallia a procédé à la pose de la première pierre — symbolique car le chantier est déjà bien avancé — de deux nouvelles résidences qui marquent l’entrée du Plateau des Minguettes, en bordure de l’avenue Marcel-Cachin. “Villa Vénicis”, réalisée par Alliade Habitat, comptera 39 logements sociaux. “Vénissymo”, construite par SLCI Promotion, abritera 48 logements destinés à la vente (dont la moitié a déjà trouvé preneur). Les quatre immeubles de quatre étages répondent aux normes BBC (Bâtiments basse consommation). Leur livraison s’étalera sur le second semestre 2014.

Michèle Picard, le maire, s’est félicitée de cette mixité entre logement social et accession qui “répond aux préoccupations des Vénissians”. Elle a également rappelé l’étendue des efforts entrepris ces dernières années en matière de reconstruction sur le plateau : “Dans le cadre de la convention de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), 219 logements ont été bâtis depuis 2007, dont 94 en accession à la propriété (…). Bientôt il y aura les 300 logements, 8 000 m2 de commerces et 2 500 m2 de bureaux de Vénissy, sans oublier 300 autres logements dans la ZAC Armstrong. (…) Nous tenons ainsi les objectifs de la convention ANRU puisque tous les logements démolis seront reconstruits selon le ratio 1 pour 1.” 

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VENINOV

PREMIÈRES COMMANDES EXPÉDIÉES “On avance, petit à petit. Les premières commandes ont été expédiées, conformément à nos engagements, début juillet.” Éric Kurtz, directeur de Windhager France, le repreneur de l’usine Veninov, ne cachait pas sa satisfaction ce lundi 8 juillet : une quarantaine de commandes ont quitté la rue EugèneMaréchal. Une première depuis plus de deux ans. Pourtant, sur le volet emploi, le compte n’y est toujours pas. Dixsept personnes travaillent actuellement dans l’usine, à temps partiel. “Des recrutements sont en cours, mais cela prend un peu de temps, concède Éric Kurtz. Nous espérons vite régler cette question et atteindre les vingt embauches.” Les premières commandes expédiées, le pari de Windhager est-il gagné ? Le tribunal de commerce va-t-il lever les mesures décidées par référé (5 000 euros par jour de retard et par emploi manquant notamment), contre lesquelles le groupe autrichien a fait appel ? “Je suis optimiste : le tribunal voit qu’on progresse, estime Éric Kurtz. Un prochain jugement doit avoir lieu à l’automne. Mais ce n’est pas facile. Il faut reconquérir les marchés et leur confiance, le passif est énorme. Cela va se décanter progressivement : on en saura plus à la rentrée, lorsque les catalogues des grandes surfaces seront en programmation. Pour survivre, il nous faudra des commandes de grands groupes.”

Marie-George Buffet plaide pour une loi assurant “la pluralité de la presse” Débat - La députée et ancienne ministre communiste Marie-George Buffet a participé le 27 juin à une rencontre organisée à Vénissieux par les syndicalistes de l’entreprise SAD-Presstalis, salle JeanneLabourbe. Elle a permis d’exposer les raisons d’une proposition de loi formulée par les parlementaires communistes, concernant la distribution de la presse. Michèle Picard, le maire, et Guy Fischer, sénateur, étaient également présents. Cette proposition de loi intègre notamment la création d’une coopérative unique des messageries de distribution de la presse et une réaffectation des aides de l’État “au service de l’intérêt général” ; déposée à l’Assemblée nationale en février, elle a été renvoyée à la commission des affaires culturelles et de l’éducation. “Le rôle de la presse comme élément de réflexion et de décryptage, est essentiel, assurait Marie-George Buffet. C’est pour cela qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Assemblée nationale a décidé qu’il était de la responsabilité de l’État d’assurer l’égalité de sa diffusion sur tout le territoire. Aujourd’hui, ce système est en danger. C’est pourquoi il faut légiférer de nouveau. Il faut une loi claire, qui vise à assurer la pluralité de la presse, son éclectisme. C’est l’assurance de pouvoir faire parler plusieurs voix, ce qui est essentiel pour la démocratie.” 


ACTUALITÉS

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Révision du PLU-H : apprivoisons l’urbanisme PLAN LOCAL D’URBANISME ET DE L’HABITAT - Environ 70 personnes ont suivi la réunion publique de lancement de la révision du PLU-H. Une première étape pour comprendre les enjeux du développement de Vénissieux au sein de l’agglomération. La concertation va se poursuivre jusqu’à mi-2015. i le PLU-H n’est pas un dossier facile à aborder pour le citoyen lambda, il est également lourd à porter pour les techniciens et les élus du Grand Lyon. Le 3 juillet, à l’hôtel de ville de Vénissieux, Martine David, vice-présidente en charge de l’urbanisme (et par ailleurs maire de Saint-Priest), a présidé sa 55e réunion publique depuis le mois de février ! Chacune des 58 communes du Grand Lyon devant accueillir une rencontre de ce type. Un exercice au long cours qui aura permis de rencontrer quelque 5 000 habitants jusqu’ici. Cela peut paraître négligeable en comparaison des 1 300 000 habitants de l’agglomération. Il ne s’agit pas moins d’une concertation à grande échelle. Ou plutôt d’un commencement de concertation. Le débat doit en effet se poursuivre jusqu’à mi-2015. Puis le Plan local de l’urbanisme et de l’habitat (PLUH) sera soumis à enquête publique en 2016. Il ne sera donc pas appliqué avant 2017. Pourquoi un processus aussi long ? Parce que le PLU-H, loin de se réduire à un document qui régit le droit des sols, va dessiner la ville à venir pour les quinze prochaines années. Et les défis sont multiples. À commencer par le défi démographique. L’agglomération a gagné 85 000 habitants ces dix dernières années. D’ici à 2030, elle en accueillera 150 000 autres. Où les loger ? Comment lutter contre l’étalement urbain et des déplacements de plus en plus longs, coûteux et polluants ? Comment concilier densification de l’habitat, développement économique, respect de l’environnement,

PHOTO JACQUES LÉONE - GRAND LYON

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Une nouvelle réunion publique davantage orientée sur les enjeux vénissians sera organisée le 5 septembre. Elle s’accompagnera d’une exposition installée en divers endroits de la commune

préservation des espaces naturels, efficacité des transports en commun ? C’est à toutes ces questions et bien d’autres que le PLU-H est censé répondre, à tout le moins définir un cadre réglementaire, une règle du jeu commune, une boussole.

Quatre grands axes “Nous devons apprivoiser l’urbanisme, il est excessivement important d’aller au fond de toutes les questions”, a déclaré Martine David aux quelques dizaines de Vénissians réunis dans la salle du conseil munici-

pal. Même si l’objet de la réunion du 3 juillet était davantage de poser des jalons, de partager avec les habitants la vision globale du futur de l’agglomération et les enjeux qui en découlent à l’échelle de leur commune. “Nous prendrons ensuite le temps d’affiner les choses, a indiqué le maire de Vénissieux, Michèle Picard, qui coprésidait cette rencontre. Dès le 5 septembre, nous organiserons une nouvelle réunion et installerons des expositions dans plusieurs quartiers” (lire ci-dessous “Les étapes de la concertation”).

Pour schématiser, disons que le PLU-H est articulé autour de quatre grands axes : emploi, logement, mobilité et environnement. Il s’agit tout à la fois de construire une agglomération attractive, créatrice d’activités économiques, solidaire pour permettre l’accès au logement du plus grand nombre, et enfin durable c’est-à-dire capable de répondre aux défis environnementaux. Vénissieux dispose d’atouts considérables pour relever ces défis, notamment un tissu d’entreprises très dense, un important parc de

Déjà mille signataires pour un référendum sur la Métropole de Lyon Organisation territoriale “Nous venons d’apprendre que le futur Conseil général du Rhône (N.D.L.R. : amputé de la Communauté urbaine de Lyon) allait manquer d’argent et qu’il était envisagé une péréquation Métropole-Département pour faire face à la situation !” Au micro face à quelques dizaines de militants réunis le 8 juillet devant les grilles de la préfecture, Danièle Lebail, secrétaire départementale du PCF, ne cache pas sa surprise : “Cela confirme ce que nous disons depuis le début, ce projet n’est pas bon.” Accompagnée du sénateur Guy Fischer, du maire de Vénissieux Michèle Picard, de la conseillère générale Marie-Christine Burricand et de l’adjointe au maire de Vaulx-enVelin Marie-France Vieux-Marcaud, la chef de file des communistes du Rhône venait de déposer un millier de signatures sur le bureau de la secrétaire générale de la préfecture. Cette pétition, intitulée “Ma commune, j’y tiens”, demande l’organisation d’un référendum local sur le projet de création de la Métropole de Lyon, inclus dans la future loi de

Les élus communistes et du Front de gauche s’inquiètent pour l’avenir des communes qui pourraient perdre de nombreuses compétences

décentralisation. Pour rappel, ce projet voulu par Gérard Collomb et Michel Mercier prévoit la disparition du Département du Rhône sur l’aire de la Communauté urbaine. Le Grand Lyon récupérerait toutes les compétences du Conseil général, une partie de celles de la Région, mais également des communes,

pour devenir une collectivité territoriale très puissante. Le Rhône à l’inverse serait réduit à un département rural. Voté par le Sénat en juin, le projet de loi portant création de la Métropole de Lyon sera examiné par l’Assemblée le 15 juillet. “Malgré une unanimité de façade, je peux vous

dire que la colère gronde chez les élus locaux, déclarait Guy Fischer. J’étais encore il y a quelques jours dans le Beaujolais, où de vives interrogations s’expriment. Sur le fond, on sent une forte inquiétude. Et sur la forme, les gens ne comprennent pas qu’il n’y ait pas eu de discussion, que ce projet soit imposé sans aucune concertation.” Conscient que l’été risque de ralentir leur campagne de signatures, les communistes et plus largement les membres du Front de gauche veulent faire du référendum sur la Métropole de Lyon le sujet de la rentrée. “Nous avons besoin d’un grand débat citoyen”, soulignait MarieChristine Burricand. “C’est l’avenir des communes qui est menacé, ajoutait Michèle Picard. Au mieux nous deviendrons des coquilles vides, au pire de simples fusibles. Avec cette pétition, nous posons la question des contrepouvoirs des citoyens.” Avant que le rassemblement ne se disperse, le maire de Vénissieux a invité les militants à une réunion le lundi 15 juillet, à 18 heures, au foyer MarcelSembat, “pour envisager la suite à donner au mouvement”.  G.L.

logements locatifs, une bonne desserte par les transports en commun et les grands axes de circulation, de nombreux espaces verts et de loisirs… Les premiers enjeux identifiés pour la commune sont au nombre de six : poursuivre le développement du cœur de ville, achever le renouvellement urbain des Minguettes, aménager un quartier mixte autour de la gare, accompagner le développement de l’axe Laurent-Bonnevay, conforter les activités économiques dans les secteurs dédiés à l’emploi, et enfin mettre en valeur tous les espaces verts. Les interventions de la salle ont porté sur les problèmes de desserte des quartiers situés au sud de la commune, de stationnement aux abords de la Gare de Vénissieux, mais avant tout sur les craintes d’un “bétonnage” au vu des nombreuses constructions déjà en cours. “Il est vrai que depuis quelques années Vénissieux a retrouvé son attractivité, a répondu Michèle Picard. Nous étions alors contents d’accueillir des promoteurs. Désormais, ils sont de plus en plus nombreux et l’enjeu est de mieux encadrer ce développement immobilier, de limiter les hauteurs dans certains quartiers, de préserver des zones pavillonnaires. C’est tout l’intérêt de ce futur PLU-H. L’actuel plan local d’urbanisme date de 2005, il n’est plus adapté à la situation actuelle.”  GILLES LULLA

Les étapes de la concertation Une nouvelle réunion publique, davantage orientée sur les enjeux vénissians, sera organisée le 5 septembre à l’hôtel de ville. Des expositions seront également visibles au 3 étage de l’hôtel de ville, à la mairie annexe du Moulin-à-Vent et à la Maison du projet de ville des Minguettes (avenue JeanCagne). Jusqu’à mi-2015, les habitants pourront notifier leurs commentaires ou propositions dans des cahiers de concertation ouverts à l’hôtel de la communauté urbaine et dans les mairies des 58 communes du Grand Lyon. Chacun peut aussi envoyer des contributions sur papier libre au Grand Lyon à l’adresse suivante : Délégation générale du développement urbain - Direction de la planification et des politiques d’agglomération - service territoires et planification - 20, rue du Lac - BP 3103 - 69 399 Lyon Cedex 03. La concertation se fait aussi sur internet. Sur le site dédié au PLU-H (grandlyon.com/mavilleavenir) vous trouverez un espace qui fonctionne comme un registre papier. Le bilan de la concertation préalable se fera fin 2015. Le projet sera alors arrêté avant d’être soumis à enquête publique durant l’année 2016.


OÙ SE GARER PENDANT FÊTES ESCALES ? Pour les besoins du festival Fêtes escales, le stationnement est interdit sur le parking de l’hôtel de ville jusqu’au mardi 16 juillet. Il est conseillé d’utiliser le parking Gambetta, à côté du laboratoire d’analyses médicales, ainsi que le parking situé avenue Marcel-Houël, en face de l’hôtel de ville. Le parc relais de la Gare de Vénissieux est également mis à disposition du public pendant la durée du festival, du 11 au 14 juillet.

PÉTARDS INTERDITS La municipalité rappelle qu’il est strictement interdit d’utiliser des pétards sur la voie publique. Ils peuvent brûler les yeux, abîmer l’audition, provoquer de graves blessures et des lésions définitives (amputation, surdité, cécité). Ils sont source de danger pour les utilisateurs mais aussi pour l’entourage. Toute blessure, même involontaire, d’une autre personne est une infraction pénale qui peut donner lieu à des peines d’amende ou d’emprisonnement.

16 EUROS = 1 COMPOSTEUR Épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œuf, tontes de pelouse, vos fleurs ou plantes fanées… tout cela peut être réutilisé pour faire du compost et nourrir de nouvelles plantes dans les balconnières et jardins. Dans le cadre de l’Agenda 21 de Vénissieux, le service Environnement permet d’acquérir un composteur par foyer. Moyennant 16 euros, vous repartirez avec la panoplie du compost (un composteur, un bio-seau et un outil pour remuer le compost) accompagnée d’une notice de montage et d’utilisation. Service municipal de l’Environnement, hôtel de ville : 04 72 21 45 06.

CAMPAGNE DE DÉMOUSTICATION En partenariat avec l’EID, la Ville procède à une campagne de démoustication. Les agents de l’EID interviennent pour contrôler et traiter les points d’eau stagnante, aussi bien dans les domaines publics que privés. L’efficacité de ce service dépend de la coopération de tous. Le traitement est effectué avec un bacille inoffensif pour l’homme. Plus d’informations auprès du service communal d’hygiène et de santé (04 72 21 44 10) ou de l’EID (04 79 54 21 58).

Citoyenne du monde, femme d’ici Hommage à Blandine Chagnard Les témoignages d’affection et d’affliction continuent d’affluer sur le blog “Blandine en Méditerranée”. Depuis son départ fin mars, elle y postait chaque jour photos, commentaires, parlait de ses rencontres, de ses petits tracas, de ses grands bonheurs, de ses défis. Son récit s’est arrêté le 20 juin aux alentours d’Alger, dans le fracas d’un bus accidenté, alors que la glob (et blog)-trotteuse s’apprêtait à rejoindre l’Espagne puis la France. Histoire d’arriver à temps pour Fêtes escales. Vendredi 5 juillet, c’est également un bel hommage que lui ont rendu des centaines d’amis réunis autour de son cercueil et d’un immense portrait dans le gymnase Alain-Colas. Entourant sa famille d’amitié et de fraternité. Au nom de l’association JenineVénissieux, qu’elle avait initiée en 2002 pour venir en aide aux enfants du camp palestinien de Jenine, Abdelhak Fadly et Jean Zunino ont

rappelé le rôle primordial qu’elle a joué pour faire opérer à Lyon la petite Ghadir. Tenace, organisant la solidarité matérielle, elle a permis ensuite à d’autres enfants l’accès à des soins sur place. Ce fut aussi l’opération “cartables” menée pour les écoliers du camp et de Naplouse. Marie-Christine Burricand, au nom du PCF, s’est attachée à retracer l’itinéraire de la militante venue de la Jeunesse ouvrière chrétienne, assoiffée de justice, désireuse de transformer le monde et d’en finir avec le capitalisme. Et finissait par ce vœu : “J’espère très fort qu’avant que tout s’arrête, tu as eu le temps d’embrasser ce ciel de Méditerranée, que tu as saisi une main inconnue mais fraternelle pour avoir moins peur, que tu t’es sentie bien vivante encore une fois parmi les humains…” “Que peuvent les mots ?” interrogeait ensuite Michèle Picard, le maire, évoquant l’empreinte laissée par Blandine à la Ville de Vénissieux, entre 1981 et sa retraite, en

Emploi - D’un côté une quinzaine d’entreprises de travail temporaire, de l’autre près de 140 demandeurs d’emplois présélectionnés. La rencontre, sous forme d’entretiens de 10 à 15 minutes type “job dating”, s’est déroulée le 27 juin dans la salle Irène-Joliot-Curie. Organisée par l’Institut de formation Rhône-Alpes (IFRA) en collaboration avec la Région et pas moins d’une vingtaine de communes du grand sud-est lyonnais, dont Vénissieux, cette manifestation était une première par son ampleur. “Mais notre démarche se veut davantage qualitative que quantitative, précise Anne-Marie Chastel, responsable de l’opération pour l’IFRA. C’est pour cela que les entretiens se font uniquement sur rendez-vous. Ce n’est donc pas réellement un pur “job dating” où normalement rien n’est préparé. Là, au contraire, chaque demandeur d’emploi identifie avec son conseiller l’offre la plus à même de correspondre à ses compétences et aux besoins de l’entreprise. L’objectif est que les agences aient suffisamment de temps pour faire connaissance avec les candidats, sans les interférences habituelles que l’on peut connaître en agence.” Et sa collègue Sandrine Alaimo d’ajouter : “Au regard du contexte économique actuel, toute action concrète permettant aux personnes en recherche d’emploi de se faire connaître des recruteurs potentiels est importante.” 172 offres d’emploi étaient proposées au total, dont 44 % dans l’industrie qui reste le premier employeur dans cette zone géographique. Une deuxième rencontre de ce type aura lieu en octobre à Meyzieu, mais elle concernera cette fois les communes du nord-est lyonnais. 

Solidarité et coupe du Monde de football

CARTE SCOLAIRE

2012. Une vie professionnelle dévouée à la culture populaire. “Saisis à la volée, ces mots seraient ton keffieh, ta silhouette et ton sac à dos, ils seraient un olivier de la Palestine. Ils sont une énergie, une quête, une façon de marcher, directe, rapide et droite, comme s’il y avait une urgence au bout, et il y en a, des urgences !, dans notre siècle, dans cette société-là, si étriquée. Derrière toute frontière géographique, il y aura toujours un homme, une femme, à découvrir, à écouter, à regarder, photographier.” Le rapport de Blandine à la culture a été mis en valeur par l’actrice Joëlle Sévilla, dont elle était l’inséparable amie. Depuis sa retraite, Blandine s’était beaucoup investie aux côtés de l’équipe de l’Acting Studio, que dirige Joëlle rue Juiverie. Enfin, c’est Édith, la fille chérie, qui parla de sa mère. La mère qui aime et qui bouscule. Qui l’a poussée alors qu’elle n’était qu’une enfant à rebondir face aux pires difficultés de la vie. Et qui lui a donné le goût du voyage, de la découverte des autres, de l’action pour un autre monde. Oui, c’est un bel hommage qui a été rendu à Blandine Chagnard, où l’on a entendu citer Che Guevara, Joseph Kessel. Et Mahmoud Darwich : “Nous cultivons l’espoir”. 

“Job dating” à Joliot-Curie

RESTAURATION SCOLAIRE Le bureau de la Cuisine centrale (5, avenue Jean-Moulin 04 72 50 40 34) sera fermé du 19 juillet au 21 août inclus. À partir du jeudi 22 août, il rouvrira de 8 heures à 14 heures. Et dès le lundi 2 septembre, ouverture de 7 h 30 à 17 heures, sauf le mercredi (7 h 30 - 12 heures). Aucun ticket de cantine de l’année 2012-2013 ne sera accepté en 2013-2014. S’il vous en reste, vous avez jusqu’au 30 septembre, dernier délai, pour vous les faire rembourser. Au-delà de 50 euros, le remboursement s’effectue par virement bancaire sur présentation d’un RIB, de la carte de restauration scolaire et d’une pièce d’identité.

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S.C.

Pour revoir Blandine en Méditerranée et signer le livre d’or : www.blandinechagnard.fr

SIX OUVERTURES DE CLASSE À LA RENTRÉE Les dernières décisions concernant la carte scolaire ont été rendues le 27 juin, à l’occasion du Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN). À Vénissieux, six ouvertures de classes ont été entérinées : deux en maternelle, à Pasteur et à Parilly ; et quatre en élémentaire : Jules-Guesde, Max Barel, AnatoleFrance A et Anatole-France B. La création envisagée en élémentaire à Gabriel-Péri n’aura en revanche pas lieu. Un comptage est prévu le jour de la rentrée à la maternelle Ernest-Renan. Ces six ouvertures correspondent à l’augmentation du nombre d’élèves et Christian Falconnet, l’adjoint au maire délégué à l’éducation, s’en réjouit. “Nous avons à nouveau une progression importante du nombre d’enfants scolarisés en maternelle et en primaire. Nous avions dépassé la barre des 8 000 écoliers l’an dernier et ce chiffre devrait encore progresser. C’est un signe de dynamisme. Et cette année, il n’y a aucune fermeture.” La rentrée de septembre sera la dernière avant la mise en place de la réforme des rythmes scolaires : “Nous sommes engagés dans un important travail de concertation”, précise l’adjoint au maire.

Bonne retraite ! PHOTO Y. RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

ACTUALITÉS

Mercredi 10 juillet 2013 - n° 539 - www.expressions-venissieux.fr

École - Fin d’année scolaire mais mission primordiale et capitale. Il y a aussi, pour cinq enseignants, fin de carrière. Vendredi 28 juin, l’équipe municipale organisait à l’hôtel de ville une réception en leur honneur. “Mais prend-on jamais un jour sa retraite lorsque l’on est enseignant ? interrogeait Michèle Picard, le maire. C’est le rituel du quotidien qui cesse et le droit mérité à la retraite qui commence, mais je sais que le cœur de votre métier ne s’arrête jamais vraiment (...). Chacun de vous a fait preuve d’une fidélité remarquable aux écoles et lycées de Vénissieux. Plus de 10, 20 ou 30 ans d’enseignement auprès des enfants et adolescents de notre ville… L’éducation dans une ville populaire comme la nôtre est une

tant à faire auprès d’une jeunesse marquée par des taux de chômage inacceptables, qui se sent exclue, isolée, livrée à elle-même.” Les cinq retraités sont bien connus à Vénissieux : Claude Peillon a exercé 29 ans en maternelle dans plusieurs groupes scolaires (Ernest-Renan, Georges-Lévy, Gabriel-Péri et au Centre) ; MarieChristine Dunand a enseigné 32 ans, dont 20 à l’école maternelle JoliotCurie ; Sylvie Pupier-Pays 29 ans à Georges-Lévy. Michèle Piron a enseigné 27 ans au LP HélèneBoucher et Guy Cartaux a occupé le poste de chef de travaux au LP Marc-Seguin pendant 10 ans. 

Une centaine de personnes ont dégusté la paella de la solidarité

Jeunes de France et du Brésil de quartiers populaires ; la seconde est C’est une bien belle expérience que vont vivre au Brésil dix jeunes — cinq de Vénissieux et cinq de Meyzieu — en juin 2014. Âgés de 18 à 21 ans, ils mettent actuellement sur pied un projet solidaire avec les éducateurs de l’ADSEA 69 (l’association de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence) qui les suivent depuis quelque temps. Fatima, éducatrice, précise : “Ils sont en train de construire un partenariat humanitaire avec deux associations : Gol de Letra et Jangadeiros. La première est une ONG fondée en 1998 par les ex-footballeurs Raï et Leonardo qui, par le biais de l’éducation et de la culture, accompagne vers l’autonomie de jeunes Brésiliens issus

une association lyonnaise qui œuvre à l’amélioration des conditions de vie et de scolarisation d’enfants défavorisés du Nord-Est brésilien, en soutenant les structures locales qui les accueillent.” Le séjour aura lieu en même temps que la coupe du Monde de football, ce qui permettra aux jeunes de vivre une expérience unique, dans ce pays dont on dit que le football y est roi. Mais voilà : pour financer ce projet solidaire, il faut 30 000 euros. Et pour réunir des fonds, toutes les initiatives sont les bienvenues. C’est ainsi qu’une centaine de personnes ont récemment partagé une immense paella à la Maison des fêtes et des familles. 

Tout sur l’ambroisie et le risque pollinique SANTÉ - Rhône-Alpes est la région on la découvre chez un propriétaire la plus touchée par l’ambroisie. 6 à 12 % de la population souffre de réactions importantes dues aux pollens de cette plante qui apparaît tardivement au printemps et disparaît en automne. Entre 2008 et 2012, le nombre de Rhônalpins allergiques a même augmenté de 36 %. Depuis plusieurs années, les “brigades vertes” du Conseil général du Rhône travaillent à son éradication, en lien avec les communes du Grand Lyon. À Vénissieux, un arrêté du maire allant dans ce sens est en vigueur. Quand l’ambroisie est repérée sur un site public, il revient aux communes, au Grand Lyon et au Conseil général d’intervenir. Quand

privé, c’est à lui de l’éradiquer. Air Rhône-Alpes Expert, association de surveillance de la qualité de l’air, a récemment présenté une “plateforme de modélisation du pollen d’ambroisie”. Cet outil accessible sur internet fournit aux personnes allergiques des informations leur permettant d’adapter leur comportement et leur traitement aux risques. On y trouve également une cartographie régionale d’exposition au pollen d’ambroisie déclinée en indicateurs départementaux.  Air Rhône-Alpes : www.air-rhonealpes.fr RNSA (Réseau national de surveillance aérobiologique) : www.pollens.fr/


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ACTUALITÉS

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Y aura-t-il encore un CIO à Vénissieux ? SERVICE PUBLIC D’ORIENTATION - Conséquence notamment du désengagement du Conseil général, le rectorat a entrepris de revoir la carte des Centres d’Information et d’Orientation dans le Rhône. Plusieurs CIO pourraient passer à la trappe, dont celui de Vénissieux. es personnels du Centre d’Information et d’Orientation de Vénissieux (conseillers d’orientation, psychologues, cadres, personnels administratifs) sont inquiets. Comme près de 70 % de leurs collègues dans l’Académie de Lyon, ils étaient en grève le 20 juin, jour de la Commission d’appel de 3e ; un rendez-vous important pour les services d’orientation. Ce mouvement est motivé par le risque de fermeture de quatre CIO (deux à Lyon, ainsi que ceux de Vénissieux et de Rillieux), lié au désengagement du Conseil général du Rhône à compter du 31 décembre 2013 : “Les départements ont depuis longtemps la charge d’une partie du financement des CIO. Depuis quelques années, certains abandonnent ces charges. C’est le cas du Conseil général du Rhône. Les personnels des centres fermés seraient donc rapatriés sommairement sur d’autres structures, avec des conditions de travail dégradées. Aucune solution d’hébergement des CIO, aussi peu coûteuse soit-elle, ne serait examinée.” “Le principe qui domine, poursuivent les grévistes, est celui de l’économie. Ceci n’est qu’une première étape de ce que nous qualifions d’asphyxie des services, l’objectif étant d’arriver à six CIO sur le département, au lieu de douze actuellement. Pourtant le budget permettant aux CIO de fonctionner est ridicule au regard de celui du rectorat. L’effort qui est demandé à nos services est totalement disproportionné, mais les CIO sont une varia-

L

Les CIO sont des relais de proximité indispensables pour les jeunes et leurs familles

ble d’ajustement commode. Le CIO de Bron a déjà quitté le quartier où il était implanté et les personnels ont été rapatriés à Saint-Priest. Les populations les plus fragilisées de Bron n’iront probablement pas à Saint-Priest. Il en

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MICHÈLE FEUILLET

d’avenir” signés dans la région Rhône-Alpes, sur un objectif de 7 187 pour l’année 2013. À michemin, le compte n’y est pas, même si les chiffres régionaux sont légèrement supérieurs à la moyenne nationale. Mais les responsables des Missions locales, structures chargées de mettre en place ces contrats, veulent croire à un rebond à la rentrée prochaine. Ainsi, à la Mission locale de Vénissieux, un peu plus d’une vingtaine de contrats “emploi d’avenir” ont été signés ; la plupart de leurs titulaires sont en poste dans le secteur non marchand. La Ville de Vénissieux s’est par ailleurs engagée à créer vingt de ces emplois. “Nous avons calé des réunions pour définir les besoins, indique Martial Guiguet, directeur de la structure. Les prévisions de recrutement sont en cours. Treize devraient être signés avant la fin de l’année, dont deux avec des travailleurs handicapés, dans les domaines suivants : culture, aide et service à la personne, ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles)…” Une vingtaine d’“emplois d’avenir” signés sur un objectif de 186, c’est peu dire que cette mesure phare du gouvernement Ayrault démarre lentement. Pourtant, Martial Guiguet pense atteindre le but fixé. “Employeurs et associations comprennent de plus en plus l’intérêt de ce type de contrat. Un gros travail d’in-

formation a été mis en place. L’État a légèrement assoupli les règles et permis au secteur marchand d’y accéder. De plus, les CAE (Contrats d’accompagnement dans l’emploi) peuvent être renouvelés en contrats d’avenir. Tout ceci combiné, nous pouvons espérer voir le nombre de contrats d’avenir augmenter sensiblement à la rentrée.”

Les propositions des Missions locales Malgré cet optimisme quant aux “emplois d’avenir”, les Missions locales de Rhône-Alpes restent inquiètes quant à l’emploi de la jeunesse. Elles ont en effet enregistré une hausse de 9 % de leur fréquentation depuis le début de l’année alors que, dans le même temps, l’accès à l’emploi a chuté de 33 %. Ce qui a conduit Jacky Darne, président de l’union régionale des Missions locales de Rhône-Alpes, à formuler au cours d’une récente conférence de presse des propositions “décisives” pour “transformer les politiques publiques en faveur de l’emploi des jeunes”. Le 2e vice-président du Grand Lyon préconise par exemple de proposer aux jeunes en insertion de découvrir six métiers en six semaines, de simplifier les aides pour les entreprises, ou encore de faire passer le code de la route au sein de l’Éducation nationale. Ces propositions ont été transmises au gouvernement.  G.M.

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

Spécialiste du bâtiment depuis 1858

codes souvent très complexes de la formation et de l’Éducation nationale. Quand la priorité du gouvernement est la lutte contre le décrochage scolaire, on s’étonne de constater que les relais disparaissent.”

Les “emplois d’avenir” peinent à convaincre Insertion - 2 300 contrats “emploi

Rolando & Poisson

sera de même à Vénissieux où, en partenariat avec la Mission locale et de nombreux intervenants du secteur social et de l’insertion, le CIO s’attachait à donner du sens à la formation en décryptant pour les familles les

Alors qu’une centaine de personnes étaient rassemblées devant le rectorat, le 20 juin, une délégation conduite par le secrétaire académique du SNES-FSU a été reçue par le secrétaire général de l’Académie de Lyon. Un communiqué de presse a ensuite été diffusé par l’Académie. Tout en affirmant l’importance qu’attache la rectrice à un service public de qualité, le secrétaire général y confirme “la nécessité à brève échéance d’effectuer le relogement des CIO départementaux dans des structures d’État ou éventuellement dans des locaux mis à disposition par les collectivités territoriales. Il s’avère néanmoins indispensable de repenser la cartographie des CIO, insiste-t-il. L’objectif étant bien de conserver l’ensemble du potentiel humain au sein de CIO plus fonctionnels et au plus près des besoins des territoires.” Les services du rectorat sont donc en train d’établir un bilan exhaustif de la situation, en particulier au niveau patrimonial. En septembre, un groupe de travail sera constitué, réunissant des personnels d’orientation et les services rectoraux et départementaux afin d’étudier cette nouvelle cartographie des CIO. Le SNES pour sa part appelle à élargir le mouvement à l’ensemble de la communauté éducative et aux parents d’élèves, dès la rentrée. 

À la Mission locale de Vénissieux, une vingtaine de contrats “emplois d’avenir” ont été signés. L’objectif pour 2013 est de 186

Les contrats d’avenir de Rhône-Alpes en détail - Pour qui ? Il faut être âgé de 16 à 25 ans au moment de la signature du contrat (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés), n’être titulaire d’aucun diplôme, ou au plus d’un CAP/BEP. À titre exceptionnel, un jeune résidant dans une zone urbaine sensible (ZUS), une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou en outre-mer, peut accéder à un emploi d’avenir jusqu’au niveau bac+3. Durant la durée du contrat, l’employeur s’engage à proposer des actions de formation. ● 15,3 % des emplois d’avenir ont été signés avec des habitants de zone

urbaine sensible. Les femmes sont plus nombreuses (53,3 %) que les hommes à en avoir signé. ● Les travailleurs handicapés représentent 4,5 % des contrats signés. ● Les 18-22 ans sont les plus nombreux (61,9 %), devant les 23-25 ans (38,8 %). ● Les jeunes de niveau V avec diplôme (BEP, CAP) sont majoritaires. ● Les CDD de 3 ans représentent près de la moitié des contrats. ● Près de 60 % des contrats sont dans la cible privilégiée par le gouvernement : les CDI et les contrats de 3 ans. ● 95 % des contrats sont à temps plein. ●


ACTUALITÉS L’ÉCOLE DES PAPILLES À LOUIS-PERGAUD Les parents d’élèves de trois classes de Louis-Pergaud ont particulièrement apprécié leur goûter du 26 juin dernier : fruits frais, sandwiches à base de légumes, jus de fruit à la violette et gâteaux au chocolat, le tout cuisiné à l’école par les enfants en compagnie des enseignants et des infirmières scolaires. Cette initiative, menée par l’Atelier santé ville avec l’association “L’école des papilles”, avait pour objectif de montrer que l’on peut concilier plaisir et éducation au bien manger. L’action conduite par les infirmières en lien avec L’École des papilles connaît un réel succès à Vénissieux. 170 élèves ont été concernés cette année à Louis-Pergaud, Saint-Exupéry et Max-Barel. À la rentrée, ce travail se poursuivra dans d’autres groupes scolaires.

OPÉRATION TRANQUILLITÉ ENTREPRISE

Pour la seconde année consécutive, la préfecture du Rhône, en collaboration avec les polices municipales, organise l’opération Tranquillité entreprise. Les entreprises qui cessent leur activité pendant les vacances d’été sont invitées à signaler leur période de fermeture au commissariat le plus proche de leur établissement. Des patrouilles seront alors organisées. En 2012, 290 entreprises du département avaient demandé une surveillance particulière; aucune n’a été cambriolée.

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Nathanaël, 17 ans, représentera la France aux Olympiades de mathématiques Fort en maths - Et dire qu’il avait à peine la moyenne en calcul au cours préparatoire — ses parents, tous deux professeurs de maths, le lui ont rappelé récemment. Les temps ont bien changé. Sur l’ensemble de l’année qu’il vient de passer en terminale scientifique au lycée La Martinière-Montplaisir, Nathanaël Courant, jeune Vénissian de presque 17 ans, affichait une moyenne de 20 en mathématiques. Il vient de réussir le bac S avec mention “très bien”, a remporté le deuxième prix du Concours général en mathématiques, et les premiers prix en physique-chimie et sciences de l’ingénieur. Le 19 juillet, avec cinq autres jeunes champions français, il s’envolera pour la Colombie représenter la France aux Olympiades internationales de mathématiques. L’an dernier, il avait loupé le voyage de peu. Cette fois, il n’a pas laissé passer sa chance. Que la compétition se déroule en Colombie n’est pas très important. Nathanaël ne rêve ni de la capitale Bogota ni de la splendide

Cartagena sur la Côte Caraïbe. Ce qui le fait vibrer, c’est l’algorithmique ou encore l’analyse combinatoire. Des défis intellectuels qu’il peut passer des heures à résoudre, s’il le faut. “J’ai toujours été curieux dans les domaines techniques, souligne-t-il. Très tôt je me suis abonné à des revues spécialisées. Par contre dans les matières littéraires je ne me sens pas du tout à mon aise. Les profs me disent toujours que je suis trop synthétique. Et moi je leur réponds que je n’aime pas me répéter.” Bien qu’il ait fini 3e de la sélection française, Nathanaël nourrit des ambitions mesurées en Colombie. La compétition se déroule sur deux jours, les 23 et 24 juillet, à raison de 4 heures et demie d’épreuves quotidiennes. “Par rapport aux Américains, aux Russes ou aux Chinois, nous sommes des nains en mathématiques. Cela va être très très costaud, je n’en doute pas. Mais pour moi, c’est plus une aventure ludique que sportive. Parvenir à résoudre un problème est déjà jubilatoire.”

LES MESSES DANS LES PAROISSES DE

VÉNISSIEUX

En juillet et août, les horaires des messes ne changent pas. Célébrations à 18 heures le samedi à Sainte-Jeanne-d’Arc, le dimanche à 9h30 à SaintGermain et à 11 heures à L’Épiphanie. En semaine : mercredi 8h30 à Saint-Germain et jeudi 8h30 à l’Épiphanie. Les permanences sont assurées à la Maison des chrétiens, à côté de l’église Saint-Germain, uniquement en juillet : le mercredi de 9 h 30 à 11 heures et le vendredi de 17 heures à 18h30. Pour août, joindre le père Millevoye au 06 30 72 97 47.

S’INSCRIRE SUR LE REGISTRE CANICULE

Afin de permettre une intervention ciblée en cas de canicule, les personnes âgées de 65 ans et plus, ou handicapées, sont invitées à s’inscrire sur le registre de la Ville. Cette inscription est confidentielle mais relève d’une démarche volontaire. Il est possible de s’inscrire : - à l’annexe du CCAS (68, boulevard Joliot-Curie ; Tél. 04 72 50 03 84) ; - dans une mairie de quartier: Moulin-à-Vent (44, rue ErnestRenan; Tél. 0472788030) ou Vénissy (19, avenue JeanCagne; Tél. 0472893270) - ou par mèl : canicule@ville-venissieux.fr

Bac S en poche, Nathanaël a été brillant au Concours général dans les disciplines scientifiques

À la rentrée, Nathanaël intégrera la classe préparatoire scientifique du Parc. Avec l’ambition d’entrer à Normale sup’. Plus tard, il se verrait bien chercheur ou maître de conférences.  G.L.

Magique et colorée

ASSOCIATION DES PALMES ACADÉMIQUES

UN 1ER PRIX POUR LA SECTION CRSA DU LYCÉE MARC-SEGUIN Leur machine de conditionnement de produits cosmétiques a convaincu le jury. Jeudi 4 juillet, les dix élèves de deuxième année de la section CRSA (conception et réalisation de systèmes automatiques) du lycée MarcSeguin de Vénissieux ont reçu le premier prix du concours “Réalisations industrielles”, organisé par la section départementale de l’Association des palmes académiques. “Ils remportent un prix de 1500 euros, indique l’un des membres du jury, Gérard Hepp. Ce concours nous permet de montrer que les jeunes peuvent s’épanouir dans les formations techniques. Leur machine sera par ailleurs présentée au concours national.” Commandée par Alpol, la machine rejoindra l’entreprise dans les prochaines semaines. Un des élèves assistera et participera à sa mise en service. La dotation du concours devrait servir, quant à elle, à financer des sorties d’intégration.

Emre Lale, collégien bien dans sa tête Prix national de la LDH -

HORAIRES D’ÉTÉ À LA MJD Jusqu’au 2 août inclus, la Maison de Justice et du Droit ouvre ses portes du lundi au jeudi de 9 heures à midi et de 12 h 45 à 16 h 30, le vendredi de 9 heures à midi. La MJD sera fermée du 5 au 30 août inclus. Réouverture le 2 septembre aux jours et horaires habituels.

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Les percussions africaines du groupe Weigan

Fête à Léo-Lagrange et à Louis-Pergaud - La soirée de vendredi a d’abord été un régal pour les yeux. Un décor surréaliste avec des arbres en tenue de gala habillés de bandes tricolores, de tricots, crochets et pompons — création assurée par des habitantes, avec des responsables des centres sociaux des Minguettes et les Robins des villes, emmenés par une Fabienne toujours aussi disponible et souriante —, des champignons géants en carton imaginés et conçus par Gilbert, même tenue que Nicolas le jardinier, des bulles de savon géantes du plus bel effet, animation assurée par l’EPJ Léo-Lagrange… On n’oubliera pas les tours de passe-passe offerts par Mathieu le magicien, le stand maquillage pris d’assaut, les déambulations des artistes de la compagnie FartFeuLu grimpés sur leurs interminables échasses, les percussions africaines du groupe Weigan, les danses orientales effectuées par de très jeunes filles de Louis-Pergaud, et du rap à texte clamé, puis acclamé. Le pique-nique géant a été un grand moment de convivialité. Côté animateurs du jour : Naïma (Eugénie-Cotton), l’incontournable des animations de quartier sur le plateau, aidée de Lydie, et Rachid, éducateur des Minguettes, très à l’aise pour aider les jeunes à s’exprimer au micro… “N’oubliez pas de rappeler que cette fête a été préparée de longue date par un collectif ”, glisse gentiment Naïma. Il a fait bon flâner, discuter, s’amuser, écouter et manger dans ce coin de quartier en fête près de l’aire de jeux de Gorki. Un air de vacances.  * Les partenaires : les habitants, l’ADSEA, Alliade Habitat, la Ville, ses conseils de quartier Lagrange et Pergaud et l’EPJ Léo-Lagrange, le Grand Projet de ville, les centres sociaux des Minguettes, l’association Robins des villes.

Les CM2 à l’honneur Groupe scolaire Henri-Wallon - gnantes une médaille, un diplôme, Les trente-six enfants de CM2 passent tous en 6e. Certains intégreront les collèges vénissians, d’autres ont été admis à la Cité internationale. Les parents d’élèves ont donc organisé en leur honneur une sympathique cérémonie, à la Maison des fêtes et des familles. Et c’est ainsi qu’Inès, Sofiane, Mehdi, Lisa, Samir et tous leurs copains ont reçu des mains des mamans et des ensei-

une clé USB ainsi qu’un Bescherelle. Pour mener à bien cette réception et financer les cadeaux, les parents n’ont pas manqué d’idées : “Toute l’année, nous avons réalisé et vendu des gâteaux, explique Essid Maggy, présidente de l’association de parents d’élèves. C’est important pour nous et pour nos enfants, qui entrent dans le monde des grands. L’entrée en 6e, c’est une étape importante.” 

“Quand j’ai appris que j’avais obtenu ce prix de la Ligue des droits de l’homme, je n’y croyais pas ! Maman était très heureuse pour moi et très fière.” Emre Lale a 12 ans, il est élève de 6e au collège Elsa-Triolet et était récemment invité à Paris pour recevoir le deuxième prix ex-æquo du concours national “Écrits pour la fraternité”, organisé par la Ligue sur le thème “Un toit pour toi, un toit pour nous, un toit pour eux”. Le jeune garçon a intitulé son texte “Personne sans rien attendant la fin”. Emre était accompagné à Paris de sa maman, mais aussi de Mme Gourjux, la principale du collège, et de Samia Aknouche, son enseignante de littérature, aussi fières les unes que les autres ! Encore ému, il raconte : “Nous avons rencontré au collège des représentants de la Ligue des droits de l’homme de Lyon, le travail qu’ils font est intéressant. Ce sujet m’a intéressé car tout le monde peut se retrouver un jour à la rue. J’ai travaillé mon texte en classe et à la maison. Mais — avoue-t-il aussi — comme je suis très timide, je n’ai pas pu lire mon texte devant tout le monde.”

“Emre est d’une grande maturité, réfléchi et apprécié de ses camarades, commentent la principale et l’enseignante. C’est un bon élève, qui passe en 5e sans aucun souci. Il préfère les maths au français et a un vrai profil scientifique.” Ce voyage a été l’occasion pour Emre de visiter brièvement la capitale : la Tour Eiffel, les Champs Élysées ou encore l’Arc de Triomphe. Il est rentré à Vénissieux les bras chargés de livres : des BD, des mangas, des romans d’aventure… De quoi passer de bonnes vacances ! 

Le jardin de l’Envol a fêté l’été Insertion - L’été est bel et bien là et les amateurs du jardin d’insertion sociale de l’Envol étaient bien décidés à le fêter, le 27 juin ! Un piquenique était donc organisé, auquel ont participé une trentaine de personnes. Installé rue de la Démocratie sur un terrain appartenant à la Ville et

géré par l’association Le Passe-Jardin, l’Envol accueille tout au long de l’année une quinzaine de jardiniers. “La solidarité, le partage et la convivialité qui animent ce jardin, font que c’est toujours un plaisir de s’y rendre, assurait Michèle Picard, le maire. Il participe à l’épanouissement personnel de ses occupants. Il est, pour eux, essentiel.” Des remerciements particuliers ont par ailleurs été adressés à trois étudiants de Bioforce, Florent, Aude et Xavier, lesquels ont réalisé avec les jardiniers une “spirale aromatique”. “Ce jardin, c’est un lieu important, estimait Sylvie Minot, du Passe-Jardin. Dans un quartier en pleine mutation, en plein renouvellement (le Jardin de l’Envol est en effet situé juste en face de la future cité scolaire Jacques-Brel, N.D.L.R.), il est le lieu d’une véritable transition écologique, où les habitants aiment se retrouver.” 


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ACTUALITÉS

Aulagne : lancement des travaux en septembre LOGEMENT SOCIAL - En juillet 2010, des morceaux de plafond tombaient sur la tête (enfin, juste à côté) des habitants de la résidence Aulagne. Après des mois d’études, l’Opac du Rhône avait tranché : démolition des cinq bâtiments des allées impaires 1 à 17, réhabilitation lourde pour les allées paires 2 à 18 et légère pour les allées 19, 21 et 23. Concernant ces dernières, les travaux s’étaleront entre septembre et décembre prochains.

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duelles, des portes palières et des équipements sanitaires (lavabos, baignoires…) vétustes. Durant les travaux, les familles seront relogées provisoirement.

La démolition pour janvier 2016 La plus grosse partie du chantier débutera après ce “tour de chauffe” pour les équipes techniques de l’Opac. Une importante réhabilitation débutera en janvier 2014, pour ne se finir qu’en décembre 2015. Sont concernés les bâtiments construits dans les années 1950, allées impaires : d’abord les 14, 16 et 18 (entre janvier et octobre 2014), puis les 2, 4 et 6 (octobre 2014 juillet 2015) et enfin les 8, 10 et 12 (de juillet 2015 à décembre 2015). Ils impliqueront pour les habitants environ trois mois de relogement provisoire. Les logements seront notamment mis en conformité du Grenelle de l’environnement, par exemple en termes d’isolation. Ces travaux seront présentés en détail aux habitants avant la fin de l’année. Viendra enfin la démolition des plus vieux logements, construits dans les années 1930. Ils n’offraient plus assez de garanties quant à leur viabilité. De nombreuses malfaçons avaient été constatées, ainsi qu’une capacité insatisfaisante des planchers. Une réhabilitation aurait été trop coûteuse, selon l’Office HLM. La destruction de ces cinq bâtiments — soit 124 logements, des allées impaires 1 à 17 — doit commencer en janvier 2016. La construction de logements neufs suivra pour se finir, selon le calen-

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près le temps de la réflexion, celui des décisions. Après les décisions, l’action. Trois ans après les chutes de morceaux de plafond dans deux appartements de la résidence Aulagne, quelques mois après avoir décidé — c’était en octobre dernier — de détruire les bâtiments les plus anciens et de réhabiliter les autres, l’Opac du Rhône a présenté le 2 juillet aux habitants le calendrier détaillé des travaux. Les premières allées concernées sont les impaires 19 à 23. Les travaux débuteront en septembre, pour se terminer en décembre. “Nos études n’ont pas décelé de problème majeur de structure, indique Stéphane Goupy, directeur de l’agence de Vénissieux de l’Opac du Rhône. Les logements sont conformes aux besoins actuels des habitants, et sont équipés d’ascenseurs. Il s’agira donc davantage de travaux d’amélioration que d’une réhabilitation.” Deux semaines seront tout de même nécessaires dans chaque appartement. Cinq ou six entreprises interviendront. Il s’agira d’abord de déposer les filets de protection, qui avaient été installés dans les 278 logements de la résidence Aulagne pour prévenir de nouvelles chutes de plafond. Ensuite, une double couche croisée de toile de verre sera collée, et les caissons de ventilation seront reconstitués. De la toile de verre sera également posée sur les murs, lesquels — comme les plafonds — seront repeints. L’Opac du Rhône profitera de l’opération pour procéder au remplacement des portes intérieures, des chaudières indivi-

Une soixantaine d’habitants ont participé à la réunion de présentation des travaux organisée par l’Opac

drier prévisionnel de l’Opac, en décembre 2018.

Aulagne à moitié vide Le visage de la résidence Aulagne s’apprête donc à changer fortement. Il s’agira alors pour le bailleur de remettre en location les appartements : selon une étude réalisée ces dernières semaines par le bureau d’études Poly’Gones, près de la moitié des appartements sont vides. “Nous avons compté 121 logements vacants pour 156 occupés, détaille Lucinda Dos Santos. Plus précisément, dans les allées impaires de

1930, 68 sont vides pour 57 occupés ; dans les allées impaires de 1950, 17 sont vides pour 19 occupés ; dans les paires de 1950, 36 sont vides et 80 occupés.” Les consultants de Poly’Gones ont par ailleurs mené des entretiens individuels pour connaître les souhaits des habitants, y compris de ceux qui ont déjà fait l’objet de relogement : “104 ménages veulent rester ou revenir sur la résidence ; 67 veulent la quitter, tout en donnant la priorité à un autre appartement à Vénissieux. Cela démontre un fort attachement à la ville.”

Ils ont enfin dressé le portrait des habitants: “Une population anciennement installée, qui connaît bien les lieux et y est très attachée, a été rejointe par une population plus jeune et plus familiale. 60 % des ménages ont plus de soixante ans. Il y a même 38 chefs de familles de plus de 75 ans. Les ressources sont modestes, 1 500 euros en moyenne, prestations sociales comprises. Un ménage sur deux touche l’APL.” “Nous tiendrons compte de ces spécificités dans nos plans pour Aulagne”, annonce Stéphane Goupy. 

parole contre parole. Certains retournent la situation, et affirment que ce sont les policiers qui ont manqué de respect. Ces derniers, bien souvent à raison, assurent avoir respecté la procédure. Avec l’enregistrement, on a accès à la vérité, sans contestation possible.” Ainsi, deux dossiers d’outrages ont récemment pu être étayés, les fichiers vidéo prouvant la bonne foi des policiers. Pas question pour autant d’y voir un “flicage” des policiers en intervention : “Nos agents ne s’en plaignent pas, assure le commissaire. Ces caméras apportent la preuve de leur bonne foi. Je suis par ailleurs persuadé

que cet équipement peut aider à apaiser les tensions lors d’interventions compliquées.” “Depuis deux mois, la délinquance à Vénissieux connaît une légère baisse, précise le commissaire Labalme. La situation est donc stabilisée, et contenue.” Restent quelques points noirs de la délinquance : les occupations de parties communes, les trafics de drogue, les vols. Le bilan de ce dispositif sera fait l’hiver prochain. Si l’expérimentation est validée, tous les policiers de France pourraient être équipés de ces caméras en 2014. 

GRÉGORY MORIS

Police ! Vous êtes filmé Sécurité - Les officiers de la Police sieux, Pierre Labalme. Tous les comnationale de Vénissieux disposent depuis avril d’un nouvel équipement : des “caméras piétons”, qu’ils peuvent déclencher pour filmer les interventions délicates. “Il s’agit d’un dispositif en test dans le pays, explique le commissaire de Vénis-

missariats situés en ZSP (Zone de sécurité prioritaire) en ont été équipés. C’est donc le cas de Vénissieux. “Le ministère de l’Intérieur a décidé de mettre en place cet équipement dans une double démarche. D’abord, restaurer la qualité du

Lorsqu’elle est en fonction, la caméra affiche ce qu’elle enregistre sur son écran digital

contact, la confiance, entre les officiers et la population : comme tout est transparent, d’un côté comme de l’autre, c’est un gage de sérénité mutuel. Ensuite, de façon plus pragmatique, pour garder une trace des interventions. Cela peut être utile dans une enquête, ou d’une façon plus générale, si le policier en ressent le besoin.” Les policiers ont-ils le droit de filmer leurs interventions ? Du point de vue de la loi, pas de souci sur la voie publique : un particulier ne peut interdire à un policier de le filmer. Dans le cas d’une intervention dans un lieu privé, les policiers doivent en revanche informer du déclenchement de la caméra. Difficile par ailleurs de ne pas savoir que l’on est filmé : la caméra, accrochée à une poche au niveau de la poitrine, est équipée d’un petit écran digital qui affiche ce qui est en cours d’enregistrement. Elle ne filme pas en continu : c’est l’agent qui décide de déclencher la caméra, s’il en ressent le besoin. “Le parquet est très intéressé par le dispositif. Aux Minguettes en particulier, nous sommes souvent confrontés à des problèmes d’outrage à agent. Lorsqu’une procédure est engagée, c’est

G.M.

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ENQUÊTE

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ARTISTES EN HERBE

Vos enfants ont d

Ils le prouvent tous les ans et viennent encore d’en faire la démonstration : qu’ils peignent, dansent ou cha qu’ils jouent d’un instrument de musique ou qu’ils disent un texte, les jeunes Vénissians sont doués. Preuve JEAN-CHARLES LEMEUNIER - PHOTOS RAPHAËL BERT ET YVES RICARD - VILLE DE VÉNISSIEUX

L’école de musique en fête à l’école de musique et… e 25 juin, sur son parking, l’école de musique Jean-Wiener ouvrait sa scène à ses élèves et à quelques invités. La musique pouvait s’écouter en fanfare avec Bum’tchak, qui a déambulé parmi le public, ou en ensemble, tels ces jeunes mais doués clarinettistes. Sur la scène, Sandrine Desmurs accompagnait un groupe d’initiation : “Ils ne sont pas au départ chanteurs, percussionnistes, guitaristes ou pianistes. Ils ont touché à tout !” Quelques adultes se produisaient aussi : un groupe vocal dirigé par Sandrine Desmurs ou la Chorale populaire de Lyon. Tous ont montré qu’ils méritaient les applaudissements de la foule. Nous donnerons notre coup de chapeau aux jeunes percussionnistes du Monery, vêtus de chatoyants costumes traditionnels du Maghreb et guidés par Moussa Belkacemi. Pendant qu’ils jouent, ce dernier les taquine : “Vous êtes capables de produire ce rythme trois fois ? Non, ça c’est pas bon…” Il regarde l’assistance : “Je les arrête ?” Les “Non !” fusent d’un peu partout. Les petits s’en tirent très bien, encouragés par les applaudissements et les youyous des mamans. “Je voudrais choisir mes musiciens pour mon prochain spectacle”, annonce Moussa qui chante, accompagné par ses percussionnistes très attentifs. Quand le morceau cesse, Moussa déclare au micro : “Ils vont être mes musiciens à moi !” Et lorsque Stéphane Lambert, qui coordonne les musiques actuelles amplifiées à Jean-Wiener, les rejoint au biniou (ou plutôt un mezoued ?) pour une mélodie kabyle, les clameurs redoublent. 

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… au Théâtre de Vénissieux n deux soirées au Théâtre de Vénissieux, les 27 et 28 juin, les élèves de l’école de musique ont montré l’étendue du travail mené. D’abord avec “L’opéra du gueux”, mélange savant de trois opéras tirés de la même histoire : ceux de John Gay et John Pepush (1728), Bertolt Brecht et Kurt Weill (1928, le fameux “Opéra de quat’sous”) et Benjamin Britten (1948). Adapté et dirigé par Florent Vernay, le directeur de l’école JeanWiener, cet “Opéra du gueux”, dont les arrangements sont signés par les élèves de cycle 3 et Vincent Magnan (professeur de violoncelle), était d’un bel effet. Après quelques tâtonnements initiaux des plus jeunes, les musiciens (élèves et profs réunis) et les chanteurs (trois professionnels, Magali Pérol-Dumora, Pierre Mervant et Olivier Ganzerli, accompagnés par le chœur Fusion de Mick Wagner) ont atteint les sommets. Le temps d’un spectacle, Mackie le Surineur et Polly Peachum ont vécu à nouveau — pour la plus grande joie de tous — leurs amours contrariées.

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Le lendemain, les chœurs jeunes et ados (photo de gauche), toujours dirigés par Mick Wagner, remportaient un égal succès. Mick, ravie, peut maintenant se préparer au départ pour les Choralies de Vaison-la-Romaine, où les jeunes du chœur Fusion sont une nouvelle fois programmés. 

Petites musiques du soir ans le cadre de “L’Opéra à l’école”, projet mené par l’Opéra de Lyon avec des classes de l’école Anatole-France et du collège Elsa-Triolet, les petits Vénissians ont montré toute l’étendue de leurs talents six jours durant. Entre le 13 et le 21 juin, ils se sont retrouvés comme chez eux sur la scène de l’AmphiOpéra, sous l’œil attentif de leurs parents et des trois artistes qui les ont accompagnés tout au long de l’année : la comédienne Romaine Friess, le musicien Nicolas Bianco et le plasticien Pierre Constantin. Ce soir-là, trois classes d’AnatoleFrance, deux CE2 et un CM1, retracent à leur façon “La flûte enchantée”, l’opéra au cœur des ateliers 2012-2013. Si les élèves du CM1 ont déjà participé au projet l’an dernier (rappelons que, étalé sur trois ans, “L’Opéra à l’école” se prolonge jusqu’en 2014), ceux des CE2 sont

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pour la première fois confrontés au public de l’AmphiOpéra. Pour les éléments du décor, des élèves dessinent en direct des personnages projetés sur un écran, derrière les interprètes. Une logistique ardue, commentera Pierre Constantin à l’issue du spectacle, comprenant “beaucoup de choses à gérer”. Les enfants s’approprient l’opéra de Mozart, deviennent un instant Tamino, Papageno, la Reine de la Nuit ou quelques lutins, accompagnés par un quintet (piano, flûte, violon, accordéon et contrebasse) mené par Nicolas Bianco. Une fois les lumières rallumées, ce dernier, qui a excellé tant à la contrebasse qu’au cor, explique aux parents que le but de la démarche est de faire découvrir l’opéra. En repartant, ils sont nombreux à fredonner le célèbre “Der Hölle Rache kocht in meinem Herzen”, l’air de la Reine de la Nuit. 


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du talent

antent, es à l’appui.

Anatole danse la Maison de l’enfance Anatole-France, le projet était dans les tuyaux depuis de nombreux mois. En début d’année scolaire, le directeur Bruno Gomez et ses animateurs, Oumou Sall, Mohsen Zayoudi et Abdelhakim Bouali, aidés par l’association Bizarre !, avaient présenté aux parents un projet de comédie musicale que joueraient les enfants. Ce spectacle ferait suite au grand succès d’un premier essai, “Anat’ Hall School”, montré à la salle Érik-Satie en juin 2012. Voilà donc “Anat’ Hall School 2”, joué cette fois au Théâtre de Vénissieux ce 19 juin. Pour cette histoire de compétitions de danse entre plusieurs écoles (Anatole-France a été rejoint sur scène par les Maisons de l’enfance Louis-Pergaud et Henri-Wallon) et de conflit entre les anciens et les nouveaux, les jeunes artistes ont dansé, chanté et joué la comédie pendant plus de deux heures, ne ménageant pas leurs efforts. Les applaudissements allaient crescendo, le public étant mené jusqu’aux dernières minutes de surprise en surprise (comme ce clin d’œil à “Sister Act” ou l’arrivée des autres Maisons de l’enfance). Lorsque les lumières ont décliné, des robots sont apparus qui dansaient, s’éclairant et s’éteignant. Une belle réussite ! 

À

Les totems de l’école Charles-Perrault… n peint les poteaux pour que la cour soit belle !” Ce jeudi matin, les élèves de CE2 de la classe de Mme Oriol, à l’école Charles-Perrault, s’appliquent, sous le regard d’Azzouz Seffari, artiste aux ateliers municipaux HenriMatisse. Avec deux autres classes de cycle 3 (un CE2-CM1 et un CM1) de Mmes Catinchi et Pérignon, les enfants fabriquent des totems. “On s’est entraînés en classe, poursuiventils, avec des rouleaux de… (ils citent une marque d’essuie-tout). On a dessiné sur des feuilles qu’on a collées sur le rouleau.” Ces maquettes de totems ont ensuite été peintes, puis reproduites sur les poteaux de la cour. “On s’est d’abord interrogés sur les totems, explique Azzouz : qu’est-ce que c’est ? À quoi servent-ils ? On a

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parlé de religions et on est resté dans le culturel. Puis, on a travaillé sur les couleurs, les techniques, les motifs. Les poteaux étaient tout blancs. On les a habillés de couleur et, à présent, on peint les motifs.” “Ça nous a plu ! s’exclament les petits peintres. Azzouz nous a aidés et on doit le remercier !” Le travail a démarré en janvier et la peinture elle-même après les vacances de Pâques. “Participer à un projet commun et citoyen est bénéfique pour les enfants, intervient Mme Oriol. Ils créent eux-mêmes, ce qui leur permet d’avoir un autre regard, plus aiguisé, sur la création artistique. Nous sommes allés voir d’autres fresques réalisées dans le quartier. L’an prochain, d’autres classes peindront les panneaux. Ainsi, la totalité des élèves aura pris part au projet.” 

… et la fresque de l’école Louis-Pergaud ù l’on retrouve Azzouz Seffari qui, cette fois-ci, a conseillé et assisté les classes de CE2-CM1 de Patricia Guilard, de CM1 d’Anne Jérôme et de CM2 de Maxime Monnot. “C’est un travail de presque toute l’année”, racontaient les enfants le jour du vernissage, le 28 juin. Le but ? “Rendre l’école plus belle.” “Nous devions choisir des sports de détente, poursuivent les jeunes artistes, comme le yoga, la pétanque, la pêche… Azzouz nous a posé des questions sur ces sports et nous avons fait des recherches. Nous avons ensuite reproduit des dessins faits au tableau et choisi les couleurs. Nous avons appris à dessiner des objets de sport, à représenter en perspective et à agrandir les dessins.” Azzouz explique que cette œuvre s’inscrit dans une continuité. “Une première fresque a déjà été réalisée sur le thème du sport. C’était normal que, pour la deuxième, on choisisse pour sujet : après le sport.” 

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ENQUÊTE


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CULTURE DU 10 AU 16 JUILLET “Monstres Academy” de Dan Scanlon, vf, 2D et 3D  “World War Z” de Marc Forster, vf, 2D et 3D  “Les petits princes” de Vianney Lebasque  “Le grand méchant loup” de Nicolas Charlet, sortie nationale  “Moi moche et méchant 2” de Pierre Coffin, Chris Renaud, vf, 2D et 3D  “Les reines du ring” de Jean-Marc Rudnicki  “Man of Steel” de Zack Snyder, vf 

DU 17 AU 23 JUILLET “Pacific Rim” de Guillermo Del Toro, vf, 2D et 3D, sortie nationale  “Pour une femme” de Diane Kurys  “Joséphine” d’Agnès Obadia  “Marius” de Daniel Auteuil  “Monstres Academy” de Dan Scanlon, vf, 2D et 3D  “World War Z” de Marc Forster, vf, 2D et 3D  “Le grand méchant loup” de Nicolas Charlet  “Moi moche et méchant 2” de Pierre Coffin, Chris Renaud, vf, 2D et 3D  “Man of Steel” de Zack Snyder, vf 

Jardins intimes

VÉNISSIEUX DÉFILERA À NOUVEAU POUR LA BIENNALE

Lectures - Sans doute pour prouver que les cultures peuvent faire bon ménage avec la culture, l’institut Bioforce a contacté l’Espace Pandora afin de monter un projet autour de deux jardins : celui de l’Envol (à côté de l’école CharlesPerrault), jardin collectif d’insertion sociale, et celui de la Passion (à La Darnaise), jardin partagé. Après les ateliers menés par Hassan Guaid, poète et rappeur, autour des “10 mots de la langue française”, l’heure était à la récitation, ce 25 juin dans le jardin de la Passion. “Je mène deux projets en parallèle, se présente Hassan : le rap avec Expérimental et la chanson sous mon propre nom. Au cours des ateliers, j’essaie de construire un objet artistique qui passe par l’écrit. Faire quelque chose ensemble, même si on maîtrise mal la langue ou si l’on est timide. Là, nous avons mené des mini-stages express, avec deux heures par jardin. L’enjeu étant que la rencontre humaine se fasse.”

Les jardiniers de l’Envol et ceux de la Passion ont suivi des ateliers d’écriture avec le poète Hassan Guaid (debout, en blouson bleu)

Avec la dizaine de personnes qui a suivi l’atelier, Hassan a commencé par citer les expressions dans lesquelles apparaît le mot “jardin” : le jardin secret, cultiver le jardin ou cultiver son jardin. “Nous pouvions

À l’abordage

DU 24 AU 30 JUILLET “Wolverine, le combat de l’immortel”, vf, 2D et 3D, sortie nationale  “Les reines du ring” de Jean-Marc Rudnicki  “Pacific Rim” de Guillermo Del Toro, vf, 2D et 3D  “L’homme de Rio” de Philippe de Broca  “Monstres Academy” de Dan Scanlon, vf, 2D et 3D  “Fanny” de Daniel Auteuil  “Man of Steel” de Zack Snyder, vf  “World War Z” de Marc Forster, vf, 2D  “Moi moche et méchant 2” de Pierre Coffin, Chris Renaud, vf, 2D

ICI DANSE

PHOTO RAPHAËL BERT

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE

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atteindre la dimension de l’intime. Puis je leur ai parlé des 10 mots et nous nous sommes livrés à de petits jeux d’écriture.” Le but était aussi que les deux groupes de jardiniers se rencontrent. Lire ses textes devant les autres (“C’était bien, quand même ?” demandaient les plus timides) est allé dans le sens de cette “envie de quelque chose de joyeux et d’humain”, que relevait Sylvie Minot, représentante de l’association Le passe-jardins, gestionnaire de l’Envol, et de Fabienne Fauquembergue (Bioforce). 

La nouvelle est tombée peu de temps avant que ne débute Le Bal, ce 27 juin : le projet de Vénissieux était sélectionné pour participer au défilé 2 014 de la Biennale de la danse. La chorégraphie en sera confiée à Farid Azzout. Il était justement question de danse avec Le Bal, proposition de la compagnie Traction Avant pour conclure une belle première saison d’Ici danse et relancer la prochaine. Du coup, la salle Érik-Satie, où se déroulaient les festivités, avait pris des allures de boîte de nuit newyorkaise. Au milieu, une tour où mixait le DJ et au sommet de laquelle Slimane Bounia captait des images et les rediffusait. Dans le rôle du chauffeur de salle, Marc Bernard, le directeur de la compagnie, s’en tirait parfaitement bien. Une bonne ambiance, de la chaleur, de la bonne musique (signée Blaise Batisse, de l’école de musique Jean-Wiener), peut-être pas autant de monde que les organisateurs avaient espéré… mais une assistance de qualité, avec plusieurs chorégraphes dans la salle et la présence de Marcel Notargiacomo, fondateur de la compagnie, et de sa femme Jo.



En partenariat avec l’Espace Pandora, le cinéma lance la nouvelle édition du concours de nouvelles ayant trait au cinéma. Les copies doivent être envoyées avant le 30 septembre. Les résultats seront proclamés le 24 octobre. Renseignements : 04 78 70 40 47.

“Pirates” - Babeth Rivat qui, pour le compte de la MJC, avait monté plusieurs comédies musicales remarquées, nous avait raconté l’an dernier son envie de mener un nouveau projet avec son association Bab Dance. Ce serait une histoire de pirates, disait-elle. Promesse tenue, pour le plus grand plaisir des spectateurs réunis ce 29 juin, au Théâtre de Vénissieux. Ses “Pirates” avaient fière allure ainsi que tous ceux qui les accompagnaient : des filles de cabaret, des gardes du roi, des Espagnols, des squelettes, des méduses et même une pieuvre géante. Sans oublier les musiciens qui, sur scène, les accompagnaient.

CINÉMA EN PLEIN AIR En collaboration avec Passeurs d’images, le cinéma Gérard-Philipe propose une série de projections gratuites. En cas de pluie, les séances sont annulées. ●

Le 10 juillet à 22 heures “L’âge de glace 4” de Steve Martino et Mike Thurmeier, en collaboration avec l’EPJ Charréard, sur la pelouse attenante à la Halle à grains, rue Salvador-Allende. ● Le 24 juillet à 22 heures “Zarafa” de Jean-Christophe Lie et Rémi Bezançon, en collaboration avec l’EPJ Léo-Lagrange et le centre social Eugénie-Cotton, sur la pelouse derrière le centre social, côté marché. ● Le 31 juillet à 22 heures “Intouchables” d’Éric Toledano et Olivier Nakache, en collaboration avec la Maison de l’enfance Jules-Guesde, sur le terrain de foot de l’immeuble Opac du Rhône, entre la rue Joannès-Vallet et le boulevard Joliot-Curie. ● Le 8 août à 21 h 30 “Un monstre à Paris” d’Éric Bergeron, en collaboration avec la Maison de quartier Darnaise et la Maison de l’enfance Anatole-France, sur la pelouse attenante à la Maison de l’enfance, avenue de la DivisionLeclerc.

BRÈVES

CONCOURS DE NOUVELLES JEAN-LESCURE

Ouverture de la médiathèque et des bibliothèques pendant les vacances

Repartant des exploits de Jack Sparrow, le fameux pirate des Caraïbes incarné par Johnny Depp, Babeth et sa troupe (adultes et enfants) ont, pendant deux heures, chanté et dansé avec inventivité et poésie, telles ces jeunes filles incarnant des méduses. La chorégraphie dynamique allait de pair avec la qualité vocale. Un excellent moment. 

CHÂTEAU DE ROCHEBONNE Jusqu'au 25 août, le château de Rochebonne, à Theizé-en-Beaujolais, accueille une exposition collective. Parmi les artistes, plusieurs ont travaillé ou ont déjà été exposés à Vénissieux. Citons Jean Janoir, Josette Vial, Alain Pouillet ou Jacques Peizerat. Ouvert de 15 heures à 19 heures, du jeudi au dimanche. Entrée libre. www.galeriejeanlouismandon.com

INSTITUT LUMIÈRE Les cinéphiles se réjouiront de la sortie d’un nouveau livre édité par l’Institut Lumière et Actes Sud. Ils s’en réjouiront d’autant plus que “Frank Borzage, un romantique à Hollywood” est signé par Hervé Dumont, à qui l’on doit déjà d’excellents bouquins sur William Dieterle, Robert Siodmak ou le péplum. L’historien suisse nous livre un savant mélange d’analyse filmique et d’anecdotes biographiques, auquel s’ajoute une étude précise sur la franc-maçonnerie hollywoodienne (Borzage en était membre). Publiée il y a déjà vingt ans, la précédente version de cet ouvrage de référence était sous-titrée “Sarastro à Hollywood” (du nom du personnage de “La flûte enchantée” de

Horaires d’été - Du 9 juillet au 31 août inclus, la médiathèque LucieAubrac sera ouverte le mardi de 10 heures à 18 h 30 sans interruption ; les mercredi, jeudi et vendredi de 14 heures à 18 h 30 ; le samedi de 10 heures à 12 h 30. Fermeture entre le 6 et le 17 août inclus. Pendant les vacances, la durée du prêt est portée à six semaines. Reprise des horaires habituels le 3 septembre. La bibliothèque Robert-Desnos sera ouverte le mardi de 14 heures à 18 h 30 (adultes) et de 16 heures à 18 h 30 (enfants) ; le mercredi de 9 h 30 à midi et de 14 heures à 18 h 30 ; les jeudi et vendredi de 16 heures à 18 h 30 et le samedi de 9 h 30 à midi. Fermeture du 20 au 24 août inclus. Reprise des horaires habituels à partir du 27 août. Jusqu’au 24 août, la bibliothèque Anatole-France sera ouverte les mardi, jeudi et vendredi entre 16h30 et 18h30; le mercredi de 9 heures à midi et de 14 heures à 17 h 30 ; le samedi de 9 heures à midi. Elle sera fermée du 27 août au 7 septembre inclus. Reprise des horaires habituels le 10 septembre. Enfin, la bibliothèque Pyramide sera fermée jusqu’au 31 août inclus et reprendra ses horaires habituels à partir du 3 septembre. Mozart, opéra franc-maçon). Dans cette édition augmentée, Dumont insiste moins sur l’obédience de Borzage et davantage sur l’aspect romantique de ses films, des chefsd’œuvre du muet (“L’heure suprême”, “L’ange de la rue”, “La femme au corbeau”) à ceux du parlant (“Ceux de la zone”, “L’adieu aux armes”, “Trois camarades”, “La tempête qui tue”). Un recueil indispensable à qui s’intéresse à l’histoire du cinéma et à ceux qui l’ont construite.

DON QUIJOTE

“Frank Borzage, un romantique à Hollywood” d’Hervé Dumont, Institut Lumière/Actes Sud, 800 pages, 32 euros. Préfaces de Martin Scorsese et Jean-Charles Tacchella.

Les représentations débutent à 19 h 30 précises. Tarifs repas compris : 46 euros (individuels) 44 euros (collectivités) 32 euros (moins de 12 ans). www.biennale-fort-de-bron.com

Pour sa quatorzième édition, la Biennale du Fort de Bron a choisi de redonner vie à l’immortel personnage de Cervantes. Jusqu’au 3 août, on retrouvera avec plaisir l’homme de La Mancha, son fidèle Sancho, sa Rossinante et l’évocation de sa Dulcinée, dans une mise en scène signée Adrian Schvarzstein. Comme d’habitude, le spectacle est itinérant dans le fort, avec certaines scènes aux actions desquelles le spectateur est associé.


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CULTURE

Valses farouches et danses cubaines surchauffées SURPRISES - Ce qu’il y a de bien avec Fêtes escales, c’est que le festival permet aussi bien d’écouter des vedettes nationales ou internationales que de découvrir des groupes locaux. Rendez-vous au parc Louis-Dupic pour cette série de concerts gratuits, dès ce jeudi 11 juillet. Et bien sûr, au pique-nique républicain du 14 juillet.

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enseignante de chant à l’école de musique Jean-Wiener est aussi le pivot, avec Daniel Mirabeau et Miguel Olmos Hernandez, de cette “Escale à Cuba” qui lancera le festival le 11 juillet (voir notre précédente édition). Reprenons les paroles de Sanseverino : puisque le monde ne s’est pas fait engloutir, on ne va quand même pas écouter que du blues et du rock. Les Fêtes escales ont programmé une soirée hip-hop le 11 juillet (avec Planète sauvage et Mazalda - Turbo Clap Station), des musiques du monde le 12 (Riff Cohen, Winston McAnuff et Fixi, Imany), du rock le 13 juillet — une soirée qui s’achèvera avec un feu d’artifice. Et, le jour de la fête nationale, une soirée Bizarre ! (du nom de l’association vénissiane de musiques urbaines) avec Ibrahima Cissokho et le Mandingue Foly, Bassma et Le Bal des Martine, qui renoue avec la tradition du “bal du 14 juillet”. Mais ne nous y trompons pas : “C’est un bal décalé, assure Michel Jacques, le directeur de Fêtes escales. À la fin des années quatrevingt-dix, existait à Lyon le groupe Martine City Queen. Devenu aujourd’hui Le Bal des Martine, il propose un spectacle très visuel.” Les précisions données sur le site des Martine prévoient “des valses farouches, des danses cubaines surchauffées, des chansons italiennes, des furies anglophiles, des musiques yiddishes endiablées par le vent d’Est et parfois, pour se reposer, des slows à pleurer.” Si après tout cela, on ne danse pas…

Dimanche, on pique-nique C’est bien entendu dimanche 14 juillet, que se déroulera le piquenique républicain qui attire chaque année plus de monde. À 11 heures, la Maîtrise de l’Opéra de Lyon chantera quelques grands airs classiques (Mozart, Bizet, Ravel, Verdi, Janacek, etc.). Les 70 enfants, dont des Vénissians, seront accompagnés au piano.

“Cette dernière est un projet vocal éphémère, explique Marc Bernard, le directeur de la compagnie vénissiane Traction Avant : une triangulation entre Gignac, la ville d’origine de Jean Tricot, fondateur de la Fanfare à mains nues, Marseille et Vénissieux. Sous la direction de Jean Tricot, 48 chanteurs interprèteront un répertoire de polyphonies et de chants urbains, avec des percussions vocales et corporelles.”

Les apéros concerts Aux alentours de 18 heures, les soirées des 12 et 13 juillet démarreront par un apéro-concert. Il sera rock le 12 juillet avec les Dandeelions. Et culture urbaine le lendemain, avec des artistes proposés par Bizarre ! : Samsara pour le rap et les Muff ’in Crew pour la danse.

Benedetto

PHOTO © GEORGES BIARD

’est plus le moment d’écouter du blues, clamait encore Sanseverino le 20 décembre 2012. Le lendemain, il déchantait : la fin du monde 2012, sujet de son swing du même millésime, n’avait pas eu lieu. Nous n’avions pas eu de tsunami dans le Finistère et, plus grave, le chanteur n’avait pu aller à l’hôtel sans payer, s’inscrire à la fac sans y aller ni même baiser sans se laver ! La bonne nouvelle, c’est qu’on peut à nouveau écouter du blues. Et du bluegrass, cette musique américaine dérivée de la country qui est au cœur du nouvel album de Sanseverino : “Honky Tonk” (Sony Music). Programmée le 13 juillet, la tête d’affiche de Fêtes escales nous régalera bien sûr de ses nouveaux titres (“Freddy”, “On ze route”, “J’vous raconte ma vie”) et de quelques reprises habiles. Lesquelles vont de lui-même (“Les rockers aiment la java”, une chanson dont il avait déjà enregistré une autre version dans son album précédent), à Béranger (“Le vieux”) et Bécaud (“Nathalie”). Si dans le look, Sanseverino se pose là, on pourra en dire autant d’Éric Delbouys, le batteur des Têtes Raides qui accompagne également la formation lyonnaise Broc à la rythmique. Les deux, Sanseverino et Éric, ont d’ailleurs un petit air de famille. Éric Delbouys est un connaisseur du festival vénissian : “J’y suis déjà venu en tant que spectateur”, expliquait-il lors de la conférence de presse de présentation de Fêtes escales. À propos de Broc, “un groupe né il y a trois ans”, et des autres musiciens (Stéphane Balmino, Stéphane Augagneur, Arthur Gandara et Alice Perret), il annonçait : “Notre album, “Des trucs qui poussent”, est sorti en janvier. Depuis, on tourne. C’est vraiment rock ‘n’ roll !” Le 13 juillet, Broc précédera Sanseverino sur la scène du parc Louis-Dupic. Juste avant eux, c’est Dame Drine, alias Sandrine Desmurs, qui ouvrira la soirée. Cette

Imany, la chanteuse franco-comorienne devenue célèbre avec “You Will Never Know”, se produira le 12 juillet

Ce rendez-vous avec l’Opéra de Lyon attire aussi un nombreux public depuis six ans. “L’an dernier, commente Marie Évreux, chargée de médiation culturelle à l’Opéra, la Maîtrise, les chœurs et l’orchestre ont joué “Carmen”. Cette fois, l’orchestre et les chœurs sont en tournée et la Maîtrise viendra chanter des airs connus, issus de la programmation de l’Opéra cette saison : “La flûte enchantée”, “Macbeth”, “La petite renarde rusée”, “Le roi et moi”, etc.”

Au cours du pique-nique qui suivra, les animations seront nombreuses et variées : citons les clowneries de Louis Boulon, les contes d’Abou Fall, les chansons de Miss Guinguette, l’Unicum Orchestra, la désormais célèbre dictée républicaine de notre ami Thierry Renard, qui sera puisée dans l’œuvre de Camus (centenaire oblige) et la chorale de rue Pro Vocé.

Le service arts plastiques de la Ville a demandé à l’artiste lyonnais Benedetto Bufalino un projet d’œuvre à installer dans le parc LouisDupic. “Il a été réalisé par les élèves adultes de nos ateliers Henri-Matisse mais il reste la création d’un artiste. Il s’agissait d’installer un plasticien dans l’espace public”, expliquait lors de la conférence de presse du festival le directeur de ce service municipal. Benedetto cultive l’éphémère. Avec du carton, il a ainsi transformé un vélo en moto. Il est aussi l’auteur d’une maison roulante et de coloriages urbains. Chez lui, tout est recyclable : une cabine téléphonique peut se muer en aquarium, les Lego se mettent à marcher, les tapis volent, les œufs sont sponsorisés, le clown de MacDo entre au musée des moulages et un moteur de voiture devient un formidable barbecue. Que nous réserve-t-il dans le parc Louis-Dupic ? Mystère et boule de gomme, nous aident les organisateurs. “Ce sera une surprise !”  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Retrouvez le programme sur le site www.ville-venissieux.fr

Pour les Z’enfants

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Si les enfants sont les bienvenus pendant tout le festival, ils bénéficieront, comme chaque année, de leur Fêtes escales à eux, en collaboration avec le service Enfance de la Ville. Le 12 juillet à 14 heures, Alain Schneider viendra les conquérir. Originaire des Vosges, cet auteur-compositeur-interprète chante sa rue, fait danser la java aux squelettes et invitera les enfants à tout rebarbouiller ou à chatouiller le ciel avec lui. Il a charmé jusqu’aux médias, qui l’ont bombardé “successeur d’Henri Dès” ou “Alain Souchon des enfants”. 


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SPORTS RÉSULTATS ATHLÉTISME

Reçues avec mention

CMO-V GYMNASTIQUE RYTHMIQUE

ACCENT TONIQUE SUR LES JEUNES

Trois athlètes de l’AFA FeyzinVénissieux sont montés sur le podium lors des championnats interrégionaux Rhône-Alpes et Auvergne : la cadette Hachlaine Petit (3e sur 400 m), la senior Annette Likwetti (3e au poids) et le cadet Julien Coupet (3e à la perche).

FOOTBALL Les seniors de l’AS Vénissieux Minguettes reprennent l’entraînement la semaine prochaine.

AGENDA MERCREDI 17 JUILLET - Olympiacos au complexe sportif Auguste-Delaune. Ouverture à 9h30 et cérémonie de clôture à 16h30. Organisation: la Ville avec sa direction des Sports et de la Jeunesse. Une 5e édition à laquelle sont conviés SaintPriest, Saint-Fons, Feyzin et Corbas.

Cette année, les jeunes navigatrices ont également été sensibilisées aux métiers de la mer

DIMANCHE 21 JUILLET

4e atout voiles - Quand un

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- 25 Grand Prix cycliste de Saint-Étienne-la-Varenne organisé par l’Entente cycliste du Moulin-à-Vent, avec le concours de la municipalité et du comité d’animation. Circuit vallonné de 5,2 km en pays beaujolais. Ouvert aux licenciés FSGT et UFOLEP. Départs dès 14 h 30. Engagements sur place : 6 euros. Renseignements : Jean-Paul Violano au 06 13 50 34 41.

DU 19 AU 28 JUILLET Championnats du Monde d'athlétisme Handisport au stade du Rhône à Parilly (voir page 16).

conseiller général — Christian Falconnet — et un délégué du préfet — Michel Calzat — se rencontrent au collège Elsa-Triolet, c’est pour parler de sport nautique et de défi. Le 27 juin, ils étaient invités par Philippe Gondard, Ludovic Blondela et Patrice Ouazar, les professeurs d’éducation physique à l’initiative du projet “Atout Voiles”. Ils ont appris ce qui avait motivé douze élèves à embarquer cinq jours en mer Méditerranée sur un voilier de 14 mètres : vivre en parfaite autonomie et maîtriser l'essentiel des gestes de la navigation. “C'est une sortie qu’on avait préparée depuis octobre dernier au Grand Large… et en prenant des cours de cuisine”, ont expliqué en chœur les collégiennes.

La nouveauté 2013 aura été de naviguer, du 15 au 19 juin, entre la Côte Vermeille et Port-Vendres, un site venteux. Chacune des navigatrices y a trouvé son compte. “C’est toujours aussi agréable de partir naviguer ainsi”, commente Hala qui a été des quatre expéditions Atout Voiles. “Mais pour moi, c'est la dernière. En septembre, j'entre en seconde au lycée Lumière.” Pour Capucine, c'était en revanche une première : “J’ai eu le mal de mer, mais je ne suis pas la seule. J’ai dû m’appliquer sur les cordages par exemple.” Sur le site internet du collège, on a pu suivre l'aventure. Mail envoyé le 16 juin par Ahlem et Maria: “Nous avons appris à hisser une voile, à barrer avec la barre à roue, à faire des virements de bord et surtout à travailler en

Une championne du Monde à Vénissieux Karaté - A chacun de ses galas de fin d’année, le club du Bunkaï attire son lot de personnalités : le maire, Michèle Picard, le sénateur Guy Fischer, Andrée Loscos, adjointe aux sports... mais également, samedi dernier, la triple championne du Monde et championne d’Europe en titre : Alexandra Recchia. Désormais Parisienne, cette karatéka ex-vénissiane et saint-foniarde n’est pas venue les mains dans les poches. Elle a remis diplômes et médailles à la quarantaine de licenciés du club qui s’étaient fendus d’une démonstration dans la cour du gymnase Pasteur... et d’une bise à la championne. Les plus émus étaient sans nul doute le président Franck Brouillaud et l’entraîneur en chef Jean-Philippe Del Rey, ravis de cette visite surprise. 

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équipe.” Lundi 17 juin: “Nous sommes retournés à Port-Vendres pour nous doucher et dîner. Nous avons veillé, regardé les photos des 40 ans du collège.” Signé: Cheymaa et Capucine. Autre envoi, celui de Rolande et Sarah, le 18 juin: “Ce soir, on est à la Mauresque, au centre de vacances, pour faire un barbecue. Nous avons préparé des merguez, des patates cuites à la braise et aussi des bananes flambées et des chamallows fondus. C'était super.” Les jeunes navigatrices n’ont pas eu que voile et barbecue au programme: “On a assisté à la restauration de barques catalanes, un guide nous a expliqué leur fabrication. Le séjour est passé trop vite. Alison et Anichat.” Les trois profs d'EPS du collège ont rappelé les objectifs de cette opération montée grâce au partenariat avec la municipalité de Vénissieux, la préfecture, la direction départementale de la Jeunesse et des Sports, la Fondation de France et la principale du collège Elsa-Triolet, Christine Gourjux : “Leur faire découvrir dans la bonne humeur un sport axé sur la rigueur et la discipline, développer leur sens du collectif. Et les sensibiliser aux métiers de la mer… Et au final, une expérience émancipatrice.” 

Le gala de fin d’année de gymnastique rythmique qui s’est déroulé le 22 juin au gymnase Alain-Colas a délivré son lot de constats mais aussi de doutes. Côté certitudes? Le CMO-V a mis fin à l’hémorragie qui faisait fondre son effectif depuis trois ou quatre ans. “On n’a perdu qu’une dizaine de jeunes filles, mais l’effectif continue à stagner à 110, reconnaît Marianna Bannwarth, la directrice sportive. On souffre de la concurrence: Corbas, Mions et le CO St Fons.” Côté bilan sportif de l’année ? Les réflexions sont mitigées. “Nous avions réussi à qualifier trois de nos cinq équipes au championnat de France, mais en raison de fautes lourdes, ni les benjamines ni les minimes ne se sont approchées du podium.” Autres dossiers évoqués par l’entraîneur et la présidente Laure Chauvot : la formation, la passerelle avec le collège Aragon et le court terme. “Nous n’avons plus de seniors. Si l’ex-championne Océane Duchamp revient sur les praticables, on essaiera de construire quelque chose autour d’elle. Ensuite, si la demande est là, nous tenterons de relancer la section sportive GR, avec le collège Aragon. Enfin, pour étoffer nos effectifs, essentiellement en baby-gym et en loisirs, les inscriptions sont déjà en cours. Une ancienne gymnaste du club, Florence Lehl, devrait entraîner à mi-temps.”

Campion pétille

Alexandra Recchia a remis aux jeunes du club médailles et diplômes après avoir assisté aux démonstrations

Gala, trophée et ceintures noires ALVP Judo - Une fête bien dans la tradition, composée d’une démonstration assurée par des apprentis judokas suivie de la remise de récompenses : la fin de saison du club s’est déroulée en toute décontraction au gymnase JacquesAnquetil. Jérôme Calamusa, le président, François Marie-Claire, le responsable sportif, Pascal Di Fabio, ancien enseignant, en ont profité pour mettre en lumière une trentaine de licenciés qui se sont illustrés, d’octobre à avril, sur la scène Ufolep, mais également en fédération française, la FFJDA.

Au menu donc, remise de trophées, ceintures noires et médailles pour les judokas les plus incisifs en championnats du Rhône, en District voire en championnat régional des entreprises. Les plus probants lauréats ont été Elias Zhioua, Tao Bertholin, Firdaws Mesders, Maxence et Nicolas Desbois, Kemil Louise, Imane Ennajihi, Quentin Troncy et Nicolas Robert, tous victorieux en championnats du Rhône. Mentions pour la demi-douzaine de licenciés qui ont obtenu la ceinture noire, et enfin coup de chapeau à Éric Blasco Gil, intouchable aux championnats du Rhône adaptés. 

Marche sportive - Ça s’est passé à Reims et devant les caméras de Canal +. Leader incontesté de la marche sportive, Kevin Campion, athlète international de l’AFA FeyzinVénissieux, s’est imposé au meeting Pro AthléTour de Reims, vendredi dernier. En 18’44, il améliore son record personnel et celui de la Ligue Rhône-Alpes, mais il a surtout devancé Yohan Diniz, la référence française de la discipline et Bertrand Moulinet, finaliste des derniers jeux Olympiques. Dans une interview d’après

course, Kevin déclarait : “Cela me fait plaisir de passer sous les 19 minutes. Le travail paie, un travail auquel je m’astreins depuis des années et que je ne suis pas près de cesser.” Sera-t-il sélectionné pour les championnats du Monde d'athlétisme, à Moscou en août ? Même s’il a déjà réalisé les minima en mars 2013, Kévin n’est sûr de rien. Pour être définitivement sélectionné, il doit encore participer aux championnats de France Élite, ce samedi 13 juillet à Charléty, sur la distance de 10 000 m marche. 


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40 ans, ça se fête et ça s’arrose AUGUSTE-DELAUNE - En dépit d’une météo capricieuse, la piscine des Minguettes a soufflé ses quarante bougies. Plus de 400 personnes - notamment des jeunes - ont pris part à l’événement. amedi 29 juin, la pluie a bouleversé le copieux menu prévu de longue date pour fêter la quadragénaire piscine Delaune. Ainsi séances de beachrugby, de karaté, de rameur ou de jeux en bois ont dû être déprogrammées, et des animations comme le step ont été transférées à l’abri. Mais il en aurait fallu beaucoup plus pour doucher l’enthousiasme des organisateurs… et du public, puisqu’entre midi et 18 heures, plus de 400 personnes ont répondu à l’invitation lancée par le maire, Michèle Picard, et Andrée Loscos, l’adjointe aux sports. Étaient ainsi présents outre une bonne partie de l’équipe municipale, le sénateur Guy Fischer, André Gerin, ancien maire et député… Présentes également, des figures marquantes de l’établissement nautique, tels Jacky Romera et Jean-François Garde, pour n’en citer qu’eux, ex-directeurs de la piscine des Minguettes. Enfin, le tout public, qui a profité d’animations en tous genres. “La Delaune” a donc 40 ans. Cette piscine est même devenue incontournable comme le faisait remarquer Michèle Picard, la qualifiant de “poumon des Minguettes”, notamment l’été. Elle est d’autant plus indispensable qu’un incendie a ravagé le centre nautique intercommunal, en novembre 2010 — un CNI qui va être reconstruit et dont la première pierre est annoncée pour septembre. Christian Beslin, actuel responsable de l’équipement, rappelait pour sa part quelques chiffres marquants de cette installation sportive ouverte à tous, la plus sollicitée par les Vénissians. “Elle affiche près de 130 000 entrées annuelles pour 3 500 heures d’ouverture. Une rénovation a été effectuée en 1994, en grande partie pour améliorer le réseau de filtration, et en dépit de ses 40 ans, cette piscine peut tenir encore quelques années.”. S’il assure revenir faire trempette assez régulièrement dans “sa” piscine, Jacky Romera était heureux de constater que l’ambiance y est toujours aussi familiale. Plus de discrétion chez Jean-François Garde qui n’a pas encore refait de longueurs depuis sa récente retraite. Et que dire d’André Bier, en poste de 1975 à 2008, ou de Michel Muet omniprésent depuis la création de la piscine (“en juin 1973, il n’y avait que de la baignade pour le tout public”) jusqu’en 2006.

“J’aime flotter comme une étoile de mer” Une multitude d’animations ont ensuite été proposées par des habitués de Delaune : Annick Cerdan — présidente du club de tennis — préposée au chronométrage, Alain Duport — d’abord saisonnier dans les années 78 puis maître-nageur — supervisant la manifestation, Jeannot “l’Arménien”, qui fait ses longueurs tous les dimanches, Joséphine, la plus sportive des seniors vénissianes, racontant comment elle avait failli se noyer dans le bassin intérieur alors qu’elle était encore une débutante. “Josiane, une amie qui découvrait la natation, a paniqué, elle m’a fait boire la tasse. Heureusement, Jacky (Romera) m’a montré le rebord, je me suis accrochée… Il a dû m’obliger à nager de nouveau pour effacer cette frayeur.” Pendant ce temps, dans le bassin extérieur, malgré la pluie, les ados s’initiaient au kayak ou faisaient leurs baptêmes de plongée grâce à Ali, un incontournable de la piscine. À ses côtés, le fidèle Mourad appréciait. Au chrono, Annick nous annonçait les perf ’ du jour : “À 13 ans, Nordine a parcouru 1 650 mètres. Rafiq, 12 ans, a nagé 1 500 mètres. Chapeau ! Tous les enfants qui ont tenté des records de distance ont reçu un diplôme.” Un anniversaire sans photo, sans dessin ? Impensable. Sollicités dans plusieurs groupes scolaires de Vénissieux, des écoliers avaient pris stylos, crayons de couleur et feutres bien avant l’anniversaire. Ils ont offert des planches de dessins, qui ont été affichées au mur de la piscine. “J’aime flotter comme une étoile de mer”, révèle Bénédicte, alors que Cheïma raconte que son plaisir est de “descendre le long de la perche” d’initiation à la natation. Certains de ces enfants ont particulièrement montré du talent. Ainsi à Max-Barel, des élèves ont réalisé un petit chef-d’œuvre, ils ont collé des trombones représentant des nageurs sur du papier glacé bleu nuit du plus bel effet. Il est loin le temps où la piscine n’était qu’un lieu pour faire des longueurs. C’était il y a 40 ans. Depuis il y a eu la création d’espaces verts, la possibilité de profiter d’animations sportives en dehors des bassins, de disputer des parties de beach, de gym… Les aires nautiques se sont transformées en aires de loisirs. Chacun y trouve son compte, même ceux qui ne viennent pas à la piscine pour nager !  DJAMEL YOUNSI

PHOTOS RAPHAËL BERT ET YVES RICARD - VILLE DE VÉNISSIEUX

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SPORTS


HISTOIRE

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DES SANDIER À LOUIS-DUPIC

Du château au parc public Oasis de verdure au cœur de la ville et cœur du festival Fêtes escales, le parc Dupic est issu de deux pères et maires : Jean-Jacques Sandier qui le conçut au XIXe siècle et Marcel Houël qui lui donna son aspect actuel, il y a quarante ans. ALAIN BELMONT

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Comme son oncle Étienne, JeanJacques Sandier est nommé maire par le préfet de l’Isère en décembre 1851, alors qu’il est à peine âgé de 27 ans. Sa carrière politique commence dans un contexte difficile car le coup d’État par lequel le président de la République LouisNapoléon Bonaparte a pris le pouvoir, a provoqué une émeute à Vénissieux et un début de complot visant à le renverser. En réaction, Bonaparte limoge tous les conseillers municipaux et installe à leur place des hommes neufs, entièrement dévoués à sa cause — dont Jean-Jacques Sandier. Sandier entame son mandat par une série de mesures en faveur des pauvres de la commune mais se heurte à une vive opposition au sein même de la municipalité, qui lui reproche d’avoir les mêmes ambitions que son oncle. Dès février 1852, le préfet de l’Isère “considérant qu’une commune n’est bien administrée que lorsqu’il y a accord parfait entre tous les membres du corps municipal [et] que cet accord a cessé d’exister”, dissout une nouvelle fois le conseil et maintient Jean-Jacques Sandier à la tête de la mairie. Sandier devient dès lors un inconditionnel de Napoléon III ; à l’automne 1852, il adresse au nom de la ville un concert de louanges à “son Altesse Impériale le Prince Louis Napoléon” : “la France entre ses mains ne saurait périr ; il l’a dit, et il l’a fait”. Son mandat est ponctué de changements radicaux pour la commune, avec l’arrivée du chemin de fer, l’industrialisation du quartier de SaintFons et un accroissement sans précédent de la population, qui atteint désormais 4 000 habitants. Malgré ce beau bilan, Sandier paye son attachement à Napoléon III à une

époque où les Français s’opposent de plus en plus à son gouvernement. En 1865, il doit céder son fauteuil de maire à un certain Jean Comte, un cultivateur qui n’est autre que son neveu, mais dont le nom passe mieux auprès des Vénissians. Ce coup d’arrêt à son avenir politique ne brise pas pour autant l’élan de ses affaires. Au cours des années 1870, Jean-Jacques Sandier figure parmi les plus riches habitants de la commune et mène grand train, avec deux domestiques et une cuisinière pour servir son ménage. En 1880, afin de mettre son logis en accord avec sa réussite sociale, il fait démolir la vieille ferme de ses parents et construit à son emplacement un grand et beau manoir. Les cartes postales des années 1900 nous en montrent l’image. Avec ses deux étages aux immenses fenêtres, son toit dûment paré de mansardes et d’œils-de-bœuf, ses volutes et ses corniches ouvragées, sans oublier un perron précédé de lampadaires dernier cri, la demeure de l’ancien maire mérite pleinement le nom que lui donnent les Vénissians : le château Sandier. Notre bourgeois gentilhomme entoure ce joyau de l’écrin qu’il mérite, en transformant un hectare et demi de terres agricoles en parc à l’anglaise. Devant la façade côté jardin, il fait creuser un étang alimenté en eau par un torrent artificiel, qui sort en cascadant d’un gros rocher qu’on croirait presque naturel. Tandis qu’une prairie offre une vue dégagée aux appartements du maître de maison, des bosquets savamment disposés de chênes, de micocouliers, d’acacias, de pins et d’arbres exotiques masquent la rue Jules-Ferry et la rue Gambetta qui encadrent le parc. C’est dans ce cadre apaisé que JeanJacques Sandier s’éteint, le 6 septembre 1910. Jeudi 28 février 1963. Le nouveau maire de Vénissieux, Marcel Houël, fait part au conseil municipal du besoin urgent de construire un nou-

regrouper tous les services municipaux. Il sera implanté à un endroit stratégique, à la jonction du vieux village et de la ZUP… précisément à l’emplacement du parc et du château Sandier. Or l’un et l’autre sont toujours habités par les héritiers de Jean-Jacques Sandier, en l’espèce par M. Louis Sandier. Il en est exproprié après un ultime recours au tribunal, à la fin de 1964. Les travaux de l’hôtel de ville actuel démarrent dix ans plus tard et se terminent en 1975. Quant au parc et au château,

vel Hôtel de ville. Alors que sur le plateau des Minguettes démarrent les travaux de la Zone à Urbaniser en Priorité, il annonce que “dans un avenir très proche, Vénissieux aura une population de 80 000 à 100 000 habitants”. La ville ne peut donc plus compter sur sa vieille mairie bâtie en 1880, “alors que la commune contenait 3 502 habitants”. Conscients des besoins à venir, les urbanistes de l’État ont prévu dans leur plan d’aménagement de Vénissieux, un nouveau centre administratif devant

ils subsistent en l’état pendant la durée du chantier, la nouvelle mairie n’empiétant que sur la bordure sud de l’ancien domaine, le long de l’avenue d’Oschatz (aujourd’hui avenue Marcel-Houël). Le 25 juin 1976, le conseil municipal décide de rebaptiser l’espace désormais public, en lui donnant le nom d’un résistant devenu sénateur et maire de Vénissieux de 1945 à 1962 : Louis Dupic. Il fait l’objet la même année 1976 d’importants travaux de réaménagements qui lui donnent son aspect d’aujourd’hui ; on plante 550 rosiers, 70 rhododendrons, cinq cèdres, un araucaria, un séquoia géant, encadrant de plus vastes pelouses desservies par un réseau d’allées sur lesquelles il fait bon se promener. Le château n’a pas eu cette chance. Il fut détruit de fond en comble entre juin 1976 et juillet 1977. Sa démolition coûta 19 950 francs. Dommage. On aurait pu en faire l’économie. Il nous reste le parc, ce trésor vert toujours si populaire, légué par un bourgeois de naguère.  Sources : Archives du Rhône, cotes 3 E 11552 à 11555, 4 E 5381, 5385, 5390, 7839, 13751. Archives municipales de Vénissieux, registres des délibérations du Conseil, 1830-1876 et 1961-1964 ; plan cadastral de 1831 ; matrices cadastrales 1834-1903 ; recensements 1836-1881 ; cotes 145 W 8 et 9 (aménagement du parc Louis-Dupic). Tous nos remerciements à Fabienne Jeannet, des archives municipales, pour son aide précieuse.

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ean-Jacques-Louis Sandier, le créateur originel du parc qui fait ces jours-ci les beaux jours du festival Fêtes escales à Vénissieux, était ce que l’on appelait au XIXe siècle un “propriétaire-rentier”, autrement dit un bourgeois. Né en 1824 dans une famille de paysans aisés, aux racines profondément ancrées en terre vénissiane, il avait mal entamé le chemin de la vie puisque son père Germain (1800-1829), géomètre de profession, mourut alors qu’il n’avait que 5 ans. Sa chance fut d’avoir pour oncle Étienne Sandier (1804-1879). Véritable Picsou de village, ce Sandier-là avait fait fortune en achetant pour trois fois rien et en revendant à prix d’or d’anciens terrains communaux qu’il avait lui-même privatisés, juste après avoir été nommé maire de Vénissieux en 1831… Le petit JeanJacques grandit à l’ombre de cet oncle aux dents longues et bénéficia de son expérience pour gravir à son tour les échelons de l’ascension sociale. Après des études à la faculté de Droit, il joua les banquiers de campagne en prêtant des sommes folles aux Vénissians : par exemple 3 254 francs en 1853 au cultivateur Joseph Milliat.


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PAGE 15 Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Maisons du Rhône MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX NORD  3 bis, place Grandclément ✆ 04 72 90 02 00  Antenne Ernest-Renan : Les lundis et jeudis permanences PMI et bilan de santé 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 78 75 67 05 MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX SUD  Vénissy : 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 34 81  Le Corallin : 2 bis, avenue Marcel-Cachin ✆ 04 72 89 03 20

Emploi PÔLE EMPLOI 27, avenue de la République ✆ 3949 CARSAT AGENCE RETRAITE “Espace Dupic”, 21-23, rue Jules-Ferry ✆ 3960

Marchés forains CHARRÉARD JACQUES-DUCLOS Vendredi matin MOULIN-À-VENT ENNEMONDROMAND Mardi de 16 à 20 heures PARILLY GRANDCLÉMENT Samedi matin CENTRE-VILLE LÉON-SUBLET Mercredi et dimanche matins

Urgences médicales

Services publics

Sécurité - justice

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE ✆ 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63  Grande Pharmacie Lyonnaise 22, rue de la République, Lyon-2e ✆ 04 72 56 44 24

HÔTEL DE VILLE 5, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 44 44 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 heures

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé ✆ 04 72 50 02 72 TOP MUNICIPAL Médiation - prévention standard ouvert 24 h./24 - 365 j./an ✆ 04 72 51 52 53 MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT 18, rue Jules-Ferry ✆ 04 72 90 18 20  Consultations des avocats du Barreau de Lyon : jeudi matin sur rendez-vous  Aide aux victimes d’infraction pénale : accueil sur rendez-vous  Conciliation civile : service gratuit sur rendez-vous  Défenseur des droits : permanence le vendredi matin sur rendez-vous AMELY MÉDIATION, BOUTIQUE DE DROIT Accès au droit aide aux victimes :  21, avenue Division-Leclerc ✆ 04 78 70 47 97 lundi de 14 h 30 à 18 h 30 mardi de 9 heures à midi mercredi de 14 à 17 heures jeudi de 9 heures à midi Permanences des médiateurs :  46 C, chemin du Charbonnier mercredi de 16 h 30 à 18 h 30 ✆ 04 72 51 35 46  21, avenue de La-Division-Leclerc lundi de 18 heures à 19 h 30 ✆ 04 78 70 47 97 Amely intervient aussi à la Maison de Justice et du Droit.

Culture MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC 2-4, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 45 54 BIBLIOTHÈQUES DE QUARTIER  Robert-Desnos : 24, rue du Professeur-Roux ✆ 04 78 76 64 15  La Pyramide (enfants) : 59 bis, avenue des Martyrs-de-la-Résistance ✆ 04 72 51 49 54  Anatole-France : 14, avenue de La-Division-Leclerc ✆ 04 72 89 40 46 THÉÂTRE 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 90 86 60. Billetterie : 04 72 90 86 68 CINÉMA GÉRARD-PHILIPE 12, avenue Jean-Cagne ✆ 08 92 68 81 05 (0,34 €/minute) cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr ESPACE ARTS PLASTIQUES Maison du peuple - 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 50 89 10 ÉCOLE DE MUSIQUE JEAN-WIENER 4, rue Aristide-Bruant ✆ 04 37 25 02 77 ou 04 72 21 44 19 MAISON DES ASSOCIATIONS BORIS-VIAN 13, avenue Marcel-Paul ✆ 04 72 50 09 16 www.cabv.com

La direction des Formalités administratives est ouverte aux usagers le jeudi jusqu’à 19 heures exclusivement pour passeports, cartes d’identité et certificats d’hébergement

www.ville-venissieux.fr MAIRIE DE QUARTIER DU MOULIN-À-VENT 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 72 78 80 30 MAISON DES SERVICES PUBLICS 19, avenue Jean-Cagne : ✆ 04 72 89 71 59  Mairie de quartier Vénissy ✆ 04 72 89 32 70  Maison du département ✆ 04 72 89 34 81  Point préfecture ✆ 04 72 89 32 60 CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE-MALADIE 21, rue Jules-Ferry Vénissieux ✆ 3646 courrier : CPAM DU RHÔNE 69907 Lyon Cedex 20 DRFIP RHÔNE-ALPES - CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE VÉNISSIEUX 17, place de la Paix ✆ 04 72 90 04 90 CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES 17, place de la Paix ✆ 04 78 70 75 51- www.caf.fr LA POSTE ✆ 3631  17, place de la Paix  19, avenue Jean-Cagne BOUTIQUE SNCF Gare de Vénissieux ✆ 04 72 40 31 03 SECV dépannage ✆ 0810 804 805 EDF 21, rue Jules-Ferry ✆ 0810 333 069

Solidarité - Action sociale DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE ✆ 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS ✆ 04 72 50 12 81 SECOURS POPULAIRE 99, bd Irène-Joliot-Curie ✆ 04 78 76 23 31 RESTAURANT DU CŒUR 11/13, av. de la République ✆ 09 60 07 49 40 SECOURS CATHOLIQUE 14, avenue Jean-Cagne ✆ 04 78 67 77 93 ATD QUART-MONDE ✆ 04 78 39 34 30 COMMUNAUTÉ D’EMMAÜS 8, avenue Marius-Berliet ✆ 04 78 91 69 97 FEMMES INFORMATIONS LIAISONS 8, avenue Henri-Barbusse, Saint-Fons ✆ 04 72 89 07 07 CENTRE D’INFORMATION FÉMININ DU RHÔNE (CIF) 13, avenue Maurice-Thorez ✆ 04 78 39 32 25

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ÉVÉNEMENT

Mercredi 10 juillet 2013 - n° 539 - www.expressions-venissieux.fr

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STADE DU RHÔNE, PARILLY

Cap sur la capitale mondiale du sport handicap Vous ne connaissez sans doute pas encore Denis Lemeunier, Alain Fuss, Moussa Tambanou, Marie-Amélie Le Fur ou Rose Welepa. Pourtant, ces sportifs porteront les couleurs de la France aux Mondiaux d’athlétisme IPC (Comité paralympique international) qui se disputeront à partir du 19 juillet au parc de Parilly. 217 médailles d’or seront décernées.

À

Organisés en collaboration avec la Ligue d’Athlétisme Rhône-Alpes, la Ligue Rhône-Alpes Handisport et la participation de la Ligue Rhône-Alpes de Sport Adapté, ces Mondiaux sont la deuxième plus grande compétition paralympique internationale, après les Jeux. L’événement sera une opportunité unique pour sensibiliser le grand public à la pratique sportive des personnes en situation de handicap. Au-delà du Village des Mondiaux et des animations prévues sur le site durant la compétition, des opérations de promotion ont été menées en amont auprès des scolaires de la région et lors de manifestations sportives. “On aura deux parrains de talent, détaille encore D. Françon. Assia El Hannouni, championne paralympique en titre du 200 m et 400 m, est l’ambassadrice de ces Mondiaux 2013. Elle a décidé de mettre fin à sa carrière d’athlète après Londres. Et Grégory Cuilleron, le cuisinier lyonnais qui a remporté en 2008 le premier concours de l’émission “Un dîner presque parfait”. Devenu par la suite ambassadeur de l’Agefiph, il fut le consultant de TV5 Monde pour faire découvrir au grand public les coulisses des jeux Paralympiques de Londres.” En une dizaine de jours de compétitions, “les gens ne verront plus le sport et le handicap de la même façon”. La formule n’est pas de nous. Nous l’avons empruntée à Sébastien Coe, chef du Comité d’organisation des Jeux de Londres. 

Et encore -Selon leurs handicaps, les athlètes sont classés en catégories. Les catégories 11, 12 et 13 regroupent les athlètes malvoyants et non-voyants. Les catégories 33 à 38 sont réservées aux athlètes atteints de paralysie cérébrale. Les catégories 51 à 54 sont réservées aux athlètes atteints à la moelle épinière, qui participent aux épreuves en fauteuil roulant. Les catégories 42 à 46 sont réservées aux athlètes amputés et aux autres types de handicap moteur. Ils participent debout aux épreuves, si nécessaire avec une prothèse. La catégorie 40 est réservée aux personnes de petite taille. - Le budget est de 7,5 millions d’euros - Le Conseil général a fait réaliser une ligne droite d’échauffement de 200 m en tartan et des bandes d’accès ont été goudronnées afin de faciliter l’accès aux fauteuils. - La capacité des tribunes a été portée de 1 500 à 3 000 places, dont 70 équipées pour les médias. - France Télévisions proposera plus de 2 heures de retransmission en direct par jour sur France 4. - Agenda - Lundi 15 juillet : Arrivée des premières délégations. - Vendredi 19 juillet : Cérémonie d’ouverture. - Samedi 20 juillet : Début des compétitions. - Dimanche 28 juillet : Marathon. L’accès au stade est gratuit pendant toute la durée des championnats. Un village animation (forme, sports, jeux…) accueillera le public. Plus d’informations pratiques à retrouver sur le blog www.expressions-venissieux.fr

Les épreuves de sprint seront, comme pour les valides, les temps forts de ces Mondiaux

TÉMOIGNAGE

Majid, de l’art martial à la lame de carbone ui sait ce qu’il aurait fait, Majid Nekoul, l’as du Sen No Sen Vénissieux et récent champion d’Europe handi-karaté à Rome, s’il avait pu poursuivre son brin de parcours en athlétisme handisport? “J’avais eu la chance qu’on me prête une prothèse adaptée à l’athlétisme, explique Majid : la même lame en carbone que celle qui a fait la renommée de Pistorius. Mais alors que je commençais à trouver mes repères, le cabinet de prothésiste l’a reprise pour qu’elle profite à d’autres amputés d’un membre inférieur. Je le regrette vraiment ! Moi qui suis compétiteur dans l’âme, j’aspirais à atteindre le haut niveau. Aurais-je pu participer à ces Mondiaux paralympiques ? Difficile à dire. Toujours est-il que j’ai dû arrêter l’athlé’ et que je suis revenu à mon premier sport, le karaté.” Connaissant le tempérament de Majid, on peut penser que le gaillard aurait mis tout en œuvre pour être opérationnel au plus haut niveau. Renversé par un chauffard le 30 mars 2001, Majid avait pourtant cru que sa vie s’était arrêtée ce jour-là. “Au Centre de réadaptation des Massues, j’ai vu des cas plus graves que le mien. J’ai serré les poings et je me suis dirigé vers la salle de musculation. Un mois et cinq jours plus tard, je quittais l’hôpital. Ensuite, après une longue période de flou, c’est Doc Jacquot (Jacques Girardier, le médecin alors salarié de l’OMS de Vénissieux) qui m’a conseillé de me mettre à l’athlétisme.” Aujourd’hui quinquagénaire, Majid n’a rien perdu de son mental

Q

PHOTO RAPHAËL BERT

la question “Pourquoi un Mondial d’athlétisme paralympique à Lyon, et plus précisément sur le stade du Rhône, à Vénissieux ?”, David Françon, délégué général de la manifestation, répond : “Parce qu’il nous fallait un site régional capable d’accueillir plus de 2 000 personnes ; un site proche d’un aéroport pour les délégations étrangères ; un stade homologué avec des aires de parking suffisantes… On avait Annecy ou Lyon et son agglomération, la seconde option a prévalu.” Pour cet événement, qui va s’étaler entre le 19 et le 28 juillet, le comité d’organisation installé dans des préfabriqués sur le parking du stade annonce des chiffres impressionnants : 1 300 athlètes handisport et sport adapté, 700 officiels, 102 pays, 9 jours d’épreuves, 21 hôtels dont 7 spécialement dédiés aux médias, trois grands pôles d’hébergement dans l’agglomération, un millier de bénévoles ont été recrutés pour prendre en charge chaque jour tous les secteurs de l’organisation : à l’accueil, comme chauffeurs, etc. 400 scouts et guides de France sont déjà mobilisés pour faire vivre l’événement. “Qu’ils soient paraplégiques, déficients visuels, amputés, infirmes moteurs cérébraux ou déficients intellectuels, les athlètes se préparent dur pour cet événement majeur”, commente David Françon, qui s’attend à “quelque chose de grand, ici au stade du Rhône”.

PHOTO B. LOYSEAU

DJAMEL YOUNSI

Champion d’Europe handi-karaté en juin, Majid envisage de revenir à l’athlétisme

de compétiteur hors normes. Depuis quelques mois, Rhône Orthopédie lui a donné un sacré coup de pouce : la mise à disposition d’une prothèse étanche pour le bain… et d’une lame pour courir (d’une valeur de 7 000 euros). “Les résultats internationaux que j’ai obtenus en handi-karaté les ont même convaincus de me sponsoriser. Je cours pour m’entretenir et vu ma détermination, certaines pièces de la prothèse

lâchent. Heureusement, Romain le magicien s’occupe des réparations et des réglages. “J’ai bien envie de reprendre une licence à l’AFA Feyzin Vénissieux à la rentrée. J’ai gardé d’excellents souvenirs de Jean-Louis Perrin, le président au grand cœur qui m’avait accueilli les bras ouverts. Et je reste un homme de défis… Je vais aller voir des épreuves des Mondiaux, ça me donnera sûrement des idées.” 

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