Issuu on Google+

DU

29 AOÛT AU 11 SEPTEMBRE 2012

Numéro 517

www.expressions-venissieux.fr INAUGURATION

Par ici la rentrée

La Maison du Rhône dans ses murs au Corallin.

p. 2

AMÉNAGEMENT Des roses pour Jeanne-d'Arc.

p. 2

PRÉCARITÉ Selon une étude, Vénissieux affiche le plus fort taux de pauvreté de la région.

p. 4

UN ÉTÉ VÉNISSIAN

p. 6

INDUSTRIE

Cette année scolaire sera marquée par la mise en place d'un conseil municipal d'enfants, élu par les élèves. Concernant la carte scolaire, l'horizon paraît dégagé avec la création attendue de six classes. Pages 8-9

Les Veninov impatients de relancer les machines.

p. 5

LOGEMENT SOCIAL Cure de jouvence au foyer Aralis Joannès-Vallet.

p. 5

Août 1942, la Nuit de Vénissieux

SAVEURS

Commémoration - 26 août 1942 : groupes confessionnels et laïcs,

CULTURE

dans les dix départements de la région préfectorale de Lyon, 1 016 juifs étrangers sont raflés par la police française et regroupés à Vénissieux, dans le camp militaire désaffecté de l'Arsenal. La commission dite “de criblage” met alors en place une extraordinaire opération pour sauver de la déportation le maximum de personnes. Ses membres, représentant différents

Quand les Minguettes se mettent à table.

p. 7

œuvrent nuit et jour entre le 26 et le 29 août. Leur action permet de sauver des camps de la mort 471 internés, dont les 108 enfants présents. Par son ampleur, cette opération est unique en France. Une cérémonie commémore ces événements, ce mercredi à Vénissieux, en présence de rescapés, d'une des sauveteuses, et de Me Serge Klarsfeld.

Page 3

Le Département suspend son aide au dispositif Collège au cinéma.

p. 11

HISTOIRE SPORT EXPO DU 5 AU 8 SEPTEMBRE. page 13

Un rempart contre les Prussiens.

p. 14


LOI SUR LE HARCÈLEMENT SEXUEL Michèle Picard a salué l’adoption par les députés, le 31 juillet, d’une nouvelle loi sur le harcèlement sexuel. “Ce texte constitue une réelle avancée en matière de protection des victimes et marque la volonté de s’attaquer à ce fléau social”, a réagi le maire de Vénissieux. Qui souhaite maintenant voir s’engager “un véritable travail pédagogique d’information, de sensibilisation et de responsabilisation, pour faire évoluer les consciences et briser le mur du silence qui entoure ces questions.”

LES RUES ISAAC ET AYNARD DANS LE BON SENS

Dans le cadre de la réalisation de la rue Germaine-Tillion (appelée V 19 quand elle était à l’état de projet), le Grand Lyon avait prévu d’inverser le sens de circulation des rues Auguste-Isaac et FranciqueAynard. Les automobilistes auraient alors emprunté Isaac dans le sens de la descente et Aynard dans celui de la montée. Mais l’amicale CNL des Marronniers, craignant une hausse du trafic et de la vitesse, s’y est opposée. Elle a été entendue. Les sens de circulation resteront inchangés. La r ue Germaine-Tillion offrira une nouvelle liaison entre les Minguettes et le bas de Vénissieux. Le chantier doit s’achever à la fin de l’année.

La Maison du Rhône, bien implantée au Corallin Vénissieux sud - Christiane Polge, la directrice de la nouvelle Maison du Rhône de Vénissieux Sud, pouvait être fière, le 19 juillet dernier. À l’occasion de l’inauguration de la structure, ses visiteurs étaient de marque : Michel Mercier, sénateur et président du Conseil général, le sénateur Guy Fischer, le maire Michèle Picard, les conseillers généraux de Vénissieux, MarieChristine Burricand et Christian Falconnet, etc. Cette MDR et ses 51 agents ont déménagé en février dernier pour occuper 1 360 m2 dans l’immeuble Le Corallin, nouvellement construit par CFA Rhône-Alpes au rondpoint des avenues Jean-Cagne, Oschatz et Marcel-Cachin. Elle développe les missions du Département concernant notamment l’action sociale, l’enfance et la santé. “Dans un quartier populaire, obser-

PHOTOS RAPHAËL BERT

ACTUALITÉS

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

Le service public s’est renforcé, avec le déménagement de cette MDR sur 1 360 m2 dans l’immeuble Le Corallin

vait Guy Fischer, la qualité du bâtiment et celle du personnel sont essentielles.” Pour Michèle Picard, “la

Place nette au carrefour Houël-Gambetta

CONCERTATION SUR LE PLU La concertation préalable à la procédure de révision du plan local d’urbanisme (PLU) de la Communauté urbaine de Lyon, tenant lieu de programme local de l’habitat (PLH), se poursuit tout l’été dans le Grand Lyon. Un dossier de concertation, des plaquettes d’information et un cahier permettant de consigner les observations sont tenus à la disposition du public jusqu’à la fin de la concertation à l’hôtel de ville de Vénissieux, à la direction de l’urbanisme (5e étage).

RÉSEAU DIALOGS Le réseau DIALOGS reprend ses réunions destinées aux personnes atteintes du diabète de type 2. Les prochaines rencontres auront lieu les mardis 11 septembre, 9 octobre, 13 novembre et 11 décembre, entre 14 heures et 16 heures au centre hospitalier Les Portes du Sud (salle VIP). Inscription gratuite au 04 78 60 96 30. Pour en savoir plus sur le réseau Dialogs, un site Internet : www.dialogs.fr

IL Y A 68 ANS, VÉNISSIEUX SE LIBÉRAIT Michèle Picard, l’équipe municipale et l’UFAC, Union française des associations de combattants et de victimes de guerre, invitent les Vénissians à se souvenir des combats du 24 août 1944 devant Berliet, et de la libération de Vénissieux, le 2 septembre 1944. La cérémonie se déroulera dimanche à 11 heures, devant le Monument de la Libération, parc Louis-Dupic.

CHŒUR JEAN-WIENER La formation vénissiane reprend ses répétitions le 4 septembre. Elle accueillera les nouveaux choristes à partir du 12 septembre. Tél. : 06 10 84 51 72. mpcoste@hotmail.com

La vieille bâtisse en pisé a été démolie au mois de juillet. Elle avait hébergé la Régie de quartier Armstrong ces dix dernières années

Démolition - Tout près de l’hôtel de ville, l’ancienne Maison de l’amitié, qui accueillait autrefois les délégations étrangères en visite à Vénissieux, avant d’héberger la police municipale puis, ces dix dernières années, la Régie de quartier Armstrong, a disparu du paysage au mois de juillet. Deux raisons ont conduit à la libération de cet espace situé à l’angle de l’avenue MarcelHouël et de la rue Gambetta. D’abord, élargir le carrefour pour faciliter les manœuvres des bus articulés du réseau TCL. Et d’autre part, permettre l’extension au centre-ville du réseau de chauffage

présence des services publics de proximité est impérative”. Estimant que Le Corallin, avec ses 3 000 m2 de surface à vocation sociale et médicale, répond aux objectifs que la Ville s’est fixés, le maire insistait sur l’urgence sociale à laquelle il faut répondre : “On compte plus de 350 000 personnes mal logées et très mal logées en Rhône-Alpes (…) À Vénissieux, on dénombre 3 912 foyers au RSA, et près de 10 000 personnes sollicitent chaque année nos services sociaux, toutes demandes comprises. En trois ans, le montant des aides sociales accordées par le CCAS a augmenté de près de 20 %.” On ajoutera que sur le canton sud de Vénissieux, le nombre d’allocataires du RSA a crû de 35 % entre 2009 et 2011. M.-Ch. Burricand, conseillère générale de ce canton, rappelait pour sa part combien cette MDR était attendue, tant par le personnel que par les habitants. “Le canton sud est exigeant, attachant et énergisant. Là où les populations sont dans le moins, il faut que les services publics fassent le mieux.” Enfin Michel Mercier est revenu sur les investissements du Conseil général à Vénissieux : “Le tramway, qui passe devant cet immeuble, a reçu aussi la contribution du Département. Nous avons toujours été présents dans les transformations de la ville.” 

PAGE 2

RÉHABILITATION

PLACE JEANNE-D’ARC : DES ROSES À PROFUSION Une trentaine d’habitants a assisté, courant juillet, à la présentation de la réhabilitation de la place Jeanned’Arc, en présence du maire, Michèle Picard. Une place qui aura changé totalement de visage à la fin du chantier dont le coût se monte 870 000 euros, dont 190 000 à la charge de la Ville, le reste étant financé par le Grand Lyon. Dans ce quartier historique de rosiéristes, deux grands parterres de roses de 100 m2 chacun seront plantés. Une aire de dépose-minute est prévue à proximité du groupe scolaire. Deux aires de jeux pour les enfants seront installées, ainsi qu’un parking de 24 places. Six arbres structurants seront plantés. “Tout a été prévu pour mettre en valeur l’église de Parilly, qui est classée, indique Philippe Laurent, responsable du service Espaces verts de la ville. Ceci en conformité avec l’avis de l’architecte des Bâtiments de France”. Mais, comme dans toute présentation publique, difficile de faire l’unanimité. Quelques voix, en fin de présentation, ont émis des réserves : pas assez de place de parking ou aire de dépose-minute “dérisoire”. Un voisin assurait aussi que la nouvelle place allait “imposer des contraintes énormes”. Enfin, une riveraine posait la question du point d’eau : “Va-t-il être conservé ? Peuton envisager de couper l’eau, par exemple la nuit ?” “Tout est affaire de compromis, répondait Pierre-Alain Millet, adjoint au maire en charge du cadre de vie. Il faut une certaine place pour la voiture, mais il n’en faut pas trop. N’oublions pas qu’une entrée d’école donne sur la place. Et il restera toujours possible de se garer à 100 mètres de là, pour emmener son enfant à pied. En ce qui concerne le point d’eau, nous allons étudier la question.” Commencés début août, les travaux devraient être terminés à la fin de l’année. La plantation des arbres et des rosiers suivra. C’est donc au printemps que le quartier Parilly pourra profiter de sa place toute neuve.

“Couleur Colline” : là où était la polyclinique

urbain. L’équipe municipale a décidé de cette extension à l’automne dernier. 2,3 millions d’euros doivent être investis pour connecter à la chaufferie des Minguettes l’avenue MarcelHouël, la rue Gambetta, la rue Marcel-Paul, la rue Émile-Zola et le boulevard Laurent-Gérin. Le potentiel de raccordement a été estimé à huit mégawatts. Le but de l’opération est à la fois d’accompagner le développement urbain du Centre et d’augmenter le nombre d’abonnés au réseau de chauffage, qui en compte pour l’heure environ 10 000. 

Avis d'enquête publique

Accession à la propriété - La Mutualité française du Rhône a vendu Angle Croizat/Paul-Bert - Une enquête publique va être ouverte à la les bâtiments désaffectés de la polyclinique des Minguettes au groupe mairie de Vénissieux pour le déclassement de la parcelle C1686 du domaine public communal. Cette parcelle, actuellement à usage de stationnement, est située à l'angle de la rue Paul-Bert et du boulevard Ambroise-Croizat. L'enquête se déroulera du lundi 3 au lundi 17 septembre 2012 inclus. Les pièces du dossier ainsi qu’un registre d'enquête seront déposés et consultables à l'hôtel de ville du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h 15 et de 13 h 15 à 17 heures. Les observations pourront être consignées sur le registre ou adressées par courrier au commissaire enquêteur, M. Jacques Buisson. Celui-ci assurera une permanence à l’hôtel de ville le 17 septembre de 15 heures à 17 heures. Toutes informations sur le projet peuvent être demandées à la direction municipale de l'urbanisme. 

immobilier Pitch Promotion. Après leur démolition qui doit intervenir à la fin de l’année, Pitch Promotion lancera la construction de six petits bâtiments (R+3) aux normes basse consommation, qui accueilleront 126 appartements (du 2 au 5 pièces) en accession à la propriété, dont six maisons sur le toit, le tout dans un parc clos. Chacun aura accès à une terrasse ou à un jardin. La livraison de ce programme, baptisé “Couleur Colline”, est prévue pour le deuxième trimestre 2014. Un espace de vente a été installé cet été à l’angle des rues de la Commune-de-Paris et Eugène-Varlin. Le promoteur annonce les prix suivants : 115 000 euros le 2 pièces avec jardin, 160 000 euros le 3 pièces avec terrasse, 198 000 euros le 4 pièces avec jardin (en TVA 7 %). 


70e ANNIVERSAIRE DU SAUVETAGE DES ENFANTS JUIFS DU CAMP DE L’ARSENAL

L’événement

La Nuit de Vénissieux Jean, Rachel, Sonja, Lucy… Les chemins de vie de ces enfants se sont croisés fin août 1942, dans le camp de triage de Vénissieux. Ils ont bénéficié d'une opération unique en France qui a permis de sauver près de cinq cents personnes des camps de la mort. Cérémonie, ce mercredi, avec la participation d'acteurs de ces événements et de Serge Klarsfeld. epuis la conférence de Wannsee, à Berlin, en janvier 1942, le Reich a engagé toutes ses forces dans la mise en œuvre de la “solution finale” envers les juifs et systématise les convois de déportation vers Auschwitz. La France est un des éléments déterminants du dispositif d'extermination. Au printemps 42, le port de l'étoile jaune devient obligatoire en zone occupée. Début juillet, le chef du gouvernement Pierre Laval passe un accord avec l'occupant : la police française va se charger d'arrêter et de regrouper le maximum de juifs étrangers, parmi ceux entrés en France depuis 1936. Les 16 et 17 juillet à Paris, ils sont plus de 13 000, dont 4 000 enfants, à être raflés au petit matin pour être conduits soit à Drancy soit au Vel' d'Hiv’, avant les camps de la mort. Le 26 août, dans les dix départements de la région préfectorale de Lyon, une autre rafle de grande envergure est opérée. 1 016 juifs sont arrêtés, dont 108 enfants et adolescents. Tous vont passer les jours suivants à Vénissieux, dans un cantonnement militaire désaffecté, dévolu à la “main-d’œuvre indochinoise”.

D

À Vénissieux, ces journées tragiques racontent aussi un formidable élan de solidarité C’est dans ces baraquements de l’Arsenal (au niveau du 27, avenue de la République) que va s'opérer le “criblage”, autrement dit le tri des internés. Car il existe certaines exemptions de déportation, mais elles sont rares et se raréfient encore sous l’impulsion de Laval, qui va audevant des désirs des nazis en leur proposant de déporter également les enfants de moins de 16 ans. Les membres de la commission de criblage mettent alors précipitamment en place des opérations clandestines de sauvetage et œuvrent jour et nuit, entre le 26 et le

L’arsenal et le cantonnement de Vénissieux en 1917 (coll. Gérard Petit)

29 août, pour mettre à l’abri le maximum de personnes, à commencer par les enfants. Tout est bon : faux diagnostics médicaux, qui permettront à 120 ou 130 “malades” de s'échapper, fausses déclarations, fausses dates de naissance, etc. La commission est composée de volontaires d'organisations caritatives catholiques, juives, protestantes, et laïques. Ainsi l'Amitié chrétienne (présidée par le cardinal Gerlier, avec notamment l’abbé Glasberg), l’Œuvre de secours à l'enfance (OSE, dont font partie Charles Lederman, Georges Garel et Lili Tager, sa future épouse, ou encore le Dr Weill), la Cimade (Madeleine Barot)… Des représentants du Service social d'aide aux migrants (service de Vichy) œuvrent dans le même sens. Il faut également citer des personnalités telles que le pasteur Boegner ou encore Gilbert Lesage, haut fonctionnaire, qui usera de son autorité pour sauver des internés. Tant et si bien que 471 personnes purent quitter les lieux. Et parmi elles, les 108 enfants qui furent emmenés en car dans la nuit du 28 au 29 août, après que leurs parents eurent signé des délégations de paternité. Conduits au local des Éclaireurs israélites, montée des Carmélites à Lyon, ils furent ensuite très rapidement dispersés grâce à

des filières clandestines, puis accueillis sous de faux noms dans des familles ou cachés dans des institutions. La plupart échappèrent aux camps de la mort. 545 adultes n’eurent pas cette chance : emmenés le 2 septembre 1942 à la gare de Saint-Priest, ils partirent pour Drancy puis Auschwitz. Il faut ici mentionner le courage du général Robert de Saint Vincent, commandant la XIVe région militaire de Lyon, qui refusa de mettre “sa troupe” à la disposition de l’intendant de police pour convoyer les déportés de Vénissieux à SaintPriest. Ce qui lui valut d’être aussitôt limogé. Certains de ses descendants seront également présents ce jour à Vénissieux. Parmi les enfants internés à Vénissieux, se trouvaient Sonja Kuhn, 6 ans, et Lucy, sa sœur de 14 ans, arrêtées avec leur maman et leur

57 % de la totalité des juifs déportés l'ont été en 1942, rappelle Jean Lévy, ancien président du CRIF Rhône-Alpes, délégué régional de l'association Les fils et filles des déportés juifs de France, qui se définit comme un “militant de la mémoire”. “Pourtant, en Rhône-Alpes, le pourcentage ne se monte qu'à 18 %. Sans l'opération de Vénissieux, le pourcentage de la région en 1942 aurait été de 40 %. L'année suivante, si le pourcentage grimpe à 21 %, il reste dans la région plus faible qu'en France (23 %). Klaus Barbie arrive à Lyon en novembre 1942, après l'invasion de la zone libre par les nazis. Il prend le commandement de la section de lutte contre les résistants, les communistes, les juifs. En 1944, le pourcentage s'inverse : 61 % de déportés en région, contre 20 % en France. En juin et juillet 1944, de grands massacres sont perpétrés à Bron (110 personnes) ou Saint-Genis-Laval (120 personnes). “En 1940 en France, vivaient 320 000 juifs. 80 000 ont été victimes de Vichy et des nazis. Ce qui signifie qu'il y a eu 240 000 survivants. C'est ce bilan que je ne cesse de rappeler. Nous avons deux devoirs vis-à-vis des jeunes : transmettre la mémoire des victimes, expliquer comment le régime de Vichy a été complice du nazisme, mais aussi montrer comment des milliers de gens ont agi pour sauver leurs prochains. 

471

C’est le nombre de personnes sauvées par la commission de criblage. Parmi elles, les 108 enfants internés

à la demande de la Ville par le Mémorial de la Shoah, l’ONAC, Les fils et filles des déportés juifs de France, le CHRD, avec les documents écrits et photographiques de Valérie Perthuis-Portheret (association Ame reporter).  SYLVAINE CHARPIOT

*“Août 1942. Lyon contre Vichy. Le sauvetage de tous les enfants juifs du camp de Vénissieux” par Valérie Perthuis-Portheret. Éditions Lyonnaises d’Art et d’Histoire. Préface de Maître Serge Klarsfeld, président de l’association FFDJF. Avant-propos d’Émile Azoulay. Postface de Simone Lagrange, présidente de l’Amicale des déportés d’Auschwitz (Rhône-Alpes). Les photos que nous publions sont extraites de cet ouvrage.

Lili Tager-Garel, une des sauveteuses, a œuvré pour l’OSE

70e ANNIVERSAIRE DE LA RAFLE DES JUIFS ÉTRANGERS DU 26 AOÛT 1942 Cérémonie mercredi 29 août ● À 17 h 15, devant le 27, avenue de la République Une plaque commémorative sera dévoilée, avant la lecture des noms des déportés et des enfants sauvés, par des élèves du collège Louis-Aragon, qui se sont rendus en janvier dernier à Auschwitz avec leur enseignante, Mme Bonneau (voir Expressions du 1er février), ainsi que par des rescapés de l'été 1942, et des membres de leur famille. ● Poursuite de la cérémonie à l'hôtel de ville, avec le vernissage d'une exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah, avec différents partenaires (voir ci-dessus). Témoignage d’un rescapé, Jean Stern. Prises de parole : Olivier Lalieu, responsable de l'aménagement des lieux de mémoire et des projets externes du Mémorial de la Shoah, Me Serge Klarsfeld, Michèle Picard, maire de Vénissieux.

JEAN LÉVY, DÉLÉGUÉ RÉGIONAL DE L’ASSOCIATION DE SERGE KLARSFELD

1942, l’année terrible

tante de 16 ans à Montélimar. Rachel Kaminker, 6 ans et demi, arrêtée à Lyon avec sa tante Hélène. Ou encore Jean Stern, 15 ans, arrêté près de Grenoble, où sa mère et lui avaient trouvé refuge après un long périple. Leurs chemins de vie ont sans doute croisé celui de Lili Tager, une des sauveteuses membre de l’OSE, au côté de Georges Garel, qui devint son époux. Soixante-dix ans plus tard, leurs chemins de mémoire les ramènent tous ce mercredi 29 août devant le 27, avenue de la République, où va se dérouler la cérémonie commémorative, en présence de Me Klarsfeld, président de l’association Les fils et filles des déportés juifs de France. Serge Klarsfeld fut le premier, en 1983, à sortir de l’oubli l’affaire du camp de Vénissieux dans son ouvrage “Vichy, Auschwitz - La Shoah en France”. Étudiante en histoire à Lyon 3, Valérie PerthuisPortheret s’est plus tard emparée de cet épisode, d’abord pour un mémoire de maîtrise, édité en 1997, puis pour un DEA. Approfondissant ses recherches, retrouvant un à un des témoins et acteurs de ces journées, elle a publié au printemps dernier un nouvel et passionnant ouvrage : “Août 1942. Lyon contre Vichy. Le sauvetage de tous les enfants juifs du camp de Vénissieux”*. Tout ce travail a aidé à composer une exposition sur les juifs dans la Shoah, que l’on pourra voir à l’hôtel de ville. Cinq panneaux y sont consacrés au camp de Vénissieux, résultat d’un travail collectif réalisé

Jean Stern avec sa maman

VÉNISSIEUX Les Jardins du Monde L

JOURNÉES PORTES OUVERTES VENDREDI 14, SAMEDI 15 ET DIMANCHE 16 SEPTEMBRE

VILLAGE DE VENTE : Angle rues Romain Rolland et Paul Langevin

OPÉRATION 1000€ DE FRAIS DE NOTAIRE

-1000€ PAR PIÈCE PRINCIPALE*

TROIS1000

*

*

Jardins Bagatelle Jardins Suspendus Résidences tournées vers le bien-être et la quiètude de ses habitants

B.B.C.

TVA 7%

1000€ À LA RÉSERVATION* www.nacarat.com

0811 56 60 60 PRIX D’UN APPEL LOCAL DEPUIS UN POSTE FIXE

Appartements du T2 au T4 Proximité centre village, à 2 pas de la gare Métro et du TRAM

*Offre valable jusqu’au 30 septembre 2012 inclus. Conditions disponibles auprès de notre conseiller commercial et suivant lots disponibles. Conception : Truche Publicité Lyon Illustration © arka - Document et illustrations non contractuels


ACTUALITÉS ACTIVITÉS DE L’OMR Les 5 foyers du temps libre de Vénissieux rouvriront le 3 septembre. Les autres activités reprendront aux jours et horaires habituels le 10 septembre. Les amateurs de randonnée sont invités par le groupe des Baladins à une réunion d’information le 4 septembre à 14 h 30 au foyer Max-Barel. Pour découvrir ou s’inscrire aux cours de danse country, rendez-vous le 10 septembre à 14 heures à la Halle à Grains (85, bd Coblod ). Natation et aquagym : inscription le 12 septembre à 14 h 30 au siège de l’OMR (68, bd Irène-Joliot-Curie).

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

Une place du marché… grillagée

Vénissieux serait la ville la plus défavorisée de Rhône-Alpes Étude - L’initiative revient au bureau d’études Compas, associé à l’Observatoire des inégalités. Pour la première fois, une enquête, publiée le 6 août par la Gazette des communes, a établi le taux de pauvreté locale des cent plus grandes villes de France, en intégrant aux données fiscales fournies par L’INSEE les prestations sociales perçues par les habitants. Pour Louis Maurin, consultant chez Compas, par ailleurs directeur de l’Observatoire des inégalités, “il ne s’agit en aucun cas de stigmatiser, mais de montrer où est l’urgence et d’inciter à des politiques sociales plus justes.” Le taux de pauvreté calculé correspond au pourcentage de ménages qui, dans une ville donnée, perçoivent moins de 60 % du revenu médian national après prestations et avant impôts, soit 954 euros. Le classement va ainsi de 7 % de taux de pauvreté à Neuilly-sur-Seine à 46 % à Roubaix. Vénissieux, avec un taux

LOISIRS ET SOLIDARITÉ DES RETRAITÉS

APPRENDRE ET PARLER LE FRANÇAIS

L’atelier socio-linguistique du quartier Charréard reprend son activité le lundi 3 septembre de 9 heures à 11 h 30 au foyer Max-Barel (1, rue MaxBarel). Il accueille toutes les personnes en difficulté avec la langue française quel que soit le niveau de compréhension. Inscriptions les lundis 3 et 10 septembre à partir de 9 heures.

VACCINATIONS PUBLIQUES AU CDHS Les séances de vaccinations publiques au Comité départemental d’hygiène sociale reprendront le mercredi 5 septembre de 14 heures à 15 heures. Rappelons qu’elles ont lieu les 1er et 3e mercredis de chaque mois de 14 heures à 15 heures, et les 2e et 4e mercredis de 17 heures à 18 heures. CDHS : 5, rue de la Paix à Vénissieux

VIDE-GRENIERS À PASTEUR L’association des anciens élèves de l’école Pasteur organise son vide-greniers le dimanche 9 septembre, avenue JacquesDuclos, au Charréard. Renseignements et inscriptions : 06 64 87 82 11. Adresse postale de l’AAEEP : 4, route de Corbas 69200 Vénissieux.

Ces grilles bloqueront les sacs plastique qui volent les jours de marché

Aménagement - Les imposantes grilles - plus de 2 mètres de haut sur environ 5 de long - ont été installées en juillet par la municipalité. Par groupes de deux, à intervalles réguliers, posées sur des bacs en béton remplis de terre, elles barrent la grande place du marché des Minguettes. Explication : il s’agit de bloquer les innombrables sacs en plastique qui s’envolent les jours de marché. Un problème récurrent sur le plateau, où le vent souffle fréquemment. Des plantes grimpantes rendront bientôt les grilles moins austères. La Ville a par ailleurs installé des barrières pour remplacer les vieux plots escamotables qui délimitaient l’enceinte du marché. 

Un agent du Grand Lyon s’est immolé sur son lieu de travail Drame - Manuel Gongora, 47 ans, a tenté le 19 juillet de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail. Employé dans un service de propreté du Grand Lyon situé rue Eugène-Hénaff à Vénissieux, cet agent de maîtrise a, après s’être muni d’un bidon d’essence et s’en être aspergé, enflammé ses vêtements. Brûlé à 80 %, son état reste sérieux. Ce geste aurait-il pu être évité ? En juin, lors d’un stage suivi sur le contrôle du stress, il avait déjà menacé de mettre fin à ses jours, en raison d’une procédure disciplinaire en cours contre lui. Il avait en effet menacé de mort un supérieur hiérarchique, avant de lui lancer une chaise et un cendrier. Début juillet, alors que le conseil de discipline avait décidé de lui infliger un simple avertissement, l’autorité territoriale avait maintenu la sanction initiale : une mise à pied de 12 jours. “C’est en prenant connaissance de cet arrêté disciplinaire qu’il a eu cette tragique réaction”, assure la CGT du Grand Lyon. Laquelle relie également ce geste à “la souffrance au travail” vécue par les agents des services de propreté de la communauté urbaine : “(La restructuration) va entraîner d’importantes modifications des conditions de travail et d’exercice des missions publiques. Un malaise

s’exprime depuis de longs mois (…).” Une analyse que conteste la communauté urbaine, rappelant que “les faits ayant conduit à la saisine du conseil de discipline sont bien antérieurs au projet de réorganisation du service de nettoiement, dont la mise en œuvre n’est prévue qu’à partir de 2013”. Le Grand Lyon indique également que “durant ces derniers mois, plusieurs incidents graves se sont produits à la suite de conflits internes entre agents ; à chaque fois, l’administration a fait des enquêtes, saisi le conseil de discipline et prononcé des sanctions proportionnées à la gravité des faits reprochés”. Pour la FNACT/CFTC, où est syndiqué Manuel Gongora, l’explication est à chercher ailleurs : “(Ce geste) n’a rien à voir avec les réorganisations des services de collecte ou de nettoiement. Il subissait depuis de longues années des pressions. (…) Il faut que chacun prenne ses responsabilités.” La famille de l’agent, qui a rencontré début août Gérard Collomb, le président du Grand Lyon, a porté plainte contre X. L’enquête de police est toujours en cours. Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a pour sa part décidé de mandater une expertise sur les conditions de travail des agents. 

ÉPICERIE SOCIALE RECHERCHE BÉNÉVOLES

Pour aider au fonctionnement et au développement de l’épicerie sociale et solidaire ouverte début 2012 aux Minguettes, l’association Vénissieux solidarité culturelle (VSC) recherche des bénévoles, les après-midi du lundi au jeudi et le vendredi matin selon leurs envies et leurs disponibilités pour l’organisation de l’épicerie, pour aider à l’accueil des personnes et à la distribution des produits frais. Tél. : 09 54 12 55 05. Mail : enfaim69@yahoo.fr

Le service de propreté du Grand Lyon, rue Eugène-Hénaff à Vénissieux, où Manuel Gongora a commis son geste désespéré

de 32 % et un revenu médian des ménages pauvres de 732 euros, apparaît comme la ville la plus défavorisée de la région Rhône-Alpes. Une analyse par typologies de communes permet de distinguer trois groupes bien distincts : les villes des départements d’outre-mer comme Saint-Pierre à La Réunion (46 %), celles frappées par la désindustrialisation à l’image de Calais (32 %) et enfin, comme Vénissieux, les communes périphériques des grandes agglomérations. Mais partout, souligne Hervé Guéry, directeur du Compas, “on constate l’importance du logement social dans la répartition de la pauvreté sur le territoire”. En l’espèce, Vénissieux est un cas d’école puisqu’elle compte plus de 55 % de logements sociaux dans son parc immobilier. À l’inverse, les villes-centres comme Lyon, où l’envolée des prix du logement locatif chasse les ménages aux revenus modestes, affichent des taux de pauvreté inférieurs à 20 %. 

PHOTO RAPHAËL BERT

L’association propose un videgreniers le 8 septembre place Ennemond-Romand. Les 20 et 25 septembre, ciné d’après-midi et ciné-café. Du 25 au 27 septembre : court séjour à Champagneux. Le 15 octobre : vente “solidaire” de saucissons à cuire et après-midi récréative (danses country). Rappel : le vendredi matin, c’est randonnée, au parc de Parilly. L’après-midi est consacrée aux loisirs créatifs. LSR : 8, boulevard LaurentGérin à Vénissieux. Téléphone : 04 72 21 82 37.

PAGE 4

Vénissieux compte plus de 55 % de logements sociaux dans son parc immobilier

SÉCURITÉ SOCIALE

VOUS VOULEZ LE TIERS-PAYANT, ACCEPTEZ LE GÉNÉRIQUE

“Je ne prends pas de générique, je dois régler mes médicaments.” Cette campagne, lancée par l’Assurance-maladie en partenariat avec les pharmaciens, doit promouvoir le recours aux génériques afin de contribuer aux économies de santé. Désormais pour bénéficier du tierspayant, les assurés doivent donc accepter de recevoir des médicaments génériques à la place des médicaments de marque. Ce dispositif concerne tout le monde, donc également les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et de l’Aide médicale d’État (AME) que ceux pris en charge au titre d’un accident du travail, d’une maladie professionnelle ou d’une affection de longue durée. Pour tout renseignement sur ce dispositif : www.ameli.fr Des téléconseillers répondent aux questions à la CPAM (3646, prix d’un appel local depuis un poste fixe) ; à la MSA (04 74 45 99 00) ; au RSI (0821 200 030).

Conseils de quartier : les permanences ● Jules-Guesde le mardi 4 septembre 18 heures au local du conseil de quartier (50, rue Joannès-Vallet). ● Anatole-France/Paul-Langevin le mardi 4 septembre à 17 h 30 à la Maison des fêtes et des familles (20, avenue Division-Leclerc). ● Centre le jeudi 6 septembre à 18 heures au local collectif résidentiel LCR, rue du Château. ● Joliot-Curie le vendredi 7 septembre à 18 heures, salle des Acacias (7, allée des Acacias). ● Saint-Exupéry le vendredi 7 septembre à 17 heures à la Maison de quartier Darnaise, salle n° 2 (45, boulevard Lénine). ● Georges-Lévy/Ernest-Renan/ Moulin-à-Vent le mardi 11 septembre à 18 heures, salle Ernest-Renan (44, rue Ernest-Renan). ● Jean-Moulin/Henri-Wallon le mercredi 12 septembre à 17 h 30 au local du conseil (41, rue des Martyrs-de-la-Résistance). ● Parilly le jeudi 13 septembre à 18 h 15 au foyer Marcel-Sembat (11, boulevard Marcel-Sembat). ● Charréard/Max-Barel le mardi 18 septembre à 18 heures au foyer Max-Barel (1, rue Max-Barel). ● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud le mardi 18 septembre à 18 heures au foyer Claude-Debussy (1, rue Claude-Debussy). ● Et une fête de quartier à Gabriel-Péri Rendez-vous vendredi 14 septembre à partir de 17 h 30, square Aulagne.


ACTUALITÉS

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 5

Les Veninov s’impatientent LUTTE - La reprise de l’usine par Windhager est officielle depuis bientôt quatre mois mais rien n’a changé. Les ex-salariés, qui occupent toujours le site, s’impatientent. Une reprise à l’automne est-elle toujours d’actualité ? Le directeur général du groupe autrichien assure être en mesure de présenter le “nouveau Veninov” fin septembre. ela commence à faire long.” Sur le site de l’usine Veninov, l’enthousiasme de la reprise par le groupe autrichien Windhager a laissé place à une certaine inquiétude. “On est dans le flou le plus complet, admet Bernard Dhennin (CFDT). À la préfecture, on nous assure que tout se déroule normalement dans un dossier complexe. Le problème, c’est qu’on ne voit rien bouger. Pas d’entreprise de maintenance, pas d’entreprise d’entretien. Rien ne semble indiquer que l’activité reprendra dans quelques semaines.” Le site de Veninov a bien reçu la visite, début juillet, de deux émissaires de Windhager. Mais depuis, plus rien. “Lors de ce passage, on nous a annoncé un redémarrage de l’activité en septembre, indique Frédéric Vera. Mais bien sûr, cela ne signifie pas que la production redémarrera dès septembre. Il peut y avoir une phase de préparation. Par contre, ils nous avaient dit qu’ils reviendraient courant juillet, ce qui n’a pas été le cas… Nous avons écrit à Windhager pour avoir des nouvelles.” Peter Preis, directeur général du groupe autrichien, n’a en tout cas pas tardé à leur répondre. Il indique “travailler avec différentes sociétés, qui devraient aider à réaliser une bonne entrée sur le marché”. Il assure également être en mesure de présenter le nouveau projet, au plus

tard fin septembre, une fois tous les détails réglés, notamment avec le liquidateur. Selon la préfecture, Windhager a par ailleurs recruté un directeur pour le site de Vénissieux. La création de la société française serait, elle, en phase de finalisation.

C

La CRP s’est achevée fin août L’inquiétude des Veninov est d’autant plus grande que la Convention de reclassement personnalisé (CRP) dont la plupart d’entre eux bénéficiaient en tant que licenciés économiques, s’est arrêtée le 21 août. Elle leur a permis de percevoir pendant un an une allocation représentant peu ou prou l’équivalant de leurs anciennes rémunérations. “Ceux qui sont concernés par la fin de la CRP passent dans le régime classique du chômage, explique Frédéric Vera. Ils ne touchent plus que 57,4 % de leur salaire brut. Cela commence à devenir difficile. Ceux qui ont touché de petites indemnités de licenciement vont vite se retrouver dans la galère. Nous espérons par ailleurs que ceux qui se sont battus pour la survie du site vont rester prioritaires dans le futur recrutement. Sinon, ce serait une belle injustice…” En attendant, l’occupation du site se poursuit, même avec l’été et ses fortes chaleurs. Une situation

Arrêtées depuis dix-huit mois, les machines devraient tourner à nouveau cet automne

difficile, d’autant que l’usine a été cambriolée deux fois ces dernières semaines. “La première fois, du câble a été dérobé. La seconde, ils se sont ser-

vis plus largement : des moteurs et des tourelles de câble ont été volées.” Depuis, la mairie de Vénissieux a décidé de mettre en place une sur-

Logement - Construit en 1960 dans le quartier Jules-Guesde par Aralis (Association Rhône-Alpes pour le logement et l’insertion sociale, créée neuf ans auparavant), le foyer de la rue Joannès-Vallet connaît une opération lourde de requalification, depuis plus d’un an. Mais le but est proche : dans les jours qui viennent, les 20 logements de la pension de famille accueilleront leurs locataires. Quant à la résidence sociale, elle s’ouvrira en deux temps : en octobre puis en janvier 2013. Il y a un demi-siècle, ce foyer accueillait quelque 200 travailleurs migrants, logés dans de petites chambres individuelles. Cuisines et sanitaires étaient collectifs. Ne répondant plus aux normes de confort d’aujourd’hui, la réhabilitation complète s’imposait et Aralis lançait en 2009 un concours d’architecture, remporté par un cabinet stéphanois, Yes Architectes. Le programme portait sur la construction de 162 logements, répartis entre une résidence sociale (142 logements) et une pension de famille. La résidence sociale sera structurée en deux parties, dont une allée réservée aux résidants âgés. Certains bénéficieront d’appartements partagés : chaque chambre est équipée d’une salle de bains autour d’un séjour-cuisine collectif. L’avantage est double : préserver l’intimité de la chambre, la possibilité de recevoir et

PHOTOS RAPHAËL BERT

Le foyer Aralis prend un nouveau départ

Les premiers occupants de la pension de famille intégreront prochainement leurs logements

le confort tout en maintenant une structure d’habitat semi-collective, dans laquelle les personnes âgées retrouvent les acquis du foyer traditionnel -sécurité, convivialité, rencontres, solidarités. Cette formule doit aussi permettre d’assurer un passage ultérieur à d’autres clientèles : ainsi, les appartements composés de trois chambres pourront aisément être transformés en quatre studios autonomes.

L’autre aile de la résidence permettra d’accueillir temporairement des personnes ou ménages à faibles ressources, qui rencontrent des difficultés particulières pour accéder à un logement. Transitoire, cette offre s’inscrit dans un projet social d’insertion économique et/ou sociale de ces locataires, afin de préparer leur relogement dans le parc social, public ou privé.

Quant à la pension de famille, elle est destinée à des personnes qui, ayant fréquenté des structures d’hébergement provisoire, ne peuvent vivre seules en logement autonome. Elles y trouveront un lieu de vie associant indépendance dans le logement, temps collectifs et présence de professionnels. À l’occasion d’une visite des chantiers ouverts dans la ville cet été, Gérard Saikki, directeur du patrimoine chez Aralis, a présenté la réhabilitation au maire, Michèle Picard. “Notre résidence présente une volumétrie réinventée par l’ajout de nouveaux éléments bâtis, expliquait-il. Les parvis mettent en lien l’espace public et les espaces d’entrée de la résidence sociale et de la pension de famille, ainsi que des jardins partagés privatifs. Ces jardins seront de véritables patios verdoyants, fédérant autour d’eux les logements des différentes entités.” La façade est de brique et bois, ce qui souligne les découpes volumétriques. Sur la façade arrière, ce sont les balcons courbes qui sont mis en avant. L’ensemble est labellisé basse consommation : production d’eau chaude par panneaux solaires, végétalisation des toits des extensions, isolation renforcée… Coût de l’opération : 8,5 millions d’euros financés par l’État, la Région, le Grand Lyon, Aralis, le FEI ainsi que par des prêts.  M.F.

veillance du site, financée par Windhager. “On reste rue Eugène-Maréchal pour montrer que l’on est toujours présents et motivés. Mais certains commencent à fatiguer, physiquement ou moralement… Ça fait plus d’un an qu’on se bat. Il est temps que la reprise se mette en place concrètement.”  GRÉGORY MORIS

Repères: les cinq dates clés Juillet 2011 : le tribunal administratif de Nanterre déclare la liquidation judiciaire de Veninov. Ses salariés occupent l’usine et la mobilisation s’organise.

Novembre 2011 : Gordon Brothers, fonds de pension américain, est devenu propriétaire de l’usine par le biais d’un prêt accordé en février 2011, dont la légalité est contestée par le liquidateur judiciaire. Les audiences se multiplient au tribunal de commerce de Nanterre… mais sont souvent renvoyées. ●

● 28 janvier 2012 : le préfet JeanFrançois Carenco annonce qu’un accord est possible avec Gordon Brothers. ●6

février 2012 : deux représentants de Windhager rencontrent les Veninov rue Eugène-Maréchal. Ils prévoient un redémarrage avec 50 emplois à la rentrée.

7 mai 2012 : l’offre de reprise étant validée, Windhager devient propriétaire de l’usine. Une victoire “historique”, unanimement saluée. ●


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

PAGE 6

PHOTO YVES RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

Vacances maison, activités à foison

UN ÉTÉ VÉNISSIAN - Plus de 10 000 personnes ont profité du copieux programme estival concocté par les structures municipales. Mention spéciale au dispositif “Vivre un été sport” qui rencontre un succès croissant.

EPJ: 6 sur 6

PHOTO YVES RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

Les six Équipements polyvalents jeunes (EPJ) de Vénissieux ont fonctionné durant six semaines, de début juillet à la mi-août, proposant à la fois des activités dans leurs locaux et à l’extérieur. Conformément à leur ligne de conduite, qui est de ne pas se contenter de la consommation de loisirs récréatifs, les EPJ ont proposé une programmation ouverte aux activités scientifiques, culturelles et civiques. “Mais on n’oublie pas que c’est les vacances et que les ados ont aussi envie de s’amuser”, précise Benoît Depierre, responsable de la direction municipale Sport, Jeunesse et Famille, citant pêle-mêle les sorties à Walibi, au lac des Sapins, à Aiguebelette… Plus de 1 500 jeunes ont été concernés. 

Les “Jeudis de la Darnaise” PHOTO YVES RICARD - DRC VILLE DE VÉNISSIEUX

En juillet, il y a eu les soirées “plateau musical”, “multisports et structures gonflables”, “intervilles et jeux d’eau”. En août, elles ont eu pour thème “kermesse et jeux en bois” et “défis et cinéma en plein air”. Au total, 3 300 personnes ont fréquenté la Maison de quartier Darnaise les jeudis soirs ! Une indéniable réussite, que l’on doit à la mobilisation du personnel et à l’implication des habitants. “Nous avons reçu tous les soirs plusieurs centaines de Vénissians, confirme Elif Yol, animatrice pour les EPJ. C’est un bilan très positif.” Un bouquet final a été tiré le 16 août, accompagné d’un repas du monde et d’une soirée dansante. En dehors de ces moments forts, la Maison de quartier a assuré au quotidien de nombreuses activités intra-muros et des sorties familiales. 

Vénissieux-Plage au complexe Delaune

Des chantiers pour partir Pour la 17e année consécutive, plus de 200 Vénissians âgés de 16 à 20 ans ont profité des chantiers jeunes pour gagner quelques billets. À raison de 7 euros de l’heure pendant 10 ou 20 heures, payés en chèques vacances, ils sont 205 précisément à avoir effectué des travaux de peinture, de nettoyage ou autres pour le compte des services municipaux et des principaux bailleurs sociaux de la ville : OPAC du Rhône, Grand Lyon Habitat, Sacoviv, Alliade. 

PHOTOS RAPHAËL BERT

Amigos pour les Olympiacos

D’année en année, le complexe sportif Auguste-Delaune s’impose comme le centre nerveux des activités d’été. À la piscine, toujours très fréquentée - même si le ramadan commencé le 21 juillet a fait plonger les chiffres - s’ajoute l’attrait du dispositif “Vivre un été sport”. Pour le prix d’un ticket d’entrée, les 6-17 ans ont accès au trampoline, au kart à pédales, au tennis de table, à des jeux de société… sans oublier le terrain de beach-soccer, créé en 2007 sur proposition d’habitants de la Darnaise, et dont le succès ne se dément pas, y compris les jours de grande chaleur. Au total, plus de 7 700 jeunes ont été pris en charge. “C’est beaucoup plus que l’été dernier”, se réjouit

Benoît Depierre, responsable de la direction municipale Sport, Jeunesse et Famille. Pour encadrer les jeunes, les animateurs ont reçu le renfort de trois CRS, mis à disposition par leur administration. C’est une tradition à Vénissieux, où ce type de collaboration s’est engagé dès les années quatre-vingt, après les premiers “étés chauds”. La ville est aujourd’hui la dernière commune du Rhône à rester fidèle à cette collaboration avec les CRS. Le brigadier-chef Jean-Luc Levray est un pilier du dispositif. Il participe à ces activités d’été aux Minguettes depuis 1998. Pour lui, “l’enjeu n’est pas seulement d’occuper les jeunes, mais aussi de faire passer un message éducatif basé sur les valeurs de respect et d’entraide”.

Les sorties à la journée, proposées pour des groupes de sept jeunes, ont également été plébiscitées : ski nautique à Condrieu, équitation et voile à MiribelJonage, accrobranches à Septême… “Pour 4 euros, l’enfant pouvait sortir de son cadre habituel. On partait en minibus avec un chauffeur, un animateur et un CRS”, expliquent Murielle Caleyron et Gilles Florenson, qui ont assuré la gestion du dispositif. Les feuilles de pointages tenues par les animateurs et éducateurs sportifs indiquent qu’en moyenne il y a eu davantage de garçons que de filles (70 %-30 %) et que la tranche d’âge la plus représentée était celle des 10-11 ans. 

Avant Londres, Vénissieux ! À quelques jours de l’ouverture des jeux Olympiques, 180 enfants de 8 à 12 ans se sont retrouvés le 18 juillet au complexe sportif Auguste-Delaune, pour les “Olympiacos”. Organisée par la direction Sports, Jeunesse et Famille, cette compétition intercommunale entre centres de loisirs, centres sociaux et maisons de l’enfance de Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin et Saint-Priest en est déjà à sa quatrième édition. Au programme, de la bonne humeur (“On est tous amigos, à fond pour les Olympiacos !”) et bien sûr des épreuves sportives : triathlon (natation, vélo, course à pied), tir à la corde, épreuves de lancer (balles de tennis, ballons de basket, fléchettes, frisbee et tchoukball)… La “grosse” épreuve de la journée étant l’athlétisme, animée par l’AFA Feyzin-Vénissieux, avant un relais. Au final, c’est le centre de loisirs Le Fort (Saint-Priest) qui a remporté cette édition. Les jeunes San-Priots devancent le centre social Mosaïque (Feyzin) et l’École sport ville (Saint-Priest). Les premiers petits Vénissians, ceux de l’équipe Animation quartier Darnaise, se sont classés 5e. 


ACTUALITÉS

Mercredi 29 aoÝt 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 7

Cuisiner sans frontières

NOUVELLE SAISON - Le groupe “Cuisines du mondeâ€? se retrouve une fois par mois Ă  EugĂŠnie-Cotton et s’adapte maintenant aussi aux papilles des enfants. Pour le rejoindre, une seule chose Ă  faire : se rapprocher des centres sociaux des Minguettes. onvivialitĂŠ, ĂŠchanges de savoir-faire, dĂŠcouvertes culturelles‌ Le groupe “Cuisines du mondeâ€? qui se rĂŠunit Ă  EugĂŠnieCotton (un des deux sites des centres sociaux des Minguettes), connaĂŽt un succès croissant depuis ses dĂŠbuts, il y a une dizaine d’annĂŠes. “Les mamans ĂŠtaient nombreuses Ă  nous demander de cours de cuisine, se souviennent Sylvie, Carole et Lydie, conseillères en ĂŠconomie sociale et familiale. Mais nous, nous ne souhaitions pas ĂŞtre dans une dĂŠmarche de cours. Nous avons prĂŠfĂŠrĂŠ partir de leurs savoirfaire. Et souvent, les recettes qu’elles proposent reflètent des habitudes culinaires transmises dans les familles de gĂŠnĂŠration en gĂŠnĂŠration.â€? Le principe est on ne peut plus simple : la “cuisinièreâ€? qui a proposĂŠ la recette du mois, se charge d’acheter les ingrĂŠdients, que le centre social rembourse. L’après-midi, elle se met aux fourneaux et guide les autres dames par ses conseils.

75 recettes en un livre L’activitÊ a connu de plus en plus de succès, tant et si bien qu’il faut maintenant s’y inscrire à l’avance : pas plus de 20 personnes à chaque sÊance ! L’idÊe de publier un livre est alors venue, avec l’objectif notamment de valoriser l’activitÊ.

PHOTOS RAPHAĂ‹L BERT

C

Les cuisinières vÊnissianes attendent avec impatience toutes celles qui voudront rejoindre leur atelier gourmand

Le choix des recettes n’a pas ÊtÊ simple, mais il s’est fait selon deux critères : que les explications soient claires et la rÊalisation facile. 75 ont ÊtÊ retenues : bricks à la viande de Zohra, nems de Françoise, sfenjs (beignets) de Fathia et Zohra, bugnes lyonnaises d’Éliane, ou encore couscous sucrÊ version Rabia et Zohra‌ Elles ont ÊtÊ classÊes en trois rubriques : pâtes de base, recettes salÊes et recettes sucrÊes.Un important travail de relecture a ÊtÊ rÊalisÊ avant qu’il soit imprimÊ avec l’aide d’un partenaire prÊcieux, VÊnicopie. TirÊ à une centaine d’exemplaires, le livre s’est vendu 5 euros.

Autant dire qu’il n’en reste plus beaucoup ! “Nous pensons Ă  une rĂŠĂŠdition car il est très demandĂŠ.â€? Ă€ l’occasion du dernier rendezvous de la saison, les cuisinières du monde se sont retrouvĂŠes dans le parc du centre social Roger-Vailland. Bonne occasion pour ces dames de grignoter quelques spĂŠcialitĂŠs tout en parlant de leur expĂŠrience. Samya, nouvelle dans le groupe, a apprĂŠciĂŠ le mĂŠlange des gĂŠnĂŠrations : “Quand on cuisine ensemble, c’est toujours un moment de dĂŠtente. On essaie de refaire les plats Ă  la maison, c’est très agrĂŠable.â€? Zohra, elle, est prĂŠsente depuis l’origine :

“Moi, je trouve important de transmettre un savoir aux plus jeunes. Et notre diversitĂŠ culturelle est ĂŠgalement source de richesseâ€?. Richesse des cultures, richesse de l’amitiĂŠ, aussi, car des liens se tissent entre toutes. Certaines se cĂ´toient en dehors de l’activitĂŠ ou se retrouvent pour boire un cafĂŠ. C’est une dĂŠmarche intĂŠressante d’ouverture aussi. De cette activitĂŠ est nĂŠe rĂŠcemment “Cuisines du monde petite enfanceâ€?. L’idĂŠe en revient aux professionnels des centres sociaux, en partenariat avec d’autres structures, notamment la PMI (Protection

maternelle et infantile). Les mamans viennent avec leurs enfants et, pendant qu’elles cuisinent -elles sont 8 au maximumune professionnelle veille sur les petits. Le but ĂŠtant de faire cheminer les mamans sur l’importance de l’Êquilibre alimentaire. Alors, si vous aimez cuisiner, si vous avez envie de partager votre savoir faire, rendez-vous Ă  partir de septembre Ă  l’accueil des centres sociaux des Minguettes, sur le site EugĂŠnie-Cotton : 23, rue GeorgesLyvet.).  MICHĂˆLE FEUILLET

Cinq bougies et une brasserie pour Pico’Mousse PanachĂŠ - Allez, osons le refrain : “Ma petite entreprise ne connaĂŽt pas la criseâ€?‌ Pico’Mousse, installĂŠ depuis 2007 chemin du gĂŠnie Ă  VĂŠnissieux, peut en effet se targuer d’avoir mieux que rĂŠussi Ă  traverser la crise ĂŠconomique, celle-lĂ  mĂŞme qui entraĂŽne la fermeture de nombreuses enseignes. “Nous atteignons aujourd’hui 1 000 brassins de vingt litres par an, assure Lionel Bailly, directeur de Pico’Mousse. La demande est telle pour venir rĂŠaliser sa bière que l’attente est de trois mois. Nos principaux clients restent les comitĂŠs d’entreprise. Et cela sans faire de pub, uniquement par le bouche-Ă -oreille.â€? Il faut dire que Lionel Bailly est loin d’être un amateur. Le palmarès rĂŠcent de cet ancien informaticien parle pour lui : 6 premiers prix FIBA (Festival International de la Bière Artisanale), un Grand Prix du jury du FIBA, 7 fourquets d’or, un fourquet d’argent et un fourquet de bronze au concours national organisĂŠ par le musĂŠe français de la brasserie, ou encore 2 mĂŠdailles d’argent au concours gĂŠnĂŠral agricole de Paris. “Mon but a toujours ĂŠtĂŠ de partager ma passion pour la bière. Et d’apprendre aux gens Ă  la brasser euxmĂŞmes.â€?

Avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 170 000 euros, il a de quoi ĂŞtre satisfait. Et de quoi lancer de nouveaux projets. La grande nouveautĂŠ de la cuvĂŠe 2012 Ă  Pico’Mousse est sans doute le lancement d’une micro-brasserie. Une grande cuve de 1 200 litres, pensĂŠe par Lionel Bailly, a ĂŠtĂŠ installĂŠe dans les locaux de l’entreprise. Un investissement de 25 000 euros, entièrement autofinancĂŠ. Cette micro-brasserie permet Ă  chacun - particulier, entreprise ou institution - de commander des fĂťts de 30 litres. Ă€ la carte, on trouve de la bière, bien sĂťr, mais aussi de la limonade, boisson qui fait la fiertĂŠ de Pico’Mousse : “On n’arrive presque pas Ă  suivre la demande ! Notre recette est traditionnelle, comme on n’en trouve plus dans le commerce, avec de vrais morceaux de citrons incorporĂŠs au moment de la fabrication.â€? Pico’Mousse a donc rencontrĂŠ le succès, sans que cela fasse oublier au patron quelques règles citoyennes. “On travaille de façon ĂŠco-responsable. Nos matières premières viennent toutes de France. Pourquoi aller chercher ailleurs ce que l’on fait très bien Ă  deux pas de chez nous ? Nous participons de cette

manière Ă  faire vivre des producteurs locaux.â€? Le houblon et l’orge sont ainsi de culture française et les fĂťts utilisĂŠs pour les clients situĂŠs Ă  plus de 40 km sont jetables et recyclables. Par ailleurs, la cuve installĂŠe pour la micro-brasserie a ĂŠtĂŠ conçue pour nĂŠcessiter moins d’eau que ses homologues industrielles : quatre Ă  sept litres suffisent pour un litre de bière, alors qu’il en faut d’habitude jusqu’à onze. La prochaine ĂŠtape pour Pico’Mousse ? Sans doute la crĂŠation d’une franchise. “On y pense, admet Lionel Bailly. Peut-ĂŞtre dans quelques mois‌â€?  G.M.

pies Photorco N/B u o u le Cou ns io Impreirsess, plans MĂŠmo

Principaux clients de Pico’Mousse, les comitÊs d’entreprise

vĂŠnicopie vĂŠ nicopie

Posters s Reliure s n o p m Ta ax / Mail F Envois

L’impression numÊrique

La signalĂŠtique

Tous formats / Tous supports

Vitrines, enseignes, vĂŠhicules, publicitĂŠ ĂŠvĂŠnementielle,...

L’imprimerie

Les services en +

Cartes de visite, entêtes de lettres, plaquettes, À\HUV menus, faire-part,...

Mailing, thermoreliure, gravure, tee-shirts,...

GRAND F FORMAT ORMA AT

horaires d’ou d’ouverture uverture -du lundi au vendredi 9h à 12h & 14h à 18h 4 rue Gaspard Picard - 69200 VÊnissieux - TÊl. 04 72 51 15 73 - Fax Fax 04 04 72 72 51 51 23 23 15 15 - Site : www.venicopie.com / E- mail : venicopie@wanadoo.fr


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

PAGE 8

ÉDUCATION

Mardi, c’est classe

Cette année scolaire sera marquée dans les écoles de Vénissieux par la création d’un conseil municipal d’e Dans le secondaire, les élèves d’Hélène-Boucher vont découvrir un lycée largement réhabilité et moderni MICHÈLE FEUILLET - PHOTOS RAPHAËL BERT

e la petite section de maternelle à la terminale, près de dix mille élèves feront mardi prochain leur rentrée dans un des établissements scolaires de Vénissieux. Dans l’enseignement élémentaire, la grande nouveauté sera la création d’un conseil municipal d’enfants, élus par les élèves de CE2, CM1 et CM2. Il sera installé à l’hôtel de ville, le 20 novembre, jour de la déclaration internationale des droits de l’enfant. Les jeunes citoyens, à parité garçons et filles, siégeront comme les adultes, dans la salle du conseil municipal. Qu’ils soient dans une école publique ou privée, tous les CE2, CM1 et CM2 sont concernés par l’élection de ce conseil municipal d’enfants, qui se met en place en plein accord avec l’Éducation nationale. Une installation répondant au souci souvent développé par le maire, Michèle Picard, de faciliter la participation des jeunes Vénissians à la vie de la cité. Cette éducation à la citoyenneté va donc passer par la familiarisation avec les processus démocratiques (la campagne, le vote, le débat contradictoire…) mais aussi par une gestion de projets par les enfants, évidemment accompagnés par la communauté éducative. Ce conseil municipal d’enfants doit donc remplir un triple rôle : représenter les plus jeunes et être à l’écoute de leurs idées et proposi-

Six créations de classe

D

Dix mille élèves vénissians vont reprendre le chemin de leurs classes. Et pour que les conditions soient bonnes, les chantiers sont allés bon train tout l’été

tions ; impulser la réalisation de projets utiles à tous tant à l’échelle des écoles, des quartiers que de la ville ; et transmettre directement les souhaits et observations des enfants aux institutions scolaires,

aux délégués des conseils de quartier ainsi qu’aux élus du conseil municipal de Vénissieux. Le pari étant aussi que son fonctionnement soit également ludique et convivial.

? E S R U O C A L t s ’e c , e é tr n La re es ! rs u o c e d E IV R D U A Z E S N E P

I U L S E DIT

À l’issue d’un travail de préparation de plusieurs mois, orchestré par la Ville auprès de l’institution Éducation nationale, des conseils d’écoles et des enseignants, les élèves du CE2 au CM2 vont donc se lancer dans cette belle aventure. Information, dépôt des candidatures : la campagne officielle s’étendra entre le 8 et le 19 octobre dans chaque établissement scolaire. L’élection elle-même se déroulera les 22 et 23 octobre. Le jeudi 25, après le dépouillement local, la proclamation des résultats se fera dans chaque école, qui déléguera deux enfants au conseil, à parité fille et garçon. Une journée de travail et de détente est ensuite prévue le 31 octobre à Champagneux, journée à laquelle participera le maire, Michèle Picard. Le 17 novembre, ils se retrouveront à la mairie afin de préparer l’installation officielle : le 20 novembre à 18 heures.

Concernant la carte scolaire, les informations en provenance de l’inspection académique sont plutôt satisfaisantes. Le Conseil départemental de l’Éducation nationale annonçait fin juin la création de six classes : deux en maternelle (Parilly et Gabriel-Péri) et quatre en élémentaire (Anatole-France B, Centre, Louis-Pergaud et Gabriel-Péri). Le jour de la rentrée, des comptages d’élèves seront faits en élémentaire à Parilly ainsi qu’à Renan afin de savoir si une classe restera ouverte ou non. Il se peut que d’autres informations parviennent le jour de la rentrée. Mais sans attendre, Christian Falconnet, adjoint au maire en charge des affaires scolaires, se dit satisfait… mais vigilant : “Nous serons sur place, au moment des comptages”. Et pour que les conditions de travail soient bonnes, les chantiers sont allés bon train. La maternelle Georges-Lévy a bénéficié d’une belle réhabilitation, débutée en mars dernier : installation électrique, sols, cloisons coupe-feu, peintures, création d’un préau… sans oublier l’achat de mobiliers. Coût des travaux : 344 000 euros. Enfin, au groupe scolaire HenriWallon, un nouvel accès a été créé. On se souvient qu’à la suite d’une agression, l’Éducation nationale avait demandé que l’entrée soit sécurisée, ce qui avait conduit l’an dernier à la fermeture du portail côté rue Marcel-Cachin, au grand dam de certains parents. Après plusieurs mois de concertation, la réalisation d’une entrée unique à michemin entre Marcel-Cachin et Vladimir-Komarov avait été décidée et vient d’être réalisée. Que l’on vienne de l’une ou l’autre de ces rues, on débouchera par des cheminements piétonniers éclairés sur une placette centrale sécurisée, dont l’aménagement se termine. Les clôtures du groupe scolaire seront donc déplacées en limite des copropriétés Grandes Terres et Soyouz, ce qui s’accompagnera de plantations d’arbres et arbustes. Coût de l’opération, elle aussi financée entièrement par la Ville : 160 000 euros. 

U E I D A

497 584 946 R.C.S. Saint-Etienne Crédit photo : Corbis - Création

CASINOEXPRESS.FR - 369 route de Vienne à Vénissieux Porte du Moulin à Vent (Périphérique sortie n°15)

Le nouvel accès au groupe scolaire Henri-Wallon sera ouvert pour la rentrée


PAGE 9

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

ACTUALITÉS

enfants, qui sera installé le 20 novembre. sé. À Jacques-Brel s’ouvre une section sportive rugby pour les filles.

Aventure rugby pour les filles de la cité scolaire Jacques-Brel ne dizaine de filles des sections professionnelles, technologiques et générales de Jacques-Brel vont intégrer la semaine prochaine la toute nouvelle section sportive rugby de la cité scolaire, qui accueille des élèves de tous niveaux. Quelques places sont encore disponibles. Avis aux amatrices !

U

Cette section s’ouvre grâce à un partenariat entre la Ville de Vénissieux, la cité scolaire, l’USV Rugby, le LOU Rugby Association et le comité départemental du Rhône de rugby, chacun mettant son savoirfaire et ses moyens dans la balance : deux éducateurs qualifiés - un du LOU, un de l’USV - interviendront conjointement avec le professeur d’EPS ; le comité départemental

participera aux frais de fonctionnement en fournissant du matériel ; quant à la Ville, elle met à disposition les terrains et s’engage à poursuivre son soutien aux deux clubs partenaires (USV Rugby et LOU) en vue du développement du sport féminin. Une section qui s’intègre dans le processus d’apprentissage du rugby à Vénissieux : outre que la pratique du ballon ovale est encouragée dans les écoles élémentaires par les éducateurs sportifs, il existe déjà une section sportive rugby au collège PaulÉluard. De plus, la Ville organise depuis plusieurs années un événement baptisé “Vénissieux au cœur de la mêlée”.

Renforcer la mixité sociale

Des filles de la cité scolaire Jacques-Brel vont chausser les crampons de la nouvelle section sportive rugby

“L’an dernier, dans le cadre de mes cours d’éducation physique et sportive au lycée, j’avais proposé à mes élèves un trimestre rugby, raconte Norbert Meyssirel, professeur responsable de la section sportive. Certaines filles ont bien accroché, au point que trois élèves ont demandé à poursuivre de manière plus intense et ont été admises dans la section. Une élève vient de l’Isère. Les autres entrent en seconde ou sont déjà scolarisées dans les différentes filières de Jacques-Brel.” Les jeunes sportives ont fixé leurs objectifs : certaines ont l’ambition

d’atteindre le haut niveau; d’autres souhaitent simplement pousser un peu loin l’apprentissage du rugby. Mais sur le plan sportif, cette section a de l’ambition: amener chaque élève à atteindre son plus haut niveau de pratique en améliorant ses qualités individuelles (technique, physique et mentale); compter un maximum de joueuses en sélection départementale ou régionale; participer aux championnats de France Cadettes/Excellence, Juniors, Seniors/Excellence. Il sera aussi demandé aux filles d’être exemplaires, sur et en dehors des terrains; et d’accéder à des études supérieures ou bien de s’insérer professionnellement. Sur le plan scolaire, toutes les conditions seront réunies au sein du

lycée pour leur permettre de réussir leurs études : emplois du temps aménagés, cours de soutien, suivis personnalisés… En plus du programme, identique à celui des autres élèves de leurs sections respectives, elles chausseront les crampons trois heures par semaine : le lundi, une heure sera consacrée à la préparation physique ; le mercredi, elles auront deux heures d’entraînement ou bien disputeront un match. L’accueil de ces jeunes filles désireuses de mener à bien études et pratique sportive a enfin l’intérêt de renforcer la mixité sociale à JacquesBrel, dans la perspective de la cité scolaire toute neuve qui ouvrira en septembre 2014. 

ÉCOLE OUVERTE OU SEMAINE PASSERELLE

L’école avant l’école

Tout beau tout rénové, le lycée professionnel Hélène-Boucher onstruit en 1961, le bâtiment central du lycée professionnel HélèneBoucher, à Vénissieux, n’avait jamais été restructuré. Après un énorme chantier de 7,5 millions d’euros mené par la Région pendant plus d’un an, les élèves rentreront mardi dans un établissement tout neuf. “Nous avons pu emménager fin juillet, précise la proviseure, Mme Exbrayat. Dans le même temps, la vingtaine de bâtiments modulaires qui avaient été installés dans la cour pour nous accueillir ont été enlevés.” Dans l’ancien bâtiment, tout a été refait. Avec un point fort pour la section hygiène, environnement et propreté qui dispose désormais d’une salle blanche pour l’apprentissage des lycéens. “Nous sommes le second établissement en France à avoir ce type de salle, sans aucun microbe, se félicite la proviseure. Nos élèves auront également à leur disposition de quoi apprendre les méthodes de stérilisation.” Les salles du premier étage sont consacrées à l’enseignement général ainsi qu’aux arts appliqués. Au rez-

C

près un mois et demi de vacances, difficile de se replonger dans les cahiers et les livres. Alors, pour se motiver, rien de mieux que l’école ouverte. Surtout au moment de ces grands changements que sont le passage du primaire au collège ou du collège au lycée. À la cité scolaire Sembat/Seguin, une trentaine d’élèves entrant en seconde sont à pied d’œuvre depuis lundi. Le proviseur, M. Castano, précise : “Avec le dossier d’inscription, nous avions proposé aux parents cette école ouverte. Le matin, c’est révisions de maths et de français. L’après-midi est consacré à des activités diverses.” Au collège Elsa-Triolet, sur le plateau des Minguettes, s’est ouverte la première “semaine passerelle”. Après un important travail mené à l’initiative de la principale, Mme Gourjux, avec les écoles du secteur, il avait été proposé aux parents d’y inscrire leurs enfants entrant au collège. Une vraie réussite : 70 élèves y participent jusqu’à jeudi, chaque matin de 9 heures à midi. Encadrés par huit enseignants, instituteurs des écoles élémentaires et professeurs de collège volontaires, les élèves travaillent par petits groupes, de 8 à 10. “Nous faisons une remise à niveau en mathématiques et en français (lecture, écriture, orthographe) ainsi qu’un approfondissement”, explique Samia Aknouche, professeur de français et préfet des études en 6e. L’initiative est très appréciée des parents. “Il faut que les bases soient acquises en primaire pour faire ensuite de bonnes études, relève ce papa. Même si notre fille a eu de bons résultats, cette semaine va lui permettre de se sentir moins perdue en entrant au collège.” Elle est aussi l’occasion pour les enfants de se retrouver, puisque la plupart fréquentaient l’an dernier l’école Paul-Langevin ou Anatole-France, et de se faire déjà de nouveaux copains. 

A

7,5 millions d’euros : c’est le budget investi par la Région pour la réhabilitation du bâtiment central du L.P. Hélène-Boucher

de-chaussée, on trouve l’administration avec une salle des profs très vaste et un CDI de taille importante. “Nous avons également une salle polyvalente sonorisée avec borne internet et vidéo-projecteur, d’une capacité de 80 personnes. Rien que pour la sonorisation, la Région a investi 11 000 euros.” Autre bonne nouvelle pour le

lycée, l’ouverture à la rentrée d’une nouvelle seconde bac professionnel en hôtellerie et restauration. Rappelons que le lycée dispense des formations initiales aux métiers de l’hôtellerie-restauration, de l’hygiène-environnement et aux métiers de la vente (option alimentaire). Il accueille également une 3e de découverte professionnelle. 


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

L’enfance de l’art

BOLIBALZAC d’art. Ils sont animés par Nadia Khouni et Azzouz Seffari. Les ateliers adultes se déroulent tous à l’école Georges-Lévy. Les disciplines enseignées sont le dessin avec Laurent Pernel, la sculpture avec Bachir Hadji et Paul Bosland, la céramique avec Frédérique Fleury, la photographie avec Raphaël Boissy, la gravure avec Brigitte Savy et la peinture. Ce dernier art était jusqu’en juin enseigné par Anne Guerrant. Laquelle est allé chercher une nouvelle inspiration vers les rivages normands. Son (sa) remplaçant(e) n’est pas encore connu(e). 

PHOTO RAPHAËL BERT

Rentrée - À propos des ateliers d’arts plastiques Henri-Matisse qui font leur rentrée début septembre, Jean-Charles Monot, directeur de l’Espace arts plastiques, dit toujours qu’il faut au moins y passer deux années : “la première pour apprendre et la seconde pour se faire plaisir”. “L’objectif, poursuit-il, est de développer le regard, la sensation, l’imaginaire, l’analyse critique, l’autonomie et la créativité, d’apprendre à voir, à sentir les couleurs, les matières, à construire un espace, une forme, de découvrir son environnement et les différentes manières d’interpréter ce que l’on observe ou imagine. Et enfin, d’élargir le champ de ses connaissances artistiques.” Jean-Charles a longtemps été le coordinateur de ces ateliers alors que Madeleine Lambert dirigeait le service. Il donnait lui-même des cours de peinture et se souvient d’élèves qu’il a gardés depuis les petites classes jusqu’en terminale. Certains ont même préparé le concours des Beaux-Arts par la suite. Aujourd’hui, quinze ateliers animés par des plasticiens proposent toujours des formations en dessin, peinture, sculpture, gravure, photo-

TARIFS 2012 (tout le matériel est fourni) Sur présentation des justificatifs de situation et de domicile. ● Pour les adultes (le paiement s’effectue en deux fois, en septembre et en février) Domiciliés à Vénissieux : 1 atelier : 70,90 € par semestre 2 ateliers : 106,50 € par semestre Domiciliés hors Vénissieux : 1 atelier : 124,70 € par semestre 2 ateliers : 186,70 € par semestre ● Enfants, ados, étudiants et demandeurs d’emploi (paiement à l’année) Domiciliés à Vénissieux : 1 atelier : 28,10 € 2 ateliers : 42,20 € Domiciliés hors Vénissieux : 1 atelier : 56,30 €

L’inscription aux ateliers se fera jusqu’au 28 septembre

graphie, céramique, etc. Sept s’adressent aux enfants (classes de primaire), deux aux adolescents et six aux adultes. Ils se déroulent de septembre à fin juin, seuls les ateliers adultes restant ouverts pendant les vacances scolaires. Les inscriptions peuvent se prendre jusqu’au 28 septembre : le mardi de 9 heures à midi, le mercredi de 9 heures à midi et de 14 à 17 heures et le jeudi de 14 à 19 heures, au

Une rentrée sans fausse note

deuxième étage de l’hôtel de ville. Se munir de justificatifs de situation et de domicile. Les ateliers enfants (dessin, peinture et volume) sont animés par Morgane Demoreuille (école Moulinà-Vent), Gaële Braun (école Georges-Lévy), Sylvie Dupin (école Parilly), Nadia Khouni (école du Centre), Laurence Cathala (école Léo-Lagrange), Azzouz Seffari (école Pasteur) et Raphaël Boissy (école Paul-Langevin). Les ateliers jeunes (11-18 ans) s’intéressent au dessin, à la peinture, aux volumes, à la photographie et proposent une aide à la préparation des dossiers d’entrée dans les écoles

JOURNÉES DU PATRIMOINE ET PREMIÈRE EXPO

École de musique - C’est le 17 septembre que les cours reprendront à Jean-Wiener. De l’éveil musical dès 5 ans à la pratique adulte, tout le monde s’y retrouvera. Du côté des instruments, on aura le choix entre les cordes, les claviers, les vents, les percussions et le chant choral, en sachant bien que certains, très demandés, restent difficiles d’accès. Il est également possible d’intégrer uniquement une chorale ou un orchestre. Pour les chorales, il s’agit du chœur junior (primaires), du chœur d’ados (collèges), du chœur Fusion (jeunes), de l’ensemble vocal (adultes) ou de la chorale Jean-Wiener. Pour les orchestres, on hésitera entre l’orchestre d’harmonie, l’orchestre à cordes, le baroque, la fanfare Bumtchak, l’ensemble traditionnel et l’ensemble adultes. Du 3 au 8 septembre, les nouveaux élèves pourront s’inscrire directement à l’école de musique : les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 14 à 19 heures, le mercredi de 9 heures à midi et de 14 à 19 heures, le samedi de 9 à 16 heures. Il faudra fournir le dernier avis d’imposition ou le quotient familial par la CAFAL. Une

fiche d’inscription est également à remplir, que l’on peut télécharger sur le site de la Ville : www.villevenissieux.fr Pour fixer les horaires des cours, tous les élèves doivent prendre rendez-vous entre le 10 et le 15 septembre selon le planning de permanence des professeurs (que l’on peut télécharger sur le site de la Ville). Grande nouveauté annoncée pour cette rentrée : pour les élèves jouant d’un instrument depuis au moins deux années (Cycle 1 années 3 et 4, appelées jusqu’alors IM3 et IM4), les cours de formation musicale seront remplacés par des ensembles instrumentaux. Cette organisation expérimentale doit permettre d’apprendre la théorie par la pratique musicale, les élèves seront répartis dans des groupes musicalement cohérents et non en fonction d’horaires. Enfin, pour les tarifs, ils varient en fonction du quotient familial et du lieu de résidence. Pour plus de précisions, consulter le site de la mairie.  École de musique Jean-Wiener : 04 37 25 02 77.

Pas plus tôt rentré, l’Espace arts plastiques prépare déjà sa participation aux Journées européennes du Patrimoine des 15 et 16 septembre, et sa cinquième balade contée. “Nous sommes partis sur le thème du patrimoine paysager, explique JeanCharles Monot, et sur la phrase : “Tous les patrimoines sont dans la nature”. Nous avons demandé au service municipal des espaces verts de choisir des lieux significatifs sur la commune et nous, nous avons sélectionné trois sculptures : la Nuit américaine de Caniato (devant la station de métro Parilly), La Vénissieuse de Geneviève Bohmer (place de la Paix) et Le lit de Geneviève Dumont (parc Louis-Dupic). Anne Mangeot, une artiste qui pratique le land art, fera des installations éphémères autour de ces sculptures. Un comédien présenté par notre partenaire, l’Espace Pandora, interviendra tout au long de cette balade.” À partir du 19 septembre, l’Espace arts plastiques proposera sa première expo dans sa salle de la Maison du peuple : celle de l’artiste lyonnais Denis Serre, dont le vernissage aura lieu le 21 septembre à 18 h 30. Nous reviendrons sur ces manifestations dans notre prochaine édition. 

UN DVD POUR LA BONNE CAUSE Au collège Honoré-de-Balzac, depuis plusieurs années, grâce à la ténacité de la professeur de musique Hélène Leone, au soutien de l’administration et des profs, et à plusieurs parrainages professionnels (du groupe musical aymara Awatiñas, de la danseuse Kantuta Cavour et de son père, le célèbre joueur de charango Ernesto Cavour), des élèves se sont passionnés pour la Bolivie, sa musique et ses danses. Avec un supplément humanitaire qui leur permet, chaque année, de récolter des sommes utilisées pour les campagnes de déparasitation des enfants boliviens. C’est dans ce cadre qu’ils vendent 12 euros le DVD enregistré lors du concert qu’ils ont donné au Théâtre de Vénissieux, à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin dernier. Sous le signe de l’Unesco, les BoliBalzac ont célébré le dialogue interculturel entre l’Afrique et la Bolivie. Outre les nombreuses chansons et danses interprétées par les jeunes Vénissians, on retrouve dans ce DVD les participations de Sabine Kouli et Patrice Kalla pour l’Afrique, de Basilio Huarachi et du groupe Uyuni pour la Bolivie, d’Émeric Priolon et Marie-Claire Bernard (du GMVL, Groupe de musiques vivantes de Lyon) pour la mise en musique et la mise en espace du conte Tsimane proposé par Kantuta Cavour. On se procurera le DVD “BoliAfrica” au collège dès la rentrée scolaire.

2b3%!5$%#(!,%52$%6b.)33)%58

%NERGIESVERTES DANSLAVILLE

!COMPTERDE LACHAUFFERIEREJETTERADE#/ ENMOINSDANSL´ATMOSPHnRE

PRENDRE LA PLUME À tous ceux qui ont envie d’écrire de courts textes et de la poésie, curieux, débutants ou passionnés, l’Espace Pandora propose un atelier qui s’échelonnera sur six séances : les 11 et 25 septembre, le 9 octobre, les 13 et 27 novembre et le 11 décembre, de 18 h 30 à 20 h 30 à l’Espace Pandora, 7, place de la Paix à Vénissieux. L’atelier sera animé par l’écrivain Thierry Renard. Il est ouvert à tous, à partir de 16 ans, mais le nombre de places est limité. Inscription sur adhésion (20 euros) au 04 72 50 14 78. 

PAGE 10

6 6/3b.%2')%3!515/4)$)%. /3b.%2')%3!515/4)$)%. 3 %#6¯AVENUE!LBERT%INSTEIN„6mNISSIEUX 3%#6¯AVENUE!LBERT%INSTEIN„6mNISSIEUX &&AX AX

$mPANNAGENUMmROAZUR $ mPANNAGENUMmROAZUR

SIENNE DESIGN

CULTURE


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 11

CULTURE

Faux raccord COLLÈGE AU CINÉMA - Par mesure d’économie, le Conseil général a décidé de suspendre son financement du dispositif pour le premier trimestre de cette année scolaire. Depuis plusieurs années, l’opération permettait de donnait aux collégiens une éducation à l’image, par l’intermédiaire des salles de proximité. Ainsi, à Vénissieux, le cinéma Gérard-Philipe perd-il près de 60 % des collégiens inscrits. ’est début juin que l’équipe du cinéma Gérard-Philipe a appris la nouvelle : le Conseil général du Rhône suspend sa participation financière au dispositif Collège au cinéma. Les collèges qui désireront poursuivre la démarche devront payer 2,50 euros par élève pour le premier trimestre de l’année scolaire 2012/2013 “Cela fait des années que le Département finançait Collège au cinéma, s’étonne Rosa Récas, directrice adjointe des trois salles vénissianes. Le dispositif s’adresse à deux niveaux de classes, 6e-5e et 4e-3e, et prévoit de les amener voir un film de répertoire trois fois dans l’année ; un travail en amont et en aval de la projection est réalisé par le professeur. Un partenariat entre le Département et l’Éducation nationale permet aux enseignants de recevoir une formation pour travailler sur les œuvres. Pour les projections, le Département versait aux salles participant au dispositif 2,50 euros par élève. Ici, nous travaillions avec les cinq collèges de Vénissieux (Paul-Éluard, Jules-Michelet, Honoré-de-Balzac, Louis-Aragon et Elsa-Triolet), ainsi qu’Alain à SaintFons et Longchambon dans le 8e.” Elle regrette beaucoup “cette décision prise en catimini”. Soucieux de faire des économies (et parce que les dotations aux collèges ont augmenté), le Département a donc décidé de stopper le financement : c’est désormais aux collèges de mettre la main à la poche. “Pour le premier trimestre”, précise le courrier envoyé, laissant entendre que la situation peut éventuellement évoluer.

C

DU 29 AOÛT AU 4 SEPTEMBRE “Expendables 2” de Simon West, vf  “Barry Lyndon” de Stanley Kubrick, vost  “Sammy 2” de Ben Stassen, Vincent Kesteloot vf, 3D et 2D  “Du vent dans mes mollets” de Carine Tardieu  “Total Recall” de Len Wiseman, vf  “Confession d’un enfant du siècle” de Sylvie Verheyde, vost, sortie nationale  “Rebelle” de Mark Andrews, Brenda Chapman, vf 

DU 5 AU 11 SEPTEMBRE “Expendables 2” de Simon West, vf  “Camille redouble” de Noémie Lvosky  “Associés contre le crime” de Pascal Thomas  “Sammy 2” de Ben Stassen, Vincent Kesteloot, vf, 3D et 2D  “L’étrange pouvoir de Norman” de Sam Fell et Chris Butler, 3D, vf  “Superstar” de Xavier Giannoli  “À perdre la raison” de Joachim Lafosse  “Monsieur Lazhar” de Philippe Falardeau, sortie nationale

PHOTO RAPHAËL BERT



Les collèges devront à présent payer 2,50 euros par élève pour participer au dispositif

Le groupement régional d’action cinématographique (GRAC, auquel appartient Gérard-Philipe et présidé par son directeur, Gérard Martin) a rapidement réagi, d’autant plus que la coupe claire départementale concerne également l’aide aux festivals de cinéma : “Cette décision aura un impact financier immédiat dû à la baisse du nombre de spectateurs, et un impact à long terme sur la découverte des salles de proximité et le cinéma d’art et essai diffusé dans ces salles.”

Rosa Récas a, quant à elle, évalué les dégâts : “L’an dernier, nous avons reçu 604 élèves de 6e-5e et 532 de 4e3e. Tous sont venus trois fois. J’ai fait le tour des collèges pour la prochaine année scolaire : je n’ai pas encore de réponse de Triolet et Aragon. PaulÉluard, Balzac, Longchambon, Michelet et Alain reviendront pour le premier trimestre mais avec une baisse d’effectif de près de 60 %. Sont pour l’instant inscrits 190 élèves pour les 6e-5e et 298 pour les 4e-3e. En fait, seulement 44 % des collégiens inscrits

auparavant vont continuer à bénéficier cette année du dispositif.” Elle reconnaît que “des choses étaient à changer : certains élèves ne venaient pas aux trois séances ou certains profs ne recevaient pas de formation aux films”. Mais, conclut-elle, “il valait mieux réexpliquer le mécanisme que d’instaurer ce système de films à la carte. D’autant plus qu’il existait une progression dans le choix des trois films”.  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

“L’amour du cinéma est universel” Festival Lumière - Nous l’avions “Métropolis”. Sans oublier quelques annoncé dans notre précédente édition : le cinéaste britannique Ken Loach se verra remettre le prix Lumière au terme du quatrième festival du même nom, qui se déroulera dans tous les cinémas de l’agglomération entre le 15 et le 21 octobre. Financée principalement par le Grand Lyon mais aussi la Région, l’État, le Département, la Ville de Lyon et divers partenaires privés, organisée par l’Institut Lumière, la manifestation a pris une place incontournable. Thierry Frémaux, directeur de l’Institut Lumière, annonce plusieurs temps forts, dont des rétrospectives Vittorio De Sica, Dean Martin, Max Ophuls, Gaumont et des raretés américaines des années soixante-dix. Le grand acteur suédois Max von Sydow et le musicien Lalo Schifrin (à qui l’on doit entre autres la célèbre mélodie de “Mission Impossible”) seront présents pour accompagner un hommage à leurs carrières. On pourra revoir des versions restaurées de chefs-d’œuvre tels que “La nuit du chasseur”, “Les portes du Paradis” (en présence de Michael Cimino), “Cléo de 5 à 7” ou “Il était une fois en Amérique” (avec trente minutes supplémentaires). Mais aussi des films muets accompagnés par un orchestre : “Loulou” de Pabst, “The Ring” de Hitchcock ou “Le mensonge de Nina Petrovna” de Hanns Schwartz avec Brigitte Helm, l’héroïne de

AU CINÉMA GÉRARD-PHILIPE

films de Charles Brabin, à qui Philippe Garnier vient de consacrer un ouvrage. La mémoire locale ne sera pas oubliée avec une rétrospective de la CLC, la compagnie lyonnaise de cinéma, et un hommage à son directeur récemment disparu, Daniel Charrier, qui était aussi administrateur de l’Institut Lumière. “Cet amour du cinéma qu’on essaie de faire vivre est universel” insiste Thierry Frémaux. Il revendique également que “le festival ne se résume pas à des projections de films mais à quelque chose de fort dans différents sites de l’agglo : nous irons ainsi à la maison d’arrêt de Corbas, nous mangerons un mâchon avec les Francs-Mâchons. Les lieux ont une mémoire : au Ciné-Caluire, Yves Boisset et Christian Carion viendront célébrer Jean Moulin”. Parmi les nouveautés, il annonce un “village du centre-ville” qui se situera à l’Hôtel-Dieu, tandis que la péniche La Plateforme accueillera toujours le “village de nuit” et l’Institut Lumière le “village cinéma”. “Mon festival à moi” regroupera les séances jeune public. Le “Renoir” de Gilles Bourdos, un film qui faisait la clôture d’Un Certain Regard au dernier festival de Cannes et dans lequel Michel Bouquet prête ses traits au grand peintre, sera présenté en avant-première. À Vénissieux, le cinéma GérardPhilipe accueillera quelques soirées du festival, en présence d’invités. Il

SOIRÉE DE RENTRÉE Elle se déroulera le 11 septembre à 20 h 30 avec la projection en avant-première de “Camille redouble”, précédée d’une présentation des prochains événements du cinéma Gérard-Philipe.

TARIFS À partir du 5 septembre, le tarif Est-Écrans change et passe à 4,90 euros la place. Pensez à recharger votre carte.

MOIS FIDÉLITÉ

Un hommage à Vittorio De Sica sera rendu pendant le festival Lumière (ici, “Le voleur de bicyclette”)

Il se déroulera du 12 septembre au 9 octobre. Un tarif promotionnel de 3,50 euros sera proposé aux détenteurs de la carte fidélité et à l’occasion de toute nouvelle adhésion. Pour adhérer, il faut adresser au cinéma vos coordonnées, une photo d’identité et un chèque de 10 euros à l’ordre du Trésor public. Outre le soutien de votre salle de proximité, l’adhésion nominative, valable un an, vous permet de recevoir le programme Est-Écrans chez vous, de profiter d’un tarif de 4,90 euros la place à toutes les séances et de bénéficier d’invitations tout au long de l’année.

est encore trop tôt pour savoir qui viendra présenter quels films.  J.-C.L.

Des présentations du programme du festival Lumière se dérouleront à l’Institut Lumière le 6 septembre à 19 heures et 20 h 30, le 8 septembre à 11 h 30 et le 11 septembre à 19 heures et 20 h 30. Les dernières annonces (invités, masterclass…) se feront les 3 et 9 octobre à 19 heures et 20 h 30. Entrée libre sur inscription au 04 78 78 18 85.

Entreprise lyonnaise de travaux électriques Tél. : 04 78 74 39 96 - Fax : 04 78 74 83 40 contact@multielec.fr

13, boulevard Edmond-Michelet 69008 LYON


SPORTS RÉSULTATS

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 12

Fin du mois doute

SEN NO SEN KARATÉ VÉNISSIEUX

FOOTBALL

PLACE AU BODY

Les footballeurs de l’ASM ont défait Chambéry (1-0), lors de la 1re journée de championnat de CFA2. Il leur faudra confirmer samedi avec la réception de LouhansCuiseaux. L’équipe réserve, qui évolue cette année en Honneur (un niveau en dessous du CFA 2), s’est contentée du nul face à Aix-les-Bains (1-1). En amical, entraînée par Areski Chibani, l’équipe de l’US Vénissieux (descendue en District) s’est inclinée 1-0 face à la réserve de Bron.

L'entraîneur Grégory Lerebourg lance le body karaté. Rencontre. Comment est née cette discipline ? - Elle existe déjà dans certains clubs. Il s’agit de proposer des activités gymniques proches du fitness en nous appuyant sur les fondamentaux du karaté. Le tout en musique. On a voulu faire un break avec l'opération des années précédentes, “karaté vénissiane” qui s’adressait essentiellement aux femmes, et on a proposé cette discipline. D’abord gratuitement entre le 27 et le 31 août, avant de l’inclure dès ce mois de septembre au Sen No Sen.

ATHLÉTISME

KARATÉ Le Sen No Sen karaté Vénissieux brille également en formations diverses. Outre Grégory Lerebourg, Lucien et Antoine Cuenca, Franck Bongiorno et Karim Khamla qui ont obtenu leur certificat de qualification professionnelle, Majid Nekoul, brillant compétiteur en handi-karaté, a été reçu au DIF, diplôme d’instructeur fédéral.

Succès de l’IME Jean-Jacques Rousseau

Kim Källström Trophy - Rachel et Eddy, éducateurs spécialisés exerçant à l'IME Jean-Jacques Rousseau, n'ont rapporté que de bons souvenirs de Suède, où ils conduisaient une équipe vénissiane. Le parcours sans faute réalisé par les élèves de l’Institut - qui représentaient et défendaient les couleurs de l’OL - s’est même achevé par un large succès face aux Serbes, dans une finale à sens unique (3-0). En matches de poule, les Vénissians avaient triomphé du pays hôte 4-0, avec des prouesses réalisées par Tony, le gardien de buts. Victorieuse à l’énergie du Danemark (2-1), la formation OL-Special Olympics a donc été sacrée le 19 juillet. 

L’équipe du plateau, qui a perdu une dizaine de joueurs en fin de saison, compte sur la jeunesse de son groupe

AS Minguettes - Première formation vénissiane à avoir repris le chemin des entraînements, à la mi-juillet, l’ASM est également la première à avoir lancé la saison officielle. Samedi dernier, l’équipe toujours entraînée par le duo MokeddemValin a accueilli Chambéry, un des gros bras du championnat de CFA 2. “On est fébriles, concédait Karim Mokeddem avant la rencontre. On a perdu plus de douze joueurs en fin de saison, souvent des titulaires, et on a reconstitué un groupe avec des moyens restreints, en allant chercher des footballeurs peu expérimentés dans la région.” Autre motif de fébrilité, une série de matches amicaux marqués de quelques défaites, dont une cuisante… justement à Chambéry (6-0), hôte des Vénissians en ce jour de rentrée. Mais la glorieuse incertitude du sport a fait le reste. Au terme d’un match de qualité, l’ASM version

2012-2013 a déjoué tous les pronostics. En s’imposant sur le plus petit des écarts sur un but de Mokhtari, elle a de surcroît offert une prestation de qualité et encourageante, aux dires des entraîneurs. Constat de Karim Mokeddem : “Ils ont tout donné, ils ont mis du cœur à l’ouvrage et ils ont logiquement défait les Savoyards qui ont dû être surpris d’un tel comportement.” Sébastien Valin enchaîne : “On a un peu brouillé les pistes en présentant un groupe différent de celui qui avait sombré à Chambéry. Nos joueurs étaient visiblement revanchards car vexés.” Dernier commentaire, celui de Marc Buisson, directeur sportif de l’ASM : “On s’est fait plaisir. Visiblement, des joueurs tenaient à briller, notamment le gardien Vignally (ancien de Chasselay et Corbas). Il a réalisé au moins trois arrêts de grande classe qui nous ont permis de préserver notre maigre avantage. On aurait pu

Une faim de LOU Rugby - Relégué en Pro D2, l’an- négocié son match de rentrée. Deux tichambre de l’élite, le LOU n’a qu’un seul objectif : retrouver le Top 14. “Et pour y parvenir, il nous faut arriver premier de la poule, car cela nous garantirait une accession directe”, a prévenu Yvan Patet. Pour ce faire, le budget a été augmenté, passant de 15,4 à 15,7 millions d’euros, et de sérieux changements sportifs ont été opérés : remplacement de l’entraîneur Saint-André par le duo Sadourny-Smith ; et arrivée remarquée d’un autre duo, Sébastien Chabal-Lionel Nallet. Deux ex-internationaux, joueurs chevronnés et amis qui ont évolué ensemble à Bourgoin ou à Paris. Pour ce début de championnat, samedi au Matmut Stadium de Vénissieux, le LOU a reçu Tarbes, une des bonnes formations du championnat. Et a parfaitement

essais signés Sukanaveita puis Loursac, ajoutés aux 18 points de Julien Dumora, ont permis aux Rouge et Noir de s'imposer 30 à 12. Pas d’excès de triomphalisme, juste la satisfaction du devoir accompli. Avides d’un premier succès à la maison, affamés de victoires, les vaillants Nallet et Chabal ont globalement répondu aux attentes. Petit bémol : 5 427 spectateurs ont assisté à cette ouverture de championnat. Deux mille de moins que la plupart des rencontres disputées la saison dernière. 

Le groupe : Fiard, Toleafoa, Roux, Kavtidze, Bonrepaux, Colliat, Basson, Nallet, Grange, Bontinck, N'Zi, Sousa, Chabal Cibray, Véniat, Dumora, Lespinas, Sukanaveita, Raffault, Romanet, Grosso, Ratuvou, Loursac.

passer un week-end sans faute si notre équipe réserve, qui joue en Honneur, ne s’était pas fait accrocher par Aixles-Bains (1-1). On a largement dominé mais on s’est fait surprendre sur l’un des deux contres adverses. Rageant, mais c’est ainsi. Un avertissement valable pour notre équipe élite qui n’a pas intérêt à tomber dans la facilité ou l’excès de confiance.”  Effectif Djelloul, Vignally, Cassara - Daouadji, Benbraïek, Granturco, Boudebibah, Manga, Diallo, Roland, Cognard - Azizi, Coste, Aït El Mouden, O.Laviolette, Lopez, Pochot, Diallo, Mokhtari - Kouam, Berezkami, Venet, Boudjema, Daclinat, Chamed, Kansense, Bouskine, Aoudia

Vous entraînez des groupes de jeunes. Comment êtes-vous passé au body karaté ? - J’étais intéressé par cette discipline qui touche le tout public. J’ai passé le certificat de qualification professionnelle qui me permet de l’enseigner. Comment se déroule une séance ? - Échauffements, déplacements, gestuelle technique jambes et pieds s’appuyant sur les bases du karaté, une chorégraphie qui se pratique sans qu’il y ait un adversaire en face. On a eu une demi-douzaine de personnes par séance. J’espère qu’on en attirera davantage lors des inscriptions. Les séances se déroulent les lundis (19 h 30-20 h 30) et jeudis (19 heures-20 heures). Renseignements : Sen No Sen karaté Vénissieux, gymnase du Centre, 13, rue Catherine-de-Chaponay. Tél. : 04 72 50 00 22.

Disparitions : Gérard Plasse (VCMB) et Mouloud Kaci (AS Minguettes) Il était très affaibli depuis avril… Gérard Plasse, le président du Vélo Club Max-Barel, est décédé à l'âge de 64 ans le 22 juillet, d’une leucémie. La nouvelle nous est parvenue par mail, Jean-Claude Estéoule, le trésorier du club, s’étant chargé d’informer tous ceux qui connaissaient Gérard Plasse. Ce passionné de vélo, qui roulait régulièrement, était président du VCMB depuis 2004. Au crématorium de Bron, beaucoup de cyclistes, notamment de Max-Barel et de l’Entente du Moulin-à-Vent, sont venus lui rendre un dernier hommage. “Je vais rejoindre Marcel Hooten, cofondateur du club, et notre ami Vincent Bongiorno”, avait lancé Gérard à ses proches. D'une légendaire bonne humeur, Gérard était doté d’un dynamisme dont il a fait profiter son club. Le VCMB s’était en effet lancé dans l’organisation de mani-

AGENDA

Pas de vacances pour certains athlètes de l’AFA FeyzinVénissieux. Lors du triathlon d’Embrun (Hautes-Alpes) qui s’est disputé le 15 août, Nathalie Villette a bouclé les 3 800 mètres de natation, les 188 km de vélo et les 42,195 km de marathon en 14 heures et 25 minutes. Elle se classe 15e féminine. En réussissant 1 h 13 sur le 12 km, Pierre Michel a fini 28e du Trail d’Ubaye de Salomon à Barcelonnette. Enfin, Nina Becanne est arrivée 3e en vétéran (3e catégorie) lors du “10 km” de la Feriascapade de Dax qu’elle a bouclé en 54 minutes 53. Une moyenne de 10,93 km/h. Muriel Caleyron est le nouveau coach de marche nordique à l’AFA. Début des cours le 1er septembre. Renseignements au club , au 04 78 70 81 08.

festations cyclistes aussi diverses que la Course de Chaponnay, la Grimpée de la Croix-Régis, le Gentleman de Saint-Georges-d'Espéranche, épreuves qui complétaient les incontournables Challenge MarcelHouël et Journée du cyclisme à Parilly, proposées par les trois clubs vénissians. Perte cruelle cet été aussi, pour l’AS Minguettes. Mouloud Kaci est décédé d’une crise cardiaque, début août. Ce bénévole, passionné de football, intendant à l’ASM, était chargé de faciliter le travail des entraîneurs de CFA 2 ou de ligue, notamment Nordine Kari, avec qui il formait un duo complémentaire. “L’ASM, c’est un peu de ma famille”, s’amusait à répéter Mouloud avec son humour décalé. La rédaction d’Expressions s’associe à la peine des familles, proches et amis de ces deux sportifs. 

DU 5 AU 8 SEPTEMBRE 12e Sport Expo dans la galerie marchande de Carrefour Planet.

SAMEDI 1ER SEPTEMBRE Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes reçoivent Louhans au stade Laurent-Gérin, à 18 heures.

DIMANCHE 2 SEPTEMBRE Les footballeurs de l’équipe réserve des Minguettes se déplacent à Lyon Duchère (2) au stade Balmont, à 15 heures.

SAMEDI 8 SEPTEMBRE Les handballeurs du VHB (Nationale 2) se déplacent à Saint-Chamond. Match de coupe de France, à 19 heures.

DIMANCHE 9 SEPTEMBRE Les handballeuses de Vénissieux/Saint-Fons accueillent Chevigny/Saint-Sauveur en championnat de France des moins de 18 ans, au palais de sports de Saint-Fons, à 15 heures.


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 13

SPORTS

À la recherche d’un effet jeux Olympiques port Expo, c’est un peu l’auberge espagnole. Chaque stand fonctionne au gré des bénévoles des associations sportives présentes. Quand certains proposent des vidéos vantant leur discipline, d’autres ne peuvent faire plus que poser quelques prospectus au coin d’une table. À chacun ses moyens, ou ses possibilités. Bon an mal an, quelque 35 clubs s’installent dans la galerie marchande de Carrefour, grand lieu de rencontres et de contacts. Les chiffres communiqués par Claire Manneville, chargée de communication à l’Office municipal du sport, montrent une disparité entre années paires (35 à 36 associations présentes) et impaires (33). Étonnant, non ? À moins que tous les quatre ans joue l’effet JO ? Autre constat, Sport Expo touche le plus grand nombre les vendredi et samedi : l’an dernier, les 35 clubs ont comptabilisé 4 874 contacts (une moyenne de 140 par club), mais principalement en fin de semaine. Le mercredi, jour des enfants, reste au même niveau que les deux jours précédents.

S

tembre, trente associations sportives avaient confirmé leur présence la semaine dernière. Certaines en profiteront pour faire des démonstrations : taekwondo, twirling-bâton, gymnastique rythmique… Certains ne seront présents que deux jours, selon la disponibilité de leurs bénévoles. Pour Nathalie Mercader, assistante de Jean-Marie Bilal, le directeur de la galerie marchande, Sport Expo est avant tout un moment convivial. “Peut-être que cette exposition de disciplines sportives au tout public nous fait un peu de promo, parce qu’elle donne une image dynamique de l’hypermarché. Et encore… Mais surtout, cette manifestation est bien perçue. De plus en plus de familles viennent y chercher des renseignements pour leurs enfants qui débutent un sport. De notre côté, nous avons juste posé deux conditions à l’Office municipal du sport : que les exposants n’agressent pas le client, en allant par exemple le chercher en bout de caisses, et que la galerie soit rendue dans un état acceptable. Et sur ces deux points, nous n’avons jamais rien eu à redire.” 

Le succès du sport loisirs Le bilan réalisé par l’OMS fait s’écrouler une autre idée reçue : ce ne sont pas les sports les plus médiatisés ou les clubs les plus fréquentés qui suscitent le plus d’engouement. Relaxation, aïkido et échecs ont, l’an dernier, fait jeu égal avec basket, karaté, taekwondo, athlétisme, natation et gymnastique rythmique. Comme le font souvent remarquer les agents communaux de la direction des Sports et de la Jeunesse, la progression des sports dits émergents comme celle des sports de loisirs, à mille lieux de la compétition, est incontestable. Pour cette édition 2012, du mercredi 5 septembre au samedi 8 sep-

DJAMEL YOUNSI

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

SPORT EXPO DU 5 SEPTEMBRE AU 8 SEPTEMBRE - La manifestation qui démarre en même temps que la rentrée scolaire dans la galerie commerciale de Carrefour a atteint sa vitesse de croisière. Une fois de plus, chacun pourra y trouver tenue sportive à son goût.

Athlétisme, natation, handball, basket ou foot féminin : sports très en vue à Londres. Les clubs vénissians bénéficieront-ils des retombées olympiques ?

Liste provisoire des clubs présents sur deux jours… - ALV Parilly Basket ; Avenir Club Judo des Minguettes ; Amicale cycliste Moulin-àVent ; Vénissieux Handball ; Bunkaï Karaté Do ; CLAM Basket ; CMO-V Gymnastique Danse Trampoline ; CMO-V Gymnastique Rythmique ; CMO-V Natation ; CMO-V Plongée ; CORPS Tir à l’arc ; Handisport Lyonnais ; Palmes en délire ; Sen No Sen Karaté Vénissieux ; USV Foot ; USV Rugby.

Grand prix cycliste de Vénissieux

sur quatre jours - Accord et Corps/Relaxation active ; AF Athlétisme Feyzin-Vénissieux ; Arts Martiaux Vénissieux Centre Judo Ju-jitsu ; CORPS Aïkido ; Gymnastique d’entretien du Moulinà-Vent ; Gymnastique volontaire : du Centre, du Moulin-à-Vent, et de Parilly ; section Vénissieux de Lyon Saint-Priest Lutte ; Olympique Danse Sportive Vénissieux ; Taekwondo Club Vénissieux ; Vénissieux Boxe Française ; Vénissieux Bridge Club ; Vénissieux Escrime. Il y aura en outre un stand du BIJ (Bureau information Jeunesse) et un autre de la Ville de Vénissieux.

Le nouveau centre nautique intercommunal va se découvrir Avant-première - Au terme de l’appel à candidatures lancé pour la réhabilitation et reconstruction partielle du centre nautique incendié en novembre 2010, quatre cabinets d’architecture avaient été retenus par le jury, deux Parisiens et deux Lyonnais. Et c’est le projet présenté par Xanadu architectes et urbanistes qui a remporté le concours d’architecture. Ce cabinet lyonnais est très à la pointe en matière de création de centres nautiques (Chassieu, Monistrol, Valence) ou d’édifices imposants (hôtel de l’Europe, Drop Tower à Dubaï). À Vénissieux, il œuvre aussi pour la ZAC de Vénissy. En attendant la présentation officielle du projet, annoncée pour le 10 septembre, David Sumner, l’architecte en chef, a accepté de nous livrer quelques-unes des fonctionnalités de l’équipement, d’un coût de 17 millions d’euros TTC. “Toit en dur non rétractable, bassin olympique de 50 mètres, bassin d’ini-

En hommage à Gérard Plasse - L’Amicale cycliste et l’Entente cycliste du Moulin-à-Vent, et le Vélo club Max-Barel, en collaboration avec la Ville de Vénissieux et le Conseil Général, vont proposer leur journée du vélo, dimanche 16 septembre. Quatre courses UFOLEP et FSGT seront disputées au cœur du magnifique parc de Parilly. Son parcours tout en plat, roulant, provoque chaque année des sprints animés, très prisés des spectateurs. Salmon (ECMVV), Durand, Bogaert, Maublanc, Barlet (ACMV), Rosello, Robert, Luscher, Dura ou Mauti (VCMB)… autant de “régionaux” et têtes d’affiche qui se sont souvent illustrés sur le circuit devraient être fidèles au rendez-vous. Cette journée sera l’occasion de rendre un hommage appuyé à Gérard Plasse, président du Vélo club Max-Barel, décédé fin juillet. 

Fini le grand chapiteau ! La conception du nouveau complexe nautique favorisera économies d’énergie et luminosité

tiation pour les enfants, espace forme… On a surtout privilégié l’esthétique, qui s’articule autour de la fonctionnalité et la transparence. D’ailleurs, l’entrée et l’accueil vont surprendre ! L’esprit Xanadu ?... Le

beau a sa place dans la cité.” Après les consultations des entreprises, le début des travaux est envisagé à l’automne 2013. L’ouverture au public est annoncée pour fin 2014 ou début 2015. 

Dimanche 16 septembre Quatre courses sont au programme : - 10 heures : épreuves UFOLEP 3e et 4e catégories - FSGT 4e et 5e catégories, cadets et féminines - 15 h 30 : épreuves UFOLEP 1re et 2e catégories - FSGT 2e et 3e catégories. Parking avenue Charles-de-Gaulle (face à Renault Trucks). Buvette et animations cyclistes sur place, de 10 heures à 17 heures (parcours VTT, cyclo-cross…). Les inscriptions se feront sur place, une heure avant le départ des courses. Seuls les coureurs qui présenteront leurs licences et carton course pourront être engagés. Renseignements : 06 71 02 01 32 (ACMV), 06 23 28 26 70 (VCMB), 06 66 70 74 07 (ECMVV).


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

HISTOIRE

PAGE 14

Un rempart contre les Prussiens Le connaissez-vous ? Un rempart militaire traverse tout Vénissieux, sur près d’un kilomètre ! Des centaines d’ouvriers ont participé à sa construction entre 1885 et 1887. Partez à la découverte de ce grand monument, dont les vestiges portent témoignage du passé de notre ville. ALAIN BELMONT

priée de détruire le rempart à ses frais, ce qu’elle refuse évidemment. Un an plus tard, le Conseil général du Rhône décide d’aménager à son emplacement une large avenue pour désengorger la circulation dans l’Est Lyonnais : ce sera le boulevard Laurent-Bonnevay. Les travaux commencent en 1931 et entraînent la destruction de l’enceinte. Aujourd’hui il n’en subsiste plus que des lambeaux, un bout de porte à Villeurbanne, un fragment de bastion à Bron… sauf à Vénissieux.

on histoire commence par un désastre. En 1870, les troupes prussiennes écrasent les armées de Napoléon III. Paris est assiégé et une large partie de la France envahie. Par chance Lyon échappe à la curée, les Prussiens ayant eu la… bonne idée de s’arrêter au nord de Bourg et de Mâcon. Dans la cité des canuts, on crie au miracle et l’on construit aussitôt la basilique de Fourvière pour remercier la Vierge d’avoir épargné la ville. Mais au cas où cette sainte protection serait insuffisante à enrayer une nouvelle invasion, le ministre de la Guerre décide d’entourer Lyon d'une série de fortifications. Aux frontières de l’agglomération, des forts puissants poussent alors comme des champignons : à Feyzin et à Corbas en 1875, à Bron en 1877, à Saint-Priest en 1887, Meyzieu en 1893, etc. Le concepteur de ce réseau, le général Séré de Rivières, en prévoit dix-sept, tous puissamment armés. Et pour arrêter l’ennemi s’il parvenait à passer entre les mailles du filet, il suggère de construire un rempart renforçant le flanc est de Lyon : “l’enceinte de sûreté de la rive gauche du Rhône”. Son mur commencera à Villeurbanne, près du parc de la Feyssine, traversera Bron en longeant le Vinatier, passera par Parilly puis rejoindra Saint-Fons et Gerland après un parcours de 11 kilomètres.

PHOTO DR

S

Le long du boulevard Laurent-Bonnevay, aux confins de Saint-Fons et du Moulin-à-Vent, on trouve en pointillés sur un kilomètre les vestiges du mur d’enceinte

fossé à ses pieds, à grands coups de pelles et de pioches. Le conseil municipal, lui, déterre la hache de guerre. Le rempart va couper Les charretiers allant ou venant presque toutes les routes de la commune, ce que l’armée de Parilly et du Moulin-à-Vent vont devoir payer des droits d'octroi ! semble ignorer - en tout cas elle a oublié d’en avertir le Vénissieux se trouve en plein sur maire. Comment va-t-on remplacer sa trajectoire. Le maire et le conseil ces routes sectionnées ? Le chemin municipal l’apprennent en 1884 et du Puisoz est déjà devenu un culsortent aussitôt les fusils. Avant de-sac. La municipalité tempête, il y d’entamer les travaux, les militaires a du procès dans l’air. La paix ont besoin d’acheter des parcelles revient en 1885, quand l’armée appartenant à la Ville, dont une car- accepte de construire des portes et rière de graviers située au Puisoz. des ponts pour rétablir quelques itiDans leur grande générosité, ils néraires : le 20 octobre 1885, le offrent de payer 25 centimes par conseil “remercie sincèrement M. le mètre carré de champ -soit nette- Colonel du Génie de rendre à la cirment moins qu’à d’autres proprié- culation le chemin du Puisoz, et le taires- et rien du tout pour la car- prie de vouloir bien en faire autant rière, que la commune est invitée à pour le chemin de Chenadras à Saintcéder gratuitement. “Après avoir Fons”. Mieux, le ministère de la mûrement réfléchi” et non sans Guerre promet d’aménager “un bouhumour, le conseil décide “à l’una- levard longeant à l’intérieur le mur nimité qu’il ne pouvait abandonner d’enceinte”. une carrière qui plus tard pourrait avoir de la valeur pour construire, Tous les problèmes sont pourtant considérant enfin qu’il n’appartient loin d’être résolus. Au fur et à pas au conseil municipal de faire des mesure que le chantier avance, les cadeaux avec des terrains qui appar- Vénissians comprennent que tiennent à la commune”. La carrière les droits d’octroi (ces taxes impone partira pas à moins de 40 cen- sées sur les marchandises entrant times le mètre carré, parole de ou sortant de Lyon) vont désorVénissian. mais être perçus aux portes de la nouvelle enceinte. Du coup, les Les travaux commencent au charretiers allant ou venant de printemps 1885. Des centaines Parilly et du Moulin-à-Vent vont d’ouvriers “accourus de tous les points devoir payer des impôts ! La maudu territoire” entament la construc- vaise humeur gagne tous les habition du mur et creusent un large tants. Ils tempêtent d’autant plus

que la valeur stratégique du nouveau rempart les laisse sceptiques. Ne serait-il pas plus bâti pour des raisons fiscales que militaires ? Le mur murant la ville rend la ville murmurante… Les gens se plaignent même du grand boulevard pourtant censé faciliter leur vie quotidienne : “il n’est pas libre à la circulation, des barres de bois fermées par des cadenas interdisent la circulation, ce qui oblige certains propriétaires qui veulent se rendre sur leurs propriétés, soit pour le labour soit pour l’enlèvement des récoltes, à passer sur le terrain d’autrui”. En 1887, le rempart est terminé mais il coupe la ville en deux. Il a beau offrir un but de promenade du dimanche aux familles d’ouvriers, et un immense terrain de jeu aux gones de tous âges, l’ouvrage demeure impopulaire. L’armée a construit ses “fortifs” à l’économie, gardant la pierre de taille pour les portes, les casemates et les bastions, et se contentant ailleurs de couler du béton, quand elle ne montait pas un gros talus de terre.

Un mur en pierres jaunes percé de bouches à canon se faufile entre un petit bois et des rangées de voitures Cette enceinte pourrait-elle vraiment arrêter une invasion ? Non, d’autant moins que les progrès de l’artillerie et des explosifs la rendent très vite incapable de résister à

d’éventuels canons ennemis. Dès 1905, le maire demande que les interdictions frappant les abords du mur soient abolies et que l’enceinte elle-même soit démolie. Petit à petit l’armée bat en retraite, autorisant les va-et-vient de la population, abandonnant les casernements les uns après les autres. Elle déclare forfait en 1927, en vendant le mur et ses terrains à qui veut bien les lui acheter. Les fossés se transforment en décharge et la commune se voit

Les premiers vestiges commencent près du carrefour de l’avenue Francis-de-Pressensé et du boulevard Laurent-Bonnevay. En bordure d’une concession automobile, un mur en pierres jaunes percé de bouches à canon se faufile entre un petit bois et des rangées de voitures. Avec ses 6 mètres de hauteur, ses douves et son talus de terre destiné à le protéger des obus, pas de doute, c’est bien lui. Plus à l’ouest le rempart joue à cache-cache entre les usines. Le voilà qui ressort rue Marc-Seguin ; il a beau se déguiser en clôture de parcelle, ses meurtrières régulièrement alignées révèlent sa vraie nature. Il s’interrompt et puis revient chemin du Génie. Et là, c’est la parade : une longue section ininterrompue suit le bord du trottoir, avec un défilé de meurtrières, une porte blindée et la tranchée de la voie ferrée en guise de fossé. Sans oublier à Saint-Fons les restes d’un bastion, boulevard Léon-Sampaix. Tout est encore là, intact ou presque, sur près d’un kilomètre de long. À protéger et à restaurer d’urgence. Voire à inscrire Monument Historique ? Il le mériterait.  Sources : archives municipales de Vénissieux, registres des délibérations (18841927) et cote 2 H 86.


Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 15

Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Maisons du Rhône UNITÉ TERRITORIALE VÉNISSIEUX NORD 19, rue Victor-Hugo ✆ 04 72 90 02 00  Centre-ville : 8, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 25  Max-Barel : 65, rue Salvador-Allende ✆ 04 72 50 10 53  Parilly : 2, avenue Jules-Guesde ✆ 04 78 74 23 57  Ernest-Renan : 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 78 75 67 05 UNITÉ TERRITORIALE VÉNISSIEUX SUD  Vénissy : 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 34 81  Le Corallin : 2 bis, avenue Marcel-Cachin ✆ 04 72 89 03 20

Emploi PÔLE EMPLOI 27, avenue de la République ✆ 3949 CARSAT AGENCE RETRAITE “Espace Dupic”, 21-23, rue Jules-Ferry ✆ 3960

Environnement SERVICE MUNICIPAL Qualité de vie, installations classées, pollution, nuisances ✆ 0472 21 45 06 Ce service met un dispositif au service des personnes âgées ou handicapées pour l’évacuation d’un ou deux encombrants par foyer et par an (sauf en période de congés scolaires). DÉCHETTERIE COMMUNAUTAIRE avenue Jean-Moulin ✆ 0478 70 56 65 HORAIRES D’ÉTÉ du lundi au vendredi de 8 h 30 heures à midi et de 13 h 30 à 18 heures, le samedi de 8h30 à 18h30, le dimanche de 9 heures à 12 heures.

Urgences médicales

Services publics

Sécurité - justice

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit.

HÔTEL DE VILLE 5, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 44 44 Du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 heures

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé ✆ 04 72 50 02 72 TOP MUNICIPAL Office public de la tranquillité standard ouvert 24 h./24 - 365 j./an ✆ 04 72 51 52 53 MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT 18, rue Jules-Ferry ✆ 04 72 90 18 20  Consultations des avocats du Barreau de Lyon : jeudi matin sur rendez-vous  Aide aux victimes d’infraction pénale : accueil sur rendez-vous  Conciliation civile : service gratuit sur rendez-vous AMELY MÉDIATION, BOUTIQUE DE DROIT Accès au droit aide aux victimes :  21, avenue Division-Leclerc ✆ 04 78 70 47 97 lundi de 14 h 30 à 18 h 30 mardi de 9 heures à midi mercredi de 14 à 17 heures jeudi de 9 heures à midi Permanences des médiateurs :  46 C, chemin du Charbonnier mercredi de 16 h 30 à 18 h 30 ✆ 04 72 51 35 46  21, avenue de La-Division-Leclerc lundi de 18 heures à 19 h 30 ✆ 04 78 70 47 97 Amely intervient aussi à la Maison de Justice et du Droit.

MÉDIATHÈQUE LUCIE-AUBRAC 2-4, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 45 54 BIBLIOTHÈQUES DE QUARTIER  Robert-Desnos : 24, rue du Professeur-Roux ✆ 04 78 76 64 15  La Pyramide (enfants) : 59 bis, avenue des Martyrs-de-la-Résistance ✆ 04 72 51 49 54  Anatole-France : 14, avenue de La-Division-Leclerc ✆ 04 72 89 40 46 THÉÂTRE 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 90 86 60. Billetterie : 04 72 90 86 68 CINÉMA GÉRARD-PHILIPE 12, avenue Jean-Cagne ✆ 08 92 68 81 05 (0,34 €/minute) cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr ESPACE ARTS PLASTIQUES Maison du peuple - 8, boulevard Laurent-Gérin ✆ 04 72 50 89 10 ÉCOLE DE MUSIQUE JEAN-WIENER 4, rue Aristide-Bruant ✆ 04 37 25 02 77 ou 04 72 21 44 19 MAISON DES ASSOCIATIONS BORIS-VIAN 13, avenue Marcel-Paul ✆ 04 72 50 09 16 www.cabv.com MJC LE CADRAN 15, chemin de Feyzin ✆ 04 72 50 00 69

Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé Rédaction :

Journalistes :

Sylvaine Charpiot ✆ 04 72 51 18 12

Rédacteur en chef adjoint : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 76 65

SECV dépannage ✆ 0810 804 805 EDF 21, rue Jules-Ferry ✆ 0810 333 069

Solidarité - Action sociale DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE ✆ 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS ✆ 04 72 50 12 81 SECOURS POPULAIRE 99, bd Irène-Joliot-Curie ✆ 04 78 76 23 31 RESTAURANT DU CŒUR 11/13, av. de la République ✆ 09 60 07 49 40 SECOURS CATHOLIQUE 14, avenue Jean-Cagne ✆ 04 78 67 77 93 ATD QUART-MONDE ✆ 04 78 39 34 30 COMMUNAUTÉ D’EMMAÜS 8, avenue Marius-Berliet ✆ 04 78 91 69 97 FEMMES INFORMATIONS LIAISONS 8, avenue Henri-Barbusse, Saint-Fons ✆ 04 72 89 07 07 CENTRE D’INFORMATION FÉMININ DU RHÔNE (CIF) 13, avenue Maurice-Thorez ✆ 04 78 39 32 25

PARILLY CHARRÉARD GRANDCLÉMENT JACQUES-DUCLOS Samedi matin Vendredi matin CENTRE-VILLE Mercredi et dimanche matins MOULIN-À-VENT ENNEMOND-ROMAND MINGUETTES Mardi de 16 à 20 heures Jeudi et samedi matins

Gilles Geley

Rédactrice en chef :

LA POSTE ✆ 3631  17, place de la Paix  19, avenue Jean-Cagne BOUTIQUE SNCF Gare de Vénissieux ✆ 04 72 40 31 03

Marchés forains

Secrétaire de rédaction :

Yolande Peytavin

www.ville-venissieux.fr MAIRIE DE QUARTIER DU MOULIN-À-VENT 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 72 78 80 30 MAISON DES SERVICES PUBLICS 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 71 59  Mairie de quartier Vénissy ✆ 04 72 89 32 70  Maison du département ✆ 04 72 89 03 20  Point préfecture ✆ 04 72 89 32 60 CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE-MALADIE 21, rue Jules-Ferry Vénissieux ✆ 3646 courrier : CPAM DU RHÔNE 69907 Lyon Cedex 20 DRFIP RHÔNE-ALPES - CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE VÉNISSIEUX 17, place de la Paix ✆ 04 72 90 04 90 CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES 17, place de la Paix ✆ 04 78 70 75 51- www.caf.fr

Culture

www.expressions-venissieux.fr

redaction@expressions-venissieux.fr Directrice de publication :

Le service des Formalités administratives est ouvert aux usagers le jeudi jusqu’à 19 heures exclusivement pour passeports, cartes d’identités et certificats d’hébergement

CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE ✆ 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, à Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63  Grande Pharmacie Lyonnaise 22, rue de la République Lyon-2e ✆ 04 72 56 44 24

Blog de la rédaction :

1, rue Gambetta 69200 Vénissieux Téléphone : 04 72 51 18 12 Télécopie : 04 72 51 04 78

PRATIQUE

Michèle Feuillet 04 72 51 76 63 Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 76 64  Grégory Moris ✆ 04 72 51 18 12  Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62 

✆ 

Photographe :

Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions Fabrication : Riccobono (83 Le Muy) ✆ 04 94 19 54 57 Distribution : Codice 2, rue des ERM - Parc des ERM 69200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30

Assistante de direction :

Abonnement : 37 euros par an Prix au numéro : 1 euro

Marie-Jo Borne

Tirage 32 500 exemplaires

Raphaël Bert ✆ 04 72 51 76 84

Chargé de publicité : Maxime Huard ✆ 04 72 90 95 98

issn : 1151-0935

Santé CENTRE D’ACCUEIL POUR TOXICOMANES NEMO-LYADE 17, rue Albert-Einstein ✆ 04 78 67 33 33 CENTRE DE PLANIFICATION ET D’ÉDUCATION FAMILIALE 9, rue de la-Commune-de-Paris ✆ 04 72 89 42 96 COMITÉ DÉPARTEMENTAL D’HYGIÈNE SOCIALE (CDHS) 26, rue du Château ✆ 04 72 50 08 68 CENTRES MÉDICO-PSYCHOLOGIQUES ENFANTS - ADOLESCENTS  Centre Winnicott, 2 bis, av. Marcel-Cachin CMP ✆ 04 27 85 15 20 CATTP ✆ 04 27 85 15 21 Centre petite enfance ✆ 04 27 85 15 22  213, route de Vienne ✆ 04 37 90 56 00 POINT ACCUEIL ÉCOUTE JEUNES PAEJ PIXELS 29, rue Émile-Zola ✆ 06 23 97 83 04 CENTRE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE POUR PERSONNES ÂGÉES  Consultation médico-psychologique hôpital mutualiste “Les Portes du Sud” : ✆ 04 72 89 80 00  Consultation mémoire centre hospitalier Saint-Jean-de-Dieu : ✆ 04 37 90 12 01 FÉDÉRATION DES ACCIDENTÉS DE LA VIE (FNATH) 2, place de la Paix ✆ 04 78 60 72 91

Quartiers CONSEILS DE QUARTIER Hôtel de ville ✆ 04 72 21 44 58 MAISON DE QUARTIER DARNAISE 45, boulevard Lénine ✆ 04 72 89 77 46 CENTRES SOCIAUX  Moulin-à-Vent : 47, rue du Professeur-Roux ✆ 04 78 74 42 91  Parilly : 27 bis, avenue Jules-Guesde ✆ 04 78 76 41 48  Minguettes (site Eugénie-Cotton) : 23, rue Georges-Lyvet ✆ 04 78 70 19 78  Minguettes (site Roger-Vailland) : 5, rue Aristide-Bruant ✆ 04 72 21 50 80

Jeunesse MISSION LOCALE 8, avenue de la Division-Leclerc ✆ 04 72 89 13 30 CENTRE D’INFORMATION ET D’ORIENTATION 9, rue Aristide-Bruant ✆ 04 78 70 72 40 BUREAU INFORMATION JEUNESSE Espace central jeunes 1, place Henri-Barbusse ✆ 04 72 50 01 20

Sports MAISON DES SPORTIFS ROGER-COUDERC 10, av. des Martyrs-de-la-Résistance ✆ 04 72 50 74 02 OFFICE MUNICIPAL DU SPORT 22, rue Rosenberg ✆ 04 72 50 00 12 www.omsvenissieux.asso.fr MERCI DE SIGNALER TOUTE ERREUR OU OUBLI AU

04 72 51 18 12


DISPARITION

Mercredi 29 août 2012 - n° 517 - www.expressions-venissieux.fr

PAGE 16

UN GRAND INDUSTRIEL

Quand Paul Berliet se confiait à “Expressions” a figure tutélaire du père, contrainte des Allemands.” La l’entrée comme apprenti détention fut longue, difficile, surdans l’entreprise à 17 ans, tout sur le plan physique. Mais la nomination au poste de Paul Berliet l’analyse positivement directeur général des avec le recul. “Quand ça m’est fabrications à l’âge de 24 ans, le arrivé, j’avais 24 ans et 3 500 gars procès pour collaboration écono- sous mes ordres. Quand on a autant mique en 1944, la prison, puis le de pouvoir à un si jeune âge, le retour aux commandes, l’innova- risque de devenir insupportable est tion technique permanente, la grand. La prison m’a sans doute création de milliers d’emplois, le rendu plus comestible.” développement à l’international, les rencontres avec Deng Xiaoping et Fidel Castro, “Mon obsession a été d’augmenter le nombre de gens employés l’apogée avec 24000 employés chez Berliet” en 1974 , l’absorption par Renault… Un livre ne suffiMieux, il dit y avoir trouvé le rait pas à raconter cette saga. Quand Paul Berliet, à notre but de son existence : donner du demande, en décembre 2008, se boulot aux autres. “Quand on fréretourne sur son passé, c’est natu- quente des voleurs, on comprend que rellement dans le bureau de son s’ils sont tombés – je m’excuse du père, Marius, qu’il le fait. Une terme – c’est parce qu’ils n’avaient petite pièce située à l’entrée de la pas d’argent et qu’ils voulaient bien maison familiale de Montchat, qui vivre. Or en prison, ils ne pensent abrite désormais la fondation Ber- qu’à une chose, leur prochain casse. liet. “Moi je prends sa place, et vous Je n’ai pas les mêmes opinions que celle que j’occupais quand j’étais celles que l’on professe aujourd’hui sur le rôle de la détention. Un gars enfant.” L’ameublement et la décoration sans boulot trouve toujours d’autres sont d’époque. Rien ne semble moyens d’arriver à ses fins. C’est avoir bougé depuis ce jour de pour ça que mon obsession a été 1935 où le jeune Paul et son frère, d’augmenter le nombre de gens tout penauds, viennent informer employés chez Berliet. Le travail, leur père qu’ils ont échoué à l’exa- c’est la solution à tous les problèmes. men d’entrée de l’école centrale de Faire des discours ou des articles, ça Lyon. “On s’est fait taper sur les ne sert absolument à rien.” De fait, entre les années cinmaths, père.” La réponse sera aussi brève qu’explicite : “Il est 17 heures, quante, quand il reprend les rênes vous avez juste le temps d’aller vous de l’entreprise, et 1974, date de l’absorption par la Régie Renault, acheter une paire de bleus.” Le lendemain, les deux frères Berliet voit son effectif passer de sont affectés au service pièces déta- 5 000 à 24 000 salariés, dont chées de l’entreprise familiale, au 12 000 dans la seule usine de grade d’apprenti. “J’ai fait mon Vénissieux ! Outre la création éducation ouvrière jusqu’à ce que je d’emplois, Paul Berliet peut se sorte correctement ma paye. Ensuite, targuer d’avoir apporté à l’indusseulement, j’ai commencé à tourner trie du poids lourd quelques-unes dans les ateliers. Pendant deux ans, de ses plus grandes innovations. j’ai appris les composants généraux Le Centre d’études et de du camion. Cela m’a permis d’ac- recherches créé en 1962 à Saintquérir ce qui manque souvent aux Priest est une véritable machine à personnes qui ont des formations brevets. Jusqu’à 1 000 ingénieurs y supérieures : le savoir-faire manuel. travaillent. Ils “sortent” le bus à J’ai pu le constater tout au long de plancher surbaissé et moteur ma carrière, en particulier dans le avant (PR 100), le camion à susdomaine commercial : la compétence pensions pneumatiques (Stradair), de l’ouvrier me donnait des entrées les cabines avancées (gamme qu’aucun autre patron ne pouvait Relax)… Paul Berliet s’est également avoir.” Quand on l’interroge sur son révélé un génial exportateur. Le extraordinaire aventure indus- fameux logo de la marque roule trielle, autant que sur son destin alors sur les routes et les pistes du personnel, Paul Berliet évoque monde entier. Pas seulement vendeux autres épisodes fondateurs : deur de camions, le constructeur l’école de haute montagne où il participe à l’industrialisation des effectua son service militaire (“Les pays où il s’implante. L’usine de guides de Chamonix m’ont appris à Rouïba en Algérie en est le meilne jamais caler, même dans les pires leur exemple. Au moment de l’inconditions”) ; et de façon plus inat- dépendance, elle emploie mille tendue les 40 mois de prison qu’il personnes. En Chine, Berliet est effectua entre septembre 1944 et un précurseur en signant un janvier 1948, à la suite de sa contrat de fabrication sous licence, condamnation pour collaboration assorti de prestations de formaéconomique. Une accusation que tion. “Je n’ai jamais considéré les l’entrepreneur a toujours récusée. Chinois comme des concurrents, “Sur moi, ça glisse. Mais je n’admets mais comme des clients. Je leur ai pas que le souvenir de mon père soit tout apporté.” Paul Berliet raconte sali. L’entreprise a fonctionné sous la avec saveur ce moment où Deng

L

Xiaoping -l’homme qui a initié l’ouverture économique du paysdescend de sa tribune un verre à la main, s’avance dans la salle où sont réunis 1 500 officiels, pour venir trinquer avec lui. Ou encore cette balade en jeep au côté de Fidel Castro, dans la campagne cubaine : gêné par sa mitraillette pour conduire, “El Comandante” la pose tranquillement sur les genoux de l’entrepreneur qui n’en croit pas ses yeux. “Fidel Castro m’avait confié l’industrialisation du pays, le contrat était signé, mais ensuite tout a capoté parce que la France ne voulait plus acheter de nickel à Cuba.” L’absorption par la Régie Renault en 1974 le ramène à des souvenirs forcément moins agréables. C’est la fin de l’épopée Berliet, et le terme d’une fabuleuse carrière d’entrepreneur. L’homme n’est guère bavard sur le sujet : “Les gens de R-VI ont détruit délibérément le passé de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de créer la Fondation, pour sauvegarder l’histoire du camion français.”  PROPOS RECUEILLIS PAR GILLES LULLA

Paul Berliet nous avait reçus dans le bureau de son père, dans la maison familiale de Montchat

PHOTO ARCHIVES RAPHAËL BERT

Paul Berliet est décédé le 8 août à l’âge de 93 ans. En décembre 2008, il avait accordé un long entretien à “Expressions”, que nous reproduisons ci-après.

LES RÉACTIONS

L’hommage unanime au grand entrepreneur RENAULT TRUCKS : “La figure de ce grand homme est étroitement liée à l’histoire de l’entreprise (…). Durant toute son activité chez Berliet, il aimait à le rappeler, il s’efforça de mettre en avant la formation des personnels, les études et la recherche, ainsi que l’industrialisation de pays en voie de développement. De nombreuses réalisations techniques ont vu le jour à son initiative : du gigantesque camion T100 spécialisé dans les chantiers sahariens d’exploitation pétrolière, au Stradair à suspension pneumatique à hauteur variable, en passant par l’utilisation de l’injection directe et de la turbocompression à air refroidi. (…) L’entreprise Renault Trucks garde le souvenir d’un homme qui se mettait à la portée de tous, d’une grande connaissance de l’industrie automobile, d’une maîtrise orale parfaite alliée à une mémoire surprenante, ainsi que d’une modestie et d’une amabilité exemplaires. C’est une figure que tous respectaient.”  MICHÈLE PICARD, MAIRE DE VÉNISSIEUX : “Paul Berliet avait dirigé l’entreprise vénissiane de 1949 à 1962 en faisant preuve

d’audace et d’innovation. Berliet aura marqué notre ville et ses habitants. Vénissieux, capitale du poids lourds, est intimement associée à la fabrication des camions et des autobus Berliet. Cette mémoire industrielle appartient aussi aux Vénissians, aux ouvriers, techniciens et cadres qui, grâce à leurs savoir-faire, auront permis à l’entreprise d’être le numéro 1 français du secteur et de rayonner dans le monde entier. Avec sa fondation qu’il créa en 1982, Paul Berliet a sauvegardé le patrimoine automobile de la région RhôneAlpes et l’histoire du camion français. Je rends hommage à l’entrepreneur qu’il fût, à son travail de mémoire pour les générations futures.”  GÉRARD COLLOMB, SÉNATEURMAIRE DE LYON : “Grande figure de l’innovation industrielle, à partir des années cinquante, Paul Berliet a su par sa vision et sa créativité, assurer avec un brillant succès le développement de l’entreprise de son père Marius Berliet, à tel point que l’entreprise aura marqué le territoire de son génie dans la mécanique. Paul Berliet était aimé de tous pour sa bonté, sa généro-

sité, son ouverture aux autres, qualités qu’il a toujours prônées dans son parcours de chef d’entreprise. Avec sa disparition, Lyon perd un représentant d’une des plus illustres dynasties industrielles lyonnaises qui a porté à travers le monde la notoriété de Lyon et de la France.”  ANDRÉ GERIN : “Je salue la mémoire d’un homme de légende et d’un patron de combat. Lorsque j’évoque l’homme de légende, je veux parler du capitaine d’industrie, appartenant à cette bourgeoisie lyonnaise industrieuse qui ne faisait pas de l’argent en dormant ou en spéculant. C’était un patron de combat car les usines Berliet de Vénissieux étaient devenues “le Billancourt de Rhône-Alpes”. (…) Au-delà des faits historiques, tous les salariés sont fiers d’avoir travaillé aux usines Berliet : Berliet à la pointe des luttes ; Berliet constructeur de camions, de cars et de bus ; Berliet à la pointe de l’audace et de l’innovation technologique. (…) Avec Paul Berliet, c’est toute une culture industrielle qui disparaît, méprisée par “l’ENArchie” et la technocratie (…).” 


Expressions 517