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Transition énergétique Ce qu’en pensent les Français et les chefs d’entreprise Résultats des grandes enquêtes nationales sur la transition énergétique Dossier de presse Conférence du mercredi 12 juin 2013 Palais de Iéna – Conseil économique, social et environnemental

Un événement du Débat National sur la Transition Énergétique

En partenariat avec le Conseil économique, social et environnemental

Contact : Caroline Demoyer | Caroline.demoyer@eurosagency.eu 06.60.99.91.03

Organisé et conçu par Euros / Agency

Contact presse : Jasmine Baouali | Jasmine.baouali@eurosagency.eu 06.26.82.53.78


Sommaire 4

Programme de l’événement du 12 juin

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Pourquoi une grande enquête nationale sur la transition énergétique ?

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Biographies des intervenants

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Les résultats de l’enquête

10 La Fondation européenne sur le Climat 12 Le Conseil économique, social et environnemental 14 Le Débat national sur la transition énergétique


Grande enquête nationale sur la transition énergétique

PROGRAMME DE L’ÉVÉNEMENT DU 12 JUIN De 19 h 00 à 21 h 00

INTRODUCTION Jean-Paul DELEVOYE président du Conseil économique, social et environnemental Johannes MEIER président-directeur général de la Fondation européenne pour le Climat

PRÉSENTATION DES RÉSULTATS Stephen BOUCHER directeur de programme de la Fondation européenne pour le Climat Jean-Daniel LÉVY directeur du département politique & opinion, Harris Interactive

INTERVENTION ET COMMENTAIRES Delphine BATHO Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie

PANEL DE DÉCRYPTAGE Brice LALONDE conseiller spécial de l’ONU pour le développement durable Anne-Marie DUCROUX présidente de la section Environnement du Conseil économique, social et environnemental Jérôme PÉCRESSE président du secteur Alstom Renewable Power et Vice-Président Exécutif d’Alstom Laurence TUBIANA directrice de la chaire développement durable de Sciences Po Paris, directrice de l’IDDRI et membre du comité de pilotage du Débat National sur la Transition Énergétique

SESSION DE QUESTIONS - RÉPONSES

À partir de 21 h 00 : Cocktail

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

POURQUOI UNE GRANDE ENQUÊTE NATIONALE La grande enquête nationale sur la transition énergétique s’inscrit dans le contexte du Grand Débat sur la transition énergétique, qui a pour vocation d’amorcer une large réflexion sur le futur énergétique de la France. La Fondation européenne pour le climat (ECF), en relation avec le Conseil économique, social et environnemental, a demandé à Harris Interactive de réaliser une enquête auprès des Français sur la transition énergétique, ses enjeux, ses modalités, ses conséquences anticipées et leur implication potentielle dans le processus. Cette enquête vise ainsi à mieux appréhender la manière dont les Français, citoyens et dirigeants d’entreprise, intègrent les enjeux environnementaux, industriels, économiques et sociaux soulevés par la mise en œuvre de la transition énergétique et la part qu’ils envisagent de prendre dans ce cadre. Ce sondage permet à la fois d’identifier les incitations et les freins possibles au développement d’une politique nationale de transition énergétique.

Pourquoi interroger les citoyens et les entreprises ? Dans un contexte économique et financier difficile, il s’agissait de mettre en exergue les préoccupations et l’appréhension de deux populations considérées comme les déterminants clefs du processus de transition : • D’une part, les citoyens, confrontés plus spécifiquement aux problèmes lies à la précarité énergétique, au coût élevé de l’énergie et attachés au maintien de leur qualité de vie ; • D’autre part, les chefs d’entreprise : s’adresser directement aux dirigeants d’entreprise permet d’aller au-delà du discours prédominant des grandes fédérations professionnelles en matière de transition énergétique et de confronter la pertinence des incitations et contraintes qui pourraient leur être destinées.

Pourquoi la Fondation européenne pour le climat et le Conseil économique, social et environnemental ? La Fondation européenne pour le climat, qui s’est fixé pour objectif de promouvoir les politiques climatiques et énergétiques permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a souhaité apporter sa contribution au Débat national sur la transition énergétique en y apportant un éclairage complémentaire, non partisan et de nature à faciliter la prise de décision. Dans cette démarche, la Fondation a identifié le Conseil économique, social et environnemental comme un relai de premier plan et un acteur particulièrement pertinent et légitime. Le sondage se fonde ainsi en grande partie sur les recommandations du Conseil économique, social et environnemental en matière de transition énergétique (sur la base de ses avis publiés en 2013). Ces recommandations ont pu être confrontées à l’opinion des deux panels sélectionnés.

Quelle est la place de cette enquête dans le Débat national sur la transition énergétique ? Le Débat national sur la transition énergétique a labellisé cette enquête, qui contribue à alimenter la réflexion plus large menée dans le cadre de cette concertation nationale. Sa vocation est uniquement d’éclairer le débat sur l’état de l’opinion et ses prédispositions à l’égard des réformes à venir. Il repose par conséquent sur une initiative indépendante, intégralement financée par la Fondation européenne pour le climat.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

BIOGRAPHIES DES INTERVENANTS M me DELPHINE BATHO, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie depuis juin 2012, Delphine Batho occupait la fonction de Ministre déléguée à la Justice sous le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Elle a été députée des DeuxSèvres entre 2007 et 2012 et vice-présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, chargée de la sécurité. Elle a par ailleurs successivement occupé les postes de vice-présidente et porte-parole de SOS Racisme et de chargée de mission auprès du vice-président du Conseil régional d’Île-de-France, chargée de la politique de la ville et de la sécurité. Au sein du Parti socialiste, dont elle est membre du bureau national depuis 2000, Delphine Batho a été responsable nationale chargée de la sécurité entre 2003 et 2004, puis secrétaire nationale chargée de la ville puis de la sécurité entre 2004 et 2008.

M. JEAN-PAUL DELEVOYE, Ancien ministre, Président du Conseil économique, social et environnemental Né en 1947, ancien directeur de sociétés agroalimentaires, Maire de Bapaume depuis 1982, Député puis Sénateur du Pas-de-Calais, il fut Président de l’Association des Maires de France de 1992 à 2002, Ministre de la Fonction Publique, de la réforme de l’État et de l’aménagement du territoire de 2002 à 2004 où il a notamment engagé la reforme de l’ENA et celle de la retraite des fonctionnaires, de Médiateur de la République de 2004 à 2011. Il est actuellement Président du Conseil Economique Social et Environnemental, 3° assemblée constitutionnelle de la République.

M. BRICE LALONDE, Ancien ministre, conseiller spécial pour le Développement durable à l’ONU Candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1981, Brice Lalonde fonde Génération écologie en 1990. Il a été ministre de l’Environnement de 1988 à 1992 et Maire de Saint-Briac de 1995 à 2008. Ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique de 2007 à 2011, il a également été coordinateur exécutif de la Conférence des Nations unies pour le développement (Rio +20). Brice Lalonde a également été Directeur du bureau de Paris de l’Institut pour une politique européenne de l’environnement (IPEE), think-tank soutenu par la Fondation Européenne de la Culture, et a présidé les Amis de la Terre de 1973 à 1980.

M me LAURENCE TUBIANA, Directrice de la Chaire Développement durable à Sciences Po Paris, Directrice de l’IDDRI, membre du comité de pilotage du Débat national sur la transition énergétique Laurence Tubiana est fondatrice de l’Institut du développement durable et des relations Internationales (Iddri) à Paris et membre du comité de pilotage du Débat national sur la transition énergétique. Elle est également directrice de la chaire Développement durable de Sciences Po et professeur à Columbia University à New York. Elle suit et participe aux négociations internationales sur le changement climatique, dans lesquelles l’Iddri est fortement impliqué. Laurence Tubiana fait partie de la commission du Livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France, constituée en octobre 2007, dont l’objectif est d’établir, à partir d’une analyse de l’environnement international et de ses évolutions, une vision du rôle de la diplomatie française. De mai 2009 à mai 2010, elle s’est vu confier la mise en place de la nouvelle Direction des biens publics mondiaux du ministère des Affaires étrangères et européennes.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

M. JÉRÔME PÉCRESSE, Président du secteur Alstom Renewable Power et Vice-Président exécutif d’Alstom Président du Secteur Alstom Renewable Power et Vice-Président Exécutif d’Alstom depuis juin 2011, Jérôme Pécresse est en charge du Secteur Alstom Renewable dont les activités couvrent l’hydraulique, l’éolien et les autres sources d’énergies renouvelables. Avant d’intégrer Alstom, il a été Directeur Général Délégué d’Imerys (2008-2011), Directeur de la branche Céramiques, Réfractaires, Abrasifs et Filtration (2006-2008) et Directeur Finance et Stratégie (2003-2006). Il avait rejoint Imerys en 1998 en qualité de Vice-Président Stratégie et Développement. Jérôme Pécresse a également occupé les postes d’Associé Vice-Président, puis de Directeur chargé des fusions et acquisitions pour la France chez Crédit Suisse First Boston. Il est diplômé de l’École Polytechnique et ingénieur de l’École Nationale des Ponts et Chaussées.

M. JOHANNES MEIER, Secrétaire général de la Fondation européenne pour le climat Avant de rejoindre la Fondation européenne pour le climat en tant que PDG, Johannes Meier était associé chez McKinsey & Co., PDG de GE CompuNet Computer AG, membre du directoire de la Fondation Bertelsmann, et fondateur d’une société de développement de logiciels plates-formes de coordination. Il est membre des conseils de surveillance de Xing AG, l’école de Leipzig Graduate of Management, et l’Unicef Allemagne. Johannes Meier est titulaire d’un M.S. en informatique et d’un doctorat en communication et sciences de l’information.

M. STEPHEN BOUCHER, Directeur du programme de la Fondation européenne pour les politiques climatiques Stephen Boucher est directeur du programme ECF pour les politiques climatiques de l’UE à Bruxelles. Avant de rejoindre la Fondation, il a passé quatre ans en tant que co-manager de Notre Europe, think-tank dédié à l’unité européenne et fondé par Jacques Delors. Spécialiste des questions de politique énergétique, de démocratie délibérative, il a publié plusieurs livres et études et a organisé le premier sondage délibératif paneuropéen. Il était auparavant consultant en affaires publiques à Bruxelles et à Londres et a conseillé le Premier ministre adjoint et le ministre des Transports belges sur les affaires européennes et internationales. Il a enseigné le lobbying en Europe comme professeur associé à Sciences Po Paris. Stephen Boucher est diplômé de l’Université Harvard et de Sciences Po Paris.

M me ANNE-MARIE DUCROUX, Présidente de la Section Environnement du Conseil économique, social et environnemental Présidente de la Section Environnement du Conseil économique, social et environnemental, Anne-Marie Ducroux est également membre de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité. Elle a présidé auprès du Premier ministre la première instance nationale de participation de la société à l’élaboration de politiques publiques de développement durable : le Conseil national du Développement durable (CNDD), qui réunissait pour la première fois 90 membres et 400 acteurs de la société civile et des collectivités territoriales. Elle est fondatrice du cabinet d’expertise en développement durable et dialogues de parties prenantes « Au nom du vivant » et est également administratrice de l’agence européenne Vigeo de rating extra-financier et contributrice bénévole pour plusieurs associations.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE AUPRÈS DES FRANÇAIS La perception de l’importance de la transition énergétique Une « urgence » pour 85 % des Français La mise en œuvre d’une politique de transition énergétique est perçue comme « Urgente » par une écrasante majorité. Elle reste forte au-delà des clivages politiques, les sympathisants de gauche ayant la majorité d’opinions la plus forte (90 %), contre ceux du FN qui ont la plus faible (74 %). L’enjeu environnemental prioritaire, les enjeux politiques, sociaux et économiques soulignés Le premier enjeu désigné par les Français est la protection de l’environnement, à 46 %. Suivent l’enjeu politique et géopolitique à 21 % (indépendance, prévention des conflits), l’enjeu social à 17 % (accès de l’énergie à tous) et l’enjeu économique à 16 % (croissance, emploi, compétitivité). Le premier facteur de réussite : « le développement des énergies renouvelables » La réussite de la transition énergétique passera en priorité, pour les Français, par le développement des énergies renouvelables (à 69 %, 87 % pour les sympathisants écologistes). L’efficacité énergétique est la deuxième solution privilégiée (43 %), puis la sobriété énergétique (41 %). L’exploration de nouvelles ressources, telles que le gaz de schiste, est moins mise en avant (23 %).

Le rôle des différents acteurs et l’implication personnelle Une confiance limitée dans les pouvoirs publics pour s’impliquer positivement Seul un français sur deux accorde sa confiance aux collectivités locales. L’Union européenne n’inspire pas confiance (36 %) et le gouvernement encore moins (25 %). Seule une minorité des sympathisants de gauche accorde sa confiance au gouvernement (45 %). Les jeunes se démarquent en accordant leur confiance aux collectivités locales (67 % pour leur Région, 62 % leur département, 60 % leur intercommunalité, 63 % leur commune) et à l’UE (52 %). Seul un Français sur deux a le sentiment de pouvoir agir à son niveau 53 % des Français estiment pouvoir agir individuellement en faveur de la transition énergétique (59 % pour les sympathisants du PS et 75 % pour ceux d’EELV). La grande majorité des Français se disent pourtant prêts à faire des efforts Les Français se déclarent prêts à agir au niveau individuel. 36 % ont le sentiment de déjà adopter des comportement quotidiens favorisant les économies d’énergies et seuls 7 % ne se déclarent pas prêts à le faire. Seule une minorité n’est pas disposée à privilégier les produits locaux (10 %), changer de mode de chauffage (13 %), réaliser des travaux d’isolation (16 %) ou changer ses modes de déplacements (27 %). En revanche, une majorité est opposée à habiter dans un immeuble (54 %), payer plus cher des produits taxés en raison de leur émission carbone (61 %) ou diminuer la taille de leur logement (62 %). Des freins et des leviers avant tout économiques Les principaux freins soulignés par les Français sont les limites financières : 49 % craignent que cela soit trop coûteux à court terme. Les principaux leviers sont du même ordre (50 % font incitations financières de type crédits d’impôts ou éco-prêts un levier prioritaire, de même que l’amélioration du pouvoir d’achat). Ils sont par ailleurs 42 % à regretter un manque de volonté des pouvoirs publics.

L’anticipation de l’impact de la transition sur l’économie et la compétitivité Une anticipation positive des effets de la transition énergétique sur l’économie Les Français estiment en majorité que la transition énergétique aura un impact positif sur l’emploi (58 %) et la croissance économique (53 %). Ils sont partagés en revanche sur le coût de l’énergie : 43 % estiment que celui-ci augmentera, une même proportion qu’il baissera (14 % pas d’impact). Des bénéfices qui l’emportent sur les désavantages, mais uniquement à long terme A court terme, seuls 19 % des Français estiment que les bénéfices de la transition énergétique l’emporteront sur les désavantages. Ils sont 83 % à le penser à long terme, et une courte majorité (49%) à moyen terme. De la même manière, 78 % d’entre eux pensent que l’énergie sera plus chère à moyen terme, proportion qui passe à 33% lorsqu’il s’agit du long terme.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

La confiance des Français dans les acteurs de la transition Leurs proches 65% Leur commune 50% Les associations et ONG 49%

52%

Les Français partagés sur le nucléaire : la moitié juge cette source d’énergie compatible avec la transition énergétique (52% contre 47%)

69%

Les gaz de schiste sont incompatibles avec la transition énergétique pour plus des deux tiers (69 %) des Français, encore davantage que les énergies fossiles conventionnelles (66 %)

Leur Région 49% Leur intercommunalité 49% Leur Département 48% Leur entreprise 43% L’Union Européenne 36% Le Gouvernement français 25%

Les principaux freins et leviers perçus par les Français La crainte que ce soit trop coûteux à court terme

49%

50% Des incitations financières (crédits d’impôts, éco-prêts)

Le manque de volonté des pouvoirs publics

42%

50% Le fait de voir que cela améliore son pouvoir d’achat

L’absence ou la faiblesse des incitations financières 35%

42% Le fait de voir les effets positifs sur l’environnement

L’impact perçu de la transition énergétique sur l’économie L’emploi

58%

La croissance économique

53%

La compétitivité des entreprises

49%

Le coût de l’énergie

43%

12% 16% 19%

30% 31% 32%

43%

Plutôt un impact positif

Plutôt un impact négatif

14% Pas d’impact

L’impact perçu de la transition énergétique sur l’économie À court terme

58%

À moyen terme

53%

À long terme

83%

78%

3% 16%

31%

4% 15%

Ce sont les bénéfices qui l’emportent

Ce sont les désavantages qui l’emportent

2%

Ne se prononce pas

Enquête réalisée en ligne par l’institut Harris Interactive du 16 au 24 avril 2013 à partir d’un échantillon de 1000 individus représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus. La méthode des quotas et redressements a été appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socio-professionnelle et région de l’interviewé(e).

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE AUPRÈS DES CHEFS D’ENTREPRISE La perception de l’importance de la transition énergétique Une urgence environnementale mais également économique, surtout pour les industriels 81  % des dirigeants d’entreprise estiment que la mise en œuvre d’une politique de transition énergétique est urgente, dont même 37 % très urgente. Ils considèrent que le principal enjeu de cette transition est environnemental (48 %), avant d’être économique (22 %), politique (20 %) ou social (10 %). Aux yeux des responsables dans l’industrie, l’enjeu économique prime cependant sur l’enjeu environnemental (50 % contre 33 %). Les énergies renouvelables : « les plus compatibles avec la transition » et « les plus susceptibles d’accroître la compétitivité » Les énergies renouvelables leur apparaissent à la fois comme les énergies les plus compatibles avec les enjeux de la transition (95 %) et les plus susceptibles d’être un atout pour la compétitivité du pays (88 %). Ils sont plus ambivalents sur le nucléaire, une courte majorité le jugeant non compatible mais 62 % le désignant parmi les types d’énergie les plus compétitifs. Les énergies fossiles mais également les gaz de schiste ne sont considérés ni compatibles avec la transition énergétique ni compétitifs.

Le rôle des différents acteurs et l’implication des entreprises Un rôle à jouer dans la transition, mais moins important que celui des pouvoirs publics La grande majorité des dirigeants d’entreprise estime que les entreprises françaises ont un rôle important à jouer (87 %, dont 38 % très important) mais moins décisif que les scientifiques (96 %, dont 63 %), le Gouvernement (90 %, dont 63 %) ou que l’Union Européenne (89 %, dont 63 %). Les dirigeants d’entreprise très divisés sur leur propre capacité d’action Un dirigeant sur deux (50 %) estime pouvoir concrètement œuvrer en faveur de la transition. Les réponses varient toutefois fortement selon les secteurs : se considèrent majoritairement en mesure d’agir les dirigeants dans les domaines du commerce, des transports et de l’hôtellerie et de l’enseignement, de la santé et du social. Ceux travaillant dans la construction sont les plus nombreux à estimer qu’ils ne peuvent pas du tout agir. Encourager les salariés plutôt que créer des postes dédiés ou financer des projets Peu de dirigeants ne se déclarent pas prêts à encourager leurs salariés à adopter des comportements responsables (3 %) et à installer des outils (21 %) ou réaliser des travaux pour favoriser les économies d’énergie (26 %). Ils sont en revanche moins enthousiastes à l’idée de créer des postes dédiés (70 % n’y sont pas prêts) ou de participer financièrement à des projets locaux de production d’énergie renouvelable (57 %). Les freins : le manque de moyens financiers et la faiblesse des aides publiques Les dirigeants indiquent être surtout freinés par le manque de moyens financiers (76 %) et la faiblesse des aides publiques (39 %). Le principal levier réside dans le développement de ces dernières (68 %), ainsi que dans l’établissement de bons diagnostics (28 %) et l’amplification de la coopération à l’échelle des territoires (25 %).

Anticipation de l’impact de la transition énergétique sur l’économie et la compétitivité Une anticipation plutôt positive des effets de la transition sur l’environnement et l’économie Les dirigeants entrevoient les potentiels effets positifs de la transition énergétique non seulement sur l’environnement mais aussi sur l’économie : en termes d’innovation technologique (88 %), de nouveaux marchés (78 %), d’attractivité pour les entreprises françaises (69 %), et dans une mesure un peu moindre en ce qui concerne l’emploi (54 %), la croissance (50 %) et la compétitivité (47 %). En revanche, plus de quatre dirigeants d’entreprise sur dix anticipent un impact plutôt négatif sur le coût de l’énergie ainsi que sur le coût des produits et services. Des bénéfices qui l’emportent sur les désavantages dès le moyen terme Au final, 43 % des dirigeants d’entreprise estiment déjà que les bénéfices de la transition énergétique l’emportent sur les désavantages à court terme. Et à moyen (72 %) ou long terme (91 %), c’est une très large majorité d’entre eux qui se projette dans un scénario positif. 39 % des dirigeants d’entreprise considèrent d’ailleurs que leur entreprise a plus à gagner qu’à perdre dans la transition énergétique, quand 40 % pensent que cela n’aura pas d’incidence pour eux, alors que 18 % craignent d’avoir plus à y perdre qu’à y gagner (36 % dans la construction).

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

Les principaux types d’énergie  : compatibilité et atouts pour la compétitivité de la France Type d’énergie

Compatible avec les principaux enjeux de la transition énergétique

Atout pour la compétitivité de la France

Les énergies renouvelables

95 %

88 %

Le nucléaire

48 %

62 %

Les énergies fossiles

25 %

26 %

Les gaz de schiste

23 %

18 %

Les principaux freins et leviers perçus par les chefs d’entreprise 68%

Mettre en place des aides publiques, des financements spécifiques ou des exonérations de charges

39%

28%

Etablir un diagnosticprécis du fonctionnement et des besoins énergétiques de votre entreprise

23%

25%

Favoriser la coopération avec le territoire, les collectivités locales surlesquelles vous êtes installé

Le manque de moyens financiers

76%

L’absence ou la faiblesse des aides publiques Le manque de solutions techniques ou d’offres alternatives à votre énergie actuelle

L’impact estimé de la transition énergétique sur l’économie L’innovation technologique

Croissance et compétitivité

L’ouverture de nouveaux marchés La croissance et le développement des entreprises La compétitivité des entreprises françaises au niveau mondial L’efficacité énergétique et la réduction de la consommation d’énergie par les entreprises

Enjeux budgétaires

La capacité des entreprises à mieux prévoir les coûts de l’énergie Le coût de l’énergie Le coût des produits et services L’adaptation à de nouveaux métiers

Emploi et formation

La formation et la qualification des salariés La motivation et la fierté d’appartenance des salariés La création d’emplois dans les entreprises L’attractivité des entreprises françaises

Production et image

L’attractivité des produits et des services La qualité des produits et des services L’attractivité du territoire français pour les entreprises étrangères

88% 78% 50% 47% 70% 57% 39% 30% 80% 65% 54% 54% 69% 68% 62% 56%

Enquête réalisée en téléphone par l’institut Harris Interactive du 12 avril au 7 mai 2013 à partir d’un échantillon de 803 responsables en entreprise : DG, DGA, responsable RSE ou autre membre de la direction en capacité de répondre à des questions portant sur la politique énergétique de l’entreprise et la transition énergétique. La méthode des quotas et redressements a été appliquée aux variables suivantes : taille et secteur d’activité de l’entreprise. Certaines entreprises ont été sur-représentées afin d’obtenir un effectif statistiquement suffisant pour disposer de résultats fiables sur toutes les catégories d’entreprise, notamment les plus grandes. Elles ont été remises à leur poids

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

LES 10 RÉACTIONS DU CONSEIL ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL Le Cese représenté dans le débat national pour la transition énergétique relève : 1. Maturité et urgence : d’une manière générale, maturité exprimée par le grand public et les dirigeants. En effet, très majoritairement, les Français disent avoir compris et partager les grands enjeux de la transition énergétique, son urgence (85 % des Français et 81 % des dirigeants) ainsi que ses différentes dimensions. 2. Prêts et actifs : si l’on en croit les résultats, les Français sont déjà engagés dans leur quotidien dans la transition énergétique ou prêts à le faire (93 % des Français sont pour les écogestes d’abord et 97 % des dirigeants d’entreprise) ; ils se décrivent plus comme des acteurs en mouvement vers quelque chose de différent que comme attentistes ou passifs. Un point très encourageant. Seuls 17 % des Français déclarent qu’il ne servirait à rien d’agir individuellement à leur niveau. Néanmoins, 53 % d’entre eux pensent pouvoir agir à leur niveau pour seulement 50 % des dirigeants. 3. Perception environnementale : l’enjeu environnemental de la transition énergétique est cité en premier et partagé à même hauteur par le grand public et les dirigeants d’entreprise, creusant l’écart avec les enjeux géopolitiques, sociaux et économiques. La perception de la nécessité de limiter les pollutions et risques environnementaux, d’anticiper la diminution des ressources et de lutter contre le réchauffement climatique obtient des Français des scores élevés de 96 à 89 %. Et le fait de voir les effets positifs sur l’environnement est perçu comme l’un des 3 leviers. 4. Energies renouvelables : très largement perçues comme solution de la transition énergétique, (à développer pour 69 % des Français), avant l’efficacité ou la sobriété énergétique. Elles sont perçues par les Français compatibles avec la transition énergétique, loin devant avec 96 %, pour 52 % attribué au nucléaire et 34 et 30 % pour les énergies fossiles et gaz de schiste. La hiérarchie et les proportions sont identiques pour les dirigeants d’entreprises : 95 % pour les renouvelables. Pour 69 % d’entre eux elles seraient un atout de compétitivité française ; le nucléaire 23 % et 4 % seulement pour les énergies fossiles et pour les gaz de schiste. 5. Emploi : 58 % des Français estiment que la transition énergétique peut avoir un impact positif sur l’emploi et, la nécessité de soutenir l’activité et l’emploi, apparaît en premier point des enjeux économiques. Les dirigeants sont 80 % à voir des impacts positifs par l’adaptation à de nouveaux métiers et 65 % par la formation et la qualification des salariés. 6. Perspectives : deux tiers des dirigeants pensent que la transition énergétique aura des conséquences positives sur l’attractivité des entreprises françaises et des produits et services, 88 % anticipent des impacts positifs sur l’innovation technologique, et 78 % pensent qu’elle ouvrira de nouveaux marchés. 70 % d’entre eux pensent que la transition énergétique contribuera positivement à l’efficacité énergétique et à la sobriété énergétique des entreprises. 83 % des Français situent des avantages qui l’emportent sur les désavantages, à long terme. 7. Inquiétudes financières : coûts à court terme, absence ou faiblesse des incitations financières, craintes de fortes hausses d’impôts, non rentable individuellement à long terme ? les inquiétudes financières des Français sont fortes. En écho, les premiers leviers cités par eux sont financiers. Pour 76 % des dirigeants d’entreprises, le manque de moyens financiers est cité en premier frein, suivi par l’absence ou la faiblesse d’aides publiques. 91 % des dirigeants souhaitent le soutien du secteur bancaire à des projets favorables à la transition énergétique. 8. Inquiétudes politiques : Les Français voient comme deuxième obstacle à une véritable évolution, le risque de manque de volonté politique des pouvoirs publics et de manque de soutien de la démarche engagée. Seuls 25 % disent faire confiance au Gouvernement pour mener à bien la transition énergétique. 63 % des dirigeants d’entreprise disent quant à eux compter sur les dirigeants politiques à égalité avec l’Union européenne et les scientifiques.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

9. En phase : nombre des résultats exprimés montrent que les recommandations formulées par le CESE au nom de la société civile coïncident avec les préoccupations et attentes des Français. Les avis relatifs à la transition énergétique du CESE ou à l’efficacité énergétique ont interpellé les pouvoirs publics en pointant des aspects essentiels de la transition énergétique et en proposant une feuille de route phasée. A travers l’enquête, les Français s’expriment et confortent nombre des propos et recommandations du CESE, dont notamment : • La nécessité d’agir maintenant pour 85 % et le principal enjeu est environnemental, • Le CESE a souligné combien les questions d’emplois manquaient généralement aux scenario énergétiques. La dimension économique et sociale est primordiale : 62 % des Français pensent qu’il est très important, et 33 % assez important, de soutenir l’activité et l’emploi par la transition énergétique. Pour 94 % des Français, la transition énergétique passe par le développement de nouveaux secteurs d’activités économiques et pour 92 % d’entre eux, par une adaptation à de nouveaux métiers. • La mobilité, les transports, le nombre et la distance des déplacements professionnels et personnels apparaissent importants ; le CESE a montré combien cette question restait à traiter, compte tenu de son poids dans la transition énergétique notamment. 72 % des Français, indiquent être prêt à changer ses modes de déplacement et 71 % à réduire le nombre et la distance de leurs déplacements : de forts taux. Les dirigeants d’entreprise citent également en premier la réduction et transformation des déplacements (62 %). • 90 % des dirigeants d’entreprise plébiscitent la réduction de TVA à 5 % pour les travaux d’efficacité énergétique au même titre que les produits et services de première nécessité; • Les crédits d’impôt pour favoriser les actions en faveur de la transition énergétique recueillent 90 % d’intérêts des dirigeants d’entreprises, conditionner les aides publiques recueillent 86 %, l’utilisation les recettes des quotas mis aux enchères dans le cadre d’ETS recueillent 59 % 10. Transition, du court au long terme : seuls 19 % des Français voient des avantages à court terme à la transition énergétique contre 83 % à long terme. 78 % d’entre eux pensent que la transition énergétique renchérira les coûts de l’énergie à court terme. Les dirigeants d’entreprise pour 56 % ne voient pas de bénéfices à court terme mais 91 % à long terme.

A relever : • Les dirigeants d’entreprise (39 / 43 %) sont très partagés sur les impacts sur le coût de l’énergie, comme les Français (43 / 43 %) lorsque le CESE indique plutôt qu’une orientation générale vers un coût plus élevé des énergies constituera une tendance de fond des années à venir. S’ils sont 78 % à penser que l’énergie va coûter plus cher à court terme, 43 % des Français espèrent que la transition énergétique permettra une réduction à long terme de leur facture énergétique, • Le fait de participer financièrement à des projets locaux de production d’énergie renouvelables près de chez soi : 39 % des Français disent y être prêts, mais parmi les leviers, celui-ci ne recueille que 5 %, • La répartition des rôles à venir de collectivités apparaît très partagée pour les dirigeants d’entreprises comme pour le public.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

LA FONDATION EUROPÉENNE POUR LE CLIMAT Objet La Fondation Européenne pour le Climat (European Climate Foundation) a été créée début 2005 avec pour mission de lutter contre le changement climatique en Europe en promouvant les lois européennes et nationales qui réduiront de manière la plus efficace possible les émissions de gaz à effet de serre.

Financement et indépendance La Fondation est actuellement financée par 8 organisations philanthropiques non affiliées à quelque industrie ou intérêt gouvernemental que ce soit. ECF travaille étroitement avec tous les acteurs pertinents pour la lutte contre le changement climatique : gouvernements, parlementaires de tous bords, industrie, associations environnementales et experts, comme en attestent ses multiples actions de dialogue et réflexion entre acteurs (www.roadmap2050.eu; Coalition for Energy Savings www.energycoalition.eu; Polska 2050, etc.).

Priorités La Fondation s’efforce de promouvoir des actions nationales ou européennes qui réduisent de manière la plus efficace possible les émissions de gaz à effet de serre. Elle se concentre donc, par ordre de priorité, sur les secteurs suivants: production d’électricité (infrastructure des réseaux électriques; renouvelables; lutte contre le développement des centrales au charbon); marché européen du carbone; promotion de l’efficacité énergétique (normes automobiles; normes de construction et rénovation des bâtiments; normes des appareils électriques).

Action en France La Fondation s’implique activement depuis 2005 en France, travaillant étroitement avec différents acteurs de la société civile (entreprises, think tanks, ONGs). Elle a collaboré étroitement au développement du Débat National sur la Transition Energétique, sa priorité étant de promouvoir l’implication des citoyens dans le débat (activité de sondage, coordination des acteurs environnementaux tels que le RAC, le CLER, la FNH), l’analyse (soutien à des think tanks tels que l’IDDRI et la Chaire Economie du Climat) et la prise en compte de la dimension européenne et internationale.

Plus d’information • Les activités, le financement et les actions de la Fondation sont décrits de manière exhaustive sur www.europeanclimate.org. • Les principaux travaux d’analyse de la Fondation sont disponibles (également en français) sur www.roadmap2050.eu. • La Fondation soutient par ailleurs d’autres sites internet d’information: www.carbonbrief.org ; www.klimafakten.de ; www.lowcarbonfacts.eu • Les organisations qui financent la Fondation : http://www.europeanclimate.org/en/about-us/funding-partners.

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Grande enquête nationale sur la transition énergétique

LE DÉBAT NATIONAL SUR LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE Le Président de la République a fixé le cap pour notre pays : faire de la France la nation de l’excellence environnementale. Il a indiqué clairement la voie à suivre pour engager la France dans la transition énergétique, fondée sur la sobriété et l’efficacité, ainsi que sur le développement des énergies renouvelables, et plus globalement dans la transition écologique, en les inscrivant dans les cadres communautaires et internationaux. Le Gouvernement a voulu que s’ouvre pour cela un grand débat national sur la transition énergétique, ouvert et citoyen. Quelle énergie dans 10, 20, 30 ou 40 ans ? Quels sont les investissements nécessaires aujourd’hui ? Comment développer les énergies renouvelables ? Comment optimiser au maximum nos consommations, utiliser au mieux l’énergie disponible ? Telles sont les principales questions sur lesquelles tous les français sont invités à débattre. Les enjeux de la transition énergétique sont triples : • Ecologique : réduire nos émissions de gaz à effet de serre et maîtriser l’ensemble des impacts environnementaux et sanitaires • Economique : réduire notre dépendance énergétique, gagner en compétitivité et créer de l’emploi • Social : maîtriser le prix de l’énergie pour lutter contre la précarité énergétique

Pour un nouveau choix de société Face à ces contraintes, la France doit aujourd’hui réduire ses importations d’énergies fossiles et respecter ses engagements européens. Elle est tenue par trois objectifs d’ici à 2020 : réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre, réaliser 20 % d’économies d’énergie et porter la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation d’énergie. De plus, le président de la République s’est engagé à diminuer la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici à 2025. C’est pourquoi, nous devons imaginer un nouveau modèle de développement plus économe et basé sur une énergie plus respectueuse de l’environnement.

La dynamique du débat La conférence environnementale a arrêté quatre questions autour desquelles le débat s’articule. Ces questions, formulées dans la feuille de route pour la transition écologique, sont les suivantes : • Comment aller vers l’efficacité énergétique et la sobriété ? L’évolution des modes de vie, de production, de consommation, de transport ainsi que des services énergétiques nécessaires doit constituer le point de départ. • Quelle trajectoire pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Quel type de scénarii possibles à horizon 2030 et 2050, dans le respect des engagements climatiques de la France ? • Quels choix en matière d’énergies renouvelables et de nouvelles technologies de l’énergie et quelle stratégie de développement industriel et territorial ? • Quels coûts et quel financement de la transition énergétique ?

Un débat territorial Les débats régionaux se sont mis en place dans la totalité des territoires en métropole et en outre-mer. Toutes régions métropolitaines et en outre-mer sont engagées dans le débat sous des formes variées : réunions de travail, colloques, rencontres sur des thèmes, conférences grand public…

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Les initiatives sont organisées par les collectivités territoriales, les associations, les chambres consulaires, les agences locales de l’énergie, les syndicats de l’énergie, les syndicats professionnels… Un partenariat fort au niveau régional entre le conseil régional, les services de l’Etat (DREAL, SGAR, Préfecture et ADEME) dans la poursuite de l’élaboration des SRCAE… Les thèmes abordés illustrent les questions portées au débat en tenant compte des spécificités régionales. A ce jour, nous avons 791 projets labellisés : tous les projets labellisés témoignent de l’importance et la présence des débats dans toute la France.

Les Journées de l’énergie, un succès qui démontre l’intérêt des Français pour l’énergie Le secrétariat général du débat national sur la transition a crée les Journées de l’énergie le 29, 30 et 31 mars 2013. Pour la première édition des journées de l’énergie, près de 450 entreprises de l’énergie et des collectivités, dans toute la France, ont ouvert les portes de leurs installations au grand public. Le bilan de cette première édition confirme l’intérêt des Français pour l’énergie. De l’ordre de 200 000 personnes se sont rendus dans toute la France pour visiter les lieux de production, distribution, transports, centres de recherche de l’énergie dont plus de 60 000 scolaires.

La journée citoyenne du 25 mai Le 25 mai 2013, s’est tenue la Journée citoyenne organisée dans le cadre du débat national sur la transition énergétique. 1115 citoyens, sélectionnés selon des règles permettant d’assurer la diversité de la représentation de notre pays, ont débattu de la transition énergétique, dans quatorze régions, onze régions métropolitaines et trois régions d’outre-mer. Le premier enseignement de cette journée est que lorsque les citoyens sont en situation d’être informés et de débattre ensemble, ils s’approprient les enjeux, même complexes. Dès lors que les citoyens sont institués en acteurs du débat, la transition énergétique n’est plus une contrainte environnementale ou économique, mais un objet de choix, une « chance de s’engager dans un nouveau modèle de société » pour 67 % d’entre eux, une opportunité où convergent développement économique et social et préoccupation environnementale. Le second enseignement est que 75 % des participants considèrent que la transition énergétique aura des effets positifs pour la société, et 52 % des effets positifs pour les citoyens. Les citoyens expriment leur capacité à transformer leurs pratiques dès lors que les pouvoirs publics et les entreprises sont exemplaires et créent les conditions d’une dynamique collective.

Le site internet Il permet la participation et la traçabilité de l’ensemble des contributions et des initiatives de chacun. A ce jour, on compte 296 948 visiteurs uniques

La grande enquête nationale sur twitter : - Hashtag de l’événement : #enqueteDNTE - Conseil économique, social et environnemental : @lecese - Débat national sur la transition énergétique : @tr-energetique / #DNTE Sites internet - Fondation européenne pour le climat : www.europeanclimate.org - Conseil économique, social et environnemental : www.lecese.fr - Débat national sur la transition énergétique : www.transition-energetique.gouv.fr - Euros / Agency : www.eurosagency.eu


Dossier de presse