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ANNEXE 1


ANNEXE 2


ANNEXE 2 LISTE PARTIELLE DE PRIX DE JOURNALISME REMPORTÉS PAR QUEBECOR MEDIA

2011

Prix Iris-Media du Conseil québécois des gais et lesbiennes (CQGL) décerné à l’animateur Denis Lévesque pour sa grande contribution envers les communautés lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

2011

Prix de l’Office de la protection du consommateur – Émission d’affaires publiques JE

2010

Prix de l’Association des centres jeunesses du Québec pour une série de reportages dans le temps des fêtes sur les jeunes de la DPJ / reporter Harold Gagné

2007

Ruban d’Or (ACR) pour Nouvelles : Nouvelle de dernière heure – Fusillade au Collège Dawson / reporter : Maxime Landry

2007

Prix Judith Jasmin, catégorie entrevue – Entrevue Monique Lépine, la mère du tueur de Polytechnique, en 2006 / reporter Harold Gagné

2006

Prix Judith Jasmin, meilleur reportage nouvelles – Couverture de la guerre du Liban / reporter : Michel Jean

2005

2e prix Ruban d’Or (ACR) pour reportage – Au cœur de la 5e alerte / reporter : Maxime Landry

2005

Prix Judith Jasmin, catégorie médias nationaux – Racisme à la ferme, des noirs victimes de ségrégation / reporter Harold Gagné


ANNEXE 3


Position

28 janvier 2006 La Presse (MontrĂŠal, QC)

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Position

28 janvier 2006 La Presse (MontrĂŠal, QC)

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Position

28 janvier 2006 La Presse (MontrĂŠal, QC)

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ANNEXE 4


Le Journal de Québec, 18 février 2011, page 38

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ANNEXE 5


ANNEXE 6


« Radio-Gesca » est-il un phénomène réel ? Marc-François Bernier (Ph. D.) Titulaire, Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en communication, spécialisée en éthique du journalisme (CREJ) Université d'Ottawa mbernier@uottawa.ca

Depuis quelques années, des voix s'élèvent pour dénoncer l'existence d'une collaboration plus qu'étroite entre Gesca et la Société Radio-Canada, deux des trois grands conglomérats médiatiques du Québec. Mais le phénomène « Radio-Gesca » est-il réel ? Pour certains observateurs, cette collaboration s'inscrirait dans un agenda politique visant à solidifier, voire sauver l'unité nationale du Canada compte tenu de l'adhésion inconditionnelle de la famille Desmarais (à la tête de Power Corporation qui détient Gesca) au fédéralisme canadien d'une part, et du mandat relatif à « l'identité nationale » que la loi confère à la Société RadioCanada. Il est arrivé à certaines reprises que l'identité soit confondue avec l'unité canadienne comme nous l'avons observé dans notre ouvrage consacré à l'ombudsman de Radio-Canada en 2005. Pour d'autres, une telle collaboration serait surtout de nature commerciale et s'inscrirait avant tout en réaction à l'omniprésence de l'empire Quebecor. Cela permettrait notamment aux journaux du groupe Gesca de profiter de la publicité gratuite que lui accorde la Société d'État, dont le budget est largement assumé par les contribuables canadiens. Notons que ce sont souvent des journalistes à l'emploi de Quebecor Media qui dénoncent l'existence de « Radio-Gesca ». Mais ils ne sont pas les seuls. Des conservateurs de la scène fédérale aussi bien que des souverainistes québécois s'en inquiètent à l'occasion. Finalement, il y a quelques années, une entente entre les deux conglomérats a été révélée qui visait à assurer la promotion croisée des contenus de ces partenaires. Si cette entente écrite n'a plus cours, il existe encore plusieurs collaborations d'affaires entre Radio-Canada et Power Corporation. Outre la rubrique « La personnalité de la semaine » que l'on retrouve dans différents Département de communication, 554 King-Edward, local 204, Ottawa (ON), Canada, K1N 6N5 Tél. 613-562-5800 (3828) Courriel : mbernier@uottawa.ca


quotidiens du groupe Gesca, il y a aussi la diffusion d'émissions de télévision produites par « La Presse télé » (Les Chefs, Les Parent, En direct de l'univers, Ricardo, La petite séduction, etc.). À ce sujet, le Conseil de presse du Québec vient de condamner l'autopromotion de l'émission Les Chefs dans le cadre d'un Téléjournal de Radio-Canada1. Nous assisterions donc à une forme de convergence à la carte entre ces deux conglomérats, outre celle qui s'installe à l'intérieur même de ces entreprises de presse. Cette convergence à la carte prend notamment la forme de la présence de bon nombre de journalistes de Gesca aux diverses émissions d'information, de culture et de divertissement de la Société Radio-Canada. Dans le contexte québécois où la concentration de la presse est parmi les plus élevées en Occident, il est permis de se demander s'il est sain de contribuer ainsi à affaiblir la diversité des sources d'information. On peut aussi se demander dans quelle mesure cela pourrait favoriser une autocensure subtile chez les journalistes de Gesca qui collaborent régulièrement aux émissions de Radio-Canada, contribuant ainsi à la perte de diversité de points de vue. Ces collaborations ont-elles pour effet d'atténuer le regard critique que les journalistes devraient porter sur chacun des conglomérats médiatiques? Il est permis de croire que pour plusieurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs, il y a là matière à alimenter des doutes que les dénégations des journalistes comme de leurs supérieurs ne sauront facilement apaiser. D'autant plus que ces doutes sont parfois alimentés par les journalistes de Quebecor qui leur assurent une large diffusion. Un traitement de faveur ? La question de « Radio-Gesca » est donc reliée à diverses problématiques. On peut notamment se demander si ces collaborations et partenariats se reflètent dans la couverture journalistique respective des deux groupes médiatiques. Par exemple, est-il possible que La Presse - navire amiral de Gesca - réserve un traitement de faveur aux questions qui touchent Radio-Canada (ses émissions, ses animateurs, ses gestionnaires, etc.)? Un traitement favorable est-il présent quand Radio-Canada parle de La Presse ou des autres entités de Gesca? Ces questions sont reliées aux normes de l'indépendance et de l'autonomie, voire de l'intégrité dans certains cas. Il s'agit de valeurs journalistiques fondamentales. 1

Voir le communiqué de presse du CPQ [http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/February2011/21/c4599.html].

Département de communication, 554 King-Edward, local 204, Ottawa (ON), Canada, K1N 6N5 Tél. 613-562-5800 (3828) Courriel : mbernier@uottawa.ca

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Pour proposer une réponse fiable, il faudrait procéder à des analyses de contenu quantitatives et qualitatives couvrant plusieurs années. On pourrait faire de même pour évaluer le type de couverture que Gesca et Radio-Canada accordent aux médias de Quebecor, comme de la couverture de Quebecor à l'égard de ses concurrents. L'analyse comparative serait en mesure d'indiquer s'il existe des différences significatives. La tâche est immense et nécessiterait des ressources importantes.

En l'absence de telles conditions favorables, on peut cependant proposer un survol quantitatif à des fins strictement exploratoires. Ceci permet uniquement de constater ou non l'existence de certaines différences qui mériteraient des investigations plus poussées. C'est dans ce contexte plus que modeste que nous proposons les quelques chiffres qui suivent. Quelques chiffres Nous avons été en mesure de procéder à une analyse quantitative des articles diffusés dans le quotidien La Presse sur une période de 20 ans (1990-2010), par le biais de recherches par motsclés (Société Radio-Canada, TVA, Quebecor, Journal de Montréal, Power Corporation, Gesca, Télé-Métropole) dans la base de données Eureka.cc. Le but de ce survol était de vérifier l'importance quantitative que La Presse accorde à Radio-Canada par comparaison, par exemple, à celle qu'on y accorde à TVA, Quebecor, Le Journal de Montréal et même Power Corporation ou Gesca. Ce premier regard nous révèle que, de 1990 à 2010, La Presse a publié 24 008 articles contenant l'expression « Radio-Canada », soit plus de 53,7 % des 44 686 articles obtenus par le biais de nos différents mots-clés. Par comparaison, on recense 10 217 textes mentionnant « TVA », soit 22,9 % de notre corpus. Si on additionne les 2 386 textes contenant l'expression « Journal de Montréal » (5,3 %) et les 4 576 contenant le mot « Quebecor » (10,2 %), on constate que les médias de Quebecor ont droit à 38,5 % des textes recensés. Ceux mentionnant « TéléMétropole » ne représentent que 1,3 % de l'ensemble compte tenu que cette station a disparu du paysage médiatique au profit de TVA au fil des ans. Les textes qui mentionnent « Power Corporation » ou « Gesca » totalisent 4,1 %, ce qui témoigne de la discrétion de ce quotidien en ce qui regarde ses propriétaires. Département de communication, 554 King-Edward, local 204, Ottawa (ON), Canada, K1N 6N5 Tél. 613-562-5800 (3828) Courriel : mbernier@uottawa.ca

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Nombre et proportion de textes contenant certains mots-clés dans La Presse RadioJournal de Quebecor Power Télé1990-2010 TVA Gesca Canada Montréal Media Corporation Métropole Proportion Nombre

53,7 % 24008

22,9 % 10217

5,3 % 2386

10,2 % 4576

2,8 % 1266

1,3 % 592

3,4 % 1502

D'autre part, il y aurait une légère tendance à la baisse au fil des années, la proportion des articles mentionant Radio-Canada se stabilisant autour des 52 % ou 53 % alors qu'elle a pu atteindre un sommet de 61,6 % en 1991 et un creux historique de 44 % en 2000, année où il a été fortement question de l'achat de Videotron par Quebecor. C'est aussi en 2000 que La Presse a le plus souvent parlé de Quebecor, ce qui a eu comme un effet d'éclipse pour la SRC.

Évolution de la proportion des textes de La Presse contenant l'expression «Radio-Canada » (1990-2010)

« Radio-Gesca » existe À première vue, les journalistes de La Presse accordent une grande importance aux questions qui touchent Radio-Canada. De façon plus précise, quand La Presse parle des deux principaux réseaux de médias électroniques du Québec (Radio-Canada ou TVA), 7 fois sur 10 c’est de Radio-Canada dont il est question. Certes, TVA n'a pas de stations radiophoniques, mais RadioCanada n'a pas la station de télévision la plus écoutée.

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En somme, si on s'en remet aux mots-clés retenus, La Presse parle moins du principal conglomérat médiatique du Québec que de Radio-Canada, qui a droit à la majorité des articles de la période.

Cela ne veut pas dire que le traitement journalistique soit nécessairement positif ou avantageux à l'égard de la SRC. Le caractère exploratoire du présent survol et notre méthode ne permettent nullement d'en arriver à une telle conclusion. Mais cela pourrait faire l'objet d'hypothèses de recherches futures.

Outre les facteurs énoncés plus haut (partenariats, orientation politique, collaborations, concurrence), d'autres raisons peuvent expliquer l'importance que les journalistes de La Presse accordent à la Société Radio-Canada. On peut très bien envisager qu'il existe chez les artisans de La Presse et de Radio-Canada une même sensibilité ou un même intérêt quant à la pertinence de questions sociales, politiques, culturelles ou économiques. Bref, il y aurait une certaine conception partagée des questions ou de sujets dignes d'un intérêt journalistique, laquelle favoriserait les contenus radio-canadiens plutôt que ceux de Quebecor. Cette prédisposition favorable pourrait se conjuguer avec certains préjugés négatifs concernant le genre de journalisme qui se pratique chez Quebecor, où les journalistes partagent les valeurs professionnelles de leurs collègues de Radio-Canada et Gesca, mais ont moins la capacité de les mettre en pratique2. En somme, le phénomène «Radio-Gesca» existe réellement, mais il faudrait l'analyser de façon plus exhaustive et plus systématique afin d'en mesurer l'amplitude et la portée, ce qui permettrait de voir s'il faut s'en inquiéter eu égard au droit du public à une information de qualité, diversifiée et intègre. Il reste à mieux documenter la chose avant que de s'en inquiéter, le cas échéant. ***

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Voir à cet effet notre ouvrage Journalistes au pays de la convergence: Sérénité, malaise et détresse dans la profession, Presses de l'Université Laval, 2008.

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ANNEXE 7


La Presse Actuel, samedi 27 août 2005, p. ACTUEL2 Texte-Show Stéphane Laporte correspond avec Julie Snyder Laporte, Stéphane MARDI MATIN, 11H25. JULIE SNYDER SE LÈVE... POUR LA DEUXIÈME FOIS CE MATIN. ELLE S'ÉTAIT DÉJÀ LEVÉE BEAUCOUP PLUS TÔT POUR LE BOIRE DE THOMAS, SON PETIT BÉBÉ DE TROIS MOIS. ELLE A DÉJÀ RÉPONDU À DES DIZAINES DE COURRIELS, RETOURNÉ DES TAS D'APPELS, ÉPLUCHÉ TOUS LES JOURNAUX. TOUT ÇA DANS SA CUISINE. SON QUARTIER GÉNÉRAL. IL N'Y A PAS QU'UN RÉFRIGÉRATEUR ET UN POÊLE DANS LA CUISINE DE JULIE SNYDER, IL Y A UNE TÉLÉ, UN FAX, UN ORDINATEUR... ET UN APPAREIL POUR TIRER SON LAIT. POUR POUVOIR FAIRE DES BIBERONS À THOMAS, ET DORMIR UN PEU, LA NUIT. Stéphane Laporte 11 H 30, C'EST L'HEURE DE NOTRE CLAVARDAGE. DANS LA QUIÉTUDE DE MON BUREAU, JE LUI ENVOIE UN MESSAGE... STÉPHANE : Bonjour Julie ! Ça va bien ? JULIE : Oui je viens de me réveiller de ma deuxième nuit. Et toi ça va? STÉPHANE : Numéro 1 ! Thomas a bien bu ? JULIE : Oui mais nous serons peut-être obligés de prendre une pause car il risque de boire encore, il est dans une poussée de croissance, et il a besoin d'être allaité plus souvent. C'est un bébé costaud, vigoureux et gourmand. STÉPHANE : En ce moment, te vois-tu plus comme une productrice laitière que comme une productrice télé ? JULIE : Cette question est vache!!! Je me vois plus comme une productrice laitière, d'ailleurs Thomas vient de se réveiller alors je prends une pause et je te reviens... Excusemoi, désolée... STÉPHANE : Il paraît que c'est très bon de clavarder en allaitant, l'Internet stimule les glandes, ça te tente pas d'essayer ? JULIE : Je vais essayer mais c'est difficile de clavarder d'une main.


STÉPHANE : Moi qui ai la chance de te côtoyer, je trouve que la maternité te va merveilleusement bien, es-tu d'accord ? JULIE : J'aime tellement ça qu'il me semble difficile de croire que j'ai vécu si longtemps sans mon bébé. La maternité me rend moins angoissée, plus sereine mais plus fatiguée et plus grosse car, comme tu le sais j'ai pris 60 livres pendant ma grossesse. Quand Thomas est né, j'ai juste perdu son poids soit 10 livres et 1 once !!! STÉPHANE : Préfères-tu être plus sereine et plus grosse qu'angoissée et mince ? JULIE : Oui mais je m'entraîne pour tenter de rester sereine et... mince!!! STÉPHANE : As-tu déjà choisi ta petite robe pour le premier gala de Star Académie ? JULIE : J'attends à la dernière minute car je perds environ une demi-livre par semaine. Quand tu allaites, tu maigris sûrement mais lentement. Tu ne peux pas maigrir trop vite car le bébé a besoin que ton lait soit riche en bon gras, en fer, en protéines, etc. Il paraît que lorsque tu cesses complètement l'allaitement, tu fonds comme neige au soleil mais je tiens à allaiter Thomas jusqu'à six mois exclusivement au lait maternel car j'ai la chance que l'allaitement se déroule bien pour moi. J'ai de l'aide à la maison et j'arrive à "tirer mon lait" avec un tire-lait automatique ce qui va me permettre d'allaiter même pendant Star Académie, car si bébé a soif durant l'émission qui se déroule en direct, j'aurai mis mon lait dans une bouteille pour lui. Donc tout ça pour dire que mon amie et styliste Annie Horth attend la dernière semaine pour choisir ce que je vais porter. Les femmes qui allaitent vont me comprendre, c'est un peu compliqué aussi car ma poitrine varie de volume, bref tout un défi pour Annie !!! STÉPHANE : Est-ce que dorénavant dans ta vie Thomas passe avant tout ? JULIE : Oui mais mon conjoint aussi. Et j'essaie d'être équilibrée et de me dire que je peux travailler tout en étant une mère présente et aimante mais je t'avoue qu'après Star Académie, je veux prendre six mois quasi sabbatiques. Au bureau, notre archiviste et une comptable sont parties en congé de maternité pour toute une année, je les envie parfois bien que je sois privilégiée car je travaille de la maison ou de chez toi. Comme nous sommes voisins, je peux aller en réunion chez toi en partant de chez moi avec la poussette. STÉPHANE : D'ailleurs depuis que Thomas assiste aux réunions, je nous trouve plus productifs. En tout cas, s'il finit dans un conseil d'administration, il va avoir commencé jeune sa carrière de meetings ! JULIE : J'ignore ce qu'il fera plus tard mais je crois qu'il sera sociable car tout le monde le prend et lui parle et il adore ça. STÉPHANE : Qu'est-ce que tu aimerais que Thomas ait de toi?


JULIE : Un certain délire face à la vie, ma détermination (mais là-dessus son père est plus fort que moi), mon sens de l'humour et l'autodérision de son père, et surtout la notion d'efforts que pour réussir il faut travailler fort. J'espère aussi qu'il trouvera gratifiant d'aider les autres car lorsqu'on sème le bonheur autour de soi, on reçoit 10 fois ce que l'on donne. Finalement c'est très égoïste de donner car c'est à soi que l'on fait du bien. STÉPHANE : Qu'est-ce que tu ne voudrais pas qu'il hérite de toi ? JULIE : Je ne voudrais pas qu'il hérite de mon mauvais caractère car parfois je m'énerve pour rien ou pour un rien. Ni de mon angoisse, mes insomnies. Mais tu sais, je le regarde et il a l'air tellement zen, je crois qu'il tient de son père car Pierre Karl, même s'il gère une entreprise qui a 50 000 employés dans 22 pays avec toute la pression et les critiques que ça implique n'est jamais angoissé, il persévère avec une certaine sérénité que je lui envie et qui m'inspire. STÉPHANE : Tu as le meilleur chum, le plus beau bébé, une carrière exceptionnelle, la gloire, l'argent, qu'est-ce qui t'angoisse tant? JULIE : Je crois que certains épisodes douloureux de ma vie passée m'ont laissé l'angoisse en héritage mais je garde les détails pour ma psychanalyste que je consulte encore et je travaille fort là-dessus mais disons que l'angoisse, c'est un peu la cellulite de l'âme, c'est difficile de s'en débarrasser. L'angoisse procure une douleur physique comme la migraine et ça peut même te réveiller la nuit, tu le sais car comme tu travailles souvent la nuit en montage, je t'envoie des courriels pour voir si tu dors, et si tu es réveillé, je te parle de mes angoisses. Mais c'est difficile à comprendre quand on n'est pas angoissé, c'est un peu comme le Vietnam, il faut y avoir été... STÉPHANE : Que préfères-tu: une heure avec ton entraîneur sportif ou une heure avec ta psychanalyste? JULIE : Une heure avec ma psychanalyste car je préfère "forcer du subconscient" que de "forcer des abdos-fessiers". STÉPHANE : Ton subconscient est plus habitué de forcer ! Tu es la plus grande go-getter que je n'ai jamais rencontrée. Qu'est-ce que tu n'as pas encore et que tu veux le plus au monde? JULIE : Je voudrais que le temps s'arrête car je suis heureuse d'être aux côtés de l'homme que j'aime et de voir grandir notre Thomas. Quand Thomas me sourit, je ne veux plus rien d'autre que l'éternité de son sourire. STÉPHANE : Arrêter le temps, même toi tu n'y arriveras pas... JULIE : Je le sais bien, ne m'y fais pas penser ça m'angoisse.... STÉPHANE : O.K. ! O.K. ! On change de sujet ! Je veux dormir cette nuit !


JULIE : Surtout que depuis que tu es avec Marie-Pier, la nuit tu n'es plus devant ton ordinateur, donc tu n'es pas très disponible. STÉPHANE : Ah ma Marie-Pier! C'est mon bonheur à moi ! Mais revenons à toi, chère intervieweuse interviewée! STÉPHANE : Star Académie et Tout le monde en parle débutent le 11 septembre, que dirais-tu pour donner un exemple de paix en cette date tragique que Guy A. et toi vous fassiez la bise avant le début de vos émissions respectives !? JULIE : O.K. mais je ne veux pas sortir la langue !!! Mais tu sais, Guy A. commence à 20h et nous à 19h30 donc on n'est pas exactement en même temps. STÉPHANE : Un bec d'une demi-heure, ça risque d'être long ! Surtout pour Pierre Karl ! JULIE : Je pense que Pierre Karl peut dormir tranquille, il y a plus de chance que je mange un steak tartare que de tomber en amour avec Guy A. STÉPHANE : Parlant de steak, si jamais Thomas a le goût d'en manger un avec mon oncle Stéphane... JULIE : Thomas ne mangera pas de viande même pas avec mon'oncle Stef, mais j'ai fait un compromis avec son père, il mangera du poisson. Moi, comme tu sais, je ne mange même pas de poisson. D'ailleurs, grâce aux bons conseils de Louise Lambert-Lagacé, j'ai mis au monde un bébé plus gros que la moyenne alors que certaines études prétendent que les mères végétariennes mettent au monde des bébés plus petits que la moyenne. Heureusement que le Dr Hudon et les infirmières Michèle et Christiane m'ont aidée à pousser. Trois heures de poussées intensives, je pensais que le corps allait me lâcher. Pierre Karl courait entre les contractions pour faire chauffer mon sac magique pour me détendre les articulations. Tout ça pour dire que NON ! NON ! NON ! Thomas ne mangera pas de viande, et qu'à l'adolescence, il va peut-être vivre sa crise en me mangeant du pepperoni dans la face mais bon si c'est juste ça... STÉPHANE : Comment vas-tu réagir quand Thomas va te tenir tête ? C'est pas ce que tu préfères dans la vie ! JULIE : Oui mais tu oublies que le papa de Thomas me fait déjà pratiquer en matière de "tenir tête" disons que le père est pas pire là-dedans. Cela dit, j'aimerais que Thomas ne soit pas un enfant-roi et quand il me tiendra tête, j'essaierai d'installer un climat de dialogue tout en lui démontrant mes limites. STÉPHANE : Qui gagne quand Pierre Karl et toi êtes en désaccord? Ça doit pas être évident ! JULIE : Pierre Karl et moi, nous sommes souvent sur la même longueur d'onde mais quand nous ne sommes pas d'accord, c'est souvent pour des détails comme la rénovation


ou la décoration. S'il n'en tenait qu'à lui, notre appartement ne serait peint qu'avec du primer et on aurait, en guise de rideaux, le cahier week-end du Journal de Montréal agrafé aux fenêtres (je te jure que, lorsque je l'ai connu, à la fenêtre de son chalet pendouillait le cahier week-end, tu me diras que s'il avait eu de plus grandes fenêtres il aurait été obligé d'agrafer le cahier Actuel...) Bref tant qu'il s'agit de ça, ce n'est pas bien grave et comme il part souvent à l'étranger, j'en profite pour effectuer les changements quand il n'est pas là, et quand il revient il est tellement fatigué que ça lui prend 2-3 jours à s'en rendre compte. STÉPHANE : Lise Payette, la Julie Snyder des années 70 (aucune référence au tour de taille), est devenue ministre, est-ce que tu songes parfois à une carrière en politique? JULIE : Merci pour le compliment, j'admire beaucoup Mme Payette mais je ne ferais jamais de politique car je trouve que l'on manque de respect envers les politiciens. Bien sûr il y a les commandites et autres bassesses que même les Bougon ne sauraient imaginer mais il y a des politiciens honnêtes dans tous les partis qui consacrent leur vie à défendre des idées et des idéaux. Tout est toujours de la faute des gouvernements, on dirait qu'il n'y a plus de responsabilités individuelles bref je crois qu'ils sont masochistes car il faut vraiment vouloir souffrir pour endurer ce qu'ils endurent. Par contre, j'aimerais parfois être législateur pour modifier les lois comme celles qui protègent les enfants des abus. STÉPHANE : Justement, ça prend des battantes comme toi pour s'impliquer. Je te verrais bien ! Ça passerait par là ! JULIE : Mets-en que ça passerait par là mais il y a d'autres façons d'y arriver. Je crois que le documentaire que prépare Paul Arcand sur "les voleurs d'enfance" va faire bouger les choses et les lois. Donc tu peux faire bouger des choses sans être élu et sans te faire traiter de tous les noms. STÉPHANE : Serait-ce une nouvelle orientation pour tes projets télé ? JULIE : Peut-être un jour, j'aimerais faire un documentaire sur la fécondité. Mon ami, le Dr Pierre Miron, gynécologue réputé, me faisait remarquer qu'au Québec si les avortements sont gratuits il faut payer pour avoir accès à la fécondation in vitro. Beaucoup de couples aux prises avec des problèmes de fertilité n'ont pas les moyens d'accéder à la FIV alors qu'en France, le gouvernement rembourse jusqu'à trois cycles de FIV. Ça aiderait notre taux de natalité car l'adoption aussi coûte cher et ce n'est pas donné à tous. STÉPHANE : Quelle est l'activité professionnelle qui te procure le plus de plaisir ? JULIE : L'animation. STÉPHANE : Donc tu dois avoir hâte au 11 septembre, ça va faire longtemps !?


JULIE : Oui j'ai très hâte mais je dois dire que, comme activité professionnelle j'ai bien aimé imiter Kim Campbell au Bye Bye 93 et j'ai aussi aimé imiter Guy A. Lepage au gala MetroStar et j'aimerais que tu m'en fasses faire d'autres. STÉPHANE : Ça va me faire plaisir ! Tu es si polyvalente! Tu te souviens du titre du papier de Louise Cousineau le samedi avant la première de L'Enfer c'est nous autres. "JULIE SNYDER: UN MÉLANGE DE DODO ET DENISE... BOMBARDIER !" Tu es vraiment tout un mélange, drôle, grave, impitoyable et généreuse... JULIE : Je suis une mini-wheat, j'ai un côté givré et un côté nutritif mais j'aimerais être aussi cultivée et éloquente que Denise B. et aussi explosive que Dodo dans ses imitations, mais bon, je fais avec ce que j'ai. Comme dirait Denise Filiatrault "a veut la petite pis a travaille, cr...ss qu'à travaille". Venant de Denise F. c'est tout un compliment et tu sais à quel point j'aime Denise Filiatrault. Elle me fait tellement rire. Quand elle me parle j'ai l'impression d'être dans une sitcom. Je la trouve tellement drôle, généreuse et talentueuse et TRAVAILLANTE. STÉPHANE : En terminant, tu te vois comment à l'âge de Janette Bertrand? JULIE : J'aimerais être au bord du lac avec Pierre Karl et je lui demanderais : chéri, penses-tu que Thomas est heureux et il me répondrait : chérie ça fait 35 ans que tu poses la question, tu radotes... STÉPHANE : Merci Julie ! Et je te souhaite merde pour Star Académie ! JULIE : Ça tombe bien, il faut que j'aille changer la couche. Merde à toi aussi ! Illustration(s) : Chamberland, Martin Julie Snyder.jpg Demers, Ivanoh Stéphane Laporte.jpg Chamberland, Martin Julie Snyder.jpg Roberge, Alain Lise Payette.jpg Poisson.gif Chamberland, Martin Star Académie.mov


Demers, Ivanoh Stéphane Laporte.jpg © 2005 La Presse. Tous droits réservés.


La Presse Arts et spectacles, jeudi 18 janvier 2007, p. ARTS SPECTACLES3 Télévision Le banquier plus généreux: 500 000$ au gagnant Cousineau, Louise Bonne nouvelle pour les amateurs de quiz : Le banquier, nouveau jeu animé par Julie Snyder qui entre en ondes mercredi prochain à 21h à TVA, a décidé d'être plus généreux. Le gros lot annoncé devait être de 250 000$. Il a doublé à 500000$. La valise la plus payante de l'émission américaine Deal or no deal contient un million de dollars. Le Québec étant moins peuplé, un demi-million est une somme remarquable. Mais alors qu'il devait y avoir autant d'hommes que de filles pour porter les valises, 26 en tout, voilà qu'on a dû limiter à 6 le nombre de garçons. "Ils étaient tellement grands que sur l'estrade, ils cachaient les filles. Alors, on les a installés sur la rangée la plus haute", a expliqué Julie Snyder hier. La difficulté la plus grande de cette série de 20 émissions était de trouver des candidats allumés, excités et extravertis qui retiendront les téléspectateurs rivés sur leur fauteuil. Trois mille personnes se sont présentées. Les extraits vus hier démontraient que certains sont aussi gamblers que René Angélil, qu'un autre a apporté son flamant rose fétiche, qu'une femme s'est mise à chanter "Banquier, ça va pas bien pour toi!". Bref, du monde intéressant. Parlant de René Angélil, il fera une surprise à une concurrente qui n'a pas fait son voyage de noces en lui offrant un voyage à Las Vegas. Annie Villeneuve ira chanter au bar d'une candidate qui a besoin de publicité. Les à-côtés du genre ne se produiront pas systématiquement à toutes les émissions. Deux émissions seront présentées chaque semaine, avec trois concurrents différents. Le mercredi à 21h et le jeudi à 20h. Comme à Deal or no deal, on ne verra jamais le banquier et on n'entendra même pas sa voix. Il communique avec Julie par téléphone et fait des offres au concurrent. Qui peut accepter ou refuser. Huit émissions sont déjà enregistrées.


Julie Snyder a décidé d'offrir ses services comme animatrice lorsqu'elle a appris que Martin Matte avait refusé. Ce retour à l'animation dans une émission qui est produite par TVA et non par sa boîte à elle ne signifie pas que Productions J soit au chômage. Mme Snyder nous a dit hier qu'elle a un gros projet avec Céline Dion, qu'elle livrera deux documentaires: un sur la fécondation in vitro et un autre sur l'adoption bientôt, que le documentaire de Manuel Foglia sur Pierre Bourgault sera prêt pour la saison 2007-2008, qu'elle a produit le DVD du spectacle de Gregory Charles et produit deux spectacles de Star Académie. Gagnera-t-elle une grosse valise d'argent pour animer Le banquier? Sujet tabou. Elle affirme que c'est moins que les 250000$ initialement promis aux gagnants. Détail à noter: la production se fait sans l'aide des subventions habituelles parce que c'est un jeu. TVA gage que les auditoires seront assez gros pour éponger ses coûts de production et même faire des profits. Illustration(s) : Photo martin tremblay, la presse(c) Le retour à l'animation de Julie Snyder, dans une émission qui est produite par TVA et non par sa boîte à elle ne signifie pas que Productions J soit au chômage. © 2007 La Presse. Tous droits réservés.


La Presse Arts et spectacles, lundi 9 juillet 2007, p. ARTS SPECTACLES1 Télévision Le banquier affrontera Tout le monde en parle Dumas, Hugo Après avoir rendu les armes, TVA remonte au front de la bataille des cotes d'écoute du dimanche soir. À la rentrée d'automne, Le banquier de Julie Snyder jouerait directement contre le Tout le monde en parle de Guy A. Lepage, a appris La Presse. Alors, serez-vous plus du type "Sabine, ouvre la valise" ou "Diane, qu'est-ce qu'on boit" ? Programmer deux des plus puissantes émissions de la télé québécoise l'une contre l'autre, dans la case dominicale de 20h, ça ne peut que provoquer des flammèches, des étincelles et d'intenses séances de zapping dans nos salons. En tournée dans les grandes agences de publicité montréalaises, TVA a déjà évoqué la possibilité d'un choc de titans entre Julie Snyder et Guy A. Lepage, rapportent nos informateurs. Officiellement, le réseau ne confirme pas le déménagement du Banquier, mais le laisse sous-entendre à mots couverts. "C'est clair, le dimanche soir est très important. L'auditoire est massif. Et TVA ne veut pas être deuxième tout le temps. Nous allons donc nous donner les moyens pour faire la différence", lance la porte-parole de TVA, Nicole Tardif. En entrevue à La Presse, Julie Snyder a dit ne pas être au courant de ces tractations de coulisses. "Ils ne m'en ont pas parlé. De toute façon, je ne veux pas gérer l'intendance de ce show-là (Le banquier). Ça va m'enlever du temps pour les Productions J", confie l'animatrice qui ordonne aux beautés d'ouvrir leurs valises. Rappelons que c'est JPL, une filiale de TVA, qui produit Le banquier. Julie Snyder ajoute: "La case horaire, c'est un détail. La seule chose qui compte, c'est de faire de bonnes émissions." Avec ses deux millions de fans, Le banquier a été l'émission la plus populaire de l'hiver. Et aux commandes de Star Académie 3, dont les galas dominicaux ont été diffusés à l'automne 2005, Julie Snyder a envoyé Guy A. Lepage au tapis (moyenne de 2 378 000 téléspectateurs contre 1 533 000), ce qu'Éric Salvail et On n'a pas toute la soirée n'ont jamais réussi à accomplir. Selon nos sources, TVA espérait attendre à la dernière minute avant d'ébruiter sa stratégie de programmation, pour que Radio-Canada ne concocte pas une riposte. Dans sa grille d'automne, TVA n'a présentement rien d'annoncé dans la plage comprise entre 20h et


22h. À 19h, le réseau proposera Thank God You're Here, la nouvelle émission d'improvisation pilotée par Éric Salvail. La saison dernière, Le banquier passait les mercredis à 21h, ainsi que les jeudis à 20h. L'émission du mercredi reste, mais celle du jeudi cède sa case à Occupation double et s'en irait le dimanche. Julie Snyder enregistrera des nouveaux épisodes du Banquier fin juillet. C'est J pour Julie La lettre J dans Productions J, la compagnie qui orchestre notamment Star Académie, ne représente maintenant que Julie Snyder. La démone a en effet racheté toutes les actions du réalisateur Jean Lamoureux, avec qui elle avait fondé la boîte de production en 1997 afin de garder le plein pouvoir créatif du talk-show Le Poing J de TVA. Julie Snyder se retrouve donc la propriétaire unique de Productions J. N'allez cependant pas croire qu'une chicane a éclaté entre les deux ex-associés, qui collaborent depuis 15 ans. "On est de grands complices et de grands amis. Et Jean réalisera encore les prochains galas de Star Académie, il a réalisé et mis en scène le spécial D'elles à TVA et il travaille aussi sur le DVD de Céline Dion", explique Julie Snyder. En fait, cette transaction libérera Jean Lamoureux des responsabilités administratives qui incombent à tout actionnaire d'une compagnie. "Il trouve ça plate, il trouve ça lourd. Au lieu de passer des heures en réunion de comptabilité, il préfère faire de la création. Et c'est vrai que c'est lourd et stressant. Avec une PME, tu n'as jamais de vacances", remarque Julie Snyder. Julie Snyder et Jean Lamoureux sont quasiment comme les siamois de la télé québécoise: si Julie anime, Jean réalise dans bien des cas. L'échange d'actions ne changera pas cette situation. Cet automne, Productions J produiront trois documentaires, dont un réalisé par Manuel Foglia sur Pierre Bourgault, que diffusera Télé-Québec. "C'est tellement bon comme documentaire que ça me donne quasiment le goût de me réinscrire aux Gémeaux. Parce que c'est certain qu'il en gagnerait un", rigole Julie Snyder. Les deux autres, regroupés sous le titre Ça pourrait nous arriver, traiteront de l'adoption et de la fécondation in vitro. Dominique Savoie animera et TVA les présentera à l'automne. "On espère que ça va faire changer des choses", note Julie Snyder. Illustration(s) : Photo Robert Mailloux, archives La Presse (c) À la rentrée d'automne, Le banquier de Julie Snyder jouerait directement contre le Tout le monde en parle de Guy A. Lepage, a appris La Presse. © 2007 La Presse. Tous droits réservés.


Le Soleil Arts & Spectacles, mardi 28 août 2007, p. A5 Télévision TVA sort l'artillerie lourde Le dimanche soir, Guy A. devra se battre contre Occupation double Therrien, Richard Ce n'est finalement pas contre Le Banquier, mais bien contre Occupation double que devra se battre Guy A. Lepage à l'automne. "TVA repart à la conquête de l'auditoire le dimanche soir après l'avoir délaissé", a lancé la vice-présidente programmation, France Lauzière, hier, en dévoilant sa grille 2007-2008. TVA, qui domine tous les autres soirs, sort l'artillerie lourde pour reprendre cette soirée et choisit de placer sa téléréalité animée par Joël Legendre directement contre Tout le monde en parle, de 20 h à 21 h 30. Quant au Banquier, on a choisi de le loger le dimanche à 19 h, question d'appâter le public plus tôt et de le garder toute la soirée. La saison commence avec Le Banquier saisit Julie, pour le 40e anniversaire de l'animatrice, qui a eu la surprise de voir Céline Dion surgir sur le plateau, et René Angélil jouer le rôle du Banquier. Cette première de la saison durera 90 minutes au lieu de 60, et devrait arracher bien des habitués à Tout le monde en parle durant sa première demi-heure. D'ailleurs, on laisse poindre que les émissions du dimanche pourraient adopter des horaires variables. À Guy A. Lepage, qui a qualifié de "méprisante" la tactique de TVA d'opposer une grosse émission à Tout le monde en parle, France Lauzière a simplement affirmé en souriant que c'est de TVA dont on parlait le plus, au lendemain du lancement de RadioCanada. Une autre diffusion du Banquier est prévue le jeudi à 20 h, contre Tous pour un. Deux demi-heures d'Occupation double sont aussi annoncées pour les mercredis et jeudis à 19 h. Le dimanche à 18 h 30, soulignons le retour de L'École des fans et d'une nouvelle émission à 21 h 30, Vlog, où on verra le meilleur du Web, avec Geneviève Borne et Dominic Arpin. TQS songe actuellement à devancer à 18 h 30 son Loft Story du dimanche pour éviter le gros trafic, mais rien n'est encore sûr. Qu'arrive-t-il donc de Dieu merci !, la nouvelle émission d'Éric Salvail, qui devait être présentée le dimanche ? TVA la croyait plus familiale, mais après avoir vu l'émission pilote, on a choisi de la loger plus tard, le jeudi à 21 h, dès le 27 septembre. Dans ce concept australien, dont les extraits d'hier avec Diane Lavallée étaient fort drôles, on catapulte un artiste au beau milieu d'un décor qu'il ne connaît pas, le laissant improviser. L'émission a de bonnes chances, avec Le Banquier comme locomotive.


Côté fictions, bonne nouvelle, de nouveaux épisodes du Coeur a ses raisons arrivent le lundi 10 septembre à 19 h 30. Resituons-nous : un terrible incendie causé par l'explosion de Brenda fait toujours rage, au moment où Criquette s'apprête à éjecter son poupon, Doug-Doug. Brenda est-elle bien morte ? Espérons que non. Deux nouveautés, que France Lauzière compare à du comfort food, s'en viennent. D'abord, Destinées prend la place des Poupées russes, dès le mercredi 5 septembre à 20 h. Le téléroman de Michelle Allen se déroule dans le monde de la chirurgie esthétique, et on promet des scènes réalistes tournées dans de vraies cliniques privées. Avec Alain Zouvi, Sonia Vachon, Marie-Chantal Perron et Patrice Godin. Pour affronter Les Boys de Radio-Canada, TVA avait pensé aux Soeurs Elliot, qu'on a finalement logées le mercredi à 21 h. Sylvie Léonard, Isabel Richer et Julie Perreault y jouent trois soeurs qui voient leur père réapparaître après 30 ans d'absence. Contre Les Boys, on a plutôt opté pour la suite de Dr House, qui a rallié 850 000 accros cet été. Annie et ses hommes, La Promesse et Histoires de filles sont de retour, tout comme Caméra café, auquel se joint Christian Bégin. Ne cherchez pas Taxi 0-22, Le Négociateur et Nos étés, dont le retour n'est prévu qu'à l'hiver. Quant aux 30 meilleurs épisodes de Km/h, qu'on annonçait cet été pour l'automne, on les a reportés à une date indéterminée. Quelques changements le jour, dont l'envoi de Michel Jasmin le samedi à 10 h, dans un nouveau format d'une heure, dès le 29 septembre, toujours de Québec. La quotidienne est remplacée la semaine à 11 h par des reprises du Cercle. François Paradis hérite de 15 minutes de plus à TVA en direct.com juste avant les nouvelles, de 11 h 30 à 11 h 45. Bien sûr, il conserve sa case de 12 h 30 à 13 h 30, où il aura de nouveaux adversaires, France Castel et Michel Barrette, à Radio-Canada. Deux nouveaux collaborateurs, Alexandra Diaz et Sébastien Diaz (aucun lien de parenté), se joignent à l'équipe de Star système. Bonne nouvelle : TVA annonce qu'on réduira le temps de publicité durant les films du samedi soir. On annonce pour le dimanche 9 septembre à 21 h un documentaire de deux heures, Triomphes et trahisons : les mémoires de Brian Mulroney, où l'ancien premier ministre se raconte à Paul Arcand. Plus tard cette saison, Claire Lamarche ramène ses Retrouvailles, et on présentera un documentaire de deux heures, Ça pourrait nous arriver, sur la fécondation in vitro et l'adoption. Julie Snyder, qui produit l'émission, y témoigne, de même que Céline Dion. En information, les bulletins de nouvelles de Montréal et Salut, bonjour! auront de tout nouveaux décors dès le 3 septembre. Steven Guilbeault, qui a quitté Greenpeace, se joint à l'équipe d'analystes. C'est d'ailleurs à TVA et à LCN où les gens se sont informés le plus, le jour du décès de la mairesse Boucher. Pierre Jobin a tenu l'antenne pour un bulletin spécial dès 15 h, vendredi. rtherrien@lesoleil.com


Illustration(s) : - photos la presse, martin chamberland Joël Legendre sera dans le ring face à Guy A. Lepage - photos la presse, martin chamberland Les soeurs Elliott : Isabel Richer, Julie Perreault et Sylvie Léonard - photos la presse, martin chamberland Denis Bouchard et Guylaine Tremblay, le populaire couple de Annie et ses hommes © 2007 Le Soleil. Tous droits réservés.


Le Droit Actualités, vendredi 7 septembre 2007, p. 24 Fécondation in vitro : Mario Dumont appuie Julie Snyder Cousineau, Louise La Presse Ce paradoxe n'a jamais été relevé, mais voici qu'il nous arrive en pleine figure. Au Québec, les gens qui ne veulent pas avoir d'enfants obtiennent gratuitement des ligatures de trompes, des avortements et des vasectomies. Tout payé par le gouvernement. Bernard Landry souligne que le Québec a le plus haut taux de ligatures et d'avortements en Occident. Et les gens qui veulent des enfants et qui ont des problèmes de fertilité doivent payer pour la fertilisation in vitro. Autour de 24 000 $. Comme s'il s'agissait d'un caprice que le gouvernement n'a pas à satisfaire. L'infertilité est considérée comme une maladie, sauf au gouvernement. Certains croient que la fertilisation est une sorte de clonage. Rien à voir. Julie Snyder a décidé de faire un documentaire sur ce sujet explosif qui n'a jamais vraiment été débattu chez nous où la dénatalité est inquiétante. Elle s'est adressée aux représentants des trois partis pour connaître leur opinion sur la question, et Mario Dumont lui a répondu "On a une proposition là-dessus dans le programme de l'ADQ". Julie ne l'avait jamais lu. Mario Dumont, le seul politicien à se présenter au visionnement d'hier, pense que, comme en France où les quatre premiers cycles de traitements sont gratuits, une partie des coûts pourrait être payée par la RAMQ. Peut-être pas tout, ajoute-t-il, mais son gouvernement légiférerait dans ce sens. Dans Ça pourrait nous arriver, dont le premier épisode sera diffusé mercredi prochain à 21 h à TVA, Pauline Marois souligne qu'il y a déjà un crédit d'impôt de 25 % voté par Bernard Landry qu'elle a fait augmenter à 30 % et qu'elle fera davantage quand elle sera au pouvoir. Le ministre de la santé, Philippe Couillard, est décourageant. Il se dit prêt à considérer de bonifier le programme fiscal, mais qu'en ces temps de restrictions budgétaires, "il faut d'abord traiter les pathologies plutôt qu'aider les gens à avoir une vie meilleure". Il ajoute cette phrase qui fait bondir "C'est désirable de vouloir des enfants, mais ça ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus". Si Julie Snyder s'est intéressée à ce sujet, c'est que, comme son amie Céline Dion, elle aussi a dû recourir à la fécondation in vitro. Que le premier traitement a été négatif. Le


deuxième a été positif, mais le coeur ne battait pas. Elle allait recommencer la procédure lorsque, miracle !, elle s'est découverte enceinte naturellement. Illustration(s) : La Presse Le chef de l'opposition officielle, Mario Dumont, au côté de Dominique Savoie, animatrice et co-conceptrice de l'émission Ça pourrait nous arriver, le Dr Pierre Miron, un pionnier dans le domaine de la procréation médicalement assistée, et Julie Snyder. © 2007 Le Droit. Tous droits réservés.


Le Devoir WEEK-END CULTURE, vendredi 7 septembre 2007, p. b4 Un documentaire sur la FIV à TVA Julie Snyder part en croisade pour que le gouvernement reconnaisse les coûts de l'intervention Cauchon, Paul Julie Snyder lance une croisade sur les ondes de TVA pour sensibiliser le public à la réalité de la fécondation in vitro (FIV), et c'est une croisade qui fera pression sur le gouvernement pour qu'il reconnaisse les coûts d'une telle intervention. TVA mettra en effet à l'affiche la semaine prochaine un documentaire d'une heure, Ça pourrait nous arriver/La fécondation in vitro, produit par Productions J, la maison de production de Julie Snyder, où la productrice-animatrice bien connue explique avoir eu recours à la FIV avant de finalement tomber enceinte de façon classique. Céline Dion témoigne également de sa propre expérience, ainsi que deux couples qui ont suivi un tel traitement. Dans le document, Julie Snyder s'interroge sur le fait que la vasectomie, la ligature des trompes et l'avortement sont reconnus par la Régie de l'assurance maladie alors que les traitements de FIV ne sont pas remboursés. Le documentaire est allé rencontrer la classe politique sur ce sujet. Le chef de l'opposition, Mario Dumont, a pris la peine d'assister hier matin au visionnement organisé par TVA, ce qui est exceptionnel. Dans le document, M. Dumont soutient qu'il faut reconnaître le traitement de l'infertilité, «pas nécessairement tous les coûts possibles, mais minimalement, qu'il y en ait un bout payé par l'assurance maladie». La chef du Parti québécois, Pauline Marois, y déclare «qu'il faut faire davantage» et «accompagner les parents qui veulent avoir des enfants», sans s'avancer plus avant. Mais le ministre de la Santé, Philippe Couillard, ferme clairement la porte. «Nous sommes toujours pris avec un problème de financement avec le panier de services actuel», dit-il. Il pose la question: «Doit-on traiter des pathologies ou répondre aux désirs de tout le monde?» Pour lui, avoir des enfants est important, bien sûr, mais «cela ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus». Le documentaire permet de suivre le quotidien des couples qui se soumettent à un tel traitement, dont les coûts peuvent atteindre 24 000 $. Ce documentaire sera suivi la semaine suivante d'un deuxième, consacré cette fois-ci à l'adoption internationale et québécoise.


*** - Ça pourrait nous arriver/La fécondation in vitro, TVA, mercredi 12 septembre, 21h. © 2007 Le Devoir. Tous droits réservés.


Cyberpresse Vendredi 7 septembre 2007 Philippe Couillard ne se fera pas d'amis Richard Therrien Le Soleil Québec - L'explication du ministre de la Santé, Philippe Couillard, risque de vous pétrifier. « C'est très désirable d'avoir des enfants, chacun le souhaite, mais ça ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus », dira-t-il, dans le premier épisode de la série documentaire Ça pourrait nous arriver, le mercredi 12 septembre, 21 h, à TVA. L'affirmation a fait bondir Julie Snyder, qui produit la série, et qui a elle-même eu recours à la fécondation in vitro. « On permet aux femmes au Québec d'avorter de façon libre et gratuite le nombre de fois qu'elles le souhaitent, et ce, jusqu'à 24 semaines. Il y a des gens qui veulent des enfants, et on ne veut pas les aider. » Cette première heure, animée par une collaboratrice de longue date de Julie, Dominique Savoie, est ouvertement profécondation et motivée par l'émotion. Julie Snyder, qui y parle pour la première fois de ses difficultés à avoir un enfant, souhaite que le documentaire fasse bouger les choses. Selon elle, les Québécois entretiennent plusieurs préjugés contre la fécondation in vitro, à tort. Elle a mis sept ans avant d'avoir son fils Thomas, finalement de façon naturelle. « En clinique de fertilité, au début, je portais des lunettes de soleil pour ne pas qu'on me voie. Les gens se promenaient tête baissée, comme s'ils avaient une grande maladie honteuse. » Céline Dion, qui a été critiquée pour son « jumeau congelé », s'ouvre ici avec beaucoup de conviction. Infertile elle aussi, elle a eu recours à la fécondation quand elle a appris que son mari était atteint d'un cancer. Dans cette première heure fort touchante et pas voyeuse, on suit le parcours de deux couples infertiles dans leur tentative d'avoir un enfant. Ils devront débourser pas moins de 24 000 $ pour un combo de trois essais. « En France, l'État prend en charge jusqu'à quatre cycles de fécondation in vitro à 100 %, tout compris », souligne Julie Snyder. Ici, les couples doivent prendre une hypothèque en sachant qu'ils n'ont que de 25 à 30 % de chances d'avoir un enfant avec cette méthode. « Qu'est-ce qu'on doit traiter avec les systèmes de santé ? Est-ce qu'on doit traiter des pathologies ou répondre au désir de tout le monde d'avoir une vie meilleure ?», demande le ministre Couillard. « Et la vasectomie, c'est une pathologie ? », rétorque Julie Snyder. Le documentaire est ainsi fait qu'on passe du discours émotif de parents désespérés aux réponses froides et sèches du ministre, qui parle en termes d'argent. « On est déjà aux


prises avec un problème de financement à long terme pour le panier de services que nous avons. Alors avant d'augmenter ce panier de services-là et d'augmenter la gamme de services assurés, il faut se poser de sérieuses questions. » L'équipe de Julie est allée rencontrer Pauline Marois, qui augmenterait l'aide aux couples infertiles si elle prenait le pouvoir. Mario Dumont, seul politicien présent hier à la rencontre de presse, dit vouloir que l'infertilité soit couverte par la Régie de l'assurancemaladie. À combien ? Le chef de l'Opposition officielle ne veut pas s'avancer. Contrairement à Julie Snyder, M. Dumont ne croit pas que la fécondation in vitro souffre d'autant de préjugés de la part de la population. Julie pense maintenant à l'adoption, justement le sujet du deuxième épisode de Ça pourrait nous arriver, le 19 septembre. Avec son conjoint Pierre-Karl Péladeau, elle songe aussi à devenir famille d'accueil pour un garçon de huit ou neuf ans, un de « ces cas désespérés dont personne ne veut ». Trop rose, ce documentaire sur la fécondation in vitro ? On peut seulement se demander pourquoi le documentaire ne fait pas état des naissances prématurées générées par les chances élevées de grossesse multiple. Deux autres épisodes de Ça pourrait nous arriver, portant sur le don d'organe et le changement de vie, seront diffusés l'an prochain. © 2007 Cyberpresse. Tous droits réservés.


La Presse Actualités, vendredi 7 septembre 2007, p. A15 Chronique Documentaire sur la fécondation in vitro Julie Snyder appuyée par Mario Dumont Cousineau, Louise Ce paradoxe n'a jamais été relevé, mais voici qu'il nous arrive en pleine figure. Au Québec, les gens qui ne veulent pas avoir d'enfants obtiennent gratuitement des ligatures de trompes, des avortements et des vasectomies. Tout payé par le gouvernement. Bernard Landry souligne que le Québec a le plus haut taux de ligatures et d'avortements en Occident. Et les gens qui veulent des enfants et qui ont des problèmes de fertilité doivent payer pour la fertilisation in vitro. Autour de 24 000$. Comme s'il s'agissait d'un caprice que le gouvernement n'a pas à satisfaire. L'infertilité est considérée comme une maladie, sauf au gouvernement. Certains croient que la fertilisation est une sorte de clonage. Rien à voir. Julie Snyder a décidé de faire un documentaire sur ce sujet explosif qui n'a jamais vraiment été débattu chez nous où la dénatalité est inquiétante. Elle s'est adressée aux représentants des trois partis pour connaître leur opinion sur la question, et Mario Dumont lui a répondu: "On a une proposition là-dessus dans le programme de l'ADQ". Julie ne l'avait jamais lu. Mario Dumont, le seul politicien à se présenter au visionnement d'hier, pense que, comme en France où les quatre premiers cycles de traitements sont gratuits, une partie des coûts pourrait être payée par la RAMQ. Peut-être pas tout, ajoute-t-il, mais son gouvernement légiférerait dans ce sens. Dans Ça pourrait nous arriver, dont le premier épisode sera diffusé mercredi prochain à 21h à TVA, Pauline Marois souligne qu'il y a déjà un crédit d'impôt de 25% voté par Bernard Landry qu'elle a fait augmenter à 30% et qu'elle fera davantage quand elle sera au pouvoir, ajoutant vaguement qu'il faut aider les parents de la meilleure façon possible. Le ministre de la santé, Philippe Couillard, est décourageant. Il se dit prêt à considérer de bonifier le programme fiscal, mais qu'en ces temps de restrictions budgétaires, "il faut d'abord traiter les pathologies plutôt qu'aider les gens à avoir une vie meilleure". Il ajoute cette phrase qui fait bondir: "C'est désirable de vouloir des enfants, mais ça ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus." Nous voilà dans le vif.


Si Julie Snyder s'est intéressée à ce sujet, c'est que, comme son amie Céline Dion, elle aussi a dû recourir à la fécondation in vitro. Que le premier traitement a été négatif. Le deuxième a été positif, mais le coeur ne battait pas. Elle allait recommencer la procédure lorsque, miracle! elle s'est découverte enceinte naturellement. Céline et Julie expliquent dans le film combien devenir mères les a comblées. Céline se demandait comment il se faisait qu'elle ne pouvait pas avoir d'enfants, alors que sa mère en avait eu 14! Elle avait fini par se dire qu'on ne peut pas tout avoir. Puis, la fécondation in vitro l'a sauvée. Elle dit: "Que la vie est extraordinaire!" Céline et Julie ont les moyens de se payer le traitement - Julie est même allée à New York consulter le médecin de Céline -, mais pour un couple normal, c'est l'équivalent d'une deuxième hypothèque. Vous verrez l'émotion de Caroline et François qui ont mis sept ans à avoir leur petit Thomas. Ils ont décidé de refaire des traitements pour avoir un deuxième enfant. Vous verrez aussi Mélanie et Sébastien qui en sont à leur deuxième tentative de fécondation in vitro. Ils disent: "Si on n'essaie pas, on va le regretter toute notre vie." Julie Snyder a un argument intéressant: "Ça coûtera moins cher à long terme d'aider les femmes à avoir des enfants. Puisque ces enfants paieront nos retraites." La productrice a ajouté que si elle a décidé de parler de ses problèmes de fécondité, c'est qu'elle veut que le système change. "J'ai décidé d'en parler pour remercier Dieu pour mon bébé." La deuxième partie du reportage portera sur l'adoption et sera diffusé le mercredi suivant. Illustration(s) : Photo fournie par les Productions J De gauche à droite: Mario Dumont, l'animatrice et co-conceptrice de l'émission Ça pourrait nous arriver, Dominique Savoie, le docteur Pierre Miron, obstétriciengynécologue à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont et Julie Snyder.


Le Droit Forum, lundi 10 septembre 2007, p. 18 L'espoir d'enfanter Allard, Pierre Collaboration spéciale Le documentaire de Julie Snyder sur la fécondation in vitro (les bébés éprouvette), qui sera diffusé cette semaine, fait ressortir clairement les difficultés affrontées par des couples infertiles qui se tournent vers la science dans l'espoir d'enfanter. Pendant que les gens qui ne désirent pas d'enfant peuvent obtenir gratuitement, aux frais de l'État, une ligature, un avortement ou une vasectomie, les couples qui ont recours à la fertilisation in vitro pour engendrer doivent débourser près de 25 000 $ avec un crédit d'impôt de 25 % comme seule compensation. Dans une société qui affiche un très faible taux de natalité et l'un des taux d'avortement les plus élevés de la planète, l'attitude du gouvernement et de ceux qui l'ont précédé a de quoi étonner. Mais il y a pire. Dans le cadre du documentaire, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, laisse tomber deux déclarations qui font réfléchir. "C'est désirable, dit-il, de vouloir des enfants, mais ça ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus." Plus, selon les rapports de presse, M. Couillard ajoute : "Il faut d'abord traiter les pathologies plutôt qu'aider les gens à avoir une vie meilleure." Prises dans un contexte plus général, ces affirmations semblent énoncer l'évidence. La priorité à accorder aux droits fondamentaux et au traitement des pathologies ne soulèvera pas un grand débat en 2007. Ce sont plutôt les implications de ces déclarations qui choquent. Si, pour refuser de financer la fécondation in vitro, on invoque comme argument qu'avoir des enfants n'est pas un droit fondamental, l'avortement payé par les fonds publics le serait-il davantage ? Et si, pour refuser de délier les cordons de la bourse, on affirme que l'infertilité n'est pas une pathologie, ne laisse-t-on pas entendre du même coup qu'une grossesse non désirée est nécessairement une maladie ? Nous ne voulons pas remettre en question l'accès gratuit et universel à l'avortement, mais simplement clarifier le langage. En général, grossesse (voulue ou non) et infertilité ne constituent pas des maladies. Pourquoi, alors, l'État dépense-t-il sans compter pour interrompre ou prévenir des grossesses, puis devient tout à coup parcimonieux quand il s'agit d'aide à la fécondation ? Bien sûr, la fécondation in vitro comporte certains risques dont les grossesses multiples. Et le taux de succès n'est que de 25 % environ. Mais pour de nombreux parents, c'est souvent le seul espoir. Il ne faudrait pas, alors, les obliger à hypothéquer leur maison pour avoir cette chance d'enfanter. La Régie de l'assurance-maladie du Québec devrait-elle, comme cela se fait en France, défrayer les quatre premiers cycles (il y en a 5 en tout) du


traitement in vitro ? Ou le gouvernement doit-il augmenter le crédit d'impôt ? Une chose est certaine : dans un contexte où le faible nombre de naissances naturelles entraîne un vieillissement de la population, l'État doit se montrer moins insensible à l'endroit des couples qui sont prêts à prendre les grands moyens pour enfanter. © 2007 Le Droit. Tous droits réservés.


Le Soleil Éditorial, mercredi 12 septembre 2007, p. 26 Fécondation coûteuse Breton, Brigitte À première vue, l'incohérence est évidente. Le gouvernement québécois paie totalement les coûts d'un avortement, d'une ligature des trompes ou d'une vasectomie, mais il offre uniquement un crédit d'impôt de 30 % aux couples qui doivent recourir à la fécondation in vitro pour avoir des enfants. Avant d'établir une forme d'équité, il faut s'assurer de bien évaluer tous les coûts et conséquences. La procréation assistée comporte parfois des coûts cachés non négligeables. Évidemment il y a ces cas heureux où le coup de pouce de la médecine a permis à des couples de donner vie à un enfant en pleine forme. Mais à côté des belles histoires à la Julie Snyder et à la Céline Dion, il y en a d'autres, beaucoup moins roses. À côté des succès, il y a les traitements répétés et coûteux (24 000 $ pour trois essais) qui aboutissent toujours à l'échec. Il y a également les grossesses multiples qui se transforment en cauchemar parce que la santé des bébés tant désirés est précaire en raison de leur naissance prématurée. Le gouvernement doit aussi tenir compte de ces histoires avant de décider s'il outient davantage financièrement les couples qui ont des problèmes de fertilité. Des études ont recensé jusqu'à 9 % d'anomalies congénitales chez les enfants nés à la suite d'une fécondation in vitro, comparativement à 4,2 % chez les enfants conçus naturellement. C'est ce que signalait l'an dernier le ministre de la Santé, Philippe Couillard, lors de l'étude de son projet de loi 89 portant sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée. À l'occasion de cette même commission parlementaire, le président du Collège des médecins, Yves Lamontagne, s'était aussi montré critique. "Si une bonne partie des femmes et des hommes présentant des problèmes de fertilité peut aujourd'hui avoir des enfants, il faut bien admettre avec le recul que c'est au prix de certains risques pour la santé des enfants. Ce n'était ni souhaité ni prévu. Personne n'a pour objectif de fabriquer des infirmes", avait-il affirmé sans ménagement. Ce n'est pas être insensible au désir des couples infertiles que de s'interroger sur les impacts moins heureux de certaines grossesses. Le ministère de la Santé a estimé que la fécondation in vitro lui coûterait minimalement 15 millions $ par année (il consacre environ 5 millions $ aux avortements, aux ligatures de trompes et aux vasectomies). La somme est minime sur un budget de plus de 23 milliards $. On ne peut cependant reprocher au ministre de tenir compte des dépenses supplémentaires qui pourraient s'ajouter si plus de gens pouvaient recourir à une technologie de pointe pour tenter d'avoir


un enfant. Ce n'est pas tout de favoriser la natalité. Il faut aussi être capable, lorsque les choses tournent mal, de donner des services appropriés aux enfants et à leurs parents. Certes, la fécondation in vitro ne devrait pas être seulement l'apanage des couples plus fortunés. Au-delà du principe, il faut cependant considérer la capacité financière du Québec à remplir cette nouvelle responsabilité. Le crédit d'impôt applicable à une fécondation in vitro devrait passer dans les prochains mois de 30 à 50 %. Québec assume déjà en totalité les coûts reliés à l'investigation des couples infertiles. Certaines interventions, dont l'insémination artificielle, sont aussi payées entièrement par la Régie de l'assurance maladie du Québec. Le gouvernement fait déjà sa part pour promouvoir la famille. S'il faisait un pas de plus en remboursant à 100 % la fécondation in vitro, d'autres couples qui désirent un enfant et qui se tournent vers l'adoption pourraient demander que l'État paie la note. Le Québec veut plus d'enfants. Est-il prêt à en payer le prix ? © 2007 Le Soleil. Tous droits réservés.


Le Devoir LES ACTUALITÉS, vendredi 12 octobre 2007, p. a4 Droit à l'avortement et désir d'enfanter Simone Veil donne raison à Couillard L'ancienne ministre française de la Santé ne croit pas à la nécessité absolue de financer la fécondation in vitro Baillargeon, Stéphane En tant que ministre de la Santé, Simone Veil a fait adopter en 1975 la première loi française légalisant l'avortement. Trois décennies plus tard, elle ne s'offusque pas qu'un État paye pour l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mais ne rembourse pas la fécondation in vitro. «C'est un peu simplifier que d'établir cette équation», dit la responsable de la loi Veil qui a dépénalisé l'IVG. «Il faut replacer les problèmes dans leur contexte. Le droit à l'avortement a été acquis alors que, chaque année, des femmes le subissaient dans des conditions effroyables. [...] Les nouvelles µtechniques de reproduction offrent une occasion. Les difficultés du financement du système de santé posent aussi un problème à nos sociétés. Il faut faire des choix.» Le débat a germé au Québec le mois dernier après la diffusion d'un documentaire de la compagnie de l'animatrice télé Julie Snyder. Le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a affirmé qu'il ne fallait pas confondre désir et droit d'enfanter. Ici, l'État rembourse environ le tiers des procédures in vitro. En France, cette démarche médicale est entièrement couverte. Mais bon, Mme Veil, qui a passé la semaine à Montréal, n'est pas venue ici pour se mêler de politique ou critiquer qui que ce soit. Mercredi, elle parrainait le lancement d'une nouvelle collection de mémoires de survivants de l'Holocauste devenus canadiens après 1945. Hier, elle recevait un doctorat honoris causa de l'Université de Montréal pour souligner «son courage politique et personnel». Déportée à Auschwitz à l'adolescence, elle est ensuite devenue avocate, puis ministre et présidente du Parlement européen. À 80 ans, Mme Veil demeure la personnalité politique la plus admirée de son pays, et de loin. «Je suis venue très souvent au Canada, je rencontre très souvent des Canadiens, et ce que je vois depuis 30 ou 40 ans est tout à fait passionnant», a dit Mme Veil, rencontrée avanthier dans un hôtel de Montréal. «Pour nous, Français nés avant la guerre, le Canada français était perçu comme un pays conservateur et même très conservateur, avec une Église forte et des femmes soumises. On avait le sentiment que, pendant la guerre, les gens d'ici avaient été plutôt pétainistes. Tout d'un coup, nous avons vu émerger un


Canada qui n'a rien à voir avec tout cela, un pays démocratique, très ouvert, très tolérant.» Elle a ajouté envier souvent la place des femmes d'ici, jugées «extraordinairement émancipées» et ne ressemblant en rien au vieux schéma. «En France, le féminisme a beaucoup progressé, mais les femmes ont encore beaucoup de raisons de se battre. Les femmes sont encore inquiètes, avec raison, parce que, dans bien des domaines, on croyait que la marche à l'égalité irait plus vite. En politique par exemple, la parité est loin d'être atteinte.» Une loi française oblige théoriquement les partis à présenter un nombre égal de candidats et de candidates. Il n'existe rien de semblable au Québec. Dans les faits, les formations politiques françaises préfèrent payer l'amende plutôt que de se soumettre à ce règlement. «Si on regarde les directions d'entreprise, la rémunération, le chômage, partout, les femmes sont désavantagées. Il y a donc encore beaucoup à faire.» Mme Veil siégeait jusqu'en mars dernier au Conseil constitutionnel de la République. Sitôt libérée de son devoir de réserve, elle s'est prononcée en faveur de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle alors que ses attaches idéologiques auraient pu la conduire dans le camp du candidat centriste. Toujours franche, elle critique la décision du nouveau président de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale. Elle aurait préféré un intitulé faisant référence à l'intégration, qui marque une volonté d'accueil. «Je crois que l'on ne peut pas évacuer ce que sont les gens. On a tous besoin de racines. La diversité culturelle aussi est très enrichissante. Je ne vois pas en quoi elle peut nuire à l'unité.» Illustration(s) : Ruiz, Pedro Simone Veil dit parfois envier les Québécoises, beaucoup plus émancipées que les Françaises. © 2007 Le Devoir. Tous droits réservés.


Canada NewsWire Vendredi 6 juin 2008 - 16:38 Les couples infertiles répondent à Philippe Couillard! Venez défendre votre droit à avoir des enfants en commission parlementaire avec l'ACIQ, le mardi 10 juin à l'Hôtel du Parlement de Québec. MONTRÉAL, le 6 juin /CNW Telbec/ - Le projet de loi no 23, portant sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée sera présenté en commission parlementaire le mardi 10 juin 2008 à compter de 14 h, à la salle Louis-Joseph-Papineau de l'Hôtel du Parlement à Québec. Ce projet de loi n'entend toujours pas couvrir, via la Régie d'assurance maladie du Québec, les traitements d'infertilité, plus particulièrement la fécondation in vitro ; un drame pour tous les couples atteint de cette pathologie. L'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec reconnaît pourtant l'infertilité comme une maladie et que les actes effectués pour la corriger, incluant la fécondation in vitro, sont des actes médicaux. Les couples sont contraints à de graves sacrifices pour pouvoir financer la conception de leur enfant. Pour certains, les coûts reliés à la FIV sont carrément trop élevés pour pouvoir envisager de fonder une famille. À l'heure où le Québec connaît l'un des plus bas taux de natalité au monde, le gouvernement peut-il encore se permettre d'ignorer que le financement de la FIV a une incidence importante sur la démographie ? Depuis 2005, l'Association des couples infertiles du Québec (ACIQ) défend les droits de ces couples infertiles et : - Représente les couples et/ou personnes infertiles auprès des autorités gouvernementales et publiques - Offre rapidement aux couples et/ou personnes infertiles des services d'information, de support et de référence. - Fait la promotion des plus récentes découvertes concernant l'infertilité. À ce titre, l'ACIQ a reçu un avis officiel de la Commission des affaires sociales à afin d'être entendue en commission parlementaire et ainsi donner son opinion sur le projet de loi 23. Seront également entendus la même journée, l'Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité, le Dr Pierre Miron, et Julie Snyder. La populaire animatrice et productrice de télévision s'était faite la porte parole de tous les couples infertiles du


Québec, en produisant le documentaire Ça pourrait nous arriver consacré à la FIV, et diffusé sur le Réseau TVA. Ce documentaire, qui suivait le difficile parcours de couples infertiles pour avoir des enfants, avait suscité une vive émotion et permis d'ouvrir le débat dans tout le Québec. Les propos de monsieur Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux, avaient particulièrement frappé l'opinion. Pour mémoire, rappelons qu'il affirmait : "C'est très désirable d'avoir des enfants. Mais, ça ne fait pas partie des droits fondamentaux des individus". Ce rendez-vous avec les parlementaires est une chance unique à ne pas rater. Il est l'ultime occasion pour tous les couples infertiles du Québec de faire entendre leur voix, leurs revendications et de répondre à monsieur Philippe Couillard. C'est pourquoi l'ACIQ organise une marche de 13 h à 14 h devant l'Hôtel du Parlement à Québec, juste avant cette commission parlementaire. Afin de faciliter votre participation, l'ACIQ nolise un autobus au départ de Montréal pour rejoindre Québec. - Départ de Montréal : 9 h 00 Lieu : Stationnement Place Versailles, face au Nickels (métro Radisson) - Arrêt à Berthierville : 10 h 00 Lieu : Stationnement du McDonald (sortie 144) - Départ de Québec : 14 h 00

Réservation auprès de : anniedauphin@couples-infertiles-quebec.org Site Web : www.couples-infertiles-quebec.org Contact: Caroline Amireault, présidente de l'ACIQ, (450) 588-7555 À l'attention du directeur de l'information et du responsable des affectations © 2008 Canada NewsWire. Tous droits réservés.


Cyberpresse Mardi 10 juin 2008 Procréation assistée: le projet de loi décrié Guy Benjamin Le Soleil Québec - C'est ce qui se dégage des propos tenus mardi devant l'Assemblée nationale et en commission parlementaire par les représentants des deux partis d'opposition, l'Association des couples infertiles du Québec, l'animatrice Julie Snyder et le Dr Pierre Miron, un spécialiste dans le domaine de la fécondation in vitro. Péquistes et adéquistes voteront contre le projet de loi s'il n'est pas modifié de façon à ce que la Régie de l'assurance maladie paie les coûts de la fécondation in vitro. Chaque tentative de fécondation coûte 10 000 $, pour lequel un couple a droit à un crédit d'impôt de 50 %. Compte tenu du coût élevé, les femmes se font implanter deux et même trois embryons de façon à augmenter les chances de succès de l'opération. Ce qui parfois résulte en une grossesse multiple, ou en grands prématurés qui coûtent cher à l'État. Les opposants au projet de loi craignent que le ministre de la Santé s'en serve pour limiter le nombre d'embryons qui peuvent être implantés. Avec un seul embryon à la fois, le taux de succès risque d'être moindre, obligeant les couples à tenter plus souvent la fécondation in vitro avant de tenir dans leurs bras l'enfant qu'ils désirent tant, de dire Caroline Amireault. La présidente de l'Association des couples infertiles demande au gouvernement de ne pas réduire les coûts liés aux grossesses multiples sur le dos des couples infertiles. «Imaginez ce que c'est pour un couple de s'asseoir devant un banquier pour négocier un prêt pour avoir un enfant», de lancer Mme Amireault. Spécialiste en médecine de la reproduction, le Dr Pierre Miron a cessé ce genre d'intervention il y a sept ans. «Éthiquement, j'avais un problème énorme d'avoir à discuter d'argent avec un patient», de dire le docteur. L'exemple de la Belgique La facture pour le gouvernement s'élèverait à 30 millions $ par année s'il payait les coûts de la fécondation. Le Dr Miron donne l'exemple de la Belgique, qui a réglementé sur le nombre d'embryons à implanter, mais a en même temps décidé d'assumer le coût de la fécondation. La réduction des dépenses liées aux grossesses multiples a permis de couvrir 88 % des coûts du financement de la fécondation, affirme le médecin.


Julie Snyder est enceinte de 21 semaines, grossesse amorcée après la troisième implantation d'embryons. Celle dont la maison de production a réalisé un documentaire sur la procréation assistée était à Québec pour partager la souffrance des couples infertiles, a-t-elle dit. «Ce n'est pas facile pour moi d'être ici, parce que l'infertilité n'est pas quelque chose dont on est fier, que l'on crie sur les toits», a déclaré Mme Snyder. Elle ne comprend pas que l'on puisse priver une femme de devenir mère faute de moyens financiers. Philippe Couillard n'a pas fléchi et n'entend pas modifier son projet de loi afin que le gouvernement paie pour la procréation assistée. Dans le domaine de la santé, les besoins sont nombreux, et il faut donc faire des choix, selon le ministre. «Aux dépens de qui seraient pris les 30 millions $ pour défrayer la fécondation?» a demandé le ministre. Par souci d'équité, il faudrait aussi payer pour l'adoption, a-t-il fait valoir. © 2008 Cyberpresse. Tous droits réservés.


Le Devoir LES ACTUALITÉS, mercredi 11 juin 2008, p. a3 Procréation assistée Couillard retirera son projet de loi Dutrisac, Robert Québec - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, s'apprête à retirer le projet de loi 23 sur la procréation assistée, refusant de céder à l'opposition et aux représentants des couples infertiles qui exigent que les traitements de fécondation in vitro soient payés par l'État. Dans le cadre de consultations particulières, la Commission des affaires sociales a entendu, hier après-midi, l'Association des couples infertiles du Québec (ACIQ) ainsi que Julie Snyder, qui a donné naissance à un fils grâce à la fécondation in vitro et qui est, aujourd'hui, enceinte de six mois, et le Dr Pierre Miron. Avant sa comparution, l'ACIQ avait organisé devant le parlement une manifestation à laquelle participaient plusieurs députés de l'opposition, dont le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, et son porte-parole pour la santé, Éric Caire, ainsi que le porte-parole du Parti québécois, Bernard Drainville. Ils ont confirmé qu'ils présenteront des amendements au projet de loi 23 afin de faire reconnaître l'infertilité en tant que maladie et d'ajouter les traitements de fécondation au panier de services couverts par la RAMQ. Philippe Couillard refuse de se laisser entraîner dans cette voie. «Le projet de loi sera retiré de l'Assemblée nationale et l'opposition portera le fardeau d'avoir empêché l'État d'encadrer la sécurité des procédures pour les femmes et les enfants, et d'avoir empêché le Québec de manifester de façon concrète sa juridiction.» Le ministre fait preuve «d'un entêtement profond», a accusé la présidente de l'ACIQ, Me Caroline Amireault, une accusation reprise par Julie Snyder en commission parlementaire. Le projet de loi 23, qui habilite le gouvernement à réglementer la pratique des cliniques privées qui se spécialisent dans les traitements de fécondation in vitro, permettra l'adoption d'un règlement pour limiter le nombre maximal d'embryons qui pourront être implantés à chaque tentative, a confirmé, hier, M. Couillard. Cette exigence aura pour conséquence d'augmenter le nombre de tentatives pour arriver à une grossesse. C'est pour compenser en partie ces coûts supplémentaires que, dans son dernier budget, le gouvernement haussait de 30 % à 50 % le crédit d'impôt lié aux traitements contre l'infertilité, a-t-il soutenu. Demander aux femmes de souffrir plus et de payer plus, «ça se rapproche peut-être de l'immoralité», a déploré Julie Snyder. La vedette de TVA s'en est prise au ministre, qui


semblait ne pas la prendre au sérieux, selon ses dires. «Il rigole. Je trouve qu'il rit beaucoup», a-t-elle lancé. Selon Mme Snyder, le ministre a tort de comparer le Québec, dont il dit qu'il est le plus généreux envers les couples infertiles, à ses voisins nord-américains. «Le Québec, contrairement au reste du Canada et contrairement aux États-Unis, est une minorité francophone aux prises avec un grave problème très inquiétant de dénatalité», a-t-elle fait valoir dans un point de presse. Qui plus est, «il y a injustice parce que les gens qui ont les moyens de se payer le traitement peuvent le faire. Je pense que j'en suis la preuve». Ils sont peu nombreux, les couples qui peuvent se payer des traitements pouvant facilement atteindre 50 000 $, estime Mme Snyder. Le Dr Pierre Miron, un spécialiste de l'infertilité, est venu apprendre au ministre que chacun des membres du «cartel» des cliniques de fertilité - il n'y en a que quatre au Québec - avait augmenté son tarif unitaire d'au moins 1000 $ une semaine avant le dépôt du dernier budget, qui contenait la hausse du crédit d'impôt. Philippe Couillard a laissé entendre que la position du gouvernement pourrait changer. «Tout évolue dans une société, a-t-il dit. C'est un débat qui reste ouvert.» C'est d'autant plus vrai que certains députés libéraux estiment que le gouvernement devrait céder. Mais ce sera pour plus tard. © 2008 Le Devoir. Tous droits réservés.


Le Soleil Actualités, mercredi 11 juin 2008, p. 11 Procréation assistée Le projet de loi décrié Benjamin, Guy Le projet de loi du ministre Philippe Couillard visant à encadrer la pratique de la procréation assistée coûtera cher aux couples infertiles et fera souffrir davantage les femmes. C'est ce qui se dégage des propos tenus hier devant l'Assemblée nationale et en commission parlementaire par les représentants des deux partis d'opposition, l'Association des couples infertiles du Québec, l'animatrice Julie Snyder et le docteur Pierre Miron, un spécialiste dans le domaine de la fécondation in vitro. Péquistes et adéquistes voteront contre le projet de loi s'il n'est pas modifié de façon à ce que la Régie de l'assurance maladie paie les coûts de la fécondation in vitro. Chaque tentative de fécondation coûte 10 000 $, pour lequel un couple a droit à un crédit d'impôt de 50 %. Compte tenu du coût élevé, les femmes se font implanter deux et même trois embryons de façon à augmenter les chances de succès de l'opération. Ce qui parfois résulte en une grossesse multiple, ou en grands prématurés qui coûtent cher à l'État. Les opposants au projet de loi craignent que le ministre de la Santé s'en serve pour limiter le nombre d'embryons qui peuvent être implantés. Avec un seul embryon à la fois, le taux de succès risque d'être moindre, obligeant les couples à tenter plus souvent la fécondation in vitro avant de tenir dans leurs bras l'enfant qu'ils désirent tant, de dire Caroline Amireault. La présidente de l'Association des couples infertiles demande au gouvernement de ne pas réduire les coûts liés aux grossesses multiples sur le dos des couples infertiles. "Imaginez ce que c'est pour un couple de s'asseoir devant un banquier pour négocier un prêt pour avoir un enfant", de lancer Mme Amireault. Spécialiste en médecine de la reproduction, le docteur Pierre Miron a cessé ce genre d'intervention il y a sept ans. "Éthiquement, j'avais un problème énorme d'avoir à discuter d'argent avec un patient", de dire le docteur. L'exemple de la Belgique La facture pour le gouvernement s'élèverait à 30 millions $ par année s'il payait les coûts de la fécondation. Le docteur Miron donne l'exemple de la Belgique, qui a réglementé sur le nombre d'embryons à implanter, mais a en même temps décidé d'assumer le coût de la fécondation.


La réduction des dépenses liées aux grossesses multiples a permis de couvrir 88 % des coûts du financement de la fécondation, affirme le médecin. Julie Snyder est enceinte de 21 semaines, grossesse amorcée après la troisième implantation d'embryons. Celle dont la maison de production a réalisé un documentaire sur la procréation assistée était à Québec pour partager la souffrance des couples infertiles, a-t-elle dit. Ce n'est pas facile pour moi d'être ici, parce que l'infertilité n'est pas quelque chose dont on est fier, que l'on crie sur les toits, de dire Mme Snyder. Elle ne comprend pas que l'on puisse priver une femme de devenir mère faute de moyens financiers. Philippe Couillard n'a pas fléchi et n'entend pas modifier son projet de loi afin que le gouvernement paie pour la procréation assistée. Dans le domaine de la santé, les besoins sont nombreux, et il faut donc faire des choix, selon le ministre. "Aux dépens de qui seraient pris les 30 millions $ pour défrayer la fécondation?" a demandé le ministre. Par souci d'équité, il faudrait aussi payer pour l'adoption, a-t-il fait valoir. gbenjamin@lesoleil.com Illustration(s) : Laroche, Patrice Des manifestants ont marqué leur désaccord envers le projet de loi du ministre Philippe Couillard sur la procréation assistée, hier. Ils demandent aussi la gratuité de ces traitements. Laroche, Patrice Des manifestants ont marqué leur désaccord envers le projet de loi du ministre Philippe Couillard sur la procréation assistée, hier, en se promenant avec des poussettes vides devant le parlement. © 2008 Le Soleil. Tous droits réservés.


Le Devoir LES ACTUALITÉS, jeudi 12 juin 2008, p. a3 Projet de loi sur la procréation assistée Le ministre de la Santé bat en retraite Dutrisac, Robert Québec - Le gouvernement Charest a annulé l'étude article par article du projet de loi 23 sur la procréation, étude qui devait débuter hier en commission parlementaire. Le projet de loi demeure au feuilleton mais ne sera pas appelé. L'Action démocratique du Québec et le Parti québécois souhaitaient présenter des amendements afin qu'il soit précisé que l'infertilité constitue une maladie et qu'en conséquence, les traitements de fécondation in vitro sont couverts par la Régie d'assurance maladie du Québec, ce qui représenterait une dépense supplémentaire de plus 20 millions par an pour l'État. Comme les deux partis d'opposition forment ensemble une majorité au sien de la commission parlementaire chargée d'étudier le projet de loi, Philippe Couillard, ministre de la Santé et des Services sociaux, se serait retrouvé à la fin du processus avec un projet de loi contenant les amendements exigés. Ce texte, s'il avait été présenté à l'Assemblée nationale par la suite, aurait été adopté grâce à la majorité des députés formée par l'opposition. Pour l'heure, la pratique des cliniques privées qui offrent des traitements contre l'infertilité et de fécondation in vitro ne pourra donc pas faire l'objet d'une réglementation gouvernementale, ce que le projet de loi 23 permettait. Le gouvernement ne peut pas non plus procéder par simple voie réglementaire dans ce domaine; il a absolument besoin d'un projet de loi habilitant, a indiqué, hier, le cabinet du ministre. Mardi, le ministre a rappelé que le projet de loi 23 ne porte que sur la réglementation et non pas sur le panier de services de la RAMQ. Pour que le gouvernement paie pour les traitements de fécondation, il n'a pas besoin d'une loi; il n'a qu'à modifier le règlement de la RAMQ. Tout en reconnaissant que l'infertilité est une maladie, Philippe Couillard a souligné qu'il existe de nombreux besoins que le système de santé ne comble pas même s'ils sont reliés à des maladies. L'État ne paie pas pour le psychologue que consulte une personne souffrant de dépression, par exemple. «On pourrait avoir chaque jour de la semaine d'autres débats sur d'autres besoins avec des soucis aussi grands» que l'infertilité, a fait valoir le ministre.


La productrice Julie Snyder qui, la veille, avait apostrophé le ministre Couillard en commission parlementaire, se désole de cette décision. «Je trouve dommage qu'il ne veuille pas voir les amendements à la loi», a-t-elle commenté en entrevue. Elle a rappelé qu'il y avait unanimité dans le corps médical et parmi les trois partis à l'Assemblée nationale quant à la nécessité de limiter le nombre d'embryons implantés et ce, pour des raisons de sécurité médicale. En remisant le projet de loi tout entier, le Québec se coupe de cette mesure nécessaire, déplore-t-elle. Mme Snyder croit que la limitation du nombre d'embryons pouvant être implantés doit être compensée par la gratuité du service puisqu'un plus grand nombre de tentatives serait désormais nécessaire. «M. Couillard ne veut pas écouter. C'est sûr que je trouve que c'est de l'entêtement». *** Avec la collaboration d'Hélène Buzzetti © 2008 Le Devoir. Tous droits réservés.


Cyberpresse Samedi 28 juin 2008 Infertilité et adoption L'ADQ et le PQ voudraient amender le projet de loi 23 sur la procréation afin qu'il soit mentionné que l'infertilité constitue une maladie et qu'ainsi les traitements de fécondation in vitro s'en trouvent couverts par la RAMQ, ce qui représenterait une dépense additionnelle de plus de 20 millions par année pour l'État québécois. Je suis contre. Si l'infertilité est une maladie, je trouve que Julie Snyder porte bien sa maladie et qu'elle fait une saprée belle malade. En d'autres termes, cette maladie n'empêche pas de fonctionner normalement dans la société et ne fait pas souffrir. Quand un ministère de la Santé comme le nôtre est proche de la faillite, on ne fait pas l'erreur de dépenser 20 millions de plus dans pareille aventure alors que l'argent est si utile ailleurs. Avant que la médecine ne satisfasse tous les ego fortunés comme aujourd'hui, les couples infertiles ne se cassaient pas la tête quand ils voulaient avoir un enfant : ils adoptaient. Il y a tellement d'enfants à travers le monde qui ne demandent que cela, être adoptés. C'est faire oeuvre utile que de le faire. Voilà ce qui devrait être encouragé, facilité et soutenu financièrement par l'État. Sylvio Le Blanc Montréal © 2008 Cyberpresse. Tous droits réservés.


La Presse Canadienne - Le fil radio Actualités de l'Atlantique, lundi 17 novembre 2008 - 11:55ET Jean Charest fait volte-face sur les traitements de fertilité. La Presse Canadienne MONTREAL - Jean Charest fait volte-face sur les traitements de fertilité et désavoue son ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard. Pendant deux mandats, son gouvernement a prétendu que l'infertilité des couples n'était pas une maladie et qu'avoir des enfants n'était pas un droit. Donc, dans cette logique, il ne revenait pas à l'Etat et aux contribuables d'acquitter la note des traitements de fécondation in vitro. Or, le chef libéral fait un virage à 180 degrés et se dit prêt désormais, s'il est réélu, à refiler la facture des deux premiers essais d'implantation d'embryons à la Régie de l'assurance maladie (RAMQ). C'est ce qu'il a annoncé lundi, à Montréal, en conférence de presse, en rendant publics ses engagements électoraux en matière de santé, dont diverses mesures pour retenir les infirmières dans le réseau public, créer 122 groupes de médecine familiale (GMF) et inciter les étudiants en médecine à choisir la médecine familiale. Malgré les pressions des personnes aux prises avec des problèmes de fertilité, dont celle de l'animatrice de télévision Julie Snyder, M. Couillard avait pendant plus de cinq ans refusé mordicus de voir des fonds publics servir à faciliter la vie aux couples infertiles désirant un coup de pouce pour donner la vie. Lundi, M. Charest a pourtant dit que donner la vie était un droit et qu'il revenait maintenant à l'Etat de tout mettre en oeuvre pour aider les couples à combler leur désir d'enfant. La volte-face du premier ministre démontre avec éloquence le poids politique de l'exministre Couillard, qui était seul aux commandes à la Santé. En 2005, environ 1700 traitements pour l'infertilité ont été pratiqués au Québec, pour un coût unitaire variant entre 10 000 $ et 15 000 $. (La Presse Canadienne, DMK)FGJOR103 © 2008 La Presse Canadienne - Le fil radio. Tous droits réservés.


La Presse Canadienne Actualités nationales, lundi 17 novembre 2008 - 16:27ET Jean Charest fait volte-face et payera les traitements de fertilité Jocelyne Richer La Presse Canadienne MONTREAL - Jean Charest fait volte-face et décide d'acquitter la facture des traitements de fertilité, désavouant du même souffle son ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard. Pendant deux mandats, son gouvernement a prétendu que l'infertilité des couples n'était pas une maladie et qu'avoir des enfants n'était pas un droit. Donc, dans cette logique, il ne revenait pas à l'Etat et aux contribuables d'acquitter la note des traitements de fécondation in vitro. Or, Jean Charest fait un virage à 180 degrés et se dit prêt désormais, s'il est réélu, à refiler la facture des deux premiers essais d'implantation d'embryons à la Régie de l'assurance maladie (RAMQ). C'est ce qu'il a annoncé lundi, à Montréal, en conférence de presse, en rendant publics quelques engagements électoraux en matière de santé, dont diverses mesures pour retenir les infirmières dans le réseau public, créer 122 groupes de médecine familiale (GMF) soit 28 de moins que la chef péquiste Pauline Marois - et inciter les étudiants en médecine à choisir la médecine familiale. Malgré les pressions des personnes aux prises avec des problèmes de fertilité, dont celle de l'animatrice de télévision Julie Snyder, l'ex-ministre Philippe Couillard avait pendant plus de cinq ans refusé mordicus de voir des fonds publics servir à faciliter la vie aux couples infertiles désirant un coup de pouce pour donner la vie. Lundi, M. Charest a pourtant clamé qu'à ses yeux donner la vie était un droit et qu'il revenait à l'Etat de tout mettre en oeuvre pour aider les couples à combler leur désir d'enfant. "Un couple qui veut avoir des enfants doit recevoir toute l'aide possible. On doit faire tous les efforts pour les aider", a-t-il dit, en conférence de presse, après avoir visité la faculté des sciences infirmières de l'Université de Montréal. "Comme société, on doit tendre la main à ces gens-là quand ils nous font un appel à l'aide", a-t-il ajouté, contredisant les prises de position passées de son gouvernement.


La volte-face du chef libéral démontre avec éloquence le poids politique de l'ex-ministre Couillard, qui était seul aux commandes à la Santé. En 2005, environ 1700 traitements pour l'infertilité ont été pratiqués au Québec, pour un coût unitaire variant entre 10 000 $ et 15 000 $. On estime que, chaque année, 1500 bébés nés de cette manière pourraient contribuer à hausser le taux de natalité du Québec. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a ajouté que les traitements de fécondation in vitro pourraient même être offerts dans le réseau public, et pas seulement en clinique privée comme à l'heure actuelle. Avec cette annonce, M. Charest donne aussi raison à Pauline Marois et Mario Dumont, qui dénonçaient le manque de compassion du gouvernement à ce chapitre. Le chef de l'Action démocratique a d'ailleurs vivement réagi à l'annonce faite lundi matin par M. Charest, en soulignant son virage à 180 degrés dans ce dossier. "Là aujourd'hui, en campagne électorale, il va essayer de devenir le héros d'une situation où il a été l'empêcheur. Il va essayer de devenir le héros d'un progrès dont il a été pendant 12 mois le fossoyeur. (...) Je déteste les attaques personnelles en campagne électorale, mais je suis obligé de vous dire que Jean Charest manque d'honneur", a lancé M. Dumont lors d'une conférence de presse à Joliette. A Laval, la chef péquiste a affirmé que M. Charest faisait preuve d'opportunisme en changeant sa position sur l'aide financière à la procréation assistée. "Tout d'un coup, ça devient intéressant, a-t-elle dit. C'est de l'opportunisme politique." Mme Marois a indiqué que son parti avait déjà pris position en faveur d'une telle mesure, au moment de la commission parlementaire sur le sujet, et qu'elle la maintiendrait si elle est élue. S'ils sont réélus, les libéraux s'engagent par ailleurs à tenter de freiner l'exode des infirmières vers les cliniques privées. Les jeunes infirmières recevront donc une prime de 3000 $ par année (2000 $ pour les infirmières auxiliaires) pendant les trois premières années de leur pratique dans le réseau public. M. Charest dit vouloir ainsi "consolider" le choix de carrière des infirmières dès qu'elles entrent sur le marché du travail. Les plus âgées, ayant plus de 35 ans de services, qui accepteront de reporter l'échéance de la retraite recevront quant à elles une prime de 8000 $ par an.


Pendant ce temps, le problème du temps supplémentaire obligatoire effectué par les infirmières demeure entier. Il s'agit là de la principale source de frustration des infirmières du réseau public. En raison de la pénurie de personnel, elles doivent, au total, effectuer environ 3 millions d'heures de travail en temps supplémentaire par année. Pour atténuer ce problème, M. Charest veut augmenter le nombre de permanences offertes à celles qui travaillent déjà à temps plein dans le réseau. Le ministre Bolduc a dit pour sa part que, malgré les demandes légitimes des infirmières, la priorité était d'éviter toute rupture de services qui pourrait résulter d'une baisse du temps supplémentaire. Depuis une dizaine d'années, l'attrait des agences privées exercé auprès des infirmières du réseau public a doublé, le nombre de départs passant de 1500 à 3000. Le total des mesures annoncées lundi par les libéraux est évalué à 162 millions $ par année. FGJOR120-ms © 2008 La Presse Canadienne. Tous droits réservés.


La Presse Politique, mercredi 19 novembre 2008, p. A8 PROCRÉATION ASSISTÉE Procréation assistée: une promesse et beaucoup de questions Louise Leduc Les cycles de fécondation in vitro des mères porteuses seront-ils remboursés? Le gouvernement paiera-t-il aussi les traitements aux femmes qui se font implanter trois embryons d'un coup? Alors que Jean Charest et Mario Dumont se disputent la paternité de la promesse en procréation assistée, des experts du domaine se demandent plutôt ce que cela signifie pour les couples et les enfants à naître. «Si moi, à 60 ans passés, il me venait l'envie d'essayer d'avoir un bébé, aurais-je droit à mes deux traitements remboursables?» ironise Abby Lippman, professeur de médecine à l'Université McGill. Le docteur Lippman évoque ici le presque vide juridique qui entoure la procréation assistée, aussi bien au Québec qu'au Canada. Quant au Collège des médecins, il n'a toujours pas émis de balises, par exemple, sur le nombre d'embryons qu'il est éthique d'implanter chez une femme. «Les 35 millions promis incluent-ils les séjours aux soins intensifs des bébés?» demande le docteur Lippman. Comme elle, le docteur Raymond Lambert - qui a contribué à la naissance du premier bébé-éprouvette au Québec - se préoccupe des problèmes de santé liés à la procréation assistée. C'est que pour maximiser leurs taux de succès, dit-il, les médecins demeurent nombreux à implanter plus d'un embryon, donnant lieu à des grossesses multiples qui sont plus risquées. «Ce remboursement de frais de fertilité pourrait être un pas dans la bonne direction, mais il devrait être assorti de l'obligation de limiter le nombre d'embryons implantés (en une même fois)», dit-il. Au surplus, ajoute-t-il, ce remboursement devrait être limité au seul traitement de la fertilité. Sinon, dit-il, on ouvre tout grand la porte aux femmes célibataires qui voudront un bébé, aux couples gais, aux parents qui voudront un deuxième bébé dont les cellules souches pourront sauver l'aîné qui est malade, et tutti quanti. Pour sa part, le docteur Jacques Kadoch, médecin à la clinique de fertilité Ovo, évoque plutôt la nécessité pour les libéraux d'élargir leur promesse. Il considère qu'on devrait «remettre le compteur à zéro» et rembourser deux autres traitements aux femmes qui auront eu un premier bébé en clinique de fertilité et qui voudront répéter l'expérience.


Le docteur Kadoch explique qu'à sa clinique, jusqu'à 37 ans, on recommande le transfert de deux embryons ou moins. «On a entre 20 et 25% de jumeaux, ce qui est tout à fait correct dans la littérature (scientifique)», dit-il. Le docteur Marc Villeneuve, directeur médical de Procréa Cliniques, trouve lui aussi «encourageante» la promesse libérale et assure que les médecins de sa clinique sont prudents. À la femme de 35 ans, dit-il, on recommande l'implantation «de deux embryons ou moins». Quand les embryons sont congelés puis décongelés? Un maximum de trois, les risques de grossesse multiples étant alors moindres, explique-t-il, qu'avec des embryons tout frais. Les règles se dictent au cas par cas, de clinique en clinique, ce qui désole le docteur Lippman. «Ce ne sont pas que des questions médicales. Le nombre d'embryons implantés comme les autres questions liées à la procréation assistée sont des questions sociales qui nécessitent un débat.» Les médecins ne s'entendent pas entre eux, les patients non plus. D'un côté, les Julie Snyder, qui militent pour la gratuité de ces traitements. De l'autre, des femmes comme Josée - qui demande l'anonymat - pour qui tout cela n'a été que souffrance, même si ses traitements de fertilité subis à l'étranger lui étaient remboursés. Souffrance physique liée «aux doses massives d'hormones», souffrance morale de se faire suggérer d'éliminer des embryons si plus d'un embryon venait à survivre. «Je me croyais à la SPCA ou quelque chose d'approchant. Vous imaginez? Après tant de souffrance morale pour tenter de fonder une famille, on nous demande de «choisir» un ou deux embryons...» Pour la petite histoire, Josée a fini par adopter, et se demande aujourd'hui c'est quoi, l'idée, de ces deux traitements remboursés. «Une incitation à alimenter les cliniques de fertilité? Un jeu sur les émotions et les espoirs des couples infertiles? Je serais curieuse de connaître les statistiques sur les taux de réussite en deux tentatives.» © 2008 Cyberpresse. Tous droits réservés.


La Presse Canadienne Actualités nationales, lundi 26 janvier 2009 - 22:45ET Le gouvernement du Québec offrira une aide financière aux couples infertiles La Presse Canadienne MONTREAL - Le gouvernement du Québec offrira une aide financière aux couples infertiles qui veulent des traitements gratuits pour avoir des enfants. Le projet de loi sera présenté dès le printemps, a confirmé, lundi, l'attachée de presse du ministre de la Santé Yves Bolduc, Karine Rivard. C'est une victoire pour l'animatrice de télévision Julie Snyder, qui a épousé la cause de l'Association des couples infertiles et qui a même croisé le fer sur ce sujet en commission parlementaire avec l'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard. L'association souhaitait que l'infertilité soit reconnue comme une maladie et admissible à des traitements gratuits couverts par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Mme Snyer a rencontré le ministre lundi, accompagnée de la présidente de l'Association des couples infertiles, Caroline Amireault, et de la vice-présidente du Parti libéral du Québec, Me Karine Joizil, qui est elle-même mère de deux jumeaux grâce à la fécondation in vitro. "Nous allons tout mettre en oeuvre pour que le projet soit déposé d'ici à avril. Le ministre (Yves) Bolduc et Mme Snyder ont la même vision", a précisé Karine Rivard, tout en ajoutant que le ministre était père de deux garçons, donc sensible à la famille. En juin 2008, en commission parlementaire sur le projet de loi 23 sur l'encadrement des pratiques de procréation assistée, Julie Snyder avait accusé l'ex-ministre Philippe Couillard de se comporter avec entêtement et désinvolture. En entrevue lundi, la conjointe du magnat de la presse Pierre-Karl Péladeau est restée prudente. "La rencontre fut encourageante. Le ministre (Yves) Bolduc montre une réelle sensibilité aux problèmes des couples infertiles. Nous sommes encore loin de la livraison du bébé." Au cours de la dernière campagne électorale québécoise, les libéraux avaient promis de payer les deux premiers essais. Julie Snyder et l'Association des couples infertiles aimeraient que le gouvernement imite la France et rembourse les quatre cycles de fécondation in vitro, et surtout, que le nombre d'embryons implantés demeure le choix de la patiente et du médecin.


"Le ministre nous a dit qu'il allait regarder tout ce qui se fait ailleurs dans le monde - des pays comme l'Angleterre sont aussi très avancés - et allait présenter la meilleure des solutions, ce qui est pour nous rassurant", a précisé Mme Snyder. L'animatrice était accompagnée de sa fille Romy, âgée de trois mois. Julie Snyder espère élever une politicienne ou tout au moins une fille très engagée socialement. "Elle était dans mon ventre lors de mon altercation avec Philippe Couillard et là, aujourd'hui, la petite défendait avec moi les couples infertiles. Je suis vraiment en train d'en faire une politicienne." En 2005, environ 1700 traitements pour l'infertilité ont été pratiqués au Québec, pour un coût unitaire variant entre 10 000 $ et 15 000 $. Le Journal de Montréal-PAb108 © 2009 La Presse Canadienne. Tous droits réservés.


La Presse Politique, samedi 21 mars 2009, p. A7 Chronique Accouchement ardu d'une promesse électorale Marissal, Vincent Premier courriel de monsieur X (mon interlocuteur souhaite garder l'anonymat), 9h33, jeudi matin, jour du budget: "Bonjour monsieur Marissal, Croyez-vous que le budget va concrétiser la promesse électorale de couvrir les deux premières tentatives d'implantation d'embryons? Je viens de terminer nos impôts de cette année et nos dépenses en clinique de fertilité s'élèvent à 14 500$. Tout cela s'étant révélé négatif, on doit recommencer et je me demande vraiment où on pourra trouver l'argent. C'est bien beau les crédits d'impôt, mais trouver de 15 000$ à 25 000$ (on pourrait devoir faire deux ou trois traitements cette année) par année et être remboursé au printemps suivant seulement, c'est beaucoup." Deuxième courriel de monsieur X, 21h52: "Bon, bien ce sera des billets de 6/49, j'imagine..." Comme bien des gens séduits par la promesse électorale de Jean Charest de faire payer par le régime public les deux premières tentatives d'implantation d'embryons pour les couples infertiles, mon correspondant a été déçu, frustré même, de ne pas trouver sa réalisation dans le budget de Monique Jérôme-Forget. On parle effectivement d'aide à la procréation dans le budget, mais seulement pour confirmer le crédit d'impôt remboursable de 50% à l'égard des frais liés à l'insémination artificielle ou à la fécondation in vitro, une aide fiscale pouvant atteindre 10 000$ maximum par année. Cela ne veut pas dire que les libéraux abandonnent leur promesse, mais les couples infertiles engagés dans de coûteuses démarches devront attendre encore au moins un an avant d'avoir accès à des traitements gratuits. Comme quoi il est beaucoup plus facile de lancer des promesses électorales à la sauvette pour gagner des votes que de les réaliser.


En campagne électorale, l'affaire paraissait pourtant très simple: les libéraux, une fois réélus, s'engageaient à faire couvrir par le système public les deux premières tentatives, ce qui devait coûter environ 35 millions à l'État. Apparemment, les couples qui attendent cette aide depuis longtemps avaient compris que cela arriverait rapidement. Dans la pratique, c'est toutefois plus compliqué. Le diable, comme disent les anglophones, est dans les détails. Et des détails, il semble y en avoir beaucoup dans cette promesse électorale. Pour se concrétiser, cette promesse n'a pas besoin de passer par le budget puisqu'elle sera autofinancée à même les budgets de la Régie de l'assurance maladie du Québec, précise Marie-Ève Bédard, attachée de presse du ministre de la Santé, Yves Bolduc. Mais avant d'en arriver là, il faudra d'abord terminer des études, rédiger et déposer un projet de loi pour encadrer les interventions ainsi qu'un règlement pour assurer la couverture des frais par le régime public. Un projet de loi dès cette session, affirme-t-on au cabinet du ministre de la Santé, mais la suite est imprécise. Le processus législatif étant parfois sinueux, on ne sait pas quand exactement la fameuse promesse hautement médiatisée de la dernière campagne deviendra réalité pour les couples concernés. En 2010, si tout va bien. Pour le moment, la RAMQ épluche les études internationales, évalue le nombre d'embryons à implanter, les risques d'une telle pratique pour la patiente et pour les enfants à naître, l'encadrement des soins et le nombre de traitements. "Ce sera deux, minimum, peut-être plus au besoin, mais on ne le sait pas encore", précise Marie-Ève Bédard. Les récents "exploits" de certaines cliniques en Italie et en Californie (une mère sexagénaire et la naissance d'octuplés) inciteront probablement les rédacteurs du prochain projet de loi à se montrer encore plus prudents et à étudier plus longuement le dossier. Le problème, c'est que chaque mois qui passe coûte des centaines, voire des milliers de dollars aux couples engagés dans un tel traitement. Pourtant, on aurait pu croire que le dossier était déjà bien avancé au Québec. L'ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, avait déjà déposé l'an dernier un projet de loi encadrant les pratiques d'assistance à la procréation. Projet de loi rejeté par l'opposition adéquiste et péquiste parce que le gouvernement s'opposait fermement à rembourser les frais aux couples infertiles. L'affaire avait fait grand bruit en juin dernier, lors d'une commission parlementaire. L'animatrice Julie Snyder, militante passionnée pour une aide de l'État aux parents infertiles, avait alors eu une prise de bec mémorable avec le ministre Couillard. Dans l'arène politique, l'ADQ et son ancien chef, Mario Dumont, avaient aussi épousé la cause de ces couples, accusant l'ex-ministre Couillard de manquer de compassion.


Furieux de voir Jean Charest récupérer, en pleine campagne électorale, "son" engagement de couvrir les frais de procréation assistée, Mario Dumont avait accusé le chef libéral de "manquer d'honneur". Il faut reconnaître aujourd'hui que cet engagement a été conçu bien rapidement, mais que l'accouchement sera encore long. Pour joindre notre chroniqueur: vincent.marissal@lapresse.ca © 2009 La Presse. Tous droits réservés.


Radio-Canada - Nouvelles , Dimanche 22 mars 2009 Des traitements de fécondation payés En vertu de ce projet de loi promis en campagne électorale, les deux premiers traitements de fécondation in vitro, d'un coût variant de 10 000 à 15 000 $, seraient remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec. Coût total de la mesure: 35 millions de dollars. « Un projet de loi doit être déposé, parce qu'il faut aussi encadrer la pratique de ce type d'insémination. Ce n'est pas uniquement le fait de le reconnaître et de donner un appui financier, il faut aussi, sur le plan professionnel, encadrer la pratique et le travail fait par les cliniques », a expliqué le premier ministre Jean Charest, dimanche. M. Charest se trouvait dans une garderie de Montréal pour expliquer les crédits pour frais de garde d'enfant annoncés dans le budget présenté jeudi dernier par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget. Le débat sur une procréation assistée gratuite avait pris de l'ampleur en juin 2008, lorsque l'Action démocratique du Québec, qui formait alors l'opposition officielle, et le Parti québécois avaient demandé au gouvernement d'agir pour aider les couples infertiles. La productrice et animatrice Julie Snyder avait aussi fait une sortie publique en ce sens. Le gouvernement Charest, et surtout l'ex-ministre de la Santé Philippe Couillard, n'étaient pas favorables à cette idée dans un premier temps. Mais en novembre, en pleine campagne électorale, Jean Charest a fait volte-face en promettant de payer les premiers traitements de fécondation in vitro. Hyperliens * Québec : Pour une procréation assistée gratuite 9 juin 2008 Québec : Au nom des parents infertiles 10 juin 2008 Parti libéral : Volte-face sur la procréation assistée 17 novembre 2008 La reproduction humaine dans tous ses états Archives de Radio-Canada.ca *Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes© 2009 Radio-Canada. Tous droits réservés.Numéro de document : news·20090322·SRC·012


La Presse Actualités, lundi 6 avril 2009, p. A16 LES REVERS DE LA PROCRÉATION ASSISTÉE Des naissances multiples risquées Actualités, lundi 6 avril 2009, p. 27

Louise Leduc La Presse Le Québec n'a pas vu naître d'octuplés comme en Californie, mais la multitude de grossesses multiples induites ici en procréation assistée, qui se soldent souvent par la naissances de bébés prématurés et malades, inquiète de nombreux médecins. À l'heure où le Québec s'apprête à rembourser des traitements de fertilité, quelles précautions sont envisagées? Il y a d'une part René-Charles, la petite de Julie Snyder et des centaines d'autres comme eux, pétants de santé, qui ne seraient pas nés sans la procréation assistée. Il y a d'autre part quantité de parents qui se retrouvent en plein drame humain, et cela, "à cause de médecins". "On n'a pas le droit de mettre nos patients en danger. C'est pourtant ce qui se fait tous les jours dans les cliniques de fertilité." Toute l'exaspération du monde se lit dans les propos du Dr Keith Barrington, néonatologiste à l'hôpital Sainte-Justine, qui n'est pas à court d'histoires d'horreur. Le Dr Barrington évoque ce couple sans enfant dont la femme, âgée de 40 ans, attendait des triplés. "Le couple avait consenti à un transfert de trois embryons, ce qui était déjà trop, à mon avis. Mais quand la femme, les jambes en l'air, était en train de recevoir les embryons, le médecin lui a dit qu'elle en avait six qui avaient de l'allure et qu'il serait mieux de les transférer tous les six. Peut-on parler de consentement éclairé?" Chez un autre couple où il y avait eu transfert de quatre embryons, poursuit le Dr Barrington, trois ont commencé à se développer. À 18 semaines, l'un est mort in utero. L'accouchement des deux autres s'est fait très prématurément. L'un est mort, l'autre a eu de sérieux problèmes aux poumons. Le médecin évoque encore cette femme qui avait déjà accouché, à 23 semaines, d'un bébé prématuré qui est ensuite mort. Elle a retenté le coup de la fécondation in vitro et a accouché de jumeaux à 24 semaines. "L'un est mort après sept ou huit semaines de soins intensifs. L'autre a survécu, mais avec de graves problèmes pulmonaires."


Dans un article qu'il vient de proposer à une revue scientifique, le Dr Barrington estime à 40 millions les coûts annuels en soins immédiats aux bébés nés prématurément des suites d'une procréation assistée au Canada. Sentiment de culpabilité Déjà, en 2006, en commission parlementaire sur le même sujet, la Dre Annie Janvier était montée au créneau au nom des pédiatres du Québec, armée des chiffres d'admission en néonatalogie (soins intensifs) à l'hôpital Royal-Victoria l'année précédente. "Vingt pour cent de ces admissions étaient des bébés (issus) de grossesses multiples induites par la médecine, donc évitables." Ce qui ne va pas sans beaucoup de souffrances, disait-elle, liées à "la culpabilité des parents, de la maman qui accouche prématurément, qui vit toute sa vie avec le deuil de l'enfant normal, avec le (sentiment) que c'était peut-être de sa faute, même si on lui dit plusieurs fois que ce n'était pas de sa faute". Et c'est sans compter, poursuivait la Dre Janvier, sur le malaise des médecins face à une "réduction foetale", c'est-à-dire à l'élimination d'un ou des embryons pour le bien de la mère et des autres bébés en gestation. En entrevue, le Dr François Bissonnette, président de l'Association canadienne de fertilité, explique qu'en présence de triplés en gestation, "la moitié des couples font des réductions embryonnaires pour avoir des jumeaux" mais qu'il est exceptionnel que cela se fasse en présence de jumeaux. La procédure n'est pas à prendre à la légère, note-t-il, puisque, quand on procède à cette intervention, "on a 10% de risques de tout perdre". "Un sérieux problème" Comment le Dr Bissonnette juge-t-il la situation actuelle? "On a un sérieux problème", dit-il, ajoutant d'emblée qu'une grossesse multiple est considérée comme un échec. Alors pourquoi implanter régulièrement plus d'un embryon? C'est que, quand l'éventualité d'avoir des jumeaux est présentée aux parents, raconte-t-il, "la plupart d'entre eux sourient". "En avoir deux, c'est leur rêve. Quand on leur parle des risques, ils pensent que ça n'arrive qu'aux autres." Le Dr Robert Hemmings, qui travaille à la clinique OVO, évoque aussi l'énorme pression que les médecins subiraient de la part de patientes. "Comme les coûts des traitements n'étaient pas remboursés (jusqu'ici), cette pression était énorme." Le médecin n'a-t-il pas le dernier mot? "Ce qui se fait correspond à ce qui se fait en Amérique du Nord", répond le Dr Hemmings, évoquant les lignes directrices des es sociétés savantes. Le gros problème, note Yves Robert, secrétaire au Collège des médecins, c'est que les médecins en procréation assistée sont juges et parties. "Ceux qui édictent les règles (sur le


nombre d'embryons transférés, par exemple) sont aussi ceux qui ont intérêt à présenter de bons taux de fertilité." "Ces médecins-là agissent en pourvoyeurs de services, comme en chirurgie esthétique, estime pour sa part Bernard Keating, professeur d'éthique à l'Université Laval et membre du Conseil du médicament du Québec. Quand une patiente réclame quelque chose, le médecin n'a pas du tout à y consentir. L'une des premières règles, en médecine, c'est d'abord de ne pas nuire: règle que l'on viole à qui mieux mieux dans ce domaine. On se permet, en reproduction assistée, des choses qui feraient scandale si on se les permettait dans le développement du médicament." Trop souvent, on place les parents dans des situations impossibles, juge M. Keating. Se faire avorter quand un enfant n'est pas désiré ou planifié, c'est une chose, dit-il. Mais détruire des embryons qu'on a transplantés en toute connaissance de cause, c'en est une autre et "ça place la femme dans un dilemme impossible à résoudre". Illustration(s) : Photo: La Presse Les couples qui recourent à la procréation assistée n'ont pas tous la chance de mettre au monde un bébé en parfaite santé, comme René-Charles, le fils de Céline Dion et René Angelil.

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SRC Nouvelles (site web) , Jeudi 9 avril 2009 L'État financera trois essais Initialement, Québec avait laissé entendre que la Régie de l'assurance maladie ne financerait que deux essais de procréation assistée, une mesure évaluée à 35 millions de dollars annuellement. Un essai coûte de 10 000 $ à 15 000 $. Jeudi après-midi, toutefois, le ministre de la Santé a annoncé qu'un troisième essai pourrait être remboursé par l'État. S'il n'a pas dévoilé les coûts de cette mesure, il a admis que la facture sera plus élevée. Le débat sur une procréation assistée gratuite avait pris de l'ampleur en juin 2008, lorsque l'Action démocratique du Québec, qui formait alors l'opposition officielle, et le Parti québécois avaient demandé au gouvernement d'agir pour aider les couples infertiles. La productrice et animatrice Julie Snyder avait aussi fait une sortie publique en ce sens. Les traitements de procréation assistée suscitent beaucoup de controverse dans le monde médical. Le nombre d'embryons implantés n'étant pas limité, ils entrainent souvent des naissances multiples à risque. Hyperliens * Procréation assistée: Des traitements de fécondation payés 22 mars 2009 *Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes © 2009 Société Radio-Canada. Tous droits réservés.


La Presse Forum, samedi 11 avril 2009, p. PLUS4 Opinion Soignons d'abord les malades Le gouvernement Charest devrait s'abstenir de payer les implants d'embryons pour les parents stériles Bergeron-Caron, Christiane Trente-cinq millions de dollars! C'est la somme que prévoit dépenser notre gouvernement pour permettre à des couples stériles d'avoir des enfants! Jusqu'où ira le manque de logique et le "tétage" de l'électorat? Quand on pense que des personnes malades doivent parfois se rendre à l'étranger ou dépenser les économies d'une vie pour se faire soigner au privé. Tout ça parce que notre système de santé, qui coûte déjà la peau et les os, ne peut leur offrir des soins rapidement. Combien de personnes atteintes du cancer devront patienter dans l'inquiétude la plus profonde avant de pouvoir passer les tests et recevoir les traitements nécessaires à temps pour éviter l'aggravation de leur maladie? Ne perdons pas de vue que ces personnes sont en danger de mort. Avoir un enfant est (ou devrait être) une décision réfléchie prise de concert entre deux individus. C'est un projet de vie et comme tout projet, il y a des risques que des embûches l'empêchent de se réaliser. La nature est imprévisible et chacun doit l'accepter. Avoir un enfant est une décision personnelle et prendre des moyens détournés pour contourner la nature ne doit pas se faire au détriment de personnes qui n'ont pas choisi de leur plein gré d'être malades ou de subir une intervention chirurgicale pour soulager leur souffrance. Je n'ai rien contre les méthodes de fécondation artificielles que la science a permis de découvrir. Mesdames (Céline) Dion et (Julie) Snyder les ont utilisées avec succès et j'en suis bien heureuse pour elles. Mais elles l'ont fait à leurs frais et n'ont demandé d'argent à personne. D'accord, elles sont riches, mais il en va ainsi avec la vie. Notre système de santé est déjà à deux vitesses. Ceux qui en ont les moyens se payent le privé, les autres s'en passent, attendent, s'inquiètent, souffrent et parfois... meurent. Que l'on ait le nez trop court ou trop long, les seins trop petits ou trop gros, si nous n'en sommes pas satisfaits, il est normal de vouloir modifier notre physique, mais que l'État ne paie pas pour ces transformations décidées de plein gré est tout à fait acceptable. Alors, quel est le problème avec la stérilité? Elle devrait être considérée au même titre qu'une chirurgie plastique.


Alors, M. Charest et compagnie, de grâce, investissez ces millions pour venir en aide aux malades, ce sont eux qui en ont le plus besoin. Certains hôpitaux en région n'ont même pas les équipements nécessaires pour faire des examens ou passer des tests à leurs patients. Ne serait-ce pas plus urgent et plus utile que les implantations d'embryons? Ne trouvez-vous pas déjà beaucoup trop élevé le prix d'un enfant: assurance parentale, congés parentaux, garderies à 7$ subventionnées à outrance? Cette fois-ci, je trouve que vous dépassez les bornes. Et dire qu'il en est pour accuser les baby-boomers d'avoir tout eu tout cru dans le bec. J'aimerais bien leur dire deux mots... L'auteure est de Mont-Saint-Hilaire Illustration(s) : Photo Martin Tremblay, archives La Presse Ne serait-il pas plus urgent de soigner les malades, qui sont nombreux, que de payer les implants d'embryons pour les parents stériles? © 2009 La Presse. Tous droits réservés.


Métro (Montréal) Reportage, mardi 19 mai 2009, p. 4 Semaine de sensibilisation à l'infertilité Confidences d'un couple infertile Olivier Laniel Un tour de montagne russe : Anne-Marie et François vivent les hauts et les bas de l'infertilité. Voici l'histoire troublante d'un jeune couple incapable d'avoir un enfant. Fécondité. Sujet tabou, l'infécondité touche pourtant un couple sur huit en Amérique du Nord. Alors que le désir de devenir mère l'habite depuis longtemps, Anne-Marie frappe un mur à 25 ans. Après un an "d'essais", elle et son conjoint vont consulter dans une clinique de fertilité. Le diagnostic est rapide : François, 26 ans, souffre d'oligospermie grave, soit une diminution de la concentration en spermatozoïdes dans le sperme. "Vous êtes encore jeunes" et "vous vous en faites trop" sont des commentaires qu'ils ont entendus à maintes reprises. Blessantes, les paroles affectent le couple. En plus, "le simple fait de voir un enfant dans la rue ou d'entendre parler de grossesse nous rendait mal à l'aise", soutient la jeune femme. Afin de mettre toutes les chances de leur côté, Anne-Marie et François essaient l'insémination par donneur et la fécondation in vitro (FIV) avec microinjection. Exit la beauté de la conception: les techniques de reproduction imposent de nouvelles règles à la vie sexuelle du couple. "La journée d'ovulation, même si mon chum n'a pas le goût de le faire, il n'a pas le choix", révèle Anne-Marie. Après avoir déboursé près de 10 000 $ pour leurs traitements et fait preuve d'une patience exemplaire, les deux tourtereaux se désolent. Les solutions possibles pour concevoir un enfant naturellement échouent. Une situation délicate Petit à petit, les frictions se font sentir dans le couple. Ayant peur de perdre sa copine, François se culpabilise. "Est-ce que le désir d'Anne-Marie (qui est fertile) d'avoir un enfant est plus fort que nous deux?" se demande-t-il. Pourtant, cette dernière jure que "dès que j'ai rencontré François, ça a été clair que je voulais un enfant avec lui." Le témoignage mémorable de Julie Snyder, en 2007, sur la fécondation in vitro tombe à point pour Anne-Marie et François. "Après les deux échecs de la FIV, j'ai été touchée d'entendre Julie à la télévision", mentionne Anne-Marie. Les amoureux apprennent du


coup l'existence de l'Association des couples infertiles du Québec, où ils rencontrent des gens qui "les comprennent". Ne baissant pas les bras, le couple, qui s'est marié depuis, se tourne vers l'adoption locale. Les longs délais d'attente et des complications les poussent alors vers l'adoption internationale. Leur choix s'arrête sur les Philippines. Coût estimé : 25 000 $. En attente du poupon, le couple a déjà préparé sa chambre. "Si tout ça nous est arrivé depuis cinq ans, je crois qu'on était faits pour l'adoption", conclut Anne-Marie, sereine. Encadré(s) : La fécondation in vitro remboursée Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a récemment déposé le projet de loi 26 qui encadre tout le processus de procréation assistée. Le gouvernement s'engage ainsi à payer les trois premiers essais de la fécondation in vitro, assumés par la Régie de l'assurance-maladie. Le Québec est la seule province en voie de rembourser de tels essais. © 2009 Métro (Montréal). Tous droits réservés.


Cyberpresse Jeudi 18 mars 2010 S'il était ministre de la Santé, le Dr Barrette prioriserait... Valérie Gaudreau Le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le Dr Gaétan Barrette, a sa petite idée pour améliorer le système de santé. Le Soleil lui a demandé de jouer au ministre de la Santé le temps de nous livrer ses priorités. Québec - > Augmenter la rémunération de base des infirmières et offrir 20 % de plus à celles qui travaillent dans les soins critiques (urgence, bloc opératoire, soins intensifs). L'objectif est de les retenir dans le réseau public de santé et d'aider les spécialistes dans leur travail. > Investir de 30 à 50 millions $ par année pour «acheter» des lits de soins de longue durée dans des établissements existants. Ce montant récurrent permettrait d'y déplacer des patients en convalescence afin de libérer des lits et de dégager les urgences. > Réorganiser le travail en demandant aux médecins d'adapter leur pratique pour offrir plus de services. Un bout que les médecins sont prêts à faire, dit le Dr Barrette, mais à condition d'avoir de l'aide d'infirmières praticiennes, ces superinfirmières qui peuvent poser certains diagnostics et prescrire des médicaments. > Embaucher des superinfirmières. Le projet est dans l'air depuis des années, et l'automne dernier, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a promis de former 500 postes d'infirmières praticiennes spécialisées en première ligne. Or, le Québec ne compte que 58 de ces superinfirmières, dont seulement 19 travaillent en première ligne. Les autres sont en néphrologie, en cardiologie ou en néonatalogie. En comparaison, elles sont 1240 en Ontario. «Ce que Couillard a fait, Bolduc le défait» Yves Bolduc n'impressionne visiblement pas le Dr Gaétan Barrette, qui juge que l'actuel ministre de la Santé «défait» ce que son prédécesseur, Philippe Couillard, avait commencé. Il cite par exemple le projet des CMS, ces centres médicaux spécialisés où le privé vient en renfort au public pour certaines chirurgies mineures. «Là, ça traîne, et tous les projets en cours ont été arrêtés. Toutes ces affaires-là que Couillard a faites, Bolduc les défait», dit-il. Le Dr Barrette croit aussi que le ministre Bolduc n'a pas de poids suffisant devant le Conseil du trésor. «On a un ministre qui ne défend pas son dossier. Il est absent et réagit aux crises», tranche-t-il.


Fier de la campagne de pub Taxer la malbouffe et l'eau en bouteille pour renflouer les coffres du Québec? La campagne de publicité télévisée et Internet «L'expertise a un prix», dans laquelle la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) propose des solutions qui permettraient au gouvernement Charest d'aller chercher 2 milliards $ additionnels, a beaucoup fait jaser. Et attiré plusieurs critiques. Certains ont notamment reproché à la FMSQ d'avoir dans un premier temps diffusé des publicités qui n'étaient pas clairement identifiées. On y trouvait plutôt l'adresse www.lexertiseaunprix.com. D'autres ont reproché au Dr Gaétan Barrette de proposer de taxer les Québécois pour mieux payer ses membres. Des critiques que réfute le principal intéressé. «On a employé une technique publicitaire moderne pour participer au débat sur les finances publiques», dit-il en assurant que les mesures proposées s'appliquent à tous ceux qui ont de l'expertise dans le secteur public au Québec. «Ça vaut pour les infirmières, les ingénieurs, les profs. Notre point est simplement de dire que, dans la société, y a des décisions qui ne se prennent pas et c'est uniquement pour des raisons d'élections», tranche-t-il. Mais la population est d'accord avec la FMSQ, assure le Dr Barrette, qui a en main un sondage Léger Marketing montrant 73 % d'appui. In vitro : «À cause de Julie Snyder» Rembourser les tests de fécondation in vitro pour les couples infertiles comme l'a promis le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'est pas une priorité au Québec, estime le Dr Barrette. «Comment ça se fait qu'à cause de Julie Snyder, on sort 80 millions $ de la poche de même et qu'on n'a pas 50 millions pour des lits?» demande-t-il en référence à l'appui de la populaire animatrice aux couples infertiles. Tout en disant «comprendre l'impatience» de ces derniers et en qualifiant leur réalité «d'humainement difficile», le président de la FMSQ juge qu'une telle décision n'est pas approprié dans le contexte actuel. «C'est plate à dire, mais ça n'entraîne pas la mort. Si c'était la cerise sur le sundae, c'est une chose. Mais dans la situation actuelle, disons que dans la hiérarchie des dysfonctionnements, est-ce qu'on peut s'occuper des soins avant de s'occuper de celuilà?» © 2010 Cyberpresse. Tous droits réservés.

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Le Soleil Actualités, jeudi 18 mars 2010, p. 5 Entrevue avec le Dr Barrette En bref In vitro : "À cause de Julie Snyder" Gaudreault, Valérie Rembourser les tests de fécondation in vitro pour les couples infertiles comme l'a promis le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n'est pas une priorité au Québec, estime le Dr Barrette. "Comment ça se fait qu'à cause de Julie Snyder, on sort 80 millions $ de la poche de même et qu'on n'a pas 50 millions pour des lits?" demande-t-il en référence à l'appui de la populaire animatrice aux couples infertiles. Tout en disant "comprendre l'impatience" de ces derniers et en qualifiant leur réalité "d'humainement difficile", le président de la FMSQ juge qu'une telle décision n'est pas approprié dans le contexte actuel. "C'est plate à dire, mais ça n'entraîne pas la mort. Si c'était la cerise sur le sundae, c'est une chose. Mais dans la situation actuelle, disons que dans la hiérarchie des dysfonctionnements, est-ce qu'on peut s'occuper des soins avant de s'occuper de celui-là?" © 2010 Le Soleil. Tous droits réservés.


La Voix de l'Est Plus, no. Vol: 28 No: 12 Mercredi 24 mars 2010, p. 3 Isabelle Charest et Steve Charbonneau s'associent à la cause des couples infertiles Un parcours inspirant Boisclair, Caroline L'infertilité peut toucher n'importe qui. Même ceux qui, comme Isabelle Charest et Steve Charbonneau, ont fait attention à leur santé toute leur vie. Pourtant, le sujet demeure tabou. C'est pourquoi le couple a accepté la présidence d'honneur de l'Association des Couples infertiles du Québec qui célébrait son cinquième anniversaire, samedi dernier, au Golf Le Mirage de Terrebonne. Question d'enlever l'anonymat associé aux gens aux prises avec ce problème, faire avancer la cause et, surtout, mettre un visage sur l'infertilité. Parce qu'ils l'ont personnellement vécue. "C'est un sujet encore tabou, et pourtant, il y en a partout, ça touche plein de monde. Du vrai monde", indique l'ex-médaillée olympique Isabelle Charest. En associant leur visage à cette cause, les parents de Noah, 4 ans et demi, et de la petite Ellie, cinq mois, souhaitent "ouvrir un peu les esprits" sur ce sujet. Il a été hautement médiatisé au cours des dernières semaines, depuis que le ministre de la Santé Yves Bolduc a annoncé que le gouvernement du Québec offrirait sous peu la gratuité des services de procréation assistée aux couples infertiles québécois. Une nouvelle qui réjouit la Bromontoise puisque cela permettra à bon nombre de couples qui voulaient recourir aux traitements de fécondation in vitro (FIV) mais qui ne disposaient pas des moyens financiers pour le faire. Le coût de chaque essai est estimé entre 10 000$ et 15 000$, et le gouvernement s'est engagé à en rembourser trois à chaque couple qui en fera la demande. "Nous, on a eu nos deux enfants par FIV, et j'essaie d'accompagner les gens autour, pour les aider à évacuer", raconte Isabelle, qui offre des conférences sur l'infertilité. Outre les émotions, il y a aussi l'aspect monétaire à gérer. Pour les Charest-Charbonneau, ce processus a coûté plusieurs dizaines de milliers de dollars. "Quand tu passes à travers (le processus), c'est un monde tellement inconnu... Tous les symptômes des traitements, les montagnes russes d'émotions. Il n'y a pas deux personnes qui vivent ça de la même façon." Les commentaires des gens de l'entourage peuvent aussi, parfois, faire très mal. Isabelle Charest ne compte plus les fois où elle s'est fait dire: "Arrête d'y penser, et ça va marcher!" Une petite phrase qu'elle était un peu tannée d'entendre, avoue-t-elle.


Une histoire qui peut toucher bien du monde L'histoire de Steve et Isabelle, c'est aussi celle que vit actuellement un couple sur huit au Québec. Lors de leur mariage en 2001, les amoureux rêvaient de fonder une famille nombreuse. Isabelle Charest abandonne sa carrière en patinage de vitesse en 2002 dans le but de tomber enceinte. Après un an d'essais infructueux, les nouveaux mariés consultent. "J'avais une amie qui avait vécu la même chose et qui avait fait des traitements, alors on n'a pas perdu trop de temps", affirme la mère de famille. En 2003, le couple fait cinq tentatives d'inséminations artificielles à Montréal et à Edmonton, où Steve Charbonneau porte le numéro 98 des Eskimos. Cinq essais infructueux. "Par la suite, nous nous sommes tournés vers la fécondation in vitro, et au premier traitement, je suis tombée enceinte de Noah", souligne Isabelle. C'était en 2005. "Dans notre cas, c'était une infertilité inexpliquée, dit l'ex-médaillée olympique. On essayait naturellement, mais on a attendu un an avant de recommencer les procédures." Pour cette deuxième tentative, en 2007, le couple a alterné entre deux méthodes: le transfert d'embryons (ils avaient fait congeler des embryons lors de leur première tentative de fécondation in vitro) et la fécondation in vitro. Entre-temps, ils ont aussi changé de clinique de fertilité. Ils ont alors appris que la raison de leur infertilité inexpliquée était en fait un problème de chromosomes. Une information qui aurait changé bien des choses s'ils l'avaient apprise quelques années auparavant. Le sixième essai aura été le bon. "Plusieurs pourraient penser qu'après un enfant, j'aurais dit ''Ok, j'en ai un, ça va aller'', mais non. Moi, je me mettais encore plus de pression parce que je voulais absolument que Noah ait un petit frère ou une petite soeur. Ça n'a pas été plus facile", explique Isabelle, qui est aujourd'hui âgée de 39 ans. D'où l'importance d'enlever l'anonymat pour faire avancer la cause. "Il y a eu un moment où on voyait Julie Snyder partout parce qu'elle s'associait à tout ça. Mais il y en a qui ne comprennent pas trop pourquoi parce que les gens en général ne la perçoivent pas comme ''tout le monde'' (l'animatrice et productrice est la conjointe de Pierre-Karl Péladeau), enchaîne la copropriétaire d' Énergie Cardio de Granby. Notre but, c'est de démythifier l'infertilité, prouver que ce n'est pas juste des gens qui n'ont pas pris soin d'eux autres qui peuvent être touchés. Ça peut toucher bien du monde", insiste-t-elle. Illustration(s) : photo Janick Marois C'est grâce à des traitements de fécondation in vitro qu'Isabelle Charest et Steve Charbonneau ont eu la chance de fonder leur famille formée de Noah, 4 ans et demi, et bébé Ellie, cinq mois. Ils ont donc choisi de briser l'anonymat associé aux gens aux prises avec ce problème et qu'ils ont accepté la présidence d'honneur de l'Association des Couples infertiles du Québec, le week-end dernier, pour son cinquième anniversaire. © 2010 La Voix de l'Est Plus. Tous droits réservés.


La Presse Canadienne Actualités nationales, mardi 13 juillet 2010 - 16:46ET Les traitements de procréation assistée assumés par le régime public le 5 août Lia Lévesque La Presse Canadienne MONTRÉAL - C'est finalement à compter du 5 août que les femmes infertiles pourront bénéficier de la gratuité des traitements de procréation assistée au Québec. Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, qui avait déjà annoncé il y a plusieurs mois la parution des règlements encadrant ces pratiques, a confirmé mardi que c'est à compter du 5 août que la loi et les règlements entreront en vigueur. Les autorités s'attendent à ce que 3500 cycles de fécondation in vitro soient couverts cette année et 7000 en 2014-2015. Coût La mesure devrait coûter 25 ou 26 millions $ pour cette année déjà amorcée, puis 32 millions $ l'an prochain et 63 millions $ en 2013-2014, a précisé le ministre Bolduc. Le ministre a dit croire que le système pourrait s'auto-financer, parce que la proportion de grossesses multiples devrait baisser de 30 pour cent à cinq pour cent. Mais la présidente de l'Association des pédiatres, la Dre Pascale Hamel, croit que le ministère est trop optimiste dans ses prévisions. Déjà, des voix s'élèvent pour dire au gouvernement qu'il sous-estime la demande et qu'il en sous-estime les coûts. Le président de la Fédération des médecins spécialistes, le Dr Gaétan Barrette, affirme qu'il ne serait pas surpris que le programme coûte plutôt 200 millions $ dans quelques années. Il souligne d'ailleurs que dans ses pourparlers avec les médecins spécialistes, le gouvernement n'évoquait pas ce chiffre de 63 millions $, mais plutôt 80 millions $. Le système permettra trois cycles de fécondation in vitro qui produisent plusieurs ovules, mais l'implantation d'un seul embryon à la fois. Dans certains cas, il pourra y avoir deux ou trois embryons implantés, selon l'âge de la femme. "Attelez-vous tout le monde. Moi, je m'attends même à ce qu'il y ait du tourisme procréatif au Québec. Le Québec va être la seule place en Amérique du Nord où on va avoir accès à ça gratuitement. Et pour y avoir accès, la seule condition va être d'avoir


une carte d'assurance-maladie. Et une carte d'assurance-maladie, vous pouvez l'avoir après trois mois de résidence. Je peux vous annoncer à l'avance qu'il va y avoir beaucoup de 'matantes' Georgette qui vont se faire appeler par des Canadiennes. Entre payer 15 000 $ ou 20 000 $ dans une autre province ou venir au Québec et l'avoir gratuitement, c'est un trois mois de vacances qui n'est pas mal payé, ça, qui est très rentable", a prédit le Dr Barrette. Les représentants des médecins trouvent en fait qu'il s'agit d'un "bon programme", mais lancé trop vite et sans qu'on en ait les moyens. Le président de l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec, le Dr Robert Sabbah, a souligné qu'il manque déjà entre 60 et 70 gynécologues au Québec pour suivre les grossesses normales. Il a noté que le Danemark a diminué l'accès à son programme public de traitement de l'infertilité "à cause des coûts énormes que ça a engendré". Selon lui, cela aurait accrû de 0,25 pour cent le budget de la Santé. N'empêche, la porte-parole de la cause, l'animatrice et productrice Julie Snyder, a salué cette ouverture gouvernementale par des larmes de soulagement. "J'ai vu des femmes s'effondrer chaque mois quand elles avaient leur règles, se sentir des moins que rien, ne pas comprendre pourquoi elles souffraient de cette maladie-là. Je les ai vues sombrer dans un état dépressif", a-t-elle relaté, elle qui a suivi de tels traitements. "Aujourd'hui j'ai la chance d'avoir une petite fille qui est ce qu'on appelle communément un bébé éprouvette. Derrière chaque bébé éprouvette qui naît, il y a une femme éprouvée et il y a une mère comblée. Je me réjouis vraiment pour tous ces hommes et ces femmes. Le bonheur d'avoir des enfants, quand on souffre d'infertilité, ne peut être réservé uniquement à ceux qui en ont les moyens", a-t-elle lancé, la voix étranglée par les sanglots. Un choix politique Le ministre Bolduc a rejeté du revers de la main les critiques qui y voient le remboursement par le système public d'un soin facultatif, alors que le Québec a toujours des listes d'attente pour plusieurs chirurgies, des urgences qui débordent et des lits d'hôpitaux fermés. "En santé, à chaque jour on fait des choix. On me donnerait le double, le triple du budget et je serais capable de le dépenser. Le choix qu'on fait c'est un choix politique et un choix de population. C'est bon pour le Québec parce que ça augmente la natalité; c'est bon pour les soins de santé parce que ça va diminuer les coûts au niveau de la néontatalogie et c'est bon pour les parents", a soutenu le ministre Bolduc. Les traitements devraient être offerts au départ à 50 pour cent dans les cliniques


privées et 50 pour cent dans le système public. Le ministre Bolduc croit que "d'ici quelques années, les services seront majoritairement offerts en centre hospitalier". Du côté de l'Association du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, on dénonce aussi l'empressement du gouvernement. L'association déplore de plus le fait qu'on "utilise des fonds publics pour ouvrir des marchés lucratifs au secteur privé", pendant qu'on impose des restrictions budgétaires au réseau public. © 2010 La Presse Canadienne. Tous droits réservés.


SRC Télévision - Le Téléjournal / Le Point Mardi 13 juillet 2010 - 22:00 HAE La procréation assistée gratuite au Québec dans trois semaines Animateur(s) : GENEVIÈVE ASSELIN GENEVIÈVE ASSELIN (ANIMATRICE) : - Un choix contesté : la procréation assistée sera gratuite au Québec dans trois semaines. YVES BOLDUC (MINISTRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX, QUÉBEC) : Le choix qu'on fait, c'est un choix politique et un choix de population. Un programme gratuit de procréation assistée, du jamais-vu jusqu'à maintenant en Amérique du Nord. Le Québec prend les devants et à compter du 5 août prochain, les couples infertiles pourront présenter leur carte d'assurance maladie plutôt que leur carte de crédit pour obtenir un traitement. Mais ce programme est critiqué et j'en discuterai dans un moment avec le ministre de la santé Yves Bolduc. Mais d'abord, ce reportage d'Anne-Louise Despatie. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Geneviève Boutin apporte une pétition de 25 000 noms en faveur de la procréation assistée payée par l'État. Elle pourra maintenant passer à la dernière étape, inabordable pour elle : la procréation in vitro. GENEVIÈVE BOUTIN : Oui, ça fait six ans qu'on essaie d'avoir une enfant, et que ça ne fonctionne pas. On est passé par plusieurs étapes avec tout le temps des échecs à chaque mois, ce qui était très difficile sur le moral et sur un couple, aussi. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Même si elle a les moyens de payer ces traitements qui tournent autour de 15 000 dollars par essai, Julie Snyder a épousé la cause des couples infertiles. JULIE SNYDER : Tout le monde a à gagner qu'il y ait plein de petits nouveaux contribuableséprouvettes qui verront le jour.


ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Dès le 5 août, le gouvernement paiera les frais reliés à l'insémination artificielle et aussi trois essais de fécondation in vitro. La moitié des traitements seront offerts par des cliniques privées qui vendront leurs services à l'État. Ce programme universel coûtera jusqu'à 63 millions de dollars par année pour traiter autour de 7000 femmes. Le ministre Bolduc estime avoir fait le bon choix. YVES BOLDUC (MINISTRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX, QUÉBEC) : En santé, à chaque jour, on fait des choix. Puis, on nous donnerait le double puis le triple du budget, puis je serais capable de le dépenser. Donc, on a des choix logiques et rationnels à faire. Le choix qu'on fait, c'est un choix politique et un choix de population. DR GAÉTAN BARRETTE (FÉDÉRATION DES MÉDECINS SPÉCIALISTES DU QUÉBEC) : On a fait un choix électoral parce qu'il y avait un lobby. Et est-ce qu'on aurait pu l'investir ailleurs pour avoir des effets, par exemple, sur un plus grand nombre de personnes que le nombre de personnes visées aujourd'hui? La réponse est évidemment oui. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Autre son de cloche, les gynécologues qui disent que le réseau n'est pas prêt. DR ROBERT SABBAH (PRÉSIDENT, ASSOCIATION DES OBSTÉTRICIENS ET GYNÉCOLOGUES DU QUÉBEC) : Il manque plus de 60 à 70 gynécologues au Québec, ne serait-ce que pour suivre les femmes enceintes. Et des femmes enceintes actuellement ont de la difficulté à avoir accès à un gynécologue pour être suivies. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Le gouvernement exigera l'implantation d'un embryon à la fois, ce qui devrait réduire les risques de grossesses multiples de 30 à 5 pour cent, et donc réduire aussi les coûts pour soigner les bébés prématurés. La cible du ministre est peu réaliste, selon les pédiatres. Un programme plein de bonnes intentions et qui sera certainement populaire auprès des couples infertiles; c'est un couple sur huit au Québec. Mais plusieurs parlent déjà d'un programme qui s'implante trop vite dans un réseau qui manque déjà de ressources. Anne-Louise Despatie, Radio-Canada, Montréal. © 2010 SRC Télévision - Le Téléjournal / Le Point. Tous droits réservés.


Canada NewsWire Mardi 13 juillet 2010 - 10:00 dès le 5 août 2010, les couples infertiles du québec pourront bénéficier de la couverture des traitements de procréation assistée pour réaliser leur rêve d'avoir un enfant MONTRÉAL, le 13 juill. 2010 /CNW Telbec/ - Le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Yves Bolduc, a en effet confirmé aujourd'hui l'entrée en vigueur, dès le 5 août 2010, de la Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée et des deux règlements encadrant ces services. C'est à l'Hôpital Royal-Victoria, où il était de passage récemment pour souligner un investissement de 2 millions de dollars pour l'agrandissement et la rénovation du Centre de reproduction McGill, qu'il en a fait l'annonce, accompagné de Me Caroline Amireault, responsable des relations médias et politiques de l'Association des couples infertiles du Québec et de madame Julie Snyder. "À peine un an et demi après en avoir pris l'engagement, notre gouvernement tient promesse en offrant aux couples infertiles du Québec l'espoir de fonder, ou d'agrandir une famille, et ce, sans égard à leur condition financière. L'entrée en vigueur de la couverture des traitements de procréation assistée place le Québec à l'avant-garde, puisque nous sommes les premiers en Amérique du Nord à offrir un tel programme", a déclaré le ministre. Ainsi, tous les frais relatifs aux activités médicales et aux médicaments liés à l'insémination artificielle et à trois cycles de fécondation in vitro, seront assumés par le régime public, couvrant plus spécifiquement les services requis à des fins : -

de de de de de

prélèvement d'ovules ou de tissus ovariens; fécondation in vitro; diagnostic génétique préimplantatoire; transfert d'un embryon frais ou congelé; prélèvement de sperme au moyen d'une intervention médicale.

Le régime couvrira trois cycles stimulés de fécondation in vitro, qui produisent plusieurs ovules et plusieurs embryons, et l'implantation un à un de chaque embryon autant de fois qu'il y a d'embryons. Par contre, pour les cycles naturels ou naturels modifiés, qui produisent généralement un seul embryon, le régime couvrira jusqu'à six cycles. "L'encadrement prévu favorisera les meilleures pratiques, et notamment l'implantation d'un seul embryon, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles. Nous croyons ainsi pouvoir réduire de 30 à 5 % la proportion de grossesses multiples produites par


la procréation assistée", a indiqué le docteur Bolduc. D'ici quelques années, les services seront majoritairement offerts en centre hospitalier. Au départ, ils le seront à 50 % dans les cliniques privées et à 50 % dans le secteur public, plus précisément au Centre universitaire de santé McGill. Le nombre de cycles de fécondation in vitro couverts par le programme devrait passer de 3 500 cette année à 7 000 en 2014-2015. "La couverture des traitements de procréation assistée étant maintenant acquise, nous allons travailler avec nos différents partenaires, notamment avec les médecins spécialistes en fertilité, afin de développer progressivement des services de base en région, tout en concentrant les interventions de pointe dans les cliniques de procréation et en centre hospitalier universitaire", a conclu le ministre de la Santé et des Services sociaux. Rappelons que la Loi sur les activités cliniques et de recherche en matière de procréation assistée a été votée par l'Assemblée nationale en juin 2009 et que les deux règlements portant, d'une part, sur l'encadrement des activités cliniques, et d'autre part, sur les services qui seront assurés, ont été quant à eux adoptés cet été. C'est l'entrée en vigueur simultanée de ces trois volets qui confirme la couverture des traitements de procréation assistée. Par ailleurs, le ministre a tenu à indiquer qu'un troisième règlement traitant de la recherche en ce domaine suivra à l'automne. La loi et les règlements ont pour objectif de protéger la santé des personnes qui ont recours à des activités de procréation assistée, ainsi que celle des enfants qui en sont issus. Ils visent également à promouvoir la qualité en favorisant les meilleures pratiques de la médecine de fertilité, à assurer la conformité aux principes éthiques propres au secteur de la santé et des services sociaux, et à soutenir l'amélioration continue de ce type de service. -%SU: SOC -%RE: 1 Contact: Karine Rivard, Attachée de presse du ministre de la Santé et des Services sociaux, 418 266-7171; Source: Direction des communications, Ministère de la Santé et des Services sociaux À l'attention du directeur de l'information © 2010 Canada NewsWire. Tous droits réservés.


Cyberpresse Mardi 13 juillet 2010 Procréation assistée: les traitements payés dès le 5 août Ariane Lacoursière Dès le 5 août, Québec paiera les traitements de fécondation in vitro à tous les couples infertiles de la province, a annoncé mardi matin le ministre de la Santé, Yves Bolduc. Qualifiant le programme d'»intéressant», la Fédération des médecins spécialistes estime toutefois que le manque de ressources dans le réseau de la santé ne permettra pas de traiter toutes les demandes. Cette année, le gouvernement prévoit rembourser 3000 cycles de fécondation in vitro (FIV) pour un total de 25 millions de dollars. Mais dès 2014, 7000 cycles seront remboursés pour une facture totale de 63 millions. Le gouvernement avait d'abord estimé cette somme à 80 millions. «C'est sûr que la demande va augmenter au cours des prochains mois. Plusieurs couples infertiles n'avaient pas recours à la fécondation par manque de moyens. Ils pourront maintenant le faire», a déclaré M. Bolduc. Les Montréalais Stéphanie Limoges, 33 ans, et Stéphane Laframboise, 39 ans, essaient depuis 10 ans d'avoir un enfant, mais ne peuvent se payer les traitements de fécondation in vitro. «Un traitement coûte entre 6000&#8197;$ et 15 000&#8197;$ (...) Pour nous, l'annonce d'aujourd'hui est un soulagement», dit M. Laframboise. Québec deviendra le premier gouvernement d'Amérique du Nord à payer la médication et les soins liés à trois cycles de fécondation in vitro. Le programme s'adresse à toutes les femmes en âge de procréer, qu'elles soient seules ou en couple, homosexuelles ou hétérosexuelles. Dans la plupart des cas, on n'implantera qu'un embryon à la fois pour éviter les grossesses multiples. «Ce meilleur encadrement permettra de réduire de 30% à 5% les grossesses multiples dues à la procréation assistée», a expliqué le ministre Bolduc. «C'est un grand jour pour les couples infertiles, qui pourront se présenter dans les cliniques avec une carte d'assurance maladie et non pas une carte de crédit», a dit la responsable des relations de presse de l'Association des couples infertiles du Québec, Me Caroline Amireault. L'animatrice Julie Snyder, qui a elle-même eu recours à la fécondation in vitro et milité pour le remboursement des traitements, était fort émue, mardi. «Derrière chaque bébé-éprouvette, il y a une mère éprouvée, a déclaré l'animatrice avant d'éclater en sanglots. Le bonheur d'avoir des enfants quand on souffre d'infertilité ne


peut être réservé aux seules personnes qui en ont les moyens.» Le ministre Bolduc ignore combien de couples sont déjà en attente de traitements de fertilité. Il sait toutefois que l'ordre de priorité pour recevoir un traitement sera établi dans chaque clinique. «Mais c'est certain que s'il ne reste que quelques années de procréation à quelqu'un, elle sera priorisée», dit-il. Quant à la question de savoir si le fait de rembourser la fécondation in vitro est judicieux alors que des centaines de programmes de soins médicaux souffrent de sous-financement, M. Bolduc a répliqué que son gouvernement «fait des choix» et tente «d'avoir une offre équilibrée entre ses différents programmes». Trop vite Même s'il qualifie le programme de «bon en soi», le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), le Dr Gaétan Barrette, souligne que «jamais un programme de cette ampleur n'aura été mis en place de façon aussi rapide au Québec». Le Dr Barrette précise que ce programme a été demandé «par un lobby, et pas nécessairement par la population», et que le réseau public n'a simplement pas les ressources pour l'appliquer en ce moment. Quoique «heureux pour les femmes infertiles», le président de l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, le Dr Robert Sabbah, signale qu'il manque déjà de 60 à 70 gynécologues au Québec. «Des femmes enceintes ont déjà de la difficulté à avoir un suivi de grossesse. Qu'est-ce que ce sera avec le nouveau programme&#8197;?» demande-t-il. La présidente de l'Association des pédiatres du Québec, la Dre Pascale Hamel, doute quant à elle que le Québec sera capable de réduire à 5% le nombre de grossesses multiples causées par la procréation assistée. «Même quand il y a naissance unique, il y a plus de complications avec la FIV, affirme-t-elle. Dans nos grands centres de néonatalogie, 20% des lits sont déjà occupés par des bébés issus de la fécondation in vitro.» La Dre Hamel rappelle que les services de néonatalogie sont déjà en crise au Québec et qu'une demande accrue serait périlleuse. Le ministre Bolduc assure quant à lui que, au cours des prochains mois, des annonces seront faites pour régler les problèmes des unités de néonatalogie. © 2010 Cyberpresse. Tous droits réservés.


LesAffaires.com , Mercredi 14 juillet 2010 - 11:00:00 -0400 Québec finance la fécondation in vitro aura-t-il aussi les moyens de financer la mort? 682 (Diane Bérard) BLOGUE. S'il vous faut mourir, faites-le en Grande-Bretagne, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Ce sont ces trois pays où les soins de santé pour les personnes en fin de vie sont les meilleurs selon cette étude du Economist Intelligence Unit. Le Canada se classe 9/40 avec un score de 6,2/10, il occupe le même rang que les ÉtatsUnis. Voici quelques critères utilisés pour bâtir cet indice : transparence des communications médecin/patient, conscientisation de la population, accessibilité des médicaments anti-douleur, formation des intervenants, niveau de tabou face à la mort (médicalisation vs humanisation du processus), tenue de débats publics sur l'euthanasie et le suicide assisté. On connaît concept du qualité de vie, l'étude du Economist Intelligence Unit traite de qualité de mort. Elle apprend que même dans les économies riches où le système de santé est à la fine pointe, le secteur des soins palliatifs demeure le parent pauvre. En fait, très peu de pays riches incluent une initiation aux soins palliatifs dans la formation des professionnels de la santé. D'ailleurs, les institutions spécialisées en soins palliatifs font rarement parties du réseau régulier de la santé, elles constituent souvent un réseau parallèle. Très révélateur de la marginalisation de la mort. Le Canada ne s'en tire pas trop mal, il occupe le premier quart du classement au rang 9/40. C'est bien. Mais demain? La population vieillit et la médecine accomplit toutes sortes de miracles pour prolonger notre vie. Je dis bien notre vie mais pas nécessairement notre qualité de vie. Si bien que pour un trop grand nombre d'individus, le dernier tour de piste s'avère très pénible. Vous lirez entre les lignes que je ne suis pas une apôtre du prolongement de la vie à n'importe quel prix. C'est pourquoi ce concept de qualité de mort me paraît si pertinent. Hier Québec a annoncé qu'il a trouvé du financement pour la fécondation in vitro, une décision influencée par le puissant lobby mené par Julie Snyder. Je profite donc de cette annonce pour ouvrir la réflexion sur la fin du voyage, soit la mort. Nous avons les moyens d'aider la vie, trouverons-nous ceux pour aider la mort?


Cyberpresse Lundi 26 juillet 2010 Pas vraiment à l'avant-garde Quelques millions $ cette année, 26 M $ l'an prochain et bien davantage par la suite pour la fécondation in vitro. Voilà qui réjouit le ministre Bolduc parce que ça remplit une promesse électorale et que ça place le Québec à l'avant-garde en ce domaine en Amérique. Pourtant, Collège des médecins, médecins spécialistes, éditorialistes et beaucoup d'autres contestent la priorité de cette dépense publique «avant-gardiste». Quelques millions $ cette année, 26 M $ l'an prochain et bien davantage par la suite pour la fécondation in vitro. Voilà qui réjouit le ministre Bolduc parce que ça remplit une promesse électorale et que ça place le Québec à l'avant-garde en ce domaine en Amérique. Pourtant, Collège des médecins, médecins spécialistes, éditorialistes et beaucoup d'autres contestent la priorité de cette dépense publique «avant-gardiste». Curieusement, lorsqu'il s'agit de fournir les traitements de chimiothérapie et de radiothérapie les plus récents, plus efficaces et moins invasifs, le gouvernement Charest est beaucoup moins pressé d'être à l'avant-garde, se contentant plutôt de traîner la patte. J'ai dû me rendre à Toronto l'an dernier pour y recevoir des traitements de radiothérapie au foie parce qu'aucun hôpital du Québec n'avait l'appareil pour le faire. L'Ontario a de tels équipements depuis au moins cinq ans. L'automne dernier, j'ai demandé d'avoir accès au panitumumab (aussi appelé Vectibix), un anticorps monoclonal entièrement humanisé pour les personnes souffrant d'un cancer colorectal avancé. J'apprends alors que ce médicament de nouvelle génération n'est pas disponible dans les hôpitaux du Québec, mais qu'il l'est en Ontario depuis décembre 2008. Grâce à un programme de compassion de la compagnie qui fabrique Vectibix, je le reçois présentement dans une clinique privée parce que l'hôpital n'a pas le droit de me l'administrer en même temps que le traitement habituel de chimio puisqu'il n'est pas sur la liste de la RAMQ. Pourquoi? Parce qu'il coûterait trop cher? Je dois donc subir deux séances de chimio à un jour d'intervalle. En conclusion, les cancéreux comme moi doivent-ils comprendre que l'accès aux équipements et traitements d'avant-garde dépend de notre capacité à avoir recours à la puissance médiatique d'une marraine comme Julie Snyder? À moins qu'il nous suffise de donner, chacun, 3000$ à la caisse électorale du Parti libéral pour attirer davantage «l'attention» du gouvernement Charest? Émile Dubois, Lévis


Le Devoir Éditorial, jeudi 29 juillet 2010, p. A6 Gouvernement non éclairé Je suis révoltée. Le gouvernement met en péril les services en pédiatrie sociale fondés par le Dr Gilles Julien pour une question de 2 ou 3 millions de dollars, alors que dans le même temps, il crée de toutes pièces de nouveaux services hyperspécialisés, aux résultats mitigés et entraînant des coûts élevés pour le système de santé, en remboursant des traitements de fécondation in vitro (plus de 60 millions par année) pour des personnes malheureusement infertiles, mais qui ne sont pas atteintes d'une maladie ni en état de survie. Et ce ne sont pas les quelque mille naissances par année de plus qui vont changer la situation démographique du Québec! Qui ira pleurer devant les caméras de télévision -- comme l'a fait Julie Snyder pour obtenir des traitements liées à l'infertilité (sans un sou de plus pour la prévention!) -pour les clients de cette pratique novatrice qu'est la pédiatrie sociale? Sûrement pas les clients eux-mêmes, qui sont pour la plupart en état de survie. On s'époumone à nous parler de rapprocher les services de santé et les services sociaux près de la population et on ne finance pas ce service dans la communauté auprès d'enfants et de parents en état de besoins absolument essentiels et non répondus. Qui donc est au volant de cette machine gouvernementale? À quelle logique obéissent-ils? Ils ne sont certes pas au volant. Ils sont confortablement assis dans le coffre arrière de la voiture les yeux bandés et les oreilles bouchées. Nous avons vraiment un gouvernement non éclairé, un gouvernement d'arrière-garde! *** Chantal Doré, Ph. D. - Professeure à l'École des sciences infirmières de l'Université de Sherbrooke, le 28 juillet 2010 © 2010 Le Devoir. Tous droits réservés.


Le Devoir Éditorial, jeudi 29 juillet 2010, p. A6 Moins glamour que la fécondation in vitro Le Dr Julien, qui aide les jeunes et les familles pauvres de Montréal (notamment dans le quartier moins favorisé d'Hochelaga-Maisonneuve), s'est dit blessé par le ministre de la Santé, Yves Bolduc. Monsieur Bolduc a distribué récemment des millions de dollars pour la fécondation in vitro, pour les couples qui ont des problèmes de fertilité, mais il n'a pas fourni de financement pour la Fondation du Dr Julien qui aide des individus... existants, qui en ont besoin. C'est vrai que le Dr Julien est moins glamour et exubérant que Julie Snyder, porteparole pour la cause de la fécondation in vitro. On a vu celle-ci pleurer en conférence de presse pour sa cause. Le Dr Julien mérite-t-il moins d'aide financière parce qu'il est plus discret? Julie Snyder n'a aucune compétence professionnelle en santé ni dans les enjeux sociaux, contrairement au Dr Julien, dont la réputation n'est plus à faire. Avons-nous affaire à un ministre qui est plus influencé par le milieu «jet-set» que par le milieu communautaire? La question semble ridicule tellement la réponse est évidente. Devons-nous être surpris par ce gouvernement, désespéré devant les mauvais sondages, dont plusieurs actions sont tentées dans un but purement électoraliste? *** David Doyon - Québec, le 28 juillet 2010 © 2010 Le Devoir. Tous droits réservés.


La Presse Actualités, vendredi 1 octobre 2010, p. A6 Exclusif Boom de la procréation assistée Les quotas de gratuité bientôt atteints Champagne, Sara Le programme de gratuité de la procréation assistée est si populaire que les quotas fixés en août pour la première année seront atteints d'ici décembre dans les cliniques privées. Cela laisse craindre des délais pour des femmes qui souhaitent avoir accès gratuitement à la fécondation in vitro (FIV) dès cette année. Et qui soulève une question dans le réseau de la santé: aura-t-on la capacité de soigner ces nouveau-nés ? À la clinique Ovo, qui emploie neuf spécialistes en procréation assistée, on explique que le nombre de cycles de fécondation pratiqués chaque semaine a doublé depuis le début du programme, le 5 août dernier. En deux mois à peine, on est passé de 20 à environ 45 cycles par semaine, pour atteindre près de 300 cycles à la fin du mois de septembre, affirme la Dre Joanne Benoit, spécialiste en gynécologie-obstétrique à cette clinique. Ovo a donc décidé de donner priorité aux patientes en fonction de leur âge. Afin de répondre à la demande, du personnel supplémentaire a été recruté pour épauler les spécialistes. Au total, une centaine de personnes travaillent maintenant au service de fécondation in vitro, a indiqué à La Presse la direction de la clinique. "J'ai commencé à préparer des patientes au fait qu'au mois de novembre, elles devront attendre à l'an prochain pour se prévaloir de la gratuité, explique la Dre Benoit. Cela crée beaucoup d'insécurité. Les demandes de première consultation sont aussi très nombreuses. Une fois qu'une patiente s'est qualifiée, elle doit attendre de trois à quatre mois avant de recevoir un premier cycle de fécondation. Il est donc maintenant question d'une attente moyenne de sept mois." Moratoire FIV Lorsque le ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, a lancé le programme FIV en compagnie de l'animatrice Julie Snyder, l'été dernier, il a expliqué que le gouvernement prévoyait rembourser 3500 cycles en 2010, pour un total de 25 millions de dollars. L'enveloppe budgétaire prévue devait atteindre 63 millions en 2014 pour 7000 cycles de fécondation projetés. Cette initiative avait été abondamment critiquée par les fédérations de médecins, qui estiment que, dans le contexte budgétaire actuel, il y a d'autres priorités, notamment dans les soins de première ligne.


Le Dr Robert Sabbah, président de l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, estime pour sa part que, au rythme où vont les choses, on doit s'attendre à un "moratoire FIV" d'ici peu. Selon lui, plus de 1000 patientes se sont déjà prévalues du programme, qui rembourse jusqu'à trois cycles de fécondation. "On n'a pas d'information de la part du ministre, déplore-t-il. Actuellement, on fonctionne au petit bonheur la chance. Dans un contexte où on manque de ressources et où les femmes ont peine à obtenir un suivi de grossesse, il faudrait une meilleure répartition de nos spécialistes dans les hôpitaux, dans les salles d'accouchement, et revoir le rôle des sages-femmes", dit-il. La Dre Pascale Hamel, présidente de l'Association des pédiatres du Québec, est d'accord pour dire qu'on fonctionne à "l'aveuglette". Elle fait remarquer que ce n'est pas pour rien qu'on a mis fin au programme au Danemark. Elle craint par ailleurs une hausse du nombre de naissances et s'inquiète de la capacité du réseau à soigner ces nouveau-nés. Elle réclame sans succès un registre afin de répertorier les FIV et les naissances qui en découleront. "Le gouvernement a fait un gros travail en ciblant des centres pour les soins tertiaires en néonatalogie, explique-t-elle. Mais la situation demeure critique. Je suis aussi inquiète de l'essoufflement des pédiatres. Dans le cas des FIV, les mamans sont souvent plus âgées et risquent davantage de souffrir d'hypertension ou de diabète. Il peut en découler des problèmes pulmonaires chez les bébés, sans oublier les grossesses multiples liées aux traitements hormonaux, qui se terminent souvent par un accouchement prématuré." Au ministère de la Santé, on a expliqué à La Presse qu'on n'aime pas employer le terme "quotas" pour le nombre de cycles remboursés en 2010. Mais on n'a pas été en mesure de dire si la gratuité s'appliquera au-delà de 3500 cycles de FIV. En fin d'après-midi, le Ministère a rappelé La Presse pour dire que, selon un rapport non daté, 410 cycles avaient été réalisés. Selon la Dre Joanne Benoit, de la clinique Ovo, les premiers bébés issus du programme verront le jour au début du mois de mai. "Plusieurs dizaines de bébés", dit-elle. Dans le milieu de la santé, on ne le dit pas publiquement, mais plusieurs parlent de "bébés Snyder". Illustration(s) : Photo archives Reuters Selon le Dr Robert Sabbah, président de l'Association des obstétriciens-gynécologues du Québec, plus de 1000 patientes se sont déjà prévalues du programme de procréation assistée, qui rembourse jusqu'à trois cycles de fécondation. © 2010 La Presse. Tous droits réservés.


SRC Télévision - Le Téléjournal / Le Point Vendredi 22 avril 2011 - 22:00 HNE Les premiers bébés in vitro financés par Québec Animateur(s) : PASCALE NADEAU PASCALE NADEAU (ANIMATRICE) : - Les premiers bébés in vitro financés par Québec : de petits miracles pour les parents et pour les hôpitaux. Cela semble un succès : neuf mois après le lancement au Québec du programme public de procréation assistée, 2500 femmes en ont bénéficié. Et on peut voir maintenant les premiers bébés arrivés, grâce à cette initiative. Anne-Louise Despatie. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Anne-Sophie a une semaine aujourd'hui. Ses parents la désiraient depuis cinq ans. CATHERINE WILLIAMS (MÈRE D'ANNE-SOPHIE) : On est pas mal dans les premiers, puis, vu que c'est une petite prématurée, bien oui, je pense qu'on est pas mal dans les premiers à avoir un petit bébé issu de la gratuité. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Elle est née grâce à une fécondation in vitro, un traitement qui tourne autour de 15 000 dollars et qu'ils n'auraient pu se payer. CATHERINE WILLIAMS (MÈRE D'ANNE-SOPHIE) : On n'en aurait pas eue. HUGO LEBRASSEUR (PÈRE D'ANNE-SOPHIE) : C'était une grosse chance à prendre, je pense que le taux de réussite est de 35 pour cent. Je veux dire... CATHERINE WILLIAMS (MÈRE D'ANNE-SOPHIE) : Mais même à ça, on n'avait pas l'actif, on ne l'avait pas, l'argent.


JULIE SNYDER (ANIMATRICE DE TÉLÉVISION) : Derrière chaque bébé-éprouvette qui naît, il y a une femme éprouvée, mais il y a une mère comblée. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Neuf mois après l'entrée en vigueur du programme public, le taux de grossesse multiple est passé de 34 pour cent à 3,8. Moins de jumeaux et de triplés, c'est moins de grands prématurés et de complications. C'est d'ailleurs en obligeant l'implantation d'un seul embryon que le gouvernement justifiait son choix de financer les traitements pour les couples infertiles. Environ un pour cent des naissances proviennent d'une fécondation in vitro, mais dans les unités de néonatalogie, ils représentent un bébé sur cinq: des coûts énormes au Canada, attribués au fait qu'on implantait plusieurs embryons pour améliorer les chances de succès. KEITH BARRINGTON (CHEF DU SERVICE DE NÉONATALOGIE, HÔPITAL SAINTE-JUSTINE) : On a estimé à 40 millions de dollars par année juste dans les coûts des unités néonatales. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Mais, dans un réseau déjà débordé, il manque de médecins. DRE PASCALE HAMEL (PRÉSIDENTE, ASSOCIATION DES PÉDIATRES DU QUÉBEC) : Les gens, quand ils ont réussi à aller dans ce programme-là, qu'ils ont eu une FIV, ils s'attendent à avoir un suivi. C'est en soi des grossesses un peu plus à risques et on craint un peu qu'il y ait des difficultés pour le suivi de ces mamans-là. ANNE-LOUISE DESPATIE (REPORTER) : Depuis 9 mois, 2600 patientes ont été traitées dans les cinq cliniques de fertilité au Québec, mais on ne se sait pas encore combien de bébés naîtront. Impossible de mesurer l'efficacité du programme pour l'instant. Les parents d'Anne-Sophie se trouvent bien chanceux d'avoir été exaucés au premier essai. Anne-Louise Despatie, Radio-Canada, Montréal. © 2011 SRC Télévision - Le Téléjournal / Le Point. Tous droits réservés.


La Presse Santé, jeudi 28 avril 2011, p. A12 Remboursement des traitements de la fécondation in vitro Une manne pour le privé Leduc, Louise Si le gouvernement du Québec a accepté de payer trois essais de fécondation in vitro aux couples infertiles, c'est notamment "à la suite de pressions de groupes ayant des intérêts économiques dans ce domaine et au profit d'établissements privés qui bénéficient aujourd'hui d'un important financement public". C'est ce que soutient dans un avis sur la question Julie Depelteau, chercheuse associée à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS), un institut de recherche indépendant à but non lucratif. Tout comme c'est le cas en matière d'avortement, relève Mme Depelteau, "le gouvernement est prompt à remettre aux établissements privés le champ de la pratique médicale liée à la santé reproductive des femmes, en finançant les soins prodigués par ces établissements à même le régime public". En fait, estime Mme Depelteau, "les cliniques privées génèrent des profits grâce aux soins ultra-spécialisés facilités par le programme québécois de procréation médicalement assistée, mais délèguent aux établissements publics, qui souffrent d'un sous-financement chronique, la prestation de soins de base liés à ce programme, tel l'accouchement". En conférence de presse, la chercheuse a aussi souligné le fait que, dès que les essais ont été remboursés, le taux de grossesses multiples - plus risquées pour la mère et les enfants - a chuté de façon spectaculaire. En 2009, en procréation assistée, le taux de grossesses multiples était de 27,2% (comparativement au taux naturel qui est de 2 ou 3%). Depuis que les traitements sont remboursés, il n'est plus que de 3,8%. Comme quoi il était facile de réduire les hauts taux dangereux pour la santé - en limitant notamment le nombre d'embryons implantés chez la femme. Selon Julie Depelteau, il est déplorable que l'on ait atteint ces taux non pas en contraignant l'industrie aux meilleures pratiques médicales, par réglementation, mais en donnant "aux patientes les moyens financiers de choisir des pratiques moins risquées pour leur santé et pour celle de leurs nouveau-nés". Des coûts plus élevés L'IRIS doute fortement par ailleurs que le programme coûte seulement 80 millions de dollars, à terme, étant donné la demande et ce que signifie dans les faits le remboursement de trois traitements. Ainsi, fait remarquer Mme Depelteau, tous les


embryons produits lors d'un cycle sont considérés comme faisant partie de celui-ci, peu importe le moment de leur implantation dans l'utérus, que ce soit rapidement ou quelques mois plus tard. Les frais s'en trouvent augmentés, ne serait-ce qu'en congélation d'embryons. Selon l'IRIS, les coûts réels du programme risquent beaucoup plus de se rapprocher de l'évaluation faite par la Fédération des médecins spécialistes du Québec qui estimait plutôt que le programme coûterait 200 millions par année. Par sa porte-parole, Natacha Joncas-Boudreau, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a défendu son programme, "dans lequel il croit beaucoup". Le ministre a aussi fait préciser qu'il est prévu de développer les services de procréation assistée dans le secteur public, notamment au CHUM, au CHUS, au CHUQ et à l'hôpital SainteJustine. L'Association des parents infertiles, qui a beaucoup milité aux côtés de Julie Snyder pour la gratuité des traitements, n'avait pas de porte-parole disponible, hier. Les cliniques privées sollicitées n'ont pas rappelé et Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes, était à l'extérieur de la ville, mais a fait dire qu'il souhaitait mettre son grain de sel dans ce débat à son retour. © 2011 La Presse. Tous droits réservés.

Lettre de réaction de Quebecor sur le reportage d'Enquête envoyée à Radio-Canada 22 novembre 2011  

Lettre de Marc Tremblay à Judith Harvie Enquête 22 novembre 2011

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