Page 1

aime comme marseille


aime comme marseille Commissariat: Suzette RICCIOTTI Scénographie: Pascale BARTOLI et Thierry LOMBARDI Cocktail le vendredi 18 janvier à partir de 18H30 EXPOSITION du 18 au 23 janvier 2013 chez PAUL SILVERA M2 DOCKS EN SEINE - QUAI D’AUSTERLITZ - PARIS 13e

(M) aime comme Marseille est une œuvre de Julien Blaine, Design : Matthieu Poitevin Le vernissage sera ponctué par une performance de Caroline Hanny (Styliste mode - plasticienne), de Martin Harriague du Ballet de Marseille, d’une signature du livre «Portraits de Villes - Marseille» par Olivier Amsellem (photographe éditions be-Pôles) Amandine et Axelle Bretignière et Marylène Tortora présenteront leurs œuvres : Les Glacés.


LE DESIGN MARSEILLAIS ? Il n’y a pas plus de design marseillais que de design lyonnais, nantais ou strasbourgeois. Il y a par contre de plus en plus d’artistes et de créateurs qui décident de vivre et de travailler à Marseille. Le choix de vivre quelque part n’est jamais neutre, surtout dans « une ville d’artistes qui n’aime pas les artistes » et qui empêche, cache, efface, détruit, chasse, les créateurs et les œuvres qu’elle produit comme une progéniture turbulente, mal élevée, pas présentable. Vivre et travailler quelque part, c’est partager un certain mode de vie, certaines valeurs, une certaine façon de vivre ensemble. C’est du côté de la littérature et des écrivains qu’il faut chercher les pistes. Tous ont observé les particularités de l’imaginaire marseillais autant pour en dire du bien que du mal, mais tous ont noté sa singularité et parfois ses paradoxes : exubérence des formes et des couleurs - réalisme et exotisme des sujets - provocation et anti académisme parisien -individualisme et plaisir d’être ensemble - lyrisme, émotion et emphase jusqu’à la caricature - conscience et affirmation de sa différence. Tous les artistes du sud expriment plus ou moins ces caractéristiques, souvent méprisées par l’intelligentsia, les considérant comme des curiosités locales un peu folkloriques et somme toute assez vulgaires. Les ex-voto de Notre Dame, les constructions sauvages, les tags, les bistrots de quartiers, les maisons de navigateurs, les fêtes communautaires, le folklore de l’O.M. et l’esthétique de la «cagole » sont autant de sources d’inspirations inépuisables en connexion directe avec la ville vivante. cf. : « Marseille révélée par l’art contemporain » de Marc Rosmini (éditions Jeanne Laffitte). Barcelone a prouvé, en utilisant les mêmes ingrédients, comment affirmer son identité culturelle autour d’artistes phares de la ville : Gaudi, Miro, Tapies, Coderc, Montalban, relayés par une jeunesse bien formée, anti conformiste et tournée vers l’avenir. La marmite marseillaise qui fabrique des marseillais venus d’ailleurs continue de chauffer. A nous, architectes, artistes et designers d’en révéler le goût, les saveurs, et de valoriser sans les tuer sa force et son énergie fondamentale. J’ai rêvé que 2013 soit l’occasion d’installer Marseille dans sa culture : à force de regarder les suds, qu’elle soit ellemême le Sud. Charles Bové


LA SELECTION MARC AUREL RUTHY ASSOULINE BENOIT BAYOL LN BOUL CHARLIE BOVÉ VALÉRIE CICCARELLI FRANÇOIS CHAMPSAUR PHILIPPE DI MÉO JÉRÔME DUMETZ EM DESIGN GEKDESIGN ORA- ÏTO MARGAUX KELLER LRING / JORAN BRIAND / RUDY RICCIOTTI STÉPHANIE MARIN STÉPHANE MAUPIN BERNARD MOÏSE JULIEN MONFORT MAXIME PAULET MARINE PEYRE ALEXANDRE REIGNIER LAËTITIA SELLIER RAN SERI OLIVIER TOURENC SÉBASTIEN WIERINCK scénographie : PASCALE BARTOLI & THIERRY LOMBARDI


« Marseille est toujours entre 2 chagrins ; La Penne sur Huveaune et Les Pennes Mirabeau » Julien Blaine - 1972 (M) aime comme Marseille est une œuvre de Julien Blaine Design : Matthieu Poitevin, collection Rudy et Suzette Ricciotti

(m) comme merci @ Bibi, Chloé, Christelle, Christophe Bailleux, Enzo, Johanna, Ornella, Senami, ... & J-Baptiste Borel-Léandri pour son aide précieuse un grand (M) comme merci à Senda, Alix, Timur et toute l’équipe Silvera


MARC AUREL

Ailleurs Lorsque l’on est Marseillais, il faut aller voir ailleurs, voir se qui se passe au-delà du Vieux Port pour mieux y revenir. Car ailleurs c’est toujours mieux ! Le départ est difficile car la ville nous retient, dans une nonchalance où rien ne semble bouger. Faire des projets, Paris, New York, Hong Kong, Dubaï, Beyrouth etc., revenir et imaginer que sa propre ville puisse elle aussi bouger, se transformer sans perdre son identité. Mais rien ne bouge ou si peu… Alors Marseille devient mon port d’attache où je me ressource après mes voyages et qui me donne de l’énergie pour de nouveaux départs. Cette énergie, j’aimerais également la partager avec elle. Marc Aurel

Designer Né à Strasbourg en 1963 / Vit et travaille à Cassis 04 42 01 15 02 / 06 12 24 67 30 auto-édition-m-aurel@m-a-studio.fr / marcaurel.fr

BANQUETTE ONDA Maillon céramique, structure en alu thermolaqué H.47 x P.47 x L.91,40 Editions Metalco Mobil Concept


RUTHY ASSOULINE

Par-delà son apparente diversité, voire son désordre hétéroclite, par-delà aussi une certaine forme de sincérité et de simplicité de la vie, Marseille forme une ville mosaïque avec son assemblage de cultures, de styles, d’époques très différents, ce qui fait à mon sens toute la complexité et tout l’intérêt de cette ville, qui reste par dessus tout ouverte à la culture, au monde et à la vie.

Designer Née à Nice en 1984 / Vit et travaille à Nice 06 16 96 09 42 ruthy@ruthydesign.com / ruthydesign.com

JOUETS Chevaux à bascule / petit et grand en bois. Cerfs à bascule / petit et grand en bois.


BENOIT BAYOL

J’aime Marseille parce qu’elle respire la Liberté. J’aime la sentir proche et plonger dans sa diversité, la traverser par ces ruelles pittoresques, gagner la corniche et découvrir sans jamais me lasser cet incroyable panorama, éternel source d’inspiration et d’évasion.

Designer Holbay magnetic spirit 09 70 40 33 09 / 06 62 229 311 benoit.bayol@holbay.eu / magnetic-spirit.com

MODULES AIMANTÉS METALLIQUES Dimension de la composition : 90 x180 cm / Poids total : 62 kg acier thermo-laqué


LN BOUL

Je suis arrivée à l’âge de 14 ans, et j’avais déjà déménagé 15 fois. Habituée à ne faire «que passer», j’ai été très vite accueillie par Marseille. J’ai obtenu mon BAC, fais mes études aux Beaux-Arts, c’est donc naturellement que je m’y suis installée pour travailler. Ce qui ne m’êmpêche pas de travailler avec des entreprises aux quatres coins de France, ou à l’étranger. Mon premier éditeur, Vange, est belge ! C’est un choix, Marseille, une manière pour moi de privilégier mon cadre de vie, même si parfois on a un peu l’impression de ne pas avoir «tout sous la main». Quand il s’agit de créations personnelles, j’essaie au maximum de développer mes produits de manière locale, j’aime aller à la rencontre des différents partenaires et suivre la fabrication des pièces. Même si ensuite je développe le projet, à une autre échelle, avec une entreprise parisienne! Depuis 18 ans, Marseille est ma ville. Et j’y suis bien.

Designer Née à Clermont-Ferrand en 1980 / Vit et travaille à Marseille 04 84 267 939 / 06 61 88 70 07 lnboul@lnboul.com / lnboul.com

ALFRED Porte manteau


CHARLES BOVÉ Entre les dix sept et dix huitième siècles, Marseille est le plus grand bagne de France : 3000 à 4000 galériens venus de tout le royaume et du bassin méditerranéen occupent le Vieux Port de Marseille et hivernent de l’automne au printemps. Il y a des droits communs, des contrebandiers, des prisonniers politique, des prisonniers de guerre et des esclaves razziés dans le bassin méditerranéen appelés les turcs. Cette population cosmopolite se mélange a la population marseillaise qui elle aussi est sous le joug de Louis XIV qui vient d’asservir la ville pour la rattacher définitivement au royaume de France. Thomas Platter, étudiant Balois écrit pour décrire le port : « Il y avait là dedans un tel vacarme, un tel tintamare de chaines, de hurlements de galériens qu’on se serait cru dans un grand atelier des forges ou quantité d’ouvriers tapent simultanément sur des enclumes ». Pour améliorer l’ordinaire et sous la pression des gardes chiourmes interressés par la revente, le bagne devient la plus grande manufacture d’objet divers fabriqués par les prisonniers. il y a là des tisserands, des menuisiers, des charpentiers des cordonniers, des boutonniers, des serruriers, des forgerons, des armuriers, des épingliers, des couteliers, des fondeurs, des selliers, des sculpteurs, des teinturiers, des marbriers, des potiers, des pelletiers des cartonniers, des ouvriers du nacre et ceux qui n’avaient pas de spécialités devenaient tricoteurs pour fabriquer des bas et des bonnets; Toute cette production tient boutique sur le quai dans des baraques pour créer un grand marché ouvert d’objets divers et de tous les trafics. La coutellerie occupe une place prépondérante : c’est l’objet le plus usuel et de première nécessité; les matériaux nécessaire à leur fabrication se trouvent sur place : maillon de chaine refondu, bois dérobés sur le chantier dans l’arsenal, et aussi tout ce que l’on trouve sur le port : bois précieux, nacre, ivoire, dent de baleine, provenant du monde entier. C’est inspiré de toute cette production que Charles Bové designer a créé, à l’occasion de Marseille 2013, le couteau : La sirène du galérien Architecte, Designer et urbaniste Né à Marseille en 1944 / Vit et travaille à Marseille

LA SIRÈNE DU GALÉRIEN

04 91 331 671 / 06 03 99 05 81

Couteau Marseille 2013


VALÉRIE CICCARELLI

MARSEILLE, Rebellle et Ingérable fait la Belle. Une ville que personne ne peut adopter tant que MARSEILLE ne l’a pas décidé. MARSEILLE, source d’inspiration, haute en couleurs, où le métissage et les contrastes font sa richesse . MARSEILLE est une ville qui ne peut se décrire avec les mots, mais avec les mains. Des mains qui tissent les filets artistiques de cette ville souvent trop dans l’ombre. mais font que MARSEILLE est surprenante. De trésors humains se dévoilent à qui veut bien prendre le temps de chercher, écouter, jouer et comprendre sans ‘’Arrangements’’. MARSEILLE connait son équilibre car elle sait vivre avec son mileu, l’ordre, le désordre qui servent souvent d’attractions à l’actualité. MARSEILLE, ‘’la baratineuse ‘’, tu es à la fois provocante, improbable et débordante d’amour. MARSEILLE, ma ville natale, je t’aime tant pour tes défauts que pour tes qualités.

Designer Artiste Scénographe Vit et travaille à Marseille 06 19 02 64 69 valerie.ciccarelli@gmail.com / ciccarelli.fr

GERRIS - LUXURY MAGMA Cotte de maille inox et plaques inox


FRANCOIS CHAMPSAUR

Marseille, où je suis né et où j’ai grandi, est une ville très contrastée, énergique et paresseuse à la fois , j’y suis profondément attaché. Ce que j’aime particulièrement c’est le mélange entre la douceur de vivre et la rugosité de cette ville. De ce contraste né une dynamique de vie très stimulante. Seule la Méditerranée peut offrir un tel bouillonnement de culture populaire et un art de vivre aussi joyeux. Marseille est tout sauf une ville bourgeoise.

TABLE «PEPPER» Architecte d’intérieur

Table à manger d’extérieur

Né à Marseille en 1964 / Vit et travaille à Paris

aluminium laqué mat grainé

01 43 452 246 francois@champsaur.com / champsaur.com

Diamètre: 120 cm / Hauteur: 72 cm Pouenat édition, 2012


PHILIPPE DI MÉO

Marseille, porte de l’Orient. J’ai vécu à Marseille jusqu’à l’âge de 22 ans, avant de m’installer définitivement à Paris. Si je ne devais garder qu’un symbole de cette ville, car il y en a tant, ce serait Notre Dame de la Garde. La «Bonne Mère» de tous les Marseillais, protectrice de ses marins et pêcheurs. Je ne me suis jamais lassé de l’ascension sur la colline de la Garde, de jour comme de nuit, le point de vue reste unique, le moment magique de voir se dérouler sous nos yeux toute la ville côté mer, le Vieux-Port, les îles, les quartiers, l’Estaque… D’un de ces moments rituels, m’est venue l’idée de L’Eau Bénite, un parfum qui aurait symboliquement la puissance de purifier le corps et l’esprit. L’odeur de l’eau dormant dans le bénitier, infusée des odeur de l’église et tonifiée par des notes de romarin et cyprès . SANCTI, l’Eau Bénite, se sent dans une amphore à parfum, contenant historique d’usage traditionnel dans le bassin méditerranéen pour le transport du vin, et des huiles précieuses.

Designer Né à Marseille en 1963 / Vit et travaille à Paris 01 53 019 919 dimeo@resodesignband.com / resodesignband.com lesliquidesimaginaires.com

LES LIQUIDES IMAGINAIRES Amphores à parfum en étain, gravée à la pointe de diamant Dimensions: H 52, Diamètre 12.


JÉRÔME DUMETZ

J’ai gardé pour la ville ma première impression lorsqu’enfant je l’ai vue pour la première fois apparaissant tout d’un coup à la sortie d’un tunnel autoroutier. Les Cyclades, Gènes et Istanbul. Aujourd’hui, même si je me sens encore un peu spectateur, j’y suis comme chez moi et je continue chaque jour à la découvrir un peu plus.

STOJIL contreplaqué bakélisé - D 40 / H 45cm

Elle m’offre en plus quelque chose d’assez unique, c’est une vraie proximité avec un environnement naturel exceptionnel. Et nous en profitons…

Artisan designer Né à Armentières en 1981 Vit et travaille à Marseille 09 51 01 10 33 atelierdumetz@gmail.com / jeromedumetz.com

NOT FOR HIGHWAY USE Meuble de rangement en bois


EM DESIGN

De Marseille... au Monde Depuis Noailles. Traverses de centres et marges. Croisements d’émotions fortes et tendres Marseille écrit son passé, présent, et futur.

Edouard VINCENT et Manon LEGROS Designers Nés à Paris en 1976 et 1978 Vivent et travaillent à Marseille 06 82 420 729 edouard@emdesign.fr / emdesign.fr

MEUBLE A OUVERTURE ROTATIVE Collection privée Les Maisons des Enfants de la côte d’Opale Bois, Acier, Inox. 1000 X400x1450mm. Pièce Unique


GEKDESIGN

Je vis mon rapport à la ville de Marseille comme un retour à mes origines, la Méditerranée nourricière de mon Liban natal... Terre de contrastes, avec 300 jours de soleil par an, la mer en toile de fond, mon pointu et les parties de pêche à la palangrotte. ... Monter à la capitale? T’es «fada» ou quoi?

RUSSIAN ROULETTE : Acier / Inox / Peinture noire canon de fusil Équipement : Roulement à billes et clic anti-retour Architecte / Designer

Dimensions : 100 x 53 x 95 cm

Né à Beyrouth 1975 / Vit et travaille à Bandol

Usage : Intérieur / Éd.: 99 ex.

04 89 30 63 51 / 06 69 39 20 00 contact@gekdesign.com / gekdesign.com

BOUTEILLE BALLE : Laiton / Verre Cuivre / Laiton / Verre


ORA-ÏTO Marseille est une des plus belle ville du monde selon moi. Un mélange de Los Angeles, Berlin , Hambourg .... Un diamant brut prêt à être poli J’aime la façon dont celle ci est en train de se ré-axer vers la mer. Pour moi, Marseille et la mer sont absolument indissociable. J’espère contribuer à mon échelle à l’effervescence de cette ville. Il faut arrêter de la stigmatiser et apprendre à l’aimer, elle a du caractère et de la personnalité ! Je viens d’acquérir le gymnase se trouvant sur le toit de la cité radieuse et le transforme actuellement en centre d’art le «MAMO» qui ouvrira ses portes le 08 juin prochain.

Designer Né à Marseille en 1977 / Vit et travaille à Paris 01 42 460 009 ito@ora-ito.com / ora-ito.com

TABLE ROCHE BOBOIS Dimensions : D 165 cm, H 730 mm Pied de table réalisé en polyuréthane Candelabre arborescente H 123x70x56 argent


MARGAUX KELLER

Marseille est un secret bien gardé... Un secret détenu par les Marseillais qui pensent être à la tête d’un oasis où il fait bon vivre, de plus en plus connecté au reste du monde. Et ils ont raison. Il faut apprendre à les connaître ces Marseillais, pour comprendre qu’ils ont finalement souvent raison quand ils exagèrent... La plus belle image que je vois est sans aucun doute celle qui explose aux yeux

VASE TORI

à la sortie du dernier tunnel sur la ligneTGV, de retour de Paris, le train alors

Verre borosilicate – tige noyer 30 cm x 20 cm

ralentit. Notre capitale à nous baignée de soleil, éclate aux yeux comme un tableau harmonieux laissant entrevoir le calme et la volupté qui planent au dessus de la ville. Un sourire se décroche alors sur mon visage, à chaque fois. Et un sentiment d’apaisement. Marseille est apaisante : elle berce ses protégés. Marseille a de belles couleurs, Marseille est harmonieuse. Quand Paris est un tourbillon gris, je vois Marseille comme un grand voile de soie bleu et jaune anis, qui plane sans jamais se dégonfler. J’ai choisi Marseille pour berceau, et je révèle par ces quelques lignes un petit morceau du secret...

Designer Née à Genève en 1987. info@margauxkeller.com / margauxkeller.com

LE SCRIBAN Chêne massif huilé 90 cm x h 102 cm x P 60 cm


LR ING Marseille, Bandol, Ollioules, Toulon, Tizi Ouzou, Avignon, c’est notre meute. Voilà ces Suds d’où l’on vient, nous les ingénieurs de l’expo. Et Marseille, en fait, c’est le chef. Marseille la provençale, la corse, l’italienne, la sénégalaise, Marseille l’algérienne, l’espagnole, Marseille la comorienne, la guinéenne, l’arménienne. Oh ! C’est quoi ces lieux communs, des noms de pizzas... ? Oui... Mais en fait c’est vrai : on rêve tous de Marseille, chef de la meute, puissante, intelligente, riche et populaire.

RUDY RICCIOTTI 3 fois père ... 3 fois grand-père

JORAN BRIAND Pour moi Marseille, c’est avant tout une rencontre en 2006, celle des Ricciottis. Depuis les Grands Moulin jusqu’au Mucem, nous avons su obtenir leur confiance pour la réalisation des graphismes combinatoires des façades en béton haute performance et leur bienveillance pour la réalisation de peinture signalétique, mobilier et luminaire en cohérence avec l’architecture de l’agence.

Joran Briand (designer) + Lamoureux & Ricciotti Ingénierie 22-24 rue beauvau 13001 marseille 09 51 86 45 06 contact@lring.fr / lamoureux-ricciotti.com

ELEMENTS BFUP Détails façade MUCEM / Stade Jean Boin / Villa Navarra


STÉPHANIE MARIN

Marseille, j’y suis née. Mes parents y vivent. Je suis une marseillaise qui ne connait pas Marseille. Qui l’aime, de loin, pour sa mer plus sauvage qu’à Nice, pour sa lumière or sur la Bonne Mère, pour ses odeurs fortes de quartiers populaires, pour les moments d’enfance que j’aurais pu y vivre, dans cette grande ville. Marseille m’a reconnue, elle ne m’a jamais oubliée......

Designer Née à Marseille en 1973 / Vit et travaille à Nice

ZIGZAG

04 93 52 89 26

2 Bois, 1 jaune, 1 bleu, 1 noir

smarin@smarin.net / smarin.net

Dimensions : 40 x 40 x 40 (cm)


STÉPHANE MAUPIN Marseille… ma naissance dans le 8ème, ma famille au Redon, mon enfance à Mazargues, mon appartement au Corbu, mes études à Luminy, mes débuts chez Rudy, l’agence de la rue Sainte, ma femme à Aix… Et puis…la vie…l’ennui…l’aversion pour l’accent, la chaleur superficielle propre aux amitiés du Sud, l’horreur politique, l’ambition urbaine qui ne se joue qu’au Vélodrome, l’inertie, l’avanie, l’incurie l’envie d’ailleurs…fuir, fatigué de supporter cette misère hautaine, de Palos de Moguer, moi, capitaine je pars ivre d’un rêve héroïque et brutal. Marseille…vingt ans après, toujours à la frontière du ‘Royaume’ et de ‘l’Etat du Nord’. Il me semble que c’était hier que j’étais parti. Ville

LAMPE SAINT CLAIR Luminaire :H 1,15 x L 0,20 x P 0,40 (m)

identique et soleil intact. Suis-je à ce point drogué que l’azur phosphorescent de la Mer enchante mon sommeil d’un mirage doré ? Tant de capitale à arpenter pour découvrir mon Cipango à l’orée du Tunnel du Rove… Dans la course effrénée à la verticalité ou à la techno-barbarité ma belle endormie me ravie. Marseille, écoute-moi, je t’en prie, sois attentive. Ne change rien.

Architecte Né à Marseille en 1965 / Vit et travaille à Paris. 01 44 20 66 25 contact@stephanemaupin.com / stephanemaupin.com

CHAT PERCHÉ Luminaire Pylône : H 1,15 x L 0,94 x P 0,45 (m)


BERNARD MOÏSE

De part son histoire et sa situation géographie, Marseille conserve en son sein, un esprit à part, une identité visuelle propre et des objets symboliques qui constituent «un design populaire et anonyme». Cette spécificité se révèle par différents aspects : - un «art de vivre» avec le soleil et la lumière bien sûr, mais aussi avec la pétanque, la parole, le verbe, l’accent et une certaine idée de l’apparence portée par son point extrême par les cagoles et le mia. - une activité industrielle passée, née de la transformation de la matière avec les savons de Marseille, le pastis, les tomettes, - et des objets symboliques devenus iconiques, conçus par l’activité des hommes et de leur relation à la ville comme le pointu, l’OM et le camion pizza, incroyable objet de «design de service» né à Marseille dans les années 1960.

Designer Né à Marseille en 1966 / Vit et travaille à Marseille et Paris 08 73 80 86 42 contact@bernardmoise.com / bernardmoise.com

DRAAD Ensemble de 3 luminaires A poser, liseuse et lampadaire


JULIEN MONFORT

Un amas de petites baronnies consanguines en réseau, agrippées comme des arapèdes à leurs situations, et aux petits privilèges qui vont avec. Sur ce rocher fouetté par les vagues, grouille un panier de favouilles : quelques grosses et grasses, et une myriade de petites éclopées borgnes affamées. Cette bouillabaisse écœurante constitue un bastion impénétrable à tout estranger curieux – entendre par estranger tout ce qui vient d’au delà de Salon. Des fois, on se demande ce qu’on fout encore là, ou ce qui nous a pris d’y revenir… C’est vrai qu’il y fait bon vivre, pour pas trop cher, et on y rencontre des gens biens, voire exceptionnels. Mais surtout, il parait qu’avec la Métropole, la situation va changer. Si nous étions raisonnables, nous ne le croirions pas. Cela fait 30 ans qu’on entend ressasser la même antienne comme un vieux disque rayé, et qu’il ne se passe rien, ou pas grand chose. Alors quoi ? Estce ce supplément d’âme absolument singulier, qu’il faut probablement appeler une « culture » plus que bimillénaire, qui nous hypnotise, et nous retient malgré nous ? Comme les nouveaux Prisonniers Volontaires de la Non-Architecture…

LA TABLE MP-2013 Contre-Plaqué Bouleau Bakélisé. Bloc MP-2012 Architecte Né à Marseille en 1968 / Vit et travaille à Marseille 04 91 556 572 moa@rchitecte.com / julienmonfort.com

Boitier d’alimentation et de connexion cubique de 20cm d’arrête équipé sur chaque face de 2 prises PC 220V, d’une prise rouge pour l’alimentation en réseau ondulé et d’une connexion RJ45 pour internet ou réseau téléphonique IP.


MAXIME PAULET

Marseille est une ville qui n’a pas de milieu ! Que des extrêmes, des failles, des sommets, des raccourcis et des rallonges. Si on y cherche une logique ou un courant à suivre, on s’épuise en vain.

BOND Acier thermo-laqué / Feuillard textile industriel. L : 45 x H : 49 x P : 45 (cm)

L’inspiration vient de la confiance que l’on accorde à la contradiction.

Designer Né à Saint Etienne en 1980 / Vit et travaille à Marseille

HIC & AÏE

06 10 52 40 91

Acier thermo-laqué, bois

contact@aie-design.com / aie-design.com

L : 55 X l : 55 X H : 45 (cm)


MARINE PEYRE

Marseille, la maison où j’ai grandi. Marseille ne ressemble qu’à elle même dans la profondeur de son paroxisme. Trop belle, trop ensoleillée, trop arrogante, trop insouciante, trop colorée, trop populaire, trop privilégiée, trop foot, trop conviviale, trop rebelle, trop nonchalente... Une enfant gâtée que je connais par coeur, qui me séduit toujours de son oeil bleu et me repousse encore par ses mensonges... Malgré tout, Marseille ne cesse de me manquer. Ici je regarde à l’horizontale et c’est là un grand privilège.

Designer Née à Marseille en 1973 / Vit et travaille à Paris. 09 50 035 673 mp@marinepeyr.com / marinepeyre.com

TROMBONE Tréteaux Edition l’Edito


ALEXANDRE REIGNIER

Autodidacte et passionné de design depuis toujours, j’ai passé mon temps à dessiner, créer, réaliser toutes sortes de pièces pour mon intérieur… L’amour de la création et du design m’ont poussé à prendre un nouveau départ, faire de ma passion, ma nouvelle vie, mon nouveau défi…

HENRI Tabouret bois et métal

Marseille est une ville qui me charme quand je prend du temps pour y découvrir ses secrets, son histoire, ses endroits préservés. La baie des singes, les calanques, l’anse de Malmousque sont des endroits où j’aime venir me détendre, déconnecter de la réalité. Ce sont ces endroits qui sont pour moi l’âme de Marseille.

Designer Né à Aix en Provence / Vit et travaille à Aix en Provence contact@alexandre-reignier.com / alexandre-reignier.com

LAMPE LENA Dimensions : 530 x 300 x H 445 (mm)


LAËTITIA SELLIER

Née à Saint-Denis de La Réunion, des ancêtres belges, des parents picards, une jeunesse en Normandie et en Guyane, j’arrive à Marseille à 17 ans pour y entrer aux Beaux-Arts. Le caractère de cette métropole de villages, son centre ville populaire, il ne m’en fallait pas plus pour me sentir chez moi à Marseille et tenter de contribuer à une vie culturelle qui n’est pas toujours perçue à sa juste valeur.

Designer Née en 1978 à La Réunion / Vit et travaille à Marseille 06 11 50 04 77 design@f-utilite.com / f-utilite.com

TOMETTES Couleur : rouge et noires Dimensions: 11 x 12,5 x 1 (cm)


RAN SERI

Venu d’Israël dans le sud de la France il y a sept ans, mon rapport avec Marseille est duel. Même si elle existe depuis plusieurs millénaires, pour moi c’est une ville de transit, de passage, d’immigration. Une ville d’extrêmes: riche et pauvre, belle et moche, speed et lente, sale et propre. Amour et haine.

WHY NOT Portemanteau Structure : acier rouillé et stabilisé / Extrémités: frêne

Peut-être est-ce le caractère temporaire de ma vie à Marseille. Mais ici qu’on reste plusieurs générations ou juste quelques années, on est tous marseillais…

Designer né en 1975 / Arrivé en France en 2005

KESCHER

Vit et travaille à Marseille depuis 2010

“lien” en hébreu

ranseri.com

Tabouret / Bois


OLIVIER TOURENC

ARMOIRE BATEAU POWER BOAT Designer

Prototype de course à moteur, aluminium

Né en 1964 à Salon de Provence

L 2,5 x l 1,30 (m)

Vit et travaille à Marseille

Puissance 7 kw


SÉBASTIEN WIERINCK

Comme tous les Flamands j’aime bien le Sud de la France ! J’ai donc décidé de m’y installer en 2004, et ceci après douze années magnifiques à Bruxelles. Depuis peu l’atelier est installé dans le quartier de l’Estaque, port de pêche et de plaisance à l’extrémité nord de la baie de Marseille. C’était une façon d’assumer le lieu, de jouir du paysage et de vivre cette rupture entre terre et mer.

Designer Né à Courtrai (Belgique) en 1975 / Vit et travaille à Marseille 06 32 49 31 12 sw@swws.net / swws.net

BENCHMARK / MODÈLE A (maquette) Banc installé à la Haye


PASCALE BARTOLI & THIERRY LOMBARDI

Si la maison est une ville, Marseille est une grande maison. Inachevée, souriante, sans droits ni contraintes, en faire partie est une ambition, une forme de courage ou un stigmate indélébile.

Architectes DPLG Nés à Toulon en 1976 et à Tours en 1975 / Vivent et travaillent à Marseille 54 rue Saint Suffren 13006 Marseille 04 91 81 95 05 / 04 94 25 87 08 contact@pascale-bartoli.com / pascale-bartoli.com contact@thierrylombardi.com / thierrylombardi.com

SCÉNOGRAPHIE Sol : moquette velours noire (7 modules de 4 x 4 m et 5 modules de 2 x 4 m) Cloison : support 8 mètre linéaire.


BIOGRAPHIES


MARC AUREL

BENOIT BAYOL Marc Aurel aspire à l’embellissement de l’espace

Autodidacte, j’ai toujours eu le goût pour la créa-

public, « espace de passage et de rassemble-

tion.

ment à l’usage de tous ». Depuis peu, ce lieu

Enfant, j’assemblais avec passion les petites

complexe, carrefour d’intérêts multiples, en

pièces d’acier d’un vieux Mécano construisant

perpétuelle évolution, représente un véritable

d’improbables créatures. Le meilleur moyen pour

enjeu... y compris pour les systèmes d’objets de

moi de m’évader et de prendre du champ sur ce

mobilier urbain, une opportunité pour Marc Aurel

qui m’était proposé et qui ne me convenait pas

de développer, depuis 20 ans, une logique de ré-

toujours !

seau et de coopération avec les plus importants fabricants européens.

La liberté de faire, de penser, de se déplacer… mon leitmotiv.

L’innovation est la base de mon travail, chaque question posée doit pouvoir

A 20 ans, c’est la traversée d’un bout du monde à la découverte de cette diver-

trouver sa réponse dans une logique d’évolution de paradigme afin de dépasser

sité qui donne tant d’éclat et de richesse à toute création.

les codes habituels dans lesquels sont enfermés les objets de notre quotidien.

Après un long parcours dans l’univers du marketing et de la théâtralisation

Le design doit être beau, innovant, de qualité, pour créer une relation plus sen-

éphémères des espaces, la décision est prise de revenir à mes rêves d’enfants.

sible, plus riche entre l’homme et les objets de son quotidien.

Besoin de partager les passions autant que les idées. Unir des envies et conjuguer des énergies. Objectif : créer un univers de réflexion novateur autour d’un projet singulier. Imaginer un design désacralisé que chacun puisse s’approprier en devenant créateur à son tour.

RUTHY ASSOULINE Après un parcours scientifique et diplômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille, Ruthy Assouline s’installe à Nice, sa ville natale pour créer son agence “RuthyDesign“, où elle concentre sa réflexion sur l’objet et le meuble. Toute ses pièces sont auto-éditées et réalisées en pièces uniques ou en série limitée, dont chacune est signée, et destinée aux amateurs d’Art et de Design.

Tout cela se réalise avec mon ami de longue date, Christophe Bricard (dépositaire du brevet du système de fixation). Ainsi est né Magnetic Spirit, un concept de mobilier architectural dont le potentiel est si vaste que l’on ne peut jamais en explorer les limites. Un concept LSD, pour Liberté, Singularité, Diversité… inspiré par ma ville natale, si riche de sa diversité, si singulière par son histoire et si fière de sa liberté.


LN BOUL

Ses travaux sont régulièrement remarqués par des prix : prix de l’Art Urbain en Marseillaise d’adoption, Hélène Boularan, dite LN Boul, crée son agence de design dès sa sortie de l’école des beaux-arts de Marseille, en 2007. Un parcours atypique, après 3 ans dans la vie active elle reprend le chemin de l’école. Du coup, sa soif d’apprendre et sa curiosité sans limite lui

2002; Trophé de l’aménagement urbain en 2003; le prix grand public de l’architecture catégorie aménagement urbain - ministère de la culture en 2004. Charles Bové intervient dans des écoles d’art et d’ architectures, en France et à l’étranger, et publie régulièrement ses réflexions sur l’art, l’objet et la forme en contexte urbain et sur sa ville : Marseille.

permettent de profiter pleinement de ses études: ateliers, stages, workshops, expositions.. Touche à tout dynamique et débrouillarde, LN Boul dessine des objets qui sur-

VALÉRIE CICCARELLI

prennent et qui s’apprivoisent. Du design poétique, tout en finesse et en légè-

Issue d’une famille de pêcheur, Valerie Ciccarelli

reté, qui s’inspire de la nature, de l’Homme, et de la vie en général.

est née à Marseille, dans l’un des plus vieux quar-

Du design qui raconte une histoire pour se raconter des histoires...

tier de France le «Panier». Elle « prend le Large « pour des raisons professionnelles dans la Mode et l’Art.

CHARLIE BOVÉ

Apres un long passage à Paris, où elle retrouve la Formé à l’école des beaux arts de Marseille et à l’école de design de Milan , Charles Bové a été lauréat de la villa Kujoyama à Kyoto au Japon en1994-1995 et a créé la meme année l’agence STOA-Architecture, Urbanisme, Design. Parmi ses réalisations les plus remarquables on peut citer : des grands projets de travaux urbains.

Le tram de Strasbourg, de Karlrhuhe, de Marseille avec Alfred Peter, des places et des jardins, le cours Estienne D’orves à Marseille, la place Charles Hernu à Lyon-Villeurbane, la place Saint André de Grenoble, la promenade de Ruba-capeu à Nice . De très nombreux mobiliers et installations en milieux urbains, en France et à l’étranger.

richesse de sa Ville Soleil , qu’elle aime tant, en s’installant face à la mer dans cet immeuble en forme de bateau du «Fada», qu ‘est le Corbusier. Valerie Ciccarelli, scénographe, plasticienne, designer…., au parcours étonnement ouvert est une artiste rebelle dont le travail de la matière ne se conçoit que dans son rapport avec l’espace tant petit soit-il. Elle navigue au gré des sollicitations et des projets personnels. Après un long parcours dans la Mode à Paris à Marseille et ailleurs , elle aborde la décoration pour le cinéma, la pub, le théâtre de rue qu’elle revendique, les évènementiels, les performances, le land art, les projets personnels artistiques, VALÉRIE CICCARELLI, ose créer parallèlement en 2009 une collection de bijoux d’ART/ DESIGN « CICCARELLI Jewels » destinée à sublimer tant le corps qu’ un espace avec des bijoux XXL.


Elle se plait à jouer des différentes cordes de son arc , à suivre les propositions

redessine l’espace et les volumes, travaille la lumière et les contrastes, conçoit

et envies du moment, à détourner et contraster le flux des choses, des maté-

des pièces de mobilier et des textiles sur-mesure, pour réinventer des intéri-

riaux et des lieux.

eurs contemporains et empreints d’élégance.

Au fil du temps, faisant confiance à sa spontanéité, aux instants précieux qui

Une des particularités de François Champsaur est de mener parallèlement deux

se mettent sur son chemin , au moment présent dans le temps, elle joue à l’infi-

activités : l’architecture d’intérieur et le design. Il enchaine ainsi des réalisa-

nie à son aise , avec la matière, le corps , les proportions et l’espace.

tions prestigieuses tant dans le domaine de l’hôtellerie de luxe (le Metropolitan

Sur ce parcours protéiforme, affleurent comme une obsession les mêmes axes

place de Mexico à Paris et dernièrement un hôtel à Miami) que de la restauration

de travail :

(Hôtel-restaurant Troisgros à Roanne, Café de l’Alma à Paris) dans lesquels il

- La couleur (sociétaire du centre français de la couleur grâce à son travail

intègre ses créations de mobilier et luminaires. Il répond aussi régulièrement à

chromatique) ou la non couleur

des demandes de particuliers et a signé une dizaine de projets privés (maisons

- La récupération d’objets , détournements de la matiére et travaux à partir de

et appartements en France et à travers le monde), notamment pour des collec-

matériaux recyclés

tionneurs d’art contemporain.

- Le land art et plus généralement les matières brutes et rock - L’ Art «SANS BARRIERE» dans la Mode et le Design

Son intérêt pour le mobilier, la ligne pure et ses recherches de rythme et d’harmonie l’ont amené à collaborer avec plusieurs éditeurs de meubles français et

Au final, une œuvre décalée, puissante, cohérente , inspirée avec ce grain de

internationaux tels que First Time, Treca Interiors, Pouenat Ferronnier, HC28

folie, qui vient se superposer, se mélanger, ou «JUSTE » se poser là où on ne

ainsi qu’à dessiner des collections de linge de maison et tapis pour les grandes

l’attend pas .

maisons françaises D. Porthault et Toulemonde Bochart.

FRANCOIS CHAMPSAUR

Ses créations font écho à l’histoire et aux spécificités propres à chaque éditeur : pour la marque de mobilier HC28 basée à Pékin, François Champsaur ima-

François Champsaur est un architecte d’intérieur

gine de nouveaux produits dans la tradition du mobilier chinois (laques, angles

et designer établi à Paris depuis la fin des années

arrondis, formes géométriques et entrelacs). Il propose un design sensuel et

1980. Né à Marseille, il est imprégné de culture

poétique et reprend la direction artistique de la marque dans un souci de co-

méditerranéenne et décide très tôt de s’inscrire

hérence. Le développement de la marque est fulgurant : vingt-deux boutiques

à l’École supérieure des beaux-arts. Il poursuit sa

ont été ouvertes dans toute l’Asie de l’est depuis 2008. Pour Pouenat Edition,

formation à l’École nationale supérieure des arts

il entreprend un travail sur la géométrie appliquée au métal : ses meubles et

décoratifs de Paris (ENSAD) et ouvre, en 1996, sa

luminaires oscillent entre pliages, lignes fluides ou anguleuses, jeux de laques

propre agence d’architecture d’intérieur.

et métaux brossés pour un effet sophistiqué et précis.

Depuis ses premières réalisations (Maison Troisgros à Roanne, Café de l’Alma à

L’ouverture de l’hôtel Metropolitan en mai 2009 marque l’aboutissement de

Paris) il envisage chaque projet dans sa globalité, de l’architecture au détail. Il

ses recherches, il trouve là l’équilibre entre raffinement d’un intérieur au luxe


discret et le confort d’un grand hôtel. Entièrement réinventé, ce nouvel hôtel

rer, Baccarat, Christofle, Raynaud, Coca Cola, les parfums Guerlain, Jean Paul

séduit par l’intégration élégante du projet à l’architecture, ses jeux de rapports

Gaultier, Sephora et récemment Arte.

d’échelle et la subtilité d’utilisation des matériaux.

Mais son appétit est bien trop grand pour se satisfaire du design pour lequel il

En 2011, il signe la réouverture de l’hôtel du Ministère dans le 8e arrondisse-

est formé. En 2002, il dresse la table de son point de R’Aliment, restaurant bio

ment à Paris – un petit hôtel de 24 chambres désormais moderne, confortable

rue Charlot, et y découvre l’éventail des plaisirs gustatifs. Trop excité par la cui-

et affichant un style percutant – et inaugure la salle des ventes de Yearlings, à

sine pour en rester là, les rencontres s’enchaînent et développent ses envies

Deauville.

de collaboration avec des chefs.

De l’architecture d’intérieur au design, François Champsaur conçoit des espaces à la fois très dessinés mais discrets : le designer s’efface au profit d’une

Après plusieurs expositions à Paris, Tokyo ou Hong Kong, il poursuit son aven-

création habitée d’une âme propre.

ture en créant des objets édités pour de grandes maisons française d’art de la table et de la maison. Il partage son temps entre le design de commandes spéciales et des conceptions artistiques qui donnent naissance à des projets

PHILIPPE DI MÉO

personnels. Philippe Di Méo est né à Marseille. Il suit une formation d’architecture aux Beaux Arts d’Aix en

JÉRÔME DUMETZ Après une formation en arts appliqués et en ar-

Provence avant de poursuivre par des études

chitecture, Jérôme Dumetz se met au vert à la

de design à Paris. En 1989 il crée son agence

campagne pour expérimenter et manipuler; pein-

RESODESIGN. Après plus de 20 ans consacré à la

ture, sculpture, arts visuels. De ses années char-

création, il continue ses collaborations avec de

nières, il garde le goût des choses franches et la

nombreuses marques de luxe, souvent orienté

liberté des autodidactes.

par une démarche d’hédonisme. Amusé par les mots, séduit par les images, il puise dans chacune de ses histoires, la future essence créative d’un projet. Symbole de cette démarche, son animal totem hybride, Bouddhours, idole bienfaisant qu’il a crée en 1999, incarne parfaitement cet esprit narratif. Depuis ses débuts, il côtoie et travaille avec l’univers du luxe, il y apporte une touche plus que personnelle tout en préservant l’authenticité et le savoir-faire de chaque marque avec pour ambition de leur donner plus de modernité. Il signe de nombreuses créations pour Moët & Chandon, Dom Pérignon, Roede-

Il revient s’installer à Mar-

seille en 2007 pour y créer son atelier de mobilier

contemporain où il dessine et fabrique du mobilier en pièces uniques et petites series. Son travail s’articule autour de ses deux matériaux de prédilection : le bois et l’acier. Avec le souci du détail et de la durabilité, il tire partie de leurs contrastes et leurs complémentarités. Bien qu’il s’oriente vers un fonctionnement de designer, il reste très attaché à l’Atelier et à l’approche concrète de la création.


EM DESIGN

Monument historique au sens propre du terme, les cases en plexi dans une Sortis avec Distinctions et Honneurs de l’Institut Saint Luc, EM se sont rencontrés à l’école. Ils débutent leur carrière à Bruxelles, remarqués dés le début par le prix «Made in Design» des internautes à la Biennale de Saint Etienne, ils

performance mise en sculpture, questionnent le lien toujours en attente de nouvelles connexions. Un site va venir prolonger la vie de l’oeuvre, comme une intégration virtuelle pour relier les enfants et le monde qui les entoure... Alliant haute technologie industrielle et artisanat d’art, EM signent un design utile et humain.

décident de s’installer à Marseille auprès d’une entreprise de luminaires . Des idées plein la tête, ils se mettent très vite à

leur compte. Alternant les projets pour le web, du

mobilier, des objets ou signalétiques, ils signent entre autres les chambres des

ORA-ÏTO Ora-Ïto est le label et le nom du designer fran-

hôtels B&B, des brevets de packaging pour Vinexpo, une sculpture de lumières

çais qui a créé à l’âge de 19 ans la toute première

sur les 6 étages d’un hôtel particulier à Londres, les sites d’architectes comme

marque virtuelle.

de grandes banques...

Né en 1977, cet artiste iconoclaste et s’est fait connaître dans le monde entier à la fin des

De vrais touche à touche de talent! Dans le sud, c’est une chambre d’hôtes au

années 90 en détournant en 3D les produits de

Manoir de Courbessac où ils détournent une borne à incendie en bar à cham-

grandes marques internationales comme Vuit-

pagne - le design des cartes pour le Crédit Agricole qui lorgnent sur la belle bleue - l’aménagement de «Rendez-vous Bio» un restaurant épicerie fine à Luynes - le Trophée 2009 du Concours Commerce Design Marseille ou encore des expositions au salon Art-o-Rama et dans la galerie Marianne Cat présentant leurs pièces uniques comme leurs modules de fleurs, coeurs, têtes de mort ou même crèche en plexi... Inauguré officiellement en juin dernier, leur show room présente leurs projets emblématiques. Le dernier né, le meuble grenier «DNA» a été conçu pour les enfants d’une maison culturelle de la Côte d’Opale. De forme hélicoïdale, ses 13 tiroirs tournent sur eux mêmes pour abriter des graines récoltées par un groupe d’enfants en voyage de par le monde. Dans sa continuité, EM travaillent actuellement sur un projet autour du temps pour aider ces enfants victimes de violences à s’ancrer dans l’avenir. Ils planchent sur la création d’un coffre infini qui va grandir, évoluer en fonction cette fois-ci d’objets récoltés.

ton, apple, nike ou Bic... suite à de nombreuses parutions dans la presse magazine, la fiction devient réalité lorsque des clients cherchent à acheter sur le marché ces produits inexistants tandis que les commandes des internautes pleuvent sur le site internet d’ora-Ïto, qui devient alors seconde oeuvre numérique jamais acquise par le Fonds national d’art Contemporain (FnaC). Dans le paris de l’an 2000, ora-Ïto se consacre dans son propre studio à la création de produits bien réels, en développant des projets transversaux de design, d’architecture et de communication, dans tous les secteurs d’activité. en 2002, il reçoit l’oscar du meilleur design pour sa bouteille Heineken en aluminium et son originale gélule d’emballage. sa toute première lampe, il la dessine d’un seul trait continu et longiligne : one Line célébré par ses pairs lors du salon du Meuble de Milan en 2004 et couronné d’un red Dot Design.


En 2005, la conservatrice du 1er centre européen d’art contemporain Marie-

la marque Dunlopillo pour laquelle il a créé une collection de mobilier de salon et

Laure Jousset lui offre l’occasion d’organiser au Centre Culturel Français de

pour la maison Steiner, ou il a imaginé une collection allant du fauteuil à la table

Milan sa première grande exposition monographique qu’il baptise avec ironie

basse et une gamme complète de produits de toutes les typologies adaptées

MUseora-Ïto. Son audace, son talent, sa vision nouvelle des marques le pro-

au salon, une seconde collaboration avec la maison Guerlain (terracotta) et une

pulsent très tôt sur le devant de la scène internationale avec un impression-

toute nouvelle collection art de vivre et bijoux pour Christofle : «Arborescence».

nant catalogue de clients dont adidas, le groupe air, thierry Mugler, toyota, Biotherm, Levi’s, Davidoff, nike, Danone, Kenzo, LG electronics, Guerlain, Bal-

2010, ora-Ïto remporte la conception des kiosques de presse à l’inititaive du

lantine’s, l’oréal professionnel, sagem, Habitat ou Christofle..

groupe Unibail-rodamco et présente en avril 2010, l’ensemble de ses nouvelles créations lors d’une exposition médiatique et exceptionnelle au salon du

Après avoir imaginé une salle de bain pour Supergrif et une cuisine équipée pour

meuble de Milan. Cette même année, il collabore avec la maison Pucci, créant

Gorenje, ora-ïto continue d’élaborer les objets de notre environnement futur au

le flacon du parfum Miss Pucci, et s’engage dans un manifeste pour l’écologie à

service des plus prestigieuses maisons d’édition de mobilier et de luminaires

travers eVo, objet hybride estampillé Citroën.

comme Zanotta, Cappellini, artemide, B&B italia, Frighetto... en remportant de

L’année suivante est marquée par l’entrée d’ora-Ïto dans l’ordre des arts et des

nombreuses récompenses.

Lettres le 24 mars, suite à sa décoration par le ministre Frédéric Mitterrand.

Parmi ses projets d’architecture, on compte notamment la boîte de nuit «Cab»

En avril, Milan découvre eVo et le nouveau venu UFo, toujours en partenariat

place du palais royal, le showroom français de nike (2003), un point de vente «

avec Citroën. 2011 marque également la collaboration d’ora-Ïto avec Stepevi,

éclat d’étoile » pour Mugler Parfums (2005), le flagship européen de toyota sur

Laguiole, Reebok et Christofle, qui lui confie une 3è collection.

les Champs-Elysées (2007), la nouvelle charte architecturale des showrooms

2012 verra naître de nouveaux projets notamment pour roche Bobois, Guzzini...

et des concessionnaires du constructeur nippon en europe. D’un point de vue

et permettra au public de découvrir l’univers d’ora-Ïto à travers l’aire de la Cha-

plastique, ces créations conjuguent au futur l’épure formelle et rationalisme

ponne ou encore l’HoteL O.

fonctionnel, en y ajoutant de la poly-sensorialité et de nouvelles gestuelles d’utilisation. En se tenant à l’écart des modes, il développe ainsi son propre vocabulaire. Ses créations recèlent les codes d’un nouveau luxe, intemporel et universel avec la même épure minimale : des formes évidentes à comprendre en un clin d’oeil, fruit de sa philosophie qu’il nomme «simplexité», ou l’art de donner à un objet aux fonctions complexes une apparente simplicité. En 2009, il signe le déjà très célèbre parfum idylle pour la maison Guerlain, le kit nomade et révolutionnaire pour la première marque de cosmétique de Fred Farrugia, une collection de mobilier pour Zéritalia, Zanotta, Artelano présentée lors du salon du meuble de Milan. Il travaille actuellement en co-branding avec


MARGAUX KELLER

LR ING Margaux Keller est une jeune designer mar-

Lamoureux & Ricciotti Ingénierie

seillaise d’origine.

Fondée en 2005 à Marseille, nous formons un

Après cinq ans d’études en design à l’école EN-

groupement de 8 personnes, ingénieurs, géo-

SAAMA Olivier de Serres puis à l’ école Boulle, elle

mètres, dessinateurs et architectes dédié aux

obtient en 2010 un diplôme de design produit et

études des structures : béton, bois, acier et bé-

d’architecture intérieure avec les félicitations du

tons fibrés à ultra-hautes performances.

jury pour le projet design(sans)vergogne. Notre équipe travaille sur des thèmes très difféElle se forme par la suite sur les bancs de l’agence Phillippe Starck, aux côtés

rents : les ouvrages d’art ou de génie civil (ponts, passerelles, stades)les équi-

de Eugeni Quittlet.

pements scolaires, sportifs et culturels, les collaborations d’artistes ou encore le design industriel et le mobilier urbain.

À travers les objets qu’ elle crée, Margaux Keller cherche à surprendre en jouant avec les codes du quotidien, en analysant les différents comportements so-

L’écriture des structures est fondamentale dans l’acte de bâtir : bâtir solide

ciaux et les habitudes de chacun.

bien sûr, mais bâtir pour longtemps et, en fait, bâtir sur place.

Élégance, décalage et poésie sont ses trois mots d’ordre. Elle apprécie particulièrement le travail en collaboration avec des artisans, des

Bâtir sur place signifie utiliser des ressources matières locales, non épuisables,

experts en matériaux bruts, ébénistes, céramistes et maîtres verriers entre

faire appel à des techniques et procédés constructifs non importés

autres.

mais, au contraire, portés par les savoir-faire du territoire et hautement qualifiés.

En 2011, elle est selectionnée pour faire partie de l’équipe de design de la Fabrica, centre de recherche en communication du groupe Benetton. Elle y reste

Et, par hasard, la production sur site implique une réduction des nombres d’in-

un an, sous la direction artistique de Sam Baron, dessinant des pièces pour des

terfaces et des assemblages, et donc un monolithisme du bâti synonyme de

galeries, des musées, pour la marque Benetton, etc.

grande durée de vie, de durabilité.

Margaux Keller travaille aujourd’hui à son compte en tant que designer indépen-

Les bétons et le bois, essentiellement, sont des filières courtes, territoriali-

dant et développe des partenariats très variés : Yves Saint Laurent Beauté, La

sées.Elles produisent de plus des métiers de haut niveau. Ces choix construc-

Redoute mobilier, CFOC concept store, agences de luxe, Monnaie de Paris, etc.

tifs permettent d’envisager l’acte de construire comme une composante de la

Elle est également Enseignante-Conférencière au sein de l’ECV Aix en Provence.

redistribution territoriale des richesses et des savoir-faire. Concepteurs, ingénieurs, architectes, designers, nous avons en fait cette responsabilité.


C’est cette approche qui explique notre choix de concentrer notre travail sur la maîtrise de ces matériaux, particulièrement les bétons de fibres : matière puis-

Quelques dates :

sante et à pores fermées (la taille et l’empilement des granulats sont déter-

2012 / Projet partenarial du Via. En collaboration avec l’éditeur Saint-Luc et

minés pour obtenir une matrice fermée aux agressions chimiques), matière de

l’association Gold of Bengal, l’agence développe du mobilier en fibre de jute au

structure et d’enveloppe presque parfaite.

Bangladesh.

Guillaume Lamoureux est ingénieur diplômé de l’Ecole Spéciale des Travaux

2011 / En collaboration avec les architectes S02 l’agence remporte son premier

Publics.

concours public. Le musée de la Carte postale à Baud (56)

Romain Ricciotti est ingénieur diplômé de l’Ecole des Ponts et Chaussées. 2010 / Le studio est choisi par l’architecte Norman Foster et le groupe Eiffage pour dessiner la ligne de mobilier présentée dans le cadre du concours d’architecture pour le nouveau ministère de la défense (Balard). 2008 / Appel à projet du VIA. Sélectionné, le projet de « lampe grimpante » sera exposé dans plusieurs salons internationaux (Milan, Saint Etienne, Paris, Cologne). 2006 / Rencontre avec Rudy Ricciotti et début d’une collaboration fructueuse sur plusieurs projets d’architecture.

JORAN BRIAND Né en 1983 en Bretagne, Joran Briand étudie le design à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Paris et à l’École Nationale des Arts Appliqués et des Métiers d’Art de Paris. Dès 2005, il fonde le studio Trust in Design, dont il est le directeur artistique. En parallèle, à partir de 2007, il entame des collaborations en tant que designer mobilier et architecte d’intérieur avec l’agence Boumdesign à New york et Noé Duchaufour-Lawrance à Paris. Il enseigne également le design à la Parsons School de Paris, l’école de Condé et L’école Bleue.


STÉPHANIE MARIN Née en 1973 à Marseille, Stéphanie Marin, s’est engagée très tôt dans la création, l’entreprise et l’éco-conception.

Avec pour parti pris celui de l’osmose entre l’intention et la forme... Sous des formes et des idées abouties et décalées, ses projets rappellent l’étroitesse du lien entre art et design, entre design et société, et s’étendent de l’objet à la scénographie éphémère jusqu’au design d’espace.

Dès 1990 elle fait du recyclage de textile une tendance, puis elle crée sa ligne de prêt-à-porter « Habits Magiques » en 1995, des structures

STÉPHANE MAUPIN

polyvalentes, en matières naturelles et couleurs

Stéphane Maupin est architecte DPLG et ensei-

artisanales, distribuées dans les enseignes in-

gnant à l’Ecole Nationale

ternationales du monde de la mode.

Supérieure d’Architecture de Paris Val de Seine.

Depuis 2004, elle étend ses recherches au design et à l’habitat, et ne

Il étudie à Marseille Luminy puis à Paris à l’Uni-

cesse de développer un design conscient des enjeux culturels, sociaux et éco-

versité Pierre et Marie Curie. Après son Master of

nomiques.

Architecture obtenu au SCI-Arc à Los Angeles, il

Inspirée par la Nature, elle nous rappelle à travers son travail sa capacité à nous

s’installe au Japon grâce au programme Villa Mé-

émouvoir, à nous surprendre, à nous procurer du confort et de la simplicité.

dicis Hors les murs.

En 2004 elle nous transporte au bord d’un rivage avec sa collection Livingstones,

A son retour, il travaille 3 ans pour Philippe Starck. Il quitte son cabinet pour

les coussins galets.

réaliser « la maison des métamorphoses » dans le cadre de la commémoration de l’an 2000, puis s’investi pendant un an au Brésil pour installer l’exposition

En 2010 elle signe le voilier du grand navigateur Jean Pierre Dick, un pro-

Parade dans le bâtiment la Oca d’Oscar Niemeyer.

gramme Absolute Dreamer d’une série de monocoques unique: légers, rapides

Une agence est fondée en 2003 avec Nicolas Hugon, architecte DPLG. Elle livre

et luxueux.

le restaurant TOKYOEATdu Palais de Tokyo, et participe avec Pascal Cribier à la

En 2011 elle donne à voir le visage créatif d’une ville à travers la visite guidée

consultation du nouveau Centre Pompidou à Metz, où le projet se classe mal-

de 50 œuvres originales de 50 artistes contemporains qui vivent et travaillent

heureusement second derrière celui d’un maudit triumvirat conduit par le célé-

sur-place, premier d’une collection de guides à voyager autrement pour l’édi-

bre japonais Shigeru Ban.

teur Bernard Chauveau.

L’agence embrasse toutes les disciplines, design, scénographie, urbanisme

En 2012 elle signe un couteau pour La Forge de Laguiole... l’occasion de colla-

(baignoire bougie pour leLafayette Maison, poubelle pour la Ville de Paris, mise

borer à nouveau avec Mauro Colagreco, le chef doublement étoilé du restau-

en scène à la fondation Cartier) mais elle œuvre surtout dans les projets in-

rant Le Mirazur.

solites ou d’exceptions : transformation des Grands Moulins de Paris, façade

Elle ne cesse à travers ses projets d’expérimenter des mondes professionnels

enveloppe animée sur l’île Seguin, l’exposition inaugurale «d’un regard, l’Autre »

variés, elle construit sans limites un univers singulier et intrigant, fait rimer

dans le nouveau Musée du Quai Branly, concours du Centre des Archives Natio-

cohérent avec surprenant.

nales à Pierrette, transformation des Halles à Paris ...


BERNARD MOÏSE

d’aborder la marque avec plus d’intuitivité et de créativité. Il manipule et jongle avec les concepts, crée des scenarii innovants, formalise des pensées, apporte Issu d’une double culture (artistique et indus-

des couleurs aux innovations et donne du sens aux services et aux produits. Il

trielle) Bernard Moïse est diplômé de l’Ensci/Les

expérimente, propose de nouvelles formes de communications et de liens, de

Ateliers en 1991.

nouveaux modes de distribution et de commerce, de nouvelles formes de lan-

Iconoclaste, Bernard Moïse imagine, dessine

gage et d’écriture.

et propose des dessins juste et élégant. Depuis plus de quinze ans, il repense avec un esprit

Indépendant et libre-penseur, Bernard Moïse est, au côté de l’entreprise, une

libre et singulier des produits et des espaces pour

force de proposition qui suggère de nouvelles approches et rompre les codes

de nombreuses entreprises : Ligne Roset, Cinna,

pour mieux les renouveler. Il a la capacité d’être en marge, en rupture.

le Ministère de la Justice, EDF, Addform, Thomson (Timthom), Billard Chevillotte, Cité Universitaire internationale Paris, Microsoft, ...

En 2002, Bernard Moïse prend la direction d’un Atelier de création à l’Ecole Nationale Supérieure Industrielle (Ensci-Les Ateliers) à Paris.

Depuis 2000, Bernard Moïse, au sein de son agence BERNARD MOISE STUDIO,

Porté par l’innovation et une création débridée, il dirige des étudiants sur des

conseille et accompagne de nombreuses entreprises et institution dans leur

projets prospectifs pour de grandes entreprises et institutions : EDF, Electrolux,

stratégie et leur politique d’innovation.

Thomson, LE Cité de la Villette à Paris, Renault, RATP, Centre Georges Pompidou,

Sa connaissance approfondie des métiers de la création (espace, produits,

Microsoft, Bouygues, CEA, MINATEC, La Poste, …

communication) et sa vision artistique, lui permet d’apporter des réponses ori-

Cette approche prospective lui permet d’évaluer les enjeux des acteurs écono-

ginales et créatives fortes et de diriger tous les acteurs de la création.

miques importants du monde de demain et de s’inscrire dans les pratiques et

Fort de son approche créative reconnue et de sa connaissance des valeurs so-

usages émergents.

ciétales et culturelles Bernard Moïse aborde la création industrielle avec une «

Bernard Moïse enseigne à l’Ecole Centrale de Paris.

vision stratégique » permettant de repenser les process de production. Cette approche, plus politique du design, permet d’intervenir en profondeur sur « l’histoire des produits et des services » et de modifier les fondements économiques et entreprenarials des produits fragilisés par la mondialisation et la conjoncture actuelle. Cette refonte des logiques industrielles permet de redéfinir les concepts des objets et des services au regard des nouveaux usages, des technologies et de leur cycle de vie. C’est ainsi qu’il est appelé par des entreprises afin d’apporter une « vision stratégique globale » créative et originale tant sur le design des produits et des services que sur la cohérence et la vision globale de la Marque.Il a la capacité


JULIEN MONFORT

Personnage portant toujours un regard curieux sur les procédés qu’il peut utiliMOA Design est une émanation de l’agence MOAArchitecture SARL, dirigée par Julien Monfort et Laure Pantel depuis 12 ans. Cette cellule spécifique a été crée à l’occasion de l’aménagement du siège de Marseille-Provence, Capitale de la Culture 2013, et s’occupe de la création et de la réalisation de mobilier ou d’équipements qui dépassent le cadre habituel des commandes

d’Architecture. MOA Design concerne aujourd’hui des commandes spécifiques, mais peut prendre en charge une production en série.

ser ou même dépasser, ce designer dessine des objets élégants dont la forme et la fonction s’équilibre en une identité originale. Une recherche de la simplicité, un dessin qui se développe autour d’une simple feuille. Chaque objet est, la plupart du temps, conçu et réalisé de bout en bout par le desi- gner qui est également un artisan confirmé. Ainsi il s’impliquera aussi bien dans la création sur mesure pour des particuliers ou dans le cadre de projets architecturaux, l’édition de sa propre gamme de mobilier contemporain en série limitée ou encore l’agencement intérieur. Outre le studio Aïe Design, Maxime Paulet désire étendre le champ de ses créations et s’inscrire toujours un peu plus dans une recherche contemporaine, créative et à l’écoute de notre époque qui ne cesse de fournir à ce designer de nouveaux terrains de réflexion.

MAXIME PAULET Arrivé en 2007 de Saint Etienne avec en poche un bac en génie mécanique (ébénis- terie / menuiserie), un BTS de design industriel et une licence d’Arts Appliqués, Maxime Paulet démarre son expérience marseillaise à la Friche la Belle de Mai. Ce premier territoire de recherche s’avèrera être de prédilection pour le jeune designer doté aussi d’un master II espaces publics : design et architecture. Créateur de l’entité « aïe design » en 2009, il fait parti de la nouvelle génération des designers marseillais. Persévérant dans sa volonté d’établir une passerelle entre architecture et design, il ouvre la même année un lieu réunissant plusieurs «artistes appliqués», la designOthèque, avec l’ambition de confondre différentes compétences dans un espace dédié.

LE SENS ET LA FONCTION Mes projets tendent vers un design minimal et conjuguent des processus techniques épurés à un concept formel simple et ludique. Le sens et la fonction réagissent en- semble comme l’alchimie d’un couple. Le sens à un instinct sensible, subjectif et rêveur alors que la fonction est la réponse pragmatique et logique à la probléma- tique. L’un est courbe, l’autre droit et bien qu’ils ne parlent pas exactement le même langage, ils se confrontent et se marient pour former une entité cohérente dans mes créations. C’est dans cet entre deux que j’explore les combinaisons possibles. Utili- sant souvent le détournement de principes mécaniques et les associations d’objets empruntés à des univers différents. Mes créations tentent de répondre avec humour à des sujets piochés dans le tumulte urbain comme dans l’intimité du citadin. LA DÉMARCHE Sensible au contexte économique et à l’éthique de conception, je m’emploie à travailler sur la valeur ajoutée (qui s’épuise à notre époque) propre aux savoirfaire du territoire.


Influencé, de par mes origines stéphanoises, à la culture de la manufacture (Manu- france) je privilégie une production «raisonnée» qui tente la conciliation

ALEXANDRE REIGNIER Entre la matière et l’objet fini, il y a eu la passion

entre proces- sus industriels et interventions humaines.

d’Alexandre Reignier. Autodidacte et animé par l’envie de faire vivre

MARINE PEYRE

son quotidien, son travail prend racine dans son amour du bois et du mélange des genres.

Marine Peyre fait une entrée rémarquée sur la

Il attache beaucoup d’importance à l’aspect et

scéne du design en 2001 avec une série d’objets

aux sensations de l’objet fini où le mélange des

colorés en silicone dont la tasse Expres’soft et cube lumineux Lampoule distribués au Sketch à Londres ou à la boutique du MoMa à New York, jusqu’à des objets plus intimes (Enjoy ! édition LovetoLove)...

genres, des matières et des couleurs prennent toute leur dimension. Le design n’est plus signe d’inaccessible pour Alexandre Reignier, il désire faire évoluer ses créations dans un univers vivant où ses meubles s’apprivoisent et prennent place dans le «home sweet home» de tout un chacun.

Marine Peyre affirme sa philosophie, décrivant un univers ludique et pop qui privilégie les jeux d’emboitements multiples et de modularité, les usages de matériaux décalés, les formes expressives et colorées, les attitudes décompléxées, aux limites interdisciplinaires de l’art, de l’espace et du design. Elle signe entre autre le mobilier du Pavillon Noir de Rudy Ricciotti à Aix en Provence, la gamme d’objets végétaux de la marque Flower Box, et collabore également avec des éditeurs comme Urbastyle pour la vesion en béton du BFLEX ou L’édito pour qui elle vient de signer les trétteaux Trombone. Marine Peyre intervient également dans l’univers de la scénographie et de la direction artistique, son dernier projet emballe le siège du Medef à Paris le temps d’un soir, ou scénarise la terrasse du jardin des Tuileries pour le salon ‘Jardins Jardin’ où elle remporte le prix de la presse pour le mobilier Outbed. Aujourd’hui ses créations de mobilier s’affimre en nom propre sous le label « Marine Peyre assises en mouvement(s) »: une ligne d’assises pour l’espace domestique ou pour l’espace public, intérieur et extérieur, librement adaptables à chaque demande selon un large choix de formes, de dimensions et de finitions et revendiquant une facture 100% Made in France.

RAN SERI Ran Seri est diplômé de design industriel (Académie d’art et de design Bezalel, Israël) et de menuiserie-ébénisterie. Arrivé en France en 2005, il travaille pendant plus de trois ans chez Marc Aurel’s studio, une agence de design spécialisée dans le mobilier urbain. En 2010, il s’installe en tant que designer industriel et auto-éditeur indépendant à Marseille. Il est membre fondateur de l’association Atelier National, qui regroupe des designers et artistes dans un espace de réflexion et de travail commun. Ran déploie son savoir-faire polyvalent dans les champs du design industriel et de la création de mobilier contemporain. Il conçoit et fabrique des meubles en pièces uniques, en petites et en grandes séries.


Ce dialogue continuel alimente à la fois les processus de conception et de proStimulé par un désir constant d’expérimenter les interactions entre matières,

duction.

formes et fonctions, il s’intéresse autant au processus de fabrication qu’à l’ob-

En 2002, Wierinck lance OnSite : une série d’objets conçus spécialement pour

jet lui-même, tout en gardant à l’esprit les besoins spécifiques des usagers.

différents sites publics et faits de tubes de polyéthylène flexible. Les pièces de la série associent les technologies de dessin assisté par ordinateur à un savoirfaire post-industriel, la plasticité de matériaux empruntés aux chantiers de nos villes à la fluidité de formes organiques.

OLIVIER TOURENC

En 2008, il fonde Sebastien Wierinck Workshop (SWWS) pour développer OnSite D.N.S.E.P. Ecole Supérieure des Beaux Arts de

et d’autres projets de design tel Benchmark et Panels. Il a depuis conçu des

Marseille Luminy - 1993

pièces d’ameublement public pour le Palais de Tokyo et le Centquatre à Paris,

Armateur – Messagerie Maritimes Armoire Bateau

la galerie Into Art&Furniture (Berlin), le restaurant de l’Institut Strelka (Moscou),

- 2001

le Bed Supperclub (Bangkok), ainsi que pour différents clients privés (Vodafone,

Fabricant de meuble – Olivier Tourenc eurl - 2012

Honda, Ferrari World Abu Dhabi). Sebastien Wierinck vit et travaille à Marseille. En 2005 il a représenté la ville de Marseille à la Biennale des jeunes créateurs d’Europe et de la Méditerranée à Naples.

SÉBASTIEN WIERINCK Né en 1975 à Courtrai (Belgique), Sebastien Wierinck a étudié le design à l’Université Sint- Lukas de Bruxelles. Sa pratique se situe à la croisée de l’art, du design et de l’architecture : après des premières expériences professionnelles dans des ateliers d’artistes et des cabinets d’architecture, Wierinck établit son propre studio de design en 2002. Les pièces qu’il crée – bancs publics, sièges de cafés, installations temporaires – ont en commun de mettre en jeu la manière dont chacun perçoit et interagit avec son environnement. Wierinck applique la notion de programmation, plus utilisée en architecture, à la création d’objets pour l’espace public : la forme de chaque pièce résulte de sa fonction et de sa relation à son environnement.


PASCALE BARTOLI & THIERRY LOMBARDI

Jeunes architectes installés depuis plus de 10

CAROLINE HANNY

Caroline Hanny, 38 ans styliste plasticienne

années entre Marseille et Bandol, Pascale Bar-

Dès son diplôme de styliste modéliste en poche

toli et Thierry Lombardi concilient une activité de

préparé à l’école ESMOD Internationale Paris en

maîtrise d’œuvre urbaine et architecturale, avec

1999, Caroline Hanny multiplie les expériences,

à leur actif de nombreux équipements publics et

tour à tour attachée de presse mode, costumière,

privés ainsi que de nombreuses villas de rêve sur

styliste, photographe et romancière.

la côte d’azur.

Lauréate en 2006 du prix Moda Domani, la passion pour la mode l’emporte,

Déterminés à soutenir la création sous toutes ses formes, ils s’attachent à in-

Caroline crée alors sa marque éponyme. Elle se consacre aux modèles uniques,

tégrer le design et l’art contemporain à leurs créations architecturales.

à l’exception, afin de développer au mieux sa créativitéet son savoir faire en tant qu’Artisan d’art.

Thierry Lombardi passionné de course automobile, se consacre à des projets

Mais, la mode n’est qu’une délicieuse excuse pour ouvrir sur son univers de

d’équipements publics et sportifs notamment la conception circuit de course.

création.Son travail artistique domine peu à peu ses réflexions et ses choix,au fil du temps réfutant le monde industriel de la mode,Caroline s’attache à sou-

Pascale Bartoli est davantage tournée vers l’enseignement et l’étude des mu-

ligner l’unicité de chaque femme en se livrant à des performances telle que la

tations urbaines et territoriales, ses terrains d’étude l’ont conduit à participer à

création de robes à même le corps. Caroline Hanny se définit davantage comme

la rédaction d’ouvrages ou l’organisation d’expositions autour du patrimoine du

une artiste polymorphe aux frontières de la mode, au travers de ses poésies,

XXe et de l’architecture contemporaine dans notre région.

photographies, illustrations, vidéos, et performances.

Elle poursuit également une recherche sur les cités de vacances varoises des

www.carolinehanny.com

« Trente Glorieuses » comme terrain d’expérimentation pour l’habitat dans le cadre de sa thèse de doctorat.

OLIVIER AMSELLEM

Olivier Amsellem est né à Marseille en 1971. Désormais, il vit et travaille à Paris. Telle une cicatrice profonde dans sa vie, il raconte avec distance et fidélité, amour et inimitié, rudesse et ironie des sentiments paradoxaux qui se dévoilent dans ses photographies. Anticonformiste, dénonçant le culte et la légende des santons, Olivier Amsellem nous livre

ici un portrait vif d’exilé en mal de pays. Ce voyage sans concession que nous livre l’artiste est celui d’une ville popu-


laire où le rien est déjà un champ d’expérimentation. Marseille, cité provisoire se construisant avec l’accumulation du temps et l’appropriation de l’espace

MARTIN HARRIAGUE

Né en 1986, à Bayonne, Martin Harriague com-

gagné et des vues perdues.

mence la danse classique et contemporaine à 19

C’est avec une grande précison qu’il montre l’impact de l’homme sur le terri-

ans en se formant au Ballet Biarritz Junior dirigé

toire, comment les paysages se transforment, se démolissent et se recons-

par Thierry Malandain.

truisent sans cesse et sans aboutissement. « Marseille est une ville sans

Il devient danseur professionnel en 2008 lorsqu’il

issue, une ville de bord de mer qui fait face à la terre ».

intègre le Ballet National de Marseille, dirigé par

Afin de fuir cette situation anxiogène, le culte du soleil apparaît comme une

Frédéric Flamand, metteur en scène, figure im-

échappatoire salvatrice à l’isolement dans laquelle l’énergie et le hâle prodi-

portante de l’Art contemporain en Europe.

gués permettent d’occuper le temps. Suite à cette rencontre, Martin Harriague développe son propre travail choré-

JULIEN BLAINE

graphique mêlant installations plastiques, vidéos et danse. Il créé ‘Neko-San Julien Blaine est né en 1942 à Rognac près de

Showcase’ mettant en scène une armée d’une centaine de poupées gonflables

l’étang de Berre, un plan d’eau qui était autrefois

Hello Kitty, pour le Ballet National de Marseille.

bleu azur, aujourd’hui marron. Il vit, à Ventabren et à Marseille, et il se déplace autant que pos-

En 2010, il rejoint Noord Nederlandse Dans aux Pays-Bas, dirigée par Stephen

sible.

Shropshire. Il y danse deux ans et demi et y créé ‘Of suits spots & fur’, ‘Hi-

Sous un autre prénom (Rick), il était né à Casa-

bakusha’, ‘Wolf me’, ‘You stand I leave’, ‘Open Mic Suffocation’.

blanca la même année. Sa mère, Vivianne, née en

En 2012, Martin Harriague créé sa compagnie de danse en région PACA ‘Martin

1921, a joué son rôle le plus important avec Lau-

Harriague Choreography’.

rel et Hardy dans Jitterbugs (1943). Grand frère de David, et plus magique que lui ! Quant à lui, il a volé Barbie de Ken dans sa jeunesse, sous un autre nom (Guy). Sinon, il a écrit quelques livres, a eu des expositions, fait des spectacles et arrangé quelques démonstrations. Et bien sûr, il est aussi celui qui publie Doc(k)s

www.mharriague.com


Les musées et les centres d’art confient leurs espaces publics (accueil, accès, cafeteria, espace enfants…) aux designers et même, dorénavant, constituent des collections et présentent de considérables expositions, monographiques ou thématiques, où les designers jouent le rôle principal. Plus une seule grande foire d’art (FIAC, Frieze, Art Basel Miami, Hong Kong…) qui ne compte sa section design… Bref, l’un dans l’autre et l’autre dans l’un, c’est une marche en avant au même pas, avec des objectifs et des collectionneurs communs.

SUZETTE RICCIOTTI SR a 3 enfants et 3 petits enfants, Saya, Maria & Romée. 1976-2005 : Gestion et communication de l’agence Rudy Ricciotti. 1989 : Création de Tropismes, showroom de mobilier contemporain, outil complémentaire de l’agence Rudy Ricciotti. Aujourd’hui, privée de vitrine, nomade et tzigane du design, SR sillonne le Var, de Barjols à la Bégude, s’infiltre dans les Bouches du Rhône via Cassis jusqu’à

Et avec, de plus en plus fréquemment, des incursions des uns sur le territoire des autres, et réciproquement, avec des manières, des écritures, des expressions si proches qu’il est, parfois, souvent, difficile de démêler le tien du mien… Abdi n’échappe pas à la rencontre lui qui revisite, à sa façon propre, un certain pointillisme et qui – peintures, dessins et objets conjugués – s’attache à son tour à traduire l’espace, la matière et la couleur par la juxtaposition de petites touches qui créent la sensation, l’émotion, la profondeur, la densité. Sans pour autant occulter la légèreté, l’esprit, l’humour. Légèreté formalisée par des verreries aériennes, humour accentué avec une variation sur le mouton, esprit exalté par le recul et la mise en perspective. » GILLES DE BURE (janvier 2012).

Marseille et vient de monter un petit chapiteau à Paris, cour du bel air à la Bastille, la galerie esSeRe. A travers l’abécédaire, la programmation de la galerie se veut forcément être le reflet de ma vie – de mes rencontres– de mes passions mais Sud oblige, à partir d’un trait (le 45e parallèle ?) qui relierait Bordeaux au lac Léman, mes origines et cap vers le Sud tous azimuts. • Exposition Abdi Abdelkader / L’art à la rencontre du design « Il y a beau temps déjà que l’art et le design ont opéré leur rencontre. Les galeries de design ouvrent au même rythme que les galeries d’art et jouent des mêmes codes. Les galeries d’art se font un look design et même, parfois, en exposent.

• Exposition Martine Bedin « On peut écrire une chanson, on peut écrire une poésie, on peut raconter une histoire, on peut dessiner une architecture avec l’espoir de provoquer des états élevés de conscience, en provoquant des extases peut-être, peut-être aussi de la joie, un calme spécial, un émerveillement, peut-être encore en provoquant des larmes, la surprise, la perplexité… On peut aussi dessiner un petit instrument, une table, un tabouret, une coupe, des ciseaux, un objet quelconque et provoquer l’envie de le garder, de le toucher, de l’avoir près de soi, d’en ressentir une certaine haute nécessité. Toute cette longue histoire, je l’ai racontée aussi pour en arriver à raconter l’his-


toire de cette jeune femme française qui répond au nom de Martine Bedin, pour

d’aligner se pose alors comme témoignage et preuve d’une utopie religieuse, un

raconter la raison cachée de ses dessins, pour raconter ce qu’est pour Martine

panthéisme de longue haleine, où l’esthétique produit son manifeste éthique,

la raison d’être, pour raconter où Martine situe le lieu de ses espérances, de ses

car elle s’affirme comme contraposée de la violence généralisée du quotidien.

visions, de ses idées, de ses attentions, de son offre.

Caramia alors, avec les signes de ces OBJETS PENSANTS qui sont les siens, avec

Ce lieu est à coup sûr loin de l’idée d’offrir l’existence et le destin « tout court »

des couleurs archaïques, se positionne comme gardien, comme pasteur exis-

aux fortunes de la culture industrielle, au bien être de l’économie nationale

tentiel d’un verbe poétique oublié et refoulé. Un besoin singulier extrêmement

ou  encore, au bien être de l’économie privée.

senti, l’hypothèse formulée par un designer/lettré, hors des schémas mais immergé dans la dimension du cosmos.

Le lieu où évolue Martine est un lieu solitaire, un lieu incertain, glissant et com-

ALESSANDRO MENDINI (décembre 2012)

pliqué. C’est le lieu où Martine essaie de dessiner le « dessin » lui-même, c’està-dire où  elle essaie et essaie encore, en risquant chaque fois de donner un sens élevé au dessin, en menant l’enquête pour imaginer ce qu’est le dessin, en

(M) comme Mathilde Brétillot à qui j’ai fait aimer Marseille.

menant l’enquête sur l’existence même du dessin, sur sa nécessité, en s’interrogeant sur ce qui survient quand un « dessin » arrive jusque dans le monde, entre d’autres mains, qu’il pénètre dans l’existence des autres. » ETTORE SOTTSASS (2003) • Exposition Pierangelo Caramia De plus en plus Pierangelo Caramia semble attiré par le concept de regarder au loin. OBJETS LOINTAINS qui libèrent l’esprit des contingences voisines, afin de donner de l’espace vers les archétypes des choses. Un désir de visions ancestrales conduit Caramia vers des formes de symboles antiques et vers la mémoire de matériaux archaïques. Besoin de pureté et d’enchantement, de pensée et de cœur. Caramia élabore ainsi ses OBJETS PHILOSOPHIQUES, comme tension vers l’imaginaire des peuples. Son sentiment l’éloigne et le libère des jeux de la modernité, car toujours plus mûre est en lui la perception de l’absolu. Aboli le mot design, il propose les OBJETS FRANCISCAINS. Il entre ainsi dans le monde immense du nouveau médiévalisme de la spiritualité. La série d’OBJETS SIMPLES que Caramia depuis un certain temps est en train

«oui comme toi, j’ai la chance d’avoir grandi sous de grands arbres»


(m) comme merci Ă :

Profile for esSeRe abcdaire

Catalogue "(M) comme Marseille"  

Catalogue "(M) comme Marseille", Paris, Silvera, Docks en Seine. Commissaire : Suzette Ricciotti

Catalogue "(M) comme Marseille"  

Catalogue "(M) comme Marseille", Paris, Silvera, Docks en Seine. Commissaire : Suzette Ricciotti

Profile for essere
Advertisement