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L’Himalaya, une vraie éponge !

Géomorphologie

Biotechnologies marines

Des perles au naturel

La revue de l’Espace des sciences

www.sciences-ouest.org

n°295

Plus d’écrans, plus d’interactions

INTERNET CHANGE LA TÉLÉVISION

FÉVRIER 2012


L’Himalaya, une vraie éponge !

Géomorphologie

Biotechnologies marines

Des perles au naturel

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n°295

Plus d’écrans, plus d’interactions

INTERNET CHANGE LA TÉLÉVISION

FÉVRIER 2012


© CÉLINE DUGUEY

La Bretagne, Silicon Valley européenne ? La nouvelle est tombée le 30 janvier : le projet d’Institut de recherche technologique (IRT) breton, B-Com, présenté dans le cadre des Investissements d’avenir, a été labellisé par l’État. Cette marque de reconnaissance va dynamiser la Bretagne qui, déjà imprégnée historiquement par l’implantation de grands groupes de télécommunications, confirme sa position de phare en matière de technologies de l’image et

de l’hyperconnexion. Certains la qualifient déjà de Future Silicon Valley européenne. Le sujet de notre dossier sur la télévision connectée s’inscrit de plain-pied dans B-Com. En particulier sur la question des usages. Un aspect important à travailler, sachant qu’aujourd’hui, seuls 25 % des téléviseurs connectables seraient effectivement connectés à Internet... NATHALIE BLANC RÉDACTRICE EN CHEF

n° 295 FÉVRIER 2012

LE DOSSIER

DÉJÀ DEMAIN LES BRÈVES CE QUE JE CHERCHE

Par CLAUDINE MALFILÂTRE, géologue « J’étudie des pierres de construction pour identifier leur provenance »

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UN MODÈLE FIDÈLE À L’HOMME ÉLECTRICITÉ : L’INDUSTRIE ÉVITE LES PICS ILS COPIENT LA VOIX DE LEURS AMIS !

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DES PERLES AU NATUREL

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À L’ESPACE DES SCIENCES

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L’AGENDA DE LA RÉDACTION

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TÉLÉ : DEVENEZ CONNECTÉS ! 10 à 18 INTERNET DOIT S’ADAPTER À LA TÉLÉ 14/15

L’ÉPREUVE PAR 7 ANNE-MARIE KERMARREC, chercheuse en informatique à l’Inria Une interview non scientifique 22

© AFP

L’HIMALAYA, UNE VRAIE ÉPONGE !

© INRIA

COUVERTURE © AFP

DEMAIN LES ACTUS

PARTOUT DE LA HAUTE DÉFINITION

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QUESTIONS POUR UN CHAMPION 3.0

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LA TÉLÉ CONNECTÉE À LA FAMILLE

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PAS RÉGLEMENTAIRE TOUT ÇA !

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POINTE SÈCHE PAR WILLIAM AUGEL

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Déjà demain

« J’étudie des pierres de construction pour identifier leur provenance » CLAUDINE MALFILÂTRE GÉOLOGUE

«J

’étudie certaines pierres de construction. En particulier des granits et des calcaires. Mes recherches sont motivées par une demande des exploitants de carrières. Ils souhaitent pouvoir repérer, avec la plus grande certitude possible, la provenance des pierres utilisées sur les chantiers. Car les pierres d’importation, qui ont le même aspect que les pierres françaises, y sont de plus en plus souvent présentes. J’ai donc prélevé des échantillons dans un grand nombre de carrières, en Bretagne, dans le Tarn ou encore en Bourgogne, pour réunir toutes les caractéristiques géologiques possibles de chacune des pierres françaises étudiées. Pour les roches granitiques, j’ai fabriqué des lames minces que j’ai observées au microscope pour recenser les proportions des divers minéraux, comme le schiste ou les feldspaths. J’ai réduit d’autres morceaux en poudre, qu’un laboratoire de Nancy a pu analyser pour quantifier les éléments géochimiques. J’ai également étudié les propriétés magnétiques de chacune de ces pierres. Et j’ai réalisé les mêmes mesures sur des échantillons de granits chinois, que m’ont fournis le Centre technique de matériaux naturels de construction (CTMNC) et les carriers. En comparant les résultats, j’ai pu extraire, pour chaque gisement français, des caractéristiques qui le distingue de son concurrent étranger. J’ai ainsi pu remettre au CTMNC des fiches d’identité détaillées, accompagnées du protocole nécessaire à l’identification, qui devait être le plus simple et le moins cher possible ! L’objectif, à présent, serait de pouvoir poursuivre ces travaux sur d’autres pierres, pour parvenir à mettre au point une véritable labellisation des pierres de construction ! »

Grâce au chien, des chercheurs rennais ont découvert le gène responsable d’une maladie rare chez l’homme.

Un modèle fidèle à l’homme idèle ami de l’homme, le chien s’avère très utile pour débusquer... l’origine de maladies génétiques rares chez son maître humain. Pas avec son flair bien sûr ! Mais grâce au savoir-faire reconnu des chercheurs de l’Institut de génétique et développement de Rennes(1). Menés dans le cadre du projet européen Lupa(2), les derniers travaux de l’équipe Génétique du chien ont fait l’objet d’une publication dans la revue Nature Genetics(3) en janvier dernier : un nouveau gène (PNPLA1) responsable d’une forme d’ichtyose, une maladie de peau connue aussi chez l’homme, a été trouvé chez le golden retriever. Cette altération de la desquamation, qui fait que la peau se détache en pellicules, n’est pas mortelle, mais peut être très invalidante. « Trouver un nouveau gène chez le chien, dont la fonction n’est pas encore connue, c’est déjà quelque chose, note Catherine André. Le retrouver altéré dans la même maladie chez l’homme, c’est extraordinaire ! C’est faire la preuve du concept sur lequel nous travaillons depuis quinze ans : la sélection et la création de races canines, qui ont pour but de concentrer des allèles de gènes liés à des critères recherchés couleur, aptitudes au dressage, à la chasse... -, ont fini par concentrer involontairement d’autres allèles,

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parfois altérés et associés à des maladies. Rares chez l’homme, elles sont fréquentes dans des races de chiens spécifiques. L’analyse des génomes de quarante goldens retriever nous a suffi ici pour mettre le doigt sur la mutation. » Catherine André a ensuite contacté Judith Fischer (de l’Institut de génétique de Frieburg), la spécialiste de cette maladie chez l’homme, et le résultat ne s’est pas fait attendre : deux mutations ont été retrouvées dans le domaine fonctionnel de ce même gène, dans deux familles de patients. Un test génétique chez le chien, breveté au nom du CNRS et de l’Université de Rennes 1 est commercialisé par la société Antagène. « Le but n’est pas d’éradiquer la maladie mais de limiter sa propagation en permettant aux éleveurs de réaliser des tests génétiques sur leurs reproducteurs », précise Catherine André. Au laboratoire, les travaux de recherche se poursuivent sur d’autres maladies comme des cancers pour lesquels des prédispositions génétiques sont frappantes dans certaines races de chiens(4). UMR 6290 CNRS/Université de Rennes 1. (2) Vingt équipes issues de douze pays participent au projet de recherche européen Lupa (Identifier de nouveaux gènes de maladies génétiques humaines grâce au chien) du 7e PCRD. (3)PNPLA1 mutations cause autosomal recessive congenital ichthyosis in golden retriever dogs and humans, Grall at all, 2012. (4)http://dog-genetics.genouest.org. (1)

Rens. : Catherine André Tél. 02 23 23 45 09 catherine.andre@univ-rennes1.fr

© DR

CE QUE JE CHERCHE

PROPOS RECUEILLIS PAR CÉLINE DUGUEY Rens. : Claudine Malfilâtre claudine.malfilatre@univ-rennes1.fr

© DR

Claudine Malfilâtre est doctorante au laboratoire Géosciences de l’Université de Rennes 1. Elle a soutenu sa thèse, financée par le Centre technique de matériaux naturels de construction le 27 janvier dernier.

4 SCIENCES OUEST N°295 FÉVRIER 2012

LES ÉCHOS DE L’OUEST ÉLECTRONIQUE ET TÉLÉCOMMUNICATION FUSION D’ÉQUIPES ● Deux équipes de recherche ont rejoint l’Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes (IETR) : l’équipe TSI2M de l’École nationale supérieure des sciences appliquées et de technologie de Lannion et le pôle Stic de l’Institut de recherche en électronique de Nantes Atlantique.

AGRONOMIE DEUX NOUVELLES UNITÉS ● L’Institut national de recherche en agronomie (Inra), avec l’Agrocampus Ouest et l’Université de Rennes 1, a mis en place, au 1er janvier, deux nouvelles unités mixtes de recherche : un Institut de génétique environnement et protection des plantes et une unité Physiologie, environnement et génétique pour l’animal et les systèmes d’élevage.

Rens. : www.ietr.fr

Rens. : www.rennes.inra.fr


Analogies entre cerveau et machine

VESTIGE : ATTENTION À L’ÉROSION ! ● Depuis le paléolithique, les phénomènes géologiques et les variations climatiques font évoluer le trait de côte. Cette érosion transforme le paysage mais peut également mettre au jour des vestiges archéologiques : outils, ossements, épaves... Des ressources qui peuvent être nombreuses sur les 2 500 km de côte que compte la Bretagne. Pour éviter que ces objets ne soient emportés avant d’être repérés, le conservatoire du littoral a lancé, le 24 janvier dernier, avec le soutien de la Région Bretagne, une campagne de sensibilisation. Conçue avec l’aide d’archéologues, elle doit attirer l’attention des décideurs et du grand public sur ce problème.

es chercheurs l’ont déjà observé : le fonctionnement des décodeurs correcteurs d’erreurs utilisés actuellement en télécommunication, notamment, présente de fortes analogies avec celui de notre cerveau. Claude Berrou, co-inventeur des turbocodes et professeur à Télécom Bretagne, vient de se voir attribuer une subvention de 1,9 million d’euros par le Conseil européen de la recherche, pour travailler sur ces analogies. Baptisé Neucod, le programme sélectionné associe la théorie de l’information, l’informatique et l’électronique aux neurosciences. Ce financement va permettre au professeur de constituer une équipe de huit chercheurs, pour élaborer, sur cinq ans, une théorie de l’information mentale qui pourrait avoir des répercussions tant dans le domaine de l’intelligence artificielle que des neurosciences cognitives.

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Rens. : Claude Berrou claude.berrou@telecom-bretagne.eu

© CALIPS

L’Europe soutient un projet brestois sur la théorie de l’information mentale.

Rens. : Louis Dutouquet Tél. 02 96 33 66 32 dutouquet@conservatoire-du-littoral.fr

TOUTE LA R&D SUR UN SITE ! ● Le site Internet Technosciences UEB, mis en ligne en janvier par l’Université européenne de Bretagne, répertorie toutes les compétences et les travaux de recherches menés par les 272 équipes de la région. Destiné aux entreprises, ce véritable moteur de recherche leur permettra de connaître, en un clic, les savoir-faire, les équipements ou encore les partenariats de chaque laboratoire. Et d’engager de nouvelles collaborations !

LES BIOTECHNOLOGIES ONT LEUR IBISA ● Une plate-forme bretonne de biotechnologies, Synnanovect, vient d’obtenir le renouvellement pour cinq ans du label national Ibisa, signe d’un niveau d’excellence. Spécialisée dans la production de vecteurs pour le transport de séquences d’acides nucléiques, elle regroupe plusieurs équipes des unités Inserm et CNRS de l’Université de Bretagne Occidentale, de l’École nationale supérieure de sciences chimiques de Rennes et de l’Université de Rennes 1.

AIDER LES ÉTUDIANTS SUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI ● Améliorer l’orientation des étudiants, les aider à appréhender le marché du travail et faciliter leur accès à un stage ou à un premier emploi, ce sont les principaux objectifs du partenariat signé le 16 janvier dernier entre l’Université de Rennes 1 et Pôle emploi. Il permettra également de favoriser l’accompagnement des demandeurs d’emploi formés par l’université.

Rens. : http://technosciences.ueb.eu/

Rens. : www.synnanovect.ueb.eu

Rens. : www.univ-rennes1.fr

© CNRS-UJF-LGGE-GRÉGORY TESTE

UN RAID À TRAVERS LE DÉSERT DE L’ANTARCTIQUE ● 1400 km sur un terrain vierge couvert de neige, par -30°C. Les conditions affrontées par les scientifiques du raid Dôme C-Vostock, en Antarctique, n’ont rien à envier aux treks réputés les plus difficiles. Revenus le 25 janvier dernier à la base franco-italienne Concordia, d’où ils étaient partis le 20 décembre, ils ont pu décrire leur expédition dès le lendemain, en visioconférence avec le CNRS à Paris. Les huit chercheurs et les trois personnels de l’Institut polaire Paul-Émile-Victor (Ipev), basé à Brest, sont partis avec quatre véhicules en direction de la base russe Vostok, à travers un désert de glace encore jamais exploré par voie terrestre. Ils y ont prélevé des échantillons de neige et ont pu mener des expériences dans le cadre de deux projets. Le premier doit permettre de cartographier la variabilité des paramètres climatiques et environnementaux dans cette zone. Le second consiste, depuis 2005, à localiser et forer de la glace formée il y a au moins 1,5 million d’années, pour mieux comprendre les liens entre CO2 et climat ! Des résultats à suivre...

© GAE ̈LLE DIABATE ́

Rens. : www.institut-polaire.fr

UN NOUVEAU LABO ● Un laboratoire de Santé des végétaux vient d’être inauguré à Angers. Le bâtiment, en place depuis 2009, accueille 40 personnes, spécialisées dans la détection des parasites, des OGM ou la surveillance des plantes invasives. Ce laboratoire est l’un des six de l’Agence nationale pour la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

TECHNOPOLE L’ANNUAIRE DE RENNES ATALANTE ● La dixième édition de l’annuaire de la technopole est disponible depuis début janvier. Il recense 395 acteurs de la technopole, entre entreprises, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, organismes d’aide à l’innovation et institutionnels. À cette occasion, l’annuaire en ligne a été actualisé, en anglais et en français.

Rens. : www.anses.fr

Rens. : www.rennes-atalante.fr

ENTREPRISES DÉMÉNAGEMENT ● L’entreprise Algopack, qui conçoit des emballages naturels à base d’algues (lire Sciences Ouest n°284 -février 2011) a quitté Quimper pour s’installer dans la nouvelle technopole de Saint-Malo, dédiée aux technologies de la mer. Rens. : Rémy Lucas Tél. 06 84 99 71 51 algopack@orange.fr FÉVRIER 2012 N°295 SCIENCES OUEST

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LE DOSSIER DE

TÉLÉ:DEVENEZ PRODUCTION, DIFFUSION, RÉCEPTION... LA CONNEXION À INTERNET ENRICHIT ET COMPLEXIFIE LE MONDE DE LA TÉLÉVISION. a télécommande dans une main, prêt à changer de programme sur la télévision, le smartphone dans l’autre et une tablette sur les genoux, l’homme du 21e siècle n’est plus un téléspectateur tranquille : entouré d’écrans de toutes tailles, il s’est mué en internaute et en consommateur frénétique de vidéos ! La télévision n’en est plus le seul pourvoyeur. Leur consultation sur Internet représente plus de 80 % du trafic et les vidéonautes sont près de 40 millions. « Le monde de la télévision n’est plus linéaire, entame Jean-François Jézéquel, cofondateur de Challenge2Média, une société de conseils

L

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dans le domaine du numérique. Cela a commencé avec la télévision diffusée via les réseaux des fournisseurs d’accès à Internet, l’IP-TV. Ces acteurs se sont mis à proposer de nouveaux services sans passer par les opérateurs de télévision classiques grâce aux fameuses “set top box”. Et puis consommer des contenus vidéo est devenu possible en connectant directement la télé via un câble éthernet ou par l’intermédiaire des consoles de jeux. » Enfin, d’autres grands noms venus directement de la toile, comme Google et Apple, ont aussi commencé à approcher la télé. Le service le plus couramment développé est celui de la vidéo à la demande (VOD). La plupart du temps, il est complètement déconnecté du flux de la télévision, c’est-à-dire non maîtrisé par les

chaînes. Celles-ci ont mis du temps à comprendre l’intérêt de produire une nouvelle offre pour Internet.

Le réveil des chaînes La télé connectée à Internet, TDF y réfléchit pourtant depuis le début des années 2000 ! Opérateur du réseau hertzien, depuis plus de 50 ans que la télévision existe, Télédiffusion de France, devenu TDF, a grandi avec son temps. D’abord diffuseur pour la radio et la télévision, l’entreprise est ensuite également devenue opérateur de télécommunication (grâce à son maillage d’antennes en points hauts). Puis opérateur de services audiovisuels sur Internet. « Jusqu’à présent, le marché n’était pas mûr. Les téléviseurs


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Internet doit s’adapter à la télé © CÉLINE DUGUEY

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Questions pour un champion 3.0 © DR

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La télé connectée à la famille © PHOTONONSTOP-A. CHEDERROS

CONNECTÉS! n’étaient pas assez performants et les usages n’étaient pas là, souligne Jean-Paul Bernoux, chef de projets à la direction technique du centre de Rennes. Mais techniquement, nous étions prêts : pour nous, l’interaction entre la télévision diffusée et Internet ne commence pas au niveau du téléviseur. Elle est prévue bien en amont, dès l’émission du signal TNT. Celui-ci contient non seulement les programmes audiovisuels produits classiquement par la chaîne, le broadcast, mais également des données que le téléviseur va stocker et n’utiliser que si le téléspectateur lance le service. Il peut alors avoir accès à des applications ou à des vidéos par le broadband qui est la voie connectée du téléviseur. » Pour que ce dernier puisse recevoir ces informations supplémentaires, une nouvelle norme européenne, HbbTV(1), a été créée il y a deux ans. En France, elle est soutenue par un regroupement de professionnels de la télévision(2), le CSA(3) et le ministère de

La modulation bretonne irradie

S

pécialisée dans la mise en forme du signal de la télévision numérique terrestre (TNT) pour une transmission hertzienne ou par satellite, la société Teamcast a été primée lors d’un salon international pour l’industrie de la télévision en septembre dernier. L’industriel breton, basé à Saint-Grégoire, au nord de Rennes, s’est fait remarquer pour le déploiement rapide du premier réseau DVB-T2 d’envergure nationale,

sur une seule fréquence (mode SFN), en Finlande. DVB-T2 est une norme de diffusion hertzienne de dernière génération en cours de déploiement en Europe, Afrique et Asie qui offre plus de robustesse, de débit et de couverture que sa petite sœur : DVB-T. Mais comme elle, elle est compatible avec la norme Hbb-TV qui permet de connecter la TNT à Internet (lire ci-contre). DVB-T2 permettra, par exemple, de généraliser

la diffusion en haute définition (HD), via la TNT. Les Français devront cependant attendre quelques années pour bénéficier de cette qualité car les politiques de déploiement ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre et la France, comme l’Allemagne, vient juste d’intégrer la norme DVB-T. NB

Rens. : Teamcast Tél. 02 23 25 26 80 www.teamcast.com

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Issuu 295  

quelques pages so 295

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