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Introduction Générale

La comptabilité financière est la source privilégiée de l’information qui  permet l’encadrement des décisions des dirigeants par les prenantes externes à  l’organisation. Ainsi, un régime fort de diffusion de l’information est l’une des  pierres   angulaires   de   l’information   du   système   de   contrôle   des   sociétés  s’insérant   dans   le   mécanisme   des   gouvernances   des   entreprises   et   elle  conditionne la capacité des actionnaires à exercer leurs droits de vote. En   outre   une   réglementation   stricte   en   matière   de   diffusion   de  l’information peut aider à attribuer les capitaux et à entretenir la confiance sur  les marchés des capitaux. Les actionnaires et les investisseurs potentiels ont besoin d’avoir accès à  des  informations  périodiques,   fiables, comparables  et suffisamment  détaillées  pour pouvoir apprécier la gestion menée par la direction et prendre des décisions  éclairés concernant l’évaluation et la détention d’actions ainsi que l’exercice des  droits de vote y afférentes. La nécessité d’une révision de cette information financière était impératif  reconnu depuis les époques les plus anciens du monde, c’est  depuis le 16éme  siècle   et   en   Italie   que   se   sont   apparues   les   premières   organisations  professionnelles   des   comptables   ainsi   que   la   fonction   des   commissaires   aux  ISG Gabès

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comptes apparaît   pour   la   première  fois  en France  dans  le texte  de  la loi   du  23/05/1863 qui désigna cet organe de contrôle sous le nom « des commissaires  aux sociétés » en confiant à l’assemblé de le charger de lui faire un rapport sur la  situation   de   la   société,   sur   le   bilan   et   sur   les   comptes   présentés   par   les  administrateurs. En Tunisie, c’est en 1959 que le code du commerce tunisien a institué  l’organe de commissaire aux société chargé de réviser les comptes annuelles  diffusés par les sociétés anonymes. Néanmoins   l’internationalisation   et   la   globalisation   des   phénomènes  économiques   ont   fait   de   l’information   financière   une   préoccupation  inéluctablement mondiale nécessitant  un langage uniforme et compréhensible  par l’investisseur, là où le capitale est appelé à se fructifier. En effet, dans nos jours, les entreprises regardent aux delà des frontières  des leurs pays, elles veulent commercialiser leurs produit et services dans le  monde entier. Elles font appel aux investisseurs étrangers, ces derniers qui sont  plus   en   plus   exigent   quand   aux   informations   qui   sont   divulguées   par   les  administrateurs . Ces   investisseurs   veulent   une   information   fiable,   pertinente   et   surtout  contrôlée et neutre des intérêts des dirigeants qui ne cesse jamais de chercher  leurs objectifs personnels.

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C’est pour   ce   là,   la   pratique   de   la   direction   au   plan   international   et  notamment aux Etats Unis laisse émerger des nombreux comités rattachés au  conseil d’administration et chargés des domaines spécialisés. A   l’image   des   conseils   de   direction   des   organisations   professionnels,  sociales et autres, les entreprises se dotent des plusieurs comités se composant  des   administrateurs   et   compétents   qui   permettent   d’assurer   une   direction  générale   collégial,   d’assurer   une   connaissance   approfondie   des   questions  examinés et d’empêcher dans une certaine mesure, le président directeur général  ou  leurs  principaux   lieutenants (vice président)  de se laisser  emporter par la  tendance vers la dérive monarchique. S’introduisant   dans   ses   premières   étapes   de   l’émancipation   et  l’interrogation dans l’économie mondiale. Notre pays s’aligne ; en effet, après la  publication du système comptable en 1997, qui constitue notre premier cadre  théorique de la comptabilité financière, un code des sociétés commerciales a été  mise en vigueur depuis le 3 novembre 2000, prévoyant les modes de gestion des  sociétés,   élargissant   et   réglementant   de   plus   le   champ   d’intervention   des  auditeurs externes pour favoriser les pratiques de transparence et équilibrer le  dialogue entre les différents acteurs. Se   sont   donc,   la   privatisation,   la   présence   croissante   des   investisseurs  étrangers, la volonté de moderniser la bourse des valeurs mobiliers de Tunis qui 

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ont conduit   le   législateur   à   se   pencher   sur   la   question   du   gouvernement  d’entreprise et d’entreprendre ces adaptations juridiques nécessaires La problématique posée :  Quels organes d’audit nécessitent les entreprises aujourd’hui ?  La démarche adaptée de ce travail : En   essayant   d’accomplir   ce   travail   ,on   a   procéder   à   son   division   en   trois  chapitres. Dans   le   premier,on   va   analyser   les   différents   types   des   procédures   de  vérification ,de contrôle et d’audit s’intégrant dans le cadre de la supervision de  la qualité des informations ,sous le titre : Les auditeurs et leurs missions ». En se limitant au rôle exercé par les auditeurs externes,le second chapitre va  expliquer les différents étapes de l’émergence de ce notion en Tunisie ainsi que  les différents particularités de la mission sous la lumière  du nouveau code des  sociétés commerciales. Pour remédier aux insuffisances des procédures de supervision développés dans  les chapitres précédents en matière de la fiabilité des informations ,un troisième  chapitre  vient   pour   analyser ;la  manière et   le rôle  d’instauration  des  comités  d’audit ainsi que leurs évolutions dans notre pays.       

Chapitre I. Les auditeurs et leurs missions

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Introduction

La comptabilité remplit trois fonctions distinctes et complémentaires elle,  est   un   instrument   de   preuve,   une   technique   de   bonne   administration   et   un  support   de   la   communication   sociale   permettant   aux   certaines   acteurs  économiques de rendre compte à des autres. Sa   fonction   de   preuve   lui   confère   une   forte   empreinte   juridique   voir  judiciaire. Tous les agents économique, publics ou privés à but lucratif, doivent  conserver des traces des opérations qu’ils ont réalisés pour en justifier le bien  fondé et la régularité. Sa   fonction   de   bonne   administration   correspond   à   la   nécessité   de  connaître à chaque instance le détail de tous les informations. Dans   une   économie   développée,   la   nécessité   de   rendre   compte   est  essentielle : tout organisme public ou privé doit rendre des comptes aux agents  économiques qui lui ont confié des fonds à gérer. La comptabilité ne joue pleinement ses rôles que si elle bénéficie d’un  total   confiance   de   ses   utilisateurs   ou   si   elle   bénéficie   d’un   minimum   de  crédibilité.   Or   il   y   a   une   grande   asymétrie   d’information   entre   ceux   qui   la  présentent et ceux qu’ils l’utilisent.

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De plus,   il   y   a   une   confusion   d’intérêt   dans   la   mesure   où   celui   sous  l’autorité du quel les comptes sont préparés est également jugé sur la base des  résultats comptables. Dans la mesure où il n’est évidemment pas possible de donner à tous les  tiers accès au détail des comptes de l’entreprise, la confiance et acquise grâce à  un travail de contrôle qui est confié à un tiers indépendant et techniquement  compétant, c’est l’auditeur externe. Mais au sein de l’entité audité elle même  doit   maître   en   place   plusieurs   techniques   de   vérification   et   de   contrôle  conduisant à communiquer une information sincère, pertinente et fiable. On trouve primordialement le contrôle interne qui est la base de tout type  de vérification ou de contrôle. Dans ce chapitre on va procéder à présenter les différents catégories de  contrôle ainsi que les responsables.

Section I. Le contrôle interne

1. Définition Plusieurs définition ont été formuler pour présenter le contrôle interne. On  va retenir celle de l’OEC à savoir : « c’est l’ensemble des sécurités contribuant  à la maîtrise de l’entreprise, il a pour but d’assurer :

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­ d’un côté   la   protection,   la   sauvegarde   du   patrimoine   et   de   la   qualité d’information (l’aspect comptable du C.I). ­

de l’autre ;   l’application   des   instructions   de   la   direction   et   de   favoriser l’amélioration de performance. C’est l’aspect de gestion  ou   appelé   aspect   administratif   du   contrôle   interne   en   vue   de   favoriser les performances .»

Le contrôle   interne   permet   d’assurer   la   sincérité   et   la   fiabilité   des  informations contenus dans les documents de l’entreprise c’est­à­dire donner un  assurant sert de qualité des comptes sachant qu’une pièce comptable permet de  fournire une preuve directe de la véracité et l’authenticité et de la réalité d’une  opération (avis, de débit, de crédit, facture, étalon de chèque), le contrôle interne  apporte une preuve indirect de l’enregistrement correct de toute les informations  consignés dans la comptabilité ceci à côté du rôle du contrôle interne en matière  de gestion. Pour qu’une entreprise puisse mettre en œuvre un système de C.I, elle doit  répandre à certains préalables à savoir : ­ la conviction de la direction ; ­ l’adhésion des personnels : tout personne doit être concernée par ce  système.

2. Les impératifs du contrôle interne ISG Gabès

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Cinq impératifs   qui   commandent   ou   conditionnent   l’existence   d’un  système de contrôle interne à savoir :  Une organisation adoptée : c’est­à­dire une organisation convenable  à   la   taille   de   l’entreprise,   à   sa   nature   des   activités   et   à   son  environnement, qui repose essentiellement sur la division des taches  et la séparation des fonctions.  Des méthodes et des procédures appropriés : sont les formalités et les  règles   à   suivre   pour   l’exécution   d’une   opération   ou   d’un   cycle  d’opération. Elle reposent sur les document utilisés, leurs contenues,  le nombre des exemplaires et couleurs, leurs circulation, autorisation,  enregistrement et visa. Les bonnes méthodes ne s’obtiennent pas sous  la  forme  d’un   « package » mais elles  se  conçoivent  dans  le cadre  d’une   culture   d’entreprise   s’obtiennent   progressivement   de  l’expérience acquise et l’évaluation des besoins.  Personnel de qualité : la compétence exige   ­ l’aptitude, ­ l’attitude,  ­ la capacité, ­ la faculté, ­ l’efficacité.  Sécurités   maternelles :   le   contrôle   interne   peut   être   mis   en   place  grâce à des sécurités rendant l’erreur ou l’anomalie impossible dans  le circonstance normal.

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 Maîtrise des risques : si la sécurité obtenue compense largement le  coût du contrôle interne, appliqué au risque en cours, au qu’elle il  faut néanmoins se garder de mettre en place des procédures dont le  coût est disproportionné avec l’importance du risque.

3. Les principe de contrôle interne Le   C.I   s’appui   sur   quelques   principes ;   sachant   que   l’organisation,   les  méthodes pour la maîtrise de l’entreprise sont spécifique, à savoir : ♦ la permanence : c’est la stabilité suffisante pour que le C.I puisse  jouer un rôle efficace ; ♦ l’indépendance :   c’est­à­dire   que   le   C.I   doit   obéir   à   des   règles  objectifs et poursuit les buts invariables ; ♦ l’information :   suivant   la   citation : « être   informé   c’est   déjà  contrôler », l’information doit être pertinente, utile et objective, le C.I  doit être basé sur un système de compte rendu écrit ; ♦ l’harmonie :   ce   C.I   doit   être  conçu  compte  tenu  de »  la  taille  de  l’entreprise,   et   en   adéquation   avec   ses   risques,   ses   moyens   et   ses  caractéristiques ; ♦ l’universalité : 

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Enguise, contrairement   aux   autres   types   de   contrôle   de   l’information  (l’audit,   section   II),   le   C.I   c’est   un   processus   mis   en   œuvre   par   le   conseil  d’administration,   les   dirigeants   et   les   personnels   d’une   organisation   afin   de  fournire une assurance. Donc, tout les éléments au sein d’une entreprise sont responsables de cette  mission, sans distinctions, peuvent êtres considérés eux mêmes les auditeurs les  uns pour les autres.

Section II. Les différents catégories d’audit

1. Définition Audit vient   du   latin   « audire »   qui   signifie   « écouter »   (auditoire,  auditorium,   nerf   auditif…) ;   le   verbe   anglais « to   audit »   est   traduit   par  « contrôler, vérifier, surveiller, inspecter ». Les organisations économiques ont toujours dû produire des informations  financiers et comptables. Le besoin  de vérifier ces information s’est fait sentier  très tôt, impliquant un contrôle des comptes, une vérification des comptes : à  l’origine   l’audit   est   un   examen   critique   destiné   à   vérifier   que   l’activité   de  l’entreprise est fidèlement traduite dans les comptes annuels conformément à un  référentiel comptable identifie. Depuis le milieu du XIXe siècle ce contrôle est, 

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dans les   sociétés   anonymes,   confie   par   la   loi   à   un   « commissaire »,  devenu « commissaire aux comptes ».

2. L’audit interne L’audit   interne   est   maintenant   une   fonction   du   management.   Issue   du  contrôle comptable et financier, la fonction audit interne recouvre de nos jours  une   concept   beaucoup   plus   large   et   plus   riche,   répandant   aux   exigences  croissantes de la gestion de plus en plus complexes des entreprises : nouvelles  méthodes de direction (délégation, décentralisation, motivation), d’information,  concurrence,…la   déclaration   des   responsabilités   de   l’audit   interne   de   l’I.I.A  (The Institute of Internal Auditors) indique : « l’audit interne est, à l’intérieur  d’une   entreprise,   une   activité   indépendante   d’appréciation   du   contrôle   des   opérations ; il est au service de l’entreprise (ou l’organisme). C’est, dans ce  domaine, en contrôle qui a pour fonction d’estimer et d’évaluer l’efficacité des   autres contrôles ». Son objectif est d’assister les membres de l’entreprise (ou de l’organisme)  dans l’exercice efficace de leurs responsabilités. Dans ce but, l’audit interne leur  fournit des analyses,  des appréciations des recommandations, des avis et des  informations   concernant   les   activités   examinées.   Ceci   inclut   la   probation   du  contrôle efficace à un coût raisonnable.

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Le champ   de   l’audit   interne   comprend   l’examen   et   l’évaluation   de   la  suffisance et de la réalité du système du contrôle interne de l’entreprise (ou de  l’organisme) ainsi que de l’action dans la mise à exécution des responsabilités  assignées. L’audit   interne   apporte   sa   contribution   à   l’ensemble   des   activités   de  l’entreprise   dans   chaque   domaine   qu’il   s’agisse   des   aspects   financiers,  administratifs, informatiques, industriels, commerciaux ou sociaux. La tache d’audit est passionnante mais désormais difficile. Elle demande  des   qualités   personnelles   des   connaissances   variées,   notamment   des  connaissances   en   management.   L’une   des   caractéristiques   proverbiales   des  auditeurs est le scepticisme.

3. L’audit légal et contractuel Ces définition sont parfois restrictives en ce quelles concernent l’activité  de   l’auditeur   financier   externe,   exercée   dans   un   cadre   légale   prédéfinie   et  obligatoire, qui se confond généralement avec les commissaires aux comptes  (section   II)   réglementé   par   les   articles   259   →   273   du   code   des   sociétés  commerciales,   qui   donnent   une   importance   principale   à   l’opinion   d’une  professionnelle indépendante sur l’information financière.

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Mais l’audit financier et  comptable ne se limite pas au seul de C.A.C  obligatoire. Tout d’abord, l’intervention d’un auditeur financier externe peut être  souhaitée par une entreprise endors de toute obligation légale ; par ailleurs, un  audit comptable et financier spécifique peut être demandé à un cabinet d’audit  différent   du   C.A.C   de   l’entité   audité,   c’est   très   fréquent   le   cas   lors   des  acquisitions de société, où l’acheteur potentiel souhaite avant de s’engager ou de  rendre son engagement définitif, recueillir l’opinion d’un expert, autre que le  C.A.C de l’entreprise sur les données financières transmises par le vendeur. Pour distinguer l’audit réalisé par l’auditeur externe dans le cadre de sa  mission telle qu’elle est définie par la loi du 01/11/2000 de celui réalisé par un  auditeur   externe   de   manière   régulière   ou   pour   rependre   à   des   besoins  spécifiques, le premier est appelé audit légal et le second audit contractuel.

4. L’audit comptable et financier L’audit  recouvre  dans  le fait un concept  assez  large. Il consiste  d’une  manière   général   à   un   examen   mené   par   un   observateur   professionnel   sur   la  manière dans est exercée une activité, par rapport à des critères spécifiques à  cette activité. L’audit financier est, sans doute, l’aspect de l’audit le plus connu  parce que c’est le plus ancien. Il y a eu un développement parallèle à celui de la  comptabilité. Visant  à l’origine la recherche de la fraude et l’erreur. C’est à 

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partire du début de ce siècle que l’audit comptable s’est orienté vers l’émission  d’une opinion sur la validité des états financiers . Apparu en Italie, au XVIéme siècle, il s’est développé en Europe et a connu  une véritable expansion avec une forte impulsion anglo­saxonne au XXéme siècle. La   notion   d’audit   s’est   en   suite   étendue   à   des   nombreux   aspects   du  fonctionnement de l’entreprise et on parle aujourd’hui de : ­ l’audit financier des opération de change pour vérifier quelles sont  traduites de manière régulière dans les comptes annuels ; ­ audit   financier   des   procédures   informatisées   de   comptabilisation  pour vérifier leur fiabilité ; ­ audit   financier   d’opération  de   change   pour   vérifier   qu’elles   sont  traduites de manier régulière dans les comptes annuels ; ­ audit   financier   de   la   comptabilisation   des   charges   sociales   pour  vérifier que les lois sociales ont été respectées ; ­ audit financier de la liasse fiscale pour vérifier que l’impôt sur les  sociétés  a été correctement calculé ; ­ audit   financier   des  comptes   clients  pour   vérifier  que l’évaluation  des créances douteuses a été menée de manière prudente. L’audit comptable et financier a été définie en France et selon le plan  international par les diverses organisations professionnelles. Ces organisations  veillent   à   la   détermination   des   règles   professionnelles   à   leurs   constante  ISG Gabès

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amélioration et à leur respect par ceux qui exercent le métier : les auditeurs, ou  les réviseurs comptables. Ainsi peuvent être citées les définitions suivantes : o Examen   au   quel   procéder   un   professionnel   compétant   et  indépendant   en   vue   d’exprimer   une   opinion   motivée   sur   la  régularité et sincérité du bilan et des comptes du résultats (extrait  des normes de révision comptable de l’OECCA français). o L’IFAC le définie : « contrôle de l’information financière émanant  

d’une entité juridique effectué en vue d’exprimer une opinion sur   cette information ». Une mission d’audit financier peut être le préalable à une mission d’audit  opérationnel ou à une mission d’audit de la gestion.

5. Audit opérationnel L’audit   opérationnel   a   pour   objectif   l’analyse   des   risques   et   des  déficiences   existants   dans   le   but   de   donner   des   conseils,   de   faire   de  recommandations,   de   mettre   en   place   des   procédés   (procédés   informatiques,  procédés de gestion de stocks…) ou encore de proposer de nouvelles stratégies ;  en   un   mot,   l’audit   opérationnel   comprend   toutes   les   missions   qui   ont   pour  objectif l’amélioration des performances de l’entreprise.

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6. Audit de gestion  C’est l’audit probablement le plus connu du grand public compte tenu des  révélations qui le concluent. L’audit   de   la   gestion   a   pour   objectif   soit   d’opérer   les   preuves   d’une  fraude, d’une malversation ou d’un gâchis, soit de porter un jugement critique  sur une opération de gestion ou de performances d’une personne ou d’un groupe  de personnes.

7. Autres types d’audit Les besoin des entreprises ont conduit des auditeurs d’origine comptable  et des personnes venues d’horizons différents à ce spécialiser afin de proposer  un service complet dans ces domaines particuliers ; ainsi on parle aujourd’hui, et  sans que ces exemples soient exhaustifs, des audits suivants : ­ audit informatique ; ­ audit social : audit de la paie, audit des ressources humaines ; audit  des déclarations sociales ; ­ audit marketing ; ­ audit de projet ;

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­ audit environnemental : audit des effets des activités de l’entreprise  sur   son   environnement,   audit   des   processus     mis   en   place   par  l’entreprise pour réduire ou réparer les effets de ses activités sur  l’environnement ; ­ audit d’évaluation : audit préalable à une acquisition d’entreprise ; ­ etc.,   dont les objectifs sont lies à ceux de l’audit financier, de l’audit opérationnel ou  de l’audit de gestion. Autrefois   mené   seulement   dans   les   sociétés   commerciales,   l’audit   est  aujourd’hui exerce dans toutes les catégories d’entités, y compris celles relevant  du  secteur  non  lucratif  ou  du  secteur  public. Ainsi  parle­t­on aujourd’hui de  l’audit des associations, de l’audit des hôpitaux…

Section II I : Les auditeurs et leurs missions :

1. Auditeur interne  L’auditeur interne est un salarié de l’entité auditée il a pour principale  mission de contrôler la bonne application des procédures du contrôle interne, à  l’origine cantonné dans des missions liées à la bonne qualité de l’information 

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financier, l’auditeur   interne   mène   aujourd’hui   plus   volontiers   des   missions  d’audit opérationnel.

2. Experts­comptables L’expert­comptable est une personne physique ou morale inscrite auprès  de l’Ordre des experts­comptables. Les personne physiques et morales habilitées  à   exercer   la   profession   d’expert­comptable   sont   obligatoirement   inscrites   au  tableau de l’ordre. Les comptes d’une entreprise peuvent être tenus par un comptable salarie  de cette entreprise. Mais si l’entreprise fais recours au service externe d’un tiers  non salarie, soit pour tenir soit pour surveiller sa comptabilité, ce dernier est  obligatoirement un expert­comptable inscrit à l’OEC. Les missions de l’expert­comptable ne s’arrêtent pas à la tenue ou à la  surveillance de comptabilités : il a compétence pour mener toute mission d’ordre  contractuel, que celle­ci soit liée à l’audit, à l’évaluation des entreprises, à des  conseils, à des  mises en place de procédés nouveaux et, de manière générale, à  l’amélioration des performances de son client.

3. Auditeur contractuel 

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L’auditeur contractuel mène , comme son nom l’indique, une mission dans  le cadre d’un contrat qui le lie à l’entité auditée qui lui fixe une mission, les  termes de celle­ci figurant dans son contrat. Dés lors, s’il n’existe qu’une seule  mission   de   commissaire   aux   comptes   qui   comprend   des   objectifs   connus,   il  excite   un   nombre   illimité   de   mission   d’audit   contractuel   menées   par   des  spécialistes de la mission concernée : expert­comptable, avocats, informaticiens,  ingénieurs…

4. Le réviseur des comptes  L’auditeur externe pour les entreprise publiques à caractère industriel ou  commercial   sera  un   réviseur   des  comptes conformément  aux décrété 529 du  01/04/87, dans ce cas le professionnel est désigné par le conseil d’administration  selon les procédures en vigueurs.

5. L’auditeur légale  Le commissaire aux comptes est également qualifie de contrôleur légal ou  d’auditeur légal, car sa mission est décrite par la loi. L’audit légal mené par le  commissaire aux comptes comprend une mission générale et le cas échéant des  interventions connexes. La mission général comprend : ­ une mission d’audit financier conduisant à la certification ;

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­ des vérification spécifiques dont la liste figure dans la loi. Un commissaire aux comptes peut être un expert comptable ou un simple  technicien en comptabilité.

Conclusion Après avoir   présenter   les   différents   processus   de   contrôle   et   de  supervision   aboutissant   à   acquérir   un   degré   élevée   de   confiance   dans   les  informations diffusées, il nous apparaît que l’audit externe est l’étape essentiel,  partons du principe qu’il « contrôle tout » , ce qui va être l’objet de notre 2éme  chapitre de ce travail.

Chapitre II : Le commissaire aux comptes

Introduction

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L’information comptable et financière implique les agents économiques  dans sons analyse et son utilisation. L’internationalisation   des   relations   entre   les   entreprises   conduit   les  responsables à chercher une langue commune entre eux ce »lui de la mesure du  performance   économique   de   leurs   entreprises   pour   partager   des   projets  communs ou mettre en œuvre des développements complémentaires. Cette   nécessité   d’une   langue   commune   compréhensible   et   surtout  authentifié   conduit   à   renforcer   le   champ   d’intervention   de   la   mission   du  commissaire aux comptes. Cette qualification qu’a passé par différentes étapes en Tunisie est l’objet  de   ce   chapitre.   On   va   procéder   à   une   bref   définition   de   ces   étapes,   à   une  identification des diligences de cette mission et ses différents phases.

Section I. Développement de la profession

La profession   du   commissaire   aux   comptes   a   été   réglementé   pour   la  première fois en Tunisie par la loi n°59­129 du 05/10/1959 portant promulgation  du code de commerce qui dans son article 83 oblige toute société anonyme à  désigner un CAC pour un mandat de 3 ans. Cette loi n’a prévu aucune condition de compétence professionnelle, de  moralité, et de diligence, seul 4 cas d’incompatibilité étaient prévus.

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En effet, le CAC devrait ne pas : ­

être parents   ou   alliés   jusqu’au   2éme  degré   inclusivement   des  administrateurs ou des apporteurs ;

­ percevoir une  rémunération des administrateurs ou de la société à  raison d’autre fonction que celle de commissaire aux comptes ; ­ être une personne à qui l’exercice de la fonction d’administrateur est  interdite ou qui est déchue du droit d’exercer cette fonction, être le  conjoint des personnes visées ci­dessus. Par ailleurs, les honoraires du commissaire aux comptes n’étaient fixés  par aucun texte. Ils variaient, sellant les usages et dans les meilleurs des cas,  entre 50D et 1000D.

1. La premier reforme en 1982 Cette   reforme   a   réglementé   la   profession   pour   la   première   fois   en  instituant l’Ordre des Experts Comptables et les Commissaires aux Comptes des  sociétés en Tunisie. Les innovations de cette reforme par rapport à l’ancienne réglementation  se résument comme suit : * Choix du commissaire aux comptes : il doit être inscrit au tableau  de l’ordre,  un technicien  de  la comptabilité lorsque le chiffre d’affaire de la 

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société ne   dépasse   pas   un   montant   fixé   par   arrêté   du   ministère   des   finance  (arrêté du 6 juin 1983 : 3 000 DT). * Sa désignation : est notifié à l’ordre de l’expert comptable et des  commissaires aux comptes de sociétés de Tunisie par le commissaire lui même  ou par la société dix jours après la réunion de l’assemblé général et publié au  JORT dans le mois qui suit. * Plusieurs cas d’incompatibilité ont été renforcé par l’article 22 de  la loi n° 82­62 du 30/06/1982 tels que : ­ l’incompatibilité des fonctions du CAC avec toute occupation  salariale   de   nature   à   porter   atteinte   à   son   indépendance   en  particulier ; ­ l’interdiction d’agire en tant qu’agent d’affaires ou d’assurer  une   mission   de   représentation   devant   l’ordre   judiciaire  administratif   ou   auprès   des   administrations   et   organismes  publics et aussi d’exercer la fonction de conseiller fiscal, de  comptable ou d’expert comptable. Alors que les anciens textes disposent que les commissaires aux comptes  peuvent à tout époque de l’année, opérer les vérifications ou contrôles qu’ils  jugent   opportun,   les « nouveaux »   textes   prévoient   qu’ils   exercent   leurs  contrôles de façons permanente et doivent procéder à un contrôle approfondi des  comptes. ISG Gabès

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Cette nouvelle   législation   a   cerné   aussi   que   le   CAC   doit   conclure  expressément à :   une   certification   des   comptes soit   à   une   certification   avec  réserves soit au refus de certification. Par   ailleurs   l’article   9   de   la   loi   82­62   du   30   juin   1982   oblige   le  commissaire aux comptes membre de l’ordre à tenir un registre de ses diligences  professionnelles sur le quel il doit porter les indications de nature à permettre le  contrôle ultérieur pour chacune des sociétés.

2. La deuxième reforme en 1988 Comme la première reforme a provoqué une certaine perturbation au sein  de   la   profession   résultant   de   l’incompatibilité   entre   les   fonctions   d’experts  comptables et des commissaires, une nouvelle reforme a été instaurée par la loi  n° 88­109 du 18/08/1988. Cette reforme a permis : ­ de lever l’incompatibilité entre les deux fonctions ; ­ de remplacer l’appellation « OECCAC » par l’Ordre des Experts  Comptables en Tunisie ; ­ la possibilité, sous certaines conditions, de constituer des sociétés  civiles,   commerciales   ou   par   action   pour   l’exercice   de   la  profession.

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Ce sont les seules lois qui ont réglementé la profession étant donné que la  notion des groupes des sociétés est une notion de fait et non de droit. Ces lois  n’ont prévu aucune disposition relative à la mission  du CAC dans ces groupes. En effet, l’article 3 de la loi fixe les conditions d’inscription aux tableau  de   l’ordre   pour   les   personnes   physiques   et   morales   pour   pouvoir   exercer   la  fonction du commissariat.

3. La dernière reforme 2000 La loi 2000­93 du 3 novembre 2000, portant promulgation du code des  sociétés   commerciales,   est   venue   consolider   la   position   du   commissaire   aux  comptes comme acteur incontournable dans la vie économique du pays.  En effet, ledit code a étendue la mission du commissaire aux comptes aux  SARL et SUARL sous certaines conditions. Sous la lumière des disposition de cette récente reforme on va définire le  champ d’intervention des commissaires et l’étendue de leurs fonctions.

Section II. Aperçu sur les dispositions légales des sociétés soumises au contrôle externe

1. Les sociétés anonymes 

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Les sociétés anonymes disposent 3 organes différentes :

1.1.

L’organe de gestion (le conseil d’administration) 

Selon les dispositions du nouveau code des sociétés, la société anonyme  est   administrée   par   un   conseil   d’administration   composé   de   trois   à   douze  membres, sauf stipulation contraire, la qualité d’actionnaires n’est pas requise  pour être membre, le conseil nome parmi ses membres un président qui doit être  actionnaire et une personne physique qui peut être lui même le directeur général  de la sociétés tout en respectant la duré de son mandat.

1.2.

L’organe de délibération 

Cette   organe   comporte   trois   assemblés :  constitutif,   ordinaire   et  extraordinaire : leurs prérogatives, règles de convocation peuvent être résumés  comme suite :

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Nature

Prérogatives

Convocation Délai Moyen

­Vérifier la souscription ;

Suivant

A.G. Constitutif

­vérifier les apports en 

une notice 

natures ; ­approuver les statuts ;

Responsable du convocation

au JORT et  15J

­nomme les auditeurs ;

dans deux 

Les fondateurs  ( article 171 du code)

quotidiens

­nomme le commissaire.

dans l’un 

A.G. Extraordinaire

A.G. Ordinaire

en arabe ­Contrôler des actes de 

­le CAC ;

gestion ;

­le conseil d’administration ;

­approbation des comptes ;

­le mandataire ;

­affectation des comptes ;

15J

\\

­affectation du résultat.

Modifications des statuts.

­un actionnaire possédant 15%  du capital. 

15J

\\

\\

 

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1.3.

Organe de contrôle 

Afin de   permettre  aux   actionnaires  de délibération en connaissance  de  cause et tout en étant suffisamment éclairé et bien avisé, le législateur leur a  offert   la   possibilité   d’asseoir   leur   délibération   sur   l’opinion   formulé   par   un  professionnel, conscient et indépendant : le commissaire aux comptes.

2. Les SARL et SUARL  Pour   la   première   fois   en   Tunisie,   les   sociétés   à   responsabilité   limité  deviennent obligatoirement soumise à l’audit externe, sous le régner du nouveau  code des sociétés commerciales.

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Par ailleurs   ce   nouveau   code   a   crée   une   nouvelle   institution  appelée « SUARL »   qui   obéit   en  matière  de  désignation   du  CAC   aux  même  règles que celle de la SARL, l’associé d’une SUARL ne peut pas être qu’une  personne physique.

2.1. Organe de gestion  La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants désignés par les associés.  La   duré   du   mandat   du   gérant   est   de   3   ans   renouvelables   sauf   stipulation  contraire, ce gérant est révocable en fonction des modalités de nomination. En cas de SUARL la gérance est obligatoirement assurée par l’associé  unique qui ne peut la déléguer à un mandataire. Il établis le rapport de gestion et  les comptes annuels.

2.2. Organe de délibération  En  principe les  décisions des associés  sont  prises  en assemblé général  ordinaire   et   extraordinaire.   La   convocation   aux   assemblés   se   fait   selon   les  manières suivantes : ­ par le gérant de la société et à défaut par le CAC ; ­ par les associés détenant aux moins le ¼ du capital social ;

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­ par tout   associé   et  pour  juste  motif  en demandant  au juge des  référés   d’ordonner   le   gérant   ou   le   commissaire   désigné   de  convoquer un assemblé général. Les délibérations sont votés par les associés détenant ou représentant plus  de la moitié du capital social.

2.3. L’organe du contrôle Le code des sociétés commerciales a prévu les cas de nomination   du  commissaire pour la SARL : ­ Nomination par les associés : 1er hypothèse

K.S ≥ 20000, nomination du CAC est obligatoire et  se fait par l’A.G.O.

éme

Réalisation d’un chiffre d’affaire durant 3 exercices  successives   fixé   par   arrête,   la   nomination   est  obligatoire.

éme

Nomination d’un CAC par les associés représentant  1/10éme  du   K.S   même   si   H1   et H2   ne   sont   pas  vérifiés.

2 hypothèse

3 hypothèse

­ Nomination par   voie   judiciaire :  les   associés   représentant   aux  moins le 1/5éme  du capitale social peuvent demander aux président  du tribunal, a nomination d’un CAC pour une période de 3ans.

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Section II I. Les conditions d’exercice des fonctions

Le pouvoir dont est investi le commissaire aux comptes et les droits dont  il   dispose   ont   comme   corollaire   un   ensemble   d’obligation   et   des   règles  d’éthiques qu’il doit rigoureusement respecter. Pour pouvoir exercer sa mission  il lui faut donc se doter de plusieurs conditions, de respecter ses obligations et  d’avoir ses droits.

1. Le comportement dérotologique  Le   code   des   devoirs   professionnels   a   fixé   les   règles   de   base   et   les  dispositions légales comportant les règles rapportant aux : a.  Rapport avec l’ordre  : le CAC est tenu de payer sa cotisation de  l’informer de tout évènement survenant dans sa mission. b.  Rapport entre les commissaires  : le CAC ne doit accepter ou signer  une   mission   qu’après   avoir   informer   son   confrère   par   une   lettre  recommandée. En outre il doit s’abstenir de toutes critiques d’ordre  personnel à l’égard de son prédécesseur.  c.  Rapport   avec   le   client  :   ces   rapports   sont   basés   sur   la   loyauté,  l’indépendance, l’incompatibilité et le désire d’être utile, le CAC 

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doit particulièrement   accomplire   sa   mission   avec   rigueur   et  sincérité et s’interdire toute publicité à caractère commerciale.

2. La compétence professionnelle  La   compétence   professionnelle   est   traduite   par   l’ensemble   des  connaissances dans les différents domaines de l’expertise comptable acquises  par le professionnel et qui lui ont permis d’obtenir le diplôme. La   norme   n°2   de   l’IFAC   a   prévue   deux   niveaux   de   compétence :  l’acquisition de cette compétence requiert en premier lieu un niveau élevé de  formation générale et son entretien qui permet au CAC d’être au courant des  développements   intervenus   en   matière   de   comptabilité,   d’audit,   d’autres  discipline en rapport.

3. L’indépendance L’indépendance   est   une   qualité   morale   qui   ne   peut   prescrive   ou  sanctionner   aucun   texte  devant  l’importance de cette  qualité et  qui  constitue  d’ailleurs et à juste titre un élément fondamental c’est pourquoi le législateur a  institué un ensemble d’incompatibilité confirmés par le code des sociétés dans  son article 262 qui précise que ne peuvent être nommés CAC : 

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­ les administrateurs,   membres   de   directoire   ou   les   apporteurs   en  nature et tout les parents ou alliés jusqu’à 4éme degré ; Grand père 3éme degré

2éme degré

Oncle

Père

4éme degré

1ér degré 2éme degré

Cousin

2éme degré              C.A.C

Frère

Sœur

1ér degré

Fils

Arbre d’incompatibilité

­ les personnes   recevant   sous   une   forme   quelconque   à   raison   de  fonction   autre   que   celle   de   commissaire   un   salaire   ou   une  rémunération des administrateurs, ou toute société possédant le 1/10  du capital de la société c’est pour cela la fonction du commissaire est  interdite aux :  administrateurs ;  entreprise possédant 1/10 du capital social ; ISG Gabès

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 entreprise dans la quelle la société possède 1/10 du capital ; ­ les  personnes   aux   quelles  il  est  interdit  d’être membre du conseil  d’administration ou qui sont déchus du droit d’exercer ces fonctions  tel que les fonctionnaires, les magistrats, les avocats, les huissiers  notaires et leurs conjoints.

4. Le secret professionnel  L’article 271 du nouveau code précise que « les dispositions de la loi  pénale   relative   à   la   violation   du   secret   professionnel   sont   applicables   aux   CAC. »

5. Les obligations du CAC 

5.1. L’application des diligences et de normes  Un commissaire aux comptes doit respecter les missions qui lui a prouvée  le législateur en vertu du code des sociétés.

5.2. Tenue de la registre des diligences 

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Cette obligation prévu par l’article 20 de la loi 88, de même l’article 259  du nouveau code prévoit quand à lui la tenu d’un registre spécial sans préciser  son contenue.

5.3. Obligation d’information  Le CAC doit :  informer, par un rapport, l’assemblé générale annuelle de toute  violation des articles de 12 à 16 du nouveau code ;  présenter un rapport dans le mois qui suit la communication  qu’il lui est faite des états financiers ;  signaler   à   l’assemblé   générale   les   irrégularités   et   les  inexactitudes relevés par eux.

5.4. Révélation des faits délictueux  En   vertu   de   l’article   270   du   nouveau   code,   le   CAC   doit   révéler   au  procureur de la république les faits délictueux.

5.5. Autres obligations  On peut citer :

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 l’obligation de tenir une comptabilité spéciale faisant ressortire  distinctement l’ensemble de ses rémunérations et le montant  de remboursement éventuel ;  participation   à   la   formation   pratiques   des   candidats   à  l’expertise comptable.

6. Les droits du CAC 

6.1. Droit de coopération du client  L’article 266 du code permet aux professionnel d’exiger de son client la  coopération nécessaire pour accomplire sa mission. A cette effet il peut exiger  du client que tous les documents nécessaires à la constitution de ses dossiers  soient remis et que le personnel chargé de la comptabilité et de son contrôle  collabore efficacement.

6.2.

Droit d’investigation 

En vertu de l’article 266, un pouvoir est donné aux CAC pour opérer à  toutes vérifications et contrôles qu’ils jugent opportun. Ils peuvent  aussi, par  ordonnance sur requête de juge comptent, recueillir toutes informations utiles à  l’exercice de leurs missions aux prés des tiers qui ont conclu des contrats avec 

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la société. Notant que, le CAC peut se faire assister par des collaborateurs de  son   chois   toute   fois   le   nouveau   code   a   soumis   ces   collaborateurs   à   une  condition de niveau celui d’avoir une maîtrise.

6.3.

Droit à la perception des honoraires 

Les honoraires   constituent   l’un   des   droits   les   plus   absolues   des  commissaires aux comptes, ils doivent être obligatoirement payés numéraires, se  sont   fixés   par   le   barème   homologué   par   arrêté   de   ministère   de   finance   de  25/01/1995.

Section IV- L’exercice des fonctions

P1. L’étendue de la mission des commissaires aux comptes 

A côté   de   la   mission   permanente   du   contrôle,   le   CAC   peut   investire  d’autres missions dont la nature et le consistance se différent selon la nature de  l’activité de l’entreprise.

1. Le contrôle comptable 

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Comme il est prévu dans le code de commerce français que « le CAC doit   présenter   les   comptes   annuels   réguliers   et   sincères   et   donnant   une   images   fidèle », le code des sociétés commerciales  a prévu dans son article 266 que les  CAC ont un mandat de vérifier les livres, la caisse, le porte feuilles et les valeurs  de la société, et de contrôler la régularité et la sincérité des inventaires et des  états financiers ainsi que l’exactitude des informations données sur les comptes  de la société dans le rapport du conseil d’administration. Le contrôle approfondie visé dans le nouveau code est supposé être un  ensemble   des   vérifications   et   d’investigations   effectués   d’une   manière  permanente et en se référant aux standards et aux normes du travail. Ce contrôle se limite normalement à l’exercice vérifié tout en ayant la  possibilité pour bien mener ce contrôle sur les exercice suivant celui du contrôle. L’article  266   a  précisé  que le CAC n’a pas le droit lllll ???lll  dans la  gestion de la société audité.

2. Contrôle des conventions  Dans   le   but   d’assurer   aux   opérations   conclu   entre   la   société   et   ses  administrateurs la transparence requise, de faire respecter le principe de l’égalité  entre les actionnaires et à fin de prévenir les éventuels abus des administrateurs,  qui peuvent dans le cadre de leurs gestion conclure des opérations dans leurs 

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intérêt personnels,   le   législateur   a   soumis   ces   opérations   à   une   procédure  rigoureuse d’autorisation, de contrôle et d’approbation. Cette   procédure   a   été  précisé   par   l’article   200  du   CSC   qu’a   privé   les  administrateurs de contacter les conventions suivantes : * prêts, subventions, garanties, sûretés ; * cession de fond de commerce, les emprunts ; * location du fond de commerce. sans autorisation préalable du conseil d’administration, des assembles, et sans  avoir en communication d’un rapport des CAC.

3. Vérification des informations reçus par les actionnaires  En   vertu   de   l’article   266,  la   mission  des   CAC   englobe  le  contrôle  de  l’exactitude des informations données sur les comptes de la société. La   norme   n°7   de   l’OECT   précise   dans   ce   même   cadre   que   le   CAC  confirme les informations données par le conseil.

4. Mission particulières  Le CAC doit intervenir dans les cas suivants : a.  La révision des situations intermédiaires  : en application de l’article  11 du règlement général de la BVMT les sociétés dont les titres 

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sont côtés sont tenu de fournire les états financiers provisoires aux  plus tard 2 mois après la fin de chaque semestre, ces états doivent  être accompagnés par l’avis du CAC. b.  Suppression   des   DPS  :   dans   son   article   300,   le   nouveau   code  précise   que   la   décision   de   suppression   doit   être   obligatoirement  approuvé par le rapport du commissaire. c.  Augmentation   ou   réduction   du   capital  :   les   articles   304   et   307  obligent le commissaire de fournire un rapport spécial pour chacun  de ces deux cas. d.  Fusion des sociétés  : le législateur tunisien a prévu expressément,  dans   le   nouveau   code   (article   417)   l’intervention   du   CAC   à   la  fusion pour procéder à une évaluation économique de la société et il  doit établire un rapport sur les modalités de fusion.

P2. Les étapes de la mission d’audit externe 

Les auditeurs financiers respectent une méthodologie qui comprend des  étapes de travail et des techniques à mettre en œuvre lors de chacune de ces  étapes. La parfaite connaissance de l’entité auditée, de ses antécédents et de ses  besoins, permet parfois d’éviter une étape ou d’imaginer dans un cas d’espèce  une méthode particulièrement efficace même si elle est peut courante.  ISG Gabès

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Néanmoins, dans le cas les plus usuels, l’auditeur légal respecte lors de  l’audit   financier   cinq   étapes   principales :   acceptation   de   la   mission   (A),  orientation et planification (B), appréciation du contrôle interne (C), contrôle  direct des comptes (D).

A. Acceptation de la mission L’acceptation d’une   mission   par   un   auditeur   repose   sur   4   éléments  fondamentaux, à savoir : ­ la mission envisagée ne lui fait pas perdre son indépendance ; par  corollaire,   le   commissaire   aux   comptes   n’est   pas   dans   une   des  situations d’incompatibilité ou d’interdiction prévue par la loi vis­à­ vis   de   l’entité   qu’il   envisage   d’auditer   sous   les   dispositions   du  nouveau code ; ­ il   dispose   de   la   compétence   nécessaire   pour   mener   à   bien   cette  mission, ainsi que du personnel et du temps nécessaire ; ­ il a pris contacte avec son prédécesseur afin de connaître les raisons  du non renouvellement du mandat de celui­ci. ­ la notification de sa nomination à l’OECT se fait dans les 10 jours  qui suit la date de son acceptation ;

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L’acceptation d’une mission autre que de commissariat aux comptes est  bien plus simple, les deux principaux éléments à prendre en compte alors étant  celui de la compétence et celui du temps disponible.

B. Orientation et planification L’auditeur prend   le   temps   d’orienter   et   de  planifier  la  mission  qu’il   a  acceptée, car l’entreprise n’est pas seulement une juxtaposition de chiffres, de  bilans et des ratios toujours audités de la même manière ; elle est avant tout une  communauté d’individus et un système d’organisation qui nécessitent à chaque  fois une adaptation des méthodes employées. L’auditeur   doit   donc   préalablement   suivre   le   scénario   suivant :   il   doit  initialement acquérir une connaissance générale de l’entreprise et collecter un  maximum d’information sur l’entreprise et son environnement afin de mieux  connaître l’entreprise et afin de détecter des risques sur l’analyse desquels il  orientera sa mission. La   collecte   d’information   n’est   pas   seulement   menée   lors   de   l’étape  d’orientation   et   de   planification c’est   un   processus   continue   et   cumulatif   qui  consiste   à   réunir   des   informations   et   à   corroborer   les   connaissances   ainsi  acquises avec les éléments probants collectés lors de la mission.

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Ayant acquis   une   connaissance   générale   de   l’entreprise   et   de   son  environnement l’auditeur doit maintenant identifier les systèmes et les domaines  significatifs   qui   nécessite   au   préalable   la   détermination   d’un   seuil   de  signification. Le   seuil   de   signification   est   la   limite   en   deçà   de   la   quelle   une   erreur  commise de bonne foi par l’entreprise est sans incidence sur l’image fidèle  des  comptes annuels,  étant étendu que l’image fidèle ne se résume pas à la seul  inscription   régulière   au   bilan,   elle   dépend   également   de   l’importance   que   le  lecteur des comptes donne à l’obtention de l’information. Est significative : ­ tout   information   qui,   si   elle   n’était   pas   communiquée,   serait  susceptible de modifier le jugement de l’actionnaire sur les comptes ; ­ tout   information   qui   permet   de   comprendre   l’exercice   écoulé   et  d’appréhender un avenir raisonnablement envisageable ; ­ toute information pertinente et utile qui n’apparaît pas clairement au  bilan ou au compte de résultat. Par ailleurs, L’auditeur doit orienter ses contrôles de manier à étudier le  plus   complètement   possible   les   postes,   les   opérations   et   les   systèmes   dont  l’importance est significative et qui sont, a priori les plus porteurs de risques.  Cette démarche, basée sur l’importance relative des choses, ne doit pas conduire  le  commissaire   aux   comptes à   ne faire aucune  vérification sur  les  postes  de  faibles montant ou qui présentent des risques faibles. ISG Gabès

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La connaissance   générale   de   l’entreprise,   de   son   environnement,  l’identification   des   domaines   et   des   systèmes   significatifs,   font   l’objet   d’une  analyse dont les résultats doivent être formalises dans un document dénommé  plan de mission. L’objectif du plan de mission est de synthétiser l’information  obtenue et de formaliser les décisions qui en découlent sur l’orientation et la  planification de la mission ; Mais ce plan n’est pas figé pour autant car il sera  complète au fur et à mesure du travail si l’équipe d’audit découvre des éléments  significatifs qui n’avaient pas été observes auparavant. Le   plan   de   mission   comprend   la   présentation   de   l’entreprise,   ses  caractéristiques comptables et financiers, des précisions quand à la nature de la  mission, le seuil de signification retenu, la liste des domaines et des systèmes  significatifs,   les   techniques   particulières   qui   seront   mises   en   œuvre,   la  composition de l’équipe de l’audit, le budget des heures et diverses informations  liées à la planifications proprement dite.

C. Appréciation du contrôle interne L’auditeur commence tout travail par un examen du système du contrôle  interne,   cet   examen   est   fondamental   pour   déterminer   l’étendue   exacte   des  vérification à entreprendre. Cette démarche peut être schématiser comme suite :

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1­Phase préliminaire

Questionnaires. Guides d’opération. Diagrammes. Mémorandum descriptif.

Description du  système

2­Phase de prise des     connaissances détaillé    du C.I

Suivis des quelques  transactions pour  s’assurer de la bonne  compréhension du  système

Analyse critique

3­Evaluation du dispositif du C.I Jugement de  cohérence et de  fiabilité Force du système

Document de  synthèse

Faiblesse du système

4­Tests de conformité Pour s’assurer que  les procédures du  C.I fonctionnent  d’une manière  permanente

Adaptation du  programme de  vérification  ISG Gabès matériel.

N égative

Positif

Evaluation du C.I

­Remise en cause du  programme initial de  révision et de ses  objectifs. ­Elargissement de la  vérification matérielle  éventuellement : ­ réserves sur les  comptes ; ­ refus de la  mission.

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D.Contrôle directe des comptes Le contrôle   directe   des   comptes   consiste   à   comparer   les   chiffres   des  comptes   annuels   avec   divers   justificatifs   qui   vont   servir   de   preuves ;   actes  notaires,   factures   d’achat   ou   de   ventes,   bons   de   commande   ou   de   livraison,  relevés bancaires, fiches de paie, factures de restaurant, relevés téléphoniques,  etc. Le contrôle directe des comptes revient toujours à justifier un chiffre par une  pièce comptable ou par tout autre élément probante. Il   n’existe   pas   de   norme   d’audit   indiquant   quelle   quantité   de   contrôle  directes   doit   être   menée   en   fonction   de   la   bonne   ou   mauvaise   qualité   de  procédures   de   contrôle   interne   ou   en   fonction   de   du   seuil   de   signification ;  l’auditeur est seul juge en la matière : il doit orienter ses contrôle de manière à  étudier   le   plus   complètement   possible   les   postes   et   les   opérations   dont  l’importance est significative et qui sont, a priori, les plus porteurs de risques. L’auditeur procède à des contrôle allégés, c’est­à­dire à des contrôles en  nombre   réduit,   lorsqu’il   estime   qu’il   peut   s’appuyer   sur   des   procédures   de  contrôle interne satisfaisantes.

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L’auditeur procédé   à   des   contrôle   étendues,   c’est­à­dire   à   un   nombre  important de   contrôle, lorsqu’il n’y a pas   des procédures fiables de contrôle  interne sur les quelle il peut s’appuyer, ou lorsqu’il existe des procédures fiables  mais qu’elles ne sont pas respectes par le personnel de l’entreprise. Enfin,   l’auditeur   procède  à  des   contrôles  spécifiques  pour   les  données  ponctuelles et exceptionnelles. La collecte d’éléments probant qui vont permettre à l’auditeur de fonder  son opinion ou ses conseils comprend différents types de techniques.

Section V. Les techniques d’audit financier

1. L’observations physiques  L’observations   physiques   est   une   technique   qui   consiste   à   vérifier  l’existence matériel d’un actif. C’est un moyen de contrôle directe pour s’assurer  de l’existence d’un élément comptabilisé. Observer réellement un élément physique (stock, immeuble) ne signifier  néanmoins pas que l’entreprise est propriétaire des biens observés : les stocks  qui sont montrés à l’auditeur peuvent avoir été vendus il y a quelque jours mais  pas encore expédiés au client ou encore l’immeuble montré à l’auditeur peut ne  plus appartenir à l’entité auditée.

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Les actifs qui peuvent faire l’objet d’une observation physique sont ceux  qui peuvent être touchées, inventoriés. On parle alors d’inventaire physique : des  stocks,   c’est­à­dire   du   comptage   des   stocks   des   biens   (matières   premières,  produits   finis,   marchandises,   bien   en   cours   de   fabrication…)   existant   dans  l’entreprise à la clôture de l’exercice social. On   peut   illustrer,   dans   ce   cadre,   quelques   exemples   des   procédures  d’inventaire : a­  Avant inventaire  : se sont des travaux réalisés lors de semaine qui  précède l’inventaire sous la responsabilité du chef magasinier : ­ Ranger   les   lieu   de   stockages,   veille   au   regroupement   d’un  même article dans un seul endroit. ­ Chois des articles qui seront testés. ­ Une   analyse   critique   des   instructions   d’inventaire   a   fin   de  s’assurer de leur efficacité. ­ Apposer   une   fiche   pré­numéroté   de   comptage   en   trois  exemplaires sur chaque catégorie de stock à compter.

b­ Assistance à la prise d’inventaire  : l’auditeur serait amener à : ­ S’assurer   de   l’efficacité   de   l’application   des   instructions  d’inventaire.

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­ Procéder à des testes sur les fiches de comptage et sur le degré  de conformité des existences physiques avec ceux portés sur  les supports comptables. ­ Attester les procédures liés aux cut­off.

c­ Comparaison   entre   l’inventaire   physique   et   comptable  :   le  responsable de l’inventaire étudie le listing des stocks établi par le  service comptable qui comporte pour chaque élément du stock la  qualité   comptée.   Le   responsable   fera   procédé   à   une   deuxième  comptage de touts les éléments présentant un écart significative  entre   la   qualité   comptée   et   celle   qui   figure   en   inventaire  comptable.

2. Confirmation directe au prés des tiers( circulatisation)  La  confirmation   directe,   ou circularisation, prévue par  l’article 266 du  nouveau code, consiste à demander à un tiers ayant des liens d’affaires avec  l’entreprise   vérifiée   (son   banquier,   un   client…)   de   confirmer   directement   à  l’auditeur des information, des opérations, des soldes, ou de lui de donner tout  renseignement nécessaire. Exemple des éléments pouvant faire l’objet d’une circularisation :

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­ brevets : confirmation au prés de l’INOPRI ; ­ immobilisations   corporelles :   confirmation   de   la   conservation   de   la  propriété foncière ; ­ immobilisations   financiers :   circularisation   auprès   des   intermédiaires  financiers ; ­ créances clients, dettes fournisseurs ; ­ engagements   donnés,   reçus,   signatures   autorisés,   conditions   bancaires  diverses : auprès des banques ;

Rq : A noter que cette technique a uniquement pour objectif de contrôler les  comptes   dans   le   cadre   de   l’accomplissement   de   la   mission   du  commissaire aux comptes.

3. Autres techniques d’obtention de moyens probants 

3.1. Examen des documents  L’examen   des   document   crées   ou   reçus   par   l’entreprise   porte   sur   les  pièces, factures, lettres, dossiers et autres documents justificatifs permettant de  vérifier   une  procédure   (lors   de  l’évaluation  de  contrôle  interne)   ou un  solde  (lors de contrôle directe des comptes).

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L’auditeur ne   vérifier   aveuglement   n’importe   quelle   pièce :   le   plan   de  mission   l’appréciation   de   contrôle   interne   et   l’utilisation   des   technique   de  sondage le conduisent à examiner un nombre suffisant et pertinent de documents  pour fonder son opinion sur les comptes annuels.

3.2. Contrôle arithmétique  Ce contrôle permet de déceler des erreurs que la tenue manuelle de la  comptabilité   rendait   inévitable   quelque   soit   le   souci   que   les   comptables  apportaient à leurs travail. Les contrôles arithmétiques comprennent : ­ le contrôle arithmétique proprement dits (aditions, application…) ; ­ les reports (par exemple, les reports des soldes des coptes d’un mois sur  l’autre) ; ­ La centralisation (par exemple, le total des comptes auxiliaires clients  est égale au montant des comptes clients au bilan) ; ­ Les égalités fondamentales entre les divers documents (par exemple, le  total du journal général doit être égale au total des mouvements de la  balance) ; ­ Etude   des   relations   pourrant   exister   entre   les   éléments   des   états  financiers à travers le calcule des ratios.

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Ces contrôles   étaient   autre   fois   fondamentaux   car   ils   permettaient   de  déceler   des   erreurs   que   la   tenu   manuel   de   la   comptabilité   rendait   inévitable  quelque soit le soin que les comptables apportaient à leur travail. Ils peuvent  demeurer nécessaire aujourd’hui, soit parce que le logiciel comporte une erreur  de programmation, soit parce qu’il a été manipuler à des fins dolosives. Néanmoins   tous   logiciel   de   comptabilité   conçu   par   une   société  honorablement connue et qui n’a pas fait l’objet de modification ultérieure est  supposé additionner, centraliser et reporter sans aucune erreur. Autre   fois   réaliser   à   l’aide   d’une   calculatrice,   ces   vérifications   sont  aujourd’hui réalisées à l’aide de jeux d’essai ou de logiciels d’aide à l’audit.

3.3 Procèdes d’analyse  Comprennent des estimations, des comparaisons, des calcules de ratios,  des analyses de tendances, des rapprochements et des recoupement qui permette  de vérifier une certaine cohérence entre : ­ les chiffre des comptes annules et les traites en comptabilité ; ­ les chiffre des comptes annules d’une part, l’activé de l’entreprise,  son passé et les provision, d’autre part.           Les procédés d’analyse permettent de découvrire des chiffre anormaux,  des chiffres qui s’écartent du bon sens et de la simple logique, ou des chiffres  dont l’absence est surprenante. ISG Gabès

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Exemples : 1) Analyse   les  évolution  par   catégorie  d’immobilisations  et  vérifier  leur cohérence avec les autre information disponibles (variation des  ressources de financement à long terme, plans de financement). 2) Comparer les investissements avec les budgets.

3.4. Informations verbales L’information verbale présente la particularité d’avoir la force probante la  plus faible dans l’échelle des éléments de preuve mais d’être la plus simple, la  plus urbaine et la plus nécessaire des techniques d’audit. Le commissaire au comptes peut utiliser ses compétences requises grâce à  un contact humain avec son client pour bien mener sa mission.

Section VI. Travaux de fin de mission

Les travaux de fin de mission qui précèdent la formulation de l’opinion du  commissaire aux comptes. Ils comprennent en particulier : ­ un examen d’ensemble des comptes annuels ; ­ l’identification des événements postérieurs à la clôture ; ­ enfin la formulation du rapport et la certification.

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1.  Examen d’ensemble des comptes annuels Cette   a pour objectif de vérifier que les chiffres sont cohérents compte  tenu   de   la   connaissance,   par   l’auditeur,   des   comptes   annuels,   du   secteur  d’activité et du contexte économique. Il prend appui sur des procèdes d’analyse  qui   permettent   de   vérifier   la   cohérence   entre   les   divers   chiffres   établis   par  l’entreprise. Cette examen est également l’occasion de vérifier que l’amesce respecte  les   dispositions   légales   et   réglementaires   et   qu’elle   comporte   toute   les  informations d’importance significatif sur la situation patrimoniale, financière et  sur les résultats de l’entreprise.

2.  Evénements postérieurs à la clôture L’expression « événement postérieurs à la clôture » fais référence à des  événements d’importances significative connus ou intervenus postérieurement à  la clôture de l’exercice social. D’après la norme comptable n°14 si l’événement a un lien avec une situation  existant à la clôture et qu’il se produit avant la dates d’arrêté des comptes, en ce  cas les comptes annuels doivent être ajustes. Exemples : faits ou informations 

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relatifs à l’existence d’un client déjà considéré comme douteux avant la clôture,  éléments lies à l’évaluation de titres de participation possédés avant la clôture… Si l’événement n’est pas lie à des conditions existant à la clôture et qu’il  se produit avant la date d’arrêté des comptes, en ce cas le bilan et le compte de  résultat   n’ont   pas   à   être   modifiés   mais   une   information   doit   être   donnée   en  annexe   afin   de   permettre   aux   utilisateurs   des   comptes   annuels   de   bénéficier  d’une information la plus complète possible. Exemples : sinistre intervenu après  la clôture, décision de gestion importantes prises après la clôture… Si l’événement se produit après la date d’arrêté des comptes par le conseil  d’administration,   en   ce   cas   l’auditeur   recommande   de   modifier   les   comptes  annuels ou bien, au minimum, il invite les dirigeants à donner une information  aux   actionnaires   en   complément   du  rapport  de  gestion.   Enfin  l’auditeur   doit  exprimer son avis.

3. Rapports L’article 269 du nouveau code oblige les commissaires aux comptes de  présenter leurs rapports expressément dans le mois qui suit la communication  qui leurs est faite des états financiers. Est considéré nul ou de nul effet le rapport qui ne contient pas d’avis  explicite ou qui renferme des réserves incomplètes.

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La norme   n°15   de   l’OECT   précise   que   le   rapport   de   l’auditeur   doit  nécessairement comporter :   Le   titre    :  le   titre   clairement   présenté   et   comportant   le  terme « indépendant »   permet   aux   utilisateurs   du   rapport   de  distinguer l’avis du réviseur et aux exprimés par d’autres personnes.   Le destinataire .   Identification   des   états   audités    :  le   rapport   doit   bien   identifier   les  documents de synthèse sur lesquels porte l’avis du réviseur et leur  date d’arrêté. Dans la législation tunisienne, les états sur lesquels un avis doit être exprimé  comportent :   le   bilan,   l’état   de   résultat,   tableau   des   amortissements   et   de  détermination de résultat fiscal et les annexes.   Les bases des contrôles effectués  : le commissaire doit rappeler les  bases   des   contrôles   mis   en   œuvre   compte   tenu   des   normes   de  révision généralement admises.   L’avis proprement dit .   La date de l’émission de l’avis .   La signature du réviseur . A signaler que chaque commissaire aux comptes certifiant les comptes  d’une société est responsable, selon les dispositions du nouveau code, civilement 

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(article 272),   pénalement   ainsi   que   pour   les   auditeurs   inscrites   à   l’ordre   ont  encore une responsabilité disciplinaire. Enfin, tout au long de ce chapitre nous avons pu constaté qu’il y a une  grande similarité entre notre code des sociétés commerciales et la législation  française régissant la profession des auditeurs externes. Ce que nous a amené a  poser un tel question : Comment   notre   comptabilité   s’oriente   vers   l’anglosaxone  tandis qu’en terme d’audit on s’inspire encore de la francophonie ?

Conclusion

Malgré les rôles assurés par le CAC, ils reçoivent parfois des critiques qui  portent essentiellement sur les insuffisances des testes de contrôle interne. Comme a développé Mr Bernard Collasse dans son article « Auditer, une  mission impossible » que la qualité de l’opinion émise par l’auditeur tient sa  capacité et son indépendance. Ces deux variables ne sont pas indépendantes et  peuvent être contradictoires, sans les prissions de la supériorité de l’audité sur  l’auditeur, ainsi que les problèmes de relation de « parité ». Pour cela les efforts de l’entreprises doivent être suivies pour satisfaire les  exigences des investisseurs.

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Cette satisfaction qui devient de nos jours d’autant plus nécessaire que les  marchés   nationaux   doivent   encore   consolider   leur   rôle   dans   l’espace  international. Dans ce texte il paraît qu’il faut renforcer les rôles des comités d’audit  dans le gouvernance des entreprises. 

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Chapitre III : Le comté d’audit

Introduction

Sous les   pressions   exercées   par   la   mondialisation   de   l’économie,   le  gouvernement des entreprises s’est imposé comme un enjeu majeur pour toutes  les   entreprise   soumises   aux   exigences   accrues   des   investisseurs.   En   effet,   la  relation   entre   les   pratiques   en   matière   de   gouvernement   des   entreprises   à  l’internationalisation   croissante   des   investissements   revêt   un   importance  particulier     dans   la  mesure  où   les  flux étrangers de  capitaux permettent  aux  entreprises de se procurer des fonds auprès d’un grand nombre d’investisseurs. Ainsi,   et   afin   de   pouvoir   bénéficier   de   ce   que   peut   leur   apporter   la  mondialisation des marchés des capitaux et pour être en mesure et pour attirer  des capitaux à long terme, une entreprise doit mettre au point des systèmes de  « gouvernement d’entreprise » qui soient crédibles et intangibles pour tout les  intervenants. Le   gouvernement,   comme   il   l’a   définie   G.Charreux   (1997) « Le  gouvernement   des   entreprises   recouvre   l’ensemble   des   mécanismes   organisationnels qu’ont pour effet de délimiter les pouvoirs et d’influencer les 

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décisions des   dirigeants,   autrement   dit   qui « gouvernent »   leur   conduite   et  définisse leurs espaces discrétionnaire ». Il s’agit plus précisément d’un processus et d’une structure établis pour  surveiller   la  direction   et   la  gestion  d’une société  de sorte qu’elle  assure  son  mandat et ses objectifs de façon efficace. Le gouvernement lll ???ll ses origines  dans le développement de la théorie positive de l’agence. En effet, les principes  sous­jacents à ce concept reconnaissent les droits des différentes partenaires à la  vie de la société afin d’assurer un traitement équitable de tous les actionnaires, y  compris   ceux   qui   sont   minoritaires   et   étrangers   et   encouragent   ainsi   une  coopération active entre la société et ses différents acteurs. Le   conseil   d’administration   institue,   en   son   sein,   des   petits   comités  chargés d’analyser en profondeur des questions techniques ou de personnel et de  faire   un   rapport   au   conseil   pour   lui   permettre   de   préparer   ses   décisions   ou  d’exercer la surveillance. L’existence de ces comités (est un) devient un élément  central du gouvernement et au fonctionnement du conseil. On recommande la création d’au moins trois comités, à savoir :

1. Le   comité   de   rémunération  :   cet   comité   a   pour   mission,  d’élaborer   les   principes   régissant   la   rémunération   des  mandataires sociaux et les soumet au conseil d’administration  ou conseil de surveillance pour approbation. Il s’occupe de la  ISG Gabès

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politique de rémunération appliquée au niveau le plus haut de  l’entreprise. Il veille à ce que : ­ la société offre des prestations conformes au marché et à la  performance pour attirer et garder les personnes possédant  les compétences et les qualités nécessaires ; et ­ la rémunération soit en rapport évident avec les résultats de  l’entreprise et l’engagement personnel, mais évite de crée  des mauvaises incitations.

2. Le   comité   de   nomination  :   il   est   chargé   de   chercher   les  personnes susceptibles d’être nommées dans les postes clés de  l’entreprise,   il   fixe   les   principes   régissant   la   sélection   des  candidats   à   élire   ou   à   réélire   au   conseil   d’administration   et  préparer la sélection selon ses critères.

3. le comité d’audit   : qui est constitué des membres indépendants  qui a la faculté de rencontrer les responsables de l’élaboration  des   comptes   et   leur   contrôle,   en   particulier   la   direction,   les  responsables   du   contrôle   interne   et   des   commissaires   aux  comptes.

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On va   essayer   de   présenter   brièvement   l’historique   de   cet   notion,   son  organisme, ses objectifs et ses apports.

Section I. Historique des comités d’audit

Crées dés le XIXéme  siècle aux Etats­Unis les comités d’audit ont pour  première fonction de faciliter les relations avec les auditeurs externes. Leur   rôle   s’est   progressivement   accru   jusqu'à   veiller   à   la   qualité   des  informations financières publiés et au respect des règles d’éthiques. Parallèlement au développement de leurs rôles, le nombre de ces comités  n’a cessé de croître au point aujourd’hui la quasi totalité des société cotés à Wall  Street possèdent un. Il   est   intéressent   donc   d’examiner   dons   ces   mouvements,   ses   causes  profondes et ses évolutions. La notion « gouvernement d’entreprise » pose le fait le problème de la  réparation des pouvoirs. Les discussions se sont peu à peu affinés sur ce thème jusqu'à ne plus  concerner que les modalités de contrôle des dirigeants par les actionnaires. Dans les années 1980/90 ces relations ont parfois pris au Etats Unis un  caractère véritablement  conflictuel, informations insuffisantes,    rémunérations 

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excessives, volonté de puissance de certains dirigeants ont pu conduire à des  véritables « révolutions   des   palais » ;   les   quelles   observons   le,  ne   peuvent   se  développer que lorsqu’il y a absence d’identité entre entreprise et dirigeants,  c’est­à­dire lorsqu’on est en dehors de la configuration familiale. Le mouvement a fait tache d’huile, il a gagné le vieux continent où les  théoriciens   ont   développé   ou   réactualisé,  le  subtiles  notions  pour  habiller   ce  concept : théorie de mandat, relation d’agence,… Certaines   chefs   d’entreprise   ont   lll ????llll   l’occasion   pour   dénoncer  quelques travers significatives de la société française. Le  problème des comités d’audit, jusqu’alors simple objet de curiosité  s’est, de même coup, trouvé relancé. Et ce d’autant plus que les commentaires  ont   fais   apparaître   le   rôle   ambigu   des   administrateurs   dont   on   ne   peut   pas  toujours garantire l’indépendance, voir la compétence, et il s’en est trouvé plus  d’un parmi les actionnaires, les autorités de tutelle, les auditeurs pour souhaiter  une prise de conscience, voir un véritable renouveau. Le mouvement est parti de  Grande­Bretagne où la commission Cadbury créée en 1991, à l’initiative de la  bourse  de Londres  et  des  professionnels  comptables, a proposé un « code de  bonne conduite ». Ce code préconise entre autres choses, la mise en place de  comité indépendante pour garantire la qualité des comptes et (des informations)  des rapports aux actionnaires .

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Ces comités   se   nomment   comités   d’audit,   de   rémunération   et   de  nomination des administrateurs. Le mouvement pour une meilleure normalisation des comptes semblait en  marche. Le « Tread way commision » qui a publié en 1992 une étude intitulée  « International Controle Integrated Frane Work » prescrit la constitution d’un  comité   d’audit   dans   toutes   les   entreprise.   Cette   recommandation   insiste  particulièrement   sur   la   nécessité   de   nommer   le   comité   d’audit   des  administrateurs   indépendants   de   la   direction   générale   tout   en   ayant   une  connaissance suffisante de l’activité de l’entreprise ainsi que les compétences  nécessaires pour les taches confiées au comités avec efficacité. En France, l’idée n’est arrivé qu’au moment précis où quelques grande  affaires défrayaient la chronique. Ce n’est qu’au début de 1995 que le rapport  Viénot   publie   en   juillet   de   cet   année,   constitue   la   référence   française  incontournable pour qui veut évoquer le sujet mais pourtant ses conclusion ne  sont   pas   révolutionnaires ;   empreintes   de   sagesse,   elles   conseillent   des  évolutions raisonnables et plus précisément : ­ rien ne doit être imposé aux conseil d’administration ; ­ il faut certes bien repartir les compétences entre conseil et  président ;

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­ il est   souhaitable   que   chaque   société   cotée   comporte   au  moins deux administrateurs indépendants. En effet, le rapport recommande aussi « chaque conseil se dote d’un tel  comité   ayant   pour   tache   essentielle   de   s’assurer   de   la   pertinence   et   de   la  permanence des méthodes comptables adoptées pour l’établissement de comptes   consolidés et sociaux de l’entreprise  et de vérifier que les procédures internes   de collecte et de contrôle des informations garantissant celle­ci ». Un an après cette publication, Marc Viénot soulignait déjà de l’expérience  qui   depuis   lors   n’a   cessé   de   se   confirmer,   le   nombre   des   comites   d’audit  touchant un grand nombre d’entreprise cotées. En   1999   un   second   rapport   du   comité   Viénot   émet   de   nouvelles  suggestions et réaffirme les propositions antérieurs. Dans   d’autres   pays,   l’instaurations   d’un   comité   d’audit   est   obligatoire  pour les entreprise, et elle n’est pas pour d’autres. En   Australie,   la   bourse   recommande   aux   entreprises   de   lui   présenter  annuellement   un   état   sur   les   pratiques   de   gouvernement   d’entreprise   durant  l’exercice comptable en question et surtout concernant l’existence ou non de  comité d’audit. Au   Canada,   par   exemple,   les   entreprises   publiques   doivent  obligatoirement   avoir   un   comité   d’audit   d’au   moins   trois   membres,   dont   la  majorité indépendants. ISG Gabès

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En Tunisie, aucun légale ne fait allusion à ce concept.

Section II. Organisation d’un comité d’audit

Un comité   d’audit   est   composé   généralement   des   administrateurs  compétents   et   externes   à   l’organe   de   gestion   (c’est­à­dire   le   conseil  d’administration pour les SARL et les société anonymes). Le constitution de cet organe, chargé des plusieurs missions profitables  pour   l’entreprise,   doit   respecter   et   obéir   aux   plusieurs   conditions   et   certains  étapes.

1. La charte Préalablement   à   la   nomination   d’un   tell   comité   il   faut   procéder   à   la  discision   d’une   charte   écrite   qui   définie   et   explique   d’une   manière   claire   et  précise   les   attributions   et   les   fonctions   pour   les   quelles   le   comité   va   être  instaurer. Cette   charte   doit   contenir   une   définition   bien   précise   des   éléments  suivants : o les objectifs du comité ; o l’organisation, la taille, la fréquence et la durée des réunions ;

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o les rôles et les responsabilités des membres ; o la   relation   avec   le   management,   les   auditeurs   internes   et  externes. Cette charte doit être au cœur des changements au sein de l’entreprise,  une adaptation de ceci doit être fait à tout moment.

2. Les membres Les membres du comités d’audit doivent être choisies en fonction de leur  indépendance vis­à­vis de la direction général. En   France,   le   rapport   Viénot   propose   de   nommer   plusieurs  administrateurs   indépendants   plutôt   que   de   chercher   la   représentation  spécifiques des minoritaires, d’élaborer une charte de l’administrateur… La nomination des membres qualifiés et compétents est un facteur critique  pour la performance du comité. En effet, chaque membre doit être en mesure de  contribuer d’une manière positive aux travaux effectués par le comité. De ce  faite, les qualifications requises pour les membres englobent : ­ l’intégrité, la capacité d’améliorer, d’évoluer et de suggérer ; ­ la connaissance du travail comptable et financier ; ­ l’expérience dans le domaine d’audit et d’administration.

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3. L’indépendance des membres du comité Le comité doit agir en faveur des actionnaires et protéger leurs intérêts,  c’est   pourquoi   l’indépendance   est   la   qualité   primordiale   requise   pour   les  membres du comité d’audit. Une étude faite par « Price Water House », intitulée « Audit Commite,  Best   Practices   for   Meeting   Market   Expectation »   a   évoqué   le   fait   qu’un  administrateur indépendant membre du comité ne doit pas être : ­ employé dans l’entreprise lors de sa nomination et durant les  cinq années antérieurs ; ­ une  personne  recevant   sous   quelque  forme  que  ce   soit   un  salaire ou une rémunération de l’entreprise ou de l’une de ses  filiales à l’exception des frais relatifs à son travail dans le  comité d’audit ; ­ membre de la famille de l’un des gestionnaires ; ­ un actionnaire majoritaire ; ­ un directeur ou un actionnaire majoritaire d’un fournisseur  ou d’un client de la société. Le   rapport   Viénot   a   proposé   une   définition   pour   un   administrateur  indépendant :

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« une personne dénuée de tout lien direct ou indirecte avec la société ou   les   sociétés   du   même   groupe.   Ainsi   il   doit   être   ni   salarié,   ni   président   ou   directeur général de la société de son groupe, ni l’être plus depuis une période   suffisante qui est d’au moins trois ans, ne pas être un actionnaire important de  la société ou d’une société de son groupe, ni être lié de quelque manière que   soit à un partenaire significatif et habituel de la société ou des sociétés de son   groupe. » Ce rapport précise que le comité d’audit doit être un organe totalement  indépendant de l’organe exécutif. Il doit pouvoir travailler en toute liberté sans  aucune pression, hors de la présence de la direction générale. Néanmoins,   la   pratique   française   démontre   que   les   administrateurs  indépendants   présente   les   profils   suivants :   présidant   de   retraite,   hauts  fonctionnaires   représentants   d’associations   professionnelles   ou   d’actionnaires  universitaires. La plupart d’entre eux ont obtenu leur poste d’administration grâce des  liens personnels ou à l’appartenance à certains réseaux, ce qui rend sans doute  délicate   l’expression   des   points   de  vue   indépendants.   Ce   qui   peut   mettre  en  cause la performance du comité. Rq :   A   noter   que   la   taille   de   la   comité   peut   varier   selon   les   besoins   de  l’entreprise   et   les   responsabilités   alloués   au   comité.   Généralement   le   comité  comprend entre 3 et 6 membres. ISG Gabès

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4. Mandat et Meeting La duré du mandat des membres du comité d’audit se varie en fonction du  temps nécessaire pour pouvoir agir positivement, et des nouvelles idées que ces  membres peuvent apporter. Pour   pouvoir   achever   sa   mission,   le   comité   d’audit   doit   ternir   des  réunions   régulières   planifiés   à   l’avance,   celles­ci   permettent   de   réviser   et  discuter de l’information en temps opportun. A chaque réunion plusieurs personnes peuvent être présents ainsi : • le salarie à qui est confié la mission l’audit interne ; • tout auditeur externe ; • les gestionnaires : les membres du conseil d’administration ; • le directeur financier.

Section II I. Les objectifs et les rôles du comité d’audit

I. Les objectifs Cinq objectifs essentiels présentent l’origine de l’instauration d’un comité  d’audit.

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1. Etablissement des meilleurs communications Dés son engagement aux Etats Unis, le comité d’audit a pour première  objectif   de   faciliter   les   relations   entre   les   administrateurs   et   les   auditeurs  externes, ainsi pour être efficace, le vérificateur et le comité devraient pouvoir  communiquer   entre   eux   régulièrement   pour   s’entretenir   de   sujets   d’intérêt  mutuel.

2. Renforcer l’indépendance des commissaires aux comptes Pour   l’existence   d’un   comité   d’audit   plusieurs   vérificateurs   externes  témoignent que ceci est une preuve de leur indépendance qui leurs permet d’être  neutre et objectifs. Au   Canada,   par   exemple   les   vérificateurs   et   les   administrateurs   sont  nommés par les actionnaires et sont aussi leurs porte­paroles. Les   vérificateurs   n’hésitent   pas   à   communiquer   directement   avec   le  comité qui renforce donc leur indépendance de la direction.

3. Renforcer le rôle de l’administrateur externe A  titre   des   membres   du   comité,  les   administrateurs  externes   se  voient  attribuer   des   fonctions   spécifiques   qui   leur   donne   directement   accès   à  l’information   portant   sur   la   performance   financière   et   les   problèmes   de   la 

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société, par exemple grâce à des discussions approfondis avec les vérificateurs  externes et la direction. Il acquirent aussi un connaissance plus sûre des activités  de la société. Ainsi, les administrateurs externes sont beaucoup plus à contribuer à la  formulation des politiques de la société et à la surveillance de ses affaires. 

4. Accroître la crédibilité des états financiers Comme  il était  précisé  par l’AICPA : « American  Institue of  Certified  Public  Accontants »,   l’instauration   d’un   tell   comité   constitue   un   étape  d’amélioration de l’information financière diffusée par les entreprises et puisque  ces administrateurs externes possèdent des vastes expériences qui améliorent les  procédures du contrôle interne et la structure financière donc c’est qui attire la  confiance des actionnaires dans les états financiers.

5. Aider les administrateurs dans leurs mission Les   dirigeants   ont   pour   responsabilité  de   s’assurer  de  la  fiabilité  et   la  sincérité   des   rapports   financiers   publiés,   un   tell   comité   peut   les   aider   en  procédant à cet examen des états financiers à la place d’eux dans les meilleurs  conditions.

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II. Les rôles du comité d’audit Dans son livre « Normes, Pratiques et Procédures du Contrôle Interne »  Mr ABderraouf YAICH a mentionné les rôles attribués à un comité d’audit. Pour cela il est chargé de : 

piloter les   activités   du   services   d’audit   interne   et   les   auditeurs  externes (commissaire aux comptes, ravisseur légal, contractuel) ;

autoriser l’adoption   de   nouvelles   pratiques   et   de   nouveaux  principes comptables ;

surveiller l’efficacité   des   services   comptables,   la   fiabilité   et   la  pertinence des états financiers( intermédiaires et annuels) ;

surveiller les   risques   important   et   éventualités   ainsi   que   les  estimations qui y sont attachés ;

s’assurer de   la   mise   en   œuvre   des   recommandations   jugées  pertinentes sur le contrôle interne.

Le comité   d’audit   agissant   en   accord   avec   un   service   d’audit   interne  compétent   est   le   mieux   placé   pour   identifier   les   dérapages   éventuels   de   la  direction par rapport aux règles de contrôle interne et contre carrer en temps  opportun   toute   tentative   de   la   direction   « d’omtre   passer »   le   système   du  contrôle interne palliant ainsi, à une des principales limites de ce dernier. Néanmoins,   dans   le   petit   ouvrage « le   comité   de   vérification   dans   les  organismes   et   les   entreprises   du   gouvernement »   publié   par   le   vérificateur  ISG Gabès

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général du Québec, sont précisés comme rôles pour un comité d’audit les taches  suivants : 

l’examen des états financiers, du rapport du ou des commissaires  aux comptes ;

l’appréciation de la pertinence et de l’efficacité des procédures du  contrôle interne mis en place par la société ;

s’assurer de la coopération entre le service de l’audit interne et celui  externe.

En effet, un comité d’audit peut être responsabilité par l’organe de gestion  de : * L’examen et le suivie du système budgétaire : Une collaboration  avec le contrôle des budgets et de leurs élaborations ; * L’intervention pour nommer ou renouveler le mandat d’un auditeur  externe. En   conclusion,   le   comité   d’audit   trouve   son   original   rôle   clé   dans   la  coordination entre les différents acteurs intervenant dans le processus de l’audit. Après avoir expliquer ses rôles et ses objectifs, découvrons maintenant les  apports que peut créer ce comité au sein d’une entreprise.

Section IV. Les apports du comité d’audit

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Un comité   d’audit   ne   vient   jamais   de   remplacer   les   insuffisances   de  l’audit externe ou un système de contrôle interne défaillant. Il ne peut pas ainsi garantire aux actionnaires la qualité pertinente des  états financiers, mais par l’intermédiaire de son rôle de contrôle, il supervise le  travail   de   tout   les   intervenants   dans   l’élaboration   des   états   financiers,   le  processus   de   gestion,   l’audit   interne   et   externe   pour   le   renforcement   et  l’améliorer . D’autre manière un tel comité d’audit doit encourager tout procédure de  clarté, de crédibilité et d’exactitude tout en s’assurant que o un bon système de contrôle interne est mis en place et bien  appliqué au sein de l’entreprise ; o l’auditeur interne supervise objectivement les procédures du  contrôle interne ; o l’auditeur   externe   évalue   la   gestion   et   l’audit   interne  conformément. En effet, par ce rôle de supervision, ce comité peut apporter beaucoup à  l’entreprise. Quels apports peuvent être ajouter au niveau, du contrôle interne, audit  interne et externe et de Reporting financier ?

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1. Apports en matière du contrôle interne

1.1.

Définition

Définie par   le   conseil   national   des   commissaires   aux   comptes  français « le   contrôle   interne   est   un   ensemble   des   mes   mesures   du   contrôle   comptable autre que la direction définie, applique et surveille sous sa propre   responsabilité à fin de s’assurer de la protection de patrimoine de l’entreprise   et de la fiabilité de l’enregistrements comptables et des comptes annuels qu’ en   découlent ». Plus largement, l’ordre des experts comptables français définie le contrôle  interne   comme   étant : « l’ensemble   des   sûretés   contribuant   à   la   maîtrise   de  l’entreprise, il a pour but d’assurer d’un côté la protection, la sauvegarde du   patrimoine   et   la   qualité   de   l’information,   de   l’autre,   l’application   des  instructions de la directions et de favoriser l’amélioration des performances. Il  se   manifeste   par   l’organisation   des   méthodes  et  procédures  de   chacune  des   activités de l’entreprise pour maintenir la pérennité de celle ci ».

1.2.

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Contrôle interne et comité d’audit

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Un système de contrôle interne performant et efficace permet d’avoir un  environnement convenable au pilotage des opérations ce qui réduit les risques de  non fiabilité des rapports financiers. Tout fois, puisque l’implantation du système de contrôle interne est confié  à la direction, au sein du quelle est instauré le comité d’audit, ce dernier peut  jouer un rôle important dans le renforcement du culture de contrôle (interne). Le comité d’audit doit être au courant du degré avec le quel les auditeurs  révisent ce contrôle. Il doit comprendre et analyser les zones de risques pouvant  menacer l’entité. Dans certains, le comité a la possibilité de demander à un comptable ou à  un   auditeur   indépendant   de   faire   un   rapport   spécial   décrivant   les   essentiels  aspects du contrôle interne et les risques qui y sont liés à la gestion courante, en  examinant   ce   rapport   cet   comité   a   le   plein   droit   de   formuler   ses  recommandations.

2. Apports en matière de l’audit interne Comme il a été définie dans le chapitre premier de ce travail, on peut dire  que  l’audit  interne est   une  mission confiée à un salarié qui  se distingue des  commissaires   aux   comptes,   il   est   le   seul   responsable   de   sa   fonction   et   de  l’application des procédures du contrôle interne dictés par la direction.

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2.1.

La communication entre le comité et les audit interne

Conscient du   lien   de   subordination   entre   l’audit   interne   et   le   conseil  d’administration,   il   lui   faut   un   système   facilitant   l’échange   des   informations  avec le comité d’audit, au moins une fois par an les auditeurs sont tenu de réunir  avec les membres du comité. Ils doivent ainsi se communiquer librement avec ces membres et porter  leurs attentions sur tout les problèmes qu’ils découvrent et dans les moments  opportuns. Ce genre de communication présente « un contrôle très poussé » sur les  actes des dirigeants.

2.2.

Organisation du travail entre les deux organes

En ce qui concerne l’organisation du travail entre le comité d’audit et le  service de l’audit interne deux alternatives se présentent :  soit, le plan d’audit est présenté au comité pour l’examiner ;  soit, les membres de comité reçoivent la synthèse des rapports  d’audit à la seul demande.

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En revanche, un compte rendu présenté régulièrement par l’auditeur est  obligatoire  pour   discuter   les  axes  prioritaires  d’intervention,  les  résultats   des  travaux et tout les problèmes qui soulèvent. Le service d’audit interne aide le comité d’audit dans l’accomplissement  de ses obligations surtout en matière du contrôle interne. → Donc une communication prenante avec le comité est nécessaire.

2.3.

Domaine de compétence de comité en matière de l’audit  interne

Pour comprendre  le  fonctionnement   du département   d’audit   interne,  le  comité   d’audit   doit   réunire   les   renseignements   des   plusieurs   sources  notamment : ­ le plan d’audit interne ; ­ les rapports des activités d’audit ; ­ la description des processus permettant de s’assurer que les  gestionnaires   sont   en   train   de   prendre   des   mesures  correctives ; ­ le plan de recrutement des personnels. La   supervision   des   travaux   de   l’audit   interne   permet   au   comité   de  déterminer les sources et les divisions de l’entreprise qui nécessitent une visite.

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De plus,   un   comité  d’audit   est   obligé d’examiner  les  difficultés  et  les  résultats de l’audit interne ainsi que toutes les constations importantes. Il   doit   accorder   une   attention   particulière   quand   aux   qualifications   du  département d’audit interne. D’après   un   compte   rendu   d’une   enquête   réalisée   par   Etienne   Borbier,  conseil pour l’institut de l’audit interne 1996 : « s’agissant des comptes, la plupart des sociétés confirment que le comité   se préoccupe non seulement de leur arrêté mais aussi des méthodes comptables   et procédures de collecte et de contrôle de l’information.  C’est en fait sous l’aspect de l’organisation et des systèmes comptables   que le directeur de l’audit interne est amené à faire part de ses observations au   comité et non sous celui de la fiabilité des chiffres eux­mêmes. D’ailleurs lorsque le comité intervient dans la définition de la mission   d’audit interne, soit directement en approuvent sa charte, soit indirectement à   l’occasion de la discussion du plan d’audit il manifeste dés préoccupations d’un   autre  ordre.   Tels  que  les  risques  financiers,  informatiques ou autres et  plus  particulièrement les risques émergents. ». Pour cela le comité d’audit devient un acteur stimulant, en renforçant le  rôle   d’animation   de   l’audit   central,   il   donne   lieu   à   l’auditeur   l’occurrence  d’exprimer, il pousse implicitement les dirigeants à mieux l’écouter et l’avis du  comité a d’autant plus de force. ISG Gabès

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3. Apports en matière de l’audit externe L’audit externe, l’objet de notre analyse dans notre chapitre précédent, a  comme objectif de déterminer à travers l’opinion, exprimé dans le rapport de fin  de mission, si les états financiers sont régulières, sincères et présentent l’image  fidèle aux yeux des investisseurs. En   revanche,   puisque   le   comité   d’audit   se   préoccupe   au   processus   de  l’élaboration des états financiers, sa communication avec les commissaires aux  comptes ; réviseurs externe devient d’importance primordiale pour s’assurer de  sa raison d’être.

3.1.

La communication entre comité et audit externe

Un comité d’audit accomplissant son rôle dans le processus d’élaboration  des états financiers, il doit acquérir la confiance en les auditeurs externes, il est  obliger donc de contrôler leurs objectivité en introduisant certains mesures pour  cela. Cet comité doit organiser des réunions avec les auditeurs externe, dans le  temps jugé opportun, en absence des gestionnaires et des auditeurs internes pour  mieux avoir une discussion franc, sincère et libre.

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En outre, une révision de l’approche de l’audit utilisée permet au comité  de comprendre le processus suivit par les auditeurs externes. Cette   révision   amen   le   comité   à   utiliser   des   analyses   critiques   et  objectives des auditeurs externes et il doit en même temps être disponibles pour  leurs consultation.

3.2.

Obligations des auditeurs externes face au comité

Les auditeurs   externes   sont   tenu   d’informer   le   comité   sur   les   points  suivants : ­ les   problèmes   qui   ont   rencontrés   ainsi   que   toutes   les  contraintes qui leur ont été imposes par les gestionnaires lors  de l’exécution de leurs mission ; ­ les consultations faites avec les comptables ; ­ les faiblesses détectées, pouvant affecter la fiabilité des états  financiers, concernant le système du contrôle interne ; ­ les faites illégaux décelés. Toutes ces informations sont primordiales pour le comité afin d’apprécier  le degré de conformité des procédures de l’entreprise avec les exigences des  états financiers.

3.3. ISG Gabès

Collaboration du comité avec les auditeurs externes Page 82 


L’un des   premiers   objectifs   du   comité   d’audit   est   de   faciliter   la  collaboration avec les auditeurs externes. Un tel comité doit étudier les difficultés éprouvés par l’auditeur externe et  les limitations imposés à son travail apprécier la collaboration du personnel et  évaluer les constations faites par l’auditeur. Lorsque des divergences sérieuses sont survenues entre la direction et les  auditeurs, le comité doit examiner ces divergences. Cet examen lui donnera un bon aperçu des divers problèmes et de façon  dont été réglés. Le comité doit examiner si dans certains cas, les auditeurs ont  préféré une solution différente de celle adoptée par la direction, et les raisons qui  soutiennent cette opinion. Ceci donne aussi au comité l’occasion d’évaluer les  compétences et l’objectivité de ces auditeurs.  De plus, le comité doit examiner avec les auditeurs externes les résultats  de   leurs   évaluation   des   système   de   contrôle   interne   de   la   société,   les  recommandations importantes qu’ils ont faites à la direction et la réaction des  dirigeants à ces recommandations. Il est préférable que cette révision soit faite avant l’élaboration définitive  des états financiers. Cet   comité   a   le  droit   aussi  de  vérifier  que  les   suggestions  des  années  antérieurs ont été prise en considération.

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3.4.

Les critères d’efficacité des comités d’audit

L’efficacité d’un   comité   d’audit   peut   s’apprécier   par   sa   capacité   à  améliorer la qualité de l’audit externe. Cette   qualité   dépend,   selon   De   Angelo   de   la   probabilité   jointe   que  l’auditeur détecte une anomalie comptable et la mettre en évidence dans son  rapport par le biais d’une opinion réservé sur les comptes ou le cas échéant en  refus de certification.

4. Apports en matière de Reporting financier

4.1.

Définition

Même si elle a des assises théoriques, la comptabilité a un rôle technique  de traitement et d’agrégation des informations financières. Les documents de synthèse sont, en effet, le produit de tout un ensemble  de regroupements et d’agrégations d’une multitude d’informations élémentaires. Dans   la   mesure   où   les   états   financiers   constituent   le   plus   souvent   la  principale   source   d’information   sur   l’entreprise,   ces   états   de   synthèse  récapitulent les composants du patrimoine de l’entreprise et de ses résultats.

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Il s’agit plus précisément d’identifier les critères permettant de déterminer  la  structure  optimal   des  états   financiers,   c’est­à­dire  qui  maximise   la  qualité  d’information transmise par les états. La   représentation   que   les   états   financiers   donnent   de   la   réalité  économique   de   l’entreprise   dépend   également   dans   une   large   mesure   des  principes et méthodes comptables sur la base des quels ils ont été établis. Il  convient par conséquent d’analyser le processus de traitement de l’information  et son incidence sur la qualité d’information diffusée. On   peut   distinguer   deux   processus   comptables   de   traitement   de  l’information : a.

La classification  : qui consiste à identifier les comptes qui seront  mouvementés pour constater les événements économiques.

b.

L’évaluation  :   qui   permet   d’identifier   en   unités   monétaires  d’impôt des évènement économiques sur la situation financières.

Cette décomposition a l’avantage de bien dissocier des différentes types  de perturbation qui subissent les informations dans le processus de traitement au  nivaux   de   l’enregistrement,   la   déformation   de   la   réalité   économique   peut  provenir de l’impression  ou l’ambiguïté des principes comptables quand à la  qualification économique de certaines opérations.

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Il en est ainsi par exemple des frais de recherches et développements, des  impôts différés, des plus values latentes sur les éléments d’actifs, des contrats à  long terme, pour les quels les principes comptables laissent une certaine marge  d’appréciation dans le mode de comptabilisation. Il   en   est   de   même,   et   d’une   façon   générale,   des   biais   comptables  traditionnels résultant d’une application trop stricte du principe du prudence. La déformation de la réalité économique peut aboutire également à des  changements des méthodes. Au niveau de la fonction d’évaluation, les déformations sont d’un autre  type :   elles   proviennent   du   caractères   approximatif   de   certaines   estimations  comptables   ou   bien   de   la   possibilité   de   choix   dans   plusieurs   méthodes  d’évaluation. Devant les tendances contradictoires entre les utilisateurs qui souhaitent  savoir « plus »   sur   l’entreprise   et   des   émetteurs   d’information   qui   souhaitent  présenter  une  image  flatteuse   de leur  entité, on doit  instaurer  un organe qui  essayera d’équilibrer les besoin de tous, un comité d’audit fera bien l’affaire.

4.2.

Intervention du comité en matière de Reporting financier

Le comité d’audit doit examiner les états financiers annuels et voir s’ils  sont complets et concordent avec l’information déjà connu par les membres du  comité. ISG Gabès

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Le comité   d’audit   se   réunire   avec   les   gestionnaires   et   les   auditeurs  externes pour examiner les états financiers de l’année et le résultat de l’audit. La  nature  de  révision   varie, selon  la complexité de l’entreprise  et  son  industrie. Dans tous les cas, cette révision couvre la sélection ainsi que l’application  des principes comptables, les estimations, la préparation des rapports à publier,  le contrôle interne et tout autre problème significatif concernant le processus de  Reporting financier de l’entreprise. De  plus,  les  fluctuations significatives des résultats d’une année à une  autre,   les   variations   entre   les   résultats   actuels   et   les   budgets   ou   prévisions  doivent être expliqués et comprises. Le   comité   doit   en   outre   accorder   une   attention   particulière   aux  transactions complexes ou inhabituelles, ainsi que les opérations nécessitant une  appréciation   ou   un   jugement   particulier,   qui   auront   par   la   suite   un   effet  significatif sur les états financiers. L’exemple le plus connu et le plus courant de  ses estimations  est  celui  des  provisions pour client douteux ou pour certains  litiges. De   ce   fait,   il   est   important   que   le   comité   d’audit   inclut   dans   ses  attributions l’examen des états financiers intermédiaires. Le  faite  que  l’entreprise   examine les  états financiers intermédiaires va  profiter à l’entreprise , en effet : ISG Gabès

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­ il y a renforcement de la capacité de l’entreprise à identifier les  problèmes en temps opportun ; ­ établissement d’un flux d’information régulier entre le management  et   les   membres   du   comité,   ce   qui   va   leur   permettre   de   mieux  comprendre   le   fonctionnement   de   l’entreprise   et   par   suit  l’améliorer ; ­ l’opportunité pour l’auditeur externe de discuter sur les problèmes  concernant les principes comptables suivit à stade préliminaire. L’intervention du comité d’audit à un stade relativement préliminaire va  renforcer tout le processus de Reportin financier qui s’achève par la présentation  des états financiers, ce qui va protéger certainement encore plus d’intérêt des  investisseurs.

4.3. Critères d’efficacité du comité L’efficacité du comité peut être appréhendée, selon Y.Wild, par  sa capacité à améliorer le contenu informationnel des états financiers à  travers une meilleure qualité des chiffres des résultats comptables.  La qualité de l’information comptable s’apprécie par rapport à  l’intensité de la réaction du marché consécutive à la publication du  rapport   annuel,   une   forte   réaction   du   marché   signifie,   une   révision  ISG Gabès

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importante des attentes du marché quant à la performance future de la  firme. Par   conséquent,   plus   la   réaction   des   investisseurs   est   forte,  meilleur est le contenu informationnel du rapport annuel. Cette hypothèse est validé par Y.Wild (1996) sur un échantillon  de 260 sociétés américaines ayant mis en place un comité d’audit au  cours de la période de 1960­1980.

Conclusion Le comité   d’audit,   comme   nous   l’avons   développé,   apportent  beaucoup   à   l’entreprise.   En   effet,   c’est   organe   qui   assure   non  seulement  la communication   des  informations   fiables   et  pertinentes  aux  utilisateurs  externes  à  l’entreprise,   mais   qui  également   sert   les  intérêts des acteurs internes à l’entreprise à travers l’amélioration de  l’application des procédures du contrôle interne. C’est un renforcement du processus de contrôle de l’entité. A  coté des auditeurs internes, les contrôleurs de gestion et des auditeurs 

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externes vient le comité pour coordonner entre ces différents acteurs et  collaborer avec eux, afin d’améliorer la performance de l’entreprise. En Tunisie,l’instauration   des tells structures peuvent avoir   un  impacte positif sur l’information financières, la mise en place de ce  nouveau concept nécessiterait l’instaurations d’une culture de nature à  promouvoir le gouvernement d’entreprise. Toutefois,   le   nouveau   concept   conseil   de   surveillance   prévu   par   le  nouveau   code   des   sociétés   commerciales,   peut   être   simulé     à   un  comité d’audit. Conclusion générale Au terme de ce travail ,de nature théorique ,a travers   le quel nous  avons essayé de présenter les différentes organes d’audit nécessitant  les   entreprises   aujourd’hui.   Ce   travail   a   été   structuré   en   trois  chapitres : ­les missions d’audit  ­le commissariat aux comptes ­le comité d’audit

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Tout au long de notre premier chapitre nous avons essayé de repondre  à   la   question : « quelles   procédures   de   vérification,   au   sein   de  l’entreprise, pouvant aboutir à une information fiable ? Il est consacré en premier lieu au contrôle interne qui constitue une  procédure principale de bonne fonctionnement de toute entreprise, il  est   aussi   la   base   de   toute   autre   type   de   vérification   sur   lequel  s’orientent et se dirigent les missions d’audit. En second lieu ,nous avons analysés les catégories d’audit que se soit  interne   ou   externe   s’appuyant   sur   la   base   de   contrôle   interne   pour  vérifier   la   sincérité   des   informations   diffusés   et   contribuant   à  améliorer la confiance des investisseurs. Enfin,   nous   avons   présenté   les   différentes   responsables   de   ces  missions. Quant   au   deuxième   chapitre,   nous   avons   essayé,d’une   part,   de   se  limiter   à   l’audit   externe,   pour   degager   les   différentes   étapes   du  developpement dans notre pays, anssi que les conditions de l’exersice  des   fonctions   sous   la   lumière   du   nouveau   code   des   sosiétés 

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commerciales, d’autre part, d’analyser l’etendue de cette mission anssi  que les techniques utilisés par les auditeurs externes. Enfin, nous avons traité les traveaux de fin de mission contenant la  certification de la qualité des états financiers.  En ce qui concerne le troisième chapitre de notre travail, consacré au  comité d’audit, nous avons exposé, en premier lieu,  un bref historique  ansi   que   son   organisation,   en   second   lieu,   ses   différents   roles   et  attributions. Pour finir, nous avons entamé la présentation des apports du comité  d’audit dans l’entreprise, au niveau des quatres services suivantes :  ­contrôle interne  ­l’audit interne  ­l’audit externe  ­le reporting financier  avant   de   conclure   ce   travail,   nous   avons   procéder   à   présenter   un  tableau comparatif des organes d’audit aussi qu’un schéma explicatif  des relations entre ces organes.

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Ce travail  nous a permis de conclure  que  les comutés  d’audit  sont  indispensables aujourd’hui surtout pour les entreprises côtés En bourse pour remédier aux insuffisances des autres intervenants. Cde   travail   s’est   limité   à   l’analyse   théorique,   cependant,   nous   n’avons   pas  procédé   à   une   enquête   aux   prés   des   entreprises.   En   vue   de   collecter   leurs  opinions,   nous   souhaitons   que   cette   limite   puisse   être   comblée   par   des  recherches ultérieures.

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Introduction Générale  

reconnu depuis les époques les plus anciens du monde, c’est  depuis le 16 éme  permet l’encadrement des décisions des dirigeants par les pr...

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