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La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOU BO Magazine Gard rhodanien, Haut-Vaucluse, Drôme provençale, Ardèche méridionale...

Connaître et découvrir

au cœur de notre terroir

Jeunes Vignerons, un bon millésime...

Trimestriel

gratuit

n°16 - Août 2006

L’ESCOUBO, le seul magazine d’informations générales de votre terroir


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Sommaire REPORTAGES

Jeunes vignerons, un bon millésime

P 04/05

À la table de Frédéric Mistral et des Félibres

P 07

Le pain de jadis, un pain comme avant

P 07

La coutellerie, du silex à l’acier

VIE CITOYENNE Venasque ne vérouille pas le débat

P 12

MUSIQUE

Marie DAZZLER

P 14

P 08/09

DÉCORATION

BRÈVES DE TERROIR

P 14

150e

anniversaire de Christophe

P 05

Féminin 2006/2007

Le relooking d’espaces professionnnels

VINS

LECTURE

Vins du Ventoux : des vignerons désireux de vous faire découvrir leur terroir

P 10-11

La Courtoise : l’alliance d’un terroir et d’un savoir-faire

P 13

Une nouvelle d’Isabelle Martin

P 06 P 11

INNOVATION Trophélia

P 12

Les Coteaux de Visan

P 13

La Suzienne

P 16

Mais qu’est ce que c’est ?

La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOUBO Magazine

L’Olivier de Rose Carme Un arbre rabougri qui ne paie pas de mine Son feuillage argenté sous le soleil d'été, En terre Provençale épouse la clarté. Son fruit délicieux s’utilise en cuisine. Ça c’est un vrai petit morceau de terroir ! À l’origine d’une passion bien de chez nous, l’objet aujourd’hui proposé a évolué dans le temps. Il est vrai que de nos jours cet objet est fabriqué par une machine certainement très sophistiquée, mais quand on pense que nos anciens lui don2

naient sa forme à la main, on peut comprendre que certains le conserve comme une vraie relique de notre passé. Avant de donner votre langue au chat et lire la réponse en page 24,regardez l’objet en pensant à une belle après midi ensoleillée avec les cigales cela devrait vous aider.

On peut se délecter en mangeant la bombine. Un ragoût préparé avec facilité, Qui convient à chacun, dans sa sobriété, Lorsqu’il est parfumé à l'huile super fine. Ce bel arbre fruitier qui vient du fond des âges Qui fournit un décor à tous nos paysages Nous donne de bons fruits que nous apprécions. En terrain caillouteux il pousse en plate bande Au flanc de la colline, avec pour horizon, Une montagne fauve aux reflets de lavande.


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Éditorial Yves Furic gie, il y a des nano particules, mais à quoi ça sert ? Eh bien avec plaisir et délectation, je vous en fais une liste non exhaustive : les chaussettes qui ne sentent pas, les tissus antitaches, le papier photo qui ne s’abîmera jamais, les raquettes de tennis plus légère que la balle, une crème solaire qui repousse la lumière, une peinture pour voiture qui résiste au rayures, etc. Une chose est sûr, je ne crains pour notre « ESCOUBO » aucune de ces nano particules. J’allais arrêter là mon édito sans vous parler de la coupe du monde de football. Juste une petite chose puisque L’ESCOUBO Magazine fonctionne grâce à des annonceurs, la seconde de publicité avant et après le match de la finale a coûté aux nombreux annonceurs plus de 8500 € la seconde de clip. Revenons sur terre et profitez bien du chant des cigales, des vendanges, du soleil, de nos bons produits régionaux et de nos fêtes toutes plus belles les unes que les autres, enfin... Profitez bien de notre Terroir !

Les contes du maset sortent en livre de poche

Est-ce là, la bonne explication de cette étiquette de balai où il est écrit : « As des Boërs »

La république boer de l’État libre d’Orange (coïncidence) (1854-1902) Au centre de l’Afrique du Sud, les Boers avaient créé, au milieu du XIXe siècle, deux républiques indépendantes : l’État libre d’Orange (1854) et le Transvaal (1852). Le terme d’Orange était un hommage à la famille princière des Orange-

Nassau des Pays-Bas, métropole d’origine de la majorité des pionniers boers. Bloemfontein qui signifie « fontaine aux fleurs » en est sa capitale. Les Boers (boer : mot néerlandais, se prononçant [bour] signifiant bouvier, paysan, est le nom donné aux colons de l’Afrique du Sud, originaires des PaysBas, tant du Nord indépendant (actuels Pays-Bas) que du Sud espagnol (actuels Belgique et Nord-Pas-deCalais). Une autre vague d’immigration s’est produite lorsque les huguenots français ont dû quitter la France suite à la révocation de l’Édit de Nantes. Si nos lecteurs connaissent l’origine de cette étiquette nous nous ferons un plaisir d’en publier l’explication.

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Chères lectrices, chers lecteurs, notons que plusieurs supports grandissimes de la presse écrite sont de plus en plus en difficulté et notons aussi que la conclusion de tout cela vient d’après de grands experts, du fait que l’on ne s’occupe pas assez de l’information de proximité ! Eh bien ! Disons le tout haut : « Que tout le monde se rassure, c’est exactement ce que L’ESCOUBO Magazine donne à tous ses lectrices et lecteurs ». Juste un bémol, ce qui serait souhaitable pour qu’au sein des terroirs comme le nôtre cette presse de proximité puisse se développer, ce serait par exemple des aides substantielles à l’embauche après, bien sûr, comme L’ESCOUBO Magazine l’a prouvé, quelques années d’expérience et de bon fonctionnement. Mais ça ! C’est une autre histoire. Restons zen et n’oubliez surtout pas de donner votre avis sur le magazine, cela ne peut que lui rendre service. Je voulais vous parler d’une technique incroyable : La nanotechnologie. Dans la nanotechnolo-

Premier ouvrage des éditions de l’ESCOUBO

L'ESCOUBO

Comme le ressentent beaucoup d’écrivains, le calme et la beauté sont souvent les alliers de l’imagination. Pour cela il est nécessaire de se trouver un petit havre de paix. C’est sur la plaine de l’abbaye de Villeneuve-lez-avignon que je l’ai découvert sous la forme d’un maset que l’on appelle aussi dans cette région : un cabanon. Mais, pour l’acquérir, il a fallu trouver le propriétaire. C’est donc au gré de cette quête que j’ai rassemblé : des anecdotes, des historiettes, des rumeurs, récoltées par-ci par-là et les acteurs n’ayant pas forcément le temps de vous les conter, j’ai décidé de partager avec vous ces événements souvent inconnus mais faisant partie de l’histoire de tout un terroir. Yves Furic « Bon sang ! Qu’elle est belle cette maisonnette ! Si je connaissais le propriétaire et bien sûr si elle ne lui servait plus à rien, je lui demanderais l’autorisation de m’y installer et de pouvoir ainsi goûter à la quiétude du lieu qui m’inspire déjà. » Comment vous le procurer ? En envoyant un courrier sur papier libre et en précisant : le nombre d’exemplaires, votre nom, votre prénom et votre adresse complète accompagné d’un chèque de 12 € (10 € le livre + 2 € pour frais d’envoi) à L’ESCOUBO Magazine - 9 RUE SAINT-LOUIS - 84860 CADEROUSSE. Vous recevrez votre commande sous 8 jours avec une dédicace personnelle de l’auteur 3


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Reportage

Jeunes vignerons, un bon millésime Qu’ils soient tombés dans le pressoir quand ils étaient petits ou qu’ils aient bâti leur Domaine de leurs propres mains, Julien et Damien, deux jeunes vignerons ont une belle et merveilleuse passion en commun : l’Amour de leur Métier. Aubanel, Daudet ou autres illustres personnages de notre terroir. C’est en tout cas ce que l’on ressent quand on veut bien prêter : le regard, l’odorat et l’ouïe dans toutes ces cours de mas et de bastides de Provence. Un soleil blanc, un ciel bleu, au loin les dentelles de Montmirail et derrière le Ventoux ! Voilà dans ce décor de rêve, le terroir de leurs vignes. Mais laissons là le lyrisme de l’écrivain et essayons de mieux connaître nos hôtes. Dans ce petit coin de Jonquières, Julien Biscarrat perpétue le savoir-faire de son père Laurent, de son grand-père, de son arrière grand-père et ainsi de suite jusqu’au moment où ce dernier s’installa à Châteauneuf-du-Pape et y acheta quelques arpents pour y planter des vignes. Sa fille (ma grand-mère précise Julien) se marie avec un certain Julien Biscarrat déjà propriétaire à Camaret et à Jonquières. Aidé par son frère, ils font ensemble prospérer le Domaine. C’est là que Laurent et son frère vont travailler pendant 30 années. En 2004 ils se séparent et Laurent offre la possibilité à son fils Julien de travailler avec lui, aidé pour le côté administratif de sa sœur Marie. Aujourd’hui, si Laurent et Julien s’occupent des terres, Sébastien l’époux de Marie est devenu le caviste du Domaine. Une affaire de famille est une bonne chose mais il faut veiller au grain et la partie commerciale n’est pas si facile. Julien souhaiterait produire plus de bouteilles 4

la valeur ajoutée est indéniable. Avec une production de 2500 hectos par an vinifiés dont 175 en Châteauneuf-du-Pape, 800 en Côtes-du-Rhône et le reste en vin de pays, Julien voit l’avenir dans la qualité et la simplicité comme les étiquettes par exemple qui semblent aujourd’hui trop compliquées à lire et surtout très chargées. Malgré le manque de structure commerciale et les charges importantes, le courage ne manque pas. « Les clients ne

viennent pas tout seuls, il faut aller les chercher ». Et c’est au téléphone que les cavistes intraitables négocient. « Notre plus gros problème : c’est de ne pas pouvoir s’aligner sur les « gros » ! » Si Damien lui, n’est pas tombé dans le vin dès sa naissance, il descend tout de même d’une famille d’agriculteur. Son père élevait du gibier. Certes pour le manger il faut bien ouvrir une bouteille de bon vin et là,

Damien nous assure que toute la famille ne s’en prive pas. « J’ai grandi à Châteauneuf-du-Pape » Nous précise Damien. Son orientation scolaire est agricole elle lui permettra d’empocher un BTS et une maîtrise en chimie végétale. Quatre années d’études qui vont lui permettre d’entrée dans la vie active. En 2002, le secteur de la vigne est porteur et Damien imagine et prépare un projet. Son banquier croit en son projet et permet à Damien d’acheter 2,5 ha de vieilles vignes sur un très bon terroir « le plan de Dieu » à Orange. la même année il construit une cave afin d’accueillir les vendanges 2003. Il prévoit alors de produire 50% de vrac et 50% de bouteilles. Damien souligne que la présence et l’aide de ses parents étaient nécessaires. Il va démarcher la clientèle locale et développe une autre clientèle auprès des comités d’entreprises et abandonne les négociations avec les cavistes (toujours eux !) qui « tirent » trop les prix. C’est en 2004 qu’il loue 10 ha de plus des 5 qu’il possède déjà. Aujourd’hui Damien lance des prospections vers les Etats-Unis et l’Europe du


150e anniversaire de Christophe Né le 25 mai 1856 à Lure (Haute-Saône), Georges

Colomb, dit Christophe, est l’auteur d’histoires dessinées bien connues que sont « les facéties du sapeur Camember », « la famille Fenouillard », « l’idée fixe du savant Cosinus », « les Malices de Plick et Plock ». Fils du principal du collège de sa ville, il étudie à Besançon. Le milieu de son enfance lui inspire plus tard les décors du Sapeur Camember. Il intègre l'École normale supérieure en 1878. À sa sortie, il épouse Hélène Jacquet en 1882 et enseigne les sciences naturelles au futur lycée Condorcet où il comptera parmi ses élèves le jeune Marcel Proust. En 1884, il est nommé professeur à Lille dont la cité va fortement l'inspirer pour la famille Fenouillard. Il passe son doctorat de sciences en 1887. De retour à Paris il est nommé maître de conférences à la Sorbonne et termine sa carrière au poste de sous-directeur de laboratoire au Muséum d'histoire naturelle. Il continue ses publications sous le pseudonyme de Christophe (en référence au grand Christophe Colomb). Durant la Seconde Guerre mondiale, il se réfugie avec sa famille dans la zone sud. Dessinateur de la tradition ancienne des histoires en images, sans phylactères (les bulles), il est un des maîtres vénérés des auteurs contemporains de la bande dessinée, aujourd’hui le « neuvième art ». Oublié, sauf des cinquantenaires et plus qui l’ont apprécié dans leur jeunesse, l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance permet de le remettre au goût de l’actualité et de le faire découvrir aux jeunes générations. Il est d’ailleurs toujours édité par la librairie Armand Colin dans le format à l’italienne du début. Il meurt des suites d'une occlusion intestinale le 3 Janvier 1945 à Nyons (Drôme).

Cuvée Vinsobres : Christophe 2005 Les vignerons de Vinsobres, à 7 kilomètres de Nyons, à l’occasion du 150ème anniversaire de sa naissance ont tenu à lui rendre hommage en lui dédiant une cuvée spéciale. L’oxymore (Vin et Sobre) de « Vinsobres » a sûrement bien plu à Christophe, lui aussi friand de calembours et autres calembredaines (Camember n’est-il pas le fils d’Anatole Camember et de Polymnie Cancoyotte !).à la sauce gardianne

Nord. Il n’a qu’une obsession : « Il faut se démarquer, les Côtes-du-rhône ont une image vieillotte, il faut revoir l’étiquetage et adopter une politique de marketing bien plus agressive. Ceci bien sûr en privilégiant la qualité pour être toujours le meilleur. » Pour Julien et Damien, leur ambition est en tout cas de gagner leur vie en fonction du travail qu’ils fournissent et pourquoi pas, créer des emplois peut-être 4 ou 5 salariés. Pour la petite histoire, notons que bien que leur métier soit identique, tout les oppose dans leur rêve car si Julien aurait aimé être pilote de chasse, Damien lui va bientôt exaucer le sien puisque il vient d’acquérir un cheval de trait de 800 kg

qui répond au doux nom de Ponpon. Il a même décidé de travailler ses vignes les plus vieilles avec comme seul moyens, une charrue et Ponpon. Et pour tous les jeunes qui souhaiteraient travailler dans un bureau, je ne peux que répéter la phrase de Julien : « J’ai le plus beau bureau du monde à 5heures du matin au-dessus de mes vignes. » Yves Furic CONTACTS : Damien Rozier Domaine ROSE DIEU Tél. : 04 90 51 64 18 Julien Biscarrat Domaine de L’ARNESQUE Tél. : 04 90 70 66 57

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DES VIGNERONS DESIREUX DE FAIRE DECOUVRIR LEUR TERROIR... CHEMINS VIGNERONS DANS LES PAYSAGES DES COTES-DU-VENTOUX : UNE INVITATION A LA DÉCOUVERTE...

Dans le cadre de l’étude sur la valorisation des paysages, menée depuis 3 ans par le Syndicat des Côtes-du-Ventoux, le diagnostic paysager réalisé sur le territoire de l’Appellation a contribué à la réalisation de la brochure « Chemins vignerons dans les paysages des Côtes-duVentoux ». De Vaison-la-Romaine à Apt via Carpentras, cinq itinéraires s’offrent au voyageur en quête d’authenticité. Ils invitent à découvrir au fil des saisons cinq paysages originaux : entre Ventoux et Dentelles (vin et romanité), le piémont du Ventoux (les plus hautes vignes du Géant de Provence), les terrasses du Comtat (restanques, bancaus et belvédères), les coteaux de la Nesque (l’eau, le paysan et le rocher) et les Monts de Vaucluse (des goûts et des couleurs). Vieux de plus de deux mille ans et façonnés par des générations de Vignerons-Artistes, vignes, vignobles et paysages sont une palette d’arômes et d’images aux nuances inépuisables. Caves et domaines sont 6

les étapes incontournables qui feront du visiteur l’amateur averti, le dégustateur comblé. Quel que soit le lieu d’observation, le Ventoux se contemple au pluriel... Ce guide met à la portée des visiteurs la diversité des paysages viticoles, associée à la richesse du patrimoine. Chaque circuit propose tout au long de l’itinéraire : monuments et points de vue, villages et festivités, saveurs du terroir et marchés, patrimoine naturel ou rural, caveaux de dégustation. Les chemins buissonniers viennent compléter l’offre de découverte avec une approche en profondeur, dans les parties

les plus secrètes, chemins pour visiteurs peu pressés à parcourir en auto ou à vélo. Les sentiers vignerons sont quant à eux, tracés par les vignerons euxmêmes, désireux de faire découvrir leur terroir. Où se procurer la brochure ? Dans les offices de tourisme de l’aire des Côtes-du-Ventoux, les caveaux de l’A.O.C Côtesdu-Ventoux et sur le site : www.cotes-ventoux.com


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Reportage À la table de Frédéric Mistral et des Félibres

A l’aube de ce 21e siècle, la vie retrouvée de nos arrière grands- parents nous donne une belle leçon de choses de la vie, celles qui, reproduisent les gestes, les jours, les senteurs de notre Grande Provence. Le parcours de la cuisine à l’assiette, de l’assiette au goût, senti, ressenti, analysé, fait revivre quelques moments de nos Félibres à la fin du 19e siècle. En même temps qu’il porte au plus haut sa culture et sa langue, Frédéric Mistral et avec lui, une belle lignée de poètes (félibres), impose un art de vivre où la table et le vin jouent un rôle essentiel. Un siècle fantastique, peu connu, que nous parcourons par quelques moments choisis; mais ces retrouvailles ne pouvaient se faire sans porter à nos lèvres le liquide divin. Certains de

sociation « Lou Flouregian » et fait des conférences. En 1976 elle participe à la rédaction de « l’Histoire du Flourège ». En 1999 parait son livre « Goult, chroniques d’un village en Provence » et suivra « Goult au XVIIe siècle ».

ces vins ont disparu, d’autres sont déjà classés en notoriété. La bouteille sur la table en appelle une autre, cette autre est choisie suivant le moment, l’hôte convié, le désir d'un plaisir partagé où se lie bien à nu l'âme des choses.

Les auteurs : Patrick Galant est un homme de notre terroir. Né en Avignon, il exerce sa profession d’œnologue et dirige depuis sa création l’Université du Vin en Drôme Provençale. Maïté Laurent, après la Sorbonne, écrit pour le journal de l’as-

Contact : Université du Vin, Le Château – 26790 Suze-laRousse Tél. 04 75 97 21 30

Le pain de JADIS, un pain comme avant !

Le four est à température et dans un geste précis muni de la grande pelle, Jacques Granier enfourne les futurs pains en les griffant avec une lame. C'est sur la sole chauffée à 220°C que le pur levain, la farine provenant exclusivement de l'agriculture biologique, le sel de Guérande et l'eau vont produire leur alchimie. Il utilise de la poudre de noyaux d’olives pour fleurer la pelle à enfourner. Cette technique de fleurage lui vient d'un boulanger du Diois. Vingt minutes et déjà les pains sortent du four, des gestes précis et rapides lient le jeu de la pelle et de la bouche du four qui s'ouvre et se referme donnant ainsi à cette tâche un rythme avec, en fond, le crépitement des graines de sésame qui éclatent sous la chaleur du four. Chaque geste est un poème. Pain, amour et poésie.

Solution des mots croisés p 14 A. Caramel - Nn. B. Opiner. C. Andouille. D. Moins. E. Pin - Sésame. F. Irène - Ru. G. Rosettes. H. Nu - Prêt. I. Stéréo - Té. J. Leur - Épier.

Verticalement

:

1. Champion. 2. Noir - Use. 3. Radiner - Tu. 4. On - Noter. 5. Mousses. 6. Épi - Épée. 7. Lilas - Trop. 8. Nl - Arte. 9. Née - Muette. 10. Nr – Je - Er.

Horizontalement : 7


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Reportage La coutellerie du silex à l’acier

Si la chasse et la pêche font partie des grandes traditions rurales dans nombre de terroirs, il faut savoir que ces deux activités entraînent derrière elles une grande diversité de métiers. Au 23e salon Chasse et Pêche qui a eu lieu sur l’hippodrome de Saint-Gervais de L’Isle-sur-la-Sorgue, nous avons rencontré deux de ces artisans qui contribuent à pérenniser l’art de la coutellerie mais aussi à aider la recherche scientifique et archéologique. Commençons par le commencement et pour cela rendons nous sur le stand de Bernard Ginelli devenu le maître incontesté du coutelier tailleur. Né à Tamniès en Dordogne, Bernard grandit dans une petite ferme. La découverte sur les champs dont il s’occupe, d’outils en silex lui insuffle la passion de l’archéologie. Autodidacte de la Préhistoire, il cherche à comprendre comment l’homme préhistorique a maîtrisé la taille du silex afin de créer des outils fonctionnels.Très rapidement, la qualité de son travail est reconnue par les grands de l’archéologie et c’est en 1988 qu’il arrête son activité agricole et se consacre entièrement à son art. Afin de vivre de sa passion, il décide de fabriquer des couteaux à lame de silex et manche en bois de cerf. La découverte du couteau de Catal-Huyuck en Turquie (8000 ans) puis de celui de Dlebel-el-Arak en Égypte (3500 ans) le conforte dans son choix. En 1990, Bernard ouvre un atelier de taille de silex aux Eyzies. Avec un simple galet comme outil principal, Bernard, par petits coups très précis, fait naître non pas une arme mais un outils qui contribuera à l’évolution de l’être humain : le couteau. En suivant l’histoire, il faut 8

se projeter des siècles et des siècles après la technique de Bernard pour découvrir la technique de Christophe, lui aussi expert auprès des chercheurs dans la technique de forge des outils de l’ère gauloise et médiéval. Infirmier dans la marine nationale au sein des troupes spéciales, Christophe Moussa forge des pointes de flèches, des grands et des petits couteaux d’origines : Celte, Gauloise, Romaine et médiévale. Devant son brasier et son enclume, en se servant de longues pinces et de massettes, il forge et applique les méthodes de fabrication que lui a donné son maître forgeron Chrisian Avalian à Francillon-sur-Roubion. C’est en 2004 que Christian quitte la marine et travaille

dans un centre archéologique « Samara » (Nom romain de la ville

d’Amiens). Il développe les techniques de la forge gauloise en collaboration avec

le CNRS, afin de reproduire les objets tels qu’ils étaient fabriqués en partant du


conseils de Christophe Les

LE LISIANTHUS : UNE POPULARITÉ GRANDISSANTE

C

ette plante appelée aussi Eustoma est cultivée pour sa spectaculaire floraison estivale. C’est à l’origine une fleur sauvage nord-américaine du Nebraska, Colorado et Texas où elle est connue sous les jolis noms de « Gentiane des prairies » et « Campanule du Texas ». C’est dans les années trente que les premiers croisements sont effectués. Il faudra attendre 1982 pour pouvoir la contempler en Europe via les Pays-Bas. Elle porte des feuilles ovales et pointues. Elles sont plus grandes à la base de la plante qu'à ses extrémités. Assez larges, elles mettent la floraison en valeur. L’Eustoma russellianum est la seule espèce cultivée en appartement. La floraison est estivale et peut être obtenue de la mi-mai à septembre dans le meilleur des cas. Les tiges florales apparaissent par groupes de 2 à 4, chacune portant plusieurs boutons floraux. Ceux-ci ressemblent d'abord à des boutons de rose avant de prendre l'aspect de fleurs de pavots. Les fleurs sont simples ou doubles et de couleur rose, pourpre ou blanche. L'Eustoma se plaira dans une pièce chaude et lumineuse. Cette espèce convient pour la décoration estivale des fenêtres ou pour être placée à l'extérieur, en situation chaude et abritée. Arrosez abondamment en été, le moindre dessèchement du mélange provoque l'affaissement de la plante. Si cela arrive, immergez le pot pendant une vingtaine de minutes dans un récipient d'eau. Les plantes achetées n'ont pas besoin d'être rempotées.

Nos boutiques - N° indigo 0825 815 510 Pierrelatte : 15, av. du Gal de Gaulle tél. 04 75 96 48 11 Saint-Paul-Trois-Châteaux : 9, av. du Gal de Gaulle tél. 04 75 96 00 47

minerai avec comme moyen de chauffe le brasier équipé d’un soufflet à main.

Deux couteliers de l’histoire qui pérennisent avec des techniques venues d’un

autre temps le savoir-faire de l’homme et de son évolution.

Contacts : Bernard Ginelli Tél. : 06 88 92 71 33 Christophe Moussa Tél. : 06 29 73 40 78

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Lecture

Une nouvelle d’Isabelle MARTEN 1er Prix du 3e concours de nouvelles de Martigues sur le thème « Un vrai bonheur... » LA HALTE Nul ne savait mieux que lui les taches grises en ronds étalés qui constellaient le trottoir. Nul n'aurait pu dire les irrégularités du macadam, les fientes de pigeon, les reliefs de mouchoirs jetables, les papiers d'alu abandonnés au pied des touffes d'herbes ou les capsules de Heineken écrasées. Ce chemin, il le faisait depuis quinze ans. Il en avait quatre-vingt-quatre. Deux fois par semaine, il avait rendez-vous à la clinique où il rencontrait des gens attentionnés qui se penchaient sur son corps. Le kiné surtout, il l'aimait bien parce qu'il lui donnait l'illusion de progresser. Il l'appelait le K. Le K disait chaque semaine que c'était mieux que la semaine passée, qu'il notait de nets progrès et le trouvait à chaque fois plus mobile. Mais non, il n'était pas plus mobile,pas en progression et ça n'allait pas mieux.Il le sentait bien lui, le savait bien lui, c'était son corps et il les comptait les longues minutes à marcher de chez lui à la clinique et retour. Pour deux cent cinquante mètres, il lui fallait toujours trente cinq minutes à l'aller et quarante cinq minutes au retour, parce qu'il était tellement plus fatigué ! Aujourd'hui 24 mai, le K lui avait fait faire tant de mouvements, en haut en bas, à droite à gauche, pour améliorer la latéralité, la souplesse, qu'il en avait eu la tête tournée. Il arrivait au bout du trottoir plus épuisé que d'habitude. Maintenant il fallait traverser la rue, de ses tout petits pas traînés, petits, si petits qu'il n'aurait jamais imaginé qu'un jour l'homme en belle santé qu'il était, put se mouvoir au pas d'un automate rouillé avec les plus grandes difficultés à soulever ses jambes 10

récalcitrantes. La rue devait pouvoir se traverser plus vite, il le savait, pour ne pas gêner la circulation. Mais c'était impossible, comme si ses semelles avaient été plombées.Il traversa donc en une minute entière, créant un début d'encombrement.Il se disait que les chauffeurs étaient bien obligés de le respecter en tant que vieillard, mais que chacun rongeait son frein en constatant son affligeante lenteur. Pourquoi est-ce qu'on maintient ces vieux en vie si longtemps ? Lui semblait-il entendre. Sous-entendu ces soushommes, ces handicapés, ces parasites, ces cloportes, peutêtre. Bon, il ne fallait pas trop penser, juste tenter d'accélérer un peu,pour leur prouver sa bonne volonté. Il s'était fait beau et propre pour la clinique. Il avait taillé sa barbe de cinq jours et sa moustache blanche, avait mis son jean noir et sa chemise à petits carreaux bleus. Sur sa tête, son bob parce qu'il faisait soleil. Un bob jaune à bords blancs qu'il avait retroussés sur ses oreilles où était imprimé « innova » en lettres rouges. C'était amusant « innova ». Lui le peintre en bâtiment avec son bob publicitaire, lui, le vieux encore prêt à innover. C'était

son humour à lui. Ça le faisait sourire tout seul. Ce trottoir n'en finissait pas.Toujours les chewing-gums, un paquet de Philips écrasé, un bout de plastique de supermarché, non il n'y avait rien d'autre pour sourire que son bob. Et d'ailleurs il ne souriait pas, il souffrait abominablement au fur et à mesure de sa marche. Son bras gauche restait plié à jamais, la main pendante, alors que son bras droit était engagé dans la béquille en prolongement, seule jambe vraiment valide à laquelle faire confiance un pas sur deux. Comme il les comptait ses pas ! 46 pour traverser la rue et 174 pour arriver au bout de l'immeuble. 228 jusqu'à la pharmacie. Restaient les 150 pour atteindre l'entrée de son bloc. Mais là, il en était à peine à 180 et il n'en pouvait plus. Contre la haie de lauriers amande, il y avait une double barrière en ciment, dont la barre du haut lui permettait juste de poser ses fesses, pour souffler. Des papillons noirs dansaient devant ses yeux. Il s'arrêta, pivotant le buste pour se poser. Les jambes suivraient bien, elles traîneraient, voilà tout. Malgré son nez pincé, il respirait fort. Peu à peu sa vision reprit de la netteté. C'est alors qu'il la vit.

Elle était assise dans sa voiture à attendre. Tout à son redoutable effort, il n'avait pas remarqué que la rue était bloquée à hauteur de la pharmacie par une camionnette de livraison de produits médicaux. La femme le regardait attentivement, soucieuse, le portable à l'oreille. Ce devait être une dame de la quarantaine active, une femme à responsabilités. Elle reposa le portable sur le siège à côté d'elle, en le fixant toujours, sourcils froncés. Il pensa qu'elle était contrariée par son travail ou dans sa vie. Elle l'observait toujours et la ride à son front disait son chagrin. Subitement elle coupa le moteur, chercha quelque chose dans un papier kraft à côté d'elle et ouvrit la portière. Elle venait vers lui. Elle s'assit sur la barrière en béton à côté de lui. Il eut honte d'être là, incapable de bouger. Elle avait deux abricots dans la main et lui en tendit un. Il la regarda, étonné. Elle lui souriait. - « Un peu de glucose,ça vous fera du bien ! Ça vous dit ? » Elle lui offrait le fruit entre ses trois doigts bronzés aux ongles soignés. - « En plus ils sont délicieux ! » Il lâcha la béquille qui cogna contre la rambarde. I1 s'empressait soudain, comme si cet abricot était plus précieux que le présent d'un roi mage. Cette femme était un rêve, qui allait s'évanouir s'il ne se dépêchait pas.Il mordit dans le fruit et le jus lui coula le long des doigts. Elle lui souriait toujours et mordit dans son propre fruit. Elle regardait maintenant la camionnette d'un air dégagé avec la patience que confère l'attente acceptée. Voyant qu'il ne savait que faire de ses doigts juteux, elle dit : - « Attendez ! » Lui savait qu'il ne pouvait rien faire d'autre, quoi qu'il en fût. Elle revint avec un


L’alliance d’un terroir et d’un savoir-faire Au cœur du très ancien vignoble des Côtes-duVentoux, la sélection rigoureuse des terroirs et des méthodes de vinification alliant l’art ancestral aux techniques les plus sophistiquées, permettent aux vignerons de « La Courtoise » d’obtenir des vins dans lesquels s’équilibrent élégance, souplesse et caractère.

La nouvelle gamme « authentiques cépages » Vin de Pays blanc, cépage : Chardonnay, millésime 2005, 13°. Une robe brillante, jaune à reflets dorés. Nez puissant dominé par des arômes de fleurs et souligné de fruits secs. Ample en bouche, c’est un vin puissant et complexe. Vin de Pays rouge, cépage : Caladoc, millésime 2005, 13,5°. Couleur rouge intense avec des reflets violacés. En bouche les tanins sont très présents. Vin très corsé avec une petite amertume en fin de dégutation. Vin de Pays rouge, cépage : Merlot, millésime 2005, 13°. Une robe grenat soutenu à reflet violine. Limpide e brillant. Un nez épicé et complexe, en bouche les tanins sont souples et onctueux.

Une nouvelle gamme de conditionnements bag-in-box identifiés par « LA FONT DE ST GENS ». Rouge Rosé Blanc Rouge Rosé Rouge Rosé Rouge Rosé

AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux Vin de table de France Vin de table de France Vin de table de France Vin de table de France

en 5 litres en 5 litres en 5 litres en 10 litres en 10 litres en 5 litres en 5 litres en 10 litres en 10 litres

C’est lors d’une grande sécheresse que Saint-Gens vit arriver sa mère. N’ayant ni vin ni eau à lui offrir pour la désaltérer, il fit jaillir du rocher deux sources : l’une de vin et l’autre d’eau. C’est sur ces mêmes terroirs que les vignerons de La Courtoise perpétuent la culture de la vigne et vous invitent à déguster leurs vins. Le Caveau est ouvert le lundi de 9h à 12h et de 14h à 18h et du mardi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h. Cave La Courtoise, 84210 Saint-Didier / Tél. : 04 90 66 01 15 / Fax : 04 90 66 13 19 / Courriel : cave.la.courtoise@wanadoo.fr L’abus d’alcool est dangereux pour la santé – sachez consommer avec modération

mouchoir de papier, et ô merveille ! Lui essuya les doigts : - « Voilà. » Il était ému et ne savait que dire.Alors il murmura « merci ». Elle dit « pas de quoi, vraiment. » Elle demeura quinze secondes assise auprès de lui,surveillant la camionnette du coin de l'œil. La situation se débloquait.Le livreur redémarrait. Elle demanda : - « Ça va mieux, j’espère ! Je peux vous laisser ? » Il hocha la tête : -« Vous allez loin ? » - « Non, juste après la pharmacie. » - « Vous voulez que je vous dépose ? »

Isabelle MARTEN

Il imagina le temps qu'il lui faudrait pour aller jusqu'à la voiture, l'effort terrible pour y entrer et celui pour en ressortir. Impossible. Il dit : - « Non merci, ça va aller maintenant,votre abricot m'a fait du bien. J'y arriverai. »

Elle dit : - « Tant mieux ! Alors au revoir, Monsieur, bon courage. » Il dit : - « Merci. » Elle remontait déjà, claquant la portière. Elle lui fit un petit

signe de la main et redémarra. Il regarda longuement la voiture s'éloigner avec une fée au volant. De longues minutes plus tard, il n'y avait plus de voitures dans la rue.Il s'avisa alors qu'il avait toujours le noyau d'abricot dans la main.Il le considéra.Il était brun-roux et dodu. Le glissant dans sa poche, il réajusta sa main dans la béquille.Il fallait bien aller au bout, mais la chaleur de l'air lui parut moins accablante et il y décela le parfum extraordinaire des acacias en fleurs. FIN 11


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Innovation Trophélia ou les trophées étudiants de l’innovation alimentaire

Trophélia a connu sa 7e édition en juillet. La création et la mise sur le marché d’un nouveau produit alimentaire est un long et délicat processus. Deux écoles supérieures spécialisées en agroalimentaire ont porté haut les couleurs de notre terroir et sans même se consulter auparavant, elles ont créé deux produits basés sur la simple logique d’une question qui nous turlupine depuis fort longtemps : « Comment faire avaler facilement à nos tendres enfants les fameux légumes ? » Ainsi pour tous ces parents en quête d’équilibre et de facilité, mais aussi pour tous les enfants de quatre à neuf ans, une équipe d’étudiants de l’ISEMA (Institut supérieur d’enseignement au management agro-alimentaire) d’Avignon, crée « Légoumiz » C’est une superposition de trois mousses de légumes en forme ludique d’étoile à six branches. Chacune des trois couches de mousse est composée d’une purée de pommes de terre mélangée à des purées de différents légumes : tomates, brocolis et épinard, carottes et courges. Et comme le disent les étudiants : « Vous allez

l’aimer et vos enfants vont l’adorer parce qu’avec Légoumiz, les légumes deviennent gourmandise ! » À croire que les étudiants du sud de la France ont eu les mêmes problèmes étant petits avec les légumes, car l’Agro.M (Ecole nationale supérieure agronomique) de Montpellier a rassemblé une autre équipe d’étudiants qui, eux, ont voulu donner plusieurs formes aux purées de légumes. Avec les « Légu’miam », fini la morosité des légumes ! Cet assortiment de petites galettes au goût subtil et aux formes amusantes ne manquera pas d’apporter une touche de gaieté et de plaisir à l’heure du repas.

65% de purée de légumes oui, mais le tout relevé avec une noisette de crème fraîche et d’épices sélectionnées pour satisfaire le plus gourmet des enfants.

Alors, vous les grands groupes agroalimentaires, faîtes un petit effort et rendez un grand service aux parents qui vont devoir encore ce soir faire : l’avion qui atterrit avec la cuillère où la voiture qui rentre au garage où encore le fameux chantage : « si tu manges tes légumes tu auras un bonbon ! ». Y.F.

Même si nos étudiants n’y vont pas avec le dos de cuillère, la commercialisation n’est pas si facile. Ce serait pourtant tellement chouette de voir nos chers et tendres bambins redemander des légumes sous cette forme. Mais ! Car il y a un mais, ces plats supers pratiques pour les parents et alléchants pour les plus petits ne sont pas encore dans le commerce et ne le seront certainement jamais si des fabricants ne se rapprochent pas de ces écoles.

Vénasque ne verrouille pas le débat Les Rencontres citoyennes de Vénasque ont réuni près de 500 personnes autour d’un débat organisé sur le thème « Les médias verrouillent-ils le débat ? » le 8 juillet dernier. Pour animer la discussion sur ce sujet brûlant d’actualité, des intervenants de qualité avec Arnaud Montebourg, avocat et homme politique, Jean-François Kahn, journaliste, écrivain, directeur de l’hebdomadaire Marianne, Stéphane Paoli, journaliste à France 12

Inter, Serge Moati, réalisateur, animateur de l’émission de débats « Ripostes » sur FR 5 et Bruno Masure, journaliste et écrivain. La quatrième édition des Rencontres de Vénasque a suscité nombre d’échanges et de réflexion ; une réussite pour le président Gérard Tisserant et l’équipe de l’association « Les Rencontres Citoyennes ».


Créée en 1897 par Ferdinand Delaye, cette cave hors du commun bénéficie d’un terroir exceptionnel. Les vignerons visanais ont su perpétuer la tradition de la qualité et mettent tout en œuvre pour obtenir des cuvées d’exception.

A découvrir : Cuvée du Marot : désencavée à l’occasion du chapitre d’été après un an de vieillissement dans les caves du château, Cuvée « Saint-Vincent » : élevée en fûts de chêne dans une magnifique cave creusée dans le safre, Cuvée « Des mots dans mon vin » : une collection de 12 bouteilles, inspirée du livre et du spectacle de Bernard Sorbier, mis en scène par Gérard Vantaggioli. Offre spéciale « escapade gustative » avec la cuvée « La Garde des Lions » rosé et blanc

A découvrir au caveau de dégustation ouvert 7j/7 : Expositions de peinture – Dégustation et tombola gratuites. - Visite des chais de vieillissement et initiation à la dégustation, sur rendez-vous. Renseignements et réservations à la Cave Les Coteaux de Visan : B.P 22 - 84820 Visan Tél: 04 90 28 50 80 - e-mail: cave@coteaux-de-visan.fr - http://www.coteaux-de-visan.fr L’abus d’alcool est dangereux pour la santé , sachez consommer avec modération

FÉMIVIN 2006/2007 Le Guide du Vin au Féminin d’Isabelle Forêt Un guide pas comme les autres : Non pas « féministe » mais où les vins sont sélectionnés pour les femmes. Axé sur le palais féminin particulièrement subtil, privilégiant des arômes fruités, des vins soyeux, veloutés, moins tanniques que ceux qui relèvent du choix traditionnel masculin. En première partie, une initiation aux vins et des conseils pratiques pour apprendre à l'acheter, le déguster, le conserver, mais aussi le marier avec les plats proposés suivant des situations de consommation et le servir dans les meilleurs conditions. Isabelle Forêt vous initie à la volupté des senteurs du vin, elle informe les consommatrices sur les modes de culture et explique clairement comment lire les étiquettes, ne pas se faire piéger par des packaging féminins racoleurs, comprendre les multiples appellations, découvrir le lexique. Mais aussi s'informer sur le vin et la santé, la beauté, les régimes et y trouver des astuces et des « bons plans » pour conserver le vin et aménager soi-même sa cave. Pour la deuxième partie, des accords mets et vins, faciles classés par situation de consommation, des bonnes adresses de bars et bistrots à vins très féminins qu’elle a testé pour vous, ainsi que les cours d’oenologies, les soirées dégustations et écoles du vin. Ce Guide consacre des rubriques sur les meilleurs vins. D’abord une tendance, ceux vendus en Bag in Box et les vins de vos stars, puis des vins « hors normes » enfin une exclusivité : les vins « After-calins » (ceux que les femmes aiment boire la nuit après leurs élans amoureux) vous y trouverez un choix de vins d’apéritifs, de vins effervescents, de vins de desserts et vins de Noël, les meilleurs vins rosés mais aussi les meilleurs vins de Pays, au total près de 450 vins provenant de toutes les appellations que l’auteur vous commente et vous conseille en accord avec des mets. La troisième partie, des étapes de charme chez les vignerons dans nos plus beaux châteaux. Ce Guide propose un choix de chambres d’hôtes, de gîtes, d’hôtels et châteaux à louer dans les vignobles avec des commentaires et des suggestions de vins à déguster aux alentours enfin tout y est proposé pour réussir un séjour bachique idéal. Et enfin, un dictionnaire bachique pour mieux comprendre et pour apprendre les mots du vin.

Prix 22 € € Sortie le 8 mars 2006 / Site : www.femivin.com 13


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Musique Marie Dazzler

Passionnée de Country Music, Marie Dazzler commence sa carrière en reprenant les tubes de ses idoles. Depuis 1984, Marie, artiste charismatique balade sa voix et son énergie sur toutes les scènes françaises et internationales. Marie Dazzler est une des rares artistes de l’hexagone à avoir signé avec une société de production américaine.

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Ce deuxième CD, a été enregistré à Nashville sous le direction de Jim Mc Kell. Un album dont elle est auteur compositeur. De quoi ravir les pieds de « line-dancers » et les oreilles de tous les amateurs de Country Music. Contact : Grizzlyprod@voila.fr Portable : 06 20 25 71 79

Déco Relooking d’espaces professionnels : Quand hôtellerie et restauration riment avec « ambiance »

La décoration et l’ambiance que l’on souhaite retrouver dans un restaurant sont devenues fondamentales. En effet, s’il y a 20 ans nous allions au restaurant parce que « l’assiette » était bonne, aujourd’hui, cela ne suffit plus. Nous souhaitons, en plus, une ambiance dépaysante et chaleureuse. Concernant l’aménagement de chambres d’hôtels, le souhait des clients est le même. Las des chambres standardisées, des ambiances identiques de Lille à Nice, les clients souhaitent retrouver des fils conducteurs communs, des normes communes tout en étant « comme à la maison ». C’est dans ce cadre que j’interviens, pour le groupe LOUVRE HOTELS. J’adapte leur concept national aux particularités locales pour que tous les franchisés et franchiseurs soient satisfaits. 14

Ensuite pour des hôtels Best Western, Mercure ou encore des indépendants, je créée des décors adaptés aux besoins fonctionnels et esthétiques, car il n’y a pas de déco réussie, sans respect, au préalable, des besoins du personnel, et des impératifs techniques. Enfin, je mets mes clients en

relation avec des professionnels du mobilier sur mesure, d’agenceurs spécialisés, de grossistes, et de professionnels du bâtiment pour la réalisation de mes idées. Mon intervention offre un service clef en main, les hôteliers n’ont plus alors qu’un soucis : bien servir leur clients !

Anne-Sophie CARLIOZ Relooking d’intérieur Franckd. 06 80 99 82 60 www.franckd.com


La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOU BO Magazine Journal trimestriel : numéro 16 août 2006

Directeur de la publication Rédacteur en chef Publicité Yves Furic 9, rue Saint Louis 84860 Caderousse Tél. : 06 63 62 62 28 04 90 51 98 66 Fax : 04 90 40 25 84 Site internet : www.lescoubo-magazine.presse.fr

courriel : contact@lescoubomagazine. presse.fr

Création : novembre 2002 Dépôt légal : août 2006 ISSN : 1638 – 0088

Les mots croisés de Jeannine Poirier Horizontalement 1 Soutient sa cause sur le champ. 2 Obscur, affaibli. 3 Revenir à l’argot, personnel. 4 Personne vague, consigner. 5 Pas très tranchantes. 6 Pointe végétale, pointe de métal. 7 Fleur, débordant. 8 Dans la lune, chaîne. 9 Arrivée, sans son. 10 Dans le noir, personnel, infinitif. Verticalement A Bonbon, milieu d’année. B Lever le bonnet. C Tripes et boyau. D Infériorité. E Arbre, graine. F Impératrice, ruisseau. G Sur les boutonnières. H Nature, disposé. I Relief acoustique, tiens dans le midi. J Possessif, observer secrètement.

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Conformément aux lois et règlement en vigueur, l’annonceur est seul responsable du contenu de ses annonces publicitaires. La direction se réserve le droit de refuser de publier les textes ou publicités sans en donner le motif.

Mise en pages Martine Mendez Dimension 1, rue de l’église 84500 Bollène Téléphone : 04 90 40 12 89 fax : 04 90 40 14 65 e-mail : dimension.mc2@wanadoo.fr Impression Delta Color 140, rue E. Lenoir 30900 Nîmes Téléphone : 04 66 04 98 50 Fax : 04 66 04 98 59

Le parler que j’aime, c’est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu’à la bouche. Je parle au papier comme je parle au premier que je rencontre.

Michel de Montaigne (1533 - 1592)

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Mais qu’est ce que c’est ? Ah la pétanque ! La France et l’Italie sont à l’avant garde de cet « art » de notre Provence, mais des différences apparaissent : En France, les traditionnelles boules en bois se couvrent de clous alors qu’on les vernit dans la péninsule. En 1904, un alsacien du nom de Félix Rofritsch avait fabriqué ses premières boules cloutées dans son atelier de la rue des Fabres, dans le centre de Marseille. Ce n’est qu’en 1907 que naît le jeu sans élan, la véritable pétanque. Son nom vient du provençal « pèd tanco » c'est-à-dire « pieds joints ». On joue sur un terrain plus court et le joueur lance sa boule sans élan, à partir d'un cercle tracé au sol.

Abonnez-vous Notez sur papier libre : votre nom, prénom, adresse complète et numéro de téléphone, accompagnés d’un chèque d’un montant de 12 €, couvrant uniquement les frais d’envoi pour 4 numéros, à l’ordre de L’ESCOUBO à l’adresse suivante : L’ESCOUBO Magazine / 9, rue Saint-Louis, / 84860 Caderousse. Bonne lecture !

Phrase célèbre « La dépression, c’est avoir une mauvaise image de soi. Ce qui m’étonne c’est qu’il n’y ait pas plus de personnes déprimées ! »

Albert Meslay 15


L'escoubo n°16 - août 2006  

La vie des gens au coeur de notre terroir :Gard rhodanien, Haut-Vaucluse, Drôme provençale, Ardèche méridionale

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