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DU

18 JANVIER AU 1ER FÉVRIER 2012

Numéro 503

www.expressions-venissieux.fr

RENAULT TRUCKS

Bosch, du nouveau sous le soleil

ArvinMeritor, c'est fini. “L'usine Ponts” revient dans le giron familial.

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VENINOV Les collectivités territoriales allouent des budgets pour préserver les chances d'une reprise de l'activité.

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VÉNISSIEUX REPASSE LA BARRE DES 60 000 HABITANTS.

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LÉGISLATIVES 2012

L'usine Bosch a commencé à assembler ses premiers panneaux photovoltaïques. Le groupe allemand a investi près de 30 millions d'euros. page 3

Dans la 14e circonscription, six candidats se sont déjà déclarés.

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MAISONS DU RHÔNE Avec l'ouverture au Corallin, les MDR réorganisent leurs actions sur le plateau des Minguettes.

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Très haut débit, forte attente, faibles certitudes La fibre optique se déploie sur tout le territoire français. Lentement, mais sûrement. Lentement car, sur 1,21 million de foyers raccordés, seuls 154000 sont effectivement abonnés à une offre très haut débit. Sûrement, car le nombre de “fibrés” a progressé de plus de 70 % en quelque mois ! Pour autant, cette “autoroute à six voies” de l’information ne passe pas encore par Vénissieux, au contraire de Lyon. La communauté urbaine s’est saisie du dossier en juin 2010 quand

elle a décidé d’agir en tant qu’“opérateur d’opérateurs”. Son ambition est d’équiper toutes les communes du Grand Lyon. Mais le dossier n’a que peu avancé, faute d’accord avec les fournisseurs d’accès. Pourtant, les premières offres commerciales apparaissent. Orange prévoit même de “fibrer” 100 % de Vénissieux d’ici à 2016. Un développement hors délégation de service public qui pose question.

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LE SEN NO SEN A 30 ANS p. 5

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX “Encore quelques illusions” : une incursion dans le monde de la magie avec le chorégraphe Denis Plassard.

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HISTOIRE 1er janvier 1671. Le père Sublet court à l’église faire baptiser sa petite Louise.

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L’INSEE ENQUÊTE L’INSEE réalise jusqu’au 14 avril une enquête sur le cadre de vie et la sécurité. La première partie de cette enquête porte sur la qualité de l’environnement de l’habitat, la seconde aborde les problèmes d’insécurité. Les ménages enquêtés sont prévenus individuellement par courrier et informés du nom de l’enquêteur. Renseignements : 04 72 21 41 22.

ALDES : UN LACROIX REMPLACE L’AUTRE Stanislas Lacroix, 40 ans, 3e fils de Bruno Lacroix, a officiellement pris le relais de son père à la tête du groupe Aldes. L’entreprise, dont le siège social est basé boulevard Joliot-Curie, à Vénissieux, est spécialisée dans la ventilation et la qualité de l’air intérieur. Elle compte 1 400 salariés dans le monde. Si Bruno Lacroix, 68 ans, a passé la main, il reste président du Conseil économique, social et environnemental régional.

MOINS DE MORTS SUR LES ROUTES Pour la 3e année consécutive, la baisse de la mortalité routière dans le Rhône s’est confirmée. 67 personnes ont perdu la vie sur les routes du département en 2011, contre 75 l’an dernier, soit près de 11 % en moins. Les accidents corporels et le nombre de blessés sont également en légère baisse.

REGARDS CROISÉS SUR LES OGM RENCONTRE LE 24 JANVIER Le prochain Conseil citoyen du développement humain durable, le mardi 24 janvier, invite les Vénissians à des “Regards croisés sur les OGM”, à l’hôtel de ville, de 18 à 20 heures. Bernard Pintureau, biologiste et membre du MNLE, Léo Coutellec, philosophe des sciences à l’INSA de Lyon et Pascal Kremer, technicien du syndicat intercommunal des Grandes Terres, donneront leurs points de vue.

CABINET D’INFIRMIÈRES À MONMOUSSEAU… Sandra Desvignes et Akima Maidi, infirmières D.E. titulaires de l’attestation “Chimiothérapie à domicile” et de “Formation Nutrition Santé”, viennent de s’installer 17, rue Gaston-Monmousseau à Vénissieux. On peut les contacter à Allo Soins 0629687862 ou allossoins@gmail.com. Domicile 7 jours sur 7 cabinet sur rendez-vous.

… ET PLACE HENRI-BARBUSSE Mmes Bonnetain et Scandella ont ouvert leur cabinet au 2, place Henri-Barbusse. Soins à domicile 7j/7 et au cabinet sur rendez-vous. Tél. : 07 62 96 10 20 ou 06 47 96 16 12.

INSCRIPTIONS SCOLAIRES Elles ont lieu à l’hôtel de ville (3e étage) jusqu’au 31 mai, uniquement sur rendez-vous pris par téléphone au 0472214556 de 8 h 30 à 17 heures. Cette démarche concerne les premières scolarisations et les nouveaux arrivants. Présenter livret de famille ou copie d’extrait d’acte de naissance ; pièce d’identité ; justificatif de domicile de moins de trois mois ainsi qu’une attestation pour les personnes hébergées ; carnet de santé ; justificatif de garde pour les parents divorcés fixant la résidence habituelle.

“L’usine Ponts” est rentrée à la maison Renault Trucks ArvinMeritor, c’est fini - “L’usine Ponts” comme on l’appelait aux époques Berliet puis R-VI, a retrouvé sa maison d’origine. Vendue en 2004 à l’américain ArvinMeritor, elle est officiellement revenue dans le giron Renault Trucks depuis le 1er janvier. Ce n’est pas une surprise, c’était annoncé depuis 2009. À peine cinq ans après son arrivée, le groupe américain, accusant un lourd déficit, décidait en effet de se désengager de SaintPriest pour recentrer son activité européenne en Italie. “ArvinMeritor estimait que l’activité de production n’était pas suffisamment profitable”, explique Kamel Sid, le directeur de l’usine. La décision de Renault Trucks de réintégrer le site peut toutefois surprendre quand on se souvient qu’en 2004, la cession à ArvinMeritor était présentée comme “la seule possibilité de garantir la pérennité de l’activité et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l’emploi.” Les syndicats, eux, défendaient déjà l’idée d’un développement en interne. Ils se félicitent aujourd’hui que la direction ait modifié son approche. “Au sein du groupe AB Volvo, Renault Trucks a même poussé pour récupérer l’usine Ponts, souligne Bernard Grand, délégué CGT. La direction voulait garder un fournisseur de proximité pour les ponts et essieux de ses camions. Les responsables de Volvo étaient beaucoup moins chauds, ils auraient préféré vendre.” Kamel Sid, le directeur, confirme que “la volonté affichée par Renault Trucks a pesé”. Dans une actualité économique pleine de fermetures d’entreprises et de délocalisations, ce retour de l’usine Ponts dans le giron “familial” est évidemment une bonne nouvelle. D’autant que les salariés ont retrouvé leurs statuts et anciennetés. Mais le niveau d’emploi, en ce

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ACTUALITÉS

Mercredi 18 janvier 2012 - n° 503 - www.expressions-venissieux.fr

début 2012, est beaucoup plus faible qu’il ne l’était en 2004. Les effectifs sont passés d’environ 500 à 350 personnes, à la suite de reclassements et d’un plan de départs anticipés. On peut également regretter une perte de savoir-faire puisque toute la partie usinage est désormais réalisée en Italie, à Calmeri… dans une usine ArvinMeritor.  G.L.

L’enseigne Renault Trucks retrouvera bientôt sa place sur la façade de l’usine. L’expérience ArvinMeritor a tourné court

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VENINOV

PLUS MOBILISÉS QUE JAMAIS Le 10 janvier, environ 120 personnes se sont réunies sur le site de Veninov, rue Eugène-Maréchal, à l’appel de l’union locale CGT. “C’est important d’être là, estimait Stéphane Navarro, délégué syndical CGT. Les choses bougent, les négociations se poursuivent entre le liquidateur judiciaire, le fonds de pension américain Gordon Brothers et le principal candidat à une reprise, Windhager-Garden. Nous ne sommes pas encore morts !” La veille, les élus du Grand Lyon avaient voté une subvention de 70 000 euros, afin d’assurer le gardiennage et le redémarrage du chauffage, indispensable pour protéger l’outil de travail. “L’établissement des contrats est en cours, précise Bernard Dhennin (CFDT). Les clients, eux, sont toujours là, et attendent que l’on puisse redémarrer notre production.” Rappelons qu’à la mi-décembre, le Conseil régional avait déjà voté le versement de 70 000 euros. “On peut être fiers du combat mené, insistait pour sa part Michèle Picard, le maire de Vénissieux. Les collectivités territoriales mettent la main à la poche et la ville de Vénissieux contribue, avec les compétences qui sont les siennes, à la valorisation du site (nettoyage et entretien), pour un budget qui se situe entre 10 000 et 15 000 euros.” Et d’appeler une nouvelle fois l’État à prendre ses responsabilités : “Nous refusons que les salariés soient sacrifiés sur l’autel de la finance.” G.M.

Dernier temps fort pour la nouvelle promotion de la Job Academy

Lancement en mars du chantier de la cité scolaire Jacques-Brel Septembre 2014 - C’est désormais la date arrêtée pour la mise en service de la nouvelle cité scolaire Jacques-Brel, qui va être bâtie entre la rue de la Démocratie et l’avenue d’Oschatz. Les services du Conseil régional RhôneAlpes annoncent que les travaux de construction débuteront à la mi-mars. Le chantier durera deux ans et demi, pour un investissement de 27,5 millions d’euros. C’est en juin 2006, après des années de discussions, que le choix de reconstruire l’établissement sur le site de Démocratie était voté par les conseillers régionaux. Un an plus tard, le cabinet HTVS remportait le concours d’architecture. D’une superficie de 13 600 m2, l’établissement, de facture classique et sans internat, pourra accueillir un millier d’élèves. Outre les salles d’enseignement, il comprendra des locaux réservés à l’administration, au CDI, à l’infirmerie et au foyer. Au rez-de-chaussée, une salle sera réservée à la demipension. Un terrain de sport sera intégré au site, permettant la pratique de sports collectifs. Mais de l’autre côté de l’avenue d’Oschatz, le gymnase Jacques-Brel reste en place et les lycéens continueront de l’utiliser. Comme pour tous les équipements qu’elle construit, la Région a fait le choix de la Haute Qualité Environnementale. De larges baies vitrées illumineront les salles, ainsi l’éclairage y sera suffisant sans surchauffe par le soleil. Des chauffe-eau solaires seront installés sur le toit. Le bâtiment offrira également sept logements de fonction. 

La future cité scolaire Jacques-Brel pourra accueillir un millier d’élèves

Avec la Job Academy, un jeune sur deux accède à un emploi durable

Insertion - Huit jeunes Vénissians de la Job Academy, une démarche qui a pour objectif de permettre aux personnes issues de milieux défavorisés d’accéder à l’emploi, ont rencontré le 10 janvier cinq entreprises locales, au cours du dernier “temps fort” de cette promotion 20112012. Créée en 2006, d’une collaboration entre Manpower, la fondation Agir contre l’exclusion et le Grand Lyon, la Job Academy intègre des évaluations, des entretiens individuels et des sessions de formation. Au total, la promotion a concerné dix-huit jeunes Vénissians, repérés par Pôle emploi ou encore la Mission locale. Dix ont d’ores et déjà pu accéder à un emploi, dont deux en contrat à durée indéterminée. L’ancrage local est également important : c’est dans ce cadre que, le 10 janvier, les huit jeunes ont par-

ticipé à une balade urbaine dans Vénissieux, qui leur a permis de (re)découvrir les zones d’activité économique de Vénissieux. “Soyez fiers de ce que vous êtes, montrez toute votre richesse, leur a ainsi déclaré Michèle Picard, maire de Vénissieux. Prenez conscience de la richesse de votre territoire et des opportunités qu’il offre.” Parrainée par ERDF, la promotion a été reçue à l’hôtel de ville, où se sont déroulés des entretiens. Les jeunes seront ensuite suivis individuellement pendant six mois. Ils seront alors soutenus et conseillés personnellement dans leur recherche d’emploi. Depuis sa création, la Job Academy présente un taux d’accès à l’emploi de 80 %. Un jeune suivi sur deux accède même à un emploi durable (CDD de plus de 6 mois ou CDI). 


L’événement

UNE RECONVERSION INDUSTRIELLE

Bosch entre dans le système solaire Les premiers panneaux photovoltaïques sont sortis des lignes de montage de l’usine Bosch de Vénissieux. Plus de 200 emplois devraient être conservés grâce à cette reconversion. Le groupe allemand y a investi quelque 30 millions d’euros.

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tallation qui permettra de doubler notre production, indique Alex Becker, directeur du projet. Dès l’été, nous devrions atteindre notre vitesse de croisière. Nous aurons une capacité annuelle de 150 MW. Pour vous donner une idée précise, cela représente le tiers du marché français du photovoltaïque”.

Une capacité de production annuelle de 150 MW, soit le tiers du marché français du photovoltaïque Bosch vise une clientèle composée de grands producteurs d’énergie (centrales solaires), de grossistes qui fournissent les entreprises d’installation de panneaux, voire de grands bâtiments publics qui souhaitent s’équiper. Malgré une conjoncture assez peu favorable, illustrée par la mise en liquidation judiciaire de la société Photowatt à Bourgoin-Jallieu, la direction se dit confiante. Elle mise sur l’importance des volumes et surtout la qualité et la fiabilité de ses produits pour s’imposer face à la concurrence, en particulier celle des entreprises chinoises qui tirent les prix vers le bas (- 40 % en deux ans). Plus de 200 personnes vont travailler à terme dans la production de panneaux à Vénissieux. On est loin des 900 personnes employées en 2007. Le site n’a pas pour autant complètement rompu avec son passé mécanique : 120 autres salariés travaillent toujours à la fabrica-

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our qui a connu ces ateliers il y a quelques années, le changement est aussi spectaculaire que le blanc des murs éclatant. D’un univers industriel, mécanique, avec ses odeurs d’huile, de graisse et son bruit de fond assourdissant, on est passé à un contexte de haute technologie, hyper automatisé, d’une propreté impeccable. Le bâtiment, qui date des années quarante, a été réaménagé et rénové en profondeur. Les ouvriers portent des gants et des lunettes design. L’un d’eux, trente ans de boîte dans le rétroviseur, avoue avoir “un peu de mal” à vivre la transition, même s’il apprécie “le silence”. Bosch a investi quelque 30 millions d’euros. La première ligne d’assemblage de panneaux photovoltaïques a commencé à fonctionner. La seconde tournera au printemps. Il y a encore peu de temps ici, on fabriquait des pompes à injection pour moteurs diesel. En 2007, l’usine tournait à plein régime. Elle employait 900 personnes dont un gros volant d’intérimaires. C’était avant que Bosch ne décide de confier la production des pompes de nouvelle génération à d’autres usines du groupe, notamment en Europe de l’Est. Fin 2009, quand la direction a officialisé sa décision, on ne donnait pas cher de l’avenir du site. La fermeture semblait inéluctable. Pour éviter ce qui aurait été un incroyable gâchis, Bosch accepte en 2010, à la demande des syndicats, de créer une “commission de recherche de solutions industrielles”. Pendant plus d’un an, cette commission se réunit une fois par mois avec l’objectif de trouver une nouvelle fabrication ou un partenaire extérieur. Plusieurs pistes capotent, y compris les plus prometteuses comme celle qui devait conduire à la production d’une voiture à hydrogène. “On a vécu une année et demie délicate, se souvient Marc Bauemlin, directeur technique du site. Des solutions de reconversion apparaissaient puis disparaissaient. C’est la force du site, son niveau de performances et la qualité du personnel, qui nous ont permis de rebondir.” La situation se dénoue fin 2010, quand la division énergie solaire du groupe accepte de faire de Vénissieux l’un de ses principaux centres de production de panneaux photovoltaïques en Europe. Un immense atelier y est désormais dédié. Soixante-dix Français sont allés se former outre-Rhin, à Arnstadt, lieu de fabrication des cellules photovoltaïques. La première ligne de montage est prête à “sortir” chaque jour entre 1 000 et 1 300 panneaux. “Une seconde ligne est en cours d’ins-

La production des deux lignes de montage devrait atteindre sa vitesse de croisière dès l’été

tion d’éléments de pompes pour camions, tandis que le bureau d’études diesel emploie 50 techniciens. Sans compter qu’un rapprochement est en cours avec le site voisin de Rexroth, également pro-

priété du groupe Bosch, qui fabrique des composants hydrauliques. “Globalement à Vénissieux nous avons 1 000 personnes, souligne Marc Bauemlin. Le rapprochement dans l’organisation est déjà bien

avancé. On s’interroge maintenant sur l’opportunité d’un rapprochement juridique des deux entités. Ce n’est pas tranché.”  GILLES LULLA

MARC BAUEMLIN, DIRECTEUR TECHNIQUE DE L’USINE

“Nous serons parmi les meilleurs, c’est programmé”

Est-ce que vous avez craint à un moment la fermeture du site ? Le risque était réel. Mais nous savions aussi que le site bénéficiait d’un niveau d’excellence. Il n’était pas acceptable de gâcher ces compétences. Entre fin 2009 et mi-2010, on a vécu une période très délicate. Au sein de la commission de

Bosch mise sur la qualité et la fiabilité de ses produits pour s’imposer face à la concurrence.

recherche de solutions industrielles qui avait été mise en place, on passait fréquemment d’un fort espoir à une désillusion. Des pistes de reconversion apparaissaient puis disparaissaient. C’est la force du site, son niveau de performances et la qualité du personnel, qui nous ont permis de rebondir. Il faut dire également que nous n’avons jamais ressenti une pression de la part de notre hiérarchie. Le capital du groupe Bosch est détenu en majorité par une fondation d’utilité publique, pas par des actionnaires. Cela fait une grosse différence. Les réflexions ne sont jamais menées à court terme. L’arrivée du photovoltaïque, c’est une révolution ou une évolution ? Je dirais une évolution. Au-delà de l’aspect nouveauté, on est des industriels et on le reste. Un produit (la pompe à injection) a disparu, un autre (le panneau photovoltaïque)

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est arrivé, mais on est toujours dans une activité de production, d’assemblage. La filière photovoltaïque est très fragile. En France, elle est moins soutenue par les pouvoirs publics. Et globalement le secteur traverse une grave crise. Est-ce que vous ne prenez pas un gros risque ? Tout d’abord, il faut dire que nous sommes en présence d’une mutation, d’une tendance lourde, celle de l’électrification. C’est pourquoi Bosch s’est lancé dans le photovoltaïque. Nous avons racheté des entreprises allemandes qui étaient pionnières. Nous maîtrisons maintenant toute la chaîne. Le groupe s’inscrit dans le long terme, avec un plan de déploiement stratégique. Si nous avons installé une capacité de production annuelle de 150 MW, ce n’est pas pour nous limiter au marché français qui représente à peine le triple de cette

À terme, c’est le nombre de panneaux qui sortiront chaque jour de l’usine

production. Nous voyons beaucoup plus large. Beaucoup de petites sociétés ont profité d’un marché de niche ultrasubventionné. Ces deux dernières années, les prix des cellules ont baissé de 40 %. C’est aujourd’hui un marché d’industriels. Si vous n’êtes pas en capacité d’amener du volume, vous ne survivez pas. Le nombre d’acteurs est en train de diminuer. Ce qui fera la différence ensuite, c’est la qualité et la fiabilité. Et sur ce point, nous avons l’avantage de venir de l’automobile, le secteur le plus exigeant qui soit. On m’interroge souvent sur la concurrence chinoise : leurs produits sont certes compétitifs mais quelle sera leur performance dans quinze ou vingt ans ? Vous savez, Bosch est le premier groupe européen et le 2e mondial en matière de recherche et développement. Nous serons parmi les meilleurs, c’est programmé. 

“C’est la force du site, son niveau de performances et la qualité du personnel, qui nous ont permis de rebondir.” Marc Bauemlin, directeur technique du site


ACTUALITÉS PALESTINE Consacrée à la présentation de la mission “Bienvenue en Palestine 2012”, une soirée se déroulera le 28 janvier de 18 à 22 heures, à la salle Erik-Satie de Vénissieux, rue ProsperAlfaric. Débat (avec Lila Mami et Olivia Zemor), films et buffet sont au programme. Il sera possible de s’inscrire pour participer à la mission internationale prévue entre le 15 et le 21 avril. Renseignements : 06 88 28 65 67. www.bienvenuepalestine.com

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59 186 Vénissians

CITOYENNETÉ

3 376 NOUVEAUX ÉLECTEURS

VŒUX DU PARTI SOCIALISTE Chaïneze Kabouya-Benhayoun, secrétaire de la section, présentera les vœux du Parti socialiste aux Vénissians au cours d’un “moment de convivialité” le jeudi 19 janvier à 19 heures au local de campagne d’Yves Blein (15, rue Gambetta). Annonçant que la section s’investira pleinement dans les échéances électorales de 2012, elle insiste : “Notre projet de société, défendu par François Hollande, devra être défendu et argumenté partout, auprès du plus grand nombre.”

FRONT DE GAUCHE Le Front de gauche vénissian organise un débat politique le jeudi 19 janvier, à 18 heures, à la salle Rivat de la maison du peuple. Deux sujets au programme: “Partager les richesses” et “Abolir l’insécurité sociale”.

PIÈCES JAUNES Chaque année, l’opération Pièces jaunes met à la disposition de tous des milliers de tirelires en carton à monter et à remplir en faveur des enfants et des adolescents à l’hôpital. Les tirelires sont disponibles dans les bureaux de poste, où elles doivent être rapportées avant le 12 février. Il est également possible de faire un don toute l’année sur www.piecesjaunes.fr. Depuis 22 ans, cette campagne de solidarité a permis de financer 772 projets dans les services pédiatriques des hôpitaux de Rhône-Alpes.

Si l’on tient compte des logements construits ces deux dernières années, Vénissieux a vraisemblablement passé la barre des 60 000 habitants

Démographie - L’Insee a publié dans les derniers jours de décembre les chiffres du recensement. Il s’agit des populations légales 2009, chiffres officiels au 1er janvier 2012. On y apprend que la France a passé le cap des 65 millions d’habitants. On y découvre aussi que Vénissieux se rapproche doucement mais sûrement de la barre des 60 000 habitants. Une belle remontée démographique pour une commune qui était “tombée” à 56 000 habitants en 1999. Depuis le 1er janvier 2012, la population légale vénissiane est officiellement de 59 186 habitants, soit

un millier de plus qu’en janvier 2011 (58 178). Cela marque une progression de 1,73 %. Si l’on remonte à 1999, année du dernier recensement général de la population, on observe une progression de 5,57 %. Cette année-là, Vénissieux avait dégringolé à 56 061 habitants, au terme d’un long processus hémorragique commencé à la fin des années soixante-dix, quand la population culminait à 73 000 habitants. Progressivement, la commune se rapproche donc de la barre des 60 000 habitants, ce qui constituait l’objectif du projet “Vénissieux 2015” lancé à l’orée des années

Du neuf pour la paroisse de Parilly

BOUCHONS : NE LES JETEZ PAS ! La ville de Vénissieux participe à la collecte des bouchons en plastique et en liège. Récupérés par l’association Collectif 69, ils sont envoyés dans une usine de recyclage. Grâce à la vente des granulés plastiques issus des bouchons, 132 euros par tonne sont versés à des associations pour soutenir des actions en faveur des personnes handicapées. Un petit collecteur est situé à l’accueil de l’hôtel de ville. Pour de grosses quantités, prendre contact avec Mme Chambreuil: 0472214506.

APASEV Des places restent disponibles pour les séjours vacances Hiver-Printemps de l'Apasev. Renseignements auprès de l'association : 04 72 21 44 28. Quant aux inscriptions estivales pour le camping familial de Portiragnes-Plage, elles sont possibles dès maintenant mais uniquement par courrier adressé à : APASEV 5, avenue Marcel-Houël BP 24 - 69631 Vénissieux Cedex.

Patrimoine - “C’était un grand reprend Bruno Millevoye. Mais il ne sujet, récapitule Bruno Millevoye, prêtre de l’ensemble paroissial de Vénissieux : l’église Sainte Jeanned’Arc de Parilly allait-elle être détruite ou pas ? Finalement non, elle reste en l’état.” Grâce à l’acharnement de deux associations vénissianes, Viniciacum et Parce que Parilly, les façades, les vitraux et le toit de l’église ont été classés. Propriétaire des lieux, le diocèse a longtemps hésité à faire réparer le bâtiment, le coût des travaux étant élevé, avant de se décider à mandater l’architecte Bertrand Fernandez qui, lui-même, a contacté les architectes des Bâtiments de France. La solution envisagée aujourd’hui est de refaire le toit de l’église, pour qu’il n’y ait plus de fuites d’eau, de vendre la cure à une association afin de financer les travaux et de transformer la salle paroissiale en lieu de rassemblement et de prière. “Le diocèse a fait le choix de conserver la paroisse de Parilly,

pouvait s’engager dans un projet de rénovation de l’église, ce que voudraient Parce que Parilly et Viniciacum. Mais si les associations trouvent des mécènes, il pourrait envisager la rénovation.” Ce 11 janvier, l’architecte a présenté les plans de la transformation de la salle paroissiale : une entrée, un bureau d’accueil, une sacristie, des sanitaires, deux salles de réunion et, au centre, un lieu de prière. “Le but est qu’il puisse accueillir une soixantaine de personnes. La place doit être aménagée et le nouveau sol arrivera au seuil du bâtiment, ce qui facilitera l’accès des personnes en fauteuil roulant.” Les travaux devraient démarrer au deuxième trimestre 2012. Dans le meilleur des cas, l’aménagement se ferait fin 2012. Dans le même temps, un certain nombre de tuiles seront remplacées sur le toit de l’église. Coût de l’opération : “Entre 200 000 et 220 000 euros.” 

2000. Il est même fortement probable que cette barre des 60 000 habitants est d’ores et déjà franchie. Les chiffres de la population légale 2009 ne tiennent pas compte en effet du dynamisme de la construction immobilière observé ces dernières années, qui doit beaucoup à la mise en service de la ligne de tramway T4. En 2010, 564 logements neufs ont ainsi été livrés. Et 369 en 2011.  G.L.

Un radar feu rouge devant la gare Circulation - Un radar feu rouge a été installé début décembre, boulevard Ambroise-Croizat, après la Gare de Vénissieux, en direction de Lyon, au carrefour avec la rue des Combats-du-24-Août 1944. Il est encore en période de test mais devrait entrer en fonctionnement très prochainement, sans doute avant la fin du mois de janvier. La règle du jeu est simplissime: le franchissement du feu rouge entraîne une perte de quatre points sur le permis de conduire et une amende de 135 euros. Le radar est installé sur un poteau environ 20 mètres avant le feu tricolore. Il est orienté pour que les photos soient prises par l’arrière. Au pied du feu, deux lignes équipées de capteurs magnétiques sont installées dans la chaussée : la première juste avant, la seconde quelques mètres après. Si un véhicule passe la première ligne “au rouge”, une photo est prise par le radar. Au franchissement de la seconde ligne, une deuxième photo se déclenche et l’infraction est alors enregistrée. Si l’on passe au feu orange, le flash ne se déclenche pas. 

Les inscriptions sur les listes électorales pour l’année 2012 sont closes depuis le 31 décembre. Il est donc l’heure de faire les comptes : au total, 3 376 personnes se sont inscrites à Vénissieux, dont 483 jeunes l’ont été d’office. 1 729 citoyens ont demandé à rejoindre les listes dans le courant du mois de décembre, afin de pouvoir voter en cette année marquée par les élections présidentielle et législatives. Les 30 et 31 décembre, ce sont respectivement 290 et 160 personnes qui se sont présentées à l’hôtel de ville, où une permanence avait été mise en place. À titre de comparaison, en 2006, année précédant la dernière élection présidentielle, 3 751 personnes s’étaient inscrites sur les listes électorales. On constate donc, en comparaison, une baisse d’environ 10 % du nombre de nouveaux électeurs. “C’est un peu moins qu’en 2006 certes mais cela reste important, estimait Michèle Picard, maire de Vénissieux, dans un entretien accordé au quotidien L’Humanité. Les prochaines élections, la présidentielle et les législatives, incitent les jeunes et les moins jeunes à s’inscrire sur les listes électorales pour pouvoir, le moment donné, exprimer leur avis et dire leur choix politique. Au regard de la situation actuelle, je pense qu’il est très important, quand on n’est pas content, quand on est déçu, d’aller voter. Le risque sinon est d’être des sans-voix.” Ces 3 376 inscrits rejoignent les quelque 26 000 électeurs déjà présents sur les listes électorales. L’Insee communiquera dans le courant du mois de février la liste des personnes radiées. On connaîtra alors le nombre total et définitif de Vénissians qui pourront se rendre aux urnes en avril-mai et en juin.

“Conversons” Nouveau commerce - Originaire de la région parisienne, où il a exercé comme acousticien, Bertrand Le Cam a voulu aller à la rencontre et à l’écoute d’un autre public. Il passe alors un diplôme d’audioprothésiste avant de rejoindre un réseau d’indépendants, “Conversons” et d’ouvrir tout à la fois une agence au centre de Vénissieux et un point info dans la galerie marchande de Carrefour. “Pour les malentendants, le principal frein à la correction reste le prix des appareillages, explique-t-il. Nous, nous fonctionnons sur le principe des centrales d’achat et nos tarifs sont vraiment compétitifs. C’est un des arguments majeurs de Conversons.”  Conversons 71, boulevard Laurent-Gérin Tél. : 04 82 91 01 08 Ouvert du lundi au vendredi de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

Un “Collectif vénissian du 17 octobre 1961” Commémoration - Peu avant les fêtes, la création du “Collectif vénissian du 17 octobre 1961” a été officialisée, au cours d’une soirée au Centre associatif Boris-Vian. Mahmoud Hamdiken, qui avait défilé à Paris cinquante ans plus tôt pour l’indépendance algérienne, se heurtant à une sanglante répression policière, en est le président. Le sénateur Guy Fischer occupe le rôle de président d’honneur. Ce collectif, qui a pour objectif d’effectuer un travail de mémoire autour de ces événements dramatiques (selon les sources, des dizaines voire des centaines de manifestants ont péri sous les coups des policiers) et d’obtenir la reconnaissance de la tragédie par l’État français, est né du regroupement de plusieurs associations : l’Association sociale et culturelle algérienne (ASCA), Vigilance, Bien vivre pour bien vieillir et Teambeurs-land. Il est le deuxième à se lancer à Vénissieux, après le “Collectif des associations algériennes pour la reconnaissance du 17 octobre 1961” présidé par Amar Chebel, réunissant quatre autres associations. 


ACTUALITÉS

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Le puzzle électoral se met en place SCRUTINS - Présidentielle (22 avril et 6 mai) puis législatives (10 et 17 juin), une année dense a commencé. Dans les circonscriptions, les partis politiques ont commencé à investir candidats et suppléants. Ils sont déjà six dans la 14e du Rhône. a 14e circonscription du Rhône avait attiré pas moins de 19 candidats, en 2007. En ce mois de janvier 2012, ils sont déjà six à être investis. On ne s’arrêtera probablement pas là, car deux facteurs nouveaux aiguisent les appétits dans ce territoire. D’abord, son redécoupage : la majeure partie de SaintPriest a été “basculée” dans la circonscription, qui couvre désormais six villes : Vénissieux, Saint-Priest (17 000 des 24 000 électeurs que compte la ville), Saint-Fons, Corbas, Feyzin et Solaize. Second élément, le retrait d’André Gerin. Député communiste du Rhône depuis 1993, il a annoncé qu’il ne briguerait pas un cinquième mandat pour laisser la place “au renouvellement et au rajeunissement”.

L

Le redécoupage de la circonscription modifie la donne Le premier à être entré en campagne est le socialiste Yves Blein. Le maire de Feyzin fait tandem avec Nora Othman, élue de Saint-Priest. C’est à Vénissieux qu’il a implanté son local de campagne (15, rue Gambetta), inauguré le 7 janvier en présence d’une cinquantaine de militants, de sa collègue de SaintFons, Christiane Demontès, et de Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande. Yves Blein s’est employé à pointer les faiblesses du bilan de Nicolas Sarkozy, avant de promettre une “campagne offensive, pugnace, de terrain (…) pour faire comprendre aux Français que les socialistes sont le seul recours pour la France”. Mme Demontès affichait les ambitions des socialistes : “Je crois que les conditions sont réunies pour reprendre le siège”, a considéré la sénatrice-maire, qui appuie également son raisonnement sur le retour du PS aux commandes dans les communes de Saint-Fons et de Corbas depuis 2008. Les communistes sont moins avancés dans leur campagne. Le 9 janvier, Michèle Picard annonçait qu’elle relevait le challenge de garder au PCF le siège laissé par André Gerin, dont elle est depuis dix ans la suppléante. La candidature du maire de Vénissieux ayant été ratifiée par les directions du Parti communiste à Saint-Fons, Corbas et Saint-Priest, et par la fédération du Rhône, il reste à la faire ratifier par les militants. Et à désigner le suppléant, un San-Priot. Le tandem devrait être en place fin janvier. Michèle Picard affirme pouvoir s’appuyer sur l’expérience acquise auprès du député sortant, et sur sa propre implantation dans la circonscription pour incarner “l’espoir d’un changement de société”. Alors qu’André Gerin annonce “une bataille avec beaucoup de piment”, Serge Truscello, secrétaire de la section de Vénissieux, cadre la campagne : “Il faut donner au peuple une véritable alternative et pas seulement une alternance entre une droite qui n’a de cesse d’empiéter sur le territoire du FN pour tenter de se maintenir au

Conséquence d’un nouveau découpage électoral, 17 000 des 24 000 électeurs de Saint-Priest ont basculé de la 13e vers la 14e circonscription

pouvoir et un PS empêtré dans son allégeance aux marchés et au traité de Lisbonne.” À gauche encore, le Mouvement républicain et citoyen présentera Thierry Vignaud, adjoint au maire de Vénissieux. Son/sa suppléant(e) n’est encore pas connu(e). Sa candidature a été officialisée par Martine Souvignet, membre du conseil national et première secrétaire fédérale du MRC dans le Rhône, à l’occasion de la présentation des vœux aux Vénissians du parti de JeanPierre Chevènement. Comme en 2007, “Le Che” veut se présenter à la présidentielle et, balayant par avance les critiques, Thierry Vignaud souligne : “Faire trébucher la gauche n’est pas notre but, mais nous voulons peser sur les décisions que le nouveau gouvernement devra prendre afin de renouer avec une République sociale.”

L’UMP investit Christophe Girard Du côté d’Europe Écologie - Les Verts, candidat et suppléante ont été désignés : Zafer Girisit et Catherine Moncayo présenteront leur programme lors d’une prochaine conférence de presse. San-Priot de 31 ans, M. Girisit avait déjà représenté EELV aux cantonales de 2011. Militante associative, Mme Moncayo était -pour la même élection- suppléante dans le canton de Saint-Fons. Si le Conseil national de l’UMP investira ses candidats le 28 janvier, le voile est déjà levé quasiment partout. Dans notre circonscription, Christophe Girard représentera le

parti présidentiel. Déjà candidat en 2007, mais sous la bannière du MPF de Philippe de Villiers, il défendait “une droite patriotique de gouvernement”. Un an plus tard, il était élu conseiller municipal à Vénissieux ; président d’un groupe d’opposition soutenu par l’UMP, il

se défend d’être le représentant local de M. Sarkozy. Il va avoir du mal à maintenir le distingo. Le Front national a lui aussi choisi sa prétendante dans la 14e : ce sera Sandrine Ligoud, une San-Priote de 43 ans. Secrétaire de direction, elle est engagée au FN depuis une ving-

taine d’années et secrétaire de la section du parti d’extrême droite. Les candidats ont jusqu’à la mimai pour se faire connaître. Cela laisse du temps aux autres pour se déclarer : Modem, PRG, LO…  SYLVAINE CHARPIOT

Pour 2012, le maire de Vénissieux appelle au combat Vœux à la presse - “La question qui se pose à nous, en cette année électorale, est une question cruciale de choix de société. Il n’y aura pas de sursis pour le modèle social que nous défendons. Soit, ensemble, on le recompose et on le réinvente, soit il implose sous nos yeux, avec des conséquences dramatiques pour chacun de nous et pour les prochaines générations.” À l’occasion de ses vœux à la presse, le 13 janvier, le maire de Vénissieux a appelé au “combat”, tant au niveau européen, national que local. “Je commence par l’Europe, a souligné Michèle Picard, car la politique nationale s’est alignée sur les ultimatums des marchés : soumission, capitulation avec, à la clé, un premier plan d’austérité, puis un deuxième pour les Français et l’ensemble des collectivités.” Déplorant que le pouvoir d’achat des Français soit “réduit en miettes”, que toutes les digues de protection sociale “cèdent, craquent, explosent”, le maire de Vénissieux considère qu’“il faut mettre au pas le monde de

la finance, inverser les rapports de force, rétablir les budgets régaliens (éducation, santé, social, emploi) et réaffirmer les souverainetés nationales.” Il en va aussi, a-t-elle ajouté, de la survie des collectivités locales. “Les maisons de la République que nous sommes sont plus qu’exposées. Nous tirons la sonnette d’alarme depuis des années, et les dernières déci-

sions nous donnent raison : le projet 2012 de l’UMP veut faire baisser les dotations aux collectivités de 10 milliards d’euros sur 5 ans (…). Et n’oublions pas que l’asphyxie est double puisque les collectivités éprouvent de réelles difficultés à obtenir des prêts auprès des banques, qui en profitent, elles, pour augmenter leurs marges et multiplier leurs commissions.” Dans ce contexte difficile, le maire ne trouve matière à satisfaction que dans le dynamisme de la ville : “Vénissieux continue d’avancer et gagne en attractivité : tous les programmes urbains en cours de réalisation, ou en projet, font l’objet d’un très vif intérêt de la part de promoteurs et bailleurs, toujours plus nombreux, que ce soit sur le plateau ou ailleurs.” Un dynamisme qui se traduit notamment par une augmentation continue et régulière du nombre d’habitants, comme le montre le dernier recensement de l’Insee (lire notre article en page 4).  G.L.


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ACTUALITÉS WAÏL ET TESMINE Bilal Jaouadi, ce Vénissian dont les enfants, Waïl et Tesmine, sont retenus par leur mère en Namibie, vient de franchir une nouvelle étape dans son combat pour faire valoir ses droits de père. Il a créé une association qui porte le nom de ses enfants. Objectif : récolter des dons pour se rendre sur place et payer un avocat. Une tombola est organisée le 5 février au centre associatif Boris-Vian. Contact : wtmj69@yahoo.fr

Une convention avec Jtekt Automotive

SORTIE NEIGE L’Office municipal de retraités propose une sortie neige à Hauteville, le mardi 31 janvier. Raquette, ski de fond, promenade. 16 euros avec le repas tiré du sac, 36 euros avec restaurant. Inscriptions avant le 23 janvier. Renseignements au 04 72 51 08 33.

BOUDIN À LA CHAUDIÈRE La cellule Broallier du PCF invite à déguster son boudin à la chaudière, le samedi 28 janvier de 9 h 30 à 13 heures, au square Louis-Aulagne.

REPAS DANSANT L’Association Environnement Bonnevay Parilly organise un repas dansant, le samedi 29 janvier, à la salle IrèneJoliot-Curie. 26 euros pour les adultes, 17 euros pour les moins de 18 ans. Réservations au centre social de Parilly, les mardis et jeudis de 15 heures à 18 heures. Renseignements : 06 10 52 75 53.

LOISIRS SOLIDARITÉ RETRAITÉS Deux rendez-vous au cinéma Gérard-Philipe : jeudi 19 janvier à 14 h 30, cinéma d’aprèsmidi avec le film “La délicatesse” ; mardi 24 janvier à 14 h 30, Ciné-Café : “J. Edgar”. L’association LSR tiendra ensuite son assemblée générale le jeudi 26 janvier à 15 heures. Elle suivie à 17 heures de la présentation des vœux autour de la galette (Maison des fêtes et des familles).

À MAX-BAREL Samedi 28 janvier à partir de 18 h 30, les parents d’élèves de l’école Max-Barel organisent une soirée “Ambiance autour du monde” à la Halle à grains, au profit des trois classes vertes. Tarifs : 12 euros pour les adultes, enfants de 4 à 10 ans, 3 euros, 8 euros pour les 12/18 ans.

BAL AU MOULIN-À-VENT Un “bal à Jo” est organisé ce 20 janvier à 19 heures, avec l’accordéoniste Nicolas, au foyer Paul-Vaillant-Couturier.

Centre de ressources : la vigilance s’impose Éducation - Plusieurs dizaines (Vénissieux Sud), ont reçu une

ALC RETROUVAILLES La section Retrouvailles de l’amicale laïque du Centre organise son assemblée générale le 27 janvier à 20 heures, au restaurant scolaire de l’école du Centre. Elle sera suivie d’une assemblée générale extraordinaire qui examinera la modification des statuts de l’association. La soirée se terminera par le tirage des rois et le verre de l’amitié.

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“Bravo l’industrie” : une chance pour les élèves et pour l’entreprise

Collège Éluard - Sept élèves de Gros, inspectrice de l’Éducation troisième DP3 (Découverte professionnelle trois heures) du collège Paul-Éluard ont signé le 5 janvier une convention avec les responsables de la société Jtekt Automotive dans le cadre de l’opération Bravo l’industrie. Cette entreprise japonaise internationale, dont le siège social européen se trouve à Irigny, crée des systèmes de direction et des colonnes de direction automobile. Les collégiens vont créer un produit qu’ils présenteront à un jury en mai. Accueilli au collège par Mmes Sylvie Thiercy, principale, et Élisabeth

Vœux de la communauté chrétienne Solidaires - Une nouvelle fois, la communauté chrétienne a invité les Vénissians à la présentation de ses vœux, le 4 janvier sur la place de la Paix. Plus de soixante personnes y ont participé. Bruno Millevoye, le prêtre de l’ensemble paroissial de Vénissieux, Jean-Marc Pilloud, pasteur de l’église protestante évangélique L’Oasis et Stephen Backman, pasteur de l’église reformée de l’est lyonnais, ont chacun souhaité une année de paix et d’engagement. “En cette année électorale, nous souhaitons des débats de qualité. Nous serons attentifs aux propositions à l’égard des plus petits et des plus fragiles”, précisait le père Millevoye. Stephen Backman invitait les croyants à prier pour les responsables politiques : “Prier pour eux, c’est s’engager à leurs côtés. Vous pouvez toujours compter sur des chrétiens solidaires.” Le maire, Michèle Picard, entourée d’un grand nombre d’élus, présentait à son tour ses vœux placés sous le signe de l’espoir : “Autour de nous, la précarité et la pauvreté explosent et les inégalités se creusent. À Vénissieux, le taux de chômage et le nombre de familles précaires ne cessent d’augmenter. En 2011, on a vécu des choses révoltantes et en même temps des épisodes remplis d’espoir comme les révoltes dans les pays arabes. Une autre société est possible pour ne pas laisser des millions de gens au bord de la route.” Avant que l’assistance ne se retrouve autour d’une boisson chaude, le sénateur Guy Fischer s’adressait aussi aux Vénissians : “Dans notre pays, les petites gens paient les conséquences d’une crise engendrée de toutes pièces par des gouvernements aux ordres de la finance mondiale. La pauvreté augmente, les Restos du cœur, le Secours populaire, le Secours catholique sont désormais les seuls recours pour les plus démunis de nos concitoyens. (...) Mais au milieu de cette désespérance, des étincelles viennent de s’allumer. C’est le cas des Indignés qui, partout dans le monde, se font entendre et ne désarment pas.” 

nationale chargée de l’information et de l’orientation, M. Chapus, responsable du service sécurité dans les ateliers, a mis l’accent sur l’importance de cette coopération. “Nous sommes très heureux d’accueillir dans notre entreprise ces collégiens motivés et de travailler avec vous. L’an dernier, notre collaboration a été très efficace : les jeunes ont remporté le supertrophée lors de la finale de ce concours en présentant un travail sur la signalétique au sein de l’entreprise.” Mme Thiercy a insisté sur l’intérêt de ce type d’actions : “Vous avez choisi de travailler trois heures supplémentaires chaque semaine. Avec cette convention vous êtes dans une démarche de projet.” La conseillère générale MarieChristine Burricand, félicitait les jeunes lauréats, l’équipe enseignante et les responsables de l’entreprise “qui prennent du temps pour les accompagner.” Quant au maire, Michèle Picard, elle insistait sur la tradition industrielle et ouvrière de Vénissieux. “L’emploi, la formation et l’insertion sont pour nous une priorité. Vous avez de la chance de découvrir le monde de l’entreprise: un métier ce n’est pas qu’un salaire, c’est aussi une passion…” 

d’enseignants accompagnés de Christian Falconnet, adjoint au maire en charge de l’éducation, de sa collègue du Conseil général Marie-Christine Burricand et de délégués de l’Éducation nationale ont manifesté le 12 janvier devant les locaux dévolus aux inspecteurs de l’Éducation nationale (IEN) de Vénissieux, rue du docteur Georges-Lévy. Il s’agissait pour eux de montrer leur attachement au centre de ressources pédagogiques de Vénissieux, créé en 1985 à l’initiative conjointe d’un conseiller municipal délégué à l’enseignement et d’un inspecteur de l’Éducation nationale. Les enseignants, utilisateurs du centre, craignent que sa mission soit réduite à la rentrée prochaine à la suite du départ à la retraite de l’enseignante REP qui y est détachée, Josette Voûte. Les deux IEN, Muriel Dechant (Vénissieux Nord) et Xavier Garcia

Le centre de ressources pédagogiques a été créé en 1985 ; les enseignants ne veulent pas le perdre

Grands jeux pour jeunes Vénissians Ludissimo - L’Apasev va bientôt lancer son opération Ludissimo, qui implique les petits Vénissians inscrits dans les deux CLAE (Centre de loisirs associés à l’école), dans les maisons de l’enfance et les centres sociaux. Au cours de quatre demijournées récréatives, les enfants auront l’occasion de se retrouver autour du jeu. Objectifs : favoriser les échanges entre les quartiers, ouvrir les maisons de l’enfance, développer les échanges avec les familles, mais aussi mobiliser les animateurs vacataires autour d’un projet commun.

délégation, accompagnée de Christian Falconnet. À l’issue de cette rencontre, les manifestants étaient loin d’être tout à fait rassurés. Certes, le Centre de ressources sera maintenu l’an prochain, mais ses conditions de fonctionnement changent. L’Inspection académique va en effet nommer sur ce poste un enseignant en réadaptation ou en reclassement. C’est-àdire qu’il ne travaillera qu’à mitemps, contrairement à sa responsable aujourd’hui. Quant à la convention entre la mairie de Vénissieux, l’inspection académique et le CRDP (centre régional de documentation pédagogique), elle ne sera plus tacitement reconduite mais signée chaque année. Malgré ces craintes que l’Éducation nationale ne se retire doucement, la Ville a confirmé ses engagements : mise à disposition des locaux et subvention de fonctionnement de 4 500 euros. 

Les animateurs donneront le coup d’envoi de ce Ludissimo le 25 janvier, à la Maison des fêtes et des familles. Le 1er février, les enfants seront attendus à la salle Irène-Joliot-Curie pour une ludothèque géante. Le 14 mars sont programmés une course de caisses à bretelle pour les 3/5 ans et un grand prix de caisses à savon pour les 7/12 ans. Le 4 avril : grande kermesse de plein air aux Minguettes et jeu d’orientation à Eyzin-Pinet. La cérémonie de clôture avec remise des récompenses se déroulera le 9 mai au stade Laurent-Gérin. 

Une quarantaine de personnes pour la première “Pause solidaire”

Le Café social se tient une fois par mois à Boris-Vian

Lien social - La première soirée du Café social, organisé par les associations Ymmne, Aide et partage et Oyenga, s’est tenue à la Maison des associations Boris-Vian, le 5 janvier. Une quarantaine de personnes ont assisté à cette “Pause solidaire”, instant de partage et d’échange, pour renforcer le lien social”. Un buffet, concocté par l’association Ymmne, a été servi. Le Café social doit se tenir une fois par mois à Boris-Vian. Pour tous renseignements et réservations, contacter Maéva au 06 65 09 72 72. 

VIOLENCES CONJUGALES

UN LOGEMENT D’URGENCE POUR LES FEMMES VICTIMES DE VIOLENCES La Ville de Vénissieux poursuit son engagement dans la lutte contre les violences faites aux femmes, en mettant à la disposition des victimes un logement aux Minguettes. L’État a pour sa part attribué une dotation de 32 000 euros pour sa remise en état. “Afin de qualifier les besoins à Vénissieux concernant les violences conjugales, un diagnostic a été conduit auprès du commissariat de police et de l’association FIL (Femmes informations liaisons)”, précisait le maire, Michèle Picard, devant le conseil municipal en décembre. “Ce travail a confirmé le nombre important de victimes et le désarroi dans lequel elles se trouvent lorsqu’elles sont contraintes de quitter le domicile conjugal. Ce logement permettra d’éviter aux femmes et à leurs enfants un retour au domicile ou l’hébergement dans des hôtels.” Cet hébergement reste cependant une solution transitoire entre le départ du domicile et le relogement de la victime. Le maire de Vénissieux a signé une convention avec FIL qui assurera le suivi de la personne dès son entrée dans le logement. Au niveau départemental, un premier protocole a été signé par le préfet délégué à l’Égalité des chances avec différentes associations.


ACTUALITÉS

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Le Corallin accueille une Maison du Rhône SERVICES PUBLICS - Avec l’ouverture, pour les habitants des Minguettes, d’une MDR au Corallin, le Conseil général lance la réorganisation de ses Maisons du Rhône à Vénissieux. Le maintien de Max-Barel est toujours “en réflexion”.

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aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

ture des MDR Victor-Hugo et La Paix, au centre-ville. Rappelons qu’une cinquantaine de Maisons du Rhône sont réparties dans le département aussi bien en milieu urbain que rural. Elles gèrent tous les domaines relevant des compétences départementales : sociales, médicales, protection de l’enfance mais également l’aide à l’intégration en matière d’insertion (RMI, fonds d’aide aux jeunes, fonds de solidarité pour le logement)… 

Quid de Max-Barel? Qu’une MDR s’ouvre dans cet immeuble neuf, voilà qui satisfait pleinement les conseillers généraux de Vénissieux, Marie-Christine Burricand (canton sud) et Christian Falconnet (canton nord) : “Ce n’est pas du luxe aussi bien pour le personnel que pour les usagers ! Les locaux sont spacieux, adaptés à l’accueil du public. Les deux lieux sont très accessibles pour les habitants des Minguettes, à qui ils sont réservés.” Mais ils sont en revanche inquiets et s’affirment très vigilants sur le maintien de la MDR Max-Barel, qu’ils jugent indispensable aux habitants des secteurs Pasteur/Monery et Max-Barel. Pourtant, son avenir semble bien incertain : “A priori, des permanences devraient y avoir lieu, avance prudemment le service communication du Département. La réflexion est en cours.” Les deux conseillers généraux craignent aussi les conséquences de la spécialisation des MDR : “Il ne faut pas qu’elle soit source de difficultés pour les habitants qui devront aller d’un lieu à l’autre, selon le dossier

MICHÈLE FEUILLET

LE CORALLIN : 2 bis, avenue Marcel-Cachin VÉNISSY : 19, avenue Jean-Cagne (Maison des services publics). Tél. : 04 72 89 03 20. Ouverture : lundi de 10 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures, du mardi au vendredi : 8 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 heures.

PHOTO RAPHAËL BERT

es cartons de déménagement vont bientôt être débarqués dans l’immeuble Le Corallin, au 2 bis, avenue Marcel-Cachin. Le 6 février, une Maison du Rhône ouvrira ses portes. Les MDR vivent là une réorganisation en profondeur. D’abord parce qu’elle réunira les MDR secondaires Flora-Tristan et Anatole-France, qui fermeront définitivement leurs portes. Mais aussi parce que les deux Maisons des Minguettes -Le Corallin et Vénissy (19, avenue Jean-Cagne)- assureront désormais des missions spécifiques à chacune : “L’intérêt est de regrouper sur un même site des équipes pluridisciplinaires qui interviennent sur une même mission”, précise-t-on au Conseil général. D’une superficie de 1 200 m2, Le Corallin regroupera 46 agents : équipes de direction, de la technique (mission voirie/bâtiments), de la santé (Protection maternelle et infantile), travailleurs sociaux spécialisés dans la prévention et la protection de l’enfance… Les 36 agents de Vénissy, installés dans la Maison des services publics, auront en charge l’instruction du RSA ainsi que toutes les questions relatives

Services sociaux et de santé : les deux MDR sont désormais spécialisées

qu’ils auront à déposer. Nous aurions souhaité qu’elles restent polyvalentes.” Par ailleurs ils affirment qu’ils veilleront à ce que les effectifs soient suffisants afin que les demandes de plus en plus nombreuses puissent être absorbées : “Le contraire signifie-

rait une dégradation du service public.” Prochaine étape de la réorganisation des MDR à Vénissieux : l’installation, place Grandclément, de l’unité territoriale de la circonscription nord, qui entraînera la ferme-

ACTIVITÉ DE L’UNITÉ TERRITORIALE VÉNISSIEUX SUD (MINGUETTES ET MAX-BAREL) EN 2010 - Environ 34 000 personnes accueillies, toutes missions confondues. - 3 425 ménages reçus au titre de l’action sociale, dont 1 797 faisant l’objet d’un suivi social. - 716 nourrissons vus en consultation. - 691 demandes de RSA instruites.

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INTERNET QUATRE À DIX FOIS PLUS RAPIDE

La fibre optique en Alors que tous les arrondissements de Lyon ont été “fibrés”, Vénissieux attend encore l’arrivée du très haut débit. Si une délégation de service public a été votée par le Grand Lyon, les opérateurs planifient de leur côté leur “fibrage” des quartiers, au risque que les questions de rentabilité guident le déploiement du réseau. GRÉGORY MORIS PHOTOS RAPHAËL BERT

de 65 millions d’euros, il s’agirait d’agir en complémentarité avec les opérateurs, afin que toutes les zones du Grand Lyon soient fibrées, même celles vers lesquelles les opérateurs ne vont pas nécessairement, faute de rentabilité. Voilà pour les zones denses, dont fait partie Vénissieux. Pour les zones moins peuplées, Orange et SFR annoncent, fin décembre, qu’ils se partageront le fibrage des communes concernées, pour réduire les coûts. Mais entre-temps (un an et demi tout de même), le dossier des zones denses - Lyon exclu - avance peu : si les halls des habitations de la capitale des Gaules voient se multiplier les panneaux “La fibre optique arrive dans votre immeuble”, à Vénissieux, rien, que dalle, wallou. “Il n’y a pas Le développement de la fibre optique nécessite d’abord un “fibrage horizontal”, c’est-à-dire dans l’espace public encore d’accord avec les opérateurs, confirme-t-on à la communauté public du Grand Lyon ? Théoriqueurbaine. Et, dans le cadre de la délé- ment possible, cela présente des QUESTIONS À PIERRE-ALAIN MILLET, CONSEILLER COMMUNAUTAIRE gation de service public, on ne peut risques. “Les opérateurs risquent de se réserver les zones les plus rentables, et s’engager sur une date.” La précision “dans le cadre de la de laisser à la charge du Grand Lyon délégation de service public” n’est pas celles qu’ils ne considèrent pas comme Tous les arrondissements de anodine. Du côté des opérateurs, et prioritaires, estime Pierre-Alain MilLyon ont été connectés à la fibre en particulier du groupe Orange- let, adjoint au maire de Vénissieux France Télécom (qui dispose -et de et conseiller communautaire. Ce optique. Mais aucun quartier ne l’est encore à Vénissieux. Pour loin- des plus grands moyens tech- serait catastrophique pour la commuquelles raisons ? niques et financiers), un plan de nauté urbaine et remettrait en cause En juin 2010, le conseil de la développement de la fibre est en la délégation de service public.” communauté urbaine a décidé route. “Concernant Vénisd’une délégation de service public sieux, notre ambition est de Encore deux fois plus d’abonnés pour fibrer le Grand Lyon. couvrir 100 % du territoire bas débit que de “fibrés” Aujourd’hui, ce projet n’est pas d’ici à 5 ans, explique très actif. Nous nous trouvons Denis Roussilat, directeur Aujourd’hui, selon l’Arcep même dans une situation de blorégional d’Orange. Le chantier a démarré en 2011, tout devrait donc (Autorité de régulation des commu- cage. Les opérateurs prennent être terminé en 2016. Et cet objectif nications électroniques et des leurs propres initiatives pour insest valable pour les particuliers comme postes), quelque 154 000 foyers taller la fibre optique ; de ce fait, nous n’avons pas vraiment de visifrançais sont abonnés à une offre pour les entreprises. “Notre plan de développement très haut débit. Sur environ bilité du côté de la communauté débute par le nord de la ville, c’est-à- 1,21 million de logements raccor- urbaine. Or, ce dossier a de très grands enjeux, notamment économiques : de nombreuses entreprises sont demandeuses d’une telle technologie. dire le quartier du Moulin- dés ! C’est dire si la fibre optique en Le service public suppose que à-Vent. Actuellement, nous France avance lentement. Et encore Quel est le risque si les opérateurs prennent la main ? toutes les zones soient couvertes, avons développé environ plus si l’on compare ce chiffre à D’une part, que les opérateurs fibrent les zones qu’ils considèrent comme 10 % du réseau horizontal. celui des abonnés “bas débit” (par même celles qui n’intéressent Nous pourrions atteindre exemple la “mamie du Cantal”, étant les plus rentables, et laissent la communauté urbaine se débrouiller avec les autres. D’autre part, ils promettent 100 % de couverture, mais il pas les opérateurs 20 % d’ici à la mi-2012.” chère au P-DG d’Orange, Stéphane De quoi espérer un pre- Richard) : ce type d’accès, dépassé reste à voir ce que cela donnera dans la réalité. S’ils ne font pas les derniers En juin 2010, le Grand Lyon se mier raccordement de foyer à la techniquement, concerne encore mètres, cela engendrera un coût pour les copropriétaires, qui devront saisit du dossier. La communauté fibre optique rapidement ? “Nous 361 000 logements, soit plus du amener la fibre jusqu’aux logements… La délégation de service public permet d’éviter ce genre de désagrément. urbaine vote une délibération visant commençons à réaliser des études avec double. Évidemment, les courbes de progression de ces modes de à acquérir, exploiter et mettre à la certains syndics de copropriété. Un disposition des usagers les infra- premier immeuble pourrait effective- connexion sont inversées : moins Peut-on avancer une date pour l’arrivée de la fibre à Vénissieux ? structures nécessaires à la diffusion ment être raccordé au cours du 35,1 % pour le bas débit, plus À ce jour, non et c’est bien le souci. Il y a beaucoup d’effets d’annonces de la part des opérateurs, qui agissent à défaut d’accord avec la commu71,9 % pour le très haut débit. du très haut débit dans toute l’ag- deuxième trimestre.” Mais alors, Vénissieux sera-t-elle Reste à savoir dans quelles condi- nauté urbaine. C’est pour cela qu’en tant qu’adjoint, j’ai proposé au glomération. Pour ce faire, elle envisage d’agir en tant qu’“opérateur raccordée à la fibre optique sans tions ce développement se fera à maire de Vénissieux qu’une réunion, en présence des opérateurs et du Grand Lyon, se tienne dans les plus brefs délais.  d’opérateurs” : avec une enveloppe passer par la délégation de service Vénissieux.  a fibre optique. Le Graal pour les geeks et les technophiles. Un impératif pour de nombreuses entreprises, désireuses de transférer vite et bien leurs données. Entre le haut débit et le très haut débit, la différence se mesure souvent par une image : elle revient à comparer une autoroute à deux voies à une autoroute à six voies. Une technologie désirée, donc, mais… qui se fait attendre à Vénissieux. “Bon d’accord, mais la fibre optique, c’est quoi ?”, demanderont certains d’entre vous - et vous n’auriez pas tort, c’est une question importante, merci de l’avoir posée. Développée dans les années soixante-dix, constituée d’un fil fin et souple comme un cheveu, cette technologie conduit les informations à une vitesse très élevée, en ne subissant ni affaiblissement ni perturbation électromagnétique. Contrairement aux câbles haut débit actuels, qui perdent en intensité au bout de quelques kilomètres. La vitesse d’une connexion internet est ainsi amenée à dépasser les 100 Mbit/s, contre 20 Mbit/s au grand maximum aujourd’hui. Mais amener la fibre optique dans les foyers, cela représente un coût. Les opérateurs doivent d’abord installer un réseau “horizontal”, dans l’espace public. Ce qui engendre des travaux. Puis, dans les habitations, un réseau “vertical” : de la rue à la porte du logement. Pourtant, Orange annonce son intention de couvrir 10 millions de foyers français d’ici à 2015, et 15 millions en 2020. Dont 95 % des foyers rhodaniens.

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“Une situation de blocage”


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FOCUS

vue, mais quand ? La fibre en questions - Comment savoir si je peux raccorder mon logement Ă la fibre optique ? Pour ceux qui vivent en habitat collectif, un panneau indiquant le raccordement de l’immeuble au très haut dĂŠbit est installĂŠ dans le hall avant le dĂŠbut des travaux. Sur internet, des “tests d’ÊligibilitĂŠâ€? sont par ailleurs disponibles sur de nombreux sites, dont ceux des principaux fournisseurs d’accès. Ceux qui vivent en habitat individuel doivent s’adresser Ă  l’opĂŠrateur de leur choix, dès lors que le rĂŠseau horizontal a atteint leur rue. - Comment demander le raccordement de mon immeuble Ă  la fibre optique ? Une fois que le rĂŠseau “horizontalâ€? (dans la rue) a ĂŠtĂŠ effectuĂŠ, ce sont les copropriĂŠtaires qui doivent demander le raccordement de l’immeuble Ă  l’opĂŠrateur de leur choix. Cet opĂŠrateur peut refuser, puisque le raccordement “verticalâ€? (Ă  l’intĂŠrieur du bâtiment) est Ă  sa charge. - L’opĂŠrateur X a ĂŠtĂŠ choisi pour raccorder mon immeuble Ă  la fibre optique. Or, personnellement, je suis abonnĂŠ chez Y. Faut-il que je rĂŠsilie mon abonnement chez Y, pour rejoindre X ?

Un principe de mutualisation a ÊtÊ mis en place : un fournisseur d’accès prÊsent dans un immeuble doit autoriser l’accès à son rÊseau, afin d’Êviter toute situation de monopole. Il est donc tout à fait possible de profiter des offres commerciales de X dans un immeuble raccordÊ par Y ou Z‌

- Le raccordement entraÎnera-t-il des travaux dans mon logement ? Oui, il est nÊcessaire de faire quelques lÊgers travaux, qui durent en moyenne une journÊe. Dans les immeubles rÊcents, les gaines sont dÊjà prÊsentes. Dans les autres, elles seront installÊes par l’opÊrateur.

- Faudra-t-il que je change mon matÊriel informatique ? La fibre optique ne modifie en rien la façon dont vous naviguez sur Internet, juste la vitesse à laquelle s’affichent les pages web. Il n’est donc pas nÊcessaire d’acheter un nouvel ordinateur. 

Le câble, rappel d’une galère

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Tout VÊnissieux aurait dÝ être câblÊ. Aujourd’hui, seuls deux quartiers le sont

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SIENNE DESIGN

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Nous sommes en juin 2003. Les quartiers des Minguettes et de MaxBarel ont ÊtÊ câblÊs par UPC, dans le cadre d’une dÊlÊgation de service public. Cela reprÊsente quelque 10 400 prises. Pas mal, mais on est loin des engagements pris : à cette date, tout VÊnissieux aurait dÝ être câblÊ, soit 23 000 prises. Sauf qu’entre-temps, la bulle internet a ÊclatÊ. UPC ne veut plus terminer le câblage de la commune et prÊfère se concentrer sur les prises existantes pour augmenter son nombre d’abonnÊs, qui plafonne à 700. Argument irrecevable pour l’Êquipe municipale, qui

demande l’application de l’accord conclu une première fois‌ en 1996. Las, le nombre de logements câblĂŠs Ă VĂŠnissieux n’augmentera pas. S’en suivront des annĂŠes de bataille judiciaire. Si, en avril 2007, la justice a condamnĂŠ l’opĂŠrateur Ă  verser la somme de 335 967,19 euros au titre notamment des pĂŠnalitĂŠs de retard, reste une impression de gâchis. Ă€ ne surtout pas rĂŠpĂŠter pour l’arrivĂŠe de la fibre optique. “Il y a une vraie demande pour le très haut dĂŠbit, estime Yolande Peytavin, première adjointe au maire. C’est un virage Ă  ne pas manquer.â€? 


Mercredi 18 janvier 2012 - n° 503 - www.expressions-venissieux.fr

CULTURE LES ATELIERS HENRI-MATISSE CÉLÈBRENT LES DIX ANS DE LA MÉDIATHÈQUE

Suite et fin de la célébration des dix ans de la médiathèque Lucie-Aubrac, démarrée en septembre 2011 : l’exposition sur les maquettes et réalisations de l’architecte Dominique Perrault a été montrée aux enfants et jeunes des ateliers d’arts plastiques HenriMatisse. Inspirés, ils ont à leur tour créé des dessins d’architecture qui seront présentés à la médiathèque le 25 janvier à 17 heures. Jean-Charles Monot, le directeur du service arts plastiques de la Ville, ne tarit pas d’éloges sur la qualité de ces dessins. Entrée libre. Renseignements : 04 72 21 45 54.

QUELLES NOUVELLES DE L’ESPACE PANDORA ? C’était le 13 janvier et l’Espace Pandora profitait de la sortie du recueil “Qu’est-ce que vous voulez lire ?”, publié à La passe du vent, pour lancer la nouvelle édition du concours “Quelles nouvelles ?”, mis en place depuis 1994. Ce dernier est réservé aux auteurs de 15 à 40 ans, n’ayant jamais publié d’ouvrage chez un éditeur. La nouvelle inédite doit avoir entre 3 et 15 pages (interlignage de 1,5 soit de 6 000 à 30 000 caractères, espaces compris). Elle sera ensuite examinée par un jury. Si elle est sélectionnée, elle figurera dans le recueil qui sera édité l’an prochain. Les participants ont jusqu’au 30 avril pour adresser leur texte à Espace Pandora, concours “Quelles nouvelles ?”, 7, place de la Paix - 69200 Vénissieux. Par ailleurs, les contributions autour des “10 mots de la langue française” doivent être envoyées avant le 3 février. Renseignements : 04 72 50 14 78.

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Télérama s’invite au cinéma Gérard-Philipe - C’est devenu une habitude : chaque mois de janvier, les lecteurs du magazine Télérama peuvent revoir les grands films de l’année précédente au tarif préférentiel de 3 euros. Il leur suffit de présenter le “passe” inséré dans deux numéros successifs de l’hebdomadaire culturel. Du 18 au 24 janvier, le cinéma Gérard-Philipe va donc programmer (en v.o.s.t.) “Black Swan” de Darren Aronofsky, avec Natalie Portman dans le rôle d’une danseuse névrosée pour lequel elle a obtenu l’oscar de la meilleure actrice, “Le gamin au vélo” des frères Dardenne, découvert au festival de Cannes, le très emballant “Le Havre” d’Aki Kaurismaki, lui aussi en sélection officielle à Cannes, “Les neiges du Kilimandjaro” de Robert Guédiguian avec ses ouvriers face au lumpenproletariat, “Une séparation” de l’Iranien Asghar Farhadi, “Incendies” de Denis Villeneuve, un film qui ne cesse de recueillir des suffrages, tout comme “La guerre est déclarée” de Valérie Donzelli (ouverture de la Semaine de la Critique à Cannes).

TRANSDANSE

L’ORIENT EN STAGE

C’est également le 18 janvier, premier jour du festival Télérama, que le cinéma Gérard-Philipe propose, à 20 h 30, une création musicale en partenariat avec l’école de musique Jean-Wiener, signée Valentin Durif, Bonaventure Yengue Yengue et François Morel. Cette composition a été inspirée par le “Deep End” (1971) de Jerzy Skolimovski, qui ressort dans une superbe copie rendant hommage à ses magnifiques couleurs. La soirée s’achèvera avec la projection de ce beau film. Signalons encore un “Cinéma d’après-midi” avec “La délicatesse” des frères Foenkinos, une jolie histoire jouée par Audrey Tautou et François Damiens, le 19 janvier à 14 h 30 (transport prévu sur la commune), un “Ciné café” le 24 janvier à 14 h 30 avec le très attendu “J. Edgar” de Clint Eastwood, dans lequel Leonardo Di Caprio incarne le patron du FBI (à la fin de la séance, le café est offert par les associations Avec et LSR). Enfin, le 31 janvier à 20 h 30, sera présenté en avant-première “La vérité si je mens 3” de Thomas Gilou. Yallah ! 

Le chorégraphe vénissian Elhadi Cheriffa a basé sa compagnie Transdanse à Saint-Fons depuis plusieurs années. C’est là qu’il organise, au théâtre Jean-Marais (59, rue Carnot), pendant le weekend des 4 et 5 février, un stage de fusion danse contemporaine, orientale et du Maghreb, qu’il animera, et un stage de percussions orientales et du Maghreb avec le percussionniste Mounir Cheriffa. Possibilité de mise à disposition de derboukas. Débutant, intermédiaire et avancé, tous les niveaux sont acceptés avec des horaires différents et des moments où tout le monde se retrouve.

TARIFS :

“Le Havre”, sacré meilleur film français de l'année par le prix Louis-Delluc, est un hymne à la solidarité

EN SCÈNE

L’ombre d’un double

Christine Crozat expose à l’Espace arts plastiques jusqu’au 17 mars

Exposition - Que ce soit les câbles du tramway, les chaussures qui pendent aux fils électriques (comme si les gangs de Los Angeles s’étaient mis à infiltrer nos quartiers), les tourelles qui entourent une maison ou le panneau d’interdiction de dépasser, tout marche par deux dans le travail que Christine Crozat présente à l’Espace arts plastiques de la Maison du peuple jusqu’au 17 mars, sous le titre de “Double”. L’artiste a même, précise Jean-Charles Monot, directeur du lieu, “la double nationalité, française et suisse”. “Très bien accueillie à Vénissieux, dans des conditions extraordinaires” (c’est elle qui le dit), la plasticienne utilise dans son exposition le dessin, la vidéo, les photos et les volumes. Elle est également exposée à La spirale, à Décines (vernissage le 10 février à 18 h 30). À l’Espace arts plastiques, le 9 février à 19 heures, se déroulera une soirée autour de “Double” : on découvrira la publication de l’exposition, éditée par la Ville, avant une conférence de l’historienne de l’art Évelyne Pagès, suivie d’une chorégraphie sur le thème du double par Léa Vinette et Élise Moreau, étudiantes en danse contemporaine au conservatoire de Lyon.  L’Espace arts plastiques (12, rue Eugène-Peloux) est ouvert du mercredi au samedi, de 14 h 30 à 18 heures. Renseignements : 04 72 21 44 44 - 04 72 50 89 10.

danse débutant, 6 heures avec accompagnement à la percussion en live : 54 euros ; danse pour niveau intermédiaireavancé, 6 heures avec accompagnement live de 30 minutes et 1 h 30 avec des CD : 52 euros. Pour les personnes faisant les deux niveaux, 10 heures : 80 euros ; percussions débutants, 2 h 30 : 20 euros ; percussions niveau intermédiaireavancé, 3 heures : 24 euros. Les nouveaux adhérents devront également payer 3 euros d’adhésion annuelle. Inscriptions : envoyer un chèque à l’ordre de Transdanse à : Transdanse, Théâtre Jean-Marais, 59, rue Carnot 69190 Saint-Fons. Renseignements : 06 08 54 05 92.

NOUVEAU PROJET : ICI DANSE

TOUS À LA MANŒUVRE

Ce n’est pas un hasard si le courrier commence par cette citation de Maurice Béjart : “La Danse n’a plus rien à raconter : elle a beaucoup à dire.” On se souvient à quel point Traction Avant et les nombreux partenaires qui s’apprêtaient à participer au défilé 2012 de la Biennale de la danse avaient été déçus d’apprendre que le comité de sélection n’avait pas retenu la Ville de Vénissieux. Lors d’une réunion en présence de Yolande Peytavin, première adjointe en charge de la culture, tous avaient insisté sur la nécessité de créer un autre événement danse à Vénissieux. À tous ceux qui ont envie de sautiller sur leurs jambes, entre 10 et 70 ans, un premier rendezvous est donné ce 18 janvier à 18 h 30 à la Maison des sportifs (10, avenue des Martyrs-de-la-Résistance), afin de présenter le nouveau projet “Ici danse”. Renseignements auprès de Traction Avant Cie : 04 72 90 11 80. mail : traction.avant@wanadoo.fr www.tractionavantcie.org

Programmés par Traction Avant à la salle Érik-Satie le 20 janvier à 10 et 14 heures (séances scolaires) et le 21 janvier à 20 h 30, dans le cadre de “Tous à la manœuvre”, “Petits voyages en 4 voix” nous proposent “une promenade sonore sur cinq continents” avec les voix de Sandrine Besacier, Isabelle Rias, Nathalie Follezou et Vincent Villemagne. Puis, le 31 janvier à 20 h 30 et le 1er février à 15 heures, la compagnie vénissiane reprendra son spectacle “Omphalos O°”, écrit et mis en scène par Lionel Alès et interprété par Ghislaine Bendongué, Sandrine Besacier, Nathalie Follezou, Isabelle Rias et Vincent Villemagne, sur une musique signée Sandrine Desmurs (laquelle enseigne également à l’école de musique JeanWiener). À travers textes et chansons, cinq contrebandiers dans un vieux théâtre abandonné vont partir à la recherche du point O°, l’Omphalos (c’est-à-dire le nombril du monde), prétexte poétique pour dire combien la scène peut nous ouvrir d’horizons différents. Réservations : 04 72 90 11 80.

COUPS DE THÉÂTRE À LA MÉDIATHÈQUE Sous ce titre, la médiathèque Lucie-Aubrac propose, pendant trois samedis à 15 heures, la projection de trois pièces de Molière. Après “Les fourberies de Scapin” samedi dernier, on pourra voir “Georges Dandin” le 21 janvier et “Les précieuses ridicules” le 28 janvier. Entrée libre. Renseignements : 04 72 21 45 54.

12 HOMMES EN COLÈRE Montée par Tribu’lations théâtrales et mise en scène par Gérard Legrand, bien connu à Vénissieux pour son travail d’enseignant au collège Paul-Éluard, la pièce de Reginald Rose est reprise ce 20 janvier à 20 h 30 à l’Amphithéâtre des Brosses, route de Ternay à Communay.


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CULTURE

La vieille dame et l’enfant a dame s’est plantée à l’entrée du couloir, dans le centre social Roger-Vailland. Elle fixe une silhouette verte découpée dans le carton et fixée au mur : “Hé ! En vert, c’est moi ! Plus je regarde et plus je me reconnais !” Ce 12 janvier, Chloé Vialle, de l’association vénissiane Gueules d’amour Production, et les deux autres intervenants du projet intergénérationnel mené entre septembre et décembre, la plasticienne Élodie Frébœuf et le musicien Émeric Priolon,

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PHOTO SUZANNE GUILLEMIN

Parcours Grecques du Mexique

attendent les personnes âgées de la résidence Ludovic-Bonin. Aux murs, se trouvent accrochées les peintures faites par les écoliers de CM1-CM2 de l’école Gabriel-Péri, les enfants du centre social Eugénie-Cotton (entre 5 et 10 ans) et les personnes âgées de la résidence Henri-Raynaud. Ils ont également travaillé sur les silhouettes (des photographies agrandies puis découpées et peintes) avec les résidants de Bonin. Tous ensemble, ils se sont essayés au sound painting avec Émeric, au stop motion avec Élodie et ont également enregistré des poèmes de leur cru. L’exposition n’est malheureusement restée accrochée à Roger-Vailland que quelques jours, du 7 au 12 janvier. Les Gueules d’amour sont à l’origine du projet : “Nous voulions créer des rencontres entre des enfants et des personnes âgées, autour de l’image du corps, en lien avec les arts plastiques, la danse et le son. Nous avions pour partenaires les centres sociaux des Minguettes (Eugénie-Cotton et RogerVailland), les résidences pour personnes âgées Ludovic-Bonin et HenriRaynaud, et l’école Gabriel-Péri. L’opération étant financée par le Fonds de projets associatifs de la Ville de Vénissieux.” En arts plastiques, les enfants ont imaginé des planètes : celles du docteur Maboul, des Parle à ma main,

PHOTO RAPHAËL BERT

UN PROJET INTERGÉNÉRATIONNEL L’association vénissiane Gueules d’amour Production et ses partenaires ont mené plusieurs ateliers associant enfants et personnes âgées.

Les résidantes de Ludovic-Bonin admirent les dessins des enfants avec lesquels elles ont travaillé

des Mains en l’air et des Pieds en l’air. Parallèlement, ils ont créé des univers sonores avec le sound painting. “C’est de l’impro dirigée par un chef d’orchestre, explique Émeric. Ils avaient des consignes : émettre des sons d’oiseaux, taper des mains, des pieds. Après, je leur ai montré des signes qui les faisaient émettre des sons avec telle ou telle partie du corps.” Détenteur d’un diplôme d’électroacoustique de l’école de Villeur-

banne, Émeric a travaillé d’abord avec les enfants, puis les personnes âgées et, enfin, avec les deux groupes. Lesquels sont passés ensuite au stop motion, des images de silhouettes accompagnées de sons. “La plus âgée de nos participantes a 99 ans, raconte Élodie. Et le plus jeune 5 ans et demi. C’était génial de voir par exemple une mamie expliquer à un enfant l’utilisation de la webcam. Et chacun des résidants a

amené un enfant dans sa chambre, pour lui montrer où il vivait.” L’exposition a déjà quitté RogerVailland. Mais, indique Chloé, “il y aura plusieurs possibilités pour la revoir : à la Maison des associations (la date n’est pas encore arrêtée), à la fête des Minguettes en juin et sûrement lors de la kermesse de GabrielPéri.”  JEAN-CHARLES LEMEUNIER

Théâtre - En 2005, alors qu’elle mène avec sa compagnie Les TroisHuit un “immense chantier” théâtral sur dix “Phèdre”, d’Euripide à nos jours, Sylvie Mongin-Algan découvre un texte de la Mexicaine Ximena Escalante, “Phèdre et autres Grecques”. Les deux femmes se rencontrent quatre ans plus tard et décident de poursuivre leur aventure commune. À travers les grandes figures féminines de l’Antiquité, Ximena traite du monde contemporain et de sa violence. Aujourd’hui, Sylvie Mongin propose un “Parcours Grecques” dans plusieurs théâtres : il a démarré la semaine dernière au NTH8 avec “Andromaca real”. Il se poursuit le 27 janvier à 19 h 30 au centre culturel Théo-Argence de Saint-Priest avec “Électre se réveille” et “Andromaca real”. Il s’arrête au Théâtre de Vénissieux les 3 et 4 février pour “Phèdre et autres Grecques” (dont nous reparlerons dans notre prochaine édition). Et reviendra au NTH8 du 28 février au 3 mars avec “Moi aussi je veux un prophète” (sur Salomé). Les trois lieux (NTH8, ThéoArgence et Théâtre de Vénissieux) s’associent : l’achat d’une première place pour l’une de ces pièces donne accès à un tarif de 11 € pour les autres spectacles du “parcours”. Conservez ce pass tamponné et présentez-le lors de vos venues dans ces théâtres.  Renseignements : • NTH8 (Lyon 8e) : 04 78 78 33 30. www.nth8.com • Centre culturel Théo-Argence (Saint-Priest) : 04 78 20 02 50. www.cctheoargence-saint-priest.fr • Théâtre de Vénissieux : 04 72 90 86 68. www.theatre-venissieux.fr

Illusion - Les spectateurs du Théâtre de Vénissieux connaissent bien le chorégraphe Denis Plassard et sa compagnie Propos. Ils savent que chaque fois Denis les entraîne dans un univers décalé, qu’on ne rapproche pas forcément de la danse. Il y eut récemment le roman-photo et avant cela le théâtre de Labiche, une émission radiophonique ou un texte de Kafka. Sans parler de sa version jouissive de l’opéra de Bizet avec des danseurs hip-hop, “Elle semelle de quoi ? (Carmen)”. Pour “Encore quelques illusions”, qu’il présente au Théâtre de Vénissieux les 26 et 27 janvier, Denis Plassard a choisi de s’intéresser à la prestidigitation. “C’est un truc qui me poursuit depuis longtemps, explique-t-il. J’y pensais déjà avec des spectacles comme “Derrière la tête” ou “Danlécoin” où, au-delà du purement magique, naissait le rapport au mouvement et au doute : qu’est-ce qu’on voit ? Qu’est-ce qu’on fait croire qu’on voit ? C’est la base de la magie !” Dans le premier, créé en 2009 et baptisé “Solo pour un danseur double”, on voyait se mouvoir un corps aux deux visages. Dix ans auparavant, “Danlécoin” était un spectacle d’ombres qui parlait des peurs enfantines, celles entre autres liées à la présence d’un animal fantastique. “Les rituels de magie me passionnent, reprend le danseur et chorégraphe. Il existe de la confusion dans ce qu’on regarde. J’aimerais qu’à la fin de mon spectacle, le public se pose des questions. Avec les deux danseurs, nous détournons des tours de prestidigitation classiques et nous en présentons d’autres totalement inventés. Au départ, j’ai songé à travailler avec un vrai magicien mais j’ai eu peur qu’on s’enferme là-dedans. J’ai opté pour le tâtonnement. J’ai regardé des tours

sur internet en essayant de comprendre comment les artistes faisaient.” C’est l’une des marques de fabrique des chorégraphies de Denis : aller toujours vers quelque chose de nouveau. “J’ai tendance à vouloir mettre les pieds où je ne les ai pas encore mis. C’est flippant, je me mets toujours un peu tout nu ! Monter un spectacle de magie, j’avoue que c’est gonflé. J’ai enquêté, les gens dont c’est le métier font des trucs époustouflants. La magie est du domaine du secret. L’idée d’attraper tout cela sans trop connaître, avec une certaine naïveté, me plaisait. Nous n’avons pas voulu aller dans la surenchère.” Quand il a commencé à écrire “Encore quelques illusions”, Denis pensait expliquer certains tours pour “voir en direct l’illusion se fabriquer”. Mais, il le reconnaît aujourd’hui, “il n’y a pas de secret : c’est quand elle est magique que la magie est le mieux ! Il est difficile de donner à voir le truc et que ça marche quand même. Je préfère m’amuser à frôler les murs.” Ainsi, nous verrons sur scène de la lévitation, des disparitions, des apparitions, des transformations, de la téléportation d’une caisse à une autre, du mentalisme, autant d’effets magiques qui nous renvoient à notre âme d’enfant et nous laissent l’œil grand ouvert et la bouche pas moins. “Quand on regarde la magie, annonce Denis, on est partagé entre le désir de comprendre et le plaisir de se laisser rouler.” Denis a également choisi la simplicité : “L’éclairagiste sera sur scène avec les danseurs sans utiliser la machinerie du théâtre, pas même les lumières. Nous préservons toujours le côté artisanal, avec quelques meubles de cuisine, des cartons et des lumières. Nous faisons tout avec cela !”  J.-C.L.

PHOTO CHRISTIAN GANET

Arrêt sur mages

Avec “Encore quelques illusions”, le chorégraphe Denis Plassard fait une incursion dans le monde de la magie

“ENCORE QUELQUES ILLUSIONS” : les 26 et 27 janvier à 20 heures, au Théâtre de Vénissieux. Réservations : 04 72 90 86 68. Tarifs : De 18 euros à 8 euros (moins de 15 ans).


SPORTS RÉSULTATS ATHLÉTISME Alice Provillard, benjamine à l'AFA Feyzin-Vénissieux, a remporté dimanche au parc de Parilly le titre de championne du Rhône de cross. Les benjamines terminent 3e par équipes et la poussine Mélissa Martinez s’empare de la 2e place. Comme l'équipe des seniors, composée de Roman Lecointre, Sylvain Satger, Thomas Thizy et Florian Duchez.

TAEKWONDO On attendait Sofiane Aziez, Oularbi, Maiouf et Özturk. Hélas, ils ont été éliminés lors des premiers tours des championnats de France cadets et espoirs, le week-end dernier à Montpellier. Les cadets Yassine Balti Gassoumi, Malik Zahel (2e) et Hamid Mohamed Babouche (3e) ont sauvé l’honneur du TKD vénissian, dirigé par les frères Maaloum.

HANDBALL Les joueurs du VHB ont démarré l’année en trombe : le 8 janvier, ils se sont imposés à Rodez face au ROC Aveyron, 23 à 21. Ce qui leur permet de s’éloigner du bas de tableau de Nationale 2.

FOOTBALL En accrochant le leader Grenoble GF 38 (0-0), l’AS Minguettes (7e) confirme qu’elle entend assurer le plus rapidement possible son maintien en CFA 2. En coupe du Rhône, l’USV a éliminé Saint-Jean (Villeurbanne) par 4 à 1. La réserve de l’ASM en a fait de même avec Meyzieu (7-0). En futsal, l’AS Charréard futsal s’est inclinée pour la 6e fois d’affilée. Cette fois-ci face à Kremlin-Bicêtre (4-2).

BASKET-BALL Malgré les 18 points de Millaret, les basketteuses de l’ALVP se sont inclinées 72 à 56 à Chalon-sur-Saône, glissant en 8e place de Nationale 3.

KARATÉ Les encouragements d’Andrée Loscos, adjointe aux sports, n’ont pas permis aux compétiteurs du Sen No Sen de briller, le week-end dernier. Ils sont revenus bredouilles de l’Open International de Paris. En envoyant trois compétiteurs aux championnats du Rhône, Philippe Del-Rey, responsable du Bunkaï karaté do, a eu l’agréable surprise de voir les pupilles Martinez Luna (5e) et Sérena Bonnet (6e) flirter avec les podiums. La benjamine Elsa Mota a fait fort : elle a remporté le titre chez les moins de 30 kg.

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Le sport, bien plus qu’une matière Collège Elsa-Triolet - Christine Gourjux, nouvelle principale, a eu l’agréable surprise de recevoir une distinction, quelques mois à peine après son arrivée à Elsa-Triolet. “C'est une mention spéciale décernée lors des Rhône d’Or du Département, cérémonie soutenue par le Comité départemental olympique et sportif, indique-t-elle. Chaque année, ceux qui œuvrent pour faire rayonner le sport sont mis à l'honneur. Notre équipe pédagogique a su depuis des années valoriser la réussite des élèves, en mettant en place d’innombrables projets pédagogiques sportifs. C’est ce qui a valu au collège d'être honoré.” Dans ce collège, le sport a depuis longtemps une place de choix. On se souvient, la section sport études foot, gérée par le conseiller principal d’éducation Jean-Louis Aracil, avait permis l’éclosion de Ludovic Giuly. Plus proche de nous, le projet “Voile au féminin” créé en 2009 a été récompensé du Prix de la Fondation de France. “Un chiffre est saisissant, note la principale: sur les 480 élèves, 180 pratiquent une activité sportive en dehors de l’EPS. C'est largement supérieur à la moyenne nationale. Par le sport, certains deviennent exemplaires dans leur attitude au quotidien.” Pour Philippe, un des profs EPS, “on ne s’imagine pas le profit qu’on retire de discuter avec les élèves, parfois avec les parents, d’afficher des résultats interclasses ou des photos sur un panneau à l’entrée du collège. Les

Sur les 480 élèves du collège, 180 pratiquent une activité sportive en dehors de l’EPS

collégiens en parlent entre eux, et veulent ensuite participer à ces projets.” L’inventaire des activités proposées au sein du collège est impressionnant. Dans le cadre de l’EPS avec le cross annuel autour du stade Delaune, le tournoi “Planète ovale”, les Olympiades. Au sein des AS (associations sportives) avec foot, basket, natation et escalade au menu. Il y a aussi le sport en accompagnement éducatif proposé en dehors du temps scolaire : futsal,

tennis et sports de combat. Enfin, pendant les vacances scolaires ou les samedis, en école ouverte, d'autres projets sont portés par l’équipe EPS, comme la danse assurée par Denis Plassard en 2010 et Julie Desprairie cette année.

Christine Gourjux en est convaincue : “Même si le sport ne résout pas tout, il a influé positivement sur le climat tendu qui régnait parfois dans le collège. J’ai l’impression que la violence extérieure rentre beaucoup moins au sein de l’établissement.” 

Vénissieux joue LOU…VErture

Le gymnase bientôt rendu aux sportifs Jean-Guimier - La visite du chantier de réhabilitation du gymnase Jean-Guimier, début janvier, a confirmé les perspectives. “Le tableau de marche a été respecté, il n’y a pas eu de contretemps, relève Mouna Karafi-Rat, ingénieur à la direction municipale du Patrimoine. Restent à faire les dernières finitions”… et à attendre le passage de la commission départementale d’homologation, annoncée pour le 15 février. L’équipement devrait donc être rendu aux pratiquants vers le 20 février. Créé en 1970, “Jean-Guimier” avait déjà bénéficié en 2000 d’un lifting dans lequel la Ville avait investi 1,8 million de francs. 5 ans plus tard, c’est le rajeunissement complet des équipements techniques (plomberie, sanitaires, installations électriques, ventilation) qui était effectué, pour 1,5 million d’euros. Cette troisième réhabilitation (1,3 million d’euros TTC) est donc la dernière

étape de cette réfection lourde. Pour rendre l’équipement accessible aux personnes handicapées, la création d’un ascenseur extérieur a été l’innovation la plus spectaculaire. S’y sont ajoutés des travaux d’isolation des façades par l’extérieur, de vitrage isolant sur la façade ouest, source d’économies d’énergie rendant la structure peu énergivore, ainsi que diverses opérations : menuiserie, revêtements muraux en carreaux de faïence, réfection de sols sportifs, peintures, création de vestiaires et d’espaces de rangement pour les clubs… Si les basketteurs et volleyeurs ont été peu dérangés par cette réhabilitation, le 1er étage étant resté accessible, tel ne fut pas le cas des “clubs du rez-de-chaussée” : musculation, judo, boxe, aïkido, pour qui il fallut trouver des créneaux horaires dans d’autres gymnases de Vénissieux. Encore un peu de temps et ils seront à la maison ! 

Roger Robin dirige les filles du LOU (les LOU-VE) avec Carine Rudigoz

Rugby - Roger Robin et Carine Rudigoz entraînent le groupe féminin du LOU, dont les deux équipes évoluent en Fédérale 1 et 3. Avec sept succès en autant de matches face à Nice, Dijon et Grenoble (23-0, dimanche au stade Laurent-Gérin), la première formation va terminer largement en tête de son championnat. Pour espérer rejoindre la poule supérieure, tremplin de l’élite, il lui faudra ensuite s’adjuger le titre, lors des poules finales. “La majorité des joueuses du LOU’VE (VE pour Vénissieux) ont suivi cinq années de formation, d’où leur niveau, explique Carine. Notre groupe est formé de 28 joueuses, parmi lesquelles des sportives expérimentées venues de Bobigny, Rive-deGier, telles que Da Costa, Terrasse, Moireau, Richer et Chaffar.”

Roger Robin, qui insiste sur la “régularité des efforts consentis aux entraînements”, se réjouit de cet accord avec la Ville : “On va pouvoir disputer deux ou trois matches au stade Laurent-Gérin, ce sera une bonne façon de faire découvrir le rugby haut niveau féminin à Vénissieux.” Dans le même ordre d’idées, une section à horaires aménagés doit ouvrir au lycée Jacques-Brel, à la rentrée prochaine. Les dirigeants de l’USV ont pour leur part déjà œuvré : depuis l’an passé, s’appuyant sur Shéhérazade, responsable de l’école de rugby, une section d’initiation au rugby féminin fonctionne chez les 6e et 5e du collège Aragon. Autant d’actions qui indiquent qu’un pôle de rugby féminin se met progressivement en place au complexe sportif Laurent-Gérin. 

AGENDA

ESCRIME

SAMEDI 21 JANVIER

De réelles promesses pour les Vénissians : le cadet Nelson Lopez-Pourtier a pris la troisième place de la “coupe européenne”, disputée le 15 janvier à Bratislava. Stéphane Vienne a pris la 6e place du circuit national senior de Nîmes (Grégory JeunetMancy finit 11e). Enfin, en disposant du Grenoblois Ilan Zerbib, le 7 janvier à la salle Colbert de Lyon, l'épéiste senior Alexis Para est devenu champion Rhône-Alpes de la discipline.

Les handballeurs du VHB accueillent Toulouse au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45.

DIMANCHE 22 JANVIER Les basketteuses de l’ALVP reçoivent Meyzieu au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30.

SAMEDI 28 JANVIER Les footballeurs de l’ASM reçoivent Gardanne au stade Laurent-Gérin, à 18 heures.

DIMANCHE 29 JANVIER Les rugbymen de l’USV accueillent l’Étoile du Bugey au stade Laurent-Gérin, à 15 heures.  Le CMO-V gymnastique organise une étape du circuit UFOLEP au gymnase Anquetil, à partir de 9 heures. 

La réhabilitation en cours a coûté 1,3 million d’euros


SPORTS

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KARATÉ - Le Sen No Sen va fêter ses 30 ans le 28 janvier. L’occasion de revenir avec Djamel et Lydie Bezriche sur la progression d’un club de karaté qui est aujourd’hui le deuxième de France.

Trente ans de méthode Sen C Comment est né le Sen No Sen ? Lydie Bezriche : Avant 1980, André Julien avait lancé le karaté à Vénissieux avec le Budokan KC. Djamel, mon mari, était un simple pratiquant et moi, j’étais déjà la secrétaire du club. Mais la salle a fermé et cela a incité Djamel à fonder, en 1982, l’Atémi karaté club. Avec notamment le regretté Jean Berhoun… Djamel Bezriche :... Et un autre karatéka, “Belhou”, qui sera indirectement à l’origine de la création du Sen No Sen. Pour pouvoir vivre de ce sport, il a voulu décliner le label Atémi karaté club en ouvrant des salles un peu partout, par exemple à Feyzin. Ce qui nous a poussés, en assemblée générale, à demander aux élèves de choisir la nouvelle appellation du club. Le choix s’est porté sur Sen No Sen.

“J’ai beaucoup appris et progressé grâce aux élèves” Djamel Bezriche, entraîneur

À cette époque, je pensais n’ouvrir qu’une section de karaté au sein d’une association. Mais après la disparition du club d’André Julien, il y avait de la demande à Vénissieux. La Ville m’a poussé à créer un vrai club de karaté. Voilà comment est né le Sen No Sen karaté club, en 1984. Vous fêtez les 30 ans de votre club de karaté à Vénissieux. Dans cette durée, vous incluez donc l’Atémi karaté club. D.B.: Volontairement, pour ne pas occulter le rôle de tous ceux qui ont compté, comme la famille Gothuey, parents de notre enseignant en chef Stéphane, la famille Perraud, AnneMarie Bringuier, Daniel Di Ruscio... Quels sont vos plus grands souvenirs de ce début d’aventure ? L.B. : L’aménagement du site. Entre le dojo et la salle de gymnastique actuels, au 13 de la rue Catherinede-Chaponay, il y avait une cour ouverte. C’était vieillot, vétuste. On a réussi à améliorer tout cela. D.B. : Moi, je retiens mes rencontres. On a en rencontré, des centaines des personnes, souvent d’une qualité rare. Ce qui a créé cet esprit de groupe cher au club. J’ai beaucoup appris et progressé grâce aux élèves. Il faut accepter d’être sans cesse dans l’apprentissage. À l’origine, vous ne vouliez ouvrir qu’une section de karaté. Mais aujourd’hui, vous avez en vitrine un nombre impressionnant de trophées et de titres, à tous les niveaux ! D.B. : On voulait vraiment créer un club de copains pour progresser tous ensemble. On est allés bien plus loin. À titre personnel, j’ai goûté au plus haut niveau national et à un championnat d’Europe en 1978. Dix ans plus tard, j’emmenais Kader Nouri, Philippe Del-Rey et Stéphane Gothuey aux champion-

PHOTO RAPHAËL BERT

hevilles ouvrières du club depuis sa création, Djamel Bezriche, l’entraîneur sportif référent (6e dan), et son épouse Lydie, la secrétaire et responsable administrative, sont les mieux placés pour évoquer le Sen No Sen et son histoire.

“Que j’aie face à moi un espoir talentueux ou un pratiquant pour le loisir, je demande la même chose : du travail avec le cœur, de la rigueur”

nats de France cadets, ils sont revenus avec deux titres de vice-champion de France et une médaille de bronze. L’année suivante, alors que Stéphane, Xavier Corsaletti et Daniel Di Ruscio prenaient part aux championnats d’Europe, Daniel est revenu avec la médaille de bronze. Ensuite, c’est le premier titre national par équipes remporté par une poignée de “gamins” qui reste un moment inoubliable. Entre le karaté de loisir et la compétition, comment se positionne le Sen No Sen ? L.B. : Bon an mal an, on enregistre

260 licences. Étonnamment, la saison dernière a été celle du record du nombre d’inscrits : 355. Je n’ai aucune explication. Les compétiteurs ne dépassent pas la centaine. D.B. : On a parfois dit que le Sen No Sen n’était qu’une usine à champions, qu’on n’accueillait que des karatékas de très haut niveau pour valoriser notre travail. C’est faux. Chez nous, l’esprit convivial prédomine. Que j’aie face à moi un talentueux espoir ou un pratiquant pour le loisir, je demande la même chose : du travail avec le cœur, de la rigueur. Illustration avec Nabil, venu au club il y a trois ou quatre ans, pour pro-

gresser. Après trois mois d’entraînement, l’espoir est devenu champion de France. Ce n’est pas grâce à moi. Je ne suis pas magicien. Par contre, je lui ai fait comprendre qu’il avait des qualités indéniables et que la tête devait suivre. Le Sen No Sen est-il l’un des meilleurs clubs français ? D.B. : Officiellement, et sur le plan purement sportif, le Sen No Sen est deuxième. La fédération publie un classement qui prend en compte toutes les médailles obtenues lors des championnats et coupes de France, toutes catégories confon-

dues. Marseille nous a devancés d’un petit point alors que Sarcelles, qui a longtemps été le premier club français avec plus d’un millier de licenciés, est désormais 3e, distancé. Vous fêtez donc vos trente ans, fin janvier… L.B. : Le samedi 28 janvier à la salle Irène Joliot-Curie. L’occasion de revoir des amis, d’anciens karatékas, d’anciens dirigeants. Il y aura une expo photo, des démonstrations effectuées par des jeunes et un repas…  PROPOS RECUEILLIS PAR DJAMEL YOUNSI

Premiers essais entre le LOU et Vénissieux Rugby à XV - Si ce n’est pas encore une convention officielle, ça y ressemble. En effet, une récente réunion à l’hôtel de ville entre la direction du LOU -Alain Savoie, président de l’association LOU Rugby- et Andrée Loscos, adjointe au maire déléguée aux sports, a abouti à un sérieux rapprochement entre le club lyonnais et la Ville : “Pour nous qui tenons à favoriser la pratique sportive féminine, créer un pôle de rugby féminin à Vénissieux est une opportunité séduisante, commente l’élue. On a passé un accord de principe, premier pas avant une véritable convention entre le LOU, l’USV et la municipalité.” Dans les faits, les deux équipes féminines du LOU s’entraînent deux fois par semaine au stade LaurentGérin ; l’équipe des espoirs masculins (moins de 20 ans) bénéficie également d’un créneau horaire, le lundi

Créer un pôle de rugby féminin à Vénissieux, un projet séduisant

soir. Mais que met le LOU dans la corbeille ? “Il va mener des actions concrètes à Vénissieux, poursuit Andrée Loscos. On espère que le club

professionnel nous donnera la main pour la formation des jeunes rugbymen. De quelle manière exacte ? On y réfléchit. On pourra aussi compter sur

la présence de joueurs lors d’événements ponctuels : matches de l’équipe senior, ou fête du sport, en juin.” Un peu sceptique, l’encadrement du XV de l’USV ne demande “qu’à voir”. “On veut avant tout que notre école de rugby prenne du volume, ambitionne Michel Giuliani, président du club. On aimerait que le LOU, saturé par les demandes d’inscriptions, en réoriente quelques-unes vers nous. Si on organisait des entraînements communs avec des jeunes du LOU, ou des tournois pour les 5-13 ans, cela pourrait corriger l’image que certains parents extérieurs ont de l’USV, image due à une méconnaissance totale de Vénissieux. C’est un exemple parmi d’autres.” Mais pour Alain Savoie, c’est d’abord le niveau sportif du club que les dirigeants vénissians vont devoir améliorer, si l’USV veut “attirer des extérieurs”.  D.Y.


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HISTOIRE

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DES REGISTRES PAROISSIAUX À L'ÉTAT-CIVIL

Lorsque l’enfant paraît Sous l’Ancien Régime, les bébés étaient emmenés dès leur naissance à l'église, pour y être baptisés. Suivons le père Sublet, qui se presse d'aller faire inscrire sa petite Louise sur les registres de la paroisse de Vénissieux. ALAIN BELMONT

n ce 1er janvier 1671, rien ne bouge au village. Il gèle à pierre fendre et l’on craint pour les vignes. Si ce temps de Moscovie s’attarde encore en nos contrées, les ceps se briseront comme des brindilles sèches. Simon Sublet se hâte à grands pas. Il vient de quitter son logis où sa femme demeure couchée, pour s’en aller mander le curé de Vénissieux, messire Dereylieu. Plus qu’une rue et il atteindra les portes de l’église. Il serre dans ses bras un petit paquet entouré de bandages. Il sent sa chaleur à travers le tissu. Son enfant, une fille tout juste sortie du ventre de sa mère. Pourvu seulement qu’elle résiste au voyage. Le retour au bercail promet d’être aussi froid que l’aller mais au moins, l’enfant aura été baptisé. Le plus grave sera évité.

E

Sortir un bébé à peine né par des froidures pareilles, le père Sublet aurait-il perdu la raison ? Point du tout. Pour un chrétien d’alors, rien ne compte plus que de porter son enfant au baptême le plus tôt possible : dans les heures qui suivent sa naissance, à la rigueur le lendemain, au pire deux jours après mais surtout pas davantage ou alors, c’est que vous n’aimez pas votre marmot. Les registres paroissiaux tenus par les prêtres vénissians évoquent à foison les parents courant ventre à terre à l’église : “Francoise Gayat, fille de Anthoine et de Michelle Chausson, mariés, a esté né aujourdhuy matin environ laube du jour et esté baptisé le mesme jour vingt uniesme febvrier mil six cent soixante deux” ; “Benoiste Blanc Lequint fille de Floris et de Jeanne Garappont mariés, naye hier a la minuict a esté baptisé ce huictieme de juillet année 1666” ; et ainsi de suite, sur des centaines de pages. Lorsque le curé s’absente du village, ou lorsque l’église s’avère trop éloignée pour être rejointe à temps, les parents se rabattent sur la paroisse voisine ; comme avec cet

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Pietro Longho - “Le baptême” - 1755 (détail)

enfant du mas de Rébuffer, à Bron, “porté pour estre baptisé dans notre église, ce que nous avons fait le voyant en danger de mort”. Si un péril imminent menace le bébé, la sage-femme pare au plus pressé en versant de l’eau bénite sur son front, quitte à régulariser un peu plus tard cet “ondoiement” par une cérémonie religieuse en bonne et due forme. Et si par malheur l’accouchement se passe mal et que l’enfant ne respire plus, on secoue le petit corps, guettant le moindre hoquet, un minuscule frémissement de paupière qui donnera l’illusion d’un retour à la vie. Alors vite, un signe de croix et une phrase en latin sauveront l’essentiel. Sans ces cérémonies d’urgence, que deviendrait le bébé ? S’il mourrait à peine né, en n’ayant pas encore eu le temps de commettre des péchés, Satan n’en voudrait point en enfer. Mais le Bon Dieu ne pourrait pas davantage lui ouvrir les portes du paradis, réservé aux chrétiens baptisés – enfin, selon les croyances de l’époque. Du coup le bout d’chou flotterait dans les limbes, sans savoir où aller. Il deviendrait l’une de ces créatures errant éternellement à côté des vivants, un feu follet ou un fantôme. Tout mais pas cela ! Mieux vaut un bébé mort mais baptisé, qu’une âme perdue et dans la peine. Tant pis si la course à l’église expédie l’enfant de vie à trépas : “Francois Sadin fils legitime de Benoist Sadin et de Louise Musnier mariez a Venissieu né le 3e febvrier a esté bap-

tisé soub condition ayans receu l’eau dans le danger en naissant, le mesme jour que dessus l’année 1675 ; lequel Francois Sadin le lendemain au soir a esté inhumé”. Lorsque l’écart entre la naissance et le baptême dépasse plusieurs semaines, il y a anguille sous roche et monsieur le curé se méfie. Comme pour ce bambin porté par Jehan de Saint-Jean, “né le 28 novembre et baptisé le 12e décembre 1656, [qui] luy a esté donné par Laurence Rabbut aincy quil ma esté rapporté” -. Comble du trouble, le père présumé “sest opposé et a dit ne luy appartenir” !

Fréquemment les Vénissians d’antan sollicitent aussi des artisans ou des bourgeois de Lyon, arborant des cascades de galons et des noms à rallonge, synonymes de fortune et de considération. Mais le parrain préféré reste le seigneur du village, par exemple lors du baptême du petit Michel Carel, tenu en 1658 par “noble Michel Duguet, seigneur de Vénissieux, et damoiselle Marye de Triviol, femme de sieur Humbert de Vrillieu”. En choisissant ces personnages huppés, nos lointains prédécesseurs espèrent protéger leur enfant des aléas de la vie car, au cas où il deviendrait orphelin, il serait pris en charge jusqu’à l’âge L’Église interdit alors le mariage adulte par son parrain ou sa entre parrains et marraines, marraine. Pour multiplier ses qu’on appelle compères chances d’être recueilli par des et commères : du latin “cum (avec) parents de substitution, l’Église pater” et “cum mater”. interdit d'ailleurs le mariage entre parrains et marraines, Tout juste accouchée, la mère qu’on appelle alors compères et n’accompagne jamais son mari à commères – du latin cum (avec) l’église. En revanche, l’heureux papa pater et cum mater. s’y rend presque toujours en compagnie du parrain et de la marraine de En hommage à ses seconds l’enfant. L’un et l’autre ont été soi- parents, le nouveau-né reçoit leurs gneusement choisis, souvent parmi prénoms. Les vieux registres en les oncles et les tantes du nouveau- égrènent des milliers, pour la pluné. Le 1er janvier 1671 le père part très traditionnels (Jean, Sublet donne ainsi à sa petite Louise Jeanne, Claude, Claudaz, Antoine, “honneste Michel Sublet” pour par- Antoinette, Marie, Benoît, Louis, rain, et pour marraine “honneste Alexandre, etc.). D’autres, netteLouise Bourgey, femme d’honneste ment plus exotiques, témoignent Louis Sublet” : l’on reste entre per- de l’influence de Lyon, plus sensisonnes situées au seuil d’une petite ble aux nouvelles modes que les aisance et surtout dans le clan fami- campagnes dauphinoises : Bonnalial, entre Sublet. venture, Méraude, Bénigne, Pétro-

nille, Sibille, Agate, Melchior, Lucrèce… “Ego te baptiso in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti”. Un peu d’eau versé sur le front de l’enfant, un signe de croix et le curé termine son office. La petite troupe regagne le domicile des parents puis se rend à l’auberge pour fêter l’événement. 1792, aux portes de l’hiver. L’année qui se termine a été particulièrement agitée : Louis XVI arrêté à Varennes, la monarchie supprimée, la République proclamée… Les prêtres viennent de perdre le monopole des actes rythmant la vie des hommes, de leur naissance jusqu’à leur décès. Le curé de Vénissieux prend sa plume pour la dernière fois : “Le dix-sept décembre mil sept cent quatre vingt douze l’an premier de la République, j’ai baptisé Jacques Gonnon né d’avant-hier, fils légitime de Jacques Gonnon et de Marie Barioz ; son parrain a été Jacque Barioz frère de l’hotel dieu de lyon, marraine Francoise Sublet, en présence de Louis Violet et de Louis Sadin, illetrés, de ce enquis et requis, et de plusieurs soussigné”. L’abbé Givord referme son grand livre. La mairie succède à l’église, les vieux registres paroissiaux cèdent la place aux pages de l’État-Civil.  Sources : Archives municipales de Vénissieux, 259 GG 1 à 9, registres paroissiaux, 1646-1792, disponibles sur internet à l’adresse : http://archives.rhone.fr/#recherche_etat_civil)


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Numéros rapides d’urgence Samu : ✆15 Police secours : ✆17 Pompiers : ✆18 Violences conjugales, victime ou témoin : ✆3919

Maisons du Rhône UNITÉ TERRITORIALE VÉNISSIEUX NORD 19, rue Victor-Hugo ✆ 04 72 90 02 00  Centre-ville : 8, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 25  Max-Barel : 65, rue Salvador-Allende ✆ 04 72 50 10 53  Parilly : 2, avenue Jules-Guesde ✆ 04 78 74 23 57  Ernest-Renan : 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 78 75 67 05 UNITÉ TERRITORIALE VÉNISSIEUX SUD  Vénissy : 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 34 81  Anatole-France : 14, avenue Division-Leclerc ✆ 04 78 70 00 03  Floran-Tristan : 53, avenue des Martyrs-de-la-Résistance ✆ 04 72 50 68 18

Urgences médicales

Services publics

Sécurité - justice

MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix ✆ 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33 Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit.

HÔTEL DE VILLE 5, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 21 44 44 www.ville-venissieux.fr MAIRIE DE QUARTIER DU MOULIN-À-VENT 44, rue Ernest-Renan ✆ 04 72 78 80 30 MAISON DES SERVICES PUBLICS 19, avenue Jean-Cagne ✆ 04 72 89 71 59  Mairie de quartier Vénissy ✆ 04 72 89 32 70  Maison du département ✆ 04 72 89 03 20  Point préfecture ✆ 04 72 89 32 60 CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE-MALADIE 21, rue Jules-Ferry Vénissieux ✆ 3646 courrier : CPAM DU RHÔNE 69907 Lyon Cedex 20 DRFIP RHÔNE-ALPES - CENTRE DES FINANCES PUBLIQUES DE VÉNISSIEUX 17, place de la Paix ✆ 04 72 90 04 90 CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES 17, place de la Paix ✆ 04 78 70 75 51- www.caf.fr

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël ✆ 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé ✆ 04 72 50 02 72 TOP Office public de la tranquillité standard ouvert 24 h./24 - 365 j./an ✆ 04 72 51 52 53 MAISON DE JUSTICE ET DU DROIT 18, rue Jules-Ferry ✆ 04 72 90 18 20  Consultations des avocats du Barreau de Lyon : jeudi matin sur rendez-vous  Aide aux victimes d’infraction pénale : accueil sur rendez-vous  Conciliation civile : service gratuit sur rendez-vous AMELY MÉDIATION, BOUTIQUE DE DROIT Accès au droit aide aux victimes :  21, avenue Division-Leclerc ✆ 04 78 70 47 97 lundi de 14 h 30 à 18 h 30 mardi de 9 heures à midi mercredi de 14 à 17 heures jeudi de 9 heures à midi Permanences des médiateurs :  46 C, chemin du Charbonnier mercredi de 16 h 30 à 18 h 30 ✆ 04 72 51 35 46  21, avenue de La-Division-Leclerc lundi de 18 heures à 19 h 30 ✆ 04 78 70 47 97 Amely intervient aussi à la Maison de Justice et du Droit.

CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 ✆ 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS ✆ 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON ✆ 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE  dimanche 22 janvier : pharmacie de la Pyramide avenue des Martyrs-de-la-Résistance, à Vénissieux. ✆ 04 72 50 41 41  dimanche 29 janvier : pharmacie de la Poste 68, avenue Jean-Jaurès, à Saint-Fons. ✆ 04 78 70 99 17 PHARMACIES OUVERTES LA NUIT  Pharmacie de l’Horloge : 14, place Vauboin, Tassin-la-Demi-Lune ✆ 04 78 34 26 38  Pharmacie des Gratte-Ciel : 28, avenue Henri-Barbusse, à Villeurbanne ✆ 04 78 84 71 63

PÔLE EMPLOI 27, av. de la République ✆ 3949

SERVICE MUNICIPAL Qualité de vie, installations classées, pollution, nuisances ✆ 0472 21 45 06 Ce service est à la disposition des personnes n’ayant pas de véhicule pour l’évacuation des encombrants (sauf en période de congés scolaires). DÉCHETTERIE COMMUNAUTAIRE avenue Jean-Moulin ✆ 0478 70 56 65 HORAIRES D’HIVER : Du lundi au vendredi de 9 heures à midi et de 14 heures à 17 heures, le samedi de 9 heures à 17 heures, le dimanche de 9 à 12 heures.

DIRECTION SOLIDARITÉ ACTION SOCIALE ✆ 04 72 21 44 44 RÉSEAU D’ALERTE CONTRE LES EXPULSIONS ✆ 04 72 50 12 81 SECOURS POPULAIRE 99, bd Irène-Joliot-Curie ✆ 04 78 76 23 31 RESTAURANT DU CŒUR 11/13, av. de la République ✆ 09 60 07 49 40 SECOURS CATHOLIQUE 14, avenue Jean-Cagne ✆ 04 78 67 77 93

CARSAT AGENCE RETRAITE “Espace Dupic”, 21-23, rue Jules-Ferry ✆ 04 72 21 85 50

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PORTRAIT

Mercredi 18 janvier 2012 - n° 503 - www.expressions-venissieux.fr

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MYLĂˆNE CHAUVOT JOUE LES PROLONGATIONS

Le sport lui va tellement bien Ancienne footballeuse internationale, quatre fois championne de France, Mylène Chauvot n’est pas près de quitter terrains de foot, aires de jeu ou gymnases. e veux devenir prof d’Êdu- saines impressionnantes, on s’est cation physique.â€? On est imposĂŠes aux tirs au but. Avec ma en 1982, Mylène Chauvot première sĂŠlection en ĂŠquipe nation’a que 12 ans mais dĂŠjĂ , nale face Ă  l’URSS, ce match reste elle affiche haut et fort son mon plus grand souvenir de sportive goĂťt pour la tenue de sport. “J’ha- de haut niveauâ€?, insiste-t-elle. Avec bitais alors Mâcon et j’Êtais très treize sĂŠlections nationales et deux branchĂŠe athlĂŠtisme, une enseignante buts inscrits face aux États-Unis, ayant considĂŠrĂŠ que j’avais des dispo- tout baigne pour Mylène‌ sitions dans cette discipline.â€? VĂŠloce, jusqu’à cette vilaine blessure, en avec son gabarit passe-partout, elle devient recordwo“Mon travail Ă  moi, c’est le sport, man minime du club, sur l’animation. Et mon plaisir, 60 mètres. Ă€ 14 ans, grâce Ă  un bond Ă  5,38 m, elle est c’est d’aider les filles championne UNSS en lonĂ  progresser au foot.â€? gueur puis vice-championne au javelot, avec un jet Ă  45 mètres. Elle grandit, arrive 1992. Rupture des ligaments croiau lycĂŠe Ă  Cluny‌ et commence Ă  sĂŠs. OpĂŠrĂŠe par le professeur Berressentir comme une “overdose de nard Moyen, Mylène va traĂŽner sa l’athlĂŠâ€?. Quand elle est invitĂŠe par peine et son traumatisme, avec des une camarade de classe Ă  venir hauts et des bas. En 1993, elle se taper dans le ballon rond, elle dĂŠbrouille quand mĂŞme pour s’emballe ! “FlacĂŠ-Mâcon ĂŠtait une empocher avec le FCL un des meilleures ĂŠquipes françaises, j’ai deuxième titre national, puis un troisième‌ progressĂŠ très vite.â€? Après avoir rĂŠgulièrement Bac en poche, elle n’hĂŠsite pas une seconde, opte pour la fac assurĂŠ des vacations pour la direcd’EPS de la Doua Ă  Villeurbanne, tion municipale des sports de alors que ses proches sont persua- VĂŠnissieux afin de payer sa chamdĂŠs qu’elle va s’inscrire Ă  Dijon. bre d’Êtudiante, l’attaquante lyon“J’avais surtout l’intention de rejoin- naise fait sa place au service des dre le Football Club de Lyon, qui sports, intervient dans les ĂŠcoles, Ă  l’USEP, auprès des centres d’initiafaisait figure de club en devenir !â€? On est en 1989. Mylène tion sportive, Ă  la Maison de l’enentame son cursus universitaire, fance Anatole-France‌ “Je suis met un pied dans l’animation Ă  la devenue VĂŠnissiane Ă  part entière ! faveur de stages et de vacations, et CoĂŻncidence : mon stage pour finalis’impose comme attaquante au ser ma licence UFR-STAPS s’est FCL. Gauchère, elle ĂŠvolue sur le dĂŠroulĂŠ au lycĂŠe Jacques-Brel. Je couloir droit, Ă  l’image d’un cer- savais que je ne serais jamais enseitain Michel Bastos. Un an et demi gnante d’EPS, mais davantage plus tard, elle est sĂŠlectionnĂŠe en orientĂŠe vers le tout public, enfants, ĂŠquipe de France, que dirige AimĂŠ jeunes et ados.â€? Avant de ranger ses crampons Mignot, vainqueur de la coupe de France avec l’OL en 1964. Une dans les annĂŠes deux mille, ĂŠquipe qu’il a entraĂŽnĂŠe huit Mylène rĂŠussit le tour de force de annĂŠes avant de prendre les com- remporter un quatrième titre de mandes de l’Êquipe de France championne de France avec le FCL, qui passera sous la bannière fĂŠminine. Deux ans plus tard, la section de l’Olympique lyonnais durant fĂŠminine du FCL remporte son l’ÊtĂŠ 2004. Ne restant dĂŠcidĂŠment pas en premier championnat de France. “On a eu du mal face Ă  des Toulou- place, elle ose changer de club

J

pour rejoindre Caluire, longtemps rival officiel du FCL : “J’avais envie de vivre une autre aventure ! MĂŞme Ă un niveau moindre, cela ne me dĂŠrangeait pasâ€?. Une autre aventure sera pour elle professionnelle : si elle a emmĂŠnagĂŠ au centre de VĂŠnissieux, elle a rejoint SaintPriest pour prendre en main le pĂ´le animation. Toujours bouger, voir autre chose. “C’est dans ma nature, je suis rarement chez moi !â€? DĂŠsormais prĂŠsidente de la commission fĂŠminine du district du RhĂ´ne, elle prĂŠvient : “Je suis et je reste femme de terrain. Au district, on accentue nos efforts en direction des clubs de football, on les aide Ă  se structurer, notamment auprès des plus jeunes. Ă€ quoi bon vouloir crĂŠer une ĂŠquipe senior pour profiter de la vague initiĂŠe par l’OL ou l’Êquipe de France, si on oublie de former des ĂŠducateurs, des bĂŠnĂŠvoles, d’attirer des jeunes‌ ? Un dimanche par mois, on organise le challenge “Passion footâ€? qui rassemble des filles de 6 Ă  11 ans. Nos tournois se passent une fois Ă  Caluire, une autre fois Ă  Jonage‌ dans des communes oĂš le foot au fĂŠminin existe dĂŠjĂ . Pour VĂŠnissieux, il faudra attendre un peu.â€? Une dernière anecdote, rĂŠvĂŠlatrice de la notoriĂŠtĂŠ de Mylène. En 2003, Charles Cherblanc, qui ĂŠtait prĂŠsident du District du RhĂ´ne de football, est invitĂŠ Ă  inscrire une footballeuse aux TrophĂŠes du Progrès, catĂŠgorie sport et, plutĂ´t que de proposer Louisa Necib (la Zidane du foot fĂŠminin) ou Sonia

PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

DJAMEL YOUNSI

Mylène Chauvot prÊside la commission fÊminine du District du Rhône de football

Bompastor (132 sĂŠlections en ĂŠquipe de France), joueuses de l’OL, il dĂŠsigne Mylène Chauvot “pour services rendusâ€?. “Dans un Palais des Congrès comble, j’Êtais au milieu de femmes chefs d’entreprise, chanteuse (AmĂŠlie les crayons), chercheuse (Nubia Numoz)‌ et j’ai ĂŠtĂŠ ĂŠlue “femme de l’annĂŠeâ€? dans ma catĂŠgorie. Dans ma vie, c’est l’un des

moments qui m’a le plus Êmue, le plus touchÊe.� 

MYLĂˆNE CHAUVOT DIGEST NĂŠe le 19 aoĂťt 1970 Ă Mâcon Treize sĂŠlections en ĂŠquipe de France Quadruple championne de France avec le FCL PrĂŠsidente de la commission fĂŠminine du district du RhĂ´ne

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1991, championne de France avec le FCL

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Expressions 503