Page 1

Offrandes spĂŠciales

Ecole du sabbat des adultes

AnnĂŠe 2003

1er trimestre


5

Le mystère de l’iniquité

10 Le moyen âge 15 La “petite corne” 20 L’intolérance religieuse 26 Il est minuit pour le monde 31 Les Vaudois 36 L’étoile du matin 41 Hus et Jérôme 47 Luther 52 La fin de la réforme 57 Il est écrit 62 L’échec d’une horrible expérience 67 Une nouvelle ère pour la prédication de l’évangile

Jeudi

27 mars

5.

REPANDEZ LA NOUVELLE !

a.

Quelle promesse devrait-on toujours rappeler et enseigner à tous ceux qui veulent bien écouter ? Jean 14:1-3.

“Une des vérités les plus glorieuses et les plus solennelles du christianisme est celle qui annonce une seconde venue de Jésus-Christ pour achever la grande œuvre de la rédemption. Pour les enfants de Dieu, pèlerins séculaires de «la vallée de l’ombre de la mort», la certitude que celui qui est «la résurrection et la vie» va revenir pour les emmener avec lui dans la «maison du Père», est une perspective ineffable.”–La Tragédie des Siècles, page 323 (GC, p. 314, CI, p. 293). b.

Comment les Réformateurs ont-ils illuminé le monde et comment doiventils le faire aujourd’hui ? Matthieu 5:14-16; Psaume 19:8.

Couverture : Photodisc Leçons de l’école du Sabbat : Janvier à Mars 2003. Parution trimestrielle. Publié par Seventh Say Adventist Reform Movement General Conference, département de l’école du Sabbat. Réalisation : Seventh Day Adventist Reform Movement P.O. Box 7240 Roanoke, VA 24019 — 5048 USA Site Internet Officiel : http://www.sdarm.org E-mail (Etats-Unis): sdarm@worldnet.att.net Traduction et distribution en France : Eglise Adventiste du 7ème Jour, Mouvement de Réforme 11 rue de Viry 91600 Savigny/Orge — France Abonnement : 15,24 € /an (à régler à l’adresse ci-dessus)

imprimé en France

“Rome avait enlevé la Bible au peuple et l’avait obligé d’accepter ses enseignements en échange. L’œuvre de la Réforme consista à restituer aux hommes la Parole de Dieu.”–Le Conflit Imminent, page 411 (GC, p. 387, TDS, p. 419). “Ce principe, nous devons fermement le maintenir à notre époque. La bannière de la vérité et de la liberté religieuse, élevée bien haut par les fondateurs de la religion chrétienne et les témoins de Dieu au cours des siècles, a été remise entre nos mains alors que nous sommes sur le point de participer aux derniers combats. La responsabilité pour ce grand don repose sur ceux que Dieu a bénis en leur donnant la connaissance de sa Parole.”–Conquérants Pacifiques, page 60.

Vendredi REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1. 2. 3. 4. 5.

28 mars 19 h 13

Quel fut le résultat visible de la Réforme ? Quels facteurs ont influencé l’augmentation de l’activité missionnaire de par le monde ? Quelles prophéties trouvent leur accomplissement spécifique à la fin du Moyen Age ? Qu’est-ce qui devrait être le point central du message de l’évangile à notre époque ? Que pouvons-nous faire pour continuer et terminer le travail commencé par les réformateurs ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

71

N’OUBLIEZ PAS L’OFFRANDE SPÉCIALE DU PROCHAIN SABBAT

SOMMAIRE

Les Leçons de l’Ecole du Sabbat sont un programme d’étude quotidienne, basé uniquement sur la Bible et l’Esprit de Prophétie sans ajout de commentaires. Les notes sont aussi brèves que possible pour préserver une pensée concise et directe. Des crochets [ ] sont utilisés dans certains cas afin d’assurer la clarté du texte, une lecture facile et de préciser le contexte. Une lecture plus approfondie des livres originaux est vivement recommandée.


Mercredi

26 mars

4.

ESPERANCE EN LA SECONDE VENUE

a.

Quelle doctrine commença à revêtir une nouvelle signification lorsque les signes annoncés par Jésus eurent lieu ? Matthieu 24:29-33.

b.

Que dirent les Réformateurs à propos de cet événement ce qui devrait apporter à chaque chrétien espoir et encouragement ?

“[Les saints et les martyrs] consentaient volontiers à descendre dans la tombe, puisqu’ils devaient en ressortir affranchis. Ils attendaient le retour du Seigneur dans les nuées, entouré de la gloire du Père, et venant inaugurer «les jours du royaume». Les Vaudois se nourrissaient de la même foi. Wiclef considérait l’apparition du Rédempteur comme l’espérance de l’Eglise. Luther disait : «Je suis persuadé qu’il ne s’écoulera pas trois siècles avant le jour du jugement. Dieu ne supportera pas, ne pourra pas supporter ce monde impie plus longtemps. … Le grand jour approche où le règne des abominations prendra fin.» «Ce vieux monde touche à sa fin», disait Mélanchthon. Calvin exhortait les chrétiens à ne «pas hésiter de désirer avec ardeur le jour de la venue de Jésus-Christ comme l’événement, pour eux, le plus heureux». Il ajoutait : «que toute la famille des fidèles ait les yeux fixés sur ce jour. … Il faut soupirer après le Christ, le rechercher, le contempler jusqu’à l’aube du grand jour où le Seigneur manifestera pleinement son royaume.» «Notre Seigneur Jésus-christ n’a-t-il pas transporté notre chair dans les cieux ?» dit Knox, le réformateur de l’Ecosse, «et ne reviendra-t-il pas ? Nous savons qu’il reviendra, et qu’il ne tardera pas.» Ridley et Latimer, qui donnèrent leur vie pour la vérité, attendaient avec foi le retour du Seigneur. Ridley écrivait : «Je puis le dire sans le moindre doute : le monde tire à sa fin. Avec Jean, disons de tout notre cœur : ‘Viens, Seigneur Jésus !’» «La pensée du retour du Seigneur, disait Baxter, m’est des plus douces et des plus précieuses.» «C’est l’œuvre de la foi et la caractéristique des saints d’aimer son apparition et d’attendre la réalisation de la bienheureuse espérance.» «La mort étant le dernier ennemi qui sera détruit à la résurrection, apprenons quelle doit être la ferveur de nos prières pour hâter la seconde venue du Seigneur qui nous apportera cette victoire définitive.”–La Tragédie des Siècles, pages 327-328 (GC, pp. 296298, CI, pp. 317-319).

Avant-propos “Nous n’avons rien à craindre pour l’avenir sauf si nous oublions de quelle manière le Seigneur nous a conduits et son enseignement au cours de notre histoire passée.”–Life Sketches, page 196. La prophétie nous dit que “tous ceux qui veulent vivre pieusement en JésusChrist seront persécutés” (2 Timothée 3:12). En ces derniers jours, lorsque l’armée du Seigneur répandra sur ce monde de péché le message de Christ notre Justice, la persécution se ranimera. Lorsque les membres de l’église s’uniront plus étroitement par les liens d’un amour sacré avec leur Sauveur et les uns avec les autres, les ennemis de la vérité se manifesteront comme ils l’ont fait dans le passé. Le trimestre actuel de nos leçons vise à faire en sorte que nous n’oubliions jamais les choses épouvantables qui ont été commises autrefois. Ce trimestre, nous souhaitons étudier de quelle manière ceux qui nous ont précédé ont vécu la persécution et la réforme. Nous savons que la bête semblable à un léopard est toujours restée la même. Nous ne devons pas nous laisser abuser par l’apparence extérieure revêtue pour tromper ceux qui ne se méfient pas. Nous devons savoir ce qu’il en a coûté aux Réformateurs de nous donner les Ecritures dans nos langues maternelles. Nous devons savoir qu’hommes, femmes et enfants ont dû payer de leur vie la liberté dont nous jouissons. Il nous faut demander au Seigneur de fortifier notre foi afin que nous n’en fassions pas moins lorsque nous serons appelés à témoigner pour la vérité. Du fait que cette histoire s’est déroulée après que la Bible fût écrite, les réponses aux questions ne pourront toujours être trouvées directement dans le texte des Ecritures. Les versets donnés se référeront parfois à une expérience parallèle ou bien pourront illustrer ce dont nous parlons. Cette série de leçons est basée sur le livre Le Grand Conflit [ou La Tragédie des Siècles ou Le Conflit Imminent, NdT]. Nous ne pouvons suffisamment insister sur l’importance d’étudier les vérités qui s’y trouvent. Ellen White expliquait : “Dieu m’a communiqué les lumières contenues dans La Tragédie des Siècles et dans Patriarches et Prophètes. Cette lumière était nécessaire pour inciter les âmes à se préparer en vue de l’imminence du grand jour de Dieu. Ces ouvrages renferment des appels directs de Dieu aux lecteurs. Par ce moyen, il leur parle en termes émouvants, les exhortant à se préparer à son retour. La lumière contenue dans ces ouvrages ne devrait pas être cachée.”–Le Colporteur Evangéliste, pages 148-149. Alors que la blessure mortelle est en voie de guérison et que la voie est ouverte pour le dernier conflit, où en êtes-vous ? Serez-vous aussi courageux que ceux qui vous ont précédé ? Notre prière est que ces leçons ouvrent nos yeux sur le grand besoin de réforme dans nos vies, dans nos familles et dans nos églises. Le Département de l’Ecole du Sabbat de la Conférence Générale. Aux moniteurs de l’Ecole du Sabbat : Si vous désirez recevoir le Bulletin de Nouvelles de l’Ecole du Sabbat (en anglais), veuillez envoyer vos coordonnées à P.O. Box 7240, Roanoke, VA 24019, U.S.A Veuillez préciser le nom de votre Ecole du Sabbat.

70

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

3


Mardi

Sabbat 4 janvier 2003

Offrande spéciale

25 mars

3.

PROPHETIES ACCOMPLIES

a.

Comment Daniel amplifia-t-il la prophétie donnée dans son livre, chapitre 12 et verset 4 ? Quelle est la signification de ceci ? Daniel 12:6-7.

pour la Mongolie Il est si merveilleux de voir le Seigneur manifester son grand amour à un peuple qui ne l’a jamais connu ! Cela a été le cas dans notre pays de l’Asie du nord, la Mongolie. Séparée du reste du monde, la Mongolie a vécu pratiquement dans les ténèbres pendant très longtemps. Les gens d’ici n’ont rien su du grand amour du Sauveur ou même de son proche retour pour nous prendre et nous emmener à la maison. Mais le Seigneur ne nous a pas oubliés. Dans les années 90, un missionnaire venant de Corée a eu la charge d’apporter l’évangile à notre pays froid et désertique. Il a appris notre langue et s’est mis à nous parler de la proche venue du Messie. Nos cœurs ont fléchi et nous avons abandonné nos habitudes mondaines pour devenir enfants du Roi céleste. La Mongolie est un pays riche d’histoire Statistiques ancienne. Les hordes mongoliennes ont autrefois régné sur un empire s’étendant de la Chine à l’Europe • Superficie : 1 565 000 km de l’est, de la Sibérie à l’Inde. Mais le siècle dernier a • Population : 2 654 999 h vu ce pays devenir un pauvre état communiste, (estimation 2001) dominé par l’ancienne Union soviétique. L’état a • Capitale : Ulaanbaatar tenté de faire d’un peuple païen un peuple athée et le (619 000 h) problème sembla empirer jusqu’à ce que la vraie • Taux d’alphabétisation : liberté de l’évangile fût révélée à nos concitoyens. 97 % Nous travaillons maintenant à diffuser l’évangile • Langues : Mongol Khalkha à autant d’âmes que nous le pouvons et c’est (90 %), Turque, Russe, pourquoi nous avons besoin de votre aide. Nous vous Chinois. demandons de nous aider à construire un centre pour • Religions : l’œuvre en Mongolie, un lieu qui sera un phare dans Boudhisme Tibétain ; les ténèbres qui nous entourent. Nous aiderez-vous ? Islam (environ 4 %) Nous prions afin que le Seigneur convainque vos cœurs de donner généreusement pour cette œuvre. Economie 2

Vos frères de Mongolie

PROJECT 049 4

• Monnaie : Tugrik • PNB : 5,8 Milliard de $ ; 2250 $/h (estimation 1998) • Inflation : 6 % (estimation 2001) • Principaux partenaires commerciaux : Chine, Suisse, Russie, Corée du sud, USA, Japon

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“[Joseph] Wolff croyait la venue du Seigneur imminente ; selon son interprétation des périodes prophétiques, la grande consommation devait avoir lieu à quelques années seulement du temps fixé par Miller. Wolff répliquait à ceux qui avançaient que «pour ce qui est de ce jour et de cette heure, personne ne le sait,» et que les hommes ne pouvaient rien savoir relativement au temps de cet avènement : «Notre Seigneur dit-il qu’on ne connaîtrait jamais ni le jour, ni l’heure de sa venue ? Ne nous a-t-il pas donné des signes des temps, afin que nous pussions savoir au moins quand sa venue serait proche, et cela avec la même certitude qu’on peut savoir que l’été est proche quand on voit le figuier pousser des feuilles ? Sommes-nous condamnés à ne jamais connaître ce temps, alors qu’il nous exhorte lui-même non seulement à lire, mais à comprendre Daniel le prophète, ce même livre de Daniel qui dit que les paroles sont scellées jusqu’au temps de la fin (ce qui était le cas de son temps), et qu’alors «plusieurs le parcourront» (expression hébraïque signifiant observer le temps et y réfléchir), et que «la connaissance» (concernant ce temps) «sera augmentée» ? De plus, notre Seigneur ne dit nullement que l’approche du temps ne sera pas connue, mais que l’heure et le jour précis de sa venue ne sont connus de personne. Il dit que les signes des temps avertiront de l’approche de ce jour avec assez de clarté pour nous porter à nous préparer en vue de cet événement, de même que Noé prépara l’arche en prévision du déluge.»”–Le Grand Conflit, page 357 (CI, pp. 380-381, TDS, p. 390). [Italiques de l’auteur]. b.

Quand il ouvrit l’avenir à ses disciples, que dit Jésus au sujet de ce qui arriverait à la fin de la tribulation du Moyen Age ? Marc 13:24-25; Matthieu 24:21-22.

“Dans son entretien avec ses disciples sur la montagne des Oliviers, le Sauveur décrit la longue détresse des croyants : les mille deux cent soixante années de la persécution papale, persécution qu’il déclare devoir être abrégée. Puis il mentionne en ces termes certains événements qui devaient précéder sa venue, en précisant comme suit le temps de l’apparition du premier de ces signes : «Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière.» Les mille deux cent soixante jours ou années prirent fin en 1798, les persécutions ayant presque entièrement cessé un quart de siècle plus tôt.”–La Tragédie des Siècles, page 330 (GC, p. 300, CI, p. 321).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

69


Lundi

24 mars

2.

AUGMENTATION DE L’ACTIVITE MISSIONNAIRE

a.

Comment la prophétie de Daniel concernant l’augmentation de la connaissance fut-elle accomplie ? Qu’est-ce qui y a particulièrement contribué ? Daniel 12:4.

“Les progrès dans l’art de l’imprimerie ont donné un essor immense à la propagation de la Bible ; les facilités de communication d’un pays à l’autre, la disparition des barrières élevées par les préjugés et l’exclusivité nationale, ainsi que la chute du pouvoir temporel du pontife de Rome, ont ouvert la voie à la diffusion de la Parole de Dieu. Depuis plusieurs années, la Bible se vend sans entrave dans les rues de Rome et elle est maintenant distribuée dans toutes les régions habitées du globe.”–Le Conflit Imminent, pages 301-302 (GC, p. 280, TDS, p. 309). “En 1804, selon M. William Canton, de la Société biblique, britannique et étrangère, tous les exemplaires des Ecritures en existence dans le monde entier, en y faisant entrer les manuscrits en toutes langues, ne s’élevaient pas au-dessus de quatre millions. Les différentes langues représentées dans ces exemplaires, en comptant les langues mortes, telles que le mœuso-gothique d’Ulfilas et l’anglosaxon de Bède, étaient au nombre de cinquante environ. … La Société biblique américaine a rapporté une distribution de 481 149 365 Bibles, Testaments et extraits de Testaments, de 1816 à 1955. ll faut ajouter à cela plus de 600 000 000 de Bibles ou de portions des Ecritures distribuées par la société biblique britannique et étrangère.”–Appendice à la Tragédie des Siècles, page 763 et Appendix to The Great Controversy, page 689. b.

Quelle prophétie nous conduit à attendre une croissance continue de l’Evangile et de l‘activité missionnaire ? Apocalypse 11:12.

Leçon 1

Sabbat 4 janvier 2003

Le mystère de l’iniquité “Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme impie, le fils de la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore ; il va jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.” (2 Thessaloniciens 2:3-4). “Le trait caractéristique de la bête, et par conséquent de son image, c’est la violation des commandements de Dieu.”–Le Grand Conflit, page 447 (TDS, p. 483, CI, p. 472). Lectures proposées :

Patriarches et Prophètes, chapitre 1. Le Grand Conflit, pages 48-53 [TDS, pp. 49-54, CI, pp. 47-52].

Dimanche 1.

L’ORIGINE DU PECHE

a.

Après Christ, qui était le plus élevé des anges et que savons-nous de sa position ? Ezéchiel 28:12-14.

“Le péché prit naissance dans le cœur de celui qui, après le Christ, avait été le plus hautement honoré de Dieu, et qui était le plus puissant et le plus glorieux de tous les habitants du ciel. Avant sa chute, Lucifer, le Porte-Lumière, était un «chérubin protecteur» saint et sans tache.”–La Tragédie des Siècles, pages 536-537 (GC, pp. 499-500, CI, p. 528).

“Au cours des cinquante années qui précédèrent l’année 1792, on ne s’était guère occupé des missions étrangères. Aucune société nouvelle ne s’était formée et peu d’églises se préoccupaient d’évangéliser les païens. Mais vers la fin du dixhuitième siècle, un grand changement se produisit. On se lassa du rationalisme et l’on commença à éprouver le besoin d’une révélation divine et d’une religion expérimentale. A partir de cette époque, l’œuvre des missions a pris un développement sans précédent.”–La Tragédie des Siècles, page 309 (GC, pp. 279280, CI, p. 301).

b.

68

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

29 décembre

Qu’est-ce qui conduisit ce chérubin, oint pour protéger, sur la voie qui le sépara des privilèges du ciel ? Ezéchiel 28:6, 15-17.

“Lucifer aurait pu conserver la faveur de Dieu. Aimé et honoré des armées angéliques, il aurait pu faire servir ses nobles facultés au bien de son entourage et à la gloire de son Créateur. … Au lieu de veiller à exalter Dieu au suprême degré et à lui assurer la première place dans l’affection de ses créatures, Lucifer chercha à capter à son profit leur allégeance et leurs hommages. Convoitant l’honneur que le Père avait conféré à son Fils, le prince des anges aspira à une puissance dont le Christ seul détenait la prérogative.”–La Tragédie des Siècles, page 537 (GC, p. 500, CI, p. 529). 5


Lundi

30 décembre

2.

LA REBELLION EST REPRIMEE

a.

Quel contraste le prophète Esaïe établit-il entre la position originelle de Lucifer et sa condition postérieure qui s’est perpétuée au travers de l’histoire ? Esaïe 14:12-14.

“Imperceptiblement, Lucifer se laissa aller à des pensées de gloire et d’ambition. … Cet ange puissant, qui tirait toute sa gloire de Dieu, en vint à la considérer comme lui appartenant en propre. Non content de la place qu’il occupait, et qui l’élevait au-dessus de toute l’armée des anges célestes, il s’aventura à convoiter des hommages qui n’étaient dus qu’au Créateur.”–Patriarches et Prophètes, pages 35 ou 11-12. “Ce désir de gloire avait provoqué un conflit dans les parvis célestes et avait causé le bannissement d’une foule d’anges appartenant à l’armée divine. Si Lucifer avait réellement désiré être semblable au Très-Haut, il n’aurait jamais quitté la place qui lui était réservée dans le ciel ; car l’esprit du Très-Haut se manifeste par un ministère désintéressé. Lucifer convoitait la puissance de Dieu, mais non son caractère. Il recherchait la première place pour lui-même ; quiconque est animé de son esprit agira de même. Il en résultera la haine, la discorde, la guerre. Le règne appartient au plus fort. Le royaume de Satan est celui de la force ; chaque individu regarde son voisin comme un obstacle à son avancement, ou un tremplin pour s’élever plus haut.”–Jésus-Christ, page 432. b.

Sur quoi les ambitions de Lucifer se fixaient-elles ?

“L’orgueil de sa propre gloire lui fit désirer la suprématie. Lucifer n’apprécia pas comme un don de son Créateur la haute et honorable position que Dieu lui avait conférée, et il n’en ressentit aucun sentiment de gratitude. Il se glorifia de sa beauté et de son élévation, et aspira à être égal à Dieu.”–Le Grand Conflit, page 501 (TDS, p. 538, CI, pp. 529-530).

Leçon 13

Sabbat 29 mars 2003

Une nouvelle ère pour la prédication de l’Evangile “Je mettrai la louange sur les lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près ! dit l’Eternel. Je les guérirai.” (Esaïe 57:19). “L’œuvre de la Réforme consista à restituer la Parole de Dieu à l’humanité.”–La Tragédie des Siècles, page 419 (GC, p. 387, CI, p. 411). Lectures proposées :

Le Grand Conflit [TDS ou CI], chapitre 16. Prophètes et Rois, pages 513-516.

Dimanche

23 mars

1.

LA PUISSANCE DE L’OPPRESSION BRISEE

a.

Quelle nouvelle ère fut inaugurée grâce à la diffusion de la Parole de Dieu et à la Réforme ? 2 Corinthiens 3:17.

b.

L’accession au pouvoir de l’Eglise Romaine marqua le début du Moyen Age. Qu’est-ce qui en marqua la fin ? Apocalypse 13:3 (première partie); 12:14.

“L’avènement au pouvoir de l’Eglise de Rome a marqué le commencement du Moyen Age.”–La Tragédie des Siècles, page 55 (GC, p. 54, CI, p. 53).

Où Lucifer fut-il rejeté lorsque sa rébellion fut vaincue et combien d’anges le rejoignirent dans sa révolte ? Esaïe 14:15; Apocalypse 12:4, 7-9.

“Cette période, comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, commence avec l’établissement de la papauté, en l’an 538 de notre ère, et se termine en 1798. C’est au moment où la papauté fut renversée et le pape emmené captif par l’armée française, que la puissance papale reçut sa plaie mortelle, et qu’on vit l’accomplissement de cette prédiction : «Si quelqu’un mène en captivité, il ira luimême en captivité.»”–Le Grand Conflit, page 441 (TDS, p. 476, CI, p. 465).

“Lorsqu’il fut rejeté hors du ciel à cause de sa rébellion, Lucifer résolut de faire de l’homme sa victime et de la terre son royaume. Il jeta la honte de sa rébellion sur Christ et, dans une haine déterminée pour Dieu, il chercha à le blesser en faisant chuter l’homme.”–The Bible Echo, 1er novembre 1892.

“Au début de l’année 1798, le 15 février, un général français, Berthier, entra à Rome avec son armée sans rencontrer de résistance. Il déposa le pape, abolit le gouvernement papal et instaura la république d’Italie.”–William Miller, Miller’s Works, volume 2, page 99.

6

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

c.

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

67


Jeudi

20 mars

Mardi

31 décembre

5.

UN FREIN PROVIDENTIEL

3.

REBELLION EN CE MONDE

a.

Quand devait finir la période de la domination papale ? Daniel 7:25; Apocalypse 12:4-6.

a.

Exclu du ciel, comment Lucifer poursuivit-il son œuvre destructrice ? Apocalypse 12:12; 1 Pierre 5:8-9.

“Les périodes «quarante-deux mois» et «mille deux cent soixante jours» mentionnées dans ce passage sont un seul et même laps de temps, à savoir celui pendant lequel l’Eglise de Dieu devait être opprimée par celle de Rome. Les mille deux cent soixante années de la suprématie papale commencèrent en l’an 538 de notre ère, et devaient par conséquent se terminer en 1798. A cette dernière date, une armée française entra dans Rome, s’empara du pape et le conduisit en exil à Valence, où il mourut. On ne tarda pas à élire un nouveau pape, mais la Curie fut incapable de rétablir son ancienne puissance.”–La Tragédie des Siècles, page 287 (GC, p. 258, CI, p. 279).

“Dès l’origine du conflit dans le ciel, le but constant de Satan a été d’abolir la loi de Dieu. C’est dans cette intention qu’il a levé l’étendard de la révolte contre le Créateur et que, chassé du ciel, il a transporté et continue infatigablement cette lutte sur la terre. Séduire les hommes et les pousser à la transgression de la loi de Dieu, tel est l’objet invariable de son activité. Qu’il atteigne son but en faisant rejeter la loi entière, ou en en faisant répudier un précepte seulement, les conséquences finales sont les mêmes.”–La Tragédie des Siècles, page 631 (GC, p. 592, CI, p. 623).

b.

b.

Quelle prophétie de Jésus indiquait que le Seigneur dans sa miséricorde abrégerait les souffrances de cette époque ? Marc 13:19-20.

“La persécution des fidèles disciples du Sauveur ne dura pas jusqu’à la fin de la période des mille deux cent soixante années. Dans sa miséricorde envers son peuple, Dieu abrégea la durée de cette cruelle épreuve. En prédisant la «grande affliction» qui allait être le lot de son Eglise, le Sauveur avait dit : «Et si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés.» Grâce à l’influence de la Réforme, la persécution prit fin avant 1798.”–La Tragédie des Siècles, page 287 (GC, pp. 258-259, CI, p. 279).

Vendredi

21 mars

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1. 2. 3. 4. 5.

66

19 h 03

Quels étaient les germes de la révolution française ? Quelle était la tache la plus noire du Moyen Age et combien en furent directement affectés ? Qu’est-ce qui restreignit la tyrannie avant que le temps ne soit complètement écoulé ? Comment les persécuteurs furent-ils finalement rétribués ? Qu’est-ce qui est donné aux hommes pour éviter qu’ils ne tombent dans de tels pièges ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Comment peut-on identifier le représentant particulier de Satan en ce monde ? Quel signe établira l’identité du nantissement national dont il se servira ? Apocalypse 13:1-2, 17-18.

“Une autre bête se trouve décrite au chapitre 13 (versets 1-10), bête qui «ressemblait à un léopard,» et à laquelle le dragon donna «sa force, et son trône, et un grand pouvoir.» Ce symbole, comme la plupart des protestants s’accordent à le croire, représente la papauté qui hérita de la puissance, du siège et de l’autorité que possédait autrefois l’ancien empire romain. Voici ce qu’il est dit de cette bête qui ressemblait à un léopard : «On lui donna une bouche qui prononçait des discours pleins d’orgueil et des blasphèmes. … Et elle ouvrit la bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer contre son nom et son tabernacle, et contre ceux qui habitent dans le ciel. Elle reçut aussi le pouvoir de faire la guerre aux saints et de les vaincre. On lui donna encore la puissance sur toute tribu, sur toute langue, et sur toute nation.» Cette prophétie, qui est presque identique avec la description de la petite corne dont parle Daniel 7, se rapporte incontestablement à la papauté.”–Le Grand Conflit, page 441 (TDS, pp. 475-476, CI, p. 465). “La prophétie d’Apocalypse 13 déclare que la puissance représentée par la bête avec des cornes semblables à celles d’un agneau forcerait «la terre et ses habitants» à adorer la papauté, qui se trouve symbolisée dans ce chapitre par une bête qui «ressemblait à un léopard.» La Bête à deux cornes doit aussi dire aux «habitants de la terre de dresser une image à la bête ; «et, de plus, elle doit commander à «tous les hommes, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves,» de recevoir «la marque de la bête.»–Le Grand Conflit, page 588 (TDS, p. 627, CI, p. 615).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

7


Mercredi

1er janvier

Mercredi

19 mars

4.

L’ANTECHRIST

4.

LE RESULTAT DE L’ECARTEMENT DE LA LOI DE DIEU

a.

Que disent les Ecritures des ambitions de l’antéchrist ? Daniel 7:25.

a.

Que devons-nous tous apprendre au sujet de la cause réelle de la honte et de l’opprobre qui s’abattirent sur la France ? Proverbes 14:34.

“Le trait caractéristique de la bête, et par conséquent de son image, c’est la violation des commandements de Dieu. Daniel dit, en parlant de la petite corne, la papauté, qu’elle «pensera pouvoir changer le temps et la loi.» Et Paul nomme la même puissance l’«homme de péché,» qui doit s’élever au-dessus de Dieu. Une prophétie complète d’autre. Ce n’est qu’en changeant la loi de Dieu que la papauté pouvait s’élever au-dessus de Dieu ; quiconque garderait sciemment la loi ainsi changée accorderait un honneur suprême à la puissance par laquelle le changement a été fait. Un tel acte d’obéissance aux lois papales serait une marque de soumission donnée au pape plutôt qu’à Dieu.”–Le Grand Conflit, pages 447-448 (TDS, p. 483, CI, p. 472). “Ceux qui en viennent à comprendre la Parole d’une manière vague et confuse, qui ne voient pas ce que signifie l’antéchrist, se placeront certainement de son côté. Nous n’avons pas le temps maintenant de nous assimiler au monde. Daniel se tient debout à sa place. Les prophéties de Daniel et de Jean doivent être comprises. Elles s’interprètent mutuellement. Elles délivrent au monde des vérités que chacun devrait comprendre. Il faut témoigner de ces prophéties au monde. Elles s’expliqueront elles-mêmes en ces derniers jours par leur accomplissement.”–SDABC, volume 7, page 949. b.

b.

De quoi dépend le bien-être de la famille, de l’église et de la nation ? Proverbes 1:33; Esaïe 48: 18, 22.

c.

Que déclare Dieu au milieu des crises telles que celle qui eut lieu en France ? Jérémie 16:20-21. Comment ses deux témoins ont-ils pris la défense de son nom dans ce pays et touché des gens sur toute la surface de la terre ? Apocalypse 11:11-12.

Qu’a révélé Paul concernant le “mystère de l’iniquité” et quelle prophétie de l’Ancien Testament l’avait annoncé ? 2 Thessaloniciens 2:3-5; Ezéchiel 28:1-2.

“Peu à peu, d’abord furtivement et en silence, ensuite plus ouvertement, à mesure que sa force augmentait et qu’il s’emparait des esprits, le mystère d’iniquité poursuivit son œuvre séductrice et blasphématrice. Presque imperceptiblement, les coutumes du paganisme s’introduisirent dans l’Eglise chrétienne. Les terribles persécutions dont l’Eglise avait souffert sous le paganisme avaient arrêté pour un moment dans son sein cette tendance à faire des compromis avec le monde et à se conformer à ses coutumes. Mais lorsque la persécution eut cessé, et que le christianisme fut entré dans les cours et les palais des rois, il mit de côté l’humble simplicité de Christ et des apôtres, pour adopter la pompe et les airs superbes des prêtres et des gouverneurs païens, et substitua les théories et les traditions humaines aux commandements de Dieu.”–Le Grand Conflit, page 48 (TDS, p. 50, CI, p. 47). 8

“L’erreur fatale qui amena une telle calamité sur les habitants de la France, fut d’ignorer cette grande vérité : que la vraie liberté repose dans les prescriptions de la loi de Dieu. … Les athées, les incrédules et les apostats, s’opposent à la loi de Dieu et l’attaquent ; mais le résultat de leur influence prouve que le bien-être de l’homme est lié à son obéissance aux divins statuts. Ceux qui ne veulent pas lire cette leçon dans le livre de Dieu, peuvent la lire dans l’histoire des peuples.”–Le Grand Conflit, page 277 (TDS, p. 306, CI, pp. 298-299).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Les fidèles témoins du Seigneur, tués par la puissance blasphématoire qui «montait de l’abîme,» ne devaient pas demeurer longtemps dans le silence. «Après ces trois jours et demi, l’Esprit de vie envoyé de Dieu entra en eux ; et ils se relevèrent sur leurs pieds, et une grande crainte saisit ceux qui les virent.» Ce fut en 1793 que le décret prohibant la Bible fut adopté par la Convention nationale. Trois ans et demi plus tard, la même assemblée retira le décret, et déclara que les Ecritures étaient tolérées. Le monde était frappé de stupeur à la vue des crimes énormes qu’avait causés le rejet des divins oracles, et les hommes reconnaissaient la nécessité de la foi en Dieu et en sa Parole comme base de la vertu et de la moralité. Le Seigneur, parlant par son prophète, dit : «Qui as-tu outragé et blasphémé ? Contre qui as-tu haussé la voix, et levé les yeux en haut ? C’est contre le Saint d’Israël.» «C’est pourquoi voici, je leur ferai connaître cette fois, je leur ferai connaître ma force et ma puissance, et ils sauront que mon nom est l’Eternel.» … Depuis que la France a fait la guerre aux deux témoins, ceux-ci ont été honorés comme ils ne l’avaient jamais été auparavant.”–Le Grand Conflit, pages 278-279 (CI, pp. 287-288, TDS, pp. 308-309). Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

65


Mardi

18 mars

3.

ON RECOLTE CE QUE L’ON SEME

a.

Comment Rome avait-elle enflammé les rois contre le protestantisme au début du seizième siècle ? Quelle loi biblique était maintenant accomplie en France ? Galates 6:7.

“Le papisme avait commencé le travail qu’achevait l’athéisme. Les leçons de Rome avaient entraîné la France dans une crise sociale, politique et religieuse qui la précipitait vers la ruine. En parlant des horreurs de la Révolution, certains auteurs en jettent la responsabilité à la fois sur le Trône et sur l’Eglise. En toute justice, ces excès doivent être attribués à l’Eglise, qui avait empoisonné l’esprit des rois au sujet de la Réforme, qualifiée par elle d’ennemie de la couronne et d’élément de discorde fatal à la paix de la nation. Le génie de Rome avait inspiré les cruautés inouïes et la terrible oppression exercées par l’autorité royale.”–La Tragédie des Siècles, page 298 (CI, pp. 289-290, GC, p. 268).

Jeudi

2 janvier

5.

LA MARQUE DE LA REBELLION

a.

Quel avertissement spécial Paul donne-t-il à l’église d’Ephèse lors de ses adieux ? Actes 20:28-30.

“Les dangers qui allaient menacer l’église d’Ephèse étaient révélés à l’apôtre : [Actes 20:29-30]. Lorsque Paul envisageait l’avenir de cette église, il tremblait de crainte, car il savait quelles attaques elle aurait à subir tant de l’intérieur que de l’extérieur.”–Conquérants Pacifiques, page 350. b.

Quand la tentative de changer la loi de Dieu (Daniel 7:25) – et particulièrement le sabbat – fut-elle entreprise ? 2 Thessaloniciens 2:7.

“La malheureuse France allait moissonner dans le sang ce qu'elle avait semé. Sa soumission à la puissance envahissante de Rome eut de terribles résultats. C’est là où la France avait, sous l’influence du romanisme, élevé le premier bûcher, au commencement de la Réformation, que la révolution monta sa première guillotine. C’est sur la place même où les premiers martyrs de la foi protestante furent brûlés, au seizième siècle, que les premières victimes de la révolution furent guillotinées au dix-huitième siècle. En repoussant l’Evangile qui lui aurait apporté la guérison, la France avait ouvert la porte à l’incrédulité et à la ruine.”–Le Grand Conflit, page 274 (CI, pp. 295-296, TDS, p. 303).

“De nos jours, les protestants avancent que la résurrection de Christ au premier jour, fit de ce jour le Sabbat chrétien. Mais ils manquent de preuves bibliques à l’appui. Ni Christ, ni ses apôtres n’ont donné un tel honneur à ce jour. L’observance du premier jour comme institution chrétienne, tire son origine de ce «mystère d’iniquité» [sans loi, contraire à la loi], qui commençait déjà à faire son œuvre au temps de Paul. Où et quand le Seigneur adopta-t-il cet enfant de la papauté ? Quelle bonne raison peut-on donner en faveur d’un changement que l’Ecriture ne sanctionne pas ?”–Le Grand Conflit, page 53 (TDS, p. 54, CI, p. 52).

b.

Vendredi

3 janvier

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

17 h 05

Comment l’Ecriture prophétisa-t-elle le massacre de la Saint Barthélemy ? Apocalypse 11:9-10. Dans quelle catégorie seront comptés ceux qui ont perdu leur vie au cours du plus noir des crimes commis en cette sombre période ? Hébreux 11:36-38. Combien ont été massacrés ?

1. 2.

Quel esprit incita Lucifer à convoiter l’égalité avec Dieu ? Quelle est la première séparation dont il soit question pour protéger l’œuvre de Dieu ? Quels moyens Satan utilise-t-il pour cacher aux hommes la véritable nature de sa rébellion ? Pourquoi l’expression “mystère de l’iniquité” est-il si approprié à la description de la puissance de l’antéchrist ? Qu’est-ce qui identifiera ceux qui acceptent comme chef l’antéchrist plutôt que Dieu ?

“Mais le plus noir des forfaits, le plus atroce des crimes enregistrés par l’histoire, fut le massacre de la Saint-Barthélémy. Le monde frémit encore d’horreur au souvenir de ce lâche et cruel attentat. Sous la pression des dignitaires de l’Eglise, ce crime fut autorisé par le roi de France. … Le massacre dura deux mois entiers dans toutes les parties de la France. Soixante-dix mille âmes environ, la fleur de la nation, périrent.”–La Tragédie des Siècles, page 293 (GC, p. 264, CI, p. 285).

3.

64

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

4. 5.

9


Leçon 2

Sabbat 11 janvier 2003

Le moyen âge

Lundi 2.

LA FUREUR DES ELEMENTS

a.

Comment la prophétie d’Apocalypse 11:7 s’accomplit-elle ?

17 mars

“Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.” (Ephésiens 6:12). “Il n’y a point de vérité, point de miséricorde, point de connaissance de Dieu dans le pays.”–La Tragédie des Siècles, page 61 (GC, p. 60, CI, p. 59). Lectures proposées :

Le Grand Conflit, pages 54-60 [TDS, pp. 55-61, CI, pp. 53-59]. Conquérants Pacifiques, pages 234-236.

Dimanche

5 janvier

1.

LES ENSEIGNEMENTS DES HOMMES

a.

Quelle vérité particulière est laissée de côté par l’enseignement de la papauté qui élève Marie et les soi-disant “saints” ? 1 Timothée 2:5.

“L’avènement au pouvoir de l’Eglise de Rome a marqué le commencement du Moyen Age. A mesure que croissait sa puissance, les ténèbres devenaient plus denses. Le pape, prenant la place de Jésus-christ, le véritable fondement, devint l’objet de la foi. Au lieu de s’adresser au Fils de Dieu pour obtenir le pardon des péchés et le salut éternel, on compta sur le pape, sur les prêtres et les prélats, auxquels il avait délégué son autorité. On enseignait aux foules que le pape étant leur médiateur terrestre, nul ne pouvait s’approcher de Dieu que par lui ; on ajoutait qu’une obéissance implicite lui était due parce qu’il était sur la terre à la place de Dieu.”–La Tragédie des Siècles, page 55 (GC, p. 54, CI, p. 53). b.

De quoi la papauté se sert-elle pour créer de nouvelles doctrines non scripturaires et que dit la Parole de Dieu de telles choses ? Matthieu 15:13, 7-9.

“Lorsque les Ecritures sont mises de côté, et que l’homme arrive à se regarder lui-même comme suprême, on ne rencontre bientôt que la fraude, l’astuce et les péchés dégradants. Les lois et les traditions humaines élevées au-dessus des lois divines, on voit se manifester la corruption qui résulte toujours de la réjection de la loi de Dieu.”–Le Grand Conflit, page 54 (TDS, p. 56, CI, p. 53). 10

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“[Apocalypse 11:7]. Le pouvoir athée qui gouverna la France pendant la révolution et le règne de la terreur, fit à la Bible une guerre telle que le monde n’en a jamais vu de semblable. L’assemblée nationale prohiba la Parole de Dieu. Les Bibles furent rassemblées et brûlées publiquement avec les plus grandes manifestations de dédain. La loi de Dieu fut foulée aux pieds. Les institutions de la Bible furent abolies. On mit de côté le repos hebdomadaire, et à sa place on consacra au plaisir et au blasphème chaque dixième jour. On défendit d’administrer le baptême et la sainte cène, et des affiches, placées bien en vue sur les cimetières, annoncèrent que la mort était un sommeil éternel.”–Le Grand Conflit, pages 265266 (TDS, pp. 294-295, CI, pp. 286-287). b.

Dans un sens spirituel, quelles sont les deux caractéristiques–l’une appartenant à l’Egypte et l’autre à Sodome–que l’on trouvait en France pendant la révolution ? Apocalypse 11:8; Exode 5:1-2; Ezéchiel 16:49.

“La «grande ville» dans les rues de laquelle les deux témoins sont tués et où gisent leurs cadavres, «est appelée, dans un sens spirituel, Egypte.» De toutes les nations dont la Bible nous rapporte l’histoire, l’Egypte a le plus effrontément dénié l’existence de Dieu et résisté à ses commandements. Aucun monarque ne s’est jamais révolté aussi ouvertement et audacieusement contre l’autorité du ciel que le roi d’Egypte. Quand Moïse lui apporta un message au nom de Dieu, pharaon lui répondit orgueilleusement : «Qui est l’Eternel, pour que j'obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ?» Exode 5:2. Tel est le langage de l’athéisme ; et la nation représentée par l’Egypte renierait elle aussi les proclamations du Dieu vivant et manifesterait le même esprit d’incrédulité et de défiance. La «grande ville» est aussi comparée, dans un sens «spirituel», à Sodome. La corruption de Sodome, en désobéissant à la loi de Dieu, se manifesta plus spécialement par sa sensualité. Ce péché devait être également la caractéristique dominante de la nation qui allait accomplir les spécifications de cette prophétie. En accord avec les paroles du prophète, peu avant l’an 1798, un pouvoir d’origine et de caractère sataniques devait s’élever pour faire la guerre à la Bible. Et dans le pays où les deux témoins allaient être réduits au silence, l’athéisme du Pharaon et la sensualité de Sodome seraient évidents.”–Le Conflit Imminent, page 282 (TDS, p. 290, GC, p. 261). Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

63


Leçon 12

Sabbat 22 mars 2003

L’échec d’une horrible expérience “Quand [les deux témoins] auront achevé leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra, et les tuera.” (Apocalypse 11:7). “Sous prétexte d’une grande vénération pour les saintes Ecritures, la tactique constante de Rome avait été de les tenir scellées dans une langue inconnue, et de les mettre ainsi hors de la portée du peuple. Sous cette domination, les deux témoins avaient prophétisé vêtus de sacs. Mais un nouveau pouvoir – la «bête qui monte de l’abîme» – devait surgir et livrer une guerre ouverte à la Parole de Dieu.”–La Tragédie des Siècles, page 289 (GC, p. 261, CI, pp. 281-282). Lectures proposées :

Le Grand Conflit, pages 268-281 [TDS, pp. 296-310, CI, pp. 289-302].

Dimanche

16 mars

1.

LES AGITES COMMENCENT A SE REVOLTER

a.

Qu’a déclaré Dieu au sujet de ses deux témoins – l’Ancien et le Nouveau Testaments – pendant les 1260 ans de persécution papale ? Apocalypse 11:2-6. Que devait-il se passer juste au moment où ils finissaient de témoigner ? Apocalypse 11:7.

Lundi

6 janvier

2.

LES DEBUTS DE LA PAPAUTE

a.

Que dit Jésus à propos de l’expérience de ceux qui choisissent d’obéir à la parole de Dieu plutôt qu’aux enseignements humains ? Luc 21:16-17.

“On mit les chrétiens dans l’alternative de choisir soit l’abandon de leurs principes et l’adoption des cérémonies et du culte papal, soit la perspective de passer leur vie dans des cachots, ou de mourir par la roue, le bûcher ou la décapitation. Alors s’accomplit cette prophétie du Sauveur : «Vous serez livrés même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et ils feront mourir plusieurs d’entre vous. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom.» La persécution se déchaîna avec furie contre les fidèles, et le monde devint un vaste champ de bataille.”–La Tragédie des Siècles, page 55 (GC, pp. 53-54, CI, pp. 5253). “Ceux qui sont appelés à supporter l’opprobre ou la persécution pour leur foi sont souvent tentés de se croire délaissés de Dieu. Aux yeux des hommes, ils sont en minorité. Selon toutes les apparences, leurs ennemis triomphent d’eux. Mais qu’ils ne fassent pas violence à leur conscience. Celui qui a souffert à leur place, et qui a porté leurs douleurs et leurs afflictions ne les a pas délaissés.”–Les Paraboles, page 173 ou 144. “Les serviteurs de Dieu peuvent s’attendre à être insultés, présentés sous un faux jour, calomniés, persécutés et opprimés ; car tous ceux qui «veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés» (2 Timothée 3:12). Ce n’est que par la grâce de Dieu que le peuple de Dieu restera fermement attaché à la foi.”–The Signs of the Times, 14 novembre 1895.

“[Apocalypse 11:7]. La période pendant laquelle les deux témoins devaient rendre leur témoignage revêtus de sacs se termina en 1798. Vers la fin de leur ministère exercé dans l’ombre, la puissance représentée par la «bête qui monte de l’abîme» allait leur faire la guerre.”–La Tragédie des Siècles, page 289 (GC, p. 260, CI, p. 281).

b.

b.

“Au sixième siècle, la papauté était solidement établie. Le siège de son empire avait été fixé dans la ville impériale, et l’évêque de Rome était reconnu chef de toute la chrétienté. Le paganisme avait fait place à la papauté. Le dragon avait cédé à la bête «sa puissance, et son trône, et une grande autorité». C’est alors que commencent les mille deux cent soixante années d’oppression papale annoncées par les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse. … L’avènement au pouvoir de l’Eglise de Rome a marqué le commencement du Moyen Age. A mesure que croissait sa puissance, les ténèbres devenaient plus denses.”–La Tragédie des Siècles, pages 5455 (GC, pp. 53-54, CI, pp. 52-53).

Pourquoi la France, nation ayant été longtemps le bastion de la puissance papale et de la suppression totale de la parole de Dieu, étaitelle mûre pour la révolution ? Jean 3:19.

“La guerre contre la Bible se poursuivit pendant des siècles en France et atteignit son point culminant sous la Révolution. Ce bouleversement terrible fut la conséquence inévitable de la suppression par Rome de la Parole de Dieu.”–Le Conflit Imminent, page 278 (TDS, p. 286, GC, p. 257). 62

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Quel événement établit la puissance de la papauté et marqua le début du Moyen Age ? Apocalypse 13:2 (dernière partie), 5-7; Daniel 7:25.

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

11


Mardi

7 janvier

Jeudi

13 mars

3.

L’ERREUR INSTAUREE

5.

LE FAIBLE RENDU FORT

a.

Quels moyens furent utilisés par les maîtres de Rome pour maintenir la puissance spirituelle des évêques et l’autorité de l’église ? Jean 8:44.

a.

Qu’est-ce qui résulta de la possession par les Suédois de la Bible entière dans leur langue au sein des églises et des écoles ? Proverbes 14:34 (première partie).

“Alors même que le vice régnait jusque dans les rangs des chefs de la hiérarchie, l’influence de l’Eglise romaine allait croissant. Vers la fin du huitième siècle, on prétendait que les évêques de Rome avaient possédé dès les premiers temps de l'église toute la puissance spirituelle dont ils se réclamaient. Et comme il fallait donner à cette affirmation une apparence de véracité, le père du mensonge fut tout prêt à en suggérer le moyen. Des moines forgèrent de toutes pièces des écrits que l’on donna pour très anciens. Des décrets de conciles dont on n’avait jamais entendu parler établissaient la suprématie du pape depuis les temps les plus reculés. Une Eglise qui avait rejeté la vérité accueillit ces fraudes avec empressement.”–La Tragédie des Siècles, page 56 (GC, p. 55, CI, p. 54). b.

Quel genre d’ouvriers Dieu a-t-il suscité pendant cette période où prévalaient les faux enseignements et la persécution ? 2 Timothée 2:3; 2 Corinthiens 4:16-18.

“Des serviteurs capables furent suscités pour défendre la foi «qui a été transmise aux saints une fois pour toutes». L’histoire a enregistré la bravoure et l’héroïsme de ces hommes. Comme les apôtres, beaucoup tombèrent à leur poste, mais la construction du temple ne cessait d’avancer. Les ouvriers étaient massacrés, mais l’œuvre progressait toujours. Les Vaudois, Wicleff, Huss et Jérôme, Luther et Zwingle, Cranmer, Latimer et Knox, les Huguenots, Jean et Charles Wesley, et une foule d’autres apportèrent aux fondations les matériaux qui subsisteront pendant l’éternité.”–Conquérants Pacifiques, page 531. c.

De quoi avons-nous besoin aujourd’hui si nous voulons pouvoir résister à l’heure de la tentation ? Apocalypse 14:12; Matthieu 24:12-13.

“Affranchi de l’oppression romaine, le peuple suédois parvint à un degré de grandeur et de puissance qu’il n’avait pas encore connu, et devint l’un des remparts du protestantisme. Un siècle plus tard, à une heure de grand péril, cette petite et jusqu’alors faible nation fut la seule, dans toute l’Europe, qui eut le courage de venir au secours de l’Allemagne dans la longue et terrible lutte que fut la Guerre de Trente ans. Alors que tout le nord de l’Europe semblait sur le point d’être ramené sous la tyrannie de Rome, ce furent les armées suédoises qui permirent à l’Allemagne d’enrayer les succès du papisme, d’assurer la tolérance aux protestants – calvinistes et luthériens – et de rendre la liberté de conscience aux pays qui avaient accepté la Réforme.”–La Tragédie des Siècles, page 261 (CI, pp. 254-255, GC, p. 235). b.

Quels noms et quelles villes sont mis en relief dans les pages de l’histoire en tant qu’instruments entre les mains de Dieu ? Psaume 112:6-8.

“Ceux qui considérèrent seulement les centres brillants de Wittenberg et de Zurich, et les noms illustres de Luther, de Mélanchthon, de Zwingle et d’Oecolampade, nous disent volontiers que ces hommes, les chefs du mouvement, possédaient sans doute de rares facultés et des connaissances extraordinaires, mais que leurs lieutenants ne leur ressemblaient guère. Pourtant, si nous nous tounons vers le théâtre obscur de la Suède, où figurent les noms modestes d’Olaf et de Laurentius Petri ; si des maîtres nous passons aux disciples, que trouvons-nous†? ...Des savants et des théologiens ; des hommes parfaitement familiarisés avec toutes les vérités évangéliques, et qui triomphaient aisément des sophistes des écoles et des dignitaires de Rome.”—La Tragédie des Siècles, page 260 (CI, p. 254, GC, pp. 234-235).

Vendredi REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

“Ce dont le monde a le plus besoin, c’est d’hommes, non pas des hommes qu’on achète et qui se vendent, mais d’hommes profondément loyaux et intègres, des hommes qui ne craignent pas d’appeler le péché par son nom, des hommes dont la conscience soit aussi fidèle à son devoir que la boussole l’est au pôle, des hommes qui défendraient la justice et la vérité même si l’univers s’écroulait.”–Education, pages 67-68.

1.

12

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

2. 3.

14 mars 18 h 52

Pourquoi était-il nécessaire que les Saintes Ecritures soient disponibles dans la langue du peuple et pas seulement pour les érudits ? Recherchez l’histoire de l’arrivée de la Bible dans votre langue. Pourquoi la Suède put-elle jouer un rôle crucial dans la Réforme ?

61


Mercredi

12 mars

Mercredi

8 janvier

4.

PERSPECTIVE BIBLIQUE

4.

UNE PERSECUTION VIOLENTE

a.

Pourquoi la Bible a-t-elle été écrite ? Romains 15:4.

a.

b.

Pourquoi les Béréens furent-ils loués ? Actes 17:11.

Des millions furent martyrisés pour leur foi en la Parole de Dieu pendant la période de la persécution papale de 538 à 1798 (1260 jours de la prophétie de Daniel 7:25 et d’Apocalypse 12:6). Suivant la description donnée par Christ dans Matthieu 24:22, quelle institution fut crée par la papauté au cours du treizième siècle ?

c.

Que peut faire la Parole de Dieu pour celui qui croit en elle ? 2 Timothée 3:15.

d.

Quelle devrait être notre prière quand nous ouvrons la Bible ? Psaume 119:18; Ephésiens 1:17.

e.

A quelle condition recevrons-nous la compréhension ? Proverbes 2:3-5.

“Au treizième siècle, le plus terrible instrument de torture de la papauté fut établi : l’Inquisition. Le prince des ténèbres travaillait avec les chefs de la hiérarchie papale. Dans leurs conciliabules secrets, Satan et ses anges dirigeaient les esprits des méchants, tandis qu’un ange de Dieu, invisible à tous, inscrivait le terrible récit de leurs iniques décrets, et écrivait l’histoire d’actes trop horribles pour paraître devant les yeux des humains. «La grande Babylone» était «enivrée du sang des saints». Le sang de millions de martyrs crie vengeance, de la terre au ciel, contre cette puissance apostate. La papauté était devenue le despote du monde. Rois et empereurs fléchissaient devant les décrets du pontife romain. Les destinées des hommes, et pour le temps et pour l’éternité, semblaient être sous son contrôle. Durant des siècles, les doctrines de Rome avaient été reçues implicitement partout, ses rites pratiqués avec respect, et ses fêtes généralement observées. Son clergé était honoré et libéralement entretenu. Jamais depuis, l’Eglise romaine n’a atteint un si haut degré de dignité, de magnificence ou de puissance.”–Le Grand Conflit, page 59 (TDS, p. 60, CI, p. 58). “Toute indignité, toute injure, toute cruauté que Satan pouvait mettre au cœur des hommes a été connue des disciples de Jésus. On la verra se commettre encore de nos jours, car le cœur charnel est toujours ennemi de la loi de Dieu, et il ne peut se soumettre à ses commandements. Le monde n’est pas plus en harmonie avec les principes du Christ aujourd’hui qu’au temps des disciples. La même haine qui fit pousser le cri : «Crucifie-le ! Crucifie-le !» et amena la persécution des disciples, continue à régner dans le cœur des enfants de la désobéissance. Le même esprit qui condamnait au Moyen Age hommes et femmes à la prison, à l’exil, à la mort, et qui conçut les tortures atroces de l’Inquisition, qui prépara et exécuta le massacre de la Saint-Barthélémy et alluma le feu des bûchers de Smithfield, est encore à l’œuvre aujourd’hui avec une énergie démoniaque. L’histoire de la vérité a toujours été caractérisée par une lutte entre le bien et le mal. La proclamation de l’Evangile s’est toujours trouvée en butte à l’opposition, au péril, à la souffrance et à la mort.”–Conquérants Pacifiques, page 75.

60

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

13


Jeudi

9 janvier

Mardi

11 mars

5.

LA MARQUE DE LA PAPAUTE

3.

LA BIBLE EN PLUSIEURS LANGUES

a.

Alors que la papauté prétend représenter Christ sur terre, quel contraste existe-t-il entre eux ? Matthieu 20:25-28.

a.

Qui poursuivit l’œuvre de Wiclef en traduisant les Ecritures en anglais ? Pourquoi son travail fut-il achevé en Europe continentale ? Luc 4:24; Matthieu 10:23.

“Le Seigneur Jésus vint sur notre terre plein de miséricorde, de vie et de lumière, prêt à sauver ceux qui viendraient à lui. Mais il ne peut sauver personne contre la volonté de l’intéressé. Dieu ne force pas la conscience des gens, il ne torture pas le corps pour obliger les hommes à se conformer à sa loi. C’est Satan qui agit ainsi. Par l’intermédiaire de la papauté Satan a mis à exécution son décret en obligeant les hommes à acquiescer à sa volonté et de cette manière il cherchera à restreindre la liberté religieuse. Mais Dieu agit différemment avec les hommes. Il donne au pécheur suffisamment de preuves pour convaincre sa conscience et ensuite, si de son propre libre arbitre, il cède à la charmante invitation de Jésus, il recevra l’Esprit de Dieu.”–The Youth’s Instructor, 17 août 1893. b.

Bien avant l’époque de Martin Luther, qui Dieu suscita-t-il pour apporter la lumière aux gens ?

“Déterminé plus que jamais à donner le Nouveau Testament à son peuple dans la langue du pays, il se mit aussitôt à la tâche. Chassé de chez lui par la persécution, il se rendit à Londres où il put se livrer quelque temps à son travail sans empêchement. Mais la violence des papistes l’obligea de nouveau à prendre la fuite. Toute l’Angleterre lui paraissant fermée, il résolut d’aller demander l'hospitalité à l’Allemagne, et c’est dans ce pays qu’il commença l’impression de son Nouveau Testament. Quand on lui défendait d’imprimer dans une ville, il partait dans une autre. Deux fois, le travail dut être interrompu. Il se rendit enfin à Worms, où, quelques années auparavant, Luther avait plaidé la cause de la vérité devant la diète. Dans cette ville ancienne, où résidaient beaucoup d’amis de la Réforme, Tyndale acheva son travail sans nouvelle interruption.”–La Tragédie des Siècles, page 265 (GC, pp. 237-238, CI, p. 258). b.

“Dès les temps les plus reculés, la tyrannie des papes provoqua aux Pays-Bas une protestation des plus énergiques. Sept siècles avant Luther, deux évêques envoyés en ambassade à Rome, où ils avaient appris à connaître les mœurs du «Saint-Siège», faisaient entendre au pape ces dures paroles : «Dieu a donné à l’Eglise, sa reine et son épouse, pour elle et sa famille, une dot riche et éternelle, un douaire qui ne se peut ni corrompre ni flétrir, et il lui a remis une couronne et un sceptre impérissables ; … tous ces avantages, comme un larron, vous les avez détournés à votre profit. Vous vous asseyez dans le temple de Dieu ; au lieu d’un pasteur, vous êtes devenu un loup pour les brebis …» (Gerard Brandt, History of the Reformation in and about the Low Countries, L. 1, p. 6).”–La Tragédie des Siècles, page 253 (GC, p. 228, CI, p. 247).

Vendredi

10 janvier

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1. 2. 3. 4. 5. 14

Quel réformateur fut l’instrument de la traduction du Nouveau Testament en français ? Quel évêque lui vint en aide ?

“Lefèvre avait entrepris la traduction du Nouveau Testament, et, à l’époque même où Luther faisait paraître les Ecritures en allemand à Wittenberg, le Nouveau Testament était publié en français à Meaux. Briçonnet [l’évêque de Meaux, NdT] n’épargna ni peines ni argent pour le répandre dans toutes les paroisses de son diocèse, et bientôt les paysans furent en possession des saintes Ecritures.”–La Tragédie des Siècles, page 227 (CI, p. 222, GC, p. 204). c.

Par quelles actions les dirigeants de la Suède montrèrent-ils qu’ils accueillaient chaleureusement les Ecritures dans leur langue natale ?

17 h 13

Comment le système papal essaya-t-il d’usurper la position de Dieu ? Quel substitut l’église établit-elle pour remplacer la Parole de Dieu ? Quel genre d’hommes furent suscités au Moyen Age pour défendre la vérité ? De quelle leçon tirée du Moyen Age les Protestants devraient-il toujours se souvenir ? Quelle caractéristique de la papauté – qui se targue de ne pas changer – n’est pas très marquée à notre époque ? Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Olaf Petri avait traduit le Nouveau Testament en langue suédoise, et, selon le désir du roi, les deux frères [Olaf et Laurentius Petri] entreprirent la traduction entière de la Bible. Ainsi, pour la première fois, le peuple suédois reçut la Parole de Dieu dans sa langue natale. La diète ordonna que dans tout le royaume, des ministres de l’Evangile expliquassent les Ecritures, et qu’on apprît aux enfants des écoles à lire la Bible.”–Le Grand Conflit, page 235 (TDS, p. 260, CI, p. 254).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

59


Lundi

10 mars

2.

L’IMPORTANCE DE LA PAROLE ECRITE

a.

Pourquoi les chefs papistes s’opposaient-ils à la diffusion générale des Ecritures parmi le commun peuple ? Jean 3:19-21.

b.

Sur quelle unique base toute vraie doctrine et toute réforme durable peuvent-elles être établies ? Que dit Jésus de ceux qui placent un autre fondement ? Jean 5:39; Matthieu 15:13.

Leçon 3

La “petite corne” “Je considérai les cornes, et voici, une autre petite corne sortit du milieu d’elles, et trois des premières cornes furent arrachées devant cette corne ; et voici, elle avait des yeux comme des yeux d’homme, et une bouche qui parlait avec arrogance.” (Daniel 7:8). “C’est par le moyen de païens à demi convertis, de prélats ambitieux et de chrétiens mondanisés [que Satan] parvint à ses fins.”–La Tragédie des Siècles, page 53 (GC, p. 52, CI, p. 51). Lectures proposées :

“Mais Dieu aura sur la terre un peuple qui s’attachera à la Bible et à la Bible seule, comme la pierre de touche de toutes les doctrines, et la base de toutes les réformes. Les opinions des savants, les déductions de la science, les confessions de foi élaborées par des conciles ecclésiastiques, aussi nombreux et aussi discordants que les Eglises qu’elles représentent, l’opinion de la majorité, – aucune de ces choses ne doit être considérée comme une preuve pour ou contre aucun point de foi religieuse. Avant d’accepter une doctrine ou un précepte quelconque, nous devrions examiner s’il existe en sa faveur un catégorique : «Ainsi a dit l’Eternel.»”–Le Grand Conflit, page 606 (CI, p. 637, TDS, p. 645). c.

Qu’est-ce qui est essentiel pour connaître la volonté de Dieu ? Pour quelle raison Christ fit-il des reproches aux dirigeants religieux de son époque ? Marc 12:24.

Sabbat 18 janvier 2003

Le Grand Conflit, pages 445-447. [TDS, pp. 481-483, CI, pp. 470-472].

Dimanche

12 janvier

1.

LES QUATRE ANIMAUX

a.

Quelle vision fut donné à Daniel concernant quatre animaux ? Laquelle des bêtes laissa une impression particulièrement profonde sur son esprit ? Daniel 7: 1-4, 7-8.

b.

Citez au moins quatre des caractéristiques mentionnées dans Daniel 7:7.

“Les vérités le plus clairement révélées dans les Ecritures ont été mises en doute par des savants qui, s’attribuant une grande sagesse, enseignent que les Ecritures ont un sens mystique, secret, spirituel, qui ne paraît pas dans les termes employés. Ces hommes sont de faux docteurs. C’est à eux que Jésus dit : «Vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu.» Là où il n’y a ni figures ni symboles, il faut donner aux termes de la Bible leur sens le plus évident. «Si quelqu’un veut faire sa volonté [de Dieu], il connaîtra si ma doctrine est de Dieu.» Si l’on voulait attribuer aux paroles de l’Ecriture leur sens propre, s’il n’y avait pas de faux docteurs pour égarer et troubler les esprits, il s’accomplirait sur la terre une œuvre qui réjouirait les anges et grâce à laquelle des milliers de brebis qui errent maintenant dans les ténèbres seraient introduites dans le céleste bercail.”–La Tragédie des Siècles, page 648 (GC, p. 610, CI, pp. 640-641). 58

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

15


Lundi

13 janvier

2.

LA PETITE CORNE IDENTIFIEE

a.

Que vit Daniel en observant les dix cornes de Daniel 7:8 ?

Leçon 11

Sabbat 15 mars 2003

Il est écrit “Ils s’aident l’un l’autre, et chacun dit à son frère : Courage !” (Esaïe 41:6).

b.

Combien de caractéristiques mentionnées précédemment montrent que la “petite corne” représente le pouvoir papal ? Comparez Daniel 7:8, 20-21, 25-26 et Apocalypse 13: 2, 5-7, 10. (Voir aussi Nombres 14:34 et Ezéchiel 4:6 pour le principe d’un jour pour un an dont on se sert pour calculer le temps prophétique).

“Avant d’accepter une doctrine ou un précepte quelconque, nous devrions examiner s’il existe en sa faveur un catégorique : «Ainsi a dit l’Eternel.»”–Le Grand Conflit, page 606 (CI, p. 637, TDS, p. 645). Lectures proposées :

Le Grand Conflit, pages 257-267 [TDS, pp. 285-295, CI, pp. 278-288]. Premiers Ecrits, page 214.

Dimanche

une puissance blasphématrice elle fait la guerre aux saints et les vainc une bouche qui parle avec arrogance “la puissance de la petite corne” apparaît quand disparaissent les trois puissances restantes du gouvernement de la Rome païenne 5) elle devait durer le même temps, 1260 ans 6) cette puissance devait avoir une fin

1.

DEVOILER LE TEXTE SACRE

a.

Qui étaient les seuls à pouvoir lire les Ecritures au Moyen Age ? Quels étaient les deux facteurs principaux ayant entraîné cette situation ? Esaïe 34:16; 29:11-12.

1) 2) 3) 4)

“Les quarante-deux mois sont identiques à la période de «un temps, des temps et la moitié d’un temps» – trois années et demie ou mille deux cent soixante jours – de Daniel, et pendant lesquels la papauté devait opprimer le peuple de Dieu. Nous l’avons déjà dit dans les chapitres précédents : cette période a commencé avec la suprématie papale en l’an 538 de notre ère et s’est terminée en 1798. C’est alors que le pape fut fait prisonnier par les troupes françaises, et que la papauté reçut une «blessure mortelle». Ainsi s’accomplit cette prophétie : «Si quelqu’un mène en captivité, il ira en captivité».”–La Tragédie des Siècles, page 476 (GC, pp. 440441, CI, p. 465). “A cette dernière date, une armée française entra dans Rome, s’empara du pape et le conduisit en exil à Valence, où il mourut. On ne tarda pas à élire un nouveau pape, mais la Curie fut incapable de rétablir son ancienne puissance.”–Idem, page 287 (258, 279).

16

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

9 mars

“A cette époque, lorsque la Bible n’existait que dans des langues anciennes, seuls les savants pouvaient trouver la voie à la fontaine de vérité, mais elle n’était pas accessible à la populace.”–Le Conflit Imminent, page 80 (TDS, p. 82, GC, p. 79). b.

Quel précieux héritage le Seigneur fit-il à certains réformateurs qui devait avoir une influence plus grande et plus durable que leur enseignement, leur exemple ou leurs écrits ? Esaïe 28:9-10.

“A son retour de la Wartbourg, Luther acheva sa traduction du Nouveau Testament. Peu après, l’Evangile était donné au peuple allemand dans sa propre langue. Tous les amis de la vérité accueillirent cette traduction avec une grande joie, tandis qu’elle fut rejetée avec mépris par les partisans de la tradition et des commandements d’hommes.”–La Tragédie des Siècles, page 202 (CI, p. 200, GC, p. 183). “J’ai vu que lorsqu’il n’y avait que très peu d’exemplaires de la Bible, elle était précieuse et réconfortante pour les disciples de Jésus persécutés. Elle était lue dans le secret le plus absolu, et ceux qui jouissaient de ce précieux privilège sentaient qu’ils avaient un entretien particulier avec Dieu, avec son Fils et avec ses disciples.”–Premiers Ecrits, page 214. Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

57


Jeudi

6 mars

Mardi

14 janvier

5.

LA REFORME DANS D’AUTRES PAYS

3.

UNE EPOQUE DE PERSECUTION

a.

Outre l’Allemagne et la Suisse, quelles autres nations ouvrirent leurs portes à la Réforme ? Citez les noms de certains autres conducteurs ayant eu une grande influence ? Actes 11:19-21.

a.

En quelle année le pouvoir temporel de la papauté fut-il établi ?

“Les mille deux cent soixante années de la suprématie papale commencèrent en l’an 538 de notre ère.”–La Tragédie des Siècles, page 287 (GC, p. 258, CI p. 279). “Les enseignements de Luther trouvèrent un terrain favorable dans les PaysBas, et des hommes fervents et fidèles se levèrent pour y prêcher l’Evangile. D’une des provinces de la Hollande, sortit Menno Simons.”–Le Grand Conflit, page 229 (TDS, p. 254, CI, p. 248). “Tausen, le réformateur du Danemark, était le fils d’un paysan. … Tausen se rendit à Cologne qui était alors, comme aujourd’hui encore, l’une des forteresses du romanisme, mais il ne tarda pas à être dégoûté du mysticisme de ses maîtres. C’est alors que les écrits de Luther lui tombèrent sous la main. Il les lut avec étonnement et délices, et éprouva un véhément désir de suivre l’enseignement du réformateur. Au risque d’encourir le déplaisir de ses supérieurs et de perdre ses avantages matériels, il ne tarda pas à s’inscrire à l’université de Wittenberg. De retour au Danemark, … Tausen se mit à prêcher. Les églises lui furent ouvertes ainsi qu’à d’autres, et les foules accoururent pour entendre la Parole de Dieu. Le Nouveau Testament, traduit en danois, était largement répandu. Les efforts des papistes en vue d’enrayer l’œuvre de Dieu ne firent qu’en accélérer les progrès, et le Danemark ne tarda pas à accepter la foi réformée. En Suède, des jeunes gens qui s’étaient aussi désaltérés à la source de Wittenberg, portèrent l’eau vive à leur concitoyens. Deux des promoteurs de la Réforme suédoise, Olaf et Laurentius Petri, fils d’un forgeron d’Orebro, avaient étudié sous Luther et Mélanchthon et s’étaient empressés de communiquer ce qu'ils avaient appris.”–La Tragédie des Siècles, pages 257-258 (GC, pp. 232-233, CI, pp. 251-252).

Vendredi

7 mars

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1.

b.

Où les fidèles trouvèrent-il refuge lorsqu’ils furent persécutés à cause de leur refus d’accepter les hérésies papales ? Apocalypse 12:6.

“Le pouvoir papal s’efforça de cacher la Parole de vérité aux yeux du peuple, et trouva des faux témoins qui contredisaient ses témoignages. Lorsque la Bible fut proscrite par l’autorité religieuse et séculière ; lorsque son témoignage fut travesti, et que tous les efforts qu’hommes et démons purent inventer pour en détourner les esprits furent mis en œuvre ; lorsque ceux qui osaient proclamer ses vérités sacrées furent poursuivis, trahis, torturés, ensevelis dans les cellules des cachots, martyrisés pour leur foi, ou obligés de fuir dans les cavernes des montagnes, et dans les antres de la terre, – alors les témoins fidèles prophétisèrent étant vêtus de sacs. Pourtant ils continuèrent de prophétiser durant toute la période des 1260 ans. Dans les époques les plus sombres, il y eut des hommes fidèles qui aimaient la Parole de Dieu, et étaient jaloux de son honneur. Ces loyaux serviteurs reçurent la sagesse, la force et l’autorité de déclarer sa vérité durant toute cette période.” –Le Grand Conflit pages 259-260 (TDS, p. 288, CI, p. 280).

18 h 41

2. 3. 4. 5.

Qu’est-ce qui rendit la Réforme capable de survivre alors que tout était contre elle ? Quelle était la clef de voûte de la Réforme au seizième siècle ? En quoi réside la force de toute vraie réforme ? Quelle alternative a-t-on aux armes temporelles ? Qui furent certains des chefs de la Réforme en différents pays ?

56

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

17


Mercredi

15 janvier

Mercredi

5 mars

4.

TROMPER LE PEUPLE

4.

CONFIANCE EN DIEU

a.

Quelle était la véritable nature des maîtres qui ne se servaient pas de la Bible ? 2 Jean 7, 9.

a.

Lorsque Luther vit le danger d’un conflit armé, quelles furent les seules armes qu’il employa pour défendre la vérité ? Ephésiens 6:11-17.

“Satan savait très bien que les saintes Ecritures permettraient aux hommes de discerner ses tromperies et de résister à sa puissance. C’est par la Parole, que le Sauveur du monde avait lui-même résisté à ses attaques. A chaque assaut, Christ se servait du bouclier de la vérité éternelle, disant : «Il est écrit.» A chaque suggestion de l'adversaire, il opposait la sagesse et la puissance de la Parole. Satan, pour conserver son influence sur les hommes, et établir l’autorité de l’usurpateur papal, devra les tenir dans l’ignorance des Ecritures. La Bible exalterait Dieu, et placerait les hommes bornés dans leur vraie position ; par conséquent, ces vérités sacrées doivent être cachées et supprimées. Telle est la logique qu’adopta l’Eglise romaine. Pendant des centaines d’années, la circulation de la Bible fut prohibée. Il fut défendu au peuple de la lire ou de l’avoir dans leurs maisons, et des prêtres et des prélats sans principes interprétèrent ses enseignements de manière à soutenir leurs prétentions. C’est ainsi que le pape finit par être presque universellement reconnu comme le vicaire de Dieu sur la terre, revêtu de l’autorité de l’Eglise et de l’Etat.”–Le Grand Conflit, page 50 (TDS, pp. 51-52, CI, p. 49). b.

Quel est le plan de Satan visant à gagner l’allégeance du monde entier, et quelles institutions ses agents attaquent-ils continuellement ? 2 Thessaloniciens 2:4.

“Quand des ennemis puissants s’unissaient pour renverser la foi, quand des milliers d’épées semblaient prêtes à sortir du fourreau pour la faire disparaître, Luther écrivait : «Satan fait éclater sa fureur ; des pontifes impies conspirent ; et l’on nous menace de la guerre. Exhortez le peuple à combattre vaillamment devant le trône du Seigneur par la foi et par la prière, afin que nos ennemis, vaincus par l’Esprit de Dieu, soient contraints à la paix. Le premier besoin, le premier travail, c’est la prière ; que le peuple sache qu’il est maintenant exposé aux tranchants des épées et aux fureurs du diable, et qu’il se mette à prier.» … Luther disait que «l’épée de l’Esprit» était la seule arme qu’il fallait employer dans cette guerre. Il écrivait à l’électeur de Saxe : «Nous ne pouvons en conscience approuver l’alliance qu’on nous propose. Plutôt mourir dix fois que de voir notre Evangile faire couler une seule goutte de sang ! Nous devons accepter d’être comme des brebis menées à la boucherie. La croix du Christ doit être portée. Que votre Altesse soit sans aucune crainte. Nous ferons plus par nos prières que nos ennemis par leurs fanfaronnades. Surtout, que vos mains ne se souillent pas du sang de vos adversaires. Si l’empereur exige qu’on nous livre à ses tribunaux, nous sommes prêts à comparaître. Vous ne pouvez pas défendre notre foi. C’est à ses risques et périls que chacun doit croire.»”–La Tragédie des Siècles, page 220 (GC, p. 199, CI, p. 217). b.

De quel grand exemple avons-nous hérité de la Réforme du seizième siècle concernant le danger du compromis pour un bénéfice temporel ? Psaume 146: 3-6.

“Le grand séducteur n’avait point encore accompli son œuvre. Il était résolu à réunir le monde chrétien sous sa bannière, et à exercer sa puissance par son vice-roi, l’orgueilleux pontife qui prétendait être le représentant de Christ. Il parvint à son but par le moyen des païens à demi-convertis, des prélats ambitieux, et des églises qui aimaient le monde. De temps à autre, il se tint de grands conciles, auxquels les dignitaires de l’Eglise étaient convoqués de toutes les parties du monde. Dans presque chaque concile, le Sabbat que Dieu avait institué fut rabaissé toujours un peu plus bas, tandis que le premier jour était exalté dans la même proportion. Ainsi la fête païenne finit par être honorée comme une institution divine, tandis que le Sabbat de la Bible fut déclaré une relique du judaïsme, et que ses observateurs furent regardés comme dignes d’être maudits. Le grand apostat avait réussi à s’élever «au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu, ou qu’on adore». Il avait osé changer le seul précepte de la loi divine qui révèle indubitablement à toute l’humanité le Dieu vivant et vrai.–Le Grand Conflit, pages 52-53 (TDS, pp. 53-54, CI, p. 51).

“Si la Réformation, après avoir atteint un certain degré de succès, avait consenti à temporiser pour s’assurer la faveur du monde, elle aurait été infidèle à Dieu et à elle-même, et aurait ainsi assuré sa propre destruction. L’expérience de ces nobles réformateurs renferme une leçon pour tous les âges futurs. La manière dont Satan travaille contre Dieu et sa Parole n’a pas changé ; il est aujourd’hui tout aussi opposé à ce que les Ecritures deviennent le guide de la vie, qu’au seizième siècle. De nos jours, on s’est grandement éloigné de ses doctrines et de ses préceptes, et l’on a besoin de revenir au grand principe protestant – la Bible, et la Bible seule comme règle de foi et de devoir. Satan travaille encore, par tous les moyens à sa disposition, à détruire la liberté religieuse.”–Le Grand Conflit, pages 194-195 (CI, p. 212, TDS, p. 215).

18

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

55


Mardi

4 mars

Jeudi

16 janvier

3.

LA PAROLE DE DIEU SE DEFEND ELLE-MEME

5.

LA MARQUE

a.

Pourquoi avons-nous un si grand besoin de revoir le grand principe fondamental du Protestantisme et de la liberté religieuse et d’y retourner ? Que devrions-nous nous rappeler au sujet de l’histoire ? Ecclésiaste 1:9-10.

a.

Quelle est la caractéristique majeure du grand séducteur et tout particulièrement de son agent humain ? Apocalypse 14:9.

“De nos jours, on s’est grandement éloigné [des] doctrines et [des] préceptes [des Ecritures], et l’on a besoin de revenir au grand principe protestant – la Bible, et la Bible seule comme règne de foi et de devoir. Satan travaille encore, par tous les moyens à sa disposition, à détruire la liberté religieuse. Le pouvoir antichrétien que les protestants de Spire rejetèrent, cherche maintenant avec une nouvelle vigueur à rétablir sa suprématie perdue. La même adhésion inébranlable à la Parole de Dieu manifestée dans cette crise de la Réformation, est aujourd’hui la seule espérance de réforme.”–Le Grand Conflit, pages 194-195 (CI, p. 212, TDS, p. 215). b.

Quel principe à la portée considérable Luther énoncia-t-il clairement lorsque les princes proposèrent une ligue de défense pour faire face à ses puissants ennemis ? Jean 18:36-37.

“Luther avait pour principe de ne pas recourir au pouvoir séculier pour supporter la Réforme, ni faire appel aux armes pour la défendre. Il se réjouissait de voir l’Evangile confessé par les princes de l’empire ; mais quand ils proposèrent de faire une alliance défensive, il déclara que «la doctrine de l’Evangile devait être défendue par Dieu seul … Que moins les hommes s’en mêleraient, plus l’intervention divine serait éclatante. Toutes les précautions politiques suggérées lui semblaient dictées par une peur inacceptable et un manque de foi.»”–Le Conflit Imminent, pages 216-217 (GC, p. 199, TDS, pp. 219-220). [Italiques de l’auteur]. c.

Pendant la protestation des princes, comment Dieu œuvra-t-il d’une façon semblable à celle qu’il utilisa aux jours d’Elisée ? 2 Rois 6:15-17.

“Le trait caractéristique de la bête, et par conséquent de son image, c’est la violation des commandements de Dieu.”–Le Grand Conflit, page 447 (TDS, p. 483, CI, p. 472). b.

Qu’est-ce qui doit caractériser les enfants de Dieu et quel en est le signe ? Ezéchiel 20:12, 20; 2 Jean 6.

“Le quatrième commandement révèle Dieu en tant que Créateur des cieux et de la terre et de ce fait, le distingue de tous les faux dieux. C’est en souvenir de l’œuvre de la création que le septième jour fut sanctifié comme jour de repos pour la race humaine. Il était destiné à rappeler constamment à l’esprit des hommes que Dieu est la source de leur raison d’être et l’objet de leur adoration et vénération. Satan s’efforce d’empêcher les hommes d’être fidèle à Dieu et d’obéir à sa loi ; c’est pourquoi il dirige ses attaques spécialement contre le commandement qui proclame Dieu comme le Créateur de toutes choses.”–Le Conflit Imminent, pages 51-52 (GC, p. 53, TDS, p. 54). “De même que le Sabbat était le signe qui distinguait Israël lorsqu’il sortit d’Egypte pour entrer dans la Canaan terrestre, il est le signe qui distingue maintenant le peuple de Dieu lorsqu’il sort du monde pour entrer dans le repos céleste.”–Maranatha, page 244.

Vendredi REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1.

“Les fidèles serviteurs de Dieu ne travaillaient pas seuls. Alors que les «dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres et les esprits méchants dans les lieux célestes» se liguaient contre eux, le Seigneur ne les oubliait pas. Si leurs yeux avaient été ouverts, ils auraient vu, de même que le prophète Elisée, des preuves manifestes de la présence et du secours de Dieu. … [2 Rois 6:17]. Et voici, la montagne était «pleine de chevaux et de chars de feu» tout autour d’Elisée. Les cohortes célestes étaient là pour protéger l’homme de Dieu. C’est ainsi que les anges veillaient sur les ouvriers de la Réforme.”–La Tragédie des Siècles, page 219 (CI, p. 216, GC, pp. 198-199). 54

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

2. 3. 4. 5.

17 janvier 17 h 22

Comment Dieu représente-t-il l’histoire afin que les différentes puissances du monde soient reconnaissables ? Qu’est-ce qui identifie clairement la papauté comme étant l’accomplissement du symbolisme de la petite corne ? Quelles furent les méthodes et les moyens utilisés par la papauté pour établir son autorité ? Comment la papauté maintient-elle son emprise sur son propre peuple ? Quelle est la différence essentielle entre les deux signes ou les deux marques ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

19


Leçon 4

Sabbat 25 janvier 2003

L’intolérance religieuse

Lundi

3 mars

2.

LA PROTESTATION DES PRINCES

a.

Quel exemple toutes les autorités civiles devraient-elles adopter lorsqu’on leur demande de se prononcer sur des sujets religieux ou des questions de conscience ? Quel est le devoir de l’état en matière de conscience ? Actes 18:12-16.

“Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef.” (Jean 7:17). “Satan a poursuivi de tout temps les enfants de Dieu.”–Conquérants Pacifiques, page 514. Lectures proposées :

Le Grand Conflit, pages 286-288 [TDS 316-318, CI 307-309]. Testimonies, volume 6, pages 402-403.

Dimanche

19 janvier

1.

DERRIERE L’INTOLERANCE RELIGIEUSE

a.

Quelle faute le roi fit-t-il lorsque les trois Hébreux furent miraculeusement délivrés à l’époque de Daniel, même après avoir reconnu la grandeur de Dieu ? Daniel 3:28-29.

“C’était une bonne chose que le roi fît cette confession publique, et cherchât à exalter le Dieu du ciel au-dessus de tous les autres dieux ; mais en voulant obliger ses sujets à faire semblable confession, et à témoigner semblable révérence, il outrepassait ses droits de souverain temporel. Il ne lui était pas plus permis, politiquement ou moralement, de menacer les hommes de mort, s’ils n’adoraient pas Dieu, que de lancer un décret vouant aux flammes tous ceux qui refusaient de se prosterner devant la statue d’or. Le Seigneur ne force jamais personne à lui obéir. Il laisse chacun libre de servir le dieu de son choix.” Prophètes et Rois, page 389. b.

A toutes les époques, comment les bigots inconvertis se sont-ils comportés avec les dissidents ? Actes 4:1-3, 15-18.

“[Aux premiers siècles], pour résister aux tromperies et aux abominations déguisées qui s’introduisaient dans l’Eglise sous les vêtements sacerdotaux, il fallait que ceux qui voulaient être fidèles se résignassent à une lutte désespérée. La Bible n’était pas acceptée comme règle de foi. La croyance à la liberté religieuse était appelée hérésie, et ses partisans étaient haïs et proscrits.”–Le Grand Conflit, page 43 (TDS, p. 45, CI, p. 42). 20

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“«Rejetons ce décret,» dirent les princes. «En matière de conscience, la majorité n’a aucun pouvoir.» «C’est au décret de 1526,» déclarèrent les députés, «que nous devons la paix dont jouit l’empire ; son abolition remplirait l’Allemagne de troubles et de divisions. La Diète ne peut faire plus que de maintenir la liberté religieuse jusqu’à ce que le concile s’assemble.» … Protéger la liberté de conscience est le devoir de l’Etat et la limite de son autorité en matière religieuse. Tout gouvernement civil qui tente de régulariser ou d’imposer des observances religieuses en se servant de son autorité, sacrifie le principe même pour lequel les chrétiens évangéliques ont si noblement combattu.”–Le Conflit Imminent, page 208 (TDS, p. 211, GC, p. 191). b.

Quels principes fondamentaux qui sont l’essence même du Protestantisme furent soulignés dans la protestation formelle présentée par les princes devant le conseil national ? 2 Corinthiens 4:2-5.

“«Les principes contenus dans cette célèbre Protestation … constituent l’essence même du protestantisme. Elle s’élève contre deux abus de l’homme en matière de foi : le premier est l’intrusion de la loi civile et le second, de l’autorité arbitraire de l’Eglise. Au lieu de ces abus, le protestantisme établit le pouvoir de la conscience au-dessus de la loi civile, et l’autorité de la Parole de Dieu au-dessus du clergé. En premier lieu, il rejette le pouvoir civil en matières divines et déclare avec les prophètes et les apôtres, ‘Nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.’ En présence de la couronne de Charles Quint, il élève la couronne de Jésus-Christ. Mais il va plus loin : il établit que tout enseignement humain doit être subordonné aux écrits de Dieu.» … Les protestataires affirmaient de plus leur droit d’exprimer librement leur conviction de la vérité. Ils voulaient non seulement croire et obéir mais aussi enseigner ce que la Parole de Dieu présente et ils contestaient aux prêtres et aux magistrats le droit d’interférer. La protestation de Spire témoignait solennellement contre l’intolérance religieuse et confirmait le droit de tous les hommes de servir Dieu selon la direction de leur conscience.”–Le Conflit Imminent, page 211 (TDS, p. 214, GC, pp. 193-194). [Italiques de l’auteur].

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

53


Leçon 10

Sabbat 8 mars 2003

La fin de la réforme

Lundi

20 janvier

2.

ATTITUDES A SURMONTER

a.

Comment Dieu décrit-il le genre de scène qui favorise l’intolérance religieuse et déclenche la persécution contre les fidèles ? Esaïe 65:2-5.

“Et, si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé.” (Matthieu 24:22). “L’histoire de ces nobles réformateurs contient un enseignement pour tous les siècles à venir.”–La Tragédie des Siècles, page 215 (CI, p. 212, GC, p. 194). Lectures proposées :

Le Grand Conflit [TDS ou CI], chapitres 11 et 13.

Dimanche

2 mars

1.

JOURS OBSCURS POUR LES REFORMATEURS

a.

Comment le Seigneur défendit-il son œuvre de réforme par ses providences souveraines ? Proverbes 15:9.

“Un jour sombre et menaçant venait d’apparaître pour la Réforme. Malgré l’édit de Worms déclarant Luther hors la loi et prohibant l’enseignement ou la croyance de ses doctrines, la tolérance religieuse avait jusqu’à présent prévalu dans l’empire. La Providence divine avait tenu en échec les forces qui s’opposaient à la vérité. Charles Quint était bien déterminé à étouffer la Réforme, mais à chaque fois qu’il élevait la main pour frapper, il était forcé de détourner son assaut. A maintes reprises, la destruction immédiate de tous ceux qui osaient résister à Rome avait paru inévitable ; mais, au moment critique, les armées turques faisaient leur apparition sur la frontière de l’est ; ou bien c’était le roi de France ou même le pape qui, jaloux de la puissance croissante de l’empereur, lui faisaient la guerre. C’est ainsi qu’à travers les luttes et les complications internationales, la Réforme eut le temps de se consolider et de s’étendre.”–Le Conflit Imminent, page 204 (GC, p. 187, TDS, pp. 207-208). b.

Comment les papistes tentèrent-ils d’étouffer le désir naissant de liberté religieuse ? Actes 5:27-28.

“Si ce décret avait été mis en vigueur, la Réformation n’aurait pu s’étendre où elle n’était encore pas parvenue, ni s’établir sur une base solide là où elle existait déjà. La liberté de prêcher aurait été prohibée. Aucune conversion n’aurait été permise.”–Le Grand Conflit, page 189 (CI, p. 206, TDS, pp. 209-210). c.

Quels principes silencieux étaient néanmoins à l’œuvre ? Apocalypse 3:6; 22:17.

52

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“L’esprit de Caïn qui conduit les hommes à accuser, condamner, emprisonner et mettre à mort leurs semblables s’est grandement amplifié dans notre monde. L’esprit de Satan pousse les transgresseurs des commandements de Dieu à faire du mal au prochain à cause de sa différence en matière de conviction religieuse. Ils méprisent la loi de Dieu, promulguent des lois humaines, et tentent, par leurs inventions cruelles, d’obliger les hommes à blasphémer Dieu comme ils le font eux-mêmes. Mais ils n’ont aucunement reçu le droit d’agir ainsi. Ceux qui condamnent leur semblable à la souffrance ou à la mort à cause de leur différence de religion subiront la même sentence s’ils continuent dans leurs transgressions. Ils montrent par leurs œuvres que si Christ venait la deuxième fois comme il le fit la première, ils le rejetteraient et le mettraient à mort.”–The Signs of the Times, 21 mars 1900. b.

Quels enseignements de Christ portent sur la raison même de l’intolérance ? Matthieu 7:12; Jean 14:15.

“Il n’appartenait pas à [la] mission [de Christ] de contraindre les hommes à le recevoir. C’est Satan, et ce sont les hommes animés de son esprit, qui s’efforcent de violenter les consciences. Sous prétexte de zèle pour la justice, des hommes associés à de mauvais anges font souffrir leurs semblables pour les convertir à leurs idées religieuses ; le Christ, lui, ne cesse de faire preuve de miséricorde, s’efforçant constamment de gagner les âmes par la manifestation de son amour. Il ne peut tolérer aucun rival dans une âme, il ne peut se contenter d’un service partiel ; mais il n’accepte qu’un service volontaire, le libre abandon d’un cœur pressé par l’amour. Notre empressement à nuire à ceux qui n’aiment pas notre œuvre ou qui agissent contrairement à nos idées montre que nous sommes remplis de l’esprit de Satan.”–Jésus-Christ, page 485. “Le caractère de Dieu est exprimé dans sa loi, et pour que tu sois en harmonie avec Dieu, il faut que les principes de sa loi soient à la base de toutes tes actions.”–Les Paraboles, page 402 ou 343.

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

21


Mardi

21 janvier

Jeudi

27 février

3.

UN CONTRASTE

5.

LUTHER EST CACHE

a.

Par quelles paroles Christ chercha-t-il à corriger l’amère intolérance qu’il trouvait même au sein de ses disciples bien-aimés ? Luc 9:54-55. Quel contraste présente-t-il à ceux qui se servent de la force ? Apocalypse 3:20; Jean 6:66-69.

a.

Comment, après qu’il eut triomphé des papistes devant la Diète, Luther fut-il protégé de leur colère et de leur détermination à le mettre à mort ? Psaume 31:20-22. Quels furent les bénéfices qui résultèrent encore de tout ceci ?

b.

Que pouvons-nous apprendre des méthodes de Christ pour toucher les cœurs et recruter des ouvriers ? Apocalypse 3:18; Matthieu 4:17-20.

“Mais Dieu avait préparé une voie de salut à son serviteur en vue de cette heure de péril. Un œil vigilant avait suivi les mouvements de Luther, et un cœur noble et généreux avait résolu de le sauver. Il était évident que ce qu’il fallait à Rome, ce n’était rien de moins que sa vie. Le seul moyen de l’arracher à la gueule du lion était de le cacher ; ce moyen, Dieu l’inspira à Frédéric de Saxe. Avec le concours d’amis sûrs, son plan fut exécuté, et le réformateur disparut pour ses amis comme pour ses ennemis.”–La Tragédie des Siècles, pages 176-177 (CI, p. 174, GC, p. 157). “Ses ennemis, qui se flattaient de l’avoir réduit au silence, ne tardèrent pas à être étonnés et confondus des preuves de son activité. Une quantité de tracts écrits de sa main, se répandait dans toute l’Allemagne. Il rendit aussi à ses concitoyens un service inestimable en traduisant le Nouveau Testament dans la langue allemande. Du haut de son rocher de Patmos, il continua, pendant près d’un an, de proclamer l’Evangile et de dénoncer les fautes et les erreurs de son temps.”–Le Conflit Imminent, page 175 (GC, p. 158, TDS, pp. 177-178).

“Nos prédicateurs et nos éducateurs sont les représentants de l’amour de Dieu pour un monde tombé. Ils doivent enseigner la vérité en hommes dont le cœur est plein de tendresse, et par conséquent se comporter à l’égard de ceux qui sont dans l’erreur avec la bonté du Christ. Si ceux en faveur desquels vous travaillez ne saisissent pas immédiatement la vérité, ne les blâmez pas, ne les critiquez pas ou ne les condamnez pas. Souvenez-vous que vous êtes chargés de représenter le Christ qui était doux, bon et aimant. Il faut nous attendre à rencontrer l’incrédulité et l’opposition. La vérité a toujours eu à engager la lutte avec ces éléments. Mais quoique vous deviez faire front à l’opposition la plus décidée, ne blâmez pas ceux qui s’opposent à vous. Ils peuvent penser, comme Saul de Tarse, qu’ils sont au service de Dieu ; aussi devons-nous faire preuve de patience et de douceur.”–Le Ministère Evangélique, page 363. c.

Quelles attitudes devons-nous résolument éviter lorsque nous discutons de choses sacrées avec des personnes dont les vues diffèrent des nôtres ? Luc 11:52-54.

b.

Quel plan divin fut également accompli par le retrait momentané de Luther ? Psaume 115:1. En quoi cela est-il une leçon pour notre temps ?

“[Dieu] voulait que cette œuvre [de la Réformation] reçut, non le cachet de l’homme, mais celui de Dieu. Les hommes avaient tourné les yeux vers Luther comme l’interprète de la vérité ; il fut écarté, afin que tous les yeux se dirigeassent vers son éternel Auteur.”–Le Grand Conflit, page 159 (CI, p. 176, TDS, p. 178).

“Certains se laissent aller à la légèreté, au sarcasme et même à la moquerie envers ceux qui sont différents d’eux-mêmes. D’autres présentent toute une liste d’objections à toute nouvelle façon de voir et, lorsque les Ecritures répondent à ces objections, ils n’admettent aucune des preuves avancées et ne se laissent pas convaincre. Leurs interrogations n’ont pas pour but de parvenir à la vérité mais visent à répandre la confusion dans l’esprit des autres. Il y a des gens pour penser que semer le doute autour d’eux au sujet de la vérité est une preuve de finesse intellectuelle. Ils ont recourt à une argumentation subtile et jouent sur les mots ; ils tirent un avantage injuste du fait qu’ils posent des questions. S’ils obtiennent une réponse honnête à leurs questions, ils contournent le sujet et présentent un autre point pour éviter d’accepter la vérité. Nous devrions faire attention à ne pas donner libre cours à l’esprit qui animait les Juifs.”–Testimonies to Ministers, page 108.

Vendredi

28 février

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

18 h 30

22

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

1. 2. 3. 4. 5.

Où et comment Luther trouva-t-il la lumière de la vérité évangélique ? Qu’est-ce qui amena Luther à proclamer publiquement les arguments de la vérité ? Comment les autorités papales tentèrent-elles de réduire Luther au silence ? De quelle manière la comparution de Luther devant la Diète fut-elle à la fois un triomphe et une tragédie ? Expliquez comment la bonté de Dieu annula la périlleuse adversité présente dans la vie de Luther. 51


26 février

Mercredi

22 janvier

4.

LUTHER CONDAMNE

4.

L’EPREUVE DE LA FOI

a.

Qui fut favorable à la cause défendue par Luther ?

a.

Comment le prophète illustre-t-il la manière dont on prêchait la parole pendant la longue période où prédominait l’intolérance religieuse ? Apocalypse 11:1-3.

“L’électeur Frédéric avait attendu avec anxiété la comparution de Luther devant la Diète et avait écouté son discours avec une profonde émotion. Avec une joie mêlée de fierté, il avait contemplé le courage, la fermeté et la maîtrise du jeune docteur et il avait pris la résolution de le défendre avec encore plus d’énergie. Comparant les partis se faisant face, il vit que la sagesse des papes, des rois et des prélats avait été réduite à néant par la puissance de la vérité. La papauté venait d’éprouver une défaite dont les conséquences allaient se répercuter dans tous les pays et dans tous les siècles à venir.”–Le Conflit Imminent, pages 167-168 (TDS, p. 170, GC, p. 151). b.

c.

b.

Pourquoi le Seigneur a-t-il permis qu’une persécution et des épreuves si terribles viennent sur son peuple ? 1 Pierre 1:7; 2 Timothée 3:12.

Qui était auprès de Luther dans cette épreuve ? Matthieu 28:20.

Convaincu par la force de persuasion des papistes, quelle décision Charles Quint prit-il ?

“Deux opinions contradictoires se manifestèrent parmi les membres de la diète. Les représentants du pape demandaient qu’on ne respectât pas le sauf-conduit. Selon eux, les cendres de Luther devaient être jetées dans le Rhin, comme l’avaient été celles de Hus, un siècle plus tôt. … Charles Quint lui-même répondit à cette proposition : «Si la bonne foi et la loyauté étaient bannies de tout l’univers, elles devraient trouver un refuge dans le cœur des princes.» Alors, les ennemis les plus acharnés du réformateur pressèrent le monarque d’agir avec lui comme l'avait fait Sigismond avec Jean Hus : le livrer aux compassions de l’Eglise. Charles, se rappelant Hus montrant ses chaînes au milieu du concile et accusant publiquement l’empereur d’avoir trahi la foi jurée, répliqua : «Je ne tiens nullement à rougir en public comme Sigismond.» Charles Quint n’en avait pas moins délibérément rejeté les vérités dont Luther était le champion. «Je suis fermement résolu à suivre l’exemple de mes ancêtres», disait le monarque. Il avait décidé de ne pas quitter les sentiers de la coutume pour suivre les voies de la vérité et de la justice. Comme ses pères, il voulait soutenir la papauté, sa cruauté et ses abus. Ayant pris cette position, il refusa d’accepter des lumières que ses pères n’avaient pas reçues, ou de se soumettre à des devoirs qu’ils n’avaient point connus.”–La Tragédie des Siècles, page 171-172 (CI, p. 169, GC, pp. 152-153).

50

“«Je donnerai à mes deux témoins, lisons-nous dans l’Apocalypse, le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours.» Durant la plus grande partie de cette période, les deux témoins de Dieu ont connu une période d’obscurité relative.”–La Tragédie des Siècles, pages 287-288 (GC, p. 280, CI, p. 259).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“«Le Seigneur ne retarde point l’exécution de sa promesse.» Il n’oublie ni ne néglige ses enfants ; mais il permet aux méchants de révéler leur vrai caractère,afin que ceux qui désirent faire sa volonté ne soient pas déçus à leur égard. Et puis, les justes passent par la fournaise de l’affliction, afin qu’ils puissent être eux-mêmes purifiés ; pour que leur exemple en convainque d’autres de la réalité de leur foi et de leur piété, et pour que leur pieuse conduite condamne également les impies et les incrédules.”–Le Grand Conflit, page 46 (TDS, p. 48, CI, p. 45). “Satan a poursuivi de tout temps les enfants de Dieu. Il les a torturés, exécutés ; mais, par leur mort même, ces martyrs sont devenus des conquérants. Ils ont témoigné en faveur de la puissance de celui qui est plus fort que Satan. Les hommes cruels peuvent maltraiter et faire périr le corps ; ils ne peuvent attenter à la vie qui est cachée avec le Christ en Dieu. Ils peuvent incarcérer des hommes et des femmes dans des prisons aux murs épais ; ils ne peuvent réussir à lier l’esprit.”–Conquérant s Pacifiques, page 514. Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

23

N’OUBLIEZ PAS L’OFFRANDE SPÉCIALE DU PROCHAIN SABBAT

Mercredi


Jeudi

23 janvier

Mardi

25 février

5.

DE LA FORCE POUR TENIR AU MOMENT DE L’EPREUVE

3.

LUTHER DEVANT LA DIETE

a.

Quelles expériences révèlent le caractère de Dieu dans ses vrais disciples ? Matthieu 3:11-12; 20:22.

a.

Quelles regrettables réactions répondirent à l’œuvre de Luther ?

“Par l’épreuve et la tribulation, la gloire – le caractère de Dieu – est révélée chez les élus. Ceux qui croient au Seigneur, et que le monde hait et persécute, sont formés et disciplinés à l’école du Christ. Ils marchent dans des sentiers étroits. Purifiés dans le creuset de l’affliction, ils suivent le Sauveur à travers des luttes cruelles, endurent le renoncement et passent par les plus terribles déceptions. Mais ils connaissent ainsi la malignité et la malédiction du péché, et ils le considèrent avec horreur. Etant participants des souffrances du Christ, ils peuvent contempler sa gloire au-delà de leur sombre tristesse, et dire avec Paul : «J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous.»”–Conquérants Pacifiques, page 514. b.

c.

Vers quoi Paul attira-t-il l’attention des croyants lorsqu'il voulait fortifier leur foi pour le temps de persécution qui les attendait ? Actes 14:22.

De quoi devrions-nous toujours nous souvenir lorsque les hommes laissent l’esprit de Satan les pousser à persécuter et à tenter de forcer les consciences ? Matthieu 10:28; 5:11-12.

Vendredi

24 janvier

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1. 2. 3. 4. 5.

24

17 h 33

Quelle erreur est à la base de l’intolérance religieuse et de la persécution ? Quelle est la base de la véritable foi et du vrai service chrétien ? Qu’est-ce qui illustre le contraste entre la véritable foi et le vrai service chrétien d’une part et ceux du christianisme nominal d’autre part ? Quand et dans quelles conditions la véritable foi est-elle rendue manifeste aux yeux des hommes et de tout l’univers ? Quel effet les épreuves et les persécutions devraient-ils avoir sur les vrais disciples de Christ ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Les foules attachées au péché et à la superstition furent terrifiées en voyant les mensonges qui avaient calmé leurs craintes, être réduits au néant. Des ecclésiastiques rusés, furieux d’être interrompus dans leur accord à sanctionner le mal et voyant leurs gains menacés, s’unirent pour soutenir leurs prétentions. Le Réformateur dut faire face à des accusateurs violents. Les uns lui reprochaient d’avoir agi trop vite et sans réfléchir. D’autres l’accusèrent d’avoir été présomptueux, déclarant qu’il n’avait pas été dirigé par Dieu, mais poussé par l’orgueil et l’audace.”–Le Conflit Imminent, page 134 (GC, p. 125, TDS, p. 138). b.

En amenant Luther devant la Diète de Worms, à quoi les papistes eurent-ils recours dans leur effort pour le réduire au silence ? Matthieu 27:1-2. Qu’est-ce qui caractérisa sa réponse ?

“Ceux qui, obstinément, fermaient les yeux à la lumière et [étaient déterminés] à ne pas se laisser convaincre par la vérité, furent enragés par le pouvoir des paroles de Luther. Lorsqu’il eut fini de parler, l’orateur de la Diète lui dit avec colère : «Vous n’avez pas répondu à la question. On vous demande une réponse claire et précise. Voulez-vous, oui ou non, vous rétracter ?» Le réformateur répondit :«Puisque votre honorable Majesté et vos hautes puissances exigent une réponse claire, simple et précise, je la leur donnerai et la voici : je ne puis me soumettre ni au pape, ni au concile, parce qu’il est clair comme le jour qu’ils ont souvent fait erreur et se sont souvent même contredits les uns les autres. A moins donc d’être convaincu par le témoignage des Ecritures ou par des raisons évidentes, à moins que l’on ne me prouve par les passages mêmes que j’ai cités, rendant ainsi ma conscience persuadée par la Parole de Dieu, je ne puis et ne veux rien rétracter, car il n’est pas prudent pour un chrétien de parler contre sa conscience. Me voici, je ne puis faire autrement ; que Dieu me vienne en aide. Amen.»”–Le Conflit Imminent, pages 165-166 (TDS, p. 168, GC, p. 149). [Italiques de l’auteur]. c.

Comment ce fait-il qu’un simple moine comme Luther n’ait pas été intimidé par l’assemblée ? Jean 16:33. Qui dut demeurer seul dans des circonstances similaires ? Actes 6:9, 11, 15.

“Ainsi parla cet homme juste, campé sur le rocher inébranlable de la Parole de Dieu, les traits illuminés de la lumière divine. Alors qu’il dénonçait la puissance de l’erreur et témoignait en faveur de la foi par laquelle le monde est vaincu, la grandeur et la pureté de son caractère, la paix et la joie de son cœur devinrent manifestes pour tous.”–La Tragédie des Siècles, pages 168-169 (GC, p. 149, CI, p. 166). Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

49


Lundi 2.

LES THESES

a.

Quels versets des Ecritures vinrent à l’esprit de Luther au moment où il vit que l’on vendait officiellement des indulgences pour obtenir l’argent nécessaire à la reconstruction de la basilique Saint Pierre là où il exerçait comme pasteur ? Actes 8:20; 4:12. Quel effet la publication par Luther des quatre-vingt-quinze thèses a-t-elle eu contre cette pratique ?

“[Les thèses de Luther] attirèrent l’attention universelle. Elles furent lues et relues, et répandues de tous côtés. Elles provoquèrent une grande excitation à l’université et dans toute la ville. Luther déclarait dans ces thèses que jamais le pouvoir de pardonner les péchés et d’en remettre la punition n’avait été donné ni au pape ni à aucun autre. Le tout n’était qu’un artifice pour extorquer de l’argent, en spéculant sur les superstitions du peuple ; une invention de Satan pour détruire les âmes de tous ceux qui se confieraient en ces prétentions mensongères. Il y était aussi montré clairement que l’Evangile de Christ est le trésor de l’Eglise le plus précieux, et que la grâce de Dieu qui s’y trouve révélée, est accordée librement à tous ceux qui la recherchent par la repentance et la foi. Les thèses de Luther invitaient à une discussion ; mais personne n’osa accepter le défi. Les questions qu’il proposait se répandirent en quelques jours à travers toute l'Allemagne ; et en quelques semaines, elles avaient retenti dans toute la chrétienté. Maints catholiques romains pieux, qui avaient vu la terrible démoralisation dans laquelle l’Eglise était tombée, et qui en avaient gémi, mais sans savoir comment arrêter les progrès du mal, lurent ces thèses avec une grande joie, reconnaissant en elles la voix de Dieu. Ils sentaient que le seigneur avait miséricordieusement étendu sa main pour arrêter le flot montant de la corruption qui procédait du [saint] siège de Rome. Les princes et les magistrats se réjouirent secrètement de ce qu’un frein allait être mis à ce pouvoir arrogant qui n’admettait aucun appel de ses décrets.”–Le Grand Conflit, pages 124-125 (CI, pp. 133-134, TDS, pp. 137-138). b.

Quelle arme puissante était constamment utilisée par les Réformateurs et a été le fondement de la réforme dans tous les temps ? Néhémie 2:4; Esaïe 38:2-3.

“C’est du lieu secret de la prière que procéda la puissance qui ébranla le monde dans la Grande Réformation. Là, avec une sainte quiétude, les serviteurs du Seigneur mettaient le pied sur le rocher de ses promesses. Pendant la lutte d’Augsbourg, Luther ne manquait pas de consacrer trois heures par jour à la prière ; et il choisissait les heures les plus favorables à l’étude. On l’entendit dans sa chambre privée répandre son âme devant Dieu dans des paroles pleines d’adoration, de crainte et d’espérance, comme s’il avait parlé à un ami.”–Le Grand Conflit, page 200 (CI, pp. 217-218, TDS, pp. 220-221. 48

Sabbat 1er février 2003

24 février

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Offrande spéciale pour le fonds d’aide aux victimes

Les événements récents ayant eu lieu sont très bouleversants. La terre tremble sous de nombreux cataclysmes car elle se prépare pour les derniers événements de l’histoire de cette terre. Lorsque ces choses arrivent autour de nous (telles que la pauvreté, la maladie, les inondations, les tremblements de terre), il faut que nous utilisions nos moyens financiers pour aider ceux qui sont dans le besoin. “Il m’a été montré que je devais attirer l’attention de notre peuple sur ce chapitre [Esaïe 58]. Qu’il le lise soigneusement et comprenne le genre de ministère qui vivifiera nos églises. L’œuvre de l’Evangile doit être accomplie par l’exercice de notre libéralité aussi bien que par nos travaux. Lorsque vous êtes en présence de gens qui sont dans le besoin, aidez-les ; s’ils ont faim, donnez-leur à manger. En agissant de cette manière vous vous associez au ministère du Christ, car son œuvre a été une œuvre de bienfaisance. Que nos membres soient partout encouragés à y prendre part.”–Le Ministère de la Bienfaisance, page 25. “L’état actuel des choses montre que des temps troublés vont fondre sur nous. Les journaux sont remplis d’allusions à un conflit formidable devant se produire à brève échéance. Des cambriolages audacieux arrivent fréquemment, les grèves sont communes, les vols et les meurtres se multiplient.”–Témoignages, volume 3, pages 335-336. “Nous connaîtrons des familles qui sont dans la pauvreté et dans la détresse, et il faudra soulager les affligés et ceux qui souffrent. Nous n’avons qu’une faible idée des souffrances humaines qui existent partout autour de nous, mais lorsque nous en avons l’occasion nous devons être prêts à fournir une assistance immédiate à tous ceux qui passent par des moments difficiles.”–Le Ministère de la Bienfaisance, page 103. Nous vous prions de vous souvenir de cette œuvre importante le 1er février. Que votre don soit le moyen par lequel la souffrance est allégée et l’aide accordée à ceux qui n’ont aucun secours. Les fonds collectés à cette occasion serviront à aider les victimes du monde entier. “Les pauvres sont l’héritage du Seigneur. Le Christ a donné sa vie pour eux. Il veut que ceux qu’il a désignés comme ses économes soient généreux avec l’argent qui leur est confié pour soulager la misère et soutenir son œuvre sur la terre. Dieu est riche en ressources. Il a désigné des hommes pour être ses trésoriers dans le monde. Ce qu’il leur a confié, ils doivent l’employer pour son service.”–Le Ministère de la Bienfaisance, page 206. Le Département de la Bienfaisance de la Conférence Générale. PROJECT 010 Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

25


Leçon 5

Sabbat 1er février 2003

Leçon 9

Sabbat 1er mars 2003

Il est minuit pour le monde

Luther

“Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; puisque tu as oublié la loi de ton Dieu, j’oublierai aussi tes enfants.” (Osée 4:6).

“Voici, son âme s’est enflée, elle n’est pas droite en lui ; mais le juste vivra par sa foi.” (Habakuk 2:4).

“Pendant des siècles, la vérité et l’erreur se disputèrent la prééminence.”–Le Grand Conflit, page 257 (TDS, p. 285, CI, p. 278). Lectures proposées :

Le Grand Conflit, pages 59-62 [CI, pp. 58-61, TDS, pp. 60-64]. Jésus-Christ, pages 408-410.

Dimanche

26 janvier

1.

UNE CONDITION DEPLORABLE

a.

Quelle était la condition du Moyen Age ? Pourquoi n’y avait-il que peu de progrès dans les arts et les sciences à cette époque ? Esaïe 60:2; 59:1213; Osée 4:1-2; Ezéchiel 33:32.

“Pendant des siècles, l’Europe ne connut aucun progrès dans le domaine des sciences, des arts, ou de la civilisation. Une paralysie morale et intellectuelle avait frappé la chrétienté.”–Le Conflit Imminent, page 59 (TDS, p. 61). b.

A quoi pouvait-on s’attendre de la part du peuple alors que les prêtres eux-mêmes connaissaient très peu la Parole de Dieu ? Osée 4, 6, 9; Malachie 2:7.

“Mais «le midi de la papauté coïncidait avec le minuit de l’humanité.»–J.A. Wylie, The History of Protestantism, b. I, ch. 4. Les saintes Ecritures étaient presque inconnues, non seulement des croyants mais aussi des prêtres. … La fraude, l’avarice et l’immoralité prévalaient. Les hommes ne reculaient devant aucun crime pour s’enrichir ou obtenir des honneurs. Les palais des papes et des prélats étaient remplis d’horribles scènes de débauche. Certains pontifes étaient coupables de crimes tellement révoltants que des souverains séculiers tentèrent de déposer ces dignitaires de l’Eglise, les jugeant trop vils pour être tolérés. … La condition du monde sous le pouvoir de Rome accomplissait d’une façon frappante et terrible, les paroles du prophète Osée : [Osée 4:6, 1-2]. Telles étaient les conséquences pour avoir banni la Parole de Dieu.”–Le Conflit Imminent, pages 58-59 (TDS, pp. 6061, GC, pp. 59-60). 26

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Zélé, ardent et dévoué, ne connaissant aucune crainte mais la crainte de Dieu et n’admettant aucune base pour la foi religieuse que les Saintes Ecritures, Luther fut l’homme de son temps ; à travers lui, Dieu accomplit une grande œuvre pour réformer l’Eglise et pour éclairer le monde.”–Le Conflit Imminent, page 123 (GC, p. 115, TDS, p. 127). Lectures proposées :

Le Grand Conflit [CI ou TDS], chapitres 7 et 8. Premiers Ecrits, pages 222-225.

Dimanche

23 février

1.

LUTHER TROUVE LA LUMIERE

a.

Quelle parabole illustre l’expérience de Martin Luther lorsqu’il découvrit la Bible pour la première fois ? Matthieu 13:44-46.

“En parcourant la bibliothèque de l’Université, Luther y trouva un exemplaire des saintes Ecritures en latin. Jamais il n’avait vu ce livre. Il en ignorait même l’existence. Il avait entendu lire, au service religieux, des fragments des évangiles et des épîtres, et il supposait que cela constituait toutes les Ecritures. Pour la première fois, il contemplait la Parole de Dieu dans sa totalité. C’est avec un étonnement mêlé de crainte qu’il tournait les pages sacrées. Le cœur battant, le pouls accéléré, il s’interrompait pour s’écrier : «Oh ! si Dieu voulait un jour me donner à moi un tel livre !»”–La Tragédie des Siècles, pages 129-130 (CI, p. 125, GC, p. 117). b.

Alors qu’il s’abreuvait toujours plus à la fontaine de la vérité et de la lumière, que fit-il pour mieux la comprendre ? Comment partagea-t-il sa joie ? Paume 119:97-104.

“Luther fut ordonné prêtre et fut appelé du monastère pour aller occuper la position de professeur à l’université de Wittenberg où il étudia les Ecritures dans les langues originales. Il commença à faire des enseignements publics sur la Bible et ouvrit à la compréhension des foules émerveillées qui venaient l’écouter, le livre des Psaumes, des Evangiles et des Epîtres.”–Le Conflit Imminent, page 127 (GC, pp. 118-119, TDS, p. 131). Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

47


Lundi

Sabbat 1er mars 2003

Offrande spéciale

27 janvier

2.

LUMIERES DANS LES TENEBRES

a.

Pourquoi les prêtres et la hiérarchie papale haïssaient-ils la lumière de la parole de Dieu ? Jean 3:19-20. Quel en fut le résultat ?

pour le Kazakhstan Imaginez l’évangile prêché dans un pays sans limites couvert de steppes fertiles, de déserts brûlants et de pics altiers. Pensez aux âmes errant dans les ténèbres d’une contrée du centre de l’Asie. C’est l’œuvre à laquelle Dieu nous convie au Kazakhstan. Situé en Asie centrale, ce pays fut autrefois une république de l’ancienne Union Soviétique (URSS). Aujourd’hui, il est principalement musulman mais offre la liberté religieuse. C’est en cette période de grâce que Dieu nous accorde que nous travaillons à diffuser le message du salut. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Les frères du Kazakhstan ont enduré de grandes difficultés. Les autorités communistes du passé ont persécuté ceux qui voulaient suivre les lois divines. Outre ces difficultés physiques, l’isolement du Kazakhstan du reste du monde pendant les 70 années de gouvernement communiste l’ont rendu sensible à tout vent de doctrine. Mais la vérité l’a emporté et un reste a traversé ces temps difficiles en persévérant dans la joie et la diffusion de cette vérité. Aujourd’hui le Kazakhstan fait partie du Champ Missionnaire de l’Asie Centrale et héberge le siège du Champ à Jambul. La plus grande ville est Almaty dont la population atteint 1,5 million d’habitants. Elle est située sur l’ancienne “route de la soie” qui va du Moyen Orient à la Chine. C’est toujours actuellement un carrefour pour les affaires et le tourisme ce qui y attire des centaines de milliers de personnes. Notre travail consiste à toucher le plus de gens possible et nous vous prions de nous aider dans cette mission. Vos frères du Kazakhstan.

Statistiques • Superficie : 2 717 300 km2 • Population : 16 731 303 h (estimation 2001) • Capitale : Astana (303 000 h) • Taux d’alphabétisation : 98 % (estimation 1989) • Langues : Kazakh et Russe (officielles). • Religions : Musulmane (47 %) ; Russe orthodoxe (44 %) Economie • Monnaie : Tenge • PNB : 85,6 G$ ; 5000 $/h (estimation 2000) • Inflation : 10 % (estimation 2001) • Principaux partenaires commerciaux : Russie, Union européenne, Chine.

“Comme les pharisiens d’autrefois, les chefs papistes haïssaient la lumière qui eût mis leurs péchés au jour. Ayant mis de côté la loi de Dieu, ce modèle de justice, ils exerçaient un pouvoir sans limites, et se livraient au vice d’une manière effrénée.”–Le Grand Conflit, page 59 (TDS, p. 61, CI, p. 58). “Pendant des siècles, la vérité et l’erreur se disputèrent la prééminence. Le mal finit par triompher, et la vérité divine fut repoussée. [Jean 3:19]. Cette nation devait plus tard moissonner ce qu’elle avait semé. L’Esprit de Dieu se retira du milieu d’un peuple qui avait méprisé le don de sa grâce ; le mal parvint à maturité, et le monde entier vit les fruits de la réjection obstinée de la lumière. La guerre que la France livra à la Bible pendant tant de siècles devait atteindre son point culminant dans les scènes de la Révolution. Cette terrible explosion du mal ne fut que le résultat naturel de la suppression de la Bible par Rome. Elle présenta au monde l’exemple le plus frappant qu’on eût jamais vu, des résultats de la politique papale : une illustration du but vers lequel poussaient les enseignements de Rome depuis plus d’un millier d’années.”–Le Grand Conflit, page 257 (TDS, pp. 285-286, CI, p. 278). b.

Quelle prophétie avait prédit que le Seigneur aurait de fidèles témoins même en ce temps de ténèbres spirituelles ? Esaïe 43:5-6, 10.

“Au milieu des ténèbres qui descendirent sur la terre pendant la longue période de la suprématie papale, la lumière de la vérité ne put être entièrement éteinte. Dans tous les âges, Dieu eut des témoins : des hommes qui avaient foi en Christ comme seul Médiateur entre Dieu et l’homme, qui regardaient la Bible comme la seule règle de la vie, et qui sanctifiaient le vrai Sabbat. La postérité ne saura jamais combien le monde doit à ces hommes. Ils furent diffamés, leurs motifs furent méconnus, leurs caractères bafoués, leurs écrits repoussés, et faussement représentés ou interprétés. Mais pourtant ils demeurèrent fermes, et d’âge en âge ils gardèrent leur foi dans sa pureté, comme un héritage sacré pour les générations à venir.”–Le Grand Conflit, page 61 (TDS, p. 63, CI, p. 60).

PROJECT 024 46

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

27


28 janvier

Jeudi

20 février

3.

UN EVANGILE RARE ET PRECIEUX

5.

LE TEMOIN DE LA MORT

a.

Quel exemple Rome suivit-elle pour tenir secrètes les écritures qui seraient un témoignage contre elle ? Jérémie 36:22-23.

a.

Quel engagement fut trahi quand Hus fut conduit au tribunal et à qui fit-il des reproches ? Quelle prophétie fut ainsi accomplie ? Jérémie 17:5-7.

“L’histoire des fidèles enfants de Dieu, durant des centaines d’années après que Rome eût obtenu le pouvoir, n’est connue que du ciel. On ne la trouve point dans les annales de l’humanité, à l'exception des vestiges que l’on en rencontre dans les censures et les accusations portées contre eux par leurs persécuteurs. La politique de Rome était de faire disparaître toute trace de dissentiment touchant ses doctrines et ses décrets. Tout ce qui était hérétique, qu’il s’agît des personnes, ou des écrits, était détruit. Une seule expression de doute, une question quant à l’autorité des dogmes papistes, pouvait coûter la vie à riches et pauvres, grands et petits. Rompe tenta également de détruire tous les récits trahissant sa cruauté envers les dissidents. Les conciles romains décrétèrent que tous les livres et écrits contenant de pareilles relations fussent brûlés. Avant l’invention de l’imprimerie, il n’y avait que très peu de livres, et ces derniers avaient un format qui les rendait peu faciles à conserver ; il y avait donc bien peu d’obstacles qui empêchassent les partisans de Rome d’exécuter leurs desseins.”–Le Grand Conflit, pages 61-62 (TDS, pp. 63-64, CI, pp. 60-61). b.

A quel genre de persécution les chrétiens britanniques eurent-ils à faire face ; et pendant bien des années, à quel genre de corruption réussirentils à échapper ? Matthieu 23:15.

“Aucune Eglise se trouvant dans les limites de la juridiction de Rome n’a pu jouir longtemps de la liberté de conscience. Aussitôt qu’elle a été en possession du pouvoir, la papauté s’est empressée de supprimer tout ce qui résistait à son autorité, aussi les Eglises, l’une après l’autre, se soumirent-elles à son sceptre. En Grande-Bretagne, où le christianisme s’était implanté très tôt, la foi des Bretons n’était pas entachée d’apostasie. Sous les empereurs païens, la persécution qui atteignit ces rives lointaines fut le seul don que les premières églises britanniques reçurent de Rome. … Quand les Saxons envahirent l’Angleterre, la paganisme y redevint la religion dominante. Les conquérants, refusant de se laisser instruire par leurs esclaves, les chrétiens durent s’enfuir dans les montagnes et dans les régions sauvages. Néanmoins, bien que voilée pour un temps, la lumière continua de briller.”–La Tragédie des Siècles, page 64 (GC, p. 62, CI, p. 61).

28

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Pour la dernière fois, Hus comparut devant le concile … Invité à faire part de sa décision finale, Hus répéta son refus d’abjurer, puis, portant son regard pénétrant sur le monarque honteusement infidèle à sa parole d’honneur, il ajouta : «Je suis venu à ce concile de mon plein gré et sous la foi publique et la protection de l’empereur, ici présent.» [Bonnechose, vol. 2, p. 84] Alors tous les regards se tournèrent vers Sigismond, dont le visage s’empourpra.”–La Tragédie des Siècles, page 113 (GC, p. 105, CI, pp. 109-110). b.

Quelle invitation destinée à le sauver lança-t-on à Hus lorsqu’il fut attaché au bûcher et quelle fut sa réponse ? Matthieu 16:24-26.

“Il fut alors livré au bras séculier et conduit au lieu d’exécution. Une foule immense d’hommes armés, de prêtres, d’évêques somptueusement vêtus, accompagnés des habitants de Constance, le suivirent. Dès que Hus eut été attaché sur le bûcher prêt à être allumé, on l’exhorta une fois de plus à sauver sa vie par une rétractation de ses erreurs. «A quelles erreurs devrais-je renoncer ? demanda Hus. Je ne me sens coupable d’aucune. Je prends Dieu à témoin que tout ce que j’ai prêché et écrit n’avait d’autre but que d’arracher des âmes au péché et à la perdition. C’est avec joie que je scellerai de mon sang les vérités que j’ai prêchées et écrites.»”–La Tragédie des Siècles, page 114 (GC, p. 106, CI, pp. 110-111).

Vendredi

21 février

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

18 h 19

1. 2. 3. 4. 5.

Quelles furent les circonstances de la naissance et de l’éducation de Hus ? Qu’est-ce qui illumina Hus et son pays sous la répression papale ? Quelle fut l’influence de Wiclef en Bohême ? Comment la papauté essaya-t-elle d’éteindre la lumière ? Quel fut le dernier témoignage de Hus ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

45

N’OUBLIEZ PAS L’OFFRANDE SPÉCIALE DU PROCHAIN SABBAT

Mardi


Mercredi

19 février

Mercredi

29 janvier

4.

EFFORTS POUR ETEINDRE LA LUMIERE

4.

UN CENTRE MISSIONNAIRE

a.

Quel dessein de Dieu était en train de s’accomplir en Bohême par la parole de Hus et de Jérôme à leur époque ? Proverbes 4:18.

a.

Lorsque les chrétiens fidèles d’Angleterre furent persécutés par les païens, quelle instruction suivirent-ils et avec quel résultat ? Matthieu 10:22-24.

“Dieu fit briller une grande lumière dans l’esprit de ces hommes choisis, leur révélant un grand nombre des erreurs de Rome. Mais ils ne reçurent pas alors toute la lumière qui devait être accordée au monde. Par ces deux hommes, ses serviteurs, Dieu faisait sortir le peuple des ténèbres du romanisme. Ils devaient affronter bien des obstacles puissants et le Seigneur les conduisait pas à pas suivant leurs forces. Ils n’étaient point prêts à recevoir toute la lumière à la fois. Si toute la vérité leur eût été révélée d’un seul coup, elle les eût épouvantés ; car elle eût eu sur eux l’effet de la gloire du soleil de midi sur ceux qui ont demeuré longtemps dans l’obscurité. C’est pourquoi le Seigneur la révéla aux réformateurs peu à peu, au fur et à mesure qu’elle pouvait être reçue par le peuple. De siècle en siècle, de fidèles ouvriers devaient se succéder, pour conduire les hommes toujours plus avant dans le chemin de la réforme.”–Le Grand Conflit, pages 99-100 (CI, p. 104, TDS, p. 107). b.

Après avoir mené une longue bataille contre des maux et des superstitions très implantés, quelle prophétie de Jésus fut littéralement accomplie dans la vie de Hus ? Matthieu 10: 16-22.

“Par ordre du pape et des cardinaux, le réformateur fut arrêté et jeté dans une prison infecte. … Affaibli par la maladie et par son long emprisonnement, – l’air humide et infect de son cachot avait causé une fièvre telle qu’elle faillit mettre fin à sa vie, – Hus fut enfin appelé à comparaître devant le concile. Enchaîné, il se tint en présence de l’empereur qui avait pris sur son honneur et sa bonne foi, l’engagement de le protéger. Au cours d’un long procès, il soutint fermement la vérité et en présence des dignitaires assemblés de l’Eglise et de l’Etat, il fit entendre une protestation solennelle et fidèle contre les corruptions de la hiérarchie. Quand il y eut à choisir entre rejeter ses enseignements ou souffrir la mort, il accepta le destin du martyr. La grâce de Dieu le soutenait. Pendant les semaines de souffrances qui s’écoulèrent avant sa sentence finale, la paix céleste remplit son âme. «J’écris cette lettre,» disait-il à un de ses amis, «en prison et avec ma main enchaînée, attendant de subir demain ma sentence de mort. … Lorsque nous nous retrouverons, par la grâce de Jésus-Christ, dans l’heureuse paix de la vie éternelle, tu sauras combien Dieu a été bon envers moi, avec quelle puissance il m’a soutenu au milieu de mes tentations et de mes épreuves.» – (Bonnechose, vol. 2, p. 67).”–Le Conflit Imminent, page 108 (GC, pp. 103-104, TDS, pp. 111-112).

44

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Un grand nombre de chrétiens fuyant la persécution qui faisait rage en Angleterre trouvèrent un refuge en Ecosse ; portée de là en Irlande, la vérité fut reçue partout avec joie.”–La Tragédie des Siècles, page 64 (GC, p. 62, CI, p. 61). b.

Citez quelques-unes des activités de ces courageux missionnaires d’Irlande.

“D’Irlande sortirent le pieux Colomban et ses collaborateurs, qui, réunissant autour d’eux les chrétiens dispersés, se fixèrent dans l’île isolée d’Iona. Cette île devint le centre de leurs travaux missionnaires. Un des principaux évangélistes étant un observateur du Sabbat de la Bible, cette vérité fut introduite parmi les populations. Il s’établit à Iona une école, d’où sortirent de jeunes missionnaires qui se rendirent non seulement en Ecosse et en Angleterre, mais aussi en Allemagne, en Suisse et même en Italie.”–Le Grand Conflit, page 62 (TDS, pp. 64-65, CI, p. 61). c.

Décrivez le contraste entre les missionnaires de Colomban et les chefs papistes qui menèrent leur propre conquête de la Grande-Bretagne ? Matthieu 10:7-10; 11:8; 23:1-7.

“Mais Rome, qui avait les yeux sur l’Angleterre, résolut de la soumettre à son autorité. Au sixième siècle, ses envoyés, ayant entrepris la conversion des Saxons païens, furent accueillis favorablement par ces orgueilleux barbares qui embrassèrent la foi romaine par milliers. Leur œuvre progressant, les messagers du pape et leurs convertis entrèrent en contact avec les chrétiens primitifs, qui présentaient avec eux un contraste frappant. Ils étaient simples, humbles, scripturaires dans leur foi et dans leur vie, tandis que les premiers faisaient étalage de la superstition, la pompe et l’arrogance de la papauté. L’émissaire de Rome somma ces églises de reconnaître l’autorité du souverain pontife ; les Bretons répondirent avec douceur que leur désir était d’aimer tous les hommes, mais que le pape n’ayant pas été institué le chef de l’Eglise, ils ne pouvaient lui reconnaître que des droits égaux à ceux de tout disciple du Christ.”–La Tragédie des Siècles, page 65 (GC, pp. 62-63, CI, pp. 6162).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

29


Jeudi

30 janvier

Mardi

18 février

5.

UN SEUL SEIGNEUR ET MAITRE

3.

L’INFLUENCE DE WICLEF

a.

A quel principe les croyants anglais tenaient-ils ? Matthieu 23:8-10. A quelle réaction durent-ils alors faire face ?

a.

Qui retourna en Bohême avec les écrits de Wiclef ? Preuve de la providence divine, quelle relation royale vint également en aide à la cause de la réforme ?

“A maintes reprises, on essaya de les obliger à se soumettre ; mais ces humbles chrétiens [Britanniques], stupéfaits de l’orgueil dont faisaient preuve les représentants de Rome, persistèrent à répondre qu’ils n’avaient pas d’autre maître que Jésus-Christ. C’est alors que se révéla le véritable esprit de la papauté. Le chef de la délégation romaine déclara : «Si vous ne voulez pas recevoir des frères qui vous apportent la paix, vous ferez face à des ennemis qui vous apporteront la guerre. Puisque vous ne voulez pas vous unir à nous pour démontrer aux Saxons le chemin de la vie, vous recevrez d’eux le coup de la mort.»–J.H. Merle d’Aubigné, Histoire de la Réforme au XVIe siècle, liv. 17, ch. 2. Celles-ci n’étaient pas de vaines menaces. La violence, l’intrigue et la fraude furent employées contre ces témoins de la foi biblique jusqu’à ce que les Eglises d'Angleterre furent détruites ou forcées de se soumettre à l’autorité du pape.”–Le Conflit Imminent, page 62 (GC, p. 63, TDS, p. 65). b.

Tandis que les croyants d’Europe luttaient contre la tyrannie papale pendant tous ces siècles, que trouvait-on dans les autres parties du monde ? Sophonie 3:12-13.

“Dans d’autres pays situés en dehors de la juridiction de Rome, vivaient des groupes de chrétiens qui avaient presque complètement échappé à l’apostasie papale. Entourés de païens, ils avaient, au cours des siècles, accepté quelques-unes de leurs erreurs ; mais ils continuaient de considérer le Saint Livre comme leur unique règle de foi et de vie, et restaient fidèles à bon nombre de ses enseignements. Ces chrétiens croyaient à la perpétuité de la loi de Dieu, et observaient le repos du quatrième commandement. On trouvait des églises de ce type en Afrique centrale et parmi les Arméniens de l’Asie Mineure.”–La Tragédie des Siècles, page 66 (CI, pp. 62-63, GC, pp. 63-64).

Vendredi

31 janvier

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION 1. 2. 3. 4. 5. 30

17 h 44

Jusqu’où allait l’ignorance envahissant l’Europe au Moyen Age ? Quelle preuve avons-nous que la vérité était vivante à cette époque ? Quelle fut l’issue des persécutions que Rome tenta de dissimuler ? Quelle entreprise missionnaire en Grande-Bretagne attira l’attention de Rome ? Que devons-nous apprendre du contraste entre les simples chrétiens et les représentants de la papauté ? Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Un citoyen de Prague du nom de Jérôme, qui, par la suite, travailla de très près avec Hus, avait rapporté à son retour d’un voyage en Angleterre, les écrits de Wiclef. La reine d’Angleterre, convertie par les enseignements de Wiclef, était une princesse bohémienne et par son influence, les écrits de ce réformateur avaient été largement répandus dans son pays natal. Ces écrits, Hus les lut avec intérêt ; convaincu que leur auteur était un chrétien sincère, il fut porté à considérer avec faveur les réformes qu’il recommandait. Déjà sans le savoir, Hus entrait dans une voie qui devait l’amener bien loin de Rome.”–Le Conflit Imminent, page 10 (GC, p. 96, TDS, p. 103). b.

Comment Hus, entre autres, fut-il influencé par le sermon sans paroles donné par deux savants anglais ? Habakuk 2:2.

“En ce temps-là, arrivèrent d’Angleterre à Prague deux savants étrangers qui, ayant reçu la lumière, venaient la répandre dans ce lointain pays. Ayant attaqué ouvertement la suprématie du pape, ils furent réduits au silence par les autorités ; mais ne voulant pas abandonner leur entreprise, ils eurent recours à un autre moyen de propagande. Artistes aussi bien que prédicateurs, ils mirent à profit leur talent et peignirent deux tableaux sur une muraille exposée au public. Un de ces tableaux représentait l’entrée de Jésus à Jérusalem, «plein de douceur, et monté sur un âne», et suivi de ses disciples nu-pieds et grossièrement vêtus. Sur l’autre, on voyait une procession pontificale ; en tête, le pape couvert de son plus fastueux costume, la triple couronne sur la tête ; il était monté sur un coursier richement caparaçonné, précédé de trompettes et suivi de cardinaux somptueusement vêtus. Il y avait dans cette décoration murale un sermon à la portée de toutes les classes de la société, et dont la morale n’échappait à personne. La foule se rassemblait devant ces tableaux. Plusieurs étaient profondément impressionnés par le contraste entre l’humilité du Maître et l’orgueil du pape, son soi-disant serviteur. devant l'agitation qui se produisait dans Prague, les deux étrangers jugèrent prudent, pour leur sécurité, de s’éloigner. Mais l’enseignement qu’ils avaient donné ne fut pas oublié. Leurs tableaux frappèrent Hus qui se mit à étudier plus soigneusement les Ecritures et les écrits de Wiclef.”–La Tragédie des Siècles, pages 103-104 (CI, pp. 100-101, GC, pp. 96-97).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

43


Lundi

17 février

2.

CONSECRATION A DIEU

a.

Quelles similitudes peut-on observer entre l’enfance et la jeunesse de Jean Hus et celles de Samuel, le prophète de l’Ancien Testament ? 1 Samuel 1:28; 2:1, 8.

“D’humble origine et de condition modeste, Jean Hus avait, très tôt, perdu son père. Sa pieuse mère, qui considérait l’instruction et la piété comme les biens les plus précieux, s’était efforcée de les assurer à son fils. Hus put ainsi étudier à l’école provinciale, puis il entra à l’université de Prague où, en raison de son indigence, il fut admis à titre gratuit. Sa mère l’y accompagna ; veuve et pauvre, elle n’avait ni présents, ni argent à lui offrir ; mais lorsqu’ils furent arrivés près de la grande ville, elle s’agenouilla auprès de l’orphelin et invoqua sur lui la bénédiction du Père céleste. Elle se doutait peu de quelle façon ses prières seraient exaucées. A l’université, Hus se distingua par son inlassable application et par ses rapides progrès, tandis que sa vie irréprochable et sa douceur lui gagnèrent l’estime de tous. … Ses études achevées, il entra dans le sacerdoce. Gravissant rapidement les échelons, il fut bientôt attaché à la cour, puis nommé professeur et ensuite recteur de l’université où il avait fait ses études. En quelques années, celui qui avait étudié aux frais de l’université devenait la gloire de son pays, et son nom était célèbre dans toute l’Europe.”–La Tragédie des Siècles, pages 102-103 (CI, p. 99, GC, p. 95). b.

Hus fut finalement nommé prédicateur de la “chapelle de Bethléhem”. Quelle était la signification de cette chapelle et qu’est-ce qui caractérisait la prédication de Hus ? Esaïe 50:4; Ephésiens 5:11; 2 Timothée 4:2.

“Plusieurs années après son ordination à la prêtrise, il fut nommé prédicateur à la chapelle de Bethléhem. Le fondateur de cette chapelle attachait une grande importance à la prédication des Ecritures dans la langue du peuple. Malgré l’opposition de Rome, cette pratique n’avait pas été complètement abolie en Bohême. Mais l’ignorance de la Bible était grande et les vices les plus hideux prévalaient parmi les gens de toutes classes. Hus dénonça ces immoralités sans ménager personne et faisant appel à la parole de Dieu, il fit respecter les principes de la vérité et de la pureté.”–Le Conflit Imminent, pages 99-100 (GC, pp. 95-96, TDS, p. 103).

42

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçon 6

Sabbat 8 février 2003

Les Vaudois “Bien-aimés, alors que je désirais vivement vous écrire au sujet de notre salut commun, je me suis senti obligé de vous envoyer cette lettre pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes.” (Jude 3). “Les Vaudois avaient sacrifié leur prospérité en ce monde pour l’amour de la vérité.”–Le Grand Conflit, page 67. Lectures proposées :

Jésus-Christ, pages 450-451. Le Grand Conflit, page 64-77 [TDS, pp. 66-80, CI, pp. 63-78].

Dimanche

2 février

1.

LES VAUDOIS

a.

Pourquoi les Vaudois du douzième siècle avaient-ils une compréhension plus claire de “la foi délivrée au saints une fois pour toutes” que la papauté ? Jean 7:16-17.

“Les Vaudois du Piémont sont les mieux connus parmi ceux qui résistèrent aux séductions de Rome. C’est dans le pays même où la papauté avait établi le siège de son autorité qu’elle rencontra la résistance la plus ferme et la plus constante. Les églises du Piémont maintinrent leur indépendance durant des siècles ; mais le temps vint où Rome exigea leur soumission. Après une lutte stérile contre sa tyrannie, les chefs vaudois reconnurent, à contrecœur, la suprématie d’un pouvoir auquel le monde entier semblait rendre hommage. Néanmoins, une minorité déterminée à rester fidèle à Dieu, et à conserver la pureté et la simplicité de sa foi, refusa de reconnaître l’autorité du pape et des prélats. Une scission eut lieu. Des partisans de l’ancienne foi quittèrent leur patrie alpestre et allèrent porter ailleurs leur croyance ; d’autres se réfugièrent dans les cavernes des montagnes, où ils conservèrent la liberté d’adorer Dieu.”–La Tragédie des Siècles, page 66 (CI, p. 63, GC, p. 64). b.

Sur quoi ces gens simples basaient-ils leur foi et pourquoi semblait-elle nouvelle ? Jude 3.

“Leur croyance n’était pas nouvellement acquise. Ils l’avaient héritée de leurs pères et ils luttaient pour conserver la foi de l’Eglise apostolique.”– Le Conflit Imminent, page 63 (GC, p. 64, TDS, pp. 66-67). Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

31


Lundi

3 février

2.

UNE FOI SCRIPTURAIRE

a.

Etant donné que les Vaudois furent parmi les premiers à posséder les Ecritures dans leur propre langue, quel était leur enseignement concernant Rome ? Apocalypse 17:1-6.

Leçon 8

Sabbat 22 février 2003

Hus et Jérôme “Ainsi parle l’Eternel : Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour appui, et qui détourne son cœur de l’Eternel !” (Jérémie 17:5).

“Les Vaudois furent les premiers en Europe à posséder une traduction des Ecritures Saintes. Des centaines d’années avant la Réforme, ils possédaient des manuscrits de la Bible dans leur langue natale. Ils avaient la vérité toute entière et s’attirèrent spécialement la haine et la persécution. Ils déclaraient que l’Eglise de Rome était l’apostate Babylone de l’Apocalypse, et au péril de leur vie, ils s’élevèrent pour résister à ses corruptions. Sous la pression prolongée de la persécution, certains compromirent leur foi en cédant peu à peu leurs principes distinctifs mais d’autres restèrent attachés à la vérité. Pendant des siècles de ténèbres et d’apostasie, de nombreux Vaudois refusèrent de reconnaître la suprématie de Rome, rejetèrent le culte des images comme une idolâtrie et observèrent le vrai Sabbat. Sous les tempêtes d’opposition les plus féroces, ils conservèrent leur foi. Bien que poursuivis par l’épée des ducs de Savoie, et brûlés aux bûchers de Rome, ils demeurèrent inflexibles pour la Parole et la gloire de Dieu.”–Le Conflit Imminent, pages 64-65 (GC, p. 65, TDS, pp. 67-68). b.

Lectures proposées :

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Le Grand Conflit [CI ou TDS], chapitre 6. Conquérants Pacifiques, pages 531-532.

Dimanche

16 février

1.

UNE HUMBLE NAISSANCE

a.

En quel siècle l’évangile fut-il établi en Bohême et en quelle langue était écrite leur Bible et se célébrait leur culte ?

Etant donné que leur sort était d’accomplir la prophétie d’Hébreux 11, où les Vaudois se rassemblaient-ils pour adorer, ce qui était à l’opposé des cathédrales de la papauté ? Hébreux 11:38-40; Jean 4:23-24.

“C’est à l’abri des pics altiers de leurs montagnes – asile séculaire des opprimés et des persécutés – que les Vaudois trouvèrent un lieu de refuge, et que la lumière de l’Evangile continua de briller au milieu des ténèbres du Moyen Age. C’est là que pendant un millier d’années ces témoins de la vérité conservèrent la foi primitive.”–La Tragédie des Siècles, page 68 (CI et GC, p. 65).

32

“Je prends Dieu à témoin que tout ce que j’ai écrit ou prêché n’avait d’autre but que de sauver les âmes du péché et de la perdition ; c’est donc avec joie que je scellerai de mon sang la vérité que j’ai prêchée et écrite.”–Le Conflit Imminent, page 111 (TDS, p. 114, GC, p. 106).

“L’Evangile avait été implanté en Bohême dès le commencement du neuvième siècle. La Bible était traduite, et le culte public y était célébré dans la langue du peuple.”–Le Grand Conflit, page 94 (TDS, p. 101, CI, p. 98). b.

Contrairement à l’exemple de l’époque d’Esdras et Néhémie, quelle directive le pape Grégoire VII prit-il et quelle raison donna-t-il ? Néhémie 8:5-8.

“Grégoire VII, qui avait entrepris d’abaisser l’orgueil des rois, ne montrait pas moins d'ardeur à asservir les peuples. Par une bulle, il interdit la célébration du culte en langue bohémienne. Le pape y déclarait «qu’il était agréable au Dieu toutpuissant que son culte fût célébré en une langue inconnue, et que l’inobservance de cette règle avait occasionné bien des maux et des hérésies». Rome jetait ainsi un épais suaire sur la Parole de Dieu et laissait les peuples dans les ténèbres.”–La Tragédie des Siècles, page 101 (GC, p. 94, CI, p. 98).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

41


Jeudi

13 février

Mardi

4 février

5.

UN DIVIN AVANT-COUREUR DE LA LUMIERE

3.

ILS ENSEIGNAIENT LA PAROLE

a.

Pourquoi Wiclef est-il appelé “l’étoile du matin” ? Comment fit-il connaître la lumière de la Réforme ? Psaume 119:105.

a.

Qu’est-ce qui était à la base de la vie des Vaudois, de leur foi et de leur éducation ? Comment cela était-il transmis à leurs enfants ? Deutéronome 6:6-7.

“Wiclef sortait de l’obscurité du sombre moyen âge. Personne avant lui n’avait paru, dont l’œuvre pût servir de modèle à son système de réforme. Suscité comme Jean-Baptiste pour accomplir une mission spéciale, il fut le héraut d’une ère nouvelle. Pourtant, dans le système de vérités qu’il présenta, il y avait un tel ensemble et une telle perfection, que les réformateurs qui le suivirent non seulement ne l’excellèrent pas, mais ne l’égalèrent même pas tous, une centaine d’années plus tard. Le fondement qu’il avait posé était si large et si profond, la conception en était si ferme et si juste, que ceux qui vinrent après lui n’eurent pas besoin de reconstruire.”–Le Grand Conflit, page 91 (CI, p. 93, TDS, p. 95). b.

Comment la divine providence travaillait-elle à briser les chaînes des ténèbres papales dans l’esprit du commun peuple ? Esaïe 55:10-11.

“L’important mouvement que Wiclef inaugura, mouvement qui devait libérer les consciences et les intelligences, et rendre la liberté aux nations si longtemps enchaînées au char triomphant de Rome, avait sa source dans la Bible. C’est là qu’était la source de ce courant de bénédictions qui, comme les eaux vives de la grâce, a inondé les âges depuis le quatorzième siècle. Wiclef accepta les saintes Ecritures avec une foi implicite comme une révélation inspirée de la volonté de Dieu, comme une règle suffisante de foi et de pratique.”–Le Grand Conflit, page 91 (CI, pp. 93-94, TDS, pp. 95-96). “Ce fut par les écrits de Wiclef que Jean Hus de Bohême fut amené à renoncer à maintes erreurs de l’Eglise romaine, et à entrer dans le courant de la réforme. … Une main divine préparait la voie à la grande Réformation.”–Idem, page 93 (CI, pp. 96-97, TDS, pp. 98-99).

Vendredi

14 février

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

18 h 08

1. 2.

4. 5.

Qu’est-ce qui mis Wiclef sur le chemin menant à Dieu ? Quel fut le désir de Wiclef lorsqu’il prit conscience de la vérité contenue dans les Ecritures ? Qu’est-ce qu’il attaqua particulièrement à la lumière de la Parole de Dieu ? Quel fut son grand legs au peuple anglais ? Jusqu’où s’étendit son influence ?

40

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

3.

“Les Vaudois, ayant sacrifié à la vérité toute prospérité terrestre, demandaient péniblement leur pain quotidien au sol de leurs montagnes. Chaque pouce de terre cultivable jusque dans les combes et les ravins était utilisé. Une vie de stricte économie et de renoncement faisait partie de l’éducation que recevaient les enfants comme unique héritage. On leur enseignait que, conformément aux desseins de Dieu, la vie est une discipline, et qu’ils ne pouvaient subvenir à leurs besoins que par le travail personnel, la prévoyance, l’économie et la foi en Dieu. C’était un régime laborieux et pénible, mais sain et convenant à l’homme déchu : l’école voulue de Dieu en vue de son éducation et de son développement moral. Mais tout en accoutumant la jeunesse au travail et aux privations, on ne négligeait pas sa culture intellectuelle. On lui apprenait que toutes ses facultés appartiennent à Dieu, et qu’il lui incombe de les développer en vue de son service.”–La Tragédie des Siècles, page 70 (GC, pp. 67-68, CI, pp. 66-67). b.

Quel contraste frappant pouvait-on observer entre les pasteurs vaudois et les prêtres de arrogants de Rome ? Matthieu 20:28.

“[Les pasteurs vaudois], contrairement aux prêtres arrogants de Rome, suivaient l’exemple de leur Maître qui était venu «non pour être servi mais pour servir.» Ils nourrissaient le troupeau de Dieu, le conduisant aux verts pâturages et aux fontaines d’eau vive de sa Sainte Parole. … Les pasteurs enseignaient aussi aux jeunes. Sans négliger les connaissances générales, la Bible avait la première place dans leur programme d’études. Ils mémorisaient les Evangiles de Matthieu et de Jean, ainsi que plusieurs des Epîtres. Ils s’occupaient aussi de copier les Ecritures. Certains manuscrits contenaient toute la Bible, tandis que d’autres n’en contenaient qu’une certaine partie, auxquelles ceux qui en étaient capables, ajoutaient de simples explications. C’est ainsi qu’étaient présentés des trésors de vérité si longtemps cachés par ceux qui cherchaient à s’élever au-dessus de Dieu.”–Le Conflit Imminent, pages 67-68 (TDS, pp. 70-71, GC, p. 68).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

33


Mercredi

5 février

Mercredi

12 février

4.

DES MISSIONNAIRES ACTIFS

4.

TRADUCTION DE LA BIBLE

a.

A quoi l’éducation des Vaudois les préparait-elle et qu’est-ce qui était considéré comme une partie essentielle de leur formation ? 2 Timothée 2:3-5.

a.

Comment la mort du pape Grégoire XI aida-t-elle l’œuvre de la Réformation ? Qu’est-ce qui fut révélé au peuple au sujet de la papauté par les événements qui suivirent ? Esaïe 57:19-21.

“L’esprit du Christ est un esprit missionnaire. Le premier désir d’un cœur régénéré est d’en amener d’autres au Sauveur. Telle était l’aspiration des chrétiens Vaudois. Ils savaient que Dieu exigeait d’eux non seulement de préserver intacte la vérité dans leurs propres Eglises mais ils avaient aussi la responsabilité solennelle d’éclairer ceux qui sombraient dans les ténèbres. Par la puissance de la Parole de Dieu, ils s’efforçaient de briser l’esclavage que Rome avait imposé. Les pasteurs Vaudois étaient entraînés à être missionnaires ; quiconque voulait être pasteur devait tout d’abord faire ses preuves en tant qu’évangéliste. Chacun devait travailler trois ans dans un champ missionnaire avant de pouvoir prendre la direction d’une église locale. Cette préparation, exigeant un esprit de renoncement et de sacrifice, était une bonne introduction à la vie pastorale durant ces temps difficiles. Les jeunes gens consacrés à ce ministère, avaient devant eux, non pas la possibilité de la gloire et de la richesse terrestres, mais une vie de fatigues et de dangers avec le sort possible du martyre.”–Le Conflit Imminent, page 70 (TDS, pp. 72-73, GC, p. 70). b.

b.

Quel précieux héritage Wiclef fut-il en mesure de léguer aux personnes de langue anglaise ? 2 Timothée 3:16-17; 2 Pierre 1:19-21.

Comment apportèrent-ils la vérité au peuple aussi loin que possible sans provoquer l’opposition des prêtres ? Matthieu 10:16.

“Dévoiler l’objet de leur mission aurait assuré sa défaite ; c’est pourquoi ils cachaient avec soin leur véritable identité. Chaque pasteur avait un métier ou une profession et les missionnaires accomplissaient leur œuvre sous le manteau d’un travail séculier. Généralement, ils choisissaient celui de marchands ou vendeurs. «Ils transportaient de la soie, des bijoux et d’autres articles que l’on ne pouvait alors se procurer que dans des centres éloignés ; et en tant que marchands, ils étaient bien reçus là où ils auraient été repoussés comme missionnaires.»–Wylie, b. 1, ch. 7. En tout temps, ils demandaient à Dieu la sagesse nécessaire pour présenter un trésor plus précieux que l’or et les perles. Ils portaient secrètement sur eux des exemplaires complets ou partiels de la Bible et lorsqu’une opportunité se présentait, ils attiraient l’attention de leurs clients sur ces manuscrits. Souvent, l’intérêt pour la parole de Dieu était éveillé et ils en laissaient joyeusement des portions aux personnes qui désiraient la lire.”–Le Conflit Imminent, pages 70-71 (TDS, pp. 7374, GC, p. 70).

34

“La providence de Dieu continua à disposer les événements de manière à favoriser le développement de la Réformation en Angleterre. La mort de Grégoire fut suivie de l’élection de deux papes rivaux. Deux pouvoirs opposés, professant chacun l’infaillibilité, réclamèrent alors l’obéissance. … Le schisme, ainsi que la lutte et le désordre qui en résultèrent, préparèrent le chemin à la réformation, en permettant aux hommes de reconnaître réellement ce qu’était la papauté. Wiclef publia un traité sur le Schisme des papes, dans lequel il demandait au peuple de considérer si ces deux prêtres qui se qualifiaient l’un l’autre d’antichrist ne disaient point la vérité.”–Le Grand Conflit, page 84 (CI, pp. 86-87, TDS, pp. 88-89).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“[Wiclef] vécut assez longtemps pour voir entre les mains de son peuple la plus puissante de toutes les armes contre Rome ; il leur donna la Bible, l’instrument céleste destiné à libérer, à éclairer, à évangéliser le monde. Nombreux et redoutables étaient les obstacles à surmonter dans l’accomplissement de ce travail. Wiclef était affaibli par les infirmités ; il savait qu’il ne lui restait que peu d’années pour travailler … Finalement le travail fut complété – la première traduction anglaise de la Bible qui ait jamais été publiée. La Parole de Dieu était maintenant ouverte à l’Angleterre. Le réformateur ne craignait plus ni la prison, ni le bûcher. Il avait placé dans les mains de son peuple une lumière qu’on ne pouvait plus éteindre. En donnant la Bible à ses concitoyens, il avait beaucoup plus contribué à rompre les chaînes de l’ignorance et du vice, ainsi qu’à libérer et ennoblir son pays, que les plus brillantes victoires sur les champs de bataille n’ont jamais été capables d’accomplir.”–Le Conflit Imminent, pages 88-89 (GC, pp. 85-86, TDS, pp. 9091).

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

39


Mardi

11 février

Jeudi

6 février

3.

EXPOSE DES ABUS DE LA PAPAUTE

5.

LA PAROLE EST ESPRIT ET VIE

a.

Après une période passée à l’étranger à défendre la couronne d’Angleterre contre les infractions de Rome, qu’est-ce qui donna à Wiclef l’assurance nécessaire pour continuer dans son franc-parler ? Jean 5:39; Genèse 15:1.

a.

Quel exemple les Vaudois et leurs pasteurs ont-ils suivi ? Jean 4:31-34.

“Une fois de plus, Wiclef fut appelé à défendre les droits de la couronne d’Angleterre contre les infractions de Rome et désigné comme ambassadeur royal, il passa deux ans aux Pays-Bas, à conférer avec les représentants du pape. Dans ses rapports avec des prélats de France, d’Italie et d’Espagne, il était à même de voir ce qui se passait dans les coulisses et il y apprit bien des choses qu’il aurait ignorées s’il était resté en Angleterre ; ces connaissances allaient lui servir dans ses travaux ultérieurs. Il discerna chez les délégués de la cour pontificale la véritable nature et les buts de la hiérarchie. Rentré en Angleterre, il reprit son enseignement encore plus ouvertement et avec encore plus de zèle, déclarant que les dieux de Rome étaient l’avarice, l’orgueil et le mensonge. … Aussitôt après son retour en Angleterre, Wiclef fut appelé par le roi à remplir les fonctions de recteur de Lutterworth. Ce choix prouvait que le franc-parler du réformateur n’avait pas déplu au monarque. L’influence de Wiclef se faisait sentir sur les décisions de la cour aussi bien qu’en formant les croyances de la nation. Les foudres papales se déchaînèrent bientôt contre lui. Trois édits adressés à l’Angleterre, dont l’un à l’Université, l’autre au roi et le troisième aux prélats, tous ordonnaient des mesures immédiates et décisives pour fermer la bouche à celui qui causait l’hérésie.”–Le Conflit Imminent, pages 84-85 (GC, pp. 82-83, TDS, pp. 86-87). b.

De quelle manière le Seigneur tint-il sa promesse de protéger son serviteur et ouvrit-il la voie au développement de la Réforme ? Esaïe 54:17.

“La bulle sommait toute l’Angleterre de faire arrêter et incarcérer l’hérétique. Ces mesures sous-entendaient le bûcher, et, selon toute probabilité, Wiclef n’allait pas tarder à être victime de la colère de Rome. Mais celui qui avait dit autrefois : «Ne crains point … Je suis ton bouclier», étendit de nouveau sa main pour protéger son serviteur. La mort frappa non le réformateur, mais le pontife qui avait décrété sa perte. Grégoire XI ayant disparu, les ecclésiastiques qui s’étaient réunis pour faire le procès de Wiclef se dispersèrent.”–La Tragédie des Siècles, page 88 (GC, pp. 8384, CI, p. 86).

38

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

“Les Vaudois désiraient ardemment rompre le pain de vie à ces âmes affamées, leur dévoiler les messages de paix renfermés dans les promesses de Dieu, et leur montrer Christ, leur seule espérance de salut. … Le missionnaire vaudois dévoilait avec un ardent empressement aux esprits avides d’instruction, les précieuses vérités de l’Evangile. Il exhibait prudemment les portions écrites des saintes Ecritures. … Les lèvres tremblantes d’émotion et les larmes aux yeux, souvent même à genoux, il dévoilait à ses frères les précieuses promesses qui révèlent la seule espérance du pécheur.”–Le Grand Conflit, pages 72-73 (CI, pp. 72-73, TDS, pp. 75-76). b.

Quel désir rendit cette église capable de survivre aux efforts répétés pour l’exterminer ? Actes 11:23.

“Les persécutions dont ces gens pieux furent victimes des siècles durant, furent supportées avec une patience et une persévérance qui glorifièrent leur Rédempteur. En dépit des croisades élevées contre eux et des massacres inhumains auxquels ils firent face, ils continuèrent d’envoyer dans le monde leurs missionnaires pour y répandre la vérité si précieuse. Ils furent chassés jusqu’à la mort ; cependant leur sang arrosa les graines semées et la semence porta des fruits. C’est ainsi que les Vaudois témoignèrent pour Dieu plusieurs siècles avant la naissance de Luther. Dispersés en plusieurs pays, ils plantèrent les graines de la Réforme qui commença aux temps de Wiclef, gagna en étendue et en profondeur aux jours de Luther et devra se poursuivre jusqu’à la fin des temps par ceux qui seront disposés eux aussi, à tout endurer pour la «Parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ.» Apocalypse 1:9.”–Le Conflit Imminent, pages 77-78 (TDS, p. 80, GC, p. 77).

Vendredi

7 février

REVISION ET SUJETS DE REFLEXION

17 h 56

1. 2. 3. 4. 5.

Quelles caractéristiques trouvait-on chez les Vaudois ? Qu’est-ce qui les rendit capables de reconnaître le véritable caractère de Rome ? Pourquoi les Vaudois comprenaient-ils clairement les Ecritures ? Quelle œuvre particulière faisaient-ils au péril de leur vie ? Quelles bénédictions purent-ils apporter dont ils purent eux-mêmes se réjouir ?

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

35


Leçon 7

Sabbat 15 février 2003

L’étoile du matin “La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse ; tous ceux qui l’observent ont une raison saine. Sa gloire subsiste à jamais.” (Psaume 111:10).

Lundi

10 février

2.

WICLEF ETUDIE LES ECRITURES

a.

Quelles étaient les langues dans lesquelles les Ecritures étaient disponibles à l’époque de Wiclef ?

“L’important mouvement que Wiclef inaugura, mouvement qui devait libérer les consciences et les intelligences, et rendre la liberté aux nations si longtemps enchaînées au char triomphant de Rome, avait sa source dans la Bible.”–Le Grand Conflit, page 91 (CI, pp. 93-94, TDS, pp. 95-96).

“C’est durant ses années de collège que Wiclef commença l’étude des Ecritures. A cette époque, lorsque la Bible n’existait que dans des langues anciennes, seuls les savants pouvaient trouver la voie à la fontaine de vérité, mais elle n’était pas accessible à la populace. Déjà le chemin avait été préparé pour le travail futur de Wiclef en tant que réformateur.”–Le Conflit Imminent, page 80 (GC, p. 79, TDS, p. 82).

Lectures proposées :

b.

Dimanche

Le Grand Conflit [CI ou TDS], chapitre 5. Education, pages 139-143. 9 février

1.

LA PREPARATION

a.

Quelle espérance le peuple de Dieu avait-il pendant le Moyen Age ? Romains 13:12.

“Au quatorzième siècle se leva en Angleterre «l’étoile du matin de la Réformation.» Jean Wiclef fut le héraut de la réforme, non seulement pour l’Angleterre, mais pour toute la chrétienté. La protestation solennelle qu’il lui avait été donné d’élever contre Rome, devait se faire entendre à toujours. Elle ouvrit la lutte qui devait avoir pour résultat direct l’émancipation des individus, des églises et des nations.”–Le Grand Conflit, pages 78-79 (CI, pp. 79-80, TDS, p. 82). b.

Comment Wiclef réitéra-t-il l’expérience de Jérémie et du psalmiste lorsqu’il sonda la parole de Dieu ? Jérémie 15:16; Psaume 119:130.

“Lorsque l’attention de Wiclef fut attirée sur les Ecritures, il se mit à leur étude avec toute l'ardeur qui lui avait permis d’acquérir la science des écoles. Jusqu’alors il avait éprouvé un vide de l’âme que n’avaient pu remplir ni ses études scolastiques ni les enseignements de l’Eglise. Il trouva dans la Parole de Dieu ce qu’il avait vainement cherché ailleurs. Il y trouva révélé le plan du salut ; Christ y était présenté comme le seul avocat de l’homme. Il se consacra au service de Christ, et résolut de proclamer les vérités qu’il avait découvertes.”–Le Grand Conflit, pages 79-80 (CI, p. 81, TDS, pp. 82-83).

Bien que comme les autres Wiclef reçut une éducation libérale, qu’est-ce qui fit la différence dans son cas ? Psaumes 111:10; 119:99.

“Ayant reçu une éducation libérale, Wiclef regardait la crainte de Dieu comme le commencement de la sagesse. Au collège déjà, il s’était fait remarquer autant par la ferveur de sa piété que par ses talents remarquables et sa capacité intellectuelle. Dans sa soif de connaissances, il chercha à s’impliquer dans toutes les branches d’études. … La discipline intellectuelle qu’il avait acquise dans les écoles s’ajoutait aux armes qu’il tirait de la Parole de Dieu et le rendait capable de comprendre les méthodes des savants.”–Le Conflit Imminent, page 80 (TDS, p. 82, GC, p. 79). 36

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

Leçons de l’école du Sabbat, 1er trimestre 2003

37

edsa03_1  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you