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Manifestation Grand Ouest

NUCLEAIRE STOP samedi 15 octobre

Rennes Mail François Mitterand, à partir de 12h à l’appel de la Coordination Antinucléaire Ouest

POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE ENERGETIQUE en sortant du nucléaire et en assumant nos engagements sur l’effet de serre et le réchauffement climatique Nous avons le devoir d’engager rapidement et massivement une stratégie en faveur d’une nouvelle ambition énergétique, qui organise année après année, le remplacement de notre dépendance à cette énergie dangereuse et finie qu’est le nucléaire*. En France, l’apport du nucléaire représentant 21 % de l’énergie finale consommée en France, nous sommes loin des confusions entre électricité et énergie, qui conduisent beaucoup de nos concitoyens à croire que nous

dépendons de cette énergie à 78%, ce qui n’est vrai que pour la part électrique. Nous devons aussi préparer socialement l’avenir de la France comme de l’Europe, afin de nous prémunir et de protéger nos concitoyens, dans la perspective d’un contexte d’énergie rare et chère.

C’est pourquoi, de manière réfléchie et responsable, nous proposons d’engager notre pays dans un plan de sortie étalée sur 20 à 30 ans.

* Le stock d’uranium de 60 ans au rythme actuel de consommation mondiale, ne sert à fournir que 5% de l’énergie mondiale actuellement consommée


3 PILIERS POUR UN DESENGAGEMENT PROGRESSIF DU NUCLEAIRE 1

Une grande politique transversale d’efficacité énergétique

- Conduire une grande politique de rénovation du parc bâti - Investir à grande échelle dans les énergies naturelles renouvelables (ENR) : bois, biogaz, solaire, éolien, hydraulique… - Accompagner immédiatement et de manière personnalisée, l’amélioration énergétique des bâtiments les plus dégradés, pour lutter contre la précarité énergétique. La mise en place de STI régionales devra permettre de traiter dans de bonnes conditions les rénovations complètes (dites « facteur 4 » ou BBC). Ces bâtiments (classes F et G) devront être la priorité des programmes régionaux de rénovation. Chaque thermie ou kilowatt économisé au niveau de l’usage final (dans la maison, l’entreprise…) réduit la production d’un facteur 2, 58. Ainsi en réduisant de 20 % les consommations finales, nous pouvons réduire les importations ou la production de 50 %.

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Accélérer le déploiement des énergies renouvelables

- Le coût du démantèlement, comme l’analyse des coûts de mise à niveau des réacteurs encore en fonctionnement va conduire à l’envol du prix du kilowatt heure, dans un contexte de surenchérissement des produits pétroliers. Plusieurs grandes filières d’ENR sont déjà qualifiées économiquement, d’autres le seront désormais très rapidement. - Une dizaine de filières locales ou centralisées peuvent prendre le relai des approvisionnements actuels - Les réseaux électriques doivent être adaptés pour accueillir les énergies renouvelables localement produites, et intégrer les techniques des «smarts grids» (réseaux de distribution d’électricité intelligents) pour les rendre plus performants.

Une politique de soutien et d’investissement forte dans les énergies renouvelables et les solutions alternatives de transport

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- Réduire le poids énergétique du secteur transport suppose un ensemble de mesures et d’initiatives qui permettent d’éviter certains flux, et d’optimiser d’autres transports de marchandise ou mobilité des personnes - Travailler à la relocalisation de la production des filières énergétiques, de matériaux, alimentaire. - Développer les alternatives transports au tout voiture et au tout camion. - Transport des marchandises : initiatives fiscales sur l’obligation de stocks minimum, création d’une offre multimodale (route - fer - mer - voie d’eau) à la hauteur des enjeux, simultanément en France et à l’échelon européen pour structurer une offre nationale et transnationale, capable d’absorber une part significative des flux de longues distances.


Sortir du nucléaire c’est - L’arrêt de toute nouvelle construction de réacteur y compris le fiasco EPR en cours

- Une extinction progressive des unités nucléaires en fonctionnement - La fin immédiate des gaspillages de la filière, notamment l’arrêt du Mox.

Le Mox est un mélange entre l’uranium et du plutonium issu de la filière militaire. Ce produit génère des déchets qui ont des durées de vie de plusieurs centaines de milliers d’années. Un milligramme peut entraîner un cancer… EDF n’a jamais voulu ce produit dans ces centrales, mais cela lui a été imposé par AREVA, pour un cout annuel de 1,5 milliard d’euros.

Sortir du nucléaire avec Une approche sociale forte - Réduire fortement les charges dans le logement et le transport - Remplacer progressivement les emplois actuels de production dans le nucléaire par des nouveaux emplois

Un potentiel économique et d’emploi puissant et localisé - Développer une industrie des énergies renouvelables puissante - Développer tous les métiers de service et de maintenance - Développer les industries des matériaux et matériels du bâtiment - Renforcer l’ensemble des métiers de la construction - Développer les métiers et les emplois de la filière du démantèlement du nucléaire, développer une activité industrielle qualifiée qui nécessite une grande expertise et un grand professionnalisme pour le démantèlement des installations nucléaires et la réhabilitation des sites nucléaires désaffectés (requalifier les emplois de la filière).

Cette politique est créatrice de plus de 700 000 emplois, dont la plupart non délocalisables, en remplacement des 400 000 de la filière, aujourd’hui.

Des outils financiers et fiscaux adaptés - Notre plan s‘appuie sur l’investissement productif par le biais de sociétés publiques et privées, le portage par des Sociétés de Tiers Investissement (STI) pour l’efficacité énergétique. Il se finance à 90 % par la mobilisation de capitaux classiques pour la production ou les fonds de placement long terme pour l’efficacité énergétique. L’ensemble suppose un investissement global de dix à vingt milliards par an, pendant vingt ans. - Créer des STI au niveau régional afin de porter et rendre possible pour tous, les investissements énergétiques dans le logement et les bâtiments. - Réformer la fiscalité avec un volet écologique. - L’intégration dans la livraison des bâtiments, d’appareils électroménagers les plus performants, de sorte de structurer une sobriété de fait.


Objectifs

2020

2050

Consommation d’énergie

Réduire la consommation d’énergie finale de 20 % par rapport à 2008 (et 15 % de la consommation d’électricité)

Production d’énergie

40 % d’énergie renouve- 100 % renouvelable lable pour la production d’électricité et 30 % pour la chaleur

Emission de Gaz à effet de serre

Réduire de 30 % par rap- Réduire de 85 % par rapport à 1990 port à 1990

Diviser par deux la consommation d’énergie finale par habitant

L’audace dès maintenant Notre pays est en retard ! - La France s’est privée de centaines de milliers d’emplois industriels. - Socialement, la seule politique qui mette à l’abri les personnes et les familles, est la réduction rapide de la consommation énergétique. - La seule politique d’avenir est celle que nous proposons pour l’économie, pour le social et bien sûr pour l’environnement. - Nous appellons l’opinion à juger celles et ceux qui prétendraient poursuivre dans le nucléaire au risque demain d’aliéner notre territoire.

Europe Ecologie-Les Verts Bretagne 14 boulevard Hérault 22000 St Brieuc tél : 02 96 61 51 68 Contact : secretariat.eelvbzh@orange.fr Site web : http://bretagne.europe-ecologie.net


POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE ENERGETIQUE