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- Ayant partagé la vie des habitants en 5 continents, par l'exploration, l'assimilation, et la fraternisation des vies communes vécues durant ces 42 années en + de 37 pays d'obédiences : - COMMUNISTES, ET SOCIALISTES : dont la majorité est désormais disparue depuis 1989 - CAPITALISTES : des Droits de l'Homme, des Partis Démocratiques, et nouveaux Oligarques - RELIGIEUX : ou sous leurs emprises sectaires, Sunnites, Chiites, orthodoxes... - TOTALITAIRES : rois, ou dictateurs en tous genres, de Sadam Hussein à Kim Il sung.. - PAUVRES : dont le banditisme national, en reste et est l'un, des seuls moyens de survie - ce ne sera pas du tourisme mais le partage de vies de tous ces gens côtoyés au quotidien, et de leurs régimes, leurs misères et leurs joies, par des relations souvent 24h/24h, et ils seront : tous devenus mes frères, indépendamment des races/continents/systèmes politiques et religions - j'aurais été soumis à des T°C de – 55°C, à + 47°C ( = 102°C de différences )

- échappé 7 fois à la mort ( et non 9, comme les chats..) suites : troubles et guérillas locales, et subi quelques accidents parfois graves, mais avec une santé incroyable et jamais démentie - accidentellement en prisons, pour 24 à 48h, mais toujours en tout bien tout honneur : Soit en Syrie, Nigeria, Corée du Nord, URSS... et souvent pour de simple régularisations - Mon vrai paradis fut toutefois, mon domicile, que régulièrement je retrouvais avec sérénité : soit ma famille, avec l'équilibre, l'affection, et le repos par mes racines gasconnes retrouvées - Vous en jugerez vous même le long de ce roman de vie, adolescent je passerais de mes pensionnats campagnards, à la Vie Parisienne de Montparnasse un village en 1967, puis le service armé sur une base de l'air en Allemagne avec soldats américains + la bombe atomique, puis passer de Mai 68, dont l'un des slogans était : il est interdit d'interdire, et me retrouver dans le glacis soviétique Russe, avec toutes ses interdictions, et contradictions, puis en DDR n'existant plus, puis en un pays sectaire comme la Corée du Nord, fermé à tous visiteurs , puis quitter tous ces glacis coincés pour l 'Afrique noire, un tout autre monde, avec son soleil, sa misère, mais sa vie chaleureuse dénuée de tabous, ses cuisines variées musiques formidables, son exotisme hors normes, et la découverte des autres pays. –- En URSS, J'y épouserais une jeune soviétique, qui à cette époque bénie de 1970 fut française dès le mariage y aurons un fils né en 71, en 74 elle rentrera de RDA en France pour la naissance de notre fille Sur ces 42 années où 92% des Expats divorceront : - ma Pénélope et moi resterons unis à ce jour - Free Lance, je travaillerai pour 31 sociétés, dont TOTAL Co,la meilleure pour les conditions offertes où mes contrats seront pour 28 jours travaillés/24 jours de congés et voyagés, soit 7 allés et retours/an (= x14 fois/an, la distance du domicile à mon lieu de travail : Abu Dhabi= 73 584 km/an, Indonésie= 157 024 km/an, Douala= 70 784 km/an, Congo= 84 700 km/an, Iran= 59 416 km/an, etc.. ) Les autres sociétés n'offrant des rotations que de 8 à 3 mois Travaillés pour 20 jours de congés... - Et..toutes astuces légales d'Expat: trouver les missions, ne pas payer d'impôts, free lance, etc.. Soit :....une vie de Pirate ? = Non ! mais une vie de Corsaire = OUI ! Et soit un peu « Blatnoï » Et, Au service des Maitres d'Ouvrages Français ( qui ont grandement contribué à ce que la balance commerciale française 'import export' : était plus que favorable, et cela jusqu'en 2007...)

Donc: BON VOYAGE À VOUS ! Près de x2 millions de km, en 42 années d'aventures, vous attendent..

Comme Ulysse qui après 20 ans est de retour en son Parnasse, étant désormais à la retraite, je vous salue depuis ma Gascogne maritime (notre paradis) où après ces 42 années de mon

Iliade rouge suivie de mon Odyssée multicolore (1969 – 2010). Tout ayant une fin :

j'ai définitivement terminé ces vies d'EXPAT si pleinement, si richement vécues, qui plus qu'un travail furent pour moi une passion, écrites pour mes petits enfants en attendant leurs 18 ans. On peut donc avec mon épouse (ma 'Pénélope') et mes enfants, enfin retrouvés : « désormais laisser le temps s'écouler, ou s'efforcer de le remplir, en écrivant ces parcours de vies, ce qui donne aux moments passés et qui passent leur valeur éternelle. »


Extraits : 3° EXPATRIATION Durant Mon Iliade Rouge, et le pays le plus particulier NORTH KOREA PARIS / MOSCOU / KHABAROVSK / PYONGYANG = 10 272 Km D'abord à Pyongyang et ensuite sur chantier à 250 km, près de Nampo SPEICHIM ENGINEERING / TECHNIP NORTH ENGINEERING (Joint venture) 1974 KOREA Assignment: To site, 250 kms from Pyongyang Function: Piping structural / civil work Field Engineer Engineering: SPEICHIM / TECHNIP (Joint venture) Contractor: Local work force Job site: Steam cracker: 200 000 T/Y, Pyongyang Acrylonitrile:10 000 T/Y, Polyethylene L/D :25 000 T/Y Process: HUMPHREYS GLASGOW, UGINE KULMAN,


La Corée du Nord, la République populaire démocratique de Corée, un État qui couvre la moitié nord de la péninsule coréenne à la pointe nord-est de l'Asie. Elle est limitrophe de la Chine (1 416 km de frontières communes) et de la Russie au nord (19 km de frontières), ainsi que de la République de Corée au sud (238 km de frontières) qui est constituée par la zone dé militarisée (DMZ), qui est très fortement militarisée, car surveillée au total par plus d'un million de soldats.

Le Japon, proche voisin maritime de la Corée, est séparé de la Corée du Nord par la mer du Japon. Au lendemain de la capitulation japonaise le 15 août 1945, Kim Il-sung, avait dirigé l'armée révolutionnaire populaire coréenne (ARPC) dans la résistance coréenne à l'occupation japonaise, s'impose comme le principal dirigeant du pays secrétaire général du Parti du travail, issu de la fusion du Parti communiste et néo-démocratique de Corée. En l'absence de traité de paix , fin de la guerre de Corée en 1953, des tensions internationales en émaillent la politique extérieure. Selon l'article 1° de la Constitution, « La République populaire démocratique de Corée est un État socialiste souverain qui représente les intérêts de tout le peuple coréen. ». L'article 3 précise que « la République populaire démocratique de Corée prend pour guide de ses activités les idées du Juche, conception du monde axée sur l'homme et idéologie révolutionnaire en faveur de l'émancipation des masses populaires. ». Cette idéologie, instituée par Kim Il-sung s'inscrit dans le prolongement des principes marxistes-léninistes et l'application d'une politique d'indépendance, tant sur le plan politique que économique : les liens de coopération doivent se fonder sur le principe de complémentarité. Après la guerre de Corée (1950-1953), la Corée du Nord a reconstruit rapidement son économie en s'industrialisant « au rythme de Chollima », le cheval ailé des légendes coréennes qui parcourait 1 000 li par jour. Le taux de croissance économique, estimé à plus de 10 % par an dans les années 1960, se ralentit ensuite devient négatif au début années 1990, sous l'effet de la disparition des démocraties populaires en URSS et Europe de l'Est qui prive la Corée du Nord de ses partenaires politicoéconomiques traditionnels. Kim Il-sung a défini la diplomatie nord-coréenne selon une politique d'équilibre et d'indépendance à l'égard de ses deux puissants voisins communistes, la Chine et l'URSS, ce qui a longtemps contribué à lui donner une image meilleure que celle d'autres dirigeants socialistes auprès des chefs d'État et de gouvernement occidentaux. Conformément à cette volonté d'indépendance, les troupes soviétiques ont quitté la Corée dès la fin de l'année 1948 et la Corée du Nord. Dès 1960 puis en 1972, Kim Il-Sung a effectué des propositions en vue d'une réunification pacifique de la Corée finalisées dans le projet d'une «République confédérale démocratique de Koryŏ», consistant à proposer (selon une formule pouvant être comparée à celle aujourd'hui envisagée pour la Chine et Taïwan) un seul État pour deux systèmes. Sa mort, est survenue lors d'une attaque cérébrale, en 1994. En 1945, après la capitulation japonaise, Pyongyang a été la principale ville de la partie Nord de la Corée où les troupes soviétiques sont demeurées jusqu'en 1948, et est ainsi devenue la capitale provisoire de la République populaire démocratique de Corée fondée en 1948. La ville a été sévèrement endommagée pendant la guerre de Corée, ayant été occupée et bombardée par les troupes des Nations unies sous commandement US. Quelques bâtiments, comme le théâtre Moranbong, sont les rares témoins du visage de Pyongyang avant 1950. Après la guerre, la ville a été rapidement reconstruite, avec l'aide notamment des Soviétiques : le style architectural soviétique a inspiré les larges avenus de Pyongyang. La capitale abrite de nombreux sites et monuments révolutionnaires dédiés aux dirigeants, en particulier la tour du Juche, le musée de la guerre de Corée, l'arc de triomphe de Kim Il-sung. La place Kim Il-sung peut accueillir un million de personnes et le stade du Premier-Mai, a une capacité de 150 000 spectateurs. Pyongyang est le principal centre routier et ferroviaire , ainsi que le 1° aéroport national et international du pays. Inauguré en 1973, le métro de Pyongyang compte deux lignes et dix-sept stations.


Il est enfoui 120 mètres sous terre, pouvant ainsi devenir un éventuel abri anti-nucléaire.

La nouvelle mission, retenue et départ :

Cette fois ci la société SPEICHIM, m'avait donné le choix entre la Corée et la Chine, pour des départs en célibataire, soit 6 mois sans rentrer en France. Par la suite il est prévu des logements pour les familles : je compte après approche faire venir, Lucie, Sacha et Tania, si les conditions familiales sur place sont acceptables. J'ai choisi la Corée du Nord, pour une question d'argent, c'était bien mieux payé. Arrivé à Moscou, j'y passerai la nuit à l'hôtel ROSSIYA, et le matin à 8h30 je serais à l'ouverture de l'ambassade de la Corée du Nord à Moscou. Je suis le premier et y rencontre une employée coréenne matinale, parlant le russe, qui me donne les papiers à remplir en 3 ou 4 pages. Je les remplis, elle y colle une de mes photos identités, tamponne le document et me le tend. Je le prends et je m’esquive pour me rendre à l'aéroport Domodedovo de Moscou et prendre les vols qui doivent m'amener à Omsk, Irkoust, et Kabarobsk, puis Pyong Yang. Le seul problème que je découvrirai plus tard, c'est que ce document remis était un préliminaire pour obtenir le visa sur passeport, et que j'aurai du me rendre à un autre bureau de cette ambassade. Note : Il n'y a pas d'ambassade Nord Coréenne à Paris, comme il n'y a pas d'ambassade française en Corée du Nord. Moscou disposait de 4 aéroports à l'époque : international Cheremetievo, Domodedovo, Bykovo, et Vnoukovo. Le voyage au départ de une journée, va durer 3 jours du les défaillances de l'avion qui sera révisé, d'abord à Omsk, puis à Irkoust. Je ne m'en plains pas, car du coup, hôtels et restaurations seront gratuites dans ces 2 villes et me permettront de les visiter très rapidement et surtout de voir le fameux lac Baïkal à Irkoust, entièrement glacé en cette époque de l'année.

Le lac Baïkal, mer d'eau douce, représente la plus grande réserve d'eau douce liquide au monde, soit 20 % du volume mondial contenue dans les lacs et les rivières. Sa transparence est unique jusqu'à 40 mètres de profondeur, il s'étend sur une longueur de 636 km avec une largeur moyenne de 48 km et une superficie de 31 500 km2, ce qui fait de lui le 8e plus grand lac du monde. C'est le lac le plus profond du monde (jusqu'à 1 680 m d'épaisseur d'eau). Son volume d'eau (23 600 km3) Surface équivalente à la Belgique, et longueur équivalente Paris à Toulouse. L'inertie thermique des immenses quantités d'eau contenues dans ce lac tempère le climat de cette région de la Sibérie : La température moyenne hivernale est de -15°C au lieu de -26°C en janvier, et la température moyenne estivale de +13°C au lieu de +19°C en juillet. La pêche s'y pratique tout au long de l'année, même en hiver après avoir foré un trou dans la glace : L'omoul est un poisson très prisé pour sa chair savoureuse et l'esturgeon pour son caviar. Arrivée à Pyongyang : Le dernier parcours Kabarobsk à Pyongyang, nous changerons d'avion et prendrons un petit Iliouchine, où les places sont très petites et serrées. Je ne m'assiérai pas entre deux russes, mais entre deux coréens aux gabarits beaucoup plus réduits, question confort. A l'atterrissage, des soldats coréens, montent armés de kalachnikovs et contrôlent nos papiers et visas. Tout se passe bien, et dans l'aéroport, un interprète m'attends et me guide à l'hôtel. En ville il y a plusieurs sortes d'hôtels, mais le notre est strictement réservé aux ressortissants du 'monde capitaliste', de fait l'hôtel le plus luxueux, style Shératon, et surement beaucoup plus surveillé. La nourriture est bonne, les chambres luxueuses, on est bien reçu. La clientèle de l'hôtel est soit des techniciens, soit des hommes d'affaires, on y trouve des japonais, des suisses, des autrichiens, un anglais, et nous français. Eux aussi, ils nous inviterons aux spectacles, avec des scènes immense, et comédies, tragédies coréennes où l'ennemi est japonais. A la fin du spectacle, tous les acteurs, souvent plus d'une centaine, applaudissent le public, suite à quoi le public applaudit les artistes et les japonais spectateurs, qui s'en sont pris plein la figure durant le spectacle ne sont pas les derniers à applaudir, sans rancune, ou plutôt


très commerciaux. Une semaine après mon arrivée les autorités, ce sont rendus compte que de fait j'étais entré sans visa, aussi je fus assigné deux jours à l'hôtel en attendant de régulariser. Le second jour un interprète, m'amena dans un bureau administratif, où l'on fit antichambre, avant que l'on ne nous appelle. Et là, il y avait un russe avec son interprète qui devait être à peu près dans la même situation, avec qui j'engageais la conversation au grand dam, de mon interprète inquiet, qui ne pouvant plus nous suivre en langue russe, et qui après cinq minutes d'échanges, les interprètes se firent mutuellement la traduction russe / coréen entre eux : pas toujours facile de contrôler son client, même en système communiste. Lorsque je quitte l'hôtel et marche dans la rue, où les gens occupent tous les trottoirs, je n’en reviens pas à mon approche, la foule se fend et personne n'est à moins de 4 mètres de moi, pareil dans les magasins, où seule la vendeuse m'accueille avec un sourire séraphin. Une fois une cliente, au rayon que je voyais de dos, ne s'était pas écartée, m'ayant pas vu, aussi la vendeuse le visage crispé pratiquement lui aboya un ordre, et comme si elle avait été piquée par un serpent, elle s'éloigna, la vendeuse se retournant vers moi avec le même sourire séraphin que les autres. Vraiment : ce sera la 1° fois et heureusement dernière fois de ma vie où je me rendrai compte à quel point j'étais étranger, ou un véritable martien pour eux. Cela ne m'arrivera plus et ce, en n'importe quel pays du monde, où j'arriverai toujours à me fondre, et faire corps. Un mot sur les coréennes, elles n'ont pas de maquillage, et des robes traditionnelles, qui partent du cou, aux chevilles et comme elles n'ont pas de poitrine (en général elles ont un peu de poitrine timide qui pousse un peu après leur 1° accouchement, avant rien), paraissant complètement asexuée. Suite les photos de pinup dénudées que nous afficherons dans nos chambrées, cela fera scandale et ils les enlèveront, les coréens, nous en ferons reproche et nous dirons, vous, vous aimez les femmes avec des seins gros et gras ? Eux apparemment ne les aimaient pas.

Nous aurons quelques banquets coréens à Pyongyang,

avec les autorités du projet coréen, où l'on sera assis à des tables basses, accroupis à genoux ou assis, sur des nattes, avec des plats coréens du nord sont basés en grande partie sur le riz, des nouilles, des légumes, des viandes et le tofu. Les repas coréens traditionnels incluent les plats délicieux comme le banchan qui est de fait fermenté, banchan végétal épicé, le plus généralement chou, radis ou concombre, habituellement garnie avec de l'huile de sésame, la pâte fermentée de soja, la sauce de soja, le sel, l'ail, le gingembre et la pâte rouge de piment et doit harmoniser chaud et froid, chaud et doux, rugueux et doux, plein et liquide, et un équilibre parfait de la présentation de couleurs. Servi dans un arrangement spécial de petits plats pour accentuer la forme et la couleur des ingrédients.

Découverte du chantier dans la région de Nampo

Nous irons sur le chantier, en voiture avec chauffeurs, il n'est pas question que l'on conduise. Le trajet durera pratiquement 2 heures, soit 4 h par jour. Le génie civil est pratiquement terminé, l'usine est grande comme une raffinerie de l'époque, des brigades coréennes y travaillent et sont équipées comme en URSS, les grues de 300 T et équipements de construction, bulldozers, pelleteuses, etc ne manquent pas, ils ont les moyens. Notre premier meeting, fut surprenant, les interprètes qui n'ont aucune expérience de traduction du français, ne peuvent rien traduire. Heureusement l'encadrement coréen qui a travaillé avec les russes à la réalisation de la raffinerie du pays, parlent russe, aussi c'est moi qui ferait l'interprète. Par la suite, un à deux mois après, ils vont dégoter un vrai interprète. Les rapports au début sont un peu rude et le staff coréen, à essayé de me déstabilisé sur la tuyauterie, mais ils ne savaient pas lire nos isométriques et j'ai pu les remettre facilement en place, ce fut finit, ils vinrent par la suite très coopératif.


A coté du chantier la base vie qui doit nous accueillir est en voie de finition. Sur le chantier tous les jours, les hauts parleurs diffusent de la musique patriotique coréenne, et diatribe avec des voix roques et passionnées sur une propagande toute coréenne, à l'encontre des américains, des japonais et sur la réunification avec la Corée du sud, et contre la bande gouvernementale de cette même Corée du sud. Et cela sans interruption, du matin au soir : on regretterait presque, Dzerjinsk, notre hôtel Drushba, où l'on était inondé de chansons par les hauts parleurs de l'hôtel, en notre honneur où ne sortait que de la musique française de Charles AZNAVOUR, Mireille MATHIEU, et Salvatore ADAMO qui sortaient en boucle permanente, pour nous honorer, car c'étaient les artistes français, préférés et tolérés des soviétiques de l'époque : et où, j'en ai pris une overdose de Charles et Mireille et de Salvatore. Ici, c'était pire, on ne comprenait rien, toujours pareil, et l'on subissait les décibels de ces diatribes à haute dose. Les ingénieurs et techniciens coréens, pouvant être sourds, ils devaient tous les jours recopier 4 à 5 pages de la même propagande diffusée par ces hauts parleurs. Lavage de crane complet, d'autant plus qu'ils ne pouvaient dormir que 5 à 6 heures par nuit, aussi ils étaient complètement envoutés. (Les sectes utiliserons le même système de bourrage de crane, sans sommeil, et ne permettant pas de récupérer son libre arbitre : cerveau complètement inhibé)

La base vie et piqueniques du dimanche

Nous allons aménager sur la base vie terminée, soit des buildings, style HLM, avec un restaurant en pleine nature isolée. Les appartements, où les chambres y sont petites, la salle de bain très curieuse, sol surélevée de 60 cm, avec un lavabo à 50 cm du sol, une douche et toilettes, sans fenêtre. Quoique plusieurs familles françaises y sont venues et s'y sont reconstituées, pour ma part mon épouse étant en vacances avec mes parents en Espagne, je ne sens pas le confort et sécurité pour faire venir ma famille avec mes enfants qui sont très jeunes, sans qu'ils s'en trouvent pénalisés. De plus, nous vivons les uns sur les autres et n'avons aucune intimité dans cette base vie. De plus, on est complètement coupé de la France, aucun courrier ne peut arriver, le téléphone est inexistant, rien, aucune communication est possible. Le dimanche, nous partirons en voiture dans les collines environnantes, sur des bords de rivières, où l'on trouve parfois d'anciens petits temples bouddhistes. On y pêchera et piqueniquerons, et nous serons toujours surpris par la consommation de notre interprète qui ingurgitera comme quatre et boira sans compter l'alcool le "soju de Pyongyang", alcool à base de riz, qui ressemble à la vodka. Lorsque nous rentrerons à la base vie, où il y a en plein air des anneaux, barre fixe, il fera des exercices incroyables où il tournera autour de la barre fixe à bout de bras, et ou il pratiquera les anneaux pour bien nous montrer qu'il n'est pas saoul.

Découvertes de notre restauration :

La viande y est un luxe et nous découvrirons que nous mangeons assez souvent de la viande de chien, En effet, les seuls bovins qui sont des buffles sont vieux et utilisés dans les rizières. Il n'y a pratiquement aucun élevage de bovins, seuls quelques rares cochons, et poules y sont élevés. Les chiens sont sauvages, en bandes et prudents ne s'approchent des villages que la nuit. Aussi, nous avons disposé une gamelle à plus de 800 mètres de nos habitations et nourri ces chiens, puis nous rapprochions tous les jours la gamelle, et l'un d'entre eux après quelques mois, a finit par s'apprivoiser et est resté en nos murs. Un jour constatant qu'il avait grossi, je le pris en photo. Quelques temps après, il disparu et lors du diner avec 2 de mes collègues ont est allé à la cuisine avec un interprète, questionner le chef cuistot. On lui dit brutalement, la viande de ce soir c'était notre chien, il dit : non. Alors on lui sorti la photo, et là il rit et dit : oui, c'est bien lui, que l'on a cuisiné. Lorsque le reste de la colonie française, et notamment les épouses de mes collègues, l'apprirent, ce fut finit ils ne mangèrent plus de viande. Pour ma part je continuais, car préparé à la manière asiatique elle


était bonne et l'on ne pouvait savoir ou deviner que c'était de la viande canine. Les meutes de chiens, la nuit aboient beaucoup moins, qu'avant, curieux !

L'hiver arriva : incident diplomatique la grève ?

L'automne est ensoleillé et sec en Corée du nord. Le printemps est souvent brumeux. L'été, période de mousson, est chaud (30°) et très pluvieux. L'hiver est très rigoureux (- 20°C) mais ensoleillé et sec. Les rivières sont gelées jusqu'à la mi-avril. La neige est là, et nous découvrons que nos bureaux de chantier, ne sont pas chauffés : on s'y gèle alors que nous conservons nos manteaux, chapkas, et moufles pour les mains. Aussi, d'un commun accord l'équipe française décida d'aller sur le chantier et une heure après retour à la base vie qui elle est chauffée. Les autorités coréennes, du coup viennent nous voir menaçants, et nous demandent : si l'on fait grève ? Non, on ne fait pas grève, mais avec nos manteaux, chapkas, et moufles pour les mains, raisonnablement il nous est impossible de travailler ! Alors que l'on soit dans les bureaux ou à la base vie, cela ne change rien. Le lendemain, lors notre arrivée aux bureaux, nous voyons qu'un tube de 6'' a été posé à 60 cm du sol, longeant les murs et traverse les cloisons. Dehors, ils ont installés deux vielles locomotives à vapeur style SNCF, sans roue sur des madriers en bois : c'est la nouvelle centrale thermique pour chauffer nos bureaux, et ça marche bien, les bureaux seront chauffés et du bois alimentera en permanence les chaudières des locomotives.

Le chantier

De la taille d'une belle raffinerie, le génie civil étant finit à 80% lors de notre arrivée, les équipements : pompes, échangeurs, colonnes, sphères de gaz, ballons, etc commencent à être montés, avec les charpentes métalliques correspondantes. Par ailleurs, la préfabrication de la tuyauterie, commence, ainsi que le montage des pipe racks (véritables routes pour les tuyauteries, soit des portiques métalliques de 6 m de large sur 3 à 4 étages, et de 7 à 9 mètres de haut, réunis par des traverses métalliques en H sur 8 m d'intervalles, traversant toutes les zones, à proximité des équipements. Près de400 personnes y travaillent, et couchent sur place où de curieux dortoir y ont été réalisés : simples baraquement avec des bas flancs, où les travailleurs, s'y entassent cote à cote, comme des sardines : vraiment sommaire. Il est vrai qu’étant occupé du matin au soir, on ne leur donne que de 5 à 6 heures par nuit, et ils dorment intensément.

Concernant les x4 capacités de de 6000 m3 chacune en stockage sphériques, pour les gaz liquéfiés butane, propane, propylène... prévues sous pression de 700 bars, qui lors mise en services, sont très dangereuses et risquent d'explosion certain, demandant un montage et soudage très rigoureux. Les éléments préfabriqués avec des épaisseurs tôles sphériques prédécoupées et prêtes à être soudées ont plus de 10 cm d’épaisseurs, doivent être préalablement ajustées en position, et soudées sur place dans un ordre rigoureux, sous la direction et contrôle du vendeur spécialiste français. Les coréens très caractériels, ont commencés avant son arrivée par le soudage des calottes, sans tenir compte de la procédure technique de montage. D'où conflit dés l'arrivée de notre spécialiste, à l'accent méridional marseillais, qui rejette en bloc le soudage exécuté ou il faut arckérer (soit enlever la soudure


réalisée, par refoulement). Son argument a été les calottes soudées au sol et non en position définitive : comment vous allez pouvoir les monter vu leur poids ? Les coréens ont amené un pont roulant, qui n'a pu soulever la charge au sol, aussi à contre cœur ils ont été obligés de s'exécuter, et tout désassembler, pour exécuter le montage plus rationnel prescrit. Par la suite le problème fut les soudures non réalisée au niveau qualité demandé aussi, il retira toutes garanties vendeur et menaça que toute la plaine et installation si explosion s'en suivant cette mauvaise qualité, serait entièrement balayée, et soufflée. Comme en Russie, les plannings des travaux sont surestimés, et alors que le chantier est à peine de 12% d'avancement en équipements, structures et tuyauteries montés, réalisés en place, les coréens affichent un avancement de 75%, ce pour la plus grande joie de notre société qui a déjà touché 85% sur le matériel + équipements + travail du bureau d'études/process, et donc 75% sur les derniers 15% contractuels restant à être payés, soit du montage et démarrage.

Les coréens, ont tentés une approche :

Un jour mon interprète me dit : si tu continues à bien travailler, tu vas recevoir une médaille. Là, je rigolais et lui dit : cela ne m'intéresse pas, même si l'on m'en donnait deux seaux de médailles ! Après je me suis dit que comme il a un esprit simple, ma réponse à pu le vexer. Le lendemain, il me dit : si tu continues à bien travailler, on mettra ta photo à l'entrée de l'usine. Là à nouveau je réagis : A non alors, je ne veux pas ! si jamais, plus tard il y a un accident grave, j'ai 2 cents travailleurs, qui me cracheront au visage de ma photo ! Après à nouveau, je me dits que je n'aurai pas du refuser, et que je l'avais peut être encore vexé. Il s'avéra, que ce n'est pas lui que je vexais, mais ses chefs qui lui dictaient ces propositions, et qui n'appréciaient pas mes réponses trop abruptes. Le lendemain, il me dit : Est ce que vous êtes raciste ? Alors là, je lui répondis : les plus belles femmes du monde, sont les femmes métisses de sangs mélangés : jaune, noir et blanc, aussi, mon seul regret depuis le début de l'humanité, c'est que tout le monde ne soit pas d'avantage de sangs mêlés, car comme ça, toutes les filles seraient belles ! Là, il se retourna et cracha par terre, car pour eux coréens du nord, il n'était pas question de mélange, et de fait lorsque il y avait un semblant de début de flirt entre un français et une coréenne, la coréenne disparaissait et été déplacée, annulant toute liaison possible. Encore vexé, et vexés, vraiment, je suis vraiment : un con de technicien et en rien un diplomate.


Très mauvaise surprise, LA MORT DE MA MÈRE, que j'apprends avec deux mois de retard, aussi furieux ! en suivant j'arrête brutalement mon travail et séjour : je rentre !! malgré l'opposition de ma société, avec qui ce sera le divorce. Un jour en rentrant du travail, l'épouse du Directeur les larmes aux yeux m'annonce que :

ma mère est morte et depuis 2 mois par accident sur la route en Espagne.

Je suis catastrophé, moralement cassé, une sourde haine et colère montent en moi, comment se fait il que la société qui le pouvait, ne m'avertisse que maintenant ? Ma décision et réaction est immédiate : je rentre !! Aussi après avoir vu le directeur de site, qui contacte le siège par le représentant Speichim à Hong Kong, j'apprends, qu'ils ne me payent pas mon voyage retour et que je n'ai pas de visa pour traverser l'union soviétique, et qu'il faut que j'attende encore 1 ½ mois pour finir mes 6 mois contractuels. Le lendemain même, j'irai à Pyongyang, à une agence de voyage, et où, sur mon insistance, ils me font un billet d'avion : Pyongyang, Kabarobsk, Irkoust, Omsk, Moscou, Paris et Toulouse, pour un prix en won (won est l'argent du pays, qui signifie « rond » en raison de la forme des pièces. ) correspondant à moins de Cinq dollars, pour plus de 12 000 kms. Quoique surpris, de ce prix très bas, je pris le billet, rentrais à l'hôtel et parti pour l'URSS, a nouveau dans un petit Iliouchine, où les places sont très petites et serrées, assis entre deux russes, qui me paraissent trop costaud, je serai serré comme une tranche de jambon dans un sandwich. Durant le trajet à Kabarobsk, nous allons sympathiser, et mes deux voisins, et leur groupe allaient également à Moscou. Quand à mon billet, la Corée ayant des conventions très profitables avec son grand frère d'URSS, il s'avèrera que il n’est valable que jusqu'à Moscou, quoique Paris et Toulouse y soit mentionné. Cela s'expliquant que l’agence n’en avait rien à faire, dés que l'on quittait le monde socialiste, n'ayant aucun échange ou ambassade en pays capitalistes, elle écrivait ce que je lui demandais, pour me faire plaisir, mais honnête, car sans me le facturer. En arrivant du chantier à Pyongyang en voiture avec mon interprète, de grandes arches en arc de cercle sur la route, mentionnent : 'bienvenue à Pyongtyang' et autres slogans tous en français, certainement pour un président d'Afrique francophone attendu dans la capitale. Aussi, je me tournais vers l'interprète et lui dit : Comment le gouvernement savait que je venais aujourd'hui à Pyonyang ? Évidemment il ne comprit pas, aussi je lui montrais les panneaux, et lui dit : 'c'est bien pour moi non, qui y a t'il de français ici, à part moi ? Là il comprit et éclata de rire et me dit très sérieusement : Mais ce n'est pas pour toi !, je lui répondis : a bon, tu me rassures, j'ai eu peur... Arrivé à Kabarovsk, n'ayant pas de visa en cours, j'étais plein de crainte sur la poursuite de mon voyage. Hors arrivé et débarquement à Kabarovsk la correspondance était immédiate pour Irkoust, les douanières, des 'babas' russes costaudes avec de grande gueules, textuellement appelaient tous les blancs supposés Russes ''ribiatti' (petits poissons) par ici, ceux qui vont à Irkoust vous montez dans le bus, tout de suite. Je fus par erreur, considéré comme étant Russe. Les coréens eux étaient contrôlés, rudoyés non considérés et même bousculés, soit considérés comme des immigrés. J'entrais donc en URSS sans visa et sans problème, ouf...je peux continuer mon retour. Le voyage de retour, direct à Moscou sans aucune panne d'avion, cette fois ci Dans le bus, la joie montant en moi, je réalisais ma chance et que en pleine URSS et durant la guerre froide, qui ne se relâche pas, tout allait bien se passer pour moi, car, ici désormais après cet épisode, et une fois la frontière passée, j'étais désormais chez moi dans ce pays, dont je connaissais la mentalité et routine, m'y sentant à l'aise, Blaise ! Quelques minutes plus tard je retrouvais mes deux nouveaux copains Russes, et leurs collègues assis


dans l'avion volant pour Irkoust, et où, les places y sont plus espacées et confortables. Mes nouveaux potes Russe fêtent leur joie du retour au pays et m'alimentent en vodka et cognac : boissons qui sont comme on le sait 'grandes libératrices des corps et des âmes'. J'en avais besoin, je savoure, je me sens bien, délivré, et je m'endors et récupère, soit un changement de vie, presque une libération. On arrive en escale à Omsk, où l'on reste dans l'avion qui continue direct sur Moscou, et surprise l'hôtesse m'amène une jeune fille qui est française, et m'expliquera qu'à Omsk, où elle vient de passer une année, elle était détachée en coopération par France – Urss en tant qu'enseignante pour enseigner le français. Toute menue, elle n'a rien d'une beauté, mais est sympathique, et me donnera l'adresse d'une autre copine française qu'elle a à Moscou, et y faisant le même travail qu'elle. Les deux parlent russe, et suivent également des cours dans le pays de perfectionnement du russe. Mes amis russes, continuent à m'alimenter en vodka et cognac et comme ils ont l'esprit large, ma nouvelle copine du vol, en profite un peu : c'est une timide. Ça y est on arrive à Moscou, comme d'habitude en Russie, avec mes amis russes on se congratule chaleureusement avant de nous quitter. On se dit au revoir également avec la jeune française. Je pars en taxi sur Moscou. C'est l'après midi, il fait beau, je suis sur la place rouge, et je cherche un taxi, pour changer un peu de monnaie en roubles pour me payer l'hôtel. J'en repère un jeune et habillé mode, soit jeans (qui sont rares et acheté à l'époque au marché noir) et chemise également importée, je monte, et l'on discute le change, que j'obtiens à un tarif avantageux : il me demande les dollars correspondants, je lui demande d'abord qu'il me passe la liasse de roubles pour contrôler, il s'exécute et je lui donne l'équivalent dollar. Ensuite, je me présente à un hôtel, où la la réceptionniste me demande d'abord mon passeport, le prix de la chambre étant au tarif russe à cette époque peu élevé, et lorsque je veux régler en roubles, elle me fait la réflexion qu'étant entré sur le territoire, que récemment, normalement je devais régler en valeur étrangère et me demanda un moment pour téléphoner, et disparu dans un bureau. Aussi, sans perdre de temps je pris la porte, n'ayant pas envie d'aller et de m'expliquer à l''OVIR' (Il s'agit d'une administration locale qui enregistre les étrangers s'arrêtant dans la commune concernée. L'enregistrement est matérialisé par un cachet sur le passeport ou sur un document séparé, qui confirme l'enregistrement et peut ainsi être contrôlé à tout moment. Tout étranger est officiellement obligé de s'enregistrer auprès de l'OVIR local au plus tard trois jours après son arrivée dans une ville. Pour les touristes, les hôtels procèdent en général eux-mêmes à l'enregistrement auprès de l'OVIR local.) J'allais à l''intourist' qui est l’agence de voyage crée en 1929 en Union soviétique. (A l'époque, c'était alors le seul interlocuteur pour quiconque souhaitait voyager dans les républiques soviétiques.) Lorsque l'on avait un billet avec escales, normalement ils prenaient en charge les nuits d'hôtel, ayant leur propres hôtels. Quand je me présentais il y avait la queue, et comme je tenais mon passeport avec mon billet d'avion coréen nord, deux superbes asiatiques maquillées, et sapées mode très féminines, me disent en russe, vous venez de Pyongyang, interloqué je leur dit oui, et leur demandais de quelle nationalité elles étaient ? Elles me répondirent coréennes, et devant mon ébahissement, elles m'expliquèrent qu'elles vivaient dans l'île de Sakaline, où ils étaient toute une colonie coréenne, et depuis longtemps, de fait elles n'avaient pas grand chose à voir sur la Corée du Nord sauf un sentiment nostalgique patriotique de la mère patrie. Sur ce elles me dirent qu'elles revenaient à l'intourist qui n'avaient pu les loger la veille et où elles avaient passé la nuit à la gare. Vraiment j'ai été surpris de voir les coréennes aussi neutre en leur pays et ces 2 là, qui suite habillement et maquillage, d'expression libre, étaient aussi humaine et belles. Sur ce l'on arrêta de faire la queue, et en dernier recours, je sortis l'adresse des 2 françaises et nous y rendîmes pour essayer d'y passer la nuit, après leur avoir téléphoné pour leur demander de m'héberger pour une nuit.


En arrivant à leur building, je me mis devant la porte, les coréennes derrière moi et sonnais. La porte s'ouvrit et je vis deux filles du même gabarit, rien à voir en beauté avec les deux coréennes. M'apercevant elles furent toute sourire, et s'effacèrent pour que j'entre. Lorsqu’elles virent que je n'étais pas seul, ce fut la grimace, aussi en bon méridional je les baratinais, et l'hébergement conclu pour tout ce petit monde. L'appartement typique de l'époque soviétique, est composé : d’un living room assez grande avec divan clic clac, un petit couloir de la porte d'entrée, desservant le living room, une petite cuisine, et une salle de bain avec WC. Les deux françaises coucheront sur le divan, les deux coréennes sur deux matelas déployés près de la fenêtre et moi au milieu, sur un autre matelas. La fenêtre n'ayant pas de volet, les rideaux laissent passer l'éclairage de la rue, et tout le monde se voit en pénombre. Le lendemain matin, lors du levé, l'ambiance était au départ, et elles ne nous ont pas proposé de petit déjeuner, fin de la coopération, tout le monde se sépare.

Le voyage de retour, Moscou – Varsovie – Le Bourget

Je vais direct à l'aéroport international de Cheremetievo, pour tenter de repasser la frontière socialiste / communiste et toujours sans visa et avec un billet fantoche. Miracle, je donne mon billet et passeport, rempli le formulaire, et je passe le sas d'embarquement soviétique. Je tremble malgré moi, mais je suis au milieu de tous les autres voyageurs, dans ce sas d'embarquement, et j'ai 2 heures d'attente, pour me remettre de mes émotions. Une employée d'air France, vient me voir pour m'annoncer : votre billet ne paye même pas l'arrivée à Varsovie et encore moins pour Paris. Je lui répondis que je voulais voir le commandant de bord, elle partit et 5 minute après, le commandant arriva, et je lui narrais en gros mon histoire et danger où j'étais sans visa, en territoire soviétique, etc.., sur ce il me répondit que l'avion arrivant de Tokyo était plein et qu'il n'y avait pas de place, aussi je lui répondis que lorsque l'on transporte plus de 180 passagers, qu'une place si l'on veut, on peut toujours la trouver. Il me répondit : je ne vous promets rien, mais je vais voir ce que je peux faire. Tout s'arrangea et je me retrouvai assis dans l'avion entre deux japonais, en vol pour Paris, avec escale à Varsovie, en Pologne. Varsovie, lors de l'arrivée, à cette escale, un vieux Russe aux cheveux blancs, ne veut pas descendre, il a peur. Les employés dont un steward le rudoie d'une manière inconcevable, aussi sortant d'une galère, je compatis et je m'adresse au grand père en russe, 'Diadusqua', n'ai pas peur, tu vois tout le monde descend et laissent leur bagages dans l'avion, moi aussi je vais à Paris et si tu veux, tu viens avec moi, et je te promet que je te ramènerais à ton siège pour repartir, tu ne risque rien... après 5 minutes, il me suivit sous le regard noir du steward, qui je l'apprendrai plus tard est un russe blanc et méprise les soviétiques. On descendit, primes un jus de fruit à l'aéroport de Varsovie et re embarquâmes, sans problèmes. De fait, il a un fils qui est installé en Australie, et il le rejoint, son voyage sera long, et il ne parle que le russe, et a 71 ans, et paraît très vulnérable, et affolé par ce long et 1° voyage pour lui. Je suis installé entre deux japonais, mais sur la travée avant il y a deux coréens du nord, en costume gris anthracite, cheveux courts, la quarantaine, d'aspect rude et solides. Sur la travée avant eux il y a un asiatique, avec chapeau de paille fantaisiste, moustache et cigare, lunettes de soleil (on pouvait encore fumer en avion à cette époque), et il s'avérera que il est sud coréen. Le sud coréen, s'agite sur son siège, commande des whiskies, et a un moment se lève et va voir le fameux steward russe blanc. C'est un incident diplomatique, les deux coréens du nord, l'ayant repéré, en discutant en coréen entre eux, n'arrêtaient pas de l'agresser verbalement et sérieusement style, dés que l'on passera la frontière on leur fera la peau à ces sud coréens, etc et bien d'autres plus personnalisés à son encontre. D'où la nervosité du sud coréen ses commandes en boissons, pour leur montrer qu'il n'est pas fauché, et dernier recours au steward, car saturé de leurs attaques perfides. Le steward, avec les hôtesses, le change de place, et à l'arrivée à Paris, la police française vient cueillir les deux nord coréens.


Surprise, surprise, en voulant descendre et en passant à leur hauteur, ils me reconnaissent car, à Pyongyang, nous avions participé à un même banquet. Aussi tous deux se tournent vers moi, me remémorent en langue russe ce fameux banquet, et moi, arrivé à Paris, je n'avais pas besoin de cet incident, aussi, poliment je leur répondis et m'esquivais, sous le regard noir du steward, et curieux des flics. Après le 'diadusqua', les 2 coréens, j'étais et serais sa prochaine cible à ce steward.

Le voyage de retour, Le Bourget, Orly ouest, Toulouse.

Je montais dans le bus pour me rendre à Orly ouest, et y retrouvé tout le staff hôtesses et steward qui eux je l'apprendrai plus tard se rendaient à Orly sud, continuant sur Nice. Surprise, le grand père russe, qui allait en Australie, complètement paumé, avait suivit le staff air France et voulait monter dans notre bus. Re belote le steward re commença à l'engueuler et je m'interposais, à nouveau : « 'Diadusqua'ton avion va partir de cet aéroport, pour l'Australie. Ce bus il va qu’en France. A l'aéroport, il y a un comptoir aéroflot où ils parlent russe, tu vas les voir, et montre ton billet, ils vont t'aider pour trouver ton nouveau avion... » Il suivit mes conseils et reparti à l'aéroport. Dans le bus, une discussion entre le steward et hôtesses, en suivant s'instaura, à haute et intelligible voix pour que j'entende : « Lorsque l'on arrivera à Orly, les flics seront avertis sur ce mec qui vient de Corée du nord qui doit être un terroriste et demain sera à Alger, etc.. etc.. » Je ne fis aucun commentaire, devant cette bêtise et méchanceté si clairement diffusées, en comparaison de ma triste réalité, jusqu'au moment où arrivé à Orly Ouest le chauffeur annonça, les voyageurs pour Orly ouest, on descend. J'étais le seul à descendre, le chauffeur m'ouvrit le coffre à bagage, où je récupéré ma cantine, la mis sur un chariot, me retournais vers le staff installé dans le bus, et par la porte ouverte leur dit : « Bonne fin de voyage, par contre vous avez fait une erreur, demain ce n'est pas à Alger, que je vais, mais à Tripoli en Libye, où je suis attendu, et salutations de Pyongyang ! » Et je partis, le bus aussi, fin de l'épisode ! A Orly, mon billet coréen du Nord surement confondu, avec un billet coréen du sud, mentionnant Toulouse, ne posa aucun problème, et fort heureusement à cette époque, l'informatique était pratiquement inexistante. A ce jour ce serait totalement impossible. J'arrivais à Toulouse tout normalement, sans problème supplémentaire, pour un prix en billet de moins de 5 dollars.

Ma famille : il était temps que je rentre.

J'arrivais à la maison familiale et ne trouvais personne au 1° étage où ils vivaient, je les trouvais au 2° étage, où ils s'étaient réfugiés, et où mon père et Lucie étaient complètement ramollis par les cachets qu'ils prenaient. On est redescendu au 1° étage où la vie repris, peu à peu. Les enfants très jeunes eux allaient bien. J'appris les circonstances malheureuses de la mort accidentelle de ma mère à LLORETT DEL MAR, où en rentrant à l'immeuble, et traversant la route une voiture qui doublait les a fauchés et c'est enfuie. Mon père a été projeté à plusieurs mètres et s'en est sorti avec quelques ecchymose, ma mère, elle plus petite a été plaquée sur le macadam, et pratiquement morte instantanément. Ma société en intérim et SPEICHIM ont bien étés avertis et ne m'ont pas donnés suite en temps : Désormais c'est le divorce avec eux, et je vais trouver le moyen de me venger d'eux, par la suite et j'y arriverai très bien. J'ai le ressentiment profond d'une injustice : ma mère m'a été volée !! Je vais y rester 2 mois en famille, avant de repartir chercher du travail sur Paris, et ce sera bien nécessaire.

Recherche de travail à Paris et ma revanche à froid avec ma boite d'Intérim et SPEICHIM :

Je vais être contacté par Speichim, et ma société d'intérim, pour un nouveau contrat en mission pour l'Ukraine à nouveau. Les sociétés n'ont vraiment pas de mémoire, moi si, et une bonne vengeance est un


plat qui se mange froid. Aussi, je vais jouer le jeu, je me présenterai et accepterai cette mission jusqu'au moment où lorsque il fallut signer le contrat pour le départ immédiat, et à ce moment là, je leur fis faux bond, et me défilais. Car pendant ce temps et en parallèle, j'avais été contacté et négocié avec Entrepose (intéressé par ma candidature, car je l'apprendrai plus tard, ils étaient en train de signer un très gros contrat en URSS, et en attendant ils me détachaient sur un chantier en Irak, pour remplacer un site manager déficient, et me garder sous la main : coup double pour eux). Entrepose étant devenu pour moi : ma carte maitresse, Speichim étant devenu un jeu de simple bluff menteur, pour qu'ils soient emmerdés en début de chantier, et cela n'a pas raté, ils ont pleuré pour que je parte : Difficile pour eux en si peu de temps de trouver une personne adaptée aux conditions soviétiques, et parlant le Russe, et cela m'a bien soulagé de ma rancœur accumulée.

Ce chantier coréen, sera abandonné par SPEICHIM et TECHNIP, où ils seront obligés de revenir le terminer 4 ans après : A 24% d'avancement des travaux soit quelques mois après mon départ, les deux sociétés, n'ont pas jugé utile et plus profitable pour eux, d'arrêter les travaux, et d'essayer de donner son dossier à la COFACE pour recouvrement de leurs créances, auprès de la Corée du Nord.

La COFACE : Experte en analyse de risques, la Compagnie Française d’Assurance pour le Commerce Extérieur, plus connue sous son acronyme Coface, accompagne les sociétés dans la protection, le financement, le contrôle et la gestion de leurs créances commerciales à travers quatre lignes de métiers : 1. l’Assurance-crédit, 2. l’Affacturage, L'affacturage recouvre 3 prestations qui peuvent être toutes souscrites ou non par l’entreprise : - Le recouvrement du poste client - L'affactureur gère pour le compte de son client l'enregistrement des factures, la relance des débiteurs en cas de retard de paiement, assure les encaissements et le service contentieux en cas de non paiement. - Le financement de la trésorerie L'affactureur avance le montant des créances dès leur cession par le client. Il s'agit donc d'un crédit. Le montant avancé représente entre 85 et 95% de celui des créances cédées. Cette quotité varie en fonction de la connaissance qu'a affacturage des créanciers. 3. la Notation et l'Information d’entreprise, 4. la Gestion de créances. Cela entrainera que les coréens du nord, n'ayant pas d'ambassade en France, feront jouer leur puissant voisin soviétique, comme médiateur, pour intervenir cot�� français, et que ce chantier soit finalement terminé. La COFACE, elle prendra prétexte pour son application de ses garanties, que le chantier n'a pas été terminé, et qu'avant d'assurer ce contrat, les sociétés avaient à finir ce chantier. Aussi, 4 ans plus tard, elles s'exécuteront, et le finiront. Entre temps une autre usine pétrochimique complémentaire réalisée par des autrichiens, depuis 3 ans est finie et en attente, car dépendante pour le traitement des produits à réaliser de la finition de notre installation pétrochimique, Finalement SPEICHIM et TECHNIP, 4 ans après, en 78, seront obligés de finir et démarrer cette installation.


En Corée du Nord, la secte : le culte du « leader aimé et respecté Kim Il Sung » Mansudae est le nom du site le plus incontournable de Pyongyang pour les visiteurs. Il est en effet obligatoire de s'y rendre dès son arrivée en ville, ou le lendemain au plus tard. Le site est bâti autour d'une Statue géante de Kim Il Sung en bronze d'une 20ne de mètres de haut . Il est obligatoire lorsque l'on arrive sur le site de déposer des fleurs au pied de la Statue, de reculer de quelques pas, puis de s'incliner respectueusement. Une fois que l'on a prouvé son respect au Grand Leader, il est alors possible de prendre des photos. Tout contrevenant à ce rituel se fait immanquablement rappeler à l'ordre. Derrière la Statue géante, se trouve le Musée Révolutionnaire, alors que de chaque côté, deux gigantesques fresques révolutionnaires et guerrières ferment la perspective.

- Statue de Kim Il Sung, « le leader aimé et respecté » et Propagande affichée partout - Cholima est un cheval légendaire du folklore coréen, capable dit-on de parcourir au galop des distances phénoménales à toute allure. Dans les années 50, la Corée du Nord s'est lancée dans un programme d'industrialisation rapide, dont les résultats foudroyants ont été comparés aux performances de Cholima. - Affiches nombreuses de propagande, et la ville de Pyong Yang, et son métro. « Le Président Kim Il Sung, grand Leader, est le Soleil de la nation et le symbole de la réunification du pays. (...) La République populaire démocratique de Corée et le peuple coréen sous la direction du Parti du travail de Corée honoreront éternellement le camarade Kim Il Sung, grand Leader, comme Président de la République, défendront développeront ses idées et ses hauts faits pour mener jusqu'à son achèvement l'œuvre révolutionnaire du Juche » (Le Juche est une idéologie développée par le président de la Corée du Nord Kim Il-sung, Elle guide les activités du Parti du travail de Corée, dominant en Corée du Nord, et du Front démocratique national anti-impérialiste en Corée du Sud. Elle règle le destin de chaque citoyen.)


ET LA LANGUE ANGLAISE PRATIQUÉE À L'INTERNATIONAL, DANS CE DOMAINE DE GRANDS CHANTIERS INTERNATIONAUX ??

En 42 ans la langue principale et Contractuelle utilisée sur tous ces chantiers sera pour moi l'Anglais Technique....mais avec pour la communication orale une grande diversité suivant les pays....et les interlocuteurs.

Mais comme vous le savez il y a plusieurs sortes d'anglais parlés à travers le monde, dont les plus marquantes seront : - Le pur 'honey British' pratiquement parlé qu'à Londres dans les quartiers chics au bord de la Tamise, de Chelsea et Fulham, etc.. et qui déjà varie énormément lorsque l'on se rend ne serait ce qu'à Birmingham.. - l'Anglais américain et surtout texan qui divergent à un point qu'à Londres certain texans ne comprenaient pas le pur honey British, m' en ont demandé la traduction, à moi, qui suit pourtant français : un comble ! - l'anglais parlé par les Hindous, les Philippins, les Saoudiens qui ont fait leurs études souvent en Californie), les Chinois, les Coréens, les Africains qui tous également diffèrent et en prononciation et expressions utilisées... - le mieux au point de vu diversion étant l'anglais nigérien que l'on appelle l'anglais pidgin, est la langue ciment unitaire du pays restant de la colonisation anglaise, qui en fait le lien de la compréhension nationale de tous les nigériens et en opposition aux 510 langues ou idiomes actuellement pratiqués dans le pays et suivant les régions, et où certain nigériens qui arrivent à en parler 5 à 7 de ces nombreux idiomes totalement différents, mais où seul le Pidgin est parlé par tous pour communiquer et se comprendre. Pidgin auquel il faut pour les étrangers un certain temps pour s'y adapter et le comprendre, et certain anglais...auront beaucoup de mal au début.



42 ans des vies d'Expat sur les 5 continents