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Intelligence économique        

Définitions de l’intelligence  économique et stratégique      

         


Plan Général Introduction

 

Première partie : L’histoire du renseignement      

1. 1.      L’histoire du renseignement 2. 2.      Quelques affaires récentes

Deuxième partie : L’intelligence économique     1. 1.      Le dispositif français de l’intelligence économique    2. 2.      Quelques définitions A. A.     Le rapport Martre B. B.      Le Comité pour la compétitivité et la sécurité économique (décret n °95­350 1/4/95) C. C.     La Commission Générale de Terminologie et Néologie (J.O. 14/8/1998) D. D.     Des définitions supplémentaires concernant la veille  

3. L’utilité de l’intelligence économique au sein des organisations étatiques  A. A.     Le coté offensif de l’intelligence économique  B. B.     Le coté défensif de l’intelligence économique    4. Enjeux pour la France et perspectives pour l’Europe

 

Troisième partie : L’intelligence stratégique   1. Mettre en place une cellule de veille 2. Les mesures d’accompagnement de la cellule 3. Analyser et gérer les différents types d’informations récoltées    

Conclusion


Les entreprises évoluent dans un environnement mondial soumis à des transformations  radicales.   La   fin   de   l’affrontement   idéologique   Est­Ouest   entre   deux   entités   dominantes  marque l’avènement d’une nouvelle géographie économique caractérisée par la multiplicité  des échiquiers d’action: l’échiquier de la mondialisation des échanges, sur lequel s’affrontent  les entreprises multinationales, celui des zones économiques (Union européenne, Accord de  libre­échange nord­américain, zone Asie­Pacifique), celui des économies nationales et celui  des régions. Fait rarissime dans l’histoire économique mondiale, aucun pays ne domine, mais  plusieurs nations s’opposent en une confrontation commerciale exacerbée.   Les   entreprises,   les   États   et   les   régions,   désormais   engagés   dans   une   logique  paradoxale   de   coopération   ­   concurrence,   sont   contraints   de   définir   leurs   stratégies   en  fonction d’une nouvelle grille de lecture et d’interprétation de cet environnement multiple,  mouvant et imprévisible. L’efficacité de ces stratégies repose alors sur le déploiement de  véritables   dispositifs   d’intelligence   économique   qui   instituent   le   pilotage   stratégique   de  l’information comme levier majeur au service de la performance économique et de l’emploi.   L’intelligence économique se définit comme l’ensemble des actions coordonnées de  recherche, de traitement, de distribution et de protection de l’information utile aux acteurs  économiques   et   obtenue   légalement   (Commissariat   général   du   plan).   Elle   prolonge   les  différentes  actions  de  veille  et de  protection du patrimoine, en  intégrant précisément les  stratégies d’influence et les réalités culturelles liées à chaque entreprise, à chaque région.   Trois   fonctions   majeures   la   caractérisent:   la   maîtrise   du   patrimoine   scientifique   et  technologique,   la   détection   des   menaces   et   des   opportunités,   l’élaboration   de   stratégies  d’influence au service de l’intérêt national et/ou de l’entreprise. L’intelligence économique  constitue ainsi un outil à part entière d’interprétation permanente de la réalité des marchés,  des techniques et des modes de pensée des concurrents et des partenaires, de leur culture, de  leurs intentions et de leurs capacités à mettre celles­ci en œuvre.   Il convient donc dans ce dossier de définir l’intelligence économique et stratégique à  travers une première partie consacrée à l’histoire du renseignement, dans une deuxième partie  relative   aux   définitions   de   l’intelligence   économique,   enfin   il   faudra   s’intéresser   aux  caractéristiques de l’intelligence stratégique.  


Première Partie : L’histoire du renseignement      1. 1.      Histoire du renseignement   Apparu   dans   les   années   80   aux   Etats­Unis,   le   renseignement   est   devenu   l’un   des  principaux   acteurs   dans   le   monde   d’aujourd’hui.   Le   renseignement   est   utilisé   à   des   fins  nationales (militaire, relations politiques…)   aussi bien qu’à des fins privées (passation de  contrat, monde des affaires…) Le cycle du renseignement nécessite avant tout quelques définitions : -

­          l’information : toute donnée à l’état brut qui peut être collectée en raison de l’intérêt  qu’elle présente

-

­         source : celui qui fournit activement ou passivement une information

-

­          renseignement : toute information collectée, organisée, intégrée dans un système de  référence sécurisé, évaluée lors d’une analyse destinée à le rendre disponible pour toute  action ultérieure.

2. 2.      Quelques affaires récentes

Ces affaires relèvent­ils d’un manque d’information ou d’un manque de décision ?   On peut citer comme exemple :        Le premier choc pétrolier (1973)        Crise mexicaine (1982)        Crise financière de Asie orientale (1997)        Crise boursière d’août 1998   On note que ces grandes crises ne sont pas vraiment de nature économique mais plus d’un  aspect psychologiques ou bien le résultat de crises proprement politiques (Moyen­Orient,  relations Est­Ouest…)  


2ième partie : L’intelligence économique  

1. Le dispositif français d’intelligence économique   L’analyse   comparée   des   systèmes   d’intelligence   économique   dans   le   monde   a   été  conduite de façon approfondie pour la première fois en France au sein du groupe de travail du  Commissariat   général   du   plan,   présidé   par   Henri   Martre   (1994).   Il   ne   s’agissait   pas   de  rechercher   des   modèles   à   transposer,   mais   de   concevoir   une   grille   de   lecture   innovante,  révélatrice   des   points   forts   et   des   lacunes   du   pays   en   la   matière.   Or,   à   l’heure   où   la  compétition   sur  les   marchés   mondiaux   appelle   à   la   mobilisation   collective   des   capacités  offensives et défensives des  acteurs  économiques, le dispositif d’intelligence économique  français demeure très en retrait de l’efficacité requise par les enjeux.   Les entreprises et les banques disposent pourtant d’un riche passé dans la pratique de  l’intelligence   économique.   Au   début   du   siècle,   les   “voyageurs”   de   la   société   Michelin  constituaient un véritable réseau de veille stratégique. Actifs sur les marchés étrangers, ils  identifiaient les opportunités commerciales et orientaient par leurs informations les décisions  d’implantation   internationale   de   l’entreprise.   Sait­on   que   le   Crédit   lyonnais,   sous   la  IIIe République,   était   internationalement   à   la   pointe   des   actions   de   gestion   offensive   de  l’information?   L’absence d’une culture écrite de l’intelligence économique et la mauvaise gestion du  secret ont entravé la transmission cohérente de ces savoir­faire essentiels. Il en résulte de  nombreuses   lacunes   dans  le  dispositif   français,  aujourd’hui  embryonnaire  et  éclaté,  ainsi  qu’une prise de conscience relative par les décideurs du rôle joué par la gestion stratégique de  l’information dans la compétitivité et dans la défense de l’emploi.   Trois   freins   majeurs   s’opposent   encore   à   une   large   diffusion   de   l’intelligence  économique. En premier lieu, sa pratique dans les entreprises ne repose que sur une culture  propre à certains métiers. La veille stratégique n’est ainsi développée qu’au sein d’entreprises  sensibilisées de secteurs en alerte, tels que l’aéronautique, les télécommunications, l’énergie  ou   la   chimie.   Le   savoir­faire   accumulé   y   est   entretenu   par   les   seuls   spécialistes.   Il   fait  rarement l’objet d’une concertation ou d’une diffusion régulière.   Par ailleurs, les deux fonctions “informatives” clairement identifiées par les entreprises  sont   la   protection   du   patrimoine   industriel   et   la   veille   technologique.   Essentiellement  développées   dans   les   grands   groupes,   elles   sont   orientées   vers   l’innovation   et   la  commercialisation   des   produits,   et   attestent   de   ce   fait   d’une   conception   partielle   de  l’intelligence économique, plus défensive qu’offensive.   Enfin,   le   dispositif   français   est   caractérisé   par   la   faiblesse   du   marché   privé   de  l’information et par la prédominance de l’État. Issu d’une tradition historique, le dispositif  public  de  collecte et de diffusion de  l’information économique, scientifique  et technique  demeure   cloisonné   et   dispersé.   En   outre,   malgré   la   diversité   des   flux   de   données,   les  entreprises sont confrontées à une offre publique inadaptée à leurs besoins opérationnels,  notamment lorsqu’il s’agit d’informations relatives aux marchés étrangers.


Voilà brossé le portrait de l’intelligence économique en France, il faut poursuivre cette  partie en présentant diverses définitions et surtout montrer les lacunes de traduction.  

2. Quelques définitions

 

A. Le rapport Martre

Le rapport Martre définit l’intelligence économique comme un « ensemble d’actions  coordonnés d’acquisition et de recherche d’informations en vue de son exploitation utile aux  acteurs économiques ». L’information   utile   est   celle   dont   ont   besoin   les   différents   niveaux   de   décision   de  l’entreprise ou de  la collectivité, pour  élaborer  et mettre en œuvre de  façon cohérente   la  stratégie et les tactiques nécessaire à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but  d’améliorer sa position dans son environnement concurrentiel.   B. Le Comité pour la compétitivité et la sécurité économique (décret n°95­350 1/4/95)   La   définition   du   comité   est   calquée   sur   le   rapport   Martre   en   ajoutant   quelques  précisions : • •        les informations recherchées doivent avoir été obtenues légalement • •         ils   convient   de   la   mobiliser   au   service   des   acteurs   économiques   (Deux  objectifs : utilisation efficace et sa protection)   On peut donc en tirer une définition plus précise : « L’intelligence économique est l’ensemble  des   actions   coordonnées   de   recherche,   de   traitement,   de   distribution   et   de   protection   de  l’information utile aux acteurs économiques et obtenue légalement »   C. La Commission Générale de Terminologie et Néologie (J.O. 14/8/1998)   La   commission   publie   une   liste   de   traductions   et   de   définitions   où   la   traduction  d’intelligence économique est à traduire par veille économique.   On note que l’intelligence économique n’existe pas dans le vocabulaire Français est  qu’il  doit être remplacé par veille économique. Cela veut dire que l’entreprise utilise des  anglicismes. Elle doit le bannir pour le remplacer par veille économique.     Mais la commission a­t­elle mesuré sa traduction    ?    Je ne crois pas. La commission a tout simplement traduit intelligence par veille, mais a­t­elle  oubliée que le sens premier de l’intelligence économique est de fournir un renseignement.    Il nous faut comparer le sens de ces deux termes    : • •        La veille dans une entreprise, un organisme, etc., est une activité consistant à se  tenir   informé   des   innovations   dans   le   secteur   les   concernant.  


•        Le renseignement est une indication, information, éclaircissement donnés sur  qqn, qqch. C’est aussi un ensemble des connaissances de tous ordres sur un  adversaire potentiel, utiles aux pouvoirs publics et au commandement militaire.

On voit   bien   dans   ces   définitions   la   grande   différence   entre   la   veille   et   le  renseignement : elle repose sur le fait  «      de l’avoir en poche    »   (le renseignement). La veille  réside dans le fait que l’entreprise surveille.    La   commission   ne   s’est   pas   embarrassée   de   rechercher   l’origine   de   l’intelligence  économique et n’a pas remarqué que l’intelligence économique découlait du militaire et donc  du renseignement.     

D. Des définitions supplémentaires concernant la veille

Comme on vient de le voir précédemment, la veille économique serait donc la traduction  de l’intelligence économique. Mais il existe plusieurs types de veille avec bien sur des  définitions propres.          La veille économique est définie comme étant « la recherche, le traitement et la  diffusion de renseignements utiles à l’entreprise »        La veille à la concurrence est définie comme « la recherche, le traitement, et la  diffusion de renseignements relatifs à la concurrence »   Ces définitions montrent la veille comme faisant partie du renseignement. Mais elles ne  sont pas de grande utilité pour définir l’intelligence économique et elles manquent d’un  certain réalisme.   Mais l’intelligence économique permet de mettre en place  au sein de l’Etat, des stratégies.  Il convient d’étudier l’utilité et la finalité de l’intelligence économique au sein de l’Etat.  

3. L’utilité de l’intelligence économique au sein des organisations étatiques     

A. A.     Le coté offensif de l’intelligence économique

L’intelligence économique   est   l’organisation   de   la   recherche   d’informations  économiques au service des entreprises nationales. Il est vrai que les entreprises nationales ne  sont pas en compétition uniquement avec des entreprises étrangères mais qu’elles peuvent être  en concurrence entre elles. Mais le système de renseignement économique national à divers  handicaps.   Les handicaps sont :        Caractère trop éparpillé de la quête d’informations


       Le caractère trop centralisé des relais publics de l’information  économique (culture excessive de la confidentialité…)   Le réseau d’information doit être perfectionné, au contraire la rentabilité du dispositif peut  être :          La mobilisation des gisements d’informations non pas au service de tous, mais de  tous ceux qui en ont directement besoin pour contribuer à l’amélioration de la  compétitivité nationale,        La définition d’une vision stratégique globale, restituée aux acteurs économiques  concernées (exportateurs français)        La hiérarchisation des priorités et des axes de recherche par zone géographique  dans le monde ou par grandes filières de produits ou de technologies   B. B.     Le coté défensif de l’intelligence économique   Le cote défensif de l’intelligence économique est celui de la protection des entreprises  nationales contre le renseignement économique des puissances étrangères, des concurrents  étrangers…    Cette protection comporte deux aspects    :        La protection contre l’activité étrangère ou illégale        La protection du patrimoine national scientifique et économique    Les attaques peuvent se faire de différentes manières    :        Effraction et le vol de matériels        Débauchage d’un cadre        Collecte de renseignements par un stagiaire        La captation de conservation entre cadres dans un avion ou un train        Etc.  

4. Enjeux pour la France et perspectives pour l’Europe   L’analyse comparée des systèmes d’intelligence économique dans le monde a mis en  lumière trois points saillants: l’information constitue un atout essentiel de la compétitivité  des économies les plus offensives; la rentabilité de l’information, pour une entreprise, réside  dans l’exploitation légale des 90% d’informations “ouvertes”; les nations et les entreprises  qui développent une pratique collective de l’information et savent mobiliser la dimension  culturelle dans la compétition mondiale bénéficient d’un avantage concurrentiel déterminant. À   cet   égard,   la   méconnaissance   de   l’intelligence   économique   comme   la   maîtrise  insuffisante   des   réseaux   d’information   constituent   des   risques   réels   pour   les   entreprises  françaises quotidiennement confrontées aux stratégies construites de leurs partenaires et de  leurs concurrents. L’exemple des coopérations industrielles avec l’étranger le montre bien: le  partenaire   qui   contrôle   les   flux   d’intelligence   économique   au   sein   de   la   dynamique   de  l’accord saura inévitablement tirer profit de l’asymétrie qu’il aura instaurée dans le rapport 


de forces, et cela quelle que soit l’issue de l’accord. Dans le domaine des technologies clés,  l’absence   de   maîtrise   des   réseaux   d’information   peut   ainsi   conduire   à   une   suprématie  irréversible des concurrents. On conçoit alors la nécessité pour la France de renforcer ses outils de diagnostic et  d’influence, non seulement au sein de l’union européenne, face aux stratégies mises en place  par les États membres qui disposent de savoir­faire établis en intelligence économique, mais  surtout au regard des défis posés par les réseaux d’alliances stratégiques mondiaux qui se  tissent actuellement entre les Etats­Unis et le Japon dans le domaine des hautes technologies. Dans ce contexte, l’évolution vers une culture ouverte et collective de l’information  s’impose. Elle est indissociable de l’élaboration d’une vision partagée des objectifs et appelle  une révision des modes de réflexion et des comportements de l’ensemble des acteurs, comme  le souligne le rapport du groupe Martre. À ces derniers, l’apprentissage de l’ère stratégique  impose   désormais   de   savoir   conjuguer   la   stricte   logique   productive   et   commerciale   et  l’interprétation de facteurs culturels des environnements multiples. Ils ne pourront orienter  efficacement   les   dispositifs   de   veille   et   d’influence   sans   vision   de   long   terme   ni   forte  cohérence prospective. Ainsi, dans les entreprises, les états­majors des groupes et les responsables des P.M.E.­ P.M.I. doivent s’impliquer dans la mise en œuvre de l’intelligence économique en explicitant  et en hiérarchisant leurs besoins en informations selon des orientations clairement définies.  La création d’une fonction d’animateur de l’intelligence économique doit accompagner la  mise en place d’une organisation flexible fonctionnant en réseau. Il revient à l’état de jouer ici un rôle incitatif puissant et d’orienter efficacement les  missions des administrations concernées. La veille technologique et économique, orientée  vers   leurs   besoins   et   ceux   des   entreprises,   devrait   constituer   une   priorité   absolue   pour  concevoir   des  visions stratégiques  adaptées aux pôles  multiples  de l’économie mondiale.  l’Etat   doit   se   doter   en   outre   d’une   véritable   doctrine   de   la   sécurité   économique,   en  s’appuyant sur le nouveau Code pénal, qui élargit le champ de la protection des intérêts  fondamentaux de la nation au potentiel économique et technologique des entreprises. À l’échelle des régions, trois priorités s’imposent aux acteurs locaux, qui doivent bâtir  leurs   stratégies   sur   l’intensification   croisée   des   actions   de   développement   local,   sur   des  alliances   interrégionales,   nationales   et   européennes,   ainsi   que   sur   des   réseaux   d’appui   à  l’exportation associant les entreprises, les collectivités territoriales et les services compétents  de l'Etat. L’efficacité collective de ces pôles essentiels d’un système d’intelligence économique  national à bâtir ne saurait être atteinte sans une urgente redéfinition du rôle des organisations  professionnelles   et   des   banques   dans   le   recueil,   le   traitement   et   la   distribution   de  l’information et sans la création d’enseignements académiques et professionnels spécifiques  dans le domaine de l’intelligence économique.   Voilà exposé les enjeux de l’intelligence économique, ses définitions, ses applications.  Il   faut   maintenant   développer   l’intelligence   stratégique,   qui   ressemble   étrangement   à  l’intelligence économique.


Troisième partie : L’intelligence stratégique   La   gestion   stratégique   de   l’information   est   l’un   des   enjeux   essentiels   de   la   bataille  économique qui s’organise et se développe sur les marchés mondialisés. Comme le soulignent  Martha S. Feldmann et James J. March, « on mesure l'intelligence d'une organisation à sa  capacité de se procurer, d'analyser et de retrouver les bonnes informations en temps voulu ». C’est bien évident que pour mettre en œuvre cette organisation, il faut passer par plusieurs  stades :         Mettre en place une cellule de veille        Les mesures d’accompagnement de la cellule        analyser et gérer les différents types d’informations récoltées,    Le rapport Martre diffuse des propositions afin de réussir une mise en œuvre de l’intelligence  stratégique au sein de la société.    Elles sont au nombre de quatre    :         Diffuser la pratique de l’intelligence économique dans l’entreprise.        Optimiser les flux informations entre secteur public et privé       Concevoir les banques de données en fonction des besoins de l’utilisateur       Mobiliser le monde de l’éducation et de la formation.     I. I.                  Mettre en place une cellule de veille     1. 1.      Les acteurs   La veille est le problème de tous les salariés, en effet pour mettre en place une cellule de veille  implique la volonté de tous les salariés.    Prenons l’exemple de l’Andra, une cellule de veille a été mise en place mais au démarrage la  réussite   ne   fut   pas   formidable.   Il   a   fallu   attendre   plusieurs   mois   pour   que   le   système   se  développe dans les mentalités des salariés et que cet outil ne soit pas seulement un gadget  mais un outil performant et pertinent.  Une cellule de veille réussira si tous les salariés « nourrissent » la base de données. Il faut une  prise de conscience des acteurs.   2. 2.       Quel type de veille    ?     Il en existe de deux types    :         veille extensive : elle consiste dans le fait de se renseigner sur toutes les activités  où l’entreprise est installée         veille offensive : elle est vitale pour l’entreprise (matière première) car elle est  source de choix stratégique


II.

II.               Les mesures d’accompagnement de la cellule

La   veille   peut   être   comparée   à   une   entreprise   industrielle,   il   faut   respecter   des   étapes  indispensables   à   la   production   finale.   Si   l’on   oublie   une   étape,   le   résultat   sera   faux   ou  impossible. C’est pour cela que l’entreprise ne doit pas hésiter à accompagner les salariés  dans leurs démarches, les aider, les encourager…     III. III.           Analyser et gérer les informations     L’analyse est l’étape où les informations vont être évaluées et utilisées. Deux grandes sessions  apparaissent : l’interprétation et la consolidation.   L’interprétation est une action qui a pour but de donner un sens à quelque chose. Pour  se faire, on peut utiliser les matrices. Elles cherchent à établir les capacités et les intentions  réelles. Il faut anticiper car la capacité et l’intention sont des menaces futures. En fonction des  résultats obtenus, il faut être capable de reformuler les demandes avec des ensembles de flux.  L’analyse   est   plus   fine   quand   on   a   plus   d’information.   Encore   faut­il   un   minimum  d’information   pour   pouvoir   fonder   son   jugement.   S’il   y   a   trop   d’information,   il   faut   être  capable de sélectionner les documents que l’on juge important.   La consolidation est l’action consistant à agréger les informations appartenant à un  même groupe, et permettant de présenter des résultats. C’est à dire regrouper les informations  en une seule base consultable par chaque salarié, on parle de dissémination. La dissémination  est le fait de distribuer les analyses précédentes à divers acteurs plus ou moins importants et  plus ou moins rapidement.


Conclusion   Comme on a pu le remarquer l’intelligence économique, est difficile à définir. Entre les  définitions françaises et celles anglo­saxonnes  qui diffèrent sur l’origine des mots et sur son  utilisation.    L’intelligence économique et stratégique est devenu une maillon clef de la compétitivité, de  l’avance technologique, de la rapidité de réaction d’une entreprise, d’un Etat.  Le proverbe chinois qui dit « le savoir que l’on ne complète pas chaque jour diminue tous les  jours»     définit   le   mieux   possible   l’importance   de   l’archivage   des   données   et   de   sa  conservation, ainsi que la notion de durée dans le temps (« chaque jour ») et de répétitions.    En ce qui concerne l’intelligence stratégique, la définition du Rapport Martre définit le mieux  l’intelligence   stratégique :   « ensemble   d’actions   coordonnés   d’acquisition   et   de   recherche  d’informations en vue de son exploitation utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions  sont menées l également avec toutes les garanties de protection nécessaire à la préservation du  patrimoine de l’entreprise dans les meilleures conditions de qualité de délais et de coût.».  Cette   définitions   met   en   avant   le   respect   de   la   loi   et   la   sécurité   des   protections  patrimoniales, ce qui n’est pas toujours respecté.  On pourrait rajouter à cette définition trois  grands principes : • •        Mise en place de veille généralisée (agir sur les acteurs de la  veille, initier les acteurs…) • •         La gestion des informations (mise au point de méthodes ou  de processus destinés à rassembler, à trier et à ne faire ressortir  que les informations les plus pertinentes.) •

•        Evolution   possible   du   cadre   législatif :   en   effet,   il   faut  prévoir des  projets  en fonction  de la loi, mais  il ne  faut pas  hésiter à influencer le législateur   pour faire évoluer le cadre  législatif.


BIBLIOGRAPHIE INTELLIGENCE ECONOMIQUE  • •        ALLAIN­DUPRE Patrice et DUHARD Nathalie, Les armes secrètes de la décision,  Gualino éditeur, 1997.  • •        BESSON Bernard et POSSIN Jean­Claude, Du Renseignement à l'intelligence  économique, Dunod, 1996.  • •        COMMISSARIAT GENERAL DU PLAN, L'intelligence économique et stratégie des  entreprises, La Documentation Française, 1994.  • •        DOU Henri, Veille technologique et compétitivité (L'intelligence économique au  service du développement industriel), Dunod, 1995.  • •        HASSID Laurent, MOINET Nicolas et JACQUES­GUSTAVE Pascal, Les PME face  au défi de l'intelligence économique, Dunod, 1997.  • •        MARTINET Bruno et MARTI Yves­Michel, L'intelligence économique (les yeux et  les oreilles de l'entreprise), Les éditions d'organisation, 1995.  • •        ROUACH Daniel, La veille technologique et l'intelligence économique, Que sais­je?,  PUF, 1996.    VEILLE  • •        Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, Veille industrielle : le  guide (L'intelligence économique en pratique), 1996.  • •        BAUMARD Philippe, Stratégie et surveillance des environnements concurrentiels,  1991.  • •        JAKOBIAK François, Exemples commentés de veille technologique, Les éditions  d'organisation, 1991.  • •        JAKOBIAK François, Pratique de la veille technologique, Les éditions d'organisation,  1991.  • •        LESCA Humbert, Veille stratégique (l'intelligence de l'entreprise), Astier, 1994  • •        MARTINET Bruno et RIBAULT Jean­Michel, La veille technologique,  concurrentielle et commerciale, Edition des organisations, 1988.    STRATEGIE  • •        FIEVET Général Gilles, De la stratégie militaire à la stratégie d'entreprise,  InterEditions, 1992.  • •        SUN ZI, L'art de la guerre, disponible chez plusieurs éditeurs. • •        MARMUSE Politique générale, Economica 1996

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1. Mettre en place une cellule de veille 2. Les mesures d’accompagnement de la cellule 3. Analyser et gérer les différents types d’informa...

 

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