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vendredi 20 janvier 2012 PAGE 7

SUISSE

Les réseaux sociaux ne sont pas encore pleinement utilisés SWISS INTERNET MARKETING DAY. Les intervenants ont insisté sur la bonne utilisation d’internet. ARNAUD COGNE

Le Swiss Internet Marketing Day (SIMD) se tenait hier à Fribourg, avec pour thème l’utilisation des médias sociaux dans les entreprises suisses. Organisé par la Haute école de gestion (HEG) de Fribourg, l’événement a rassemblé une vingtaine d’exposants et attiré plus de 200 participants. Pour cette troisième édition, le SIMD se veut national: 50% des visiteurs viennent de Suisse romande, 30% de Suisse alémanique et seulement 20% de la région. «Nous voulions un événement semblable à ceux que l’on peut trouver aux EtatsUnis, et avons donc organisé une sorte de forum permettant à de jeunes entrepreneurs du pays de présenter leur entreprise et de vendre leurs produits», explique Etienne Rumo, professeur à l’Institut entrepreneurial et PME à l’Université de Fribourg et directeur de l’événement. Pour lui, il ne fait aucun doute que les médias sociaux ne sont pas la solution à tout: «Cette nouvelle plateforme offerte par les médias sociaux est complémentaire aux méthodes de marketing traditionnelles mais ne les remplace pas. Une simple page sur Facebook ne suffit pas, les consommateurs attendent d’y trouver une valeur ajoutée par rapport au site Internet de la société.» Olivier Tripet, consultant et formateur en Entreprise 2.0 et stra-

tégie communautaire, y a présenté une étude de cas afin de démontrer les avantages pour une entreprise d’une présence sur Internet. «Nous sommes entré dans une nouvelle ère, celle du web social, explique-t-il. Elle permet à tout à chacun de se connecter avec n’importe qui. Cela a l’air normal aujourd’hui, mais c’est un changement fondamental.» Le nombre de personnes présentes et les comportements ont également énormément évolué: chaque utilisateur actif de Facebook a 195 «amis» en moyenne et les manières de discuter s’approche plus d’un échange entre collègue autour de la machine à café que d’une réelle discussion formelle. L’utilisation d’internet dans les affaires a également permit le développement de communautés, de domaines très variés, allant des club de sport à l’alimentation. Le consultant a alors identifié les avantages que les entreprises peuvent tirer d’une présence dans les médias sociaux pour leurs affaires. La première étant simplement d’y être présent. Les consommateurs n’attendent pas qu’une société soit active sur internet pour discuter de ses produits. Une présence leur permet donc d’être au courant des avis des consommateurs, de manière plus rapide et moins coûteuse que par des sondages par courrier. L’un des points les plus importants est la création du sentiment

ETIENNE RUMO. Les médias sociaux sont complémentaires aux méthodes de marketing traditionnelles mais ne les remplacent pas.

d’appartenance à une marque. «Le meilleur exemple reste celui d’Apple», commente Olivier Tripet. «En Suisse, 60% des cinquante plus grandes entreprises utilisent les médias sociaux», commente Gil Stern, économiste. Ces sociétés utilisent une stratégie marketing semblable à celle utilisée sur d’autres supports. «Le phénomène des médias sociaux ne fait que commencer, cela va perdurer et il est important que les entreprises en prennent conscience», ajoute Gil Stern. Il explique leur faible présence par une culture suisse qui s’oppose à une culture risque: «En Suisse, les sociétés ont tendance à rester prudentes sur leur apparition publique et préfèrent essayer à petite échelle avant de se lancer réellement.» La présence n’est pas le seul problème à résoudre: «Il y a encore du chemin à faire en termes quantitatif mais également en termes qualitatif. En effet, de nombreu-

ses sociétés utilisent encore les médias sociaux comme second site internet, alors que sur cette plateforme, on ne parle plus au client mais avec lui», selon Gil Stern. Sandrine Szabo, de la société Netinfluence, a présenté quant à elle les bienfaits des «buzz» sur internet. Selon elle, l’un des meilleurs exemples est celui des vidéos de deux jeunes étudiants qui mélangent des Mentos avec du CocaCola. «A la sortie de ces vidéos, les deux sociétés ont eu deux réactions totalement différentes. CocaCola a voulu faire interdire ces diffusions par crainte que les clients ne prennent peur. Mentos, au contraire, a saisi cette opportunité pour pénétrer le marché américain, et les retombées pour eux avoisinent les dix millions de dollars.» Il reste cependant difficile d’estimer les retombées d’une présence sur internet, car il s’agit d’un travail axé sur le long terme. «Les réseaux sociaux aident à créer de la sympathie envers une marque, mais il faut travailler en amont pour être sûr de viser le bon public», conclut Sandrine Szabo.

LE PHÉNOMÈNE DES MÉDIAS SOCIAUX NE FAIT QUE COMMENCER. CELA VA PERDURER ET IL EST IMPORTANT QUE LES ENTREPRISES EN PRENNENT CONSCIENCE.

Sunrise se lance à son tour dans la télévision numérique Le numéro deux suisse des télécommunications mise notamment sur la possibilité de revoir une émission jusqu’à 28 heures après diffusion. Six ans après Swisscom, Sunrise entend à son tour bousculer le marché de la télévision numérique. Le numéro deux suisse des télécommunications lancera son offre Sunrise TV lundi prochain. L’opérateur zurichois mise en particulier sur une fonction de visionnage en différé. Pour lancer cette offre, «nous avons beaucoup travaillé», a indiqué hier à Zurich Oliver Steil, le directeur de Sunrise lors de la présentation à la presse du produit. Et celui-ci d’ajouter que de nombreux clients de l’opérateur avaient fait part de leur désir de bénéficier d’un service de télévision numérique. A fin septembre 2011, Sunrise comptait au total quelque 2,97 millions de clients, dont 363.000 pour ses services d’accès à internet. A fin 2011, plus de 2,3 millions de foyers en Suisse disposaient déjà d’un accès à la télévision numérique, un peu plus d’un million pour la ver-

sion analogique. M. Steil n’a pas souhaité réveler l’objectif visé par Sunrise pour son offre en termes de clients. Jugeant le service de l’opérateur supérieur à ceux des principaux concurrents, à savoir Swisscom et UPC Cablecom, il a ajouté que les retours des clients ayant participé à la phase de tests ont été favorables. Pour s’imposer, Sunrise mise notamment sur la facilité d’utilisation ainsi que la fonction «ComeBack TV», laquelle permet de revoir une émission jusqu’à 28 heures après sa diffusion. Dans un premier temps, cette fonctionnalité ne sera disponible que pour 40 chaînes. Swisscom, qui recense quelque 600.000 abonnés à son service Swisscom TV, a de son côté annoncé lundi le lancement d’une fonction à peu près similaire permettant de visionner les émissions de 70 chaînes jusqu’à 24 heures après leur diffusion. Autre concurrent de Sunrise, UPC Cablecom dispose de plus de 980.000 abonnés au téléréseau analogique et 534.000 à son offre numérique. Pour le reste, le nouveau service s’apparente peu ou prou à ceux de la concurrence, avec notamment une fonction permettant de met-

tre en pause une émission en cours, puis d’en reprendre le visionnement ainsi que l’enregistrement de 135 heures de programmes au maximum. Le service comprend également une offre de vidéo à la demande (VOD) avec 1500 films au catalogue. Pour pouvoir bénéficier de l’offre de Sunrise, les futurs abonnés devront disposer d’un accès à haut débit de type VDSL avec un débit de 15 megabits par seconde (Mbit/s). Sunrise TV n’est disponible qu’avec la conclusion d’un abonnement comprenant outre la télévision, l’accès à internet avec un débit de 20 Mbit/s et les appels illimités sur le réseau fixe suisse. Tarifé 125 francs par mois (même

prix que chez Swisscom pour un abonnement comparable), le service de base coûtera de 25 à 50 francs de moins aux titulaires d’un abonnement de téléphonie mobile chez Sunrise. L’offre de base, qui peut être complétée par plusieurs bouquets de programmes en option (TeleClub, Canal+) porte sur un total de 80 stations de radio et 169 chaînes de télévision, dont 29 en haute définition (HD) à compter de fin février. Selon M. Steil, Sunrise TV représente une offre «très intéressante» pour les Romands, avec une trentaine de chaînes. En allemand, le service comprend quelque 80 stations et environ 30 en anglais. – (ats)

Publigroupe externalise ses services informatiques chez Swisscom L’annonceur vaudois Publigroupe va externaliser ses services informatiques auprès de Swisscom. La filiale Swisscom IT Services du géant suisse des télécommunications a décroché un contrat portant sur quatre ans. Swisscom IT Services gérera les services informatiques des postes de travail de la division MediaSales ainsi que ceux du siège de Publigroupe, a indiqué le géant bleu dans un communiqué. Plus de 1000 appareils seront remplacés et unifiés. Le projet devrait s’achever au printemps. Jusqu’ici, ces activités étaient du ressort de Xentive, une filiale spécialisée du numéro un des annonces en Suisse. Par cette opération, PubliGroupe espère réduire ses coûts. – (ats)

Affichage se concentrera sur le marché national Toutes les activités commerciales en Suisse ne seront désormais gérées que sous une seule marque d’entreprise. Affichage Holding donne une nouvelle orientation stratégique et opérationnelle au groupe. Il va désormais essentiellement se concentrer sur le marché national qu’est la Suisse. L’entreprise va ainsi au travers de la SGA (Société Générale d’Affichage SA) effectuer un rebranding, selon un communiqué publié hier par le groupe de publicité. Par conséquent, toutes les activités commerciales en Suisse ne seront désormais gérées que sous une seule marque d’entreprise, APG/SGA, complétée par quatre marques de segment. La nouvelle marque APG/SGA entre en vigueur immédiatement. Le triangle de l’ancien logo est devenu un triangle composé de points, qui rappelle non seulement la numérisation croissante mais aussi la diversité de l’offre, les réseaux et la pluralité des partenariats. Le rouge intense symbolise la «suissitude» et ainsi les racines de la marque.

Les marques de segment, présentes jusqu’à ce jour sur le marché, seront regroupées sous la nouvelle marque faîtière avec un concept de nom uniforme. Ces marques s’appelleront APG/SGA Airport (ex-Bercher Publicité), APG/SGA Mega Poster (anciennement Paron), APG/SGA Mountain (anciennement SGAMontagne) et APG/SGA Traffic (inchangé). Elles continueront d’agir de manière indépendante sur le marché. Le centre de profit de la SGA, eAd/e-Advertising, avec ses offres numériques ePanel et eBoard, sera intégré dans l’activité de base de la société APG/SGA et poursuivra son développement, relève le groupe. La société Affichage Holding SA et ses participations Ecofer et Impacta en Suisse, tout comme les sociétés à l’étranger, ne connaîtront aucun changement au niveau de la gestion des marques. Les noms des sociétés juridiques de toutes les marques ne changent pas non plus. – (ats)

L’ENTREPRISE SUISSE DE PUBLICITÉ A PROCÉDÉ À UN REBRANDING COMPLET.

Renouveau continu Le groupe Affichage poursuit sa simplification avec une seule marque APG/SGA pour ses activités commerciales en Suisse. C’est le reflet de son recentrage essentiellement sur ce marché. Daniel Hofer, CEO du groupe, et Jean-François Decaux, président du conseil d’administration plus impliqué depuis deux ans dans Affichage, agissent efficacement. Affichage se révèle très rentable sur son marché domestique. Les chiffres en termes de marges d’exploitation, de rendement sur capitaux employés et de cash-flow disponible en font un groupe attractif dans l’univers des sociétés cotées sur le marché suisse des actions. Le seul bémol aujourd’hui est la difficulté de croître organiquement sur le marché mature qu’est la Suisse et d’y faire progresser, dans la durée, le free cash flow qu’il en tire. Toutefois, des possibilités de croissance existent, notamment à travers une collaboration enfin effective avec le groupe JC Decaux, qui possède 30% d’Affichage. Avec une capitalisation boursière de 431 millions de francs, Affichage demeure raisonnablement valorisé par le marché, à l’aune des paramètres susmentionnés et d’une force financière retrouvée. Affichage est en passe de redevenir une valeur de rendement attractive, si une partie significative de son cash-flow libre est redistribué à ses actionnaires. (philippe rey)

Le marketing immobilier à l’ère de la promotion web Le 24 janvier prochain, l’Association suisse de l’économie immobilière organise à l’hôtel Beau-Rivage Palace de Lausanne un séminaire sur les nouvelles formes de promotion appliquées dans la vente de biens sur internet. Ce sujet est particulièrement d’actualité à une époque où les courtiers et agences sont bien conscientes de l’importance de ce vecteur de communication sur un marché particulièrement dynamique, une brochette de conférenciers de renom et aguerris aux technologies du web présenteront à cette occasion leurs réalisations et outils de conception de sites et portails internet. Ils expliqueront la place que prennent les outils numériques tels que portails, sites de recherche, systèmes de gestion de la relation client (CRM), ardoi-

ses électroniques et téléphones intelligents dans la panoplie des instruments du marketing immobilier. Parmi les orateurs, il faut en particulier relever la présence de Christian Berlovan, de la société Procab Studio, qui expliquera comment construire un site Internet de dernière génération, compatible iPhone et iPad. Nicolaas Wertenbroek du site Immoserver, indiquera pour sa part comment réaliser une documentation de vente en quelques clics de souris. Le soin de présenter la manière d’utiliser un CRM pour gérer ses contacts et mandats de manière efficace sera confié à Patrick Maillard, d’Immomig. (PHB) www. svit-romandie. ch


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