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A la mĂŠmoiredema s ur A ma famille A Meriem


Je remercie mon encadreur à l I NAT Madame Nejla BEJAOUI Maître de conférence à l I nstitut National Agronomique de Tunisie. Je la remercie pour le temps qu elle ma consacré. Jela remerciepour ses conseils, ses critiques, son exigence, sa grandepatienceet ses impatiences qui ont largement contribué à l amélioration de ce travail. Je la remercie également pour la libertédetravail qu ellema accordée. Je tiens à remercier aussi, tant au niveau des connaissances que sur le plan pédagogique dont il a bien voulu me gratifier, Monsieur Habib BEN MOUSSA mon encadreurentrepriseà l APAL pour mavoir proposécesujet et sensibiliséà cethèmederecherche. Son expérienceprofessionnellema étéplus quebénéfique. Mes remerciements sadressent également à Monsieur Nizar MOUJAHED Maître de conférence à l I nstitut National AgronomiquedeTunisiepour avoir acceptéla présidencedu Jury et de juger de mon travail. Ces conseils tout au long de mon cursus universitaire mont beaucoup aidé. Mes remerciements vont aussi à Monsieur Abdessalem SHILI, Assistant à l I nstitut National Agronomique de Tunisie, pour avoir accepté d être examinateur de mon projet de fin d études. Ces nombreux cours et travaux pratiques qu il nous a dispensés pendant ces 3 dernières années, mont ététrès bénéfiques. Cetravail a pu êtreréaliségrâceau soutien financier du CAR/ASP (Centred Activités pour les Aires Spécialement Protégées). Je les remercie pour leur contribution et pour tout le travail qu ils font pour préserver l environnement et la biodiversité marine. Je tiens tout


particulièrement à remercier Mademoiselle Souha EL ASMI

chef de programme au

CAR/ASP pour ces conseils pratiques. Je remercie aussi les membres du Club des Activités de Plongée de Bizerte (CAP Bizerte) pour leurs participations aux plongées de prospection. Je remercie notamment son Président Monsieur Fethi JBEYLI A, leresponsabledela section natation Monsieur Nabil AMRI et les plongeurs Lazzem et Mahwechi. Je tiens aussi à remercier le personnel administratif de toutes les institutions et organismes que j ai contactés pour réaliser la partie bibliographique et en particulier celui de la bibliothèque centrale de l I NAT, l I NSTM, l I NS, l I NM, l OTC, le CNUST, le CAR/ASP, l APAL, leWWF-Tunis, le CRDA de Bizerte, la bibliothèque publique de Bizerte, la DG de la Pêche et de l Aquaculture, le Ministère de l Environnement et du Développement Durable Je souhaite pour l occasion que les documents publiés par les différents organismes tunisiens soient plus souvent mis à la disposition des citoyens à travers leurs sites web respectifs.

Jetiens aussi à remercier mes 27 collègues (Zoumalèi !) dela promotion d ingénieurs halieutes de cette année, notamment Rami, pour l ambiance bon enfant qui y a régné pendant ces 3 dernières années. Je tiens à exprimer toute ma gratitude au corps enseignant du département halieutique.


Cette étude réalisée dans le site sensible des Grottes de Bizerte (Tunisie), s intéresse à la caractérisation écologique de la zone notamment à travers l étude de l herbier à Posidonia oceanica qu il renferme.

La caractérisation de l état de cet herbier s est effectuée à travers sa cartographie pour déterminer sa répartition et son taux d épiphytisme mais aussi par l étude de sa densité et de sa biocénose associée.

L écosystème à Posidonia oceanica de la zone d étude semble être bien conservé. Il est de type III selon la classification de Giraud (1977) à l étage circalittoral supérieur. L épiphytisme y est faible. Il présente aussi deux structures d herbier : l herbier de plaine et l herbier sur roche. Les indices de diversité sont faibles mais le site renferme des espèces menacées à l échelle de la Méditerranée notamment le vermet Dendropoma petraeum, l oursin Paracentrotus lividus et les Cystoseires.

L ensemble de ces résultats préliminaires confirme la nécessité de conservation du site.

Mots clés : Herbier à Posidonie, Posidonia oceanica, site sensible, caractérisation écologique, Grottes de Bizerte.


. . Posidonia

. . . .

oceanica (1977) Giraud :

Dendropoma Paracentrotus lividus

petraeum .Cystoseira

.

: .

,

,

,


This study, carried out in the sensitive site of the Caves of Bizerte (Tunisia), is interested in the ecological characterization of the zone in particular through the study of the Posidonia oceanica meadows which it contains.

The characterization of the state of these meadows was carried out through its cartography to determine its distribution and its rate of epiphytism but also by the study of its density and its associated biocenose.

The Posidonia oceanica ecosystem of the study zone seems to be preserved. It is of type III according to the classification of Giraud (1977) on the higher floor circalittoral. The epiphytism is low there. It has also two structures of meadows : meadows of plane and meadows on rock. The indices of diversity are low but the site contains species threatened on the scale of the Mediterranean in particular Dendropoma petraeum, the sea urchin Paracentrotus lividus and the Cystoseires.

The whole of these preliminary results confirms the need for conservation of the site. Key words : Posidonia meadows, Posidonia oceanica, sensitive site, ecological characterization, Caves of Bizerte.


APAL CE CGDR CRDA DCE DGAT DGPA DT FAO G$ GIEC GPS INAT INSTM ISO JORT M MD MDT MS NGT ONG psu T INS INM

Agence de Protection et d Aménagement du littoral Communauté Européenne Commissariat Général pour le Développement Régional Commissariat Régional pour le Développement Agricole Directive Cadre sur l Eau Direction Générale de l'Aménagement du Territoire Direction générale de la Pêche et de l'Aquaculture Dinar Tunisien Food and Agricultural Organisation Millard de dollard Groupe d experts intergouvernemental sur l évolution du climat Global Positionning System Institut National des Sciences Agronomiques de Tunisie Institut National des Sciences et Technologies de la Mer International Standards Organization Journal Officiel de la République Tunisienne Million Million de Dinar Million de Dinar Tunisien Matière Sèche Nivellement Général de la Tunisie Organisation Non Gouvernementale practical salinity unit Tonne Institut National des Statistiques Institut National de la Météorologie


Figure 1 : Situation géographique de la zone d étude Figure 2 : Evolution mensuelle moyenne de la pluviométrie à Bizerte entre 1996 et 2006 Figure 3 : Evolution mensuelle moyenne de la température à Bizerte entre 1996 et 2006 Figure 4 : Evolution mensuelle moyenne de la vitesse moyenne du vent à Bizerte entre

3 4 5 6

1996 et 2006 Figure 5 : Rose des vents de la station de Bizerte entre 1981 et 2004

6

Figure 6 : Evolution mensuelle moyenne de l'insolation à Bizerte entre 1996 et 2006

7 8

Figure 7 : Secteurs de houles et fetchs auxquelles sont exposées les côtes « Nord » tunisiennes Figure 8 : Géomorphologie du nord de la Tunisie

9

Figure 9 : Nature morphologique et géologique des terrains qui bordent la côte nord

10

tunisienne, entre la frontière avec l Algérie et Rass Ettarf Figure 10 : Flore spontanée des Grottes Figure 11 : Carte des observations des dauphins (Nord de la Tunisie) Figure 12 : Répartition géographique des ports de Bizerte Figure 13 : Prédominance des jours difficiles et défavorables pour la pêche dans la

10 14 16 17

région de Bizerte en 2006 Figure 14 : Répartition de la production halieutique par technique de pêche dans le port

18

de Bizerte en 2006 Figure 15 : Démolition d une construction non autorisée sur la zone d'étude

22

Figure 16 : Construction non autorisée sur Djebel Nador

22 27

Figure 17 : Répartition méditerrannnéenne de Posidonia oceanica Figure 18 : Morphologie générale de Posidonia oceanica Figure 19 : Cycle de vie de Posidonie Figure 20 : Inflorescence de Posidonia oceanica Figure 21 : Différentes structures érosives de l herbier de plaine Figure 22 : Etapes de formation de l'herbier de colline Figure 23 : Devenir de la production primaire (en pourcentage de carbone)

30 31 32 33 34 35


Figure 24 : Méthode de mesure de la couverture Figure 25 : Liste des zones sensibles littorales Figure 26 : Localisation de la zone d'étude Figure 27 : Technique de cartographie in situ lors de cette étude Figure 28 : Fiche technique du travail de cartographie sur terrain Figure 29 : Répartition des stations Figure 30 : Utilisation du quadrat pour la densité d'herbier et la biodiversité associée Figure 31 : Création de cartes avec ArcGIS 9.1 Figure 32 : Lézard observé dans la zone d étude Figure 33 : Bathymétrie de la zone d étude Figure 34 : Caractérisation du substrat Figure 35 : Végétation du fond Figure 36 : Bioconstruction en forme de corniche du vermet Dendropoma petraeum Figure 37 : Flore photophile Figure 38 : Faune de l'étage circalittoral Figure 39 : Répartition de l'herbier à Posidonie Figure 40 : Degré d'épiphytisme dans la zone d'étude Figure 41 : Signalisation de Caulerpa racemosa en Tunisie Figure 42 : De haut à gauche : Lithognathus mormyrus, Diplodus sargus, Sparus aurata et

Trigla lucerna

45 50 51 54 56 57 58 60 32 33 34 69 71 72 73 76 79 80 82


Tableau I : Importance de l'activité de pêche de la zone par rapport au

17

gouvernorat Tableau II : Répartition de la production agricole par culture en tonne en 2004 Tableau III : Répartition du cheptel par espèce en 2004 Tableau IV : Répartition de la production animale par type de viande en tonne

18 19 20

en 2004

Tableau VI : Répartition des hôtels selon la catégorie et la capacité d'accueil dans la zone

20 21

Tableau VII : Caractéristiques hydrographiques des niveaux sur l extrême

24

Tableau V : Indicateurs du secteur touristique

nord tunisien actuelles et futures (Niveaux donnés en m NGT) Tableau VIII : Classification de Posidonia oceanica Tableau IX : Noms vernaculaires de la posidonie

25 26

Tableau VIII : Valeur annuelle moyenne des services fournis par quelques

36

grands types d'écosystèmes terrestres et marins Tableau IXI : Classification selon la densité des herbiers de Posidonia oceanica Tableau XII : Echelle d'évaluation de la densité des herbiers en fonction de la

39 40

profondeur Tableau XII : Equivalence de l'EQR et du status ecologique

43

Tableau XIV : Comparaison entre les différentes techniques de surveillances

46 52

Tableau XIIV : Position GPS des transects Tableau XIIII : Position des stations Tableau XIVII : Fréquence des espèces et pourcentage relatif Tableau XVII : Classification des milieux selon Shannon Tableau XIX : Equitabilité et état du peuplement Tableau XX : Liste des espèces par transect

57 62 63 63

Tableau XVII : Caractérisation de la densité par la méthode de Giraud (1977)

74 77

Tableau XVIIII : Caractérisation de la densité par la méthode de Pergent et al.,

77

(1995)


Tableau XVIIIIII : Abondance des espèces observées Tableau XXIV : Fréquence des espèces pour toute la zone d étude Tableau XIX : Indices de Pielou par station Tableau XXVI : Indice de Shannon par station

81 82 83 83


Dédicaces...................................................................................................................................... Remerciements............................................................................................................................. Résumé.......................................................................................................................................... Résumé en arabe.......................................................................................................................... Résumé en anglais........................................................................................................................ Listes des sigles et abréviations.................................................................................................... Liste des figures............................................................................................................................ Liste des tableaux......................................................................................................................... Introduction ...............................................................................................................................1 Synthèse bibliographique ................................

................................

................................

...................

A: Présentation de la zone d étude...........................................................................................19 I. Caractérisation de la zone d étude ......................................................................................19 1. Situation géographique ..................................................................................................19 2. Caractéristiques climatologiques et hydrologiques .....................................................20 2.1 La pluviométrie.........................................................................................................20 2.2 La température de l air............................................................................................21 2.3 Le vent .......................................................................................................................21 2.4 L insolation................................................................................................................22 2.5 La houle .....................................................................................................................23 2.6 Les courants ..............................................................................................................24 2.7 Salinité et température de la mer............................................................................24 3. Cadre topographique, géologique et géomorphologique ............................................25 3.1 Topographie et géologie ...........................................................................................25 2.2 Le relief sous-marin et la nature des fonds ............................................................26 2.3 Morphologie littorale................................................................................................26 2.4 Hydrogéologie ...........................................................................................................27 2.5 Sols et sous-sols .........................................................................................................27 4. Valeur écologique, culturelle et paysagère ...................................................................27 4.1 Valeur écologique .....................................................................................................27 4.1.1 Flore terrestre ....................................................................................................28 4.1.2 Faune terrestre...................................................................................................29 4.1.3 Flore marine.......................................................................................................29 4.1.4 Faune marine .....................................................................................................29 4.2 Valeurs culturelles et paysagères ............................................................................30 4.2.1 Intérêt culturel du site.......................................................................................30 4.2.1 Paysages..............................................................................................................31 II. Etude Socio- Economique ..................................................................................................31


1. Les aspects socio-économiques de la zone ....................................................................31 2. Activités socioéconomiques............................................................................................32 2.1 Le secteur de la Pêche ..............................................................................................32 2.2 Production végétale : ....................................................................................................34 2.3 Pâturage et Production animale..................................................................................35 2.4 Le Tourisme ..................................................................................................................36 Nombre de touristes en 2005 ...................................................................................................36 III. Pressions et menaces sur le site des Grottes.....................................................................37 1. Pressions ..........................................................................................................................37 1.1 Urbanisation..................................................................................................................37 1.2 Erosion...........................................................................................................................39 2. Menaces ...........................................................................................................................39 2.1 Détérioration de la qualité des plages ........................................................................39 2.2 Elévation du niveau de la mer .....................................................................................39 B : Lherbier à Posidonia oceanica............................................................................................41 I. Présentation de l espèce.......................................................................................................41 1. Systématique ...................................................................................................................41 2. Synonymie et noms vernaculaires .................................................................................41 2.1 Synonymie .................................................................................................................41 2.2. Noms vernaculaires .................................................................................................41 2.3. Etymologie................................................................................................................42 II. Ecologie...............................................................................................................................42 1. Répartition mondiale......................................................................................................43 2. Répartition sur les côtes tunisiennes.............................................................................43 3. Sensibilité de la posidonie aux facteurs abiotiques et biotiques .................................44 3.1 Salinité .......................................................................................................................44 3.2 Température..............................................................................................................44 3.3 Courantologie............................................................................................................44 3.4 Compétition avec les espèces introduites du genre Caulerpa...............................45 III. Biologie..............................................................................................................................46 1. Morphologie ....................................................................................................................46 2. Cycle de vie......................................................................................................................47 3. Reproduction asexuée.....................................................................................................47 4. Reproduction sexuée.......................................................................................................47 IV. Les herbiers à posidonie....................................................................................................48 1.

Les structures de l herbier.........................................................................................48 1.1 L herbier de plaine ...................................................................................................48 1.2 L herbier de colline ..................................................................................................49


1.3 Les micro et macro atolls .........................................................................................50 1.4 L herbier en pain de sucre.......................................................................................50 1.5 L herbier en escalier.................................................................................................50 1.6 L herbier ondoyant...................................................................................................50 2. Rôle des herbiers à posidonie ........................................................................................51 2.1 Rôle dans les équilibres écologiques du système littoral .......................................51 2.2 Rôle dans les équilibres physiques du système littoral..........................................51 2.3 Rôle économique .......................................................................................................51 2.4 Rôle de bioindicateur................................................................................................53 V. Utilisations et valorisation de la Posidonie ........................................................................53 1. Utilisations de la Posidonie ............................................................................................53 2. Valorisations de la Posidonie en Tunisie .....................................................................54 VI. Paramètres d évaluation des herbiers...............................................................................54 1.

La limite inférieure.....................................................................................................54

2.

La limite supérieure....................................................................................................55

3.

La densité.....................................................................................................................55

4. Couverture de l herbier .................................................................................................56 5. Couverture épiphytique .................................................................................................56 6. Structure de la matte......................................................................................................56 7. Biométrie des feuilles......................................................................................................57 8. Indice multivariances POMI .........................................................................................57 VII. Mesures de surveillance...................................................................................................60 VIII. Mesures de protection ....................................................................................................63 1.

Mesures de protection à l'échelle internationale ratifiées par la Tunisie..............63

2.

Mesures de protection à l'échelle nationale..............................................................64 2.1 Cadre institutionnel............................................................................................64 2.2 Le cadre juridique et législatif...........................................................................65

Matériel et Méthodes ................................

................................

................................

...................

I. Choix du site ....................................................................................................................66 II. Matériel utilisé ....................................................................................................................67 1.

Radiales et stations .....................................................................................................67

2.

Filin et bouée ...............................................................................................................68

3.

Système de positionnement ........................................................................................68

4.

Appareil photo numérique sous-marine...................................................................68

5.

Profondimètre .............................................................................................................68

III. Méthodologie et campagne de terrain ..............................................................................69 1. Prospections terrestres ...................................................................................................69 2. Prospections du milieu littoral et marin .......................................................................69


2.1 Techniques de cartographie et d observation ........................................................69 2.1.1 Déploiement de la technique de cartographie in situ : ...................................69 2.1.2 Technique de la caractérisation écologique.....................................................71 2.2 Traitement des échantillons.....................................................................................74 2.3 Identification des espèces .........................................................................................74 2.4 Traitement cartographique .....................................................................................75 2.4.1 Création d une base de données SIG ...............................................................75 2.4.2 Choix du logiciel.................................................................................................75 2.4.3 Création de cartes..............................................................................................75 3.1 Caractérisation de l herbier ....................................................................................76 3.1.1 Densité.................................................................................................................76 3.1.2 Epiphytisme........................................................................................................76 3.2 Notion et importance de la biodiversité..................................................................77 3.3 Indices de biodiversité ..............................................................................................77 3.3.1 Fréquence (F) dans l échantillon......................................................................77 3.3.2 Indice de Shannon .............................................................................................78 3.3.3 Indice d équitabilité (E) de Pielou....................................................................79 4. Présentation du FSD.......................................................................................................80

Résultats et Discussions ................................

................................

... Erreur ! Signet non défini.

I. Prospections terrestres ...................................................................................................81 II. Caractérisation des fonds ...................................................................................................81 1. Bathymétrie.....................................................................................................................81 2. Caractérisation du substrat ...........................................................................................82 3. Végétation du fond..........................................................................................................84 III. Caractérisation de l herbier et de la biocénose associée :...............................................91 1.

Répartition de l herbier .............................................................................................91

2.

Densité foliaire et degré d épiphytisme ....................................................................93

3. Présence de Caulerpa racemosa .....................................................................................96 4. Biocénoses animales........................................................................................................97 4.1 Ichtyofaune observée in situ.....................................................................................97 4.2 Indices de diversité ...................................................................................................98 4.2.1 Fréquence (F) dans l échantillon......................................................................98 4.2.2 Indice de Shannon-Weiner (H ) ...........................................................................98 4.2.3 Indice d Equitabilité (E) de Pielou.......................................................................99 IV. Réalisation d un FSD pour la zone d étude .....................................................................99 Conclusion ...............................................................................................................................86


Ces dernières décennies, Les activités anthropiques telles que la pêche irresponsable, l urbanisation anarchique du littoral et la pollution du milieu marin, ont rendu la Méditerranée vulnérable voire en danger. La protection de la Méditerranée passe nécessairement par la conservation de l herbier à Posidonia oceanica, compte tenu de son importance écologique. Boudouresque (1996) montre ainsi que 20 à 25 % des espèces méditerranéennes y habitent. Longtemps considérée à tort comme une algue, la posidonie ne cesse d avoir de l intérêt au fur et à mesure que les scientifiques mettent en évidence son rôle primordial dans l équilibre des écosystèmes littoraux méditerranéens. Cette magnoliophyte (appelée précédemment phanérogame) n est pas menacée en elle-même, mais, ce sont les herbiers qu elle forme qui le sont.

L Agence de Protection et d Aménagement du Littoral (APAL), après avoir identifié des sites sensibles sur tout le littoral tunisien, vise à réaliser une évaluation de l état de conservation du milieu marin de ces différents sites pour assurer leurs gestions. C est dans ce cadre que s inscrit ce travail qui a pour objet la caractérisation écologique du site sensible des Grottes de Bizerte. Nous nous intéresserons plus particulièrement à l évaluation de l étendue, de l état et de la biocénose associée à l herbier à Posidonia oceanica ; cet herbier ayant été confirmé dans le site sans que son étendue et son état ne soient précisés.

Dans le présent travail, nous effectuerons en premier lieu une synthèse bibliographique sur le site sensible des Grottes de Bizerte et de l herbier à Posidonia oceanica. Nous nous intéresserons

notamment au cadre physique, à la valeur écologique et aux principales

menaces. Une analyse socio-économique sera réalisée afin d identifier les principales activités de la région de l étude. La seconde partie sera consacrée à l écobiologie de Posidonia oceanica, la description de l herbier et la caractérisation de l habitat que constitue cet important écosystème. Il constituera de ce fait un support pour la caractérisation écologique de notre zone d étude.


Enfin, les résultats obtenus sur terrain ainsi que les données pertinentes issues de la recherche bibliographique seront mis en valeur à travers le remplissage d un Formulaire Standard des Données (FSD) qui est un outil technique pour les inventaires nationaux des sites naturels d intérêt pour la conservation, développé dans le cadre du plan d action pour la Méditerranée du Programme des Nations Unis pour l Environnement (PNUE).


A: Présentation de la zone d étude I. Caractérisation de la zone d étude 1. Situation géographique La zone fait partie de l'extrême Nord de la Tunisie et relève administrativement de la délégation de Bizerte Nord (Fig. 1). Elle est accessible par la route régionale RR67 à 6 km environ de la ville de Bizerte et à environ 60 km de la capitale. Cette route contourne le périmètre d'étude et croise une autre route, à l'Est de la zone, qui permet d'atteindre le rivage (APAL, 2000).

Figure 2 : Situation géographique de la zone d étude [1] [2]


La zone d'étude est formée d'un cordon littoral forestier prédominé par un relief montagneux. Il s'étend sur près de 1.6 Km entre Ras El Blat et Cap Blanc en ayant pour limite terrestre la route régionale RR67 et la piste qui mène au Cap Blanc, soit une superficie totale d'environ 120 ha (APAL, 2000).

2. Caractéristiques climatologiques et hydrologiques Selon l AFT (2000), les côtes Nord-Est de la Tunisie bénéficient d un climat méditerranéen humide et doux, placé sous l influence directe des masses d air circulant sur l Europe et la Méditerranée. Le climat de la région de Bizerte varie, selon un gradient pluviométrique de direction NO-SE influencé par l altitude, et selon un gradient thermique de direction EstOuest lié à la diminution de l influence de la mer. La ville de Bizerte se caractérise par un climat venteux, une pluviométrie relativement importante et irrégulière ainsi que par des températures clémentes avec de faibles amplitudes thermiques (AFT, 2000). 2.1 La pluviométrie Selon les données climatiques de la station de Bizerte de 1996 à 2006 relevées à l INM dans le cadre de cette étude, les quantités de pluies mensuelles varient entre un maximum de 108 mm en novembre et un minimum qui ne dépasse guère les 0.8 mm en juillet (Fig. 2). Le minimum absolu (0 mm) a été enregistré 9 fois notamment durant les mois de juillet. Le maximum absolu a été atteint en février 1996 avec plus de 251 mm. La moyenne annuelle de

120 100 80 60 40 20

t Ao Se ût pt em br e O ct ob re No ve m br Dé ce e m br e

Ju ille

Ju in

ai M

Ja nv ie

Av r il

0 r Fe vr ie r M ar s

Quantités moyennes (en mm)

cette période est de 536 mm.

Mois

Figure 2 : Evolution mensuelle moyenne de la pluviométrie à Bizerte entre 1996 et 2006 (INM, 2007)


2.2 La température de l air La région de Bizerte se caractérise par des températures élevées en été (27°C en août) et des températures plus clémentes en hiver (11°C en janvier et février) (Fig. 3). La température mensuelle moyenne est de 18.6 °C. Le mois le plus chaud durant la période d étude correspond à août 1999 (29.2 °C) et le mois le plus froid à février 2005 (9.7 °C).

30

Température (en °C)

25 20 15 10 5

t Ao Se ût pt em br e O ct ob re No ve m br Dé ce e m br e

Ju ille

Ju in

ai M

Av r il

Ja nv ie r Fe vr ie r M ar s

0

Mois

Figure 3 : Evolution mensuelle moyenne de la température à Bizerte entre 1996 et 2006 (INM, 2007)

2.3 Le vent L analyse de l évolution mensuelle de la vitesse moyenne des vents montre que le mois de juillet est le mois le plus venteux avec des vents atteignant les 4.4 m/s et que le mois le moins venteux est octobre avec 3.4 m/s (Fig. 4). La rose des vents de la station de Bizerte de 1981 à 2004 nous indique une prépondérance des vents de secteur Ouest et Nord-Ouest. Les vents calmes quant à eux ne dépassent pas les 12.4 % (Fig. 5).


t Ao Se ût pt em br e O ct ob re No ve m br Dé e ce m br e

Ju ille

Ju in

M

ai

Av r il

Ja nv ie

r Fe vr ie r M ar s

Vitesse moyenne (en m/s)

5 4,5 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0,5 0

Mois

Figure 4 : Evolution mensuelle moyenne de la vitesse moyenne du vent à Bizerte entre 1996 et 2006 (INM, 2007)

> 16 N NW NE W

E

Calme

11 - 15 6 - 10

SE SW

1-5

S

Echelle

0

10%

Vitesse du vent (m/s)

Figure 5 : Rose des vents de la station de Bizerte entre 1981 et 2004 (INM, 2007)

2.4 L insolation L insolation au niveau de la ville de Bizerte varie énormément entre les mois (Fig. 6). En effet, en juillet l insolation atteint 377 heures alors qu elle ne dépasse guère les 155 heures en décembre. La moyenne entre les années 1996 et 2006 est de 254 heurs d insolation par mois.


350 300 250 200 150 100 50

t Ao Se ût pt em br e O ct ob re No ve m br Dé ce e m br e

Ju ille

Ju in

ai M

Av r il

r Fe vr ie r M ar s

0 Ja nv ie

Insolation moyenne (en heures)

400

Mois

Figure 6 : Evolution mensuelle moyenne de l'insolation à Bizerte entre 1996 et 2006 (INM, 2007)

2.5 La houle Du fait de son orientation dominante, ce littoral est particulièrement exposé aux houles les plus constantes et les plus vigoureuses qui sont celles du Nord-Ouest, houles dont l amplitude n est que très faiblement atténuée à l approche du rivage (Fig. 7) (WWF/APAL, 2007). Les principaux secteurs de houles et fetchs auxquelles sont exposées les côtes « Nord » tunisiennes sont : -

le Nord-Ouest, en direction du Golfe du Lion, avec 830 km ;

-

le Nord / Nord-Est, vers Rome, avec 580 km ;

-

le Nord-Est, vers Salerne (au Sud de Naples) avec 600 km.


Figure 7 : Secteurs de houles et fetchs auxquelles sont exposées les côtes « Nord » tunisiennes (WWF/APAL, 2007)

2.6 Les courants D après l APAL (2000), le secteur d étude se situe dans une zone où la lame atlantique superficielle exerce encore son influence, notamment concernant la salinité des eaux. Ce courant général longe la côte tunisienne jusqu au niveau du seuil siculo-tunisien où il se divise en deux branches : l une allant vers le Sud au large des côtes tunisiennes, et l autre se dirigeant vers le Nord, le large des côtes siciliennes et italiennes. Les courants locaux quant à eux sont sous l influence de la houle.

2.7 Salinité et température de la mer Au sein de la colonne d eau on distingue 4 couches superposées de densités différentes qui sont susceptibles de varier selon la saison (Azouz, 1973) : -

Des eaux atlantiques de salinité inférieure à 37psu.

-

Des eaux de mélange (atlantique et méditerranéenne) de salinité comprise entre 37 et 37.5psu.

-

Des eaux du bassin occidental méditerranéen de salinité comprise entre 37.5 et 38psu.

-

Des eaux profondes de salinité supérieure à 38psu.

En hiver, les eaux atlantiques envahissent le secteur ouest de la région nord de la Tunisie et couvrent pratiquement tout le plateau continental jusqu à 150m de profondeur.


Au printemps, les eaux atlantiques cèdent la place aux eaux de mélange puis aux eaux méditerranéennes. En été, ce sont les eaux du bassin occidental qui dominent le secteur ouest en isolant les eaux de mélange situées dans les couches superficielles. En automne, les eaux atlantiques réapparaissent, mais ce sont les eaux de mélange qui dominent le secteur.

3. Cadre topographique, géologique et géomorphologique 3.1 Topographie et géologie Le nord de la Tunisie forme avec la Sicile une zone montagneuse située entre les deux bassins occidental et oriental de la Méditerranée. Les chaînes littorales d orogenèse oligocène du Cap Negro au Ras Engela, de direction SO-NE, se poursuivent en mer (Fig. 8). La tectonique de cette région est complexe et a subi le contrecoup de mouvements post-oligocènes, provoquant des failles et des effondrements. Les témoins de ces plissements constituent en mer des hauts fonds de direction SO-NE (banc de Sorelles, archipel de la Galite, banc nord des Frères et banc de l Estafette) (Azouz, 1973).

Figure 8 : Géomorphologie du nord de la Tunisie (Castany, 1955 In Azouz, 1973)


1 chaînes littorales _ zone de la Galite _ zone I ; 2 zone de Kroumirie

Nefza ; 3 hauts fonds ;

4 grande transversale de Zaghouan ; 5 axes orogéniques ; 6 isobathes de 1000 m.

2.2 Le relief sous-marin et la nature des fonds Selon Azouz (1973), le trait essentiel de la topographie sous-marine de la région nord de la Tunisie reste à caractère très tourmenté. Le relief sous-marin est le prolongement des chaînes littorales qui déterminent des séries d accidents de direction Sud Ouest - Nord Est, hauts fonds taillés séparés par de vastes chenaux correspondant en général à des zones d effondrement. Le plateau continental est très étroit, sa largeur varie entre 6 et 10 milles marins. Le talus est toujours situé très près de la côte. On observe une rupture de pente dans les zones les plus profondes occupées par l étage circalittoral.

2.3 Morphologie littorale Dans ce segment côtier, les jbels s'écartent un peu de la mer. Un bas plateau (15 à 30 m d'altitude) de largeur plurihectomètrique à kilométrique s'interpose entre le rivage et les premiers reliefs escarpés, si bien que le paysage côtier devient relativement ouvert (Fig. 9). Sur le rivage, les falaises et les côtes rocheuses demeurent les formes les plus caractéristiques. Les plages sont logées dans les criques ou situées à l'embouchure des oueds. De hauteurs variables (7 à 15 m), ces falaises sont localement taillées dans des formations triasiques, dans des calcaires paléocènes ou dans des alternances de grès et argiles du flysch numidien. Le point culminant de la zone d étude est le sommet du Djebel Nador (Djebel Cap Blanc) (Selmi et al., 1978) qui est d une altitude de 261 mètres.

Figure 9 : Nature morphologique et géologique des terrains qui bordent la côte nord tunisienne, entre la frontière avec l Algérie et Rass Ettarf (Oueslati, 2004)


1-côte d altitude (en m) ; 2-isobathe (en m) ; 3-cours d eau ; 4a-grande falaise à mouvements de masse (>10m) ; 4b-petite et moyenne falaises (3-10m) ; 5-plage ; 6-dunes ; 7-alluvions récentes ; 8-cordon littoral grésifié (grès calcaire) ; 9-terrasses quaternaires ; 10-petits jbels à ossature de grès et marnes pliocènes ; 11-petits jbels à ossature de grès, marnes et argiles miopliocènes ; 12- petites montagnes à ossature géologique dominée par les alternances de grès et argiles du flysch numidien ; 13-petites montagnes à géologie dominée par des calcaires ou par des alternances de calcaires et marnes tertiaires.

2.4 Hydrogéologie Les nappes profondes ont pour origines le comblement des zones d effondrement récent ou les horizons sédimentaires du campanien et du pliocène supérieur en particulier. La nappe phréatique de Bizerte Nord est formée à partir d un certain nombre de petits systèmes acquifères renfermés dans des alluvions qui comblent les dépressions à substrat marneux. Les ressources renouvelables sont de l ordre de 7 M m3/an, alors que l exploitation atteint 5.23 M m3/an (AFT, 2000).

2.5 Sols et sous-sols La forêt des dunes de la Corniche et de l oued Damous est presque toute entière située sur des sables marins très récents qui se sont accumulés sur des dunes anciennes (Selmi et al., 1978). Les sols rencontrés sont en général sablonneux, récemment fixés sur roche calcaire affleurante ou à faible profondeur (Selmi et al., 1978). Le substrat rocheux est constitué par des grès numidiens consolidés, avec parfois de gros blocs de pierres, présentant le plus souvent un faciès de falaises plus ou moins abruptes (APAL, 2001). En résumé, on peut dire qu après la création de la forêt de Corniche, l évolution des sables dunaires a été stoppée grâce à une forte pluviométrie, à l apparition de sols humifères, légers qui maintenant rendent favorable l installation et le développement d une végétation forestière productive (Selmi et al., 1978).

4. Valeur écologique, culturelle et paysagère 4.1 Valeur écologique La protection de la zone des Grottes n est pas récente. En effet c est le 28 Mars 1935 qu un décret de création de périmètre de fixation de dunes de la Corniche et de l Oued Damous a été promulgué. Les travaux selon Selmi et al. (1978) ont commencé cette année même puisque des carnets d attachement sur lesquels il est fait mention de travaux exécutés à la Corniche, au


Nador et à l Oued Damous remontent à 1935. Depuis ce temps il y eu dans le milieu terrestre deux biocénoses : l allochtone et l autochtone.

4.1.1 Flore terrestre On peut diviser la flore terrestre en deux catégories : la flore spontanée qui est endémique de la région et la flore introduite qui, pour la plupart, provient des travaux de reboisement entrepris par les forestiers dès le début du XXème siècle dans le cadre de la fixation des dunes littorales.

Flore spontanée La flore spontanée est diverse (Fig. 10). On peut noter la dominance de Cakile maritima subsp. Maritima et Xanthium spinosum sur les hauts des plages là où les sables sont grossiers et où se dépose la laisse de mer. D autres espèces affectionnent les sables fins et sont directement en exposition aux embruns marins notamment le Lotus creticus et Silene rubella. Sur les dunes embryonnaires et sur les hauts de plages on rencontre le Sporobolus pengens. L Ononis varigata, elle, se trouve plutôt sur les dunes semi-mobiles ou sur celles déjà fixées mais en voie de détérioration. Les rochers maritimes abritent les espèces comme le Lotus creticus, le Sonchus tenerrimus, et le Lagurus ovatus.

Figure 10 : Flore spontanée des Grottes

Flore introduite Après avoir joué son rôle dans la fixation des dunes, la forêt de la Corniche tend maintenant de plus en plus vers la production de bois (Selmi et al., 1978). On trouve ainsi dans la zone


des espèces telles que l Acacia cyclopsis, Acacia cyanophylla, Pinus pinaster, Pinus pinea, Pinus halepensis et Eucalyptus sp. 4.1.2 Faune terrestre Selmi et al. (1978) ont identifié : le lièvre et le perdreau (abondants) et des migrateurs tel que la caille, la bécasse et la tourterelle.

4.1.3 Flore marine Dans l étage infralittoral s observent Laurencia papillosa, Corallina mediterranea et Gymnogongrus sp. Plus en profondeur, et grâce à l association à l algue Jania rubens qui fixe le sédiment sur les affleurements rocheux, a pu se constituer un peuplement de posidonies colonisant l espace infralittoral. D autres algues peuvent accompagner les peuplements à Jania, comme Cystoseira abrotanfolia, Laurencia papillosa ou Halimeda tuna fortement calcifiée. Les posidonies forment un herbier discontinu mais en bon état, s étendant vers le Nord-Ouest du cap Blanc, aussi bien que vers les côtes de la plage adjacente à l Est de ce cap. Dans une étude réalisée sur les microalgues toxiques du nord de la Tunisie, Turki (2004) a pu identifier quelques microalgues potentiellement toxiques (mais a des concentrations non nocives) dans la zone de Cap Blanc. Pour les Dinoflagellés, ont peut noter les Dinophysiales Dinophysis succulus, les Prorocentrales Prorocentrum

lima et Prorocentrum concavum et les Gonyaulacales

Ostreopsis siamensis Coolia monotis. Les Diatomées sont représentés par le Bacillariale (Pseudonitzschia spp).

4.1.4 Faune marine Les zones rocheuses présentent dans leur étage supralittoral l habituelle colonisation par Ligia italica. Le médiolittoral montre là aussi des chthamales (Chthamalus depressus et Chthamalus stellatus) et les patelles (Patella lusitancia), ainsi que Monodonta turbinata (APAL, 2000). Pus au large, à partir des 100m de profondeur, le fond de nature sablo-vaseuse à éléments grossiers est le siège d espèces gravelliocoles comme les bivalves Astarte fusca et à partir de 150 m on trouve les bivalves Nucula sulcata et Arca diluvii. A partir des 200m, c est déjà le début de l étage bathyal où l on rencontre le cnidaire Funiculina quadrangularis (APAL, 2000).


Pour ce qui est de l ichtyofaune, et vu le manque de données, nous avons recensé les espèces dans la région et plus particulièrement celles débarquées dans le port hauturier de Bizerte. La liste comprend aussi des espèces non ichtyques commercialisées dans la zone (Annexe I). La technique de pêche a été indiquée car elle donne une idée approximative sur le milieu côtoyé par les espèces (pélagiques pour la pêche au feu, benthiques et démersales pour la pêche au chalut et littorales pour la pêche côtière) (Annexe I). Les mammifères marins sont présents près des côtes Nord de la Tunisie. Une étude de l INSTM (2005) a confirmé la présence des Delphinidés Tursiops truncatus (grand dauphin), Delphinus delphis (dauphin commun), Stenella coeruleoalba (dauphin bleu et blanc) et Grampus griseus (dauphin de risso) (Fig 11). A côté du site des Grottes, il y eu

de

nombreuses observations du dauphin Tursiops truncatus.

Figure 11 : Carte des observations des dauphins (Nord de la Tunisie) (INSTM, 2005) Tursiops truncatus Stenella coeruleoalba Grampus griseus

Delphinus delphis

4.2 Valeurs culturelles et paysagères 4.2.1 Intérêt culturel du site Cette région est attestée par les sources grecques dès le VIème siècle av. J.c (Hécartée, Périple de Scylax) comme étant le lieu d intenses activités commerciales maritimes entre le monde grec eubéen et la cité, chef-lieu de territoire, Hippon Akra appelée par les Grecs Hippo Diarrhythos au Zaritos qui serait à l origine du toponyme actuel Benzert [Bizerte] (APAL, 2000).


Les seuls vestiges reconnus dans la zone des grottes, sont ceux de l antique aqueduc alimentant la cité, chef lieu de territoire Hippo Diarrhytus, à partir d un captage de la source de Ain Damous, datant de l époque romaine. C est un important tronçon de la conduite qui affleure sur le versant oriental de la butte qui précède le Cap Blanc du côté de l Est (APAL, 2000).

4.2.1 Paysages Le paysage naturel général du gouvernorat de Bizerte se présente parmi les plus variés de la Tunisie. Il se caractérise par une cohabitation harmonieuse de paysages côtiers, lacustres, dunaires, collinaires, montagneux ainsi que des plateaux et des vastes dépressions et plaines (AFT, 2000). Les grottes offrent un subtil mariage entre mer, relief et forêt mais aussi un chapelet de petites plages disséminées entre les grottes qui longent la mer. Face à la mer, se trouve une colline blanchâtre défiant la mer et s avançant dangereusement vers elle : c est le Cap Blanc, l extrême nord de la Tunisie et de l Afrique toute entière.

II. Etude Socio- Economique 1. Les aspects socio-économiques de la zone Les aspects socio-économiques de la zone se traduisent par deux faits marquant : La présence de différents intervenants économiques dans la région. Leurs identifications faciliteront leur prise en compte dans toute future gestion intégrée de cette bande littorale. Ceci ne peut se faire qu à travers l estimation qualitative et quantitative de ces activités. La principale menace serait pour la zone la pression foncière où la mobilité des populations dans cette région nous permet de bien mettre en évidence cette pression. En effet, la population du gouvernorat de Bizerte représente 524 128 habitants, ce qui correspond à un peu moins de 5.3 % de la population de la Tunisie. A l horizon 2015, l INS ne projette qu une population de 615 000. La population de la délégation de Bizerte Nord compte 14 % de la population du gouvernorat soit 75 234 habitants. Environ 95% de cette population est urbaine. La délégation se caractérise aussi par l importance du secteur des services qui compte 16 434 personnes et un taux de chômage de 10.5%.


2. Activités socioéconomiques 2.1 Le secteur de la Pêche Le gouvernorat de Bizerte compte 5 ports (Port hauturier de Bizerte, Ports côtiers de Sidi Mechreg, Menzel Abderrahmen, Cap Zebib et Ghar El Melh) sur les 41 que compte en tout la Tunisie (Fig. 12).

Figure 12 : Répartition géographique des ports de Bizerte [3]

Ils participent avec 5760 T de production soit 5 % de la production nationale. Ainsi en valeur, la production en 2006 a atteint 25.793 MD soit 7% de la production nationale. Cependant, de nombreuses espèces pêchées ont une haute valeur ajoutée. Les prix moyens du kilogramme en DT pour l année 2006 dans le port de Bizerte sont : la langoustine (45), la langouste (41), la cigale (36) et le homard (20). Le potentiel halieutique du Gouvernorat est actuellement évalué à 20 000 T par an exploité seulement à 30 % soit environ 6 000 T/an (DGAT, 2001). Les principales causes sont : -

Les difficultés d exploitation liées à la dureté des fonds. (Voir nature des fonds et relief sous-marin plus haut)

-

La faible assise financière et le manque de formation des pêcheurs

-

La prédominance des mauvaises conditions météorologiques (Fig. 13) au cours de l année.

Nous avons adopté la nomenclature utilisée par la DGPA pour exprimer les difficultés liées aux activités de pêche.


13% 35%

Jours favorables (Vent inférieur à 20 n uds) Jours difficiles (Vent compris entre 25 et 30 n uds) Jours défavorables (Vent supérieur à 30 n uds)

52%

Figure 13 : Prédominance des jours difficiles et défavorables pour la pêche dans la région de Bizerte en 2006 (Arrondissement de Pêche de Bizerte, 2007)

La zone d'étude étant située entre les ports de Bizerte et de Sidi Mechreg, représente 3 % des 85 Km du cordon littoral qui sépare ces deux ports. La production de ces deux ports est de 3765 T soit les 2/3 de la production du gouvernorat de Bizerte, c est-à-dire l équivalent en valeur de 19 027151 DT soit les ¾ de la production régionale (Tab. I). La moitié de la main d

uvre dans le secteur de la pêche du gouvernorat se trouve dans ces deux ports. Ceci peut,

en partie, être expliqué par le fait que le port de Bizerte est le seul port hauturier du gouvernorat. Les principales techniques de pêche utilisées à partir de ce port sont : la pêche au chalut (45 % de la production), la pêche au feu (28 %) et la pêche côtière (20 %) (Fig. 14).

Tableau XX : Importance de l'activité de pêche de la zone par rapport au gouvernorat (DGPA, 2006)

Port de

Port de Sidi

Bizerte

Mechreg

Total

Part par rapport au total des ports du gouvernorat

Production* (en T)

3 708

57

3765

66 %

Valeur* (en DT)

18 612 406

414 745

19 027 151

74 %

Population maritime*

2416

303

2719

49 %

*Aquaculture (continentale et marine) non comprise


0,04 %

4% 2%

20%

Pêche côtière Pêche au feu Chalutage

45%

Pêche lagunaire

28%

Coquillages Corail

Figure 14 : Répartition de la production halieutique par technique de pêche dans le port de Bizerte en 2006 (Arrondissement de pêche de Bizerte, 2007)

2.2 Production végétale : L agriculture dans la délégation de Bizerte Nord ne participe qu à hauteur de 0.8 % de la production du gouvernorat soit 7950 T seulement. Elle représente une activité marginale dans la délégation de Bizerte Nord. D après le CRA de Bizerte Nord, la structure des exploitations agricoles montre un fort morcellement des terres puisque la SAT (Surface Agricole Totale) de la délégation est exploitée par 318 agriculteurs dont les ¾ disposent d une surface inférieure à 10 ha. Ce morcellement est un facteur progressif de recul de l activité agricole. La répartition de la production agricole par culture en T en 2004 est représentée dans le tableau II suivant :

Tableau XXI : Répartition de la production agricole par culture en tonne en 2004 (CGDR, 2005)

Délégation

de

Gouvernorat

Bizerte Nord

de Bizerte

Céréales

1 360

188 279

Légumes secs

180

13 600

Fourrages

4 310

478 580

Maraîchères

2 100

238 240

Cultures industrielles

0

3 330

Total

7950

922 029


2.3 Pâturage et Production animale Malgré une participation faible de la délégation de Bizerte Nord dans la production du gouvernorat (moins de 1%), l élevage est assez développé dans la zone des grottes. Il concerne 140 éleveurs de bovins laitiers, 200 éleveurs de bovins locaux, 52 éleveurs d ovins et 40 éleveurs de caprins (Tableau III). Les besoins en fourrages sont satisfaits par les productions de la délégation. Il semble donc que le cheptel bovin soit suffisamment intégré aux productions fourragères. Toutefois, il est évident que toute augmentation des effectifs passe d abord par le rééquilibrage des assolements en sec et en irrigué, et par la transformation des parcours naturels en prairies autrement plus productives (DGAT, 2001). La production animale est tout aussi négligeable avec à peine 1000T en 2004 soit 0,75% de la production du gouvernorat (Tableau IV).

Tableau XXII : Répartition du cheptel par espèce en 2004 (CGDR, 2005)

Délégation

de

Gouvernorat

Bizerte Nord

de Bizerte

Bovins

450

79 950

Ovins

1 500

201 000

Caprins

800

40 650

Poulets

16 600

3 573 400

Lapins

300

9 060

Abeilles* (nombre de ruches)

100

22 200

Total

19 750

3 926 260

* pour les autorités compétentes et pour des raisons de simplification, on fait correspondre la ruche à 1 T de production.

La production animale est tout aussi négligeable avec à peine 1000 T en 2004 soit 0.75 % de la production gouvernorat (Tableau IV).


Tableau XXIII : Répartition de la production animale par type de viande en tonne en 2004 (CGDR, 2005)

Délégation

de

Gouvernorat

Bizerte Nord

Bizerte

Viande rouge

76

12 528

Viande blanche

75

6 529

Lait

920

123 576

0.1

102

Miel

4

201

Total

1 075

142 936

ufs* (en million d' ufs)

de

* pour les autorités compétentes et pour des raisons de simplification, on fait correspondre le million d oeufs à 1 T de production.

2.4 Le Tourisme Le secteur touristique avec ces 6 millions de touristes en 2004 est un secteur clé pour la Tunisie. Cela dit le gouvernorat de Bizerte ne totalise que 45 134 touristes et 184 079 nuitées (Tableau V). Le taux d occupation ne dépasse même pas les 25 %. Les hôtels qui se trouvent près de la zone d'étude sont au nombre de 12 et sont pour la plupart de catégorie 2 ou 3 étoiles (Tableau VI). Tableau XXIV : Indicateurs du secteur touristique (CGDR, 2005)

Bizerte Nombre de touristes en 2005

45 134

Nombre de nuitées

184 079

Emplois créés

1024

Taux d'occupation

24.8

Moyenne des nuitées (en jour)

6.2


Tableau XXV : Répartition des hôtels selon la catégorie et la capacité d'accueil dans la zone (CGDR, 2005)

Catégorie

Nombre

Capacité

d'accueil

d'Hôtels

nombre de lits)

4 étoiles

1

208

3 étoiles

3

1515

2 étoiles

5

724

Non classé

3

114

Total

12

2561

(en

Une nouvelle zone touristique dans le secteur de Sidi Salem sur le littoral de Bizerte prévoit une capacité de 900 lits et occupera une superficie d environ 5.9 Ha. Notons que la création d un parc vert y est programmée dans la zone tampon. Le parc occupera une superficie d environ 2.6 Ha, soit 12.1 % de la surface globale de l aire d étude (AFT, 2000). Il semble cependant, selon notre avis, que le tourisme qui peut le plus réussir dans la région soit le tourisme d affaires et le tourisme balnéaire intérieur. D ailleurs de nombreuses familles tunisiennes et maghrébines font des locations de villas pied dans l eau pendant la saison estivale.

III. Pressions et menaces sur le site des Grottes 1. Pressions 1.1 Urbanisation La Corniche compte une population de 8 320 personnes. On assiste dans ce quartier résidentiel à une multiplication des résidences secondaires dans la zone car, d après les chiffres de l INS (2005) pour les 2218 familles résidantes, il y a 3240 logements soit 1.47 logement par famille. Le schéma directeur de l aménagement de l agglomération de Bizerte note déjà en 2001 que «

le littoral et les berges du lac [de Bizerte] font l objet d une

pression urbaine de plus en plus importante et ce, plus particulièrement dans la zone Nord de Bizerte (zone des Grottes)

».

Même la zone d étude n échappe donc pas à l urbanisation. C est même la première menace qui pèse sur la zone. Lors de nos visites sur terrain, nous avons pu chiffrer les constructions


non autorisées de l ordre de 80 villas. De rares constructions sont démolies par les autorités compétentes (Fig. 15), mais la plupart d entre elles ont été maintenues. (Fig. 16) et bénéficient même de l électricité, de l eau courante et de la ligne téléphonique. On a pu par hasard avoir l occasion d assister à la démolition d un mur d une future maison par les bulldozers de la municipalité de Bizerte assistée par la garde nationale.

Figure 15 : Démolition d une construction non autorisée sur la zone d'étude

Figure 16 : Construction non autorisée sur Djebel Nador


1.2 Erosion Les formes d érosion sont visibles à partir de la Corniche et sont visibles au Nord [vers le site des Grottes]. Différentes constructions sont maintenant régulièrement atteintes par les vagues ; leurs murs externes ont été parfois démolis pour être reconstruits. Le mur construit pour protéger la route côtière vers Ras Bizerte a été refait à différentes reprises (Oueslati, 1993). La construction de bâtiments (maisons et hôtels) et de routes près du trait de côte sont les responsables de cette érosion selon Mathlouthi (1991).

2. Menaces 2.1 Détérioration de la qualité des plages Les plages des Grottes sont très connues à Bizerte et réputées pour leur quiétude. Elles sont surtout fréquentées par des familles qui viennent en voiture (vu que le centre-ville en est éloigné de 6 Km). Ceci peut présenter une source de pollution puisque les estivants faute de poubelles accessibles, n hésitent pas à laisser leurs déchets sur la plage. D autres par il y a lieu de sensibiliser la municipalité pour distinguer entre les déchets d origine anthropique qui devraient être impérativement enlevés et de laisse de mer tel que les banquettes de posidonie qui devraient rester. Ces dernières par exemple jouent un rôle important dans l édification des dunes, la lutte contre l érosion et comme un maillant clé du réseau trophique des plages. En plus de la pollution, les plages des Grottes sont soumises à l enlèvement illicite du sable pour le besoin de construire des villas. Cette pratique nous a été confirmée par plusieurs personnes mais son étendue reste difficilement quantifiable.

2.2 Elévation du niveau de la mer Le groupe d experts intergouvernementaux sur l évolution du climat (GIEC) a déclaré en 2002 que « la disponibilité des sédiments, alliés à l élévation des températures et à l augmentation de la profondeur de l eau suite à l élévation du niveau de la mer, aura des effets néfastes sur les fonctions productives et physiologiques des herbiers marins. Ceci serait néfaste pour les populations de poissons qui dépendent des herbiers marins et pourrait porter atteinte aux fondations économiques de nombre de petites îles pour lesquelles des environnements côtiers « stables » sont indispensables pour subvenir à leurs besoins ». Une élévation soutenue du niveau de la mer peut donc avoir des conséquences sur les herbiers à Posidonia oceanica et ainsi perturber leur rôle primordial dans les écosystèmes littoraux.


On peut évaluer les caractéristiques hydrographiques futures du littoral tunisien pour les trois scénarios avancés par le GIEC. Pour le cas de la zone de l extrême nord tunisien où se trouve notre zone d étude, on note une augmentation de 0.16m du nivellement général de la Tunisie (NGT) du niveau moyen annuel actuellement à 0.66 m NGT dans le scénario de référence et 0.71 m NGT dans le scénario avec le maximum de risque. Le scénario volontariste prévoit 0.54 m NGT (Tab. VII)

Tableau VII : Caractéristiques hydrographiques des niveaux sur l extrême nord tunisien actuelles et prévisionnelles (Niveaux donnés en m NGT) (IHE, 2002)

Extrême nord Tunisien (Tabarka Bizerte) (Etat actuel) Extrême nord Tunisien (Tabarka Bizerte) (Scénario de référence) Extrême nord Tunisien (Tabarka Bizerte) (Scénario avec le maximum du risque) Extrême nord Tunisien (Tabarka Bizerte) (Scénario Volontariste)

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

0,16

0,39

0,41

0,71

0,81

0,66

0,89

0,91

1,21

1,31

0,71

0,94

0,96

1,26

1,36

0,54

0,77

0,79

1,09

1,19

(1) - Le niveau moyen annuel (2) - Le niveau maximal des vives eaux ordinaires (3) - Le niveau maximal des vives eaux extraordinaires (4) - Le niveau maximal exceptionnel dû à des grandes surcotes induites par le vent (5) - Le niveau maximal exceptionnel du à des grande surcotes induites par des coups exceptionnels de vent


B : Lherbier à Posidonia oceanica I. Présentation de l espèce 1. Systématique La classification de Posidonia oceanica se présente comme suit (Tab. VIII) : Tableau XXVI : Classification de Posidonia oceanica [4]

Règne

Plantae

Sous Règne

Tracheobionta

Super Division

Spermatophyta

Division

Magnoliophyta

Classe

Liliopsida

Sous Classe

Alismatidae

Ordre

Najadales

Famille

Posidoniaceae

Genre

Posidonia

Espèce

oceanica (Linnaeus) Delile

2. Synonymie et noms vernaculaires 2.1 Synonymie Le synonyme de Posidonia oceanica est : Zostera oceanica L.

2.2. Noms vernaculaires Il existe plusieurs noms vernaculaires de la posidonie en Méditerranée (Tab. IX) :


Tableau XXVIIX : Noms vernaculaires de la posidonie

Anglais

Neptune grass

Espagnol

Alga de vidrieros

Français

Posidonie méditerranéenne

Italien

Alga marina maggiore

Noms vernaculaires en Tunisie :

Le terme communément utilisé pour nommer la Posidonie en Tunisie est Thriaä (

).

Cependant on peut retrouver des terminologies locales tel que Terch et Lif El Bhar. L arabe littéraire, lui, utilise une traduction littérale du terme français. Ainsi on dit « al bouzidounia » (

).

2.3. Etymologie Posidonia : vient de Poseïdon dieu de la mer chez les grecs. oceanica (= océanique) : vient d une confusion à la fin du XIXéme et au début du XXème siècle avec la zostère Zostera marina qui existe dans l océan Atlantique au Portugal, sur les côtes basque et les îles Canaries.

II. Ecologie La phanérogame Posidonia oceanica est revenue à la vie marine après avoir été une plante terrestre, il y a environ 120 000 ans (Boudouresque et Meinesz, 1982).C est pour cela sans doute qu elle est très sensible aux variations de la qualité du milieu et qu elle se montre exigeante en lumière et en oxygène. L herbier à Posidonia oceanica se développe en mer ouverte (plus rarement dans des lagunes littorales), dans l infralittoral, entre le niveau moyen de la mer et 25-40 m de profondeur (Molinier et Picard, 1952 in El Asmi, 2003).


1. Répartition mondiale Posidonia oceanica est présente dans presque toute la Méditerranée. A l Ouest, elle disparaît un peu avant le détroit de Gibraltar, vers Calaburros au Nord et Melilla au Sud (Conde Poyales, 1989). A l Est, elle est absente des côtes d Egypte (à l Est du delta du Nil), de Palestine, d Israël et du Liban (Por, 1978). Elle ne pénètre ni en mer de Marmara ni en mer Noire. Enfin, elle est rare ou absente dans l extrême Nord de l Adriatique (Zalokar, 1942 ; Gamulin-Brida et al., 1973 ; Gamulin-Brida, 1974) et le long des côtes languedociennes, entre la Camargue et Port-la-Nouvelle (Boudouresque et Meinesz, 1982). En résumé, Posidonia oceanica est une espèce endémique à la Méditerranée (Fig. 17), et sa répartition est entrecoupée dans certaines zones de ce bassin.

Figure 17 : Répartition méditerrannnéenne de Posidonia oceanica[1]

2. Répartition sur les côtes tunisiennes En Tunisie, la répartition et l état des herbiers de posidonies sont mal connus (Ben Mustapha, 1992). La plus ancienne carte sur la répartition de Posidonia oceanica en Tunisie date de 1925. Elle a été réalisée par Le Danois. Ben Mustapha et Hattour (1992) ont donné une carte approximative de la répartition des herbiers à Posidonia oceanica le long du littoral tunisien. C est la carte la plus récente en Tunisie (Annexe II). On y remarque que l herbier se trouve tout au long du littoral tunisien ainsi que dans les îles et îlots mais montre aussi clairement une désertification poussée du golfe de Gabès. Un projet de l APAL est en cours pour la cartographie des herbiers de Posidonia oceanica du littoral tunisien en collaboration avec l INSTM. Ce travail permettra dans une large mesure de connaître la répartition, l étendue géographique et surtout les limites inférieures et supérieures des herbiers. Il faudrait ajouter à cela que cette cartographie fournira un outil pertinent


permettant d apprécier l état d équilibre du milieu, à travers des bioindicateurs qui sont, entre autres, les phanérogames et en particulier Posidonia oceanica (APAL/INSTM, 2003).

3. Sensibilité de la posidonie aux facteurs abiotiques et biotiques 3.1 Salinité Posidonia oceanica dépérit immédiatement en dessous de 33psu (Ben Alaya, 1972). L espèce semble mieux résister aux salinités élevées, bien que Ben Alaya (1972) ait indiqué que 41psu constitue sa limite supérieure de tolérance. En effet, elle est présente dans des lagunes hypersalines de Tunisie (Bahiret el Biban ; 46psu en moyenne en Août) et de Libye (Farwa : 39-44psu, en fonction de la saison) ; dans ces lagunes, sa vitalité (nombre de feuilles produites par an, croissance des rhizomes) semble identique, voire supérieure à ce qui est observé en mer ouverte (Pergent et Zaouali, 1992 in Boudouresque et al., 2006).

3.2 Température Selon Augier et al. (1980) et Robert (1988), les températures extrêmes mesurées dans un herbier à Posidonia oceanica sont 9.0°C et 29.2°C (récif-barrière de la baie de Port-Cros, Var, France. Il est toutefois possible que les températures basses (moins de 10°C) et élevées (plus de 28°C) ne soient supportées qu exceptionnellement. L absence de Posidonia oceanica des côtes levantines (Méditerranée Orientale), et sa rareté dans le Nord de l Adriatique et le long des côtes languedociennes, pourraient être dues respectivement aux températures estivales et hivernales (Boudouresque et Meinesz, 1982). Par ailleurs, en profondeur, Mayot et al. (2005) suggèrent que l augmentation de la température de l eau de mer qui est observée actuellement (Salat et Pascual, 2002 in Boudouresque et al., 2006) pourrait avoir un effet négatif sur Posidonia oceanica.

3.3 Courantologie Posidonia oceanica craint un hydrodynamisme trop intense. Les tempêtes arrachent des faisceaux de feuilles, dont certains constitueront des boutures. Elles peuvent éroder la matte , soit directement, soit en la vidant de son sédiment, ce qui fragilise l espèce. C est la raison pour laquelle, en mode battu, l herbier ne s approche pas à plus de 1 ou 2m de la surface (Boudouresque, 2006). Les mattes mortes peuvent donc constituer un phénomène naturel, comme par exemple dans la baie de La Palud, à Port-Cros (Var, France) (Augier et Boudouresque, 1967 in Boudouresque et al., 2006). Dans la littérature, il n est pas rare que la


présence de matte morte ait été interprétée, à tort, comme le signe univoque d un impact de l homme (Moreno et al., 2001 in Boudouresque et al., 2006). Par ailleurs, un hydrodynamisme intense a pour conséquence immédiate la détérioration de l apex des feuilles de posidonies.

3.4 Compétition avec les espèces introduites du genre Caulerpa Le problème de la compétition entre l herbier à Posidonia oceanica et les espèces introduites est devenu d actualité avec l introduction en Méditerranée de 2 Chlorobiontes (Plantae), Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa var. cylindracea, et de 2 Rhodobiontes, Womersleyella setacea et Acrothamnion preissii. Caulerpa taxifolia est originaire d Australie et a été accidentellement introduite en Méditerranée Nord-Occidentale en 1984 (Meinesz et Hesse, 1991). Son expansion géographique a été relativement rapide et, à la fin 2000, elle était présente dans 103 stations, réparties dans 6 pays (Croatie, Espagne, France, Italie, Monaco, Tunisie) et colonisait au total 131km² (Meinesz et al., 2001). Caulerpa taxifolia est en mesure de coloniser presque tous les types de substrats, en particulier la matte morte et les prairies à Posidonia oceanica (Boudouresque et al., 1995). Langar et al., (2003) confirment la présence de Caulerpa taxifolia dans la Rade de Sousse (Côte Est de la Tunisie) et dans la région du Cap Bon (Nord-Est de la Tunisie) dispersée de Sidi Daoud à El Haouaria. Mais l étude nous indique aussi que Caulerpa taxifolia semble éprouver des difficultés à s installer sur le fond meuble du chenal d intermatte de Posidonia oceanica et se développer dans les zones de l intermatte recolonisées par la Posidonie. Caulerpa racemosa var. cylindracea est également une Chlorobionte, introduite en Méditerranée vers 1990, en provenance du Sud-Ouest de l Australie (Verlaque et al., 2003). Son expansion a été extraordinairement rapide, puisqu elle est aujourd hui présente dans la plus grande partie de la Méditerranée et même aux îles Canaries (Piazzi et al., 2005). Quand Caulerpa racemosa colonise des fonds limitrophes de l herbier à Posidonia oceanica, sa croissance en hauteur est fonction de la densité des faisceaux de Posidonia oceanica et de l orientation de l herbier (Ceccherelli et al., 2000). Djellouli (2003) a même pu identifier l espèce Caulerpa racemosa var. cylindracea Zebib, c est-à-dire à quelques kilomètres au sud de la zone d étude.

à Cap


III. Biologie 1. Morphologie Comme mentionné ci-dessus, Posidonia oceanica est une magnophyte (nouvelle désignation de la division des phanérogames). Elle est monocotylédone et présente toutes les structures d une plante supérieure. Selon Caye (1980), elle a des racines adventives, une tige enfouie dans le sédiment (ou rhizome) et des feuilles rubanées (en moyenne 7 feuilles) à insertion alterne distique regroupées en un faisceau (Fig. 18). Les rhizomes se développent horizontalement (rhizome plagiotrope) ou verticalement (rhizome orthotrope). De nouvelles feuilles se forment toute l année. Elles vivent entre 5 et 8 mois, plus rarement jusqu à 13 mois. La zone de croissance des feuilles est située à leur base. On nomme Feuilles juvéniles, les feuilles de moins de 5cm de longueur. Feuilles intermédiaires, les feuilles de plus de 5cm sans gaine basale (= pétiole). Lorsque la croissance est terminée, une gaine basale se met en place : la feuille est alors dite adulte et mesure plus de 5 cm. (Pergent et Pergent-Martini, 1991 ; Boudouresque, 2006). A leur mort, les feuilles ne se détachent pas en totalité : seul le limbe est caduque, tandis que la gaine basale (pétiole), de quelques centimètres de longueur, reste fixée au rhizome. On lui donne alors le nom d écaille (Boudouresque, 2006). Les écailles (comme les rhizomes) sont peu putrescibles, et se conservent donc pendant plusieurs siècles ou millénaires.

Figure 18 : Morphologie générale de Posidonia oceanica [1]


2. Cycle de vie Le cycle de vie de Posidonia oceanica est annuel (Fig. 19). La reproduction peut être asexuée ou plus rarement sexuée. En cas de conditions défavorables à la germination, les graines entrent en dormance.

Conditions favorables

Juillet et août Les graines germent

Septembre et octobre Floraison

Dormance

Fin de l automne Fertilisation de la première fleur

Conditions défavorables

Mars et avril L olive de mer mûrit

Le fruit meurt Les graines tombent sur le fond Mai et Juin L olive de mer tombe et reste flotter

Figure 19 : Cycle de vie de Posidonie (Cinelli et al., 1995 in Ben Rehouma, 2003)

3. Reproduction asexuée La reproduction végétative est réalisée par stolonisation. Elle se fait par la multiplication et la croissance des rhizomes orthotropes et plagiotropes. Ce processus est particulièrement lent ; le rhizome orthotrope croit d environ un centimètre au cours d un an et le rhizome plagiotrope augmente de 3,5 à 7,5 cm par an (Cinelli et al., 1995).

4. Reproduction sexuée Les inflorescences de Posidonia oceanica ont été reportées à des profondeurs entre 0.1 m (Izmir en Turquie) et 36 m (Cassis en France) (Fig. 20). Elles sont limitées de la période de septembre à novembre tandis que la présence de fruits matures semble s opérer entre janvier et juin (Boudouresque et Thelin, 1985). Il faut 6 à 9 mois aux fruits de posidonies pour mûrir.


Ces fruits ont la forme et la dimension d une olive ; leur couleur est brun foncé à noir. Ils se détachent de la plante mère, flottent jusqu à s échouer sur le fond et donnent de nouvelles pousses (Boudouresque et Meinesz, 1982). Le mode de reproduction sexué reste très rare, la posidonie se reproduit essentiellement par la voie asexuée (Boudouresque et Meinesz, 1982).

Figure 20 : Inflorescence de Posidonia oceanica [1]

IV. Les herbiers à posidonie 1. Les structures de l herbier L herbier à Posidonia oceanica peut se présenter sous un certain nombre de types morphostructuraux qui sont liés à l hydrodynamisme, aux courants et/ou à la température des eaux. Toutefois, ces types d herbier ne semblent pas avoir d influence sur la densité des faisceaux, la longueur des feuilles, le nombre de feuilles par faisceau ou la biomasse (Borg et al., 2005). La littérature identifie 6 types d herbier à Posidonia oceanica. 1.1 L herbier de plaine Il constitue le type d herbier le plus courant en Méditerranée, tout particulièrement en méditerranée occidentale. Il se présente sous la forme d une prairie plus ou moins continue, horizontale ou en pente modérée, interrompue par des structures érosives (Fig. 21) (tombants de matte , intermattes érosives, intermattes déferlantes, rivières de retour) et des mattes mortes non érosives (intermattes structurelles) (Boudouresque, 2006).


Figure 21 : Différentes structures érosives de l herbier de plaine (Boudouresque, 2006)

1.2 L herbier de colline Il est moins fréquent. Il se rencontre entre 15 et 30 m de profondeur, dans des secteurs où l hydrodynamisme est important (Boudouresque et al., 1985). Dans l herbier de colline, des boutures de Posidonia oceanica donnent naissance à des collines qui s accroissent en largeur et en hauteur (Fig. 22). Les collines sont généralement entourées par du sable (Boudouresque, 2006).


Figure 22 : Etapes de formation de l'herbier de colline (Boudouresque, 2006)

1.3 Les micro et macro atolls Ce type est rarement observé. Il s agit pour les micro-atolls de structures circulaires de 3 à 6 m de diamètre qui se développent entre 0.5 et 2.5m de profondeur (Pergent et PergentMartini, 1995 in APAL/INSTM, 2003). Les macro-atolls ont été identifiés récemment en Libye avec un diamètre de plusieurs dizaines de mètres (Prergent et al., 2007).

1.4 L herbier en pain de sucre Il a été décrit par Molinier et Picard (1954) en Tunisie. Au départ, il s agit d un herbier de plaine à faible profondeur. Sans doute en raison de la température de l eau trop élevée, l herbier meurt, à l exception de taches plus ou moins circulaires. Ces taches continuent à monter vers la surface, en même temps que leur diamètre diminue, déterminant ainsi des pains de sucre caractéristiques.

1.5 L herbier en escalier Il correspond à une formation particulière aux secteurs présentant un fort hydrodynamisme et une pente importante. Il constitue des sortes de terrasses sous-marines étagées en fonction de la pente (APAL/INSTM, 2003). 1.6 L herbier ondoyant Il est caractérisé par des bandes d herbier larges (jusqu à une dizaine de mètres), parallèles entre-elles et anastomosées, en très léger relief, séparées par des bandes de sable recouvrant (éventuellement) de la matte morte , parallèles entre elles également (Boudouresque, 2006).


2. Rôle des herbiers à posidonie Le rôle des herbiers à Posidonia oceanica, en milieu marin littoral, est souvent assimilé, à juste titre, à celui exercé par la forêt en milieu terrestre. Ces herbiers constituent la base de la richesse des eaux littorales en Méditerranée, par les surfaces qu ils occupent (20 à 50% des fonds entre 0 et 50m de profondeur), et surtout par le rôle essentiel qu ils jouent au niveau biologique, dans le maintien des équilibres littoraux et des activités économiques concomitantes (Pergent, 2006).

2.1 Rôle dans les équilibres écologiques du système littoral

La production primaire nette de Posidonia oceanica est en moyenne de 420gMS/m²/an, et peut atteindre 1300g MS/m2/an (Boudouresque, 2006). La plupart de cette production est soit stockée dans la matte soit exportée vers d autres écosystèmes par le biais du transfert de la matière (Fig. 23). Aussi, Posidonia oceanica est : - Un support pour de nombreuses espèces épiphytes. - Producteur d oxygène (jusqu à 14l/m²/j) - Une frayère et une nurserie - Un pôle de biodiversité : plus de 400 végétaux et plusieurs milliers d animaux peuplent les herbiers à Posidonia oceanica (Boudouresque et Meinesz, 1982). Figure 23 : Devenir de la production primaire (en pourcentage de carbone) (Pergent, 2006)

2.2 Rôle dans les équilibres physiques du système littoral La posidonie joue un rôle capital dans la préservation de l équilibre abiotique du système côtier de la Méditerranée (El Asmi, 2003). Elle agit ainsi par les effets suivants : -

Amortissement des houles, vagues et courants

-

Dépôt et piégeage des sédiments

-

Protection du littoral de l érosion

2.3 Rôle économique La valeur économique qu offrent les herbiers de posidonie est difficilement chiffrable. Cela dit, cette évaluation économique doit prendre en compte les bénéfices directs (par exemple


pêche et plongée), indirects (services rendus, par exemple protection du littoral contre l érosion, oxygénation des eaux) et les valeurs d option (par exemple les usages futurs) (Pergent, 2006). Au delà des chiffres avancés, il est intéressant de remarquer que les herbiers marins sont, à l échelle mondiale et comme nous le montre le tableau X, l un des groupes d écosystèmes dont la valeur économique (19000 US$ par hectare et par an) est la plus élevée : 10 fois plus que les forêts tropicales et 3 fois plus que les récifs coralliens (Costanza et al., 1997 in Pergent, 2006).

Tableau XXVIII : Valeur annuelle moyenne des services fournis par quelques grands types d'écosystèmes terrestres et marins (Costanza et al., 1997 in Pergent, 2006)

Ecosystèmes

Surface (en Mha)

Valeur/ha/an

Valeur totale/an

Terrestres

-

-

-

Forêts tempérées et boréales

2 955

302 $

894 G$

Forêts tropicales

1 900

2 007 $

3 813 G$

Prairies

3 898

232 $

906 G$

Zones humides

330

14 785 $

4 879 G$

Lacs et rivières

200

8 498 $

1 700 G$

6 040

< 100 $

< 130 G$

Total

15 323

804 $

12 319 G$

Marins

-

-

-

Océans (au large)

33 200

252 $

8 381 G$

Océans (zones côtières)

2 660

1 610 $

4 283 G$

Estuaires

180

22 832 $

4 110 G$

Peuplements de Macrophytes

200

19 004 $

3 801 G$

Récifs coralliens

62

6 075 $

375 G$

Total

36 302

577 $

20 949 G$

Autres

(déserts,

toundras,

glaciers, etc.)

(herbiers, etc.)


2.4 Rôle de bioindicateur Posidonia oceanica semble être une espèce bioindicatrice fiable du milieu marin littoral et cela pour différentes raisons (Pergent-Martini et al, 2005) : -

La sensibilité au dérangement.

-

La large distribution dans le littoral méditerranéen.

-

Les connaissances suffisantes sur les réponses spécifiques de la Posidonie et de son écosystème associé pour des impacts bien spécifiques.

-

La capacité de l espèce de nous indiquer les niveaux présents et passés des métaux traces dans l environnement.

V. Utilisations et valorisation de la Posidonie 1. Utilisations de la Posidonie Boudouresque et Meinesz (1982) citent de nombreuses utilisations de la posidonie à travers les siècles : -

La paille de Venise :

Pendant des siècles, les feuilles de posidonies ont été connues sous le nom de "paille de Venise" : en ces temps lointains où n'existaient ni le plastique à bulles ni le polystyrène expansé, les explorateurs vénitiens emballaient leur célèbre verrerie dans des feuilles de posidonies. -

Matériau d'isolation :

En Egypte et en Afrique du Nord, les riverains de la Méditerranée utilisaient encore, au début du XXème siècle, les feuilles séchées de posidonies pour la construction des toits. -

Engrais ou amendement :

Il semble que la feuille de posidonie ne constitue pas réellement un engrais, mais qu'elle contribue à maintenir une certaine humidité à la surface du sol, ou à aérer des sols trop lourds lorsqu'elle y est enterrée. -

Alimentation animale et humaine :

La feuille de posidonie fraîche possède théoriquement une bonne valeur nutritive, assez comparable à celle du foin ou de la luzerne. En Italie, on a pu améliorer la ponte et le poids des

ufs de poules en incorporant à leur alimentation des feuilles pulvérisées (Baldissera-

Nordio et al., 1967 in Boudouresque et Meinesz, 1982).


Lors des disettes, l'homme a consenti à goûter à ces olives de mer : séchées, broyées, mélangées à d'autres farines, on en faisait un pain noirâtre; pendant la guerre 1939-1945, les habitants des îles Kerkennah ont à nouveau eu recours à cet aliment, en l'incorporant cette fois à la "graine" de couscous.

2. Valorisations de la Posidonie en Tunisie Quelques études fragmentaires ont été faites en Tunisie sur la possibilité de valoriser Posidonia oceanica dans l alimentation et l amélioration des sols. Mais ces études sont restées le plus souvent au stade recherche. Taamallah (1996) a utilisé un amendement à base de Posidonia oceanica sans aucun traitement préalable pour augmenter la fertilité du sol et la productivité des cultures dans les zones arides tunisiennes, là où le fumier fait défaut. Cependant, les résultats étaient décevants puisque la richesse de Posidonia oceanica en sels a provoqué pour les plantes des difficultés d absorption d eau et des antagonismes dans l assimilation des minéraux (Ca, Mg, K et indirectement le P). Ce qui a donné de faibles rendements par rapports aux témoins. Ces résultats pourraient être amélioré si on réalisait un rinçage avant de l utiliser. L utilisation de Posidonia oceanica comme substrat d enracinement des boutures d oliviers a donné, quant à elle, des résultats satisfaisants. Elle a permis, après traitement à l AIB (Acide indol butyrique, hormone utilisée pour le bouturage), l obtention des cals et des racines filiformes mais bien ramifiées. Hellali & Mehri-Kamou (1995) restent ainsi optimistes quant à l avenir de ce milieu comme lit de bouturage pour les oliviers à condition d enlever les sels avant utilisation.

VI. Paramètres d évaluation des herbiers En Méditerranée, les techniques utilisées pour l étude des herbiers sont assez proches mais sont rarement identiques (Pergent-Martini et al., 2005). Les principaux paramètres utilisés pour appréhender l état de santé d un herbier à Posidonia oceanica sont réunis dans un schéma en annexe (Annexe V).

1. La limite inférieure Une récente étude réalisée en association avec 41 laboratoires répartis sur les 2 rives de la Méditerranée (Pergent-Martini et al., 2005) a identifié la limite inférieure comme l indice qui nous donne le plus d informations pertinentes sur la qualité des herbiers et l environnement en


général. En effet, la limite inférieure peut nous fournir des informations sur la transparence et l hydrodynamisme de l eau ainsi que la dynamique des herbiers (régression, progression) en relation avec l évolution des conditions environnementales (salinité, amélioration, dommage). Les principaux outils utilisés sont le profondimètre et le sondeur bathymétrique et/ou le positionnement géographique (GPS, points pris de la mer à la côte).

2. La limite supérieure La limite supérieure utilise 2 facteurs : la profondeur et la position géographique. On utilise pour cela 2 méthodes : soit la fixation de corps morts (la plus commune) soit des photographies aériennes. Les corps morts requièrent une surveillance mais sont peu coûteux tandis que les photographies sont peu contraignantes mais sont plus chers à obtenir (PergentMartini et al., 2006).

3. La densité La densité de l herbier correspond au nombre de faisceaux par m². Il existe 2 classifications : celle de Giraud (1977) et celle de Pergent et al. (1995). Elles sont complémentaires car la première permet d identifier le type de l herbier indépendamment de tout facteur et la seconde évalue la vitalité biologique de l herbier en fonction de la profondeur. -

La classification de Giraud (1977) présente 6 types selon le nombre de faisceaux par mètre carré comme mentionné dans le tableau XI ci-dessous :

Tableau XXIXI : Classification selon la densité des herbiers de Posidonia oceanica (Giraud, 1977)

Type

Nombre de faisceaux par m²

Densité de l herbier

Type I

Supérieure à 700

Herbier très dense

Type II

Entre 400 et 700

Herbier dense

Type III

Entre 300 et 400

Herbier clairsemé

Type IV

Entre 150 et 300

Herbier très clairsemé

Type V

Entre 50 et 150

Semi-herbier

Type VI

Inférieur à 50

Tiges isolées

-

La classification de Pergent et al. (1997), nous donne quant à elle, l évaluation de la

densité des herbiers en fonction de la profondeur (Tab. XII).


Par exemple pour une profondeur de 4m, une valeur de densité terrain de 800 faisceaux/m² correspond à une densité sub-normale supérieure. Le site est donc en très bon état.

Tableau XII : Echelle d'évaluation de la densité des herbiers (nb faisceaux/m²) en fonction de la profondeur. DA: Densité Anormale; DSI: Densité Sub-normale Inférieure; DN: Densité Normale; DSS : Densité Sub-normale Supérieure ; prof: Profondeur. (Pergent et al., 1995) Prof DA DSI DN DSS Prof DA DSI DN DSS 1 822 934 115 21 48 160 384 2 646 758 982 22 37 149 373 3 543 655 879 23 25 137 361 4 470 582 806 24 14 126 350 5 413 525 749 25 4 116 340 6 367 479 703 26 106 330 7 327 439 663 27 96 320 8 294 406 630 28 87 311 9 264 376 600 29 78 302 10 237 349 573 30 70 294 11 213 325 549 31 61 285 12 191 303 527 32 53 277 13 170 282 506 33 46 270 14 151 263 487 34 38 262 15 134 246 470 35 31 255 16 117 229 453 36 23 247 17 102 214 438 37 16 240 13 88 200 424 38 10 234 19 74 186 410 39 3 227 20 61 173 397 40 221

4. Couverture de l herbier Elle nous fournit deux informations : -

La santé de l herbier, lui-même représentatif de la qualité de l environnement

-

La distribution de l herbier sur le substrat.

5. Couverture épiphytique Ce descripteur donne des informations sur la qualité de l eau (et précisément les nutriments) ainsi que la diversité spécifique des feuilles. Les avantages sont la simplicité de l application et son coût. Cependant, il prend beaucoup de temps, surtout pour l étude qualitative, et les variations saisonnières compliquent son utilisation. Le seul standard qui existe est celui de Morri (1991).

6. Structure de la matte


L étude de la structure de la matte indique des informations sur la santé de l herbier et plus généralement l environnement, la dynamique de sédimentation et les courants existants dans la région étudiée. La structure de la matte peut être évaluée à travers plusieurs paramètres : -

La présence de chenaux d intermattes.

-

La présence de falaise de matte morte.

-

L enterrement ou l érosion des rhizomes (en utilisant surtout l échelle de Boudouresque et al. (1980).

-

L évaluation de la biodiversité de l endofaune.

-

L homogénéité, la résistance et la compacité de la matte.

-

Le pourcentage de rhizomes plagiotropes.

-

L épaisseur de la matte.

-

La composition physico-chimique de la matte.

Excepté le paramètre physico-chimique, ces paramètres fournissent des informations fiables et sont simples à appliquer et techniquement maniables.

7. Biométrie des feuilles La biométrie des feuilles indique la santé de Posidonia oceanica et aussi les conditions environnementales (eutrophisation, mouvement de l eau et le broutage). Ajouté à cela des informations sur la dynamique et la croisssance végétative des herbiers. Le principal protocole utilisé reste celui de Giraud (1977). En effet, 61% des laboratoires méditerranéens l utilisent. Les principaux indices foliaires globaux sont : -

Le nombre de feuilles

-

Leur longueur

-

Leur largeur avec les différences concernant la localisation de la mesure (généralement la partie centrale).

-

La surface de la feuille

-

La biomasse

-

La présence ou non de tissus bruns.

8. Indice multivariances POMI En 2006, et en se basant sur les recommandations de la directive cadre de l Union Européenne sur l eau (DCE 2000/60/CE), qui établit les bases des politiques de surveillance, protection et promotion du statut des systèmes aquatiques, un indice a été


créé : le POMI (Posidonia oceanica multivariate index). Il est utilisable pour la région méditerranéenne vu que Posidonia oceanica est endémique de la Méditerranée. Cet indice a la particularité d inclure en même temps 14 composantes : physiologiques, morphologiques, structurales et descriptives de l herbier afin d évaluer la qualité écologique des eaux littorales qui se présentent comme suit : -

5 mesures physiologiques ou sous-individuelles : phosphore, azote et saccharose contenu et les ratios des isotopes 15N et 34S dans les rhizomes.

-

2 mesures au niveau individuel : pourcentage des feuilles avec nécroses et surface des écailles.

-

3 mesures au niveau de la population : couverture de l'herbier, densité des racines et pourcentage de rhizomes plagiotropes.

-

1 mesure au niveau des communautés se trouvant sur l'herbier : azote dans contenu dans les épiphytes

-

3 indicateurs de pollutions : concentrations de cuivre, plomb et zinc dans les rhizomes.

Le site de référence ou optimal est identifié comme étant celui qui possède les meilleures mesures de tous les sites à étudier et pour tous les 14 indices identifiés en prenant bien sûr en compte la nature de l'indice. Ainsi, les valeurs optimales sont les minimums de teneurs pour le phosphore et les métaux et les maximums pour la densité des rhizomes ou la teneur en saccharose). La valeur de chaque mesure est prise en prenant la moyenne des 2 meilleures valeurs obtenues lors de la mesure. On applique la même méthode pour déterminer le site le plus dégradé. Pour combiner les 14 variantes dans une même échelle, on utilise une ACP (Analyse en Composante Principale). Puisque les mesures ne sont pas homogènes, on utilise une corrélation matricielle. Le score de chaque site sur l'axe principal est considéré comme une estimation de son statut écologique. On obtient un ratio de qualité écologique pour chaque site avec la formule qui suit :

EQR x = (CIx CIworst) / (CIoptional

Avec :

CIworst)


EQR x : Le ratio de la qualité écologique du site x. CIx : Le score du site x sur la 1ère composante (axe) de ACP. CIworst : Le score du site le plus dégradé. CIoptional : Le score du meilleur site. Le statut écologique utilise une échelle allant de 0 (grave détérioration, l'indicateur écologique est très endommagé ou a disparu) et 1 (correspondant aux conditions de référence). Ainsi tous les EQR' sont transformés en EQR pour les faire correspondre à cet intervalle. EQR : Ecological Quality Ratio ou Ratio de la qualité écologique

EQR = (EQR + 0.11) / (1 + 0.11)

La classification des EQR est basée sur les recommandations de la WFD (Water Dramework Directive) qui consiste à classer les statuts écologiques en 5 classes du meilleur au plus mauvais (Tab. XIII). La gamme allant de 0 à 0.099 est celle du mauvais statut écologique correspondant au site où Posidonia oceanica ne peut pas survivre. Ainsi, pour tous les EQR supérieurs à 0.099, l'herbier peut vivre même si le milieu est très dégradé. A noter qu'une application du POMI a été réalisée sur les côtes catalanes sur 22 sites. On a réalisé cette étude à profondeur de 15m et pendant une période courte du 18 septembre au 14 novembre 2003 pour à la fois limiter les effets de la profondeur et masquer la variation saisonnière.

Tableau XXXII : Equivalence de l'EQR et du status ecologique (Romeo et al., 2006)

EQR

Statut écologique et code couleur

0.775-1

élevé

bleu

0.550-0.774

bon

vert

0.325-0.549

modéré

jaune

0.1-0.324

pauvre

orange

0-0.1

mauvais

rouge

D après Romero et al. (2006), cet indice présente 2 avantages :


-

Redondance partielle parmi les indices ce qui prévient les fluctuations inter-annuelles naturelles ou de possibles erreurs expérimentales.

-

Utilisation de paramètres à différents niveaux biologiques.

VII. Mesures de surveillance L objectif de la surveillance des herbiers à Posidonia oceanica est triple : Surveiller un écosystème à grande valeur patrimoniale, mais vulnérable, afin de déceler rapidement toute nouvelle régression. Utiliser cet écosystème comme un indicateur biologique de la qualité globale des milieux littoraux). Mesurer l efficacité d une politique locale ou régionale en matière d environnement littoral, la mise en service de stations d épuration des eaux usées, l amélioration du niveau d épuration des eaux, la réduction des apports en polluants domestiques et industriels par les fleuves, la mise en place d Aires Marines Protégées (AMP) et le gel des aménagements littoraux gagnés sur la mer (ports, réclamations, etc.). (Boudouresque et al., 2006b). L herbier à Posidonia oceanica est considéré comme un écosystème d intérêt écologique majeur dans les lignes directrices pour la création des AMP (PNUE/CAR-ASP, 2006). Les méthodes de surveillance de Posidonia oceanica ainsi que toutes les communautés benthiques peuvent être classées en méthodes directes et indirectes, dépendant de l activité directe d un opérateur plongeur ou, alternativement, demandant plusieurs types d instruments de surveillance (optiques, électro-acoustiques, etc.)

Les méthodes directes sont la plongée sous-marine autonome, la plongée autonome avec un propulseur mécanique (aquaplane, aquazeep) et la submersion avec des mini sous-marins. Par exemple pour le recouvrement, il est mesuré au moyen d une plaque en plastique translucide de 30cm x 30cm, divisée en 9 carrés de 10cm de côté. Le plongeur nage à 3m au-dessus du fond en tenant la plaque à l extrémité de ses bras et compte le nombre de carrés occupés (plus ou moins complètement) par Posidonia

oceanica (Fig. 24). Il effectue 30 mesures, à

intervalle à peu près régulier (par exemple un même nombre de coups de palme). La reproductibilité est bonne (Leriche et al., 2006).


Figure 24 : Méthode de mesure de la couverture (Leriche et al., 2006)

Les méthodes indirectes sont les méthodes mécaniques de sondages, les méthodes de sondage échographique (hautes et basses fréquences), la surveillance échographique par un sondeur latéral, , la télédétection par avion et par satellite, les véhicules opérationnels téléguidés et enfin les photos aériennes conventionnelles (Chessa et al., 1995 in Ben Rehouma, 2003). En Tunisie, la dernière campagne pour la réalisation de photos aériennes pour le littoral tunisien réalisée par l OTC date de 1996. Une photo aérienne pour notre zone d étude se trouve en annexe (Annexe III). La comparaison sommaire entre les différentes techniques de cartographie des herbiers de posidonies figure dans le Tableau XIV. On y remarque que la méthode à utiliser dépend essentiellement de la zone à surveiller mais aussi de la précision des données et des coûts de la réalisation.


Tableau XXXIV : Comparaison entre les différentes techniques de surveillances (Colantoni, 1995 in Ben Rehouma, 2003)

Zone surveillée Limite supérieure

Méthode Photographie aérienne La plongée Les images satellites

Zone centrale

Echogramme vertical Side scan sonar

La plongée sousmarine R.O.V Towed devices Images lasers

Limite inférieure

Echogramme vertical Sonar latéral R.O.V

Plongée sous-marine Towed devices

Images lasers

Véhicules sousmarins manipulés

Avantages Précision, détails importants Détails importants, faibles coûts Couverture régionale Bonne précision Rapide, bonne précision et grand détail Détails importants, faibles coûts Mémorisation de l image Mémorisation de l image Grandes résolutions, mémorisation de l image Bonne précision, faible coût Précision, détails moyen, rapidité Grande autonomie, mémorisation de l image Bon détail Grande vitesse d exécution Grande résolution, mémorisation de l image Grand nombre de données collectées

Inconvénients Coûts élevés Une grande perte de temps Faible résolution et coûts élevés Faible détail et coûts élevés Interprétation des données obligatoires Faible niveau d autonomie et faible marge d action Man uvre et détection difficiles Difficultés opérationnelles Interprétation des données obligatoires Faibles détails Interprétation des données obligatoire Détection difficile

Faible autonomie Difficulté opérationnelle dans les eaux profondes Coûts élevés

Coûts excessifs et grande perte de temps


VIII. Mesures de protection Peu de textes réglementaires visent directement à la protection des espèces marines autres que les tortues, les oiseaux et les mammifères et ce, même si des progrès notables ont été enregistrés, généralement à l initiative d ONG (Pergent-Martini et al., 2006). Ainsi, on ne retrouve plus la protection de Posidonia oceanica indirectement dans les conventions postérieures au sommet de Rio de Janeiro de 1992 (ou certaines conventions antérieures actualisées depuis) puisque ce sommet soutient une approche écosystémique de la protection de l'environnement.

1. Mesures de protection à l'échelle internationale ratifiées par la Tunisie Plusieurs accords internationnaux ont été signés par la Tunisie. On peut citer : - La convention de Barcelone relative à la protection de la mer Méditerranée contre la pollution et deux protocoles y afférents, ratifiés par la loi n°77-29 du 25/05/1977. La posidonie y est inscrite dans l'annexe II du Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée de 1999. Cet annexe correspond aux espèces en danger ou menacées et comprend 104 espèces dont 3 magnoliophytes (Posidonia oceanica, Zostera marina et Nanozostera noltii). - Le protocole relatif aux aires spécialement protégées de la Méditerranée (de la Convention de Barcelone, Genève, 1982), ratifié par la loin°83-44 du 22/04/1983. Le 17 novembre 2001, trois sites tunisiens ont été classés aires spécialement protégées de la Méditerranée: l île de La Galite, l île de Zembra et l île de Kneiss qui se trouve dans le Golfe de Gabès; - La convention africaine (Alger, Septembre, 1975) pour la conservation de la nature et des ressources naturelles, ratifiée par la loi n° 76-91 du 4/11/1976. - La convention de Ramsar (Février, 1970) relative aux zones humides d importance internationale comme habitats de la sauvagine, ratifiée par la loi n°80-9 du 3/03/1980, ainsi que les protocoles amendant cette Convention qui ont été ratifiés par la loi n° 86-64 du 16/07/1986 et la loi n° 92-98 du 2/11/1992. - Le protocole relatif à la protection de la mer Méditerranée contre la pollution d origine tellurique, ratifiée le 29/10/1981. - La convention internationale de 1990 sur la préparation, la lutte et la coopération en matière de pollution par les hydrocarbures, ratifiée par la loi n° 95-51 du 19/06/1995;


- Le protocole de 1992 modifiant la Convention internationale de 1969 sur la responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, ratifié par la loi n°96-97 du 18/11/1996; - Le protocole de 1992 modifiant la Convention internationale de 1971 portant création d un fonds international d indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, ratifié par la loi n°96-98 du 18/11/1996; - La convention de Paris (Octobre, 1972) sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, ratifiée par la loi n° 74-89 du 11/12/1974 et dans laquelle le parc national de l Ichkeul a été inscrit en 1980. - La convention de Berne (Septembre, 1979) relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe. Adhésion par la loi n°95-75 du 7 Août 1995. -La convention de Bonn (Juin, 1979) relative à la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. Ratifiée par la loi n°86-63 du 16 Juillet 1986. - La convention de Rio de Janeiro sur la diversité biologique (1992) -La convention de Washington (CITES) (Mars, 1973) : Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Ratifiée par la loi n° 74-12 du 11 Mai 1974. -La convention de Barcelone relative à la protection de la mer Méditerranée contre la pollution (Mai, 1977). - Le protocole de Genève (Avril, 1983) relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée. - L accord ACCOBAMS (1996) sur la protection de toutes les espèces de cétacés endémiques ou occasionnelles de la Méditerranée et de la mer Noire.

2. Mesures de protection à l'échelle nationale 2.1 Cadre institutionnel Plusieurs institutions en Tunisie sont chargées de la conservation et de l'exploitation durable de la biodiversité : -

Le Ministère de l'Environnement et du Développement Durable (MEDD) qui a sous sa tutelle plusieurs agences telles que : L'ANPE (Agence Nationale de Protection de l'Environnement) L'APAL (Agence de Protection et d'Aménagement du Littoral) L ONAS (Office national de l Assainissement)


-

Le Ministère de l'Agriculture et des Ressources Hydriques qui possède plusieurs directions chargées de l environnement telles que :

La Direction Générale des Forêts, la Direction Générale des Ressources en Eaux, la Direction Générale des Etudes et des Grands Travaux Hydrauliques, et la Direction Générale de la Pêche et de l Aquaculture. -

La Commission Nationale du Développement Durable

-

D autres acteurs et agences sont actifs sur le littoral parmi lesquels on peut citer les

collectivités locales, l Agence Foncière d Habitation, l Agence Foncière Touristique et l Agence Foncière Industrielle. 2.2 Le cadre juridique et législatif -

la loi n° 94-13 du 31/01/1994 relative à l exercice de la pêche et arrêtés y afférant, modifiée par la loi n° 97-34 du 26/05/1997 et par la loi n° 99-74 du 26/07/1999 venues renforcer et actualiser la législation existante en la matière.

- la loi n° 95-73 du 24/07/1995 relative au domaine public maritime. Cette loi précise que le domaine public maritime se compose du domaine public maritime naturel (le rivage, les lacs et lagunes en communication naturelle avec la mer, la zone de pêche exclusive, la zone économique exclusive, etc.) et du domaine public maritime artificiel (rades, ports, îles artificielles,etc.). -

La loi n° 88-20 du 13/4/1988 portant Code des forêts. Cette loi portant refonte du Code des forêts soumet au régime forestier les parcs nationaux et les réserves naturelles (article 2 du Code). Ce code définit entre autres les principes généraux de conservation et de protection de la nature, de la flore et de la faune sauvage.


I. Choix du site Le site de notre étude a été déclaré site sensible parmi 18 autres sites répartis sur l ensemble du territoire tunisien (JORT, 1998). Le site des Grottes est inclus dans « le littoral de l'extrême-Nord entre Zouarâa et Bizerte ». D après le JORT (1998), un site sensible est « toute zone qui présente des caractéristiques naturelles spécifiques qui constituent un écosystème fragile ou un élément ou un ensemble d'éléments dans ce système et qui requiert pour sa protection contre la dégradation la mise en oeuvre de normes et de procédés d'aménagement prenant en compte ses spécificités et préservant les sites naturels y existant ». L APAL qui est chargée d aménager ces zones sensibles (Fig. 25) a certes réalisé une expertise sommaire de la zone qui atteste de la santé de l herbier à Posidonia oceanica mais dont on situe mal, en son sein, l étendue et la biodiversité. Notre étude a donc été réalisée avec la collaboration de l APAL sur les recommandations de l étude de gestion de la zone sensible du Cap Blanc qui préconise de « dresser un état écologique zéro des fonds marins de cette partie du littoral et de vérifier son état de santé ».

1. Zouaraa 2. Cap Négro - Cap Serrat 3. Les grottes de Bizerte 4. Sidi Ali El Makki 5. Kourbous 6. Halk El Menjel 7. Forêt d'El Medfoun 8. Lagune de Khnis 9. Iles Kuriates 10. Ras Dimas 11. Forêt de Ghdhabna 12. Borj El H'ssar 13. Ilots Nord-Est de Kerkennah 14. Iles Kneis 15. Oasis de Gabès 16. Ras Er Rmal 17.

Bin

Figure 25 : Liste des zones sensibles littorales [5]

El

Ouediane


La zone des grottes de Bizerte se situe entre les latitudes Nord 37° 20 01.1 et 37° 20 05.35

et les longitudes Est 09° 50 28.4

et 09° 51 39.04 . L APAL, responsable de

l aménagement de la zone, n a pas délimité la partie marine du site sensible des Grottes et c est pour cette raison que la délimitation correspondante, figure 19, est ouverte vers le large. Dans la présente étude, nous nous sommes limités à la partie ouest (Fig. 26) contenue dans les positions géographiques N 37° 20 01.1

EO 09° 50 28.4 et N 37° 20 04,2

EO 09°

50 56,8 . Elle se trouve entre le littoral et à 200m de celui-ci au large. Le choix de la partie ouest peut s expliquer par : -

La facilité d accès et la présence de parkings pour les voitures

-

La zone où il y a une pression anthropique importante (piétinement des dunes, fréquentée par les estivants, déchets urbains, aménagement d escaliers donnant sur les plages, pêche côtière).

Figure 26 : Localisation de la zone d'étude

II. Matériel utilisé 1. Radiales et stations Dans cette étude, nous avons réalisé 7 radiales parallèles entre elles (à environ 100m l une de l autre) et perpendiculaires au rivage. Les observations sont effectuées tout au long des radiales avec un intervalle de 20m (chaque station est notée avec un numéro par rapport à la radiale Sx). Ce qui nous donne en tout 140 points d observation sur toute la surface prospectée du site des Grottes. Le transect numéro 1 (T1) est celui qui est le plus à l Ouest


c est à dire du côté de Cap Blanc. Ainsi, la position T5 S10 est dans le transect 5 en comptant à partir de la gauche et à 200 m (10 x 20 m) de la côte. Ci-dessous les positions GPS des points d interaction entre les 7 radiales et le rivage (Tab. XV).

Tableau XXXIIV : Position GPS des transects

Radiale

Position GPS

1

N 37° 20 01.1

EO 09° 50 28.4

2

N 37° 20 59.3

EO 09° 50 31.4

3

N 37° 20 59.6

EO 09° 50 36.9

4

N 37° 20 59.9

EO 09° 50 41.07

5

N 37° 20 06.6

EO 09° 50 44.51

6

N 37° 20 02,3

EO 09° 50 53,4

7

N 37° 20 04,2

EO 09° 50 56,8

2. Filin et bouée Nous avons utilisé un filin de 100m pour représenter les radiales sur le terrain. L extrémité du filin est munie d un flotteur et d une petite corde portant un corps mort à son bout.

3. Système de positionnement Pour un positionnement précis sur terrain, nous avons opté pour un positionnement géographique avec un GPS de marque Garmin 176 C.

4. Appareil photo numérique sous-marine Les photos sous-marines ont été réalisées avec un appareil Canon Digital IXUS 300 d une résolution de 2.1 Méga Pixels. Un caisson de modèle Canon WP-DC100 pouvant supporter une profondeur de 30m y a été intégré.

5. Profondimètre La réalisation de la carte bathymétrique nous a été possible grâce à un profondimètre de modèle Spirotechnique capable de supporter une pression de 80 bars.


III. Méthodologie et campagne de terrain 1. Prospections terrestres Pour la prospection terrestre, nous avons réalisé plusieurs sorties avec les techniciens de l arrondissement des forêts de Bizerte. Pour photographier la faune terrestre, nous avons utilisé un appareil photo numérique HP muni d un zoom afin de pouvoir photographier de loin les animaux sauvages.

2. Prospections du milieu littoral et marin Cette étude ne s attarde pas à la caractérisation de l état de herbier de Posidonia oceanica suite au souhait de l APAL d éviter l arrachage de posidonies. L étude phénologique et l étude lépidochronologique n ont donc pas été retenues dans le présent travail. Le nombre de plongées a été de quatre. Ceci est due aux mauvaises conditions météorologiques des mois de mai et juin. Ce qui nous a poussé à profiter au maximum des jours où la mer a été calme en cartographiant la zone avec 3 à 4 plongeurs en même temps. 2.1 Techniques de cartographie et d observation 2.1.1 Déploiement de la technique de cartographie in situ : Pour mettre en pratique la technique, on utilise une corde sur laquelle on marque tous les 20 m une croix. On fixe l extrémité de la corde par un piquet sur le bord de la plage puis, on s avance vers le large tout en déployant au fur et à mesure la corde. A chaque 20m on réalise une plongée en apnée (Fig. 27).


Figure 27 : Technique de cartographie in situ lors de cette étude

Les plongeurs après l observation in situ remontent en surface et enregistrent les informations concernant le point prospecté. A 100m, on retrouve la bouée déjà stabilisée par le corps mort ; la personne qui se trouve sur la côte dégage alors l extrémité du filin fixée par le piquet. On tire ensuite le filin pour réaliser les 100m restants. Les plongeurs restent en contact avec la personne qui se trouve sur la plage pour s assurer que le transect est bien droit. Quand la radiale est réalisée dans sa totalité, les plongeurs retournent sur la plage et on s éloigne de 100m sur le rivage pour faire la radiale suivante. En théorie cette méthode semble être compliquée mais sur terrain elle est rapide et efficace. Le plongeur en atteignant le fond, note à chaque fois la profondeur. Dans le cas où nous trouvons un fond rocheux, nous notons la profondeur de la surface des rochers. Quand un fond est sableux avec quelques rochers, la profondeur de la partie meuble est notée. Cette méthode a été utilisée par El Asmi et al. (2003) pour la cartographie du récif-barrière de la baie de Sidi Raïs (côtes nord-orientales de la Tunisie). La différence ce trouve au niveau d une partie du matériel puisque El Asmi et al. ont utilisé une embarcation, une lunette de


Calfat et un échosondeur tandis que pour notre cas on a réalisé des plongées libres munies d un profondimètre.

2.1.2 Technique de la caractérisation écologique Pour accélérer la compilation des données, nous avons réalisé une fiche technique d évaluation sur terrain adaptée à la zone et réalisée après la plongée de prospection (Fig. 28). Elle contient des propositions pour le type de substrat, la nature de la végétation, la distribution de la posidonie et le degré d épiphytisme. Nous y avons aussi rajouté un espace pour les notes concernant la biodiversité, la profondeur, la densité de l herbier pour les stations à évaluer et toute autre observation pertinente.


Fiche technique du travail de cartographie sur terrain

Type de substrat

Nature de la végétation

Degré d'épiphytisme

Distribution de la Posidonie

sableux sableux avec quelques rochers rocheux Entéromorphe, Padine, Cystoseires, Jania Fonds meubles dénudés de toute végétation Posidonie Posidonie, Padine, Cystoseires, Jania absence de posidonie absent faible présent très présent absente touffes sur rochers touffes sur rochers et herbier sur sable herbier

Biodiversité et autres observations :

Profondeur :

,

m

Transect N° Station N°

Densité de l herbier pour la station T S :

faisceaux/quadrat

Figure 28 : Fiche technique du travail de cartographie sur terrain


Quatre stations ont été sélectionnées pour étudier la diversité faunistique des herbiers à posidonie. Le choix a été appuyé par leur éloignement les unes des autres et les différences qui semblaient exister entre elles au niveau de l habitat. Le fait que l herbier à Posidonia oceanica ne couvre que la moitié qui est au large de notre zone d étude à limité considérablement le nombre de nos stations (Fig. 29 ; Tab. XVI).

Tableau XXXIIII : Position des stations

Station

Position

Profondeur (m)

Distance du littoral (m)

S1

T7S2

0.5

40

S2

T2S9

5.5

180

S3

T7S10

5.5

200

S4

T4S8

4

160

Figure 29 : Répartition des stations


Un quadrat de 25 cm x 25 cm a été posé 3 fois sur le fond de manière aléatoire ceci bien entendu afin de déterminer ultérieurement les indices de diversité et la densité de l herbier (Fig. 30). Le nombre d individus prélevés par espèce a été réduit au minimum pour les prélèvements hors stations utilisées pour le calcul des indices de biodiversité.

Figure 30 : Utilisation du quadrat pour la densité d'herbier et la biodiversité associée

Aucun prélèvement d ichtyofaune n a été réalisé ; ceci d une part afin de respecter nos engagements auprès de l arrondissement de pêche de Bizerte et d autre part pour la facilité d identification in situ. L approche qualitative et quantitative de l ichtyofaune de l herbier est réalisée par des observations directes en apnée. Les plongées ont toutes été effectuées au mois de mai entre 10h et 14h. Compte tenu des heures de plongée, nous avons donc réalisé une vue instantanée du peuplement diurne sans prendre en considération le peuplement cryptique.

2.2 Traitement des échantillons Les espèces collectées ont été mises dès leur prélèvement du milieu marin dans des bocaux remplis à 95% d eau de mer et 5 % de formol en vue de les conserver.

2.3 Identification des espèces Les échantillons ont été préalablement tamisés à l aide d une tamiseuse Retsch type AS200 digit de 4mm de côté de maille. L identification des espèces a été réalisée dans le laboratoire d écobiologie des organismes marins du département halieutique à l INAT. Pour cela, nous


nous sommes appuyés sur des guides scientifiques d identification des biocénoses animales et végétales. Les espèces ont été triées par taxon. Nous avons utilisé une loupe binoculaire pour les espèces dont les critères d identification le nécessitaient telles que la plupart des algues. Des spécialistes ont été consultés pour les spécimens dont l identification n était pas sûre.

2.4 Traitement cartographique 2.4.1 Création d une base de données SIG Une base de données de la zone a été réalisée sur le tableur Excel puis transférée sur le logiciel Arc GIS 9.1. Les paramètres de la base de données sont ceux enregistrés dans la fiche technique sur terrain (Fig. 15 ci-dessus). La mise en place de cette base de données nous a permis de : -

Faciliter le dépouillement et l interprétation des nombreuses données recueillies

-

Produire des cartes sur l herbier et sur la topographie de la zone d étude

-

Faciliter la mise à jour future des données et contribuer à de futures études relatives à l évolution de l herbier à Posidonia oceanica (surface, épiphytisme, interaction avec le reste de la flore).

2.4.2 Choix du logiciel Le choix du logiciel pour réaliser la cartographie de la zone a été difficile. De nombreux logiciels proposaient les outils similaires répondant à nos besoins. Le choix s est finalemant porté sur ArcGIS 9.1. Ce logiciel est un ensemble de logiciels SIG réalisé par la société ESRI. Parmi ces principales composantes, on note : ArcGIS ArcReader ArcGIS ArcView Une des extensions populaires d'ArcGIS, spatial analyste GIS d'ArcView 3.3 ArcInfo 2.4.3 Création de cartes Avec la base de données, nous avons pu réaliser 5 cartes de la zone d étude (Fig. 31) : -

la bathymétrie

-

la nature du fond


- la couverture végétale - la répartition de la posidonie - l appréciation du degré d épiphytisme

Figure 31 : Création de cartes avec ArcGIS 9.1

3. Caractérisation de l herbier et de la biocénose associée : 3.1 Caractérisation de l herbier 3.1.1 Densité La densité peut être définie comme l abondance par m². Pour notre étude, nous l avons utilisée pour déterminer la densité des feuilles de posidonie. En effet, on compte le nombre de faisceaux dans un quadrat de 25 cm x 25cm et on le ramène ensuite par m² de substrat. La formule devient donc : Dfaisceaux = Nombre de faisceaux / m² Les 5 stations sélectionnées sont notées en rose dans la figure 29. 3.1.2 Epiphytisme La réalisation d une carte pour l épiphytisme a été effectuée avec une évaluation subjective in situ avec apnée et sans l utilisation de lunette de calfat. Nous avons pu ainsi proposer 5 degrés d épiphytisme :


absence de posidonie absent faible présent très présent

3.2 Notion et importance de la biodiversité C est suite à de la Conférence de Rio en juin 1992 que la Convention des Nations- Unies sur la diversité biologique (CDB) a été signée par 157 Etats, un chiffre record pour une nouvelle convention de ce genre. La CDB est entrée en vigueur le 29 décembre 1993 et 168 Etats font partie de la Convention. L on peut considérer la CDB comme une nouvelle génération de traités qui vont établir un équilibre dans la gestion des ressources naturelles entre les pays en voie de développement et ceux dits industrialisés. Selon la définition de la biodiversité par la CDB en 1994, il s agit de la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entres autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie. Cela comprend la diversité au sein des espèces et entre les espèces ainsi que celle des écosystèmes. Cette définition reconnaît que la biodiversité aquatique, la base biologique de la pêche et de l aquaculture, fait partie intégrante du programme de la CDB. Cela veut dire que la biodiversité aquatique inclut non seulement les végétaux et animaux cibles qui sont pêchés ou cultivés mais aussi les nombreuses espèces de microbes, de plantes et d animaux qui leur fournissent nourriture et abri et qui maintiennent leur environnement. 3.3 Indices de biodiversité Aux termes de la Convention sur la diversité biologique, les pays signataires (dont la Tunisie) doivent inclure la biodiversité dans leurs évaluations environnementales (Costello et al.,2001) Les indices suivants ont été retenus dans la présente étude :

3.3.1 Fréquence (F) dans l échantillon Cet indice est exprimé en pourcentage et il est surtout utilisé dans le calcul des autres indices. Sa formule est :

F= (A/N) * 100


Avec : N : nombre total d individus de toutes les espèces récoltées A : le nombre d individus d une espèce dans le prélèvement

Il nous donne selon le pourcentage relatif, une indication sur la fréquence de l espèce (Tab. XVII). Dans notre étude, il sera utilisé pour déterminer la fréquence des espèces sur toute la zone. Tableau XXXIVII : Fréquence des espèces et pourcentage relatif

Fréquence de l espèce

Pourcentage relatif

Espèce rare

0.5 % < F < 4.9 %

Espèce présente

5 % < F < 29.9 %

Espèce commune

30 % < F < 49.9 %

Espèce fréquente

50 % < F < 79.9 %

Espèce très fréquente

80 % < F < 100 %

3.3.2 Indice de Shannon-Weiner L abondance relative A est le nombre d individus d une espèce par rapport à l ensemble des individus appartenant à toutes les espèces. Ce paramètre a été utilisé afin de pouvoir calculer l indice de shannon. L indice de Shannon renseigne sur la structure démographique des populations ainsi que sur l état du milieu. Il dépend du nombre d espèces présentes dans un prélèvement, de leurs proportions relatives ainsi que la taille de l échantillon (N). Il s exprime de la manière suivante :

H =-

Pi * log2 (Pi)

- Pi désigne l abondance proportionnelle avec : Pi = ni/N - ni est le nombre d individus d une espèce dans l échantillon - N définit le nombre total d individus de toutes les espèces dans l ensemble de l échantillon. H varie entre 0 et log2 S (H =0 : tous les individus appartiennent à une seule espèce : un peuplement monospécifique ; H = log2 S : les individus appartiennent à différentes espèces.


En outre, d après Shannon et Weiner (1963), on peut avoir la classification suivante (Tab. XVIII)

Tableau XXXVII : Classification des milieux selon Shannon

H

Milieu H < 1.5

1.5 < H < 3 3<H <4 4 < H < 4.6 H > 4.6

milieu azoïque voire extrêmement pollué pollution intense pollution modérée zone transitoire peuplement normal

3.3.3 Indice d équitabilité (E) de Pielou Il exprime le rapport entre l indice de Shannon et sa valeur théorique maximale.

E=H /H

H

max désigne

max

le logarithme du nombre total d espèces (N) dans l échantillon. L équitabilité

varie de 0 et 1 et nous donne le tableau XIX :

Tableau XXXVI : Equitabilité et état du peuplement

Equitabilité

Etat du peuplement

E=0

peuplement inexistant (milieu azoïque)

0 < E < 0.5

peuplement en fort déséquilibre

0.5 < E < 0.65

peuplement en déséquilibre

0.65 < E < 0.8

peuplement en léger déséquilibre

E > 0.8

peuplement en équilibre

L intérêt de l utilisation des indices de Shannon et celui de l équitabilité est de pouvoir effectuer une comparaison globale des peuplements différents ou de l état d un même peuplement saisi à des moments différents.


4. Présentation du FSD Le Protocole relatif aux aires spécialement protégées et à la diversité biologique en Méditerranée et le Plan d Action pour la protection du milieu marin et le développement durable des zones côtières de la Méditerranée (PAM Phase II), adoptés par les Parties contractantes à la Convention de Barcelone, en 1995, contiennent des dispositions pour la préparation d inventaires tant au niveau national qu au niveau régional. Dans ce contexte et lors de leur dixième réunion ordinaire (Tunis, 18-21 novembre 1997), les Parties contractantes à la Convention pour la protection de la mer Méditerranée contre la pollution ont adopté des critères communs pour l'établissement d'inventaires nationaux de sites naturels d intérêt pour la conservation. Au cours de la même réunion, le Centre d Activités Régionales pour les Aires Spécialement Protégées (CAR/ASP) a été invité à travailler à l élaboration de ces outils, dont un Formulaire Standard des Données (FSD) pour la compilation de l information concernant les sites inclus dans les inventaires nationaux d intérêt pour la conservation (Bellan-Santini et al., 2002). Conformément aux objectifs généraux des inventaires, le FSD été conçu avec un double objectif: - assister la prise de décision concernant la gestion et, le cas échéant, la protection du site décrit; - fournir un outil pour la surveillance à long terme du site. Le point focal pour la Tunisie qui réunit les FSD est l APAL. Ils sont ensuite acheminés au CAR/ASP pour être compilés avec ceux de tous les pays adhérents. Nous nous sommes proposé de réaliser un FSD pour notre zone d étude d autant plus que c est un site sensible et qui fait par ailleurs, l objet d un plan d aménagement de la part de l APAL.


I. Prospections terrestres Lors de nos sorties sur terrain, nous avons pu observer des libellules, des papillons, des coléoptères, des araignées, des fourmis mais aussi des lézards (Fig. 32) sur les rochers littoraux. La couleuvre vipère Natrix mauratina a aussi été identifiée après son écrasement sur la route probablement par une voiture. Les techniciens de la direction des forêts nous ont confirmé la présence du sanglier d Europe Sus scrofa (il semble que ce soit la sous-espèce Sus scrofa algira puisque c est la seule présente au Maghreb), du chacal Canis aureus et du renard Vulpes vulpes. L avifaune est diversifiée avec des merles noirs, des tourterelles des bois, des charbonnières. Les techniciens de la direction des forêts nous ont aussi affirmé la présence de rapaces.

Figure 32 : Lézard observé dans la zone d étude

II. Caractérisation des fonds Comme indiquer dans la partie bibliographique, les vents de secteur Ouest et Nord-Ouest ont été dominants. Ceci nous a fait annulé nos plongées durant les journées où ces vents étaient présents. En effet, à partir de 20 Km/h, ces vents qui par rapport à la zone d étude venaient du large mettaient en suspension des apports sans doute terrigènes et rendaient la visibilité nulle.

1. Bathymétrie La réalisation de la bathymétrie nous a été nécessaire parce qu elle nous a donné une indication sur la répartition des espèces en fonction de la profondeur. L isobathe 5m passe


tout près du Cap Blanc puis il s éloigne de la côte en allant vers la partie Est. L isobathe 10m semble suivre le même trajet et est éloigné d environ 100m près du Cap Blanc et de 800m environ des plages des Grottes situées au fond de la crique à l Est du Cap (Fig. 33).

Figure 33 : Bathymétrie de la zone d étude

2. Caractérisation du substrat Dans la littérature, nous n avons pas trouvé de caractérisation de fond adaptée à la zone d étude ; c est pour cela que nous avons proposé une caractérisation spécifique à la zone -

Substrat sableux

Ce type de fond se trouve généralement près de la côte quand la côte est sableuse ou bien tout juste après les rochers littoraux. Cette zone participe au maintien de l'équilibre des plages. Son dégraissement lors de la formation des courants de retour met en péril la moyenne et la haute plage alors que son engraissement les conforte. C est aussi une zone de nourrissage de poissons plats (Bellan-Santini et al., 2002). -

Substrat sableux avec quelques rochers

Ce type de fond est réparti sur toute la zone et présente un nombre de rochers non négligeables. On y retrouve de nombreux poissons surtout les sparidés. -

Substrat rocheux

Le substrat rocheux se trouve près de la côte ou bien à environ 100m du rivage. Ainsi, notre étude nous a permis de représenter la figure suivante (Fig. 34) :


Figure 34 : CaractĂŠrisation du substrat


3. Végétation du fond Pour la réalisation de la carte de la végétation du fond (Fig. 35), nous avons sélectionné 5 classes de couvert végétal selon l importance de leur répartition et leur intérêt : - Fond meuble dénudé de toute végétation - Enteromorphe, Padine, Cystoseires - Padine, Cystoseires, Caulerpa racemosa et Jania - Posidonie, Padine, Cystoseires et Jania - Posidonie Autre la végétation, nous n avons pas trouvé de déchets anthropiques importants en mer. Seuls 2 à 3 sachets ont été trouvé entre les rochers de l étage médiolittoral. Le milieu marin semble donc être épargné de la pollution urbaine contrairement au milieu terrestre des Grottes de Bizerte qui commence à en souffrir.


Figure 35 : VĂŠgĂŠtation du fond


Dans l étage médiolittoral, l enteromorphe Ulva compressa se fixe sur les rochers qui se trouvent près de la côte (0-10m de la côte) ; elle est accompagnée par une flore diverse telle que l ulve Ulva lactuca, la laurencie pennée Laurencia pinnatifida. La faune est principalement constituée de la patelle de Méditerranée Patella caerulea, des Monodontesfraise Monodonta turbinata, des littorines Littorina punctata, la littorine bleue Littorina neritoides ainsi que des cirripèdes. On retrouve aussi dans les petits bassins formés par la mer dans les rochers littoraux des alevins de poissons et les crustacés Palaemon serratus (connu sous le nom de Bouquet) et le crabe Pachygrapsus sp. Nous avons pu observer le vermet Dendropoma petraeum. Les Vermets sont des Gastéropodes sessiles qui se développent à proximité du niveau moyen de la mer. Ils forment des bioconstructions qui freinent considérablement l érosion. Il existe 3 types morphologiques de ce bioconstruction selon Boudouresque et al. (1990) : -

La forme "en corniche" ou "encorbellement" a été décrite au Cap Corse par Molinier (1955) : c'est la plus simple, un bourrelet bio-construit se développant en porte-à-faux sur roche verticale ressemblant beaucoup à première vue à une corniche à Lithophyllum lichenoides située au dessous de son niveau normal. Dans ce cas, la roche est en général difficile à éroder (roches cristallines ou éruptives compactes).

-

Le type en "trottoir" ou en " plate-forme" : il se présente comme une surface horizontale correspondant avec le niveau moyen de la mer, formée par l'érosion dans un substratum tendre (calcaires tendres, grès éoliens, etc ...). Cette plate-forme possède une surface irrégulière, parsemée de flaques peu profondes (quelques cm). Le bord de ces flaques et le rebord externe de la plate-forme sont recouverts par une mince couche de Vermetidés. Le rebord externe a tendance à s'élever au dessus de la plateforme, supporté par des piliers irréguliers.

-

La forme en atoll : elle est entièrement construite par les Vermets et les algues calcaires ; elle a été décrite en Méditerranée orientale (Safriel, 1974 ; Kelletat, 1979). La combinaison des forces constructives et érosives, alliée à la montée séculaire du niveau marin, peut entraîner la réalisation de récifs arrondis, déprimés au centre, très comparables à certains "boilers" des Bermudes (Kempf et Laborel 1968 ; Safriel, 1974).

Dans notre zone d étude nous avons retrouvé la forme en corniche dans la zone de balancement de marée (Fig. 36).


Figure 36 : Bioconstruction en forme de corniche du vermet Dendropoma petraeum

L'intérêt de cet habitat consiste dans sa structure particulière comme un marqueur biologique des variations du niveau de la mer et comme un bon indicateur de ligne de rivage, précis et fiable. Il est fréquent de trouver en Méditerranée des trottoirs fossiles holocènes, dont les mieux conservés sont ceux du Liban et de la Syrie. Ces trottoirs, à 0,80 m environ au dessus de l'actuel, ont été façonnés entre le début de l'époque hellénistique et le deuxième ou le troisième siècle de notre ère. Le trottoir à Vermets constitue un élément majeur du paysage des côtes rocheuses particulièrement en Méditerranée orientale. Le rebord externe du trottoir abrite une riche faune annélidienne et des organismes destructeurs, tels que les Sipunculiens. Dans notre cas, nous avons identifié le foraminifère Miniacina miniacea et la moule Mytilaster minimus. Parmi les principales menaces sur cet habitat, le PNUE et le CAR/ASP (2006) notent la présence de l algue Ulva qui en se fixant sur le vermet le fragilise. Boudouresque et al. (1990) citent aussi la pollution des eaux de surface (notamment par les hydrocarbures, la matière organique et sans doute l'ion phosphate) qui bloque ou diminue la synthèse des carbonates. Or, dans notre zone d étude sur les rochers nous avons retrouvé de nombreux agglomérats de fioul sur les rochers de l étage médiolittoral. Ce fioul déposé sur les rochers reste exposée à l action oxydante et desséchante de l air à marée basse. Il se trouve également dans une zone constamment sous l action des vagues. Cela favorise sa dispersion et son oxydation.


Dans l étage infralittoral, les plongées nous ont permis d identifier les espèces photophiles qui se trouvent dans cette zone. Jania rubens est de loin la plus répandue et couvre des roches entières. La padine Padina pavonica se trouve en densité significative. Cette observation peut être confirmée par une étude réalisée en 12 mois dans le site de Cap Zebib (Ben Said et al., 2001) et qui prouve que l algue brune Padina pavonica se développe et se reproduit essentiellement au printemps et en été. La biomasse maximale y a été obtenue en juin (3925 g/m²). On peut d autre part rencontrer les cystoseires Cystoseira sedoides (Fig. 37) et Cystoseira mediterranea. Les Cystoseires sont des algues brunes, souvent de grande taille (atteignant parfois 1 m de hauteur). Elles colonisent les substrats rocheux juste en dessous de la surface et de préférence en milieu battu. Constituant des massifs qui servent de refuge à de nombreuses espèces de mollusques et de crustacés, elles sont aussi une source de nourriture importante pour toute la faune herbivore. Lors des déséquilibres écologiques provoqués par les surpêches de poissons prédateurs, elles sont victimes de la prolifération des oursins brouteurs. Les Cystoseires sont très sensibles à la pollution. Elles ont beaucoup régressé en Méditerranée notamment à proximité des agglomérations. Les vastes forêts qu'elles édifiaient en profondeur ont quasiment toutes disparu. Les deux tiers des espèces de cystoseires sont endémiques de Méditerranée.

Figure 37 : Flore photophile -ici Cystoseira sedoides-


Nous avons identifié également le codium mamelonné Codium coralloides, l halimède Halimeda tuna, Dasycladus vermicularis, et le genre Dictyota est représenté par l espèce Dictyota dichotoma. Pour ce qui concerne la faune, dans l étage circalittoral supérieur on retrouve l astéride Echinaster sepositus et l oursin régulier Paracentrotus lividus (Fig. 38).

Figure 38 : Faune de l'étage circalittoral -ici Echinaster sepositus et Paracentrotus lividus-

On retrouve aussi l holothurie Holothuria impatiens. Selon Francour (1989), les holothuries jouent un rôle important dans le compartiment benthique de l herbier à Posidonia oceanica puisqu elles participent activement au recyclage de la matière organique par ingestion de sédiments et/ou de débris végétaux. L impact des remaniements sédimentaires sur l écosystème peut être multiple : accélération du recyclage de certains composés chimiques, transfert de matière organique à la colonne d eau et intervention directe sur les possibilités de fixation des larves. L oursin violet Sphaerechinus granularis a aussi été identifié dans l étage infralittoral près de l herbier à Posidonie. Un seul actiniidé a été identifié, il s agit de l actinie pourpre Anemonia sulcata. Elle est commune sur les rochers de la surface à quelques mètres de profondeur (FAO, 1987). Le pagure Clibanarius erythropsus dit main du diable est aussi un animal qui fréquente les rochers de la zone d étude. Ci-dessous la liste des espèces par transect (Tab. XX). On y remarque une richesse dans les stations 6 et 7.


Tableau XX : Liste des espèces par transect

Taxon Chlorophycées

Phéophycées

Rhodoohycées

Magnoliophytes Cnidaires Crustacés

Gastéropodes

Bivalves Echinides

Astérides Foraminifères Holothurides Annélides Poissons

Espèce Halimeda tuna Ulva lactuca Ulva compressa Caulerpa racemosa Codium coralloides Cystoseira compressa Cystoseira mediterranea Cystoseira sedoides Padina pavonica Dictyota dichotoma Laurencia pinnatifia

T1

T2

+ +

+

Jania rubens Hypnea musciformis

+

Gracilaria gracilis

+

Posidonia oceanica Anemonia sulcata Palaemon serratus Clibanarius erythropus Pachygrapsus sp Cerithium vulgatum Monodonta turbinata Dendropoma petraeum Littorina punctata Littorina neritoides Patella caerulea Mytilaster minimus Paracentrotus lividus Arbacia lixula Sphaerechinus granularis Echinaster sepositus Miniacina miniacea Holothuria impatiens Scoloplos armiger Diplodus sargus Sparus aurata Lithognatus mormyrus Labrus viridis Trigla lucerna Raie

+

T3

T4 +

T5 + + +

T6 +

T7 +

+ + + +

+ +

+ + +

+ + + + + + + +

+

+

+

+

+

+

+

+ + +

+ +

+

+ +

+

+ + +

+ + +

+ + +

+ + +

+

+ +

+

+

+ + + + + + + + + + + + +

+

+

+

+

+ +

+ +

+ +

+

+

+ +

+ +

+

+

+

+ + + +

+ +

+

+ +

+ + + +

+

+

+

+ +

+ +


III. Caractérisation de l herbier et de la biocénose associée : 1. Répartition de l herbier La posidonie se trouve sur la zone d étude soit sur substrat rocheux formant des touffes séparées ou en herbier soit en herbier de plaine. Il semble que l herbier de plaine soit plus développé du côté Est (Fig. 39). Ceci peut s expliquer par le fait que le littoral s avance en mer dans cette partie et que des profondeurs importantes sont plus rapidement atteintes.


Figure 39 : RĂŠpartition de l'herbier Ă Posidonia oceanica


2. Densité foliaire et degré d épiphytisme Les résultats relatifs à la densité foliaire sont consignés dans le Tableau XXI :

Tableau XXXVIII : Caractérisation de la densité par la méthode de Giraud (1977)

Station

Densité (faisceaux/m²)

Type

T1 S10

220

Type IV : très clairsemé

T4 S8

140

Type V : semi-herbier

T5 S5

125

Type V : semi-herbier

T7 S2

100

Type V : semi-herbier

T7 S10

340

Type III : herbier clairsemé

Selon la classification de Giraud (1977), nous identifions un semi-herbier pour les stations T7S2, T5S5 et T4S8. Ceci peut s expliquer pour la première par sa situation à 40m du littoral et à seulement 0.5m de profondeur. La densité des deux autres stations peut être expliquée par la présence exclusive de touffes sur roches. La station T1S10 est de type herbier très clairsemé tandis que la station T7S10 présente un type d herbier clairsemé. Ces 2 stations se trouvent dans un substrat sableux avec la présence d un herbier de plaine. La présence d herbier de type III pour le cas de la station T7S10 a été signalée par Ben Mustapha et Hattour (1992) qui le décrivent comme étant étendu aussi bien vers les côtes nord-ouest du cap Blanc que vers celles situées à l est et au sud-est c'est-à-dire dans notre zone d étude. En utilisant la classification de Pergent et al., (1995) qui, rappelons-le, prend en compte la profondeur, on obtient la classification ci-dessous (Tableau XXII) :

Tableau XXXVIIIII : Caractérisation de la densité par la méthode de Pergent et al., (1995)

Station

Profondeur

Type

T1 S10

5

densité anormale

T4 S8

4

densité anormale

T5 S5

4

densité anormale

T7 S2

0.5

densité anormale*

T7 S10

5.5

densité anormale


* : il n y a pas de correspondance dans la classification de Pergent et al., (1995) pour une profondeur de 0.5m. Mais en extrapolant, une densité de 100 faisceaux/m² donnerait largement une densité anormale.

La densité anormale identifiée pour toutes les stations pourrait être expliquée par un ou plusieurs de ces facteurs : -

Le substrat pour la plupart des stations est un substrat dur qui rend difficile la croissance horizontale plagiotrope de l herbier

-

la forte courantologie dans le nord de la Tunisie

Cela dit, cette faible densité dans l étage infralittoral supérieur peut être un facteur de vulnérabilité supplémentaire face à l expansion de Caulerpa racemosa. En effet, un herbier clairsemé semble être un meilleur compromis pour la dynamique de l algue du point de vue protection contre l hydrodynamisme et disponibilité en lumière notamment pour une zone à fort hydrodynamisme comme les Grottes de Bizerte. Les actions anthropiques futures et leur dégradation certaine de l herbier peuvent être un autre facteur favorisant la progression de cette algue comme cela a été le cas dans la rade Hyères (sud de la France) (Belsher et al., 2003).

En se basant sur les résultats des fiches techniques de terrain, nous avons pu classer l épiphytisme dans le site d étude comme appartenant aux degrès « faible » et « présent » (Fig. 40). Les feuilles des herbiers ou des touffes qui sont les plus proches du littoral sont celles qui sont le plus couvertes d épiphytes notamment l algue calcaire Forsliella farinosa. Les épiphytes des plantes peuvent produire jusqu à 470 gMS/m2. Le fait que les feuilles de posidonie sont plus sujettes à une prolifération d épiphyte près de la côte peut être expliqué par un fort hydrodynamisme sur cette partie de la zone d étude. En effet, un brassage des eaux favorise la mise en suspension des nutriments ce qui détermine selon Pergent et PergentMartini (1995) la prolifération des épiphytes de Posidonia oceanica. Aussi, la présence de Paracentrotus lividus près des touffes d herbier proches du littoral confirme la prolifération des épiphytes à de faibles profondeurs. En effet, cet oursin préfère les feuilles épiphytées aux feuilles sans épiphytes (Traer, 1979). En définitif, on peut dire que le taux de recouvrement est relativement faible ce qui atteste de la bonne santé de l herbier.


Figure 40 : Degré d'épiphytisme dans la zone d'étude


3. Présence de Caulerpa racemosa Nous avons trouvé l algue invasive Caulerpa racemosa à une profondeur de 2 à 4m. Cela dit on peut facilement la trouver à des profondeurs plus importantes. En effet, Belsher et al. (2003) l ont observée dans la rade d Hyères et la rade de Toulon (France) à des profondeurs entre 20 et 30m en formant de véritables « filets » végétaux, à mailles plus ou moins lâches. Il semble que Caulerpa racemosa ait colonisé une grande partie du littoral tunisien. De la frontière libyenne, elle est remontée jusqu à la lagune de Bizerte. Cette étude montre que son extension s est poursuivie au Nord en atteignant le site des Grottes (Fig. 41). Ce qui est intéressant dans les colonies de Caulerpa racemosa de la zone d étude, c est qu elles se trouvent sur les rochers submergés du médiolittoral où se développent généralement les algues photophiles associées à des touffes de Posidonia oceanica.

Figure 41 : Signalisation de Caulerpa racemosa en Tunisie (Djellouli, 2000) modifié (1) Port de sousse ; (2) golfe de Gabès ; (3) Port de Mahdia ; (4) Salakta ; (5) Lagune de Bizerte ; (6) Iles Cani ; (7) Zarzis ; (8) Baie de Monastir ; (9) Sidi Daoud ; (10) Korbous et Ras Fartas et (11) Metline et Rafraf ; (12) Grottes de Bizerte


4. Biocénoses animales 4.1 Ichtyofaune observée in situ Les herbiers de Phanérogames marines représentent un biotope largement étendu sur les côtes de la Méditerranée. En dépit de leur extension et de leur intérêt halieutique (exploitation par la pêche professionnelle et amateur), peu de travaux ont été publiés sur l ichtyofaune des herbiers à Posidonia oceanica (Seloudre, 1989).

Lors de nos plongées nous avons pu

observer de nombreuses espèces de poissons dont la dorade Sparus aurata, le grondin Trigla lucerna, le marbré Lithognatus mormyrus, le sar Diplodus sargus, le labridé Labrus viridis et une raie (l identification in situ nous a été difficile). Les sparidés sont, et de loin, les plus représentés (Tab. XXIII ; Fig. 42).

Tableau XXXIXIII : Abondance des espèces observées

Espèce

Abondance

le sar Diplodus sargus

+++

la dorade Sparus aurata

++

le marbré Lithognatus mormyrus

++

le labridé Labrus viridis

++

le grondin Trigla lucerna

+

la raie

+

+ : une seule observation, ++ : de 2 à 8 observations, +++ : plus que 8 observations


Figure 42 : De haut à gauche : Lithognathus mormyrus, Diplodus sargus, Sparus aurata et Trigla lucerna [1]

4.2 Indices de diversité L utilisation des résultats des indices de biodiversité et notamment ceux de Shannon et de Pielou nous permettront d effectuer une comparaison globale des peuplements ou de l état d un même peuplement saisi à des moments différents.

4.2.1 Fréquence (F) dans l échantillon En réalisant l indice de fréquence dans l échantillon pour toute la zone d étude (Tab. XXIV), on constate la présence d une seule espèce rare Scoloplos armiger. D autre part, sont dit présents dans la zone d étude Clibanarius erythropus, Echinaster sepositus, Sphaerechinus granularis, Holothuria impatiens et Arbacia lixula. Paracentrotus lividus est la seule espèce qui se trouve fréquement puisqu on l a trouvée dans toutes les stations.

Tableau XXIV : Fréquence des espèces pour toute la zone d étude

Espèce

ni

F

Abondance relative

Clibanarius erythropus Echinaster sepositus Sphaerechinus granularis Paracentrotus lividus Holothuria impatiens Scoloplos armiger Arbacia lixula

7 3 5 39 12 2 3

10% 5% 7% 55% 17% 4% 5%

espèce présente espèce présente espèce présente espèce fréquente espèce présente espèce rare espèce présente

4.2.2 Indice de Shannon-Weiner (H ) L application de l indice de Shannon à notre zone d étude nous donne une faible biodiversité pour les stations S1 et S2, une biodiversité très faible pour la station 4 et un peuplement monospécifique pour la station 3 (Tab. XXV). Cela dit, aucune des espèces échantillonnées


n est bioindicatrice d un milieu pollué. Ceci peut en partie s expliquer par le faible nombre d espèces prélevées et par le faible nombre d individus par espèce échantillonné. En effet, quand ni et N sont faibles, H l est aussi. Tableau XXV : Indice de Shannon par station

Station

H

Type du milieu

S1

1,9

faible biodiversité

S2

1,5

faible biodiversité

S3

0

peuplement monospécifique

S4

1

très faible biodiversité

4.2.3 Indice d Equitabilité (E) de Pielou L indice de Pielou nous donne un peuplement en déséquilibre pour la station 1 et en léger déséquilibre pour la station 4. Tandis qu on observe un peuplement en fort déséquilibre pour la station 2 et un peuplement inexistant pour la station 3 (il n existe qu une seule population) (Tab. XXVI).

Tableau XLI : Indices de Pielou par station

Station

E

Type du peuplement

S1

0.63

peuplement en déséquilibre

S2

0,46

peuplement en fort déséquilibre

S3

0

peuplement inexistant

S4

0.71

peuplement en léger déséquilibre

IV. Réalisation d un FSD pour la zone d étude En se basant sur l étude bibliographique et les résultats de nos prospections, nous avons pu réaliser un FSD pour le site sensible des Grottes (Annexe IV). Comme mentionné dans le guide du formulaire réalisé par le PNUE et le CAR/ASP (2000), nous n avons pas rempli les


sections pour lesquelles l information est insuffisante car cela constitue en elle-même une indication des lacunes d information à combler dans les prochaines mises à jour de l inventaire. Parmi les informations pertinentes que dégage cet FSD : - la présence de 5 espèces qui se trouvent dans l annexe II qui concerne les espèces en danger du protocole relatif à la convention de Barcelone (1995). Posidonia oceanica Cystoseira mediterranea Cystoseira sedoides Dendropoma petraeum Tursiops truncatus - La présence d une espèce appartenant à l annexe III qui concerne les espèces dont l exploitation est réglementée : Paracentrotus lividus

- Les principaux impacts et activités qui influencent le statut de conservation du site sont : Le pâturage La gestion forestière La pêche professionnelle La pêche de loisirs L enlèvement de matériaux de plage L habitat dispersé Le sentier, le chemin, la piste cyclable Le piétinement, surfréquentation L érosion L envahissement d une espèce - Les principaux impacts et activités aux alentours : Pêche hauturière Parc d attraction Zones urbanisées, habitat humain

- Les types d habitats marins : herbier à Posidonia oceanica


faciès des phanérogames échouées biocénose des algues infralittorales biocénose de la roche médiolittorale inférieure faciès à vermets association de Cystoseira compressa biocénose des sables fins calibrés

- Types d habitats côtiers : forêts dunes mobiles dunes fixes (grises) dunes boisées grottes à invertébrés troglophiles


Dans le présent travail, nous avons contribué à la caractérisation écologique du milieu marin (et notamment l herbier à Posidonia oceania) dans le site sensible des Grottes de Bizerte situé à 6Km au Nord de la ville de Bizerte. L herbier à Posidonia oceanica est de type V (semi-herbier) dans l infralittoral, IV (très clairsemé) et III (clairsemé) dans l étage circalittoral supérieur. Il présente un faible épiphytisme pour une grande part du site. La posidonie est observée sur un fond sableux formant un herbier non dense (herbier de plaine) ou se fixe sur un substrat rocheux (herbier sur roche) en s associant avec la flore photophile. L herbier est bien conservé sur toute la zone d étude.

La présence de petites colonies de Caulerpa racemosa dans l étage médiolittoral nous semble un fait préoccupant et nécessite un suivi pour l évaluation de l impact de cette chlorophycée invasive sur l herbier. Elle pourrait, en effet, entrer en compétition avec Posidonia oceanica et perturber ainsi à long terme l équilibre écologique dans tout le site des Grottes, d autant que la posidonie est une espèce particulièrement sensible.

En ce qui concerne la faune, les indices de diversité sont apparus relativement faibles. Les invertébrés les plus répandus dans la zone sont les oursins. Parmi l ichtyofaune, les Sparidés sont les poissons les plus communs. Ce volet de l étude pourrait être poursuivi en améliorant le nombre de stations, la fréquence d observations et l analyse des débarquements à partir de cette zone.

Cette étude nous a permis d identifier 3 espèces animales et 3 autres végétales qui se trouvent dans les annexes II et III du protocole de Barcelone : le dauphin Tursiops truncatus signalé dans la littérature, le magnoliophyte Posidonia oceanica, le vermet Dendropoma petraeum ont été confirmés sur terrain. Enfin l oursin Paracentrotus lividus et les phéophycées


Cystoseira mediterranea et Cystoseira sedoides ont été identifiés sur le site. Ceci ne fait que confirmer la valeur écologique du milieu étudié en dépit d une surface assez étroite 2.3 km de côte).

Malgré les faibles valeurs des indices de diversité, nous avons identifié plusieurs espèces remarquables. Le vermet Dendropoma petraeum prend au niveau de la zone de balancement de marée une forme en corniche sur le rebord externe des rochers de la côte. Cet habitat est protégé à l échelle méditerranéenne et abrite une riche faune principalement annélidienne. Dans notre cas, nous avons identifié le foraminifère Miniacina miniacea et la moule Mytilaster minimus. En ce sens, la préservation des bioconstructions à vermets apparaît encore une fois primordiale.

Compte tenu de l intérêt du site sur le plan paysager, culturel et écologique en particulier la présence d espèces protégées d intérêt méditerranéen, il nous semble nécessaire de mettre en uvre le plan de gestion élaboré par l APAL et d envisager des programmes de promotion de la recherche sur la biodiversité de la zone avec la mise en place d un programme de suivi scientifique pour apprécier l évolution des écosystèmes existants.


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Aiguillette Allache Anchois Argentée Autres Muges Balise Baudroie

Pêche côtière Pêche au feu Pêche au feu Chalut benthique Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière ChalutAnnexe benthique, Pêche côtière, Pêche I Bogue au feu Liste des espèces commerciales dans le port de Bizerte Bonite Pêche au feu, Pêche côtière Boumesk Chalut benthique Brochets de mer Pêche côtière

Calmar Chevrette Chien de mer Cigale Corbeau Coryphène Crevette blanche Crevette royale Daurades Denté Grondins Grondins

Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique Chalut benthique, Pêche côtière Pêche côtière Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique Chalut benthique Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique Pêche côtière


Homard Langouste Langouste Langoustine Liche Limande Loups Maquereau Marbré Mendol Merlu Merous Muge cabot Oblade Ombrine Pageots Pagres Pélamide Poulpe Raie

Pêche côtière Chalut benthique Pêche côtière Chalut benthique Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique, Pêche au feu Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique Chalut benthique, Pêche côtière Pêche côtière Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière

Rascasse Chalut benthique Rouget blanc Rouget rouge Sardine Sardinelle Sargue Saupe Saurel Seiche Sériole Serre Soles Spares Spicarel St-pièrre Thonine Vives

Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche au feu Chalut benthique Chalut benthique, Pêche côtière Pêche au feu, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche au feu Chalut benthique, Pêche côtière Pêche au feu, Pêche côtière Pêche au feu, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche côtière Chalut benthique, Pêche au feu Chalut benthique, Pêche côtière Pêche côtière Pêche côtière


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

Annexe II

Répartition des herbiers de posidonie le long du littoral tunisien (Ben Mustapha et Hattour, 1992)


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

Annexe III : Photo aérienne des Grottes de Bizerte (OTC, 1996)


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

1. IDENTIFICATION DU SITE (Annexe IV) 1.1. CODE DU SITE T N 1.2. DATE D IDENTIFICATION JOUR

1.3. DATE DE COMPILATION 1.4. MISE À

2 0 0 7 0 5

2 0 0 0 0 6

Helmi HAMDI. Etudiant en environnement et ressources marines. Institut National Agronomique de Tunisie (INAT). 1.5. RESPONSABLE(S):

Site des Grottes 1.6. APPELLATION DU SITE:

2. LOCALISATION DU SITE 2.1. COORDONNEES DU CENTRE: LONGITUDE

E 0 9

5 0

LATITUDE

5 7

3 7

2 0

0 4

W/E (Greenwich)

2.2. SUPERFICIE (ha): (km): Terrestre: Marine: Superficie TOTALE:

2.3. LONGUEUR

1 2 0 , 0 0 , ,

2.4. ALTITUDE/PROFONDEUR (mètres): +/- MINIMUM MOYENNE Altitude: Profondeur: - 0 . 1

2 , 3 0 0

MAXIMUM

- 6

2.5. RÉGION ADMINISTRATIVE: CODE NOM DE LA RÉGION

Surface marine non couverte par une région NUTS

3 . 0 5 %COUVERT


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

3. INFORMATIONS ÉCOLOGIQUES 3.1. CARACTÈRE GÉNÉRAL DU SITE: % couvert AIRES CÔTIÈRES Zone humides côtières (lagunes, estuaires, deltas, salines) Marais salants Dunes, plages de sables, plages de galets Falaises maritimes, côtes rocheuses Vasières et bancs de sable Broussailles, maquis et garrigues, phryganes Forêts Terres agricoles Autres terres (incluant les zones urbanisées et industrielles, routes, décharges, usines) AIRES MARINES Fonds durs Roches Vases Sables Graviers Cailloutis et galets Herbiers marins Grottes Autres fonds marins

5% 5% 5% 70% 5%

2%

6%

1.9% 0.1%

Autres caractéristiques du site:

-

Concernant la géologie, 4 types de formations dominent (APAL, 2000). Ce sont du plus ancien au plus récent : Des calcaires éocènes qui forment l ossature des parties dominantes du relief mais qui se prolongent localement jusqu au rivage. Des grès calcaires de plages et de dunes consolidées héritées du Quaternaire supérieur. Des dépôts de pentes parfois couverts par une croûte calcaire feuilletée et qui remontent au Pleistocène supérieur et à l Holocène. Dunes meubles actuelles ou sub-actuelles


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

3.2. Types d habitats présents sur le site et leur évaluation : 3.2.a. TYPES D HABITATS MARINS VISÉS À LA LISTE DE RÉFÉRENCE DES TYPES D HABITATS MARINS ET CÔTIERS POUR LA SÉLECTION DES SITES À INCLURE DANS LES INVENTAIRES NATIONAUX DES SITES NATURELS D'INTÉRÊT POUR LA CONSERVATION: CODE

III I III II III III III

5 2 6 4 6 6 2

%COUVERT STATUT DE

1 1 5 1 1 1 3 1 255 2

REPRÉSENTATIVITÉ SUPERFICIE VULNÉRABILITÉ RELATIVE CONSERVATION A B A C B C A B C A B A B C A B C C A B A B C C A B C A B A B C A B C C A B C A B C A B C A B A A C B C B C A B A C A C B B C

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Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

3.2.b. TYPES D HABITATS CÔTIERS ET ZONES HUMIDES VISÉS À LA LISTE DE RÉFÉRENCE DES TYPES D HABITATS MARINS ET CÔTIERS POUR LA SÉLECTION DES SITES À INCLURE DANS LES INVENTAIRES NATIONAUX DES SITES NATURELS D'INTÉRÊT POUR LA CONSERVATION:

CODE IV I I I VI

2 2 2 2 2

4 2 2 2 4

1 2 2 6 6 5 5

%COUVERT REPRÉSENTATIVITÉ SUPERFICIE STATUT RELATIVE DE CONSERV A D A B B C C A B C A D A B A B C C B C A C D A B A B B C C B C D A B A A C B C A B D A B C A B C C A

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C

veuillez photocopier la page si nécessaire 3.2.c. SUPERFICIES COUVERTES PAR D AUTRES TYPES D HABITATS: CODE

%COUVERT


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grotte

3.3. ESPÈCES

visées a la liste de référence d'espèces pour la sélection des sites à inclure dans les inventaires nationaux de sites naturels d'intérêt pour la conservation et leur évaluation


3.3.a. ESPÈCES DE FAUNE MARINE incluses dans la liste de référence d espèces: CODE

NOM

POPULATION RESIDENTE

Reprod.

3 0 1 1 Paracentrotus lividus 1 3 4 9 Tursiops truncatus 2 5 7 0 Dendropoma petraeum

+ +

Non repr.

EVALUATION DU SITE

MIGRATRICE

Reprod.

Hivern.

Population

Conservation

Endémisme

Rôle du site

Etape

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3.3.b. ESPÈCES DE FLORE MARINE incluses dans la liste de référence des espèces : CODE

NOM

POPULATION

EVALUATION DU SITE Population

2 2 7 6 Posidonia oceanica 2 0 4 5 Cystoseira sedoides 2 0 4 4 Cystoseira mediterranea

C C C

A

Conservation

B B B

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Endémisme

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A A

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3.3.c. ESPÈCES DE FAUNE CÔTIÈRE incluses dans la liste de référence d espèces: CODE

NOM

POPULATION RESIDENTE

Repr.

Non repro. Reprod.

EVALUATION DU SITE

MIGRATRICE

Hivern.

Population

Conservation

Endémisme

Isolement

Etape A

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3.3.d. ESPÈCES DE FLORE CÔTIÈRE incluses dans la liste de référence d espèces: CODE

NOM

POPULATION

EVALUATION DU SITE Population

Conservation

Endémisme

Isolement

A

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3.4. Autres espèces importantes de flore et de faune: GROUPE O M A R

P

NOM SCIENTIFIQUE

POPULATION MOTIF(S)

I V

A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D A B C D { M = Mammifères, O = Oiseaux, , R = Reptiles, A = Amphibiens, P = Poissons, I = Invertébrés, V = Végétaux (Plantes)} veuillez photocopier la page si nécessaire


4. DESCRIPTION DU SITE 4.1. QUALITÉ ET IMPORTANCE: L aire présente un paysage recherché : Association Mer, forêt, plages et grottes. Présence de 4 espèces dans l annexe II et une espèce dans l annexe III. Vestiges archéologiques sur la partie terrestre. L aire conserve dans une très grande mesure son caractère naturel notamment pour la partie marine.

4.2. STATUT DE CONSERVATION: L habitat est discontinu et le peuplement en mosaïque. La conservation est excellente La restauration est facile

4.3. VULNÉRABILITÉ: La vulnérabilité est moyenne. Cela dit les dunes littorales sont très vulnérables au piétinement et au passage des voitures de tout genre. Aussi, l écosystème formé par Dendropoma petraeum est très vulnérable en cas d aménagement littoral.

4.4. DÉSIGNATION DU SITE (observations concernant les données quantitatives ci-dessous):


4.5. RÉGIME DE PROPRIÉTÉ: Les terrains appartiennent pour l essentiel à des privés. Ils sont soumis au régime forestier. La bande littorale est classée Domaine Public Maritime.

4.6. DOCUMENTATION: * APAL, 2000. Etude de gestion de la zone sensible de Cap Blanc (Bizerte) : Première phase. APAL, Comète Engineering, Tunis : 84p. Disponible sur le site internet <www.apal.nat.tn> * APAL, 2003. Etude de gestion de la zone sensible de Cap Blanc (Bizerte) : Rapport de 2ème phase version définitive. APAL, Comète Engeneering, Tunis : 64p. <disponible à la bibliothèque de l APAL> * HAMDI, 2007. Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte). <Disponible à la bibliothèque de l INAT>.

4.7. HISTORIQUE: Date

Champ modifié

Description


5. PROTECTION DU SITE ET RELATIONS AVEC D'AUTRES SITES 5.1. TYPES DE DÉSIGNATION aux niveaux national et sous-national: CODE %COUVERT %COUVERT T N

CODE

%COUVERT

CODE

5.2. RELATION AVEC D AUTRES SITES PROTÉGÉS: designés aux niveaux national ou sous-national: TYPE CODE

NOM DU SITE CHEVAUCHEMENT TYPE %COUVERT

designés au niveau international: TYPE

CODE DU SITE NOM DU SITE CHEVAUCHEMENT (si pertinent)

%COUVERT Patrimoine mondial: Réserve de biosphère: Convention de Ramsar:

Réserve Biogénétique:

Diplôme européen: Convention de Barcelone - ASP: Convention de Barcelone - ASPIM: Natura2000-zone de protection spéciale: Natura2000-zone spéciale de conservation: Convention de Berne : Site Emeraude Autres:

TYPE


6. IMPACTS ET ACTIVITÉS SUR LE SITE ET AUX ALENTOURS 6.1. IMPACTS / ACTIVITÉS ET PROPORTION DE LA SUPERFICIE DU SITE AFFECTÉE: IMPACTS ET ACTIVITÉS SUR LE SITE: CODE INTENSITÉ % DU SITE INFLUENCE CODE INTENSITÉ % DU SITE INFLUENCE 1 4 0 A B C 3 0 + 0 5 0 1 A B C 3 0 + 0 1 6 0 4 0 7 2 0 2 0 + 0 A B C + 0 A B C 2 2 0 A B C 2 + 0 8 7 1 A B C 2 0 + 0 2 1 0 A B C 5 + 0 9 0 0 3 0 + 0 A B C 3 0 2 5 + 0 9 5 4 A B C 1 + 0 A B C 4 0 3 2 0 + 0 5 1 1 A B C 1 + 0 A B C IMPACTS ET ACTIVITÉS AUX ALENTOURS: CODE 4 0 0 6 0 6 2 1 2

INTENSITÉ A B C A B C A B C

INFLUENCE + 0 + 0 + 0 -

CODE

INTENSITÉ A B C A B C

INFLUENCE + 0 + 0 -

6.2. GESTION DU SITE: ORGANISME(S) RESPONSABLE(S) DE LA GESTION DU SITE ET AUTRES INSTITUTIONS IMPLIQUÉS : APAL. Agence de Protection et d Aménagement du Littoral. 2 Rue Mohamed Rachid Ridha. 1002 le Belvédère, Tunis. Tunisie. Téléphone : (+216) 71 840 177 Fax : (+216) 71 848 660 Site web : www.apal.nat.tn

GESTION DU SITE ET PLANS: Le site fait partie du projet d aménagement de la zone sensible de Cap Blanc.


7. CARTE DU SITE Carte physique No. NATIONAL DE LA CARTE

ÉCHELLE

PROJECTION

LES LIMITES DU SITE EXISTENT-ELLES SOUS FORME DE DONNÉES NUMÉRISÉES ? (INDIQUER LES RÉFÉRENCES)

Carte des sites désignés décrits au point 5: Ces informations doivent être indiquées sur une carte présentant les caractéristiques visées cidessus Photographie(s) aérienne(s) jointe(s): * OUI NUMÉRO DATE 96TU60 2/100

LOCALISATION

NON

SUJET Site des Grottes

DROIT D AUTEUR OTC

Eté 1996

8. DIAPOSITIVES NUMÉRO DATE Mai2007-1 Mai2007-2 Mai2007-3 Mai2007-4 Mai2007-5 Mai2007-6 Mai2007-7 Mai2007-8

LOCALISATION Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte Grottes de Bizerte

SUJET Pâturage Faune terrestre Flore terrestre Herbier à Posidonie Flore marine Faune marine Paysage Pression foncière

DROIT D AUTEUR Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI Helmi HAMDI

Libre de droit


APPENDICE B Projet de liste de référence des types d'habitats pour la sélection des sites à inclure dans les inventaires nationaux de sites naturels d intérêt pour la conservation tel que finalisé par la 4ème réunion des Points focaux nationaux pour les ASP (Tunis, 12-14 avril 1999) et validé par la réunion des Points focaux nationaux du PAM (Athènes, 6-9 septembre 1999)

SECTION I - TYPES D HABITATS MARINS1 I. SUPRALITTORAL

I. 2. SABLES I. 2. 1. Biocénose des sables supralittoraux I. 2. 1. 5. Faciès des phanérogames échouées (partie supérieure) II. MEDIOLITTORAL II. 1. VASES, VASES SABLEUSES ET SABLES II. 1. 1.Biocénose des sables vaseux et vases II. 1. 1. 1. Association à halophytes II. 1. 1. 2. Faciès des salines II. 3. CAILLOUTIS ET GALETS II. 3. 1. Biocénose du détritique médiolittoral II. 3. 1. 1. Faciès des banquettes de feuilles mortes de Posidonia oceanica et autres phanérogames

II. 4. FONDS DURS ET ROCHES II. 4. 1. Biocénose de la roche médiolittorale supérieure 1

La présente liste est basée sur la Classification des types d habitats marins benthiques pour la région méditerranéenne, telle qu élaborée par la Réunion d'experts sur les types d habitats marins dans la région méditerranéenne (Hyères, France, 18-20 novembre 1998) et revue par la suite par la 4ème Réunion des Points focaux Nationaux pour les ASP (Tunis, 12-14 avril 1999). Cette dernière réunion a sélectionné les types d habitats à inclure dans la liste sur la base d une évaluation de l'intérêt pour la conservation de chaque type d habitat identifié dans la classification, entreprise par la Réunion d'Experts d Hyères conformément a un ensemble convenu de critères. La classification révisée figure dans le rapport de la réunion des Points focaux Nationaux, édité par le RAC/SPA sous la côte UNEP(OCA)/MED WG.154/7, les critères et les résultats complets de l exercice d évaluation peuvent être trouvés dans le rapport de la réunion d'Hyères, édité par le RAC/SPA sous la côte UNEP(OCA)/MED WG.149/5/Rev.1. En vue d aider le lecteur dans l identification des unités d habitats, pour chaque type d habitat sélectionné, les plus hauts niveaux hiérarchiques de la classification sont également indiqués sur la liste. Cependant pour essayer d'éviter toute confusion entre unités sélectionnées et non-sélectionnées, celles sélectionnées sont indiquées par un point ( ) sur la gauche de la page, et sont présentées sur fond gris.


II. 4. 1. 3. Association à Nemalion helminthoides et Rissoella verruculosa II. 4. 1. 4. Association à Lithophyllum papillosum et Polysiphonia spp. II. 4. 2. Biocénose de la roche médiolittorale inférieure II. 4. 2 1. Association à Lithophyllum lichenoides (= Encorbellement à L. tortuosum) II. 4. 2. 5. Faciès à Pollicipes cornucopiae II. 4. 2. 7. Association à Fucus virsoides II. 4. 2. 8. Concrétionnement à Neogoniolithon brassica-florida II. 4. 2.10. Flaques et lagons parfois associés aux vermets (enclave Infralittorale)

II. 4. 3. Grottes médiolittorales II. 4. 3. 1. Association à Phymatolithon lenormandii et Hildenbrandia rubra III. INFRALITTORAL III. 1. VASES SABLEUSES, SABLES, GRAVIERS ET ROCHES EN MILIEU EURYHALIN ET EURYTHERME III. 1. 1. Biocénose euryhaline et eurytherme III. 1. 1. 1. Association à Ruppia cirrhosa et/ou Ruppia maritima III. 1. 1. 3. Association à Potamogeton pectinatus III. 1. 1. 4. Association à Zostera noltii en milieu euryhalin et eurytherme III. 1. 1. 5. Association à Zostera marina en milieu euryhalin et eurytherme.

III. 1. 1. 8. Association à Halopithys incurva III. 2. SABLES FINS PLUS OU MOINS ENVASES III. 2. 2. Biocénose des sables fins bien calibrés III. 2. 2. 2. Association à Halophila stipulacea III. 2. 3. Biocénose des sables vaseux superficiels de mode calme III. 2. 3. 3. Faciès à Loripes lacteus, Tapes spp. III. 2. 3. 5. Association à Zostera noltii sur sables vaseux superficiels de mode calme III. 2. 3. 7. Faciès des suintements hydrothermaux à Cyclope neritea et nématodes


III. 3. SABLES GROSSIERS PLUS OU MOINS ENVASES III. 3. 1. Biocénose des sables grossiers et fins graviers brassés par les vagues III. 3. 1. 1. Association à rhodolithes III. 3. 2. Biocénose des sables grossiers et fins graviers sous influence des courants de fond (pouvant se rencontrer aussi dans le Circalittoral) III. 3. 2. 1.

Faciès du Maërl (= Association à Lithothamnion corallioides et

Phymatolithon calcareum) (peut aussi se rencontrer comme faciès de la biocénose du détritique côtier) III. 3. 2. 2. Association à rhodolithes III. 5. HERBIER A POSIDONIA OCEANICA III. 5. 1. Herbier à Posidonia oceanica (= Association à Posidonia oceanica) III. 5. 1. 1. Ecomorphose de l herbier tigré III. 5. 1. 2. Ecomorphose du récif barrière de l herbier

III. 6. FONDS DURS ET ROCHES III. 6. 1. Biocénose des Algues infalittorales : III. 6. 1. 2.

Association à Cystoseira amentacea (var. amentacea, var.

stricta, var. spicata) III. 6. 1. 3. Faciès à Vermets III. 6. 1. 10. Association à Cystoseira tamariscifolia et Saccorhiza polyschides III. 6. 1. 14. Faciès à Cladocora caespitosa

III. 6. 1. 15. Association à Cystoseira brachycarpa III. 6. 1. 16. Association à Cystoseira crinita III. 6. 1. 17. Association à Cystoseira crinitophylla III. 6. 1. 18. Association à Cystoseira sauvageauana III. 6. 1. 19. Association à Cystoseira spinosa III. 6. 1. 20. Association à Sargassum vulgare III. 6. 1. 25. Association à Cystoseira compressa III. 6. 1. 35. Faciès et association de la biocénose Coralligène (en enclave)


IV. CIRCALITTORAL IV. 2. SABLES IV. 2. 2 .Biocénose du détritique côtier IV. 2. 2. 7. Association à Laminaria rodriguezii sur détritique IV. 2. 2. 10. Faciès à grands Bryozoaires IV. 3. FONDS DURS ET ROCHES IV. 3. 1. Biocénose coralligène IV. 3. 1. 1. Association à Cystoseira zosteroides IV. 3. 1. 2. Association à Cystoseira usneoides IV. 3. 1. 3. Association à Cystoseira dubia IV. 3. 1. 4. Association à Cystoseira corniculata IV. 3. 1. 5. Association à Sargassum spp (indigènes). IV. 3. 1. 8. Association à Laminaria ochroleuca IV. 3. 1. 9. Association à Rodriguezella strafforelli IV. 3. 1. 10. Faciès à Eunicella cavolinii IV. 3. 1. 11. Faciès à Eunicella singularis IV. 3. 1. 12. Faciès à Lophogorgia sarmentosa IV. 3. 1. 13. Faciès à Paramuricea clavata IV. 3. 1. 15. Coralligène en plateau (Plateforme coralligène) IV.3. 2. Grottes semi-obscures ( également en enclave dans les étapes supérieures) IV. 3. 2. 2. Faciès à Corallium rubrum V. BATHYAL V. 1. VASES V. 1. 1. Biocénose des vases bathyales V. 1. 1. 3.

Faciès de vase molle à Funiculina quadrangularis et Apporhais

seressianus V. 1. 1. 4. Faciès de la vase compacte à Isidella V. 3. FONDS DURS ET ROCHES V.3. 1. Biocénose des Coraux profonds V. 3. 2. Grottes et boyaux à obscurité totale (en enclave dans les étages supérieurs)


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

APPENDICE C Projet de liste de référence d'espèces pour la sélection des sites à inclure dans les inventaires nationaux de sites naturels d intérêt pour la conservation tel que finalisé par la 4ème réunion des Points focaux nationaux pour les ASP (Tunis, 12-14 avril 1999) et validé par la réunion des Points focaux nationaux du PAM (Athènes, 6-9 septembre 1999)

Code de l espèce 2 Nom de l'espèce

Annexe II Annexe III

2276 2277 3001

Magnoliophyta Posidonia oceanica Zostera marina Zostera noltii

Y Y Y

2050

Chlorophyta Caulerpa ollivieri

Y

2044 2045 2046 2047 2049

Phaeophyta Cystoseira amentacea (including var. stricta and var. spicata) Cystoseira mediterranea Cystoseira sedoides Cystoseira spinosa (including C. adriatica) Cystoseira zosteroides Laminaria rodriguezii

2039 2040 2041 2042

Rhodophyta Goniolithon byssoides Lithophyllum lichenoides Ptilophora mediterranea Schimmelmannia schousboei

2564 3018 3002 2565 3003 3032 3004 3005 2566 3006 3007 3008 3009

Porifera Asbestopluma hypogea Aplysina sp. plur. Axinella cannabina Axinella polypoides Geodia cydonium Hippospongia communis Ircinia foetida Ircinia pipetta Petrobiona massiliana Spongia agaricina Spongia officinalis Spongia zimocca Tethya sp. plur.

2043

2

Y Y Y Y Y Y

Y Y Y Y

Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y

Les codes des espèces sont identifiés en collaboration avec le Centre Thématique Européen pour la Conservation de la Nature, Paris

-1-


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

3010 2561 1001 2567 2562

Cnidaria Antipathes sp. plur. Astroides calycularis Corallium rubrum Errina aspera Gerardia savaglia

2587 1008 2588 3011

Echinodermata Asterina pancerii Centrostephanus longispinus Ophiodiaster ophidianus Paracentrotus lividus

3012

Bryozoa Hornera lichenoides

2569 2570 2571 2578 1027 2572 2573 1012 2579 2581 1028 2580 2575 2576 2577

Mollusca Ranella olearia (=Argobuccinum olearium = A. giganteum) Charonia lampas (= Ch. rubicanda = Ch. nodifera) Charonia tritonis (= Ch. seguenziae) Dendropoma petraeum Erosaria spurca Gibbula nivosa Lithophaga lithophaga Luria lurida (= Cypraea lurida) Mitra zonata Patella ferruginea Patella nigra Pholas dactylus Pinna nobilis Pinna rudis (= P. pernula) Schilderia achatidea Tonna galea Zonaria pyrum

3013 3014 2585 2586 3015 1090 3016 3017

Crustacea Homarus gammarus Maja squinado Ocypode cursor Pachylasma giganteum Palinurus elephas Scyllarides latus Scyllarides pigmaeus Scyllarides arctus

1100 1101 1102

Pisces Acipenser naccarii Acipenser sturio Alosa alosa

2574 2568

Y Y Y Y Y

Y Y Y Y

Y

Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y

Y Y Y Y Y Y Y Y

Y Y Y

-2-


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

1103 3019 1152 1151 3020 2486 3021 2539 2538 2489 3022 3023 1099 1097 3024 1095 1154 2552 3025 3026 3027 3028 3029 3030 1153 1992 3031

Alosa fallax Anguilla anguilla Aphanius fasciatus Aphanius iberus Cetorhinus maximus Carcharodon carcharias Epinephelus marginatus Hippocampus ramulosus Hippocampus hippocampus Huso huso Isurus oxyrinchus Lamna nasus Lampetra fluviatilis Lethenteron zanandreai Mobula mobular Petromyzon marinus Pomatoschistus canestrinii Pomatoschistus tortonesei Prionace glauca Raja alba Sciaena umbra Squatina squatina Thunnus thynnus Umbrina cirrosa Valencia hispanica Valencia letourneuxi Xiphias gladius

1224 1227 1223 1225 1226 2375

Reptiles Caretta caretta Chelonia mydas Dermochelys coriacea Eretmochelys imbricata Lepidochelys kempii Trionyx triunguis

Y Y Y Y Y Y

A094 A010 A100 A014 A181 A159 A018 A393 A019 A020 A035 A601 A195 A602 A191

Aves Pandion haliaetus Calonectris diomedea Falco eleonorae Hydrobates pelagicus Larus audouinii Numenius tenuirostris Phalacrocorax aristotelis Phalacrocorax pygmeus Pelecanus onocrotalus Pelecanus crispus Phoenicopterus ruber Puffinus puffinus yelkouan (P. yelkouan) Sterna albifrons Sterna bengalensis Sterna sandvicensis

Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y

Mammalia

-3-

Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

2618 2619 2621 1350 1348 2029 2030 2623 1345 2625 1366 2027 1351 2624 2028 2034 2033 1349 2035

Balaenoptera acutorostrata Balaenoptera borealis Balaenoptera physalus Delphinus delphis Eubalaena glacialis Globicephala melas Grampus griseus Kogia simus Megaptera novaeangliae Mesoplodon densirostris Monachus monachus Orcinus orca Phocoena phocoena Physeter macrocephalus Pseudorca crassidens Stenella coeruleoalba Steno bredanensis Tursiops truncatus Ziphius cavirostris

-4-

Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y Y


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

APPENDICE E Impacts et activités qui influencent le statut de conservation du site (Telle que prise du Formulaire Standard des Données pour Natura 2000)

CODE 000

English Description negligible or nil

Description Française Nihil

Agriculture, Forestry

Agriculture, Fôrets

100 101 102 110 120 130 140 141 150 151 160 161 162 163 164 165 166

Cultivation modification of cultivation practices mowing / cutting Use of pesticides Fertilisation Irrigation Grazing abandonment of pastoral systems Restructuring agricultural land holding removal of hedges and copses General Forestry management forest planting artificial planting forest replanting forestry clearance removal of forest undergrowth removal of dead and dying trees

167 170 171 180 190

forest exploitation without replanting Animal breeding stock feeding Burning Other Agriculture and forestry activities

Mise en culture modification des pratiques culturales fauche/coupe Epandage de pesticides Fertilisation Irrigation Pâturage abandon de systèmes pastoraux Remembrement élimination des haies et boqueteaux Gestion forestière plantation forestière artificialisation des peuplements replantation forestière Eclaircissage élimination des sous-étages élimination des arbres morts ou dépérissants Déboisement Elevage du bétail Nutrition du bétail Brûlage Autres activités agricoles et forestières

Fishing, hunting and collecting

Pêche, chasse et cueillette

Fish and Shellfish Aquaculture Professional fishing Fixed location fishing Trawling Drift-net fishing Leisure fishing bait digging Hunting Taking / Removal of fauna, general Collection (insects, reptiles, amphibians...) Taking from nest (falcons) trapping, poisoning, poaching other forms of taking fauna Taking / Removal of flora, general pillaging of floristic stations Other hunting, fishing or collecting activities

Pêche, pisciculture, aquaculture Pêche professionnelle pêche à poste pêche hauturière pêche aux arts traînants Pêche de loisirs bêchage pour appâts Chasse Prélèvements sur la faune collecte (insectes, reptiles, amphibiens)

200 210 211 212 213 220 221 230 240 241 242 243 244 250 251 290

-5-

désairage (rapaces) piégeage, empoisonnement, braconnage Autres prélèvements dans la faune Prélèvements sur la flore Pillage de stations floristiques Autres activités de pêche, chasse et cueillette


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

300 301 302 310 311 312 320 330 331 340 390

Mining and extraction of materials

Activité minière et ext. de matériaux

Sand and gravel extraction Quarries removal of beach materials Peat extraction hand cutting of peat mechanical removal of peat Exploration and extraction of oil or gas Mines open cast mining Salt works Mining and extraction activities not referred to above

Extraction de granulats Carrières Enlèvement de matériaux de plage Extraction de la tourbe Extraction manuelle de la tourbe Extraction mécanique de la tourbe Recherche et exploitation pétrolière Mines Activités minières à ciel ouvert Salines Autres activités minières et d'extraction

-6-


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

Urbanisation, industrialisation similar activities 400 401 402 403 409 410 411 412 419 420 421 422 423 424 430 440 490

500 501 502 503 504 505 506 507 508 509 510 511 512 513 520 530 590

and URBANISATION, INDUSTRIALISATION ET ACTIVITES SIMILAIRES

Urbanised areas, human habitation continuous urbanisation discontinuous urbanisation dispersed habitation other patterns of habitation Industrial or commercial areas factory industrial stockage other industrial / commercial areas Discharges Disposal of household waste Disposal of industrial waste Disposal of inert materials Other discharges Agricultural structures Storage of materials Other urbanisation, industrial and similar activities

Zones urbanisées, habitat humain Urbanisation continue Urbanisation discontinue Habitat dispersé Autres formes d'habitats Zones industrielles ou commerciales Usine Stockage industriel Autres zones industrielles/commerciales Décharges Dépôts de déchets ménagers Dépôts de déchets industriels Dépôts de matériaux inertes Autres décharges Equipements agricoles Entreposage de matériaux Autres activités d'urbanisation industrielle ou similaire

Transportation and communication

Transport et communication

Communication networks paths, tracks, cycling tracks roads, motorways railway lines, TGV port areas Aerodrome airport, heliport bridge, viaduct tunnel Other communication networks Energy transport electricity lines Pipe lines Other forms of energy transport Shipping Improved access to site Other forms of transportation communication

Réseau de communication Sentier, chemin, piste cyclable Route, autoroute Voie ferrée, T.G.V. Zones portuaires Aérodrome Aéroport, héliport Pont, viaduc Tunnel Autres réseaux de communication Transport d'énergie Ligne électrique Pipe line Autres formes de transport d'énergie Navigation Amélioration de l'accès du site and Autres formes de transport et de communication

Leisure and Tourism Loisirs et tourisme (some included above under different (cetaines activités sont incluses dans headings) différents chapitres ci-dessus) 600 601 602 603 604 605 606 607

Sport and leisure structures golf course skiing complex stadium circuit, track hippodrome attraction park sports pitch

Equipements sportifs et de loisirs Golf Complexe de ski Stade Circuit, piste Hippodrome Parc d'attraction Terrain de sport

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Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

608 609 610 620 621 622 623 624 625 626 629 690

camping and caravans Camping, caravane other sport / leisure complexes Autres complexes de sports et de loisirs Interpretative centres Centres d'interprétation Outdoor sports and leisure activities Sports et loisirs de nature nautical sports Sports nautiques Walking, horseriding and non-motorised Randonnée, équitation et véhicules non vehicles motorisés motorised vehicles Véhicules motorisés mountaineering, rock climbing, Escalade, varappe, spéléologie speleology gliding, delta plane, paragliding, vol-à-voile, delta plane, parapente, ballon ballooning skiing, off-piste ski, ski hors piste other outdoor sports and leisure activities Autres sports de plein air et activités de loisirs Other leisure and tourism impacts Autres loisirs et activités de tourisme

Pollution and impacts/activities 700 701 702 703 709 710 720 730 740 790

800 801 802 803 810 811 820 830 840 850 851 852 853

other

human Pollution et autres impacts/activités humaines

Pollution water pollution air pollution soil pollution other forms or mixed forms of pollution

Pollutions Pollution de l'eau Pollution de l'air Pollution du sol Autres formes ou formes associées de pollution Noise nuisance Nuisances sonores Trampling, overuse Piétinement, surfréquentation Military manouvres Manoeuvres militaires Vandalism Vandalisme Other pollution or human impacts/activities Autres pollutions ou impacts des activités humaines Human induced changes in hydraulic Activités humaines induisant des conditions changements de conditions hydrauliques (zones humides et marines) (wetlands and marine environment) Landfill, land reclamation and drying out, Comblement et assèchement general polderisation Poldérisation Reclamation of land from sea, estuary or Modification du profil des fonds marins marsh des estuaires et des zones humides infilling of ditches, dykes, ponds, pools, Comblement des fossés, digues, mares, marshes or pits étangs marais ou trous Drainage Drainage management of aquatic and bank Gestion de la végétation aquatique et des vegetation for drainage purposes rives à des fins de drainage Removal of sediments (mud...) Extraction de sédiments (lave,...) Canalisation Recalibrage Flooding Mise en eau Modification of hydrographic functioning, Modification du fonctionnement general hydrographique modification of marine currents Modification des courants marins modifying structures of inland water Modification des structures de cours d eau courses management of water levels Gestion des niveaux d'eau

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Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

860 870 871 890

900 910 920 930 940 941 942 943 944 945 946 947 948 949 950 951 952 953 954 960 961 962 963 964 965 966 967 969 970 971 972 973 974 975 976 979 990

Dumping, depositing of dredged deposits Dumping, dépôt de dragage Dykes, embankments, artificial beaches, Endigages, remblais, plages artificielles general Sea defense or coast protection works Défense contre la mer, ouvrages de protection côtiers Other human induced changes in hydraulic Autres changements des conditions conditions hydrauliques induits par l'homme Natural processes (biotic and abiotic)

Processus naturels (biotiques et abiotiques)

Erosion Silting up Drying out Submersion Natural catastrophes inundation avalanche collapse of terrain, landslide storm, cyclone volcanic activity earthquake tidal wave fire (natural) other natural catastrophes Biocenotic evolution accumulation of organic material Eutrophication acidification Invasion by a species Interspecific faunal relations Competition (example: gull/tern) parasitism introduction of disease genetic pollution predation antagonism arising from introduction of species antagonism with domestic animals

Erosion Envasement Assèchement Submersion Catastrophes naturelles Inondation Avalanche Eboulement, glissement de terrain Tempête, cyclone Volcanisme Tremblement de terre raz de marée Incendie naturel Autres catastrophes naturelles Evolution biocénotique Accumulation de matières organiques Eutrophisation Acidification Envahissement d'une espèce Relations interspécifiques à la faune Compétition ( ex: Goéland/Sterne ) Parasitisme Apport de maladie pollution génétique Prédation Antagonisme avec des espèces introduites

other forms or mixed forms interspecific faunal competition Interspecific floral relations Competition parasitism Introduction of disease genetic pollution lack of pollinating agents damage by game species other forms or mixed forms interspecific floral competition Other natural processes

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Antagonisme avec des animaux domestiques of Autres formes ou formes associées de compétition à la faune Relations interspécifiques à la flore Compétition Parasitisme apport de maladie Pollution génétique manque d'agents pollinisateurs dégâts de gibier of autres formes ou formes associées de compétition à la flore Autres processus naturels


Contribution à la connaissance de la biodiversité associée à l herbier à Posidonia oceanica dans le site sensible des Grottes (Bizerte)

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Mes remerciements sadressent également à Monsieur Nizar MOUJAHED Maître de dont il a bien voulu me gratifier, Monsieur Habib BEN MOUSSA mon...

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