Page 1


Beethoven, Wagner, Verdi, Puccini… Et Withacre, Rutter, Lauridsen 2013 célèbre le bicentenaire de la naissance de deux immenses compositeurs :

Wagner et Verdi. Ces deux génies sont aujourd'hui présents dans la mémoire collective. Qui ne connaît pas la chevauchée des Walkyries, même si c'est pour l'avoir entendue dans « Apocalypse now » de Coppola ? Qui n'a pas chantonné au moins une fois dans sa vie le chœur des esclaves, sans savoir forcément qu'il est extrait de Nabucco ? Et encore, étant français, nous ne sommes pas liés aussi intimement avec ces deux compositeurs que ne le sont les italiens avec Verdi ou les allemands avec Wagner. Liaison pour le meilleur avec les manifestants italiens qui, luttant pour l'indépendance de leur pays, avaient choisi comme slogan « Viva Verdi » (le nom du compositeur se trouvait être les initiales de Vittorio Emmanuel Re D'Italia), liaison pour le pire avec la triste récupération de Wagner par les nazis, dont il est préférable de rire avec Woody Allen (« chaque fois que j'entends du Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne ! »). En imaginant ce programme consacré à l'opéra italien et allemand du XIXème siècle, nous ne pouvions donc ignorer ces deux monstres sacrés. Côté allemand, à côté de Wagner, j'ai voulu faire entendre un extrait de Fidelio de Beethoven. J'ai choisi pour cela le quatuor qui est au début de l'œuvre. J'espère que les mélomanes avertis me pardonneront de le faire chanter par un chœur tout entier. La seule justification est sa beauté extraordinaire, qui m'a donné l'envie de le partager à la fois avec le chœur et avec vous spectateurs, car Fidelio est trop largement méconnu, et si nous pouvons contribuer à donner à chacun l'envie de découvrir l'œuvre, cette petite trahison en aura valu la peine. Côté italien, Verdi sera donc largement à l'honneur avec son triptyque des années 1850 (le Trouvère, Rigoletto, la Traviata) et une œuvre de la même époque et moins connue, Macbeth. Et nous entendrons aussi l'un des maîtres du bel canto, Vincenzo Bellini, avec des extraits de Norma (le célèbre « casta diva ») et de la Somnambula. Pour se plonger complètement dans l'ambiance du XIXème siècle, il faut aussi imaginer que le spectateur de l'époque n’écoutait presqu’exclusivement que de la musique de son temps. Il ne serait venu à l'idée de personne de programmer Vivaldi ou Monteverdi à la Scala ou à la Fenice ! Alors pour nous mettre un peu plus dans la peau d'un spectateur de cette époque, j'ai choisi de faire entendre, en parallèle de ces « tubes » du XIXème, des œuvres du XXIème siècle, à travers trois des compositeurs de l'école anglo-saxonne, l'une des plus prolifiques de ce début de siècle : Rutter, Lauridsen et Whitacre. Philippe Le Fèvre Janvier 2013


Programme Richard Wagner

Beglückt darf nun dich Tannhaüser chœur des pélerins

Ludwig van Beethoven

Mir ist so wunderbar Fidelio quatuor

Richard Wagner

Treulich Geführt Lohengrin chœur du mariage

Eric Whitacre Vincenzo Bellini Gioacchino Puccini

Guiseppe Verdi

A boy and a girl Casta Diva Norma Nessun Dorma Turandot harmonisation de l'air de Calaf Caro nome che il mio cor Rigoletto Air de Gilda (solo) Vedi le fosche Il Trovatore chœur des bohémiens

John Rutter Guiseppe Verdi

Morten Lauridsen Guiseppe Verdi Vincenzo Bellini

Look at the world Addio del passato Traviata air de Violetta (solo) Dirait-on Coro di profughi scozzesi Macbeth Ah non guinge La somnanbula Air d'Amina


Tannhaüser : Beglückt darf nun dich Choeur des pélerins Richard Wagner Beglückt darf nun dich, o Heimat, ich schauen, und grüßen froh deine lieblichen Auen; nun lass' ich ruhn den Wanderstab, weil Gott getreu ich gepilgert hab'.

Je puis maintenant te contempler avec bonheur, O ma patrie et saluer joyeux tes plaines charmantes après avoir en chrétien fidèle accompli ce pèlerinage vers Dieu, je vais laisser reposer mon bâton de pèlerin

Durch Sühn' und Büß' hab' ich versöhnt den Herren, dem mein Herze frönt, der meine Reu' mit Segen krönt, den Herren, dem mein Lied ertönt.

La pénitence et l'expiation m'ont réconcilié avec le Seigneur, auquel mon cœur s'abandonne, que mon repentir soit béni par lui et que mon chant résonne

den Herren, dem mein Lied ertönt.

Le salut est donné par la grâce au pénitent.

Der Gnade Heil ist dem Büßer beschieden, er geht einst ein in der Seligen Frieden! Vor Höll' und Tod ist ihm nicht bang, drum preis' ich Gott mein Lebelang.

Il entrera un jour dans la paix bienheureuse du ciel ! Il ne craint ni l'enfer ni la mort, Aussi toute ma vie je chanterai les louanges de Dieu.

Halleluja Halleluja in Ewigkeit, in Ewigkeit!

Alleluia ! Alleluia dans l'éternité, dans l'éternité !

Fidelio : Mir ist so wunderbar Ludwig van Beethoven Marcelline (soprano) Mir ist so wunderbar, es engt das Herz mir ein; er liebt mich, es ist klar, ich werde glücklich, glücklich sein. Léonore (alto) Wie groß ist die Gefahr! wie schwach der Hoffnung Schein! sie liebt mich, es ist klar, o namenloser Pein! Rocco (basse) Sie liebt ihn, es ist klar, ja, Mädchen, er wird dein, ein gutes, junges Paar, sie werden glücklich sein. Jaquino (ténor) Mir sträubt sich schon das Haar, der Vater willigt ein, mir wird so wunderbar, mir fällt kein Mittel ein.

MARCELLINE (en aparté) Une émotion étrange me prend le coeur ; il m'aime, c'est clair, je serai heureuse. LÉONORE (en aparté) Que le danger est grand, que le rayon d'espoir est faible. Elle m'aime, c'est clair ô peine sans nom ! ROCCO (en aparté) Elle l'aime, c'est clair, oui mon enfant, il sera à toi. Un bon, un jeune couple, ils seront heureux ! JAQUINO (en aparté) Mes cheveux se hérissent, le père est consentant, quelle étrange peine, il n'y a aucun remède!


Lohengrin : Treulich geführt Choeur du mariage Richard Wagner Treulich geführt ziehet dahin, wo euch der Segen der Liebe bewahr'! Siegreicher Mut, Minnegewinn eint euch in Treue zum seligsten Paar.

Conduits par vos fidèles, allez vers le sanctuaire de l'amour ! Que le courage de la victoire et le triomphe de votre flamme vous fassent époux unis et bienheureux ! Streiter der Tugend, schreite voran! Avance, champion de la vertu ! Zierde der Jugend, schreite voran! Avance, fleuron de la jeunesse ! Rauschen des Festes seid nun entronnen, Eclats des fêtes, évanouissez-vous ; Wonne des Herzens sei euch gewonnen! Extase du cœur, sois-leur donnée ! Duftender Raum, Que cette chambre parfumée, zur Liebe geschmückt, ornée pour l'amour, nehm' euch nun auf, vous reçoive et vous dem Glanze entrückt. ravisse aux splendeurs du monde ! Treulich geführt ziehet nun ein, Conduits par vos fidèles,entrez maintenant wo euch der Segen der Liebe bewahr'! dans le sanctuaire de l'amour ! Siegreicher Mut, Minne so rein Que le courage de la victoire et la candeur de eint euch in Treue votre flamme vous fassent zum seligsten Paar. époux unis et bienheureux ! Wie Gott euch selig weihte, zu Freude weihn euch wir. In Liebesglücks Geleite denkt lang’ der Stunde hier! Treulich bewacht bleibet zurück, wo euch der Segen der Liebe bewahr'! Siegreicher Mut, Minne und Glück eint euch in Treue zum seligsten Paar. Streiter der Tugend, bleibe daheim! Zierde der Jugend, bleibe daheim! Rauschen des Festes seid nun entronnen, Wonne des Herzens sei euch gewonnen! Duftender Raum, zur Liebe geschmückt, nahm euch nun auf, dem Glanze entrückt. Treulich bewacht bleibet zurück, wo euch der Segen der Liebe bewahr'! Siegreicher Mut, Minne und Glück eint euch in Treue zum seligsten Paar.

Comme Dieu vous consacra à la félicité, nous vous consacrons aussi à la volupté ! Dans les bras de l'amour, rappelez-vous longtemps l'heure présente ! Gardés par vos fidèles, restez dans le sanctuaire de l'amour ! Que le courage de la victoire, l'amour et le bonheur vous fassent époux unis et bienheureux ! Reste en ces lieux, champion de la vertu ! Reste en ces lieux, fleuron de la jeunesse ! Eclats des fêtes, évanouissez-vous ! Extase du cœur, sois-leur donnée ! Cette chambre parfumée, ornée pour l'amour, vous a reçus enfin et ravis aux splendeurs du monde. Gardés par vos fidèles, Restez dans le sanctuaire de l'amour ! Que le courage de la victoire, l'amour et le bonheur vous fassent époux unis et bienheureux. Au couple le plus heureux.


A boy and a girl Eric Withacre Stretched out on the grass, a boy and a girl. Savoring their oranges, giving their kisses like waves exchanging foam.

Etendus sur l’herbe un garçon et une fille goûtant leurs oranges se donnant des baisers comme des vagues s’échangeant leur écume

Stretched out on the beach, a boy and a girl. Savoring their limes, giving their kisses like clouds exchanging foam.

Etendus sur la plage un garçon et une fille goûtant leurs citrons, se donnant des baisers comme des nuages s’échangeant leur écume

Stretched out underground, a boy and a girl. Saying nothing, never kissing, giving silence for silence.

Etendus sous terre, un garçon et une fille ne disant rien, ne s'embrassant jamais, répondant au silence par le silence.

Norma : Casta diva Chaste déesse Vincenzo Bellini Casta Diva, che inargenti queste sacre antiche piante, a noi volgi il bel sembiante senza nube e senza vel... Tempra, o Diva, tempra tu de’ cori ardenti tempra ancora lo zelo audace, spargi in terra quella pace che regnar tu fai nel ciel...

Chaste déesse, chaste déesse qui argentes Ces antique feuillages sacrés, tourne vers nous ton beau visage, sans nuage et sans voile.. Modère, ô déesse, modère des cœurs ardents, Modère le zèle audacieux, répand sur la terre cette paix que tu fais régner au ciel...


Turandot : Nessun dorma Que personne ne dorme Gioacchino Puccini Nessun dorma! Nessun dorma! Nessun dorma! Nessun dorma! Tu pure, o Principessa, nella tua fredda stanza guardi le stelle che tremano d'amore e di speranza... Ma il mio mistero è chiuso in me, il nome mio nessun saprà! No, no, sulla tua bocca lo dirò, quando la luce splenderà! Ed il mio bacio scioglierà il silenzio che ti fa mia. Il nome suo nessun saprà... E noi dovrem, ahimè, morir, morir! Dilegua, o notte! Tramontate, stelle! Tramontate, stelle! All'alba vincerò! Vincerò! Vincerò!

Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme ! Toi aussi, Ô Princesse, Dans ta froide chambre Tu regardes les étoiles Qui tremblent d'amour et d'espérance... Mais mon mystère est scellé en moi, Personne ne saura mon nom ! Non, non, sur ta bouche, je le dirai, quand la lumière resplendira ! Et mon baiser brisera le silence Qui te fait mienne. Personne ne saura son nom... Et nous devrons, hélas, mourir, mourir ! Dissipe-toi, Ô nuit ! Dispersez-vous, étoiles ! Dispersez-vous, étoiles ! À l'aube je vaincrai ! Je vaincrai ! Je vaincrai !

Il trovatore : Vedi le fosche Choeur des bohémiens Guiseppe Verdi Vedi! le fosche notturne spoglie De' cieli sveste l'immensa volta; Sembra una vedova che alfin si toglie I bruni panni ond'era involta. All'opra, all'opra! Dagli! Martella! Chi del gitano i giorni abbella? La zingarella! Versami un tratto: lena e coraggio II corpo e l'anima traggon dal bere. Oh guarda, guarda! Del sole un raggio Brilla più vivido nel tuo bicchiere! All'opra, all'opra! Dagli! Martella! Chi del gitano i giorni abbella? Chi Chi i giorna abbella? La zingarella!

Vois ! L'immense voûte des cieux Se dépouille de son manteau de nuit ; Telle une veuve qui enlève enfin Les vêtements de deuil qui l'enveloppaient. Au travail, au travail ! Vas-y ! Donne des coups de marteau ! Qui embellit les jours des bohémiens ? La jeune bohémienne ! Verse-moi à boire : le vin donne force et courage A nos corps et à nos âmes. Oh, regarde ! Regarde ! Un rayon de soleil Brille dans ton verre d'un éclat plus vif ! Au travail, au travail Vas-y ! Donne des coups de marteau ! Qui embellit les jours des bohémiens ? La jeune bohémienne !


Look at the world John Rutter

Look at the world, everything all around us Look at the world and marvel every day. Look at the world: so many joys and wonders, So many miracles along our way Praise to thee, O lord for all creation. Give us thankful hearts that we may see All the gifts we share, and every blessing, All things come of thee.

Regarde le monde, tout ce qui nous entoure, Regarde le monde et émerveille-toi chaque jour. Regarde le monde : tant de joies et de’émerveillements Tant de miracles sur notre chemin Louange à toi, Seigneur, pour la création Donne-nous des cœurs reconnaissants pour que nous puissions voir tous les dons que nous partageons, et toutes les bénédictions, Tout vient de toi.

Look at the earth bringing forth fruit and flower, Look at the sky the sunshine and the rain. Look at the hills, look at the trees and mountains, Valley and flowing river, field and plain. Think of the spring, think of the warmth of summer Bringing the harvest before winter’s cold. Everything grows, everything has a season, till it is gathered to the Father's fold: Every good gift, all that we need and cherish. Comes from the Lord in token of his love We are his hands, stewards of all his bounty His is the earth and his the heavens above

Regarde la terre qui porte désormais fruit et fleur, Regarde le ciel, le soleil et la pluie. Regarde les collines, regarde les arbres et les montagnes, la vallée et la rivière qui coule, les champs et la plaine. Pense au printemps, pense à la chaleur de l’été qui apporte la moisson avant le froid de l’hiver. Tout grandit, tout a sa saison jusqu’à ce qu’il soit rassemblé dans le grenier du Père : Tout bon don, tout ce dont nous avons besoin et que nous chérissons vient du Seigneur en signe de son amour Nous sommes ses mains, gérants de toute sa récompense A lui est la terre, à lui sont les cieux

Dirait-on Morten Lauridsen Abandon entouré d'abandon, tendresse touchant aux tendresses… C'est ton intérieur qui sans cesse se caresse, dirait-on; Se caresse en soi-même, par son propre reflet éclairé. Ainsi tu inventes le thème du Narcisse exaucé.


Macbeth : Coro di profughi scozzesi Guiseppe Verdi Patria oppressa! Il dolce nome no, di madre aver non puoi, or che tutta a' figli tuoi sei conversa in un avel! D'orfanelli e di piangenti chi lo sposo e chi la prole, al venir del nuovo sole s'alza un grido e fere il ciel. A quel grido il ciel risponde quasi voglia impietosito propagar per l'infinito, patria oppressa, il tuo dolor. Suona a morto ognor la squilla, ma nessuno audace è tanto che pur doni un vano pianto a chi soffre ed a chi muor.

O patrie opprimée ! Le doux nom De mère, non, tu ne peux avoir, Maintenant que toute pour tes fils Tu t’es transformée en un tombeau. Des orphelins et des pleureurs Qui pour l’époux, qui pour l’enfant, A la venue du nouveau soleil S’élève un cri et blesse le Ciel. A ce cri le Ciel répond, Apitoyé, avec l’envie De propager par l’infini, Patrie opprimée, ta douleur. Sonne à la mort toujours le glas, Mais personne n’est assez audacieux Pour donner un vain pleur A ceux qui souffrent et ceux qui meurent.

La somnanbula : Ah non giunge air d’Amina Vincenzo Bellini Ah,non credea mirarti si presto estinto, o fiore; passasti al par d'amore, che un giorno sol(o) duro.

Ah, je ne croyais pas te voir si rapidement fanées, ô fleurs Vous êtes passées comme l’amour qui ne dure qu’un jour

Potria novel vigore il pianto mio recarti ma ravvivar l'amore il pianto mio, ah no, non puo.

Peut-être mes pleurs pourront te donner une nouvelle vie mais, raviver l’amour, mes pleurs, non, ne le peuvent

Ah, non giunge uman pensiero al contento ond'io son piena: a miei sensi io credo appena; tu m'affida o mio tesor.

Ah, pensée humaine inconcevable je suis pleine d’une vague de contentement Dans mes sentiments je peux à peine croire tu m’assure, ô mon trésor

Ah, mi abbraccia, e sempre insieme, sempre uniti in una speme, della terra, in cui viviamo ci formiamo un ciel d'amor.

Ah, embrasse-moi et, toujours ensemble, unis pour toujours dans un seul espoir de la terre dans laquelle nous vivons. nous ferons un paradis d’amour


Sopranos : Agathe Barbin, Caroline Berthier, Véronique Gaillard, Heidi Hunziker-Otth, Anne Kourganoff, Cristina Lopes, Catherine Marcovici, Sophie Rabinow, Caroline Regnaut, Albane Saintenoy, Odile Stier, Sophie Tichit, Solange Tripon Altos : Christine Aubas, Arlette Chattelard, Sylvie Confida, Danièle Jullien, Elisabeth Luya, Isabelle Resch, Odile Saint Pierre Tenors : Thierry André, Paul Duquennoy, Alain Grangereau, Michel Janiw, Michel Ricart, Nicolas Thiery Basses : Jean-Michel Aubas, Philippe Budin, Florent Hivert, Philippe Jacquemart, Joaquim Nassar, Yves Pichon Delphine Hivernet, soprano Ariane Saguet, piano Philippe Le Fèvre, direction musicale Chef d’orchestre et chef de chœur, Philippe Le Fèvre travaille pour que la musique puisse rencontrer le plus grand nombre. Qu'il soit à la tête du Capriccio Français ou qu'il crée un orchestre symphonique d'élèves pour un réseau de conservatoires, son but est constant : faire jouer et entendre de la musique. C'est pourquoi à côté de son activité de chef, Philippe Le Fèvre attache une grande importance à la pédagogie et à la transmission : il a créé pour cela une académie d’été où il forme les jeunes artistes de demain ; il dirige des chœurs amateurs qu’il aide à découvrir chefs-d’œuvre et œuvres méconnues ; il donne des conférences pour apporter des clés au mélomane. C'est aussi dans ce but qu'il a accepté de devenir directeur artistique et pédagogique de l'Institut Français d’Art Choral, afin de créer de nouveaux répertoires, de travailler sur la formation des chefs de chœurs, ou de créer des réseaux internationaux. Enfin il aime aussi favoriser des rencontres hors des sentiers battus : au cinéma, en partageant l’écran avec le Capriccio Français ; en faisant se croiser des genres musicaux, orchestre classique avec formation de jazz manouche, ou avec piano et bandonéon ; en travaillant régulièrement les répertoires français et russes avec des chœurs professionnels russes. Philippe Le Fèvre, pour sa passion de la musique, a choisi de faire sienne la définition du mot émotion aux temps baroques : ce qui fait mouvoir les individus et les rend différents. Et contribuer, ne serait-ce que de façon infime, à rendre heureux ceux qui auront partagé avec lui ces moments musicaux.


Après des études d’art dramatique aux cours Florent et quelques rôles au cinéma (sous la direction de Michel Deville, Christophe Gans, Fréderic Schoendoerffer…), Delphine Hivernet commence des études de chant qui l'amèneront à devenir lauréate de plusieurs prix (concours Bellan, concours européen de musique en Picardie et concours national de Béziers). Delphine se produit également en tant que soliste dans un répertoire varié allant de l’Opéra à l’Oratorio, en passant par l’Opérette. C’est ainsi qu’elle a chanté sous la direction de Laurent Goossaert, Olivier Kaspar, Christian Papis, Debora Waldman ou encore Stéphane Petitjean (Susanna dans les Noces de Figaro, Gilda dans Rigoletto, Eurydice dans Orphée aux enfers, Micaela dans Carmen, Minette dans La chatte métamorphosée en femme, Marie dans La fille du régiment, Stabat Mater de Pergolèse … etc …). Elle est régulièrement invitée pour chanter comme soliste avec le Capriccio Français sous la direction de Philippe Le Fèvre (Dixit Dominus de Haendel, Stabat mater de Pergolèse, et Dixit Dominus RV 594 et RV 595 de Vivaldi, Les sept dernières paroles du Christ de Franck, Carmina Burana de Carl Orff). En 2012, elle chante aux premières rencontres internationales d’art Lyrique de La Baule auprès de Véronique Gens. Elle a également participé comme soliste au spectacle baroque Vivaldi le Vénitien du Capriccio Français. Au printemps 2013, elle interprètera Papagena dans la Flute enchantée de Mozart avec la compagnie opéra du jour ainsi que Micaëla dans Carmen avec la compagnie les Music’Halles.

Ariane SAGUET commence le piano à l'âge de 7 ans. Elle poursuit ses études musicales au Conservatoire National de Région de Grenoble où elle obtient sa médaille d'or de piano. Après deux années en classe de perfectionnement, elle est admise à l'Ecole Normale de Musique de Paris et y obtient son Diplôme d'Exécution. En 2004 elle intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’accompagnement vocal d’Anne Grappotte puis d’Anne le Bozec, ainsi que les classes d’écriture avec Jean-François Zygel. Elle obtient son prix d'accompagnement en juin 2007, son prix de contrepoint ainsi que son prix d’harmonie avec mention très bien à l’unanimité. Elle poursuit ses études au CNSM en classe de direction de chant dans la classe d’Erika Guiomar et y obtient son prix en 2010. Elle participe en tant que chef de chant à diverses productions : Don Giovanni et les Noces de Figaro de Mozart (CNSM de Paris/cité de la musique), la petite renarde rusée de Janacek (opéra de Reims), Carmen de Bizet avec les Concerts de Poche, l’Enfant et les sortilèges de Ravel, la Fausse Magie de Grétry avec les Paladins (dirigée par Jérôme Corréas) à Royaumont, Metz, Reims et Renne,etc. Ses activités lui ont permis de rencontrer de grands maîtres comme Georges Prêtre, John Nelson ou Hartmut Höll. Elle travaille régulièrement avec la maîtrise de Radio-France et participe à plusieurs reprises à des émissions sur France Musique. Titulaire du Diplôme d’Etat d’accompagnement, elle travaille comme chef de chant au Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique de Bourgogne. Elle s'est produite dans de nombreux concerts en France et à l’étranger (Corée, Pays-Bas, Allemagne, Liban, Portugal...), aussi bien en tant que soliste, en récital et avec orchestre, qu'en tant qu'accompagnatrice.


Dirigé par Philippe Le Fèvre, l’Ensemble Vocal Folia, constitué de vingt-cinq à trente chanteurs, aborde un répertoire varié dans le souci permanent de l’exactitude stylistique et de la qualité vocale L’Ensemble Vocal Folia est ouvert aux rencontres artistiques : collaboration avec le chœur professionnel de la Capella du Musée du Kremlin pour un concert «  Noël russe », le chœur de Malestroit pour le « Requiem » de Brahms, le Capriccio Français, avec de jeunes artistes de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de la Vallée de Chevreuse (91), Parmi ses récentes productions, on peut citer  : "Tea, scones and Coca-Cola", programme de compositeurs anglais et américains du XXème siècle, "Mozart, naissance d'un génie", œuvres accompagnées par les musiciens du Capriccio Français, "Buxtehude", cantates accompagnées par les musiciens du Capriccio Français, « Aimezvous Brahms ? », le "Requiem" de Cherubini en collaboration avec le choeur de SaintMandé, "Music for a while", consacré à la musique anglaise du XXème siècle, "Les sept dernières paroles du Christ" de Haydn en collaboration avec le choeur du Révillon, accompagné par les musiciens du Capriccio Français. Pour cette saison 2012-2013, l'Ensemble Vocal Folia présente deux programmes : au début de l’année, un concert consacré à l’opéra allemand et italien du XIXème siècle, et, au printemps, le Requiem de Lotti

2013 01 21 programme opéra allemand italien  
Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you