a product message image
{' '} {' '}
Limited time offer
SAVE % on your upgrade

Page 1

MEMORIA

2016-17

CECI N’EST PAS UN DOCUMENT SY N T H È S E

1 TIMELINE

p. 6

2 PEINTURE

p. 9

3 DESSIN

p. 17

4 ŒUVRE OUVERTE

p. 33

5 ESTHÉTIQUE PUBLICITAIRE

p. 37

6 COLLECTIVE RED-RIOT

p. 47

7 IMPRESSION

p. 55

HORS ÉCOLE :

HISTOIRE URBAINE 8, 9, 10

École Supérieure d’Art et de Design Marseille - Luminy

p. 58 p. 64 p. 75

ESADMM

BIBLIOGRAPHIE p. 83


MICRO - ONDES / 1:20 min

W

O

R

K

S

H

O

P

TIMELINE

La vidéo « MICRO ONDES » caractérise l’attente forcée d’une personne devant un appareil électroménager. Cette attente, qui ne dure qu’une minute et vingt secondes, semble être beaucoup plus longue, voir interminable. Le temps qui passe est alors synonyme d’ennui. Le bruit ambiant accentue le sentiment d’impatiente. Pendant l’attente, la personne marche en suivant les contours d’un carré noir ; cette forme est un rappel à l’appareil ménager et à son mouvement.

Groupe : Amandine Gimenes Nina Boughanim Marine Guzman Erick Ochoa

Site web [en ligne] www.youtube.com/watch?v=ToQFErtdo00 [Page consultée le 4 avril 2017].

n°1


n°2

PINTURA

INITIATION PEINTURE PAR : PIOTR KLEMENSIEWICZ.

PEINTURE

L’atelier introduit la traitement des couleurs vers des nuances infinies tout en faisant une distinction entre mélange additif et mélange soustractif. Le traitement de la matière, de la peinture ellemême ainsi que le traitement de la couleur obtenue après mélange sont aussi importants. Sur des morceaux de bois, qui ont servis de support, les pigments sont mélangés à de la colle forte et à de la sciure afin d’être utilisés en tant que peinture dans les recherches picturales. Ces expérimentations permettent de développer les recherches personnelles et picturales. Elles permettent aussi de créer un médium et un vocabulaire propre à une personnalité artistique : couleur-matière et couleur-lumière, « La couleur est l’expression et la souffrance de la lumière » 1. L’importance de la lumière ou extraction de celle-ci, manifeste d’ailleurs plusieurs changements d’avis-visuel (pentimenti), et rend la peinture différente. La matière colorée pourra être éclatante au terme, selon l’intensité de l’éclairage. « La couleur regardée est transformée par le regard. » 2. L’expérimentation continue révèle, qu’en matière, l’élément forme-couleur est une reconstitution artificielle et immobile d’une réalité changeante. « Chaque peinture issue d’une même teinte et d’un même médium peut être une peinture différente ; c’est alors un autre prélèvement, une autre application, un détail, une version nouvelle : Une autre peinture » 3.

1 Que sais-je ?, La couleur, cit. Goethe, Maurice Déribéré, Éd. Presses Universitaires de France, 2014. 2 La Vie Nous en Fait Voir de Toutes les Couleurs, Georges roque et Claude Gudin, Éd. L’Age d’Homme, 1998, p.23. 3 Essai sur l’exotisme, une esthétique du divers, Victor Segalen, Éd. fata Morgana, 1978, p.60.


Coucher de soleil Marseille, 2017 Technique mixte sur bois 27×16cm

Une expérience dans les nuances, 2017 Technique mixte sur bois 22×16cm.


Vieux port patrimoine, 2017 Technique mixte sur bois 20×20cm.

La fusée est allée se perdre dans le cosmos, 2017 Technique mixte sur bois 20×23cm.


Barocco conceptual, 2017 Technique mixte sur toile 100×100cm

Témoignage à Eloy Alfaro, 2017 Technique mixte sur toile 136×125cm


n°3

DIBUJO

Série sans Titre : (Recherche n° 1,2,3, etc), technique sèche, mixte, 2017.

DESSIN

La processus premier est le suivant : prendre une feuille blanche format Grand-Aigle 75×106cm, la « salir » avec des outils secs. C’est l’intuition qui guide les gestes afin d’assombrir la surface. Le travail gestuel est accentué par les matériaux qui laissent librement une trace sur le support. Le désordre des traits s’oppose au blanc de la surface de départ. Dans chaque dessin, la représentation approximative de l’une de ses trois formes géométriques ; carré, triangle et cercle apparait. Dessiner : frotter, user, racler, effacer, estomper les traits, les formes, les gribouillages, les tâches sont des mécanismes construit en glissant le pastel sec contre la feuille et en utilisant les paumes des mains ou les bouts des doigts ainsi que des crayons utilisés à la vertical et à l’horizontal. Tous ces gestes fatiguent le dessin et fatiguent le papier. L’objectif consiste à mieux connaître et comprendre les processus de pourquoi le dessin ? Comment faire valoir sa propre vision du monde et notre identité culturelle ? L’homme créateur ou lecteur des choses, fabrique et place, entre son regard et le monde qu’il veut transformer, ses outils. « Le dessin est avant tout un travail sur une double perte : Perte du blanc « perte de conscience », perte de la matérialité, un « détournement » 4.

« Le dessin terminé, fini, montre ses blessures, les coups répétés, les peluchages et les griffures qui, jour après jour, le recouvrirent » 5.

4 Au Vif de la peinture, à l’ombre des mots,‘‘Notes d’atelier’’ (1973-1984), Gérard Titus-Carmel, Éditeur. l’Atelier contemporain-François-Marie Deyrolle, 2016, p.23. 5 LE DESSIN pourquoi ?, Éditeur. École d’Art Marseille-Luminy, 1991 p.13.


Technique sèche sur carton 93×77cm

Acrylique sur panneaux en bois 185×120cm


W

O

R

K

S

H

O

P

ŒUVRE OUVERTE La pratique personnelle suivante est un usage de la peinture acrylique sur du bois. La figuration est abolie et les formes dessinées depuis l’enfance sont représentées. C’est pourquoi les formes géométriques sont utilisées et nécessitent une perception adaptée pour les construire.

La peinture devient l’élément principal de l’œuvre et sur un autre support, ce serait la même œuvre.

La série a été créée sans but ni concept précis. Ici, la peinture est un hommage à la naïveté et à l’enfance. C’est pourquoi, aucune signification ne peut être imaginée. C’est le résultat Le bois et le papier kraft utilisés d’une relation entre intuition comme support offre un fond personnelle et création d’œuvre de couleur ocre. Ce choix d’art pour le plaisir personnel. personnel de fond fait référence L’ignorance de toute forme à l’art pariétal. Les formes figurative permet de faire géométriques font référence au constructivisme « forme-couleur appel au ressenti et permet de » mais aussi à l’art abstrait présent réapprendre à découvrir les en Équateur, mon pays natal. matériaux, les couleurs, les gestes La couleur s’ajoute donc à et l’art en lui-même. la forme. L’interaction des couleurs amène un esprit pop- « Chaque couleur possède son art. Enfin, le graffiti est aussi propre pouvoir d’expression et, une référence dans l’utilisation pour cette raison, il est possible du support. Ce dernier n’a d’exprimer des réalités spirituelles plus d’importance, le principe sans objet significatif » même de support est éliminé. - Malevitch

n°4


Acrylique sur papier kraft 173×99cm

Acrylique sur papier kraft 267×99cm

« Notre rapport à la couleur dessine une morale face au monde, une sorte de situation face au réel » 6. 6 Anthologie des écrits sur l’art, Paul Eluard, Paris, Éd, Cercle d’Art, 1987, p.111.

Technique mixte sur panneaux en bois 320×240cm


n°5

ESTÉTICA PUBLICITARIA

ESTHÉTIQUE PUBLICITAIRE

Le principe utilisé ici est l’utilisation de matières courantes comme le tissus, le plastique, le métal, le carton etc... Cependant, le plastique est beaucoup plus utilisé ici pour les raisons suivantes : la texture, la transparence et les reflets qu’il offre selon la luminosité. L’association du plastique, des objets récupérés et d’images ultra-esthétisées offrent un sentiment d’appropriation du réel. De plus, l’utilisation du plastique comme un emballage qui entoure l’objet donne l’idée d’un produit fini. Ces travaux font référence au Nouveau Réalisme. Il ne s’agit plus de représenter le monde, mais de le présenter. Dans ces travaux, les caractéristiques de questionnement de la représentation et de la présentation de l’objet réel banal qu’offrent le Nouveau Réalisme sont essentiels. L’objet banal est alors transformé par la perception même que l’on s’en fait, ce qui va au delà de l’anti-art de Marcel Duchamps. « L’art a définitivement basculé dans la morale, et l’esthétique dans l’éthique » - Pierre Restany


16 LUXEMBURGER WORT@MUDAM AKADEMIE L'art du XXe siècle Le Mudam a organisé un cycle de cours d'Histoire de l'art du XXe siècle afin de permettre au public de mieux comprendre la création contemporaine. Le «Luxemburger Wort» s'est associé à cette action pédagogique en offrant à ses lecteurs de larges aperçus de ces cours. Dans ces deux pages le lecteur trouvera la substance

Der Pop Art und Edward Kienholz Im Kontext der Pop Art gilt die große, knapp zehn Meter breite Arbeit von Edward Kienholz (19271994) aus dem Jahre 1968 als eines der wichtigsten und umfassendsten Werke dieser Richtung. Die Realisierung in der Form eines bei Kienholz üblichen „Tableau“ ermöglicht auch hier eine vielschichtige visuelle und intellektuelle Erfahrung. Dargestellt in Leserichtung sind eine Sängerin (Kate Smith), der eine Mülltonne übergestülpt ist, aus der im Endlos-Loop von einem Tonband ihre Fassung von „God bless America“ tönt. An der Häuserwand, schräg dahinter, hängt das bekannte Plakat mit Uncle Sam „I want you for U.S.Army“ und vor dieser eine tatsächlich tragbare Nachbildung des Kriegsdenkmals von Arlington, das im übergroßen Original selbst eine skulpturale Nachbildung eines, wie man heute weiß, nachgestellten Fotos von der Übernahme der japanischen Insel Iwo Jimas durch die Amerikaner im Jahre 1945 zeigt. Ikonenhafte Gegenstände Dort, wo in der Vorlage Felsen sind, befindet sich hier eine Sitzgruppe, die Fahne soll scheinbar in die Tischmitte eingelocht werden. Im Hintergrund eine große Kreidetafel mit Kreuz, wobei wie auf einer Schultafel von Kinderhand insgesamt 475 durch Kriege ausgelöschte Staaten vermerkt sind, ein Schwamm zur Korrektur ist eben-

Luxemburger Wort Donnerstag, den 31. März 2011

LUXEMBURGER WORT@MUDAM AKADEMIE 17

Avant-gardes des années soixante

(6/10)

du sixième cours, tel qu'il sera donné aujourd'hui même au Musée d'art moderne Grand-Duc Jean. Ce sixième cours est notamment consacrée aux mouvements artistiques du début des années soixante dont les plus marquants sont le Pop art américain, et, plus politique, le Nouveau réalisme en France.

„Portable War Memorial“ VON HANS FELLNER

Luxemburger Wort Donnerstag, den 31. März 2011

falls angebracht. Auf dem Kreuz steht der Titel der Arbeit „A Portable War Memorial“, mit dem Zusatz „Commemorating V. Day 19...“, wobei die aktuellen Daten hier mit Kreide eingetragen werden könnten. Weiter rechts wechselt das Tableau, immer noch mit Sitzgruppen als Gesamtbildklammer im Vordergrund, zu einer amerikanischen Alltagsszene, man schaut zweidimensional auf das Innere einer Imbissbude, ein kleiner Hund ist der freundlichen Szene angeleint als kleine tragbare Skulptur vorgesetzt. Weiter rechts dann ein funktionierender Coca-Cola-Automat und abschließend ein leerer Grabstein. Kienholz, ganz Pop-Art-Künstler, fügt in seinem Tableau vorhandene ikonenhafte Gegenstände und Situationen zusammen, links aus dem amerikanischen nationalen Pathosbereich, rechts solche aus dem Alltagsbereich des „American way of life“ und lässt diese miteinander korrespondieren. Formal unterstützt durch die fast durchgehende silbrige Einfärbung, die das Ganze wie eingefroren erscheinen lässt, wird zunächst eine Nivellierung der dargestellten Elemente präsentiert. Frei von vordergründiger Gesellschaftskritik ist es dem Betrachter überlassen, die im Ansatz plakative Aufreihung mit den dem Werk innewohnenden vielschichtigen Bedeutungsebenen zu versehen. Auch die Zugänglichkeit war ein Merkmal der Pop Art und ein Grund für die bis heute anhaltende allgemeine, nennen wir es: Popularität.

Edward Kienholz: „The Portable War Memorial“, 1968. Verschiedene Materialien und Objekte, Tonband, Coca-Cola-Automat, 285 x 240 x 950 cm, Museum (FOTO: RBA) Ludwig, Schenkung Ludwig 1976.

Kunstskandale – Skandalkunst?

Wiener Aktionismus als kollektive Therapie

Le recyclage poétique du réel Les nouveaux réalistes à la découverte de la nature industrielle,

médiatique et urbaine

Les nouveaux réalistes considèrent le monde comme un tableau, le Grand Oeuvre fondamental dont ils s'approprient des fragments dotés d'universelle signifiance. Ils nous donnent à voir le réel dans des aspects de sa totalité expressive. Et par le truchement de ces images spécifiques, c'est la réalité sociologique toute entière, le bien commun de l'activité des hommes, la grande république de nos échanges sociaux, de notre commerce en société qui est assigné à comparaître.» Pierre Restany (1) Pop Art, Neo Dadaism, Fluxus, Minimalism, les principaux mouvements de l'art contemporain des années 1960 se développent aux Etats-Unis. Le Nouveau Réalisme fait figure d'exception. Souvent réduit à une version française du Pop Art, ce mouvement est bien plus riche et explore des questions apparentées à celles soulevées par les tendances outre-Atlantique. Le Nouveau Réalisme naît le 27 octobre 1960. Lors d'une soirée au domicile d'Yves Klein à Paris, le critique d'art et théoricien français Pierre Restany réunit un groupe d'artistes, dont Arman, Raymond Hains, Martial Raysse, Daniel Spoerri, Jean Tinguely et Jacques de la Villeglé. La réunion fait suite à l'exposition Le nouveau Réalisme en mai de la même année à la Galerie Apollinaire à Milan. Pierre Restany, en tant qu'organisateur de l'exposition, a rédigé un manifeste que les invités du 27 octobre vont signer en affirmant ainsi leur «singularité collective». Très rapidement des artistes comme Christo et Niki de Saint-Phalle vont rejoindre le groupe. Avec le terme «réalisme», Restany se réfère au mouvement artistique et littéraire né au XIXe siècle qui entendait décrire, sans l'idéaliser, une réalité banale et quotidienne. Cependant, ce réalisme est «nouveau»: d'une part, il s'attache à une réalité nouvelle issue d'une société urbaine de consommation, d'autre part, son mode descriptif est lui aussi nouveau, car il ne consiste plus en une représentation, mais en la présentation de l'objet que l'artiste a choisi. Héritier du célèbre Ready Made, le Nouveau Réalisme va cependant au-delà du geste «anti-art» de Marcel Duchamp en le rechargeant de positivité. En effet, l'artiste Nouveau Réaliste s'approprie directement le réel et le transforme par le filtre de sa propre perception. Les artistes français sont influencés par un contexte national spécifique dont ils veulent se détacher: les traces restantes de la deuxième guerre mondiale, une nouvelle crise profonde, déclenchée par la guerre d'Algérie. La Nouvelle Vague au cinéma (Godard, Truffaut...), le Nouveau Roman (Duras, Robbe-Grillet...) et la revue Tel Quel (Sollers, Hallier...) en littérature apparaissent à cette époque. Ces groupes émergents montrent qu'une nouvelle génération est en train d'expérimenter de

„Kunst und Revolution“ im Mai '68

nouvelles formes artistiques dans les différentes disciplines. En même temps, les stratégies des Nouveaux Réalistes s'inscrivent dans un contexte international inédit. Une culture de masse se développe avec l'avènement de la publicité, de la télévision, des magazines. Depuis 1954, le critique d'art anglais Lawrence Alloway désigne l'inclusion de cette culture dans l'art par le terme «Pop Art». Il organise entre 1955 et 1956 deux expositions manifestes à Londres où il montre entre autres les travaux d'Eduardo Paolozzi et de Richard Hamilton.

PAR CLAUDE MOYEN

«Le Saut dans le vide, 5, rue Gentil-Bernard, Fontenay-aux-Roses, 1960». Action d'Yves Klein d'après son journal «Dimanche 27 novembre 1960: Un homme dans dans le vide!» 1960.

Andy Warhol: 210 Coca Cola Bottle, 1962. Daros Collection, Suisse.

(PHOTO: THE ANDY

artistique d'Yves Klein – Titre de l'oeuvre l'espace! Le peintre de l'espace se jette (PHOTO: ADAGP, PARIS 2007)

WARHOL FOUNDATION FOR THE VISUAL ARTS, INC.)

Explosion C'est finalement aux Etats-Unis et surtout à New York, que l'esthétique «pop» va se développer de manière explosive. L'oeuvre d'Andy Warhol qui combine une technique de reproduction mécanique empruntée à la publicité (la sérigraphie) avec des motifs célèbres du quotidien (boîtes de conserve, billets de dollars, stars du cinéma, tueurs en série…) est la plus représentative de cette nouvelle esthétique. Les oeuvres du Nouveau Réalisme se différencient cependant du Pop Art. Elles engagent une plus grande distance avec la nouvelle réalité par l'introduction d'un aspect discursif et sociologique marquant. Restany note: «La sociologie vient au secours de la conscience et du hasard, que ce soit au niveau de la ferraille compressée, du choix ou de la lacération de l'affiche, de l'allure d'un objet, d'une ordure de ménage ou d'un déchet de salon, du déchaînement de l'affectivité mécanique, de la diffusion de la sensibilité chromatique au-delà des limites logiques de sa perception.» Compressions de César, décollages d'affiches pour leur esthétique (Jacques de La Villeglé) ou pour leur message (Raymond Hains), assemblages d'objets de Martial Raysse et accumulations d'objets d'Arman, monochromie bleue outremer intense d'Yves Klein, les oeuvres des Nouveaux Réalistes ne sont pas homogènes. En effet, ce qui les réunit, c'est que dans la diversité de leur langage plastique, elles sont toutes issues de ce que Restany appelle «l'aventure de l'objet»: une méthode d'appropriation directe du réel, qui équivaut, en un «recyclage poétique du réel urbain, industriel, publicitaire.» Tout un secteur organique de l'activité moderne, celui de la ville, de la rue, de l'usine, de la production en série fait son entrée dans la création artistique. Les Nouveaux Réalistes tentent de percevoir la poésie dans la réalité qui les entoure. En la révélant et en se l'appropriant, ils agissent comme des observateurs lucides de la société. «Ce que leurs oeuvres nous proposent, c'est la passionnante aventure du réel perçu en soi et non à travers le prisme de la transcription conceptuelle ou imaginative ». (1) Pierre Restany, «À 40° au-dessus de DADA», préface au catalogue de l'exposition, Galerie J, 8 rue Montfaucon, Paris 6e, du 17 mai au 10 juin 1961

Günter Brus: Aktion Selbstbemalung, 1965.

VON MARKUS PILGRAM

Kunstskandale sind oft der Spiegel der Gesellschaften, in denen sie sich ereignen. Das Skandalon trifft den Nerv einer gesellschaftlichen Schattenzone; in ihrem Aufbrechen liegt die Chance zur Weiterentwicklung, ja zur Heilung überfälliger Fragestellungen. Stellvertretend übernehmen die den Skandal auslösenden Künstler die Stellung einer gesellschaftlichen Vorhut, als Avantgarde ist es an ihnen, die Schmähungen zu erdulden, bevor der Wandel die Öffentlichkeit erreicht. In der Heimatstadt der Psychoanalyse durchlebte in den 1960erJahren eine kleine Gruppe von vier Künstlern ihre ganz persönliche Katharsis, die ihren Gipfel am 7. Juni 1968 in der Universität Wien bei einer öffentlichen Aktion zu „Kunst und Revolution“ erlebte, die anschließend von der Wiener Presse als „Uniferkelei“ verhöhnt wurde. Günter Brus, Otto Mühl, Hermann Nitsch und Rudolf Schwarzkogler, künstlerisch von sehr unterschiedlicher Persönlichkeit, wurde später von der Kunstgeschichtsschreibung das Etikett der „Wiener Aktionisten“ verpasst. Angeregt durch die literarische „Wiener Gruppe“ waren sie bereits seit dem Beginn des Jahrzehnts dabei, ihre Arbeit in gemeinsamen Aktionen kollektiv auszuführen.

Hermann Nitsch, der vorwiegend mit Blut und geschlachteten Lämmern arbeitete, erfand mit seiner Aktionsform des „Orgien-Mysterien-Theaters“ ein quasi-religiöses, dem sinnenfernen christlichen allerdings ein orgiastisch-dionysisches Ritual entgegensetzendes „Abreaktionstheater,“ das trotz seines mittlerweile internationalen Renommees bis auf den heutigen Tag Kontroversen auslöst. Die anderen machten vor allem ihren eigenen Körper zum Kunstwerk. Selbstverstümmelung, aber auch „unkünstlerische“, allzu menschliche Alltäglichkeiten wie Urinieren und Darmentleerung bei Brus, bzw. mehr oder weniger Obszönes und Triebhaftes, wie sadomasochistische Praktiken und Manipulationen der Geschlechtsorgane bei Mühl wurden in die Aktionen eingebunden. In Schwarzkoglers nicht-öffentlichen und nur in der Fotografie dokumentierten Aktionen verbanden sich religiöse, schamanistische und alchemistische Elemente. Unmittelbare Verbindung von Kunst und Leben Diese so unmittelbare Verbindung von Kunst und Leben sollte vor allem, wie Nitsch es formulierte, der „Schärfung, Intensivierung, Sensibilisierung unserer Sinne, der Erweiterung unserer Erlebnismöglichkeiten“ dienen. Der Wiener Aktionismus war, wie es später formu-

liert wurde, „eine Therapie für Österreich.“ Doch während sich die gärenden gesellschaftlichen Konflikte in halb Europa und in den USA in den Stürmen des Mai '68 entluden, wehte in der sehr speziellen Situation des höchst konservativen, katholischen und konfliktscheuen Nachkriegsösterreich gerade mal ein „Mailüfterl“, bei dem die studentischen Demonstranten der offiziellen Veranstaltung mit dem Slogan „Mehr Sozialismus, weniger Blasmusik“ entgegentraten. Die bei der genannten Aktion der Wiener Aktionisten im Universitätshörsaal gebrochenen Tabus von Nacktheit, Verrichtung der Notdurft, Masturbation und Verschmieren von Exkrementen auf der ausgebreiteten österreichischen Nationalflagge bei gleichzeitigem Absingen der Bundeshymne führten dann auch konsequenterweise zu gesellschaftlichen Abwehrreaktionen, die sich nicht nur in den Angriffen durch die Presse äußerten, sondern die auch zu drakonischen Strafen von Seiten der die Behörden führten. Günter Brus wurde so wegen „Herabwürdigung der österreichischen Staatssymbole“ zu sechs Monaten verschärften Arrests verurteilt, bevor er 1996 mit dem Großen Österreichischen Staatspreis für Bildende Kunst die späte Anerkennung seines Lebenswerkes durch einen erwachsen gewordenen Staat erhielt.


Matériaux mixtes 70×53cm

Matériaux mixtes 86×50cm


Matériaux mixtes 65×64cm

Matériaux mixtes 130×57cm


Matériaux mixtes 50×39cm

Matériaux mixtes 42×30cm

Emballage plastique des papiers peint au café 42×30m


W

O

R

K

S

H

O

P

DESIGN D’ESPACE

n°6

« 20 MILLIONS DE TONNES REJETÉES »

Le groupe cherche alors à dénoncer ce qui se passe réellement dans cette endroit protégé : En 2016, l’affaire des boues rouges dans les calanques de Marseille fait polémique. En effet, pendant cinquante ans des résidus polluants ont été déversés dans le parc naturel des calanques au moyen d’un tuyau de 50 kilomètres remontant à l’usine Alteo, grande entreprise de production d’alumine. Depuis 1966, l’ex-usine Pechiney les expédiait, via un pipeline, au fond de la fosse marine de Cassidaigne, au large de Cassis. Sous la pression des environnementalistes, elles sont désormais stockées à Gardanne, sur le site de Mange-Garri, à proximité de l’usine. L’installation ne rejette plus en mer que des effluents aqueux après filtrage, mais toujours toxiques !!! L’installation de notre projet se déroulera le 12 Juin 2017, nous interviendrons dans le parc afin de créer une polémique qui suscitera des interrogations !

Des arbres seront recouverts par des draps de couleur rouge afin de rappeler la couleur « toxique » et faire prendre conscience aux visiteurs et aux habitants de Marseille, que l’eau dans laquelle ils se baignent ou pêchent est dangereuse. Cette affaire étant très peu médiatisée, nombreux sont ceux qui ne soupçonne même pas ce qu’il se passe réellement. L’intervention se trouvera à un point stratégique pour capter l’attention de la majorité des passants. Une émission de radio sera également enregistrée et diffusée sur Dialogue RCF (89.6 FM). Nous espérons que le projet prendra une plus grande ampleur grâce aux médias qui nous consacrerons un peu de leur temps. Merci aux coordinateurs Frédéric Frédout et Abilio Neves, qui on eu le courage et l’amabilité de soutenir ce projet ainsi que leur aide pour médiatiser ce travail. Collective RED-RIOT : Marie Servanton, Stéphane Cala, Nina Boughanim, Erick Ochoa, Céline Lubrano


I N I T I A T I O N

IMPRESSION INITIATION SÉRIGRAPHIE PAR : MARTA RUEDA, DIANE MALESTA, JEAN-BAPTISTE SAUVAGE La maniabilité des différents procédés en sérigraphie est apprise et les outils d’impression sont expérimentés afin de réguler les relations entre l’encre et le support, ainsi que la mise en page, le façonnage et le rendu du livret.

n°7


H I S T O I R E U R B A I N E *

*


n°8

Street-Affiche : Colectif-MMB

M

O

I

E

T

M

A

B

A

N

D

E

*

Le concept est né d’une initiative de partage et de pratiques artistiques communes dans les murs des nos ateliers, de la promotion de 1re année 2016-2017 ESADMM. Le collectif MOI ET MA BANDE est composé de quatres membres fondateurs: *Stéphane Cala *Camille Cahon *Remy Bouchany et moi même, *Erick Ochoa.

Cette

rencontre

de

personnalités

représentatives

d’une

jeunesse

sauvage a pour but de créer une œuvre sans règles esthétiques et/ou académiques, chacun est libre de contester ce qu’il veut. L’idée première est de faire du  jeu  une œuvre d’art de  type

do‐it‐yourself !

Le collectif est orienté avant tout vers le désir de créer une autre réalité en jouant avec elle. En s’attachant  à  garder  l’aspect  imparfait du «  fait maison », au cœur des processus de création, par opposition à l’aspect industriel «  zéro défaut  ». Ainsi la liberté de créer, expérimenter, découvrir et/ou oublier est le moteur principal de ce collectif

Le mécanisme

MMB,

MMB.

est de changer de place toute les deux

minutes et tourner autour de la toile ; un

cadavre exquis

la réalisation ne prend pas plus d’une heure par affiche. Certaines œuvres ont parfois été réalisées par une dizaine de personnes.


Street-Affiche*

Collectif*

MMB*

*


Street-Affiche*

Collectif*

MMB*

*


n°9

ART D E RUE

Pour des questions de sécurité, il est important de garder tout anonymat concernant les images qui suivent ! Lesactesdevandalismequesontlestags/graffitis sur un bien public ou privé sont considérés comme des délits et sont punis par la loi. Ce passage n’incite nullement au vandalisme, sa responsabilité n’est pas engagée. Les tags/graffitis jugés comme des actes de vandalisme n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. En outre ces photos n’ont qu’un intérêt documentaire concernant les peintres de Lettres En Couleurs.

Les photographies à suivre ont été prise avec des smartphones : nouvel outil photographique.

BONUS : Pratique et désir personnel !


n°10

Série Photographique : Street-Photograffiti S U P R E M E T Y P O G R A P H I E * Cette série B/N, est consacrée à mon hobby en dehors de l’école, restant une pratique importante et stimulant mon inspiration. C’est à travers le graffiti que je découvre au mieux la couleur, en tant qu’amateur-vandal-praticant. Je documente aussi cette forme d’art évoluant r

a

p

i

d

e

m

e

n

t.

« Les rapports entre l’écriture et les couleurs sont riches d’enseignement » 7. 7 Verba Volant.n°3, L’expérience de la couleur, Frédéric Appy, Éditeur. École d’Art Marseille-Luminy, 1990

EROZ - ZERT*1


CUTE, D3 crew

FRAKA, GTF crew

DRAME - RHINA

CLIC - OPIR, KMA crew


SONK, KORPO, NAV crew, FROK, PINAR, FENEK, NWS crew

TKO crew

VG crew, CLASE, APACHE, TSARE, SKUE

FROK


« La calligraphie, le dessin des mots ou des lettres sont l’hyper-présence de l’écriture et nous montre l’objet libre » 8.

8 Nixe, Frédéric Appy, Paris, Édition de la Différence, 1985, p.170.

EROZ, FRAKA, ALLO PLUTON

ZERT*1


BIBLIOGRAPHIE : Verba Volant.n°3, L’expérience de la couleur, Éditeur. École d’Art Marseille-Luminy, 1990 LE DESSIN pourquoi ?, Éditeur. École d’Art MarseilleLuminy, 1991 Verba Volant.n°2, Post-diplômes 1988-1989, travaux et interventions, Éditeur. École d’Art Marseille-Luminy, 1992

Galeries, musées, collections visités régulièrement :

(MAC), Musée d’art contemporain de Marseille (MUCEM), Musée des civilisations et de la Méditerranée Musée Cantini

La Vie Nous en Fait Voir de Toutes les Couleurs, Georges roque et Claude Gudin, Éd. L’Age d’Homme, 1998 Essai sur l’exotisme, une esthétique du divers, Victor Segalen, Éd. fata Morgana, 1978

Atelier Cézanne - Aix en Provence

Au Vif de la peinture, à l’ombre des mots,‘‘Notes d’atelier’’ (1973-1984), Gérard Titus-Carmel, Éditeur. l’Atelier contemporain-François-Marie Deyrolle, 2016

Collection Jean Planque

La couleur : « Que sais-je ? » n° 220, Maurice Déribéré, Éd, Presses Universitaires de France, 2014.

Musée Granet Fondation Vasarely

Nixe, Frédéric Appy, Paris, Édition de la Différence, 1985 Anthologie des écrits sur l’art, Paul Eluard, Paris, Éd, Cercle d’Art, 1987 Cy Twombly, Roland Barthes, Éd, Fiction et Cie, 2016 L’œil et l’esprit, Maurice Merleau Ponty, Paris, Éd. Gallimard, 1964

Collection Lambert - Avignon


WORKSHOP: Le rêve. Kraft sur pierre 32×25cm Bilan S1.


À chaque blessure, je donne un coup de crayon sur le papier pour accentuer l’effet de transcendance. Ce geste qui se répète et provoque à chaque fois des émotions. Je suis simplement un étudiant, mais à l’école, nous sommes vus et/ou considérés déjà comme des artistes ! Pour la première fois en vingt trois ans, je prend plaisir à avoir des contraintes ; pas parce qu’elles nous ont été imposées mais parce que nous les avons cherchées...


Erick Ochoa Autoportrait Géométrique n°1, Aquarelle sur papier Format A6 € 1,700 Contacter l’artiste PUBLICATION 2017.

Profile for eryck.stevens

Eryck OCHOA - Porfolio Artworks  

Advertisement