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CONTRASTES À BAGATELLE

19/05/15

S 433 Analyse des formes sociales et spatiales des villes - Ensemble 2 Carolines CARLES - Mathias CARROLIO - Jimena Galvez - Aurélien Gourdet - Yolène VALIERE


Sommaire introduction ............................................................................................................................................................................................ Page 3 i - etude générale du Sud-oueSt de toulouSe 1 - cheminS ruraux et voieS principaleS ..................................................................................................................................................... Page 5 2 - hiStorique de l’urbaniSation du Sud-oueSt de toulouSe en bref ............................................................................................................... Page 8 3 - compte rendu ................................................................................................................................................................................ page 9

ii - quartier de bagatelle : Structure et organiSation 1 - axe Structurant ............................................................................................................................................................................ page 13 2 - eSpaceS publicS et commerceS .......................................................................................................................................................... page 14 3 - eSpaceS vertS ................................................................................................................................................................................ page 15 4 - initiativeS citoyenneS ...................................................................................................................................................................... page 16

iii - quartier de bagatelle : contraSteS et hétérogénéité 1 - hiStorique de la conStruction du quartier ......................................................................................................................................... page 18 2 - variationS d’échelleS : coupeS ......................................................................................................................................................... page 19 3 - variationS d’échelleS : hauteurS de bati ............................................................................................................................................. page 20

iv - entretienS ........................................................................................................................................................................................ page 22 v - SynthèSe collective ........................................................................................................................................................................... page 25 vi - SynthèSeS perSonnelleS .................................................................................................................................................................... page 28 vii - annexeS 1 - analySe du film Paris Couleurs ........................................................................................................................................................ page 33 2 -carte mentale : dichotomie public/privé .............................................................................................................................................. page 36 3 -préparation deS entretienS ................................................................................................................................................................ page 39 2


introduction coûteux, pour reloger la population abritée de façon vétuste et accueillir les immigrants. !

1953

! ! !

1973

2000

Bagatelle est un quartier du sud ouest de Toulouse ayant connu plusieurs phases d’urbanisation depuis les années 50, à l’époque où la ville cherche à s’étendre pour palier au problème de la densité du centre ville. D’abord, le lotissement des castors s’est implanté sur des terrains vagues auparavant inconstructibles. Les habitants dépendaient alors du centre ville (travail, commerces…) Puis après 1960, la plupart des bâtiments furent construits grâce au procédé Fioro: logements temporaires, immeubles hauts en béton, installés en hâte sur des terrains peu coûteux, pour reloger la population abritée de façon vétuste et accueillir les immigrants. Grâce au Grand Projet de Ville de Toulouse Métropole commencé dans les années 1990, un nouveau centre actif se met en place autour d’axes majeurs du quartier.

de ce point de vue hiStorique, pluSieurS contraSteS Se Sont expoSéS: comment le quartier S’eSt-il adapté a ceS contraSteS? Dans une première partie nous exposerons les documents graphiques qui révèlent une architecture de contrastes, encourageant la mixité. Puis, nous présenterons le quartier selon le point de vue de ses habitants, sous l’angle de la pratique quotidienne des usages, du rapport à l’espace et du lien social créé.

3


première partie etude générale du Sud-oueSt de toulouSe

4


Château de Perpan

Château de Parpan

L’ardenne

L’ardenne

Château de Bagatelle Château du Mirail

Château du Mirail

Ch. la Faourette

Château Fontaine L’estang Bacha Cambe

Bacha Cambe La Farguette

La Farguette

Chemins ruraux et voies principales de 1800 cheminS ruraux et voieS principaleS de 1800

CARLES Caroline CARROLIO Mathias GOURDET Aurélien

GALVES VARGAS Jimena VALIERE Yolène

1750

1800 1780 1800

Chemins ruraux et voies principales de 1850 cheminS ruraux et voieS principaleS de 1850

Chemins et voies avant 1830

1830 1841

cheminS ruraux et voieS principaleS du quart Sud-oueSt de toulouSe au fil du tempS, du xviiième Siècle a noS jourS

Chemins et voies avant 1830 03 / 03 /2015 1830 1841 Ech. : 20 000°

echelle : 1/20 000

5


Purpan

Lardenne

Tourne euille

Fontaine L’estang

Bagatelle

Le Mirail

La Faourette

La Re nerie Basso Cambo La Fourguette

Chemins ruraux principales de 1 50 1930 cheminS ruraux et voieS principaleS de 1950 et voies Chemins et voies avant 1930 CARLES Caroline GALVES VARGAS Jimena Chemins et voies CARROLIO Mathias VALIERE Yolène avant 1 c heminS ruraux et voieS principaleS du quart Sud-oueSt de toulouSe au 30 fil du tempS, du GOURDET Aurélien

Chemins et voies de 1 30 Chemins et voies xviii ème Siècle a noS jourS de 1 4

1949 03 / 03 /2015

: 1/20 000 Ech.echelle : 20 000°

6


Purpan

Lardenne

Fontaine L’estang Tourne euille

Bagatelle

Le Mirail La Faourette

Basso Cambo

La Re nerie La Fourguette

Chemins ruraux et voies principales de 1 80

cheminS ruraux et voieS principaleS de 1980

Chemins et voies avant 1976 1965 1976 Chemins et voies CARLES Caroline GALVES VARGAS Jimena 03 / 03 /2015 Chemins et voies de 1 5 CARROLIO Mathias VALIERE Yolène avant 1 7 Chemins et voies 20 000° GOURDET Aurélien cheminS ruraux et voieS principaleS du quart Sud-oueSt de toulouSe au fil du tempS, du xviiième Siècle a noS jourS Ech. e: chelle : 1/20 000 de 1 7

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Historique de l’urbanisation du Sud-Ouest de Toulouse en bref L’étude des rues toulousaines sur la rive gauche de la Garonne a été rendue possible par les cartes proposées dans l’atelier, utilisées pour retracer l’état des voies urbaines depuis 1780 jusqu’au XXè siècle, sur nos cartes. Nous avons tracé en couleurs la chronologie des voies partant des allées Charles de Fitte et s’étendant vers le sud ouest. Nous ne colorerons donc pas les rues du vieux quartier St Cyprien (entre la Garonne et les allées Charles de Fitte), restées quasiment inchangé depuis le milieu du XVè siècle. Le principal aménagement urbanistique date du 19è siècle, il consiste dans la rue de la République alignant le Pont neuf avec l’actuelle place du marché St Cyprien et coupe les allées Charles de Fitte vers leur milieu. Nous ne colorerons pas non plus les tracés du projet de Louis de Mondran de 1752. Nous évoquerons cependant l’adoption de certaines de ses directives; ce dernier prévoyait de moderniser Toulouse, ses réalisations structurent la ville et son paysage avec les promenades, les quais, et des axes allant notamment jusqu’à St cyprien puis jusqu’à Patte d’oie et l’Ardenne. Sur la première carte montrant les axes de circulation d’avant 1780, les couleurs montrent clairement l’intention de s’étendre vers le sud ouest. Depuis les allées Charles de Fitte, ils se répandent vers, du nord au sud, le chateau de Purpan, L’Ardenne, le chateau du Mirail et la Farouette. La seconde carte de 1845 des aménagements réalisés autour de patte d’oie rappellent d’une part le projet du plan de Louis de Mondran « pour le Commerce et les Embellissements de Toulouse » présenté en 1752, d’autre part l’attention des urbanistes à clairement structurer des quartiers de taille équitables. Ce n’est qu’à partir de 1841, grâce à l’unique plan d’ensemble de ce siècle, celui des alignements, que des îlots apparaissent. Ce parcellement de la ville offre plusieurs voies alternatives pour rejoindre les axes principaux, ce qui permettra plus tard de densifier les îlots. Après la Première Guerre mondiale, l’objectif de l’urbanisme est de stopper l’évolution anarchique des villes telles que Toulouse et d’inciter leur reconstruction planifiée, qui devaient s’auto-financer. L’Etat impose alors « un Plan d’Aménagement, d’Embellissement et d’Extension à toutes les villes de plus de 10 000 habitants, aux stations touristiques et aux « localités présentant un caractère pittoresque, artistique ou historique ». Un premier projet d’urbanisme toulousain naît en 1919, qui prévoit pour la rive gauche l’ouverture de deux rues unissant la Patte d’Oie aux deux ponts Saint-Michel et des Catalans ».* Puis en 1928, Léon Jaussely, qui avait participé au plan d’extension de Barcelone, contribue à celui de Toulouse. Il créé principalement des voiries: des percées et élargissements dans les parties déjà urbanisées ainsi que de nombreuses voies allant desservir les futurs quartiers de la périphérie. Enfin, le dernier plan montrant l’évolution des voiries en 1976 nous renvoie au schéma Badani présenté en 1965, travail des architectes-urbanistes Badani et Roux-Dorlut. Le schéma Badani reposait sur la distinction distinguait les rocades destinées à éviter la ville et les pénétrantes conduisant vers le centre, celui-ci délimité par la première rocade des boulevards et des allées. La viabilité des techniques proposées et le faible investissement requis par le schéma Badani ont aboutit à ce qu’il soit aujourd’hui exécuté en quasi totalité. Il a notamment servi de base aux travaux de la rocade ouest, ouverte en 1970.

*(source: LES PLANS D’URBANISME DE TOULOUSE AU XX°S, Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France, Jean COPPOLANI)

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Circulation des véhicules

Passages piéton

Vue en plan

Photo du quartier de la Reynerie

Coupe de principe

Photo du quartier des Pradettes

Circulations pour chacun

Modification du plan d’urbanisme

De multiples traversées souterraines piétonnes sont situées sous les rond points et deviennent des lieux de carrefour sous forme de tunnels piétons. Ce sont des lieux de rencontre.

Pour le Mirail, on est passé d’un urbanisme de ZUP à un urbanisme de ZAC pour améliorer les plans d’ensembles.

Grand axe routier

Tissu urbain autour de la rocade arc en ciel

Tissu urbain autour de la rocade

Plan de toulouse

Délimitation des territoires

Développement des quartiers autour des grands axes routier

Le Tissu urbain est de plus en plus distendu au niveaux des différents périphériques. Ils délimitent les types de territoires.

Lardenne est un village aggloméré qui s’est développé autour de l’axe Toulouse-Tournefeuille.

Synthèse d de la visitedeS enréSeaux bus imenSionnement CARLES Caroline CARROLIO Mathias GOURDET Aurélien

GALVES VARGAS Jimena VALIERE Yolène

SynthèSeDimensionnement de la viSite en buS des réseaux

17 / 03 /2015

9


-

Logements étudiants

Zone innondable abitat euf Accessible pour les plus pauvres

on innondable /- Riches restent entre eux

Schéma d’un tripode

Coupe de principe

Logo d’intermarché

Solutions pour les eunes

Solutions pour la recherche et les plus démunis

lieux de rencontres

Certains Tripodes à la Reynerie détiennent une branche pour des logements étudiante exemptée de loyer en échange de leur implication dans le développement d’initiatives sociales dans le quartier.

De nouvelles techniques et de nouveaux matériaux testés sur des quartiers de pavillons, attribués aux populations les plus pauvres qui passent ainsi pour des cobayes de l’habitat. Ce sont en effet des maisons expérimentales situées dans des ones inondables.

L’Intermarché du quartier de Lardenne est comme une place de village. C’est un lieu de rencontre avec un grand par ing, devenu un lieu de mixité sociale.

Routes lot Passage dans l’ lot

Le r ve

Plan d’un lot

La réalité

Schéma d’une résidence fermée

Passages au coeur des lots

Résidences

ermées

La plupart des lots sont traversé par de petit passages.

Toulouse est une des villes avec le plus de Résidences fermées de france. A l’origine ce procédé était mis en place pour donner plus de sociabilité intra-immeuble mais il n’a pas fonctionné.

Synthèse de la visite en bus CARLES Caroline CARROLIO Mathias GOURDET Aurélien

GALVES VARGAS Jimena VALIERE Yolène

une architecture qui influence laqui SocialiSation ? Une architecture influence la socialisation

SynthèSe de la viSite en buS

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Plan de l’usine LU rue Jacques Gamelin

Photos de arrière de Lombe

Photo du Siège d’ED à

Plan de arrière de Lombe

asso Cambo

Contraste de b timents ancien et moderne

Contraste de b timents haut et bas

Contraste entre industrie et pavillon

Un mélange de styles est asse présent dans la ville, puisque qu’on trouve des vieilles demeures du VIIIème siècle face à des maisons des années 70 ou 0.

Un mélange de hauteurs est asse présent dans la ville, puisqu’on trouve des vieilles demeures du VIIIème siècle en R 2 face à des b timents de grandes hauteurs, allant usqu’au R 10.

Certaines one industrielle ou one commerciale sont au c ur des quartiers pavillonnaires du à une implantation ancienne.

1

2

3

Photos de fa ades

Photomontage de variétées de fa ades

Schéma de densification

Matériaux des fa ades

Aménagements variées

Morcellement de propriétés

Le rang social élevé des habitants des anciennes maisons est montré par l’utilisation de la brique. Au contraire, les habitats pauvres utilisent peu de brique et beaucoup de galets.

les propriétaires de maisons, à l’origine identique, aménagent leur habitat de fa on très différentes. Par exemple, la maison typique du quartier de agatelle est un standard que les habitant ont personnalisé selon leurs besoins

La densification des quartiers s’est réalisée a l’aide du morcellement d’énormes propriétés vendues petit à petit.

Synthèse de la visite en bus CARLES Caroline CARROLIO Mathias GOURDET Aurélien

GALVES VARGAS Jimena VALIERE Yolène

conStraSteS danS la ville

Contrastes dans la ville

SynthèSe de la viSite en buS

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deuxième partie le quartier de bagatelle Structure et organiSation du quartier

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Bibliothèque

pharmacie bureau de poste centre de formation Commissariat de police

maison de quartier centre de loisirs

Ligne de métro

Parc de la Faourette

mosquée

centre culturel centre sportif

zone de marché

Ligne de Bus

Carte des services publiques

Carte des transports INITIATIVES IDENTITAIRES ET POINTS DE CENTRALITÉ

Pourquoi un tel paysage

Pourquoi tel paysage urbain àun Bagatelle? à Bagatelle ?

Comment les habitants se sont-ils approprié le quartier? Comment les habitants se sont-ils appropriés le quartier ?

Militantisme et système de valeurs solidaires

Une réponse de l’offre à Une réponse de l’offre à la demande en quantité la demande en quantité plus qu’en plutôt qu’en qualité qualité

Militantisme et système de valeurs solidaires

uneMAISON MAISON DE Une DEQUARTIER QUARTIER unique à Toulouse Unique à Toulouse

Carte des usages liés aux comerces

CASTORS

les bénévoles en 1995

Commerces permanents

Commerces ocasionels

Le mouvement des Le mouvement des CASTORS

Autres repères acquis les Autres repères acquis par les par habitants habitants du quartier du quartier Attroupements qui circulent au marché et qui stagnent au parc

Attroupements qui circulent au marché et qui stagnent au parc

2 fois/ semaine selon le temps 2 fois/ semaine selon le temps

MARCHÉ MARCHE

plupartdes des bâtiments la La plupart bâtimentssont sont construits les les années 60 grâce construits dans dans années 60 au procédé Fioro : logements grâce au procédé Fioro: logements temporaires, en béton, temporaires, préfabriqués préfabriqués en béton, installés en des hâte sur des installés en hâte sur terrains peu terrains peu pour reloger coûteux, pourcoûteux, reloger la population la population façon abritée de façonabritée vétuste etdeaccueillir vétuste et des accueillr les immigrants. immigrants

Né l’initiative desdes ha- ils ils ontont participé à la réalisation de néeenen1973 1973dede l’initiative participé à la réalisation bitants, cette maison quartierde est centdelogements individuels de 1952 habitants, cette de maison cent logements individuels restée indépendante et constitue un à 1955. Transmission de bien, jarquartier est restée indépendante de 1952 à 1955. Transmission point de centralité majeur où des dins, lotissement... et constitue un point de centralité de homogénéité bien, jardins,duhomogénéité majeur oùse des bénévoles se L’unité du lotissement... bénévoles mettent à disposition de façade évidente permet mettent à dynamique disposition sociale dans une L’unité aux de habitants façade évidente dans une et toutefois de faire dynamique sociale etet culturelle permet toutefois aux habitants culturelle engagée active. évoluer leur habitat. engagée et active.

PARC PARC

Lemarché marchéest estimplanté implantéen enlimite limitedu duquartier quarle les parcs répartis dans l’ensemble. ettier lesetparcs répartis dans l’ensemble. Ce Ce sont points d’intérêt pour les habisont desdes points d’intérêt pour les habitants tantsquartiers des quartiers limitrophes, redevables des limitrophes, redevables de la Pour le lemarché, sont demétéo. la météo. Pour marché,les les prix sont attractifs parcs, les lesaires airesdede attractifsetetpour pour les les parcs, jeux sont appréciées.

de faire évoluer leur habitat.

l’axe Structurant du quartier : rue henri deSbalS

etude du quartier de bagatelle

13


Un axe structurant bordé des principaux services et commerces « Je vis dans ce quartier 30 ans, c’est «depuis Je vis dans ce quartier

agréable d’avoir agréable toutes toutes lesd’avoir commodités autour

autour de ma tour, si bien que je

je

sors rarement du quartier et je connais beaucoupdedemonde. monde. beaucoup Le problème, c’est la Le gros problème, Les espaces c’est la … sécurité … Les

espaces communs sont dangereux, ma Þlle sÕest

tous dangereux, ma fille

Banque

Commences Mosquée

Maison de quartier Centre social

Commences

Centre de formation Médiathèque

s’est faite agressée , et bientôt, nous allons déménager car personne ne veille ˆ

Mairie annexe

bientôt, car personne

Zone de Marché

ne veille à sécuriser

Collège

les entrées contre les

Centre sportif

1/5000è

délinquants» etude du quartier de bagatelle

14


Espaces urbanisés et espaces verts Espaces urbanisés et espaces verts « On vit dans le quartier voisin,lemais « On vit dans « On vit dans le quartier on vient souvent à quartier voisin, mais pied pour que voisin, mais onles vient on vient souvent à enfants jouent souvent pied pour pied à pour que les que ensemble au parc. jouent lesenfants enfants jouent Bagatelle ensembleest au un parc.

ensemble au parc.

quartier Bagatellepopulaire, est un Bagatelle est unmatin quartier tranquille le quartier populaire,

Parc d’activités rue de la Parc Gironde d’activités rue de la Gironde

populaire tranquille le avec une, le bonne tranquille matin ambiance mais matin avec bonne avec une une bonne dangereux l’après ambiance mais ambiance mais midi: les agressions et dangereux l’après dangereux l’après

les détériorations midi: les agressions midi: les agressions et et les sont trop fréquentes… les détériorations

Parc de la Faourette

détériorations sont trop On pense qu’il sont trop fréquentes… fréquentes… On pense faudrait mettre On pense qu’il plus

Parc de la Faourette

en place qu’ild’actions faudrait mettre faudrait mettre plusplus pour sécuriser tout d’actions enen place pour d’actions place ça ». pour sécuriser sécuriser tout tout ça» ça ».

1/5000è 1/5000è

etude du quartier de bagatelle

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Initiatives citoyennes et points de centralité

1 «« L’association L’association Voir et Comprendre aide les jeunes en Voir et Comprendre aide les jeunes en difÞcultŽ 1 difficulté sociale dans leur démarches administratives. On ne sociale dans leur démarches administratives. On ne fait pas

fait pas d’activités d’activitéssur surplace, place, à part projections des matchs à part desdes projections des matchs de foot de footdans dansune unesalle salle voisine. Autrement, onsort lesdu sort du quartier; voisine. Autrement, on les quartier; sorties

4

au bowling, voyage en Espagne… voisinssont sonttrès très sorties au bowling, voyage en Espagne… LesLes voisins conciliants: souvent les jeunes restent la porteetetfont fontdu dubruit, bruit, conciliants : souvent les jeunes restent à laà porte

3

fument et rigolent jusqu’à tard la nuit. Mais alors, on sort et on leur

fument et rigolent jusqu’à tard la nuit. Mais alors, on sort et on

dit d’arrêter, ils arrêtent tout de suite. Il y a un vrai esprit

leur dit d’arrêter, ils arrêtent tout de suite. Il y a un vrai

communautaire.»

2

3

Marché

Marché

esprit

quartier

2 1

communautaire ».

1/10 000è

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Maison de quartier Maison de

5

5

Quartier des Castors

Quartier des castors etude du quartier de bagatelle

Parc de la Faourette

Parc de la Faourette

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troiSième partie le quartier de bagatelle contraSte et hétérogénéité du quartier

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1970

1960

POS ET PLU

M

Retour à de l’habitat individuel après l’échec des grands ensembles. S’insère dans le tissu distendu de l’urbanisme de ZUP.

ZUP

Depuis 1990

Modernisation et mise en valeur du quartier par la construction de nouveaux habitats intermédiaires, surtout autour de l’axe structurant.

ZAC

hiStorique de la conStruction du quartier

1950 1/5000è à contempler ici. Tousici. cesTous immeubles, y compris celui où je réside, «« IlIl n’y n’ya arien rien à contempler ces immeubles, y compris celuisont où je similaires. trop neuf, troptrop récent: les vieux de nouveausont sont réside, sontC’est similaires. C’est neuf, tropimmeubles récent:sont les rasés vieuxetimmeubles reconstruits, les générations se relaient,les mais c’est les même sociales rasés et de nouveau sont reconstruits, générations secouches relaient, maisquic’est restent ». les même couches sociales qui restent ».

etude du quartier de bagatelle

CASTORS

M

Urbanisme de ZUP. Création de grands ensembles de grande hauteur. Volonté de loger le plus de monde le plus vite possible . Premières habitations construites dans le quartier Lotissement réalisé en auto-construction au début des années 50. Pavillons avec jardins, beaucoup de verdure

Lignede demétro métroA A Ligne Ligne de bus 13 Ligne de bus 13

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Variations d’échelles grandit dans castors, ma, femme vientvient de Bagatelle. La La «« J’ai J’ai grandit dans le le quartier quartierdes des castors ma femme de Bagatelle. bonne entente entre voisins, on se comme dansdans un quartier au au bonne ententerègne règne entre voisins , onsent se sent comme un quartier beau d’unautre autrequartier, quartier,oùoùononoublie oublie HLM , ila n’y que les bruits beau milieu milieu d’un les les HLM, il n’y queales bruits des avions qui sont gênants. Dès qu’on sort à Bagatelle, on voit la diversité,

BB

AA

Variations d’échelles

CC

des avions qui sont gênants. Dès qu’on sort à Bagatelle, on voit la diversité, mais c’est très bien! »

Coupe AA Coupe AA

Coupe BB Coupe BB

Coupe CC Coupe CC

1/5000è

etude du quartier de bagatelle

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variatonS d’échelleS : hauteur du bati RdC

R+1

R+2

R+3

R+4

R+5

R+6

R+7

R+8

R+9 R+10 à R+14 R+15 à R+20

etude du quartier de bagatelle

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quatrième partie le quartier de bagatelle entretienS

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entretienS Interview 2 Femme, employée depuis 2 ans sur l’association Voir et Comprendre. C’est une asso municipale, on fait des démarches administratives pour les jeunes (jusqu’à 30 ans) en difficulté sociale. On fait pas des activités sur place, parfois on passe des matchs de foot dans la salle a coté mais c’est tout. On reste jusqu’à 20h ici. On fait des animations scolaires pour des jeunes de 12 à 14 ans. On les emmène au bowling pour sortir un peu du quartier. On part en voyage en Espagne pendant 10 jours / 1 semaine. On fait des activités aussi qu’ils puissent travailler. Avant on était dans un espace de 60 m2 maintenant on est sur 120 m2, on est des rois là. (elle rigole) Les voisins sont super conciliants, parce que souvent les jeunes restent à la porte et ils font du bruit, ils fument. Y a vraiment un esprit communautaire.

1

3

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Interview 1

Interview 3

Homme retraité, investi dans une mission humanitaire pour une association catholique au Sénégal.

Homme, retraité.

Là y avait un bâtiment, là aussi. Ils les ont enlevés, donc ça fait un espace ouvert avec une aire verte, une aire de jeux. Les paraboles aux terrasses sont une initiative du conseil général au niveau communautaire pour que les immigres d’Afrique du Nord puissent être en contact avec leur culture, communiquer avec leurs proches. Ça c’est le public, le privé c’est plutôt tous ce qui n’a pas l’air d’être des HLM. Là y a des bâtiments qui servaient pour les fonctionnaires militaires, puis ici c’est une aire verte où on a le stade de foot. C’est un quartier sympa malgré les inondations avant. Dans les années 50’, ils ont fait la digue , jusqu’à Portet qui descend vers Blagnac. On a même un petit marché mardi et vendredi. Il y a les bruits, les odeurs, il y a tout ici.

Je n’habite pas à Bagatelle, j’habite à quelques stations d’ici à Patte d’oie. Je viens presque tous les mardis avec ma femme. Pendant qu’elle fait les courses je m’assois sur ces bancs On peut acheter tout : des fruits, des légumes, la viande, il y a tout ce qu’il faut pour la maison à très bas prix. 1, 5 euros ! Je n’aimerais pas habiter ici parce que ça craint ! Interview 4 Homme, retraité, maghrébin.

1

Je suis propriétaire d’une maison à St Martin où je vis avec ma famille. Je viens ici avec elle, nous faisons le marché ensemble deux fois par semaine car les légumes sont moins chers et l’ambiance est agréable, puis je reste sur ce banc en attendant qu’elle finisse. C’est un rituel très sympas, nous aimons bien ce quartier mais n’y vivrions pas, on préfère notre maison.

Analyse du site : le quartier de Bagatelle etude du quartier de bagatelle

M

3

4

22


entretienS Mr. Ivan est d’origine russe,

Homme dans le quartier des castors

Deux personnes âgées dans la rue

- Est arrivé dans le quartier il y a 26 ans. Trouve le quartier calme, familial, peu respecté (par des habitants les plus jeunes). Reçois sa famille venant de russie chez lui et vient les chercher à l’aéroport. - Ne donne pas spécialement d’indications pour la sécurité, si ce n’est d’éviter de revenir trop tard à travers le parc la nuit. Il reçoit rarement ses amis chez lui, il garde ça pour la famille. Ses amis sont raisonnables et très bien éduqués, ils comprennent que le quartier où il vit n’est pas agréable pour rester trop longtemps. - Pour les repères, le parc en est un, son bâtiment est celui avec les petits cerisiers devant la façade. il connait bien Toulouse et il les accompagne lui-même en ville pour leur faire visiter, puisqu’en russe c’est plus facile si c’est lui qui fait la visite et il aime bien faire le guide touristique. - Il n’y a rien à voir ici, tout est similaire; c’est trop neuf, trop récent: les vieux immeubles sont remplacés et les générations se relaient, mais c’est les même couches sociales qui restent. - Il ne va jamais à la maison de quartier, il ne connait pas, ça ne l’intéresse pas. Il s’en moque en fait, il fait sa vie et il va voir ses amis au marché deux fois par semaine, ça lui convient, le quartier est bien comme il est. - Il s’entends bien avec un voisin. Avec les autres il n’a pas beaucoup de rapports, ils se croisent et ils se disent bonjour, c’est le minimum mais il ne cherche pas plus. Avec les commerçants du quartier c’est pareil : ils se reconnaissent, ils sont là pour travailler donc ils ne parlent pas avec eux plus que ça pour ne pas déranger. Ses amis qu’il retrouve au marché habitent autour du Mirail et vers l’avenue de Muret. - Avant il était en Russie, il travaillait dans les pathologie vétérinaires mais il n’a pas réussi à travailler dans son domaine en venant en France. Sa femme a réussi a trouver un travail à l’hôpital Purpan très vite. Ici c’est très différent de la Russie, les mentalités sont très différentes et parfois des choses sont décevantes là bas et parfois c’est ici que c’est décevant. Depuis qu’ il est arrivé, j’ai vu beaucoup de choses évoluer et beaucoup d’autres perdre de la valeur; les rapports entre les habitants sont très limités selon lui.

- Il a passé son enfance dans le quartier castor – Il garde quelque contacts (surtout dans l’impasse) – Il a grandit dans le quartier – Il a rencontré sa femme dans le quartier de bagatelle – Bonne entente avec tous les voisins aujourd’hui – Ressenti d’un « quartier dans un quartier » – Beaucoup de diversité – On oublie les HLM – Maisons toutes identiques (même aspect) mais différentes (aménagement) – Voisinage tjrs gentils au fil du tps mais tjrs avions (bruit) – Distinct° quartier de bagatelle et quartier castor – Ne veux pas louer par peur de la dégradation et pour des raisons financière

- faire attention, au vol, aux «agressions aux couteaux»

Trois Assistantes Maternelles de 40 ans environs - Habitent pas très loin du quartier dans une zone pavillonaire plutôt calme et viennent au parc pour enfant du quartier à pied. - Contentent qu’il y ai des aires de jeux pour les enfants mais déçu qu’ils soient détérioré par certain jeunes dans le quartier. - Voient le quartier de bagatelle comme un quartier populaire, tranquille le matin avec une bonne ambiance mais dangereux l’après midi avec des agressions régulières. - Malgré que le quartier soit bien déservie, elles pensent qu’il faut être vigilant. - Pensent qu’il n’y a pas assez d’actions mise en place dans le quartier pour maintenir une certaine sécurité.

Femme de 57 ans avec sa mère de 89 ans - Vivent dans la Tour du Parc (grande tour à côté du métro Bagatelle) sur le même palier, au 13ème étage. La femme a une fille qui est aujourd’hui étudiante à l’Arsenal. Elle vit depuis 30 ans dans le quartier - Montre que les travaux de modernisation entraînent des mouvements de population au sein du quartier. Quartier qui a toute les commodités autour de chez elle, commerces à proximité avec le centre commercial. Sort rarement du quartier, uniquement pour aller dans des grandes surfaces, notamment à Balma. Gros problèmes de voisinage. Espace commun dangereux : sang dans l’ascenseur, dans les couloirs, bagarres dans les couloirs … Agression de sa fille (étudiante) par la voisine, elle essaie de la défendre en vain, sa fille est à moitié étranglée (Sa fille s’éloigne et va vivre chez des amis car trop peur. Veut maintenant partir du quartier. Ne peut plus supporter l’insécurité, le bruit, les bagarres … ). Services de la police, assistantes sociales et soutien ont été très présents - Pour elle, il faudrait réguler et vérifier les gens qui s’installent dans ces bâtiments. Globalement, trouve une amélioration et pense que c’est une bonne chose (Pratique des espaces verts souvent, nouveaux logements sociaux ) - Quartier agréable, notamment depuis les reconstructions, et on connait beaucoup de monde, même si ça se perd. Insécurité très forte, appuie le premier échange. En règle générale, le quartier est agréable mais sa situation particulière fait qu’elle veut partir.

Homme retraité, humanitaire dans une association catholique au Sénégal. - Là y avait un bâtiment, là aussi. Ils les ont enlevé, donc ça fait un espace ouvert avec une aire verte, un aire de jeux. - Les paraboles sont une initiative du conseille général niveau communautaire pour que les gens peuvent être en contact avec leur culture, communiquer avec leurs proches. - Ça c’est public, le privé c’est plutôt tous ce qui n’est pas l’air des HLM. - Là y a des bâtiments pour les fonctionnaires militaires, après ça c’est une aire verte où on a le stade de foot - C’est un quartier sympa malgré les inondations avant. Ils ont fait la digue dans les années 50’, jusqu’à Portet qui descends vers Blagnac. On a même un petit marché mardi et vendredi. y a les bruits les odeurs y a tout ici.

Deux femmes sur un banc - Habitent depuis 25 ans dans le quartier et travail à Argoulet (y vont en métro) - Se pose dans le parc de temps en temps - Font leurs courses dans le quartier - Il y a de tout dans le quartier (commerce, transport, appartement..) - Mauvaise population dans le quartier (dégradation, violence...) - Pas les meilleurs conditions pour y habiter - Le Maire vient souvent, elles pensent qu’il se soucie de ce quartier et de ces problème de population

Une femme d’une trentaine d’années (Alors qu’on regardait l’espace vert au cœur d’un nouvel il ot depuis la rue, une habitante est spontanément venue nous voir pour nous proposer de rentrer pour mieux voir, confiance et pas de méfiance comme au premier échange, alors qu’on était à 100 m)

Homme, retraité

Homme de 30 ans environs

Femme, employée depuis 2 ans sur l’association «Voir et Comprendre».

- N’habite pas à Bagatelle, j’habite à Patte d’oie. - Vient presque tous les mardis avec ma femme - Pendant qu’elle fait les courses il s’assoie sur ces bancs - On peut acheter tout : des fruits, des légumes, la viande, il y a tout ce qu’il faut pour la maison à très bas prix. 1, 5 euros ! - N’aimerait pas habiter ici parce que ça craint !

- Vient dans le quartier pour se poser, aller au marché ou au centre commerciale, il n’habite pas dans le quartier mais ne vit pas très loin puisqu’il y vient à pied. - Pense qu’il se trouve dans le quartier des Faourettes et non à Bagatelle. - Trouve le quartier agréable avec ces espaces vert.

- C’est une asso municipal, ils font des démarches administratives pour les jeunes (jusqu’à 30 ans) en difficulté social. - Ne font pas des activités sur place, parfois ils passent des match de foot dans la salle a coté mais c’est tout. Ils restent jusqu’à 20h ici. - Font des animations scolaires pour des jeunes de 12 à 14 - Les emmènent au bowling pour sortir un peu du quartier. Partent en voyage en Espagne pendant 10 jours 1 semaine. Font des activités aussi qu’ils puissent travailler. Avant ils étaient dans un espace de 60 m2 maintenant on est sur 120 m2, on est des rois là. - Les voisines sont super conciliants, parce que souvent les jeunes restent à la porte et ils font du bruit, ils fument. Y a vraiment un esprit communautaire.

etude du quartier de bagatelle

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cinquième partie SynthèSe collective

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Structure du quartier de bagatelle

Coupe AA Coupe AA M

1970

1960

ZUP

1950

CASTORS

Coupe BB Coupe BB

ZAC

Depuis 1990

POS ET PLU

retranScriptionS graphiqueS

M

1/5000è

Coupe CC Coupe CC

1/5000è

Plans des fonctions structurantes

Constitution du quartier tout au long du XXème siècle

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Structure du quartier de bagatelle élémentS StructurantS D’après nos recherches, l’étalement de la ville vers le sud ouest remonte au 18è siècle,. Depuis les allées Charles de Fitte, les axes se répandent vers, du nord au sud, le château de Purpan, L’Ardenne, le château du Mirail et la Faourette. Grand Projet de Ville Le premier point du GPV concerne l’importance de relier Bagatelle aux autres quartiers toulousains par la restructuration de la rue du Lot et son débouché sur la route de Saint-Simon. D’une part, la rue du Lot semble présentée comme l’axe structurant dans la brochure du GPV en annexe. Cependant, c’est la rue Henri Desbals qui offre aux usagers non seulement une variété de paysage (contrastes d’échelles et de textures), mais aussi d’usages (alternance des principaux commerces et services publics avec les sorties de métro). Toutes les activités à ses bordures en font l’axe le plus fréquenté du quartier. De plus, elle n’est pas simplement un écho en surface au trajet du métro, mais assure aussi la continuité entre les quartiers limitrophes de Fontaine Lestang et le Mirail donc la jonction entre la ville et la rocade. La rue du Lot a-t-elle donc pour vocation de « voler la vedette » à la rue Henri Desbals? La première part perpendiculairement à la seconde en créant un trait d’union avec la route de St Simon. La majeure partie des logements livrés ou prévus par le GPV se situent en bordure de la rue du Lot: réhabilitation de la tour du Parc (ci-dessous en croquis) et la tour de Bagatelle, mais aussi projets récemment livrés ou encore à définir. C’est une rue moderne, large, avec des trottoirs conséquents et du mobilier urbain encourageant la flânerie, donc semblable à la rue H.Desbals mais qui a donc pour objectif d’être un axe résidentiel plutôt que culturel. Outre les fonctions structurantes déjà vues à la page précédente, nous pensons que les espaces verts et le marché ont l’ambition d’être le reflet horizontal du lien social manifesté dans les grandes tours voisines aux parcs. Autour des parcs aménagés exprès, les échelles sont très contrastées, leur étendue n’en n’en fait pas pour autant un outil captant une grande fréquentation et ils sont excentrés par rapport aux axes structurants. En comparaison, la parcelle prêtée aux commerçants du marché bihebdomadaire est assez petite, entourée de barres d’immeubles, pas centrale non plus mais son succès est clairement reconnu par les habitants de Bagatelle et même des quartiers limitrophes. Ainsi, qu’est ce qui créé ce paradoxe, puisque l’argument de la morphologie urbaine ne peut être mis en cause?

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eSpaceS emblématiqueS créateurS de lienS la ville créé deS fonctionS, l’habitant créé deS uSageS leS eSpaceS vertS Lieux de rencontre pour les mamans et leurs enfants, les parcs de Bagatelle sont aménagé en faveur de la rencontre. En recueillant les témoignages pourtant, nous avons réalisé que le quartier a mauvaise réputation en terme de sécurité: agressions fréquentes, dégradation du mobilier, nuisances sonores, les « jeunes des quartiers » semblent souvent catégorisés comme fauteurs de troubles et la réputation du quartier en pâtit. En réponse à une demande croissante de proposer une alternative sécurisante pour des activités familiales, l’espace Enfance et Famille a ouvert 2009 afin de proposer des animations pour les enfants et une assistance sociale aux familles. Par conséquent, puisque de moins en moins de familles fréquentent les parcs, les jeunes des quartiers y trouvent leur compte, ce qui n’arrange pas les problème de sécurité qui y sont liés. militantiSme et initiativeS SolidaireS De 1952 à 1955, le mouvement des castors a participé à la création d’une zone pavillonnaire de cent logements individuels. L’implantation à proximité de la route de St Simon en fait un lotissement à l’écart de l’activité du centre de Bagatelle. Il est aujourd’hui enclavé entre des barres d’immeubles désuètes, mais il est une zone résidentielle intégrée par son ancienneté et son calme, où les habitants témoignent de leur satisfaction. Née en 1973 de l’initiative militante des habitants, la maison de quartier de Bagatelle est restée indépendante et constitue un point de centralité majeur où des bénévoles se mettent à disposition des habitants dans une dynamique sociale et culturelle. Le bar associatif, ouvert en 2009, est animé par la Régie de quartier. C’est un lieu de convivialité ouvert à tous. En à peine deux mois après son ouverture, le bar comptait 124 membres. Selon le maire Pierre Cohen, c’est « un projet urbain cohérent face à la fragmentation d’une ville où s’opposent quartiers emblématiques et quartiers stigmatisés ». Depuis 1980, l’action de l’association Voir et comprendre est régie par le principe de non-exclusion, vise à promouvoir l’égalité des chances par le loisirs et la culture. Son travail s’articule autour de l’animation-prévention et conjugue accompagnement individuel et projets collectifs. entretienS révélant deS paradoxeS Deux adjectifs sont ressortis à l’issue des entretiens menés sur place: « dangereux » et « calme ». Apparemment paradoxaux, ils montrent que les vagues de violences sont des actes isolés, même s’ils font fuir certains habitants et ont pour conséquence l’abondance de projets de résidences privées. Nous avons demandé à des policiers quel but avaient leur encadrement que l’on a observé au marché. Il est ressorti qu’ils cherchaient surtout à dissuader les trafics de cigarettes. Selon un classement publié sur internet (http://quartiersensibles.skyrock.com/3175321557-les-Quartiers-Sensibles-de-France-liste-officiel.html), le Grand Mirail rassemblant Reynerie, Bellefontaine, Faourette, Bagatelle et Bordelongue constitue un quartier sensible de niveau 1, c’est à dire qu’on y recense des « faits de délinquance très réguliers avec des faits de violences urbaines, fusillades ou règlements de comptes et trafic en tout genre ». Ce qui en fait, selon ce classement, un des quartiers les plus « chauds « de France, considéré comme une zone de non droit. Bagatelle, ainsi associé à ce classement, s’en trouve évidement stigmatisé. La réputation du quartier du Mirail, bien connue en France, lui est préjudiciable, à tel point que l’Université du Mirail s’est rebaptisée Université Jean Jaurès en 2014 afin de ne plus être associée au quartier homonyme. Pour conclure, les contrastes sont très forts dans le quartier, autant dans les volumes et dans les matérialités, que dans l’aspect social. On peut donc supposer que ces éléments sont, à un certain niveau, en corrélation. Lorsqu’ils parlent du calme du quartier, les habitants évoquent surtout son aspect confortable: son grand parc, l’animation du marché, des commerces et des services nombreux qui rendent l’ambiance propice aux échanges entre les habitants. Mais beaucoup de problèmes d’insécurité ont été recensés qui affectent la réputation de Bagatelle. Le Grand Projet de Ville de Toulouse Métropole vise justement à contrôler la réputation via l’urbanisation moderne du quartier, la promotion d’une mixité sociale et la création d’un nouveau pôle de logements et commerces reliant deux axes traditionnels; la rue Henri Desbals et la route de St Simon. Les contrastes semblent donc s’estomper au fur et à mesure du développement de ce quartier. 27


cinquième partie SynthèSeS individuelleS

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SynthèSe perSonnelle : aurélien gourdet

SynthèSe perSonnelle : carrolio mathiaS

Pour commencer, j’ai trouvé les différentes étapes des TD (pour analyser les espaces urbains et sociaux) de la partie ouest de Toulouse très intéressant. Cela m’a permis découvrir petit à petit la ville par rapport à son histoire, à son expansion démographique, à sa géographie, à son architecture et à l’anthropologie.

Je pense que ce TD nous a réellement permis d’étudier en profondeur un quartier choisi, avec aussi une vision globale de la ville et de ses dynamiques.

Du côté de l’enseignement, il aurait peut-être été intéressant d’assister aux présentations du premier rendu (celui du TD de la manipulation des cartes et de la compréhension du territoire) afin de comprendre l’intégralité des informations recueillie de cette séance qui me parait essentiel pour bien appréhender cette partie de la ville, avant de continuer notre analyse suivant les différents secteurs choisis. Par ailleurs, le travail à réaliser durant les séances de TD est difficile à réaliser, dans les temps que nous ai consacré cette séance, puisque le temps proposé pour cette matière me semble insuffisant pour bien approfondir le travail demandé. Ce dernier a été parfois peu explicite, il nous a été quelquefois difficile de répondre précisément aux attentent des enseignants. Par ailleurs, la visite en bus fut très enrichissante, cela nous a permis de mieux connaitre la ville et notre futur secteur de travail malgré le fait qu’il est très difficile de faire des croquis ou des photos lorsque le bus est en train de rouler. Je trouve ensuite, que les cours magistraux d’anthropologie ont eu du mal à être utilisé lors du TD. Excepté la séance consacré au relevé habité et celle sur les entretiens. Ce dernier cours à, de mon point de vue, été mal placé. Il aurait peut-être été plus judicieux de réaliser ce cours avant la première visite du secteur étudié afin de se préparer les premiers sondages avant. Ou alors consacrer la première séance sur le terrain en se concentrant uniquement sur l’observation spatiale et sociale afin de privilégier les entretiens pour la séance suivante. Pour finir, en première année, j’ai étudié le quartier des castors de Bagatelle avec Mr Jouenne, C’est l’une des raisons pour lesquels nous avons choisi le secteur de Bagatelle. Durant le semestre, j’ai ainsi pu analyser et approfondir mon étude de ce quartier. Et c’est à une échelle plus grande que notre étude m’a permis d’avoir un regard plus large sur celui-ci.

Pour moi, l’étude globale de tout le quart Sud Ouest de Toulouse était indispensable car on ne peut pas comprendre un quartier détaché de la ville dans laquelle il se trouve. J’ai d’autre part trouvé notre sujet sur les chemins et voies historiques très intéressant, car il nous a permit de comprendre et analyser l’extension de la ville depuis le XVIII, et comment cela a une influence sur l’urbanisme actuel. Le quartier choisi, qui est, comme nous l’avons vu, plein de contrastes, montre aussi l’importance des entretiens, et le fait qu’un ou deux ne suffit pas. En effet, chacun a sa visions de son quartier, son expérience personnelle, et apporte une contribution au quartier et à sa compréhension la plus complète possible. Les entretiens sont donc indispensables pour approfondir notre connaissance d’un espace, mais c’est aussi un exerice compliqué de mon point de vue. Tout d’abord, il est difficile de convaincre les gens de nous accorder du temps (je ne pense pas moi même le faire si je me trouvais à la place de l’interviewé). Ensuite, il est parfois compliqué de se faire comprendre avec des mots qui nous paraissent courant mais sont en fait inconnus ou mal compris par les gens n’étant pas habitués à ce vocabulaire. Il faut donc trouver les mots pour exprimer ce que l’on veut de manière compréhensible, et c’est un exercice humainement très intéressant, car il faut savoir prendre en compte son interlocuteur de manière totale. L’analyse du quartier en elle même était une expérience elle aussi enrichissante car cela m’a permis pour la première fois de concrètement étudier une quartier dans de nombreux aspects. J’ai en revanche trouvé que les CM et les TD étaient mal calés entre eux : nous avons réalisé nos première interviews bien avant le cours magistral nous y préparant.

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SynthèSe perSonnelle : yolène valière J’ai trouvé très enrichissant, autant du point de vue professionnel que personnel, de pouvoir mettre en relation les enseignement d’Histoire Urbaines et de Sociologie. Au début, les devoirs à rendre en cours de Sociologie, notamment le compte rendu du film Paris Couleurs et la carte conceptuelle sur la dichotomie public-privé étaient difficiles à mettre en rapport avec les attendus du TD. Mais avec un peu plus de recul, plus les cours d’Histoires Urbaines avançaient, plus ces documents ont contribué à me donner une vision d’ensemble plus critique. Ainsi, en parallèle de la discrimination sexuelle ou raciale depuis le 18è siècle, l’urbanisme et l’architecture se sont adaptés aux modes de vie des plus favorisés en calibrant les espaces et les fonctions. On ne percevait pas au début du XXè siècle le racisme ou le sexisme comme aujourd’hui: ils n’étaient préjudiciable que pour la cible et non pour l’auteur. Ce sont des comportements qui ont heureusement bien évolué depuis, puisqu’en donnant accès à la citoyenneté aux immigrés et aux femmes, la France a simplement reconnu l’obsolescence de ce déséquilibre qu’elle avait instauré. D’autre part, cette équité citoyenne est parfois précaire (la stigmatisation raciale perdure en ce qui concerne certains quartiers) et un malaise se fait sentir lorsqu’il est remis en question par des institutions publiques, comme nous l’avions vu sur l’affiche anti-djihadiste, mise en parallèle avec le film Paris Couleurs. L’institution publique auteure se trompe car ni la forme ni le fond ne sont rassurants: elle risque de faire croître une crainte déjà stigmatisée contre les pratiquants de l’islam, alors que l’affiche au contraire se cache sous le prétexte de la transparence pour justifier son objet. Ce qui a soulevé mes questionnements personnels liées à la fragilité actuelle de notre société, causée notamment par la stigmatisation des immigrés ou par l’instrumentalisation de l’homme-travailleur et de la femme-ménagère, et même si ces aspects ont plutôt tendance à disparaître, comment se manifestent-ils dans un quartier ex nihilo de Toulouse où l’on a urbanisé en masse pour répondre à un besoin urgent de logement? Comment le quartier s’est-il adapté, la ville est-elle consciente des éventuels problèmes que cela cause, et comment y répond-elle? Il était intéressant de choisir Bagatelle car l’histoire de son urbanisation est récente connaît différentes phases assez représentatives. Dès les années 50 s’installe donc un rapport bénéfique entre les habitants grâce aux logements créés par l’association des Castors, promouvant la coopération autant dans la construction que dans l’exploitation. Dans les années 60, l’urbanisation est trop rapide, de piètre qualité, et les immigrés ou les relogés qui s’y installent mettent plus de

temps à se tourner les uns vers les autres. Cependant des initiatives militantes voient le jour et prouvent l’intérêt des habitants de prendre le contrôle du développement de leur quartier. Mais le voisinage avec le quartier du Mirail et le manque d’éducation de ses habitants influence de manière néfaste la réputation de Bagatelle: agressions, délabrement de matériel urbain créent un mauvais climat et l’insécurité grandissante doit être maîtrisée. Avec le Grand Projet de Ville commencé en 2005, la nouvelle municipalité montre à son tour son intérêt à prendre en main ce quartier souffrant de l’influence du Mirail, et semble donc aller creuser le problème à la racine, puisque le GPV concerne un vaste zone du sud ouest de Toulouse englobant de nombreux quartiers dits « dangereux ». Dans le cours d’Histoire Urbaine, on a vu que de nombreuses dérives sont nées de l’instrumentalisation du quartier du Mirail et portent préjudice à la crédibilité de la municipalité quant à son intention affirmée de changer l’image du quartier. Aussi, on a vu que l’urbanisation en France était largement liée au développement de grands lobbys constructeurs, donnant au pays une image de marque fièrement portée à l’international. Mais, quand il s’agit de créer des rapports sociaux, on s’aperçoit que les constructeurs réutilisaient les vieux schémas à répétition (parcs, formes d’ilôts) au lieu de se demander comment les renouveler. Les nouvelles formes urbaines sont apparues grâce à des réflexions portées par de grands architectes (Le Corbusier, de Portzamparc…) associées à des travaux dont on a beaucoup parlé en cours de sociologie: Catherine Hall et la notion de Sweet Home, Moller-Okin et la dichotomie public/privé dans le contexte moderne ainsi qu’un intervenant, Mr François Mahr, ayant présenté son travail sur le relevé habité. Pour conclure, l’étude du quartier de Bagatelle en TD m’a permis surtout d’approfondir des connaissances que je considérais presque comme acquises. En effet, ce n’est pas si facile de schématiser des intentions, de hiérarchiser des idées ou des cartes, de trier les informations ou même simplement de faire un croquis intéressant. Le plus agréable selon moi était de mener les entretiens; j’apprécie particulièrement le rapport direct avec les gens et j’arrive à mener un questionnaire sans regarder mes notes, simplement guidée par la logique de la conversation (même si ça prend plus de temps que prévu) ou par le discours et les déviances possibles. J’ai noté que, dès lors qu’on les prend au sérieux sur le sujet de leur habitat, les habitants de Bagatelle se confient volontiers, et attendent même parfois un résultat à l’issu du questionnaire. Cela m’évoque l’instabilité qu’ils vivent au quotidien (problèmes d’insécurité surtout) liée au fait qu’il ne se sentent pas écoutés: leur donner la parole constitue pour eux un espoir que cela change. 30


SynthèSe perSonnelle : caroline carleS Le TD d’urbanisme est un mélange, très intéressant, entre le cours de sociologie et le cours d’histoire. En effet, il nous oblige à faire de liens entre ces deux approches de l’urbain, qu’on ne fait pas tout le temps : entre l’humain et l’histoire. De plus, le fait de travailler en groupe incite au dialogue et au partage des différentes opinions et connaissances pour avoir une débat productifs pendant l’analyse. La première partie du TD nous a permis de découvrir Toulouse et son histoire au travers des cartes, pour ensuite s’intéresser plus aux usagers de la ville principalement sur un quartier en particulier. Le choix de Bagatelle, nous a donner l’opportunité de travailler sur une partie de Toulouse particulièrement contrastée de part son urbanisme mais aussi ces pratiquants, commerçants, habitants, clients... Le travail de terrain représente la majeure partie de notre travail et nous permet de mieux comprendre les enjeux de notre lieu d’analyse. En effet, nous avons pu échanger avec toute sorte d’usagers lors de nos visites et ainsi découvrir Bagatelle sous une autre œil. La partie interview peut s’avérer délicate voire même impossible avec certaine personne, mais lorsque le dialogue est établi, nous pouvons oublier que nous avons des questions précises puisque celles-ci viennent naturellement dans la conversation. Nous pouvons même devenir une personne presque de «confiance» pour quelques minutes, quelqu’un à qui raconter l’histoire de son quartier, partager ses ressentis ou bien ses problèmes au sein de celui-ci. Nous pouvons également mieux apprécier les distance et les échelles en nous rendant sur place plutôt qu’en étudiant une carte, et par l’intermédiaire des usagers nous avons une vision différente de l’urbain. Ce TD est un bon exercice pour faire des liens entre les matières différentes, et il permet de découvrir et approfondir un lieu en particulier. Cependant, il serait peut être intéressant de réduire le nombre de personnes par groupe, pour pouvoir garder un partage des idées tout en permettant une meilleure efficacité lors des mises en commun.

SynthèSe perSonnelle : jimena galvez vargaS Pour faire une ethnographie nous avons commencé pour visiter chaque secteur élu. Les méthodes pour recueillir les données ont été d’abord l’observation de l’espace, la prise de notes, des croquis puis des sondages auprès les usagers. Simultanément à la recherche dans le journal (surtout La Dépêche) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) mon aidé à identifier les tensions du quartier. Je me suis vu dans l’obligation de recourir aux chiffres parce que je me suis trop impliqué à cause des enquêtes dans une tentative pour trouver des solutions sociales et politiques. Si bien nous sommes des chercheurs extérieures à la situation, inspecter objectivement prend une complexité importante. Depuis le départ Il a été nécessaire de prendre une série de choix subjectives pour effectuer l’étude de Bagatelle: choix des données importantes, la façon de les systématiser, l’attitude et les conditions lors d’interviews (pluie). Je dois dire que le travail en équipe a pu aider a canaliser cette réaction et a avoir des résultats plus persuasifs. Les expériences que j’ai vécu dans d’autres pays confirment le postulat du déterministe architectural (après Gans) « Il existe une dépendance directe, mécanique entre environnement construit et environnement intérieur », c’est à dire lorsqu’un quartier possède un bon équipement comme des espaces publiques (places, parcs, aires verts, maisons publics) des réseaux de transport ainsi que des bonnes conditions de salubrité, l’aspect social ne devrait pas être un problème majeur. Le quartier de Bagatelle est en constante évolution spatiale. Des programmes des aménagement et réaménagent sont mis en place. Ils sont tout une démarche social et urbain: des grandes espaces verts, des maisons des quartiers, des nouveau logements. Pourquoi donc nous trouvons les chiffres de violence plus alarmants sur Toulouse? La réponse est un rapport avec l’identité du lieu. C’est avec les enquêtes, notamment avec les cartes, que j’ai pu constater la difficulté des habitants de se repérer et de délimiter leur quartier. C’est difficile de créer une identité quand d’un jour au lendemain on retrouve plus les mêmes bâtiments, ou les mêmes couleurs d’une façade, notre perception de l’espace est susceptible à la moindre modification. La forte présence des habitants étrangers c’est une deuxième raison. Il est nécessaire d’avoir un support des traditions et des biographies des habitants, surtout de l’appropriation des espaces pour le déroulement d’un mode de vie collectif et la concrétisation des relations de voisinage. Pour finir, je dois me montrer assez satisfaite de l’encadrement du TD. Lors du terrain j’ai pu noter un développement d’une aptitude pour trouver la problématique du quartier, et un questionnement fréquent de la qualité architectural et social du lieu. Cette réflexion m’amène vers 31 une perception plus intéressante pour la maturité des mes conceptions futures.


Sixième partie annexe

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image globale « d’indigène » où leur individualité s’efface. Ces populations deviennent donc uniquement des images éloignées de la réalité, occultant leur véritable rôle dans la société. Cette image stéréotypée, de populations noires « joyeuses et drôles » s’oppose à la vision « dangereuse » des populations maghrébines et musulmanes, qui ont toujours été craintes, particulièrement contrôlées car considérées comme fanatiques. D’abord occultée, cette fracture a éclaté au grand jour dans les années 60 avec de nombreux actes islamophobes, ou le massacre du 17 octobre 1961. Suite à la montée de certains partis politiques et d’une partie de l’opinion publique, cette image et ce stéréotype se sont perpétués, se nourrissant de faits divers anecdotiques pour continuer à chasser « un ennemi intérieur » responsable des maux du pays. On a en parallèle assisté à un renouvellement de l’antisémitisme par une partie ultra-radicale de la population, reprenant des conflits religieux datant de plusieurs siècles.

Analyse du film Paris Couleur

CARLES Caroline - CARROLIO Mathias - GOURDET Aurélien

Dès 1900, les populations des colonies de l’Empire Français sont mises à part de la population métropolitaine à majorité « blanche ». L’exposition Universelle de 1900 et l’Exposition Coloniale de 1931 instaurent dès le début du siècle des mises en scène factices et fausses, pour donner une image de ce qu’on a envie de voir d’eux. S’installe peu à peu une barrière spectateur/acteur : d’abord culturelle, elle se concrétise brutalement en 1900 avec des grillages qui séparent les visiteurs des indigènes, puis enfin un retour à une séparation symbolique mais tout aussi forte, notamment après la Seconde Guerre Mondiale. Ainsi, cette différenciation se perpétuant sous différentes formes tout au long du XXème siècle, participe à idéaliser la culture française en extériorisant et stigmatisant toutes les cultures « indigènes » sortant d’une normalité établie par les pouvoirs politique d’abord, et l’opinion publique ensuite. Dans le but de rendre « pacifistes » des populations qui font peur, on leur attribue des images, des coutumes, lors de ces manifestations. Ainsi, « le noir devient un corps qui danse et pas un cerveau qui pense ». Cela participe à l’établissement d’un stéréotype dans les esprits de l’époque, qui a perduré jusqu’à aujourd’hui, en s’adaptant constamment à nos modes de vies et nos évolutions culturelles. Dans une idée de propagande, notamment coloniale, les gouvernements ont constamment réduit les cultures, les parcours individuels et les particularités de chacune des personnes venue des colonies, en les fondant dans une image globale « d’indigène » où leur individualité s’efface. Ces populations deviennent donc uniquement des images éloignées de la réalité, occultant leur véritable rôle dans la société.

A la suite des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de la porte de Vincennes, et à cause de l’élan de solidarité, l’Etat s’est trouvé dans l’obligation d’éviter les amalgames entre djihadistes et musulmans. Cependant, comme ce fut le cas au début du XXème siècle, on a simplifié et caricaturé des parcours, des personnalités et des cultures très complexes et diverses. Par volonté d’extérioriser notre peur du djihadisme ou pour mieux les « identifier », l’Etat a eu recours à un discours simplificateur, fait de cryptogrammes qui reprennent les mêmes méthodes simplistes pour différencier une population complexe. De plus, l’ambiguïté, des symboles dénoncés sur l’affiche sont à même de renforcer les amalgames alors que l’idée de départ était de lutter contre. En outre, le système de délation encouragé par le gouvernement pour établir un fichier de « djihadistes potentiels » met à mal le vivre ensemble en amenant une suspicion entre personnes proches, utilisant un même espace ou vivant côte à côte. Ainsi, les politiques coloniales du début du XXème siècle ont profondément ancré des images factices et simplistes pour familiariser la population métropolitaine à des cultures inconnues et complexes. Une stigmatisation négative d’une partie de ces cultures a émergé, appuyée par des conflits qui apparaissent à partir des années 60 – 70 dans un contexte de décolonisation de plus en plus tendu. Aujourd’hui la société se retrouve confrontée à une réelle nécessité : lutter contre les amalgames et les clichés profondément ancrées dans l’imaginaire collectif, et accepter des cultures et des parcours complexes, issus de religions, pays, modes de vies étrangers et différents.

Cette image stéréotypée, de populations noires « joyeuses et drôles » s’oppose à la vision « dangereuse » des populations maghrébines et musulmanes, qui ont toujours été craintes, particulièrement contrôlées car considérées comme fanatiques. D’abord occultée, cette fracture a éclaté au grand jour dans les années 60 avec de nombreux actes islamophobes, ou le massacre du 17 octobre 1961. Suite à la montée de certains partis politiques et d’une partie de l’opinion publique, cette image et ce stéréotype se sont perpétués, se nourrissant de faits divers anecdotiques pour continuer à chasser « un ennemi intérieur » responsable des maux du pays. On a en parallèle assisté à un renouvellement de l’antisémitisme par une partie ultra-radicale de la population, reprenant des conflits religieux datant de plusieurs siècles. A la suite des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Casher de la porte de Vincennes, et à cause de l’élan de solidarité, l’Etat s’est trouvé dans l’obligation d’éviter les amalgames entre djihadistes et musulmans. Cependant, comme ce fut le cas au début du XXème siècle, on a simplifié et caricaturé des parcours, des personnalités et des cultures très complexes et diverses. Par volonté d’extérioriser notre peur du djihadisme ou pour mieux les « identifier », l’Etat a eu recours à un discours simplificateur, fait de cryptogrammes qui reprennent les mêmes méthodes simplistes pour différencier une

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Analyse du film Paris Couleur VALIERE Yolène

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commun pourtant difficile pour des activités collectives. Des activités collectives sporadiques particulièrement. Une simple conversation entre deux inconnus est de plus en plus un défi. La violence, la peur, les clichés, les stéréotypes sont la cause de cette dissociation. En tant qu’architectes on conçoit des « espaces pour » parler, danser, courir, patiner, jouer, rigoler, manger, regarder, écrire, partager. L’espace public a des usages infinis. C’est un espace avec une identité où paradoxalement on peut se fondre dans l’anonymat.

Analyse du film Paris Couleur S432 Sociologie et anthropologie urbaine

GALVES VARGAS Jimena La campagne comme celle de la radicalisation Djihadiste, compliquent la tâche. Il

GALVEZ VARGAS,Jimena Monnet, Nadja

Note de synthèse N1 Le thème du film Paris Couleurs est la présence de trois groupes raciaux: les arabes, les asiatiques et les africains dans l’histoire de la France tout au long du 20éme siècle. Ce qui permet de faire une analyse plus intéressante sur l’influence que cette mixité dans l’espace public. Après avoir vu le film les raisons des confrontations sociaux à l’intérieur de la France ont été clarifies pour moi. La lute commandée par le général Leclerc suivi par le général Charles de Gaulles n’ont pas été inutiles. La France est un des rares pays à avoir réussi sa lutte pour l’égalité. Ce qui a fait de ce pays une référence international dans le cadre de l’intégration. Pourtant ça ne se passe pas toujours bien. Surtout quand des activités menacent l’intégrité des citoyens et des citadins, notamment des actes terroristes. La dissolution des groupes raciaux est encore un travail inachevé. Cohabiter dans un terrain partagé à jamais été évident. Sachant que la mixité des cultures et les habitudes demandent toujours un effort extra, notamment du respect et de la compréhension vers l’autrui.

s’agit d’une invitation à observer autrui et à reconnaître un comportement stéréotypé dit djihadiste. Ne regarder plus la télé ou arrêter des activités sportives est d’après cette campagne un avertissement de comportement terroriste. C’est qui ne témoignent de rien de précis mais qui fait des écarts sociaux de taille importante. Malheureusement, on a une tendance à généraliser, des actes fais par des groupes peuvent très vite devenir pour notre imaginaire, des activités faites par une nation. La diversité humaine a pour moi une signification enrichissante. On ne peut pas régresser. On doit tous être capables de cerner, dissocier et surtout ne pas généraliser. On a tous des capacités différentes que l’on apporte à notre société. Notre destin n’est plus fixé par la couleur de notre peau, notre religion, notre préférence sexuelle. C’est un phénomène de société qu’on doit affronter avec des campagnes instructives. En rapport avec l’architecture, comment construire pour une nation qui accueille autant d’amalgames? L’espace public ne doit plus avoir une identité, ainsi ne pas faire appel aux différentes cultures (pas de icônes, symboles, histoire) ? Un possible solution serait un espace fait qu’avec un matériau ? Comment notre perception de l’espace va changer et comment on va ton réagir ? 1ère  partie  film  :  http://www.dailymotion.com/video/x23djl_paris-­‐couleursun  -­‐siecle  -­‐dimmigrati_politics     2ème  partie  film  :  http://www.dailymotion.com/video/x23dvs_pariscouleurs-­‐un-­‐siecle-­‐dimmigrati_politics     3ème  partie  film  :    http://www.dailymotion.com/video/x23e6y_paris-­‐couleursun-­‐siecle-­‐dimmigrati_politics    «  Signalétique  anti-­‐Djihadiste  :  comment  extérioriser  l'ennemi  intérieur  »:  http://veraicona.hypotheses.org/339  

Avec les espaces publiques on crée des lieux de rencontre pour des activités en commun pourtant difficile pour des activités collectives. Des activités collectives sporadiques particulièrement. Une simple conversation entre deux inconnus est de plus en plus un défi. La violence, la peur, les clichés, les stéréotypes sont la cause de cette dissociation. En tant qu’architectes on conçoit des « espaces pour » parler, danser, courir, patiner, jouer, rigoler, manger, regarder, écrire, partager. L’espace public a des usages infinis. C’est un espace avec une identité où paradoxalement on peut se fondre dans l’anonymat. La campagne comme celle de la radicalisation Djihadiste, compliquent la tâche. Il s’agit d’une invitation à observer autrui et à reconnaître un comportement stéréotypé dit djihadiste. Ne regarder plus la télé ou arrêter des activités sportives est d’après cette campagne un avertissement de comportement terroriste. C’est qui ne témoignent de rien de précis mais qui fait des écarts sociaux de taille importante. Malheureusement, on a une tendance à généraliser, des actes fais par des groupes peuvent très vite devenir pour notre imaginaire, des activités faites par une nation. La diversité humaine a pour moi une signification enrichissante. On ne peut pas régresser. On doit tous être capables de cerner, dissocier et surtout ne pas généraliser. On a tous des capacités différentes que l’on apporte à notre société. Notre destin n’est plus fixé par la couleur de notre peau, notre religion, notre préférence sexuelle. C’est un phénomène de société qu’on doit affronter avec des campagnes instructives. En rapport avec l’architecture, comment construire pour

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Carte mentale : dichotomie public / privé CARLES Caroline - CARROLIO Mathias - GOURDET Aurélien Dichotomie public / privé Espaces publics

Espace public

Espace physique que l’on pratique

Homme public (Homme politique)

Mur

Anonymat

Intime

Collectif

Perception différentes

Dans lequel se développe

Femme public (Prostituée)

Appropriation collective (Partage de l’espace entre les différents individus le pratiquant)

Exemple: Hall d’immeuble

Recouvre deux réalités

Entraîne

(salon, cuisine, pièce de réception & supermarchés, cinémas…)

Nonrésidants = privé

Résidants = public

Espace public = espace de représentation

Inconnus

(Chambre, salle de bain...)

Lieu de représentation (Média / politique)

Clôture

Physique

Haie

Souvent

Différence des genres Déplacements de personnes

Peut être

Seuils

Limite

Présente une

Franchissement

Défini par

Déplacements de transports

Public

Mouvant

Flux

Privé

Est

Contrôlé par

Régi par

Est

Etat

Par

Codes de propriété

Séquence

Par

Initiatives privés

Réglementation

Soit

Implicite Juridique Place du Capitole Jean-Jaurès

Représente

Soit

Ré-appropriation

Symbolique

Avec

Aujourd’hui

Avant

lieux de rencontre, de sociabilité, vie de différents acteurs dans les rues vendeurs, journaux, enfants …

Évolue dans le temps

Évolue dans le temps

Repères dans la ville

etc

Parfois utilisés en espace publics

place moins importante des personnes et des individus

de plus en plus de surface dans les espaces publics pour l’automobile

CARLES Caroline ; CARROLIO Mathias ; GOURDET Aurélien

Avant

Pas de réel espaces privé en extérieur ou intérieur

Supermarchés Cinéma

Galeries marchandes

Après

Intimisation de l’espace privé : couloir, chambre

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Carte mentale : dichotomie public / privé Yolène Valière - S4

VALIERE Yolène

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Carte mentale : dichotomie public / privé

DICHOTOMIE ESPACE PRIVE/PUBLIC +

PU

-

19ème siècle:

Emergence de la pièce nouvella (création de couloir , distribtion de pièces, espaces plus intimes)

S ENC ES E PA MM ATI CE ON

E Lieux liés a la notion de pudeur: c’est ici que nous faisons l’amour, déféquons.

Pièce de vie exemple

Le salon, cuisine activité

Lieu privé où seuls des privilégiés, comme la famille ou les amis, sont autorisés à rentrer. Fin 17ème siècle: L’eidée du privé est défini par les amis, et la famille.

JimenaESPACE GALVEZ et SOUVENT Anaïs BOURBONRESERVE

Espace de proximité

U

EQ

FR

IV exemple

activité

Espace de loisir

ER AG US

PR Espace intime Chambre et salle de bain

IC

SO

N

CO

cinéma, commerces,musées, théâtre, places.

exemple

BL

+

+

-

+

activité

Pour les jeunes «de ghetto» la rue est un espace public, mais elle devient, malgré elle, privée ex rues,places,parcs,- act dans la mesure où ces jeunes marché se l’approprient, la considère comme territoire intouchable et sont prêts à se battre pour la conserver à leur image. -MET Gilbert «Critique Ghetto»

Espace familier

Seuil maison

exemple

métro, espace de travail, restaurant

exemple

limite psycologique et physique du public/privé activité

Il suffit de franchir le cadre de la porte pour qu’on se sente en securité.

activité

A Venise, les italiens qui prennent le vaporetto pour aller travailler vont toujours boire dans les cafés au port pour commencer la journée ou la finir. -Jean Remy «Public/Privé».

Moyen Age Pas de difference espace public espace privé. 18ème siècle REVOLUTION FRANCAISE Il s’affinne la dicotomie public privé Privatisation du public SENS SPATIAL public=dangereux privé= familial

A LA FEMME

Espace de l’anonymat, souvent très peuplé, qu’on fréquente de temps en temps.

Fin 19ème siècle

Notion du pudeur: intimite pour activites -Mode de parler faire, vestir -Roles sexuelles bien differencies: Femme domestique Homme politique -1972 droit divorse femme (soumission/transgession) -Définition fonction de l’espace: famille, ecole, marcher

ESPACE AUTREFOIS FORTEMENT OCCUPE PAR L’HOMME

GALVES VARGAS Jimena

Pour le 24 mars Gálvez & 2015 Bourbon

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Préparation des entretiens

Tout d’abord, les premières questions: - Seriez vous disponible pour nous aider à mieux comprendre votre quartier de votre point de vue? Combien de temps pouvez vous nous accorder? Acceptez vous l’enregistrement de cette conversation? Souhaitez vous vous asseoir? Avec ces questions, nous cherchons à mettre à l’aise notre interlocuteur. -Nous présenterons une carte à l’échelle du quartier à la personne interrogée. Ce serait dans l’idéal une carte très succincte montrant les rues seulement, laissant deviner les îlots. Nous lui demanderons justement de situer, flécher, limiter à volonté, s’approprier cette carte selon sa propre expérience de l’espace. Cela nous donnera certainement des bases de thématiques à développer ou à schématiser par la suite. Il convient d’être délicat: si la personne ne sait pas se repérer sur une carte trop succincte, peut-être une plus détaillée/ élaborée (métro, services/commerces repères) le mettra plus à l’aise, que nous préparerons et lui présenterons à la place. -Qualifiez votre quartier en quelques adjectifs -Quand vous accueillez des amis/famille chez vous, quelles suggestions leur faites-vous quant au parking? Au parcours depuis le bus ou le métro? Leur faites vous des recommandations liées à la sécurité? A l’intérêt du paysage urbain ou des repères à prendre en compte avant de tourner par exemple? Quelles recommandations faites vous aux enfants? -Intuitivement, quels sont vos repères visuels ou sensoriels personnels quant à: telle rue? le marché? tel parc? tel bâtiment? (attendus objectifs: des couleurs, des hauteurs, des odeurs, les usagers, les signaux) -Quelles initiatives voudriez vous voir se développer? Par rapport à quoi ? -Comment se passe l’entente avec les voisins? avec les commerçants? avez vous rencontré des personnes dans votre quartier devenues des amis proches? si oui, vivent-elles aussi à Bagatelle et que considérez vous que vous avez le plus en commun? - Votre famille vit-elle à proximité? des amis? - Avant de venir vivre à Bagatelle, où habitiez vous? Quelles différences ou similarités constatez-vous par rapport à votre ancien lieu d’habitation? percevez vous des changements depuis votre installation?

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Analyse du quartier de Bagatelle