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L’ AGENDA 21

La lettre

Le 29 septembre 2011 à Grandchamp des Fontaines

N°14

N°14

LaOctobre lettre 2011

Ce sont près de 40 personnes qui ont participé à la réunion organisée par les membres du groupe Agenda 21. Les travaux ont été présentés par Marion Richarté, responsable du développement durable à la CCEG et Philippe Trotté (Vice-Président de la CCEG), représentants du groupe de travail. L’Agenda 21 est un plan d’actions pour le 21ème siècle, impulsé par 173 chefs d’Etat, qui décrit les secteurs où la notion de développement durable est susceptible d’apporter des progrès (économies d’énergie, maîtrise des pollutions, qualité du cadre de vie, réduction des coûts et des gaspillages …) L’Agenda 21 formule des pistes de réflexion et des recommandations, la principale visant à rechercher l’implication des consommateurs. Cet engagement impose l’éducation et la responsabilisation des habitants, puis la mise en place de mécanismes de consultation et de sensibilisation. Saisi par le Conseil Communautaire Erdre et Gesvres, le Conseil de Développement a constitué un groupe de travail Agenda 21, qui fonctionne depuis maintenant près de deux années ; le plan de travail qu’il s’est défini comporte cinq phases :

édito

édito

1- Un diagnostic Destiné à établir un état des lieux sur le territoire, il comporte notamment un sondage effectué auprès de 360 habitants représentatifs des communes de la CCEG, afin d’apprécier : ƒƒL’accueil des habitants à la thématique ƒƒLa connaissance du projet ƒƒLe potentiel de progrès

Elles arrivent ! Les puces dans nos poubelles.

contact

ƒƒLes actions favorables (concrètes, comprises, mesurables…)

contact

Cette première phase de diagnostic est maintenant réalisée

marie.brazeau@cceg.fr

2- Une définition des enjeux et des objectifs. Cette phase sera abordée en Janvier 2012

3- L’élaboration d’un plan d’actions Cette phase sera abordée en Avril 2012

4- La mise en place d’un système de suivi permettant une évaluation 5- L  a mise en œuvre des actions Cette phase devrait avoir lieu en Avril 2013 Ce programme, qui progresse par accumulation, permet aux personnes intéressées de s’impliquer dans une ou plusieurs phases, selon leur disponibilité ou leurs goûts. Cette disposition permet d’apporter une contribution ponctuelle et « sur mesure » aux travaux du groupe. Des participants se sont portés volontaires à l’issue de la réunion pour participer à la suite des travaux.

Marcel Poulizac

Précisément sur les poubelles et électroniques. Cet envol de puces symbolise la mise en œuvre d’une stratégie visant à réduire les déchets que nous produisons tous, habitants et acteurs économiques. Le conseil de développement, très sensible sur la politique des déchets, est bien sûr favorable à toutes les démarches qui incitent et responsabilisent les citoyens que nous sommes à adopter de nouveaux comportements en matière de tri sélectif et de recyclage. Au-delà des questions touchant aux mécanismes et aux impacts financiers, nous saluons donc l’arrivée de ce dispositif et l’enclenchement de la phase pédagogique active pour construire ensemble un autre mode de vie. Jean-Louis Petermann, Président du Conseil de développement

Numéro 14 - octobre 2011 Conseil de Développement Erdre & Gesvres 1, rue Marie-Curie P.A. La Grand’Haie 44119 Grandchamp-des-Fontaines Tél. 02 28 02 22 40 Fax : 02 28 02 22 47 conseil.developpement@cceg.fr

Sommaire

Ont participé à ce numéro : Responsable de la publication : Jean-Louis Petermann Coordination de la rédaction : Commission Communication Réalisation : Aries Computing - 02 28 02 02 91

4

Casson Fay-de-Bretagne Grandchamp-des-Fontaines Héric Les Touches Nort-sur-Erdre Notre-Dame-des-Landes Petit-Mars Saint-Mars-du-Désert Sucé-sur-Erdre Treillières Vigneux-de-Bretagne

Sommaire Patrimoine et identité du territoire  L’agenda 21 


Patrimoine & Identité

Patrimoine et identité du territoire Une soirée captivante, un sujet attrayant et une salle comble pour parler du patrimoine de la CCEG. Chaque jour, une partie de nos racines disparaît dans une bienveillante indifférence : faut-il laisser s’effondrer les traces des mondes disparus ? Faire comme si le monde commençait à notre naissance et s’arrêtait après nous ? C’était le thème de cette soirée. Les moulins à vent ont servi d’introduction au débat Sur ce thème des moulins à vent, Marcel Poulizac a survolé l’évolution de l’homme jusqu’à nos jours. D’abord chasseur et nomade, l’homme s’est sédentarisé, des découvertes successives ont abouti aux moulins à vent, d’abord dans le bassin méditerranéen puis à travers tout le pays par les conquêtes romaines, ensuite après les Croisades. Un seul moulin assurait la nourriture de 400 à 500 personnes, ce qui nous a sorti du Moyen-âge en libérant de la main d’œuvre pour construire des villes, des églises, des ponts et des routes. En 8 siècles, 100 000 moulins sont érigés en France, dont 1.500 en Loire-Atlantique. Pendant le dernier siècle, la plupart disparaissent. Puis des associations se constituent, souhaitant laisser des traces du passé et une lisibilité de l’histoire humaine. C’est le point de départ de la restauration d’une dizaine de moulins à vent. Sur le territoire CCEG, il existe trois

moulins en état de marche : Deux à vent (à Vigneux de Bretagne et StMars-du-Désert, un troisième va bientôt renaître à Notre-Dame-desLandes) et un moulin à eau à Sion les Mines. Leur reconstruction a nécessité des années de négociations et de travaux !

Les élus locaux, tout en acquiesçant à ces demandes de protection, sont tiraillés entre leur souhait de répondre aux demandes croissantes de logements et le respect de règlements parfois oubliés ou contradictoires. Des améliorations sont possibles, à commencer par une cartographie officielle, claire et lisible, qui serait pour tous un rempart et un argument efficace. Le littoral proche attire beaucoup de touristes et de vacanciers. Notre territoire possède de nombreux arguments pour bénéficier de cette proximité et développer ainsi l’économie. Avec le canal de Nantes à Brest et la magnifique rivière qui traverse plusieurs de nos communes, la mise en valeur de notre patrimoine ajouterait encore à l’attrait du territoire.

Marcel Poulizac, au cours de

Pour cela, une mobilisation citoyenne et une réglementation accrue s’imposent.

Un patrimoine du pays disparu à plus de 90%

Un patrimoine pour quoi faire ?

Ce passé, dont les traces disparaissent, interpelle les responsables (élus et associations) sur la préservation du patrimoine subsistant, la transmission des traces de notre histoire et l’identité du territoire. Ce patrimoine identitaire, devenu rare, comporte quelques moulins, fours à pain, puits, fontaines, lavoirs, croix et calvaires et pêle-mêle d’autres ouvrages : chapelles, canal, Erdre, contes et chansons, costumes, photos, villages anciens et des arbres remarquables.

Notre patrimoine de pays constitue un gisement à haute productivité de culture, d’histoire et de sciences humaines.

Ces édifices sont sensibles aux effets dévastateurs du temps (gel, pluie, soleil) ; ils résistent mal aux prédateurs, urbanistes et promoteurs sur un territoire en plein essor. L’appétit des aménageurs

2 Octobre 2011

balaie souvent les règles administratives destinées à protéger ce qui mérite d’être conservé. Des édifices remarquables, malgré un classement dans le PLU (plan local d’urbanisme) sont fréquemment détruits pour construire.

La disparition de ce patrimoine nous priverait d’une richesse: il peut être tout à la fois un enjeu éducatif, un créateur de lien social, un élément de culture et un vecteur de développement touristique. Il participe aussi à l’identité de notre territoire. Hommage ou bien Adieu au patrimoine ? ƒƒLe petit nombre d’édifices survivants simplifie aujourd’hui la tâche des décideurs : Elus locaux, urbanistes et associations

sont simples à mettre en œuvre. ƒƒL’implication des responsables (élus, associations et urbanistes) peut être efficace, à commencer par l’application de deux mesures simples :

1- Un classement sélectif Cette mesure s’avère efficace : il s’agit d’une distinction accordée par le maire, sous forme d’un « Répertoire communal des édifices concourant à l’identité du territoire ». Ainsi, les intervenants ne peuvent mettre en doute l’intérêt et la pérennité de la préservation.

son exposé

2- Une concertation préalable La procédure consiste à subordonner toute démolition d’élément du patrimoine de pays à une « Autorisation de déconstruction ». Simple à appliquer, située en amont de l’intervention, elle permet concertation et conciliation. Reste à convaincre les responsables : un bon dossier, des bonnes volontés mais peu de temps !

Thérèse Caillaud et Marcel Poulizac

ƒƒUne structure favorisant la préservation existe dans le P.L.U. ƒƒDes mesures incitatives, destinées au financement des protections,

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Patrimoine & Identité

Patrimoine et identité du territoire Une soirée captivante, un sujet attrayant et une salle comble pour parler du patrimoine de la CCEG. Chaque jour, une partie de nos racines disparaît dans une bienveillante indifférence : faut-il laisser s’effondrer les traces des mondes disparus ? Faire comme si le monde commençait à notre naissance et s’arrêtait après nous ? C’était le thème de cette soirée. Les moulins à vent ont servi d’introduction au débat Sur ce thème des moulins à vent, Marcel Poulizac a survolé l’évolution de l’homme jusqu’à nos jours. D’abord chasseur et nomade, l’homme s’est sédentarisé, des découvertes successives ont abouti aux moulins à vent, d’abord dans le bassin méditerranéen puis à travers tout le pays par les conquêtes romaines, ensuite après les Croisades. Un seul moulin assurait la nourriture de 400 à 500 personnes, ce qui nous a sorti du Moyen-âge en libérant de la main d’œuvre pour construire des villes, des églises, des ponts et des routes. En 8 siècles, 100 000 moulins sont érigés en France, dont 1.500 en Loire-Atlantique. Pendant le dernier siècle, la plupart disparaissent. Puis des associations se constituent, souhaitant laisser des traces du passé et une lisibilité de l’histoire humaine. C’est le point de départ de la restauration d’une dizaine de moulins à vent. Sur le territoire CCEG, il existe deux

moulins en état de marche : Deux à vent (à Vigneux de Bretagne et StMars-du-Désert, un troisième va bientôt renaître à Notre-Dame-desLandes) et un moulin à eau à Sion les Mines. Leur reconstruction a nécessité des années de négociations et de travaux !

Les élus locaux, tout en acquiesçant à ces demandes de protection, sont tiraillés entre leur souhait de répondre aux demandes croissantes de logements et le respect de règlements parfois oubliés ou contradictoires. Des améliorations sont possibles, à commencer par une cartographie officielle, claire et lisible, qui serait pour tous un rempart et un argument efficace. Le littoral proche attire beaucoup de touristes et de vacanciers. Notre territoire possède de nombreux arguments pour bénéficier de cette proximité et développer ainsi l’économie. Avec le canal de Nantes à Brest et la magnifique rivière qui traverse plusieurs de nos communes, la mise en valeur de notre patrimoine ajouterait encore à l’attrait du territoire.

Marcel Poulizac, au cours de

Pour cela, une mobilisation citoyenne et une réglementation accrue s’imposent.

Un patrimoine du pays disparu à plus de 90%

Un patrimoine pour quoi faire ?

Ce passé, dont les traces disparaissent, interpelle les responsables (élus et associations) sur la préservation du patrimoine subsistant, la transmission des traces de notre histoire et l’identité du territoire. Ce patrimoine identitaire, devenu rare, comporte quelques moulins, fours à pain, puits, fontaines, lavoirs, croix et calvaires et pêle-mêle d’autres ouvrages : chapelles, canal, Erdre, contes et chansons, costumes, photos, villages anciens et des arbres remarquables.

Notre patrimoine de pays constitue un gisement à haute productivité de culture, d’histoire et de sciences humaines.

Ces édifices sont sensibles aux effets dévastateurs du temps (gel, pluie, soleil) ; ils résistent mal aux prédateurs, urbanistes et promoteurs sur un territoire en plein essor. L’appétit des aménageurs

2 Octobre 2011

balaie souvent les règles administratives destinées à protéger ce qui mérite d’être conservé. Des édifices remarquables, malgré un classement dans le PLU (plan local d’urbanisme) sont fréquemment détruits pour construire.

La disparition de ce patrimoine nous priverait d’une richesse: il peut être tout à la fois un enjeu éducatif, un créateur de lien social, un élément de culture et un vecteur de développement touristique. Il participe aussi à l’identité de notre territoire. Hommage ou bien Adieu au patrimoine ? ƒƒLe petit nombre d’édifices survivants simplifie aujourd’hui la tâche des décideurs : Elus locaux, urbanistes et associations

sont simples à mettre en œuvre. ƒƒL’implication des responsables (élus, associations et urbanistes) peut être efficace, à commencer par l’application de deux mesures simples :

1- Un classement sélectif Cette mesure s’avère efficace : il s’agit d’une distinction accordée par le maire, sous forme d’un « Répertoire communal des édifices concourant à l’identité du territoire ». Ainsi, les intervenants ne peuvent mettre en doute l’intérêt et la pérennité de la préservation.

son exposé

2- Une concertation préalable La procédure consiste à subordonner toute démolition d’élément du patrimoine de pays à une « Autorisation de déconstruction ». Simple à appliquer, située en amont de l’intervention, elle permet concertation et conciliation. Reste à convaincre les responsables : un bon dossier, des bonnes volontés mais peu de temps !

Thérèse Caillaud et Marcel Poulizac

ƒƒUne structure favorisant la préservation existe dans le P.L.U. ƒƒDes mesures incitatives, destinées au financement des protections,

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L’ AGENDA 21

La lettre

Le 29 septembre 2011 à Grandchamp des Fontaines

N°14

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LaOctobre lettre 2011

Ce sont près de 40 personnes qui ont participé à la réunion organisée par les membres du groupe Agenda 21. Les travaux ont été présentés par Marion Richarté, responsable du développement durable à la CCEG et Philippe Trotté (Vice-Président de la CCEG), représentants du groupe de travail. L’Agenda 21 est un plan d’actions pour le 21ème siècle, impulsé par 173 chefs d’Etat, qui décrit les secteurs où la notion de développement durable est susceptible d’apporter des progrès (économies d’énergie, maîtrise des pollutions, qualité du cadre de vie, réduction des coûts et des gaspillages …) L’Agenda 21 formule des pistes de réflexion et des recommandations, la principale visant à rechercher l’implication des consommateurs. Cet engagement impose l’éducation et la responsabilisation des habitants, puis la mise en place de mécanismes de consultation et de sensibilisation. Saisi par le Conseil Communautaire Erdre et Gesvres, le Conseil de Développement a constitué un groupe de travail Agenda 21, qui fonctionne depuis maintenant près de deux années ; le plan de travail qu’il s’est défini comporte cinq phases :

édito

édito

1- Un diagnostic Destiné à établir un état des lieux sur le territoire, il comporte notamment un sondage effectué auprès de 360 habitants représentatifs des communes de la CCEG, afin d’apprécier : ƒƒL’accueil des habitants à la thématique ƒƒLa connaissance du projet ƒƒLe potentiel de progrès

Elles arrivent ! Les puces dans nos poubelles.

contact

ƒƒLes actions favorables (concrètes, comprises, mesurables…)

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Cette première phase de diagnostic est maintenant réalisée

marie.brazeau@cceg.fr

2- Une définition des enjeux et des objectifs. Cette phase sera abordée en Janvier 2012

3- L’élaboration d’un plan d’actions Cette phase sera abordée en Avril 2012

4- La mise en place d’un système de suivi permettant une évaluation 5- L  a mise en œuvre des actions Cette phase devrait avoir lieu en Avril 2013 Ce programme, qui progresse par accumulation, permet aux personnes intéressées de s’impliquer dans une ou plusieurs phases, selon leur disponibilité ou leurs goûts. Cette disposition permet d’apporter une contribution ponctuelle et « sur mesure » aux travaux du groupe. Des participants se sont portés volontaires à l’issue de la réunion pour participer à la suite des travaux.

Marcel Poulizac

Précisément sur les poubelles et électroniques. Cet envol de puces symbolise la mise en œuvre d’une stratégie visant à réduire les déchets que nous produisons tous, habitants et acteurs économiques. Le conseil de développement, très sensible sur la politique des déchets, est bien sûr favorable à toutes les démarches qui incitent et responsabilisent les citoyens que nous sommes à adopter de nouveaux comportements en matière de tri sélectif et de recyclage. Au-delà des questions touchant aux mécanismes et aux impacts financiers, nous saluons donc l’arrivée de ce dispositif et l’enclenchement de la phase pédagogique active pour construire ensemble un autre mode de vie. Jean-Louis Petermann, Président du Conseil de développement

Numéro 14 - octobre 2011 Conseil de Développement Erdre & Gesvres 1, rue Marie-Curie P.A. La Grand’Haie 44119 Grandchamp-des-Fontaines Tél. 02 28 02 22 40 Fax : 02 28 02 22 47 conseil.developpement@cceg.fr

Sommaire

Ont participé à ce numéro : Responsable de la publication : Jean-Louis Petermann Coordination de la rédaction : Commission Communication Réalisation : Aries Computing - 02 28 02 02 91

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Casson Fay-de-Bretagne Grandchamp-des-Fontaines Héric Les Touches Nort-sur-Erdre Notre-Dame-des-Landes Petit-Mars Saint-Mars-du-Désert Sucé-sur-Erdre Treillières Vigneux-de-Bretagne

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Lettre d'information octobre 2011