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La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOU BO Magazine Gard rhodanien, Haut-Vaucluse, Drôme provençale, Ardèche méridionale

Festiva l Arts de la Table à Vaison

Entre la pierre et l’eau

Les Chœurs de France-Provence à Courthézon

Miossec à Bollène

Toutes voiles dehors...

À voir, à faire au cœur de

notre terroir : Clovis Millet, collection-passion

événements, manifestations, rendez-vous... Trimestriel gratuit numéro 7 - mai 2004 1


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Patrimoine

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Un pont dont le temps n’est pas « suspendu »

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M M A I R E

Éditorial >> Patrimoine >>

Un pont dont le temps n’est pas suspendu

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Jeux

Mais qu’est ce que c’est ? Les mots croisés

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Reportages

Entre la pierre et l’eau Clovis Millet : Un homme de passion

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Association

Un don pour Enzo

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Histoire

Notre ancêtre le Gaulois

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Sport Récit

Les Contes du Maset

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005, annonce un vaillant centenaire à Saint-Martind’Ardèche. Si les centenaires ont un avantage, c’est bien qu’il n’y a plus grand monde autour d’eux qui puisse se souvenir des traits du visage d’un bambin ou d’une jeunesse que les ans ont marqué. Il n’en va pas de même pour les paysages. On imagine mal un panorama autrement que tel qu’on le voit aujourd’hui. Habitants et visiteurs de la fin des gorges de l’Ardèche sont familiers du profil d’Aiguèze au-dessus de l’Ardèche. Le clocher n’est pourtant devenu gothique qu’au début du siècle dernier grâce au zèle archiépiscopal de Monseigneur Fuzet. L’époustouflant travail, mené à bien par l’association aiguézoise a aussi permis de faire restaurer les peintures intérieures de l’église qui est désormais un superbe exemple de l’idée qu’on se faisait du gothique aux premiers jours du 20e siècle. Qui se souvient du clocher octogonal ? Les cartes postales anciennes. Un autre centenaire se profile dans les parages : le pont suspendu qui relie Saint-Martin-d’Ardèche à la commune d’Aiguèze, justement. Le gué qui reliait historiquement les « pescadous » de Saint-Martin au fief d’Aiguèze, reçu un splendide pont de pierre à la fin du 19e siècle. Il n’existe plus qu’en photos. L’Ardèche ne lui a pas laissé longue vie. Et c’est donc ce pont à une voie, cassetête pour les « stressés du bitume » qui trône, tous câbles dehors, depuis 1905, entre les deux villages, les deux départements, les deux régions, mais, le même pays. Le pont suspendu de Saint-Martin-d’Ardèche à Aiguèze aura cent ans l’an prochain, qu’on se le dise ! Voilà qui mérite quelques égards. Donc quelques célébrations. Que faire pour fêter ce vieillard sans rides ? Il y a bien sûr l’aspect patrimoine en rassemblant la documentation sur la traversée de l’Ardèche, les textes, les photos, afin de présenter au public, mais aussi l’aspect manifestations en prévoyant des moments de fête. Autant s’y prendre un peu à l’avance car pour le pont, le temps n’est pas « suspendu » Et puis 1905 - 2005 pour le pont, ça tombe « piles » Jacques Meunier 2

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À l’Affiche

AU CŒUR DE NOTRE TERROIR L’actualité de nos villes et de nos villages

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IDRAC’S Cup, toutes voiles dehors

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Divertissements

Le temps se moque (poème) La phrase célèbre Hé bé ! D’où ça vient Les pensées de Laurent Santi

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Mais qu’est-ce que c’est ? Flûte, bûche, piquet, canne, quel est cet objet au nom fleurant bien la Provence ?

La langue au chat Avant de lire la réponse page 15, sachez que l’été arrivant à grands pas, cet objet n’est plus vraiment utile.?


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Éditorial

Yves Furic

hères lectrices, chers lecteurs, le printemps est arrivé et déjà les fleurs s’ouvrent sur les arbres fruitiers et dans les jardins.

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Le printemps, c’est toujours une saison de renouveau. Comme vous pouvez le constater, votre journal l’Escoubo se développe lui aussi. En effet, grâce à son succès, dès ce numéro 7, votre journal se transforme en Escoubo MAGAZINE. Les raisons sont diverses. Tout d’abord, par une augmentation progressive de sa pagination : les numéros 1, 2, 3 et 4 avaient 12 pages, les numéros 5, 6 et 7 possèdent 16 pages et à moyen terme, ce seront 20, 24, 28 voire 32 pages qui s’annonceront nécessaires.

Nécessaires pourquoi ? Tout simplement afin de répondre au sous-titre : « La vie des gens au cœur de notre terroir. » Car, si nous parlons de terroir, il faut parler des communes qui en font partie et c’est donc petit à petit que nous proposerons aux villes et villages qui le composent, de communiquer sur leur actualité, leur patrimoine, leurs habitants, leurs aménagements, leurs fêtes, etc. Le papier aussi change et va permettre au magazine de garder une bonne tenue en main au fil des paginations.

Le parler que j’aime, c’est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu’à la bouche. Je parle au papier comme je parle au premier que je rencontre. Michel de Montaigne (1533 - 1592)

Espérant aller dans le sens d’une évolution intelligente, nous vous souhaitons de bonnes heures de détente.

Les contes du Maset Résumé. Les contes du maset L’auteur est tombé amoureux d’un maset. Souhaitant l’acquérir, il se met en quête du propriétaire. Il rencontre deux agriculteurs : Gagnac et Pilou qui après lui avoir raconté une histoire incroyable, (Voir « le dernier voyage des Chartreux » N°1) lui donnent le nom d’un possible propriétaire : le père Boutin. L’auteur est mal reçu (Voir « l’accent » N°2) et décide de retourner chez Pilou. Celui-ci lui raconte l’histoire d’un « pauvre » célibataire (Voir « Carcanne le riche » N°3) Toujours bredouille, il apprend que madame Gagnac est malade, il lui rend visite et l’ancienne institutrice lui parle d’une rencontre pas comme les autres. (Voir « le bouquet de persil » N°4) C’est le deuxième été de recherches et une idée soudaine pourrait bien aider notre auteur dans sa quête. (Voir « le train de onze heures du soir » N°5) Après cette infructueuse rencontre, découragé, il se met en quête ailleurs. (Voir « chaleur » N°6) Un autre havre de paix est peut-être possible. (suite page 8) 3


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Reportage

ernard Vieules est un artiste. Un homme simple qui aime son travail. Depuis dix ans, il sculpte la pierre dans le but original et non moins artistique de donner naissance à des fontaines d’ornement. Installé à Roquemaure depuis deux ans, il peut s’adonner à sa passion dans son atelier en plein air. Penché sur un gros bloc de pierre, massette et cradine (burin à dents) bien en main, il crée au fur et à mesure de son inspiration. Il se laisse guider par la pierre, sa couleur, sa forme et sa densité. Il travaille avec elle et va au-delà de son imagination, comme un poète avec sa muse. De temps en temps, afin de soulager ses bras du mouvement continuel de la frappe sur la matière, il fait appel à quelques outils pneumatiques. Mais tout marche au feeling, car, la pierre est avant tout « un matériau vivant, un matériau avec lequel il y a un contact particulier. » J’ai essayé de travailler avec de l’argile, ne serait ce que pour faire des maquettes, mais je n’ai pas accroché. Aujourd’hui, je les façonne en plâtre avant de sculpter mon modèle dans la pierre de Tavel ou dans l’albâtre. Certaines de ses sculptures naissent également à partir de pierres trouvées au hasard de promenades et ayant déjà un cachet particulier. Ces cadeaux de la nature, comme il les appelle, semblent déjà vivre. Le temps les a travaillés. L’eau s’y est autrefois infiltrée, laissant quelques concrétions calcaires diversifiées par leur forme et leur couleur. Ces pierres, le sculpteur ne les touche presque pas. Juste donne-t-il quelques coups de ponceuse par-ci par-là pour leur donner un peu de relief. Et les veines multicolores qui courent sur le roc laissent libre l’interprétation à chacun. Ainsi, une fois que la pierre est devenue par la main de l’artiste : une œuvre, une création ; Bernard l’habille d’un réseau

Entre la pierre et l’eau

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hydraulique et électrique pour finaliser la fontaine qui ornera les jardins des particuliers. L’eau qui passe sur la pierre la met en mouvement, lui donne vie. La lumière se reflète et danse dans l’eau qui s’écoule et circule librement dans le bassin. La forme de la pierre a une influence sur le mouvement de l’eau qui la dynamise et favorise en même temps une ambiance sereine et zen. Ce n’est pas pour autant que Bernard multiplie ses œuvres en

plusieurs exemplaires clonés. Bien sûr, cela lui permettrait de mieux gagner sa vie. Mais pour lui : Chaque sculpture est une création en elle-même. Je cisèle des pièces uniques, je ne fais pas de série sinon je m’ennuie ! Tout ça c’est bien beau mais ça n’a pas été toujours rose. Après avoir travaillé dans l’électricité, l’eau et l’aménagement des jardins, un peu par hasard, Bernard s’oriente vers la sculpture. C’est un ami qui lui enseigne son savoir-faire et lui permet

enfin d’accéder à son rêve : « fabriquer des fontaines » Il prend des cours avec un tailleur de pierre professionnel afin d’acquérir une bonne technique. Il étudie pour cela les proportions, l’anatomie, mais aussi la géométrie. Les débuts sont difficiles et peu rémunérateurs et Bernard doit travailler sur des chantiers de restauration de vieilles bâtisses. Aujourd’hui, à bientôt cinquante ans, on peut dire que Bernard a fait d’une pierre deux coups puisque sa passion est devenue son travail et vice versa. Maintenant, j’ai trouvé ce que j’aime vraiment faire, je me suis trouvé, je suis moimême. Sculpter est un travail au sens noble du terme et non pas une corvée. J’ai du plaisir à me lever le matin, pour découvrir et apprendre tous les jours, même si parfois je reste bloqué pendant des jours sans créer. Cela dépend de mon état d’esprit ou de la maturité du projet. De toutes façons, j’évolue tous les jours. « Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard » disait Victor Hugo et si Bernard Vieules est venu par hasard à la sculpture, aujourd’hui son travail est une réelle passion qui lui permet de s’exprimer. Le talent est là hasard ou pas hasard ! À chaque nouvelle sculpture, il laisse ses mains et sa sensibilité le guider pour créer... Non ! Pas juste une fontaine, mais une œuvre à part entière. Vous pourrez le retrouver au salon de la sculpture à Uzès le 20 juin 2004. Sophie Moulin


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Association

Zoom sur Les-Chtis-Les-Arts Un don pour Enzo

es Chtis-Les-Arts vous donnent de leurs bonnes nouvelles

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Les recettes des spectacles de l’année dernière ont permis d’offrir le 23 décembre 2003 aux enfants des papillons blancs (IME Pierrelatte) six tapis de sol pour leur entraînement physique et une peluche à chacun des 24 enfants. Puis le 31 janvier 2004, un don de 1250 euros à Enzo par l’intermédiaire de l’association «Les étoiles du bonheur». Enzo est un petit garçon atteint d’une maladie rare. Né sans tibia, il subit en ce moment même sa 4ème opération dans un hôpital américain. Les parents du petit Enzo sont les correspondants à joindre pour

l’Association «Les étoiles du bonheur» au 04.75.84.68.94 ou directement sur le portable de Didier Verpiot (le papa) au 06.11.22.14.11. Si vous le contactez, transmettez-lui l’amitié des Chtis-LesArts et des myriades de bisous pour Enzo et sa maman. Merci pour l’attention que vous portez à notre association, à bientôt. Bien Chtis-les-arts-rement vôtre

Fathia Dahmani, Frédéric Balme, Julie Daracq, Mathieu Martelli, Sabrina Sochor, Sophie Dumas, Stéphanie Anastasy, Véronique Barro, Virginie Meo, Yannick Sanchez. Assistants : Claudine, Frédéric, Mme Bruyère et sa fille, le Comité des Fêtes de Lapalud, Association des Donneurs de Sang de Lapalud, Les Parents

Amis et Bénévoles. Technique, Sono et lumière : Alain

Graffiade,

Techniques

Services

Lapalud

Pierrelatte, Lycée

et

Gustave

Jaume, son Proviseur et la section cinéma. Contact : Les-Chtis-Les-Arts 26700 Pierrelatte Tél. 04 74 04 20 44 ou 06 14 21 46 64

Tous les spectacles sont entièrement créés par l’Association «Les-Chtis-LesArts» Acteurs, Compositeurs, Chanteurs, Danseurs, Musiciens : Azdine Benkara, Bruno Di Maggio, Cécilia Icard, Coralie Loddi, Élodie Boulay, Émilie Jérôme, Estelle Pera-Oliveras,

Les aventures de Scoubo

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Histoire

istorien, Pierre Gastal est parti du constat qu’il restait décidément bien peu de traces de « nos ancêtres les Gaulois » dans la langue que nous parlons. Alors qu’il y a une continuité sans faille des générations sur le même territoire. Au terme d’une recherche de sept ans, il a découvert que nombre de mots familiers, régionaux, dialectaux et aussi des noms de plantes et d’animaux, nous employons beaucoup plus de gaulois que nous ne pensons. Une langue parlée pendant des siècles sur une vaste étendue, et par un peuple dont les descendants vivent toujours sur le même sol, peut-elle à ce point s’évanouir ? Quand le paysan ardéchois évoque les balanes (les genêts) de sa montagne, quand son voisin berger conduit ses bêtes au bachas (l’abreuvoir) quand l’ébéniste du village explique comment il travaille le verne (l’aulne) que prononcent-ils d’autre que de purs mots gaulois ? Au-delà du vocabulaire régional, un grand nombre de termes gaulois sont restés vivants dans le français d’aujourd’hui. On ne s’en doute généralement pas. Le

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Notre ancêtre le Gaulois

couvreur qui pose les lauses, le bûcheron qui coupe des billes, le vendangeur chargé de sa benne n’ont pas idée que ces mots sont gaulois. Pas davantage que la ménagère qui débouche la bonde de son évier, l’enfant qui extrait un marron de sa bogue... ou gobe un œuf ! De fait, il y a peu de chances qu’on le leur apprenne. Et l’on voit que la question récurrente de notre celtitude se pose aussi dans la langue que nous parlons. On l’a remarqué, c’est dans les mots paysans, désignant les outils de travail, les bêtes, le cadre de vie, que les termes gaulois se sont le mieux conservés. Et, on l’a dit, dans les régions les plus éloignées des grandes voies de passage. Mieux préservées des apports extérieurs, des évolutions dues aux lettrés ou à la mode, les langues régionales ont donc gardé, plus que le français de Paris, des traces du gaulois. Des coutumes qui persistent Ainsi des feux de la SaintJean, liés au solstice d’été, autrefois accompagnés de

sacrifice d’animaux, immolés par le feu. Tradition cruelle supprimée sous Louis XV. Le géant d’osier brûlé rue aux Ours le 3 juillet avant la guerre de 1914 rappelle ce même rite. Cette coutume survit encore dans certains villages à la veille du carême (Carmentran). Nous pourrions aussi citer la fête celtique d’Halloween qui revient chez nous après être passée par les Etats-Unis et qui avait pour but d’apaiser les esprits des morts censés revenir tourmenter les vivants dans la nuit du 31 octobre, fête de Samain, dieu de la mort. Un seul nombre a résisté Jusqu’à la Révolution, s’est perpétué le système vicésimal (qui a pour base le nombre vingt). On trouve par exemple : six-vingt (120) dans Molière, l’hôpital des Quinze-vingts (300) rappelle, au temps de Saint-Louis, la création de cet établissement pour loger trois cents vétérans aveugles. Villon, qui le cite dans son « Testament » y fait encore un legs aux onze-vingts Sergents (220) de la prévôté de Paris. Seul le

nombre quatre-vingts nous est resté. Pourquoi le gaulois est-il mal connu ? La réponse à cette question tient avant tout dans le fait que les Celtes, dont les Gaulois sont un rameau, proscrivaient la transmission des connaissances par l’écriture. Leur enseignement était donc exclusivement oral et César donne à cela deux raisons : le souci de ne pas divulguer les mystères de leur doctrine et le désir de développer la mémoire de leurs élèves. Quoi de mieux afin de donner à ce choix une valeur poétique que de rappeler cette phrase de Camille Jullian : « Les Celtes trouvaient plus beau, plus noble, plus pieux de parler, d’entendre et de se souvenir. » Lire le livre de Pierre Gastal « Sous le français, le gaulois » contact : Jean-Marie Mathieu, B.D.S.R., 11, rue du clos Gaillard, 26000 Valence. Tél. 04 75 40 11 82


Les Coteaux de

Fête de la vigne et du vin à la Cave « Les Coteaux » de Visan... Un beau programme ! Samedi 22 mai 2004 JOURNÉE PORTES OUVERTES DE 9 H À 18H30 : VISITE DES CAVES AVEC DÉGUSTATION sur fûts commentée à la cave de vieillissement « Saint-Vincent ». VISITE DU VIGNOBLE ET DU VILLAGE en petit train. EXPOSITION-VENTE d’épices et de produits artisanaux élaborés par Chantal Malot à partir d’ingrédients de haute qualité et indispensables à l’équilibre alimentaire ( à base de truffes et d’olives de Nyons, foie gras du sudouest, huile d’olive, etc..). EXPOSITION DE PEINTURE d’Alain Pierandréi au caveau. VISITE DU TERROIR commentée en quad de 9 h à 18 h - 40 € l’heure, sur réservation 06 86 41 26 20 A MIDI ET LE SOIR MENU SPÉCIAL « Fête de la vigne et du vin » à l’Hôtel du Midi et au restaurant « Les Troubadours » de Visan 15 h : CONFÉRENCE SUR LA NUTRITION animée par Chantal Malot sur le thème « Balade autour du nouveau savoir manger » à la Cave les Coteaux de Visan.

Pour plus d’informations : cave@coteaux-de-visan.fr http://www.coteaux-de-visan.fr Tél : 04 90 28 50 80 - fax : 04 90 28 50 81 Caveau ouvert 7jours/7

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Spécial Ferme célébrités Depuis le 16 mars, Visan est en effervescence avec l’annonce de l’installation de la « Ferme célébrités ». Les journalistes accourent de toute la France, Visan fait la une de la presse nationale et régionale, une belle promotion pour notre village et nos vins. Les curieux affluent autour de la ferme et certains marquent une halte au caveau, cela laisse supposer que, désormais, la majorité des français sauront situer Visan et connaîtront ses vins !

Le caveau est ouvert 7J/7. Pour plus d’information : tél. 04 90 28 50 80 - fax 04 90 28 50 81 e-mail : cave@coteaux-de-visan.fr

Sport Toutes voiles dehors

DRAC’S Cup ! Voilà un nom qui fleure bon les grandes épreuves de voiles comme l’AMERICA’S Cup. Mais, ne nous étonnons pas de trouver un nom si médiatique, car, ce sont des étudiants en commerce qui forts de l’expérience de leurs aînés, on reconduit cette année les 31 janvier et 1er février 2004, une belle épreuve en Méditerranée qui regroupent de nombreux monocoques aux mains de férus de voiles parmi les étudiants de plusieurs écoles, universités ou jeunes cadres d’entreprises. Pour cette deuxième édition, ce 31 janvier 2004, Port Camargue est enveloppé d’un ciel gris, à la limite de la pluie, mais avec le plus grand ami des marins : le vent ! Pour cette première journée, les spectateurs sont nombreux et le quai qui accueille les voiliers est le théâtre des préparatifs de cette merveilleuse régate. Dans le cadre d’une formation faisant appel à un projet événementiel s’autofinançant, l’équipe organisatrice de cette

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épreuve composée de Sarah Kieffer, Benoît Lavigne, Marc Lacan et Georges-Philippe Garin, précise ses objectifs : Nous souhaitons favoriser les rencontres et les échanges entre étudiants et professionnels... La voile aborde des sujets aussi importants en entreprise que l’esprit d’équipe, la compétition, la convivialité et pour que notre événement ne se résume pas à une régate au large et afin de sensibiliser le public à une cause qui nous est chère, nous avons souhaité mettre en place un salon sur la protection de l’environnement marin. Au bout de ces deux journées merveilleusement organisées, l’équipage de « la capitainerie de Port Camargue » remporte le grand prix de cette IDRAC’S Cup, mais, car il y a un mais, le prix de cette régate étant l’inscription à la SPI DAUPHINE autre grande régate de Méditerranée d’une valeur de 1500 euros et sachant que l’équipage gagnante ne peut y participer, en grand seigneur

de la voile, l’équipage de la capitainerie de Port Camargue donne son prix à la première école la mieux classée. C’est donc l’équipage de « l’école nationale de l’aviation civile » qui termine 3e de cette épreuve qui se trouve inscrit. N’oublions pas la très bonne 2e place de la société GENATI ONE et la magnifique 4e place de l’I.U.T. de Nîmes. Une autre initiative de la part de ces jeunes étudiants et dont certains seniors pourraient prendre de la graine, a été de

faire participer les enfants de la région en leur proposant de réaliser des œuvres artistiques sur le thème de la mer et des bateaux. Ce sont les deux écoles maternelles de LaGrande-Motte et de Carnon qui ont pu sur les cimaises de la salle du Yach Club de Port Camargue suspendre leurs œuvres durant les deux journées. Courriel : contact@idracscup.com Yves Furic 7


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Récit

Les contes du maset par Paul-Alice Clément

rouver un autre maset, c’est facile à dire, mais des comme « le mien » il n’y en a guère. Lisant le journal local, j’entoure une petite annonce qui vante la beauté d’une maisonnette à vendre sur une route qui mène au MontVentoux. Je décide de m’y rendre. Pour la trouver, pas besoin d’agent immobilier, quelques kilomètres parcourus sur la fameuse petite route et la voici qui se présente à mes yeux. Elle est dans un état tel que je n’aurais pas assez d’une vie pour la restaurer. La matinée est bien avancée et j’en profite pour explorer ce petit coin de pays.

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Décrire une route de Provence en été n’est pas un exercice très difficile : une bande d’asphalte noir qui sue le bitume, des platanes serrés comme un mur inviolable aux rayons du soleil, de chaque côté, un fossé où coule l’eau d’irrigation des vergers avoisinants et palliants aux multiples virages qui coupent et recoupent le ruisseau, des petits ponts de pierres usés offrent leurs murettes ombrées aux piétons, lors d’une halte réparatrice. Les pneumatiques de ma bicyclette collent au sol et parfois glissent sur la matière gluante. Passé le pont, je décide de m’arrêter un instant quand, coupant celle-ci, j’aperçois, cachée dans les herbes folles, une ancienne ligne de chemin de fer. Sur la droite, derrière un bosquet, une vieille gare semble abandonnée. Je m’en approche et longe un des murs où se frottent les branches d’un platane. Dérangées par ma présence, les cigales s’arrêtent de chanter. J’ai même l’impression que la bâtisse me demande de me taire et d’avancer sans bruit. Pour la suite de l’histoire vous allez vous rendre compte que si les murs demandent de me taire, les rails ont eux leur mot à dire. 8

LES DEUX PETITES GARES Une petite gare comme je les aime. Elle a dû naître au dixneuvième siècle. Son toit de tuiles rouge comme les mas de la région contraste avec la façade grise qui domine la placette où devaient s’arrêter les fiacres et les charrettes. Les fenêtres du haut sont closes par des volets délavés et secs ; tellement secs, que les boulons d’assemblage, libres comme l’air à travers de larges trous, ne servent plus qu’à empêcher les lattes de bois de profiter du mistral pour partir vers Marseille. Les gonds rouillés sortent du mur et ne doivent leur maintien qu’à quelques morceaux de bois enfoncés là lors d’une réparation d’urgence. Les fenêtres du bas sont murées par de vieilles briques et ne laissent pénétrer aucun regard curieux. J’écarte les ronces pour aboutir enfin sur ce que j’apprécie le plus, le quai ! Il est magnifique et j’imagine très bien les voyageurs de l’époque attendre le train pour aller à la ville. Les femmes provençales habillées de longues robes noires, une petite coiffe en dentelle sur la tête, le panier au bras et les hommes avec leur veste de velours et le chapeau du dimanche. Même sorti de mon rêve et malgré

son état délabré, le décor me parle encore. Sur la façade qui donne sur le quai, les volets à l’étage sont ouverts. Il y a trois belles fenêtres dont les carreaux en parfait état s’irisent suivant l’endroit où je me trouve, la marquise qui protège le quai des pluies de l’automne, est maintenue par des supports rivés comme à la tour Eiffel, en dessous, trois grandes portes vitrées de douze carreaux poussiéreux m’empêchent de voir l’intérieur. À côté de la porte de droite est fixée la plaque en émail bleu indiquant deux noms : « Aubignan-Loriol » Il est vrai qu’à cette époque les gares étaient souvent placées entre deux villages et portaient le nom des deux. En dessous du panneau, un cadre en bois où quelques horaires effacés par le temps sont toujours à la disposition des voyageurs. Et à gauche de la porte-fenêtre centrale, la pendule à double face, marque encore cinq heures et demi et n’attend que les tours de clé du chef de gare pour redémarrer. Quelle est belle cette gare ! Pour mieux la contempler et revivre en rêve l’arrivée d’un express, je traverse la voie en faisant bien attention qu’aucun train ne circule... On ne sait jamais ! En face, il y a un abri avec contre le mur inté-

rieur, un banc en bois vermoulu où je ne risque pas de me reposer tant la chute est certaine. C’est donc sur le quai que je m’assieds les pieds sur le grand rail rouillé où des tonnes et des tonnes de convois ont dû rouler. Tout est calme, à peine si j’entends le ruisseau au bord de la route ou le vent qui essaye de s’infiltrer entre les murs et les friches. Les coudes en appui sur mes genoux, le menton dans les mains, le regard rivé sur un coquelicot qui a trouvé sa place entre deux traverses, je laisse passer le temps. Tout à coup, j’entends comme un bruit métallique. Afin de ne pas paraître idiot j’inspecte d’abord les alentours et ne voyant personne, je saute sur la voie. Alors, agenouillé à la manière des indiens dans les westerns de mon enfance, je pose l’oreille sur le rail : toc, toc, toc ! Un silence puis : toc, toc ! C’est bien des coups portés sur le rail que j’entends. J’en aurai le cœur net, je décide de remonter la voie, d’abord une centaine de mètres sur la droite puis une centaine de mètres sur la gauche. Rien ! Il n’y a personne. De nouveau, je colle l’oreille sur le rail et : toc, toc, toc ! Un silence et : toc, toc ! Je ne rêve pas on frappe sur le rail. Curieux et inquiet à la fois, je tourne toute d’après midi en vain afin de découvrir


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la source de ce « toc, toc, toc ! » Bredouille, je rentre chez moi. L’histoire pourrait s’arrêter là et le mystère rester entier, pourtant... Deux années viennent de passer. Je suis en vacances dans le Jura où je suis venu passer quelques jours. C’est une région que je ne connais pas. Profitant des couleurs et des senteurs du printemps, je quitte ma chambre d’hôtel et pars à travers champs. Les prairies en fleurs semblent sortir tout droit d’une aquarelle où le peintre aurait exagéré les couleurs. Ce ne sont que marguerites, boutons d’or, bleuets et plein d’autres fleurs dont le nom m’est inconnu et d’ailleurs je ne sais même pas si ceux que je viens de citer correspondent bien à l’époque de la floraison. Toujours est-il que les fleurs sont par milliers et que les vaches charolaises s’en gavent jusqu’à en perdre le souffle. Ces dernières ne me voient pas, chose qui m’arrange car malgré leur air paisible, je n’aimerais pas qu’elles me regardent avec leurs gros yeux ronds en se disant : « Mais quel est ce petit moucheron qui vient piétiner notre tapis fleuri ? » Car à mon humble avis, je n’ai pas le droit « bovin » de marcher sur cette richesse. Ma ballade continue dans un sous-bois où gnomes et fées doivent souvent déambuler. Loin devant moi, une famille de chevreuils traverse un ruisseau en ayant soin de temps en temps de s’arrêter et de se mettre à l’écoute du moindre craquement de branche sèche ou du moindre tremblement de feuillage. Quittant ce monde de beauté et de poésie, je débouche sur une petite route : - « À gauche ou à droite ? » Allons dans le sens où va le vent ! Au loin, derrière deux grands peupliers, une maison. Je m’approche et m’aperçois qu’en fait de maison,

c’est une petite gare. Oui mes amis ! Et à part les tuiles marrons plutôt que rouges et les volets moussus plutôt que secs, me revoilà devant la même petite gare que celle d’Aubignan-Loriol. Incroyable ! Vite, j’en fais le tour et devant moi se trouve le même quai et les rails rouillés couverts par les herbes épaisses. Mais par contre, je ne vois pas, de l’autre côté, l’abri pour les voyageurs. Inspectons mieux ! À l’intérieur difficile de jeter un œil, les carreaux sont tellement sales ! La plaque ? Mais oui, la plaque ! Le nom de la gare. Sur la façade rien, derrière rien, enfin, tout en haut, presque à toucher le toit, je peux lire : « Larnaud-Ruffey » Je regarde alors de tous côtés, vérifiant ainsi que personne n’est à l’affût et m’agenouille sur une traverse. L’oreille collée sur le rail, écoutant attentivement, je refais l’Indien. - « Ben ça alors ! Vous êtes malade ? » Je me relève d’un bond : - « Oh la la ! Vous m’avez fait une de ces peurs. » Devant moi, un vieil homme au fort accent, légèrement plié par les années, s’appuie sur une canne. Il est habillé d’un bleu de travail comme tous les vieux de son âge. Comme si son travail avait été le plus beau souvenir de sa vie, comme si encore aujourd’hui il regrettait cette époque laborieuse, comme s’il parcourait encore les endroits où il avait travaillé, comme s’il surveillait, de peur que quelqu’un, abîme ou efface, sa ligne de chemin de fer : - « Y en a plus des trains ici ! » - « Je m’en doute bien ! Je sens alors le rouge monter sur mes joues, je voulais écouter les rails pour m’assurer qu’ils ne faisaient pas... toc, toc, toc ! » - « Qu’est ce que vous me dites ? Vous êtes fou ! » Il est vrai que si ce n’est pas du tout le cas j’en ai bien l’air et je reprends la conversation en plaisantant :

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désire s’abonner à L’Escoubo, 9 rue Saint-Louis, 84860 Caderousse Veuillez trouver ci-joint mon chèque à l’ordre de L’ESCOUBO. - « Je vous taquine... Non ! Je ne suis pas fou, je m’amusais comme un gosse. Dites ! Habitant à côté de la voie, vous devez en savoir sur les trains ? » - « Vingt ans mon p’tit gars ! Vingt ans ! Ah ça, t’as raison ! Pour en connaître j’en connais un rayon, vingt ans j’te dis, vingt ans que j’y ai travaillé sur cette voie, mais je n’ai jamais vu personne écouter les rails, ça alors... Jamais ! » Et il disparaît comme il était venu, doucement comme un chat en longeant la voie. Manifestement, je l’ai choqué. Mais qu’à cela ne tienne, têtu, je décide de reprendre la position : les fesses en l’air les genoux sur la traverse et l’oreille sur le rail. Rien, j’ai trop d’imagination, dommage ! Inspectant alentour, je m’aperçois que la voie continue un peu plus loin, une longueur de rail a été démontée. Je suis de nouveau prêt à prendre la position d’écoute quand je me rends compte du ridicule de la situation et renonce en invoquant tous les petits mots qui me qualifient alors. Assis sur le bord du quai, mon imagination déborde de nouveau : les personnages qui vont au marché, les charrettes, les fiacres sur la placette en dessous des platanes. Des cris d’enfants me sortent du rêve. Ils sont trois, une fille et deux garçons. Bloqués net dans leur élan, ils s’interrogent sur ma présence : - « Oh les enfants ! Ne crai-

gnez rien, je ne vais pas vous manger ! Vous êtes du coin ? » La petite fille plus téméraire me précise qu’ils habitent au passage à niveau un peu plus loin et qu’ils viennent tous les jours écouter les fantômes : - « Quels fantômes ? » - « Les fantômes des rails bien sûr ! » - « Bien sûr ! Les fantômes des rails. » Je m’empresse de leurs demander si je peux participer à ce délire. - « Oui monsieur ! Il suffit de mettre son oreille sur le rail et d’écouter. » - « Mais ça fait une heure que j’essaye et... » - « Ah bon ! Vous les connaissez aussi ? » - « Euh non ! » - « C’est parce que vous n’avez pas attendu quatre heures, car il n’y a qu’à quatre heures que ça tape ! » Et nous voilà tous les quatre alignés, chacun sur une traverse, l’oreille sur le métal froid, attendant quatre heures. Soudain : - « Toc, toc, toc ! Silence, et toc, toc ! » Je me relève hébété. Les trois enfants, l’oreille toujours collée, me regardent avec un franc sourire : - « Alors ! Me dit la petite fille, vous avez entendu ? » Bien sûr que j’ai entendu et mon cœur se met à battre très fort, je n’ai pas rêvé puisque trois enfants ont, eux aussi, entendu. La journée pourrait s’arrêter là et le mystère rester entier, pourtant... Suite dans le prochain numéro

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Lecture Contact : VIESBEN É D I T I O N S, B . P.

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2 6 2 9 0 D o n z è re Tél. / Fax : 04 75 51 63 38

Courriel : viesbe n @ ya h oo.fr

Jacques Benoist : Pour cet ingénieur, la retraite ne mit pas fin à une vie d’intenses activités, de voyages et de rencontres. À 65 ans, toujours avide d’espaces et d’amitié, discret sur ce qu’il fut et vécu d’aventures, Jacques Benoist écrit maintenant des souvenirs qui ne sont pas les siens et brosse des situations qu’il n’a pas vécues. Rien donc d’autobiographique dans ses romans. De plus, il fonda VIESBEN ÉDITIONS afin de promouvoir des auteurs locaux. Après moult pérégrinations professionnelles, son quotidien est un hommage sincère à la région où il choisit de vivre en famille voilà si longtemps qu’il est aujourd’hui porteur de tous les parfums de Drôme provençale.

Claude Fourgous se raconte sans détour dans cette autobiographie aux accents de roman noir. Son « ciel de crasse » écrase encore sa chape de plomb : l’enfant « abandonné » qu’il fut. Il en garde au cœur les marques de la morsure des responsables anonymes qui le vouèrent au malheur. Parviendra-t-il, lors de sa quête de quarante années, à travers les allées de cimetières où reposent à jamais ses rêves de bonheur, à retrouver ses origines ?

Le temps se moque par Béatrice Dexheimer

Le temps s’en va, Le temps s’en vient, Le temps s’enroule Et se déroule : Le temps se moque !

Il sculpte Au coin de ton regard, Aux commissures de tes lèvres, Ta carte de visite. Extrait du recueil « Plein Vent »

Le temps clapote Sur la marée De toutes les attentes. Il se dandine et fanfaronne Sur les nuits blanches. Il se dissout entre mes mains, Il joint les soirs Et les matins. 10

Editions du Ver Luisant

Une phrase célèbre « J’ai fait un peu de bien, c’est mon meilleur ouvrage » Voltaire

De la moderne ferme éolienne de Donzère à la forteresse médiévale couronnant le rocher de Mornas en passant par le site nucléaire du Tricastin, se déroule l’insolite de l’intrigue de ce nouveau roman de Jacques Benoist. Jacques Marigot, cruciverbiste dilettante et correspondant local de presse flanqué de son ami Benoît Doran, désagréable grognon claudiquant, s’accrochent à la recherche de la clé d’un problème à première vue bien compliqué. L’auteur mène avec patience cette curieuse équipe à travers rumeurs, suspicions et ragots afin qu’elle puisse résoudre l’énigme que pose un orchestre de voyous croyant couvrir de leurs agissements la soyeuse déchirure du vent chuintant la musique flûtée d’Éole.

Hé bé ! Ces vers à soie sont vraiment des champions ! 60 000 magnans représentant 30 g d’œufs mangent plus d’une tonne de feuilles de mûriers afin d’atteindre l’âge adulte. Le ver file son cocon d’un fil ininterrompu de 300 à 1500 m. Dès le milieu du XIXe siècle, la sériciculture atteint des sommets avec plus de 20 000 quintaux de soie.


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À l’affiche au cœur de votre terroir

Bollène

Expositions Du 16 au 29 mai FIGURATION... FIGURATION ! L’association Culture Arts Plastiques de Bollène présente un groupe d’artistes aux cheminements divers. Collégiale Saint-Martin Du 26 mai au 8 juin LIBRE COURS Exposition collective des établissements de la ZEP de Bollène. Un voyage sans carte ni boussole vers des destinations déverrouillées. Espace Ripert Du 4 au 29 juin PASCAL GIRODIER, PEINTRE Un hyperréaliste attiré par l’architecture moderne et qui retranscrit avec précision chaque détail des édifices croqués. Office de Tourisme Du 18 juin au 18 juillet SALON DE PRINTEMPS Collégiale Saint-Martin Du 21 juin au 24 juillet Exposition des œuvres de PAULE TAVERA ET MARTINE QUÈS, PEINTRES Espace Ripert

Rendez-vous Le 18 juin SPECTACLE DE FIN D’ANNÉE DE LA CIE ET LOUNDA Une occasion pour les débutants comme pour les danseurs confirmés de la compagnie de présenter sur scène leur travail. Salle Georges Brassens - 6 euros Le 21 juin à partir de 19h FÊTE DE LA MUSIQUE Centre-ville

Le 22 juin à 20h30 « LE REFLET », SOIRÉE THÉÂTRE En 1re partie, « Les villageois malicieux » ou comment par leur malice des villageois résistent à un roi orgueilleux et cruel, par les enfants de l’association Mille et Zim 84. 2e partie, présentation des travaux des ateliers de pratique artistique du Collège Boudon. 3e partie, « Le reflet » de Raphaël France Kullman, spectacle jeune public retraçant l’histoire de Nanar et de Coco. Salle Georges Brassens - Gratuit Le 23 juin FEU DE LA SAINT-JEAN Organisé par l’association Parlaren à Bouleno, l’Oustau dou Piuei et la Bibliothèque municipale Du 3 au 6 juillet FÊTE DE BOLLÈNE-VILLE ET FANFARONNADE Centre-ville

Concerts Le 9 mai à 21h MIOSSEC Salle Georges Brassens Tarifs : 16 et 10 euros

Le 4 juin à 21h «HOT GAMMES » CONCERT GOSPEL 15 voix féminines et masculines, un piano, une guitare, une basse électrique et des percussions instrumentales et vocales. En 1re partie pour la 1re fois en représentation publique, les ateliers vocaux des Écoles de Musique de Bollène, Mondragon et Lapalud. Collégiale Saint-Martin

Cinéma Le 26 juin à partir de 16h30, Opération « UN ÉTÉ AU CINÉ » Projection en plein air et animations Espace Léo Lagrange 11


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À l’affiche au cœur de votre terroir

Vaison

Festivals Festival Vaison Jazz Du 10 au 16 mai 2004 ■ Lundi 10 mai 18h30, Village Vacances : Création, spectacle des enfants des écoles (ateliers jazz et chant), avec l’ensemble à vent de l’Ecole de Musique. ■ Mardi 11 mai 18h30, Centre-ville : Apéro par les ateliers jazz de Bagnols-surCèze 21h, Espace culturel : Quartet Be-Bop (avec O. Darricade : saxo, E. Frey : piano, G. Bataille : contrebasse, G. Guino : batterie). ■ Mercredi12 mai 18h30, Centre-ville : Apéro bossa par les ateliers jazz de Bagnols 21h, Espace culturel : Trio Bossa-Nova (avec L. Daunnat : chant, J.P. Crespin : guitare, L. Bencini : contrebasse) ■ Jeudi 13 mai 18h30, Centre-ville : Apéro avec la classe de Djembé de l’Ecole de musique de Vaison-la-Romaine 21h, Espace culturel : Jn’Goa, Jazz Africain et Musiques du Monde ■ Vendredi 14 mai 21h, Espace culturel : Gadjo Trillo, Jazz Swing Manouche. ■ Samedi 15 mai 21h, Centre A Cœur Joie - Escapade : Quartet, (avec P. Renault : Trombone, F. Zolger : piano, P. Salé : contrebasse, M. Martel : batterie). ■ Samedi 15 et dimanche 16 mai Centre A Cœur Joie - Escapade : Master Class « Autour du piano » (10 à 12h et 14 à 18h).

XIIe Printemps du Théâtre de la Haute Ville Du 14 mai au 3 juin 2004 ■ Vendredi 14 mai, 21h15 Mon Homme, spectacle musical par la Cie Les pies qui chantent ■ Dimanche 16 mai, 17h Et tu garderas les portes de Mycènes, par la Cie Hadrien 2000 ■ Mardi 18 mai, 21h15 Du bout des lèvres, d’après le texte de Serguei Dounovetz. Mise en scène de Bernard Liger ■ Vendredi 21 mai, 21h15 Les mangeuses de chocolat de Philippe Blasband, par la Cie l’Etincelle ■ Dimanche 23 mai, 17h Inventaires de Philippe Minyana. Mise en scène de Jean-Loup Philip par Les Tréteaux du THV ■ Mardi 25 mai et 8 juin, 21h15 L’autobus n’est juste à l’heure que quand il ne passe pas, de Pierre Louki. Mise en scène de Jean Guilbert ■ Vendredi 28 mai, 21h15 Faut bien qu’on vive, spectacle musical par la Cie Les pies qui chantent ■ Lundi 31 mai, 21h15 Good morning Mr Jones ou les Aventures de la société Anonima de Victor Radovic par la Cie Anno Vitale Teatro ■ Jeudi 3 juin, 21h15 Eau douce, eaux amères, balade au fil des eaux, cabaret théâtre présenté par le Groupe A+

Richerenches

Festival Les Arts de Vivre

Du 29 au 30 mai 2004

La Nuit des Elfes

■ Samedi 29 mai 20h30, cathédrale N. D. de Nazareth, Concert au temps des castrats avec A. Vassiliev, haute-contre et C. Sternis, clavecin. Au programme : Purcell, Vivaldi, Rossi, Broschi et Haendel. ■ Dimanche 30 mai 20h30, cathédrale N. D. de Nazareth, Concert pour deux violons et clavecin. Au programme : Vivaldi, Leclair, Bach. 11

■ Les 11 et 12 juin Au cœur du village médiéval aura lieu à partir de 21h30, la première nuit des Elfes. Une manifestation costumée qui verra resurgir : gnomes, fées, magiciens, elfes et autres créatures des contes et légendes de la région. Deux nuits magiques où la frontière entre le réel et l’imaginaire n’existera plus.

Courthézon

Les chœurs de France Provence ■ samedi 12 juin, 20h30 et dimanche 13 juin, 15h Salle Polyvalente

Solution du mots croisés de la p. 15 - unité. J. Amibe - ure. Asti - ce. G. Os - tri. H. Mat - ta. I. Ère grises. D. Fières. E. La - or - réas. F. A. Onomatopée. B. Rot - liber. C. Ire Verticalement : - air - er. 10. Sas - il. crâne. 7. Obi - ré. 8. Peste - têtu. 9. Ère totem. 4. Rois. 5. Alger - tub. 6. Tirs 1. Oriflamme. 2. Norias - ara. 3. Otée Horizontalement :

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Reportage

Clovis Millet : un homme de passion

’histoire commence par la disparition de sa fourche à creuser les betteraves sucrières. Un ami lui parle alors des puces de Jonquières et Clovis s’y rend. Ebloui par la diversité des outils exposés, il en reconnaît certains qu’il a lui-même utilisés. Il décide de les rassembler. Arrivé à Orange, il est très facile de trouver la direction de Caderousse. Par contre, dans le village, il faudra demander la ferme Prarousset. Elle se trouve un peu plus au nord. Mais, avec toutes ces petites routes qui traversent la plaine, il est facile de se perdre. Quand l’asphalte tourne à angle droit en direction de la chapelle de Gabet, continuez sur le chemin de terre, jusqu’à la cour où le vieux chien dort à l’ombre du figuier. Hélène et Clovis vous accueillent avec un sourire permanent. Hélène est native de Piolenc et Clovis depuis moultes générations d’agriculteurs est un vrai caderoussien. Ils viennent de fêter leurs cinquantecinquièmes années de mariage. Les présentations faites, posez-lui une ou deux questions sur son métier d’agriculteur et attendez. Clovis rassemble alors ses souvenirs et sans crier garde, vous vous trouvez rapidement transportez au temps des charrues, des houes, du travail à la main, de la culture de la garance, du millet à balai et de la betterave sucrière. Sa collection, il l’a conçu en retrouvant par-ci par-là des

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outils dont il connaît parfaitement l’histoire et l’utilisation. Le grenier en est tapissé. La moindre petite pointe faisant partie du ferrage d’un cheval, le plus petit morceau de porcelaine trouvé dans le sillon de la charrue, tout est là. À l’époque, son père cultive des betteraves sucrières qu’il porte à la sucrerie d’Orange Construite en 1895 elle s’est arrêtée en 1962. On n’y fabrique pas moins de 900 tonnes de sucre par jour. Pendant la guerre, Clovis raconte que les agriculteurs avaient droit à 20 kg de sucre gratuit par an. Parfois il part déraciner la bruyère pour faire du charbon de bois, combustible nécessaire aux gazogènes. Dès l’âge de neuf ans, il mène les chevaux et il se souvient du ramassage des genêts sur la digue avec la grande charrette. Quand il nous parle de la garance, cette plante dont la racine était utilisée pour fabriquer un colorant rouge comme celui qui servait à teindre les pantalons des soldats de la guerre de soixante-dix, il devient intarissable : « c’est une plante que le mistral n’effraie pas » Appelée en Flandres au Moyen-Age « le sang Notre-Dame » C’est Jean Althen (1709- 1774) (de son vrai nom Savinias Althounian) venu de Smyrne en 1756 qui l’introduit en France. Ce bienfaiteur a légué son nom à un terroir de Monteux, devenu Althen-lesPaluds. Un mémoire de la Chambre de commerce d’Avignon expose qu’en 1860, l’industrie de la garance constitue la principale richesse du Vaucluse. Après l’indigo, la garance est la substance teintoriale la plus importante que nous fournisse le monde végétal. On ne pouvait la recueillir que tous les trois ans. La racine de garance se trouvait parfois à plus d’un mètre de profondeur. On l’arrachait avec une charrue traînée par 20 à 24 bêtes et ceci pour une racine de trente mois. À Caderousse, on cultivait beaucoup de céréales (orge, blé, maïs) mais quand

le Rhône sortait de son lit et inondait la plaine, la bouée de sauvetage (c’est le cas de le dire), était le millet à balai. On le semait d’avril à fin mai et on le récoltait du 20 août au 15 octobre. Il y avait au moins 40 artisans qui travaillaient pour le balai. Le matin, les balettiers emmenaient leur production dans des charretons, à des personnes, surtout des femmes, qui les ficelaient. On récoltait à la faucille et on charriait le tout pendant dix jours afin de faire un bon stock avant de les égrener et de les défeuiller: Comme dit Clovis : « Cette collection, c’est aussi en souvenir du travail des anciens » Il serait

trop long de décrire tous les outils que Clovis possède, c’est pour cela qu’il est préférable de visiter l’endroit. Alors que dans les musées officiels il y a des horaires, des jours de visite et des prix souvent prohibitifs; chez Hélène et Clovis c’est la sympathie, la gentillesse et le respect du travail qui priment. Alors si vous en avez l’envie, en essayant de ne pas trop déranger la tranquillité du lieu, demandez la direction de la ferme Prarousset... et faites bien attention de ne pas vous perdre ! Yves Furic

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La cave Saint-Marc de Caromb : Fête de la Vigne et du Vin

La Ca ve Saint-Marc

Comme tous les ans, les vignerons coopérateurs participent activement à La Fête de la Vigne et du Vin chaque samedi suivant l’Ascension. Cette année la cave SaintMarc de Caromb à travers une journée axée sur la convivialité organise sur le parvis de la cave une grande journée porte ouverte avec dégustation et vente.

Recette de l’aligot de l’Aubrac Préparation : 15 mn. Cuisson : 1 h. Pour 4 personnes. Ingrédients 1 kg de pommes de terre (Bintje), 400 g de tomme fraîche de Laguiole, 1 gousse d’ail, 150 g de beurre cru très froid (ou 80 g de beurre cru et 80 g de lard gras), 10 à 15 cl de lait, sel et poivre du moulin.

Le sens de l’a ccueil

Programme du 22 mai 2004 * Visite guidée de la cave * Animation musicale, stands d’artisanat et de produits régionaux * Dégustation de fromage de l’Aubrac. * Manège gratuit et animations pour les enfants * Apéritif gratuit à partir de 12h00 * Concert gratuit de musique classique * Présence toute la journée du club Harley-Davidson de Hyères, exposition de motos * Tombola gratuite * Démonstration de l’association de chiens guide d’aveugle * Soirée dansante avec repas : Aligot de l’Aubrac préparée par la coopérative fromagère de l’Aubrac prix : 8 euros par personne Sur réservation à la ca ve coopérative de Saint-Marc Tél. 04 90 62 40 24 Fax 04 90 62 48 83

Pensez aux fêtes ! La Cave Saint-Marc vous propose une grande diversité de coffrets de bouteilles, de produits régionaux sans oublier les vins effervescents qui accompagnent obligatoirement tous vos repas de fêtes. - cuvée « Sénéchal » rouge - cuvée « Saint-Marc » rouge - cuvée « Le Terroir » rouge - cuvée « Étienne de Vesc » rouge

Pelez les pommes de terre. Coupez-les en quatre. Faites-les cuire dans une casserole d’eau salée, pendant environ 45 mn à petits bouillons. En fin de cuisson, une pointe de couteau doit les transpercer facilement. Égouttez-les soigneusement. Passez les pommes de terre au moulin pendant qu’elles sont encore chaudes. Placez la purée ainsi obtenue sur feu doux et travaillez-la à la spatule pendant 2 à 3 mn pour bien la dessécher. Hors du feu, incorporez le beurre en parcelles, en travaillant la préparation à la cuillère en bois. Détendez la purée avec du lait chaud à obtenir une consistance moelleuse, mais encore ferme. Détaillez la tomme en tranches très fines et répartissez-les sur la purée chaude. Placez la casserole sur feu doux, ajoutez l’ail finement haché et travaillez la purée vigoureusement, en soulevant la masse du bas vers le haut dans un mouvement tournant. Petit à petit, la tomme va fondre et former des fils. On dit que l’aligot «file». Au fur et à mesure qu’il prend de l’élasticité, soulevez la cuillère de plus en plus haut. Lorsque la tomme est complètement fondue, l’aligot est prêt. Rectifiez l’assaisonnement et servez sans attendre, dans la casserole, en faisant «filer» l’aligot à table, pour le plaisir des yeux.

Cave Saint-Marc - 84330 Caromb Tél. 04 90 62 40 24 - Fax 04 90 62 48 83 Internet : cave-st-marc.com - e-mail : saint-marc@mageos.com Caveau ouvert : du lundi au samedi de 8 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h 30, dimanche et jour de fête de 9 h à 12 h et de 15 h à 18 h 14


La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOU BO Magazine Journal trimestriel : numéro 7 mai 2004 Directeur de la publication Rédacteur en chef Publicité Yves Furic e-mail : yvesfuric@aol.com Téléphone : 04 90 51 98 66 Fax : 04 90 11 98 84 Conformément aux lois et règlement en vigueur, l’annonceur est seul responsable du contenu de ses annonces publicitaires. La direction se réserve le droit de refuser de publier les textes ou publicités sans en donner le motif.

Mise en pages Martine Carletti-Mendez Dimension 1, rue de l’église 84500 Bollène Téléphone : 04 90 40 12 89 fax : 04 90 40 14 65 e-mail : dimension.mc2@wanadoo.fr Impression Delta Color 140, rue E. Lenoir 30900 Nîmes Téléphone : 04 66 04 98 50 Fax : 04 66 04 98 59 Création : novembre 2002 Dépôt légal : mai 2004 ISSN: en cours Tirage : 6 000 exemplaires Le caractère typographique utilisé pour le corps de texte et les titres de ce journal est Le Monde Courrier, créé en 1999 par Jean-François Porchez. Conception de la maquette : Yves Perrousseaux Site : www.perrousseaux.com

Le parler que j’aime, c’est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu’à la bouche. Je parle au papier comme je parle au premier que je rencontre.

Michel de Montaigne (1533 - 1592)

2 Ne pas jeter sur la voie publique

Les mots croisés de Jeannine Poirier Horizontalement 1 Bannière d’apparat. 2 Machines hydrauliques, psittacidé. 3 Supprimée, protecteur sculpté. 4 Ils ont leur jour. 5 Ville du Maghreb, cuvette à grande eau. 6 Baraques de foire, boîte à os. 7 Ceinture, sous mi. 8 Maladie infectieuse, très tenace. 9 Longtemps, dans la chanson, infinitif. 10 Entre deux portes, va avec elle. Verticalement Verticalement A Teuf-teuf. B Grillade, tissu végétal. C Colère, des matières intelligentes. D Arrogantes. E Un lieu quelconque, étalon, elles ont une gorge. F Coupe italienne, cours élémentaire. G Attacher, sans effets.

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D

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F

G

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1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 H Plus à l’est qu’au nord, drame au soleil levant. I Démonstratif, oublier. J Fleurs ou tracas, retourné comme un tout petit crustacé. (solution page 12)

Réponse : Mais qu’est-ce que c’est? Cet objet que l’on utilise pour raviver le feu dans la cheminée s’appelle un « bouffadou » Du verbe « souffler » en langue d’Oc, son origine n’est pas précisée mais ce qui est sûr, c’est qu’il était utilisé dans tout le grand le sud de la France puisque celui présenté ici vient de la région de Libourne en Gironde.

Les pensées de Laurent Santi Couleur café Les cendres me tombent sur le jean et le mauvais café me tombe sur l’estomac, mais moi, je n’ai toujours pas trouvé de point de chute. Botanique On me reproche souvent d’être pessimiste ; il est vrai que quand je regarde une rose, j’ai plus tendance à m’attarder sur ses épines que sur ses pétales. Ecrits vains À quoi ça sert de se prétendre écrivain si on n’est pas foutu de s’écrire du bonheur ? Je me sens comme la lettre d’amour que je t’ai envoyée : ridicule, fleur bleue et déchirée.

D’où ça vient ? Vous avez peut-être entendu parler de l’ours d’un journal ou d’un magazine. Mais quel est cet ours si mystérieux ? Dans L’ESCOUBO, il se situe en page 15 : c’est ce cadre vert où l’on trouve les coordonnées, les noms et fonctions des collaborateurs : rédaction, conception et surtout celui de l’imprimeur. Car c’est bien grâce à ce dernier qu’au XIXe siècle, le mot ours est né. En effet, à cette époque, c’était le nom donné par dérision aux imprimeurs à la presse à bras puis aux conducteurs des presses contemporaines et donc au patron de l’imprimerie. Ce dernier, juridiquement responsable de ce qu’il publiait, était tenu de mentionner son nom et son adres-

se sur livres et journaux. Ce nom leur vient des mouvements que les pressiers doivent faire pour imprimer, ressemblant vaguement à ceux que fait un ours quand il se dresse pour attraper quelque chose. Par extension, l’ours désigne donc aujourd’hui l’endroit où, dans une publication, sont répertoriées toutes ces informations.

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L'escoubo n°7 - mai 2004