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LE VERT

Licenciements à PSA

POUR SORTIR DU ROUGE A Rennes, cela fait 10 ans que PSA voit fondre ses effectifs, sans que rien ne bouge. Les salarié-e-s ne doivent pas porter la responsabilité des erreurs de leurs dirigeants, qui annoncent la supression de 8 000 emplois en France après avoir distribué 450 millions d’euros à leurs actionnaires ! Selon nous, ces licenciements ne sont pas une fatalité, la messe n’est pas dite.

Ce que nous proposons : Maintenir les emplois et les compétences Cela passe par la mise en place de solutions inspirées du Kurzarbeit, un programme public qui, en Allemagne, a permis de protéger un grand nombre d’emplois industriels en réduisant le temps de travail. Les salaires sont maintenus avec l'aide de fonds publics. Lorsque les commandes repartent, l'entreprise est alors capable de relancer rapidement la production.

Engager les mutations par un plan de conversion L’industrie automobile ne retrouvera pas au XXIe siècle ses heures florissantes d’hier. Il importe de s’y préparer et d’aider les salariés à réussir cette mutation. A l'image d'autres régions avant nous, la Bretagne doit envisager la conversion d'un de ses secteurs industriels phare. En pratique, les compétences et savoir-faire des salariés de l'automobile sont parfaitement transposables dans d'autres secteurs. Aussi, un plan de conversion des sites est à envisager avec les partenaires sociaux. Le plan gouvernemental actuel prévoit 350 millions d'euros d'investissements dans la recherche et développement et 450 millions d'euros pour la modernisation des sites. Il importe que ces fonds publics bénéficient aux salarié-e-s et à un plan de conversion. L'écologie peut devenir une atout pour l'avenir de l'industrie automobile.

Ce plan devra comporter : 1. La mise en place d’un « revenu de transformation écologique » pour maintenir les emplois à salaires constants et donc les savoir-faire pendant la phase de transition. 2. Une diversification des activités : •

Produire des véhicules faiblement émetteur en CO2, plutôt que la production de voitures haut de gamme (marché très concurrentiel) ;

Envisager la production d'autres modes de déplacement (car, bus, tram, train, vélo...). Covoiturage, partage d'automobile, location de courte durée : l'automobile est aujourd'hui connectée à d'autres moyens de déplacement avec lesquels elle doit entrer en convergence ;

Croiser les activités des filières automobile et TIC (technologies de la communication) afin de faciliter l'émergence de nouveaux acteurs notamment dans lesdomaines de l'électronique embarquée ;

Faire le pari de la transition énergétique. Plusieurs exemples le démontrent, des emplois peuvent être sauvés en convertissant les sites à la production d’équipements pour la production d'énergies renouvelables.

EELV Rennes - 15 septembre 2012

ILS ONT FAIT LE PARI DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE Bosch Vénissieux. L’usine fabriquait des injecteurs pour l'automobile. Le site a été reconverti. Formés en Allemagne, les salariés produisent aujourd'hui des panneaux solaires. Usine Ford de Bordeaux. 1 600 emplois étaient menacés. Le pari a été fait de produire des pièces pour éoliennes. En effet, le mécanisme qui fait tourner les roues de voitures n’est pas très différent de celui qui fait tourner les pales d’éoliennes. Si l’expérience n’est pas allée à son terme, elle démontre qu’il est possible d’adapter un site automobile à d’autres productions.


PSA : le vert pour sortir du rouge