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DU

12 AU 25 JUIN 2013

Numéro 537

www.expressions-venissieux.fr

Enfants d'Elsa

PHOTO RAPHAËL BERT

Pour son 40e anniversaire, le collège Elsa-Triolet s'est mobilisé comme jamais. Élèves et personnels ont renvoyé l'image d'un établissement qui parvient à concilier ambition et ancrage populaire. Chapeau ! Pages 8-9

EMPLOI

Artisans du cadre de vie

L'inquiétude grandit chez Bosch.

p. 2

Semaine de la propreté - On les a une vingtaine d'animations, informa-

BOULEVARD URBAIN EST Un pont pour franchir les voies ferrées.

p. 3

MUNICIPALES 2014 Michèle Picard officiellement candidate.

p. 5

FÊTE DE LA MUSIQUE

80 ANS DE FOOTBALL VÉNISSIAN AVEC L'USV.

Quatre soirées au programme.

p. 11

pages 14 et 15

beaucoup vus, les gilets siglés “Vénissieux 2030 humaine et durable”. Sur les marchés, au cinéma, sur les places, à la gare, au lycée, autour des nouveaux silos enterrés du quartier Armstrong… Et aussi à Joliot-Curie, au Moulin-àVent, à la Darnaise, à Monmousseau, au centre-ville… Services et structures de la Ville, Maisons de l'enfance, conseils de quartier, EPJ, partenaires (bailleurs, direction de la propreté du Grand Lyon, Régie et associations de quartier, de commerçants, etc.), ces hommes et ces femmes habillés de jaune fluo étaient mobilisés pour la “Semaine de la propreté”. Bien que parfois perturbées par la pluie,

tions et réunions ont pu se tenir. Mais ceux qui, pendant ces journées, ont vu le plus de monde, ce sont probablement Martin et Sarah. Messagers de la propreté, ils ont frappé à un millier de portes dans les quartiers Max-Barel, Division-Leclerc et Jules-Guesde. La soirée bilan a été l'occasion de proclamer les résultats du concours photo —premier du genre— qui avait pour thème “Les contrastes de la propreté”. Les prix adultes sont allés à Frédéric Martin et Nadine Spacagna ; les prix jeunesse à Morgane Gilles-di-Pierno et à un groupe de la Maison de l'enfance du Centre.

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LE CHÔMAGE CONTINUE D’AUGMENTER La barre des 7 000 chômeurs (cat. A, B, C) est sur le point d’être franchie. Fin mars, 6 929 demandeurs d’emplois vénissians étaient enregistrés à l’agence locale de Pôle emploi, contre 6 847 fin janvier. Sur un an, la hausse est de 10,8 %, une évolution similaire à celle constatée sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes. Le taux de chômage s’établit désormais à 28 %. L’ancienneté dans l’inactivité s’accentue également : 42 % des inscrits le sont depuis plus d’un an et 19 % depuis plus de deux ans.

INSCRIPTIONS À LA RESTAURATION SCOLAIRE Pour éviter les files d’attente de la rentrée, vous pouvez inscrire sans tarder vos enfants à la restauration scolaire. Quatre lieux d’inscription : à l’hôtel de ville, à la Cuisine centrale, à la maire de quartier de Vénissy (sur RDV au 04 72 89 32 70) et à la mairie de quartier du Moulin-à-Vent (sur RDV au 04 72 78 80 30). Documents disponibles dans ces lieux et sur le site www.venissieux.fr Pièces à fournir : la fiche d’inscription complétée, un exemplaire signé du règlement, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, un justificatif de quotient familial de moins de 3 mois délivré par la CAF. Envoyer le dossier accompagné des copies des pièces justificatives à : Hôtel de ville service Éducation - BP 24 69631 Vénissieux CEDEX.

CAMPAGNE DE DÉMOUSTICATION En partenariat avec l’EID, le Ville procède à une campagne de démoustication. Les agents de l’EID interviennent pour contrôler et traiter les points d’eau stagnante, aussi bien dans les domaines publics que privés. L’efficacité de ce service dépend de la coopération de tous. Le traitement est effectué avec un bacille inoffensif pour l’homme. Plus d’informations auprès du service communal d’hygiène et de santé (04 72 21 44 10) ou de l’EID (04 79 54 21 58).

Chez Bosch, l’inquiétude grandit Bosch France, Guy Maugis, était en visite le 30 mai à Vénissieux pour une assemblée générale du personnel. D’après les informations fournies par la CGT — qui avait appelé à des débrayages dès la veille —, le président a confirmé aux salariés la décision de se retirer du secteur photovoltaïque à la fin de l’année 2013. Pour le site vénissian, qui emploie environ 230 personnes à l’assemblage de panneaux solaires, deux scénarios sont envisageables : la vente des installations à un repreneur ou la fermeture. Guy Maugis a réaffirmé qu’il n’y avait pas d’alternative. Des repreneurs potentiels se sont déjà manifestés mais rien de très concret ne semble se dégager. Or le temps presse. “Pour ce que l’on sait, précise Serge Truscello, délégué CGT, les repreneurs qui sont sur les rangs sont de petites structures. Ce qui ne manque pas de nous interroger sur l’avenir. Les grands groupes, notamment français, sont pour l’instant absents. L’inquiétude grandit dans le site. C’est pourquoi nous avons appelé à des débrayages. Une entreprise de la taille de Bosch ne peut pas se contenter de chercher un repreneur. Elle doit être en mesure de maintenir les emplois et une activité industrielle.”

Petite compensation à l’abandon du photovoltaïque : le président Maugis annoncé que les éléments diesel, du moins ce qu’il en reste, seront maintenus à Vénissieux jusqu’à fin 2015 au lieu de fin 2014. Même si cette activité n’occupe que 70 salariés, même s’il ne s’agit que d’une prolongation d’un an, la CGT a accueilli “positivement” cette nouvelle. Le bureau d’études (environ 50 salariés) devrait également rester.

Procédure - “L’usine tourne, assure Éric Kurtz, directeur de Windhager France. Actuellement, quatorze personnes travaillent sur le site. D’autres sont en cours de recrutement. Cela sera bientôt fait.” Le 23 mai, le tribunal de commerce de Nanterre avait pourtant donné quinze jours au repreneur autrichien pour se mettre en conformité avec son engagement d’embaucher immédiatement vingt personnes. Délai qui se terminait donc vendredi 7 juin. Le tribunal avait par ailleurs fait injonction à Windhager de respecter son calendrier industriel, en envoyant les premières commandes avant le début

du mois de juillet. “Nous avons fait appel, annonce Éric Kurtz. Mais je n’ai pas d’inquiétudes sur le fond. Les embauches seront réalisées, et les commandes expédiées. La pression que nous met le tribunal ne correspond pas à la réalité. Les juges ne sont pas au courant de toutes les difficultés qui peuvent se présenter lors du redémarrage d’un site industriel. Il ne suffit ni d’appuyer sur le bouton “start” ni de claquer des doigts, pour que tout fonctionne. Cela prend plus de temps.” Par ailleurs, Catherine Chollier, Stéphane Navarro, Ayadi Assadi et Serge Marcoccia, tous anciens délégués syndicaux de Veninov à qui

Le premier forum de recrutement sécurité

Jean-Moulin/Henri-Wallon Mercredi 12 juin à 17 h 30 au local du conseil de quartier (41, rue des Martyrs-de-la-Résistance).

Cinq ouvertures de classe en perspective Carte scolaire - Le prochain CTSD (comité technique spécial départemental), qui a lieu le 17 juin à l’inspection académique, décidera des ouvertures et fermetures de classes effectives en septembre dans le Rhône. À Vénissieux, sous réserve du comptage le jour de la rentrée, cinq classes devraient ouvrir en élémentaire à Jules-Guesde, Anatole-France A et B, Max-Barel et Gabriel-Péri. Deux fusions de direction (élémentaire et maternelle) ont été entérinées par les conseils d’école à Ernest-Renan et GeorgesLévy.

“La progression du nombre d’enfants scolarisés en maternelle et primaire sera une nouvelle fois importante, relève Christian Falconnet, adjoint au maire délégué à l’éducation. Nous avions dépassé la barre des 8 000 enfants l’an dernier et ce nombre devrait encore progresser. Pour l’instant, il n’y a pas de décision de blocage, mais il faut rester prudent et attendre les comptages de la rentrée.” Cette rentrée 2013 sera la dernière avant la réforme des rythmes scolaires : “Nous sommes engagés dans un important travail de concertation avec les partenaires”, assure l’adjoint. 

Entreprise - Créées en 1975, les aux particuliers ou aux administra-

Parilly Jeudi 13 juin à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, bd Marcel-Sembat).

● Charles-Perrault Fête de quartier ce samedi 15 juin à partir de 15 heures (voir p. 6).

Windhager n’a pas voulu proposer de contrat de travail alors qu’ils ont mené la lutte durant deux ans, seront mis à l’honneur le 24 juin à l’hôtel de ville. Ils recevront la médaille d’honneur de la Ville lors d’une réunion, à 18 heures, du Comité de soutien des Veninov, destinée à tirer les enseignements de ce long combat. 

L’autopsie l’a confirmé: la mort, la semaine dernière, de Clément Méric, étudiant de 19 ans et militant du groupe “Action antifasciste Parisbanlieue”, a bien été provoquée par les coups que le jeune homme a reçus au cours d’une rixe. Le principal suspect, un skinhead membre des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, a été mis en examen le 8 juin pour “violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner” et placé en détention provisoire. D’autres personnes ont été mises en examen, toutes proches d’un groupe d’extrême droite Troisième Voie et de son service d’ordre, les JNR. Manifestations ou déclarations, les réactions ont été multiples dans toute la France depuis ce drame. À Vénissieux, le maire Michèle Picard, le sénateur Guy Fischer et les élus communistes et apparentés ont tour à tour condamné cet acte odieux et réclamé l’interdiction des groupes fascistes. “La montée des populismes, des intégrismes religieux, des révisionnismes de tous bords n’a qu’un objectif, abattre la République, le vivre ensemble, la démocratie, pour empêcher toute unité du peuple dans la résistance à la guerre économique, pour interdire tout retour au progrès social”, affirment notamment les élus communistes. Le chef du gouvernement a annoncé avoir demandé à Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, d’engager une procédure en vue de la dissolution des JNR.

Les Glacières de Lyon s’installent à Vénissieux

● Pasteur/Monery Mercredi 19 juin à 18 h 30 à la salle d’activités du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas).

“C’est déjà ça, commentait Kamel Ahamada, autre délégué CGT, mais on a l’impression de se faire balader. D’un côté on abandonne une activité, de l’autre on maintient quelques postes. Il y a beaucoup trop d’ambiguïté. Après toutes les couleuvres que nous avons avalées (N.D.LR. : en 2004 Bosch Vénissieux avait été la première entreprise française à appliquer un accord compétitivité-emploi), le personnel finit par ne plus avoir confiance.” 

Embauches chez Veninov : Windhager a fait appel

DES CONSEILS DE QUARTIER

● Charréard/Max-Barel Mardi 18 juin à 18 h 30 au foyer Max-Barel (1, rue Max-Barel).

APRÈS LA MORT DU JEUNE CLÉMENT MÉRIC

Bosch est en mesure de maintenir activité et emploi, estime la CGT

● Gabriel-Péri Vendredi 14 juin à 16 h 45 au restaurant scolaire Gabriel-Péri.

RÉACTIONS

Photovoltaïque - Le président de

LES PERMANENCES

● Joliot-Curie Vendredi 14 juin à 18 heures, salle des Acacias (7, allée des acacias).

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ACTUALITÉS

Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

Emploi - Environ 500 demandeurs d’emploi ont participé le 4 juin au forum de recrutement sécurité organisé dans la salle Irène-Joliot-Curie. Il s’agissait d’une première dans le Rhône. “La sécurité est un secteur en tension, explique Dominique Bidault, directrice de Pôle emploi à Vénissieux. Chaque année dans le département nous comptabilisons 15 000 offres, mais elles sont loin d’être toutes satisfaites. C’est pourquoi nous avons organisé ce forum, pour mettre en relation directe les demandeurs avec les employeurs.” 850 offres d’emplois au total étaient proposées par une vingtaine de recruteurs : 500 dans la sécurité publique (police, gendarmerie, armée) et 350 dans le privé. Des organismes de formation étaient également présents, la détention d’un titre diplômant type SSIAP (Sécurité, incendie et assistance à personne) étant désormais indispensable pour travailler dans ce domaine. Les entreprises privées ont davantage attiré de demandeurs que les institutions publiques. “C’est un peu une surprise pour nous, indique Dominique Bidault. Nous pensions que la police, la gendarmerie et l’armée auraient plus de succès. Mais il y a quand même eu des contacts intéressants.” Le forum a reçu la visite à la mi-journée du maire, Michèle Picard, accompagnée de son adjoint à la formation et à l’emploi, Bayrem Braïki. L’initiative devrait être reconduite l’an prochain, mais pas forcément à Vénissieux puisqu’il s’agissait d’un forum de dimension départementale. 

Glacières de Lyon ont quitté la capitale des Gaules pour s’installer à Vénissieux, dans la zone d’activités du Génie (derrière Babou). “Nous avons dû quitter notre siège de la route de Vienne, à cause d’un plan immobilier, raconte Myriam Labouri, cogérante de la structure. Nous avons rouvert nos portes au début du mois de mai, après des travaux.” Travaux qui auront coûté la bagatelle de 500 000 euros. “Nous proposons, aux professionnels comme

tions, des pains de glace, de la glace pilée, ou encore des glaçons apéritifs, explique le patron, Patrick Labouri. Nous sommes les seuls à faire cela dans la région, et nous le faisons bien.” Le nouveau siège a été inauguré le 6 juin en soirée, en présence d’une centaine de personnes. 

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ACTUALITÉS

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De Vénissieux à Saint-Priest, le BUE prendra le pont VOIRIE - Pour franchir les voies ferrées qui séparent les deux communes, le Boulevard Urbain Est (BUE) empruntera un pont de 220 mètres. Le coût de l’opération est estimé entre 70 et 80 millions d’euros. Mise en service programmée pour l’automne 2020. a réalisation du Boulevard Urbain Est entre Vénissieux et Vaulx-en-Velin est probablement le chantier le plus long de l’histoire de l’agglomération lyonnaise. Le tracé date de 1966 ! Et il a fallu attendre les années quatre-vingt-dix pour voir débuter la construction de cette “colonne vertébrale de l’est lyonnais” qui doit alléger la circulation, faciliter les déplacements de périphérie à périphérie, et permettre une desserte plus directe des zones d’activités économiques et commerciales. Par petits bouts, à raison d’un tronçon tous les deux ou trois ans, le BUE fait doucement son chemin. Sur les 14 km de voirie prévus, il ne manque plus aujourd’hui que quelques sections. Le Grand Lyon a récemment donné son feu vert à la construction d’une nouvelle portion de 2 km entre Décines et Vaulx-en-Velin. Dans la partie sud du tracé, une difficulté majeure demeure : le franchissement des voies ferrées entre Vénissieux et Saint-Priest. Passer dessus ou dessous ? Longtemps la question est restée en suspens. Les techniciens du Grand Lyon viennent de rendre leur copie ; ils se prononcent pour un viaduc qui fera la jonction entre le chemin du Charbonnier et la route de Lyon. Les travaux devraient commencer en 2018 pour s’achever en 2020 et coûter entre 70 et 80 millions d’euros. L’information a été officialisée le 4 juin, lors d’une réunion publique de concertation à l’hôtel de ville de Vénissieux.

ILLUSTRATION © GRAND LYON

L

Un ouvrage de 800 mètres de long pour franchir le chantier de transport combiné rail-route et la voie ferrée

L’option d’un passage souterrain était difficilement défendable : plus chère (180 millions), deux fois plus longue à réaliser, et surtout risquée écologiquement pour la nappe phréatique. Le BUE prendra donc les airs pour franchir — dans l’ordre — le chantier de transport combiné railroute de la société Naviland Cargo, les aiguillages de la gare de triage de Saint-Priest puis la ligne LyonChambéry. Le tablier du pont aura une longueur de 220 mètres, mais avec les rampes d’accès, l’ouvrage atteindra 800 mètres. Si l’option technique ne fait plus de doute, il reste encore à choisir entre deux variantes du pont : la

première mettant les modes doux de circulation (vélos et piétons) au même niveau que les véhicules motorisés ; la seconde les plaçant légèrement en contrebas.

et le problème des entrées et sorties du site Naviland Cargo.” Ce problème, presque aussi ancien que le projet du BUE, empoisonne la vie des riverains du chemin du Charbonnier qui voient passer chaque jour sous leurs fenêtres des centaines de camions. Avec le soutien des municipalités de Vénissieux et Saint-Priest, l’association de quartier “Halte aux bruits et à la vitesse” a obtenu du Grand Lyon la création d’un nouvel accès à Naviland Cargo par la rue du Beaujolais, plus éloignée des habitations. Cet accès existe depuis 2002, mais il n’est utilisé que dans le sens des sorties ! RFF (Réseau ferré de France)

Les riverains encore oubliés? Michèle Picard, maire de Vénissieux, s’est félicitée de ce nouveau pas dans la réalisation du BUE. “Mais il ne faut pas se contenter d’une voirie petit bras, d’une voirie a minima, a-t-elle averti. Deux questions essentielles demeurent : l’insertion de l’ouvrage dans le paysage urbain auquel on doit rester attentif,

rechigne toujours à aménager la voirie qui permettrait un double sens de circulation des poids lourds à l’intérieur du site. Les riverains et les deux communes ont cru toucher au but en janvier dernier quand RFF les a informés qu’un financement de 3,4 millions d’euros était bouclé, supporté à moitié par l’État via des fonds européens. Et patatras : fin mai, la préfecture annonce que les fonds publics promis ne sont plus disponibles. Ils seraient utilisés pour l’aménagement de la plateforme multimodale de la gare de la PartDieu. Retour à la case départ. Les maires de Vénissieux et SaintPriest ont décidé de protester auprès du préfet dans un courrier commun. Lors de la réunion publique du 4 juin, Pierre Abadie, vice-président du Grand Lyon en charge des déplacements, a qualifié la décision préfectorale de “navrante”. Daniel Goux, premier adjoint au maire de Saint-Priest, est allé plus loin : “Le préfet a décidé tout seul dans son coin, ce comportement n’est pas honnête, c’est même inadmissible.”  GILLES LULLA

Concertation jusqu’au 12 juillet Après le rendez-vous du 4 juin à Vénissieux, une seconde réunion publique de concertation est programmée le 27 juin, à 18 heures, à l’hôtel de ville de SaintPriest. Le dossier de consultation du projet est à la disposition du public jusqu’au 12 juillet à la communauté urbaine (rue du Lac) et dans les mairies de Vénissieux et Saint-Priest.

Cité scolaire - Dans un peu plus d’un an, ce sera l’ouverture ! En septembre 2014, toute la communauté éducative de Jacques-Brel prendra possession des nouveaux locaux, dimensionnés pour accueillir un millier d’élèves. Une visite de chantier était organisée par les services du Conseil régional le 6 juin der-

nier ; visite à laquelle participaient le maire Michèle Picard, accompagnée de Yolande Peytavin, première adjointe, et de Christian Falconnet, adjoint en charge de l’éducation. Claire Batailler, la proviseure, son adjoint Alain Neury et Cécile Durand, chef des travaux, étaient également présents.

Une fresque sur les palissades du chantier - Créée par les habitants du quartier (accompagnés par les centres sociaux des Minguettes), les élèves de l’école Charles-Perrault et du lycée Jacques-Brel, les jeunes des EPJ, sous la houlette de l’artiste plasticienne Christine Goyard, une grande fresque court sur les palissades du chantier de la future cité scolaire. Elle a été inaugurée le 6 juin par le maire Michèle Picard, avec l’équipe municipale, le sénateur Guy Fischer et Michel Calzat, délégué du préfet. Des écolières et des lycéennes ont photographié des lieux symboliques du quartier (des jeux, la statue de la République, le château d’eau, etc.) avant de les recomposer, d’y ajouter des graffs et donner ainsi leur vision de l’endroit où elles vivent. 

Vu de l’avenue d’Oschatz, le bâtiment, qui se dresse sur trois étages prend belle tournure. Le gros œuvre est terminé et les travaux vont bon train sans aucun retard. Le rez-de-chaussée s’ouvre sur le hall d’accueil, la cour de récréation, le terrain de sport ainsi que les bureaux de l’administration, de la vie scolaire et des enseignants. Un seul escalier central largement vitré dessert les salles de cours, très proches les unes des autres mais vastes et aérées. Certaines sont d’ailleurs d’ores et déjà cloisonnées. Mais sans attendre la rentrée 2014, la cité scolaire Jacques-Brel va entrer dans un projet expérimental de l’Éducation nationale intitulé 3 C, pour Centre de connaissances et de culture. Claire Batailler, la proviseure, précise : “Il s’agit d’un projet éducatif et pédagogique à part entière, qui s’appuie sur les compétences du professeur-documentaliste. Ces 3C induisent une évolution importante des CDI, les centres de documentation et d’information. L’idée est de proposer aux élèves un cadre de travail et de rencontres convivial et chaleureux, pour faciliter leur implication. Les 3C font cohabiter le livre et le numérique. Nous avons déjà eu une réunion avec les services de l’Éducation nationale ainsi qu’avec le conseil de la vie lycéenne. Les élèves ont beaucoup d’idées : ils voudraient davantage d’ordinateurs, des tablettes, des fauteuils fixes et des livres, un point lecture au calme…”

PHOTO RAPHAËL BERT

À Jacques-Brel, un chantier et un projet pilote

Les travaux allant bon train, le chantier ne souffre d’aucun retard

L’engagement des élèves dans ce projet leur permet de développer sens des responsabilités, esprit d’initiative et autonomie. “Nous sommes dans la phase de mise en place : nous

devrions pouvoir commencer à la rentrée sur le site actuel, avant de le développer entièrement dans nos nouveaux locaux.” 

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Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS VOTE UTILE OU UTILITÉ DU VOTE ? Le Parti de gauche (Front de gauche) de VĂŠnissieux organise un dĂŠbat sur le thème “Vote utile ou utilitĂŠ du vote ?â€?, le jeudi 20 juin Ă  18 h 30, Ă  la Maison des fĂŞtes et des familles (20, av. de la Division-Leclerc - salle n° 1). “Le vote utile est un vote conservateur pour prĂŠserver ce qui se prĂŠsente comme le moins pire, mais qui se rĂŠvèle Ă  chaque fois un mirage de promesses non tenuesâ€?, souligne l’invitation au dĂŠbat. La soirĂŠe se terminera par un barbecue.

“J’AI VU TUER BEN BARKAâ€? Le comitĂŠ de VĂŠnissieux du Mouvement de la paix organise ce dimanche 16 juin Ă  14 h 30 une projection du film de Serge Le PĂŠron : “J’ai vu tuer Ben Barkaâ€?. Un thriller autour de la grande figure du Tiers-Monde qu’Êtait Mehdi Ben Barka. La discussion portera ensuite sur ce scandale qui faillit faire vaciller le pouvoir gaulliste. Rendez-vous au local du Mouvement : Ă  l’arrière du 73, boulevard Ambroise- Croizat. Mail : mvtpaix.69@orange.fr

AIDE AUX AIDANTS La prochaine rencontre du service social de la CARSAT se dĂŠroulera le 25 juin de 14 Ă  16 heures, Ă  la Maison du peuple (8, boulevard LaurentGĂŠrin), salle Albert-Rivat, sur le thème : “Bilan et perspectives : comment poursuivre ?â€? Inscriptions : 04 27 82 24 15.

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“Tu crĂŠes, tu croques, tu craquesâ€? Semaine FraĂŽch’attitude - Du lundi 17 au vendredi 21 juin, les professionnels de la filière fruits et lĂŠgumes, les producteurs, les coopĂŠratives et les Villes se mobilisent pour faire dĂŠcouvrir des goĂťts et des saveurs aux consommateurs. Son thème : “Fruits et lĂŠgumes frais : tu crĂŠes, tu croques, tu craquesâ€?. Ă€ VĂŠnissieux, outre les menus spĂŠciaux servis dans les restaurants scolaires, de nombreuses animations sont annoncĂŠes.  Lundi 17 juin : - De 17 heures Ă  18h30, Maison de l’enfance Jules-Guesde: “Atelier cuisine enfants et parentsâ€?. Nouvelle prĂŠsentation le lendemain, mĂŞme heure. â—?

- Ă€ 18 heures, hĂ´tel de ville. Avant le conseil municipal, trois expositions seront prĂŠsentĂŠes : l’atelier “cuisineâ€? de la Maison de l’enfance Jules-Guesde. L’atelier “Sandwiches ĂŠquilibrĂŠsâ€?, rĂŠalisĂŠ avec le Bureau Information Jeunesse et les ĂŠlèves de CAP Sanitaire et social du lycĂŠe Jacques-Brel. Ouvrages sur les fruits et lĂŠgumes, fiches recettes. Mardi 18 juin : - Ă€ midi, devant le cafĂŠ de la Paix : la Ville et l’association YMMNE proposent un apĂŠritif fruits et lĂŠgumes. - De 14 heures Ă  16 h 45, ĂŠcole Gabriel-PĂŠri : intervention d’une diĂŠtĂŠticienne. â—?

FAMILLES À ÉNERGIE POSITIVE

Mercredi 19 juin : - De 10 heures Ă  midi, parvis du BIJ (place Henri-Barbusse) : dĂŠgustation de fruits et lĂŠgumes.

â—?

Jeudi 20 juin : - De 10 heures à midi, devant l’hôtel de ville : dÊgustation de fruits et lÊgumes (Ville, EPJ CharrÊard, BIJ et YMMNE). - De 14 à 16 heures : devant le Secours populaire (99, bd IrèneJoliot-Curie), dÊgustation de fruits et lÊgumes, remise de fiches recettes.

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Vendredi 21 juin : - De 18 Ă  20 heures, place LĂŠonSublet : fĂŞte de la musique, avec dĂŠgustation de fruits et de lĂŠgumes.

â—?

Les critères d’admission en crèche vont ĂŠvoluer vers plus d’ÊquitĂŠ Petite enfance - “Longtemps la Ville de VĂŠnissieux a ĂŠtĂŠ bien placĂŠe pour ses capacitĂŠs d’accueil en ĂŠquipements petite enfance, mais ces dernières annĂŠes, notamment du fait de l’augmentation du nombre de familles monoparentales, la situation est devenue plus tendue.â€? Danièle Gicquel, adjointe au maire (PS) en charge de la petite enfance, ne cache pas les difficultĂŠs Ă  rĂŠpondre Ă  la demande. “Nous offrons des solutions de garde Ă  environ 300 familles. Mais il faudrait quasiment le double. Ce n’est pourtant pas faute d’investir. Nous ouvrons rĂŠgulièrement de nouveaux lieux ou nous les agrandissons mais cela ne suffit pas.â€? Hormis l’augmentation du nombre de familles monoparentales, le

principal facteur de tension tient Ă  la prĂŠfĂŠrence des parents pour les ĂŠtablissements d’accueil collectif. Les assistantes maternelles, qu’elles soient indĂŠpendantes ou rattachĂŠes Ă  la municipalitĂŠ via les crèches familiales, ont mauvaise presse. “Cela s’explique sans doute par la surmĂŠdiatisation de faits divers malheureux, avance Danièle Gicquel. C’est injustifiĂŠ et c’est dommage car nous avons des places.â€? La Ville a nĂŠanmoins dĂŠcidĂŠ de faire preuve de pragmatisme. Pour garantir davantage d’ÊquitĂŠ dans l’accès aux ĂŠquipements d’accueil collectif du jeune enfant, le conseil municipal a rĂŠcemment modifiĂŠ les critères d’admission. Ă€ partir de la

VÉNISSIEUX L’ALHAMBRA TRAV AU X

EN C

rentrĂŠe prochaine, des “points de priorisationâ€? seront attribuĂŠs pour les critères suivants : domiciliation Ă  VĂŠnissieux, monoparentalitĂŠ, bas revenus, parents mineurs, problĂŠmatiques de santĂŠ de l’enfant et/ou des parents, suivi par un travailleur social, fratrie, nouvelle demande. “Ce sont des critères plus sociaux pour essayer de rĂŠpondre au mieux aux prioritĂŠs, souligne l’adjointe. Nous espĂŠrons que les annonces du gouvernement visant Ă  augmenter l’accès des enfants de 2-3 ans Ă  la maternelle dans les quartiers populaires vont se concrĂŠtiser rapidement. Cela nous soulagerait. Actuellement certains enfants quittent nos crèches Ă  l’âge de 3 ans et demi, ce n’est pas normal.â€? 

LA DARNAISE EN POLE La 3e ĂŠdition du concours “Familles Ă  ĂŠnergie positiveâ€? lancĂŠ par l’Agence locale de l’Ênergie a ĂŠtĂŠ remportĂŠe, dans le dĂŠpartement du RhĂ´ne, par l’Êquipe de GrandLyon Habitat du quartier de La Darnaise. Une ĂŠquipe constituĂŠe par treize familles de locataires, conseillĂŠe par des ĂŠtudiants de Bioforce qui avaient endossĂŠ le rĂ´le de capitaine. Du 1er dĂŠcembre au 30 avril derniers, ces familles, par de petits gestes simples (fermer les portes des pièces les moins chauffĂŠes, dĂŠpoussiĂŠrer rĂŠgulièrement les radiateurs, couper l’eau de la douche pendant le savonnage‌), ont rĂŠussi Ă  faire baisser leur consommation ĂŠnergĂŠtique de 23 %. Les Sous-voltĂŠs de Villeurbanne (- 18 %) et les Watt-outCopamo (- 16 %) terminent sur la 2e et la 3e marche du podium. Ă€ noter que GrandLyon Habitat est le seul bailleur de l’agglomĂŠration Ă  avoir inscrit des locataires dans ce dĂŠfi auquel participaient une quinzaine d’Êquipes. Parmi ces ĂŠquipes, on relève ĂŠgalement six familles de Saint-Fons et de VĂŠnissieux, regroupĂŠes pour participer Ă  ce dĂŠfi. Et leur bilan est plus qu’honorable puisque, cĂ´tĂŠ gaz et ĂŠlectricitĂŠ, la rĂŠduction moyenne de leurs consommations est de 9 % et de 14 % pour l’eau. Autant de rĂŠsultats prouvant qu’on peut faire baisser sensiblement ses factures et ainsi contribuer Ă  la protection de l’environnement. www.ale-lyon.org

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ACTUALITÉS

Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

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Michèle Picard se déclare candidate ÉLECTIONS MUNICIPALES - “En mars 2014, je conduirai une liste de large rassemblement à gauche pour continuer à bâtir le Vénissieux de demain, dynamique et solidaire”, annonce le maire sortant. ’est déjà un pré-bilan de l’équipe municipale sortante de Vénissieux qu’a présenté jeudi dernier Michèle Picard, le maire élu au printemps 2009, après la démission d’André Gerin au bout de 24 ans de mandat. Et déjà un pré-programme électoral. “Les habitants me demandent souvent si je vais me représenter. Alors, oui, je leur dis que je souhaite continuer à bâtir avec eux la ville de demain, a-t-elle assuré. Michèle Picard était ainsi la première à présenter sa candidature à l’élection municipale, jeudi 6 juin. Avec l’accord des communistes de la ville, précise Serge Truscello, le secrétaire de la section du PCF : “Nous en avons débattu en janvier, dans le cadre du congrès de notre parti.” “Des discussions ont été entamées entre sections politiques, précise Serge Truscello, et nous constatons la volonté — a priori — de continuer à travailler ensemble. Le parti socialiste, à Vénissieux, se dit à la gauche du PS. Étant nous-mêmes à la gauche du PCF, on devrait arriver à s’entendre. De plus, à Vénissieux, nous sommes toujours arrivés à construire le rassemblement à gauche. Pour notre part, nous souhaitons que cela se poursuive ainsi. Les communes sont des structures au plus proche de la population, elles permettent de dépasser les clivages politiques. Pourquoi casserait-on cela ?” À propos de commune, il risque pourtant d’y avoir friction sur un sujet grave : la Métropole de Lyon. En première lecture, le Sénat a donné le 4 juin son feu vert à ce pro-

PHOTO RAPHAËL BERT

C

Au côté de Michèle Picard, Serge Truscello, secrétaire de la section de Vénissieux du parti communiste français

jet de loi, qui viendra le 15 juillet devant l’Assemblée nationale. Si le projet est voté, la première métropole française à compétences étendues pourrait naître le 1er janvier 2015. Ce projet est porté par Gérard Collomb et Michel Mercier, et les socialistes de Vénissieux y sont favorables. Ce n’est pas le cas des communistes, qui se sont engagés dans une grande bataille pour obtenir un référendum local, à l’image de celui qui a été organisé en Alsace récemment. Pétition, rassemblement le

24 juin pour le conseil du Grand Lyon, et rassemblement national le 15 juillet à Paris, telles sont d’ailleurs les propositions lancées lors d’une réunion organisée par les conseillers généraux de Vénissieux. “La commune, il est indispensable de la conforter, assure Michèle Picard. C’est le premier maillon de notre République, un espace de proximité pour les habitants. Nous, nous voulons maintenir nos budgets, notre politique sociale en faveur de l’enfance, de la jeunesse, des anciens…

Quelle transparence y aura-t-il sur le fonctionnement, le budget et les choix politiques de cette métropole ? Quelle sera la place du citoyen, sa possibilité de porter les enjeux vénissians pour qu’ils deviennent des enjeux d’agglomération ?” Malgré ces inquiétudes, les deux responsables communistes estiment que la métropole ne doit pas constituer un point de blocage. Pas plus que ne l’ont été les discussions sur métro et tramway. “Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec les socia-

Marc Soubitez conduira une liste “tutti frutti” à fort goût socialiste Surprise - Pour lancer la campagne électorale de la liste qu’il entend conduire aux prochaines municipales, Marc Soubitez, délégué CFDT de Bosch, a tenu sa première conférence de presse… chez Bosch, plus précisément dans le local du comité d’entreprise dont il est le secrétaire. Un choix étonnant quand on connaît la culture de discrétion du groupe industriel allemand. “Je n’ai pas demandé l’autorisation à la direction, a concédé le syndicaliste. Je ne crois pas qu’elle aurait accepté. Mais si nous sommes là, ce n’est pas anodin : cette usine aujourd’hui menacée est un fleuron industriel, elle est le symbole de la priorité que nous entendons donner à la préservation et à la création d’emplois dans notre commune.”

Quand Marc Soubitez dit “nous”, cela recouvre un large éventail de l’échiquier politique. À sa candidature se sont déjà ralliés cinq conseillers municipaux sortants : Saliha Mertani (Mouvement démocrate) qui siège actuellement dans l’opposition ; Geneviève Soudan (Europe Écologie Les Verts) qui avait rejoint la majorité en début d’année mais vient manifestement de se raviser; et les trois socialistes trublions que sont Samia Hamdiken-Ledésert, Mokrane Kessi et Jean-Marc Thévenon.

Le PS au cœur du jeu “EELV et le MoDem soutiennent officiellement l’idée que je puisse assumer une place prépondérante dans la constitution d’un large rassemblement, je propose maintenant aux

militants socialistes d’en faire autant”, a précisé Marc Soubitez, qui se revendique pour sa part de la société civile. On comprend à ces propos qu’une âpre compétition est engagée pour la prise de contrôle de la section locale du PS actuellement dirigée par Lotfi Ben Khelifa. Une section profondément divisée depuis que les appétits se sont aiguisés après les bons scores obtenus à la présidentielle et aux législatives. Les militants PS doivent se prononcer le 18 juin sur le choix de leur leader dans la perspective des municipales. Selon le scénario qui s’imposera, ce leader pourrait mener les négociations avec les autres composantes de gauche dans l’hypothèse d’une liste

d’union, ou conduire une liste autonome pour tenter de ravir la ville à Michèle Picard. Marc Soubitez espère donc être l’homme de cette seconde option. Les trois conseillers municipaux socialistes qui le soutiennent récusent l’idée qu’ils seraient entrés en dissidence de leur parti. “En avril la section s’était prononcée pour la constitution d’une liste autonome, fait valoir Samia Hamdiken-Ledésert. Et d’après ce que je sais les instances nationales n’ont pas conclu d’accord avec les communistes.” Sauf que le patron du PS dans le Rhône, David Klimelfeld, a récemment déclaré être “dans une démarche d’union de la gauche” à Vénissieux. 

Lotfi Ben Khelika : “Nous n’avons pas besoin de Marc Soubitez” Réaction - Dans la lutte qui s’est engagée pour le contrôle du PS vénissian, le secrétaire de section, Lotfi Ben Khelifa, n’entend visiblement pas baisser les armes. Selon lui, plusieurs raisons rendent impossible la démarche initiée par Marc Soubitez. “Ce monsieur n’est pas membre du PS, je ne vois pas comment il pourrait prendre part à un scrutin interne, expliquet-il. Par ailleurs, il se prévaut du soutien du MoDem, or la section socialiste vénissiane est à la gauche du PS, c’est incompatible. Enfin, lui et ses soutiens ont choisi la force pour tenter d’annexer la section. Ils n’agissent pas dans la discipline et le respect des partenaires politiques. C’est tout sauf sérieux.” Marc Soubitez ayant l’ambition d’incarner l’autonomie socialiste face à la candidature de Michèle Picard, est-ce à dire que Lotfi Ben Khelifa se serait rangé à l’idée d’une liste d’union dès le premier tour avec les autres forces de gauche ? “Rien n’est arrêté aujourd’hui, assure-t-il. Nous avons entamé des discussions et nous déciderons en temps voulu.” 

Marc Soubitez entouré de ses soutiens

G.L.

listes, on n’était pas d’accord, rappelle Serge Truscello. Mais on a toujours su dépasser ces clivages pour constituer un rassemblement dans l’intérêt des habitants. On ne va pas se laisser enfermer dans des obstacles. Sinon, cela voudrait dire qu’il n’y aurait aucune liste d’union. Ni ici ni ailleurs.” Interrogée par ailleurs sur le vide que pourrait créer dans l’équipe le départ probable de certains de ses adjoints les plus proches, Michèle Picard lance : “On a su faire avec le maire, André Gerin. Je ne vois pas pourquoi on ne saurait pas faire avec le groupe. Faites-nous confiance !” “Depuis quatre ans, je prends à bras-le-corps tous les dossiers, conclut Michèle Picard. Je conduis la majorité municipale et j’impulse une dynamique pour faire avancer les projets de la ville, pour que nous soyons tous plus réactifs dans la prise en compte des préoccupations des Vénissians. Forte de notre bilan, j’entends poursuivre le formidable bond en avant de Vénissieux et conduire une liste de large rassemblement à gauche pour continuer à faire vivre les valeurs progressistes de notre ville, pour bâtir avec les habitants la ville de demain, dynamique et solidaire.”  SYLVAINE CHARPIOT

Un collectif contre l’abstention Civisme - 51,7 %. C’est le taux d’abstention enregistré aux municipales de 2008 à Vénissieux. Avec des pointes à plus de 60 % dans certains quartiers. Un record. Alors que la campagne 2014 est partie sur les chapeaux de roues, voilà une réalité qu’il est utile de rappeler. Peut-on enrayer cette grève des urnes ? Un groupe d’une trentaine d’habitants a décidé de relever le défi. Au sein du collectif “SOS abstention”, ils se sont donné pour mission de sillonner les quartiers, placarder des affiches, distribuer des tracts, et surtout tenter de convaincre que “Voter c’est exister”, comme le dit leur slogan. L’opération se poursuivra jusqu’à fin juin. À l’origine, l’idée d’une action pour favoriser la participation électorale a été lancée par le conseiller municipal sans étiquette Djil Benmabrouk. Plusieurs groupes politiques vénissians ont du reste participé à des réunions de mise en place, mais la dynamique est venue buter sur le démarrage de la campagne 2014. La société civile a donc pris le relais. Parmi ces citoyens qui militent pour le vote, on trouve des profils aussi variés que Mireille Chevassus, médiatrice; Michel Prudhomme, éducateur sportif à Vénissieux depuis des dizaines d’années ; ou encore Abdelhalek Letifi, professeur de littérature et civilisation. De sensibilités diverses — ce qui donne davantage de crédit à leur démarche — ils ne martèlent qu’un seul message : “Votez pour qui vous voulez mais votez”. S’ils sont volontaires, ils n’oublient pas d’être lucides, bien conscients des limites de l’exercice. “On sait que seul un travail de fond permettrait d’inverser la tendance, souligne Abdelhalek Letifi, mais il faut bien commencer. À notre connaissance, il s’agit de la première campagne du genre à Vénissieux.” 


ATELIER ÉCO-CITOYEN Le service Espaces verts de la Ville de Vénissieux, avec l’association Naturama, organisent un atelier sur le thème “Connaître son sol pour un jardin écologique”, ce mercredi 12 juin de 9 heures à 11 h 30 ou de 14 heures à 16 h 30. Rendez-vous dans les jardins de la rue de l’espéranto, à proximité du parking. Inscriptions au 07 72 21 44 33 (nombre de places limité).

16 EUROS = 1 COMPOSTEUR Épluchures de fruits et légumes, coquilles d’œuf, tontes de pelouse, vos fleurs ou plantes fanées… tout cela peut être réutilisé pour les balconnières et jardins. Dans le cadre de l’Agenda 21, la Ville de Vénissieux permet à chaque foyer d’acquérir un composteur. Moyennant 16 €, vous repartirez avec un composteur, un bio-seau et un outil pour remuer le compost, une notice de montage et d’utilisation. Service municipal de l’Environnement : 04 72 21 45 06.

CHALLENGE MOBILITÉ RÉUSSI Une centaine d’agents municipaux ont participé le 6 juin au Challenge mobilité organisé par la Région RhôneAlpes et l’Ademe. Ils étaient invités à se rendre sur leur lieu de travail en vélo, marche à pied, transports en commun, ou encore en covoiturage. Un pique-nique était organisé parc Louis-Dupic. Des “kits vélo” ont été remis aux usagers du box à vélo de l’hôtel de ville. Une découverte de l’utilisation des vélos à assistance électrique, mis à disposition des agents pour les trajets professionnels, a également été organisée.

CONCOURS DE PÊCHE À COURTENAY ET ARANDON Les amateurs de pêche à la carpe ne manqueront pas de participer au concours enduro qui se déroulera du 21 au 23 juin dans les étangs du Sival, site naturel de 42 hectares. Cet ensemble de loisirs de plein air se trouve dans l’Isère à une soixantaine de km de Vénissieux. Les pêcheurs doivent s’acquitter d’une carte, vendue sur place. Pour les promeneurs, l’entrée est libre et gratuite.

VENTE DE LIVRES DU SPF Le comité local du Secours populaire organise le samedi 22 juin sa vente de livres, au profit des plus démunis. Rendez-vous au local, 99, boulevard Joliot-Curie, entre 8 h 30 et 12 heures.

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Au bonheur des dames

CHARLES-PERRAULT

Fête de l’Amitié - Les premières gouttes ne sont apparues qu’en fin d’après-midi, samedi. Heureusement, les organisateurs* de la fête de l’Amitié avaient eu le temps d’animer avec brio près de cinq heures festives et colorées, une fête populaire qui a connu une affluence des grands jours. Le square Coblod a accueilli à tour de rôle ou en simultané les enfants de moins de 3 ans pour le manège, ceux de 5 à 10 ans pour une promenade en calèche ou pour des ateliers de coloriages et de maquillage… Initiation au rugby, plongées dans les structures gonflables, spectacles pour les ados, spectacle pour les adultes… Évelyne Béroud et Véronique Callut, présidentes des conseils de quartier MaxBarel/Charréard et Pasteur/Monery, n’ont pas eu besoin de faire de longs discours, les échanges entre personnes d’horizons divers avaient des allures de fête des voisins. Responsable de l’EPJ Charréard, Belgacem Kachef était ravi, tout s’enchaînait à merveille, le public passant allègrement d’un stand à l’autre avec la même satisfaction. Cette fête était également l’occasion de retrouvailles inattendues. Ainsi les sœurs Guyard, ex-Vénissianes spécialistes de barques de sauvetage venues rendre visite à leur mère, Naïma, résidante dans le quartier. Linda, l’aînée, prof de zumba, allait même enflammer la scène en plein cœur de l’après-midi. Et que dire du sourire affiché par Isabelle et Chrystèle, présidentes

“ENSEMBLE EN FÊTE” SAMEDI 15 JUIN

Une fête joyeuse et colorée square Coblod

d’Aide Hexagone et de Femmes en actions, qui n’ont cessé de rappeler les objectifs de leurs associations respectives - aide à domicile aux personnes âgées et en difficultés, sorties et actions culturelles pour des femmes du quartier - tout en servant thé et crêpes ? Sans faire injure à le gente masculine, ce sont les dames qui ont été les plus en vue… 

*La Ville de Vénissieux, les conseils de quartier Max-Barel /Charréard et Pasteur/Monery, l’EPJ Charréard, l’Office municipal des retraités, le CLAE, la Sacoviv, les associations Halte aux bruits, Aide Hexagone, Antirouille, Femmes en Action, USV Rugby, Club Ados, Antirouille, FCPE Max-Barel, ASCA, Secours populaire français…

Défi Solidaire : les groupes de Vénissieux primés Bioforce - La sixième édition du Défi solidaire de l’institut Bioforce est terminée ! Les Vénissians y ont participé en nombre, puisque sur les onze groupes passés devant le jury, quatre sont originaires de Vénissieux. Tous ont reçu un prix, qui leur a été remis le 5 juin en présence de Michel Calzat, délégué du préfet, au cours d’une cérémonie de valorisation organisée au siège de l’Institut. Ainsi, le groupe “BAD - Brigade anti-déchets” de l’EPJ Darnaise a reçu le prix de l’engagement durable. Leur projet, mené sur trois ans, traite de l’environnement et de la citoyenneté. Ils participeront ainsi régulièrement à des opérations de sensibilisation autour du tri des déchets. “Les Légendes”, du centre social Eugénie-Cotton, a pour sa part choisi de travailler avec un centre d’hébergement d’urgence, la Maison Rodolphe. Leurs idées d’animations pour les enfants leur ont permis de remporter le Prix de l’imaginaire et de la créativité. Le groupe “Trio Solidaire” de l’EPJ Moulin-à-Vent s’est vu attri-

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Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

Les “Spartiates” de l’EPJ Léo-Lagrange ont remporté le prix du meilleur esprit sportif

buer le Prix du lien intergénérationnel pour son idée d’ateliers menés dans une maison de retraite. Enfin, les “Spartiates” de l’EPJ LéoLagrange ont reçu le Prix du meilleur esprit sportif. Ils ont mis en place un travail autour des sports de contact.

Notons par ailleurs l’impressionnant travail réalisé par le groupe Barbusse Solidaire, de Vaulx-en-Velin. Partis dans une école primaire du Nicaragua, ces jeunes ont participé là-bas à un moment d’échange autour de la citoyenneté. 

Pleins feux sur le centre social Moulin-à-Vent

EN DIFFICULTÉS AVEC L’ALCOOL ?

Assemblée générale - Quelque 2012, 1 070 personnes différentes

La Santé de la Famille, association reconnue d’utilité publique, accompagne en toute confidentialité et convivialité les personnes en difficulté avec l’alcool et autres produits psychotropes toxiques. À Vénissieux, les rencontres ont lieu le premier jeudi de chaque mois : de 9 heures à 12 heures à l’ancienne bibliothèque SNCF (située au 128, rue Gabriel-Péri) puis de 14 heures à 18 heures au centre associatif Boris-Vian. Contacts : M. Malosse au 06 12 45 87 84, M. Quemerais au 06 12 22 82 72 ou Mme Bel au 06 42 83 68 33.

cinquante personnes ont participé fin mai à l’assemblée générale du centre social Moulin-à-Vent. Une assemblée qui se tenait salle ErnestRenan car jusqu’en juillet, le centre est en grands travaux. La ville de Vénissieux a en effet engagé une rénovation complète des lieux et leur agrandissement ; un chantier de 630 000 euros. “Cet effort que la Ville fait et que nous savons important nous conforte et nous rassure pour l’avenir. Nous tenons à remercier l’équipe municipale pour son engagement et son soutien”, précise Alain Gervais, le président du conseil d’administration. Signe de bonne santé, le nombre d’adhérents reste élevé. “En

étaient inscrites dans au moins une activité, précise Alain Gervais. Nous accueillons également un public toujours plus nombreux, que ce soit pour notre fête annuelle ou pour nos autres manifestations comme le bal costumé ou la bourse aux jouets…” Outre les activités tournées vers les adultes, le centre social accueille les tout-petits (de deux mois et demi à deux ans et demi) au sein de l’équipement d’accueil du Jeune enfant (EAJE) “Le Moulin à Malices”, qui offre vingt places. Les enfants scolarisés ont, eux, accès au centre de loisirs maternel “Les P’tits Loups”, les mercredis, pendant les petites vacances et en juillet.

Outre la perspective du prochain retour dans les locaux rénovés, administrateurs, salariés et bénévoles préparent trois jours de fête pour les trente ans de la structure. Coup d’envoi le 19 septembre, avec l’inauguration des locaux ; le 20, place aux expositions ; et le 21, ce sera la fête du centre social et du quartier, de 9 h 30 à 23 heures. “Cet anniversaire nous mobilise énormément, précise Alain Gervais. De nombreux bénévoles se sont engagés. Je crois que cette dynamique ne s’arrêtera pas à la fête : à nous de savoir la catalyser et la transformer en énergie nouvelle. Nous voulons que cet événement ne soit pas uniquement un coup de projecteur sur le centre mais aussi sur le quartier et la ville.” 

C’est une fête en deux temps qui attend les habitants du quartier Charles-Perrault, sur l’espace vert derrière les trois tours de Monmousseau. Après des animations en tous genres, entre 15 h 30 et 18 heures, le spectacle sera sur scène jusqu’à 22 heures, avec les groupes musicaux du quartier, un battle, du hip-hop et un karaoké. L’après-midi démarrera avec une batucada. On pourra naviguer de l’espace petite enfance avec le Ballad’ou, aux jeux en bois, assister à des démonstrations ou s’initier à la boxe, faire du basket avec l’association Basket citoyen, participer à un atelier calligraphie ou encore à la customisation de mobiliers fabriqués avec l’association Robins des villes. Reprenant des propositions des mamans du quartier, des enfants en tenues traditionnelles défileront sur scène. Deux concours sont annoncés : celui des plus belles coiffures et celui des meilleures pâtisseries, que l’on pourra préparer chez soi ou au centre social Eugénie-Cotton, avec d’autres habitants, le vendredi 14 juin après-midi (inscriptions auprès de Naïma Bendjeddou ou de Sylvie Bonnet : 04 78 70 19 78).

La science racontée aux écoliers Centre Michel-Delay - Il s’agissait d’une première. Le centre académique Michel-Delay a accueilli récemment des élèves de CE2 et CM1 des groupes scolaires MaxBarel, Pasteur et Charréard pour une conférence sur l’histoire des mathématiques, suivie de différents ateliers. Pierre Sibourg, le directeur de Michel-Delay, accueillait les enfants et leurs enseignants dans l’amphithéâtre. “Vous êtes les bienvenus. Je suis persuadé que l’après-midi que vous allez passer ici va vous plaire. Vous allez assister comme les adultes à une conférence sur un thème que nous avons choisi avec vos enseignants dans le cadre d’un projet : les mesures.” D’abord les enfants présentaient le travail mené en classe. Les CM1 : “Nous avons mesuré la cour. Certains ont pris une règle, d’autres de la ficelle, des bouts de laine…”. En CE2, la piste d’athlétisme est devenue un lieu expérimental : “Nous l’avons mesurée avec nos pieds. On a compté 125 mètres. Le plus important a été de mettre en place une méthode qui convienne à tout le monde.” Après la présentation par les plus jeunes, place aux spécialistes. Une historienne, Isabelle Gisquet, et un mathématicien, Henrique Vilasboas, répondaient à la question : “Comment les hommes sont-ils passés de l’arpentage de leurs univers à la mesure de l’univers ?” Pendant 35 minutes, les enfants captivés ont écouté les explications concernant les mathématiques au temps des Babyloniens, des Égyptiens, puis au Moyen Âge et à l’époque de la Révolution française ; découvrant l’existence de la corde calendrier avec ses 13 nœuds et ses 12 intervalles, de la coudée ordinaire et royale, de Khet et Iterou (les mesures égyptiennes), du cadran solaire, d’étoiles dans l’univers, du mètre à niveau… Une après-midi passionnante ! 


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SEMAINE DE LA PROPRETÉ

Du bon usage de l’espace public Un carburant révolutionnaire, un pédibus, de la solidarité… Conseil municipal d’enfants En ouverture de la Semaine de la propreté, les jeunes élus se sont retrouvés pour une séance axée “environnement”. Les membres des trois commissions (écoles et loisirs, solidarité, environnement) ont rendu compte de leurs travaux et en ont débattu avec leurs jeunes collègues. En premier lieu, la commission environnement a proposé la création à la rentrée prochaine, d’un pédibus pour les écoles de la ville. “Le pédibus, ce n’est pas un bus avec des voyageurs qui pédalent, précisait Zarra. Ce sont des enfants qui font en groupe les trajets du domicile à l’école, accompagnés par des parents bénévoles.” Une proposition qui a soulevé le débat. Louisa : “C’est une mauvaise idée, après s’il y a un accident, ce sont les parents les responsables !” Adam : “Cela peut aussi être de la faute des enfants s’ils traversent n’importe comment.” “Les enfants comme les parents doivent être responsables, intervenait le maire, qui présidait la séance. Surtout sur la route.” Proposition validée à une large majorité. Adam, bien bavard ce soir-là, proposait, lui, la création d’un “carburant révolutionnaire” : “Il ne serait que pour Vénissieux. On le ferait avec les feuilles des arbres et de l’huile d’olive. Je veux bien le faire, c’est super

Opération de nettoyage des espaces verts en partenariat, à la Darnaise

EN GUISE DE BILAN - On les a beaucoup vus, les gilets siglés “Vénissieux

2030 humaine et durable”. Sur les marchés, au cinéma, sur les places, à la gare, au lycée, autour des nouveaux silos enterrés du quartier Armstrong… Services municipaux et structures de la Ville, conseils de quartier, EPJ, Maisons de l’enfance, partenaires (bailleurs, direction de la propreté du Grand Lyon, Régie et associations de quartier, de commerçants, etc.), ces hommes et ces femmes habillés de jaune fluo étaient mobilisés pour la “Semaine de la propreté”. Parfois perturbées par la pluie (le concert de Moussier Tombola a dû être annulé), une vingtaine d’animations, informations et réunions ont pu se tenir, ce dont rendait compte le film tourné par Charles Salignat (direction Communication) et projeté en fin de semaine à l’hôtel de ville. Mais ceux qui, pendant ces journées, ont vu le plus de monde, ce sont probablement Martin et Sarah. Messagers de la propreté, ils ont frappé à un millier de portes dans les quartiers Max-Barel, Division-Leclerc et Jules-Guesde. Accompagnés parfois d’une équipe d’Eco Emballages ou d’ABC Habitat, ils ont rencontré dans trois résidences entre 300 et 400 habitants pour parler avec eux du tri sélectif des déchets ménagers. Si les contacts n’ont pas tous été fructueux (ils estiment à 20 % le nombre de “gens hermétiques”), ils se réjouissent aussi d’avoir rencontré quelques “pionniers du tri”. Le bilan de la Semaine était donc tiré le 31 mai à l’hôtel de ville par Pierre-Alain Millet, adjoint délégué, et par le maire. Soulignant que la propreté est une préoccupation de tous les jours, Michèle Picard rappelait que chaque année Vénissieux consacre 3,7 millions d’euros à l’environnement (1,7 ME d’investissements, 2 ME pour le fonctionnement). “Réflexion, actions, sanctions s’il le faut : l’amélioration du cadre de vie mérite qu’on s’y attelle, car cela change notre rapport avec notre ville, avec le voisinage, dans les lieux publics et les espaces verts, là où se joue aussi le vivre ensemble.” La soirée a été l’occasion de proclamer les résultats du concours photo — premier du genre — qui avait pour thème “Les contrastes de la propreté”. Les deux prix du meilleur reportage adulte sont allés à Frédéric Martin et à Nadine Spacagna. Morgane Gilles-di-Pierno et un groupe de demoiselles de la Maison de l’enfance du Centre ont remporté les prix jeunesse. 

facile. Je vais l’essayer sur la voiture de mon papy, mais j’espère qu’elle ne va pas exploser…” Une proposition que ne concrétisa pas le conseil. La commission solidarité a pour sa part proposé l’organisation de visites aux enfants hospitalisés aux “Portes du Sud”, ainsi que d’événements culturels avec des personnes âgées et handicapées. L’idée de contacter l’association ELA a été retenue, et le projet adopté à une très large majorité. Au tour de la commission Écoles et loisirs d’expliquer ses projets. “Nous avons organisé trois groupes, expliquaient Chahinaze, Ambre et Karim. L’un d’eux se charge de l’élaboration d’un diaporama et d’un livret sur les coûts de l’école en matériel, locaux et évaluation des dégrada-

tions. Un autre des questions de restauration scolaire et notamment des actions contre le gaspillage. Le dernier a pour mission l’écriture de la charte d’engagement des élus adultes à prendre en compte les avis et propositions des enfants.” Douze enfants ont voté contre ce rapport, demandant qu’il soit approfondi. Il a néanmoins été adopté à la majorité. Enfin, Kyllian a demandé que les conseillers enfants soient associés à la création de la nouvelle école prévue dans le centre-ville. Notamment pour lui trouver un nom. 

Attrapes chewing-gums

… et d’autres paroles d’enfants Forum - Les éboueurs peuvent-ils passer matin, midi et soir ? Si on ne trie pas, aura-t-on une amende ? Où vont les ordures ? Les participants au forum Paroles d’enfants (cinquante écoliers de CE2, CM1 et CM2 de Louis-Pergaud) avaient de nombreuses questions à poser. Cécile Vigouroux et Sébastien Farcy (service municipal de l’environnement) se sont chargés de leur répondre : il n’y a pas d’amende si l’on ne trie pas, mais les dépôts sauvages sont sanctionnés ; les éboueurs ne passent pas toute la journée pour des raisons de coût notamment, et aussi parce qu’il faut que les poubelles aient le temps de se remplir avant leur passage ; enfin, les ordures sont dirigées vers les centres de tri et les usines d’incinération. Des vidéos ont été projetées sur le nettoyage des tags, le tri sélectif et la propreté des espaces verts. Les enfants, enthousiastes, avaient auparavant collecté des bouchons pour l’association Les bouchons de l’espoir. 

Les commerçants vont s’organiser

Target Gum - Ne les jetez plus, collez-les ! C’est le message des élèves du lycée professionnel Hélène-Boucher, à propos des chewing-gums. Pour cela, ils ont créé “Target Gum”, un concept venu des États-Unis et du Canada, consistant en des panneaux de bois décorés sur lesquels on peut coller son chewinggum. Un premier a été installé près du cinéma Gérard-Philipe et un autre devant le lycée. 

Acteurs de la propreté

* D’octobre 2012 à mai 2013 sur le marché des Minguettes, 43 forains ont reçu des avertissements pour non-respect du règlement, dont 31 pour déchets au sol. Six d’entre eux ont été interdits de marché.

À Armstrong : comment s’amuser en recyclant de petits emballages

PHOTOS RAPHAËL BERT

Les Velins - Propreté des marchés (avec l’application d’un nouveau règlement : “zéro déchet au sol”*), propreté des centres commerciaux, encore un sujet de préoccupation au cœur de cette Semaine. Ainsi aux Velins, avenue Viviani, où une réunion publique a été organisée avec une vingtaine de personnes, dont tous les commerçants. “Ici, les problèmes de dépôts sauvages et de mauvaise gestion des déchets sont récurrents et, il y a deux ans, la Ville avait proposé que soient réalisés des abris contenant des bacs collectifs, explique Abdelhak Fadly, le président du conseil de quartier Joliot-Curie. Mais ces bacs se remplissent de cartons et d’emballages qui n’y ont pas leur place, puisqu’il s’agit de déchets d’activités. Et comme les bacs sont pleins, des dépôts sauvages se créent autour.” S’organiser pour une meilleure gestion de ces déchets, c’était le but de cette réunion. “La solution, c’est de les stocker à part et de les emporter à la déchetterie… ou bien de payer un prestataire pour le faire. Foncia (la régie qui gère le centre commercial) a tous les éléments en main pour organiser une mutualisation de cette gestion.” Pour sa part, la Ville va apposer un panneau rappelant l’interdiction des dépôts sauvages. Des contrôles suivront, et les sanctions financières aussi. 

Zéro déchet au sol : action de sensibilisation sur le marché des Minguettes

Les acteurs de la propreté ont été mis à l’honneur du Conseil citoyen du développement humain durable, le 30 mai. Laurent Philibert, responsable subdivision sud du nettoyage du Grand Lyon, Lenaick Pedron, responsable collecte, ainsi que deux gardien(ne)s d’immeubles, qui en étaient les principaux invités, ont parlé de leur travail, en première ligne face aux incivilités. Il a aussi été question des formations �� ces métiers ; des formations qui débouchent le plus souvent sur un emploi qualifié. La réunion était encore l’occasion de rappeler quelques chiffres : à Vénissieux, quarante personnes s’occupent du nettoyage de la voirie. Tous les mois, 120 tonnes de déchets sont collectées. Par ailleurs, un quart du temps de travail du personnel municipal affecté aux Espaces verts est absorbé par la collecte des ordures abandonnées dans l’espace public. 


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ENQUĂŠTE

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LE COLLĂˆGE ELSA-TRIOLET VIENT DE CÉLÉBRER SON

Fous d’Elsa

De toutes les animations de la journÊe jusqu’au spectacle final avec les 500 collÊgiens, l’Êquipe d’organisation avait placÊ la barre très haut, rÊvÊlant le potentiel des Êlèves. L’image de l’Êtablissement, de ses enseignants et de ses jeunes n’en ressort que plus positive. JEAN-CHARLES LEMEUNIER ET DJAMEL YOUNSI - PHOTOS RAPHAËL BERT

sement de tous les jours.â€? Comme le faisait remarquer Martine Tauszig : “Cette diversitĂŠ, il faut s’en servir et la travailler. Quelle est l’ambition d’un ĂŠtablissement scolaire ? Profiter du potentiel de ses ĂŠlèves. Et en 2013, on peut ĂŞtre certain que vous en avez.â€? Ce potentiel s’est rĂŠvĂŠlĂŠ formidable sur tous les fronts : investissement dans l’animation de cet anniversaire, dans le spectacle et dans la prĂŠparation du buffet (avec un grand coup de chapeau aux ĂŠlèves de la Segpa). Le spectacle fut le clou de la journĂŠe. Vers 22 h 30, on eut droit Ă  un dernier temps fort alors que la pluie, insolente, s’immisçait davantage dans la fĂŞte. Sans pour autant faire tomber l’ambiance euphorisante qui avait gagnĂŠ public, enseignants, ĂŠlus et acteurs. “Je vous remercie tous, anciens ĂŠlèves, anciens professeurs et chefs d’Êtablissement, associations telles que YMMNE et Viniciacum, concluait Mme Gourjux, ĂŠmue. Le temps ĂŠtait venu de donner plus de visibilitĂŠ au travail accompli, placĂŠ sous le signe de la Pas d’Elsa (Triolet) sans Louis (Aragon). Le couple mythique de poètes a ĂŠtĂŠ incarnĂŠ avec sensibilitĂŠ reconnaissance, du partage, de la frapar les collĂŠgiens d’aujourd’hui ternitĂŠ. Remerciements aux ĂŠlèves, de le faire connaĂŽtre. Parmi ces parte- seur de technologie toujours en nière question posĂŠe tout Ă  la fois au professeurs et Ă  l’ensemble des personnels, secrĂŠtariat, agents, proches collanaires que je remercie vivement, dont poste, qui a dĂŠmarrĂŠ sa carrière Ă  maire et au sĂŠnateur. Elypse de ChambĂŠry, je citerai ceux de Triolet en 1975), Corine Romeu “La population de la commune borateurs‌ Je me rĂŠjouis que ce quaVĂŠnissieux : Carrefour (qui a fourni (directrice du centre associatif avait chutĂŠ voici quelques annĂŠes de rantième anniversaire ait pu ĂŞtre les gâteaux), ASAD et Renault Trucks, Boris-Vian), des membres de l’asso- 75 000 Ă  50 000 habitants, rĂŠpondait exposĂŠ et confrontĂŠ aux regards de la qui laisse percevoir des perspectives de ciation YMMNE, etc. Michèle Picard. Aujourd’hui, elle est communautĂŠ ĂŠducative et de toutes les travail et de partenariat.â€? OrchestrĂŠes par les prĂŠfets des remontĂŠe Ă  62 000. VĂŠnissieux s’est tou- personnes qui croient en l’Êducation. C’est l’après-midi du 30 mai que ĂŠtudes, les deux discussions rassem- jours battue pour garder son cinĂŠma, Par cet ĂŠvĂŠnement basĂŠ sur la pĂŠdagoChristine Gourjux commençait Ă  blaient des classes de 3e qui avaient avoir le tram, reconstruire le lycĂŠe gie de projets, nous mettons en Ĺ“uvre recevoir les invitĂŠs des deux tables bien prĂŠparĂŠ les questions adressĂŠes Jacques-Brel, etc. Pour gagner tout ça, les mĂŠthodes pour atteindre les objecrondes. On reconnaissait Michèle aux intervenants. La première, qui il est nĂŠcessaire d’actionner tous les tifs que l’on s’est fixĂŠs : initier une poliPicard, maire de VĂŠnissieux et rĂŠunissait entre autres les reprĂŠsen- leviers Ă  la fois.â€? Quant Ă  Guy tique au service de l’ambition, l’innoancienne ĂŠlève d’Elsa-Triolet, le tants politiques, mettait en relation Fischer, qui souligne avoir siĂŠgĂŠ pen- vation et la rĂŠussite, accentuer la sĂŠnateur Guy Fischer, Martine le collège et le plateau des Min- dant 26 ans au conseil d’administra- motivation scolaire, crĂŠer et dĂŠployer Tauszig (principale de Triolet pen- guettes. Les ĂŠlèves ont voulu tout tion du collège en tant que conseiller un rĂŠseau de partenaires. Je souhaite dant sept ans), Ahmed Zouak (prĂŠ- savoir sur les restructurations du gĂŠnĂŠral, il conclut : “Quand on est que ces 40 ans nous encouragent Ă  sident de l’ASM et parent d’Êlève), quartier (pourquoi les dĂŠmolitions enfant des Minguettes, il faut avoir dix poursuivre ce travail et Ă  aller encore Jean-Louis Aracil (conseiller princi- des tours et de VĂŠnissy ?), sur la fois plus d’ambition que les autres !â€? La plus loin.â€? Propos qui rejoignaient ceux pal d’Êducation Ă  la retraite, qui dynamique associative comme sur phrase a fait tilt. “Les ĂŠlèves ont passa ici 34 de ses 45 ans de carrière), les espoirs et dĂŠceptions de l’ASM, entendu le discours de M. Fischer, prononcĂŠs, en dĂŠbut de soirĂŠe, par Messaoud Laoucheria (ancien ĂŠlève forte de 600 licenciĂŠs, cette saison. remarque Mme Guignard : l’Êcole per- Michèle Picard. “Le souvenir de mes devenu inspecteur de l’Éducation “Quelles sont vos ambitions pour met Ă  tous de rĂŠussir, aux ĂŠlèves des quatre annĂŠes de collĂŠgienne passĂŠes ici me touche tout particulièrement. Je nationale), RenĂŠ Duplessy (profes- l’avenir de VĂŠnissieux ?â€? fut la der- Minguettes comme aux autres.â€? ne serais pas la femme, la citoyenne et le maire que je “Le temps ĂŠtait venu de donner plus de visibilitĂŠ au travail accompli, placĂŠ suis, sans les annĂŠes ElsaTriolet. Des annĂŠes de formasous le signe de la reconnaissance,  )   *   

du partage, de la fraternitĂŠ.â€? tion, d’apprentissages mais Mme Gourjux, principale aussi d’Êchanges et d’ouvertures sur le monde au contact Mme Aknouche poursuit : “Leur d’enseignants jeunes, dĂŠvouĂŠs et gros souci est le manque de confiance humains‌ Le collège peut ĂŞtre fier de et l’image dĂŠgradĂŠe que les collĂŠgiens ses 40 ans et de ses rĂŠsultats. De  ont d’eux-mĂŞmes. La qualitĂŠ de la 60,5 % de rĂŠussite au brevet, il est 

   journÊe, des interventions et du spec- passÊ à 84,5 % en 2012, occupant la   tacle, cette volontÊ de placer la barre 55e place sur 110 dans le Rhône. Il     très haut leur a montrÊ à quel point faut prendre ces classements comme

    

     on les considĂŠrait. Le beau ĂŠtait ici, un instantanĂŠ et non comme un pal        marès gravĂŠ dans le marbre, mais je    pour eux, et ils l’ont crĂŠĂŠ.â€?      La seconde table ronde ĂŠtait com- me rĂŠjouis de l’image positive qu’il posĂŠe d’anciens ĂŠlèves venus dire le donne Ă  VĂŠnissieux et dans l’agglomĂŠparcours qui les a conduits Ă  des ration : sections sportives, options postes d’inspecteur de l’Éducation bilingues, musique, un RhĂ´ne d’Or nationale (Messaoud Laoucheria), 2011 en sport, 100 % de rĂŠussite au de cadre de la fonction publique certificat gĂŠnĂŠral pour les ĂŠlèves Segpa, (Hassina Chemini) ou de salariĂŠe cinq ĂŠlèves intĂŠgrant l’internat d’exdans le public (Samia Cuevas- cellence, accueil de trois artistes en !%# * &%"! "!'#$"!$ Lou)‌ Tous ont tenu Ă  rappeler les rĂŠsidence de l’OpĂŠra de Lyon‌ Il y a  "& '# &#!% #!    !$$&( bons moments passĂŠs dans le col- des signes qui ne trompent pas, un     

lège. “On garde en mĂŠmoire le fait que bouillonnement qui fait plaisir Ă  * Un appareillage facturĂŠ 790 â‚Ź revient Ă  un prix lissĂŠ d’environ 16,90 â‚Ź par mois sur une durĂŠe de 48 mois, correspondant Ă  la durĂŠe de la garantie. la diversitĂŠ culturelle a ĂŠtĂŠ un enrichis- voir.â€? 

oilĂ  un anniversaire menĂŠ de main de maĂŽtre, avec l’Êvidence que tout le collège ĂŠtait impliquĂŠ. Des expositions partout. Un concours de logos pour les classes de 4e (le vainqueur sera rĂŠcompensĂŠ lors de la JournĂŠe des talents, ce 21 juin). LĂ , des textes poĂŠtiques affichĂŠs, ĂŠcrits par des ĂŠlèves. Ici, des autoportraits, une mini-expo Ă  l’encre de chine et des portraits de l’Êcole rĂŠalisĂŠs par deux classes de 6e, guidĂŠes par le plasticien Pierre Constantin (un habituĂŠ de l’Êtablissement, intervenant pour “L’OpĂŠra Ă  l’Êcoleâ€?). Ă€ l’Êtage, l’exposition sur les quarante ans des Minguettes, rĂŠalisĂŠe et prĂŞtĂŠe par l’association YMMNE. Dans une salle, des ateliers de poĂŠsie menĂŠs par le poète et ĂŠditeur vĂŠnissian Thierry Renard, de l’Espace Pandora. Des interviews filmĂŠes, du slam, des lectures de poèmes, deux tables rondes, un spectacle de danse hip-hop par la compagnie Second souffle et, pour clore cette belle journĂŠe, une grande fresque historique, jouĂŠe par les 500 collĂŠgiens. Une fabuleuse rĂŠussite ! “Mme Gourjux, la principale, a eu l’idĂŠe du spectacle et nous avons imaginĂŠ le reste de la journĂŠe sous forme d’ateliersâ€? expliquent les prĂŠfets des ĂŠtudes, les professeurs Julie Guignard (histoire), Samia Aknouche (lettres modernes), Lyes Benkara (technologie) et Simon Valette (lettres classiques). Des thèmes ont ĂŠtĂŠ choisis par niveaux de classe : “Mon quartier, mon collège et moiâ€? (pour les 6e), “Elsa Ă  l’honneurâ€? (5e), “L’Êvolution du plateau des Minguettesâ€? (4e) ainsi que des tables rondes : “MĂŠmoire vive, mĂŠmoire sur le qui-viveâ€? (3e). Pour mener Ă  bien tout cela, Christine Gourjux a pris son bâton de pèlerin afin de trouver, au cĂ´tĂŠ des financements publics (Conseil gĂŠnĂŠral et Ville de VĂŠnissieux), des sponsorings privĂŠs. “L’enjeu ĂŠtant, en outre, d’ouvrir l’Êtablissement sur l’extĂŠrieur et

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ENQUÊTE

40e ANNIVERSAIRE

Une belle page d’histoire des Minguettes in juin 2012, Mme Gourjux, la principale du collège Elsa-Triolet, réunit son équipe pour annoncer qu’elle veut faire des quarante ans de l’établissement un événement festif, qui retracerait la vie du quartier. “Elle est ensuite venue me voir, se souvient Hélène Cleaud (professeur de sports), pour me parler d’une chorégraphie de masse basée sur le visuel, l’histoire, la mise en forme de déplacements… J’étais motivée car c’était un véritable challenge de faire un truc pareil avec tous les élèves du collège.” Hélène voit bien aussi que côté organisation, l’affaire allait être lourde à gérer ! Elle en parle donc avec ses cinq collègues d’EPS sans qui elle ne se serait pas lancée dans l’aventure. “J’ai passé mon été à écrire la chorégraphie, en prenant en compte le nombre de classes, les élèves, leurs capacités !” Le spectacle est d’abord prévu pour fin octobre et tout le monde attaque dare-dare dès le début de l’année scolaire. Puis il est reporté en juin. Les répétitions devant s’effectuer dehors, les enseignants laissent toutefois passer l’hiver. “Nous avons repris deux semaines avant les vacances d’avril. Ensuite, on a été au taquet !” Devant le résultat final, on imagine aisément la somme de boulot: l’écriture du récit (par Mmes Aknouche, professeur de lettres, et Guignard,

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professeur d’histoire), depuis le XVIIe siècle jusqu’à la mort d’Elsa Triolet, puis les années soixante-dix et la construction du quartier avec l’arrivée des populations et le mélange des cultures. Enfin les “étés chauds” de 1981 et 1983 et le développement des associations et des structures (MJC, maison de quartier, EPJ, etc.). Le dernier tableau s’achève sur les Minguettes aujourd’hui, la vie au collège, la création de la section foot en 1984, l’arrivée du tram en 2009. “Pour les costumes historiques, on avait des contacts, reprend Hélène. Tout le reste a été récupéré auprès des profs et des familles. On a transformé le matériel d’EPS en matériel scénique. Les bottes de paille viennent du petit paysan à côté de chez moi. Chacun a apporté quelque chose. Deux collégiens, Yousra Habel et David Defeibanes, ont tenu les rôles d’Elsa Triolet et d’Aragon. Ils se sont tout de suite proposés et ont très bien joué le jeu.” Hélène relate en vrac les heures de travail — nuits comprises —, l’investissement de tous, les réactions des parents, tous ravis. “J’ai beaucoup appris en répétant ce spectacle. Les élèves et les parents aussi.” Malgré quelques aléas (dont une seule répétition générale pour cinquante minutes de spectacle ininterrompues et l’arrivée de la pluie dans la soirée), les élèves sont restés

Les collégiens, par centaines, se sont investis avec enthousiasme pour la réussite de leur fête

imperturbables. “Ils m’ont scotchée ! reconnaît Hélène. Le public a vu ce qui a été présenté sur la scène mais tout ce qui s’est passé dans le noir était également énorme. À la fin, les élèves étaient tellement heureux, c’était un bonheur de les voir ainsi !” Bien sûr, elle tient à remercier toute l’équipe : MM. Blondela, Morel, Ouazar, Gondard, Raffestin, Mme Damour (ces deux derniers pour la liaison avec les élèves de Segpa, qui ont construit les décors dans les ateliers peinture) et Mme Gourjux qui a fait un énorme boulot de sponsoring. “Les parents peuvent être fiers de leurs enfants. Ils étaient éblouis de les voir raconter une belle page d’histoire des Minguettes. Et, aujourd’hui, les collégiens en redemandent.” 

Mme Gourjux, la principale du collège, veut continuer à initier une politique au service de l’ambition, de l’innovation et de la réussite

Michèle Picard, ancienne élève, maire de Vénissieux: “J’ai été scolarisée à Anatole-France puis à Elsa-Triolet, avant d’aller étudier au lycée d’arts appliqués de Bron. Quand je reviens au collège, je suis émue et, en même temps, je ne le reconnais pas vraiment. L’espace s’est reconstruit. “ Le temps file, mais le souvenir de ces quatre années passées ici est resté intact. On s’en rend compte souvent un peu plus tard, mais notre personnalité, nos convictions, nos aspirations, ne sont que l’addition d’époques que l’on traverse à toute vitesse, mais qui nous forgent intérieurement…”

Martine Tauszig, principale du collège pendant sept ans: “De mon passage à Elsa-Triolet, je retiens des rencontres avec des gens fabuleux, enseignants et élèves, y compris les plus perturbateurs. Certains professeurs sont devenus des amis. J’ai connu des moments de tension mais j’ai eu aussi beaucoup de chance de diriger un établissement aussi vivant et d’avoir aidé à développer plein de projets, qui montrent les qualités des gens.”

Hassina Chemini, ancienne élève, cadre à Mâcon: “J’étais en 6e à Elsa-Triolet, il y a quarante ans. Quand, à votre tour vous quitterez ce collège, vous aurez un pincement au cœur, le même que j’ai eu. Plus tard, où que vous soyez, quoi que vous fassiez, n’oubliez pas d’être fiers d’avoir fréquenté ce collège Elsa-Triolet, aux Minguettes.”

Messaoud Laoucheria, ancien élève, inspecteur de l’Éducation nationale: “Ayez confiance en vous ”

Ahmed Madouni, ancien élève, section sport-études, footballeur professionnel: Une carrière internationale

“Je suis arrivé aux Minguettes en 1972, et au collège cinq ans plus tard. Il y avait deux fois plus d’élèves qu’aujourd’hui et la première année, j’ai eu la trouille, je m’en souviens bien. Je garde de très bons souvenirs des copains… et des conneries, même si j’étais plutôt un gentil garçon. De M. Aracil aussi, le CPE : j’ai souvent été limite en… garde à vue dans son bureau ! “Jusqu’en 3e, j’étais mauvais élève. En fin d’année, j’ai voulu changer d’école, mais on m’a même refusé en BP à Sembat. J’ai donc dû redoubler. Ça a été le déclic. Je me suis mis à travailler. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont fait confiance. Je suis entré au lycée, j’ai obtenu mon bac, j’ai continué… jusqu’à devenir inspecteur de l’Éducation nationale. “Mon rôle est d’appliquer la politique académique. J’ai des missions d’animation, de conseil, d’inspection et de formation auprès des personnels enseignants. Il m’arrive d’ailleurs d’intervenir à Elsa-Triolet. “Quand je viens voir ma maman aux Minguettes, je m’arrange toujours pour passer par “mon” collège. Je vais vous dire une chose, jeunes collégiens : personne ne vous fera de cadeaux dans la vie, alors ayez confiance en vous.”

Ahmed Madouni était présent, discret, à l’anniversaire du collège Elsa-Triolet, où il a passé trois ans. Il a aujourd’hui 33 ans et, footballeur professionnel, il vient d’accéder à la Ligue 1 avec Nantes, après un parcours des plus remarquables. Jeune joueur de l’ASM, il a ensuite rejoint le centre de formation de Montpellier. Premier match pro à 18 ans en 1998, champion d’Allemagne avec Dortmund en 2002, vainqueur de la coupe du roi du Qatar en 2008, ex-international marocain puis algérien… Et l’an dernier, retour en France et accession en élite. Tej, son frère, raconte une anecdote qui en dit long sur cet attachant footballeur. “Il y a une dizaine d’années, les moins de 15 ans de l’AS Minguettes venaient de réussir une saison exceptionnelle avec Nasser Rahmani comme entraîneur, et on avait décidé d’offrir un peu de rêve au groupe, dont trois élèves jouaient en section sportive de Triolet. Direction Dortmund pour assister à un match. Ahmed, qui était au vert avec son équipe, avait bien préparé ces trois journées. Les jeunes Vénissians ont notamment été accueillis par un dirigeant du Borussia qui a longuement discuté avec eux et leur a offert le maillot du club. Tous en reparlent encore !”

Jean-Louis Aracil, ancien conseiller principal d’éducation: “Ce collège nous a marqués” “Je suis arrivé à Vénissieux avant la naissance du collège, j’habitais la tour 206. Quand j’ai vu annoncée sa construction, je me suis empressé d’aller proposer mes services au rectorat. J’ai été pris comme CPE. Le nom d’Elsa-Triolet, on le doit à la première principale, Hélène Combier. “Ensuite, comme dans tout établissement, il y a eu des hauts et des bas, on a connu quelques problèmes de violence ou même de drogue, on en discutait. Avec la bonne collaboration de la FCPE, on partait du principe que, quand un élève avait des problèmes, on pouvait l’aider. Dès que l’un d’eux commettait une bêtise, il devait accepter la sanction. On travaillait les mercredis et samedis matins, le collège comptait alors 1 160 élèves… Et aujourd’hui qu’ils sont 500, les collégiens se plaignent d’être trop nombreux ! “En fin de compte, et pas seulement du fait que c’est un établissement sportif qui a révélé Giuly, Bardon, Madouni… on aimait ce collège. Certains profs se tapaient 200 km pour venir enseigner. On a même eu une enseignante qui venait de Paris, en train… Ah, “Elsa-Triolet”, on peut dire que ce collège nous a marqués.”


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CULTURE AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE DU 12 AU 18 JUIN “La grande boucle” de Laurent Tuel, sortie nationale  “Star Trek Into Darkness” de J.J. Abrams, vf, 2D et 3D, sortie nationale  “Demi-sœur” de Josiane Balasko  “Monstres pas si monstrueux” de Julia Bueno  “L’autre vie de Richard Kemp” de Germinal Alvarez  “After Earth” de M. Night Shyamalan, vf  “Very Bad Trip 3” de Todd Philips, vf  “The Lebanese Rocket Society” de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, vost 

DU 19 AU 25 JUIN “Moi moche et méchant 2” de Chris Renaud et Pierre Coffin, vf, avant-première  “Man of Steel” de Zack Snyder, vf, sortie nationale  “La grande boucle” de Laurent Tuel  “After Earth” de M. Night Shyamalan  “Star Trek Into Darkness” de J.J. Abrams, vf, 2D et 3D  “The Bling Ring” de Sofia Coppola, vost/vf 

CINÉ CAFÉ Le 25 juin à 14 h 30, la projection de “The Bling Ring” sera suivie d’un café, offert par LSR, AVEC et le cinéma.

AVANT-PREMIÈRE Le 25 juin à 20 h 30, le film d’animation “Moi moche et méchant 2” sera projeté en avant-première. L’occasion de retrouver le grand méchant Gru qui va devoir affronter un encore plus méchant que lui.

La belle idée des Tricopapoteuses

Deuxième soirée des rencontres associatives organisées par le centre associatif Boris-Vian, le 29 mai fut l’occasion, pour les nombreux participants présents, de confronter leurs idées sur l’égalité des sexes et la mixité. Ce qui ne se fit pas sans une certaine dose d’humour. Ainsi, à la question “Qu’est-ce que c’est pour toi, une femme ?” posée par la représentante d’une association, un ado répond : “C’est quelqu’un debout dans la cuisine pendant que l’homme est assis sur le canapé.” “La différence entre les deux sexes dure depuis trop longtemps, a indiqué en préambule Lucio Campanile, vice-président de Boris-Vian. Pendant longtemps, on a considéré que les filles étaient les futures gardiennes du foyer. Les écrits de la République et l’église catholique, alors largement majoritaire, allaient dans ce sens.” C’est en 1907 qu’une première loi autorise la femme à disposer librement de son salaire. En 1909, le congé de maternité est institué, sans rupture de contrat mais sans paie. Il cite une série d’avancées, telles l’égalité de droits entre les hommes et les femmes (en 1946), la contraception (1968), l’interruption volontaire de grossesse (loi Veil en 1975), l’égalité professionnelle (loi Roudy en 1983) et la prévention des violences au sein du couple (seulement en 2006). Mais, prend-il soin de préciser, “la loi n’est pas tout. Aujourd’hui encore, le sexisme et la discrimination restent une réalité quotidienne.”

TRACTION AVANT

UN BAL ORIGINAL

Vénissieuse - La joie de Geneviève Bohmer est belle à voir. Ce samedi 8 juin, à l’occasion de la Journée mondiale du tricot, La Vénissieuse, cette jolie sculpture qu’elle a créée pour la place de la Paix, s’est retrouvée entièrement habillée de laines multicolores. Les auteurs du “délit” sont les Tricopapoteuses, un collectif de dames qui aiment autant papoter que tricoter, ce qu’elles font habituellement pour les prématurés de l’hôpital FemmeMère-Enfant, à Bron. “C’est extra, s’extasie Geneviève Bohmer, j’ai honte de ne pas y avoir pensé. Je ne m’attendais pas à ce que le résultat soit aussi joyeux. C’est une merveille ! Je suis jalouse que vous ayez eu cette idée que je n’ai pas eue !” Autour d’elle, les Tricopapoteuses (Claude, Françoise, Maryse, Chantal, Louiza et toutes leurs copines) sont ravies de la réaction de l’artiste. Ravies aussi de celles des passants. Les uns trouvent l’habillage très beau et demandent s’il va rester (La Vénissieuse a conservé ses vêtements cinq jours). Un autre vient serrer la main de Geneviève en apprenant qu’elle a sculpté la statue : “Même sans les tricots, votre version est très bien !” “Cela fait deux mois que l’on tricote, explique Maryse. Des dames du centre social de Parilly nous ont donné un coup de main.” Les Tricopapoteuses n’en sont pas à leur coup d’essai : “L’an dernier, témoigne Françoise, nous avons habillé une partie du cours ÉmileZola, à Villeurbanne. Tout y est passé : les voitures, les arbres, les poteaux… Cette pratique, le Knit Art, est arrivée des États-Unis et du Canada depuis deux ou trois ans.” Parmi leurs visiteurs de marque, les Tricopapoteuses ont reçu dans l’après-midi le maire, Michèle Picard et son adjointe Évelyne Ebersviller. Jean-Charles Monot, le

Des projets pour la rentrée Rencontres associatives -

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Après cette présentation factuelle, une autre vice-présidente du centre associatif, Maeva Ah-Scha, s’est lancée dans un accueil plus rythmé (“C’est avec mes mots que je slame”), qu’elle conclut par une référence à Georges Moustaki, hommage à la révolution permanente: “Je voudrais sans la nommer vous parler d’elle…” Cette soirée s’est déroulée en trois étapes : après la présentation des actions menées par le groupe DIRE et la présentation de vidéos sur l’égalité hommes/femmes, l’assistance s’est scindée en petits groupes pour réfléchir sur des thèmes précis : la famille, la vie professionnelle, l’école. “Les discussions ont été très riches, commente Corine Romeu, la directrice du centre associatif. Des idées de projets sont nées, des envies de travailler ensemble. Nous avons parlé des stéréotypes, de la transmission, de l’intergénérationnel et des activités culturelles. La demande d’ateliers slam est beaucoup revenue comme celle de travailler avec l’Espace Pandora et d’intégrer la manifestation “Les 10 mots”. D’autres demandes ont émergé, préparer des interventions pour le 8 mars par couple homme/femme, des formations de délégués autour des discriminations, l’apprentissage de la grammaire et le travail à partir de livres.” Autant de sujets qui seront abordés à la rentrée, à partir de ce qui a été récolté.  Centre Associatif Boris-Vian : 04 72 50 09 16

Entourée par les “habilleuses” de sa Vénissieuse, l’artiste Geneviève Bohmer est ravie

directeur de l’Espace arts plastiques qui vient de prendre sa retraite, soulignait pour sa part que La Vénissieuse célébrerait son 25e anniversaire en 2015. 

On peut déposer des dons de laine pour les Tricopapoteuses et les prématurés de l’hôpital Femme-MèreEnfant au siège de notre journal, qui transmettra.

Rumeurs au lycée Marc-Seguin Vidéo - Pour la quatrième année mis sur une table, avec des fils qui faiconsécutive, Fanny Manaudou et Samuel Delor, respectivement documentaliste et professeur d’histoire au lycée Marc-Seguin, ont mené un projet avec une classe, l’association vénissiane Projet Bizarre et le vidéaste PJ Pargas. Cette année, il s’agissait d’une classe de 1re bac professionnel électrotechnique qui s’est penchée sur un double sujet : la rumeur et l’étude des médias audiovisuels. Les élèves ont décidé de créer leur propre journal télévisé, “LPS Info 24”, et ont traité deux sujets : un homme volant non identifié et de mystérieuses disparitions de profs et d’élèves. Travaillant par groupes, ils ont filmé astucieusement leurs deux scénarios sur fond vert. Ainsi leur homme volant, digne de Superman : “Nous l’avons

saient bouger sa cape !” Les deux faux J.T. ont été présentés en classe le 31 mai. “Je ne m’attendais pas du tout à ça, commentait un élève après la projection. Le plus dur a été de se mettre d’accord sur le sujet. L’imagination, on en a, mais jouer, c’est plus difficile. Quand on est devant une caméra, ça change !” Samuel Delor évoque le travail accompli par ses élèves, satisfait de “l’adhésion de l’ensemble de la classe” : d’abord l’étude des médias, la différence entre la rumeur et l’information, puis l’écriture des deux scénarios. Le tournage s’est ensuite réalisé en une journée. “Un super boulot !” conclut-il. On ne peut que lui donner raison, tant ces deux vidéos sont inventives et bourrées d’humour. 

Quel meilleur nom donner à un grand bal populaire que l’on veut organiser que… “Le bal” ? C’est ce que prépare Traction Avant à la salle Érik-Satie (vidée de ses gradins) le 27 juin à partir de 20 h 30. “Une grande tour occupera le centre de la salle, explique Marc Bernard, directeur de la compagnie vénissiane. Au rez-de-chaussée, sera installé un DJ en provenance de Lille, Nadjib Benbella. À l’étage, Slimane Bounia fera du VJing et, grâce à un vidéo-projecteur, il balancera ses images sur les murs et sur le sol. On pourra danser sur elles.” L’essentiel des musiques que l’on entendra ce soir-là proviendra du répertoire que Blaise Batisse, un enseignant de l’école de musique, avait créé pour la manifestation Ici danse, en décembre dernier. “Blaise sera là, reprend Marc Bernard, et Sandrine Desmurs aussi, pour la partie vocale.” Elle aussi professeur à l’école de musique, Sandrine est également engagée dans le projet “Escale à Cuba” des prochaines Fêtes escales. “Une autre personne fera office d’homme-orchestre et de chauffeur de salle. Tous les groupes qui ont participé à Ici danse et leurs chorégraphes sont invités. La soirée fonctionne sur invitations. On peut se les procurer à Traction Avant.” Pour les prochains spectacles de la compagnie, signalons les Mains nues à la médiathèque de Bourgoin le 15 juin, la restitution d’un projet danse à la crèche Berlingot le 17 juin et “Petits voyages en 4 voix” à l’hôpital Saint-Luc/SaintJoseph le 19 juin. Enfin, le 28 juin, Traction Avant participera à la Fête du Printemps de Villeurbanne avec “Petits voyages”, “Pistil Joe” et les Mains nues. Traction Avant Cie : 31 bis, rue Paul-Vaillant-Couturier 04 72 90 11 80.

À VENIR SAISON DU THÉÂTRE 2013-2014 Le lancement de la nouvelle saison se déroule ce jeudi 13 juin à 18 h 30. Son thème (“Tous les mondes sont au Théâtre de Vénissieux”) trouvera un écho avec les musiciens de l’Impérial Kikiristan qui concluront joyeusement la soirée avec des airs en provenance de l’Amérique latine, du bassin méditerranéen et de bien d’autres parties de la planète. Et en bonus du rock, du rap et de la valse. Entrée libre. C’est également le 13 juin, à partir de 20 heures, que la saison 2013/14 sera en ligne, avec possibilité de réserver ses places et abonnements. Renseignements : 04 72 90 86 68. resa@theatre-venissieux.fr

MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC Samedi 15 juin, entre 10 h 30 et 11 heures, ne faites pas manquer à vos tout-petits l’animation “Bébé bouquine”. Le 19 juin de 11 heures à 11 h 30, place aux Mercre’délires pour découvrir (à partir de 6 ans) les ressources de la médiathèque. Entrée libre pour ces deux rendez-vous. Renseignements : 04 72 21 45 54.

LES ÉCOLES À L’AMPHIOPÉRA Accompagnées par les musiciens de l’Opéra de Lyon et les trois artistes en résidence (Nicolas Bianco, Romaine Friess et Pierre Constan-

tin), 17 classes de l’école AnatoleFrance et du collège Elsa-Triolet présenteront leur travail autour de “La flûte enchantée” de Mozart les 13, 14, 17, 18, 20 et 21 juin, à 18 heures, à l’AmphiOpéra.

EXPO DES ARTS PLASTIQUES Le 19 juin, à partir de 17 heures, la salle Irène-Joliot-Curie reçoit la traditionnelle exposition de fin d’année des ateliers municipaux HenriMatisse, toutes sections confondues. L’exposition restera visible jusqu’au 23 juin.

VIN ET LITTÉRATURE La cave Ô goût diVin (5, bd Laurent-Gérin) et l’Espace Pandora proposent une première rencontre “Vin et littérature” ce 26 juin à 18 h 30, avec Michèle Picard. Le maire de Vénissieux reviendra sur le

livre qu’elle a publié à La passe du vent, “Alors, maintenant, que la lutte soit belle…”. La rencontre sera animée par le poète et éditeur vénissian Thierry Renard. On en profitera pour déguster quelques crus du Beaujolais et admirer l’exposition des peintures de la Vénissiane Christiane Côte. Réservation : 04 72 50 46 94.

DES VÉNISSIANS À SAINT-JULIEN-MOLIN-MOLETTE Ce 29 juin, à partir de 11 heures, le village de Saint-Julien-MolinMolette (Loire) reçoit 20 expositions et 60 artistes pour son “In & Off ”. Parmi eux, plusieurs sont bien connus à Vénissieux : Christine Goyard, Thierry Renard et Sonia Viel, qui rendront hommage à Madeleine Lambert.

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CULTURE

Faites de la musique EN SCÈNE - Le mois de juin est traditionnellement consacré à la musique, entre la fête du 21et les soirées de l’école Jean-Wiener au Théâtre de Vénissieux. es goûts musicaux des Chics Types sont irréprochables, ils l’ont prouvé avec les reprises contenues dans leur album “Hey ! Ma B.O.”. Dylan, Lou Reed, Téléphone, Noir Désir, Otis Redding, les Rolling Stones, Depeche Mode, “Bella Ciao”, tout y est parfait. Et quand ils jouent leurs propres titres, ces Types-là ont le chic pour vous faire battre des mains et taper la semelle. Ils ne se prennent pas au sérieux, s’amusent entre deux titres et prennent un flagrant plaisir à jouer. Un plaisir communicatif. Pour accompagner leur dernier exploit (l’album “Alabama Blues”, dont nous avons déjà parlé, illustrant un roman pour enfants de Maryvonne Rippert), la bibliothèque Robert-Desnos, au Moulinà-Vent, sera transformée en scène de concert : la fête de la musique à Vénissieux y sera lancée le 21 juin, à 17 heures. L’avantage pour Christian Biral, chanteur et guitariste du groupe, auteur-compositeur de plusieurs chansons, c’est qu’il viendra en voisin : il habite à quelques rues de la bibliothèque. Une fois la musique bien installée dans les oreilles, il sera temps de se rendre place Léon-Sublet où, ce même 21 juin à partir de 18 heures, l’association Bizarre ! a concocté un programme de choix. À commencer par Harlequeen, un groupe de rock fusion issu de l’école de musique Jean-Wiener, qui interprète ses propres compositions. Suivront Melting Pot Tree, neuf musiciens mélangeant adroitement des styles très variés (rock, pop, R’n’B, blues, flamenco, rap), et Arc-en-Ciel Zola (rumba congolaise). La Mégafaune, collectif hip-hop lyonnais, réunit quatre formations (Microfaune, MC Smok, les 2 Lyricists et le Triple B) et sera accompagnée par deux DJ (Wone2 et Waks). Black Lilys (un duo formé par une sœur chanteuse et un frère guitariste, auxquels s’ajoute une rythmique) et Leibovitz (musique électro et vidéo) concluront la soirée. De la même façon que Brassens ajoutait un codicille à son testament, la fête de la musique jouera les prolongations le 25 juin, entre 18 et 21 heures, à l’école de musique Jean-Wiener. Sur le parking de l’école, où deux scènes

L

seront installées, le rock répondra au jazz et au hip-hop. Les ensembles d’élèves croiseront des groupes invités, tels la Chorale populaire de Lyon ou l’atelier de percussions mené par Moussa Belkacemi. On entendra encore la fanfare Bum’tchak. La banda cubaine qui, à cause de la pluie, s’était réfugiée salle Irène-Joliot-Curie le 24 mai dernier pour célébrer le 40e anniversaire de l’école de musique, va reprendre du service. Elle se promènera rue Aristide-Bruant. Et une buvette sera organisée par le collectif Fusion.

Quat’sous et beaucoup plus Le 27 juin, pour ses spectacles de fin d’année, l’école de musique investit le Théâtre de Vénissieux avec une production interprétée par les élèves et leurs professeurs. Florent Vernay, le directeur de l’école, a choisi de présenter “L’Opéra du gueux” (“The Beggar’s Opera”) dans ses multiples versions : d’abord celle de John Gay (1728) puis les reprises par Bertolt Brecht et Kurt Weill (“L’Opéra de quat’sous”, 1928, dans lequel on entend le fameux thème de Mackie, devenu un standard du jazz) et par Benjamin Britten (en 1948). À noter que les élèves de troisièmes cycles de l’école ont écrit euxmêmes l’orchestration de la musique de Kurt Weill. Dans ce montage entre les différentes partitions (avec, comme dans les films muets, des intertitres pour les différencier), on entendra un petit orchestre symphonique, un ensemble instrumental, le chœur Fusion, un ensemble de musique baroque et trois chanteurs solistes professionnels: Pierre Mervant, Olivier Ganzerli et Magali Pérol-Dumora. L’histoire se déroulera en mélangeant genres et orchestrations. Le lendemain, 28 juin, le Théâtre de Vénissieux accueillera les chœurs junior et ados de l’école de musique (pour un spectacle composé de chansons autour des animaux), puis le chœur Fusion (qui prépare son passage aux Choralies de Vaison-la-Romaine). Enfin, on signalera deux auditions à l’école de musique à 18 heures, le 22 juin (musique ancienne) et le 24 juin (guitare).  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Êtes-vous sûr

que vos obsèques se dérouleront

comme prévu ? * Appel gratuit depuis un poste fixe. Hab. 12-75-001

45, chemin de Feyzin à Vénissieux Tél. : 04 72 50 08 89

Fête de la musique 21 juin à 17 heures : (bibliothèque Robert-Desnos) puis 18 heures (place Léon-Sublet). ● 25 juin, 18 heures : concerts de l’école de musique. ● 27 et 28 juin : Théâtre de Vénissieux , “L’Opéra du gueux” (par l’école de musique). ●

Renseignements : 04 37 25 02 77. Un frère guitariste, une sœur chanteuse : ce sont les Black Lilys, à applaudir place Léon-Sublet le 21 juin

Le voyage et les rêves Centre de soins ambulatoires de Vénissieux/Saint-Fons D’un côté, un atelier de photomontage réunit sept ou huit personnes autour de Bénédicte Bailly, et collecte des productions individuelles. De l’autre, un atelier posters, dirigé par Alain Pouillet : les participants y sont beaucoup plus nombreux et le résultat recherché est collectif. “Regarder, c’est aussi participer” remarque le plasticien et art-thérapeute qui ajoute : “C’est une alliance de compétences.” Nous sommes au centre de soins ambulatoires de Vénissieux/SaintFons, situé rue Émile-Zola à Vénissieux, et le résultat de ces deux pratiques artistiques va être montré dans deux mairies. D’abord du 14 au 24 juin, à Vénissieux. Puis à Saint-Fons à partir du 24 juin. “Nous faisons tous les jours des prises en charge groupales des patients au CATTP (centre d’accueil thérapeutique à temps partiel), indique le psychologue Patrick Perret. Nous réunissons deux types de groupes : les uns avec un accueil ouvert, les autres plus structurés, deux fonctionnant avec des artistes. Il est possible de passer de l’un à l’autre. La médiation artistique — une pratique qui remonte aux années quatre-vingt-dix —, est particulière à ces deux groupes, la présence des artistes modifiant l’impact thérapeutique. En matière de soins psychologiques, nous prenons les personnes dans leur globalité et parlons

Une des productions de l’atelier posters

avec elles beaucoup de la vie quotidienne et de la relation aux autres. Les artistes travaillent également sur ce rapport au monde. Pour nous, ils sont des alliés privilégiés.” L’exposition à l’extérieur du centre est, pour le psychologue, une façon de montrer, avec l’accord des patients, quelque chose de leurs créations. “C’est très différent de la finalité de l’atelier mais c’est une aventure intéressante que d’aller à la rencontre d’un public, ce qui est rendu possible par la présence des artistes.” Psychiatre et coordinatrice du Conseil local de santé mentale de Vénissieux/Saint-Fons, le Dr Nigar Ribault explique que “l’ouverture vers la cité et la relation aux autres” font partie des missions du CATTP.

“Les ateliers artistiques se prêtent à cette ouverture.” Patrick Perret souligne “la dimension humaine” de l’exposition, “avec ces maladresses qui sont émouvantes, et d’autres éléments plus maîtrisés”. Il ajoute : “Nous sommes faits de tout cela.” Pour Alain Pouillet, les ateliers sont “un temps où les patients prennent le temps”. Il explique: “Ils peuvent laisser cette valise qui prend leur énergie. La valise posée, je peux être moi.” L’atelier de Bénédicte Bailly est basé sur le collage de photos tirées de magazines, “pour reconstituer des images personnelles”. Celui d’Alain Pouillet s’est axé sur le thème du voyage, qui était le souhait des patients. “Au début, on ne savait pas ce que l’on voulait faire. Le premier poster avait pour sujet la nature. La deuxième séance s’est organisée autour du jardin. Qu’y a-t-il derrière ? La campagne, et cette route qui la traverse pour mener à la ville. Cette ville, c’est Lyon (ou Vénissieux, le groupe de bâtiments ressemble aux Minguettes). Après, on descend en Provence, on part en Espagne, jusqu’en Chine.” Sur le carton d’invitation, une phrase de Gérard de Nerval résume la démarche : “Je voyageais pour vérifier mes rêves.”  J.-C.L.

Exposition au 3e étage de l’hôtel de ville de Vénissieux, du 14 au 24 juin. Vernissage le 14 juin à 17 h 30.


RÉSULTATS BASKET-BALL Tout sourit à l'ALVP basket et aux entraîneurs Kevin Clivet et Franck Ramirez. Après le titre de Départementale 2 décroché samedi dernier par les benjamines, victorieuses 37 à 23 de Saint-Louis (Fontaines-sur-Saône), les cadets l'ont emporté à Heyrieux, en Départementale 1. La formation vénissiane a étrillé l'Entente Millery/Charly/Brignais 78 à 50.

KARATÉ Début juin, en coupe de France (zone sud), Alexia Jonin s’est imposée en junior (- de 53 kg). Argent pour Anissa Abouriche et Mélodie Guinet.

GYMNASTIQUE ARTISTIQUE Les gymnastes du CMO-V ont brillé à Villeneuve-sur-Lot qui accueillait les finales nationales UFOLEP : un titre pour l'équipe masculine de niveau 1 (11 ans et plus) avec un doublé signé Hamza Belkacemi et Wassim Benkebil et un second pour l'équipe de niveau 3 (9/14 ans), grâce à un autre doublé de Maxence Copard et Pierre Pinet. L'équipe de niveau 4 (9/14 ans) termine 2e ; celle de niveau 4 (11 ans et plus) prend la médaille de bronze grâce à David Gulachvili.

GYMNASTIQUE RYTHMIQUE On le craignait. Aux championnats de France critérium programmés à Valenciennes, les équipes du CMO-V (ensembles minimes et benjamines) n’ont pas pu approcher les places d’honneur. Les minimes se classent 17e, les benjamines se sont glissées à la 22e place.

À l’eau, non mais à l’eau quoi ! Anniversaire - Quoi de plus normal que d'inviter les Vénissians à venir nombreux souffler les 40 bougies de l’installation sportive qu'ils sollicitent le plus ! Construit en 1973, le centre nautique AugusteDelaune enregistre en effet chaque année plus de 130 000 entrées pour 3 500 heures de fonctionnement. En ouvrant simultanément les bassins intérieur et extérieur, Christian Beslin —responsable de l’équipement— et son équipe ont pu programmer mille et une animations (pas tout à fait quand même) qui, samedi 29 juin, trouveront à coup sûr leur public: structures gonflables pour les bouts de chou, taekwondo, zumba ou kayak pour ados, baptêmes de plongée pour tous. Le terrain de beachvolley sera réquisitionné pour des parties de foot, volley, rugby sur sable. Comme pour rappeler l'entente parfaite entre l’équipement nautique et le Tennis Club de Vénissieux, les courts accueilleront trampoline, baby-foot, jeux de société, tennis de table, tir à l’arc, karting et bien évidemment initiation au tennis. L'événement est piloté par la direction municipale Sports Jeunesse et Familles en collaboration avec bien d’autres services de la Ville et avec les partenaires du complexe sportif Auguste-Delaune (OMS, OMR, TCV, etc.). L'équipe du centre nautique espère ainsi accueillir un millier de visiteurs… si le temps est de la partie bien sûr. Tout sera permis ce 29 juin,

Sur la pelouse Animations permanentes : structures gonflables, musculation (rameur), groupes de musique et danse, jeux (courses en sac, jeux de boules), démonstrations et initiations aux gestes de premiers secours. Puis, successivement : démonstrations de taekwondo, karaté et zumba, step, maquillage. Sur le terrain de beach Initiations et matches de beachvolley, beach-rugby et beach-soccer.

Le centre nautique Auguste-Delaune, qui enregistre chaque année plus de 130 000 entrées, espère de nombreux Vénissians le samedi 29 juin

tout sauf ce point de règlement immuable : aucun enfant de moins de 8 ans non accompagné d’un adulte ne pourra être accepté. 

La danse a ses Oscars

À Annecy, cadre des championnats Rhône-Alpes, le junior Valentin Videmann de l'AFA Feyzin-Vénissieux a pris la deuxième place avec un bond à 6,97 m en longueur et, en franchissant 13,82 m, remporté le titre au triple saut. Autre médaille, celle-là en or, obtenue par la senior Jennifer Fiordalisi sur 400 m haies. Enfin la senior Annette Likweti a lancé son poids à 11,63 m, un jet qui lui a permis d’obtenir une médaille d'argent.

TWIRLING-BÂTON Treize twirleurs de l’amicale laïque du Charréard ont disputé le Grand National à Sélestat. Les seniors Caroline Paquelet et Lola Morvan se sont imposées en débutantes. La junior Océane Chautard se classe 2e en 1 bâton supérieur, 4e en 2 bâtons et en danse solo. Même place pour la petite équipe twirling senior. Pas de récompense pour Stéphane Moreira, le leader masculin… blessé.

ciés du Fit'Danse Studio et Vénissieux Olympique Danse Sportive étaient en tenue de gala, samedi dernier, au gymnase JacquesAnquetil. Cette soirée de fin d'année a donné l’occasion de passer en revue près de 200 danseuses et danseurs, qui ont respecté à la lettre le thème choisi par Myriam Bloas, la présidente, et Christophe et Élisabeth Rey, enseignants et chorégraphes : les Oscars du cinéma. On eut droit ainsi à une chorégraphie sur “Rocky”, interprétée par Guillaume et Marine, un aperçu de “The Mask” (Stéphane et Irina) et surtout de “Star Wars” (Catherine et Ludovic) et “James Bond” (Justine et Pierre). Ces deux derniers couples ont eu l’occasion de s’illustrer de belle manière, cette saison : les premiers ont décroché un label international après leurs différentes compétitions, tandis que les seconds s'adjugeaient les Critériums de danse latine en catégorie “Youth”. Cette soirée, qui a nécessité trois mois de préparation, a été suivie par les amis, familles, invités, comblés. Le gymnase a sagement commencé à se désemplir bien après 22 heures… comme ce fut déjà le cas, il y a quatre mois, à l’occasion du 4e trophée vénissian de danse sportive.

Au Fit’Danse Studio, les dirigeants sont déjà tournés vers la saison prochaine : “On offre la possibilité aux enfants de venir gratuitement à tous les cours qu'ils veulent afin d'essayer de nouvelles activités. Ce sont nos semaines découvertes de printemps.”  www.fitdansestudio.com 1, ancienne route d'Heyrieux à Vénissieux

AGENDA

ATHLÉTISME

Gala - La quasi-totalité des licen-

Le programme des animations du 29 juin (10 heures à 18 heures)

Sur le bassin extérieur Initiations et démonstrations d’activités aquatiques. Se succéderont aquagym, baptême de plongée, kayak, démonstration de natation synchronisée, baptême de plongée, 50 mètres chronométrés, baignade libre.

FOOTBALL Vendredi dernier au stade LéoLagrange de Bron, après avoir éliminé par 3 buts à 2 le SCBTP, club local, les vétérans de l'AS Minguettes ont décroché une place de finaliste de la Coupe du Rhône. Réussites du toujours vert Alain Reale et du goleador Fayçal Tellis.

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Sur le bassin intérieur Des lignes d’eau seront installées pour permettre aux nageurs de battre leurs records de distance, avec diplômes au bout des bras et des jambes. Inscriptions gratuites.

PHOTO ARCHIVE RAPHAËL BERT

SPORTS

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Sur les courts de tennis Animations permanentes : trampoline, baby-foot, jeux de société, tennis de table, tir à l’arc, karting, initiation au tennis.

Futsal et coup de pouce solidaires Gones de Marandan - Organisé samedi dernier au gymnase ElsaTriolet par “Les Gones de Marandan”, le tournoi de “futsalidaire” s’est à nouveau déroulé dans la bonne humeur. Une dizaine d’équipes composées de footballeurs de bon niveau issus des Minguettes (Spennato ou Cognard), de Bellecour-Perrache (Yaya), de SaintPriest et de Bourg-en-Bresse sont venues se défouler dès 10 h 30. “Chaque équipe participe pour la bonne cause en s’acquittant d’un droit d’entrée de 60 euros, explique Hamdiatou Ndiaye, l’ancien footballeur de l’AS Minguettes, par ailleurs taekwondoïste à Saint-Fons et secrétaire d’une association dont le siège est répertorié aux Marronniers. Parrainée par Idir Boumertit, le président du club du TKD à Saint-Fons, qui nous a offert des jeux de maillots, notre association avait récolté l’an dernier des fonds pour construire deux salles de classes équipées dans le village de Marandan, en Casamance, région sud du Sénégal. Il faut dire également qu’on travaille avec “Casaction”, une association parisienne qui lève également des fonds de son côté. On répond à des besoins locaux : activités culturelles, équipements sportifs, etc.”

Il y a deux ans, près de 30 000 euros avaient été collectés dans ces objectifs. D’autres projets plus culturels que sportifs sont dans les cartons des Gones de Maranda. “On manque de temps pour étoffer notre association, reconnaît Ibrahim Konté, le président. Elle était constituée en majorité d’étudiants qui, désormais, travaillent presque tous. On pense organiser des soirées à thème, des lotos ou un vide-greniers pour récolter des fonds. À nous de nous organiser. Mais heureusement que des villes comme Vénissieux nous donnent ce coup de pouce.” 

Rolando & Poisson Spécialiste du bâtiment depuis 1858

SAMEDI 15 JUIN Rencontre des écoles de sport organisée par le CMO-V gym, trampoline et danse au gymnase Jacques-Anquetil, de 10 heures à 19 heures.  Les 80 ans de l’USV football au stade Laurent-Gérin, de 9 heures à 18 heures. 

DIMANCHE 16 JUIN 9e trophée des Gones (U 13) organisé par l’USV football au stade Laurent-Gérin, de 9 heures à 17 heures. 

MERCREDI 19 JUIN Gala des centres sportifs du mercredi au stade Laurent-Gérin, de 15 h 30 à 19 heures. 

SAMEDI 22 JUIN Spectacle de l’atelier municipal de danse au Théâtre de Vénissieux à partir de 20 heures.  Fête du Bunkaï karaté do au gymnase Pasteur en début d’après-midi.  Fête du CMO-V Gymnastique rythmique au gymnase Alain-Colas. 

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SPORTS

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Tranches de plaisir, pluie d’animations 4e FÊTE DU SPORT ET DE LA JEUNESSE - Un temps, on a craint l’annulation… Mais parapluies pour les spectateurs et petits chapiteaux ont fait fi du passage nuageux. ompter les visiteurs à la 4e fête du sport et de la jeunesse ? A quoi bon ! Disons simplement que les visiteurs ont été nombreux à s’arrêter auprès des stands et à profiter avec satisfaction des animations, gratuites. Comme les stands du Service santé de la Ville, de la Mission Jeunesse incluant le BIJ, des équipements polyvalents jeunes, de l’Association des jeunes de Max-Barel, de la Maison de quartier Darnaise ou de l’office municipal du Sport, les animations ont attiré du monde. Une fois de plus, le mur d’escalade —loué auprès d’Escal’ Grimp— a fait le plein. Il fallait attendre pour avoir droit à son tour de grimpe mais Éric Sagbo (direction municipale des Sports), acoutumé à l’impatience des ados, gardait son flegme. Mais que dire de la nouveauté dénichée par Éliette Piccolo (direction municipale des Sports) auprès des Siamangs, une école de trapèze volant venue de la Drôme. Ces spécialistes ont travaillé dès la veille, installant au millimètre près filets, montures métalliques et autres protections afin d’offrir une bonne dose d’adrénaline à des jeunes enthousiastes. La file d’attente était telle que même, durant les averses, personne ne quittait le rang de peur de perdre sa place. Pour le reste, force est de constater que les associations sportives présentes sont bien rodées. Le terrain synthétique est devenu le site d’accueil des arts martiaux judo, aïkido et boxe française, avec un Rafik Chergui, tout sourire : “Les filles représentent plus du tiers de nos 160 licenciés, probablement grâce à l’aéroboxe”. À ses côtés, Karim Bouarbia (ji-jiutsu brésilien) était fier d’annoncer le récent titre de vice-champion obtenu par Boutera. “Il y a une demande constante.” Nouveauté : la participation du club de musculation et de fitness (Muscufit), en bout de terrain synthétique, avec Ali Lahimar, animateur tout timide, hésitant à vanter les mérites de sa discipline qui fait le plein au gymnase Jean-Guimier, avec ses 342 adhérents. Sur le terrain d’honneur de Laurent-Gérin, autre découverte, le stand de sarbacanes animé par Lotfi Draïdi, animateur vacataire de la direction municipale des Sports et footballeur à l’ASSP. À noter aussi la présentation de l’Obus, nom donné à la caisse à savon avec laquelle Yann Maurin a obtenu un titre de champion de France. Même si le thème de la journée n’était pas construit autour du handisport, des ados valides ont pu découvrir les difficultés auxquelles sont confrontées les handicapés : en fauteuil roulant, ils ont fait la course ou effectué un petit parcours sinueux… À l’autre bout du terrain, Pierre Charretier, président de l’association Trans-Forme, sensibilisait les passants au don d’organes. Le stand restauration géré de main de maître par l’OMS (salades de fruits offertes) et l’animation de théâtre de rue assurée par la compagnie Les Charentaises de luxe ont contribué aussi à ces moments de plaisir simples mais conviviaux. Interrogée sur cette demi-journée au cours de laquelle Michèle Picard, maire de la Ville, et élus ont pu échanger avec dirigeants de clubs sur les principes du sport pour tous, André Loscos a été formelle : “Cette fête du vivre ensemble a été une réussite, tout s’est déroulé dans la bonne humeur et la convivialité. On n’en demandait pas plus.” 

C

Proposée pour la première fois, l’animation trapèze volant a suscité un véritable engouement

DJAMEL YOUNSI

Du sport mais aussi des animations, avec Les Charentaises de luxe, des musiciens pas pantouflards

Année après année, la boxe française reste populaire chez les jeunes

Dès l’âge de cinq ans, les petits pouvaient s’initier au plus français des arts martiaux : l’escrime

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Sur la pelouse synthétique du complexe sportif Laurent-Gérin, une quinzaine d’associations ont privilégié l’initiation et le jeu


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HISTOIRE

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Premiers buts 80 ans tout ronds : c’est le score obtenu cette semaine par le Football Club de Vénissieux, qui débuta sa partie le 11 juin 1933. Le FCV est officiellement devenu l’USV après la guerre. ALAIN BELMONT

on histoire commence loin de Vénissieux. De l’autre côté de la Manche, les Anglais s’amusent dès le Moyen Âge à taper du pied dans une balle. À faire du football, pour parler leur patois. Les dimanches et pendant les grandes fêtes annuelles, les jeunes se rassemblent sur le common, une prairie communale, en chassent les moutons en train de paître et entrent en compétition — a match —, pour conquérir une grosse boule faite avec une vessie de porc ou de bœuf bourrée de foin et de paille. Les gagnants remportent un prix et retrouvent les perdants à l’auberge, où ils éclusent autant de pintes de bière que leur panse peut en contenir, et même davantage. En Picardie, en Normandie, en Bretagne, et encore dans la région de Florence en Italie, on pratique aussi au Moyen Âge un jeu proche du football, appelé soule en France et calcio en Italie. Mais ni l’un ni l’autre n’intéressent les Vénissians d’alors, qui préfèrent tirer à l’arc, jouer aux quilles ou aux boules lyonnaises. Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour qu’ils s’adonnent à d’autres sports : la gymnastique en 1878, le tir en 1884, l’escrime en 1889, le “vélocipède” en 1896… Mais toujours pas de ballon rond à l’horizon. C’est pourtant à cette époque que le foot arrive dans notre région. Au cours des années 1880, Messieurs les Anglais exportent leur art en France, d’abord à Paris puis quasiment dans la foulée jusqu’au Rhône, où le Football-Club de Lyon et l’Union Sportive du lycée Ampère voient le jour dès 1893 et 1894. Tout bourgeois qu’il soit — le FC Lyon est présidé par un avocat et “matche” sur la pelouse

jeunesse près de la capitale, où il a pu très tôt fréquenter les stades, puis est arrivé à Vénissieux où il s’est marié en 1928 avec une ouvrière d’origine alsacienne. Lui-même est mécanicien chez Berliet, tout comme la plupart des membres du club qui sont à la fois ses collègues et ses copains, et pour beaucoup d’entre eux fraîchement venus d’Espagne. À leurs côtés se trouvent aussi des artisans et des commerçants comme Antoine Penuela, Pablo Heredia, Gines Garcia, Louis Maridet, Paul Crétin, outre le président d’honneur, Eugène Peloux, maire de Vénissieux de 1930 à 1935. Le club se veut ouvert à tous, aux adultes et aux adolescents dès l’âge de 15 ans, aux femmes même, pour autant qu’elles payent leur cotisation : 60 francs par an, destinés à payer le loyer du siège social (une salle du café Terminus, sur la place Sublet), l’utilisation du terrain, l’achat et l’entretien du matériel, le défraiement de l’entraîneur et des arbitres, et bien évidemment les déplacements de l’équipe.

© COLLECTION MAURICE PERSCH

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En 1931, l’ouverture du stade municipal Laurent-Gérin crée un élan propice au développement du football, le sport désormais préféré des Français et des Vénissians

très huppée de l’hippodrome de Villeurbanne —, le foot attire très vite les foules avides de nouveautés. Le journal Le Nouveau Lyon pronostique même que le ballon rond sera bientôt “établi jusque dans le moindre village”. Mais avant d’en arriver là, quelques explications de texte s’imposent car le public se perd entre le foot et le rugby, introduits en France en même temps, pratiqués par les mêmes joueurs et qui en plus, portent le même nom ! “Disons en passant, que le foot-ball rugby dif-

fère essentiellement du foot-ball association en ce qu’il autorise l’usage des mains et par suite est moins dangereux”. Imaginez aussi la détresse des spectateurs devant les flots d’anglais déversés sur les pelouses ! “Sans doute vous avez pu croire qu’ils suivaient toutes les péripéties de la lutte comme vous et moi, qu’ils savaient combien tel ou tel camp avait de points, ce que voulaient dire les mots buts, passes, dribbling et essais, ce que signifiait une ligne de touche. Hélas, quelle erreur !!” (journal Lyon-Sport, 29/10/1898). Pourtant, la magie du jeu opère. “La première fois qu’un amateur de sports a l’occasion de voir des équipes d’égale force, cette lutte, toute de tactique, offre pour lui un attrait puissant.” Très vite, les supporters s’agglutinent par centaines autour des pelouses. Aux rencontres locales succèdent des matchs entre clubs régionaux et dès 1895-1898 entre grandes villes de France. À Vénissieux, le ballon rond fait peut-être son entrée dès le tournant du XXe siècle dans les associations omnisports telles que “la Patriote”, fondée en 1889 ; malheureusement les archives n’en gardent pas trace. Idem pour le Club Sportif Métallurgiste, fondé en 1929 par Louis Brelaz, qui a pour but “la pratique de la culture physique et de tous les sports en général, parmi la jeunesse ouvrière des deux sexes”, mais sans

évoquer explicitement le foot. On imagine des champs d’herbes folles pour accueillir les premiers matchs, des maillots de bric et de broc et des arbitres improvisés. Tout change avec les années trente. L’inauguration du stade municipal Laurent-Gérin en 1931 crée un écrin propice au développement du sport désormais préféré des Français et des Vénissians. Le 6 juin 1933 arrive en préfecture du Rhône une lettre annonçant la création du Football Club de Vénissieux. Enregistré six jours plus tard, le 12 juin, le nouveau club se donne pour objectif “par la pratique des exercices physiques et notamment du football association, de préparer au pays des hommes robustes, et de créer entre tous ses membres des liens d’amitié et de bonne camaraderie.” Préparer au pays des hommes robustes… En 1933 Hitler accède au pouvoir et on pressent que le nazisme ne présage rien de bon. En 1893 déjà, les créateurs du FC Lyon souhaitaient faire de leurs joueurs de futurs soldats, aptes à vaincre l’Allemagne et à récupérer l’Alsace et la Lorraine. Malgré un contexte international lourd de menaces, le président-fondateur du FC Vénissieux n’a rien d’un militaire de carrière. Fils de migrants espagnols, Antoine Caparros est né en 1893 à Saint-Cloud, en banlieue parisienne. Il a passé le plus clair de sa

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11 juin 1933. Le FC Vénissieux effectue sa première sortie officielle, un challenge organisé par l’Association sportive de Villeurbanne. Six clubs amateurs de la banlieue lyonnaise s’affrontent devant 300 spectateurs passionnés par la compétition - à l’exception du journaliste du Progrès, blasé par “tous les matchs de ce genre”, qui mettent “en présence des équipes hétéroclites, et c’est une raison pour ne pas porter un jugement sur la qualité du jeu”… Lors de ce baptême du feu, les petits bleus vénissians se battent comme des lions et parviennent en finale du challenge. “À la mi-temps, les deux adversaires n’avaient pu marquer. Après le changement de camp, Heredia obtient le premier but pour les Banlieusards, mais Maurice égalise peu avant la fin pour les rouges. Au cours des prolongations, l’aséliste [le joueur de l’AS Lyon] Rey score victorieusement pour les champions de 3e division.” Vénissieux s’incline devant l’Excelsior par 1 point à 2. Les Vénissians terminent leur saison le dimanche 25 juin, au stade villeurbannais du Bon Coin où ils disputent le challenge Paul-Richard. “En finale se trouva le FC Vénissieux qui dut s’incliner devant les Ibériques du Confluent, au jeu plus effectif et d’une meilleure compréhension.” Quand même, se retrouver deux fois en finale, pas mal pour des débutants !  Sources : Archives du Rhône, 4 E 14546, 6 MP 739, 4 Msup 25-26. Journaux LyonSport et Le Progrès, 1893-1933.

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Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

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SPORTS

Noces de chêne pour l’USV n 2003, alors que la fête se terminait, quelques participants se promettaient de revenir souffler les 80 bougies de l’USV football. Et nous y voilà déjà. Ce week-end, on devrait donc retrouver Ba, Senoussi, Mollaret, Largeron, Gomarthe, Hilaire… et plus sûrement encore Jacques Lajara et Farid Benamar, deux des joueurs qui ont participé à l’épopée de la coupe de France en 1991-1992 avec un 32e de finale face à Brest. Jacques et Farid profi-

E

Demandez le programme ! SAMEDI 15 JUIN ● 9 heures - 11 heures : tournoi des U 10 et U 11 ● 12 heures : réception officielle au stade Laurent-Gérin ● 14 heures - 14 h 30 : tournoi des U6 - U7 ● 15 h 30 : jubilé de Farid Benamar et Jacques Lajara ● 14 heures - 17 heures : tournoi des U8-U9 DIMANCHE 16 JUIN ● 9 heures - 18 heures : 9e édition du trophée des Gones ● 18 heures : remise des récompenses

tent d’ailleurs de ce rendez-vous festif pour organiser leur jubilé — un petit match entre amis. “Ils sont encore à l’USV pour entraîner ou donner la main aux équipes de jeunes, se réjouit Maurice Persch, une fois encore ordonnateur de ces journées. Jacques et Farid tiennent une place à part au club. Je me souviens qu’en 1992, après la belle épopée de la coupe de France, l’entraîneur Daniel Narbonnet nous avait quittés pour rejoindre le FC Vaulx-enVelin. J’étais un peu désemparé, et même perdu, j’avais presque signé avec un entraîneur yougoslave. Et puis je les ai vus qui discutaient près de la murette vers notre siège. Je les ai un peu enguirlandés. Je leur ai dit : “On me déconseille de faire signer cet inconnu, mais je n’ai personne d’autre de disponible. Vous n’avez qu’à prendre les rênes de l’équipe senior puisque vous êtes si malins.” Coup de bluff payant, ces deux héros de la coupe ont accepté la proposition. Ils ont même réussi à maintenir l’équipe fanion en Ligue.” Des anecdotes de ce genre, il y en a des centaines, et on ne se privera pas d’en consommer bien d’autres à l’occasion des retrouvailles programmées tout au long du weekend. Beaucoup fouilleront dans les tiroirs à souvenir du club officiellement né en mars 1933, “pour pouvoir inscrire ses seniors en fédération

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

FOOTBALL - Anciennement Football club, l’union sportive de Vénissieux fête ses 80 ans ce week-end. Ces rendez-vous permettront de présenter les équipes de jeunes par le biais du Trophée des Gones. Ils seront aussi l’occasion de retrouvailles avec ceux qui ont marqué le club, notamment le duo Lajara-Benamar qui va jubiler, samedi.

Pour les 70 ans du club, les anciens avaient déjà répondu présent dans un stade Laurent-Gérin écrasé de soleil

française de football.” Un club qui avait son siège au café Revoil, devenu par la suite le “Bar des vrais amis”, rue Victor-Hugo. “C’était un bar associatif et sportif tenu par mon grand-père, se souvient M. Persch. C’est là que j’ai construit ma carapace de footballeur et de militant associatif sportif.” Ce week-end, on aura certainement droit à la visite des Reale, Hilaire, Buisson, Guiraud… tous actuellement impliqués à l’AS Min-

guettes et qui ont fait leurs premières armes à l’USV. “L’ASM n’était pas encore créée, rappelle Maurice. Et je vous l’assure, alors qu’ils portaient le même maillot sur le terrain, des joueurs affichaient leurs différences. Sous la douche, c’était ceux du quartier Charréard contre ceux des Minguettes !” L’USV va donc souffler 80 bougies ce week-end, les organisateurs ont prévu une succession de temps forts, mais en toute simplicité

comme aiment à le souligner Maurice Persch ou Christian Barras, tous deux dirigeants du club. Ce seront autant de prétextes pour boire le verre de l’amitié et avaler le sandwich qui va avec. “Impossible d’avertir tout le monde, mais tous ceux qui ont fait un passage à l’USV seront les bienvenus. J’en profite pour remercier la Ville et sa direction des Sports pour leur concours.”  DJAMEL YOUNSI

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PORTRAIT

Mercredi 12 juin 2013 - n° 537 - www.expressions-venissieux.fr

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JEAN-CHARLES MONOT ET FRANÇOISE LONARDONI

L’artiste et l’historienne Après de nombreuses annÊes au service arts plastiques de la Ville, Jean-Charles Monot part à la retraite et va se consacrer à des performances guitaristico-artistiques. Il est remplacÊ par Françoise Lonardoni. Historienne de l’art, elle Êtait jusqu’à prÊsent en poste à la bibliothèque municipale de la Part-Dieu. JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Ajoutons-y l’inauguration, jeudi ’un s’en va et l’autre arrive. Mon premier est dernier, de la fresque de la citĂŠ scoun artiste, dont une laire Jacques-Brel, et l’exposition rĂŠcente exposition Ă  la du centre de soins ambulatoires galerie L’Œil ĂŠcoute, (voir p 11) et l’on admettra que retraçant la totalitĂŠ de son par- Jean-Charles conclut joliment sa cours artistique dans la peinture, carrière administrative. montrait les qualitĂŠs. Ma seconde est historienne de l’art. “Inviter un public plus large Après avoir coordonnĂŠ les Ă  s’emparer de l’art contemporainâ€? ateliers Henri-Matisse, puis dirigĂŠ le secteur municipal des Sa remplaçante affirme son arts plastiques de VĂŠnissieux, JeanCharles Monot prend sa retraite et crĂŠdo: “Mon objectif n’est pas d’appolaisse sa place Ă  Françoise Lonar- ser ma marque mais bien d’inviter un doni. Elle-mĂŞme a ĂŠtĂŠ Ă  la tĂŞte du public plus large Ă  s’emparer de l’art centre d’arts plastiques de Saint- contemporain. Et l’aborder Ă  travers Priest (“Un poste assez similaire Ă  des thèmes. Fred Rouarch, en octobre, celui de VĂŠnissieuxâ€?) avant de s’oc- m’ouvre la voie: comment l’œuvre cuper d’une collection contempo- d’art peut-elle s’amalgamer Ă  l’archiraine (estampes et photographies) tecture? Il y a chez lui ambivalence Ă  la bibliothèque municipale de entre la construction et la sculpture. Lyon. “Une partie de cette collection J’ai en tĂŞte d’autres grands sujets ĂŠtait accessible au prĂŞt dans le cadre actuels, comme ces artistes qui travailde l’arthotèque, qui ĂŠtait l’une de lent sur la base de la collecte d’images mes missions. Lyon a une politique et d’objets. Cela pourrait ĂŞtre un sujet de gratuitĂŠ pour le monde scolaire. intĂŠressant Ă  aborder. Les expositions Un geste pas si ĂŠvident que cela monographiques sont importantes aussi. Nous pensons Ă  un artiste belge, d’emprunter des tableaux !â€? Très vite, Françoise Lonardoni puisque le thÊâtre va proposer des a ĂŠlargi sa fonction Ă  la sensibilisa- “Belges journĂŠesâ€?. Nous pouvons idention du public Ă  l’art contempo- tifier des notions qui ĂŠmergent de l’art rain. “L’artothèque ĂŠtait pour cela contemporain, tirer quelques fils pour un outil. J’ai mis en place des expo- s’y repĂŠrer. On en trouvera Ă  la prositions d’art contemporain et des chaine Biennale; des artistes collecconfĂŠrences. Le cycle “Paroles d’ar- tionneurs y seront prĂŠsents.â€? Elle annonce que des confĂŠtistesâ€? a obtenu du succès.â€? Françoise est restĂŠe plus de rences viendront ĂŠclairer les expoquinze ans Ă  “valoriser cette collec- sitions. Très souvent, rappelle-ttion assez exceptionnelle en photo- elle, “les artistes contemporains graphies et livres d’artistesâ€?. “J’avais explorent les grands domaines de envie de me retrouver dans un ser- l’anthropologie, tels que l’habitat ou vice cent pour cent dĂŠdiĂŠ Ă  l’art le voyageâ€?. Ce en quoi Jean-Charles contemporain. Et de dĂŠployer une Monot lui donne raison : “Exposer action multiforme Ă  l’Êchelle d’une ne suffit plus. Nous devons travailler ville, ce qui a dĂŠjĂ  ĂŠtĂŠ très bien fait autour d’une manifestation, la faire par mon prĂŠdĂŠcesseur. Ce qui me aimer, comprendre, lui donner du frappe, ici, c’est le nombre incroyable sens, afin que l’artiste soit vivant au de projets de terrain. Il faut les sens large du terme.â€? Françoise Lonardoni lance une maintenir, l’enjeu est important. L’art contemporain n’est pas d’un autre idĂŠe : “J’ai proposĂŠ de trouver accès facile et le public doit pouvoir des ĂŠtablissements relais aux expos. trouver un interlocuteur qui l’aide Ă  On choisit une des peintures exposĂŠes, y entrer. La pratique artistique, la on la met dans un centre social ou un rencontre avec une Ĺ“uvre contri- EPJ et on prend du temps pour en buent Ă  la construction de l’enfant et parler. Ensuite, on organise une visite du jeune. Cette offre peut les faire pour les personnes venues suivre une sortir d’une certaine culture mĂŠdia- activitĂŠ dans cette structure. Ceux qui tique. Ă€ VĂŠnissieux, on a cela Ă  tous n’ont pas spĂŠcialement envie de culture pourraient aussi ĂŞtre invitĂŠs par les ĂŠtages !â€? Dans cette fonction dont Fran- nous au MusĂŠe des Beaux-Arts de çoise vient de s’emparer, Jean- Lyon ou au MusĂŠe d’art contempoCharles Monot dĂŠfinit trois pĂ´les : rain. Les emmener dans ces lieux de les expositions, la pratique artis- la culture officielle leur montrerait tique pour les amateurs et la qu’elle n’est pas rĂŠservĂŠe, qu’elle est mĂŠdiation, c’est-Ă -dire “la rencon- aussi pour eux. Le soir, les enfants tre avec un ĂŞtre humain qui est sauront que leur maman est allĂŠe au musĂŠe. C’est formateur de savoir que artisteâ€?. Tous deux mentionnent les pro- ses propres parents peuvent ĂŞtre aussi chains ĂŠvĂŠnements artistiques. intĂŠressĂŠs par l’art. Les femmes jouent Deux sont liĂŠs : il s’agit de l’inaugu- un rĂ´le important dans ce modèle.â€? Une fois passĂŠ le relais Ă  Franration du nouveau groupe scolaire Joliot-Curie Ă  la rentrĂŠe, avec son çoise, Jean-Charles va “continuer Ă  “1 % artistiqueâ€?. “Il a ĂŠtĂŠ confiĂŠ Ă  ĂŞtre un crĂŠateurâ€?. “J’aime la crĂŠaFrĂŠdĂŠric Rouarch, dont on verra ĂŠga- tion, qui est aujourd’hui plutĂ´t lement une exposition Ă  l’Espace assistĂŠe par ordinateur. Je le fais avec Madeleine-Lambert.â€? Ils ĂŠvoquent toujours autant de passion que aussi l’implication de Benedetto lorsque je pratiquais la peinture.â€? Lui qui a ĂŠtĂŠ guitariste dans un Bufalino dans les prochaines FĂŞtes escales, un artiste lyonnais qui groupe de rock continue bien sĂťr la musique, et plus que jamais. aime dĂŠtourner les objets.

PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

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Jean-Charles Monot laisse à Françoise Lonardoni un espace d’exposition qui porte depuis peu le nom de l’artiste Madeleine Lambert

“J’ai toujours eu envie de jouer de la musique contemporaine. Maintenant, je peux le faire. J’aime les performances guitaristiques accompagnĂŠes de vidĂŠo. Je vais monter mes

performances comme un plasticien monte son expo. Pour le service arts plastiques de la Ville de VÊnissieux, j’ai le sentiment d’avoir rempli mon rôle, de laisser un endroit propre,

dans de bonnes conditions, qui fonctionne bien. Je cède les clefs à Françoise qui, j’en suis persuadÊ, va continuer et amener sa touche d’historienne de l’art.� 

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