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DU

15 AU 28 MAI 2013

Numéro 535

www.expressions-venissieux.fr SANTÉ

Vénissieux au sens propre

Tuberculose : cinq cas d'infection latente dépistés à Parilly.

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ÉDUCATION Un groupe scolaire supplémentaire pour le centre-ville en 2016.

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DÉCROCHAGE SCOLAIRE : COMPRENDRE POUR AGIR. PHOTO RAPHAËL BERT

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CHANTIER La résidence intergénérationnelle La Roseraie prend forme.

Du 28 au 31 mai, tous les quartiers vivront au rythme de la Semaine de la propreté. Plus qu'un nettoyage de printemps, c'est une ambitieuse opération de sensibilisation aux bonnes pratiques environnementales. Page 3

SANSEVERINO EN TÊTE D’AFFICHE DE FÊTES ESCALES

Veninov sauvée… mais bien entamée 17 embauches promises - Un an après le rachat par le groupe autrichien Windhager, l’activité vient enfin de redémarrer rue Eugène-Maréchal. Vingt contrats de travail à temps partiel sont en cours de signature, dont dix-sept avec d'ex-salariés de Veninov. Une machine de confection, en provenance du site de Boekelo aux Pays-Bas, sera amenée avant l’été à Vénissieux. Dans un premier temps, les salariés seront employés à des tâches de confection, logistique et conditionnement. Après des semaines de tension, liées notamment à l’interdiction formulée

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par Windhager aux Veninov de pénétrer dans les locaux syndicaux, un constat de redémarrage établissant les conditions de reprise de l’activité a en effet été signé le 6 mai sous l’égide du préfet de Région, Jean-François Carenco. Pour les futures embauches, une priorité restera accordée aux ex-Veninov. Ils étaient 87 à la fermeture de l’usine. Mais, concernant les anciens délégués syndicaux de la CGT, le repreneur est resté inflexible : il n'y a pas de place pour eux.

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CONSEIL MUNICIPAL Le groupe Carso inaugurera le parc d’activités du Couloud.

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FORMATION Le Certa célèbre ses 30 ans.

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ÉCOLE DE MUSIQUE Le festival Arts d’écho mettra les rues de Vénissieux à l’heure cubaine.

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SPORTS Les nouvelles ambitions du Vélo Club Max-Barel.

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MAGAZINE Hommage à l'art pompiers.

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ACTUALITÉS INSCRIPTIONS RESTAURATION SCOLAIRE Pour éviter les files d’attente de la rentrée, vous pouvez inscrire dès maintenant vous enfants à la restauration scolaire. Quatre lieux d’inscription : à l’hôtel de ville, à la Cuisine centrale, à la maire de quartier de Vénissy (sur RDV au 04 72 89 32 70) et à la mairie de quartier du Moulin-àVent (04 72 78 80 30 pour RDV). Documents disponibles également sur le site www.venissieux.fr Pièces à fournir : la fiche d’inscription dûment complétée, un exemplaire signé du règlement, un justificatif de domicile de moins de 3 mois, ainsi qu’un justificatif de quotient familial de moins de 3 mois délivré par la CAF. Pour éviter de se déplacer, envoyer le dossier accompagné des copies de pièces justificatives à : Hôtel de ville service Éducation - BP 24 69631 Vénissieux CEDEX.

AIDE AUX AIDANTS Le service social de la CARSAT propose à Vénissieux des réunions mensuelles gratuites, afin d’aider les familles confrontées aux problèmes de dépendance d’un proche. La prochaine rencontre se déroulera le mardi 28 mai de 14 à 16 heures, à la Maison du peuple, salle Albert-Rivat (8, bd Laurent-Gérin) sur le thème : “Comment gérer son stress ?”. Renseignements et inscriptions : 04 27 82 24 15 (ou 24 02 ou 24 03).

CAMPAGNE DE DÉMOUSTICATION En partenariat avec l’EID, le Ville va procéder à une campagne de démoustication. Les agents de l’EID interviendront pour contrôler et traiter les points d’eau stagnante, aussi bien dans les domaines publics que privés. L’efficacité de ce service dépend de la coopération de tous. Le traitement est effectué avec un bacille inoffensif pour l’homme. Plus d’informations auprès du service communal d’hygiène et de santé (04 72 21 44 10) ou de l’EID (04 79 54 21 58).

FORUM EMPLOI HANDICAP Les demandeurs d’emploi en situation de handicap et les entreprises qui recrutent ont rendez-vous le jeudi 30 mai entre 9 et 16 heures à l’espace Tête d’Or de Villeurbanne, à l’occasion d’un Forum emploi handicap organisé par Jobekia. Entrée libre et gratuite. www.jobekia.com Tél. : 02 40 35 30 14.

DEVENEZ FAMILLE DE VACANCES Le Secours catholique invite à partager son été avec un enfant. “Devenir famille de vacances, c’est donner à un enfant la possibilité d’accéder à un temps privilégié de détente, de loisirs et d’échange. C’est également permettre à la famille de s’enrichir par la rencontre et le partage avec cet enfant.” mail : rhone@secourscatholique.org. Tél. : 04 72 33 38 38. rhone.secours-catholique.org.

PERMANENCE DÉCÈS Pendant le week-end de Pentecôte, une permanence du service décès sera assurée à l’hôtel de ville le samedi 18 mai de 10 heures à 12 heures. Tél. : 04 72 21 44 06.

Mercredi 15 mai 2013 - n° 535 - www.expressions-venissieux.fr

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68e anniversaire du 8 mai 1945

SÉCURITÉ

Commémoration - “Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Lorsqu’ils ont emprisonné les socialistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas socialiste. Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Lorsqu’ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.” Ce poème attribué au pasteur allemand Martin Nimöller est l’un des très beaux textes que les élus du conseil municipal d’enfants ont choisi de réciter le 8 mai devant leurs aînés, au pied du monument de la Libération, à l’occasion du 68e anniversaire de la capitulation sans condition des armées nazies. Après les enfants, les président respectifs de l’UFAC et de l’ARAC, Henri Colombo et Georges Sanlaville, au nom des associations d’Anciens combattants et de Résistants, ont tour à tour souligné l’importance du travail mémoriel contre la résurgence des idées fascistes. “Personne n’en a fini avec 39-40, insistait ensuite le maire, Michèle Picard. Il ne s’agit pas simplement d’une guerre totale, il s’agit d’un trou noir, d’un effondrement de nos civilisations, d’une plaie béante, jamais cicatrisée. Pourquoi les démocraties ont-elles été incapables d’éteindre la montée des nationalismes, du IIIe Reich ? Comment en est-on arrivé à la solution finale, à l’holocauste ? (…) Ces questions-là sont actuelles, elles nous remuent, elles ne nous lâchent pas, elles nous accompagnent.” Dans un discours inspiré, émaillé de témoignages et citations, le maire a rappelé l’horreur d’un conflit qui a

CFA Ducretet : Michèle Picard écrit à Jean-Jack Queyranne Métiers du très haut débit Installé à la cité scolaire JacquesBrel, le dispositif de formation en apprentissage “Réseau Ducretet” permet de former de jeunes professionnels aux métiers du commerce et des services dans le domaine des produits et des systèmes électrodomestiques et multimédia. Le CFA souhaitant développer en complément des formations spécifiques dédiées aux métiers du très haut débit en direction des jeunes, une demande a été adressée au service formation du Conseil régional Rhône-Alpes, qui n’a pas donné suite, craignant une mise en concurrence avec les formations déjà existantes. Dans un courrier à Jean-Jack Queyranne, le président de Région, Michèle Picard s’en étonne. “S’il existe effectivement une telle formation dans le Rhône, celle-ci n’est ouverte qu’aux salariés déjà en poste (techniciens de réseaux télécoms) et aux jeunes issus des filières de formation aux systèmes électroniques numériques (bac professionnel SEN) ou électrotechnique (bac ELEEC – électrotechnique). Or, la formation proposée par le CFA Ducretet s’adresse à des jeunes en échec scolaire. Il ne saurait donc être question, ici, d’une quelconque mise en concurrence.” Face à l’explosion du chômage qui touche plus de 25 % des moins de 25 ans, tout doit être mis en œuvre pour lutter contre l’échec scolaire, estime le maire. “La formation proposée par le CFA répond à un véritable besoin. Dans un contexte de développement du très haut débit, de nombreuses entreprises sont à la recherche d’apprentis. Cette formation offrira à ces jeunes une chance supplémentaire de construire un véritable projet professionnel.” 

SAINT-FONS PERD SON POSTE DE POLICE MAIS GAGNE DES POLICIERS

Toujours très impliqués et sérieux, les élus du conseil municipal d’enfants ont apporté une note d’espérance à cette cérémonie

fait 55 millions de morts en six ans. Et qui a vu la France, du moins une certaine France, perdre son honneur. “Il faut saluer le discours de Jacques Chirac en 1995, premier président de la République à reconnaître enfin la responsabilité des autorités de l’époque dans l’entreprise macabre de la collaboration”, a déclaré Michèle Picard. Sans omettre de saluer l’autre France, celle de la Résistance incarnée par Stéphane Hessel, Charles

Jeannin, Raymond Aubrac… qui nous ont quittés récemment. “Ils n’étaient ni moralistes ni sentencieux, ils ne donnaient pas de leçon, mais sans relâche ils témoignaient avec force pour que le cauchemar qu’ils ont vécu fasse leçon. C’est à nous désormais de porter leur parole, d’être les garants de la transmission et les gardiens de la tolérance et de la liberté, envers les jeunes générations.”  G.L.

Partir à prix solidaire grâce aux Bourses solidarité vacances Mer, montagne, campagne ? - tres sont nécessaires avec les agents Depuis 1999, le dispositif BSV (Bourse solidarité vacances) aide les familles et les personnes à revenus modestes à partir une semaine dans un centre de vacances, une résidence de tourisme, un hôtel, un camping, un mobile-home ou encore un gîte, partout en France. Retraités, chômeurs, jeunes précaires, familles monoparentales, personnes handicapées ou allocataires du RSA : chacun peut se faire aider par le CCAS de Vénissieux pour monter un dossier. Plusieurs critères entrent en compte, notamment les revenus, le quotient familial, les aides sociales… La préparation au voyage est très importante, aussi plusieurs rencon-

du CCAS. Les bénéficiaires sont accompagnés dans leur projet et reçoivent le soutien d’un référent aussi bien pour choisir leur destination que pour étudier le budget, le trajet ou les réservations de train. Les bénéficiaires peuvent accéder toute l’année (vacances scolaires comprises) à ces séjours qui sont collectés par l’Agence nationale des chèques vacances auprès des professionnels du tourisme tels que Pierre et Vacances, Belhambra, Touristra, VVF, Vacanciel ou de comités d’entreprise (EDF, SNCF…).  Renseignements auprès du Centre communal d’action sociale de Vénissieux, à l’hôtel de ville. Tél. 04 72 21 44 95.

Tuberculose : cinq cas d’infection latente dépistés Santé - Il y a plusieurs semaines, un cas de tuberculose pulmonaire avait été diagnostiqué dans l’entourage d’enfants fréquentant l’école de Parilly et les centres de loisirs Jules-Guesde et Clos-Verger. 496 enfants et 49 adultes personnels avaient été précisément identifiés par le Centre de lutte antituberculeuse du Rhône et par les services municipaux comme devant bénéficier d’un dépistage. “À ce jour, précise le Dr Anne Sophie Ronnaux-Barron, en charge du dépistage pour le CDHS (Comité départemental d’hygiène sociale), 478 enfants et 27 adultes ont été dépistés, soit 93 %. C’est un taux très important, dont nous nous satisfaisons.” Cinq cas d’infections latentes ont été détectés, chez trois enfants et deux adultes. “Ce type d’infection n’est pas contagieuse, mais les personnes concernées ont tout de suite été mises sous traitement pour trois mois. Elles seront également suivies tous les mois et passeront une radio pulmonaire dans un an.” Conformément au protocole national, un second temps de dépistage sera organisé, entre le 10 et le 20 juin, pour l’ensemble des enfants et adultes concernés. 

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La négociation a été longue et probablement serrée entre la police nationale (DDSP) et la mairie de Saint-Fons. Pour preuve : la conférence de presse qui devait apporter des éclaircissements sur la décision de fermeture du poste de police saint-foniard a été reportée à deux reprises. Le directeur départemental de la sécurité publique, Albert Doutre, et le maire, Christiane Demontès, sont finalement parvenus à un accord qu’ils ont présenté ensemble, à l’hôtel de ville, le lundi 6 mai. “Le compte n’y était pas”, a déclaré Christiane Demontès, sans faire mystère des difficultés qui ont dû être surmontées. Pour cause de fréquentation insuffisante (moins de deux plaintes déposées par jour), la DDSP a en effet décidé de fermer le poste de la rue Anatole-France. Les SaintFoniards — tout comme les Feyzinois depuis qu’ils sont sortis de la zone gendarmerie — sont renvoyés vers le commissariat de Vénissieux. “Ce n’est ni une question d’argent ni une question d’effectifs, a assuré Albert Doutre. Il s’agit d’assurer un maillage plus efficient du territoire en privilégiant les patrouilles sur la voie publique. Deux fonctionnaires étaient bloqués dans le poste de police pour une activité qui ne le justifiait pas.” Christiane Demontès, d’abord hostile à cette fermeture car “il n’est jamais agréable à un élu de voir partir un service public”, a fini par se ranger aux arguments de la DDSP. Mais en posant ses conditions. Elle a obtenu que deux équipes (soit quatre personnes) patrouillent quotidiennement à Saint-Fons. Par ailleurs, elle a exigé que les habitants puissent continuer à déposer des plaintes et des mains courantes localement. En s’adressant à la police municipale, les Saint-Foniards pourront prendre rendez-vous avec des agents de la police nationale, seuls habilités à enregistrer les déclarations. “Un service public ne se réduit pas à la présence d’un bâtiment”, a observé Christiane Demontès, tout en prévenant qu’elle serait “très attentive dans les semaines qui viennent pour voir si cette nouvelle organisation convient aux habitants”.

Les permanences des conseils de quartier ● Jean-Moulin/Henri-Wallon Permanence le mercredi 15 mai à 17 h 30 au local du conseil (41, rue des Martyrs-de-la-Résistance). ● Pasteur/Monery Permanence le mercredi 15 mai à 18 h 30, salle d’activités du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas). ● Parilly Permanence le jeudi 16 mai à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, boulevard Marcel-Sembat). ● Gabriel-Péri Permanence le vendredi 17 mai à 16 h 45 au restaurant scolaire de l’école Gabriel-Péri. ● Charréard/Max-Barel Permanence le mardi 21 mai à 18 h 30 au foyer Max-Barel (1, rue Max-Barel).


L’événement

CADRE DE VIE

La Semaine de la propreté débute le 28 mai

“Les contrastes de la propreté” Concours photos - La Ville a

Quatre jours pour (re)prendre les bonnes habitudes. Jusqu’au 31 mai, la cinquième Semaine de la propreté veut rappeler l’importance d’une bonne gestion des déchets pour la qualité de la ville. De nombreuses animations sont programmées, ainsi qu’un concert de Moussier Tombola. a cinquième édition de la Semaine de la propreté se déroulera du 28 au 31 mai, dans tous les quartiers de la Ville. Elle sera l’occasion de réexpliquer les bons gestes, en partenariat notamment avec les conseils de quartier, les maisons de l’enfance, les EPJ, la direction de la propreté du Grand Lyon ou encore les bailleurs de la Ville. “Nous espérons que cette initiative produira des effets sur le comportement des habitants et des commerçants, explique Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge de l’environnement et du cadre de vie. Des effets à court terme bien sûr, mais aussi sur le long terme.” Pour ouvrir cette Semaine, le parc Louis-Dupic recevra le 28 mai à 17 heures un invité de marque : le chanteur Moussier Tombola, interprète de “Logobitombo (corde à sauter)”. L’artiste aux 500 000 fans sur Facebook et aux 70 millions de vues sur YouTube viendra promouvoir les gestes du tri en habitat collectif, en partenariat avec l’association Eco-emballages, et interpréter ses chansons dans la bonne humeur et avec humour. Une séance de dédicaces suivra. Dans la foulée, le conseil municipal des enfants se réunira à l’hôtel de ville, sur les coups de 18 heures. Il y sera question d’environnement, de la place de la nature dans la ville, de l’apprentissage des bons gestes… Le Conseil citoyen du développement humain durable est convo-

L

qué pour sa part le 30 mai à 18 heures, avec au centre de son attention les métiers de la propreté à Vénissieux : agents de collecte des déchets, jardiniers, cantonniers, agents de résidence, équipes “murs propres”… n’auront plus aucun secret pour les participants. Ce sera également l’occasion de réfléchir à l’évolution de ces métiers. Les “scènes de crimes”, que l’on a connues lors des dernières éditions, sont par ailleurs reconduites. Des dépôts sauvages seront balisés à la manière des séries américaines —style “Les experts”— près des

centres commerciaux Les Velins (avenue Viviani) et Pyramide (angle Komarov et Martyrs-de-la-Résistance), afin de rappeler aux contrevenants que leurs comportements peuvent entraîner des amendes. Surtout lorsque l’on sait que le débarras d’une machine à laver ou d’un matelas laissé dans la rue coûte six fois plus cher à la collectivité que s’il avait été emmené dans une déchèterie ! Petit rappel d’ailleurs, à ce sujet : pour les véhicules de moins de deux tonnes, la déchèterie communautaire est gratuite, et se situe avenue Jean-Moulin…

Mardi 28 mai ● 17 ● 18

heures : concert de Moussier Tombola (parc Louis-Dupic). heures : conseil municipal des enfants (hôtel de ville).

Mercredi 29 mai ● 8h30

Tout le monde s’y met !

“La propreté n’est pas un supplément d’âme”

La Semaine de la propreté a eu un peu de mal à mobiliser les citoyens les années précédentes. Peut-il en être autrement cette année ?

GRÉGORY MORIS

Le programme complet

QUESTIONS À PIERRE-ALAIN MILLET, ADJOINT EN CHARGE DE L’ENVIRONNEMENT

Quels sont vos objectifs avec cette Semaine de la propreté ? - Cette année, le programme est bien diversifié. Nous avons réussi à faire converger les différents acteurs (citoyens, bailleurs, collectivités locales) vers des initiatives fortes. Nous ne serons pas uniquement dans le constat, mais aussi dans la recherche de solutions et dans la réflexion, pour ne pas tomber dans la dénonciation et la stigmatisation. Pour résumer l’état d’esprit de la Ville de Vénissieux, je reprendrais une phrase du géographe Jean Gouhier : “Une société est à l’image des déchets qu’elle se crée.” Dès que l’on s’organise collectivement, que l’on mutualise les efforts, de nettes améliorations sont visibles. La propreté n’est pas un supplément d’âme. C’est un élément fondamental de notre cadre de vie.

Notons que des visites du centre de tri de Saint-Fons (le 29 et le 30 mai) et de la plateforme de compostage de Ternay (31 mai) sont proposées. S’inscrire auprès de la direction municipale de l’Environnement : 04 72 21 45 06. Cette Semaine de la propreté se terminera à l’hôtel de ville, le vendredi 31 mai à 18 heures. Un bilan en images sera réalisé. Il faudra ensuite patienter un peu, avant de vérifier si l’initiative a également servi à améliorer certains comportements. 

lancé son premier concours photo sur “les contrastes de la propreté”. Deux catégories sont prévues : moins de 18 ans et adultes. Amateurs ou professionnels, les Vénissians sont invités à s’exprimer à travers un petit reportage ou un montage photographique sur les paradoxes de la propreté, sur leur sensibilité par rapport au nettoiement ou bien encore à mettre en scène “le bien et le moins bien”. Les photos sont à remettre au plus tard le 20 mai au service environnement, à l’hôtel de ville. La remise des prix se fera lors de la soirée de clôture, le 31 mai. Plus d’informations, fiche d’inscription et règlement sur www.venissieux.fr. Ou auprès du service municipal de l’environnement : 04 72 21 45 06.

- Nous avons davantage communiqué, notamment via des “messagers de la propreté”, en amont de l’initiative. Nous avons ainsi bon espoir. Mais il faut être réaliste : en situation de crise, la propreté du cadre de vie passe après la recherche d’un travail. Pourtant, un quartier qui n’est pas propre, c’est un quartier stigmatisé, ce qui occasionne des difficultés pour trouver un emploi. - Comment se situe Vénissieux par rapport au Grand Lyon en matière de propreté ? - Il n’existe pas encore d’étude comparative. À l’Observatoire de la propreté urbaine, un travail est en cours sur la propreté perçue. En tant que conseiller communautaire, j’ai demandé à ce que l’étude soit localisée, pour faire des comparaisons par typologie de quartiers. La communauté urbaine et la Ville font beaucoup d’efforts pour la propreté de la commune, mais à certains endroits, nous nous heurtons encore à des comportements problé-

Du 28 au 31 mai, Vénissieux se met aux couleurs de la Semaine de la propreté

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matiques. C’est un cercle vicieux : on ne peut pas ne pas nettoyer, donc on nettoie, donc certains pensent qu’ils peuvent déposer leurs déchets n’importe où ! Il n’y a pas de solution miracle, malheureusement. Il nous faut travailler sur les points noirs de la ville. Et la Semaine de la propreté va nous permettre d’avancer sur ces endroits.  PROPOS RECUEILLIS PAR G.M.

- 10 heures : lutte contre les déjections canines. Sensibilisation des propriétaires de chien, avec mise en place de corbeilles de propreté et distribution de sacs à crottes (avenue Georges-Lévy). ● 8 h 45 : visite d’une usine d’incinération (sur inscription). ● 10 heures - 17 heures : animation sur le tri des déchets en vue de la mise en service des silos enterrés (ZAC Armstrong - avenue Jean-Cagne). ● 9 h 30 : animation avec les Robins des villes, fabrication de mobilier avec des vieilles palettes, sensibilisation sur la propreté et visite de l’appartement pédagogique (Monmousseau). ● 10 heures - 12 heures : propreté des marchés. Sensibilisation des forains et du public, et stand environnement (place Léon-Sublet). ● 10 h 15 : visite du centre de tri de Saint-Fons (sur inscription). ● 15 heures - 18 heures : sensibilisation à la propreté, inauguration d’une fresque, fabrication d’instruments de musique à partir d’objets de récupération, décoration de petits meubles, jeu planète citoyen (Espace Léo-Lagrange, rue Claude-Debussy). ● 15 heures : inauguration du compostage collectif de la résidence Joliot-Curie (rue Joannès-Vallet). ● 16 heures : sensibilisation à l’utilisation des corbeilles de propreté pour lutter contre les bris de verre (square Gabriel-Péri). ● 18 heures : réunion publique au centre commercial Les Velins pour discuter de la propreté du secteur (avenue Viviani).

Jeudi 30 mai ● 8 h 45 : visite du centre de tri de Saint-Fons (sur inscription) ● 10 heures -12 heures : opération marché propre et inauguration

de panneaux d’information concernant les bonnes pratiques des usagers. ● 13 h 30-16 heures : démonstration d’engins de la propreté, destinée à des écoliers (parking Bourdarias). ● 14 heures-16 heures : porte à porte interbailleurs pour sensibiliser les habitants au tri et à la propreté (Léo-Lagrange/Monmousseau). ● 14 h 30-16 heures : forum Paroles d’enfants (hôtel de ville). ● 16 heures -18 heures : sensibilisation à la propreté par les “Messagers de la propreté” (gare de Vénissieux). ● 17 heures -19 heures : intervention d’Art&développement : sensibilisation au jardinage, compost, fabrication d’instruments de musique (jardin de la Darnaise). ● 18 heures -20 heures : conseil citoyen du développement humain durable sur les métiers de la propreté (hôtel de ville).

Vendredi 31 mai ●8 ●8 ●9

h 30 : nettoyage de printemps du quartier Darnaise h 30 : visite de la plateforme de compostage de Ternay (sur inscription) heures : porte à porte interbailleurs sur le tri des déchets, des encombrants et la propreté (Komarov/Martyrs-de-la-Résistance/Couloud). ● 14 heures : inauguration de Target Gum, des cibles pour éviter que les chewing-gums soient jetés par terre, réalisées par les élèves du lycée Hélène-Boucher. ● 18 heures -20 heures : soirée de clôture avec remise des prix du concours photo, vidéo et bilan de la semaine (hôtel de ville).

Animations et événements sont annoncés dans vingt lieux de la ville

“Dès que l’on s’organise collectivement, que l’on mutualise les efforts, de nettes améliorations sont visibles.” Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge de l’environnement et du cadre de vie


Mercredi 15 mai 2013 - n° 535 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

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Un nouveau groupe scolaire pour le centre-ville

L

treize en ĂŠlĂŠmentaire. “DĂŠjĂ aujourd’hui le Centre et Gabriel-PĂŠri sont confrontĂŠs Ă  une situation très tendue, prĂŠcisait l’adjoint. Et Charles-Perrault sera bientĂ´t dans la mĂŞme situation. Cette prospective scolaire se fonde sur l’augmentation prĂŠvisible du nombre d’Êlèves comptetenu des futurs logements (en particulier sur l’Îlot Romain-Rolland), des seuils d’ouverture et de fermeture de classe, et des naissances Ă  venir dans les familles habitant ce pĂŠrimètre.â€? La nouvelle ĂŠcole sera construite sur un terrain de 6 500 m2 appartenant au Grand Lyon, Ă  l’angle des rues Gaspard-Picard et RomainRolland. Le montant estimatif des

La rĂŠsidence intergĂŠnĂŠrationnelle La Roseraie prend forme

travaux (hors foncier) s’Êlève Ă 12,5 millions d’euros. Le conseil municipal du 13 mai a d’ailleurs autorisĂŠ ce programme de construction. La fin de chantier est prĂŠvue pour dĂŠcembre 2016. Outre les six classes, l’Êcole maternelle sera composĂŠe d’une BCD, d’une salle polyvalente arts plastiques, de couchettes, de salles destinĂŠes aux enseignants et d’un bureau pour la direction. L’ÊlĂŠmentaire aura ĂŠgalement une BCD et plusieurs salles d’activitĂŠs. Un espace de restauration et un selfservice accueilleront respectivement les ĂŠlèves de maternelle et d’ÊlĂŠmentaire. “Nous tenons Ă  mutualiser au maximum les locaux pour le pĂŠriscolaire comme cela se fait dĂŠjĂ  dans d’autres ĂŠcolesâ€?, ajoutait Christian Falconnet. Quant au groupe scolaire “historiqueâ€? du Centre, il s’agrandit sans attendre avec une extension le long du boulevard Laurent-GĂŠrin. Quatre classes supplĂŠmentaires et un self-service vont ĂŞtre construits pour un coĂťt de 2,5 millions d’euros. Ces travaux devraient ĂŞtre terminĂŠs en septembre 2014.

Quid du stationnement?

Seniors et Êtudiants côte à côte Il ne reste plus grand-chose de l’ancienne clinique La Roseraie. Le dÊsamiantage se termine et, de la rue, on comprend que l’intÊrieur des locaux est en pleine dÊmolition pour être restructurÊ. Fruit d’un partenariat entre la MutualitÊ française et OdeliA, la rÊsidence intergÊnÊrationnelle La Roseraie associera logements Êtudiants et rÊsidence pour les seniors. Des services seront proposÊs. Le bâtiment accueillera Êgalement le siège d’OdeliA, organisme d’Êconomie solidaire. DÊmarrÊe à la mi-fÊvrier, la restructuration de La Roseraie va donc bon train. À proximitÊ de l’EHPAD La Solidage (Établissement d’hÊbergement pour personnes âgÊes dÊpendantes), les bâtiments sont à deux pas du groupe hospitalier mutualiste Les Portes du Sud‌ et du terminus du tram. Des lieux que les VÊnissians connaissent bien pour avoir ÊtÊ des centaines de milliers à les frÊquenter en tant que clinique ! Concept original, la rÊsidence intergÊnÊrationnelle La Roseraie associera une rÊsidence Êtudiante de 55 logements et une rÊsidence avec services de 104 appartements -studio, T1 bis et T2- conçue pour les seniors (là oÚ Êtaient situÊs autrefois les urgences, le laboratoire et la radiologie). Dix-neuf appartements meublÊs et ÊquipÊs pourront Êgalement accueillir des seniors pour une durÊe variable. Quant au siège d’OdÊliA, il occupera le bâtiment indÊpendant, à l’ouest du site. Sur son site internet, OdeliA explique que les rÊsidants âgÊs auront le choix entre deux formules :

le forfait LibertĂŠ, avec prestations Ă la carte, ou le forfait SĂŠrĂŠnitĂŠ garantissant accompagnement soutenu avec animations et pension complète (la cuisine sera faite sur place). La rĂŠsidence ĂŠtudiante, dotĂŠe d’une entrĂŠe spĂŠcifique, s’installera dans le bâtiment le plus grand. Les appartements, meublĂŠs, seront regroupĂŠs afin de garder une vie autonome des jeunes, qui auront Ă  leur disposition foyer et salle d’Êtudes. Des espaces collectifs seront proposĂŠs : salle de restauration (demipension ou pension complète pour les seniors, ou encore repas Ă  la carte pour tous), salons, salle d’animation et espace dit “wellnessâ€? (gymnastique douce), sans oublier les terrasses extĂŠrieures. Outre une prestation de blanchisserie, une laverie sera Ă  la disposition des rĂŠsidants. Autant de lieux oĂš l’on pourra se retrouver, y compris autour d’activitĂŠs diverses. Car favoriser le lien social est bien le but d’OdĂŠliA. CĂ´tĂŠ prestations, citons assistance, aide personnalisĂŠe, petit bricolage, etc. Jean-Paul Delhaye, prĂŠsidentfondateur du mouvement OdeliA et directeur du DĂŠveloppement, prĂŠcisait voici quelques mois Ă  “Expressionsâ€? que le Groupe em2c, promoteur-constructeur-amĂŠnageur, s’Êtait positionnĂŠ pour rĂŠhabiliter le site. “Nous avons demandĂŠ Ă  garder les bâtiments existants. Nous voulons ĂŠgalement maintenir le cĂ´tĂŠ “socialâ€? de l’ancien ĂŠtablissement hospitalier. Une fois l’opĂŠration terminĂŠe, la MutualitĂŠ et nous-mĂŞmes en serons les gestionnaires.â€? RecontactĂŠ rĂŠcemment, le prĂŠsident se fĂŠlicitait de l’avancĂŠe des travaux. 

Quelques riverains et parents d’Êlèves se sont inquiĂŠtĂŠs de possibles difficultĂŠs de stationnement : “C’est dĂŠjĂ très difficile de se garer dans ce pĂŠrimètre. Avez-vous pensĂŠ aux jours de marchĂŠ le mercredi ? D’autant qu’avec les nouveaux rythmes scolaires, les enfants seront ĂŠgalement scolarisĂŠs ce jour-lĂ .â€? Sylvain Galdeano, directeur du service municipal de l’Urbanisme, rĂŠpondait qu’une ĂŠtude ĂŠtait

Le dÊveloppement du centre-ville du côtÊ de Romain-Rolland impose la crÊation d’un nouvel Êtablissement sur ce terrain du Grand Lyon

actuellement en cours sur le stationnement. Pierre-Alain Millet, adjoint Ă l’environnement, mettait en garde contre la tentation de recourir Ă  de nouveaux parkings : “Si on met des places de stationnement partout, ça ne fonctionne pas. Il y a toujours la solution des parcmètres, mais Ă  VĂŠnissieux nous y sommes opposĂŠs.â€? Dans la discussion, un ĂŠventuel prolongement de la rue RomainRolland jusqu’à l’avenue d’Oschatz ĂŠtait ĂŠgalement ĂŠvoquĂŠ. “Que vont devenir les jardins, interrogeait Maurice Iacovella, conseiller municipal d’opposition “sans ĂŠtiquetteâ€?. Et combien y aura-t-il de voies ?â€?

Une riveraine s’Êtonnait que l’Êquipe municipale n’ait pas choisi d’installer le groupe scolaire Ă la place de l’actuel lycĂŠe Jacques-Brel, “puisqu’il va ĂŞtre dĂŠmoliâ€?. “Nous devrions accueillir sur ce site la Fabrique OpĂŠra de Lyon, prĂŠcisait Henri Thivillier, adjoint en charge de l’urbanisme. C’est un projet très important, Ă  plus longue ĂŠchĂŠance. Or nous ne pouvons pas attendre pour construire cette ĂŠcole: nous sommes obligĂŠs de lancer les dĂŠmarches immĂŠdiatement. Mais rassurez-vous, tout ce que l’on dit aujourd’hui va nourrir notre travail. La question du stationnement en fera bien entendu partie.â€?  MICHĂˆLE FEUILLET

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e conseil de quartier du Centre a organisĂŠ le 7 mai dernier, Ă la salle AlbertRivat, une rĂŠunion publique de prĂŠsentation du futur groupe scolaire du centre-ville. Une quarantaine de personnes y assistait. Christian Falconnet, adjoint au maire dĂŠlĂŠguĂŠ Ă  l’Êducation, a d’emblĂŠe rappelĂŠ le contexte qui rend indispensable ce chantier : “Sur le pĂŠrimètre qui comprend le groupe scolaire historique du Centre, ainsi que ceux de Gabriel-PĂŠri et Charles-Perrault, nous estimons que nous devrons scolariser 436 ĂŠlèves supplĂŠmentaires entre 2013 et 2020.â€? Ce qui reprĂŠsente 19 classes : six en maternelle et

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INVESTISSEMENT - À l’angle des rues Gaspard-Picard et Romain-Rolland, un groupe scolaire supplÊmentaire accueillera en 2016 plus de quatre cents Êlèves rÊpartis en dix-neuf classes. D’ici là , l’Êcole du boulevard Laurent-GÊrin va s’agrandir.


ACTUALITÉS

Mercredi 15 mai 2013 - n° 535 - www.expressions-venissieux.fr

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Le groupe Carso inaugurera le parc d’activités du Couloud CONSEIL MUNICIPAL - Les élus ont autorisé lundi le groupe Carso, l’un des leaders français de la prestation analytique, à engager les démarches en vue de son installation sur le parc d’activités économiques du Couloud. 550 salariés sont attendus. uelque 1 600 collaborateurs, des implantations dans le monde entier, un chiffre d’affaires annuel de 130 millions d’euros, une centaine de recrutements par an : le groupe Carso est assurément une très belle “prise” pour la Ville de Vénissieux. Spécialiste des prestations analytiques (contrôles de la qualité de l’eau et de l’environnement, tests de sécurité alimentaire, analyses cosmétiques et pharmaceutiques…), Carso est actuellement implanté sur plusieurs sites dans l’agglomération lyonnaise. Il va tous les rassembler à Vénissieux, dans deux bâtiments qui occuperont 10 000 m2, soit près du tiers de la surface globale du parc d’activités du Couloud situé au sud de la Zone franche urbaine (ZFU) des Minguettes, à proximité du groupe hospitalier mutualiste. Depuis son lancement à la fin des années deux mille — au pire moment puisque cela coïncidait avec le déclenchement de la crise économique et financière — ce parc à vocation médicale n’était pas parvenu à attirer la moindre entreprise. “C’est une très bonne nouvelle”, s’est félicité le maire, après que le conseil municipal eut approuvé lundi, à l’unanimité, l’autorisation donnée au groupe Carso d’engager les démarches nécessaires à son implantation. “Fin 2014-début 2015, 550 salariés seront rassemblés à Vénissieux. Dans les prochaines années, l’objectif d’atteindre 700 salariés paraît envisageable par la direction, a précisé Michèle Picard. Il y aura des opportunités à saisir en termes d’emplois qualifiés bac + 2, de stages formateurs, de passerelles entre le monde professionnel, l’univers médical et les jeunes générations. (…) Cette arrivée ouvre aussi un débat que je crois légitime dans la troisième ville du département : la présence logique à terme d’un 3e cycle universitaire à Vénissieux.”

PHOTO RAPHAËL BERT

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À proximité du pôle hospitalier, les terrains du parc d’activités du Couloud s’étendent sur quatre hectares

Le groupe socialiste, par la voix de Jeff Ariagno, y voit pour sa part “l’opportunité de créer au sein du futur lycée Jacques-Brel une filière d’excellence. Ainsi des Vénissians seraient formés sur place, bénéficieraient des savoir-faire et des techniques de l’entreprise et apporteraient à leur tour leur vision et leurs compétences. Ce serait un vrai projet gagnant-gagnant.” Pour le groupe des élus communistes et apparentés, Henri Thivillier a salué “les efforts des différents services de la Ville et l’engagement personnel du maire” pour convaincre Carso de faire le choix vénissian. Le deuxième gros dossier de la séance du 13 mai portait sur la construction d’un groupe scolaire supplémentaire au centre-ville (lire notre article ci-contre, en page 4). Là aussi l’unanimité a prévalu. L’élu d’opposition Maurice Iacovella (Rassemblement des Vénissians), toujours prompt à intervenir sur la question des effectifs scolaires, s’est

néanmoins inquiété de la date de livraison des bâtiments, prévue en 2016 : “Comment pensez-vous faire face aux besoins des trois ou quatre prochaines années ?” Christian Falconnet, adjoint en charge de l’Éducation (PCF), l’a assuré que “les effectifs pourront être absorbés jusquelà”. Thierry Vignaud (MRC) s’est également dit préoccupé des projections démographiques, évaluant à 71 000 le nombre de Vénissians en 2018. Le maire s’est inscrit en faux contre cette prévision : “10 000 habitants supplémentaires en quatre ans… il n’en est pas question !”

La Sacoviv au centre des débats Curieusement, c’est un rapport purement administratif concernant le transfert de propriété de la résidence pour personnes âgées HenriRaynaud de la Sacoviv à la Ville qui aura suscité les débats les plus vifs. Ce transfert était prévu par une

convention datant de… 1967. Mais tout ce qui touche à la Sacoviv depuis plusieurs mois est sujet à polémiques. Entre le malaise exprimé par certains salariés, le rapport critique de la Miilos (Mission interministérielle d’inspection du logement social) ou plus récemment les inquiétudes exprimées par les locataires du Monery à la suite d’une série d’incendies criminels — locataires qui étaient du reste présents à l’ouverture de la séance pour demander une entrevue au maire — la Société anonyme de construction de la Ville de Vénissieux se trouve aujourd’hui placée au cœur du “jeu” politique local, dans la perspective évidemment des municipales de 2014. L’élu divers droite Christophe Girard, en particulier, en a fait son cheval de bataille. Lundi, il n’a pas manqué de pointer une nouvelle fois “les dysfonctionnements dans le management et la gestion de la Sacoviv”, attaquant même personnellement Michèle Picard pour ce qu’il estime

être son “légendaire mépris de la personne humaine”. Laquelle en retour a accusé l’élu ex-villiériste de “mauvaise foi”. Elle précisait que les locataires reçus avant l’ouverture du conseil étaient venus demander deux choses : “une entrevue avec le maire, mais aussi l’arrêt de la récupération politique.” “Le problème de fond au Monery relève de la sécurité, ajoutait Michèle Picard. C’est d’abord la responsabilité de la police. Je veux bien porter beaucoup de sacs à dos mais pas celui-là. Arrêtons de confondre les rôles. Cela dit, je recevrai bientôt cette délégation de locataires.” Évelyne Ébersviller, adjointe aux finances (PCF), par ailleurs présidente de la Sacoviv, n’a pas caché “des difficultés comme en connaissent tous les autres bailleurs”, mais a également réaffirmé la volonté de la Sacoviv de “demeurer un acteur majeur du logement social à Vénissieux”. À noter également l’intervention de Samia Hamdiken-Ledésert, qui s’est désolidarisée de son groupe socialiste en refusant de prendre part au vote, au motif que “le transfert de propriété de la résidence Henri-Raynaud risque de fragiliser encore davantage la Sacoviv”. Un autre socialiste, Mokrane Kessi, s’est abstenu. Tout comme Maurice Iacovella et Christophe Girard dans l’opposition. Enfin Saliha Mertani (Vénissieux Respect d’avenir) a voté contre car “la charge des élus quant à la gestion de la commune est assez grande sans qu’il faille rajouter celle de bailleurs d’un foyer-logement”.  GILLES LULLA

En marge du conseil

Retour sur le suicide d’une taire aide à comprendre dans quelle Mazuir pour le Réseau puis du d’accompagnement social et de prévention des risques, Michèle Picard septuagénaire - Drame de la spirale tragique elle s’était enfer- maire, Michèle Picard.

En préambule de cette séance, le maire a évoqué le drame qui a entraîné la mort de deux femmes et d’un garçonnet dans la nuit du 12 au 13 mai dans un squat de Roms du 8e arrondissement de Lyon. Comme depuis de nombreuses années, Michèle Picard a renouvelé sa demande d’“une table ronde sous l’égide du préfet, avec l’ensemble des partenaires concernés, pour trouver enfin une solution digne et pérenne”.

solitude, a répété le préfet dans les jours qui ont suivi le décès de la dame de 72 ans qui a préféré se donner la mort plutôt que d’ouvrir sa porte à l’huissier venu l’expulser le 25 avril de son logement, au Moulin-à-Vent. Il notait aussi les délais accordés à la septuagénaire : sa propriétaire lui avait donné congé depuis décembre 2010 et lui-même avait accordé le concours de la force publique le 14 février 2013 après plusieurs offres de substitution refusées et plusieurs convocations restées sans réponse. La dame aurait-elle fait preuve de mauvaise volonté ? Pourquoi avait-elle refusé de déménager ? L’explication vient d’une voisine (“Libération” du 2 mai) : “La propriétaire lui avait proposé un T1 mais il était plus petit et plus cher que son T2.” Et pourquoi ne répondait-elle pas aux convocations ? Le portrait que deux voisines tracent de la loca-

À l’issue du conseil, le socialiste Lotfi Ben Khelifa a fait lecture d’une déclaration dénonçant les actions de l’extrême droite dans l’agglomération, à la suite des agressions dont ont été victimes à quelques mois d’intervalle les fédérations du PCF et du PS. “Sous couvert de combat politique, ces gens défendent des idées simplistes et dangereuses, a souligné l’élu. Se réclamer des idéologies d’extrême droite n’est pas répréhensible, mais leurs actions violentes relèvent du droit commun et il est grand temps que l’ordre public soit rétabli.” Marie-Christine Seemann pour Lutte Ouvrière, Jean-Maurice Gautin pour le PCF et Idir Boumertit pour le Parti de gauche ont soutenu cette déclaration. Ainsi que Maurice Iacovella qui s’est dit favorable à une dissolution des groupes extrémistes. 

Plutôt mourir qu’être expulsée mée : c’était une personne fragile, handicapée, malvoyante, qui ne sortait quasiment pas de chez elle… Au point qu’une requête pour sa mise sous tutelle avait été déposée par le Conseil général qui, rappelons-le, a la compétence en matière d’aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Était-il concevable, dans ces conditions, d’envoyer à la septuagénaire huissier, serrurier et policiers ? Non, ont répondu la centaine de personnes venues le 30 avril à un rassemblement en mémoire de la disparue, organisé par le PCF, le Parti de gauche/Front de gauche, Lutte ouvrière, le MRC, l’union locale CGT, le Secours populaire ainsi que le Réseau d’alerte et de solidarité des Vénissians. Une minute de silence a été observée, avant les prises de parole de Serge Truscello au nom des organisateurs, de Guy Fischer, sénateur, d’André

“Chaque année, rappelait-elle, les arrêtés que je prends interdisant les saisies et les expulsions locatives sur le territoire de Vénissieux sont suspendus par décision de justice, à la demande du préfet.” Il leur oppose trois arguments : absence de trouble à l’ordre public et d’atteinte à la dignité humaine, non-compétence du maire au regard de ses pouvoirs de police. Mais dans cette affaire, rétorquait Michèle Picard, “l’atteinte à la dignité humaine s’est trouvée à son paroxysme et les seuils de l’inacceptable aussi.” Quant aux pouvoirs de police : “À votre avis, qui a-t-on appelé en premier quand ce suicide a été découvert, sinon le maire ?” Réclamant d’être avertie en amont des décisions d’expulsion (concernant ce cas, les services municipaux n’avaient été informés que le 14 février), comme des coupures ou réductions d’énergies, afin de mettre en œuvre au plus tôt des mesures

annonçait son intention de continuer à prendre de tels arrêtés qualifiés “d’actes de résistance”. Une lettre ouverte a également été adressée à Mme Duflot, ministre du Logement, pour réclamer un moratoire sur les saisies expulsions et l’adoption d’une loi mettant fin aux expulsions sans solution réelle de relogement. “Le gouvernement a trouvé 20 milliards pour les patrons, assurait pour sa part Guy Fischer, on peut en trouver au moins autant pour faire vivre les droits fondamentaux de nos concitoyens pour l’emploi, l’éducation, la santé, le logement…” Rappelons que le maire a déposé plainte auprès du procureur de la République pour non-assistance à personne en danger et atteinte à la dignité humaine. Le parquet du Rhône a pour sa part ouvert une procédure pour déterminer les causes de la mort de la vieille dame.  S.C.


FÊTE ANNUELLE D’ANTIROUILLE L’association Antirouille organise sa fête annuelle le 18 mai, à partir de 14 h 30 au 47, boulevard du Docteur-Coblod. Au programme : spectacle de danse, théâtre par les enfants d’Antirouille, démonstration de l’EPJ Léo-Lagrange, jeux d’adresse, exposition-vente d’articles en bois réalisés par l’atelier bois de l’association… Entrée libre.

FÊTE AUX MARRONNIERS VENDREDI 24 MAI L’Amicale CNL des locataires des Marronniers (rue Noblemaire) organise une grande fête le 24 mai à partir de 17 h 30. Animations pour les enfants, pêche à la ligne… Et un grand concours de pétanque. Inscriptions dès 17 heures (15 euros la doublette). Toutes les doublettes seront primées. Nombreux lots : tablette numérique, lecteur DVD, plancha, blender, etc. Buffet et buvette sont prévus.

L’art de passer la fête en familles

FÊTE DE QUARTIER DU CENTRE

Jules-Guesde/Parilly - Les organisateurs* de la fête des quartiers Jules-Guesde et Parilly sont passés par tous les états d’inquiétude, le samedi 4 mai, en préparant barnums, stands, tribune et structures gonflables… C’est que le temps était plus que maussade. Heureusement, en début d’après-midi, à mesure que les éclaircies s’affichaient, l’affluence a grossi. Et les animations se sont succédé dans la bonne humeur. “Je suis vraiment fière du travail de l’EPJ que dirige Mourad Chalal, souligne Saliha Prudhomme-Latour, la présidente du conseil de quartier Jules-Guesde. Autour des Monkey D Crew, les adhérents n’ont pas ménagé

LE 24 MAI, VIENS VOIR LES MUSICIENS

leurs efforts pour préparer leur prestation de hip-hop, assurer les passages sur le mur d’escalade ou proposer un tournoi de foot sur le terrain multisport qui a fait le plein de joueurs.” Outre ces animations destinées aux ados, les structures gonflables ont attiré une foule d’enfants. On a compté beaucoup de monde sur les stands de maquillage et même vers la mini-ludothèque axée sur les jeux en bois. L’incontournable promenade en calèche sur le terrain sportif de l’entreprise Bosch a fait son effet. Autre temps fort : les standards de la chanson française revisités par “Chantons en famille”, un best of des indémodables succès de Jacques

DANS LA VALLÉE DU HAUT-BRÉDA L’Amicale laïque du Centre (section Retrouvailles) organise le 9 juin une journée à la montagne dans la vallée du Haut-Bréda. Au programme : visite du Fort Barraux et des forges et moulins de Pinsot. Départ à 7 h 45. Retour à Vénissieux en fin de journée. Le tarif est de 50 euros pour les adhérents et de 60 euros pour les extérieurs. Il comprend le transport en bus, les visites guidées et le déjeuner. Inscriptions avant le 29 mai. Contact : Mme Gauchon au 04 72 51 35 41.

LOISIRS ET SOLIDARITÉ DES RETRAITÉS

Il y en a eu pour tous les âges, à la fête de quartier Parilly/Jules-Guesde

Code de bonne conduite pour les seniors Office municipal des retraités Ils ont 60 ans ou plus et ont décidé de se replonger dans le code de la route. Grâce à l’OMR, une vingtaine de retraités vénissians ont pu tester leurs connaissances lors de deux séances organisées les 6 et 13 mai, à la salle Jeanne-Labourbe de Parilly, par l’association Agiroute. Après plus de 40 ans de conduite, ce genre de remise à niveau est loin d’être inutile. Pour mettre immédiatement les conducteurs expérimentés dans l’ambiance, l’animateur d’Agiroute, Jean-Paul Guillemot, avait apporté un code de la route de 1936 : “Regardez il n’y a que 26 pages, maintenant les jeunes en apprennent plus de 200, autant dire qu’il y a certainement quelques panneaux qui vous ont échappé.”

Mais plus que la réglementation, c’est l’évolution des modes de conduite dans un trafic toujours plus dense qui semble perturber les seniors. Tous sont d’accord pour dire que les carrefours giratoires et les entrées d’autoroutes sont sources d’angoisse. “Je ne sais jamais où me placer”, confie une dame qui est longtemps restée sans conduire. Chacun y va de son anecdote. Mais les élèves sont plutôt du genre studieux et ne manquent pas de prendre des notes. “L’objectif de ces séances est d’amener les conducteurs à se poser les bonnes questions et à déterminer s’ils peuvent prendre le volant en toute sécurité, pour eux et pour les autres, indique Jérôme Dupeuble, directeur de l’OMR. Mais j’observe que les femmes se remettent beaucoup plus en question que les hommes.” 

Mardi 21 mai, LSR propose de venir déguster sa paella, suivie d’une après-midi dansante. Du 3 au 7 juin, est programmé un voyage sur la Riviera italienne. L’association offre aussi des rendez-vous hebdomadaires tels que randonnée le mercredi au parc de Parilly, ou encore scrapbooking le vendredi. LSR : 8, boulevard LaurentGérin à Vénissieux. Tél. : 04 72 21 82 37.

Le vendredi 24 mai, entre 17 h 30 et 20 h 30, les habitants sont invités à la première fête du Centre, qui se déroulera place Léon-Sublet. On ne sera pas le 8 décembre, mais cela y ressemblera un peu puisque, pour l’occasion, la circulation et le stationnement seront restreints dans le secteur. Le programme concocté par le conseil de quartier et ses partenaires est alléchant : démonstrations d’escrime (Vénissieux escrime), de karaté (Sen no sen) et de zumba (association Femmes en action), jeux et structures gonflables avec la Maison de l’enfance du Centre, promenades en calèche… Sans oublier les karts à pédales et tombola des commerçants de Plein centre. Le Centre associatif Boris-Vian aura un stand, le Secours populaire et l’association Mehla tiendront une buvette. Le clou de la soirée sera l’arrivée, prévue à 19 h 30, du défilé de l’école de musique. En effet, pour marquer en gaieté l’anniversaire de Jean-Wiener, plusieurs centaines de personnes (musiciens, élèves, profs, parents…) rallieront en fanfare l’avenue Aristide-Bruant et la place Sublet, où se trouve le bâtiment qu’occupait autrefois l’école. Une heure de musique en tous genres nous est ensuite promise. Vous avez envie de vous joindre aux musiciens ? Vous voulez en savoir plus sur le défilé ? Voyez dans ce même journal, page 11, l’article “Festival Arts d’écho et fiesta cubana”.

* La ville, les conseils de quartier Parilly (Thierry Vignaud) et Jules-Guesde (Saliha Prudhomme-Latour), l’EPJ Parilly/JulesGuesde, le centre social de Parilly et la Maison de l’enfance Jules-Guesde, les associations Environnement BonnevayParilly, Les Épines de la rue BonnetPernet, Volacalo, Bizarre !

Pour la cinquième année, ce sera la fête samedi 25 mai dans le parc des Minguettes. Les trois conseils de quartier et leurs partenaires s’activent pour que cette manifestation interculturelle et intergénérationnelle soit un succès. Dès 14 heures, le parc sera investi par une trentaine de stands d’animations. Un espace sera dédié aux parents et aux enfants de moins de 5 ans. Pour les 3-12 ans, structures gonflables, manège de poneys et pêche à la ligne… Pour les ados, des ateliers de basket, graff, beat box, calligraphie… À 18 heures, place aux artistes, avec des spectacles de danses et des concerts, proposés par les EPJ Darnaise et Léo-Lagrange.

Bien vivre sa grossesse et après… Forum - Aux Portes du Sud va se le massage ; la contraception ; la tenir le mardi 21 mai un forum sur le thème “Bien vivre sa grossesse, et après…”. Avec 1 800 accouchements réalisés chaque année, le Groupement hospitalier mutualiste est en effet un lieu privilégié pour rencontrer les futurs parents, leur proposer un accompagnement et les inciter à prendre toute leur place dans une démarche d’éducation pour la santé visant à vivre au mieux la grossesse et l’arrivée d’un enfant. Des espaces d’échanges seront proposés entre 10 heures et 17 heures sur les thèmes de l’alimentation, diabète gestationnel et activité physique; l’allaitement maternel ; le portage et

parentalité ; la santé environnementale ; la sexologie ; le sommeil ; le tabac ; les vaccinations. Cette journée, qui s’adresse aux futurs parents mais aussi aux jeunes parents ayant un enfant de moins d’un an, est organisée par la Mutualité française Rhône-Alpes en partenariat avec les mutuelles du groupe Istya, le Bus Info Santé, le Centre de planification et d’éducation familiale et la Protection maternelle et infantile du Rhône, le Service communal d’hygiène et de santé de la Ville de Vénissieux ainsi que le Comité départemental d’hygiène sociale. 

Pour des enfants bien portés

RÉSEAU DIALOGS Le réseau DIALOGS tient tous les 2e mardis du mois des réunions destinées aux personnes atteintes du diabète de type 2. La prochaine rencontre aura lieu le mardi 11 juin, entre 14 heures et 16 heures au centre hospitalier Les Portes du Sud (salle VIP). Elle servira à échanger trucs et astuces pour cuisiner. Inscription gratuite au 04 78 60 96 30. Pour en savoir plus sur le réseau, un site internet : www.dialogs.fr

Brel, Barbara ou Boby Lapointe, repris en chœur par les connaisseurs, dont certains membres de l’équipe municipale qui n’avaient pas vraiment besoin des paroles distribuées par les bénévoles, notamment la petite Elissa… “On a passé de bons moments simples et dans la bonne humeur” s’est réjoui cette mère de famille qui pouvait jeter un œil sur son ado de fils, lancé dans une partie de foot, et un autre sur sa toute petite fille qui ne se lassait pas de plonger dans la structure gonflable. 

MINGUETTES EN FÊTE LE 25 MAI

RENCONTRES INTERCULTURELLES LE 18 MAI L’association Oyenga Simy-Flo organise une journée de rencontres interculturelles, samedi 18 mai à la Maison des fêtes et des familles. Toute la journée : stands, ateliers et animations. Et à partir de 19 heures, place à la musique et à la danse. Ces rencontres sont organisées avec le soutien de la Ville et du centre associatif Boris-Vian. Entrée libre.

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Semaine européenne de la vaccination Séances exceptionnelles - Le Service communal d’hygiène et de santé (SCHS) en partenariat avec le Comité départemental d’hygiène sociale (CDHS) organise une séance exceptionnelle d’information et de vaccination publique gratuite ce mercredi 15 mai, de 14 heures à 18 heures, au centre de santé et de prévention du CDHS : 5, rue de la Paix à Vénissieux. Rappelons que la consultation médicale et les vaccins sont gratuits (diphtérie-tétanos-polio-coqueluche/rougeole-oreillons-rubéole). Se munir du carnet de vaccinations. Sur place, l’exposition “Planète vaccination” complétera votre information. Un médecin et une infirmière pourront répondre à vos questions. Par ailleurs, en remplacement des 1er et 8 mai, une séance de vaccination supplémentaire a lieu le mercredi 29 mai de 14 à 15 heures au CDHS. 

Bien-être - Delphine vient de créer l’association “Les Nouages du Cœur”. Cette jeune Vénissiane maman de trois enfants veut promouvoir le portage des bébés en écharpe. “J’ai décidé de l’adopter à la naissance de ma fille Maliha. Au-delà du portage, c’est un état d’esprit qui englobe tout ce qui est maternant : l’allaitement, les couches lavables… Pour mon fils aîné, je n’avais pas fait cela et je l’ai regretté.” Delphine fait alors des stages avec l’association “Porter son enfant tout un art” puis une formation, à l’issue de laquelle elle décroche un diplôme de monitrice. Son souhait aujourd’hui est de transmettre ce savoir-faire à d’autres mamans ou papas. Les cours qu’elle propose durent environ deux heures. “Le portage permet au bébé d’être bien calé sur une large assise, la colonne vertébrale parfaitement soutenue, il stimule tous ses sens et permet la découverte du monde extérieur en

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toute confiance”, souligne la jeune maman.  lesnouagesducoeur@hotmail.fr Tél. : 06 29 80 06 96


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Protocole d'accord signé, Veninov redémarre DEUX ANS PLUS TARD - L’usine de la rue Eugène-Maréchal a redémarré ce mardi 14 mai avec treize anciens de Veninov. Ils devraient être dix-sept prochainement, sur un total de vingt emplois prévus par le protocole d'accord. Une “demi-victoire”, estiment les militants cégétistes qui ont mené la lutte et qui espéraient de meilleures garanties de la part du groupe autrichien. ardi 14 mai, deux ans après la liquidation judiciaire, un an après le rachat par le groupe autrichien Windhager, l’activité a enfin redémarré rue Eugène-Maréchal. Treize anciens salariés de Veninov ont déjà signé un contrat de travail à temps partiel. Au final, vingt personnes doivent être embauchées, dont dix-sept “anciens”. “Nous allons lancer une nouvelle vague d’entretiens pour trouver les ex-salariés que nous devons encore engager, indique Éric Kurtz, directeur de Windhager France. Cela sera fait dans les prochains jours.” Une machine de confection, en provenance du site de Boekelo aux Pays-Bas, sera amenée avant l’été à Vénissieux. Dans un premier temps, les salariés seront employés à des tâches de confection, logistique et conditionnement. Après la forte tension des dernières semaines, liée notamment à l’interdiction formulée par Windhager aux Veninov de pénétrer dans les locaux syndicaux, un constat de redémarrage établissant les conditions de reprise de l’activité a été signé le 6 mai sous l’égide du préfet de Région, JeanFrançois Carenco. “Cette signature a été décidée à la majorité d’entre nous, indique Stéphane Navarro (CGT). Nous avons obtenu quelques garanties supplémentaires, comme le fait que

ment la mise en place d’un comité d’entreprise commun aux deux entités, doit être mise en débat au cours des deux prochaines années par le groupe autrichien. Lequel s’est par ailleurs engagé à mettre en place une machine d’impression numérique “d’ici décembre 2014, suivant l’évolution du carnet de commandes”. Les conditions de la participation de l’État à cet investissement restent à définir. Et, sur le volet emploi, à porter les embauches à trente équivalents temps plein en septembre 2014, et à 50 un an plus tard… toujours sous réserve que le carnet de commandes soit plein. PHOTO PRÉFECTURE DU RHÔNE

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Réunion du comité de soutien le 23 mai

Sans la ténacité des anciens salariés, Veninov ne redémarrerait pas aujourd’hui. Pourtant, Windhager n’a pas voulu des délégués CGT (ici, Catherine Chollier et Stéphane Navarro) dans la nouvelle entité

Windhager ne pourra pas embaucher de nouvelles personnes sur le site avant de passer tous les salariés à temps complet.” Le document indique en effet que “les transformations (des temps partiels en temps complets) seront prioritaires par

rapport aux nouveaux recrutements” et “auront lieu au fur et à mesure du développement de l’activité”. “Mais nous avons tout de même quelques regrets, reprend Stéphane Navarro. Nous aurions voulu par

exemple que le principe d’une Unité économique et sociale entre les deux sociétés installées sur le site de Vénissieux, Vénilia France et Veninov productions, soit décidé.” Cette collaboration juridique, qui permet notam-

Le Certa, 30 ans d’exception Formation et insertion - L’histoire du Certa, le Centre régional des techniques avancées, né en 1983 à l’initiative de la Ville de Vénissieux, d’universitaires et de militants syndicalistes, n’a pas été un long fleuve tranquille. Les remous ont été nombreux. Le naufrage plusieurs fois évité. En 1990, l’association est confrontée à un dépôt de bilan dont elle s’extirpe au terme d’un moratoire de cinq ans. Au mitan des années 2000, elle est gravement déstabilisée par l’ouverture à la concurrence des marchés publics de la formation. Et le personnel est quasiment divisé par deux. Mais en 2013 le Certa est toujours là, solide, avec une trentaine de salariés. Chaque année, 400 stagiaires y sont formés. Et environ 800 y suivent un accompagnement pour se réinsérer dans la vie active. Si les objectifs ont nettement évolué — à l’origine il s’agissait uniquement d’adapter la formation à la mutation industrielle et technologique — l’esprit des fondateurs est resté intact. “S’il fallait résumer cet esprit, je dirais que c’est la volonté d’offrir à tout un chacun, sans exclusion aucune, la possibilité de se former. Et pour les plus éloignés de l’emploi de remettre le pied à l’étrier, le tout avec le souci d’un accompagnement global de l’individu qui prend en compte ses problèmes personnels”, explique Marc Plotton, emblématique président de l’association, qui a récemment passé la main à Alain Mougniotte.

France. Le but annoncé est “de réorienter les formations vers les chômeurs et les salariés qui doivent affronter les mutations technologiques”. Voilà qui semble cependant parfaitement correspondre au Certa.  G.L.

Chaque année, plus de mille stagiaires suivent des formations au Certa

En 30 ans, le Certa a ainsi formé ou accompagné 25 000 personnes, dont la moitié au moins de Vénissians. “Ce n’est quand même pas une mince affaire, observe Marc Plotton. Dans le paysage de la formation aux métiers industriels, rares sont les associations qui affichent une telle longévité sans avoir renié le principe de la nonsélection. C’est tout sauf évident, dans un marché du travail qui s’est considérablement durci. Je crois pouvoir dire que nous sommes une exception.” Cette longévité, cette fidélité à l’esprit des fondateurs n’exclut pas de nécessaires évolutions. Sous l’impulsion de son nouveau directeur, Wilfrid Aubert, le Certa a élargi son champ de formation au secteur tertiaire. À la métallurgie, à la mécanique, à l’électrotechnique, à la main-

tenance des systèmes automatisés, sont venues s’ajouter des préparations aux métiers de vendeur conseil en magasin et gardien d’immeuble. Autre nouveauté: en septembre 2013, l’association va officiellement devenir une Unité de formation d’apprentis (UFA), elle proposera un CAP en alternance de conducteur d‘installation de production. Pour poursuivre sa singulière aventure, l’association vénissiane devra bientôt passer un nouvel écueil. Le président Hollande a en effet promis avant la fin de l’année une loi réformant la formation professionnelle, notamment par la mise en place d’un système de certification, de validation et d’évaluation destiné à “mettre un peu d’ordre” dans les 55 000 organismes recensés en

Le Certa fête son 30e anniversaire ce mercredi 15 mai. Quelque 600 invitations ont été lancées. La matinée sera consacrée à l’histoire de l’association, avec les témoignages de personnes qui ont joué un rôle important : André Gerin, Henri Jacot, Yves Bouchut, Marie-Paule Ziegler… Après une intervention du maire de Vénissieux, Michèle Picard, l’après-midi sera consacrée à l’avenir de la formation professionnelle et de l’accompagnement à l’insertion socioprofessionnelle. Table ronde et débat s’enchaîneront avec les interventions de Philippe Meirieu, viceprésident du Conseil régional, Gérard Brédy, président de l’UROFRA (union régionale des organismes de formation), Vincent Rivoire, représentant du patronat de la métallurgie, ou encore du sénateur Guy Fischer.

Pour les futures embauches, une priorité restera accordée aux anciens de Veninov. Ils étaient 87 à la fermeture de l’usine. Mais, concernant les délégués syndicaux de la CGT, le repreneur autrichien est resté inflexible : un seul d’entre eux sera titulaire d’un contrat de travail. Un coup dur pour ces militants qui ont mené au quotidien la lutte pour sauver le site pendant deux ans. Frédéric Vera, ancien délégué syndical CFDT, a quant à lui préféré décliner l’offre, ne se voyant pas “travailler dans ce groupe”. L’État s’est néanmoins engagé, “eu égard aux circonstances de l’affaire, à tout mettre en œuvre pour que les personnes non retenues ainsi que celles qui refuseraient le contrat de travail proposé par Windhager, se voient proposer des offres d’emploi sérieuses et réalistes dans les meilleurs délais.” Ce plan de reprise et son calendrier sont présentés ce mercredi 15 mai au liquidateur judiciaire, au cours d’une nouvelle audience au tribunal de commerce de Nanterre. Sauf retournement de situation, celui-ci devrait valider ce constat de redémarrage. Selon leurs engagements, les anciens salariés ont par ailleurs libéré le site, “pour permettre le redémarrage”. “On n’a pas perdu, mais on aurait pu mieux gagner”, résume Stéphane Navarro, un des syndicalistes restés sur la touche. Une “amère victoire”, selon les mots du député honoraire André Gerin, qui sera détaillée prochainement devant le comité de soutien aux Veninov, qui avait réuni plus de mille signatures. Une réunion est en effet organisée jeudi 23 mai à 11 h 30 dans la cour du gymnase du CRESS, située juste en face de l’usine (1, rue EugèneMaréchal).  GRÉGORY MORIS

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TROP DE LYCÉENS QUITTENT PRÉMATURÉMENT L’ÉC On estime à 140 000 le nombre de jeunes qui, en France, quittent le système scolaire sans diplôme ni qualification dès leurs 16 ans. À Sembat-Seguin, le proviseur a fait appel aux psychologues du CRESS de Vénissieux pour aider les enseignants à éviter ces décrochages. MICHÈLE FEUILLET- PHOTOS : RAPHAËL BERT

Objectif raccrochage es causes du décrochage sont multiples et propres à chaque jeune : une intériorisation de l’échec qui remonte parfois à l’école élémentaire, une souffrance scolaire qui s’aggrave au collège, une orientation subie. Vient un élément déclencheur et c’est le décrochage… que certains vivent d’ailleurs comme un soulagement. Mais pour les proviseurs des lycées, un élève qui décroche, c’est toujours un échec : pour l’élève lui-même mais aussi pour les équipes administrative et éducative de l’établissement. À la cité scolaire Sembat-Seguin, on a fait appel au CRESS de Vénissieux, le Centre de Recherche et d’Éducation Sport et Santé. “On a voulu mettre en évidence les difficultés des élèves, notamment de ceux qui sont en bac professionnel, et aider les enseignants à s’adapter, précise le proviseur, M. Castano. Car toutes les évaluations faites dans n’importe quel lycée en zone d’éducation prioritaire montrent qu’il existe un écart important entre ce que les enseignants attendent des élèves et les compétences dont ils disposent réellement.” C’est dans ce cadre qu’Amandine Lépine, doctorante en psychologie, a été chargée de mener une étude auprès des élèves de quatre secondes “bac professionnel” du lycée MarcSeguin : T.U. (technicien d’usinage), M.E.I. (maintenance des équipements industriels), S.E.N. (systèmes électroniques numériques) et E.E.E.C (électrotechnique, énergie, équipements communicants). Ce programme a été défini en deux parties : la première concernait la prise en charge des classes du LP, la seconde la prise en charge individuelle des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers. En parallèle, une étude semblable était menée au lycée d’enseignement général SaintJust à Lyon ; un lycée qui affiche un taux de réussite au bac supérieur à 95 %. Amandine Lépine explique : “Les entretiens se sont déroulés de manière individuelle dans les établissements : pendant les heures de cours à Marc-Seguin et en dehors des cours pour les élèves de Saint-Just. On a demandé aux lycéens de résoudre des épreuves cognitives. D’autres épreuves étaient relatives au jugement moral.”

L

Selon une étude récente, la grande majorité des décrocheurs se compte parmi les élèves de milieu populaire et plus précisément parmi les adolescents orientés dans une filière professionnelle qu’ils n’ont pas choisie

de vue que celui qu’il pouvait directement observer. Enfin, la troisième situation dite “de conservation du volume spatial” permettait entre autres d’identifier la capacité du lycéen à réaliser des opérations. Résultats ? Si, au lycée Saint-Just, les élèves n’ont pas montré de grande difficulté, il n’en est pas allé de même au LP Marc-Seguin : “Ces jeunes ne font pas preuve d’abstraction, constate la psychologue. Ils n’arrivent pas à généraliser les formules mathématiques apprises à des situations différentes de celles proposées en classe. Ils récitent et reproduisent les contenus scolaires sans les comprendre. Ils se situent dans une position d’échec où les obstacles paraissent insurmontables, ce qui engendre une baisse de l’estime de soi et de motivation. Cependant, on a constaté que certains élèves mettent en place des procédures de com“Quand un jeune se situe dans pensation qui leur permetune position d’échec, où les obstacles tent d’avoir des résultats paraissent insurmontables, plutôt satisfaisants.” cela engendre une baisse Quant aux épreuves de l’estime de soi et de motivation.” concernant le jugement Amandine Lépine, doctorante en psychologie - CRESS moral, leurs résultats Dans la première série de tests, s’avèrent aussi préoccupants. “On trois situations ont été proposées. La s’est rendu compte que ces jeunes ont première avait pour but d’identifier peu élaboré les notions de règle et de la manière dont chaque jeune inter- justice, ce qui les place dans une posirogé classait des données et les cri- tion d’hétéronomie, qui est l’inverse de tères selon lesquels il les ordonnait. l’autonomie. Pour eux, les règles ne L’autre situation, dite “de décentra- servent pas à la régulation entre indition”, visait à étudier la capacité du vidus : elles sont plutôt vécues comme jeune à se représenter un autre point coercitives, c’est-à-dire qu’elles relèvent

de la contrainte. Dès lors, on constate deux types de comportement différents : soit ils font preuve d’une soumission effective à l’autorité, soit ils adoptent des comportements de rébellion. Ces jeunes testent donc constamment le cadre imposé par l’institution scolaire afin d’éprouver sa solidité. Quant aux enseignants, ils font le maximum mais il faudrait que leurs compétences soient adaptées et que, dans le cadre de leur formation continue, ils puissent suivre des modules spécialisés. Il est important qu’ils posent un regard lucide sur les connaissances de chaque élève et qu’ils aient des outils pour évaluer leur niveau.” Anne et Jean-Luc, respectivement professeurs de français/anglais et de maintenance des équipements industriels, connaissent bien ces questions de décrochage. “En seconde Technicien d’usinage, beaucoup d’élèves ressentent leur filière comme non choisie. La plupart n’ont pas de projet. Résultat, sur les quinze scolarisés au départ, il en reste quatre. Alors qu’en S.E.N. (systèmes électroniques numériques), les élèves ont majoritairement choisi cette filière professionnelle. Ils ont été sélectionnés sur dossier et leur projet est davantage construit, avec des objectifs de parcours. Ils peuvent donc se projeter de manière positive, ce qui entraîne une plus forte motivation. Pour l’instant, aucun n’a décroché.” Pour ces enseignants, le passage du bac professionnel non plus en

deux ans mais en trois ans a été une énorme erreur. “On a manifesté contre… Nous regrettons vraiment la disparition du BEP, qui a été remplacé par une simple certification. Même si les élèves ne la réussissent pas, ils poursuivent en terminale et la plupart échouent au bac. Le CRESS nous a permis de comprendre les difficultés de ces élèves. Mais il faut dire aussi que beaucoup d’entre eux habitent les mêmes quartiers,

qu’ils ont toujours été en échec, qu’ils sont passés par trois ou quatre collèges… Pourtant, ils ont de grandes qualités humaines. Pour moi, ils ont besoin de bienveillance.” À la suite de cette étude du CRESS, des recommandations ont été faites aux enseignants pour rendre réaliste l’objectif d’obtention d’un diplôme professionnel avant la sortie de l’établissement : travail en groupe, entretiens individuels… 

SORTIE PRÉCOCE DU SYSTÈME SCOLAIRE

La France, 19e sur les 27 pays de l’UE Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, a publié en avril des indicateurs clés sur l’éducation, notamment sur les jeunes quittant prématurément le système d’éducation et de formation. Dans les 27 pays de l’UE, la part des jeunes de 18 à 24 ans possédant au mieux un niveau d’enseignement du premier cycle du secondaire et ne poursuivant ni études ni formation était en moyenne de 12,8 % en 2012. La France se place un peu mieux, avec 11,6 % (12,6 % en 2010). Mais pas de quoi se réjouir pour autant : la France de 2012 est proche de la queue du peloton puisqu’elle arrive en 19e position sur 27 pour son taux de sortie précoce de l’enseignement. Le pays le plus en avance dans cette lutte était la Slovénie (4 %) et le plus en retard, l’Espagne (24 %). Dans tous les pays (à l’exception de la Bulgarie), les hommes sont plus “décrocheurs” que les femmes. La moyenne générale est respectivement de 14,5 % et de 11 %. En France, elle est de 13,4 % chez les hommes et de 9,8 % chez les femmes. L’objectif que l’UE s’est fixé pour 2020 est de réduire en moyenne à 10 % cette proportion de jeunes sortant précocement du système d’éducation et de formation. En France, le taux de décrochage devra passer à 9,5 %.


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ENQUÊTE

COLE Lycée professionnel Hélène-Boucher : alerte, tutorat ou recours our Mmes Exbrayat et François, respectivement proviseure et proviseure adjointe du lycée professionnel Hélène-Boucher, le décrochage commence par des retards. “Nous voyons des élèves arriver à 9 heures, voire 10 heures du matin ou ne venir que l’après-midi. Toujours les mêmes. Si on les laisse dériver, cela peut devenir catastrophique.” Second repère, l’absence de motivation : “Dès la rentrée on voit bien quels sont les lycéens qui ne font rien, qui n’ont jamais leur matériel…” Ce sont surtout les élèves de CAP qui sont fragiles. “Nous avons plusieurs classes de CAP : employé de vente spécialisé, vente option alimentaire, cuisine, service hôtelier, restaurant, hygiène des locaux. Déjà au collège, certains n’allaient pas en cours régulièrement.” Pour remotiver ces élèves, le lycée s’est doté d’outils, à commencer par le soutien méthodologique : “Face à un élève qui ne sait pas s’organiser, qui est perdu à l’arrivée, on demande à un assistant pédagogique de l’aider, bien sûr en lien avec les enseignants de la classe.” Quand la situation est ou devient beaucoup plus difficile, l’équipe passe au second stade : celui de l’alerte. En début d’année, chaque enseignant reçoit un livret dans lequel se trouve une “fiche d’alerte”. Lorsqu’un élève est absent ou qu’il ne fait rien, l’enseignant remplit cette fiche, la transmet au professeur principal, coordinateur de l’équipe, qui la fait passer à la direction du lycée. Tous les lundis aprèsmidi, une cellule de veille réunit la proviseure ou son adjointe, la conseillère principale d’éducation, deux enseignants, l’infirmière et l’assistante sociale, qui se penchent sur ces situations difficiles. Si

P

besoin, un tutorat est proposé à l’élève concerné ; évidemment, ses parents en sont avertis. “Le tutorat est assuré par des enseignants volontaires qui ont suivi une formation spécifique au centre académique MichelDelay. Ce n’est jamais un enseignant de la classe qui intervient. Le tuteur va prendre en charge le lycéen sur son temps libre et lui fera travailler le programme scolaire.” L’enseignant et l’infirmière qui participent à la cellule de veille vont alors suivre très attentivement l’évolution de la situation. “On ne peut pas imposer le tutorat. Si l’élève est partant, ça fonctionne bien : nous en avons vu raccrocher et améliorer vraiment leur comportement, insiste Mme Exbrayat. Mais parfois ça ne marche pas, car les deux protagonistes ne se sont pas choisis”. Si les problèmes de comportement, d’absence de travail n’ont pas été enrayés, l’équipe d’Hélène-Boucher met en route un ultime dispositif,

celui dit “du recours”. Objectif : éviter que le jeune se retrouve sans solution à la fin de l’année scolaire. “Ce dispositif nous sert à préparer le projet de sortie de l’élève, en lien avec sa famille, que l’on reçoit. Concrètement, on l’aide à trouver un apprentissage avec un professeur référent, notre but étant de le mener vers un diplôme. Le recours ne peut durer qu’une année et l’élève doit s’engager. Il peut suivre des cours dans une autre classe que la sienne. “Quand nous avons tout essayé mais en vain, l’équipe le vit clairement comme un échec. Car nous souhaitons garder tous nos élèves. Quand on fait le point, c’est par le tutorat qu’on en récupère le plus. De toute façon il faut trouver des solutions car nous nous devons d’aider nos jeunes. Nous avons au lycée des enseignants très motivés, qui entendent les difficultés des ados et qui souhaitent les faire progresser en vue de leur future vie professionnelle.” 

Retards et absences sont les premiers signaux d’alerte

La troisième, la seconde, classes propices au décrochage l’occasion de la 5e journée du refus de l’échec scolaire qui a lieu chaque année en septembre, l’association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) a dévoilé les résultats d’une étude menée entre avril et juin 2012 sur les jeunes qui quittent prématurément l’école. 186 jeunes engagés dans un processus de raccrochage ont été interrogés.

À

32 % de ces jeunes ne sont plus allés en cours régulièrement durant la classe de seconde et 17 % en troisième. 25 % avaient 16 ans. C’est plus largement entre 15 et 17 ans qu’ils commencent à ne plus fréquenter l’école régulièrement.

La grande majorité des décrocheurs se compte parmi les élèves de milieu populaire et plus précisément parmi les adolescents orientés dans une filière professionnelle qu’ils n’avaient pas choisie. ●

des jeunes interrogés déclarent s’être sentis “angoissés”. 29 % sont plutôt “soulagés”, ce qui indique qu’ils étaient en état de souffrance scolaire. 28 % estiment que “cela n’a pas changé grand-chose”. 7 % se disent “tristes de quitter leurs copains”. 41 % des jeunes estiment n’avoir été soutenus “par personne” lorsqu’ils ont commencé à ne plus fréquenter leur établissement régulièrement. Pour ceux qui déclarent avoir reçu un soutien, il a été apporté principalement par la famille (49 %) et les copains (31 %) mais beaucoup moins par l’institution scolaire (10 %). Pourtant, selon l’AFEV, ces résultats ne pointent pas nécessairement l’absence d’intervention auprès de ces jeunes, qui ont pu ne pas identifier ces propositions de soutien, voire les rejeter tant le besoin de rupture est prononcé chez certains. ●

À la question : “En classe, pourquoi n’y arrivais-tu plus ?”, 92% des jeunes évoquent “le manque de motivation et d’intérêt”.

Au moment où ils prennent conscience qu’ils ne retourneront plus au collège ou au lycée, 36 % ●

Ces motifs sont liés aux difficultés de compréhension (15 %) et aux mauvais résultats scolaires (23 %). Les problèmes de comportement et le fait d’être puni sont cités par 27 % des jeunes. Une partie importante d’entre eux mentionne un problème personnel (37 %) qui peut être déclencheur dans un parcours déjà chaotique. ● Ce qui leur a le plus manqué dans leur scolarité ? 51 % citent la présence de quelqu’un qui les motive et leur donne confiance.

71 % des jeunes interrogés ont le sentiment d’avoir été mal conseillés au moment de faire leur choix d’orientation en 3e. ●

Pour 56 %, le principal motif de raccrochage est la prise de conscience de l’importance d’un diplôme pour construire un projet professionnel. ●

80 % des jeunes ayant répondu à ce questionnaire et qui, rappelons-le, sont en train de raccrocher, ont repris confiance en eux et estiment qu’ils réussiront à faire un métier qui leur plaira.

DIX ANS APRÈS

Le jour où Alexandre a quitté le lycée lexandre est technicien et papa d’un petit garçon. Il se souvient bien de cette année pendant laquelle le désir de ne plus aller en cours l’a envahi petit à petit. C’était il y a une dizaine d’années et il était en seconde générale. “Jusqu’en troisième, j’ai fait ma scolarité aux Minguettes. J’aimais l’école, les enseignants, mes copains. Seul problème, je chahutais. J’avais une chance incroyable : des facilités pour apprendre. Ça me permettait de passer en classe supérieure sans trop travailler, tout en ayant largement la moyenne. Je me souviens très bien de ces années collège qui, pour moi, ont été merveilleuses malgré quelques sanctions. “J’étais passionné par les langues et mes parents ont décidé de m’envoyer en seconde dans un lycée du centre de Lyon où est enseigné le chinois. Le jour de la rentrée, je me suis senti mal. Je perdais mes repères, mes amis. Je devais prendre le bus, il me fallait près d’une heure pour y aller. Au fil des semaines, j’ai perdu pied. Dans la classe, je ne faisais plus rire tout le monde. Certains visaient une première scientifique, moi je ne visais rien. Je ne travaillais pas. Comme si cette école que j’avais tant aimée au collège, à Vénissieux, me dégoûtait au lycée, à Lyon. Mes résultats ont été rapidement inquiétants. J’ai eu des mauvaises notes : je n’étais pas habitué. Le moral en a pris un coup. J’étais en classe, j’occupais un bureau mais j’étais ailleurs. Je n’avais jamais les bons cahiers. Les enseignants m’ont vite fait comprendre que je n’y arriverais pas.” Un jour, Alexandre prend la poudre d’escampette. Il passe la journée à se balader. “Quand je suis rentré, mes parents m’ont demandé des explications. J’ai promis de ne plus recommencer.” Le lendemain, il repart comme s’il allait en classe,

A

mais il n’y est jamais arrivé. Un jour, il craque, décide de rester à la maison : ses parents lui font suivre des cours à distance. “J’ai retapé ma seconde et j’ai fait ma première par correspondance. C’était difficile.” Il faudra deux ans pour qu’un déclic se fasse. “J’ai ressenti comme un manque. Du lycée, des copains, mais surtout des profs ! Quand j’ai évoqué l’idée de reprendre dans un lycée, mes parents m’ont laissé faire les démarches. J’en ai pris plein la figure parce qu’en plus, je ne voulais pas revenir à Vénissieux… comme si je voulais faire payer à mes parents de m’avoir envoyé à Lyon pour apprendre le chinois ! Un lycée d’Oullins m’a accueilli en terminale. Le directeur a passé un contrat avec moi : la porte de son bureau restait toujours ouverte et si je ressentais l’envie de m’en aller, je devais l’en avertir. Les profs ont été super. Ils m’ont aidé, encouragé. Il y en avait toujours un qui me convoquait pour me dire de ne pas perdre pied. Quelle joie de retrouver des enseignants ! Les notes leur importaient peu, me concernant. J’étais plus âgé que les autres élèves. J’avais vécu d’autres choses. J’ai réussi mon bac littéraire et je suis entré à l’université.” Dix ans plus tard, Alexandre a des regrets : “Je suis allé en fac de langues alors que j’aurais aimé être interprète… Si je n’avais pas perdu ces années, j’aurais pu être pris dans une école d’interprétariat à Genève ou à Paris, ce que je visais quand j’étais au collège. Même encore aujourd’hui, je ne peux pas expliquer pourquoi j’ai décroché. Je ne supportais plus l’école ni l’échec… Avec du recul, je crois que j’étais mal dans ma tête, dépressif peut-être. Personne n’a rien vu. À l’époque, certains enseignants étaient peu psychologues !”  PROPOS RECUEILLIS PAR M.F.


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CULTURE Heureusement !

Un nouvel espace Madeleine-Lambert

Festival de Cannes - Et c’est

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE

reparti pour une tournée des grands ducs sur la Croisette. Où se tient, du 15 au 26 mai, la soixante-sixième édition du festival de Cannes. Après une ouverture signée Baz Luhrmann (avec laquelle l’auteur de “Moulin Rouge” s’attaque à un remake de “Gatsby le magnifique”, Leonardo Di Caprio remplaçant Robert Redford), on retrouvera au générique du palais les frères Coen, Jim Jarmusch, Roman Polanski, Steven Soderbergh, Nicolas Winding Refn, James Gray, Asghar Farhadi, Abdellatif Kechiche, François Ozon, Takashi-

DU 15 AU 21 MAI “Gatsby le magnifique” de Baz Luhrmann, vf et vost, 3D, sortie nationale (Cannes 2013)  “Hannah Arendt” de Margarethe von Trotta, vost  “Komaneko le petit chat curieux” de Tsuneo Goda  “Sous surveillance” de Robert Redford, vf et vost  “Mud” de Jeff Nichols, vost  “Le labyrinthe de Pan” de Guillermo Del Toro, vost (festival Arts d’échos)  “La fleur de l’âge” de Nick Quinn  “Starship Troopers” de Paul Verhoeven, vost  “Iron Man 3” de Shane Black, vf, 2D et 3D  “Cheba Louisa” de Françoise Charpiat  “Enfance clandestine” de Benjamin Avila, vost

70e anniversaire de la création du CNR Le 23 mai à 20 heures, projection du film de G. Perret, “Les jours heureux”, suivie d’un débat. 

PHOTO CHRISTIAN DELVOYE



“Gatsby le magnifique” de Baz Luhrmann, vf et vost, 3D  “Tu seras un homme” de Benoît Cohen  “Epic : la bataille du royaume secret” de Chris Wedge, vf, 2D et 3D, sortie nationale  “Le passé” d’Asqhar Farhadi, Cannes 2013  “Trance” de Danny Boyle, vf  “La fleur de l’âge” de Nick Quinn  “Iron Man 3” de Shane Black, vf, 2D  “L’hypnotiseur” de Lasse Hallström, vost

dans son service d’une équipe de plasticiens aguerris. En dehors de sa ville, elle s’est également engagée dans les aventures de l’URDLA et de la MAPRA. En réunissant 25 artistes, en montrant leurs peintures, dessins, sculptures, photographies, estampes et installations, Jean-Charles Monot brosse le portrait d’une personne avisée, au goût sûr. “Une femme de rigueur, exigeante avec elle-même et avec les autres, résume-t-il. Une femme de combat aimant la vie, la bonne chère et l‘humour…”

La tournée des grands ducs

Renseignements : 04 78 70 40 47.



ARNO À VÉNISSIEUX COMME À OSTENDE

Marion Cotillard, ici au côté du directeur général du festival, Thierry Frémaux, revient avec “Blood Ties” et “The Immigrant”

Un vieux tourne-disque : posé dessus, là où tourne le vinyle, un gros poisson ; du couvercle sort une main. “Future Vintage”, le dernier album d’Arno (dont voici une description succincte de la pochette), est sorti il y a tout juste huit mois. Dans ses interviews, le chanteur explique qu’il enregistre des disques pour continuer à se produire sur scène. Il sera justement sur celle du Théâtre de Vénissieux ce 24 mai. On y entendra, il faut l’espérer, ses grands succès, de la reprise des “Filles du bord de mer”, à “Putain, putain” ou “Les yeux de ma mère”. On y découvrira également les nouveaux titres de “Future Vintage”. À Vénissieux comme à Ostende, Arno reste égal à lui-même et, tels les chevaux de la mer, ses mots déferlent et nous envahissent, nous éclaboussent et nous font terriblement du bien. Quand on pense à Arno, une image persiste, tirée du film “J’ai toujours rêvé d’être un gangster” : Arno et Bashung se retrouvent dans les toilettes d’un restoroute. Outre une certaine ressemblance physique, ces deux-là ont la même classe et un répertoire qu’ils pourraient se prêter.

Miike, Paolo Sorrentino, Alexander Payne, Arnaud Desplechin et quelques autres. Dont, hors compétition, Claude Lanzmann et Guillaume Canet. Autant dire que le jury présidé par Steven Spielberg et où siège également Nicole Kidman, aura fort à faire. Ajoutons que le cinéaste Éric Guirado (qui a vécu à Vénissieux alors qu’il était étudiant) fera partie d’un autre jury, celui de la Caméra d’or (qui récompense le meilleur premier film), présidé par Agnès Varda. Pour Un Certain Regard, Sofia Coppola ouvrira les réjouissances avec “The Bling Ring”. On y verra encore la première réalisation de l’actrice Valeria Golino et une adaptation du “Tandis que j’agonise” de Faulkner (“As I Lay Dying”) due à James Franco, plus connu pour ses rôles dans “SpiderMan” et “127 heures”. Le festival, c’est encore la Quinzaine des Réalisateurs avec, en clôture, un film de Yolande Moreau. Et la Semaine de la Critique qui s’ouvrira sur “Suzanne” de Katell Quillevéré, réalisatrice française louée par la critique en 2010 pour son “Poison violent”. Citons encore Cannes Classics, au cours duquel on rendra hommage à Kim Novak et Alain Delon. Plusieurs films sortiront au cinéma Gérard-Philipe au fur et à mesure de leur passage sur les écrans cannois, à commencer par “Gatsby le magnifique” en 3D (15 mai) et “Le passé (22 mai). D’autres suivront.  J.-C.L.

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Jusqu’au 6 juillet, on pourra donc voir les dessins de Louise Hornung, Jim Léon et René Munch, les estampes de Stéphane Braconnier, Max Schœndorff, Bram Van Velde et Mirjana Vodopija, les installations de Vlado Martek, Jean Reudet et Salim Toraubally, les peintures de Henri Castella, Irène Desvignes, Georges Manillier, Marie Pinoteau, Pierre Rault, Jean Reudet et René Roche, les photographies de JeanPaul Bajard, Danièle Cassenx, Rodrigue Glombard, Rajak Ohanian, Muriel Olesen et Gérald Minkoff et les sculptures d’Euan BurnetSmith et Geneviève Dumont. Vendredi 17 mai, l’Espace arts plastiques de la Maison du peuple prendra officiellement le nom d’Espace arts plastiques MadeleineLambert.  J.-C.L.

Inauguration de l’Espace arts plastiques Madeleine-Lambert le 17 mai à 18 h 30. Exposition “Madeleine Lambert et la Collection : 1970-2000, 30 ans d’acquisitions d’œuvres” du 18 mai au 6 juillet. Ouverture du mercredi au samedi, de 14 h 30 à 18 heures. Renseignements : 04 72 21 44 44 - 04 72 50 89 10.

PHOTO DANNY WILLEMS

spectateurs vénissians n’ont pas oublié le cinéaste Gilles Perret (notre photo) et ses deux films précédents : “Walter, retour en Résistance” et “De mémoire d’ouvriers”. Le jeune réalisateur revient à Gérard-Philipe ce 23 mai à 20 heures, invité par le cinéma, l’ANACR et le GRAC, pour présenter son nouveau documentaire, “Les jours heureux”. Lequel retrace la création du Conseil national de la Résistance et de son programme, avec des interviews, entre autres, de Stéphane Hessel, Raymond Aubrac et Daniel Cordier. Quand on connaît la justesse du travail du cinéaste et son engagement, on se doute de l’intérêt que va susciter un tel film. Pourtant, Perret a connu beaucoup de difficultés à mener à bien son projet, plusieurs chaînes de télé refusant de le soutenir. C’est grâce à une souscription que “Les jours heureux” peut être aujourd’hui diffusé. À l’occasion du 70e anniversaire de la création du CNR, la projection du film sera suivie d’un débat en présence d’Odile Chadebech (ANACR) et du réalisateur. 

CONCERT

PHOTO RENÉ MUNCH

Arts plastiques - Qu’ont en commun Georges Manillier, Bram Van Velde, Rajak Ohanian et Max Schœndorff ? Ils ont été exposés à Vénissieux grâce à Madeleine Lambert et ont eu des œuvres achetées par la Ville, faisant aujourd’hui partie d’une riche collection. Avec l’exposition qui s’ouvre à la Maison du peuple ce samedi 18 mai (vernissage le 17 mai à 18 h 30), Jean-Charles Monot, le directeur de l’Espace arts plastiques, a choisi de rendre hommage non pas à l’artiste (dont le travail connaît aujourd’hui quelques difficultés à être réuni, pour cause de succession) mais à la galeriste. Madeleine Lambert nous a quittés il y a déjà un an mais son regard sur l’art contemporain perdure. Trente ans d’acquisitions au sein d’une même ville, Vénissieux, entre 1970 et 2000, prouve l’acuité de cette passion. “L’ouverture de la création au plus grand nombre” : c’est ainsi que peut se résumer le passage de Madeleine au service municipal d’arts plastiques. Elle a organisé des expositions, s’est battue pour le 1 % artistique, a créé les ateliers municipaux d’arts plastiques qui prendront le nom d’Henri Matisse, a multiplié les interventions en milieu scolaire, les visites d’expositions, s’entourant

Cinéma et Résistance - Les

DU 22 AU 28 MAI

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Arno : le 24 mai à 20 h 30 au Théâtre de Vénissieux. Tarif unique : 25 euros (30 euros au guichet, le soir du concert) Réservations : 04 72 90 86 68.

À VENIR CONCERTS Nous avons déjà parlé de lui: le Vénissian Christian Biral joue de la guitare dans deux formations. Accompagné d’un pianiste, il chante en italien avec Sorpasso. Le duo se produit en concert le 17 mai à 20h30 au Prisca (11, rue du Prisca, Villeurbanne), le 31 mai à La Paren(T)hèse (chemin de la Revirée à Meylan) et le 14 juin au O’Gallagher à Voiron. Christian est aussi un chic type qui est le guitariste et chanteur du groupe du même nom. Les Chics Types seront, à l’occasion du festival “À livres ouverts”, au collège Champoulant de L’Isle-d’Abeau le 21 mai à 15 heures. Puis à la salle des fêtes de Vourles (impasse Marie-Pitiot) le 17 juin à 20h30. Enfin, à l’occasion de la fête de la musique, les Chics Types se produiront à la bibliothèque RobertDesnos (rue du Professeur-Roux à Vénissieux) le 21 juin à 18 heures. http://sorpasso.bandcamp.com/ http://www.chicstypes.fr

MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC Destiné aux enfants de 3 à 6 ans, le prochain “Raconte-moi une histoire” se déroulera le 22 mai, de 11 heures à 11 h 30. Pour les plus petits, “Bébé bouquine” aura lieu le 25 mai, entre 10 h 30 et 11 heures. De quoi donner envie de dévorer les livres. Ces deux animations sont gratuites.

À la médiathèque également sera inaugurée le 21 mai à 17 h 30, l’exposition “Les villes du futur”. Partant de 48 créatures imaginaires sculptées par Alexis Ferrier, elle présente six quartiers d’une ville futuriste conçus par des élèves vénissians. Ce même jour à 18 h 30, une discussion réunira l’artiste à l’astrophysicien Roland Lehoucq sur le thème “Quand la science rencontre la fiction”. Également au programme des ateliers BD avec l’illustrateur Kieran (18 mai, sur inscription), un atelier déguisement (25 mai), des jeux pour inventer le monde de demain (29 mai) et des animations lectures (22 mai et 11 juin). Renseignements : 04 72 21 45 54.

RENCONTRES ASSOCIATIVES À BORIS-VIAN Les 27 et 29 mai, à la Maison des associations, se tiendront les Rencontres associatives sur le thème “Construisons ensemble nos projets”. Le 27 mai, de 18 à 21 heures, avec pour sujet de discussion “Partageons nos problèmes et nos solutions”, on parlera de “L’observatoire de la vie associative”, un outil au service du collectif. Le 29 mai, aux mêmes horaires, l’égalité femmes/hommes et la mixité seront au cœur des débats. Les deux soirées sont gratuites. Renseignements : 04 72 50 09 16 - www.cabv.com


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CULTURE

Tangos et autres musiques pour les gens 15e FÊTES ESCALES - Du 11 au 14 juillet, le festival alignera une programmation tout autant éclectique que festive. On y trouvera pêle-mêle Cuba, l’Opéra de Lyon, du rap, du rock, de la chanson française et un grand bal de clôture. u’on se le dise, les voleurs de poules sont de retour. C’était en tout cas le nom d’un groupe qui accompagnait Sanseverino, annoncé sur la scène de Fêtes escales le 13 juillet. Avec sa cuisine musicale, dont les ingrédients proviennent du jazz manouche, du folk, du bluegrass, de la country et de la chanson française, le fumet est toujours aussi délicat. Son “Tango des gens” a fait date et Sanseverino nous revient avec un nouvel album (“Honky Tonk”), toujours destiné à ce public populaire à qui s’adressent les Fêtes escales. Yolande Peytavin, la première adjointe au maire déléguée à la culture, l’affirme d’ailleurs : “La quinzième édition du festival maintient le cap d’une manifestation proche des gens, développant la convivialité et l’échange”. Deuxième grand rendez-vous du programme, c’est le 12 juillet que les Fêtes escales accueilleront Imany, dont on a remarqué la superbe voix grave avec “You Will Never Know”. C’était en 2011 et, depuis, la belle Martégale (c’est-àdire de Martigues) d’origine comorienne a fait son chemin. Du 11 au 14 juillet, les escales musicales seront donc multiples. Cette croisière 2013 démarrera sur des rythmes cubains grâce à Daniel Mirabeau, Miguel Olmo Hernandez et Sandrine Desmurs, animateurs des ateliers en amont avec les Vénissians. Le 11 juillet, leur succéderont Planète sauvage et son

nais dont le chanteur (Stéphane Balmino) a été auteur-compositeur pour Olivia Ruiz (“Le tango du qui”, “De l’air”) et le batteur (Éric Delbouys) balaie la caisse claire des Têtes Raides. La soirée se conclura avec Stéphane Sanseverino mais vous le savez déjà. Enfin le 14 juillet, après une ouverture avec 70 enfants de la Maîtrise de l’Opéra de Lyon et un pique-nique républicain que l’on espère ensoleillé, Ibrahima Cissokho et Bassma finiront la soirée en apportant la chaleur des musiques africaines et orientales. Quant au Bal des Martine… N’allez pas chercher dans le groupe une musicienne portant ce prénom : on y trouve plutôt une Alison et une Clarisse, des Jean-Michel, Guillaume, Simon et Rémy. Mais c’est une bonne raison pour se convaincre que Les Martine sont décalés, déjantés et qu’ils nous emmèneront à la plage, à la ferme, au parc, en bateau ou au zoo. Bref, qu’ils nous donneront du plaisir en nous dépaysant. 

Atelier costumes Escale à Cuba - Pour peaufiner un peu plus l’Escale à Cuba, un nouvel atelier costumes est mis en place, qui propose aux participants de créer leurs propres tenues pour la déambulation prévue jeudi 11 juillet pour la soirée d’ouverture du festival. Animé par Françoise Guyennon-Duchêne, cet atelier va mettre à votre disposition divers outils et techniques de customisation afin de réaliser un t-shirt personnalisé et coloré. Les ateliers costumes sont gratuits, sur inscription. Rendez-vous les jeudis 30 mai, 6 juin, 20 juin et 27 juin à 18 h 30, à la salle du Château, rue du Château à Vénissieux. Renseignements et inscriptions auprès de Fêtes Escales au 04 72 50 69 04 ou fetesescales@ville-venissieux.fr

PHOTO © THESUPERMAT

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JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Programme Sanseverino sera la figure de proue de ces Fêtes escales 2013, qui s’affirment résolument populaires

scratch qui accompagne aussi bien le jazz, le reggae ou l’électro et le Turbo Clap Station de Mazalda, dont on nous dit qu’il s’agit d’une “installation sonore délirante oscillant entre air traditionnel indien et rock expérimental”. Le 12 juillet avant Imany, on découvrira Riff Cohen, jeune chan-

teuse israélienne. Mélangeant musique orientale et rythmes plus rock, son clip “À Paris” (l’album du même titre vient de sortir chez AZ/Universal) a le bon goût de se dérouler en partie devant un café parisien baptisé… “Le temps des cerises”. Elle sera suivie par Winston McAnuff & Fixi (du groupe

Java), où le reggae convole en heureux mariage avec la musette. Le 13 juillet, ceux qui ont déjà apprécié Sandrine Desmurs dans son travail cubain seront heureux de la retrouver sous le nom de Dame Drine, dans un répertoire beaucoup plus rock. Du rock, on en entendra encore grâce à Broc, groupe lyon-

11 juillet : Restitution des ateliers, Planète sauvage, Mazalda 12 juillet : Fêtes escales des z’enfants, Dandeelions, Riff Cohen, Winston McAnuff & Fixi, Imany 13 juillet : Samsara, Muff’in Crew, Dame Drine, Broc, Sanseverino, feu d’artifice 14 juillet : Maîtrise de l’Opéra de Lyon, pique-nique républicain, Ibrahima Cissokho & le Mandingue Foly, Bassma, le Bal des Martine

Festival Arts d’écho et fiesta cubana École de musique - Deuxième festival de la saison de l’école de musique Jean-Wiener après les Musicianes, les Arts d’écho vont nous proposer entre le 21 et le 24 mai des contes, un film, de la danse, un grand défilé et, bien entendu, énormément de musique. La soirée du 21 mai, qui ouvre la manifestation, sera consacrée à “La bête” et se déroulera au cinéma Gérard-Philipe à partir de 18 h 30. Après une performance cordes et voix, avec l’Ensemble à cordes dirigé par Vincent Magnan et l’Ensemble vocal de Sandrine Desmurs, la conteuse Myriam Pellicane est invitée à une création musicale avec l’Ensemble Trad, dirigé par Stéphane Lambert. Ce sera la restitution des séances de travail de Myriam Pellicane avec un groupe d’élèves, autour

du thème de la bête. La soirée se conclura avec la projection du film espagnol de Guillermo Del Toro, “Le labyrinthe de Pan”, dans lequel deux mondes se chevauchent : celui, bien réel, de la répression franquiste et un autre, beaucoup plus onirique, peuplé de monstres. Le 22 mai, place aux cultures urbaines, en partenariat avec l’association Projet Bizarre ! et la médiathèque Lucie-Aubrac. C’est d’ailleurs sur le parvis de cette dernière que, dès 17 heures, l’atelier hip-hop de l’école de musique (sept musiciens-chanteurs) et les rappeurs vénissians du groupe SNY feront une création rap, “Identité”, sous la direction de Blaise Batisse. Elle sera suivie par une scène ouverte (“open mic”) avec Morçon (des Ming8 Hall Starf ). Des ensembles de jazz et de cordes accompagneront en direct tous ceux qui se seront inscrits pour participer. Une répétition est programmée ce samedi 18 mai à 14 heures à l’école de musique. Les danseurs pourront venir également tester leurs pas sur cette scène ouverte, avec la compagnie Second souffle. Ils seront remplacés par le rappeur vénissian Yoko, vainqueur l’an dernier de la battle organisée à Vénissieux et du Buzz Booster régional L’Original. Le 23 mai à partir de 19 heures, Jean-Wiener organise des concerts

croisés à la salle Irène-Joliot-Curie. Le public disposera de trois scènes, sur lesquelles passeront des groupes nés au sein de l’école, d’autres en provenance de l’extérieur. Au programme : Soul Flames, Jane’s Flats, Yuudachi, Sharp One (de Meyzieu), l’Harmonie, dirigée par Félix Michel-Frédéric, l’Ensemble des cuivres de Genas et du Conservatoire de Lyon, ainsi que des ateliers du département de musiques actuelles et une performance surprise de son équipe enseignante.

Le défilé du 40e anniversaire Le 24 mai, l’école célébrera à sa façon son 40e anniversaire. Désignée sous le terme hispanique de Banda, une déambulation reliera l’école actuelle, sur le plateau des Minguettes, à son ancien bâtiment, place Léon-Sublet. L’école a fait du chemin en quarante ans et ce chemin, 800 personnes sont prêtes à le franchir en sens inverse, de la rue Aristide-Bruant à la place Sublet, via la rue GeorgesLyvet, le marché des Minguettes et la rue Gaspard-Picard. On comptera neuf classes des écoles Jean-Moulin, Henri-Wallon et Saint-Exupéry, les élèves de l’école de musique, leurs parents, les enseignants et tous ceux qui ont envie de s’associer à ce défilé festif. La musique cubaine sera au cœur de la fête, avec le groupe Yuma

Banda, formé par Daniel Mirabeau (que l’on retrouve à la tête des ateliers des Fêtes escales), Jonathan Volson et quelques autres musiciens. Seront également présents les musiciens de la fanfare Octave la croûte. Stéphane Lambert, qui dirige le département des musiques actuelles à Jean-Wiener, y est associé avec quelques professeurs et des élèves. Tout ce monde débarquera place Léon-Sublet en pleine fête de quartier du Centre, ce qui rajoutera, n’en doutons pas, chanteurs et danseurs à la Banda. Ce défilé demande bien entendu de l’organisation et deux répétitions sont prévues. La première s’est déroulée le 10 mai. La seconde se tiendra le 18 mai : départ à 9 heures de l’école de musique.  J.-C.L.

21 mai, 18 h 30, cinéma Gérard-Philipe : “La bête”. performance, création musicale et film “Le labyrinthe de Pan” de Guillermo Del Toro (entrée : 4 euros) 22 mai, 17 heures, parvis de la médiathèque Lucie-Aubrac : création rap, open mic, break dancing, concert de Yoko (repli à l’école de musique en cas d’intempéries) 23 mai, 19 heures, salle Irène-JoliotCurie : concerts croisés (entrée libre, buvette sur place) 24 mai, 18 heures, rues de Vénissieux : Banda ! (défilé festif) Renseignements : 04 37 25 02 77.


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SPORTS FOOTBALL Le derby entre San-Priots et Vénissians des Minguettes a tourné à l’avantage des premiers (1-0), lesquels sont encore concernés par une accession en CFA. Karim Mokeddem, l'entraîneur de l'équipe fanion de l’ASM, devrait rejoindre Lyon Duchère (CFA) alors que son adjoint, Sébastien Valin, secondera Karim Bounouara à Limonest (Honneur). Maintien assuré pour les réservistes de l'AS Minguettes qui ont défait Montélimar 5 à 0. L’USV qui avait assuré fin avril son maintien en excellence de district, s’est inclinée 2-0 à la maison devant l’Olympique de Saint-GenisLaval.

HANDBALL Le HB3M (Mougins, MouansSartoux, Mandelieu) a battu le VHB 34 à 30 après avoir été mené 15 à 13 à la pause. Assuré du maintien depuis quinze jours, Vénissieux termine en compagnie de Mougins, 10e sur 14.

ESCRIME À Mâcon, à l’occasion des championnats de France individuels, les épéistes juniors de Vénissieux Escrime n’ont pu approcher des places d’honneur. Mathieu Crouzet se classe 16e en Nationale 2, Vincent Perrot 36e et Fabien Battut 57e. L’ancien Corbasien et Vénissian Nelson Lopez-Pourtier a été battu en finale de Nationale 1.

RUGBY Les rugbymen de l'US Vénissieux ont été transparents lors des 32e de finale du championnat de France des 1res séries, dimanche à Vinay. Ils ont été éliminés par l'Ovale Malissard 32 à 0. Un an après avoir été battue pour le titre et l’accession en Élite 2, l’équipe féminine du LOU s’est qualifiée pour la finale de Fédérale 1, elle rencontrera Villelongue. Dirigées par Karine Rudigoz, agent de la direction des sports de Vénissieux, les Louves qui s’entraînent au stade Laurent-Gérin ont défait Sélestat 29 à 0.

TENNIS DE TABLE Dimanche à Sallanches, les pongistes de l’AL CharréardVénissieux sont devenus champions de Régionale 1 en s’imposant face à Saint-Jeande-Bournay 22 à 17. Kevin Angiono, David Boyer, Valentin Hoang, Jérémie Veyrenc et autres Guillaume Chassain ou Sami el Manaa évolueront donc en championnat prénational, la saison prochaine.

KARATÉ Alexandra Recchia, l’ancienne karatéka du Sen No Sen de Djamel Bezriche et marraine du Bunkaï karaté-do de Philippe Del Rey, est devenue à Budapest championne d’Europe kumité (- de 50 kg). À 24 ans, avec une dizaine de médailles européennes ou mondiales, elle possède sans nul doute le plus beau palmarès féminin français.

Hamza aime ça

C’est du 50 %

CMO-V gymnastique - Bonne

athlètes de l'AFA Feyzin-Vénissieux, inscrivez-les aux championnats du Rhône d'athlétisme réservés des cadets aux seniors, et si possible choisissez un site unique et assez proche de leurs zones d’entraînements. Au parc de Parilly, le stade du Rhône (situé sur le territoire de Vénissieux) fera l’affaire. Vous secouez un peu et vous obtenez ? Quatorze podiums dont quatre titres. Ça s’est passé ce week-end et on peut dire que Jean-Louis Perrin est un président satisfait. Palmes d’honneur pour les quatre champions du Rhône : les seniors Caroline Defour au saut à la perche (2m80) et Julien Serre sur 400 m haies (60”91) ainsi que les espoirs Roman Lecointre-Wesolowic au javelot (41m28) et Angélique Clémente au saut à la perche (2m40). 

pioche pour les dirigeants du CMO-V qui doivent certainement se féliciter d’avoir accueilli, en début de saison, Wassim Benebil et Hamza Belkacemi. “On aurait pu les inscrire bien avant mais ils sont Algériens et ils étaient en attente de papiers”, nous avait alors expliqué le président Fabrice Cantaluppi. Ces deux internationaux désormais licenciés à Vénissieux affichent une réelle maîtrise sur barres, arçons ou anneaux. Le week-end dernier à Cognac, lors des finales de championnat de France FFG, Hamza qui concourrait en Nationale C s’est imposé face au Provençal Bastien Roux. Si ce dernier devient champion de France, c’est uniquement parce que le Vénissian ne peut prétendre au titre en raison de sa nationalité. Quant à l’absence à cette compétition de l’autre ancien gymnaste international, elle était attendue : “En raison d’une inscription tardive en début de saison, Wassim ne peut participer aux compétitions FFG, rappelle Christophe Rosier, l’entraîneur. Mais il est opérationnel pour les championnats Ufolep. Et l’an prochain, autour de ces deux renforts, le CMO-V pourra probablement constituer une équipe en fédération française de gymnastique.” L’entraîneur n’est pas surpris de la bonne performance d’Hamza en

SOLIDARITÉ

FATIMA HADDACHE COURT CONTRE LA MUCOVISCIDOSE Pour la seconde année consécutive, la Vénissiane Fatima Haddache veut participer le 9 juin à la Course des héros au profit d'associations qui luttent contre la mucoviscidose. Mais pour cela, elle doit collecter au minimum 200 euros. “Tout fonctionne par internet, explique Fatima. Alvarum, l’association organisatrice de la Course des héros, collecte l’argent qu’elle reverse ensuite aux différentes associations. C’est très facile et 100 % sécurisé. Personnellement, je soutiens Vaincre la mucoviscidose, qui fait un travail très important et qui me touche. Il faut savoir qu’un enfant sur 4 200 est touché par cette maladie.” Fatima a fait toute sa scolarité à Vénissieux et revient aux Minguettes tous les week-ends. Si elle a quitté provisoirement la commune, c’est pour mener à bien une thèse sur les nanotechnologies à l’université de Grenoble. L’an dernier, la jeune femme avait collecté plus de 600 euros et son équipe, composée de onze personnes, 6 000 euros. Pour l’aider à participer cette fois encore, il suffit de taper “Fatima Haddache, Course des héros” sur n’importe quel moteur de recherche. Vous serez alors redirigé vers sa page de collecte.

Athlétisme - Prenez vingt-huit

Prochain objectif pour l’entraîneur Christophe Rosier : les championnats Ufolep, le mois prochain

pays charentais. Inscrit en Nationale B, l'athlète qui avait atteint les demi-finales il y a un mois, n'avait échoué pour les phases finales qu'en raison d’une blessure. “Il a donc été basculé en catégorie inférieure, la Nationale C, et nous étions persuadés qu’il pouvait prendre un podium. Régulier sur les quatre agrès, avec un temps fort aux barres parallèles, Hamza a dominé l’épreuve. C’est un technicien hors pair, passionné et il aime vraiment la gymnastique. Notre autre satisfaction est à chercher chez les plus jeunes, notamment Niels Pompillio, engagé en finale nationale des

12 ans. On espérait pour lui une 20e place en critérium, hélas, une blessure au coude à la dernière épreuve l'a fait glisser en 37e position. Ce n'est pas si mal puisque Niels, qui ne peut s’entraîner que quatre heures par semaine, a affronté des sportifs qui sont sur les praticables deux à trois fois plus.” Le CMO-V va continuer à manger son pain blanc. Pour les finales UFOLEP de juin, outre Hamza, Niels et Wassim, on peut parier que Benkemoun, Aubert, Gulachvili en catégorie masculine, et Paquet, Benkemoun, Parfait et Djalil en catégorie féminine s’illustreront. 

La saison des promesses

Parilly et le stade du Rhône sont décidément à la fête. Du 15 au 29 juillet, ils accueilleront les championnats du Monde d’athlétisme handisport organisés sous l'égide du comité paralympique international (IPC). Et il sera possible de faire partie des bénévoles pour l'accueil, la billetterie, la garde de jour, la restauration… Déposez votre candidature avant le 31 mai: www.benevoles.lyon-2013.com

AGENDA

RÉSULTATS

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JUSQU’AU 1ER JUIN 5e Open de tennis du Charréard en collaboration avec Fête le Mur. Un tournoi en simple et un tournoi en doubles.

VENDREDI 17 MAI Les élèves de 6e du collège Elsa-Triolet participent à la Course contre la faim au stade Auguste-Delaune, de 9 h 30 à 12 h 30.

SAMEDI 18 MAI Les footballeurs de l’AS Minguettes reçoivent Évian-Thonon-Gaillard au stade Laurent-Gérin, à 18 heures.

SAMEDI 25 MAI L’équipe : Costenale, Hauyarimana, Thomas et Mathias Belmer, Raffaelli, Labrosse, Carré, Sarda

CLAM-V basket - Thomas Belmer est un entraîneur et un joueur comblé. Son équipe, qui évolue en Départementale 2, a réussi un championnat plus qu’honorable. Grâce à ses 14 succès en 22 rencontres, la formation vénissiane termine d'ailleurs au pied du podium (4e), pas très loin de l’Éveil de Lyon et de l’entente Oullins/Sainte-Foylès-Lyon, premiers ex æquo. On peut aussi rappeler que la formation vénissiane s’est permis le luxe d’aller s’imposer à l’Éveil, fin avril, signant ainsi une série de sept victoires consécutives dans cette épreuve. C’est donc presque sans surprise qu’à l’occasion de la coupe du Rhône qui a été reprogrammée par le comité du Lyonnais, le CLAM-V

— qui avait sorti en quart et en huitième le SEL Grand Trou (85-63) et Millery/Charly (79-73) — a obtenu un ticket pour la finale qui se disputera à la fin de cette semaine à Chazey d’Azergues. Victorieux à l’arraché de Mions (85-72) dans une demi-finale jouée à Lentilly, les Vénissians retrouveront pour le trophée le BC Vaulx-en-Velin, évidemment favori puisqu’il évolue une poule au-dessus. Ce que confirme Thomas : “Vaulx nous est supérieur, mais sur un match tout est possible, surtout si l’on affiche le même état d’esprit que face à Mions : concentration, générosité, patience… Avec la coupe, on vient d’aligner onze succès de rang depuis février. On pouvait difficilement espérer mieux !” 

Le CMO-V Natation organise les finales des Rencontres des Gones, ainsi que des interclubs à la piscine Auguste-Delaune, de 13 heures à 19 heures.

SAMEDI 1ER JUIN De 14 heures à 18 heures : Fête du sport et de la jeunesse, grand rendez-vous familial gratuit : démonstrations, initiations, stands ouverts aux associations sportives vénissianes, activités annexes proposées par des structures privées, stands de restauration et buvettes, musique, danses au complexe sportif Laurent-Gérin. 

Finales de l’Open de tennis du Charréard sur le site Fête le Mur, de 14 heures à 17 heures.




SPORTS

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Le Vélo Club Max-Barel relance un cycle haque 1er mai, les bénévoles du Vélo Club MaxBarel sont sur le pont. Pas question de faire l’impasse sur un rituel qui s’est installé depuis de nombreuses saisons en bordure de la zone industrielle, rue Eugène-Hénaff. Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, licenciés et amis du VCMB posent les barrières de sécurité, placent les pisteurs ou chronométreurs sur un parcours de moins de 2 km dont la seule difficulté tient dans la longue bosse à gravir avant la ligne d’arrivée. Bon an mal an, de 130 à 300 participants sont au rendez-vous de ces Grands prix cyclistes MarcelHouël et Marcel-Hooten/Dalkia. Et depuis deux saisons même, Jeannie Longo se fait une joie de prendre part à l’une des courses, la plus rythmée. “Pour le fun, pour ne pas rouiller et pour participer à une course sans prétention et sympa dans laquelle je viens me détendre.” Pour l’édition 2013, on a craint le pire puisque le temps était à l’averse jusqu’en début d’après-

C

midi. Les premiers partants ont essuyé de grosses gouttes. Pour les deux dernières courses, d’agréables éclaircies ont réchauffé l’ambiance et les maillots des cyclistes. Sur le plan sportif, quelques Vénissians ont tiré leur épingle du jeu. Deux licenciés du club organisateur se sont illustrés dans l’épreuve de 5e catégorie : JeanLouis Robert s’est imposé en solitaire devant Roger Humbert. L’autre lauréat habitué des podiums, Sylvain Maublanc (AC Moulin-àVent), a fini 3e des 1re et 2e catégorie, Matthieu Robert (ES Muroise) s’imposant au sprint. Un podium aux allures de victoires pour cet enseignant du Moulin-à-Vent qui revient d’une longue période de convalescence après des ennuis de santé. Et Jeannie Longo ? Elle va bien. Merci pour elle. Inscrite sur cette même course, l’ancienne championne du monde (plus d’une douzaine de titres) et olympique a démontré qu’elle n’avait pas l’âge de ses artères. À 55 ans, elle a encore un sacré coup de pédale. 

PHOTO RAPHAËL BERT

LA TÊTE DANS LE GUIDON - Le VCMB a attiré 150 participants à ses Grands prix cyclistes du 1er mai. Et parmi eux une illustre inconnue nommée Jeannie Longo. Le nouveau président du club, Michel Bourrat, qui a succédé à son ami Gérard Plasse décédé en juillet dernier, a l’ambition de créer de nouvelles sections.

La difficulté de ces courses réside dans la montée de la rue Eugène-Hénaff

Au VHB, la relève est en marche

MICHEL BOURRAT, PRÉSIDENT DU VCMB

“Attirer des jeunes” Que retenir de ce 1er mai 2013 qui coïncide avec votre première organisation de course en tant que président du club ? - Que c’est une réussite. On a attiré quelque 150 cyclistes alors que le matin même, la météo était désastreuse. Et Jeannie Longo était encore là. Comment faites-vous pour la convaincre d’être à Vénissieux ? - C’est vrai, ça commence à faire jaser ! Plus sérieusement, sa venue relève de son choix. Elle veut encore courir dans des épreuves de dimension humaine, vraiment conviviales, tranquilles et bien organisées. D’ailleurs, elle cherche la discrétion, elle ne s’attarde pas trop après les kilomètres avalés. A-t-il fallu vous pousser pour succéder à Gérard Plasse, décédé en juillet dernier ? - Gérard était plus qu’un copain : un ami, un intime. D’ailleurs, entre proches de Gérard, on va faire une sortie discrète vers Ronchal, son coin, sa demeure. Ce sera notre hommage. Vous dire cela répond déjà à votre question. La proposition de succéder à Gérard est d’abord venue de membres du club. J’étais entrepreneur (Menui2B), partenaire du VCMB, j‘ai hésité… mais pas trop longtemps parce que je suis entouré de connaisseurs et de gens compétents*. Pourtant, je suis venu au vélo assez tard : à la base, je suis marathonien, j’étais licencié dans une surprenante équipe franco indienne. J’avais réussi 2 h 32, un temps plus que convenable, non ? Que peut attendre le VCMB de votre présidence ? - Avant tout, il me faut apprendre ce nouveau rôle, je débute. Ensuite, il s’agit de conforter ce qui a été fait. Depuis quelques saisons, on est également affilié à la FFC, c’est une bonne chose. Outre les courses du 1er mai, on organise toujours notre course chronométrée à Saint-Georges-d’Espéranche, en octobre. Et bien évidemment on participe à la Journée du vélo à Parilly, en septembre, en collaboration avec l’Entente et l’Amicale du Moulin-à-Vent. Mais quels sont vos projets à court terme ? - Il me plairait beaucoup de créer de nouvelles sections au VCMB. D’un côté, en m’appuyant sur les anciens cyclotouristes pour faire de la randonnée. Et de l’autre, en lançant une structure pour les jeunes. C’est un appel aux jeunes que j’adresse, même si je comprends que des parents craignent les dangers de la route pour leurs enfants. L’initiative de l’ACMV de démarrer sa rando à partir du gymnase AlainColas est judicieuse. Le complexe sportif de Parilly est un joli site, mais on tourne en rond. Et surtout, lors de la Journée du vélo, on monopolise les voies centrales, on dérange un peu les promeneurs, les adeptes du jogging. Je me dis qu’inviter des grands noms du cyclisme à cette journée contournerait ce problème, car les gens se déplaceraient pour les voir. C’est une idée à creuser avec les deux autres associations. PROPOS RECUEILLIS PAR DJAMEL YOUNSI

* Le nouveau bureau : Gérard Proy (vice-président), Jean-Claude Estéoule (secrétaire), Jean-Pierre Schuberth (trésorier), Alain Martinez (chargé de l’organisation des courses).

Handball - Cette année, en championnat de France des moins de 18 ans, les Vénissians ont fait le métier. Il y avait Chambéry, l’intouchable, un club professionnel qui a terminé la saison avec un bilan comptable se passant de commentaire : dix succès en dix journées. Juste derrière, les Vénissians se sont imposés sept fois, ont devancé Dole, Saint-Étienne/ Andrézieux mais surtout les deux équipes d’Annecy. Du coup, qualifié pour les 8e de finale du championnat de France élite, le VHB version Espoirs affrontait Valence le 4 mai au gymnase TolaVologe, alors que Metz était opposé à Villemomble. Plus physiques, mieux armés pour ce type de compétition se jouant sur une seule rencontre, les Drômois n’ont laissé aucune chance aux Vénissians, battus à la régulière 33 à 26. Éliminé, le VHB jouait libéré face à Metz pour ce match

Les juniors du VHB, 8e de finalistes du championnat de France

anecdotique, synonyme de 3e place. Les handballeurs dirigés par le duo Cédric Jourdan-Florian Bastide se sont imposés 50 à 29 face à une formation impuissante et guère motivée. Comme l’indiquait plus tard le président Gilles Clauss, il faut souligner la progression d’un groupe qui évoluait à un niveau départemental il n’y a pas si longtemps. Les “18 ans”

font maintenant partie du haut niveau comme en témoigne leur parcours 2013. Titulaire dans cette équipe il y a quelques mois, Jérémy Charles s’est fait une place en Nationale 2 avec l’équipe senior vénissiane, obtenant même un billet en équipe de France cadette. À l’occasion du tournoi international des Quatre nations organisé à Saint-Dié-des-Vosges en avril, Jérémy s’est fait les dents face à la Roumanie (succès 35-26), la Suisse (victoire 27-26) avant de s’incliner d’un but contre l’Allemagne (25-24). “La relève est en marche”, assurent les dirigeants du VHB. On les croit. D’autant que le club ne manque pas de promouvoir le hand auprès des plus jeunes : il animera un atelier ludique lors de la semaine USEP du 27 au 31 mai, et participera à la Fête du sport, le 1er juin.  D.Y.


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LE MUSÉE DES SAPEURS-POMPIERS DE LYON ET DU RHÔNE

Des collections uniques au monde Pompes à bras, à vapeur ou à moteur, véhicules, vêtements, barques, maquettes ou casques : installé au centre d’intervention de La Duchère, à Lyon, le musée des sapeurs-pompiers présente de très belles collections remontant au XVIe siècle. Labellisé Musée de France, il participe samedi à la neuvième Nuit européenne des musées. MICHÈLE FEUILLET

O

conservation du patrimoine et directrice du musée. Le personnel du service technique a été le premier engagé dans cette aventure. Quelques décennies plus tard, en 2005, il a obtenu l’appellation “Musée de France” par arrêté du ministère de la Culture. Durant toutes ces années, les bénévoles ont répertorié, enrichi, entretenu une collection dont certaines pièces sont uniques au monde.” Les collections offrent une approche de la lutte contre les catastrophes du XVIe siècle à nos jours dans le Rhône. Depuis les pompes à bras jusqu’à la magnifique collection de casques en passant par les véhicules, les motopompes, les centaines de pièces d’habillement ou les drapeaux, prévoyez du temps pour le visiter !

On doit la couleur rouge aux Anglais Lyon a acheté sa première pompe à bras en 1671, à une époque où l’extinction des incendies était confiée à des préposés au feu. Parmi les nombreuses pompes présentées, la “dorsale” est impressionnante avec ses soixante kilos ! Les vêtements sont spartiates : les pompiers portent un uniforme très peu protecteur, une ceinture pour tirer les pompes et des sacs en toile pour

Avec les pompiers

18 mai : 9e Nuit européenne des musées Ouverture de 14 heures à minuit. Entrée gratuite à partir de 18 heures. À 20 heures, le musée accueillera les musiques départementales de l’Ain et du Rhône pour un concert unique, durant lequel les musiciens interpréteront la marche des pompiers de Lyon, d’après une partition de la fin du XIXe siècle retrouvée dans les réserves du musée en 2012. ●

● 1er

et 2 juin : salon Loisirs en fête, parc de Lacroix-Laval Animation d’un stand, avec reconstitution d’une manœuvre d’extinction de feu au XIXe siècle, au moyen d’une pompe à bras et de seaux en toile. Tous les visiteurs seront sollicités ! ●

14 et 15 septembre de 9 heures à 17 heures : Journées du Patrimoine.

● du 8 au 10 novembre : salon Epoqu’Auto, à Eurexpo Exposition de véhicules du musée.

PHOTOS RAPHAËL BERT

n pense aux pompiers quand on doit affronter un problème. On y pense aussi lorsqu’ils viennent sonner à notre porte, en fin d’année avec leur calendrier. Mais on peut y penser autrement en allant en famille visiter leur superbe musée, qui attire chaque année plus de 5 000 visiteurs. Inauguré en 1971 par Louis Pradel, alors maire de Lyon, entièrement rénové depuis, ce musée présente de véritables trésors. Consacré à l’évolution du matériel, à l’organisation des hommes et au développement des spécialités, le parcours muséographique est à la fois chronologique et thématique, didactique et ludique, mais avant tout empreint d’une mémoire retraçant une aventure humaine et professionnelle. Structure privée, il dépend du comité d’entreprise des pompiers du Rhône. “Sa naissance remonte aux années soixante : le colonel Pierret, alors chef de corps des sapeurspompiers du Rhône, et le commandant Mongarny, responsable du service technique, ont coordonné en premiers la collecte et la sauvegarde du patrimoine dans le département, explique Sarah Betite, attachée de

Cette autopompe Berliet de 1909 n’a pas eu beaucoup de chemin à faire pour rejoindre sa caserne lyonnaise

transporter l’eau. “Les engins sont de couleur Vert Empire napoléonien, nous fait remarquer Sarah Betite. Le rouge arrive bien après : ce sont les Anglais qui exportaient des engins en France et ils avaient pour couleur le rouge. Ils n’ont pas voulu en changer.” 1801 marque la naissance des gardes pompiers volontaires qui protégeront Lyon jusqu’en 1913. Le corps de sapeurs-pompiers devient alors uniquement professionnel. Dans le même temps, on assiste à l’arrivée des pompes à vapeur. Les Anglais en sont les précurseurs. Lyon en a bénéficié de quatre. Notamment celle achetée à la Maison Shand-Maspon de Londres en 1893. L’uniforme des pompiers devient alors plus conséquent, avec veste en cuir et casque plus sobre et plus protecteur. “Les pompiers ont à leur disposition des grenades et des pompes pyrophores qui étouffent les flammes. Les bouches d’incendie font leur apparition dans les villes, ce qui facilite le travail des hommes qui, à cette époque, doivent faire face à un grand nombre de feux de cheminée.” Les techniques ne cessent d’évoluer. On assiste dès 1948 à une volonté nationale de laisser tomber les pompes à bras, au point que l’on parle même de “guerre des pompes à bras” ! On passe de la vapeur à la pompe motorisée : c’est le moteur du véhicule qui entraîne la pompe, généralement placée à l’arrière.

Autre pièce du musée étonnante : un bateau en acier de 550 kg. Datant de 1924, il était utilisé dans le cadre du sauvetage nautique. “À Lyon plus qu’ailleurs, il y avait pas mal d’inondations et de noyades à cause du Rhône et de la Saône. D’où l’importance de cette brigade fluviale : le bateau pouvait contenir douze hommes mais aussi des chevaux et des vaches, au cas où.” Est également visible en maquette la première caserne de Lyon, créée en 1906 rue Rabelais, où elle est toujours installée. On terminera la visite par la magnifique collection de casques de tous les continents, avec vitrine spéciale “casques lyonnais”. À l’étage inférieur, douze véhicules sont visibles : l’autopompe Berliet de 1909, l’autopompe Mieusset de 1914 ou encore l’échelle Merryweather de 1923.

Hommage aux pompiers morts au feu Partie intégrante du musée, la salle d’honneur relate les événements marquants du corps des sapeurs-pompiers. Deux catastrophes ont particulièrement marqué les esprits : celle de Fourvière, le 13 novembre 1930, dans laquelle dix-neuf sapeurs-pompiers, seize habitants et quatre gardiens de la paix ont perdu la vie. Et celle de Feyzin, le 4 janvier 1966, qui a fait dix-huit victimes dont sept sapeurs morts au feu. Des casques de vic-

times de ces deux catastrophes sont exposés. Dans cette pièce, une large place est laissée aux drapeaux : celui du corps de la COURLY (1969), celui offert par les fabricants de la soierie de Lyon (1914) ou encore celui donné par l’empereur Napoléon III et remis par l’impératrice Eugénie en 1864. Après les attentats de New York, le 11 septembre 2001, les pompiers lyonnais ont souhaité associer à leur souvenir celui de leurs collègues américains. “Une association a été créée par les sapeurs-pompiers lyonnais, raconte la directrice. Baptisée “To our brothers”, elle a permis d’accueillir à Lyon des enfants de pompiers disparus. Des liens se sont tissés.” Sont exposés des gravats du World Trade Center, des drapeaux américains, des photos…  Musée des sapeurs-pompiers de Lyon et du Rhône : 358, avenue de Champagne, Lyon 9e. Tél. : 04 72 17 54 54 musée.sapeur-pompier@sdis69.fr Le musée est ouvert du mercredi au vendredi de 9 heures à midi et de 14 à 17 heures. Fermé les jours fériés. Pour les groupes : visites guidées possibles du lundi au dimanche sur réservation. Plein tarif : 6 euros. Gratuité : enfants jusqu’à 18 ans, bénéficiaires de minima sociaux, personnes en situation de handicap (sur présentation de justificatifs).


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PAGE 15 Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Maisons du Rhône MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX NORD  3 bis, place Grandclément ✆ 04 72 90 02 00  Antenne Ernest-Renan : Les lundis et jeudis permanences PMI et bilan de santé 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 78 75 67 05 MAISON DU RHÔNE VÉNISSIEUX SUD  Vénissy : 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 34 81  Le Corallin : 2 bis, avenue Marcel-Cachin ✆ 04 72 89 03 20

Emploi PÔLE EMPLOI 27, avenue de la République ✆ 3949 CARSAT AGENCE RETRAITE “Espace Dupic”, 21-23, rue Jules-Ferry ✆ 3960

Marchés forains CHARRÉARD JACQUES-DUCLOS Vendredi matin MOULIN-À-VENT ENNEMONDROMAND Mardi de 16 à 20 heures PARILLY GRANDCLÉMENT Samedi matin CENTRE-VILLE LÉON-SUBLET Mercredi et dimanche matins

Urgences médicales

Services publics

Sécurité - justice

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE ✆ 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63  Grande Pharmacie Lyonnaise : 22, rue de la République, Lyon-2e ✆ 04 72 56 44 24

HÔTEL DE VILLE 5, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 44 44 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 heures

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé ✆ 04 72 50 02 72 TOP MUNICIPAL Médiation - prévention standard ouvert 24 h./24 - 365 j./an ✆ 04 72 51 52 53 MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT 18, rue Jules-Ferry ✆ 04 72 90 18 20  Consultations des avocats du Barreau de Lyon : jeudi matin sur rendez-vous  Aide aux victimes d’infraction pénale : accueil sur rendez-vous  Conciliation civile : service gratuit sur rendez-vous  Défenseur des droits : permanence le vendredi matin sur rendez-vous AMELY MÉDIATION, BOUTIQUE DE DROIT Accès au droit aide aux victimes :  21, avenue Division-Leclerc ✆ 04 78 70 47 97 lundi de 14 h 30 à 18 h 30 mardi de 9 heures à midi mercredi de 14 à 17 heures jeudi de 9 heures à midi Permanences des médiateurs :  46 C, chemin du Charbonnier mercredi de 16 h 30 à 18 h 30 ✆ 04 72 51 35 46  21, avenue de La-Division-Leclerc lundi de 18 heures à 19 h 30 ✆ 04 78 70 47 97 Amely intervient aussi à la Maison de Justice et du Droit.

Culture MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC 2-4, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 45 54 BIBLIOTHÈQUES DE QUARTIER  Robert-Desnos : 24, rue du Professeur-Roux ✆ 04 78 76 64 15  La Pyramide (enfants) : 59 bis, avenue des Martyrs-de-la-Résistance ✆ 04 72 51 49 54  Anatole-France : 14, avenue de La-Division-Leclerc ✆ 04 72 89 40 46 THÉÂTRE 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 90 86 60. Billetterie : 04 72 90 86 68 CINÉMA GÉRARD-PHILIPE 12, avenue Jean-Cagne ✆ 08 92 68 81 05 (0,34 €/minute) cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr ESPACE ARTS PLASTIQUES Maison du peuple - 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 50 89 10 ÉCOLE DE MUSIQUE JEAN-WIENER 4, rue Aristide-Bruant ✆ 04 37 25 02 77 ou 04 72 21 44 19 MAISON DES ASSOCIATIONS BORIS-VIAN 13, avenue Marcel-Paul ✆ 04 72 50 09 16 www.cabv.com

La direction des Formalités administratives est ouverte aux usagers le jeudi jusqu’à 19 heures exclusivement pour passeports, cartes d’identité et certificats d’hébergement

www.ville-venissieux.fr MAIRIE DE QUARTIER DU MOULIN-À-VENT 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 72 78 80 30 MAISON DES SERVICES PUBLICS 19, avenue Jean-Cagne : ✆ 04 72 89 71 59  Mairie de quartier Vénissy ✆ 04 72 89 32 70  Maison du département ✆ 04 72 89 34 81  Point préfecture ✆ 04 72 89 32 60 CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE-MALADIE 21, rue Jules-Ferry Vénissieux ✆ 3646 courrier : CPAM DU RHÔNE 69907 Lyon Cedex 20 DRFIP RHÔNE-ALPES - CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE VÉNISSIEUX 17, place de la Paix ✆ 04 72 90 04 90 CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES 17, place de la Paix ✆ 04 78 70 75 51- www.caf.fr LA POSTE ✆ 3631  17, place de la Paix  19, avenue Jean-Cagne BOUTIQUE SNCF Gare de Vénissieux ✆ 04 72 40 31 03 SECV dépannage ✆ 0810 804 805 EDF 21, rue Jules-Ferry ✆ 0810 333 069

Solidarité - Action sociale DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE ✆ 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS ✆ 04 72 50 12 81 SECOURS POPULAIRE 99, bd Irène-Joliot-Curie ✆ 04 78 76 23 31 RESTAURANT DU CŒUR 11/13, av. de la République ✆ 09 60 07 49 40 SECOURS CATHOLIQUE 14, avenue Jean-Cagne ✆ 04 78 67 77 93 ATD QUART-MONDE ✆ 04 78 39 34 30 COMMUNAUTÉ D’EMMAÜS 8, avenue Marius-Berliet ✆ 04 78 91 69 97 FEMMES INFORMATIONS LIAISONS 8, avenue Henri-Barbusse, Saint-Fons ✆ 04 72 89 07 07 CENTRE D’INFORMATION FÉMININ DU RHÔNE (CIF) 13, avenue Maurice-Thorez ✆ 04 78 39 32 25

Environnement

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SERVICE MUNICIPAL Qualité de vie, installations classées, pollution, nuisances ✆ 0472 21 45 06 Ce service met un dispositif au service des personnes âgées ou handicapées pour l’évacuation d’un ou deux encombrants par foyer et par an (sauf en période de congés scolaires).

DÉCHETTERIE COMMUNAUTAIRE avenue Jean-Moulin ✆ 0478 70 56 65 HORAIRES D’ÉTÉ du lundi au vendredi de 8 h 30 heures à midi et de 13 h 30 à 18 heures, le samedi de 8h30 à 18h30, le dimanche de 9 heures à 12 heures.

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PORTRAIT

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AIMÉ MANIMA MOUBOUHA

De l’Âge du fer à celui de la raison Ce Vénissian, qui habite aujourd’hui le quartier Armstrong, a été le premier archéologue congolais à faire des fouilles dans son pays. ’est d’abord par les Beaux-Arts qu’Aimé Manima Moubouha a accédé aux études supérieures dans son pays, le Congo, alors que son gouvernement venait de créer le Centre d’Enseignement Supérieur. “J’ai obtenu le diplôme de fin d’études du Centre d’Enseignement Supérieur, section École des Arts. Ce qui donnait droit à un poste de professeur de dessin et d’histoire de l’art. Pourtant, en raison d’une friction avec le ministre de l’Éducation nationale de l’époque, j’ai dû refaire une autre formation. Et j’ai passé le concours d’entrée au Cours Normal, pour devenir instituteur.” Pendant deux ans, Aimé enseigne à des écoliers de primaire. Mais voilà que le régime politique auquel appartenait ce ministre est chassé du pouvoir: “J’ai repris mon dossier et me suis présenté à l’Éducation nationale. On m’a affecté dans un collège pour être professeur de dessin et également à l’école normale, où j’ai enseigné le dessin et l’histoire de l’art. Il était prévu dans notre formation qu’on vienne compléter nos études en France après deux ans de terrain. Mais dans la petite ville où je résidais, les contacts avec l’administration centrale étaient difficiles, j’ai donc cherché à permuter avec un collègue de Brazzaville afin de suivre moi-même mon dossier. J’ai aussi commencé à militer, j’en avais ras-le-bol des politiques.” Aimé réussit à obtenir une bourse pour venir étudier en France (“Je devenais gênant”, résume-t-il), où il arrive à la miseptembre 1972. À Paris, il rate de peu la rentrée à l’ENSET (École normale supérieure d’enseignement technique), où il devait s’inscrire. “Si j’attendais l’année suivante, je perdais ma bourse. J’ai réussi à m’inscrire à Paris 8, pour passer une licence d’enseignement d’Arts Plastiques. J’avais soif d’apprendre et, dans la foulée, j’ai réussi ma licence d’enseignement d’His-

C

Une découverte importante dans l’abri-sous-roche de Kimbedi

toire. Dans les unités de valeur non obligatoires, j’avais choisi l’initiation à l’archéologie.” Aimé découvre cette matière et s’inscrit à la Sorbonne où il obtient une licence ES-Lettres, section Histoire de l’Art et Archéologie, suivie d’une maîtrise spécialisée. Portant sur l’étude d’ossements de la période médiévale, son mémoire conduit Aimé à fouiller à Levroux, à Saint-Denis, à Tours et à La Charité-sur-Loire. “C’est alors qu’on me rappelle chez moi. Et on insiste ! Moi, je ne comprends pas, mon année de bourse n’étant pas achevée. Mes profs s’indignent, écrivent aux autorités de mon pays et insistent pour que je termine mes études avant de repartir au Congo. Je passe mon D.E.A. (diplôme d’études approfondies).” Il se trouve que le fonctionnaire responsable du service des bourses à Brazzaville est à Paris pour soutenir sa thèse. Et que, magie du hasard, le professeur d’Aimé fait partie du jury de thèse du monsieur. “Mon prof me présente alors au responsable des bourses comme le premier archéologue que le Congo va avoir. Laissez-le finir ses études, lui demande-t-il. Le matériel à étudier étant déjà exhumé, il n’en a plus que pour deux ans.” Le responsable acquiesce, rentre au pays et… “Deux à trois semaines plus tard, je reçois un courrier de Brazzaville : si vous ne rentrez pas, vous serez rayé des effectifs de la fonction publique. Avec l’aide de la France, le Congo venait de créer le laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire. Il y avait sur place un archéologue français, Raymond Lanfranchi, à qui les autorités avaient demandé de trouver un archéologue congolais en France.” Lanfranchi en trouve deux en formation : un ancien jésuite qui refuse de repartir au Congo car son oncle, le cardinal Biayenda, avait été tué en 1977 en même temps que le président Marien Ngouabi. Le second archéologue est Aimé Manima Moubouha. Mais lui non plus ne désire pas repartir sans avoir achevé sa formation. “La décision de me faire interrompre la formation montrait bien qu’il y avait anguille sous roche. J’ai finalement répondu que j’allais rentrer… sauf que je ne recevais pas mon billet d’avion. Comme j’avais participé en 1979 à la rédaction d’un guide touristique d’Air Afrique sur la Centrafrique, le Congo et le Gabon, c’est cette compagnie qui m’a offert le trajet ParisLibreville-Brazzaville.” Nous sommes en avril 1980 lorsqu’Aimé revient au Congo. “J’ai fait de la prospection archéologique avec un collègue français et j’ai commencé des fouilles dans des conditions difficiles, sans le budget qu’il fallait. Je suis resté une dizaine

PHOTO JOSETTE VIAL

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Aujourd’hui retraité, ici avec sa femme Arlette dans son appartement vénissian, Aimé n’a rien perdu de sa soif d’apprendre et continue à s’intéresser à l’archéologie

d’années à faire cela.” Aimé pros- Mais il n’a aucun crédit de pecte et fouille (entre autres l’abri- recherche, son salaire congolais sous-roche de Kimbédi et sa sépul- n’est plus payé : il repart donc au ture, en 1988), il se déplace beau- Congo, reprend ses fouilles sans coup pour des colloques et des pouvoir rapporter en Belgique les conférences en Afrique mais aussi vestiges qu’il trouve afin de les en France ou aux États-Unis. Ses analyser et de publier ses recherches portent sur l’Âge du recherches. “J’ai seulement réussi à fer. Financées particulièrement par faire passer une valise de 70 kg alors Conoco, Shell et la CDF (Congo- que mes collègues belges qui fouillaise de Développement Forestier), laient au Cameroun sont revenus ses plus belles fouilles se font avec avec plusieurs tonnes de matériel un collègue américain, dans le sud archéologique !” du pays : ils retrouvent les plus anciennes traces de l’Âge du fer. “En 1997, rebelote avec la guerre civile. Ils m’ont tout détruit. “En 1990, la Belgique Ma famille a fui dans l’arrière-pays.” m’accorde un complément de bourse pour Les guerres récurrentes au achever ma thèse à Bruxelles. Mais c’est aussi la période où les salaires et Congo ont fait disparaître tout ce les bourses ne sont plus versés réguliè- qui avait été trouvé. Aimé ne perçoit toujours pas de salaire, il n’est rement.” Le Congo traverse alors une plus boursier et ne pourra jamais période trouble : conflits armés achever sa thèse. Ce n’est pourtant successifs entre l’opposition et le pas faute d’essayer. Revenu au gouvernement de Pascal Lissouba. Congo en 1995, il regagne la Aimé demande à ce que sa famille France un an plus tard pour achepuisse le rejoindre en Belgique ver une thèse sur la métallurgie. Il malgré les réticences de son direc- s’inscrit à Lyon 3. “En 1997, rebeteur de thèse, “pourtant un ami”. lote avec la guerre civile. Ils m’ont

tout détruit. Ma famille a fui dans l’arrière-pays et j’ai failli perdre un enfant. Je ne pouvais pas rentrer, ils faisaient la chasse aux cadres. J’étais bloqué en France et mon épouse est décédée au Congo, par manque d’assistance médicale (elle a succombé à un cancer). Je suis resté ici jusqu’à ce que ça se calme. Comme je ne rentrais pas, ils m’ont mis à la retraite.” Aujourd’hui, à 70 ans, Aimé a retrouvé le bonheur auprès d’Arlette, avec qui il s’est installé à Vénissieux depuis 2006. Il est reparti trois fois au Congo, en 2008, 2010 et 2012. “J’ai fait de l’archéologie, j’ai enseigné l’archéologie. Mes étudiants ont eu la chance de passer leur thèse. Moi, j’ai laissé tomber. J’ai pratiqué un métier passionnant. Je n’étais pas seulement homme de terrain, j’ai aussi travaillé dans des laboratoires, j’ai encadré des étudiants africains, américains, belges, français, j’ai donné des conférences.” Aimé ne dit pas si, à présent, il nage dans le bonheur. Mais une chose est sûre : comme le recommande un proverbe africain, il est prudent et reste où il a pied. 

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