Points de vue
Semaine de la Qualité de Vie au Travail
Une mobilisation nationale annuelle Du 15 au 19 juin 2015, a eu lieu la 12ème semaine de la Qualité de Vie au Travail. Depuis 2003, les chefs d’entreprise et les salariés, les responsables Ressources Humaines, les consultants, les managers, les médecins du travail, les chargés de prévention, les partenaires sociaux et les institutionnels sont donc invités à partager, dans chaque région, expériences et connaissances sur la Qualité de Vie au Travail. Ce rendez-vous phare de la vie sociale et économique française est porté par le réseau ANACT-ARACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail – Agences Régionales pour l’Amélioration des Conditions de Travail). Merci aux directions des ARACT Nord-Pas-de-Calais et Picardie de nous livrer leurs points de vue.
Christian ALLIES
Directeur de l’ARACT Nord-Pas-de-Calais (Association Régionale de l’Amélioration des Conditions de Travail) Délégué régional ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail)
« Il en ressort que l’entreprise peut être « libérante », au-delà d’être libérée ! » Nous sommes là pour améliorer les performances d’une entreprise en s’appuyant tous ensemble sur l’organisation du travail pour améliorer la santé des salariés et de leurs dirigeants. Il n’y a pas de définition de la « Santé et Qualité de Vie au Travail », car il s’agit d’un cadre défini par les partenaires sociaux. Néanmoins : les conditions dans lesquelles les salariés exercent leur travail et leur capacité à s’exprimer et à agir sur le contenu de celui-ci déterminent la perception de la qualité de vie au travail qui en résulte (ANI1 du 19 juin 2013). Ce cadre ouvre des chantiers expérimentaux. Chaque entreprise va rentrer dans la Qualité de Vie au Travail à travers son prisme : l’absentéisme, la santé ou des dysfonctionnements qui lui sont propres, l’existence préalable d’accords divers... La question commune est la suivante : comment les organisations de travail, à travers leurs dirigeants et les représentants des salariés, arrivent à se projeter dans l’avenir à travers leurs pratiques du dialogue social ? A ce titre, la Santé et la Qualité de Vie au Travail est un nouveau challenge pour l’entreprise toute entière... Aujourd’hui, la réflexion porte sur la Qualité de Vie au Travail et la Responsabilité Sociale des Entreprises, comme autant de facteurs de développement de celles-ci.
Certes, ce challenge n’existe pas partout… Il est important parce que l’environnement économique et social fait que l’on est obligé d’interroger des éléments nouveaux : nous allons travailler plus longtemps et la prise de conscience de l’impact des organisations ne fait que commencer... Il y a deux ans, la mobilisation était faible sur ce thème. Aujourd’hui nous avons des demandes du secteur public et du secteur privé qui souhaitent s’engager dans des intentions de projets de Qualité de Vie au Travail. Et je dirais très simplement : on ne fait pas tout n’importe comment et on ne fait pas tout en un seul coup ! Il faut injecter un peu de méthode. Il y a un cadre d’expérimentation, ancré dans les réalités de l’entreprise : sa stratégie, le vécu des managers et des salariés, l’état du dialogue social interne... Cette année, pour la Semaine de la Qualité de Vie au Travail, nous avons donné la parole aux chercheurs, aux salariés et aux dirigeants d’entreprise. Il en ressort que l’entreprise peut être « libérante », au-delà d’être libérée ! A condition de se poser une question : comment manager autrement demain ? Devenir animateur plus que contrôleur... 1 Accord National Interprofessionnel du 19 juin 2013
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Entreprise & Santé • 3éme Trimestre 2015 • N°31 • www.entrepriseetsante.fr