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Site industriel Bosch

îlot Romain-Rolland

Sillia liquidée, l’avenir du site industriel Bosch repose désormais sur la montée en puissance de boostHEAT. La chaudière thermodynamique révolutionnaire de cette PME française réussira-t-elle là où les anneaux photovoltaïques de Bosch puis de Sillia ont échoué ? PAGE 9

En août 1942, le général Pierre Robert de Saint-Vincent refusait d’obéir au régime de Vichy, permettant à plusieurs personnes d’échapper aux camps de la mort. Un jardin public portant son nom a été inauguré le 1er septembre, lors d’une cérémonie émouvante. PAGE 3

Un square pour la mémoire

PHOTO RAPHAËL BERT

boostHEAT rallume la chaudière

N° 630 du 13 au 26 septembre 2017 www.expressions-venissieux.fr

Grand Parilly, grands travaux!

Éducation

Une rentrée perturbée par la mise en place des CP à 12 élèves. P. 5

URBANISME Au Puisoz, les travaux du Grand Parilly sont lancés. Il faudra presque dix ans pour l’achever. Mais les magasins Ikea et Leroy Merlin ouvriront dès 2019. PAGES 11 À 13

Basket féminin

L’ALVP pense toujours à la Nationale 2. P. 21

Art contemporain

Quand Vénissieux résonne avec Lyon.

PHOTO DAMIR RADOVIC

PHOTO RAPHAËL BERT

P. 14-15

L’espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert accueillera deux expositions dans le cadre de la Biennale d’art contemporain qui se tiendra du 20 septembre au 16 janvier.


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ACTUS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

EXPRESSIONS

RENTRÉE DU MAIRE

Une nouvelle formule, pourquoi, comment ?

“La colère gronde chez les élus”

P

baisse des APL, réforme du Code

en plus présents sur Internet et les

du travail, austérité renforcée pour

réseaux sociaux. Fallait-il vrai-

les collectivités territoriales…, les

ment lancer une nouvelle formule,

motifs de fâcherie ne manquent

la cinquième depuis la naissance

pas.

du journal en 1990 ?

“Chacun comprendra qu’en tant que

La question a été vite tranchée.

maire, ce sont les mesures à l’égard

Vous restez en effet très attachés

des collectivités territoriales qui

PHOTO RAPHAËL BERT

au support papier. Un diagnostic

suscitent ma colère et mes plus

établi avec des comités de lecteurs

vives préoccupations, a indiqué

à l’automne 2016 l’a clairement

Michèle Picard. On est en train de

fait ressortir. Mais cet attachement

se doublait d’une attente de rupture sur la forme. Si le journal était

Ce chantier de rénovation, ouvert à l’automne dernier, a été réalisé en interne.

bien perçu pour son contenu, remplissant correctement, à vos yeux,

articles. En compensation, la pagi-

sa mission de service public local

nation est augmentée, pour conti-

pas négligeable à l’heure où la

nuer à vous informer avec la

pal contributeur, est confrontée

conçue la maquette que vous

même exigence, tout en améliorant le confort de lecture.

Ce chantier de rénovation, ouvert à l’automne dernier, a été réalisé

en interne. Il a mobilisé toute

l’équipe d’Expressions, en parti-

découvrez. Nous l’avons voulue

culier la secrétaire de rédaction,

pratique. Sans pour autant sacri-

nouvelle formule n’a pas engen-

plus claire, efficace, attrayante,

fier le fond, car à l’heure où l’on

prétend tout dire en 140 caractères, nous croyons encore à la nécessité du texte long.

Le format du journal est légèrement réduit, comme la taille des

Perrine Plateau. De fait, cette

dré de surcoût. Mieux, le journal étant désormais imprimé sur une

grosse rotative presse, nous économiserons quelques centaines d’euros par numéro en coût de fonctionnement. Cet aspect n’est

Ville de Vénissieux, notre princi-

Le maire “invite tous les habitants à venir participer et s’emparer des sujets présentés”. Parmi ceux-ci, on peut déjà citer le projet d’aménagement du Puisoz, les actions menées pour la sécurité et la tranquillité, le projet éducatif de terri-

détruire les politiques publiques de

proximité et d’étouffer les com-

munes.” Aux mesures précédemment énoncées, s’ajoute en effet

tion qui alimentait les caisses 70 000 fonctionnaires territoriaux dans les cinq ans.

“Il faut aussi dire un mot sur les méthodes employées, sans concer-

tation aucune avec les élus, a

dénoncé le maire de Vénissieux. Du jour au lendemain cet été, on apprend que l’État rabote sa parti-

cipation dans certains programmes de la politique de la ville (moins

47 000 euros pour Vénissieux, NDLR), n’entend pas renouveler 160 000 contrats aidés, et impose le

passage des classes de CP à douze

élèves en REP +, sans se soucier des

moyens humains disponibles, et des problèmes que cela pose en termes

de locaux. […] On ne pourra conti-

nuer longtemps comme ça et je peux vous certifier que la colère gronde chez les élus locaux, de toutes obédiences.” g

comme toutes les collectivités territoriales à une baisse continue des dotations financières de l’État.

Nous espérons que vous prendrez

autant de plaisir à feuilleter cette

maquette new look que nous en avons eu à la réaliser. N’hésitez pas à franchir notre porte pour

réagir, à nous écrire, à intervenir

sur notre site internet et les réseaux sociaux. Car c’est avec

vous, et pour vous, qu’Expressions tourne cette nouvelle page. g

GILLES LULLA

EXPRESS

HORIZON 2030 Le Grand Rendez-Vous de la Ville Comme de tradition, à mi-chemin du mandat municipal (la dernière édition remonte à 2011), la Ville organise son Grand Rendez-vous, du 4 au 7 octobre prochain, salle Irène-Joliot-Curie. Nous y reviendrons beaucoup plus largement dans notre prochain numéro en date du 27 septembre. Au programme : des expositions, des débats, des animations, pour faire un point d’étape des actions $engagées depuis 2014. Et surtout se projeter dans les quinze ans à venir, à l’horizon 2030.

longue liste de décisions prises par

(ISF) de quatre milliards d’euros,

cinq ans. Et nous sommes de plus

C’est dans cet esprit qu’a été

qui l’est beaucoup moins. La

gement de l’impôt sur la fortune

sions n’avait après tout que

importante pour les photos.

municipales et la suppression de

de Lyon. Mais dans une situation

élection crée un climat tendu. Allé-

nière maquette d’Expres-

moderne, avec une place plus

7 septembre, au club de la presse

Emmanuel Macron depuis son

ourquoi changer ? La der-

une mise en page plus aérée,

l’exonération de la taxe d’habita-

tique pour Michèle Picard, le jeudi

Un format réduit, plus de pages, une maquette plus aérée, un meilleur confort de lecture, sans sacrifier le fond : c’est le nouvel Expressions.

d’information, vous demandiez

Classique exercice de rentrée poli-

www.venissieux.fr toire, le nouveau plan d’actions pour un développement durable… “Ces sujets concernent toutes les générations, tous les quartiers, et le Grand Rendez-Vous est là pour rassembler les énergies, être force de propositions et de dialogues, ajoute Michèle Picard. Vénissieux par les Vénissians, Vénissieux avec ses fidèles partenaires, Vénissieux au cœur de la Métropole, voilà le sens de cette semaine : valoriser les forces et corriger les faiblesses d’une ville, que l’on veut toujours plus solidaire, plus humaine, plus fraternelle, plus agréable à vivre.”

Plus fonctionnel, plus intuitif, voici le nouveau site de la Ville, réalisé en collaboration avec le Syndicat intercommunal des technologies de l’information pour les villes (SITIV). Le design, plus moderne, fait la part belle aux animations et autres visuels, tandis que les menus ont été simplifiés. Des 17 onglets de l’ancienne page d’accueil, il n’en reste que 6. “Le contenu est le même qu’avant, mais nous avons simplifié l’arborescence”, explique la direction de la Communication municipale. Avant de préciser, autre nouveauté, que la Ville est également présente sur les réseaux sociaux.

Inscriptions sur les listes électorales Vous avez jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales. En vous présentant aux guichets de l’hôtel de ville, des mairies de quartier du Moulin-à-Vent et de Vénissy, en utilisant internet (mon.service-public.fr), ou encore par courrier avec le formulaire à télécharger sur le site de la ville (venissieux.fr). Pièces à produire : CNI ou passeport en cours de validitéet un justificatif de domicile de moins de trois mois. Plus de renseignements auprès du service Élections : 04 72 21 44 86.


ACTUS

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VÉNISSIEUX SE SOUVIENT

Un square pour la mémoire ment été l’occasion de commémo-

sant le choix du courage au lieu de

France et de rappeler qu’à Vénis-

nos libertés”, a souligné Michèle

rer la déportation des juifs de sieux a eu lieu l’action collective de sauvetage d’enfants juifs la plus exceptionnelle de la guerre. Grâce

à l’action (falsification de docu-

ments administratifs, délégation de paternité…) menée par des per-

sonnalités religieuses et laïques au

sein même du camp de détention de Vénissieux, du 26 au 29 août

l’association des Fils et filles des

de Saint-Vincent, petit-fils du géné-

ral, s’est adressé aux quatre memPHOTO RAPHAËL BERT

bres du conseil municipal d’enfants

L

été inauguré le 1 septem-

ment limogé par le ministre de la

er

bre en présence de nombreux élus

et de personnalités, parmi lesquelles le colonel Hubert Gomart,

chef d’état-major du gouverneur militaire de Lyon, l’historienne Valérie Perthuis-Portheret, Richard

Un nouveau jardin public, portant le nom du Général Pierre Robert de Saint-Vincent, a été inauguré le 1er septembre, lors d’une cérémonie émouvante, qui a également commémoré la déportation des juifs de France.

Guerre de Pétain, il était alors passé dans la clandestinité et avait

poursuivi son action au sein de la Résistance.

Michèle Picard, maire de Vénissieux, s’est dit “fière que le nom du

Wertenschlag, grand-rabbin de

général Pierre Robert de Saint-Vin-

du général (décédé en 1954).

l’histoire et la mémoire de Vénis-

Lyon, et des membres de la famille

Alors gouverneur de la région militaire de Lyon, le général Pierre Robert de Saint-Vincent avait refusé, le 29 août 1942, d’exécuter

l’ordre du gouvernement de Vichy

de fournir des unités de gendar-

merie pour acheminer du camp de Vénissieux vers la gare de Perrache

un convoi de 545 juifs étrangers, destinés à être transférés en zone

occupée et livrés aux nazis. Son refus avait perturbé le départ du

cent s’inscrive dans la géographie,

sieux. Il rejoint ainsi les grandes figures de la Résistance que nos rues et équipements honorent et inscri-

vent dans notre présent : Lucie Aubrac, les frères Amadéo, Danielle Casanova, Pierre Brossolette, Max

Barel, Max Dormoy, Ambroise Croizat, Jean Moulin, Charles de Gaulle,

Irène Joliot-Curie, etc. Nos places, nos avenues, nos lieux collectifs se souviennent”.

L’inauguration du square a égale-

déportés juifs de France, a rappelé

que “s’il faut que les honneurs soient rendus aux héros, l’hommage de la

nation doit également s’adresser aux victimes”. En effet, si 471 juifs inter-

nés dans le camp furent sauvés

de croyances ou de convictions dif-

lité des 545 adultes furent tout de

férentes, catholiques, protestants,

sonnes de s’enfuir. Immédiate-

Jean Lévy, président régional de

présents : “Tous les enfants du camp

furent sauvés par l’action de gens

Robert-de-Saint-Vincent a

Général Robert de Saint-Vincent, le 29 août 1942

n’envoyer aucun enfant juif vers Lors de la cérémonie, Louis Robert

convoi et permit à quelques per-

“Jamais je ne prêterai ma troupe pour une opération semblable”

Dans un discours très émouvant,

les camps de la mort.

e nouveau square Général -

Picard.

1942, Lyon et sa région préfectorale seront les seules en France à

“75 ans après, il est nécessaire et salutaire de se souvenir de ces hommes et de ces femmes qui, en faisant le choix du courage au lieu de la lâcheté, ont sauvé des vies et bâti nos libertés”, a souligné Michèle Picard.

la lâcheté, ont sauvé des vies et bâti

juifs, communistes, réunis dans le

refus de la haine raciste, n’en déplaise aux profanateurs, néga-

teurs et porteurs actuels de cette

haine. À vous de transmettre la mémoire de cette action. Merci à

Vénissieux la rebelle, riche de ses combats pour la justice sociale,

d’avoir consacré un espace public de détente et de rencontre entre générations à la mémoire d’un geste d’humanité.”

“75 ans après, il est nécessaire et

salutaire de se souvenir de ces hommes et de ces femmes qui, en fai-

(dont les 108 enfants), la quasi tota-

même déportés. “Nous n’évoquons

pas la mémoire de ces martyrs pour entretenir en nous la haine et l’es-

prit de vengeance mais pour mani-

fester notre volonté de combattre toujours et partout les causes qui ont abouti à de tels crimes […] Oui,

c’est quand la France est forte, sûre

des valeurs de liberté et de solidarité qu’elle défend, qu’elle peut être accueillante et fraternelle, a poursuivi Jean Lévy. Telle est la leçon des tragiques événements que nous commémorons aujourd’hui.”

FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

Au cœur de l’îlot Romain-Rolland Avec 1 400 m2 de surface aménagée, des jeux pour les enfants, des bancs, une aire de détente en pelouse et en stabilisé, une cinquantaine d’arbres (dont une vingtaine d’arbres anciens conservés), une haie composée de groseilliers, cassissiers, vignes et framboisiers, le nouveau jardin public vient s’intégrer à l’îlot Romain-Rolland, un micro quartier à flanc de coteau près du centre-ville, qui comprendra quelque 340 logements (dont 22 % de logements sociaux) d’ici fin 2018. Il permettra aux habitants, notamment aux plus jeunes, de profiter d’un espace nature et ludique, au nom hautement symbolique.


ACTUS

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Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

EFFECTIFS â– Primaire : 9 380 ĂŠcoliers ont ĂŠtĂŠ accueillis le 4 septembre en maternelle et en ĂŠlĂŠmentaire contre 9 202 Ă  la fin de l’annĂŠe dernière. Depuis plusieurs annĂŠes, les effectifs sont Ă  la hausse, “signe de la vitalitĂŠ et de l’attractivitĂŠ de la villeâ€?, estime VĂŠronique Callut, adjointe Ă  l’Êducation. â–  Parmi les 21 groupes scolaires, 13 sont situĂŠs en REP + et 7 sont en REP. Un seul (Parilly) est en DIF (pour environnement difficile). â–  CP Ă  douze ĂŠlèves en REP + : 23 classes Ă  12 ĂŠlèves ; 16 classes Ă  24 ĂŠlèves et 2 enseignants. â–  Collèges : 3 216 collĂŠgiens inscrits dans les cinq ĂŠtablissements. Deux collèges sont Ă  plus de 700 ĂŠlèves : Paul-Éluard et HonorĂŠ-de-Balzac. Ă€ Jules-Michelet, la MĂŠtropole a dĂť installer deux modulaires dans la cour compte tenu de la hausse de 70 ĂŠlèves (653 au total). Elsa-Triolet en compte 620, Louis-Aragon 515.

PHOTO RAPHAĂ‹L BERT

■LycÊes : 2 519 jeunes sont scolarisÊs dans les trois Êtablissements, le LP HÊlène-Boucher, la citÊ scolaire SembatSeguin et le lycÊe polyvalent Jacques-Brel qui accueille le plus grand nombre d’Êlèves avec 1 119 lycÊens.

L

De la maternelle au lycÊe, plus de 15 000 Êlèves ont fait leur rentrÊe à VÊnissieux. Les effectifs sont en augmentation constante depuis plusieurs annÊes. es Êlèves d’ÊlÊmentaire de CharlesPerrault et d’Henri-Wallon auraient

dĂť reprendre le 4Â septembre. Mais

les portes de ces deux ĂŠtablissements sont

restĂŠes fermĂŠes. En cause, la mesure phare

du gouvernement concernant la mise en place des CP à 12 Êlèves dans les Êtablissements situÊs en REP +. Un mouvement de

grève lancÊ à l’appel des syndicats SNUipp,

CGT Éduc’action, Sud Éducation et FO. Les enseignants dĂŠnoncent le redĂŠploiement des moyens : “OndĂŠshabillePierrepourhabiller

Paul. Cette baisse du nombre d’Êlèves par classes’effectueaudÊtrimentdel’anciendis-

positifdesoutien.Quevontdevenirlesenfants endifficultÊquenousavionsl’habituded’accompagner ?�

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE 20 SEPTEMBRE À LYON

RENTRÉE SCOLAIRE

L’inquiÊtude des instits de REP+ Des enseignants des groupes scolaires Charles-Perrault et Henri-Wallon Êtaient en grève le jour de la rentrÊe pour dÊnoncer la perte de moyens d’enseignement dÊcoulant de la mise en place des CP à 12 Êlèves en rÊseau d’Êducation prioritaire renforcÊ.

LE

Les grĂŠvistes vĂŠnissians sont allĂŠs manifes-

ter le jour même devant l’inspection acadÊ-

devrait se rĂŠunir le 20Â septembre Ă  la Bourse

directeur, Christophe Tsalichis, prÊcise qu’il

intervenirdanslesautresclassesetprendre

notamment de Vaulx-en-Velin, concernĂŠs

de la suite de la mobilisation.

gnante. “Nousavionsdeslocauxdisponibles,

dispositif “Plus de maĂŽtres que de classesâ€?.

mique

avec

d’autres

enseignants,

par cette mesure. Une dĂŠlĂŠgation a ĂŠtĂŠ reçue. Ă€ l’issue de cette rencontre, le SNUipp indiquait que “l’inspecteurd’acadĂŠmieaĂŠcoutĂŠ

lesrevendicationsmaisn’apasbougÊsurses

du travail de Lyon pour dĂŠfinir les modalitĂŠs

DES EFFECTIFS ÉLEVÉS EN CE2, CM1 ET CM2

Dans les onze autres groupes scolaires de

positions.Pourlui,lamesuredesCPĂ 12doit

REP +, la mise en place des CP à 12 s’est pas-

del’Êlèvedanslatâcheetfavoriserl’ÊquitÊ

lin oÚ l’Êquipe Êducative a choisi de garder

permettred’amÊliorerletempsd’engagement scolaire.Ilassurequelesenseignantsseront accompagnÊsparlaformation�.

Une assemblĂŠe gĂŠnĂŠrale dĂŠpartementale

sÊe sans encombre. Notamment à Jean-Moudes classes de 24 Êlèves avec la prÊsence de

deux enseignants, et une classe Ă 12 avec

cinq Êlèves de CP et sept de CE1. Le nouveau

s’agit d’un vrai choix de l’Êquipe enseimais nous prÊfÊrons travailler ainsi. Nous

avonsuneculturecollectivequenousvoulons conserverenCP.LaprĂŠsencededeuxensei-

gnants permet la co-intervention dans une mĂŞme classe et une plus grande libertĂŠ. Un

enseignant mène la sÊance, l’autre aide les enfants,repèreceuxquisontendifficultÊ.�

Mais face à cette nouvelle mesure, l’inquiÊ-

tude des professeurs persiste. “L’andernier,

explique le directeur, un maĂŽtre pouvait

en charge les enfants en difficultÊ grâce au

C’ÊtaituneaideprÊcieuse.CetteprÊsenceper-

mettait ĂŠgalement de dĂŠdoubler certaines classes. Cette annĂŠe, le temps de soutien de

ce maÎtre est rÊduit à  25  % rÊservÊs aux grandessectionsetauCE1,carilestenCP avec une autre enseignante. Ce qui fait que

nousavonsdesclassesdeCE2,CM1etCM2

avec des effectifs ÊlevÊs : 26 ou 27 Êlèves contre24prÊcÊdemment.� g

MICHĂˆLE FEUILLET


ACTUS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

DISCIPLINE

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SECONDAIRE

Le collège Jules-Michelet à l’honneur

Responsabiliser plutôt que punir L’exclusion peut vite entraîner le décrochage scolaire. L’alternative ? Réparer ses erreurs par des actions de solidarité ou culturelles. Et ça marche. n l’appelle mesure de res-

O

l’établissement, on peut désormais

information jeunesse), les centres

nes Vénissians, en majorité

sabilisation. Elle vise à limiter les

tion Solidarité Afrique, ou encore

démarche globale de lutte contre la

l’élève d’être livré à lui-même.”

nier. “Ce dispositif qui relève de l’Édu-

cation nationale s’inscrit dans une

délinquance, précise Loïc Capdevilla, directeur de la police municipale. À chaque fois qu’un chef d’établisse-

ment ou qu’un conseil de discipline envisage de prononcer, compte tenu

de la gravité de l’infraction (bagarre, dégradation, consommation de produits illicites), une sanction d’exclu-

sion temporaire de la classe ou de

exclusions entraînant parfois des décrochages scolaires. C’est une véritable alternative qui évite à En dehors des heures d’enseignement, le jeune participe par exem-

ple a des activités de solidarité ou culturelles. L’accent est mis sur la responsabilisation des élèves et leur

apprentissage des droits et des

devoirs liés à l’exercice de la citoyenneté.

Ainsi, l’an dernier, le BIJ (Bureau

sociaux des Minguettes, l’associa-

l’Assfam (Association service social familles migrants) ont accueilli ces

jeunes. C’est d’ailleurs l’Assfam qui porte cette action. L’élève volon-

taire signe une convention avec l’as-

sociation, son établissement et la

structure qui va l’accueillir. “À

Nathalie Garnier, la principale du

dernier une nette hausse du taux

une solution qui peut correspondre

le 5 septembre, jour de rentrée

travail poussé d’éducation à la

chaque situation, on tente de trouver au jeune, insiste Loïc Capdevilla. Il faut qu’il prenne conscience que l’adulte n’est pas son ennemi.” Et les retours sont très positifs : l’an dernier, aucun élève n’a récidivé.

Au cas où l’élève refuse la mesure

alternative ou ne l’achève pas, il est averti par son chef d’établisse-

ment que la sanction prononcée sera appliquée et, le cas échéant,

inscrite dans son dossier administratif pendant un an.

Reste une difficulté, observe le

directeur de la police municipale, PHOTO RAPHAËL BERT

“il n’est pas toujours évident de trouver des partenaires acceptant

d’accueillir un adolescent pendant une vingtaine d’heures”.

g

MICHÈLE FEUILLET

LP HÉLÈNE-BOUCHER

EXPRESS

Un nouveau binôme de direction

Recensement citoyen

Le proviseur, Kamal Youssefi, et son adjointe, Géraldine Prompt Bazin, ont découvert ensemble le lycée professionnel Hélène-Boucher. Kamal Youssefi — qui était auparavant en poste à Brignais — aime à rappeler qu’il est “un pur produit de la République et de l’Éducation nationale”. Né en Iran, il a quitté seul son pays à 19 ans en avril 1983, trois ans après la révolution, avec un bac en poche. Réfugié politique, il reprend ses études : Deug, licence, maîtrise, jusqu’à obtenir le concours de directeur d’établissement. “Tout au long de mon parcours, je me suis rendu compte que la bienveillance des professeurs pouvait permettre aux élèves de réussir. Ce sont eux qui m’ont donné envie d’enseigner en lycée professionnel.” Aux 400 élèves qu’il a accueillis, Kamal Youssefi a donné quatre conseils de base : “arriver à l’heure, avoir son matériel, être concentré en classe, travailler un peu tous les soirs.” Quant à Géraldine Prompt Bazin, elle a enseigné pendant vingt ans l’histoire-géographie dans des établissements d’éducation prioritaire de l’agglomération lyonnaise, avant d’être principale adjointe dans un collège de Saint-Étienne, toujours en éducation prioritaire. Tous deux ont choisi de venir travailler à Vénissieux. Leurs deux maîtres mots sont “bienveillance et exigence”.

PHOTO RAPHAËL BERT

lycéens, en ont bénéficié l’an der-

envisager cette mesure de respon-

Tous les jeunes Français doivent se faire recenser en vue de leur participation à la journée défense et citoyenneté. Cette obligation légale est à effectuer dans les trois mois qui suivent leur 16e anniversaire. Il leur sera remis une attestation qui devra être conservée précieusement pour pouvoir s’inscrire aux examens et concours publics. Le recensement peut être effectué à l’hôtel de ville et dans les mairies de quartier de Vénissy et Moulin-à-Vent. Par internet également sur : service-public.fr Plus de renseignements auprès du service Élections : 04 72 21 44 86.

collège Jules-Michelet, accueillait dans le secondaire, une belle bro-

chette de personnalités. David Kimelfeld, président de la Métro-

pole, Françoise Moulin-Civil, rec-

de réussite au brevet, et mène un citoyenneté.

Cette rencontre était organisée à

l’initiative de la Métropole, en

charge des collèges depuis 2015. “Il

trice de l’académie, et Michèle

était important pour nous de venir

longuement visité les lieux. Une

compte dans l’agglomération, avec

Picard, maire de Vénissieux, ont preuve de reconnaissance pour cet établissement, qui a enregistré l’an

ici car Vénissieux est une ville qui qui nous menons un travail fruc-

tueux”, a précisé David Kimelfeld. g

EMMAÜS

Au bonheur des étudiants Cela fait plusieurs années que le centre Emmaüs de Vénissieux-Parilly organise une vente réservée aux étudiants, à prix imbattables. “On ne fait pas cela pour l’argent, mais pour aider ceux qui en ont le plus besoin”, précise Raoul Elmeida, responsable du magasin. Jeudi 7 septembre, dès 14 heures, des dizaines d’étudiants se pressaient aux portes du bricà-brac de l’avenue Marius-Berliet. Parmi eux, Nathan et Paul, en école de commerce, repartent avec un canapé “qui fera très bien dans le salon de notre coloc”. L’information leur a été transmise par des amis de Sciences Po : “Nous n’avons pas hésité une seconde. Nous payons la moitié du prix affiché ! Pour entrer, il suffit de présenter notre carte. Les compagnons sont très accueillants, ils sont ouverts à nos demandes, nous aident beaucoup.” Antoine, lui, entre en 3e année de médecine et s’installe avec trois amis. “Nous avons acheté deux étagères, un meuble d’angle et des fauteuils. On va essayer de trouver une gazinière et un four micro-ondes et peut-être des BD.”

PHOTO RAPHAËL BERT

ponsabilisation. Onze jeu-


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ACTUS

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Un vrai travail de partenariat

PHOTOS RAPHAËL BERT

La création en septembre 2016 de l’UEM résulte d’un partenariat entre l’Agence régionale de santé, qui a délégué le projet au SESSAD (Service éducatif spécialisé et de soins à domicile) Émile-Zola de Villeurbanne, le rectorat, qui a mis à disposition une enseignante spécialisée de l’Éducation nationale, et la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), qui permet l’identification des enfants susceptibles de bénéficier de cette scolarisation. Sept enfants y sont scolarisés. Tous ont été diagnostiqués par un psychiatre ou un pédopsychiatre. Ils présentaient des troubles de comportement et n’avaient pas de langage. Le Centre de ressources autisme (CRA) les a repérés grâce aux liens tissés avec la pédopsychiatrie locale via le CMP ou par le centre de diagnostic autisme. Autour d’Ophélie, l’enseignante, sont présents cinq éducateurs à temps complet. Une orthophoniste, une psychomotricienne et une neuropsychologue interviennent également sur le temps scolaire pour la prise en charge individuelle de chaque enfant.

650 000 personnes (adultes et enfants) sont atteintes d’autisme en France. Des études ont permis d’établir que seules 10 % d’entre elles réussissaient à mener une vie sociale indépendante.

HANDICAP À L’ÉCOLE

Une rentrée presque ordinaire L’Unité d’enseignement en maternelle (UEM), créée il y a un an dans les locaux de la maternelle AnatoleFrance, accueille sept élèves présentant des troubles autistiques. L’an dernier, nous avions rencontré Adam, Ethan et Souheyl. À l’occasion de cette rentrée scolaire, nous les avons retrouvés.

D

u haut de leurs quatre ans, Adam,

Ethan et Souheyl sont très heureux

de retourner en classe. Le jour de

la rentrée, ils ont retrouvé Ophélie, leur ins-

titutrice. Et Joanna, Laura, Philippe, David

et Lucie, les éducateurs. Mais aussi Ti-

phaine l’orthophoniste, Lætitia la psycho-

petit frère. Même s’il a mis un peu de temps à

logue.

va vers lui, le caresse, le regarde.”

motricienne et Caroline la neuropsychoNous avions rencontré ces trois adorables

petits garçons l’an dernier. Ainsi que leurs

parents, qui espéraient beaucoup de cette unité. L’objectif est atteint, les progrès sont notables. “Adam dit spontanément des mots basiques : pain, jus de pomme…, il commence

également à les répéter, témoigne Lydia, sa maman. Ça se passe bien ici, il est heureux de

venir. Il s’amuse beaucoup avec les élèves dans la classe et avec ceux de l’école.” Le petit

apprivoiser ce bébé, depuis quelques jours, il L’évolution est également manifeste au niveau du langage : “Il nous appelle papa, maman, il prend ses marques. Le changement est vraiment impressionnant. Cette unité est

remarquable, l’équipe mène un travail formi-

dable. Je regrette qu’il n’y ait pas assez de classes de ce type pour accueillir les autres enfants qui pourraient en bénéficier.”

DES ATELIERS AJUSTÉS À CHAQUE ENFANT

garçon a effectivement changé. Il arrive à

Yassine est un papa heureux : “Souheyl va

sur des fiches, il est beaucoup plus souriant,

matins, il va dans une classe de maternelle

nommer des objets qu’Ophélie lui montre épanoui.

Mireille, la maman d’Ethan, mesure aussi

les progrès accomplis par son fils : “Il est plus ouvert, il joue davantage avec son frère aîné.

Il a par ailleurs bien accepté la naissance d’un

bien. Il diversifie sa nourriture. Tous les ordinaire. Au départ, il était accompagné

d’un éducateur, mais l’équipe s’est rapidement aperçue que ça se passait mieux quand

il y allait seul. L’après-midi, il est à l’UEM. C’est une belle aventure. Avec mon épouse,

on le sent heureux, franchement. À la maison aussi, ça va mieux.”

En juin dernier, nous avions suivi Souheyl lors de son inclusion dans une autre classe.

Il répond désormais aux consignes de la maîtresse, parle, joue avec les autres. “Il est bien

intégré, précise l’institutrice. Quand il est

arrivé, les enfants le connaissaient déjà parce que, souvent, certains petits de l’UEM passent dire bonjour en arrivant. Ils jouent un peu ici pendant le temps d’accueil.”

Comme Souheyl, plusieurs enfants de l’UEM ont été intégrés en milieu ordinaire.

“Quand l’équipe décide d’une inclusion, souligne Ophélie, on prend notre temps. L’enfant passe d’abord une demi-heure avec un éducateur. C’est très progressif. On obtient ainsi de bons résultats. Les sept élèves de

l’UEM ont notamment participé à une sortie

scolaire en juin dernier, une journée à la

ferme, avec deux autres classes de maternelle. Et tout s’est bien passé.”

Dans la classe, Ophélie et les éducateurs

ajustent les ateliers aux enfants qui sont

évalués très régulièrement. Et puis, il y a

les activités hors de la classe. Dans la cour, sur leur vélo ou leur trottinette, Adam, Ethan et Souheyl sont encore davantage des petits garçons comme les autres.

g

MICHÈLE FEUILLET


(Pharmacie)

Château d’eau

Rue Albert Camus

Place Centrale

Tramway

T4

Arrêt Vénissy

Des commerces de proximité à votre service Vény Optique Lun au Ven > 9:00-19:00 Sam > 9:00-18:00 Tél : 04 78 67 60 77

Boulangerie-Pâtisserie

Service de Cartes Grises

Auto-Ecole

V Permis Lun > 14:30-19:00 Sam > 10:00-12:00 Mar au Ven > 10:00-12:00 14h30-19:00 Tél : 09 83 00 50 88

Tabac-Presse

Boutique multi média

Agence de voyage

Boucherie Traiteur

Lamia Voyages Lun au Ven > 9:30-12:00 14:00-18:00 Sam > 9:30-12:00 Tél : 04 78 70 43 35

Coiffure et esthétique

Sagesse Mar - Mer - Ven > 9:30-19:00 Jeu > 10:00-18:30 Sam > 8:30-17:00 Tél : 06 03 59 87 42

Supermarché

Casino Lun au Sam > 8:30-20:00 Dim > 8:30-12:30 Tél : 04 72 21 27 00

Espace Entrepreunarial La Cocotte Lun au Jeu > 9:00-17:30 Ven > 9:00-17:00 Tél : 04 72 89 72 11

Les commerces en fête !

Lun au Jeu > 9:00-12:30 14:30-18:00 Ven > 9:00-12:30 15:00-18:00 Tél : 04 37 25 00 25

Janna 7j / 7j > 6:00-20:00 Tél : 04 78 70 45 12

Séverine Gros Lun au Sam > 7:00-19:00 Tél : 04 78 70 72 80

Avenue du 8 mai 1945

Pôle médical

Animations

Optique

Maison des Services Publics (MSP)

(La Poste)

21

Avenue Jean Cagne

commerces à venir

Rue Michel Germaneau

Rue Lounès Matoub

commerces installés

Boutique des nouvelles technologies Lun au Sam > 9:30-12:30 13:30-19:00 Tél : 04 72 50 71 01

Grande boucherie charcuterie Slimani Lun au Sam > 8:30-13:00 15:00-19:30

Laboratoire d’analyses médicales UNILIANS Lun au Ven > 7:30-12:30 13h30-18h30 Sam > 7:30-12:00 Tél : 04 78 70 22 55

Cabinet Dentaire

Centre médico-dentaire Vénissieux Lun au Ven > 8:30-19:30 Sam > 9:00-17:00

Tombola avec de nombreux lots + Animations des commerçants du quartier Vénissy Jeudi

21

de 11h00

septembre

à 14h00

Place Centrale de Vénissy

Venez nombreux !


8

ACTUS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

PAROLES D’ENTREPRISES

TRAMWAY T6

We are sports, géant indoor

Les travaux s’achèveront à l’été 2019 Après un été consacré à la dévia-

C’

tion des réseaux, le chantier de la

future ligne de tramway T6 va

Dans chaque édition, nous allons à la rencontre des signataires de la charte de coopération Ville-entreprises.

entrer dans une phase beaucoup plus concrète avec le lancement,

courant septembre, des travaux

est un équipement qui

d’infrastructure. Quatre tronçons

fait des heureux. Voilà un

sont traités en priorité : sur la rue

peu plus de quatre ans

Challemel-Lacour dans le 7e arron-

que le “plus grand espace multi-

sports de la région lyonnaise” a

dissement, sur le boulevard Pinel

Situé sous l’autopont de l’avenue

ainsi que sur deux voies du 8e limi-

a été créé en lieu et place d’une

Henri-Barbusse

ouvert ses portes à Vénissieux. Francis-de-Pressensé, We are sports

ARCHIVES RAPHAËL BERT

dans les 8e et 3e arrondissements,

trophes de Vénissieux, les rues

entreprise de robinetterie indus-

Beauvisage.

trielle.

et

Professeur-

Pour rappel, le T6 ira de Debourg

Même si la dominante de l’activité

reste le foot en salle, la structure

(Gerland) jusqu’aux Hôpitaux Est,

saires avant la mise en service

à-Vent. Les travaux d’infrastruc-

POUR

en passant par le nord du Moulin-

propose au public toute une palette

d’équipements et d’activités. Outre

ture s’achèveront à l’été 2019. Six

ses cinq terrains de foot dont trois

mois d’essais seront ensuite néces-

permettant la pratique du 7x7, elle

possède notamment huit terrains

NOUVEAU COMMERCE

squash, deux salles de fitness…

Gestion et saveurs

80 places assises ouvert à tous,

PHOTO RAPHAËL BERT

de badminton, trois terrains de ainsi qu’un grand restaurant de

commerciale, prévue fin 2019. g EN SAVOIR PLUS, RENDEZ-VOUS SUR “MOBILES”, LE MAGAZINE D'ACTUALITÉS MULTIMEDIA DU SYTRAL : HTTP ://MAGAZINE.SYTRAL.FR

Puis, nous avons acquis deux bâti-

Foot, badminton, squash, etc., la structure propose au public toute une palette d’équipements et d’activités.

lancer des activités supplémentaires

sirs”,

Pour

lancée en juin 2015. “Pour nous,

laser game nouvelle génération”,

auxquels s’ajoutent des anima-

entreprises locales et de travailler

Salim Nadjem a grandi à Vénissieux et y vit toujours. Sa ville, ses habitants, il les connaît bien. Très investi dans des associations locales durant sa jeunesse, il a très vite perçu l’importance du service à la personne. Après dix ans comme conseiller bancaire, il a décidé de créer sa structure multiservices en juillet dernier. Portages de repas (plats hallal à partir du 1er octobre) et livraisons diverses (courses, médicaments, appareillage médical), Salim propose également la livraison et le montage de meubles, d’appareils électroménagers. Une offre de services proposée sur toute la commune et, plus largement, sur l’Est lyonnais.

actionnaires, Mathieu Gauthier. g

TÉL. : 06 67 86 85 55 (DE 8 H 30 À 20

sportifs ou non.

“À l’origine, on disposait de 8 000 m2.

ments à côté. Cela nous a permis de comme le iCombat, une sorte de explique Nicolas, le manager principal.

Aujourd’hui, l’entreprise n’a plus

vocation à s’étendre. “Nous allons

surtout développer de nouvelles activités dans une optique de loi-

annonce

Nicolas.

l’heure, avec ses neuf employés, teurs à temps partiel le week-end,

We are sports peut accueillir jusqu’à 120 personnes à l’heure.

avec elles”, complète l’un des deux

L’entreprise fait aussi partie des

25 premiers signataires de la Charte

de coopération Ville-entreprises,

ENTREPRENEURIAT

CL Services, pour la communauté portugaise Carla Lobao possède cette jovialité qui interpelle immédiatement son interlocuteur. Cette jeune entrepreneuse portugaise a créé, en février 2016, son activité d’assistance administrative et juridique dédiée à la communauté portugaise. Elle propose divers services aux particuliers et aux entreprises, ainsi qu’une permanence sur le droit du travail le mercredi matin. Avec dynamisme, elle a professionnalisé une activité qui, au départ, n’était réservée qu’à ses connaissances. Des Portugais ne parlant

c’est l’occasion de rencontrer des

pas ou peu le français et pas encore rodés aux arcanes de l’administration. Un vrai service de proximité et d’accompagnement encadré par des professionnels compétents. Sur rendez-vous du mardi au vendredi de 9 heures à 12 h 30 et de 14 heures à 18 heures et le samedi de 9 heures à 12 h 30 et de 13 h 30 à 15 h 30.

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A.S. CONTACT AU 04 72 62 35 09 OU SUR WWW.WEARESPORTS.FR

SANTÉ

EXPRESS PDU: avis favorable Nouvelle étape pour la révision du Plan de déplacements urbains de l’agglomération lyonnaise. La commission d’enquête a rendu un avis favorable au terme de l’enquête publique qui s’est tenue du 15 mai au 20 juin 2017. Le PDU devrait être définitivement adopté d’ici la fin de l’année, en tenant compte toutefois des réserves et recommandations émises par la commission d’enquête. Celles-ci concernent l’amélioration de la desserte des campus et du pôle d’activités de la plaine Saint-Exupéry, autour de l’aéroport, ainsi qu’une meilleure prise en compte des deux roues motorisés.

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ACTUS

PHOTO DR

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

INDUSTRIE

Pour faciliter le reclassement des salariés

boostHEAT, la petite boîte qui monte, qui monte

ployeurs une prime de 6000 euros par per-

de son ancienne unité diesel et de Sillia,

Cofondateur de boostHEAT avec Jean-Marc Joffroy, Luc Jacquet assure conjointement avec lui la direction générale de l’entreprise mais il est plus particulièrement en charge de l’innovation, de la recherche scientifique et de la stratégie produit de boostHEAT.

La start-up boostHEAT, installée à Vénissieux depuis un an, fabriquera l’été prochain des chaudières thermodynamiques innovantes. À l’issue d’un accord avec Bosch, elle recrute prioritairement parmi les ex-salariés de Bosch Diesel et de Sillia VL. Le point avec Luc Jacquet, cofondateur et codirecteur général.

Un an après votre installation, où en êtes-

de constitution. Sur le volet financier, les

Nous poursuivons notre montée en charge

avec l’entrée au capital de Fluxis (opérateur

vous ?

selon le calendrier prévu. Sur le volet indus-

triel, nous constituons nos équipes pour installer la ligne de montage et la production

elle-même, qui débutera en juin 2019. Notre équipe commerciale est, elle aussi, en cours

9

signes d’intérêt et de confiance se multiplient,

pour arriver sur le marché avec un produit révolutionnaire mais abouti.

belge de gaz naturel, NDLR) en décembre

Vous avez pris l'engagement d'embaucher

Total et de la Banque publique d’investisse-

France, en plusieurs étapes jusqu’en 2018.

dernier, et les récents soutiens financiers de

ment. Nous disputons à la fois une course d’endurance et une course contre la montre,

vues pour 2017?

Nous avons concrétisé 16 recrutements,

Trouvez-vous localement les compé-

sin d’emploi, une cagnotte de 300000 euros. Allez-vous profiter de ces opportunités?

D’abord, nous ne sommes pas des chasseurs

de prime ! Ce qui nous amène à engager une personne, c’est son adéquation à notre

projet. Nous avons d’ailleurs déjà recruté

un ex-salarié de Sillia, comme responsable

informatique, avant même l’application de l'accord. Vous savez, les effets d’aubaine peuvent conduire à des drames s’ils ne cor-

respondent pas au projet d’une entreprise. Après, c’est vrai que cet accord peut consti-

tuer un coup de pouce, un facteur d’accélé-

ration pour nos recrutements. C’est un marqueur de plus de la coopération très positive entre Bosch et boostHEAT. de Vénissieux ?

avons rencontré Madame Picard, qui nous a présenté la Charte de coopération Villeentreprises, que nous avons signée. Nous

tenons beaucoup à nous impliquer au niveau local, et nous voulons nous position-

ner comme une entreprise citoyenne, à Vénissieux comme ailleurs.

Allez-vous établir des partenariats avec

va au-delà de nos attentes et nous rend très

lesquels vous pourriez être un débouché?

sereins sur la réussite de notre programme industriel. Il y a des gens très compétents

parmi les anciens salariés de Robert Bosch

et de Sillia, que nous avons intérêt à capter

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.venissieux-energies.fr

de la convention de revitalisation du bas-

tences que vous recherchez ?

La qualité du personnel trouvé à Vénissieux

Moderne et durable, il est alimenté majoritairement en énergie renouvelable. Le bois-énergie représente 58% de la mixité énergétique, garantissant ainsi une baisse supplémentaire du tarif et une réduction signi cative des émissions de CO2.

pourriez bénéficier également des fonds

Excellentes. Lors de notre installation, nous

niciens chauffagistes, par exemple.

D’une longueur de 24 km, le réseau de chaleur Vénissieux Énergies fournit chauffage et eau chaude sanitaire à plus de 9 600 logements et 42 autres sites vénissians (enseignement, santé, bureaux, industrie, bâtiments publics...).

seuil de 50 salariés sera franchi. Vous

Avez-vous réalisé les 20 embauches pré-

décembre. Nous recherchons d’autres tech-

DE LA VILLE DE VÉNISSIEUX

spécialement pour boostHEAT, dès que le

Quelles sont vos relations avec la Ville

identifié d’autres embauches possibles d’ici

LE RÉSEAU DE CHALEUR

sonne. Une somme portée à 10000 euros

50 ex-salariés de l’unité diesel de Bosch

mais l’année n’est pas finie et nous avons

VÉNISSIEUX ÉNERGIES

Bosch attribue à leurs nouveaux em-

car ils partagent notre culture industrielle.

les établissements scolaires voisins, pour Nous entamerons ce travail en 2019, après

le lancement de la production et les retours sur la commercialisation. Une chose après l’autre ! g

PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS TOULAT-BRISSON

Nous recevrons d’ailleurs les ex-Sillia le 18 septembre, pour leur présenter notre projet, notre produit, le calendrier, les emplois à pourvoir…

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur www.expressions-venissieux.fr

Bosch : incitation à l’embauche L’accord entre Robert Bosch France et les organisations syndicales de l’entreprise, signé le 8 septembre, comporte des mesures d’accompagnement pour ses propres salariés, mais aussi pour les ex-Bosch repris par Sillia en 2014 et récemment licenciés (les trois ans passés chez le fabricant de panneaux solaires seront intégrés à leur ancienneté Bosch) : 80 000 euros de primes supra légales en moyenne, 40 000 euros d’aide à la création d’entreprise, une prime à l’embauche conçue pour inciter boostHEAT à recruter d’ex-Bosch. La PME pourrait aussi être le principal destinataire de la convention légale de revitalisation du bassin d’emploi. Marc Soubitez (CFDT) se félicite d’un “accord exceptionnel et unique en Europe” et relève des

“avancées considérables” obtenues par la négociation, notamment “un dispositif d’accompagnement social et financier exemplaire”. “Ce que nous souhaitions, c’est du travail et nous nous sommes battus pour ça, confie Kamal Ahamada (CGT). D’ailleurs, l’accord obtenu est le fruit des mobilisations de 2014 pour sécuriser la reprise de Bosch Solar par Sillia. Mais trop de salariés vont rester sur le carreau, car tout le monde ne sera pas repris par boostHEAT, et les primes, ça fond vite.” Pour Olivier Brouchon (CFE-CGC), “l’accord est satisfaisant, Bosch ayant été très correct. Mais c’est triste au niveau industriel et social quand on se rappelle qu’il y avait 1 000 salariés sur le site il y a 10 ans, et qu’il n’en reste plus qu’une cinquantaine”.


ACTUS

PERSONNES ÂGÉES

CONSEILS DE QUARTIER

La Solidage, 20 ans, le bel âge

● Gabriel-Péri

● Léo-Lagrange/Louis-Pergaud

Permanence mercredi 20 septembre, à 18 heures, foyer ClaudeDebussy (1, rue Claude-Debussy). Président : Aurélien Scandolara ●

Pasteur/Monery

Permanence mercredi 20 septembre, à 18 h 30, salle de restaurant élémentaire du groupe scolaire Pasteur (6, route de Corbas). Présidente : Sophia Brikh ●

PHOTO RAPHAËL BERT

D

Saint-Jean et La ballade des gens heureux,

versaire de l’Ehpad La Solidage, le

Luba avait fait sensation en sosie de Mari-

la création de la “maison de retraite” en

birthday qui a dû faire dangereusement

● Joliot-Curie

des rires et des confiseries, l’anni-

7 septembre, a été célébré dans la douceur et la gaieté. Avant de lancer les festivités,

quelques prises de parole ont rappelé que 1997 n’avait pas été une promenade de

santé, dans un Est lyonnais qui en manquait pourtant cruellement. “Pour les personnes

Parilly

Permanence jeudi 21 septembre à 18 h 15, salle de réunion Jeanne-Labourbe (6, rue Jeanne-Labourbe). Président : Jean-Louis Piedecausa

es chansons et des déguisements,

âgées

devenant

dépendantes,

l’ouverture de La Solidage a permis d’éviter

le déracinement d’un quartier où elles avaient leurs attaches, leur famille, où elles avaient vécu une grande partie de leur vie, a

rappelé Michèle Picard. Vingt ans après, sa réussite illustre le bien-fondé de la bataille politique qui avait alors été menée.”

Souhaitant “longue vie” à l’établissement,

Antoine Catinchi (directeur des Mutuelles

du Rhône) et Vincent Galaup (directeur de

la clinique des Portes du Sud et de l’Ehpad) ont souligné le dévouement de la cinquan-

devant un public tout acquis ! Juste avant, lyn : l’aide-soignante (l’un des piliers de la maison, présente depuis l’ouverture) avait

surgi d’un gâteau pour minauder un happy grimper la tension des rares messieurs de

l’établissement. Tout comme, pour ces dames, la prestation de Mérouane en Clo-

clo, pattes d’eph’ et paillettes ! En parfaite

maîtresse de cérémonie, l’animatrice Sylvia était partout à la fois, de la scène au buffet, recevant les personnalités et les bisous des

l’établissement. Foulard jaune autour du

cou, couleur des fleurs de solidages, la cho-

rale des résidents a chanté Mon amant de

● Charréard/Max-Barel

Permanence mardi 26 septembre, à 18 heures, foyer Max-Barel (1, rue Max-Barel). Président : Serge Truscello ● Charles-Perrault

sieux et de Saint-Fons, leur moyenne d’âge

Vide-greniers

se situe autour de 90 ans. Petit vertige : plus

d’un siècle sépare Raphaël, jeune spectateur de 3 ans venu avec sa maman qui tra-

vaille là, et la doyenne de l’Ehpad, “Gaby” Balcou, 107 ans aux prunes ! g

L’association des anciens élèves de l’école Pasteur organise un vide-greniers, avenue JacquesDuclos, le dimanche 24 septembre, de 8 h 30 à 17 heures. Renseignements et inscriptions au 06 64 87 82 11.

Centre social du Moulin-à-Vent Sur www.expressions-venissieux.fr, les témoignages de Luba, Sylvia et Mérouane qui travaillent à La Solidage depuis l’ouverture.

Une création obtenue de haute lutte “Discussions, pétitions, fausses joies, manifestations et actions de mobilisation, il a fallu se battre pendant dix ans, gagner mètre après mètre, pour créer un pôle de santé publique sur le plateau des Minguettes. Dix années de luttes que Vénissieux a menées, avec les acteurs de la santé, de l’Office municipal des retraités de l’époque, l’Union des mutuelles du Rhône. Pour que les personnes âgées dépendantes des quartiers populaires puissent disposer de services publics de santé, au même titre que les autres. Sur le fond, ce combat reste toujours d’actualité”, a rappelé Michèle Picard, le 7 septembre.

Dimanche après-midi, le parc Blandan de Lyon avait un petit air de Hollande. On y croisait près de deux mille cyclistes, venus de la métropole lyonnaise et de sa périphérie, à l’occasion de la 7e édition de la Convergence vélo. Une cinquantaine de participants partis de l’hôtel de ville de Vénissieux ont rejoint le peloton, trois fois plus que l’an dernier. Parmi eux, trois élus : Sandrine Perrier, adjointe aux déplacements urbains, Pierre-Alain Millet, chargé du développement durable, et Pierre Matéo, conseiller municipal. L’association Janus assurait l’organisation en partenariat avec la Ville. Sandrine Perrier se félicite que la culture vélo progresse à Vénissieux. Elle souligne que “la meilleure promotion pour le vélo, c’est de voir des gens l’utiliser dans leur vie quotidienne. Le partage de la ville entre automobilistes, piétons et cyclistes en sera transformé”.

GABRIEL-PÉRI

Jour de fête à Aulagne

Permanence mercredi 27 septembre, à 18 h 30, local du conseil (4, rue Gaston-Monmousseau). Présidente : Souad Ouasmi

EXPRESS

taine de salariés, ainsi que l’investissement des bénévoles et des familles dans la vie de

Permanence mardi 26 septembre, à 18 heures, salle des Acacias (7, allée des Acacias). Présidente : Sandrine Picot

résidents. Lesquels sont surtout… des rési-

dentes. Venant pour la plupart de Vénis-

2 000 cyclistes à la Convergence vélo

PHOTO RAPHAËL BERT

Vingt ans et plus toutes ses dents mais une sacrée énergie ! Le 7 septembre, l’anniversaire de l’Ehpad “La Solidage” a été fêté joyeusement par ses résidents, leurs familles et le personnel.

Permanence mardi 19 septembre, à 17 h 30, restaurant du groupe scolaire Gabriel-Péri. Président : Gilles Roustan

MODES DOUX

Les inscriptions au centre ont débuté. Il reste des places pour les cours de gym dynamique et gym douce, le yoga, les activités artistiques, la chorale, etc. Par ailleurs, les inscriptions pour le centre de loisirs maternel des vacances de la Toussaint débutent le lundi 18 septembre. Renseignements : 04 78 74 42 91.

Rassemblement pour la paix Dans le cadre de la journée nationale, le Mouvement de la Paix organise un rassemblement à Lyon, place Mazagran (7e arrondissement) le 23 septembre à partir de 14 h 30.

PHOTO YVES RICARD

10

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

On ne change pas les bonnes habitudes, celles qui consistent à se rendre sur la placette du square JeanAulagne pour partager un bon moment. La version 2017 de la fête du conseil de quartier Gabriel-Péri, présidé par Gilles Roustan, a tenu toutes ses promesses de convivialité : promenades en calèche pour les plus petits, structures gonflables, jeu Légo géant à même un tapis en mousse, stand de maquillage pour les filles, partie de boules pour quatre ou cinq doublettes, petit coin restauration et discussions à bâtons rompus avec les élus présents, parmi lesquels Amina Ahamada Madi, adjointe aux conseils de quartier. Un rendez-vous toujours aussi sympathique.

Deux autres fêtes en septembre Samedi 16, fête du conseil de quartier CharlesPerrault, de 15 heures à 19 heures, sur l’espace vert du quartier Monmousseau/Édouard-Herriot. Samedi 23, fête des conseils de quartier AnatoleFrance et Saint-Exupéry, de 14 à 18 heures, au parc des Minguettes.


DOSSIER

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

11

URBANISME

Un nouveau quartier sort de terre Le 6 octobre prochain, à l’occasion du Grand Rendez-Vous de la Ville, la municipalité présentera le futur quartier du Grand Parilly aux habitants. Bâti autour de deux grandes surfaces, Ikea et Leroy Merlin, il accueillera aussi un millier de logements, des bureaux et des services publics.

I

DOSSIER RÉALISÉ PAR : ALAIN SEVEYRAT PHOTOS : RAPHAËL BERT l aurait pu accueillir un hyper-

marché Carrefour, un stade de

football, un cinéma multi-

plexe, un stade de rugby ou même, en remontant aux années trente, un canal maritime ! Mais c’est finalement autour de deux grandes

surfaces — Leroy Merlin et Ikea, qui ouvriront au printemps 2019

— que le secteur du Puisoz a entamé sa mue. Le nouveau quar-

tier du Grand Parilly est en train de sortir de terre. À l’horizon 2025, il comptera un millier de loge-

ments, des commerces, des services, des bureaux et des espaces

publics. L’opération est pilotée par

l’aménageur Lionheart, propriétaire du terrain et filiale de l’Immobilière Leroy Merlin. Elle se déroule dans le cadre d’un partenariat avec la Métropole et la Ville de Vénissieux.

“Il ne s’agit pas d’une énième zone

d’activité commerciale comme les autres, mais bien d’un nouveau

quartier avec tous les services associés, souligne Yolande Peytavin,

première adjointe en charge du

développement de la ville. Ce sera >>>


12 >>>

DOSSIER

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

véritablement un quartier à vivre,

sent beaucoup…”, confiait alors

balade, où l’on va faire ses courses,

lier Expansion d’Ikea France. Mais

dans lequel on habite, où l’on se et où l’on peut se faire soigner.” Lors de sa conférence de presse de ren-

trée, le maire Michèle Picard a d’ailleurs insisté sur l’importance

pour le quartier de disposer d’une offre de soins. “Je défends, auprès

de l’Agence régionale de santé, le dossier de l’implantation d’un nou-

vel Ehpad au Puisoz. Et nous faisons en sorte, dès aujourd’hui, d’inciter

les professions médicales et les spé-

cialistes à venir s’installer sur le futur site.”

Pour l’heure, la taille et la typologie des futurs logements ne sont pas

encore connues. Il est donc difficile d’effectuer une estimation du nom-

bre d’habitants que pourrait recevoir le site. On sait seulement que

le projet prévoit la construction de 600 logements classiques (locatif social ou accession à la propriété),

et de 400 logements spécifiques

(résidences pour étudiants et seniors par exemple). Nous avons

toutefois effectué un calcul rapide, en nous basant sur le nombre

moyen de personnes par logement vénissian en 2014 selon l’Insee

(2,6). Il laisse penser que le nombre

d’habitants du quartier devrait avoisiner les 2 000.

2 000 EMPLOIS ATTENDUS

Et l’activité économique ? Elle n’est pas en reste. Fin 2016 à l’hôtel de

ville, une cinquantaine d’acteurs régionaux s’étaient présentés tour

à tour devant des dirigeants d’Ikea, Leroy Merlin et Lionheart. “J’ai

entendu des choses qui m’intéres-

Emma Recco, directrice d’Immobi-

Depuis le printemps, le rythme des travaux s’est accéléré. Les ouvriers en sont désormais à la construction des terrassements et à la mise en place des réseaux enterrés (eaux pluviales notamment).

cette “rencontre d’affaires” précé-

dait un autre événement : la signa-

ture de la Charte d’engagements du Grand Parilly par Ikea et Leroy Merlin. “Son objectif est triple, avait

détaillé Djil Ben Mabrouk, adjoint délégué à l’emploi, au développement économique et commercial.

Créer du lien entre les différents acteurs économiques du territoire

autour du projet Grand Parilly. Valoriser et coordonner les poli-

tiques publiques menées sur les champs de l’économie, du commerce, de l’emploi et de l’insertion.

Et développer des actions locales permettant une synergie collective.”

Aujourd’hui, Yolande Peytavin lui emboîte le pas, évoquant 500 em-

plois créés pendant la phase de chantier, et 2 000 autres créés au sein du Grand Parilly.

En attendant, pelleteuses et bulldo-

zers sont entrés en action dès

juin 2016. Et depuis le printemps, le rythme s’est accéléré. Les ouvriers

en sont désormais à la construction

des terrassements et à la mise en place des réseaux enterrés (eaux

pluviales notamment). Suivront

l’édification des bâtiments Ikea et Leroy Merlin et de l’immeuble de bureaux qu’ils entourent. L’ouver-

ture des deux enseignes est toujours

prévue pour le premier semestre

2019, prélude à la réalisation des programmes de logements, des

bureaux et des équipements publics

qui débuteront en 2020. L’ensemble

de l’opération devrait être terminé à l’horizon 2025. g

LES GRANDES DATES

Une longue histoire g

ambitionne de réaliser un grand canal de ceinture qui doit passer par Le Puisoz. Le projet sera officiellement abandonné en 1960.

g

Chiffres clés

Calendrier

■ 20 hectares aménagés ■ 6 hectares d’espaces

Printemps 2017 : début de la construction des magasins Ikea et Leroy Merlin transférés depuis la zone commerciale de Champdu-Pont de Saint-Priest, et d’un immeuble de bureaux entre les deux enseignes. Printemps 2019 : ouverture d’Ikea et de Leroy Merlin. Le site sera ouvert depuis le périphérique et le boulevard Joliot-Curie. À partir de 2020 : réalisation des programmes de logements, de bureaux, d’équipements publics. Horizon 2025 : bouclage de l’opération.

publics Leroy Merlin et Ikea ■ 600 logements ■ 400 logements spécifiques

(résidences étudiantes et intergénérationnelles ou seniors) ■ 2 000 emplois attendus ■ 400 millions d’euros investis par le secteur privé, dont 220 millions par Leroy Merlin (100) et Ikea (120) ■ 15 millions d’euros investis par la Métropole pour la réalisation des voiries

1990 : un programme comprenant des com-

merces, des logements, des services, des bureaux

REPÈRES

■ 2 enseignes commerciales,

1933 : la Chambre de commerce du Rhône

doit se développer autour d’un nouvel hypermarché Carrefour. Un équipement public d’agglomération est aussi attendu. Michel Noir, alors président du Grand Lyon, envisage un transfert

de l’hôpital Édouard-Herriot. Trois ans plus tard,

toujours sous l’ère Michel Noir, l’enquête publique sonne la fin du projet.

g

1998 : le groupe UGC dépose à la préfecture une

demande d’autorisation pour la création au Puisoz d’un cinéma multiplexe de 16 salles et 4 000 fau-

teuils. La Ville de Vénissieux s’y oppose pour défendre les salles de proximité de l’Est lyonnais, dont le cinéma Gérard-Philipe. g

2003 : la Mutualité du Rhône souhaite regrou-

per La Roseraie et la polyclinique des Minguettes

g

2004 : le club de rugby du LOU et le groupe

immobilier Nexity ont en projet la construction d’un stade de 18 000 à 20 000 places, avec

des logements, des surfaces commerciales, des

bureaux. Mais au même moment, Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique lyonnais,

déclare qu’il a des vues sur Le Puisoz pour la construction de son futur grand stade de 60 000 places.

g

2006 : accord de principe entre Jean-Michel

Aulas et le président du Grand Lyon, Gérard Collomb, pour installer le grand stade de football au Puisoz. Mais le patron de l’OL ne parvient

pas à s’entendre avec le fonds de pension américain Apollo, propriétaire du terrain.

Quelques mois plus tard, le site du Montoud à Décines est officiellement annoncé comme le

futur lieu d’implantation du grand stade. Gérard Collomb évoquera par la suite “la possibilité d’un équipement culturel d’envergure”.

g

2007 : le déménagement du magasin Ikea de

au Puisoz. Mais Vénissieux et ses voisines, Saint-

Saint-Priest sur le site du Puisoz est évoqué.

plantation se fasse sur la pointe sud de

avoir acheté à Apollo le site du Puisoz.

Fons, Corbas et Feyzin, poussent pour que l’imVénissieux afin de faciliter l’accès aux soins des populations du sud-est lyonnais.

g

g

2009 : l’Immobilière Leroy Merlin annonce

2016 : lancement des travaux préparatoires

au chantier.


DOSSIER

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

QUESTIONS À

13

Yolande Peytavin première adjointe

“La relation avec les enseignes ne sera pas que commerciale” Pour Yolande Peytavin, première adjointe en charge du développement de la ville, le quartier du Grand Parilly sera un véritable lieu de vie, respectueux de l’environnement et générateur d’emplois.

un équipement d’agglomération à vocation sportive ou culturelle. Le

Grand Parilly sera un vrai lieu de

gens de venir se balader et s’asseoir, pas seulement pour faire des

courses. Il y aura un grand mail piétonnier, avec une voie pour les

cyclistes, des bancs, une place

publique, des aires de jeu pour les enfants, ainsi que des espaces verts entretenus par la Ville. La relation avec les enseignes ne sera pas que commerciale.

Que trouvera-t-on en plus des

bureaux, d’Ikea et de Leroy Merlin ?

Il sera très positif pour l’emploi et

varier en fonction de leur typologie.

nement ?

conçus selon les dernières normes

environnementales et les espaces

verts seront nombreux. Mais, plus

largement, l’idée est la suivante : plutôt que de repousser les zones

d’activité à l’écart des villes, on pré-

pôle commercial avec une supé-

rette, un bureau de tabac et un

boulanger. Une résidence étudiante et une crèche d’entreprise

verront le jour, ainsi que, nous l’espérons, un établissement d’héber-

gement pour personnes âgées

dépendantes (Ehpad). Mais tout n’est pas encore finalisé : nous

Erma Fermetures installation et réparation de rideaux métalliques, volets roulants, petite serrurerie 12, rue Serrières 69540 IRIGNY Tél. : 04 78 50 48 45 - Fax 04 78 51 36 93

l’insertion. Chez Ikea, on estime que 500 emplois seront créés pen-

dant la phase de chantier. Ensuite, 170 autres seront directement amenés par l’extension des deux

magasins, qui emploieront 720 personnes en tout. Et l’on peut tabler,

à terme, sur 2 000 emplois au niveau du quartier : dans les maga-

sins, les commerces, les restaurants, les logements étudiants, etc.

Quel rôle joue la Ville dans la

avons le tram d’un côté et le métro

Avec la Métropole, nous avons eu

vie très bien desservie – là nous de l’autre. Il faut aussi que les

clients changent leurs modes de consommation. On pourra venir à vélo ou en métro pour acheter une

ampoule, et utiliser les services de

livraison des enseignes pour amener un meuble chez soi.

cules…

seront

pour la ville ?

fère les installer dans une zone de

construits, on trouvera un petit

qui

compris le dimanche.

ments, même si ce chiffre pourra

peut tabler sur un millier de loge-

Les enseignes amèneront tout de

immeubles

tants du quartier en journée, y Quel sera l’impact économique

Côté Grandclément, en dessous des petits

Leroy Merlin et inversement. Et ces

vie, intergénérationnel. En tout, on

Tous les équipements ont été

publics extérieurs permettront aux

contact@ermafermetures.fr

parkings seront ouverts aux habi-

On ne sera pas dans une zone com-

Pont. Les six hectares d’espaces

et d’objets de décoration a réalisé entre septembre 2015 et août 2016 un chiffre d’affaires de 27,9 milliards d’euros. Elle possède 35 magasins en France. ■ D2p : maître d’œuvre, en charge du management général du projet, de l’assistance générale au maître d’ouvrage sur les plans administratif, financier, juridique et technique. C’est donc lui qui supervise les travaux. ■ Cabinet Thierry Roche : le cabinet d’architecture qui a planché sur le projet. On retrouve notamment sa griffe dans des logements collectifs ou individuels, dans le tertiaire, ou dans des opérations d’urbanisme ou de réhabilitation.

avons aussi réservé une place pour

Quel sera l’impact sur l’environ-

merciale comme le Champ-du-

■ Lionheart : filiale de l’immobilière Leroy Merlin France. C’est l’aménageur du site, celui qui assure la maîtrise d’ouvrage. Il est notamment en charge de l’installation des magasins Leroy Merlin et Ikea, ainsi que de la réalisation des voiries. ■ Leroy Merlin : avec 136 magasins en France, l’enseigne de grande distribution spécialisée dans la construction, le bricolage et le jardinage comptait début 2017 plus de 22 000 collaborateurs. Au niveau mondial, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 14,6 milliards d’euros, dont 6,2 en France. ■ Ikea : avec plus de 300 magasins répartis dans une trentaine de pays, l’enseigne suédoise spécialisée dans la conception et la vente de mobilier

vous pourrez vous garer chez

vée d’un cabinet médical, et nous

Qu’est-ce qui va caractériser ce nouveau quartier ?

Qui fait quoi ?

réfléchissons par exemple à l’arri-

même un certain flux de véhiIl y aura certainement un peu de voitures arrêtées aux heures de pointe. Mais tout a été fait par la

Métropole pour faciliter les entrées

et les sorties des véhicules. Les par-

kings intégrés aux enseignes — 3 175 places en tout — pourront communiquer entre eux. Si vous

allez faire vos courses chez Ikea,

naissance du Grand Parilly ?

un rôle très important dès le

début. Nous avons un droit de

regard sur les équipements, et on nous a toujours soumis les projets

architecturaux. La Ville, la Métropole et l’aménageur Lionheart ont

toujours été associés aux choix des bâtiments, ce qui nous a permis d’obtenir des modifications. Nous

avons par exemple fait le forcing

pour ne pas avoir la boîte classique bleue et jaune du magasin

Ikea. Ces couleurs seront présentes, mais Ikea a accepté de changer ses façades, et d’effectuer

un travail important sur l’architecture. Leroy Merlin a fait de

même. Ce partenariat nous a permis de travailler en profondeur, et d’être innovant. g

SPIE CityNetworks, la référence de l’aménagement du territoire RÉSEAUX D’ÉNERGIE- RÉSEAUX NUMÉRIQUES FIXES ET MOBILES RÉSEAUX D’ÉCLAIRAGE PUBLIC - VIDÉOPROTECTION - ÉLECTRO MOBILITÉ SMART CITY / SMART TERRITOIRE www.spie.com


CULTURE

Le prochain trimestre sera placé sous le signe de l’art contemporain. La métropole lyonnaise accueille la 14e Biennale d’art contemporain et l’espace d’arts plastiques Madeleine-Lambert proposera à Vénissieux deux expositions en résonance avec cette manifestation.

D

u 20 septembre au 7 janvier, la Métropole accueille la 14e Biennale

de l'art contemporain. Son direc-

teur artistique, Thierry Raspail, a eu l'idée

d'une trilogie autour du concept de la modernité. “Moderne” avait déjà été le

thème de la précédente édition et le sera

donc encore cette année, avec pour sousthème celui des “Mondes flottants”.

PHOTO ©PAULA PAPE © PROJETO LYGIA PAPE

14

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

Corps électriques, une performance réalisée au Musée d’art moderne de Rio de Janeiro en 1990 par Lygia Pape, pionnière de l'art contemporain au Brésil, aussi active dans la sculpture que la gravure, les installations, la vidéo et le cinéma.

BIENNALE D’ART CONTEMPORAIN

EN SAVOIR PLUS

tour à tour des scènes ou des haltes propices

Modernité flottante

veillement, prise de conscience, contempla-

Peter Gabriel...), le cinéaste thaïlandais Api-

Creuzet font l’apologie de cette poétique du

Elle explique encore : “Les œuvres qui com-

Cannes en 2010 avec Oncle Boonmee, celui

la circulation. À l’image de l’immense voile

Historienne de l'art de formation et direc-

trice du centre Pompidou-Metz, Emma

Lavigne est la commissaire invitée de la manifestation. Elle a, lit-on sur le site de l'événement, “souhaité arrimer la Biennale

au cœur de la ville de Lyon dont l’identité s’est en partie façonnée par l’omniprésence de l’eau. La Biennale se déploie comme un voyage au sein d’un archipel d’îlots qui sont

au ralentissement, générant tour à tour émertion ou réflexion”.

posent ces Mondes flottants sont sous-tendues par la conscience que l’imaginaire, la poésie

et l’art sont à la fois les révélateurs et des antidotes à l’instabilité du temps présent.”

Emma Lavigne a réuni les artistes en divers

parcours : Flux et reflux, Archipel de la sen-

sation, Circulation infinie, Ocean of sounds,

Corps électriques et Cosmogonies intérieures. On y retrouvera quelques œuvres majeures

des

collections

du

centre

Georges-Pompidou — à l'occasion de son 40e anniversaire —, comme le mobile de

Calder, l'A=P=P=A=R=I=T=I=O=N en suspension de Cerith Wyn Evans ou les travaux

chatpong Weerasethakul, Palme d'or à

qui se souvient de ses vies antérieures, Dominique Blais — qui aime questionner la

dans la sculpture que la gravure, les ins-

vent des soulèvements, des fulgurances poé-

l'art contemporain au Brésil, aussi active

tallations, la vidéo et le cinéma. Elle créa même le générique d'un des fleurons du cinema novo, Le dieu noir et le diable blond (1963) de Glauber Rocha.

Citant le sociologue anglo-polonais Zygmunt Bauman, disparu en janvier dernier

et théoricien de “la modernité liquide”, les

organisateurs de la Biennale lient la “mondialisation galopante” à “une constante

Mentionnons, parmi les plasticiens exposés,

individu”. “Certains artistes, lit-on dans le

(elle a travaillé avec Lou Reed, Brian Eno,

ou des cerfs-volants de When Sky Was

Sea de Shimabuku, les Mondes flottants de

mobilité générant la dissolution des rela-

Laurie Anderson, également musicienne

blanche Wide White Flow de Hans Haacke

mémoire —, ou Lygia Pape, pionnière de

de Hans Arp, Lucio Fontana, Alberto Burri…

chaos, de la dispersion, du nomadisme et de

tions et des identités, le déracinement des

catalogue, tels Rivane Neuenschwander, Marco Godinho, Pratchaya Pinthong, Julien

la Biennale de Lyon sont traversés par le

tiques et déflagrations esthétiques contemporaines.”

La Sucrière et le musée d'art contemporain de Lyon vont devenir pour Emma Lavigne

“deux ports inspirants de ce voyage à travers la création contemporaine”. Vont s'y ajouter le Dôme, place Antonin-Poncet, et

l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne ainsi que de nombreux autres lieux qui, grâce aux démarches parallèles que

sont Veduta ou Résonance, vont pouvoir s'associer à cette Biennale. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

■ “Mondes flottants” : du 20 septembre au 7 janvier à La Sucrière et au musée d'art contemporai de Lyon. ■ “Rendez-vous” : aux mêmes dates à l'Institut d'art contemporain de Villeurbanne (11, rue du Docteur-Dolard). Le billet d'entrée donne une fois accès à La Sucrière, au macLyon et à l'IAC. Plein tarif : 16 euros ; tarif réduit : 9 euros sur présentation d'un justificatif. Un Pass permanent permet un accès illimité dans tous les lieux d’exposition. Billetterie en ligne : www.biennaledelyon.com ■ Le Dôme, place Antonin-Poncet, Lyon 2e. Du 20 septembr au 5 novembre. Entrée gratuite. ■ Rencontre de deux œuvres : "Radome" de Buckminster-Fuller et "clinamen v2" de Céleste BoursierMougenot. "Une expérience unique à vivre pendant la Biennale !" ■ Veduta : cinq communes de la Métropole de Lyon accueillent le projet “Eau de Rose” de Thierry Boutonnier, une œuvre d’art à planter, à faire grandir, à récolter et à partager, “Histoires du soir” de Lee Mingwei et un concours de poésie. ■ Résonances : 150 lieux de la région vont accompagner la Biennale, dont l'espace Madeleine-Lambert à Vénissieux.


CULTURE

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Damir Radovic : Entrefaites

PHOTO RAPHAËL BERT

Entrefaites sera la deuxième exposition mise en focus par la Biennale lyonnaise et présentée à l’espace Madeleine-Lambert, à Vénissieux. Son auteur, Damir Radovic, est né à Sarajevo et s’est installé à Lyon. Il proposera des œuvres inédites “en rapport avec le territoire et son histoire”. Cet artiste pluridisciplinaire pratique le dessin, la sculpture, la vidéo et les installations en néon et s’inscrit, rappelle Xavier Jullien, directeur du service des arts plastiques à la mairie, “dans une démarche de recherche et d’exploration du sédiment historique”. Il met en avant les vidéos réalisées par Radovic : “Il filme ses performances, dans lesquelles il arrive vêtu d’une chemise de nuit et coiffé d’un bonnet, dans des espaces précis tels que la place de la Révolution à Cuba, les Champs-Élysées, etc. Comme s’il était chez lui, dans sa chambre. La réaction des passants est différente suivant les lieux : ils peuvent être indifférents, intrigués ou ils appellent la police qui vient aussitôt déloger Damir.”

ENTREFAITES DE DAMIR RADOVIC, DU 2 DÉCEMBRE 2017 AU 15 FÉVRIER 2018. ESPACE MADELEINE-LAMBERT, RUE EUGÈNE-PELOUX. ENTRÉE GRATUITE. VERNISSAGE VENDREDI 1ER

“Nous vivons dans la pollution de tout. On dit que même l'art est pollué par des concepts qui ne devraient pas y être”, affirme Niek van de Steeg dont l’exposition est à découvrir du 16 septembre au 18 novembre. de zones grises, de consensus, d'un

entre-deux pas forcément gris mis

LA BIENNALE À VÉNISSIEUX

Pollutions sans solutions La Biennale d'art contemporain met en résonance plusieurs lieux de l'agglomération. Le label “Focus” attire l'attention sur certaines expositions. Deux se tiendront à l'espace Madeleine-Lambert de la Maison du peuple : Pollution de Niek van de Steeg dès le 16 septembre puis Entrefaites de Damir Radovic en décembre. l'espace d'arts plastiques

À

voit Niek sur les berges du Rio Tinto,

Niek van de Steeg aime poser des

l'heure est au montage. Ici,

en cuivre. Les eaux sont rouges et

pas forcément de réponses. Tou-

silence. Au centre de la salle d'ex-

Et puisque c'est sous le titre de Pol-

Madeleine-Lambert,

on dégage une fenêtre, là on peint.

Des bâches couvrent le sol, des

bruits de perceuse écorchent le position, un grand objet est encore recouvert de sa protection plasti-

fiée — c'est un pavillon à vent qui va tourner. On retrouve les techni-

ciens du service arts plastiques, des

professeurs des ateliers HenriMatisse et leur directeur Xavier Jul-

lien. Et l'artiste, Niek van de Steeg,

dont l'installation porte le nom de Pollution.

Désignant un écran de télé encore

emballé, Xavier Jullien précise

qu'une vidéo y sera diffusée : “On

en Andalousie, naturellement riche

acides et il n'y existe pas de vie. Niek plonge et nage dans ce fleuve naturellement pollué.”

lution que Niek a rassemblé céra-

miques, vidéos, photos, sculptures, et installations. Il en parle volon-

tiers : “La question de la pollution est subjective. Le Rio Tinto est telle-

ment chargé en sel de cuivre que pas un poisson, pas une plante ne peu-

vent y vivre, à l'exception d'une bac-

térie. La Nasa est même venue l'étudier. Nous vivons dans la pollu-

tion de tout. On dit que même l'art

est pollué par des concepts qui ne devraient pas y être.”

en balance. Ce sont tous ces concepts qui alimentent mon travail, entre le collectif et le privé, le clair et l'obscur…”

Il prend dans les mains une de ses céramiques qu'il déballe : “Elle est

entre le noir et le blanc, qui sont tous deux en même quantité. Elle n'est

pas plane et pourtant fonctionne à plat. L'idée du mouvement est aussi rendue par le tourbillon, la spirale qui y est représentée. J'en ai produit

cinq identiques mais faites à la main,

qui ne sont donc pas de parfaites copies.”

L'artiste mentionne le romancier

Georges Perec et “ses histoires dans

une histoire dans une histoire”, sa façon d'“épuiser un lieu”. Marcel Duchamp aussi, avec sa Machine

célibataire et aussi La Société du

questions auxquelles il n'apporte

spectacle de Guy Debord : “Dans

jours au sujet de la pollution de

son Guggenheim et ses Jeux olym-

l'art, il remarque qu'il n'existe pas une expo sans visites organisées de

classes. “La médiation pollue-t-elle ? Ou est-elle un enrichissement ? L'art n'est-il pas aussi pollué par le mar-

ché, avec la spéculation créée autour de certains artistes ? Dans le même ordre d'idées, on peut aussi se

demander si oui ou non le football est pollué par les transferts de

joueurs et l'argent ? Il s'agit de

savoir en fait si le monde est noir ou blanc. On retrouve beaucoup de

cette dialectique dans mes œuvres, avec cette notion de “pour ou

contre”. On peut également parler

cette surenchère, chaque pays veut piques.”

Le travail de Niek van de Steeg s'inscrit ainsi de plain-pied dans le monde actuel, son économie et ses problèmes de pollution, en le ques-

tionnant. Et le tuyau sortant du mur de l'espace Madeleine-Lam-

bert d'où s'écoulera de l'eau n'en est qu'un des exemples flagrants. g

JEAN-CHARLES LEMEUNIER

POLLUTION DE NIEK VAN DE STEEG, DU 16 SEPTEMBRE AU 18 NOVEMBRE À L'ESPACE MADELEINE-LAMBERT (FOCUS DE LA BIENNALE D'ART CONTEMPORAIN). OUVERT DU MERCREDI AU SAMEDI, DE 14 H 30 À 18 HEURES ET SUR RENDEZ-VOUS. ENTRÉE GRATUITE. VERNISSAGE LE VENDREDI 15 SEPTEMBRE À 18 H 30.

DÉCEMBRE À

18 H 30.

Il s'agit de savoir si le monde est noir ou blanc. On retrouve beaucoup de cette dialectique dans mes œuvres, avec cette notion de “pour ou contre”. On peut également parler de zones grises, de consensus, d'un entredeux pas forcément gris mis en balance.

Niek van de Steeg

A la recherche d’un médiateur La Ville cherche un profil aux multiples compétences d’accueil, de médiation, de régie d’exposition, de montage et d’accrochage et de connaissance de la collection acquise au fil du temps par la mairie. Le recrutement est en cours et sera en ligne jusqu’au 22 septembre. “Nous sommes partis d’un constat, explique Xavier Jullien, directeur du service des arts plastiques. Dans la plupart des lieux d’art contemporain, l’accueil est lié à la médiation. Le métier évolue et demande une montée en qualité et en connaissances dans le monde de l’art.” Si les scolaires vont toujours être encadrés par deux enseignantes des ateliers HenriMatisse, Sylvie Dupin et Nadia Khouni, des visites commentées auront lieu tous les samedis à 15 heures.


16

CULTURE

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JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX

Histoires d’eau

Il va pleuvoir des cordes de guitare

EN SAVOIR PLUS

PHOTO DR

■ Pour toutes les

L’hydroponie n’aura plus de secrets pour les visiteurs des serres. livre aux éditions La Passe du vent, représentées à Vénissieux par l’Espace Pandora : Du passé, comment faisons-nous table mise ? de Philippe Dujardin, précédé de Sur le symptôme patrimonial de Claude Mollard et suivi par Les Journées européennes du Patrimoine et le symptôme patrimonial de Michel Kneubühler. ■

animations aux serres municipales : rendez-vous sur place (6, avenue Jean-Moulin) le samedi 16 septembre à 15 heures ou départ en car gratuit, à 14 h 45, depuis la médiathèque Lucie-Aubrac. ■ Centre social de Parilly : 27 bis, avenue JulesGuesde, le samedi 16 de 14 h 30 à 17 h 30. ■ Église de Parilly : rue Jeanne-Labourbe le samedi 16 et le dimanche 17, à 14 h 30 et 16 heures. ■ Du passé, comment faisons-nous table mise ? à La Passe du vent, 6 euros.

Pour son premier spectacle de la saison, la scène vénissiane a inscrit Emma la clown & Gérard Morel qui l’accompagne dans le Grand Rendez-Vous de la Ville. Ce sera le 29 septembre à 20 heures. Emma, alias Meriem Menant, était déjà venue au Théâtre de Vénissieux alors que son personnage clownesque s’essayait à la psychanalyse. C’était en mars 2015, pour un spectacle présenté dans le cadre du festival Essenti’Elles, et Emma sous le divan avait séduit les spectateurs à grands coups d’inconscient et de surmoi. La thérapie par le rire est toujours au programme d’Emma qui s’est trouvé un partenaire de choix en la personne de Gérard Morel. Comédien et metteur en scène, ce dernier fut un jour mis au défi de chanter sur scène les textes qu’il avait écrits et mis en musique. L’expérience lui plut au point de multiplier ses prestations en s’accompagnant de garçons, d’un duette, d’une clique, d’un

PHOTO DOMINIQUE FLAHAUT

P

uisque l’eau sera le thème local des prochaines Journées européennes du Patrimoine, les 16 et 17 septembre, la Ville a choisi de mettre en avant ses serres municipales. Le samedi dès 15 heures, on pourra visiter les lieux. Mais aussi, au cours d’ateliers, en savoir plus sur l’hydroponie (culture des plantes dans l’eau), voir l’exposition “Vénissieux au fil de l’eau” ou participer avec l’artiste Silène Audibert à des jeux mêlant eau et techniques graphiques. Dans le même temps, de 14 h 30 à 17 h 30, un atelier d’écriture sur le thème de l’eau se déroulera au centre social de Parilly. Enfin, près de là, à l’église SainteJeanne-d’Arc de Parilly, on pourra visiter le bâtiment avec l’association Viniciacum et voir les peintures réalisées par le père Mickaël Frontini ainsi que des créations collectives de personnes en précarité. À signaler également la sortie d’un

homme-orchestre ou d’une guitare. Et quand il ne signe pas le sujet de ses prestations, il s’en va le chercher du côté de chez Brassens ou de Roger Riffard, un auteur-compositeur-interprète et acteur hélas bien oublié de nos jours. Autant dire que le duo Emma/Gérard Morel risque de faire des étincelles. Et ça marche aussi dans l’autre sens puisque le duo Gérard Morel/Emma vous laissera béats. ■

EMMA LA CLOWN & GÉRARD MOREL QUI L’ACCOMPAGNE AU THÉÂTRE DE VÉNISSIEUX LE 29 SEPTEMBRE À 20 HEURES. DÈS 10 ANS. TARIFS : DE 8 À 19 EUROS. DANS LE CADRE DU GRAND RENDEZ-VOUS DE LA VILLE.


CULTURE

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QUINZAINE DE LA NON-VIOLENCE ET DE LA PAIX

À VENIR Ateliers DJ et MAO à Bizarre ! En partenariat avec l’école de musique, Bizarre! propose des ateliers de deejaying, création sonore et d’accompagnement de projets en MAO. Ils seront animés par Bonaventure, DJ et enseignant. Des temps en libre accès sont également possibles dans l’espace multimédia de Bizarre! L’inscription se fait au trimestre. Une réunion d’information se tiendra le mercredi 27 septembre à 18h30. Renseignements : 04 72 50 73 19.

découverte de l’ordinateur, de Windows, d’Internet, de la messagerie électronique, etc. Renseignements : 04 72 21 45 54.

Le Porte-Pôt Le 15 septembre à partir de 19h30, La Petite Boutique propose un concert rock-pop. Des interprétations originales de standards (Nina Simone, Alain Bashung, Amy Winehouse, Prince) par Renaud et Hervé, deux adeptes du ukulélé. 329, route de Vienne. Tél.: 0472628618.

Un Vénissian à Paris Projeté en avant-première à Gérard-Philipe, C'était maintenant, 1er film du Vénissian Jean-Christophe Sandt, est programmé du 13 au 25 septembre, au SaintAndré-des-Arts, mythique cinéma d'art & essai du Quartier latin.

Médiathèque Lucie-Aubrac À partir du 19 septembre, les mardis de 17 à 19 heures, on pourra s’initier au numérique dès 12 ans:

17

Pockemon Crew La célèbre compagnie de hiphop, dont certains danseurs sont Vénissians, sera à la Bourse du travail (205, place Guichard, Lyon 3e) les 29 et 30 septembre, à 20 h 30. Pockemon Crew & Friends est un spectacle inédit, l’occasion pour la troupe de revenir, après plusieurs tournées internationales, dans la ville où ils ont débuté. Tél.: 04 72 10 30 30.

Dialoguer au-delà des peurs et des colères

C

omme tous les ans, en colla-

la MJC des Rancy (Lyon 3e), Phi-

le 3 octobre à 20 heures, sera dif-

partenaires — dont, à Vénissieux,

sujet malheureusement d’actua-

sur le concours Eloquentia. D’au-

boration avec de nombreux

la Ville et l’Espace Pandora —, le

MAN (Mouvement pour une alternative non-violente) organise sa Quinzaine de la non-violence et

de la paix du 21 septembre au

2 octobre. Deux dates symboliques puisque la première est la

Journée internationale de la paix

et la seconde la Journée internationale de la non-violence. Autour du thème retenu cette année, “Au-

delà des peurs et des colères”, des

projections de films, des rencontres, du théâtre et des médiations

nomades vont se multiplier à Vénissieux, Lyon, Bron, SaintPriest, Villeurbanne et Saint-Fons.

Ainsi, le 21 septembre à 18 h 30 à

lippe Meirieu viendra parler d’un

lité : “Éduquer après les attentats”. À Vénissieux, citons encore, les 20 et 27 septembre à partir de 20

heures,

une

médiation

nomade, rencontre conviviale

autour d’un thé à la menthe où se

rencontrent jeunes, habitants,

élus, professionnels du travail social, policiers, etc.

Le 30 septembre, entre 11 et 15 heures, une animation autour

des contes pour enfants et adultes

sur “la rencontre et le dialogue”

prendra place au sein du Jour du

livre, organisé sur l’esplanade du

cinéma Gérard-Philipe par l’Espace Pandora.

C’est dans ce même cinéma que,

Cinéma Gérard Philipe Classé Art et Essai

Séances pour sourds et malentendants Petit paysan le 14 septembre à 18h30. Les grands esprits le 21 septembre à 18h30.

Le Lauréat Le film de Mike Nichols qui révéla Dustin Hoffman (voir ci-contre) est projeté le 4 septembre à 20h30 dans le cadre de Ciné Collection.

Le Mépris

Tarif plein : 6,70 €, tarif réduit : 5,80 €, tarif Est-Écrans : 5 € / - de 14 ans : 4 €. Carte Est-Écrans valable un an à partir de la date d’achat. Supplément : 1 € pour séances en 3D. www.ville-vénissieux.fr/cinema/grac.asso.fr/salles/64-cinema-gerard-philipe

L’interprétation de Brigitte Bardot, Michel Piccoli et Jack Palance la présence du grand cinéaste allemand Fritz Lang, le roman d'Alberto Moravia qui sert de trame, la beauté des images de Raoul Coutard, la sublime musique de Georges Delerue, la villa de Curzio Malaparte à Capri qui sert de décor... chacun des éléments de ce film mythique de Jean-Luc Godard est comme une pièce qui s'imbrique aux autres pour aboutir à un chef-d'œuvre. À l'occasion de la sortie en salles de Le Redoutable de Michel Hazanavicius, qui raconte l'histoire d'amour de Godard et d’Anne Wiazemsky pendant le tournage de La Chinoise, Gérard-Philipe propose une séance spéciale du Mépris le 19 septembre à 14h30.

fusé le documentaire À voix haute

tres films seront également projetés : De toutes mes forces de

Chad Chenouga le 26 septembre

à 20 heures au Scénario à Saint-

Priest ; I Am Not Your Negro,

extraordinaire documentaire de

Raoul Peck sur l’écrivain afroaméricain James Baldwin, le 27 septembre à 20 h 30 aux Alizés de Bron ; Le ciel t’attendra de

Marie-Castille Mention-Schaar le

28 septembre à 20 h 30 au Zola de

Villeurbanne. Toutes ces séances, qui seront au tarif habituel de la salle, seront suivies d’un échange. g

J.-C.L RENSEIGNEMENTS : 06 28 96 31 85. WWW.NON-VIOLENCE.FR/LYON

12, avenue Jean Cagne 04 78 70 40 47 cinemagerard.philipe@ville-venissieux.fr

COUP DE PROJECTEUR

L’Amérique contestataire

O

LE LAURÉAT

DE

MIKE NICHOLS

n ne peut évoquer le tout jeune Dustin Hoffman dans

The Graduate (1967, Le lauréat) sans avoir aussitôt dans les oreilles

la musique de Simon & Garfunkel.

Mrs Robinson, The Sound of Silence

et quelques autres titres mémorables du duo mythique font partie de la bande originale. Mais ce n’est

pas tout. En décrivant la liaison d’un étudiant avec une femme

mariée plus âgée, Mike Nichols signe le beau portrait en nuances

de cette épouse américaine délais-

raciale, le Flower Power et la

sensibilité par Anne Bancroft.

tal à ce que l’on appellera plus tard

sée, incarnée avec puissance et Puis, à travers les amours difficiles

de Hoffman avec Katharine Ross,

le cinéaste suit la “déchéance” du

héros. L’amour lui fait tout abandonner et ses pérégrinations deviennent tragico-burlesques.

musique pop/rock sont un piédesle Nouvel Hollywood. Le Lauréat,

inattendu succès au box-office, est un des premiers symptômes d’un

mouvement qui comptera rapidement parmi ses chefs-d’œuvre Easy Rider, Bonnie and Clyde, La

En 1967, l’Amérique est passée

Planète des singes, Woodstock,

Les marches contre la guerre du

coucous, Star Wars, Les Dents de

dans le camp de la contestation.

Vietnam et contre la ségrégation

M*A*S*H, Vol au-dessus d’un nid de la mer et quelques autres. g


SPORTS

18

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

PHOTOS RAPHAËL BERT

Trente-quatre associations ont accepté l’invitation de l’OMS, vendredi et samedi derniers, pour la 17e édition de Sport Expo. À cette occasion, les deux clubs de football, l’USV et l’ASM, ont officialisé la création d’un pôle féminin commun.

SPORT EXPO

Le mouvement sportif vénissian fait sa rentrée lusieurs dirigeants de clubs avaient

P

bilan sur le nombre de contacts qui seront

Au stand de rugby, si l’on voit l’avenir en

Accord et Corps, l’heure est à la nouveauté.

en a pris. Clients de l’hypermarché,

Le cru 2017 s’annonce toutefois prometteur.

essaie d’étoffer également le groupe senior.

tendre vers la plénitude de l’être, le jeudi à

twirling-bâton, de gym rythmique et (nou-

tembre, 15 heures, la maman du petit Acim

opté pour la démonstration, bien leur

sportifs et gens de passage ont pris le temps

d’une pause pour goûter aux démonstrations

de badminton, d’aïkido, de taekwondo, de veauté) de fléchettes.

Au terme de cette 17e édition de Sport Expo, qui s’est tenue les 8 et 9 septembre dans la galerie marchande de l’hypermarché Carrefour, il était encore prématuré de tirer un

convertis en nouvelles licences.

Rafik Chergui (Vénissieux boxe française), évoque de “bons contacts”. Il a même enre-

gistré plusieurs inscriptions. Samedi 9 sep-

signe un chèque. “Mon fils de 8 ans veut refaire une année de “savate”, ça a l’air de le

rendre moins timide. Et dès l’année prochaine, il pourra faire des compétitions.” Ce que confirme l’entraîneur.

jeunes (essais gratuits pour les 5-17 ans), on “Cette année, Franck Origine, Guillaume Mie, Anthony Perrier et moi-même, allons gérer les

deux équipes seniors, détaille Christian Chas-

tanier. Pas de coupure entre les deux équipes :

tous s’entraînent en même temps, et les plus

assidus seront convoqués en équipe première, les autres en réserve.”

Pour Aurélien Tivilier venu faire de la

démonstration avec une demi-douzaine d’escrimeurs, sa discipline reste “une aventure humaine et sportive tout public”, comme le

souligne le slogan de la fédération nationale. “Si nous avions des créneaux supplémentaires,

on ne se gênerait pas pour proposer d’autres types d’escrime tournés vers le loisir.”

Autre stand, mêmes ambitions. Celui tenu par les dirigeantes bénévoles de la gym

www.interloc.fr Location de matériel pour l’événement professionnel - Tentes et chapiteaux - Mobilier et matériel, tables et chaises - Son et lumière - Cloisons et matériels d’exposition

Contact : Allée de Tache Velin 69200 Vénissieux

Tél.: 04 78 02 92 04 Mail : contact@interloc.fr

volontaire du Moulin-à-Vent. “On tourne, bon an mal an, avec 200 adhérents, mais on est

capable d’en accueillir davantage. Avis aux amateurs.” Pour Dany Angiono, prof, et Michèle Poncet, présidente de l’association

“On crée un nouveau cours de méditation pour 18 h 30, salle Ernest-Renan.”

Nicole Cessin (Arts martiaux du Centre) est sur son petit nuage : “Sport Expo nous permet

d’inscrire pas loin d’une dizaine de nouveaux

adhérents, ça me convient.” Chiffre identique avancé par Valérie Girodon (Vénissieux Twir-

ling-bâton) : “Sept ou huit nouvelles inscrip-

tions vont être enregistrées, tant mieux. Et le

rapprochement entre la NTBA, fédération à laquelle nous sommes affiliés, et la FFTB, devrait élever le niveau technique de la discipline.”

Enfin, grande première, la “fusion” entre les

clubs vénissians de football (l’USV et l’ASM) a été officialisée, avec la création d’un pôle

féminin dès l’âge de 6 ans. Samir Daouadji

et Sif Ghediri ont même présenté les couleurs de cette union : maillot, short et chaussette virant entre le rose et le magenta.

Comme on le constate, il y en a eu pour tous les goûts lors de cette édition 2017 de Sport Expo. g


SPORTS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

GRAND PRIX CYCLISME DE PARILLY

Samedi 16 septembre Les footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes reçoivent le FCL au stade LaurentGérin, à 18 heures. ● Olympiades de fléchettes organisées par le Darts Club des Gones au gymnase Alain-Colas, de 10 heures à 19 heures. Épreuve ouverte à tous qui se poursuit le lendemain, de 10 heures à 18 heures. ●

PHOTO RAPHAËL BERT

L’essence de l’organisation

AGENDA

i le nombre de participants aux huit

S

Poulidor), la commune a continué à bichon-

17 septembre, sur le petit tour du

pourrait pas organiser le Grand Prix

nombre de bénévoles chargés du bon

podium et les petits chapiteaux dont l’un ser-

Les rugbymen de l’US Vénissieux accueillent Pontde-Cheruy au stade LaurentGérin, à 15 heures. ● L’équipe féminine de l’AL Vénissieux Parilly reçoit l’AS Tullins Fures au gymnase Jacques-Anquetil, à 15 h 30.

fleurs, ainsi que les barrières pour baliser le

Samedi 23 septembre

courses programmées dimanche

parc de Parilly (2 km), sera une fois de plus dépendant de la météo, il est un chiffre

constant, et ce quel que soit le temps : le déroulement de la manifestation.

“Il faut compter une vingtaine de personnes

placées le long du parcours, les signaleurs,

rappelle Henri Rabilloud, secrétaire de l’Entente cycliste Moulin-à-Vent. C’est le minimum. Il faut ajouter les personnes chargées

du stand des engagements et inscriptions (dossards), et de la saisie informatique. Sans

oublier les préposés à la buvette, souvent des mamans. Globalement, on a bien besoin d’une trentaine de personnes qui se dévouent

pour une journée complète. Et même davantage. La veille, l’installation de 700 barrières nécessite trois heures de travail.”

Il y a cette sacrée équipe de bénévoles —

globalement les mêmes depuis des années — mais on ne saurait occulter le concours

indispensable de la Ville de Vénissieux. Après la disparition à la fin des années 90 des “Anciennes Gloires cyclistes” (qui nous

avaient donné le privilège de voir rouler

les Anglade, Thévenet, Gimondi, Moser et

RÉTRO 1991 : l’USV frôle l’exploit en coupe de France Une photo de sport rangée dans votre armoire à souvenirs ? L’envie de la commenter ? La rubrique “Rétro sportive” d’Expressions est la vôtre.

Aujourd’hui, football avec Jacques Lajara, ancien

milieu de terrain de l’US Vénissieux qui rappelle un ner cette journée dédiée au vélo. “On ne aujourd’hui sans le concours de la munici-

palité, souligne Michel Bourrat, président du Vélo club Max-Barel. Elle installe le vira au repas, elle apporte les coupes et les parcours.”

ACMV, ECMV, VCMB et Ville… C’est bien la

bande des quatre qui se met en quatre pour l’événement cycliste de l’automne vénissian. g

Dimanche 17 septembre Grand Prix Cycliste de Vénissieux à Parilly Ouvert aux licenciés FSGT et UFOLEP 10 heures : départ des 3e et 5e catégories FSGT, 2e et 4e catégories UFOLEP, ainsi que les féminines et les minimes. 14 h 30 : départ des 1re, 2e et 4e catégories FSGT, 1re et 3e catégories UFOLEP, ainsi que les cadets. Parking : avenue Charles-de-Gaulle, face à Renault Trucks. Renseignements : 06 88 97 33 16 et sur www.vcmb-venissieux.com

Dimanche 17 septembre ●

Les handballeurs du VHB accueillent l’ALC Longvic au gymnase Tola-Vologe, à 20 h 45. ● Les basketteurs de l’équipe fanion de l’AL Vénissieux Parilly, évoluant en R2, accueillent le Cercle laïque Antoine-Remond (CLAR Basket, Lyon 6e) au gymnase Jacques-Anquetil, à 20h30. ●

Mercredi 27 septembre ● Cross du collège ElsaTriolet autour du stade Auguste-Delaune, de 8 heures à 11 heures.

2-0 après prolongations), le 10 mars 1991…

“Pendant un instant, j’ai cru qu’il s’agissait de la photo

du but de David Ginola. Mais non. En tout cas, cette défaite est le grand moment de mon parcours de foot-

balleur, comme bon nombre de mes coéquipiers, notamment Vincent Tolisso (papa de Corentin, NDLR). Mais on a payé cher ce moment historique : on a ensuite

perdu tous nos matches en retard, on a dû végéter un an de plus en Honneur régional. En fin de saison,

quelques mois après notre 32e, l’entraîneur Narbonnet

et pas mal de joueurs partaient sous d’autres cieux. Avec Maurice Persch et Farid Benamar, on a repris l’équipe… et deux ans après, on accédait en CFA 2.”

Désormais avec son fils Sebastian, Jacques est gérant du tabac presse du Parc à Vénissieux, 32, avenue Anatole-France. g

TOURNOI DES GONES

L’USV et les Buers au top

Jeudi 28 septembre Grand prix hippique de la Ville de Vénissieux à l’hippodrome de Parilly, organisé par la société lyonnaise des courses, à 14 heures.

Stade Laurent-Gérin : les buvettes abritées Les deux buvettes football du stade Laurent-Gérin sont désormais abritées. Cet été, l’intervention des services techniques de la Ville a permis la construction d’un auvent métallique couvrant 80 m2 supplémentaires. Cet abri

32e de finale de coupe de France contre Brest (défaite

TRAVAUX

PHOTO RAPHAËL BERT

19

est fermé sur toute sa longueur par des panneaux et des rideaux métalliques. À cela s’ajoute l’installation d’un éclairage sous auvent. Les travaux se sont élevés à 65 000 euros.

Victorieux en U 11 et en U 13, Vénissians et Villeurbannais ont dominé, à l’usure, des formations de Lyon 8e, Meyzieu, Ain Sud, Villefranche ou Mâcon. À souligner le passage de témoin entre Maurice Persch, créateur et “papa” du tournoi, et Kevin Spennato, nouvel organisateur. L’emblématique dirigeant vénissian, décidé à prendre du recul, était venu participer à la fête des Gones, recevant un hommage mérité de la part du président, Jean-Pierre Chaix. “Bravo à vous tous, vous vous êtes donnés à fond”, savourait Andrée Loscos, adjointe au sport, lors de la remise des coupes, dernier temps fort de ce week-end dédié à quelque 200 fanas de foot de moins de 13 ans.


20

SPORTS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

HANDBALL

Président du club vénissian, Gilles Clauss envisage un projet de mutualisation avec Bron, Villeurbanne, voire la Métropole de Lyon, afin de créer une structure dotée d’un statut pro. Interview.

PHOTO SPORTS VÉNISSIANS

Le VHB rêve d'une dimension d'agglomération

À l’heure où l’on parle d’écono-

mais s’y maintenir en est une autre.

pas déraisonnable, voire uto-

quantitativement et qualitative-

mies à tous les niveaux, n’est-il

pique, de vouloir créer un nou-

On n’avait pas un effectif suffisant

mations de jeunes et de féminines, Vénissieux est une terre de hand.

ment pour tenir une saison.

Vous insistez sur une mutualisa-

Si on le fait en mutualisant les

Avec Villeurbanne et Bron, il

Ces deux clubs sont partants ?

atteint nos limites. On évolue en

entente… ?

veau club ?

moyens, non. À Vénissieux, on a

Nationale 2, avec un budget aux alentours des 200 000 euros. Accé-

der en Nationale 1, on peut le faire sur le plan sportif. Mais il nous fau-

drait ensuite un budget de l’ordre de 800 000 euros. Impensable et irréalisable.

Pourtant vous avez déjà évolué

en N1 avec un budget moindre ? Oui, mais l’expérience a tourné

court. La première fois, en 2006, on

n’a pu se maintenir, il y avait trop de belles équipes. Et lors de notre

seconde accession, en 2009, on

s’agirait d’une fusion, d’une

Ni l’un ni l’autre. Une entente est à

bannir, elle est cohérente quand elle s’effectue à un niveau très

modeste, à la limite du loisir. Et une fusion serait compliquée, notam-

ment avec les catégories jeunes. Il

Mais au moins une fois par semaine, je suis en relation avec le

président et la présidente de Bron

et Villeurbanne. J’espère même que Lyon, donc la Métropole, entre dans ce projet. C’est essentiel.

Même si vous parvenez à un

pour se doter d’un budget suffisant.

que le projet a plus de chances

avec trois, voire quatre communes,

On appelle cela une VAP, comme voie d’accession au professionna-

lisme, avec l’intégration d’au moins cinq joueurs et un entraîneur pro-

fessionnels, une équipe médicale… Exit le hand de niveau modeste ?

tien n’était plus d’actualité. C’est

équipe senior qui continuera à évo-

une chose d’évoluer à un tel niveau,

Il n’y a rien de fait, rien d’écrit.

s’agit bien d’un projet en commun

avait perdu nos dix premiers matches, autant dire que le main-

tion avec Bron et Villeurbanne.

Bien au contraire, on aura une luer à un niveau national, des for-

accord entre clubs, on imagine d’aboutir avec le soutien des décideurs politiques. Est-ce le cas ?

Avec les dirigeants sportifs bron-

dillants et villeurbannnais et des membres du bureau, on a travaillé

sur le sujet depuis des mois. Je vais

solliciter de mon côté une entrevue

avec le maire de Vénissieux, Michèle Picard, pour lui exposer cet avant-projet. Si l’on espère met-

tre en place un tel projet, il faut

les clubs d’escrime ou de basket par

second temps, il faudra nécessaire-

gros événements.

avancer rapidement. Dans un ment obtenir l’appui d’un finan-

exemple pourraient y organiser de

ceur, d’un mécène ou autre. Mais

Reste que pour l’heure on ne sait

un club élite faciliterait la donne.

ration sortira vraiment de terre

je ne suis pas inquiet. Pouvoir créer Est-ce normal qu’une Métropole

comme Lyon n’ait pas un club d’élite dans le hand français ?

Si ce projet prend forme et que tout s’imbrique, où jouerez-vous ?

Tout ce qui passe autour du Puisoz a étoffé notre projet, puisque le pro-

gramme d’aménagement intègre la possibilité de voir bâtir un équipe-

ment d’agglomération. L’Office

pas si un équipement d’aggloméau Puisoz…

En effet. Tout est envisageable, même l’absence d’un tel équipement. Ce qui est sûr, c’est que le rôle des collectivités sera essentiel

dans ce projet, à commencer par

la Métropole de Lyon. L’absence

d’un tel équipement au Puisoz nous obligerait à trouver d’autres sites de replis.

municipal du sport a d’ailleurs tra-

Votre projet peut paraître sédui-

vénissians susceptibles d’y évoluer

La route sera longue, c’est évident.

vaillé dessus, en invitant les clubs

à se mettre autour de la table. L’OMS devrait soumettre ce dossier à la mairie courant octobre, je crois. Cela pourrait aboutir à une struc-

ture modulaire de 4 000 places

avec des tribunes. Outre le hand,

sant, mais il y a beaucoup de “si”… En tout cas, nous avons la volonté

d’y parvenir. On y a déjà beaucoup travaillé. Le simple fait d’en parler

publiquement est une nouvelle étape.

PROPOS RECUEILLIS PAR DJAMEL YOUNSI

LES RÉSULTATS DE LA QUINZAINE Handball

mière journée de championnat élite, ont

va démarrer ses championnats régionaux.

Essai gratuit les mercredis de 17 h 30

Après avoir logiquement trébuché

partagé les points avec l’OL. Et les Lyonnais

Les deux équipes seniors, qui vont évoluer

à 19 heures, et ce, jusqu’à la fin du mois.

à Valence, équipe de Nationale 1 (35-17),

s’en tirent bien.

en Régionale 3, se déplacent le 30 septem-

Renseignements au 07 50 53 15 89

puis partagé les points contre Saint-Genis-

En ouverture de championnat, l’équipe se-

bre à Charly-Millery et à Sassenage.

ou sur ahmedr.usv@gmail.com

Laval (N3), en match amical, le VHB s’est

nior évoluant en R2 (ex-Honneur Régional)

imposé face à Guilherand-Grange (N3)

est allée décrocher le nul à Saint-Jean-

pour le compte du 1 tour de coupe de

d’Ardières (0-0).

En attendant les trois coups du champion-

Le club de “Stratégie échiquéenne” de Vé-

France (27-21). Avec huit buts de Morateur.

Les voisins de l’USV n’ont pas encore lancé

nat de Promotion d’Honneur qui seront

nissieux s’est vu octroyer un créneau pour

leur saison. Ils ont cédé à Neuville face à

donnés ce week-end, avec la réception de

toute l’année, à la salle Jeanne-Labourbe,

l’équipe réserve du CSN (2-1).

Pont-de-Chéruy au stade Laurent-Gérin, les

les mercredis dès 18 h 30, avec une

dirigeants du XV de l’USV poursuivent leur

première séance mercredi prochain.

opération portes ouvertes à destination

Renseignements sur :

des jeunes de 5 à 17 ans (filles et garçons).

strategie.evl@gmail.com

er

Football La palme aux jeunes footballeurs de l’AS Vénissieux Minguettes managés par Samir Mertani et Mehdi Gana, qui lors de la pre-

Tennis de table L’Amicale laïque du Charréard Vénissieux

Rugby

Échecs


SPORTS

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

21

3 QUESTIONS À Kévin Clivet entraîneur principal Après avoir dirigé des équipes

ans, on travaille ensemble. On

masculine, vous êtes désor-

totale confiance, des habitudes

jeunes, puis l’équipe senior mais responsable du groupe

senior féminin. On peut parler de changement dans la continuité ?

Il y a une logique à cela. L’an der-

nier, j’étais l’adjoint de Sylvain Laupie qui prend du recul en

PHOTOS RAPHAËL BERT

Franck Ramirez va vous assis-

ter. On retrouve encore un

technicien sportif habitué des til !

Et avec Franck, c’est la suite de

nos aventures. Depuis sept-huit

O

politique sportive. “On fait avec les

Bart, Natacha Koenig et Pauline

avaient terminé avec leur

on dispose, répète Christine Thié-

Bretagne, n’a guère joué l’an der-

Au classement final, l’ALVP, entraî-

tème D : réseaux personnels, con-

saison en concédant un revers à domicile face à La Tronche/Meylan (69-61). Petite défaite, gros effets. née par Sylvain Laupie et Kévin Cli-

vet, rétrogradait à la troisième

place, ce qui la privait des play-offs (barrage d’accession en Nationale

moyens financiers et humains dont

bault, la présidente. Pas question d’aller recruter des joueuses qui monnaient leur talent, place au sys-

naissances, bouche-à-oreille, carnet d’adresses. On a déjà modifié la com-

position du staff technique. Trop pris par ses obligations professionnelles,

2). Sans les sérieuses blessures de

Sylvain laisse son poste à son adjoint

probablement joué les matches

par Franck Ramirez. Un duo qui a

trois de ses leaders, l’ALVP aurait d’accession.

En attendant les trois coups d’une

nouvelle saison qui doit se termi-

ner le 15 avril prochain — décidé-

ment, le championnat se termine de plus en plus tôt —, les dirigeants

n’ont pas changé d’un iota leur

habituel, Kévin, qui, lui, sera épaulé

œuvré de façon complémentaire

depuis quelques années, chez les jeunes et chez les seniors masculins.”

Pour renforcer l’équipe, le staff technique a recruté “malin”. Trois

joueuses vont étoffer une formation vénissiane ambitieuse : Lola

Couvé. Si la dernière, originaire de nier, les deux autres ne sont pas

renforts bienvenus, car deux à trois Vénissianes de la saison der-

nière, et non des moindres, ne sont

pas encore opérationnelles, notam-

ment Sabine Mugeni et Raïcha

Bourhani, qui seront sur pied d’ici un à trois mois.

Trois joueuses d’expérience ont également accepté de donner un

coup de main à l’équipe en fonction de leurs disponibilités : Lau-

dehors du terrain.

son et de votre groupe senior L’an dernier, on a raté les bar-

rages d’accession uniquement en raison des blessures de trois

joueuses majeures dans notre effectif. Cette année, on part

avec un groupe à peine chamboulé, mais on ignore le poten-

tiel et les ambitions de la plupart des équipes de notre poule. On est dans l’attente donc on sera

ambitieux mais toujours pour le

plaisir à travailler ensemble, même en période de préparation physique. Les filles sont très

motivées et répondent présentes

à tous les défis proposés, c’est

un véritable bonheur de pouvoir travailler avec elles.

rie Gobert, Audrey Pupier et Caroline Chabert.

PRUDENCE ET AMBITIONS

prôner prudence et… ambitions

isérois des Vallons de la Tour. Des

content de se retrouver sur et en

vrai régal, tout le monde prend

Saint-Priest, alors que Lola a pris nale 1 à Nationale 3 dans le club

toujours

Le groupe est humainement un

Des réajustements dans un effec-

de l’envergure en passant de Régio-

est

son entière.

des inconnues dans la région. Nata-

cha évoluait en Régionale 2, à

on

match d’après et non sur la sai-

Après quatre mois et demi d’abstinence, l’équipe féminine de l’ALVP va retrouver le championnat de Nationale 3 féminin. Dimanche, les Vénissianes recevront les Iséroises de Tullins-Fures pour le compte de la 1re journée. Il était temps. dernier, les Vénissianes

ensemble,

féminin ?

parquets du gymnase Anque-

n s’en souvient, le 28 avril

bien. Après autant de temps

ma touche personnelle sans accompli par Sylvain.

Des envies d’accession

doublette qui fonctionne très

Que faut-il attendre de la sai-

faire abstraction du travail

BASKET-BALL

de travail et c’est au final une

raison de ses obligations profes-

sionnelles. Le but est d’apporter

Après avoir raté la Nationale 2 d’un souffle, les Vénissianes font partie des équipes qui devraient jouer le haut de tableau.

se connaît par cœur, on a une

tif qui conduisent Kévin Clivet à

pour l’année en cours. “Nous

n’avons guère d’infos sur les formations que nous allons rencontrer, si ce n’est Tulins. Une

certitude, l’Élan Muzolais et l’AL

Caluire qui viennent d’être relégués de Nationale 2, font partie des équipes à craindre. La saison s’annonce plutôt longue en raison

des déplacements programmés dans le sud de la France, surtout

celui qui nous conduira à Furiani, en Haute-Corse, début novembre.”

Après les quelques matches ami-

caux disputés notamment face au CS Ozon, une équipe de même

niveau N3 (succès) et Saint-Chamond, une division supérieure (défaite), le coach vénissian a été conforté dans ses analyses. “J’ai

un groupe qui commence à prendre ses marques, avec des filles

qui me semblent complémentaires. Face à Saint-Chamond qui

joue en N2, on a vu la différence

entre un groupe déjà prêt, jeune,

et un autre encore en préparation, composé de mères de famille et

privé de deux joueuses de poids.

On ne fera donc aucun pronostic quant à nos chances de jouer ou

non le haut de tableau. On va se montrer patient.”

g

DJAMEL YOUNSI


22

AU QUOTIDIEN

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

EXPRESS

C’EST MON DROIT

Garde des enfants : avez-vous droit à une aide ? Les aides finan-

dépenses effectuées après déduction des allo-

du mode de garde

de 6 ans au 1er janvier de l’année d’imposi-

cières dépendent choisi.

- Complément de libre

choix

du

mode de garde (CMG). Versé par la

CAF, il est destiné aux parents qui font garder

leur enfant de moins de 6 ans. Il prend en charge partiellement les frais de garde

lorsque vous embauchez une assistante

maternelle agréée ou une garde à domicile, directement ou en passant par une micro-

crèche ou par un organisme habilité qui emploie pour vous. Le montant dépend des

ressources du foyer, du nombre d’enfants et de leur âge. Si vous recourez à une crèche familiale, collective ou parentale, vous béné-

ficiez d’un tarif préférentiel. Informations à la CAF.

- Crédit d’impôt. Il porte sur l’ensemble des

cations pour la garde d’enfants âgés de moins tion. L’aide fiscale est égale à 50 % des

dépenses prises en compte dans la limite de

2 300 € par enfant, soit un crédit d’impôt maximum de 1150 €. Tous les parents, actifs ou non, peuvent bénéficier de cette aide.

- Aides de l’employeur. Les entreprises peu-

vent attribuer à leurs salariés des aides pour

la garde d’enfant à domicile, d’un montant maximum de 1830 € par an et dans la limite

des frais réellement supportés. Renseignezvous auprès de votre employeur.

- Chèque emploi service universel (Cesu). Financé en partie (voire totalement) par votre

employeur, votre comité d’entreprise, votre mutuelle ou votre caisse de retraite, il est attri-

bué quel que soit le mode de garde choisi. Renseignez-vous auprès de ces instances.

BESOIN D’EN SAVOIR PLUS ? PRENEZ RDV À LA MAISON 18, RUE JULES-FERRY TEL : 0472901820.

DE JUSTICE ET DU DROIT,

BON À SAVOIR Périscolaire : inscriptions

Les modes d’accueil pour les 0-2 ans

Les Maisons de l’enfance et CLAE proposent aux petits Vénissians de 3 à 12 ans des activités périscolaires les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 16 à 18 heures, le mercredi de 13 h 30 à 17 h 30 et pendant les vacances (sauf Noël). Les activités du soir sont proposées dans tous les groupes scolaires publics (écoles maternelles et élémentaires). Pré-inscriptions : en ligne, sur le portail famille du site internet de la Ville (www.venissieux.fr) jusqu’au 26 septembre, ou à l’hôtel de ville et dans les mairies de quartier jusqu’au 29.

Vous cherchez un mode de garde collectif (crèches) ou individuel (assistantes maternelles), l’Accueil relais petite enfance accompagne individuellement les familles. Conditions d’admission : habiter Vénissieux, avoir les deux parents en activité (travail, stage, formation, étudiant), fournir la date d’enregistrement de la demande et la confirmation de la naissance de l’enfant. Uniquement sur rendez-vous au 04 72 51 17 82. Par la suite, une commission d’admission statuera sur les dossiers retenus.

Rédaction : 1, rue Gambetta 69200 Vénissieux. Téléphone : 04 72 51 18 12. Mail : redaction@expressions-venissieux.fr Site du journal : www.expressions-venissieux.fr Paraît un mercredi sur deux sur papier recyclé.

Directrice de publication : Christiane Brundu. Rédacteur en chef : Gilles Lulla ✆ 04 72 51 18 12. Rédacteur en chef adjoint : François Toulat-Brisson ✆ 04 72 51 76 65. Secrétaire de rédaction : Perrine Plateau. Journalistes : Michèle Feuillet ✆ 04 72 51 76 63. Jean-Charles Lemeunier ✆ 04 72 51 18 12. Alain Seveyrat ✆ 04 72 51 76 84. Djamel Younsi ✆ 04 72 51 76 62. Photographe : Raphaël Bert. Assistante de direction : Ghislaine Déléaz. Chargée de publicité : Caroline Goursolle ✆ 04 72 90 95 98 Éditeur : Régie autonome personnalisée du journal Expressions. Fabrication : IPS - 01 600 Reyrieux ✆ 04 74 08 96 96. Distribution : Codice - 69 200 Vénissieux ✆ 04 72 33 04 30. Abonnement : 42 euros par an. Prix au numéro : 1 euro. Tirage 32 500 exemplaires. issn : 1151-0935

24h. /24 Chambre funéraire

Organisation complète d’obsèques toutes communes 49 chemin de Feyzin 69200 Vénissieux tél. 04 72 50 15 55 www.durin-pruvost.fr contact@durin-pruvost.fr Indépendant depuis 1978

Appel à bénévoles pour le centre social de Parilly... Vous souhaitez vous engager dans votre quartier et agir à Vénissieux ? Venez rejoindre l’équipe bénévole du centre social de Parilly en vous investissant au sein des activités suivantes : ateliers sociolinguistiques accompagnement scolaire, ateliers de loisirs pour enfants et adultes, animations diverses, projets festifs, etc. Renseignements et contact au centre social de Parilly, 27 bis, avenue Jules-Guesde. Tél. : 04 78 76 41 48.

... Et pour les centres sociaux des Minguettes Les centres sociaux des Minguettes recherchent des bénévoles pour les ateliers d’apprentissage du français à destination des adultes (plusieurs horaires en journée) et des bénévoles pour proposer des temps de lecture aux enfants en bas âge le vendredi de 16 h 30 à 18 heures (dans le cadre de l’action “parents aux devoirs”). Renseignements et contact : Coraline Depys au centre social Roger-Vailland, 5, rue AristideBruant. Tél. : 04 72 21 50 80 / accueil.vailland@ csxminguettes.com

Café du vivre ensemble L’association Oyenga Simy-Flo vous invite à un café du vivre ensemble pour une information sur la journée internationale de la paix. Rendez-vous jeudi 14 septembre de 13 h 30 à 15 h 30 au centre social Eugénie-Cotton (23, rue Georges-Lyvet).

Apprendre le français avec le Secours catholique L’équipe locale du Secours Catholique reprend ses réunions d’apprentissage du français pour les personnes d’origine étrangère le mardi matin et le jeudi matin de 9 à 11 heures. Les séances se tiendront désormais au 2, rue du Président-Édouard-Herriot. Les personnes intéressées peuvent prendre contact avec les animateurs au début de chaque séance.

MENUS DES RESTAURANTS SCOLAIRES MENUS DU 14 AU 26 SEPTEMBRE Jeudi 14 : concombre sauce curry, gigot d’agneau froid et cornichons, lentilles à la tomate, fromage (Croc’lait), pêche ou nectarine, pain. Vendredi 15 : salade de perles au pesto, filet de poisson meunière, brocolis sauce mornay, fromage (comté), prune, pain. Lundi 18 : salade verte et croûtons, sauté de veau Marengo, semoule, fromage (camembert), compote pomme vanille, pain. Mardi 19 : Mini roulé ail et fines herbes, omelette au fromage, épinards hachés béchamel et croûtons, flan nappé caramel, pain. Jeudi 21 : salade de tomate et maïs, sauté de boeuf Stroganoff (champignons, paprika), chou-fleur persillé, yaourt nature, brownies, pain. Vendredi 22 : betteraves et dés de mimolette, filet de Colin lieu sauce ciboulette, riz safrané, raisin, pain. Lundi 25 : crêpe au fromage, poulet fermier rôti à la coriandre, ratatouille, fromage (Saint Moret), prune, pain. Mardi 26 : salade verte, dés de gouda et cheddar, filet de poisson sauce provençale, coquillettes fromage râpé, compote de pomme, pain.

POUR

PLUS D’INFORMATIONS SUR LA COMPOSITION DES PLATS, L’ORIGINE DES PRODUITS ET LA LISTE DES ALLERGÈNES, CONSULTEZ LE SITE WWW.VENISSIEUX.FR (ONGLETS VIVRE À VÉNISSIEUX, VIE SCOLAIRE, MENUS DES CANTINES).

PRATIQUE Numéros rapides d’urgence Samu : 15 Police secours : 17 Pompiers : 18 Violences conjugales, victime ou témoin : 39 19

Urgences médicales MAISON MÉDICALE DE GARDE 17, place de la Paix 04 72 50 04 05 - appel préalable au 04 72 33 00 33. Ouverte tous les soirs de 20 heures à minuit ; les samedis de midi à minuit ; les dimanches et jours fériés de 10 heures à minuit. CENTRE HOSPITALIER MUTUALISTE LES PORTES DU SUD 2, av. du 11-novembre-1918 04 72 89 80 00 SOS MÉDECINS 04 78 83 51 51 CENTRE ANTIPOISON 04 72 11 69 11 PHARMACIES DE GARDE 3237 Résogardes (0,34 €/minute) PHARMACIE OUVERTE LA NUIT Pharmacie des Portes du Sud : 49, boulevard Lénine 04 72 89 40 62

Sécurité Vide-greniers L’association Evironnement Bonnevay Parilly vous donne rendezvous le dimanche 1er octobre de 9 à 17 heures, avenue MariusBerliet. Inscriptions au centre social de Parilly les lundi, mercredi et jeudi de 16 h 30 à 18 heures. Renseignements (entre 9 heures et 11 heures) : 04 78 75 11 38 ou 06 68 91 56 87.

COMMISSARIAT DE POLICE 9, avenue Marcel-Houël. 04 72 50 04 76 POLICE MUNICIPALE 1, rue Jean-Macé 04 72 50 02 72 TOP MUNICIPAL Médiation - prévention. standard ouvert 24 h./24 - 365 j./an 04 72 51 52 53


HISTOIRE

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

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L’école de la République s’installe au Moulin-à-Vent Au cours des années 1880 et 1890, Vénissieux se débat sans relâche et se saigne aux quatre veines pour doter le nord de la commune de ses premières écoles publiques.

L

PAR : ALAIN BELMONT undi 13 février 1882. À

année, s’approchant des 1 000 puis

midi, Monsieur Brussaud

élèves s’entassent de plus en plus

deux heures de l’après-

monte dans l’omnibus à chevaux place de la Charité, à Lyon, et se rend à Vénissieux. Son costume distingué tranche avec les blouses

des autres passagers, pour la plu-

part paysans ou ouvriers. Il faut

dire que Monsieur Brussaud est un

homme important, un inspecteur de l’Académie. Il a rendez-vous au

Moulin-à-Vent avec le maire de

Vénissieux, Napoléon Sublet, et plusieurs de ses adjoints. Après

une demi-heure de trajet sur des chemins poussiéreux, l’inspecteur

descend de l’omnibus et salue

l’équipe municipale, endimanchée pour l’occasion. Puis la petite troupe se rend sur un terrain communal,

l’on

projette

de

construire une toute nouvelle école publique de garçons.

Le quartier du Moulin-à-Vent a déjà des classes à lui depuis quelque temps : les religieux des Écoles chrétiennes se sont chargés

d’en ouvrir dès 1851, puis la com-

mune a pris le relais en 1878

et 1880, en louant une “maison

d’école” sur la route de Vienne. Mais cette solution s’avère mainte-

nant insuffisante. Le quartier a vu sa population augmenter chaque

Républicain convaincu, le maire Napoléon Sublet entend bien prendre le train des réformes, en dotant chaque quartier de Vénissieux d’un temple à la gloire de l’éducation publique.

des 1 500 habitants ; du coup, les dans des locaux devenus trop petits. Surtout, allons-nous payer

indéfiniment un loyer exorbitant ? Ne vaut-il pas mieux avoir une

école bien à soi ? Enfin, même si les délibérations municipales du temps restent pratiquement silen-

cieuses sur la question, l’enjeu sco-

laire dépasse le cadre purement local et prend à cette époque une

importance nationale. Ayant succédé en 1870 au Second Empire, la

Les plans de la future école montrent un bâtiment doté de neuf fenêtres sur chacune de ses façades, avec deux grandes classes en rez-de-chaussée, les logements des instituteurs à l’étage, un préau, une cour et même un jardin.

IIIe République encore toute jeune

tement, il construit un bâtiment en

construire une école de filles ou de

un député de Saône-et-Loire,

Français, en commençant par ceux

de Bourgoin, accueillant une classe

pite sur l’occasion. À peine un mois

cause pour Vénissieux. Un rendez-

entend emporter l’adhésion des

qui incarnent un futur promet-

teur : les enfants. C’est dans ce cadre-là que sont votées les fameuses lois de Jules Ferry, celle

du 16 janvier 1881 instaurant la gratuité de l’enseignement, et celle du 28  mars 1882 rendant l’école laïque et obligatoire.

Républicain convaincu, le maire Napoléon Sublet entend bien pren-

dre le train des réformes, en dotant

chaque quartier de Vénissieux

d’un temple à la gloire de l’éducation publique. Le bourg est ainsi

pourvu d’une mairie-école monu-

mentale dès 1881 : celle qui se

dresse toujours sur la place Sublet.

Puis l’on passe au quartier du Moulin-à-Vent dans la foulée. Sitôt l’ac-

cord de l’inspecteur obtenu, la réalisation des plans de la future école de garçons est confiée à l’ar-

chitecte lyonnais Barthélémy Bernard, auteur des groupes scolaires

qui viennent à peine de sortir de terre à Villeurbanne. Moyennant

pierres blondes de La Grive, près en rez-de-chaussée et le logement

de l’instituteur à l’étage. Les travaux sont menés tambour battant

en 1883, et s’achèvent en moins

d’un an, le 15 septembre, juste avant la rentrée scolaire.

La municipalité exulte. Hélas pour peu de temps. Dès 1891, soit seule-

ment huit ans après l’inauguration de la nouvelle école, sa classe

déborde déjà. En 1893, se plaint encore le maire, “cette école a aujourd’hui près de 60 élèves, il n’est

plus possible à son directeur de don-

ner à tous ses élèves les leçons nécessaires pour former leur ins-

plus tard, il met sous les yeux de son conseil municipal les plans de

la future école. Ces plans nous sont

parvenus. Magnifiques, en cou-

leurs, ils montrent un bâtiment doté de neuf fenêtres sur chacune de ses façades, avec deux grandes

classes en rez-de-chaussée, les loge-

ments des instituteurs à l’étage, un préau, une cour et même un jardin. Sur la façade côté rue apparaît une

inscription en lettres capitales : “ÉCOLE DE GARÇONS”.

UN BÂTIMENT INAUGURÉ LE 15 OCTOBRE 1898

rant la classe du couloir, en divi-

à-Vent tarde à se réaliser. La faute

pressé, en abattant la cloison sépasant l’espace gagné en deux

parties, et en embauchant un deuxième

instituteur.

Quand

arrive un miracle — républicain bien sûr. En octobre 1894, la veuve

Marie Bouché, propriétaire d’une parcelle située “au chemin du

Milieu” (rue du professeur-Roux),

subventions de l’État et du Dépar-

la condition expresse d’y faire

en fait donation à la commune, à

vous avec le ministre de l’Instruc-

tion Publique débloque tout. Le 15 octobre 1898, les garçons entrent en riant dans leur nouvel établissement.

Et les filles dans tout cela ? Pour

elles, la municipalité se montre nettement moins empressée. Elles

s’entassent dans une classe minus-

cule, à 53 élèves pour seulement 35 m2, louée à un habitant et de

surcroît dangereuse, “attendu que les murs en sont d’une solidité dou-

presque entièrement pourris et

Malheureusement

pour

Eugène Genet, qui prend fait et

teuse, que les planchers sont

truction”. L’on pare alors au plus

14 600 francs, dont la moitié payée par la commune et le reste par des

garçons. Napoléon Sublet se préci-

les

enfants, ce beau projet du Moulin-

en incombe à l’État, qui ne veut pas allouer les 7 840 francs de subven-

tion, alors que la commune est

prête à en investir 12 500 de son côté. L’architecte retenu, M. Lau-

rençon, ronge son frein. Le nou-

veau maire, Claude Chagnieux,

perd patience, tempête, écrit au préfet pour se plaindre du retard,

démarche des notabilités, jusqu’à

qu’on ne peut trouver dans le quar-

tier un local convenable” ! L’inauguration en 1898 de la nouvelle

école leur offre un ballon d’oxygène, en leur permettant de s’ins-

taller dans l’ancienne classe des

garçons. Il restait encore à la

IIIe République à appliquer les

idéaux d’égalité entre les hommes et les femmes. g

SOURCES : ARCHIVES

DE VÉNISSIEUX, REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS MUNICIPALES (1878-1901), ET DOSSIER NON COTÉ "MOULIN À VENT, 1881-1899 + PLANS". ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DU RHÔNE, O 1861.


PORTRAIT

24

Mercredi 13 septembre 2017 - n° 630

La première scène, c’est l’une de celles que nous avons le plus travaillées avec Lætitia. Globalement, elle n’est pas improvisée. Dans l’écriture, il fallait trouver son verbe, son souffle, ses associations d’images qui ont quelque chose d’enfantin.

Rousse et fait hypokhâgne au lycée

scène, qui faisait quatre pages, qui

Elle s’inscrit ensuite en lettres

C’est l’une des scènes que nous

du Parc.”

modernes à Paris, passe un an à Barcelone pour son Master 2 de lettres — “que je n’ai pas validé”, pré-

cise-t-elle — et retourne à Paris pour entrer à la Femis, la célèbre école de cinéma, étudier le scéna-

rio. “Je me suis vite rendu compte que les lettres me plaisaient beau-

coup, lire et aussi écrire. J’écrivais de petits textes, des nouvelles mais

pas de scénarios. À Barcelone, j’ai

aussi découvert la photo, les balades et, comme j’aimais bien le cinéma où j’allais souvent, j’ai fait

PHOTO PATRICK GAILLARDIN

le lien avec l’écriture d’un film. Cela

m’excitait de découvrir cela dans une école. J’étais sensible aux dia-

logues chez Cassavetes, Pialat et Sautet.”

Léonor est la fille d’une comé-

Une Caméra d’or pour Léonor Léonor Serraille. Née à Vénissieux, la jeune réalisatrice vient de transformer un coup d’essai en coup de maître. Sa Jeune femme a obtenu la Caméra d’or à Cannes et sera présentée en avant-première au cinéma Gérard-Philipe le 19 septembre.

E

lle vous explose à la gueule,

main et de ne plus vous lâcher tant

penche sur le parcours de son

Jeune femme qui donne son

temps fragile, tant elle sort des sen-

plus que celui-ci, de parcours, com-

le personnage est fort et en même

titre au premier film de Léonor

tiers battus et des scénarios

capable de crier, de pleurer,

cinéma mondial. Borderline, cet

Serraille. Totalement en roue libre, d’avoir des actes de violence et de

vous attendrir, de vous intéresser

à son cas, de vous prendre par la

entre autres, dans la région lyon-

naise, avec le metteur en scène Philippe Vincent — lequel, c’est pas pour la ramener, a été en résidence

plusieurs saisons au Théâtre de Vénissieux. On le retrouve dans Jeune femme en tenancier d’un hôtel borgne. Il y est excellent et

Léonor regrette que ce rôle soit si

court, convenant que Vincent a “une présence incroyable”.

consensuels qui encombrent le

anglicisme à la mode, semble avoir été créé pour elle.

Jeune femme mérite qu’on se

auteur, Léonor Serraille. D’autant mence à Vénissieux.

“J’y suis née, commente Léonor,

mais je n’y ai jamais vécu. J’habitais à côté, à Lyon, où je suis restée jusqu’à mes 18 ans, après avoir étu-

dié à Saint-Exupéry à la Croix-

avons le plus travaillée avec Lætitia. Globalement, elle n’est pas impro-

visée. Dans l’écriture, il fallait trou-

ver son verbe, son souffle, ses associations d’images qui ont quelque chose d’enfantin. Les gens

me disent que le film est comme un

survival à Paris. Le récit est assez

simple et avance par ellipses. Cellesci sont cruciales pour le spectateur, qui devient alors actif.”

Avec une caméra presque toujours

centrée sur l’héroïne, le film se paie quelques parenthèses : les sé-

quences musicales, la belle série de portraits dans le métro... “À la fin, Paula, l’héroïne, s’affranchit de

tout. Les choses vont maintenant se construire.”

On se dit qu’il va en être à présent

de même pour Léonor Serraille, avec sa Jeune femme déjà encensée par la critique. Après la convoitée

Caméra d’or cannoise, le film a éga-

lement reçu le Prix du film français indépendant au Champs-Élysées Film Festival, sous la présidence de

Randal Kleiser, réalisateur de

Grease et du Lagon bleu, et de l’écri-

vain Pierre Lemaître, Goncourt 2013 avec Au revoir là-haut. Et Léo-

nor coécrit déjà le premier film d’Émilie Noblet, sa chef-opératrice,

LE CRI D’UN ANIMAL BLESSÉ

Alors qu’elle est toujours à la Femis, la jeune femme se sent atti-

et hésite entre deux projets pour sa deuxième réalisation. ■

rée par la réalisation. “Je ne voulais pas

confier

mon

scénario

à

quelqu’un d’autre.” Et ce scénario,

PAR : JEAN-CHARLES-LEMEUNIER.

Lætitia Dosch ! Elle est cette

dienne de théâtre qui a travaillé

ressemble au cri d’un animal blessé.

alors, qu’en dit-elle ? “Je me deman-

dais comment écrire un état, une crise, et la dénouer. Comment m’at-

tacher à quelqu’un dans l’écriture ?”

Plus fort encore, elle parvient à attacher le spectateur à son personnage, cette femme qu’elle juge “imparfaite”.

“Dans toutes ses moutures, le scé-

nario s’est toujours ouvert sur cette

RENDEZ-VOUS Le film Jeune femme est projeté en avantpremière au cinéma Gérard-Philipe le 19 septembre à 20 h 30, en présence de Léonor Serraille. Il sera précédé par Les enfants partent à l’aube, court-métrage réalisé par Manon Coubia (qui a vécu à Vénissieux).

Expression 630  
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