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LE VALAIS EXOTIQUE

Colin Pillet cherche à réunir des conditions de culture propices à la patate douce, généralement produite sous des cieux tropicaux. Sabine Papilloud

LA PATATE DOUCE A LE VENT EN POUPE L’aventure ne fait que commencer! Prometteuse ou non, selon les maraîchers. Toujours est-il qu’à petite ou grande échelle, ce légume-racine semble se complaire sous nos latitudes.

ENTRE DOUTE ET ENTHOUSIASME Permaculteur dans l’âme, ce dernier a tenté, non sans succès, de les cultiver à titre expérimental. «Je les ai plantées en bordure de mini mares pour bénéficier de l’humidité, de l’évaporation et du reflet des rayonnements du soleil. De quoi atténuer

16 TERROIRS

DR

JOËLLE ANZÉVUI

Rendement élevé, conservation aisée, goût unique, jamais patate n’aura autant mérité son nom. D’origine sud-américaine, la patate douce figure en tête de liste des légumes les plus produits et consommés au monde. Ses variétés se comptent par milliers, les plus courantes étant reconnaissables à leur chair orange, sucrée avec un petit arôme de châtaigne. Elle se déguste crue ou cuite, en mets salés ou sucrés. Même ses feuilles se consomment, comme des épinards. Douce patate! Pour accueillir cette généreuse tubercule affamée de soleil et de chaleur, la Terre de Cocagne valaisanne semble toute indiquée. «C’est un monde qui se réveille», relève l’agronome octodurien Colin Pillet.

les écarts brutaux des températures, si caractéristiques du Valais.» Chaque bouture réalisée par ses soins lui a rapporté une moyenne d’1,5 kg de légumes. Les maraîchers valaisans pour l’heure, cherchent leurs marques. À Saillon, Max Spycher se lance dès la mi-avril dans une culture pleine terre, avec un millier de plantons. «L’opportunité de diversifier l’offre maraîchère en fin d’année.» Pour Maurice Dussex, beaucoup de questions restent en suspens dont l’irrigation, la sensibilité au froid, le gel. Mais il n’a en revanche pas été confronté aux ravageurs et maladies. À Saxon, Raymond Egg souligne le problème de la récolte mécanique sur de petites superficies. «À défaut d’être un produit du terroir, la patate douce valaisanne ne sera jamais qu’un produit de proximité, conclut-il. Et vu la concurrence étrangère, elle n’a pas d’avenir en Valais». Si ce n’est en vente directe chez les producteurs ou dans les paniers de fruits et légumes. Ce dont on se réjouit déjà.

«EN VERSION ORNEMENTALE» Certaines variétés de patate douce sont sélectionnées pour leur feuillage décoratif, couleur violet, pourpre, vert acide, panaché de rose et de crème. Elles sont utilisées en culture ornementale depuis plusieurs années à Martigny. «Leurs fleurs sont plus abondantes mais leurs tubercules, bien que comestibles, offrent moins d’intérêt gustatif que les variétés potagères», explique François Michellod, employé communal, responsable de leur culture sous serre. Ces plantes faciles à bouturer sont gourmandes en eau et en engrais. Leur croissance bloque en dessous de 10 degrés.

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