Issuu on Google+

ONE DAY TIMED

MAG


N° 13 26 Février 2011

P2

SOMMAIRE

Edito One Day Timed Le stand Les projets Les chiffres Esprit critique Les amis de Novelas et Monsieur Bonbon Soirée dansante Elles ont embelli le salon… Quelques réactions

P3 P4 P4 P5 P6 P10 P12 P16 P17 P18

Agenda

P22

Infos diverses

P23


N° 13 26 Février 2011

P3 EDITO

Un édito simple, ce numéro spécial étant dédié à la foire du livre de Bruxelles, cuvée 2011. C’est néanmoins l’occasion de remercier tous les membres ayant participé aux différents projets et qui ont permis de rendre cette foire une belle fête du livre. Ce fut également l’occasion pour la plupart d’entre vous de rencontrer les autres membres, certains venus de loin. Tout au long de ce MAG, vous découvrirez des photos, elles seront signées pour la plupart et sont la propriété de leurs auteurs respectifs. Merci à eux de nous les offrir pour ce MAG.

Un petit correctif pour l’agenda précédent (même si la date est à présent dépassée). Exposition Sabam Dans la Galerie-vitrine de la Sabam. (Trois artistes, dont Anne-Marie Weyers, exposent quatre tableaux chacun). Ils sont visibles jusqu'au 20 février,

Ceci étant fait… Bonne lecture…

Stephan de Novelas


N° 13 26 Février 2011

P4

ONE DAY TIMED Du 17 au 21 Février 2011 s’est tenue la foire du livre de Bruxelles sur le site de Tour et Taxi et bien sûr, Novelas asbl y était. C’était en réalité la 7ème foire pour Stephan Van Puyvelde et beaucoup de choses ont changé. Vous découvrirez au fil des pages différentes rubriques, différentes informations et des photographies. Comme il est impossible de savoir qui a pris toutes les photos, dans le doute j’ai mis le nom de la personne qui me les a envoyées. Commençons donc notre numéro spécial par le Stand 132.

Jean-Marc Want : Le stand le soir de l’inauguration

Jacqueline Dumas/Jacques Goyens Le stand est classique, 3X2 m avec des cloisons. Il a été décoré avec les illustrations des membres : Anna Amato, Ju&Lu Derdour, oliviA de Smet, Alison Herpigny, Aurélie Koot, Claire-Anne Ledeodic, Anne-Marie Weyers Merci à nos artistes « art visuel ».


N° 13 26 Février 2011

P5

ONE DAY TIMED Les projets Dans le cadre de la foire, de nombreux projets ont été mis en route, certain avec succès, d’autres moins mais tous avec la même volonté de réussite. - Projet Novelas: promouvoir Novelas asbl auprès du public, vendre les livres édités, promouvoir les auteurs édités par Novelas (via les dédicaces par exemple). - Projet Auteur: promouvoir les auteurs et vendre les livres non édités par les Editions Novelas mais présents sur le stand à titre d'auteur et qui dédicaçaient au moins un de leurs titres. - Projet Illu: décoration du stand avec des oeuvres d’artistes "art visuel" exposées... - Projet Manga: Sur la route de Chad Levy - Projet T-shirt: Certains illustrateurs ont envoyé une ou deux images pour réaliser une exposition vivante sur support t-shirt. Un "Tshirtbook" était consultable avec les fiches techniques de chaque illustration. - Projet video : Une séance d'enregistrement des auteurs édités par Novelas devait être organisée avec une petite interview sur stand mais les conditions sonores ne permettaient pas une qualité correcte. - Projet photo: De nombreuses photos ont été faites, tant par des professionnels que des amateurs. - Projet débat/animation: Ce projet n'a pas eu lieu, aucune de nos propositions n'ayant été retenue par l'organisation de la foire. - Projet inauguration: Rencontrer les membres. - Concours entrées gratuites: Un concours avait été organisé, nous avons envoyé quelques entrées aux gagnants. - Projet bonne humeur: Sourire et convivialité pour tous et chacun du soir au matin...

Mis à part le projet video, tous les projets ont pu être mis en route et je tenais à remercier tous les participants pour leur intervention aux différents projets.


N° 13 26 Février 2011

P6

ONE DAY TIMED Les chiffres de Novelas Loin de moi l’idée de vous bombarder de chiffres mais il est intéressant de connaître les objectifs fixés et s’ils ont été atteints et comment. Voici donc un petit résumé des ventes. 30 livres "Edition Novelas" répartis comme suivant 13 Fragments d’Eros 9 Sous l’œil de Moira 4 Entre Coeur et Esprit 3 La Maison des Artistes 1 Ma vie est un poème infini de pensées (T3) Jacques Goyens : Fragments d’Eros sur le stand de la Communauté Française.

Je tiens à féliciter oliviA de Smet et Yves Caldor qui en 2 heures de dédicace ont vendu respectivement 4 et 5 livres. Je remercie également tout le groupe FE pour leur énergie, ce résultat est surtout le leur.

Jean-Marc Want : Ma vie est un poème infini de pensées sur le stand de la Communauté Française.


N° 13 26 Février 2011

P7

ONE DAY TIMED Les chiffres (suite) A titres privés sur le stand Novelas Stephan Van Puyvelde 30 livres (+ les livres édités chez Novelas ce qui fait 59 au total) Betty Batoul 28 exemplaires de son livre « coquelicot en hiver » Isabelle Bielecki 12 livres Jacques Goyens 4 livres Isabelle Fable 3 livres Yves Caldor 2 exemplaires de son livre « le train des enfants »

Anna Amato : Dédicace d’Yves Caldor en compagnie d’Isabelle Fable et de Stephan Van Puyvelde J'avais prévu 100 livres pour le salon soit 20 livres par jour, ce total était déjà dépassé le dimanche soir avec 103 (+ 5 à l'inauguration que je compte en bonus). Au total 110 livres ont donc été vendus... ainsi que différentes cartes et illustrations. Je n'ai donc pas été trop optimiste pour mon pronostic et vous félicite tous.


N° 13 26 Février 2011

P8

ONE DAY TIMED Les chiffres (suite)

Jacqueline Dumas : Dédicace de Jacques Goyens

Jacques Goyens : Dédicace de Jacqueline Dumas


N° 13 26 Février 2011

P9

ONE DAY TIMED Les chiffres (suite)

Françis Spinoy : Dédicace d’Isabelle Bielecki


N° 13 26 Février 2011

P10

ONE DAY TIMED Esprit Critique Voici la partie la plus délicate car il faut rester objectif : mon opinion sur cette édition 2011. A) Impression Générale : Force est de constater que les allées sont de plus en plus larges et le nombre de stands de moins en moins élevé. Au comptage des exposants renseignés, si l’on déduit le côté jardin, l’espace poésie et l’adeb qui a eux trois regroupent une trentaine de noms, la liste n’atteint pas les 100. D’ailleurs on ne s’y trompe guère en cherchant les numéros de stand. Cela dit, le fait d’avoir moins d’exposants implique plus de place pour les lieux de repos, de débats ou d’exposition. Bref l’espace a très bien été utilisé comme chaque année par Roberto Cassol et son équipe. Il faisait bon se promener dans les allées même si, comme chaque année, les grosses pointures obstruaient nos artères pour leur séance de dédicace.

B) Nouveautés : L’entrée visiteur se faisait par le magasin 3 ce qui a provoqué pas mal de confusion dans le chef des visiteurs non avertis. Beaucoup ont d’ailleurs vainement essayé l’entrée exposant. Un espace « gourmand » où l’on pouvait lire et manger à l’initiative de Filigrane (Petit) pour remplacer leur stand « restauration » de l’année dernière, dirigé par la ravissante (et efficace) Samantha Hoggart. Interforum occupait la quasi-totalité du magasin 4 réduisant l’espace jeunesse à quelques noms (dont Milan-Byard et Acte Sud Jeunesse).

C) Absence : Un absent de marque, De Boeck et sa joyeuse équipe. Je dois avouer que cela m’a fait un choc de ne pas voir le stand et un sentiment de vide en me disant que pas mal de personnes que j’appréciais n’étaient pas au rendez-vous. C’est finalement cela que je garderai comme sensation : « les grands deviennent plus petits et les petits disparaissent… » Y compris au niveau de la BD. Une transformation également, le stand de nos amis Bretons a changé de magasin et d’équipe, nous n’avons donc plus eu droit à nos bons biscuits bretons ou petits verres d’après foire. D) Note globale sur base de la 1ère impression : 7/10


N° 13 26 Février 2011

P11

ONE DAY TIMED Esprit Critique (suite) E) Les hic… Ne le nions pas le coût du salon est assez élevé mais nous savons tous que rien n’est simple. Le problème est le suivant : Il faut du service et de la qualité pour un certain budget. Ne remettons pas en cause le service qui peut comme toujours et partout être meilleur… et pire mais pour ma part (je sais, je suis un privilégié ou assez rationnel que pour me contenter de ce que je peux avoir) il est excellent. D’où vient le budget ? D’une part des sponsors (publics et privés) et de l’autre des exposants eux-mêmes. Voici donc un cercle vicieux qui s’installe. Si le budget nécessaire augmente mais que le nombre d’exposants diminue à cause des coûts, les exposants restant doivent payer plus, ce qui leur donne moins envie de venir. Nous allons vers une asphyxie du système à plus ou moins court terme. La solution, risquée, serait de diminuer les coûts en espérant avoir ainsi plus d’exposants, ce qui permettrait au final d’obtenir la même somme pour le budget mais pour cela, il faudrait avoir la possibilité d’assumer ce risque. La soirée des exposants était payante, je préfère dire, participative car vu le prix demandé et le service fourni, ce n’était pas trop cher. Même si on peut aisément comprendre que ceci plus cela plus ceci plus cela fasse au final une note assez élevée. C’est une question de choix. Moi je fais le choix de participer et d’avoir une soirée que de la voir supprimée comme l’année dernière. Nous reviendrons sur l’aspect festif de la soirée plus tard dans le MAG. Des coupures de courant ont généré quelques soucis de payement et de caisse. F) Note finale 7/10 J’avais pensé mettre 6/10 mais comme Novelas asbl a atteint ses objectifs malgré les « hics », cela équilibre… Et puis le public semblait ravi… N’est-ce pas cela l’essentiel ?

Jacques Goyens/Jacqueline Dumas


N° 13 26 Février 2011

P12

ONE DAY TIMED Les amis de Novelas et Monsieur Bonbon. Qui ne connaît pas Monsieur Bonbon (Napoleon) sur le site de Tour et Taxi ? Certainement pas les amis de Novelas qui en reçoivent chaque matin et même plusieurs fois par jour. C’est d’ailleurs lors d’une de mes tournées que j’ai constaté une diminution sensible de mes connaissances de stand, hélas… Heureusement, il reste quelques fidèles…

Stephan Van Puyvelde : Nos amis du Hazard, fidèles au poste depuis 7 ans, comme Novelas.


N° 13 26 Février 2011

P13

ONE DAY TIMED Les amis de Novelas et Monsieur Bonbon (suite)

Ami Anonyme : Anne-Catherine de Milan/Bayard fidèle au poste également depuis plus de 7 ans.

DIDI et JAY (photo de 2009)


N° 13 26 Février 2011

P14

ONE DAY TIMED Les amis de Novelas et Monsieur Bonbon (suite)

Ami Anonyme : Frank Leglise, du salon de jeunesse de Namur

Ami Anonyme : Aude, une fidèle est revenue avec des amis


N° 13 26 Février 2011

P15

ONE DAY TIMED Les amis de Novelas et Monsieur Bonbon (Suite)

La journée de lundi fut plus calme et ce fut donc l’occasion de remettre la table et les quatre chaises comme lors du premier salon du livre à Tour et Taxi. Le stand « novelas » de l’époque était un lieu de repos, de discussion et de rencontes, il l’est redevenu le temps d’une journée…

Stephan Van Puyvelde : Aude et ses amis nous prouvent qu’il fait bon vivre sur le stand de Novelas. Merci à eux de la bonne humeur qu’ils apportent.


N° 13 26 Février 2011

P16

ONE DAY TIMED Soirée des exposants Je me souviens en avoir parlé avec Anna Garcia, commissaire générale de la foire du livre, il y a un an lorsque la soirée avait été annulée et remplacée par un petit déjeuner et je m’étais dit : « voilà de quoi gâcher un salon, moi qui me réjouissais de danser avec nos amis ». C’est ainsi que je lui avais expliqué ma déception et lors de la réunion post-foire, je ne fus pas le seul à l’exprimer ouvertement. Du coup une solution avait été dégagée, participer aux frais. C’est ce que nous avons fait et il faut l’avouer, il n’y avait pas énormément de monde. Evidemment, le repas n’était plus gratuit et au risque de vexer certains lecteurs, je trouve ça dommage que quelques dizaines d’euros soient un si grand frein en sachant que de toute façon, la plupart mangent au restaurant et dépensent cela en frais. Ceci étant dit, le buffet fut copieux et varié. La soirée, même si elle fut courte pour ma part, fut excellente avec quelques danses endiablées dignes de figurer dans certaines annales en compagnie de Samantha et Jean-Joris. Saluons également la performance de Gerard Adam et de Monique Thomassettie.

A refaire, dans les mêmes conditions, avec un peu plus de monde côté exposant…


N° 13 26 Février 2011

P17

ONE DAY TIMED Elles ont embelli le salon… Elles, ce sont toutes les rencontres mais aussi ces dames au sourire d’ange dont vous ne verrez (hélas pour vous) pas les photos (que je conserve précieusement) et qui ont eu la gentillesse de signer l’une de mes cartes postales traditionnelles. Mesdames, Mesdemoiselles, merci… Voici quelques-uns des prénoms des damoiselles que j’ai retenus. Pardon aux autres et merci à toutes : Amélie, Camille, Cécilia, Fanny, Maelys, Maud, Nadège, Nathalie, Samantha, Stéphanie, Tatiana et toute l’équipe stagiaire de la foire du livre.

Et un hommage à une « vieille connaissance » puisque nous avions déjà fait une photo ensemble il y a 5 ans alors qu’il était invité d’honneur à la foire : Eric Emmanuel Schmitt.

Anna Amato : Eric Emmanuel Schmitt et Stephan Van Puyvelde Il y a eu également quelques mots échangés avec Jacques Mercier et quelques autres célébrités habituelles sans oublier les passages réguliers de notre ami Jean Baudet… Merci à toutes ces personnalités qui font de la foire un grand rendez-vous de passionnés.


N° 13 26 Février 2011

P18

ONE DAY TIMED Vos réactions Voici quelques mots et notes reçues par e-mail par certains de nos membres.

1J'ai beaucoup aimé cette Foire du Livre où l'on participait activement. Il y avait partout des amis qui prestaient et étaient présentés. C'était un peu frustrant de ne pouvoir aller tous les saluer car il se passait des choses un peu partout en même temps concernant les uns et les autres. On a fait son possible je crois ! C'était en tout cas très chaleureux : une autre façon d'aborder la Foire du Livre, vue sous un autre angle, beaucoup plus de l'intérieur, en y étant impliqués, et ce, dans la chaleur amicale ! Merci à tous et désolée de n'avoir pu visiter tout le monde !

Anne-Marie Weyers

2C'est avec des yeux de néophyte que j'ai découvert le stand de Novelas et par la même occasion que j'ai rencontré Monsieur Van Puyvelde. Son accueil a été d'emblée très chaleureux. La présence souriante de Madame Isabelle Fable a ajouté à mon plaisir car c'est une amie de longue date et une auteure talentueuse. J'ai choisi quelques livres afin de me familiariser avec les écrivains de cette jeune maison d'édition. Si je n'ai pas encore eu le temps de tout lire, les extraits de « Fragments d'Eros » m'ont ravie tant par l'esprit inventif que par la qualité de l'écriture. Quant aux affiches de graphisme décorant les parois du site, elles ont retenu mon regard. Une simplicité alliée à une représentation élégante, poétique, sensible. Une belle réussite. Une remarque générale sur cette foire : j'ai remarqué que la nouvelle est redevenue un genre à la mode. Tombée un peu dans l'oubli depuis la fin du XIXe siècle, elle semble aujourd'hui attirer tant les auteurs que les éditeurs. Ce qui est plutôt réjouissant puisque ce genre permet des éditions collectives. En tout cas, bravo à Monsieur Van Puyvelde et à sa palette d'écrivains! Marie Martine Sondag.


N° 13 26 Février 2011

P19

ONE DAY TIMED Vos réactions (suite) 3Le visiteur inattendu (Jacques Goyens) Quelles chances avais-je de vendre un livre à un parent d’Amélie ? A priori, aucune. Pour commencer, il fallait que je fusse présent à cet endroit précis ce 21 février entre 16 et 18 heures. La foire du livre de Bruxelles 2011 allait bientôt fermer ses portes. De rares visiteurs circulaient encore dans les allées qui, peu avant, résonnaient encore des conversations d’une foule bourdonnante. Dans un premier temps, je n’étais même pas invité par le Service du livre luxembourgeois, pour une séance dite de signatures. Trop de demandes, m’avait-on dit. On pensera à vous pour l’année prochaine. Puis quelques auteurs se sont désistés et on m’a proposé cette plage de deux heures, le dernier jour de la foire. Je m’y suis rendu sans illusions. Vers 17 heures, j’ai réussi à interpeller une dame qui se traînait, les deux bras chargés de sacs de livres. Reposez-vous un moment, ai-je dit. Elle s’est arrêtée. Je lui ai brièvement présenté mes écrits. Elle a saisi un recueil de poésie, l’a parcouru et, sans que j’aie à fournir d’explications, me l’a tendu pour la dédicace. Après cela, je m’estimais déjà heureux. Je n’étais pas venu pour rien. Je me mis à rêver, tandis que, derrière moi, le personnel s’affairait au démontage du restaurant. Je sirotais un jus d’orange fourni par la maison, quand soudain un homme surgit à ma gauche. Je le reconnus immédiatement. - Alors ! fit-il, vous êtes responsable du livre luxembourgeois ? Je lui répondis que j’étais un auteur parmi d’autres, invité par cet organisme pour la promotion de mes livres. -Vous habitez la province de Luxembourg ? Je me rendais compte que j’allais le décevoir en répondant par la négative et que nous avions peu de choses en commun, si ce n’est la nationalité belge, et que mes parents votaient autrefois PSC (parti social chrétien), parti dont mon illustre visiteur était une figure marquante. Je m’attendais à ce qu’il me plante là pour s’adresser à quelqu’un de plus important et en tout cas de plus authentiquement luxembourgeois. Je lui précisai toutefois que j’avais été édité en province du Luxembourg. Ce détail a-t-il suffi à retenir son attention ? Mystère ! Il se pencha sur mes livres pendant que je lui en indiquais le sujet. Il feuilleta « Mon père, cet inconnu » et me fit remarquer que, d’une façon générale, les livres étaient chers. Je me gardai bien de le contredire et poursuivis mes explications qu’il écouta avec attention et bienveillance. L’homme, en dépit de son âge, avait encore l’esprit vif. Puis je lui exposai le thème des « Enfants de Munich ». - Bien ! me dit-il, je fais le tour du stand et je reviens. - D’accord, mais ne tardez pas, car la foire va bientôt fermer ses portes. Notre homme s’écarte alors et va vers la seconde table de dédicace, où siège une dame. Il jette un coup d’œil à ses livres. Puis il se dirige vers le comptoir et parle avec les responsables du stand. Les minutes passent et il doit encore parcourir une dizaine de mètres de rayonnages et de tables où sont exposées les productions des auteurs et éditeurs de la province du Luxembourg, auxquels il entend faire honneur. C’est un véritable marathon.


N° 13 26 Février 2011

P20

ONE DAY TIMED Vos réactions (suite) Ce faisant, il se rapproche à nouveau de moi. Il examine maintenant une collection de mini DVD consacrés aux écrivains luxembourgeois. - Voilà, me dit-il, ça ne coûte que trois euros. - A ce moment, je pense que c’est foutu pour moi.- Mais, ajoute-t-il, comme je vous ai appâté, je vais tout de même vous acheter quelque chose. Que me conseillez-vous ? - Etant donné votre parcours politique, je pense que « Les Enfants de Munich » devraient vous intéresser. Pendant qu’il règle à la caisse, je lui rédige sa dédicace : à Charles-Ferdinand, cette histoire personnelle dans le tourbillon de la grande histoire. Je lui tends l’ouvrage, tandis que les haut-parleurs annoncent la fin de la foire. Quelles chances avais-je de rencontrer cet homme et qu’il s’intéressât à mes livres au point d’en acheter un ? Moi-même, je n’aurais pas dû être là. Et lui, il aurait pu visiter la foire à tout autre moment et y rencontrer d’autres auteurs. Peut-être a-t-il eu un contretemps, ce qui l’a amené à débarquer à Tours et Taxis bien plus tard qu’il ne pensait, à un quart d’heure de la clôture. Certains diront : « Il est venu pour te rencontrer. » Je l’avais bien un jour aperçu au Pont d’Oye, parmi une foule nombreuse ; mais nous ne nous étions jamais parlé. Il ne pouvait pas me connaître. Alors, hasard ou destin ? Qui pourrait le dire ? Jacques Goyens

4Pour ma part, j’ai été très content de réaliser cette foire avec tous nos amis artistes. Même si je sais que certains auraient aimé vendre plus de livres ou acheter moins chers, je pense que tout le monde a été satisfait de l’ambiance, de l’accueil et de la disponibilité des personnes présentes. Car même si j’assurais l’essentiel de la promotion, chacun d’entre vous a apporté sa gaieté, son dynamisme pour faciliter les rencontres qui furent nombreuses. Les visiteurs qui se sont attardés ont, je le pense, tous été ravis de leur découverte et sont parfois (souvent même) repartis avec un livre et toujours avec le sourire. Donc, merci à vous tous… Je tiens également à saluer tous les amis du « côté jardin » avec qui on a malgré tout passé de nouveaux d’excellents moments et petit clin d’œil à Gérard Adam : « Courage Gérard, tu feras mieux l’année prochaine. » Stephan Van Puyvelde


N° 13 26 Février 2011

P21

ONE DAY TIMED Vos réactions (suite) 5Betty Batoul, la Dame en Rose de la foire du livre ! Cette année, le thème de la foire du livre de Bruxelles était en parfaite harmonie avec cette écrivaine au parcours atypique. « Le monde appartient aux femmes » Cette phrase, Betty Batoul la complète en précisant : le monde a besoin de TOUTES ses femmes. Et trop nombreuses sont celles qui vivent encore dans la peur, la souffrance, la violence et ne peuvent révéler tout leur potentiel. Or, l’avenir a besoin de tout son capital humain, hommes ET femmes. Dans son roman autobiographique, "Un coquelicot en hiver ? Pourquoi pas" primé à trois reprises en 2010, Betty Batoul raconte son histoire et insiste sur le fait qu’on peut se reconstruire et avoir une vie heureuse après avoir vécu de grandes souffrances. En effet, l'histoire de cette petite fille commence très mal. En grandissant, elle n'aura de cesse de se battre ou se faire toute petite, pour ne pas souffrir trop… Attentats à la pudeur, maltraitance enfantine, handicap, double culture beglo-marocaine, décrochage scolaire ne lui faciliteront pas la vie. Et lorsque l'adolescence sonnera à sa porte, elle n'aura qu'une envie, mourir ! Le pire, elle tentera de l'éviter en se noyant dans l'alcool jusqu'au jour où elle rencontrera son bourreau. Six années suivront sous les coups, les injures et humiliations. Un enfant va naître dans cet enfer qu'est la violence conjugale. Pourtant, le destin peut à tout moment basculer. Les fées avaient juste un peu de retard…

Betty Batoul


N° 13 26 Février 2011

P22

AGENDA Voici les quelques rendez-vous qui se rapprochent.

6 Mars 2011 salon de la bd de Saint-Gery 17 au 21 Mars 2011 Salon du livre de Paris, présence de Novelas asbl 2 et 3 Avril salon du livre d’art à l’ERG 8 Avril 2011, la Rotonde fête ses 20 ans à bibliothèque de Tournai (vers 17h, à confirmer).

Une dernière photo pour la route, pleine de promesses et de projets littéraires ambitieux…

Jean-Marc Want : Anna Amato, Stephan Van Puyvelde, Colienne Simons


N° 13 26 Février 2011 INFOS DIVERSES

Editeur responsable : Novelas asbl Rédacteur en chef : Stephan Van Puyvelde Photographies : Anna Amato Betty Batoul Jacqueline Dumas Jacques Goyens Françis Spinoy Stephan Van Puyvelde Jean-Marc Want Des Amis Anonymes

Publication bimensuelle disponible uniquement en format électronique. + Hors série Gratuit pour les membres de l’asbl Extérieur : 1 euro par titre. Abonnement annuel à 25 euros.

NOVELAS asbl Rue des Confédérés 89 B-1000 Bruxelles Belgique tel:+32 (0)496 86 75 89 - +32 (0)2 732 18 79 - e-mail: novelasasbl@hotmail.com website: http://www.novelasasbl.eu - BCE 877.214.451 BNP Fortis Iban: BE47001475184080 Bic/swift: GEBABEBB

P23


Foire du livre 2011