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Ensemble Vocal Folia Hélène Dufour, clavecin et orgue Marie Guillaumy, viole de gambe

Direction : Philippe Le Fèvre

Music for a while Byrd, Dowland, Rutter, Wylbie... Salle Jacques Tati - Orsay Mardi 31 janvier 20h30 Dimanche 5 février 17h00


Music for a while est le titre d'un des airs les plus célèbres d'Henry Purcell, et le sens des premiers vers (la musique, pendant un instant, dissipera toutes vos préoccupations) nous semblait convenir à merveille à ce programme. Il y a eu, en Angleterre, sous le règne des Tudor, une période d'une intense créativité musicale. Elle débute avec Henry VIII, dont l'histoire tend à ne retenir que la capacité à faire exécuter ses femmes. Or le roi est un musicien accompli. Il joue de plusieurs instruments, le clavecin, l'orgue et la flûte. Il compose des poésies et des mélodies. Il entretient un grand nombre d'artistes et de musiciens et aime à s'entourer d'instruments de musique (sa collection compte plus de 300 instruments). Cette période connaîtra son apogée sous le règne de sa fille, Elizabeth I, un long règne de 45 ans (entre 1558 et 1603) qui a laissé son nom à la période, qu'on appelle en histoire et dans les arts la « période élisabéthaine ». On a du mal à imaginer le rôle essentiel que jouait la musique dans la vie sociale de l'époque. On ne pouvait être considéré comme un gentleman si l’on n'était pas capable de chanter de façon acceptable. Refuser de prendre part aux chants lorsqu’on était invité était considéré comme extrêmement impoli (« very rude » écrira un contemporain). Et on attendait d'ailleurs que les personnes soient non seulement capables de chanter, mais aussi de jouer. Une famille anglaise d'un certain statut social devait posséder un consort de violes (c'est-à-dire une série d'instruments) et évidemment en jouer. C'est l'influence du madrigal italien, renforcée par celle de la chanson française, qui est à l'origine de l'école du madrigal élisabéthain, dont la grande période de création et d'édition dure une trentaine d'années (1590-1620). Les plus grands musiciens du temps s'illustrent durant ce bref âge d'or, à la suite de Byrd dont le premier recueil madrigalesque est une adaptation pour voix seules de chansons écrites pour solo vocal et accompagnement de violes. Chantant les joies de l'amour comme ses tourments, dans le style des pastorales italiennes à grand renfort de mythologie, ou plus simplement attaché aux évocations réalistes, mettant en scène la société, surtout rurale ou villageoise, le madrigal anglais joue à peu près des mêmes thèmes que son aîné italien. Les principaux compositeurs sont donc ceux de l'école élisabéthaine et leurs successeurs : William Byrd, Thomas Morley, John Wilbye, Orlando Gibbons, John Bennet... que vous entendrez tous lors de ce concert. Même si ce programme, dans sa partie renaissance, est consacré principalement à la musique profane, il nous a paru intéressant de faire entendre deux œuvres religieuses qui illustrent non seulement les parentés avec le répertoire madrigalesque, mais aussi les évolutions historiques de l'Angleterre de cette époque. Avec William Byrd, nous nous plongerons dans les cérémonies catholiques à l'époque d'Elizabeth I (fin du XVIème siècle) et avec Orlando Gibbons dans le rite anglican à l'époque de James I (début du XVIIème siècle). Pour conclure ces concerts, j'ai voulu illustrer le fait que le répertoire d'église en Angleterre obéit toujours à des allers retours permanents entre un répertoire de tradition (les anglais chantent toujours Tallis ou Byrd) et un répertoire de notre temps. J'ai choisi pour cela John Rutter, sans doute le compositeur anglais de musique chorale vivant le plus important, avec cinq de ses œuvres. Philippe Le Fèvre janvier 2012


Music for a while Michael East !!

Follow, follow me

Thomas Morley ! ! ! !

Arise, get up my dear Do you not know

Thomas Hume !

pièce pour viole (à préciser)

William Byrd!!

Ave verum corpus

Orlando Gibbons!

Almighty

!

pièce pour clavecin (à préciser)

!

!

John Farmer! !

Fair Phyllis!

John Wylbie! !

Adieu, sweet amaryllis

John Dowland! ! ! !

Can she excuse Come again

Thomas Hume !

pièce pour viole (à préciser)

John Bennet !!

Weep o mine eyes

!

!

Pièce pour orgue

! ! ! !

A prayer of Saint Patrick Open thou mine eyes A clare benediction A gaelic blessing

!

John Rutter! ! ! ! ! ! !


Michael East : Follow me, sweet love Follow me, sweet love and soul’s delight Suis moi, doux amour et délice de mon âme Or else by my exile my soul is sever’d quite, Ou bien par mon exil mon âme sera amputée, My hand, my heart, my faith, my love, Ma main, mon cœur, ma foi, mon amour, My life, my life is thine, Ma vie, ma vie est à toi, O save thine own if thou wilt not do mine Oh sauve la tienne si tu ne veux sauver la mienne.

Thomas Morley : Arise, get up my dear Arise, get up, my dear, make haste, begone thee: Lo! where the bride, fair Daphne, tarries on thee. Hark! O hark! yon merry maidens squealing Spice-cakes, sops-in-wine are a-dealing. Run, then run apace And get a bride-lace And gilt rosemary branch the while there yet is catching And then hold fast for fear of old snatching. Alas! my dear, why weep ye? O fear not that, dear love, the next day keep we. List, yon minstrels! hark how fine they firk it, And how the maidens jerk it! With Kate and Will, Tom and Gill, Now a skip, Then a trip, Finely fet aloft, There again as oft; Hey ho! blessed holiday! All for Daphne's wedding day!

Debout, lève-toi, mon petit, dépêche-toi de partir ! Oui, là où ta promise, la belle et vive Daphné, t’attend. Ecoute, oh écoute ces joyeuses jeunes filles qui piaillent : on passe le pain d’épices, et les gâteaux à tremper dans le vin. Allez, cours, cours vite chercher un voile de mariée et une branche dorée de romarin tant qu’il y en a encore, et accroche-toi, fais attention à ne pas en arracher une vieille. Hélas, mon petit, pourquoi pleure-t-elle ? Oh n’aie pas peur de demain, mon cher amour. Ecoute, entends ces ménestrels, comme ils battent bien la mesure Et comme les filles remuent, Kate et Will, Tom et Gill, allez, on saute, puis on s’accroupit, on remonte joliment, et on recommence : Quel jour béni ! Quel jour merveilleux ! Vive le mariage de la belle Daphné

Thomas Morley :Do you not know Do you not know how love lost first his seeing? Because with me once gazing on those fair eyes, Where all powers have their being, She with her beauty blazing, Which death might have revived him of his sight, And me of heart deprived.

Ne sais-tu pas comment l'amour perdit un jour la vue ? C’est parce qu’il contemplait avec moi ces beaux yeux, Qui ont tous les pouvoirs. Elle et sa beauté flamboyante, Dont la mort aurait pu lui rendre, à lui, la vue Et m’aurait arraché le cœur


Byrd : Ave verum Corpus Ave Verum Corpus natum de Maria Virgine Vere passum, immolatum in cruce pro homine, Cuius latus perforatum fluxit aqua et sanguine, Esto nobis praegustatum in mortis examine. O dulcis, O pie, O Iesu, fili Mariae. Miserere mei. Amen.

Salut Vrai corps né de la Vierge Marie Ayant vraiment souffert et qui fut immolé sur la croix pour l'homme Toi dont le côté transpercé laissa couler l'eau et le sang Sois pour nous un réconfort dans l'heure de la mort. O doux, O bon, O Jésus fils de Marie Aie pitié de moi. Ainsi soit-il.

Orlando Gibbons : Almighty Almighty and everlasting God, mercifully look upon our infirmities, and in all our dangers and necessities stretch forth thy right hand to help and defend us, through Christ our Lord. Amen.

Dieu éternel et tout-puissant, regarde avec clémence nos infirmités et dans tous nos dangers et nos besoins étends ta main droite pour nous aider et nous protéger Par le Christ notre Seigneur. Amen

John Farmer : Fair Phyllis Fair Phyllis I saw sitting all alone Feeding her flock near to the mountain side. The shepherds knew not, they knew not whither she was gone, But after her lover Amyntas hied, Up and down he wandered whilst she was missing; When he found her, o then they fell a-kissing.

J’ai vu la jolie Phyllis assise toute seule nourissant son troupeau au bord de la montagne Les bergers ne savaient pas, où elle était passée Mais son amoureux Amyntas partit à sa poursuite il courut partout de haut en bas mais elle restait introuvable Quand il la trouva, o, alors, ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre

John Wylbie : Adieu, sweet Amaryllis Adieu, Sweet Amaryllis For since to part your will is, O, heavy tiding, Here is for me no biding, Yet once again, Ere that I part with you, Amaryllis, Amaryllis, sweet Adieu

Adieu douce Amaryllis, Puisque tu veux que nous nous séparions, O moment cruel, je ne puis demeurer, Mais encore une fois, alors que je me sépare de toi, Amaryllis, ma douce, adieu.


John Dowland : Can she excuse Can she excuse my wrongs with virtue’s cloak? shall I call her good when she proves unkind? Are those clear fires which vanish into smoke? must I praise the leaves where no fruit I find? No, no: where shadows do for bodies stand, thou may’st be abused if thy sight be dim. Cold love is like to words written on sand, or to bubbles which on the water swim. Wilt thou be thus abused still, seeing that she will right thee never? if thou canst not overcome her will, thy love will be thus fruitless ever.

Peut-elle excuser mes torts en se parant d’un manteau de vertu ? Dirai-je qu’elle est bonne quand elle est méchante ? Sont-ce là des feux clairs qui disparaissent en fumée ? Dois-je louer les feuilles, là où je ne trouve aucun fruit ? Non, non, là où les ombres remplacent les corps, Tu peux être trompé si ta vue est faible. Le froid amour est comme deux mots écrits sur du sable, Ou deux bulles qui nagent sur l’eau. Combien de temps encore seras-tu berné, voyant qu’elle ne te rendra jamais justice ? Si tu ne peux faire autrement que te soumettre à sa volonté, Ton amour n’aura jamais aucun fruit.

Was I so base, that I might not aspire Unto those high joys which she holds from me? As they are high, so high is my desire: If she this deny what can granted be?

Ai-je été si vil, que je ne puisse aspirer A ces joies immenses qu’elle tient éloignées de moi ? Elles sont aussi immenses que mon désir, Si elle refuse ceci que m’accordera-t-elle ?

If she will yield to that which reason is, It is reasons will that love should be just. Dear make me happy still by granting this, Or cut off delays if that I die must. Better a thousand times to die, then for to live thus still tormented: Dear but remember it was I Who for thy sake did die contented.

Si elle veut écouter la raison, La raison veut que l’amour soit juste, Ma chérie, rends-moi heureux en m’accordant ceci, Ou mets fin à cette attente si je dois mourir. Plutôt mourir mille fois Que vivre ainsi torturé, Mais ma chérie rappelle-toi que c’est moi Qui mourus satisfait, pour l’amour de toi.


John Dowland : Come again Come again! sweet love doth now invite Thy graces that refrain To do me due delight, To see, to hear, to touch, to kiss, to die, With thee again in sweetest sympathy. Come again! that I may cease to mourn Through thy unkind disdain; For now left and forlorn I sit, I sigh, I weep, I faint, I die In deadly pain and endless misery. All the day the sun that lends me shine By frowns doth cause me pine And feeds me with delay; Her smiles, my springs, that makes my joys to grow, Her frowns the winter of my woe. All the night my sleeps are full of dreams, My eyes are full of streams. My heart takes no delight To see the fruits and joys that some do find And mark the stormes are me assign'd.

Reviens ! Le doux amour invite maintenant tes grâces qui refusent injustement de me faire plaisir, de voir, d’entendre, de toucher, d’embrasser, de mourir, avec toi à nouveau, dans la plus douce complicité . Reviens ! Que je puisse cesser de me morfondre à cause de ton méchant dédain ; à présent abandonné et seul je reste assis, je soupire, je pleure, je défaille, je meurs de mortelle douleur et infinie tristesse. Tout le jour, le soleil qui me tend ses rayons me fait dépérir d’un regard noir et m’oblige à l’attente ; ses sourires sont le printemps qui fait grandir ma joie, ses regards noirs sont l’hiver de mon désespoir. Toute la nuit, mon sommeil est rempli de rêves, mes yeux sont pleins de larmes. Mon coeur ne prend de plaisir à voir les fruits et les joies que certains trouvent et soulignent les orages que, moi, je subis.

But alas, my faith is ever true, Yet will she never rue Nor yield me any grace; Her Eyes of fire, her heart of flint is made, Whom tears nor truth may once invade.

Mais hélas, ma confiance n’est jamais réelle, pourtant elle ne se repentira jamais ni ne m’accordera aucune grâce ; ses yeux sont de feu, son coeur, de pierre, ni les larmes ni la sincérité ne l’habiteront jamais.

Gentle Love, draw forth thy wounding dart, Thou canst not pierce her heart; For I, that do approve By sighs and tears more hot than are thy shafts Do tempt while she for triumphs laughs.

Tendre Amour, retire ta flèche acérée, tu ne peux pas percer son cœur ; Car moi, sans doute par des soupirs et des larmes plus brûlants que tes flèches, j’essaie, tandis qu’elle, triomphante, rit.


John Bennet : Weep, o mine eyes Weep, o mine eyes Weep, o mine eyes and cease not, alas, these your spring tides me thinks increase not. O when begin you to swell so high that I may drown me in you?

Pleurez, ô mes yeux Pleurez, ô mes yeux, et ne vous arrêtez pas, Hélas, il me semble que ces grandes marées ne prennent pas encore assez d'ampleur. Oh quand commencerez-vous à déferler jusqu'à Ce que je puisse me noyer en vous?

John Rutter : A prayer of Saint Patrick Christ be with me, Christ within me, Christ behind me, Christ before me, Christ beside me, Christ to win me, Christ to comfort and restore me, Christ above me, Christ beneath me, Christ in quiet, Christ in danger, Christ in hearts of all that love me, Christ in mouth of friend and stranger, Christ in mouth of friend and stranger.

Christ, sois avec moi, Christ en moi, Christ derrière moi, Christ devant moi, Christ à mon côté, Christ pour me gagner, Christ pour me consoler et me rétablir, Christ au dessus de moi, Christ sous moi, Christ dans le calme, Christ dans le danger, Christ dans les cœurs de tous ceux qui m’aiment, Christ dans la bouche de l’ami et de l’étranger, Christ dans la bouche de l’ami et de l’étranger,

John Rutter : Open thou mine eyes Open thou mine eyes and I shall see, Incline my heart and I shall desire, Order my steps and I shall walk In the ways of thy commandments. O Lord God, be thou to me a God And beside thee let there be none else, No other, nought else with thee. Vouchsafe to me to worship thee and serve thee According to thy commandments In truth of spirit, In reverence of body, In blessing of lips, In private and in public.

Ouvre mes yeux et je verrai, Donne envie à mon cœur et je désirerai, Commande mes pas et je marcherai, sur le chemin de tes commandements Ô Seigneur Dieu, sois pour moi un Dieu Et fais qu’il n’y ait nul autre à part toi, Personne d’autre, rien d’autre avec toi Accorde-moi de t’adorer et de te servir selon tes commandements dans la vérité de l’esprit, dans le respect du corps, dans la bénédiction des lèvres, en privé et en public


John Rutter : A Clare benediction May the Lord show His mercy upon you; May the light of His presence be your guide : May He guard you and uphold you; May His Spirit be ever by your side.   When you sleep, may His angels watch over you; When you wake, may He fill you with His grace : May you love Him and serve Him all your days. Then in heaven may you see His face.

Que le Seigneur te montre sa clémence, que la lumière de sa présence soit ton guide, Qu’il te protège et te soutienne ; Que son Esprit soit toujours à ton côté Quand tu dors, que ses anges te gardent ; Quand tu veilles, qu’il te remplisse de sa grâce, Puisses-tu l’aimer et le servir toute ta vie. Et qu’au paradis tu puisse voir son visage.

John Rutter : A gaelic blessing Deep peace of the running wave to you Deep peace of the flowing air to you Deep peace of the quiet earth to you Deep peace of the shining stars to you Deep peace of the gentle night to you Moon and stars pour their healing light on you Deep peace of Christ, of Christ the light of the world to you Deep peace of Christ to you

Que la paix de la vague courante soit sur toi, Que la paix de l’aur qui passe soit sur toi, Que la paix de la terre paisible soit sur toi, Que la paix des étoies brillantes soit sur toi, Que la paix de la douce nuit soit sur toi, La lune et les étoiles versent leur lumière qui guérit sur toi, Que soit sur toi la paix du Christ, du Christ lumière du monde, Que la paix du Christ soit sur toi


John Rutter : Look at the world Look at the world, everything all around us Look at the world and marvel every day. Look at the world: so many joys and wonders, So many miracles along our way Praise to thee, O lord for all creation. Give us thankful hearts that we may see All the gifts we share, and every blessing, All things come of thee.

Regarde le monde, tout ce qui nous entoure, Regarde le monde et émerveille-toi chaque jour. Regarde le monde : tant de joies et de’émerveillements Tant de miracles sur notre chemin Louange à toi, Seigneur, pour la création Donne-nous des cœurs reconnaissants pour que nous puissions voir tous les dons que nous partageons, et toutes les bénédictions, Tout vient de toi.

Look at the earth bringing forth fruit and flower, Look at the sky the sunshine and the rain. Look at the hills, look at the trees and mountains, Valley and flowing river, field and plain. Think of the spring, think of the warmth of summer Bringing the harvest before winter’s cold. Everything grows, everything has a season, till it is gathered to the Father's fold: Every good gift, all that we need and cherish. Comes from the Lord in token of his love We are his hands, stewards of all his bounty His is the earth and his the heavens above

Regarde la terre qui porte désormais fruit et fleur, Regarde le ciel, le soleil et la pluie. Regarde les collines, regarde les arbres et les montagnes, la vallée et la rivière qui coule, les champs et la plaine. Pense au printemps, pense à la chaleur de l’été qui apporte la moisson avant le froid de l’hiver. Tout grandit, tout a sa saison jusqu’à ce qu’il soit rassemblé dans le grenier du Père : Tout bon don, tout ce dont nous avons besoin et que nous chérissons vient du Seigneur en signe de son amour Nous sommes ses mains, gérants de toute sa récompense A lui est la terre, à lui sont les cieux


Sopranos : Caroline Berthier, Véronique Gaillard, Heidi Hunziker-Otth, Anne-Marie Jonquière, Anne Kourganoff, Cristina Lopes, Catherine Marcovici, Sophie Rabinow, Caroline Regnaut, Albane Saintenoy, Odile Stier, Sophie Tichit, Solange Tripon Altos : Christine Aubas, Claude Cabot, Arlette Chattelard, Sylvie Confida, Monique  Dubois, Danièle Jullien, Sandrine Lasserre, Elisabeth Luya, Odile Saint Pierre Tenors : François Dumond, Paul Duquennoy, Alain Grangereau, Luc Hunziker-Otth, Michel Ricart, Nicolas Thierry Basses : Jean-Michel Aubas, Jan Beres, Philippe Budin, Philippe Budin, Pierre Faure, Joachim Nassar, Nicolas Osouf Hélène Dufour, clavecin et orgue Marie Guillaumy, viole de gambe Philippe Le Fèvre, direction musicale Chef d’orchestre et chef de chœur, Philippe Le Fèvre travaille pour que la musique puisse rencontrer le plus grand nombre. Qu'il soit à la tête du Capriccio Français ou qu'il crée un orchestre symphonique d'élèves pour un réseau de conservatoires, son but est constant : faire jouer et entendre de la musique. C'est pourquoi à côté de son activité de chef, Philippe Le Fèvre attache une grande importance à la pédagogie et à la transmission : il a créé pour cela une académie d’été où il forme les jeunes artistes de demain ; il dirige des chœurs amateurs qu’il aide à découvrir chefs-d’œuvre et œuvres méconnues ; il donne des conférences pour apporter des clés au mélomane. C'est aussi dans ce but qu'il a accepté de devenir directeur artistique et pédagogique de l'Institut Français d’Art Choral, afin de créer de nouveaux répertoires, de travailler sur la formation des chefs de chœurs, ou de créer des réseaux internationaux. Enfin il aime aussi favoriser des rencontres hors des sentiers battus : au cinéma, en partageant l’écran avec le Capriccio Français ; en faisant se croiser des genres musicaux, orchestre classique avec formation de jazz manouche, ou avec piano et bandonéon ; en travaillant régulièrement les répertoires français et russes avec des chœurs professionnels russes. Philippe Le Fèvre, pour sa passion de la musique, a choisi de faire sienne la définition du mot émotion aux temps baroques : ce qui fait mouvoir les individus et les rend différents. Et contribuer, ne serait-ce que de façon infime, à rendre heureux ceux qui auront partagé avec lui ces moments musicaux.


Dirigé par Philippe Le Fèvre, l’Ensemble Vocal Folia, constitué de vingt-cinq à trente chanteurs, aborde un répertoire varié dans le souci permanent de l’exactitude stylistique et de la qualité vocale L’Ensemble Vocal Folia est ouvert aux rencontres artistiques  : collaboration avec le chœur professionnel de la Capella du Musée du Kremlin pour un concert «  Noël russe », le chœur de Malestroit pour le « Requiem » de Brahms, le Capriccio Français, avec de jeunes artistes de l’Ecole Nationale de Musique et de Danse de la Vallée de Chevreuse (91), Parmi ses récentes productions, on peut citer  : "Tea, scones and Coca-Cola", programme de compositeurs anglais et américains du XXème siècle, "Mozart, naissance d'un génie", œuvres accompagnées par les musiciens du Capriccio Français, "Buxtehude", cantates accompagnées par les musiciens du Capriccio Français, « Aimezvous Brahms ? », le "Requiem" de Cherubini en collaboration avec le choeur de SaintMandé, accompagné par les musiciens du Capriccio Français. Pour cette saison 2011-2012, l'Ensemble Vocal Folia présente deux programmes : au début de l’année, «  Music for a while  », consacré à la musique anglaise de la renaissance et du XXème siècle, et, au printemps, «  les sept dernières paroles du Christ » de Joseph Haynd


2012 01 31 programme music for a while