Issuu on Google+

grand angle

, S E L L I A R B M O C S E L PARADIS DE LA SURVIE Des experts en techniques De survie ont choisi les Combrailles pour dispenser leur enseignement. ils ont tout sur plaCe : milieu naturel, Climat propiCe, prestataires. les Combrailles, une région où il fait bon survivre. gilles Frierese

En ville, vous êtes le Roi : eau et gaz à tous les étages. Mais imaginez que vous êtes en forêt. Il pleut. Vous êtes trempé. Vous avez froid. La faim vous tenaille. Et tandis que la nuit tombe, vous réalisez que vous êtes perdu. Alors la peur vous saisit. En un mot, vous êtes mal barré. Pourtant, avec quelques techniques de survie, vous auriez pu lutter seul contre les éléments. En construisant un abri de fortune. En mangeant les plantes comestibles que vous avez foulées toute la journée sans même vous en rendre compte. En vous repérant géographiquement. En produisant vos efforts au bon moment.

ÉMERGENCE D’UN PHÉNOMÈNE SOCIAL

Les Combrailles constiLes stages de survie en milieu naturel sont en plein essor. Plus qu’une tuent un terrain idéal. mode, c’est un phénomène social en phase d’émergence auquel nous Formé aux techniques assistons. Populaires depuis fort longtemps dans le monde anglo-saxon, de survie depuis nomils sont apparus en France ces dernières années à la faveur de quelques breuses années, il reçoit émissions de télévision (hélas, pas toujours très intelligentes). Dispensés une clientèle variée : parfois par des « spécialistes » autoproclamés, ces stages sont avant des professionnels de la tout le fait de vrais experts. Dans les Combrailles, à Saint-Quintin-surmontagne, des policiers, Sioule, Jean-Michel Redon a fondé en 2005 la société UPABI Conseil voire des familles avec et Formation (*). Le curriculum vitae de cet ancien membre du GIGN enfants, qui viennent ne tiendrait pas sur trois pages. Sa clientèle se compose d’entreprises, un truc de bûcheron : apprendre à construire de collectivités territoriales ou de grandes écoles parisiennes. Les unes la chandelle suédoise un abri, allumer un feu cherchent à redonner de la cohésion à leurs équipes, les autres à présans briquet, gérer le stress, s’orienter, trouver de la parer leurs élèves à faire face à des situations extrêmes (catastrophes naturelles, nourriture, de l’eau (qu’il faut ensuite filtrer). Le tout guerres), auxquelles leur profession les exposeront. « Le plus dure, dit-il, a été de avec un équipement qui se résume le plus souvent à convaincre les chefs d’entreprise que ces stages n’ont rien de ludique et que je peux retransun couteau, un sac et un duvet. « En phase de survie, on crire sur le terrain de façon très fidèle, en confrontant les personnes à un environnement hostile, les problématiques de cohésion du personnel qu’ils rencontrent. La survie est une école est confronté à deux types de contraintes, explique JeanMichel Redon. D’abord, une contrainte temporelle. C’est du savoir-être et du savoir-faire en groupe. Plus qu’une philosophie, c’est une éthique. » l’instant T. Nous avons des besoins hydriques, diététiques, thermiques, mentaux. Ensuite, une contrainte géographique. CONTRAINTES TEMPORELLES C’est la topographie, le déplacement, l’altitude et les risques ET GÉOGRAPHIQUES d’hypoxie, la faune et les risques éventuelles d’agression, etc. Jean-Michel Redon ne Des règles simples permettent de faire face s’est pas installé dans les à ces contraintes, encore faut-il les connaître. » Combrailles par hasard. « Ici, j’ai tout sur place : BUSHCRAFT ATTITUDE les prestataires de service, le LE MAGAZINE DE L’ART DE milieu naturel et la diversité SURVIVRE climatique. » Alexandre Gossiome a ouvert une Mais la survie est aussi un loisir, un art de vivre. antenne de l’ « Ecole de De plus en plus de personnes « s’exilent » en forêt Vie dans la Nature » (**) le week-end pour vivre à la façon de nos ancêtres à Pont-de-Menat pour les chasseurs-cueilleurs, en appliquant précisément les mêmes raisons que Jeantechniques de survie. Or, ce loisir a un nom, bushcraft, Michel Redon. et il a désormais son magazine. A Clermont-Ferrand, rée de la comédie musicale «La Mélodie du Bonheur», modernisée et adaptée aux danseurs de l’école de danse Isadora-Volcovici : L’action se passe un peu avant la seconde guerre mondiale en Autriche, au moment de l’Anchluss. Maria est une jeune femme qui se prépare à devenir religieuse dans une abbaye située près de Salzbourg mais qui n’est pas vraiment faite pour la vie du couvent… Rens. : 04 70 05 74 66 • Athanor

SAINT-ELOy-LES-MINES « RACONtE-MOI GRAND-PèRE… LE MétIER DE MINEUR à St-ELOy-LES-MINES » - L’association Souvenirs et Patrimoine du Mineur diffuse un nouvel ouvrage intitulé: « Raconte-moi grand-père, le métier de mineur à St-Eloy-les-Mines ». Vous découvrirez les dangers qui menaçaient la santé et la vie des mineurs, malgré l’amélioration constante des mesures de sécurité, leur dévotion à Ste Barbe, mais aussi la solidarité qui les unissait et le syndicalisme auquel ils adhéraient largement. Vous découvrirez également l’utilité du métier et l’importance de la mine dans l’économie locale et régionale, ainsi que les raisons de l’arrêt de l’exploitation. Cet ouvrage représente un devoir de mémoire, un hommage à tous les mineurs mais aussi un message pour les générations futures. Vous pouvez vous le procurer, à partir du 15 juin, au Bar-Presse CHEVRIER 139 rue J.Jaurès à St-Eloy, à la Maison de la Presse à Montaigut, et auprès de membres de l’association Souvenirs et Patrimoine du Mineur, Danielle Bournat (04 73 85 13 45) et Bernard Sauvat (04 73 85 22 77) au prix de 10 €.

de l’art de faire du feu

Florian Morel, 30 ans, vient en effet de créer le premier magazine français du genre, « Bushcraft attitude » (***). Un pur produit auvergnat. Le numéro 1 de ce trimestriel est sorti au début du printemps. Et c’est déjà un succès, les amateurs se l’arrachant littéralement, de la Belgique à la Suisse, du Québec à la France. Sur 60 pages en couleurs, on apprend à fabriquer une chandelle suédoise, à préparer des bannicks (recette de trappeur), à choisir un couteau, on découvre ce qu’est le très nourrissant conopode dénudé, on fait la connaissance de David Manise, pointure internationale de la survie. Nous souhaitons, paraphrasant la formule consacrée, une longue « survie » à ce nouveau magazine. (*) UPABI Conseil et Formation – 63440 Saint-Quintin-sur-Sioule – 04 73 97 44 61 (**)Ecole de Vie dans la Nature – 63560 Pont-de-Menat – ecole-vie-nature.com – 06 08 76 89 51 (***) 6 € - En vente par abonnement ou au numéro sur le site bushcraftattitude.fr.


Article de presse ou L'école de vie dans la nature a été cité.