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en « dix mots » comme en cent action culturelle et langue française La lettre d’information des « dix mots » en Rhône-Alpes Nouvelle série n° 4 Juillet 2014

« En un mot comme en cent... Expr. Se dit pour reprendre et résumer une affirmation ». (Dictionnaire de l’Académie)

LES « DIX MOTS » 2015

AMALGAME - BRAVO - CIBLER - GRIGRI - INUIT - KERMESSE - KITSCH - SÉRENDIPIDITÉ - WIKI - ZÉNITUDE

L’édition 2015, c’est parti ! DiS-moi Dix motS que tu accueiLLeS

Les «dix mots» 2015 illustrent ces mots du français venus d’ailleurs, devenus d’ici. De tout temps, le français s’est enrichi de mots issus d’autres langues avec lesquelles il s’est trouvé en contact. En RhôneAlpes, l’opération « Dis-moi dix mots » est l’occasion, à travers le jeu des dix mots et la Semaine de la langue française er de la francophonie, de fêter la poésie et la diversité de la langue mais aussi d’encourager l’expression de soi, de réveiller votre créativité et d’échanger.

« Accueillir est un désir d’amoureux » Christian Bobin

Vous aussi, seul ou à plusieurs, jouez avec les « dix mots » et participez à l’appel à contributions !

Pour cela, il suffit d’utiliser ou d’illustrer un, plusieurs, ou l’ensemble des « dix mots ». La forme des créations est totalement libre. Elle peut être : ° Littéraire (récit, exercice de style, jeu etc.) ° Visuelle (graphisme, collage, dessin, photographie, calligraphie etc.) ° Sonore (chanson, lecture enregistrée etc.) ° Multimédia (vidéo, animation, art numérique etc.)

Vous avez jusqu’au lundi 2 février 2015 pour envoyer vos contributions à espacepandora@free.fr !

Au sommAire

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À la une ... La thématique 2015 ! Des projets plein la tête ... Les éditions rêve d’enfant ! Les « dix mots » vus par ... Thierry renard Rencontre avec ... André Velter Du côté des territoires ... Divonne-les-Bains Bonnes feuilles ... Sur l’agenda de l’été ... À retenir ...

Vous avez des questions autour des « dix mots » ... Vous souhaitez monter un projet autour des « dix mots » ... Adressez-vous à l’Espace Pandora ! espacepandora@free.fr

En « dix mots » comme en cent... Nouvelle série n°4, juillet 2014 Espace Pandora - Opérateur délégué de l’opération des « dix mots » en Rhône-Alpes


Des projets plein la tête ! ÉDITIONS RÊVE D’ENFANT

D’après les propos d’Aurélie Gravillon recueillis par Carole Bijou

Le projet des éditions Rêve d’enfant est né d’une histoire de vie, d’une aventure individuelle, celle d’Aurélie Gravillon, qui, il y a maintenant quelques années a ressenti le besoin intense de partager certaines de ses émotions au travers entre autres des médias que sont la peinture et l’écriture. Le premier ouvrage publié, celui justement de la fondatrice Aurélie Gravillon, porte le nom de la maison d’édition « Rêve d’enfant ». Cette dernière s’est construite pas à pas en suivant la voix du collectif et de l’échange, le besoin et l’envie de créer du lien, un projet humaniste plaçant le langage et l’expression personnelle au centre. Le leitmotiv des éditions Rêve d’enfant est bien de valoriser et d’encourager la mixité entre les personnes et les structures relais. Aurélie Gravillon confie que « la ligne éditoriale est tournée vers la vie et le bien être, la réflexion et la transmission. J’attache beaucoup d’importance au parcours des auteurs et à leur implication dans la vie ». Peut-être est-ce pour cette raison que l’on retrouve les éditions impliquées dans les « dix mots » en Rhône-Alpes. L’intégration des « dix mots » projette ainsi la forte implication sociale qu’Aurélie Gravillon souhaitait donner à « Rêve d’enfant ». Les « dix mots » apporte, toujours selon Aurélie, « une ouverture, un espace de jeu partagé, un sentiment d’unité », aspects fondamentaux dans le projet des éditions. Le champ d’implication territoriale des éditions « Rêve d’enfant » est tout à la fois local, régional qu’international. C’est bien la francophonie qui est au coeur des mots publiés par les éditions. Ainsi, Aurélie finit par nous avouer qu’un partenariat avec le Mali est en cours... Affaire à suivre.

© DR

Née à Mâcon en 1977, Aurélie Gravillon peint depuis l'âge de 5 ans et expose son travail depuis 2009. Entre les cafés, les festivals, les couloirs, les salles d'attente des cabinets médicaux, elle a détourné les sentiers battus de la peinture expressionniste pour nous offrir des personnages émouvants, des sensations au-delà du réel. Chacune de ses toiles est un véritable voyage à travers l’intime. En tant qu’auteure, elle n’hésite pas à mettre à nu les paradoxes humains dans des récits tonitruants au lyrisme puissant reproduisant les contradictions qu’elle rencontre dans sa propre existence. « Peut-on un jour se satisfaire de ce que l’on a ou de ce que l’on vit ? » est le fil directeur de ses pensées. Elle offre ainsi une confrontation ouverte entre le rêve et la réalité. Une carrière d'artiste muette déjà bien avancée qui s'inscrit désormais dans le sillon de bon nombre ; à la découverte de la musique Jazz Manouche, sa touche s'étire et percute de nouveaux cœurs. Entre guitares, trompettes, musiciens, mouvement et couleur, on vibre au seul contact du lin dans nos yeux. Aurélie est une artiste complète qui s’attache à la reconnaissance du travail artistique, au respect des différences, à la richesse humaine, le cœur et la raison.

ÉDITIONS RÊVE D’ENFANT 29 rue de Belfort 69004 LYON editionsrevedenfant@gmail.com www.editions-reve-d-enfant.fr 2

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Les « dix mots » vus par...

THIERRY RENARD, ÉCRIVAIN

Propos recueillis par Carole Bijou

1. Pouvez-vous nous raconter comment vous êtes entré dans l’aventure des « dix mots » ?

Grâce à Michel Kneubühler, alors Conseiller pour la langue française (et les langues de France) à la DRAC Rhône-Alpes, dès 1999, année où les premiers « dix mots » ont été envoyés dans la nature un peu partout dans le monde francophone, livrés en pâture, même, aux amateurs et aux professionnels de tous bords. La mission de lancer un appel à contributions fut confiée à l'Espace Pandora dans le but d'expérimenter auprès des publics d'ateliers d'écriture notamment cette nouvelle proposition. Dès le début, nous avons pris la chose à cœur et très au sérieux. Et les résultats ont dépassé toutes nos espérances. Depuis, nous n'avons jamais cessé de faire circuler et vivre les « dix mots ». Aujourd'hui ce sont plusieurs milliers de personnes, venus d'horizons très divers, qui s'expriment chaque année en Rhône-Alpes (et aussi ailleurs, bien sûr) à partir des mots qui leur sont offerts.

2. Les « dix mots » en quelques mots, pour vous c’est ?

Un jeu, tout d'abord un jeu, comme peuvent régulièrement en inventer les membres de l'Oulipo par exemple. C'est une manière de s'approprier la langue autrement, de la faire danser, bouger. Une belle façon, simple, efficace, de jongler avec les mots de notre langue... Et ce jeu s'adresse à tous ! C'est ce qui me plaît dans cette aventure que nous menons depuis une quinzaine d'années maintenant. C'est une proposition qui casse les conventions, brise les carcans... C'est notre « chute du mur » à nous... Avec les « dix mots », pas d'exclusion, pas de frontière fixe entre les écrivains et les écrivants. Dans le milieu littéraire les occasions d'abattre les cloisons sont plutôt rares, n'est-ce pas ? Et puis, à titre personnel, chaque année je me prends au jeu et j'écris deux ou trois textes à partir des « dix mots » choisis. Pour appuyer ici mon propos, je voudrais faire mention d'un extrait tiré de l'ouvrage de Raoul Vaneigem, Pour l'abolition de la société marchande Pour une société vivante : « La grande bibliothèque du monde n'a besoin d'autres guides, dans la diversité et la communication désordonnée des expériences poétiques, qu'une curiosité et une conscience, de plus en plus sensibles aux progrès de l'humain frayant sa voie à travers l'homme inachevé. » Cette sentence illustre, pour moi, assez bien l'esprit et le souffle des « dix mots ».

3. Parmi les « dix mots » 2014, lequel a votre préférence ?

Deux des « dix mots » 2015 ont ma préférence, je ne parviens pas à trancher : bravo et inuit(e). Pour les sonorités qu'ils véhiculent, surtout !

© DR

Thierry Renard est né le 14 août 1963, à Lyon, d’une mère d’origine piémontaise, employée et d’un père lyonnais, ouvrier. Il fait ses études secondaires au lycée Jacques Brel de Vénissieux. Ancien élève du Conservatoire d’art dramatique de Lyon, il s’est fait remarquer, dès 1978, dans la région lyonnaise en tant que comédien, poète, et animateur de revue. Il a longtemps partagé sa vie entre l’écriture, le théâtre, et la rue. Il est aujourd’hui directeur de l’Espace Pandora à Vénissieux, lieu de diffusion et de communication de la poésie. Officier des Arts et des Lettres, promotion du 14 juillet 2013.

ZOOM SUR... L’ESPACE PANDORA « AGITATEUR POÉTIQUE » 30 ANS EN 2015 !

L’Espace Pandora est une association loi 1901 qui a pour objectif de mener des actions culturelles en faveur du livre et de l’écrit, et plus particulièrement autour des poètes et de la poésie.

L’Espace Pandora, sous l’impulsion de ses quatre fondateurs vénissians (Patrick Vighetti, Sylviane Crouzet, Olivier Fischer et Thierry Renard), a d’abord donné naissance à une revue, AUBE Magazine (1978-1998), avant de multiplier ses activités et de les étendre à l’agglomération lyonnaise : organisation de manifestations, principalement salons et festivals ; conduite d’ateliers d’écriture, la plupart du temps auprès des publics les plus démunis...

Depuis toutes ces années, nombreux ont été les résultats obtenus et les publics touchés. Nombreux les actes décisifs pour favoriser l’excellence et promouvoir l’émergence (les talents les plus prometteurs et tous les publics concernés ou visés). Situé à Vénissieux et dirigé par le poète Thierry Renard, l’Espace Pandora affirme la nécessité de créer de nouveaux lieux (et liens) du livre et de la lecture publique, pour sensibiliser un large public à la littérature contemporaine sous toutes ses formes, à travers l’échange, la rencontre, la confrontation des différentes disciplines artistiques.

Soutenu par les collectivités territoriales et au niveau national, l’Espace Pandora contribue à une large diffusion de la poésie (partout et pour tous) en cultivant, tout au long de l’année, la double exigence : celle de l’émergence et celle de l’excellence. L’Espace Pandora, opérateur délégué par le comité de pilotage des « dix mots » en Rhône-Alpes, est également l’initiateur du festival Parole Ambulante et l’organisateur missionné du Printemps des poètes à Lyon. Il collabore aux rencontres cinéma et littérature, Hors Cadre, à Vénissieux et anime le concours d’écriture Quelles Nouvelles ? en partenariat avec les éditions La passe du vent. Il met en place de nombreux ateliers d’écriture et deux résidences littéraires à Tanger et Vénissieux. Il développe, enfin, des outils de médiation à l’adresse de différents publics.

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Rencontre avec...

ANDRÉ VELTER, ÉCRIVAIN

Propos recueillis par Carole Bijou

© DR

Né le 1er février 1945 à Signy l'abbaye dans les ardennes, andré Velter publie son premier livre Aisha, en compagnie de Serge Sautreau. il est l'auteur d'essais (avec marie-José Lamothe) : Le Livre de l'outil, Les outils du corps, Les Bazars de Kaboul, Ladakh-Himalaya. Principaux ouvrages de poésie : Passage en force, Étapes brûlées, ouvrir le chant (Le castor astral / Écrits des Forges), l'enfer et les fleurs (Fata morgana), L'Arbre-seul, Du Gange à Zanzibar, Le Haut-Pays, Zingaro suite équestre, Le septième sommet, L'amour extrême, une autre altitude (ces trois derniers titres étant dédiés à chantal mauduit), La vie en dansant, Au Cabaret de l'éphémère, midi à toutes les portes, extases avec ernest Pignon-ernest (Gallimard) et Tant de soleils dans le sang (alphabet de l'espace).

andré Velter partage son activité entre les voyages au long cours (afghanistan, inde, Népal, tibet) et la mise en résonance des poésies du monde entier. Sur France culture, il a créé Poésie sur Parole (1987-2008). il a également animé agora (de 1995 à 1998), Poésie Studio (de 1997 à 1999) et les Poétiques, enregistrées chaque mois en public au théâtre du Rond-Point, avec claude Guerre (de 1995 à 1999). il dirige, chez Gallimard, la collection Poésie/Gallimard. toute son œuvre poétique est vouée au souffle, à la révolte, à l'amour sauvage, à la jubilation physique et mentale. Résolument attaché à la "voix haute", il tente d'inventer une oralité nouvelle, créant régulièrement avec comédiens et musiciens de vastes polyphonies. Principaux disques édités : Ça Cavale, Le Grand Passage, Jérusalem 2000, La Traversée du Tsangpo, La Faute à qui, Décale-moi l'horaire. il a reçu le "Goncourt / Poésie" en 1996.

1. Cher André, pour entrer en matière, il y a cette première question, sorte de ritournelle de la rubrique, question toute à la fois vaste et précise : Comment décrieriez-vous votre rapport à la langue ?

Sans trop s’attarder sur ce que cela signifie véritablement, chacun évoque souvent sa « langue maternelle ». Dans mon cas, c’est à prendre au pied de la lettre : je parle la langue de ma mère. Et ma mère a toujours affirmé que j’avais parlé très tôt, au point de se fâcher, elle si calme, quand je la traitais de faiseuse de légende ! Elle me citait alors un pédiatre qui avait jugé cette précocité inquiétante et pronostiqué une forme de folie langagière infantile : j’avais trop de vocabulaire et j’utilisais des mots qui n’étaient pas de mon âge… J’ai longtemps prêté une oreille distraite à d’aussi lointains souvenirs, jusqu’au jour où j’ai bien dû me rendre à cette évidence peu glorieuse et qui me désole : je ne possède en fait qu’une seule langue, je ne m’exprime finalement qu’en français, et ne pense que dans cet idiome qui semble m’avoir structuré à peine sorti des limbes. Est-ce pour cela que parler, écrire, chanter cette langue m’est un plaisir inouï, oserais-je dire matriciel, d’une sensualité sans fin ni frein ? Est-ce pour cela que je ne me laisse jamais aller à des écrits bâclés quels que soient leur usage ou fonction ? Rédiger n’importe comment un simple billet, un courriel, un texto, une carte postale, s’apparente pour moi à une indignité, à l’avilissement d’un trésor d’autant plus merveilleux qu’il est transmissible, mais nullement monnayable. C’est peut-être difficile à concevoir et à entendre : les mots que je choisis, à l’oral et à l’écrit, sont mot à mot ce que je suis.

2. Poète, vous êtes de ceux qui témoignent d’une écriture nourrie de voyages au long cours, et aussi de rencontres avec les autres arts. Vous semblez ainsi puiser « votre » langue dans la découverte, l’échange et le partage. Pourriez-vous m’en dire un peu plus sur votre voix et votre voie de création ?

Ce n’est pas parce que je ne « possède » pas à proprement parler d’autre langue que le français, que je reste sourd aux rumeurs, aux humeurs, aux spécificités d’autres langues. Il est des mots intraduisibles qui peuplent mon vocabulaire et m’appartiennent désormais. Comment pourrais-je me passer de saudade, qui n’est ni mélancolie, ni vague à l’âme, mais une langueur toute océane quand on reste à quai à Lisbonne, quand on a cette nostalgie des choses qui, dans le futur, n’arriveront pas, tandis qu’elles submergent le présent de désirs et de songes éveillés. Que seraient mon allure, mon allant, mon énergie volontaire sans vamos en injonction constante. Et je pourrais décliner ce que je dois aux djouilles (petits canaux d’irrigation en Afghanistan), à la pratique du darshan (enseignement par la seule présence en Inde), aux cris de Lha gyalo (quand on franchit un col au Tibet), et ainsi de suite. En escorte à tous mes parcours, et bien sûr à tous mes poèmes, il y a des exclamations, des proverbes, des réminiscences, des vocables conquis et alliés et liés à ma voix. Chaque jour à cinq heures du soir, c’est a las cinco de la tarde. Et quand me vient un texte en terrible écho à la Fugue de mort de Paul Celan, je ne peux imaginer d’autre intitulé que Ein Grab in der Luft. Mais j’insiste, toutes ces résonances, tous ces apports, toutes ces sonorités mises en partage, sont le fruit d’expériences vécues, nullement de captations arbitraires ou exotiques.

3. Vous êtes l’un des fondateurs du Printemps des poètes, j’ai donc avec une certaine ardeur envie de vous demander comment se porte aujourd’hui selon vous la poésie en langue française ?

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« Vaste question » aurait dit un général qui lisait plus volontiers Chateaubriand qu’Alphonse Allais ! Pour répondre brièvement : la poésie se porte aujourd’hui comme un charme, mais un charme malade. Côté création : une fabuleuse diversité, une multiplicité de voix singulières qui ne s’occupent plus d’écoles, de cénacles, et qui mettent en œuvre un précepte auquel je crois dur comme fer : tout vrai poète ne ressemble à personne. Et il y beaucoup de poètes qui, fort heureusement, ne ressemblent à personne ! Côté diffusion des livres de poésie : un marasme qui résulte surtout des problèmes économiques rencontrés par les libraires. Mais la présence de la parole poétique n’a jamais eu autant de lieux pour s’affirmer (récitals, festivals, marathon des mots, portails internet etc… et bien sûr le « printemps »). Il n’y a pas à être optimiste (la consternante bêtise médiatique paraît ne pas avoir de limite), il n’y a pas à être pessimiste (l’excès de lamentation ne fomente que l’ennui), il y a à résister le plus joyeusement possible et à n’obéir qu’à quelques généreux et régénérant principes de plaisir

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Du côté des territoires DIVONNE-LES-BAINS (01)

D’après les propos de Yoran Merrien, responsable du serive culturel recueillis par Carole Bijou L’implication de la commune de Divonne-les-Bains dans l’opération des « dix mots » est née d’une volonté de la ville de manifester son attachement à la langue française et de la célébrer chaque année avec ses habitants. Ainsi, à partir de 2011, la commune a commencé à proposer des activités autour de la francophonie. Divonne-les-Bains étant une ville très cosmopolite, explique Yoran Merrien, l’activité a été développée auprès du public scolaire, du tout public mais aussi du public moins captif. La francophonie alors, en quelque sorte, propagée et développée auprès de tous. Yoran Merrien précise que c’est Nathalie Franck, adjointe à la culture, qui fut à la genèse de cet engagement.

À l’origine, il s’agit réellement d’une volonté de proposer des événements autour de la langue française en profitant de la dynamique nationale autour des « dix mots » : « Nous sommes un service public français. Proposons à tous nos concitoyens de venir partager et échanger autour de ce médium dont tout le monde se sert et dont personne ne parle », affirme Yoran Merrien. Comment ? À Divonne-les-Bains, plusieurs actions ont été mis en place dans ce cadre, entre autres choses un concours de textes autour des « dix mots » ; une dictée de la francophonie ; l’organisation avec la médiathèque Correspondances de la commune d’une lecture-spectacle ; la mise en place de l’exposition nationale des «dix mots»... Dans ce souci de réunir toutes et tous autour de la langue, une grande remise des diplômes de la francophonie est organisée autour du concours de textes, l’occasion pour tous d’échanger et de se rencontrer. Ce sont chaque année plus de 300 personnes qui se déplacent pour cette manifestation collective mise en place pour tous les divonnais.

À juste titre, selon Yoran Merrien, les actions autour de la francophonie apportent un échange avec les habitants que d’autres actions n’apportent pas toujours. C’est bien cette « entrée participative » que l’opération des « dix mots » et la Semaine de la langue française et de la francophonie permet. Un projet intergénérationnel et qui touche tout le monde, ne manque de préciser Yoran Merrien. À Divonne-les-Bains, l’opération apparaît comme complémentare aux événements annuels nationaux auxquelles la ville prend part depuis quelques années : Fête de la musique, Semaine du goût, Mois du film documentaire etc.

En 2014, Divonne-les-Bains a bénéficié du label « Ville partenaire » !

Chaque année, un grand nombre de communes reçoivent le label « VP » pour leur implication dans la Semaine de la langue française et de la Francophonie et la mise en place d’un programme riche à l’occasion de cette manifestation. Grâce à la Semaine, les municipalités ont la possibilité de ponctuer leur saison culturelle d’un rendez-vous annuel autour de la langue en impliquant tout à la fois les acteurs éducatifs (écoles, collèges ou lycées), sociaux (associations de lutte contre l’illettrisme, fédérations d’éducation populaire…) et culturels (théâtres, bibliothèques, musées…). Cet événement est également pour elles l’occasion d’inscrire dans l’espace de vie des citoyens les actions menées tout au long de l’année en matière de politique linguistique ; les structures participantes (associations, bibliothèques, écoles…) sont alors des acteurs essentiels pour mettre en valeur la langue française en lien avec leur champ d’action. Enfin, cette opération est un moyen de renforcer la cohésion sociale par le biais de moments conviviaux autour de la langue française. Plus d’infos sur : dismoidixmots.culture.fr

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DIVONNE-LES-BAINS 73 avenue des Thermes 01220 DIVONNE-LES-BAINS contact@divonne.fr http://http://www.divonnelesbains.fr

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BONNES FEUILLES Didier Pobel, un beau soir l’avenir Éditions La passe du vent, 118 p., 13€

La retraite. Pour un journaliste. Pour un homme. Au travers de souvenirs, d’anecdotes à l’humour incisif et désanchanté, une réflexion pertinente sur un métier « pas comme les autres » et sur « l’après », à l’heure de « franchir le pas ». Avec une écriture fluide, Didier Pobel nous entraîne de la salle de rédaction du Journal à son bureau, « véritable capharnaüm à la gloire de tout ce qui est imprimé », des reportages à l’exercice des nécrologies, de l’universel des soubresauts de la planète à l’intimisme des évocations plus personnelles. Jusqu’au terminus en Bresse. Où tout a commencé. Où tout recommence. Une vie de passion portée par un puissant amour des livres : « Oui, on peut avoir faim de livres, envie de mordre, de dévorer, de mastiquer, de remâcher, d’oublier le reste. » Un texte autobiographique en forme d’hymne à la lenteur retrouvée, et aux beaux soirs d’un avenir à réinventer.

© DR

marie-Caroline rogister

Liu Zhenyun, Se souvenir de 1942 Éditions Gallimard, 128 p., 15,90€ Liu Zhenyun est une des voix les plus porteuses de la Chine contemporaine. Écrit à la première personne, ce livre raconte la famine survenue dans le Henan en 1942. Réaliste et moderne, le texte de Liu Zhenyun tisse des fils à la façon d’un documentaire fictionnel aux frontières du nouveau réalisme.

L’écriture est solide, tout autant que les témoignages, offrant une voix nouvelle à cette part méconnue de l’histoire de la Chine, à cette histoire tue face aux autres réalités mondiales et médiatisées de cette année 1942. Dire l’histoire et la rapporter avec les mots du romancier.

© DR

Carole Bijou

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Sur l’agenda de l’été Du 1er au 6 juillet 2014

La francophonie entre scènes et jardins (Jarcieu, 38)

Le festival s’annonce comme le premier festival pluridisciplinaire sur la francophonie en Rhône-Alpes. Exposition,lectures, spectacles, chansons, rencontres, échanges... Yannick Jaulin (France) , Mina Agossi (franco-béninoise), Le Bel Hubert (Suisse), Laurence Vielle (Belgique), Cie Carcara (France), Cie O.P.U.S. (Burkina-France)-, Erika l'Intranquille (Québec), les festi-jeux, des spectacles jeunes public

Le spectateur ne connaît pas les lieux des spectacles. Il part en « pédibus » (ou bus si nécessaire), sur le lieu de la représentation.

Ce « voyage » vers le lieu du spectacle ou de la rencontre est un moment de découverte du patrimoine et de l’histoire du village… PLus D’inFos Comité des fêtes de Jarcieu 06 31 33 77 06 - contact@cdf-jarcieu.com

Du 24 juin au 1er août 2014

Le festival en Beaujolais

La 34ème édition du Festival en Beaujolais continents et cultures 2014 organisée par le Centre Culturel Associatif Beaujolais (CCAB) vous attend du 24 juin 2014 au 1er août 2014.

Le parrain de cette 34ème édition du Festival en Beaujolais est Patrick Poivre d’Arvor.

Au programme une multitude de rendez-vous au coeur du territoire du Beaujolais. PLus D’inFos Comité des fêtes de Jarcieu 06 31 33 77 06 - contact@cdf-jarcieu.com

Et chez vous ?

Vous souhaitez nous faire partager une information autour des « dix mots » et de la langue française ? Contactez l’Espace Pandora. L’information sera relayée via la lettre d’information des « dix mots » et/ou la page Facebook « Les dix mots en Rhône-Alpes ». 7

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À retenir !

s’inFormer

VoTre AGenDA en rHÔne-ALPes

2 octobre 2014 Journée de rencontre régionale

De 9h à 17h Arald – Parc de la Cerisaie – Villa Gillet, 25 rue Chazière – 69004 Lyon Sur inscription auprès de l’Espace Pandora - Frais de participation 20 €, repas compris – chèque à l’ordre de Espace Pandora

CÉLÉBrer

Du 14 au 22 mars 2015

La Semaine de la langue française et de la francophonie en Rhône-Alpes

Faites-nous part de votre initiative ! Inscrivez votre événement dès janvier sur www.espacepandora.org.

eXPoser

se rÉunir

Du 14 au 28 mars 2015

Exposition « Dix mots vus par... »

Alliance Française de Lyon – 11 rue Pierre-Bourdan – 69003 Lyon. Rens. : 04 78 95 24 72 – Entrée libre.

21 mars 2015

Les dix mots font la fête !

Vous souhaitez monter sur scène ? Retrouvez l’appel à participation dès janvier sur www.espacepandora.org.

RÉDACTION / COORDINATION Les « DiX moTs » en rHÔne-ALPes

Le jeu des « dix mots » est une initiative du ministère de la Culture et de la Communication et du ministère des Affaires étrangères. En Rhône-Alpes, l’opération est coordonnée par un comité de pilotage réunissant : la DRAC Rhône-Alpes, la Préfecture du Rhône, la Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, la Direction départementale de la cohésion sociale du Rhône, la Région RhôneAlpes, l’ARALD, le Rectorat de Lyon, les associations Filigrane, Caravane des dix mots et Espace Pandora. L’Espace Pandora est le coordinateur délégué de l’opération des « dix mots » en Rhône-Alpes. À ce titre, l’association apporte son soutien à la communication de l’opération en Rhône-Alpes, en plus d’être un relais d’information pour les structures et particuliers participants, coordonne l’appel à contributions autour des « dix mots », organise une journée de rencontre régionale à l’automne, et met en place la journée « Les dix mots font la fête! » en mars.

ESPACE PANDORA : CAROLE BIJOU MARIE-CAROLINE ROGISTER POUR

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Lettre d'info dix mots en Rhône-Alpes juillet 2014  

Lettre d'info dix mots en Rhône-Alpes juillet 2014  

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