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Nous remercions tous les lecteurs pour leurs emails d’encouragements. Pour nous transmettre vos témoignages, une seule adresse email : contact@endorphinmag.fr Bimestriel gratuit avec 20% de lecteurs en plus à chaque sortie du mag

Photo de couverture : Raid In France 2011

©photo : Béatrice Glinche

Chers lecteurs, Rideau sur le Raid In France (RIF), l’épreuve phare des raids multisports de cet fin d’été ! Et quel engouement… avec, au compteur du site EndorphinMag.fr, un nombre record de connexions, pages vues… Le bilan ? Répondre à ce besoin nous encourage à continuer dans ce sens… couvrir les raids ARWS et ARWC… et pas seulement ! Retrouvez dans ce mag, un dossier spécial sur le RIF et de nombreuses photos… Nombreux récits de course au sommaire, encore plus de tests matériels, diététiques… une rubrique santé/ forme très riche et les news du Canicross… Juste une parenthèse, pour relayer les nombreux encouragements reçus au cours du RIF… En effet, j’ai eu l’opportunité de rencontrer de nombreux raideurs, des accompagnateurs qui m’ont chaleureusement félicitée et encouragée à continuer l’aventure passionnante de ce magazine associatif… Aussi, je me dois de féliciter les rédacteurs du mag, des bénévoles, athlètes ou pas, mais liés par la passion du sport Outdoor, qui nourrissent chaque édition, en s’engageant toujours un peu plus, dénués de profit personnel, juste engagés pour vous apporter des articles variés… que l’on en trouve pas en kiosque… Qu’ils soient remerciés publiquement !

Siège Social : 9 Rue Leguen de la Croix 35720 St Pierre de Plesguen Téléphone : 06-03-45-11-45 Contact : contact@endorphinmag.fr

Directeurs de publication : Nady Berthiaux, JeanPhilippe Deshayes, Alexandra Flotte, Béatrice Glinche, Patrick Lamarre. Rédactrice en chef : Béatrice Glinche Directrice Communications/Partenaires : Nady Berthiaux Webmaster : Denis Barberot Consultants sportifs :

Et pour pousser encore plus loin ce mag, ce site web… on compte sur vous pour relayer l’info sur l’existence d’EndorphinMag.fr ! Diffusez notre lien, invitez vos amis sur notre page Facebook… Votre réseau est notre force… Un dernier mot pour rappeler que 3 concours photos et vidéos sont en cours… demandez le règlement à contact@endorphinmag.fr Rendez-vous sur www.endorphinmag.fr pour découvrir nos rubriques, nos vidéos, nos articles… Bonne lecture à tous.

Béatrice GLINCHE, Rédactrice en chef

Journalistes : Denis Barderot, Jean Philippe Deshayes, Alexandra Flotte, Béatrice Glinche, Patrick Lamarre, Sébastien Lhermet, Adeline Marchal, Dr Isabelle Mischler, Virginie Sénéjoux, Clément Valla, Nicolas Verdes Merci pour leur contribution ce mois-ci : JF Valleix, Carine Eyraud, Gérald Flotte, Alexandre Falq, Amélie Chataing, Delphine Gallet, Laurent Pineau, Lionel Eveno, Thomas Monier, Béatrice Bauchais, Coralie Jourde, Philippe Havard.

©photos : précisé sur les articles

Septembre - Octobre 2011

L’édito : Point de vue et équipe de rédaction


SEPTEMBRE OCTOBRE 2011

P 06 à 11 — — — — P83 —

P23-29

P80-82 NEWS F.S.L.C. CHAMPIONNAT D’EUROPE 2011 les 15-16 octobre en POLOGNE

P68-71 P72-73 P75 P76-77 P78 P79

Septembre Octobre 2011

RAID CAP VERT et NÉPAL XPD TASMANIE RAID NATURE 42 TEXTILE SAUCONY VIZI PRO ROC 37

ETRE UNE FEMME ET COURIR SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE ORTHÈSE ZAMST TEST BARRES BIO ARGOUSIER TEST INSTENS-SPORT STIMOL : STIMULEZ-VOUS CUBE VITALITÉ BIO OKIDOSPORT

SOMMAIRE


SEPTEMBRE OCTOBRE 2011

P30-31 P32-35 P36-39 P40 P41-43 P44-45 P46 P47-51 P53-58 P59-61 P62-63 P64-67

INTERVIEW Amélie Chataing (équipe de France de CO) O-RINGEN GRAND RAID DES PYRÉNÉES INTERVIEW MANAGER QUECHUA avant Raid Amazones WOC : Championnat du Monde de Course d’Orientation INTERVIEW PASCAL PICH : XTREM TOUR le Triathlon version ULTRA TECNICA VERTICAL RACE MB RACE 100 km et 50 km RAID DE LA LICORNE ULTRA TRAIL DU VERCORS TRIATHLON GÉRARDMER TRAILS DU SANCY

P 12 TEST LACET XTENEX P 13 CAMEL BAG OXSITIS HYDRAGON LADY P 14-15 CHAUSSURES HOKA MAFATE P 16 CHARGEUR SOLAIRE SOLAR P 17 ESSAI LAMPE HOPE ADVENTURE 2 LED RACE 2012 P 18 ESSAI OREILLERS TECHNOGEL P 19-21 ESSAI ROUES VTT AMERICAN CLASSIC

SOMMAIRE

Septembre Octobre 2011


Demandez le programme... Prenez votre sac à dos et participez à l'aventure du Raid Nature 42 organisé par le Conseil général de la Loire. Pour sa 6e édition, le Raid Nature 42 vous attend le 18 septembre à Maclas dans le Pilat. Composez une équipe de 3 participants et inscrivez-vous dès maintenant auprès du Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS). Vous pouvez choisir entre un parcours sportif et un parcours découverte selon votre niveau.

Raid sportif grand public, par équipe de 3, sans assistance Chaque année au mois de septembre, la Loire est le théâtre d’un des plus beaux raids sportifs de France. Aventure et sensations fortes sont au rendez-vous de cette compétition sportive qui se déroule par équipe de 3 et sans assistance. Pour sa 6ème édition, le Raid Nature 42 vous attend à Maclas le dimanche 18 septembre 2011. Dans un cadre sauvage, vous traverserez des paysages variés en utilisant un road book, une carte et différents modes de déplacement. Preuve du succès grandissant de cet événement sportif, le nombre d’équipes autorisées à s’inscrire est fixé à 80 pour le parcours sportif et 70 pour le parcours découverte. Le Raid Nature 42 est organisé par le CDOS Loire et les comités départementaux de course d'orientation, cyclisme, athlétisme, canoëkayak, sarbacane, tir à l'arc et montagne escalade, avec le soutien du Conseil général dans le cadre de la promotion des sports de pleine nature dans la Loire.

Parcours découverte : Départ : 9h10 6.6 km trail (280m D+) 5 km CO (180m D+) 3.4 km trail (30m D+) 14 km vtt (290m D+) Sarbacane Escalade Total : 29 km - 780 m D+

Parcours sportif : Départ : 9h 7 km vtt (260m D+) 4 km CO (180m D+) 12 km vtt (120m D+) 1.5 km CO urbaine (40m D+) Tir à l’arc Hydrospeed 9.4 km vtt (380m D+) 4.8 km trail (204m D+) Escalade 6.4 trail (70m D+)

www.loire.fr/jcms/ Total : 45.1 km - 1290m D+

Sept Oct 2011

RAID NATURE 42


Les 24 et 25 septembre La Grave -La Meije, dans les Hautes-Alpes accueillera la première édition d'un Rando-RaidMarathon en VTT. Organisé par Les Cycles ROUTENS en collaboration avec l'Office du Tourisme du Pays de la Meije, cette compétition d'exception devrait devenir le rendez-vous de tous les passionnés de VTT et des grands espaces. A l'image du Derby de la Meije l'hiver, l'Ultra Raid VTT, se veut technique et d'envergure internationale et l'un des plus grands Raid-Marathon existant en Europe. Le Territoire du Pays de la Meije est le lieu de tous les superlatifs hiver comme été, au pied des plus hauts sommets des Alpes, La Meije (3983 m). Il propose aux passionnés de VTT de nombreux circuits et itinéraires à plus de 2000 m d'altitude. Pour cette première édition, le comité d'organisation a souhaité rendre hommage au centenaire du Tour de France, en proposant un parcours autour du Col du Galibier, vaste espace offrant des parcours techniques dans un environnement d'exception. L'Ultra raid de La Meije - 1ére édition - est une rando-raid-marathon à effectuer en VTT sur 1 ou 2 jours. Trois formules sont possibles: Formule Elite et Randonneur sur 1 jour ou Formule Randonneur sur 2 jours. Du vrai Vélo de montagne en altitude avec 90 km au dessus de 1800m dont 50 km au dessus de 2000m ! enchaînant les montées sur pistes et sur sentiers, et les descentes sur singles techniques. Un Ultra raid marathon extrême dans sa formule 1 jour, il reste un raid très difficile dans sa formule 2 jours. Formule Elite 1 jour 110km 5500D+ 5500D- : Réservé à des vététistes très entraînés ayant déjà participé à des raids comme : La Garoutade, La Transvésubienne, Les chemins du Soleil, le grand raid Christalp ou la MB Race. Formule Randonneur 1 jour : Idem mais le départ aura lieu de nuit à environ 4h30 / 5h et que seule la 1° montée (1200m D+) se fera de nuit la 1° descente se fera après le lever du jour même pour les premiers. Le parcours est identique mais avec 2h30 de plus pour le terminer. Formule Randonneur 2 jours : Là encore réservé à des vététistes très entraînés, les distances sont moins longues mais 70 et 50 km. Sur ce type de parcours cela reste des randonnées longues et difficiles.

Informations et inscriptions sur le site www.ultraraidlameije.fr

Le programme, s'adresse à des participants coureurs ou marcheurs motivés, qui préfèrent la convivialité au chrono. Les 3 raids prévus sont des raids sportifs et demandent d'être en très bonne condition physique. Fortement Montagne pour le Cap Vert et la Népal, étapes courtes mais dénivelé important. Pour le Maroc, ce sera vraisemblablement un parcours fortement désertique, étapes plus longues, soleil, sable et dunes pour donner un peu de piment aux journées. Pour les soirées, soin des ampoules.

Népal du 27 octobre au 10 novembre Cap Vert du 17 au 26 février 2012

Cap vert : Le climat sur les îles cap-verdiennes est chaud et sec. Le vent constant atténue toutefois la température, notamment de janvier à mai. L'archipel est sous l'influence des flux septentrional et saharien. Les rares précipitations s'étalent de juillet à septembre. La température de l'eau est d'environ 20° en hiver et d'environ 25° en été.

Népal : Bien que petit, le Népal possède une très grande variété de paysages, s'étendant du tropical humide du Teraï, au sud, jusqu'aux plus hautes montagnes du monde, au nord. Le Népal possède huit montagnes parmi les dix plus hautes du monde, dont l'Everest (Sagarmatha en népalais) qui marque la frontière avec la Chine. Le Népal est un pays pauvre avec un revenu moyen par personne de 340 dollars par an. D'après les scientifiques, ce pays encore à l'ancienne serait parmi les dix plus pauvres pays au monde et les 27 pays les moins avancés (chiffre datant de 2007). Le Népal est un pays très religieux où l’Hindouisme et le Bouddhisme sont très bien développés. La plupart des gens sont hindous et bouddhistes. Le climat du Népal permet des séjours en toute saison. Mais pour voir les montagnes et s'y balader à pied, il faut impérativement y aller entre octobre et avril, période sèche et ensoleillée ! Les meilleurs mois sont en fait octobre et novembre (l'automne), lorsque le ciel est particulièrement bien dégagé et que les températures sont encore clémentes. De plus, comme la saison des pluies vient d'avoir lieu, les pâturages sont bien verts. Pour plus d'infos, contactez Jacques Salaun au 02 98 56 37 55 ou 06 30 66 22 40

Déroulement et itinéraire : Jour 1 : Vol pour Sal et installation à l’hôtel. Nuit à Espargos. Jour 2 : Vol inter-île pour Sao Vicente, repas, bateau pour Santo Antao et transfert jusqu’à Tarrafal. Nuit à Tarrafal en pension. Jour 3 : Trail en direction du plateau : départ matinal avec les pêcheurs pour une heure de cabotage puis début du trail dans le petit village perdu de Monte Trigo. Arrivée à Norte et Bivouac à Norte. Jour 5 : Trail du sommet et descente sur Ribera das Patas. Nuit en pension. Jour 6 : Petit transfert jusqu’à Alto Mira et trail sur les crêtes jusqu’à Garça. Nuit en bivouac sur la terrasse d’une maison. Jour 7 : Trail sur le sentier côtier jusqu’à Ponta do Sol, petit port de pêche animé. Installation en pension pour deux nuits. Jour 8 : Petit transfert vers les vallées centrales et Trail dans les vallons de Ribeira Grande. Retour à Ponta do Sol. Jour 9 : Transfert jusqu’à Paul et Trail de Paul à Janela en passant par le Pico da Cruz. Nuit en pension à Paul. Jour 10 : Retour à Mindelo, repas libre, chambres en Day Use et envol en soirée pour la France. Ce déroulement pourra être modifié en fonction de la Cie avec laquelle nous volerons. Itinéraire prévu avec des vols sur la TACV, Cie Capverdienne.


XPD est la course d'aventure d’endurance et d'expédition de l'Australie. Les équipes de 4 concurrents feront la course en trek, vélo tout terrain et kayak… pendant cinq à dix jours dans cette expédition de renommée mondiale. Ces aventuriers font la course, jour et nuit sur 700km, repoussant leurs limites d'endurance humaine. La 6ème Édition de XPD accueillera les Championnats de Monde des courses d'Aventure en Tasmanie, du 31 octobre - le 11 novembre 2011, 90 équipes issues de 23 pays. XPD is Australia’s own expedition length adventure race. Teams of four competitors from around the globe trek, mountain bike, and kayak for five to ten days in this world renowned expedition. These adventurers race day and night over a 700km course pushing themselves to the ultimate limits of human endurance. The 6th Edition of XPD will host the Adventure Racing World Championships in Tasmania from 31 Oct - 11 Nov 2011. Registered Teams: 90 Teams from 23 countries (46) (2)

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www.xpd.com.au

Structurer et développer les Raids Multisports de Nature en Europe

INFO PRESSE

une 9ème édition du The North Face® UTMB® riche en émotions Dans des conditions exceptionnellement difficiles les deux favoris annoncés sur la course phare de l'événement se sont imposés : Lizzy Hawker du team The North Face® s'offre un 4ème titre historique et termine la course en 25h02’00. Chez les hommes, l'espagnol Kilian Jornet s'impose en 20h36’43. Très belle performance du français, Sébastien Chaigneau, membre du team The North Face® . Il s'accroche et se classe 3ème avec un temps de 20h55’41.

Les objectifs de cette rencontre :

• Réunir les organisateurs de raids multisports européens pour une journée d’échanges • Embryon de structure internationale sur la base des organisateurs ARWC + pays intéressés pour créer à moyen terme une fédération internationale des raids.

• Discuter sur le contenu du circuit européen. Faiblesses actuelles. Lien avec ARWC. Les thèmes retenus

www.raidsmultisports.fr NEWS


Vizi Pro™ : une idée lumineuse par Saucony Rien de plus agréable que de pratiquer son sport préféré au grand air. Peu importe le moment de la journée ou l’endroit, mieux vaut être visible ! La nouvelle gamme Vizi Pro™ de Saucony est conçue pour que vous soyez vu en toutes situations. Grâce à un éclairage à LED USB et un tissu fluorescent, vous pourrez vous entraîner en toute tranquillité. Pratique : la batterie se recharge n’importe où avec son port USB: à la maison, au bureau... La gamme se décline en casquettes, shorts mais aussi vestes disponibles pour homme et femme. Ces vêtements vous procurent une sensation de légèreté tout en étant résistants au vent et à la pluie. Avec un large choix de couleurs, les modèles s’adapteront à vos envies et à toutes vos tenues. Avec Vizi Pro™, une technologie exclusive Saucony, la marque montre une fois de plus son expertise en alliant performance et style. Prix : à partir de 40 euros.

SANS FIL ET ULTRA connecté, COMPEX WIRELESS révolutionne l’électrostimulation Compex wireless en quelques mots... C’est le 1er électrostimulateur au monde conçu pour fonctionner sans fil ! POUR QUI ? Les sportifs avertis et les athlètes de haut niveau et aussi… les technophiles et fans d’objets design et IT les adeptes de produits santé & bien-être POUR QUOI FAIRE ? • Pour optimiser le renforcement musculaire et la préparation physique

• Pour activer la récupération après l’effort • Pour soulager tensions et douleurs ponctuelles et chroniques LE PRIX ? Prix public conseillé : 1250 euros TTC OU LE TROUVER? Magasins de sport et Internet EN SAVOIR PLUS www.compexnolimi ts.com

Communiqué.La troisième édition du TRAILWALKER est en marche ! Nouveau parcours, nouveaux outils, nouveaux documents de préparation, bref : nouveau TRAILWALKER !

Comme annoncé en juin dernier, vous bénéficiez jusqu'au 30 septembre d'une réduction de 50% sur les frais d'inscription, soit 120€ par équipe (30€ par personne) au lieu de 240€.

Cette nouvelle édition se déroulera En 2012, comme des milliers les 12 et 13 mai prochain, toujours à travers le magnifique Parc naturel de participants à travers le régional du Morvan et ses paysa- monde, défiez la pauvreté en parcourant les fameux 100 ges à couper le souffle. Vous le kilomètres du TRAILWALKER savez, plus nombreuses seront les Oxfam. Réunissez votre équiéquipes sur la ligne de départ, plus pe de quatre, trouvez-lui un incroyable sera votre aventure. Et surtout, plus la collecte de fonds et joli nom et lancez-vous dans la mobilisation autour d'Oxfam la plus solidaire des aventures seront importantes, plus nos ac- sportives ! tions dans la lutte contre la pauvreté seront étendues et Contact au 01 56 98 24 46 efficaces. Aujourd'hui plus ou par email que jamais, les populations les contact@oxfamtrailwalker.fr plus démunies à travers le monde ont besoin de nous. www.oxfamtrailwalker.fr

Ouverture des inscriptions de la 5ème édition de l’Eco-Trail de Paris Ile-de-France® La Tour Eiffel au bout de la course Communiqué.Unique course nature en milieu urbain, l’Eco-Trail de Paris Ile-de-France® verra sa 5ème édition organisée les samedi 24 et dimanche 25 mars 2012. Référence incontournable depuis 4 ans des courses nature en France, de plus en plus de coureurs étrangers viennent des 4 coins du globe pour découvrir et apprécier la richesse des différents parcours proposés. Que l’on vienne pour se mesurer sur longues distances, se tester sur un premier Trail, peaufiner sa préparation de début de saison, découvrir de manière conviviale et décontractée le principe du Trail ou encore tout simplement goûter au plaisir de la marche entre amis, L’Eco-Trail de Paris IDF® propose des épreuves adaptées pour chacun. Après l’intégration réussie en 2010 d’un 50 km, et pour répondre à une demande de coureurs souhaitant trouver au programme une distance inférieure au marathon, l’organisation proposera pour la 1ère fois en 2012 un 30 km au départ de Meudon.

Inscriptions et informations sur www.traildeparis.com


ProGrid Xodus 2.0 Gamme TRAIL

Troisième édition du Trail du Roc du Diable Dimanche 13 novembre 2011 COUP DE PROJECTEUR SUR UNE NOUVEAUTE... un Trail de nuit de 16 km (le 12/11 au soir), où vous quitterez la civilisation en sortant d'Enval pour vous engouffrer dans les fameuses gorges d'Enval… avec un magnifique single en bord de ruisseau. Vous allez prendre 300 mètres de dénivelé sans trop vous en apercevoir, le tracé étant assez étagé et constitué de petits "coups de culs" suivi de petites descentes. Vous sortirez enfin des gorges par la " spéciale Cris ", et vous penserez bien fort à lui qui aime tant cet endroit au pourcentage … heu … sympathique ! De là, vous aurez enfin une large piste plate pour vous remettre et poursuivre votre effort qui deviendra beaucoup plus descendant. Le chemin se resserrera pour traverser le village de Rochepradière et rentrer boire la soupe et le vin chaud qui, si enfin on bénéficie d'un vrai temps de novembre, vous rendront vos jambes pour le lendemain. Mais qui osera affronter le roc après avoir couru la nuit ? il vous faudra déjà avoir une excellente condition physique et un gros mental pour cumuler et mériter de poser votre nom sur ce challenge Arverne (1) ! Précision utile, le parcours a été tracé de telle sorte qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une frontale très puissante mais si vous avez un doute sur la lampe que vous souhaitez prendre n'hésitez pas à nous contacter ! La course de nuit reste un moment très particulier où les sons prennent du relief, où l'effort se gère autrement, où le coureur est à l'écoute de ses sensations plus que dans n'importe quel autre type d'effort … Si vous n'avez jamais couru de nuit, la "nuit du diable" est l'épreuve idéale pour vous lancer ! limité à 200 coureurs. En résumé, au programme du week-end, 11km, 23 km ou 16 km de nuit ! Une organisation Arverne Outdoor... Plus d’infos sur www.traildurocdudiable.com

www.raidsmultisports.fr NEWS


par Béatrice Glinche Août 2011

ui ne connait pas les lacets Xtenex "running" … on les voit sur les chaussures de nombreux athlètes de hautniveau… et aujourd’hui, ils continuent son ascension et gagnent le grand p u - blic...

Présentation : Ils sont adaptés pour toutes les chaussures de running, trail, tennis, multi-sport, street wear. Ils vous permettront de transformer votre chaussure en chausson avec un maintien parfait. Vous pourrez ôter et remettre votre chaussure en un instant tout en conservant votre réglage personnalisé en fonction de la forme de votre pied.

Utilisation : Durant l’effort, le pied du sportif gonfle. Le pied est automatiquement compressé avec un lacet classique d’autant que ce lacet glisse. La circulation sanguine est contrainte entraînant une sensation de fatigue et de jambes lourdes. Avec le lacet XTENEX®, la précision du laçage est constante (le lacet ne glisse pas) ; il n’y a aucune compression du pied car le lacet garde toute son élasticité. Le lacet XTENEX® donne une sensation de bien-être et de légèreté. Le déroulé du pied est plus libre. Praticité... et des secondes de gagnées ! Poids : 0.032 Kg Taille : 75 cm Diamètre : 7 mm Prix : 12.5 € En vente sur www.xtenex.fr

Points forts : Grâce aux nœuds autobloquants, le système pour enfiler les lacets est étonnant ! Il faut tirer sur le lacet pour l’allonger, ce qui efface chaque « petit nœud » et facilite le passage des lacets dans les trous des chaussures... Une fois calés sur les chaussures, plus rien à faire ! Il en résulte une étonnante facilité pour enfiler ces chaussures, pas besoin de resserrer le pied, et même après plusieurs footings, les lacets ne se dérèglent pas. Au-delà de régaler les paresseux, ce système a l’avantage de ne pas laisser trainer les lacets et surtout, aucun risque que les lacets ne se défassent ! En course, lorsque les pieds gonflent, la chaussure avec lacets classiques, compresse les pieds, pas avec les lacets élastiques Xtenex : ils s’ajustent à la taille du pied ! Points faibles : Une fois compté le temps passé à lacer les chaussures (il faut bien équilibrer les lacets pour arriver avec des bouts de même longueur), pas réellement de points faibles... mis à part « oh, ils sont drôles tes lacets ! » bref, il faut juste assumer le côté « flashy » de certains lacets et la technologie qui étonne… ENDORPHIN

Sept Oct 2011

TEST LACETS XTENEX


par Virginie Sénéjoux Septembre 2011

Présentation : HYDRAGONTM lady's 15l est un sac d'hydratation entièrement dédié aux femmes ! Adapté à la morphologie féminine, et développé avec votre collaboration. Léger, ergonomique, confortable offrant une stabilité à toutes épreuves. Adapté à la morphologie féminine avec ses bretelles échancrées limitant la compression de la poitrine, la répartition du poids sur le haut du dos, de multiples sangles de réglage pour épouser au mieux les formes du corps et supprimer les problèmes de ballottement. C'est un sac d’hydratation complet qui vous permettra de transporter l’eau et les accessoires indispensables pour vos sorties Trail / Raid / VTT et vous hydrater efficacement. Ce sac a été pensé pour optimiser votre hydratation et votre confort. Sa stabilité, sa légèreté et sa capacité de rangement vous permettront d’aborder sereinement toutes vos aventures. Caractéristiques :

TESTEUSE Virginie Sénéjoux, traileuse et raideuse (nombreux podiums par équipe), internationale en natation… • 2011 : 9è du 50km de l'Ecotrail Paris • 2011 : 6ème de la Trans Aq' (Ultra Trail 220km en 6 étapes)

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Test sur 34 km, lors du Trail du Sancy MONT DORE - sept 2011

Le look du sac :

• Couleurs féminines (violet et noir) sympa... • L’ergonomie est faite à notre morphologie,

aucune gêne au niveau de la poitrine, et aucune gêne au niveau des lombaires. Les bretelles sont faites de telles manières qu’aucun frottement n’est ressenti. Les bretelles sont réglables non pas avec des sangles mais par des scratchs sur le bas du sac et la sangle avant, qui est également réglable par des scratchs et comporte un accroche dossard intégré. Les sangles de maintien sont faciles à ajuster et bien placées avec notamment la sangle supérieure qui se positionne au-dessus de la poitrine avec sifflet intégré à l’attache (astucieux, car élément obligatoire sur de nombreux Trails).

Sur l’extérieur du sac :

• Il est intégré des accroches bâtons, des bou• •

cles de tissus pouvant servir à accrocher un panneau solaire par exemple, La partie du sac qui touche le dos, possède des renforts au niveau des omoplates et le fond est aéré. Sur l’avant il y a trois poches extérieures, dont une amovible, où l’on peut y placer gels, téléphone, avec pour cette dernière un prolongement pour permettre l’arrivée des écouteurs, une poche pour déchets ou autres et une dernière poche non amovible pouvant accueillir un bluff par exemple (cette poche se trouvant en dessous de celle amovible, poche se trouvant dans la bretelle).

Sept Oct 2011

Système d’aération AIRBACKTM Control, spécialement étudié pour maximiser le maintien du sac sur le dos avec le maximum de respirabilité pour optimiser le confort. Poche à eau Widepac 2l avec Quick connect, technologie « antimicrobial & taste free », pour un remplissage de l'eau et un nettoyage de votre poche à eau facilité. Poche isotherme pour un maintien de la température de l'eau pendant plus de 2 heures. Mélangeur de boissons énergétiques V2, deuxième génération avec mise en place de la boisson rapide + robinet de dosage ergonomique. Tube pour boire fixé sur la poitrine pour limiter la gêne et faciliter son accessibilité. Equipé du matériel de sécurité obligatoire (couverture de survie, sifflet intégré).

Rangements astucieux :

• Sur la bretelle de gauche se la poche spéciale « mélangeur » made in OXSITIS. Mélangeur permettant de recevoir via la « pipette » soit de l’eau soit la boisson Climadrink. Ce mode de distribution est astucieux. A l’intérieur du sac :

• Le sac est scindé en deux parties séparées.

Dans la première partie se trouve la poche d’eau avec sa poche isotherme, et une place séparée pouvant accueillir des « trucs de filles ». L’autre poche séparée de celle où se trouve la poche d’eau est également présente sur l’arrière du sac, bien pratique, pouvant accueillir coupe vent, tee shirt de rechange etc… Notons tout de même que la contenance est idéale pour les trails longs. De même que pour la contenance de la poche d’eau 2L, dans cette partie intérieure du sac il y a des poches dont une avec couverture de survie intégrée, une seconde poche refermable avec des scratchs et deux autres dites vide poche.

Conclusion : Le test est vraiment positif, pas de frottement, un sac qui ne ballotte pas, qui reste bien posé sur les épaules et qui ne donne pas mal à ces dernières… un seul bémol pour ce sac… son prix. ENDORPHIN

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Poche Smartphone avec passage pour les écouteurs. Poche poubelle (détachable et lavable). Poche gobelet souple. Poche alimentaire pour mettre vos barres et gels énergétiques. Poches Intérieures : couverture de survie, portefeuille, clés, batterie lampe frontale. Fixations bâtons situées au dos du sac + repose bâtons devant (passant sous la poche poubelle et dans l'élastique situé sur la bretelle opposée). Zip anti-bruits. Paire de porte-dossard.

Données techniques :

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Matière : Ultra light, séchage rapide. Volume : 15 litres de rangement. Réglages uniques au monde :

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Réglages latéraux par velcros d'ajustement (sans aucune sangle qui se balade) Réglage pectorale Réglage ventrale ajustable et détachable. Sangle de tractage pour le raid 95 kg de charge.

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Poids : 280 g Couleur : violet, noir & argent Sérigraphie : réfléchissante Taille : unique

Fabrication : Conception Française – accessoires fabriqués en France – Sac confectionné en Asie.

Prix 130€, en vente sur

www.oxsitis.fr

TEST SAC HYDRAGON LADY’S / OXSITIS


par Patrick Lamarre Août 2011

L’HOKA L’HOKA !! Vous avez tous déjà vu ou entendu parler des chaussures running HOKA ONE ONE qui ont fait le buzz à leur arrivée sur la planète Trail. Ces chaussures au look très particulier ont attisé la curiosité et provoqué l’étonnement, tant au niveau du look qu’au niveau de la technologie. Marque française crée par Jean-Luc Diard et Nicolas Mermoud, HOKA ONE ONE signifie en Maorie “ Planer sur terre ” car c’est la sensation qui est sensée être procurée par le port de ces chaussures. Outre le confort, le but de ces grosses semelles est d’optimiser la foulée et diminuer les traumatismes liés à la course à pied. D’un look massif, ces running restent vraiment très légères (710 g pour une paire en 44). La semelle est très souple et l’on peut y enfoncer le doigt, c’est vraiment un effet “ mousse ” surprenant. Le laçage est de type classique et permet un bon maintien du pied. Plusieurs coloris sont maintenant au catalogue, ainsi qu’une version WP Gore-Tex. Nous sommes ici à l’opposé des chaussures minimalistes, dans le courant de la mode actuelle. Pour sûr, avec ces semelles oversize, on peut dire que l’on n’est pas près du sol, et on ne le ressent encore moins. Lorsque l’on chausse les HOKA pour la première fois, la légèreté surprend et les premières foulées sur le trottoir, devant le magasin, sont un peu déroutantes et l’on peut percevoir l’effet rebond engendré par la semelle. La forme de la semelle sur l’avant du pied permet un très bon déroulé de pied et ma cheville gauche, privée de 30 % d’amplitude, apprécie déjà vivement cet effet. J’ai donc emmené ces traileuses sur plusieurs terrains dans la caillasse Héraultaise, dans les vallées et bois Aveyronnais, dans les Pyrénées sur le Canigou et sur les crêtes de Bagnères-de-Luchon, et plus récemment, un test ultime sur le Raid In France. Première confirmation, le confort est vraiment très présent, même au-delà de 8 heures de course, les douleurs plantaires habituelles n’apparaissent pas et le plaisir n’est pas altéré par cette sensation de marcher sur des braises. Ce bienfait sera confirmé sur le Raid In France, où mes pieds ne subiront aucun dommage et seule la fatigue me ralentira. Donc à un niveau personnel, la résolution de ce problème de pied est une grande satisfaction. Côté adhérence, j’ai constaté que les Mafate étaient un peu limite sur certaines dalles humides, mais par expérience, beaucoup de chaussures de Trail posent ce problème. Sur terrain gras, par contre, la Mafate n’est pas très performante et le grip vraiment limité, à éviter. En forte pente ascendante, on apprécie encore le déroulé du pied qui permet de trottiner aisément en côte. Les concepteurs comparent leurs chaussures à un VTT tout suspendu pour imager l’effet procuré. En réalité, cela ressemble plutôt à la sensation de rouler avec un VTT monté avec de très gros pneus, dont la suspension est assurée par la basse pression de ces derniers.

Sept Oct 2011

Le laçage bien réglé est efficace et le pied ne descend pas dans la chaussure (taille supplémentaire choisie) et j’ai également fait disparaître mon problème d’ongles noirs. Là encore, une grosse satisfaction personnelle. La Mafate demande cependant un rodage, sur la tige latérale, au niveau de la malléole, qui reste raide au début et peu irriter un peu la cheville. Mais pas d’inquiétude, le problème disparaît rapidement, il faut impérativement rôder ses chaussures avant de les emmener en compétition où ce petit inconfort pourrait être préjudiciable à votre performance.

Je comparerais la Hoka à une auto-tamponneuse, avec sa semelle big size qui protège le dessous du pied, mais également des chocs latéraux. La protection de la Mafate paraît “ légère ”, en effet, pas de bouclier ou de renforts latéraux. On peut donc penser que notre pied est vulnérable aux chocs sur terrain technique, mais il n’en est rien.


Sur le Raid In France, j’ai été définitivement conquis par les HOKA Mafate, aucune douleur sur ce parcours difficile. J’ai même fait du VTT avec ces traileuses, ou encore de la via ferrata, des ascensions rocheuses, avec un pur plaisir. Les semelles oversizes ne sont pas pénalisantes, même si parfois les orteils sont un peu loin de l’aspérité du rocher sur laquelle on est clampé. Pour les progressions en dévers, je m’inquiétais un peu à la vue de la hauteur de la semelle mais tous les dévers, parfois longs et importants rencontrés sur le Raid in France, ne m’ont posé aucun problème particulier avec ces chaussures. Cette hauteur de semelle est d’ailleurs le questionnement principal des traileurs. Si personne ne doute du confort procuré, la crainte réside dans la possibilité de se tordre la cheville, perchée en haut de ces chaussures de cosmonaute. Le pied est tout de même plus bas qu’il n’y paraît et le risque est égal à toutes chaussures pour un traileur expérimenté. Cependant, il faut prendre la mesure de ces Hoka et ne pas se lancer à corps perdu dès la première dégringolade sous prétexte que le confort est bien là. Un traileur novice ou un “ routard ” qui n’aura pas une cheville suffisamment souple et musclée devra tout de même se méfier, mais là encore, il en est de même avec toutes les chaussures. L’effet majeur que j’ai ressenti est tout de même en descente. Loin d’avoir une foulée facile et un poser de pied de chamois, ces chaussures me permettent de descendre plus vite. L’absorption des chocs est phénoménale, et sur terrain technique, je ne ressens aucun caillou sous le pied. La semelle se déforme et absorbe les irrégularités. Le cerveau est au repos, plus besoin de choisir à chaque foulée où l’on va poser le pied pour éviter une arête vive ou un caillou agressif. J’ai enchaîné des 2000 mètres continus en dénivelé négatif, sans aucun problème et à une vitesse de course supérieure à mes habitudes.

Lorsque vous portez ces running, vous ne passez certes pas inaperçu et vous devez répondre à certaines interrogations, ou encore, vous recevez des témoignages de personnes qui avaient arrêté de courir suite à des problèmes de dos ou de genoux et qui courent de nouveau grâce aux HOKA.

En résumé, ces HOKA Mafate, facilement identifiables, apportent un réel gain de confort et à moindre mesure, de vitesse par leur poids très intéressant, leur déroulé de pied et l’amorti en descente. L’usure sera moindre si vous avez un pied proche de l’universel plutôt qu’une forte supination ou pronation qui peut engendrer une “ bascule ” et un tassement latéral plus important de la semelle. Personnellement, les qualités de cette chaussure, qui ont résolu plusieurs de mes problèmes, me la font adopter définitivement, en trail comme en raid. Juste une petite modification du laçage sera faite par un système “ automatique ” sur les raids nécessitant des transitions rapides.

Malgré un à-priori négatif au départ, la curiosité m’a poussé à essayer les Mafate et j’ai été conquis. Alors si vous aussi, vous souhaitez découvrir de nouvelles sensations ou encore pratiquer le Liquid Montaineering ;-), n’hésitez pas et adoptez cette chaussure qui fait désormais partie du paysage visuel du Trail. ENDORPHIN

Le point noir de cette technologie reste l’usure de la semelle qui s’use assez rapidement en terrain technique, agressif et cassant. Je pense que pour limiter le budget annuel “ chaussures ”, il faut garder les Mafates pour les entraînements longs et les compétitions, en continuant à s’entraîner également avec d’autres running, pour entretenir la musculature du pied, le travail du poser de pied, sa réactivité et sa rusticité. Le chaussage unique des Hoka pourrait rendre votre pied fainéant à la longue et vous faire perdre quelques fonctions proprioceptives. Vous apprécierez d’autant plus les qualités de ces chaussures si vous ne courez pas en permanence avec celles-ci.

TEST HOKA


par Béatrice Glinche Août 2011

Chargeur Solaire Universel Solar Energy Box pour Gsm, Pda, Ipod, Mp3, Psp… esté lors du Raid In France, ce chargeur solaire rigide m’a permis de recharger mon mobile dès que nécessaire, jour et nuit… Oui, même la nuit et les jours avec nuages !! Le secret ? Ce chargeur solaire « SOLAR » comprend une batterie, ce qui lui permet de restituer de l’énergie à l’un de vos appareils même en l’absence de soleil ! A noter qu’avant toute utilisation, il faut charger complètement le chargeur sur le courant électrique (environ 5h). Il permet de recharger de nombreux appareils ou batteries… Pour ma part, il a rechargé mon Blackberry en 1h30 environ… c’est ce qui m’a permis d’envoyer près de 500 sms à Denis, notre webmaster, « faut c’qui faut » pour réussir un live au milieu de la « pampa » !!! Il assure 90 heures d'autonomie à un téléphone portable, 30 à un lecteur Mp3 et 20 à un jeu vidéo. BILAN Points forts : Pliable, compact et donc petit, léger, compatible avec de nombreux ports Usb et prises, bon rapport qualité / prix (environ 50€) ; 4 modes de charge : solaire, secteur, ordinateur et allume cigare. Dernier détail, mais important, pour contrôler son rendement et ses capacités, il possède un témoin de charge. Points faibles : absence de crochet ou clip pour l’attacher hors du sac en randonnée et permettre ainsi la recharge d’appareil tout en se déplaçant, durée de vie 500 recharges possibles (pas testé). Est-ce vraiment un point faible ? Cela représente quelques mois à quelques années d’utilisation ; d’ici la technologie aura accouché de son petit frère, sans doute plus performant ! ENDORPHIN

Caractéristiques : - Technologie : Lithium Polymer - Capacité : 2000 mAh - Entrée : 5V / 500mA (Usb) 5V / 300mA (Panneaux solaires) - Sortie : 5V / 600 mA - Temps de charge : 4-5 heures (via Usb) - Indicateur de charge : écran Lcd - Dimensions : 100mm (L) x 59mm (l) x 10(h) - Protection contre la surcharge, les courts-circuits et la surchauffe de la batterie - Poids net : 160g Accessoires livrés : - 1 adaptateur secteur - 1 cable Usb rétractable - 1 connecteur type Nokia N70 - 1 connecteur type Samsung D800 - 1 connecteur type Samsung G600 - 1 connecteur type Motorola V3 - Blackberry - Htc (mini Usb) - 1 connecteur type Sony Ericsson K7501 connecteur type Lg Kg800 - 1 connecteur type Micro Usb - 1 connecteur type Sony Psp - 1 connecteur type Nintendo Ds Lite - 1 housse de transport

Sept Oct 2011

TEST CHARGEUR SOLAIRE SOLAR ENERGY BOX


par Patrick Lamarre Septembre 2011

Déjà présent sur le marché des éclairages puissants depuis quelques années, Hope propose une lampe de forte puissance d’une finition de grande qualité et très polyvalente. Nous avons testé le pack Endurance qui propose 2 batteries Li-on pour une autonomie doublée.

Hope joue la carte de la polyvalence en déclinant sa lampe Vision 2 LED en version multi-sport, en proposant 3 supports différents pour la fixation. Nous trouvons donc dans la boîte un support cintre, un support casque et un bandeau de tête de type frontale. Le changement de support s’effectue à l’aide d’une clé 6 pans (Allen) de 4 mm. La finition est de très belle qualité, le corps en alu usiné est digne des réalisations Hope. La lampe est fabriquée en Angleterre et montée à la main dans les locaux de la marque à Barnoldswick. L’intérêt du pack Endurance est d’avoir 2 batteries, permettant de doubler l’autonomie, mais aussi, de savoir exactement quand nous avons consommé la moitié de l’énergie. Les batteries, compactes, se fixent sur le cadre ou sous la potence dans le cas d’une utilisation sur le cintre, ou se glissent dans le sac à dos si l’on utilise la lampe sur la tête (une rallonge est prévue à cet effet). Côté connectique, les raccords sont parfaitement étanches, les fils souples et de qualité. Le faisceau, prévu pour une utilisation VTT est assez large pour appréhender les larges pistes et permet de rouler vite, même en terrain technique où les 480 lumens sont suffisants. La lampe comprend 4 choix de puissances (125, 200, 375 lumens et mode flash), sélectionnables facilement par le bouton de commande à l’arrière du boîtier. Ceci permet d’aligner la puissance à ses besoins et au terrain, tout en économisant la batterie si besoin. Comme pour les autres lampes de ce type, c’est l’utilisation casque qui est préférée des testeurs. Le système de fixation, par velcro, mériterait d’être un peu plus stable. Avec le support de tête, le port est également agréable, le poids de la lampe, déporté à l‘avant n’est pas gênant, même si sur un long trail nocturne, il est préférable de se protéger le front avec un buff par exemple, mais cela est commun à toutes les lampes.

Puissance : 480 lumens max sur 2LED Batterie Li-on 7,4 V / 2400mAh rechargée en 6H00 Poids : 350 g Prix indicatif : 230,00 euros (moyenne) Quant au changement de batterie il est facile et rapide, les connexions sont sûres et fiables. Hope utilise la technologie thermal throttling afin d’augmenter la durée de vie des LED et permet un meilleur refroidissement grâce à une excellente dissipation de la chaleur. Au final, un ensemble compact, qui mériterait un système de fixation inter-supports plus rapide et surtout plus pratique que la vis d’origine. Il manque également une housse de transport, plus facile à emmener en déplacement que la boîte d’origine. Et pour bien faire, je rajouterai un cordon type allume-cigare pour rendre cette lampe plus « mobile », et cet accessoire peut s’avérer utile en raid, pour les courses en 2 + 1 par exemple, ou la recharge peut être faite par le suiveur. Le temps de recharge de la batterie est tout de même un peu élevé, s’approcher des 4H00 serait bien mieux. Le prix reste correct pour la qualité reconnue de ce produit Hope. De plus, la proximité du service après-vente est un atout.

Pour 2012, Hope renouvelle sa lampe 4 LED avec la R4 à 1000 lumens et annonce la R8 (8 Cree LED) à 2000 lumens. Un test à venir sur endorphinmag.fr !

Le support cintre est simple, bien fini, rapide à installer et ne marque pas le guidon. Le petit point noir réside dans les changements d’un support à l’autre, cela nécessite une clé Allen de 4 mm et pour passer d’un VTT nocturne à une CO nocturne par exemple, le passage casque/bandeau de tête est fastidieux, surtout de nuit, alors imaginez si il se rajoute le facteur stress et que vous avez les doigts engourdis par le froid !

Sept Oct 2011

TEST LAMPE 2 LED Hope Vision


par Patrick Lamarre Septembre 2011

Un test d’oreiller peut paraître incongru dans un magazine sportif mais je vous invite tout de même à découvrir cet « outil » de récupération, qui, tout comme des chaussettes de contention ou les appareils d’électrostimulation, peut sans problème rejoindre votre panoplie d’accessoires dédiés à la récupération. Côté testeur, c’est vrai qu’il y a plus fatigant et plus contraignant en matière de test, mais les atouts de cet oreiller valent bien quelques sacrifices. Les tests concernent deux oreillers de la gamme, le Technogel Anatomic et le Travel, destiné à vous accompagner lors de vos déplacements. Les 2 oreillers sont d’une excellente finition, pourvus d’un gel polyuréthane sans plastifiant (mousse viscoélastique), le tout dans une housse cousue 100 % coton, puis dans une housse de protection hypoallergénique, déhoussable (fermeture éclair) et lavable. La première impression est très agréable, le soutien est parfait et l’on ressent une vraie sensation de fraîcheur. De formes ergonomiques, les deux modèles assurent un grand confort. Ces oreillers sont parfaits pour ceux qui dorment sur le côté ou sur le dos. Le grand modèle permet de se retourner complètement, alors qu’avec le modèle Travel, le fait de se retourner nous fait perdre le soutien du fait de sa trop faible largeur, mais là n’est pas sa principale fonction. Le Travel permettra d’augmenter grandement votre confort de sommeil dans votre duvet, sous tente ou en gîte, ou pour pallier à la faible qualité parfois des oreillers des chambres d’hôtel lors de vos courses à étapes, pour vos déplacements sportifs ou professionnels. Utilisés surtout pendant la période estivale, le fait de ne pas s’enfoncer dans l’oreiller est appréciable, en effet, notre souffle ne nous revient pas dans le visage et la nuque, le front, la bouche, bénéficient d’une parfaite aération. Pour les personnes ayant tendance à baver, du fait de la respiration par la bouche et le tassement de la joue par un oreiller classique, ce phénomène disparait à l’emploi de ces oreillers. Cette sensation de fraîcheur, ajoutée à un maintien parfait (alignement de la colonne vertébrale) contribuent à une meilleure qualité de sommeil et donc, une meilleure récupération. Je l’ai constaté au bout de quelques nuits, avec une attaque matinale en meilleure forme et une diminution des bâillements en cours de matinée. Ces oreillers sont parfaits pour les sportifs ayant des problèmes de cervicales, ou soumettant leurs cervicales à quelques contraintes, comme de longues étapes de vélo par exemple, ou selon la position ou la géométrie du vélo, le cou peut être sollicité. Nous n’avons pas constaté de tassement de la matière Technogel qui garde un aspect impeccable. Tous les testeurs sont unanimes, ces produits de haute qualité apportent un réel plus à la qualité du sommeil.

Mousse viscoélastique et matière Technogel : • Absorption des pressions • Relaxation musculaire • Modération de la température • Circulation de l’air Dimensions/Poids : Anatomic : 66x42x11 cm Poids : 1.8 kg Travel : 31x31x10 Poids: 800 g Prix: de 79 € (Travel) à 159 € (Anatomic) Distributeur Fance : Philamy http://www.philamy.com

Sept Oct 2011

TEST OREILLERS TECHNOGEL


par Patrick Lamarre Septembre 2011

American Classic : c’est Mr Bill Shook, créateur américain de roues vélo, comme le nom de sa marque l’indique, qui crée des roues de type classique qui, loin d’être un frein à l’innovation et à l’évolution, est une garantie de fiabilité et de facilité d’entretien. Pour 2012, qui fêtera les 30 ans d’existence de la marque, dans le domaine du vtt, American Classic sort un nouveau modèle, plus léger que les réputées MTB 26. J’ai eu le privilège de pouvoir rouler quelques mois avec les prototypes des roues RACE 2012 et pour vous les présenter, je vais les comparer aux roues American Classic MTB 26 que je connais bien. Les MTB 26 de la collection 2011 existent en 2 versions de couleurs. Soit des jantes blanches avec des moyeux anodisés rouges, soit des jantes noires avec des moyeux peints en blanc. Une légère différence de poids existe sur ces roues, tout simplement dû au poids supplémentaire qu’induit la peinture des jantes sur les modèles blancs. Mais la particularité de ces roues ne réside pas uniquement dans le choix de la couleur, vous permettant de les marier au mieux avec la robe de votre vtt. En effet, ces jantes ont un profil spécifique permettant le montage en notubes (sans chambre à air) de pneus normaux (tubetype), sans avoir à ajouter de flap et sans risque de déjantage.

Sept Oct 2011

TEST ROUES VTT American Classic Race 2012


Cet atout est un avantage certain puisqu’il permet non seulement de monter des pneus en tubeless et diminuer fortement le risque de crevaison, mais permet de surcroît de gagner de 150 à 200 g par roue en montant des pneus classiques. Ce poids étant gagné en périphérie des roues, le comportement des roues et du vélo n’est que meilleur à la relance et au roulage, allégeant d’autant le poids général du vtt. Le montage des roues MTB 26 reste classique avec des rayons ronds, des écrous à empreinte carrée, des moyeux fiables à démontage et entretien faciles.

Les futures roues RACE arriveront en complément dans la collection American Classic, dans un niveau de gamme supérieur. Ce qui change : Ce que l’on remarque en premier est le choix de rayons plats sur le prototype ; le modèle définitif de série sera finalement monté avec des rayons ronds, de section différenciée 2.0/1.6, un bouquet plus léger que celui présent sur les MTB26. A l’utilisation, la roue est sensiblement plus rigide en latéral (montage pneu et blocage identique aux MTB 26). La jante est plus large de 2 mm (28 au lieu de 26 mm), pour une largeur interne de 24 mm, soit 3 mm de plus que le modèle MTB26, permettant toujours le montage en notubes d’un pneu normal (tubetype). Cette différence permet d’avoir un ballon du pneu légèrement plus large au montage et ainsi gagner de l’adhérence ou encore, de monter une section de pneu inférieure, soit plus légère, pour une adhérence similaire. En réalité, la différence n’est pas très flagrante. J’ai gagné 2 mm de largeur de section mesurée au ballon (au repos, à pression égale, la roue non montée et pneu non comprimé par le poids du cycliste). La hauteur de jante passe avec la Race à 22 mm contre 23 pour la MTB26. J’ai testé plusieurs types de pneus et le montage, à l’aide d’un compresseur, a toujours été facile. Quelques petits problèmes ont été rencontrés pour le montage de pneus tubeless munis de tringles UST et le dessin des gorges devrait évoluer dans la version définitive. La RACE ne sera proposée que dans une version de couleur, soit jante noire anodisée et moyeu blanc, cela afin de répondre à l’impératif “ poids” de cette version plus orientée compétition. Les moyeux sont reconnaissables par leurs flasques très hautes, censées améliorer la rigidité de l’ensemble. Quant à l’innovation American Classic, on la retrouve également sur la roue libre, avec des barrettes acier insérées sur le corps, qui est en aluminium, afin d’éviter le marquage par les pignons de cassette. Les rayons sont pour leur part au nombre de 32 par roue, alors que les jantes constituent la principale nouveauté avec un poids annoncé à 310 g.

Sept Oct 2011


Les poids : La jante a été retravaillée, les composants du moyeu, satisfaisants, ont été conservés. Le gain de poids entre mes MTB 26 blanches et les prototype RACE 2012 est de 120 g. La majorité du gain a été obtenu sur la jante, donc un gain théorique en dynamisme. Pour vous donner un ordre d’idée, une paire de roues MTB 26 blanches, avec cassette et disques de freins, pèse 3160 g. (roue av : 1420g + roue ar : 1740 g) Le même montage avec une paire de RACE 2012 pèse 3040 g (1680 + 1360).

Nous devrions donc chuter sous les 1400 g avec ces roues RACE, (1321 g annoncés sur le modèles de série !!) ce qui commence à être une proposition très intéressante, surtout si les roues définitives conservent les qualités de solidité des MTB 26. Réputé pour proposer des roues d’un rapport qualité/prix très intéressant, American Classic et ses Race devraient être très présents dans les pelotons en 2012.

Ces roues ont été testées 4 mois sur des terrains très difficiles, dans le sud de la France, l’anodisation, de très bonne qualité, n’a pas bougé malgré les mauvais traitements, dont la participation au Raid In France, avec le transport des vélos par l’organisation, le cauchemar du raider, car on sait que si les vélos sont manipulés avec précaution, les conditions de transport sont rarement optimales. Aucun voile à déplorer non plus. Testées avec des pneus de marque Maxxis, Schwalbe ou Hutchnson, tous les montages se sont fait facilement. Aucun problème d’étanchéité non plus avec un fond de jante de qualité et des valves très légères, anodisées rouges, comprenant pour 2012 un nouvel appendice astucieux permettant, lors du vissage de cette dernière, d’exercer un appui parfait sur le profil incurvé de la jante. Dans le cas d’une utilisation en raid extrême et lointain, je suggère l’utilisation de valves plus solides car lors d’un gonflage, j’ai eu la mauvaise surprise de casser un corps de valve. Mais il y a aussi la solution, que j’emploie depuis quelques temps, qui est d’emporter une valve de rechange dans la trousse de réparation. Nous attendrons de pouvoir confirmer le poids annoncé par le constructeur à 1321g, ce qui en ferait certainement la roue la plus légère dans cette gamme de prix, et de loin. Le prix, en France, est de 790 euros la paire. Merci à la société Performance Parts Bicycle (04.67.17..96..91), importateur exclusif et à Guillaume Lambert pour la mise à disposition de ces prototypes.

TEST ROUES VTT American Classic Race 2012


par BĂŠatrice Glinche Septembre 2011


our moi aussi, c’était le 1er ! Et comme certains raideurs, j’ai appris au fil des jours, que ce raid était la référence des raids multi en France… La distance, le dénivelé, la difficulté des sections VTT, la beauté des paysages… bref, ce n’est pas un hasard si le RIF n’est pas une manche de coupe du monde des raids aventures (ARWS). Partis le dimanche matin en car pour 2h30 de route vers une destination inconnue, le canoë (section A) allait rythmer le début des 5 jours d’épreuves. 46 équipes se sont élancées sous un ciel bleu de St Nazaire-en-Royans, sur un confluent de l’Isère… 2H vite avalées pour un enchainement avec une petite portion de Trek (section B) avant la grosse section du jour, 100km de VTT. Dès le début de la section VTT (section C), un groupe d’environ 10 équipes pointaient en moins d’une heure, avec notamment Raid74, Quechua, Raidlight / Vertical, les Ukrainiens d’OS Direct Aventure, Arverne Outdoor, Lozère Sport Nature Power Bar, Vaucluse Aventures Evasions Okidosport, Vibram Lafuma, Merrel… En début de soirée, on apprendra l’abandon des Raidlight sur casse vélo de Thomas, équipe qui jouait le podium… et surtout qui avait orienté sa saison pour cet évènement majeur… ce fut la première grosse surprise du raid. Ils décidèrent de continuer à 3… (récit de Sébastien Raichon, à lire sur www.400team.blogspot.com) Cette nuit là, nombreux furent les portages, entamant le moral des équipes moins préparées à ce genre d’exercice… plutôt physique ! Au fil des jours, j’essayai de suivre les premières équipes puis je restais à un CP pour voir les autres équipes mais compte tenu du peu d’infos que j’avais (une carte au 100 000ème avec un tracé en couleurs), j’ai parfois eu du mal à trouver les CP… à anticiper mes déplacements et à évaluer le meilleur endroit pour faire des photos, croiser les équipes… la disponibilité et la gentillesse des bénévoles m’auront parfois aidé à me placer au meilleur endroit… J’ai aussi reçu l’aide de Pascal Bahuaut (l’organisateur), toujours accompagné du médecin responsable du staff médical… Ce fut un moment fort de cette 2ème journée, ils m’ont emmené en véhicule tout terrain, à la grotte… J’ai ainsi, assisté au passage de plusieurs équipes lors de la section spéléo (section D)… Je terminai ma journée par le Canyon (fin section D), croisant pas mal d’équipes sur cette Transition 3. Cette fin de section faisait l’objet du 1er shunt à 19H, obligeant certaines équipes à couper les sections, se retrouvant sur un classement parallèle… A ce moment là, les équipes reprenaient leurs vélos… Le lendemain matin (mardi), 2 équipes manquaient à l’appel, dont Issy Aventure Whithspirit 2, qui, de nuit, n’a pas trouvé l’entrée du canyon. Leur balise était HS, les organisateurs sont partis à leur recherche… ils s’étaient perdus et avaient préféré attendre le lever du jour pour repartir… il a fallu quelques heures pour les retrouver… Les premières équipes étaient parties sur la section trek… De mon côté, je faisais le choix de partir sur la section H (environ 8H de canoë sur la Drôme) … En discutant avec Gilles et Eric, les 2 bénévoles qui ont reconnu la veille la descente en canoë, j’ai ainsi pu me rendre sur 4 points où j’ai fait quelques photos sympas… A ce CP (19), j’ai revu des équipes qui avaient été réorientées suite au shunt… la course était bien lancée… la distance s’installait entre la tête de course, le milieu du classement et la fin…

Sept Oct 2011

Cela devenait difficile pour moi aussi… suivre la course sans couper la montagne… peu de sommeil… trouver une douche… sans compter qu’il me fallait trouver des lieux où ma clé 3G captait, où je pouvais recharger mes batteries… j’ai ainsi connu la ville de Die et ses agitateurs nocturnes… bref, difficile ‘envoyer des infos quand mon téléphone ne capte pas pendant des heures… Aparté pour remercier Colo (team Chti Aventure Julbo) qui m’a prêté son Iphone, mon Blackberry (le B) ayant rendu l’âme samedi matin, la veille de la course… bref, quelques galères vite effacées tant les discussions avec les teams reporters de certaines équipes (une dizaine avait opté pour cette possibilité) été fréquentes et sympathiques… Eux aussi avaient des soucis pour voir leurs équipes (une carte leur était donné le matin avec 3 points CP indiqués où ils pouvaient se rendre…), les points étaient peu nombreux et imprécis sur la carte… Mardi soir, petite escapade de nuit pour tenter de voir l’arrivée du rappel de 80m (fin section I)… j’ai croisé en chemin le team Raid 74 – Maxi race de Stéphane Agnoli… au moment de les prendre en photo, j’ai posé mon sac au sol, il est parti sur une bonne dizaine de mètres, ce qui a bien fait rire l’équipe… puis dans le noir, j’ai vu le précipice… demi-tour pour rejoindre le chemin et là des lampes au loin, vite, les rejoindre… Jean-Louis, guide et Antonin, son fils de 14 ans (un chamois avec des « Crocs » aux pieds…) faisaient aussi demi-tour… J’ai eu plus de chance qu’un photographe (presse spécialisée) qui a passé la nuit sur la falaise sans équipement particulier… Aux dires des équipes, c’était un passage très beau bien qu’angoissant pour certains… Mercredi, la majorité des équipes aura repris les vélos (section J) pour gagner Buis les Baronnies, théâtre de la fin de course avec la section cordes (K)… Je croise Manu Lang du team raid 74, qui joue le podium (voir interview vidéo), hyper motivé… mais qui ne verra pas la ligne, leur féminine ayant eu un souci de santé, quelques heures avant la fin de course… Je passe à Romans, je rate quelques photos, ne trouvant le bon passage des teams… mais je discute avec Estelle du team griffons, qui me rappelle que l’hygiène buccale et la féminité peuvent aussi s’associer à ce type d’épreuve… (voir interview vidéo), une rencontre pleine d’humour à quelques heures de l’arrivée… Jeudi, le team Quechua termine le raid en vainqueur à 5H02, environ 6H avant les Ukrainiens… les équipes arrivent sur la place centrale de Buis… derrière nous le rocher St Julien que j’ai eu la chance d’escalader avec 2 équipes (les Belges et les P’tites Louves (voir interview vidéo), seul team 100% féminin) grâce aux guides, Dominique et Bernard, guides rencontrés en début de raid… merci à eux de m’avoir fait vivre un autre moment fort de ma semaine, avec de chouettes photos dont celle de la couverture de ce mag… Sur la ligne, je partage aussi un épisode vécu par le team N°12, «Passion Raid Nantes » lorsqu’ils ont suivi (de nuit) les premiers en vtt, juste après le cp29… mais comme ça allait trop vite, ce fut la chute… heureusement sans gravité… « et là, on a réalisé la différence de niveau… on a levé le pied, ça allait trop vite » a précisé Pierre (voir son récit en fin d’article)… Comme prévu, le raid 2011 aura servi de répétition pour 2012 (épreuve support à la finale mondiale ARWC), un an pour revoir quelques détails et présenter une épreuve internationale prometteuse dont l’arrivée est prévue à Monaco… Rideau sur 2011 avec un « Back to nature » slogan cher à Pascal Bahuaud… oui, sans aucun doute ! Pour terminer, je retiendrai un des nombreux messages laissés sur notre « forum encouragement », post adressé à l’équipe 05 Power Bar : « Mais 3 nuits par semaine, c'est la

peau contre la peau et vous suez avec elle. Et 3 nuits par semaine, mais bon dieu que c'est beau… C'est dans la nuit de PowerBar que la légende partira dans la nature au pied du fleuve la ville endormie les laisse seuls et sous la chaleur et sans un bruit ils rattraperont toutes les nuits.. les nuits… les nuits!! :o) allez dernière et 4è nuit les marmottes. Faites nous un final digne d'un feu d'artifice !! Courage et déjà bravo pour ces beaux moments qui n'appartiennent qu'à vous !! Un toto chine !! :o) » Mon récit a été succinct mais plutôt qu’un récit détaillé et unique, j’ai choisi de mettre en avant plusieurs teams car ils ont tous vécu une aventure différente… Place aux extraits de leurs récits, qui je l’espère, vous donneront envie d’aller lire la suite sur leur blog :

RAID IN FRANCE


Sept Oct 2011


RAID IN FRANCE


TEAM RAIDLIGHT, Sébastien : C'est toujours difficile de revenir sur terre après le Rif, de repartir au travail, de se connecter à son ordinateur... Sur une course comme celle là, on a l'impression d'être hors du temps, hors du réel et c'est ce qui est magique et difficile à gérer ensuite. Mais c'est ce qui fait aussi qu'on a envie d'y revenir. (…) Point final j'espère, nous étions bien loin de tout ça durant ces 4 jours... Sur ce qu'on a vu, les Quechs étaient loin devant la concurrence et ils méritent amplement cette victoire. Ils auraient gagné également s'ils avaient du finir avec 3 vtt pour 4 ! http://www.400team.blogspot.com/ TEAM ARVERNE Outdoor, Stéphane : Ce matin, réveil naturel à buis les baronnies. Des sensations un peu partagées pour notre première participation à une coupe du monde de raid aventure. Le plaisir de n'avoir jamais couru en surégime, de n'avoir eu aucune défaillance physique, d'avoir parfaitement géré notre sommeil au point de trouver que 8 heures sur 5 jours c'était trop ! d'avoir toujours lutté avec les équipes du top 10. Et dans le même temps la déception immense de cette aventure inachevée par la mise hors classement de l'équipe pour cause de cp non validé. (…) http://arverne-outdoor.sport24.com/653171/Queue-de-poisson-et-jus-de-boudin/ TEAM ISSY AVENTURE - WHITSPIRIT.FR, Patrick : La section VTT fut dantesque avec 25 heures d'effort, dont 20H00 à pousser et porter le vélo. Un des tournants du raid fut la balise 10, dans le lit d'un canyon, où nous allons jardiner 1 heure et demie. Mais nous pouvons nous estimer heureux, une autre équipe mettra 6 heures à la dénicher et certains ne la trouveront jamais. http://withspirit.sportblog.fr/950799/BABY-RIF/ TEAM CAP03, Pascal : Ils en auront pris plein les yeux et le beau temps aura été leur allié même si le soleil a parfois aussi durci la course. Mais je n’imagine même pas ce qu’aurait pu être l’épreuve si le mauvais temps avait été de la partie. En effet seulement 2 équipes ont réussi à boucler l’intégralité du parcours proposé. http://cap03.planet-allier.com/ Team XTTR63, Stéphane : Nous décidons de descendre droit dans le pentu juste après les barres rocheuses. Depuis quelques km Jo s’est fait un ami, Tobby le chien, qui nous suit partout. Les cailloux roulent sous nos pieds, Jo tente de me décapiter, mais il me loupe, quelques minutes plus tard s’est au tour de Tobby d’être la victime du grand (le caillou de la taille d’un ballon de foot lui passe 20 cm au-dessus de la tête !!) Nous franchissons des pierriers, la forêt amazonienne, le delta du Danube et arrivons enfin au poste. http://www.xttr63.com/

Le Raid In France pour EndorphinMag c'est : ==> 100H de live ==> 80H de boulot pour le webmaster ==> 150H pour le reporter sur place ==> 600 messages d'encouragements posté par les internautes ==> 300 news publiés pour faire vivre la course sur les 5 jours ==> 500 photos publiées ==> plusieurs interviews en course et une vidéo annonce du raid à J-8

Sept Oct 2011


Récit de Pierre du team Passion Raid Nantes Ca y est la ligne est passée, quelle aventure ! Nous qui arrivons du pays du petit beurre et du muscadet où le seul relief qui entraîne nos mollets sont des pentes rocheuses qu'on appelle coteaux. Rien avoir avec les 14000 m de dénivelé positif que propose le Raid in France, rien de comparable bien sûr avec les longs portages qu'impose le tracé de Pascal. Rien auquel on peut s'accrocher, pas de repère, rien, le brouillard, aucune estimation possible de temps, de gestion de l'effort, sur lesquels nous petits Nantais on peut s'organiser. 5h pour faire les 12 premiers kilomètres de la portion VTT . Et pourtant, on s'y fait après les premières 24h et une nuit passée sur le vélo, l'organisme prend doucement ses marques. Les douleurs du corps qui résiste s'estompent doucement, c'est l'endorphine qui débarque. La mécanique est en action, je mange donc j'avance… Reste à gérer la tête, la fatigue psychologique, la lassitude de l'effort qui dure. C'est plus compliqué la tête, faut négocier, faut cultiver chaque instant de plaisir. Chouette je mange du saucisson... C'est bon, j'aime... je crois ? Bref, chaque évènement à son importance, son petit effet qui nous fait voyager quelque temps jusqu'au suivant. Alors bien sûr, faut rester concentré, être dans la carte, le road book, mais sur ce genre de course, les sections sont tellement longues, que souvent on débranche, pour se mettre en mode veille en attendant que ça passe. Alors voilà, certains évènements ont marqué notre raid, la recherche désespérée de la balise 10, un magnifique couché de soleil rose fuchsia sur le col de la Bataille, et ce premier rappel de 80 mètres dans la lumière du soir aussi magnifique que vertigineux. Et que dire du passe du CP29 ou 30 après le col de Ville vieille, la nuit tombe et la brume avec. Au loin des orages pausent l'ambiance électrique de cette longue et dernière nuit de course. Voilà plus 80 heures que nous avançons, après avoir shunté le canoë, nous retrouvons en tête de course non pas au classement mais sur le terrain. On évolue plutôt bien, et notre orientation est propre depuis un bon moment. Mais là, il faut bien le dire on est complètement perdu. Voilà un bon moment que nous cherchons à contourner le col de la Bohémienne via un petit GR qui part normalement sur la gauche. Nos lampes s'étouffent dans le brouillard, et nous permettent pas de voir à plus 2 mètres devant nous. On tourne, on revient, on bute sur un relief qu'on ne voit qu'au dernier moment. Des bruits au loin, tiens une lueur qui s'approche, qui grossit, un groupe, 1, 2, 3, 8 lampes filent sur nous et nous dépassent. "Vous êtes passés au CP 30?" Oui oui "Ok suivez nous alors". On se regarde plus très lucides, à force de vivre ensemble peut être qu'on finit par faire les mêmes rêves. Et pourtant, on se met dans la roue, et on finit par comprendre ce qui se passe. Les Quecha leaders de la course (plus ou moins perdus aussi je crois), en compagnie des Raid Light hors course suite à des ennuis mécaniques, mais vainqueurs de l'édition précédente, évoluent ensemble. Grâce à notre shint on s'est retrouvés devant eux, et voilà qu'on roule avec eux dans le finish. Toujours les éclairs, la brume, la nuit, la fatigue, et le rythme qu'imposent les forts. On se pose plus de questions, on range la carte et on suit. Quel amateur de karting n'a pas rêvé de conduire sur les genoux de Shumacher. On y est, c'est tranquille, ça discute, ça se charrie, c'est Seb des Raid Light qui oriente, et derrière nous on est au spectacle. Derrière leur PC (on le saura après) nos proches qui grâce au site de la course pouvait suivre via Google notre itinéraire, hallucineront de nous voir en si bonne compagnie, dans le rythme de meilleurs après 80 heures d'effort... On était sur le port bagage... Voilà tout ! Anecdote parmi plein d'autres, on finit 28ème ensemble, heureux et tellement d'être allés au bout de notre engagement, depuis nos vignes du muscadet, l'aventure ressemblait à une montagne à gravir, on constatera sur place qu'il y en avait en fait plusieurs ! Pierre G. Passion Raid Nantes (team en photo au-dessus du récit) ENDORPHIN Crédit Photos : Béatrice Glinche

RAID IN FRANCE


par Alexandra Flotte Ao没t 2011

Copyright FFCO


Présentation : Amélie CHATAING Née le 8 mai 1986 (25 ans) En couple avec Philippe Adamski Professeur d’EPS avec décharge horaire Club : NOSE (Nature Orientation Saint-Etienne) depuis 1998 - Kalevan Rasti (Finlande) EndorphinMag (EM) : Comment es-tu arrivée à la course d’orientation ? Amélie Chataing (AC) : J’ai découvert la course d’orientation à l’école primaire lors de séances de découvertes. Arrivée au collège, j’ai donc décidé de pratiquer ce sport à l’association sportive. J’ai rejoint la même année le club de Saint Etienne pour pouvoir effectuer les compétitions fédérales. L’intégration en équipe de France s’est faite à 15 ans lorsque j’ai rejoint le groupe cadet (groupe France moins de 18 ans) après avoir été « détectée » lors de compétitions nationales. J’ai ensuite suivie la filière fédérale en intégrant le groupe junior ( - de 20 ans). Après 2 championnats du monde junior et le bac en poche, j’ai rejoint le pôle France de course d’orientation où je m’entraine depuis 2004. EM : Quels étaient tes objectifs sur ces WOC 2011 ? Est-ce que le fait que cette compétition ait lieu en France, cette année, a changé quelque chose ? AC : Ces championnats du monde en France étaient l’objectif principal de l’année. Courir un championnat du monde à domicile n’arrive au maximum qu’une seule fois dans une carrière d’orienteur. J’avais à cœur de préparer au mieux ces compétitions. Les terrains s’annonçaient être très techniques. Depuis l’automne dernier avec l’équipe de France mais aussi d’initiative personnelle, j’ai donc effectué de nombreux stages d’entraînement sur des terrains similaires, que ce soit dans le massif des Bauges mais aussi le Vercors et le Jura. Depuis Septembre 2010, j’ai passé quasiment 6 mois en dehors de chez moi pour des stages d’entraînement. Je savais que la pression le jour J serait peut-être plus importante que pour un autre championnat du monde, mais elle devait être contrebalancée par la confiance accumulée lors des nombreuses heures d’entraînement. EM : Une telle préparation permet donc d’arriver plutôt dans de bonnes dispositions ? AC : Oui effectivement, après une préparation sérieuse et sans soucis physiques en juillet et août, je suis donc arrivée aux WOC sereine et satisfaite du travail accompli. EM : Parles-nous un peu de tes courses sur cette semaine de WOC … AM : Les premières courses étaient les qualifications de longue distance et moyenne distance, où j’ai essayé de produire des courses « propres » sans prise de risques démesurée pour accumuler de la confiance pour le reste de la semaine. Je passe 4ème et 3ème de ma série : contrat rempli. La finale longue distance ne s’est pas exactement passée comme prévu. Avec un choix d’itinéraire un peu hasardeux et un choc à la tête, juste à côté de l’œil, pour aller au premier poste, je perds le contrôle de ma CO et fait une erreur qui me coûte beaucoup de temps. La course n’était donc plus la même et je savais que j’avais dès lors un gros handicap… J’ai quand même tout donné jusqu’à la fin de course pour obtenir le meilleur classement possible. Je termine 16ème, loin derrière les meilleures, mais à une place qui était jusque là ma meilleure performance en championnats du monde. Beaucoup de regrets bien sûr mais j’étais tout de même satisfaite de m’être battue jusqu’au bout. A l’approche de la moyenne distance, la confiance en ma technique n’était pas partie mais j’avais décidé d’entrer avec beaucoup de « respect » dans la course, de ne relâcher à aucun moment mon attention de la carte.

La course s’est bien déroulée et j’ai réussi à garder mon concept de course jusqu’à l’arrivée : rester maître de mon orientation. A l’arrivée, c’est un soulagement, certes, je n’ai pas fait une course parfaite, une petite erreur à la 3, un manque de relâchement qui m’a empêché de tout donner physiquement. Mais je sais que j’ai fait une course à mon niveau, que je n’ai pas « gâché » cette course que j’attendais tant. Le résultat, 10ème me satisfait, la barre du top 10 est enfin franchie ! EM : Qu’en est-il du relais ? AM : Le relais s’annonçait très ouvert, avec une course technique, aucune équipe n’allait être à l’abri de grosses erreurs. Le relais français était composé de Céline Dodin en première relayeuse, Charlotte Bouchet en 2ème et je devais me charger du dernier relais. Céline réalise un bon premier relais, mais malheureusement Charlotte commet un peu trop d’erreurs et ne peut pas me transmettre le relais au contact des autres équipes. Je pars donc sans pression, avec de bonnes sensations et réalise une très bonne course, la meilleure de la semaine et signe du même coup le meilleur temps du dernier relais. Nous terminons 9ème, un peu déçues car un top 6 était à notre portée, mais vraiment motivées pour faire mieux l’an prochain ! Enfin, la victoire tant attendue des hommes nous a vite fait oublier cette déconvenue. EM : Qu’est-ce qui t’a le plus marqué durant cette semaine ? AC : Le point commun de toutes ces courses a été le passage et les arrivées dans une aréna avec des spectateurs survoltés ! Les encouragements donnaient des frissons et les jambes avançaient toutes seules... Cette ambiance a vraiment été un plus et a contribuée à faire définitivement de ce WOC un championnat mémorable. EM : Quel est ton après WOC ? AC : Après quelques jours de repos, j’ai repris l’entraînement afin de préparer les dernières coupes du monde de la saison qui se dérouleront en République Tchèque et en Suisse. La saison prochaine sera centrée sur le championnat du monde qui se déroulera cette fois-ci en Suisse, où j’espère confirmer ma progression. EM : Nous te le souhaitons aussi. Merci et bonne continuation !

www.woc2011.fr

Sept Oct 2011

Interview Amélie Chataing


Chaque été, depuis bientôt 47 ans, un rituel identique anime le monde de la course orientation scandinave … une grande migration, comparable à celle des rennes, vers O’Ringen, une des courses mythiques, avec les grands relais nocturnes de la 10 Mila, ou de la Jukola finlandaise. On y converge par milliers, de toute la Scandinavie, et d’année en année, de toute la planète. Jean-François Valleix


par Jeff Valleix Août 2011

Une immense migration

Une organisation rodée

Cette migration, nous avons pu la percevoir dès la sortie de la zone aéroportuaire d’Arlanda, au Nord de Stockholm. En prenant l’E4, l’autoroute qui longe le golfe de Botnie, nous avons très vite l’impression d’être pris dans un flux. Celui-ci se confirme à mesure que nous approchons de la province du H lsingland, à 300 km de Stockholm … D’emblée, nous repérons des dizaines puis des centaines de voitures arborant la micro-balise au rétroviseur. Très vite, notre regard ethnographique s’exerce et nous pouvons dresser le portrait-type du parfait migrateur-orienteur : se déplaçant en famille, souvent dans une Volvo break affublée de plusieurs vélos sur le toit, accompagnés parfois de kayak, tractant éventuellement une caravane. Nul doute, les Scandinaves sont des passionnés de sports de nature. A la dernière sortie autoroutière, un immense panneau de bienvenue nous annonce l’imminence de l’évènement… nous touchons au but !

Pourtant, quelques kilomètres plus tard, nous perdons nos repères : pas d’encombrements brouillons, d’attentes fébriles, de stationnements désordonnés comme on peut les connaitre sur les courses hexagonales. Installés en quelques minutes par des bénévoles disciplinés, nous peinons à percevoir que nous sommes près de 22 000 à avoir convergé vers cet aérodrome militaire qui tient lieu de cœur à la course. Au loin, un immense camping temporaire d’où dépassent, par centaines, des flammes et drapeaux bigarrés. Face à nous, des dizaines de chapiteaux que la signalétique nous permet aisément d’identifier : PC course, zone presse, restaurants, infirmerie, radio, douches, supermarché, hall d’exposition, garderie, podiums… On est plus surpris d’y trouver un chenil ou une location de vélos qui propose de vieilles montures militaires destinées à se rendre sur les deux zones de départ de la semaine, distantes d’une dizaine de kilomètres.

Sept Oct 2011

C’est une ville de toile que l’organisation a monté, le temps d’une semaine. Nul doute, les Suédois ont un savoir-faire dans l’organisation d’événements de masse. A moins de 200 kilomètres de là, se trouve Mora, la ville d’arrivée de la Vasaloppet, la plus grande course de ski de fond au monde qui attire sensiblement le même nombre de sportifs. Nous appendrons plus tard qu’il existe même une « université » qui permet aux futures régions candidates de venir se former, de profiter de l’expérience des précédentes éditions d’O’ringen. Déjà, les candidats sont sur les rangs : en 2012, ce sera la province de Åland, sur la côte sud-ouest, près de Göteborg, puis en 2013, Boden, dans le Lapland (Laponie suédoise) avec un départ de course sous le soleil de minuit… Quant à 2014, il faudra fêter dignement le cinquantenaire de l’épreuve.


5 jours de courses Côté sportif O’Ringen propose 5 courses en 6 jours. Rendezvous familial, mais c’est avant tout un événement sportif. Nous avons l’occasion de nous en rendre compte dès la cérémonie inaugurale. Les nombreux discours passés, un sprint urbain réunissant les jeunes par clubs ou ligues régionales permet de se convaincre de la ferveur qui entoure la course d’orientation. Tant pour les jeunes dont on perçoit la concentration fébrile, que de la part des supporters amassés près des balises, on sent qu’O’ringen est un des temps forts de la saison, qui vient sanctionner des mois de préparations, des centaines de balises, des heures de simulation sur cartes. Nous sommes contents de retrouver les jeunes de l’équipe espagnole venue se mesurer à l’élite scandinave. Nous allons partager avec eux des bungalows, à quelques centaines de mètres du départ. Nous profiterons au passage de leurs accréditations pour nous déplacer en voiture, accéder aux ordinateurs de la zone presse, grâce à l’entregent de leur entraineur scandinave : Per Emion …

Les vertiges de l’Aréna Dès le lendemain, et ce durant les cinq courses, le même rituel se reproduit. Dès le réveil, une nuée converge sans encombrements vers le départ : en vélo ou en car pour la majorité, en voiture pour une minorité privilégiée. Les deux arénas, d’immenses prairies en lisière de forêt, sont très organisées. Au centre, trône un immense chapiteau qui accueille la dizaine de lignes d’arrivée, les ordinateurs de la GEC et ceux de la presse. On peut voir s’afférer les speakers ainsi que les journalistes qui guettent les champions. Un peu plus loin, deux tentes, une pour le ravitaillement, une autre qui abrite une vingtaine d’écrans sur lesquels défilent les résultats en direct. De part et d’autre, les tentes de club et les sacs de coureurs, groupés par club autour d’un fanion ou d’une flamme emblématique. Bleu, vert, rouge… c’est un véritable caléidoscope qui s’étale à perte de vue. Il doit y avoir des centaines de clubs. Tout le monde arbore fièrement sa tenue. On remarque les tenus de clubs venus en masse : OK Linné, IFK Lidingo … Là dans un amas de sièges pliants, parfois de poussettes, de sacs, de vêtements. Plusieurs générations, en famille souvent, partagent leur passion et s’affairent. On se change, on s’échauffe pour ceux qui se préparent à partir. Ceux qui en ont terminé relisent attentivement les feuilles de chronométrage, tracent leurs parcours sur carte, ou échangent sur les choix d’itinéraires… Un certain vertige nous envahit. Mais déjà, il est temps de partir vers la zone de départ, souvent assez éloignée. En quittant l’aréna, pénètrent sur les superbes terrains cartographiés : d’immenses forêts de pins avec sous-bois de lichen, de mousses et de myrtilles ; de reliefs imperceptibles faits de moutonnements rocheux ou de chaos entrecoupés de fonds tourbeux. Une fois en course : pas facile de s’y retrouver. Avec les quelques français présents à cette édition, nous nous retrouvons sur des terrains et sur des cartes qui nous déstabilisent. Les cartes sont très simplifiées : seuls les rochers les plus importants ont pu être cartographiés, ce qui constitue des points d’attaque difficiles parfois à trouver. Il y a peu de lignes d’arrêt nettes. Sur de tels terrains, la prise d’azimut est capitale, encore faut-il pouvoir ensuite suivre celui-ci sur des kilomètres en trouvant quelques points d’appuis. La moindre erreur entraine un temps important pour se recaler. Autant dire que nos résultats ne sont pas brillants… ENDORPHIN Crédit Photos Jeff Valeix

O RINGEN


Nouvelle édition qui a rassemblé 1400 coureurs au départ (700 sur chacune des courses) et tout autant d’accompagnateurs et de spectateurs, voir plus...


Š photos : Jacques Marais


Communiqué de presse Août 2011

La quatrième Edition du GRAND RAID DES PYRENEES vient de se terminer, et comme pour les 2 éditions précédentes, le Grand Raid des Pyrénées 2011 a ravi tous les participants (coureurs bien évidemment, bénévoles, accompagnateurs et aussi spectateurs, toujours plus nombreux). Cette édition a rassemblé 1400 coureurs au départ (700 sur chacune des courses) et tout autant d’accompagnateurs et de spectateurs, voir plus. 22 nationalités étaient représentées cette année, avec quelques coureurs venant de très loin pour participer au GRP (Suéde, Japon, Chine par exemple), et aussi une délégation grossissante de coureurs du Royaume Uni, suite au succès de Nicky Spinks en 2010 et la promotion de la course qui a été faite sur les médias Anglophones.

Le déroulement de la course s’est effectué sans aucun souci. Seul fait majeur à noter, le décalage de 2 heures du départ de l’Ultra de 160 Km, pour des raisons de sécurité. En effet, les bulletins météo du jeudi annonçant de très mauvaises conditions en montagne (vents à 100 Km/h, température froide avec une isotherme 0°C à 2 200 m, pluie, neige au dessus de 2 200 m), l’organisation a décidé de donner le départ de l’Ultra à 7h00 le vendredi matin, au lieu de 5h00 et de couper l’ascension finale sur le Pic du Midi, permettant de laisser passer le front orageux de la nuit. Ces décisions ont d’abord été accueillies avec déception par les coureurs, mais en fin de course, les coureurs ayant bravés ces conditions extrêmes, étaient satisfaits de ne pas en avoir eu plus, faisant référence au professionnalisme des organisateurs dans la gestion de ce type d’événements, et à la pertinence dans la prise de décision. En termes d’organisation justement, et plus précisément de logistique de course, il faut noter que cette édition 2011 a pris une orientation plus forte envers le respect de la nature. En effet, aucun gobelet plastique n’a été utilisé sur la course, puisque les coureurs devaient emporter leur propre gobelet, un tri sélectif a été mis en place pour recycler un maximum de produits sur les postes de ravitaillements. Et cerise sur le gâteau, l’eau du ravitaillement d’Aygues Cluses, point de contrôles accessibles uniquement à pieds ou à pattes, a été approvisionné en eau à dos d’ânes. Cette démarche s’inscrit totalement, pour les organisateurs, l’esprit Trail qu’ils souhaitent entretenir sur le Grand Raid des Pyrénées.

1400 coureurs 22 pays

De plus, nous avons cette année eu le plaisir d’accueillir des têtes d’affiche à la notoriété internationale, en la personne par exemple de Dachirri Dawa Sherpa (Vainqueur du 80 Km avec un temps de référence de 9h41, soit 1 heure de moins que pour l’édition précédente) et d’Oscar Perez Lopez (2nd en 2010 sur le 160 Km, 2nd de la Ronda del Cims sur l’Andorra Ultra Trail, et qui monte cette année sur la plus haute marche du podium de l’Ultra).

Ce grand événement s’est clôturé comme l’année précédente par la remise des prix et le traditionnel buffet d’après course où coureurs et bénévoles peuvent partager leurs émotions et leurs plaisirs, dans un esprit de fête et dans la convivialité, marque de fabrique du GRP. ENDORPHIN

Classements

160km / 10 000mD+ 1 Perez Lopez Oscar Team Altecsport 21:36:50 2 Benito Cornejo Jose Vicente Gailurrak Team 24:08:02 3 Nain Sebastien Team Platinium / Sigvaris 24:19:36

80km / 5000mD+ 1 Sherpa Dachhiri-Dawa Quechua 9:41:22 2 Cazau Christophe 10:14:31 3 Gay Anthony 10:24:21

1 Spinks Nicky Dark Peak 29:45:59 2 Rousset Julia Okidosport 30:12:57 3 Olasagasti Nathalie Stade Saint Gaudens 30:42:57

1 Francastel Agnes 12:22:37 2 Sanson Karine Team Traid Bouliac 13:20:12 3 Bernard Villain Sylvie Relais De La Pomme 13:26:04

Sept Oct 2011

www.grandraidpyrenees.com Crédit photos : Jacques Marais pour l'organisation

GRAND RAID DES PYRENEES


par Béatrice Glinche Septembre 2011

EndorphinMag.fr (EM) : Pourquoi avoir décidé d’inscrire un team Quechua ? Thomas Monier (manager team Quechua) (TM) :

• Parce qu’il y a 2 filles dans le team et qu’elles n’ont pas souvent la possibilité de courir ensemble et d’avoir des projets communs. De plus, le team existe et fonctionne aussi bien grâce à Marion qui est notre relais au sein de la marque. Il nous est apparu évident qu’elle serait la troisième fille. • Parce que c’est une destination française très exotique où aucune des 3 filles n’est déjà allée courir. De plus, la marque « Quechua » doit y être vue ! • Parce que « Quechua » a lancé un programme et une gamme de vêtements réservés aux femmes. Les filles seront donc les ambassadrices de cette politique sur un raid exclusivement féminin durant lequel elles pourront présenter et échanger sur les produits. • Evidemment aussi parce que c’est une excellente vitrine médiatique où nous allons promouvoir la marque « Quechua » ainsi que le team raid « Quechua.com » auprès de tous les medias nationaux et internationaux. EM : Quels sont vos objectifs de course ? TM : Courir ensemble un raid atypique et partager un moment entre filles sans les gars du team. Aller chercher une victoire sur un raid exotique où c’est la même équipe composée de triathlètes qui gagne depuis plusieurs années. Nous partons aussi en Guyane pour promouvoir la marque et les produits raid/trails « Quechua » auprès d’un public féminin pas forcément spécialiste. Inévitablement, nous allons partir faire des tests en situation de matériel pour la saison estivale 2012, notamment sur la qualité des textiles mais aussi sur les chaussures.

De plus, Emilie et Sandrine se seront habituées à la chaleur et à l’humidité chacune dans des spots exceptionnels (Tasmanie, Réunion). Physiquement, les filles seront peut être un peu fatiguées mais c’est surtout un raid où il faudra faire preuve de cohésion et de solidarité. De ce fait, dès le mois de septembre, Emilie et Marion vont s’aligner sur un raid dans l’Ain pour travailler les enchainements et faire des épreuves techniques. Le lendemain, nous ferons des activités nautiques pour bosser notamment le canoë. Nous essayerons de reproduire ce type de rassemblement au moins 2 fois avant le départ. EM : Raid à étapes courtes, inconvénients, avantages ! TM : C’est une réalité, les 3 filles « Quechua.com » sont des spécialistes des efforts longs voir très longs. Ce raid à étapes courtes pourrait donc être à leur désavantage. Pourtant, vu l’état de fraicheur dans lequel vont être Emilie et Sandrine, il est fondamental que ce soit court pour leur donner une chance de rivaliser avec les meilleures. Et puis leur principale force sera de s’appuyer sur une cohésion et une solidarité parfaites ainsi que sur leurs compétences techniques. Leur motivation fera le reste mais là-dessus, je ne suis pas du tout inquiet, elles en parlent déjà beaucoup et ont hâte de se retrouver toutes les 3 sous le soleil de la Guyane !

Propos recueillis auprès de Thomas Monier, manager du team Quechua.com ENDORPHIN

Crédit photos Endorphinmag & Quechua EM : Un mot sur votre préparation… TM : Sandrine sort d’une victoire très éprouvante sur le Raid in France. Elle va donc récupérer avant de reprendre une préparation pour les mondiaux de raids en Tasmanie 15 jours avant le raid amazones. Emilie a beaucoup couru en Trail cette fin d’été dans le but de préparer le grand raid de la Réunion qui sera aussi peu de temps avant la Guyane. Quand à Marion, grâce à son penchant pour le triathlon, elle court et roule déjà très bien et en tant qu’accompagnatrice en montagne, elle va chercher à travailler et optimiser son orientation.

Sept Oct 2011

Présentation du team « Quechua.com »

• Sandrine MONIER : 37 ans, mariée, 3 enfants, professeur des écoles, membre du team raid « Quechua.com », 2 victoires en coupe du monde de raids, spécialiste en vtt et kayak,

• Emilie LECOMTE : 31 ans, en couple, commerciale, membre du team trail et raid « Quechua.com », spécialiste du trail, plusieurs victoires sur des ultra trails dont le grand raid de la Réunion,.

• Marion MANEGLIA : 29 ans, en couple, responsable communication chez Quechua, spécialiste en triathlon, trail et ski alpinisme.

INTERVIEW TEAM QUECHUA.COM


par Béatrice Glinche Août 2011

assif des Bauges, St François de Sales, Samedi 13 et dimanche 14 août 2011… Je suis un peu en avance, sans doute l’excitation d’assister à mes premiers Championnats du monde de CO (27 ans qu’ils n’avaient pas eu lieu en France), moi qui, côté mondiaux en France, n’est assisté qu’au foot, à l’athlé et au rugby… ce qui change, c’est surtout que cela se déroule en nature, hors stade ! Les bénévoles s’affairent pour aménager le site d’arrivée (l’Arena) de St François de Sales... Peu de stands commerciaux, d’espaces dédiés à la restauration, pas même un café d’ouvert… Simple et accessible, on se promène presque partout sans badge, pas d’autres championnats… mais où sont les athlètes ? Où trouver les plus belles balises (paysage) ? Et ce fut comme je l’avais imaginé, d’abord avec un accueil très chaleureux des organisateurs (merci à Janick et ton équipe) et très vite, j’ai été entrainé hors des accès autorisés au public… Autre bénévole de luxe, le Lieutenant Colonel Patrick Desbrest, qui travaille à l'école militaire de haute montagne de Chamonix (EMHM) et responsable de l'équipe de France militaire de ski, a été mon guide pour cette 1ère journée, m’entrainant dans les Alpages puis en forêt ! Postée (bien cachée pour ne pas influencer les athlètes), je me suis régalée à zoomer ces champions, dans un espace naturel classé Natura 2000… sous le soleil, évidemment ! Lors de cette journée de qualification sur « Longue distance », mon petit jeu consistait à repérer les maillots tricolores, pas facile dans cette jungle de maillots multicolores portés par près de 600 athlètes internationaux et plus de 50 nations présentes pour l’évènement (un record). Alors que ce sport outdoor s’exerce principalement en nature, bizarrement, les orienteurs ont des tenues très bariolées (de mon côté, j’avais opté pour le kaki, histoire de se fondre avec la nature et opter naturellement pour l’option camouflage, requise pour s’approcher au plus près des endroits stratégiques sans se faire voir). Mais bon, si elles sont confortables et fonctionnelles alors… mais revenons à notre sujet, le suivi du Mondial de course d’orientation (WOC) !

Sept Oct 2011

Cette première course au contact des meilleurs mondiaux m’a transporté sur une autre planète, celle où il est possible d’approcher les athlètes à l’arrivée, celle où performance rime avec simplicité… Aujourd’hui, qui connait Thierry Gueorgiou malgré ses 9 titres de champion du monde ? On ne rattrapera jamais les pays nordiques sur la popularité de ce sport, quoique si la CO fût plus développée en milieu scolaire… mais ceci, est un autre débat… Bref, voyage sur une planète où courir ne sert à rien si votre cerveau ne traduit pas les symboles de la carte, si la lecture de la carte et du paysage ne sont pas en adéquation… en somme, ne pas confondre vitesse et précipitation ! A l’issue de la première journée, l’équipe de France masculine se classe plutôt pas mal, quand aux françaises, c’est le round d’observation, il fallait assurer les qualifs (cf : interview vidéo de Charlotte Bouchet, Amélie Chataing et Céline Dodin) ! Le dimanche matin était réservé au O Festival, et concernait le grand public pour des courses d’orientation sur les pas des champions… 4000 participants ! Qui a dit que la CO était confidentielle ? Il y a de nombreux étrangers… Des raideurs sont là aussi (Colo du Team Ville-la-Grande et Thomas du Team Raidlight), c’est un terrain d’entrainement de classe mondiale ! Dans l’aire d’arrivée (l’Arena), l’ambiance est très familiale, chacun commente sa course… attend l’arrivée d’un ami, d’un parent… bref, ça grouille de monde mais chacun trouve sa place, dans l’attente des 2 courses de l’après-midi, Qualification Moyenne Distance Femmes et Hommes. Petit détour par le stand anti-dopage et surtout par l’équipe mise en place pour sensibiliser le grand public (athlètes)… Un médecin et plusieurs bénévoles vous font remplir un test et traduisent les résultats… Près de 600 participants du O’Festival aura fait le détour par ce stand, de manière totalement volontaire… il fallait saluer la démarche… système qu’il faudrait retrouver sur d’autres épreuves de sport de masse…

La suite, vous la connaissez, Thierry Gueorgiou a raflé 2 nouveaux titres en individuel… et avec François Gonon et Philippe Adamski, ils ont gagné l’or par équipe ! Chapeau bas les français… Les françaises ne sont pas parvenues à monter sur le podium… mais ce mondial restera dans les mémoires de par la qualité des « cartes », de l’ambiance et du magnifique site offert aux participants… De retour chez moi, n’ayant pu suivre le reste des compétitions, j’ai vibré en suivant le live proposé sur internet par un site finlandais… Une édition à vivre, difficile à raconter… Fallait être là !! ENDORPHIN

© FFCO, Wok et Béatrice Glinche


Plus d’infos sur www.ffcorientation.fr

WOC


par Nicolas Verdes

Sept Oct 2011


X'Trem Tour : Pascal PICH transforme l'essai L'édition zéro du X’Trem Tour, qui s'élançait officiellement le 21 juillet de Palavas les Flots (34), est arrivée à son terme le 15 août à 16h30 à Paris sur le parvis de l'Hôtel de ville. Pascal PICH, quintuple champion du monde d'ultra triathlon et détenteur de 9 records du monde, avait la lourde tâche de relever le défi en effectuant les 24 étapes de ce Tour de France en triathlon. Au terme de la dernière étape, qui le conduisait de Yerres (91) à Paris, et durant laquelle il a été épaulé par le célèbre sprinter de l'équipe SAUR-SOJASUN, Jimmy CASPER venu en ami, il aura totalisé en 26 jours (2 journées de repos) 52 kilomètres de natation, plus de 4300 kilomètres de cyclisme en escaladant au passage une vingtaine de grands cols, et 360 kilomètres de course à pied (une tendinite du talon d'Achille l'ayant obligé à réduire le kilométrage pédestre de certaines étapes). Le but de cette édition était de tester sur le terrain la faisabilité en compétition d'une telle épreuve, et d'en tirer les conclusions qui s'imposent, avant de proposer aux futurs participants, une compétition aux dimensions humaines, ludique et novatrice. Le champion gardois a relevé le défi, transformant ainsi l'essai, en ouvrant la porte à l'édition 2012 qui sera réétudiée dans sa forme et son volume global. Pascal PICH prouve ainsi à 47 ans, que ce type de performance est accessible à tout athlète bien préparé. Il va maintenant prendre quelques jours de repos avant de se préparer pour une épreuve de Coupe du Monde qui le conduira en Italie et durant laquelle il devra venir à bout de 10 Ironman (3.8 km natation / 180 km vélo / 42.195 km course à pied) en 10 jours, et il espère bien, s'il trouve les budgets nécessaires à sa participation, jouer les premiers rôles. EndorphinMag (EM) : Pascal, tout d’abord, merci de nous recevoir pour nous parler de ce Tour de l’Extrême. Cette idée de réaliser un Tour de France façon triathlon, comment est-elle venue ? Pascal Pich (PP) : Comme souvent, cela commence par un rêve de gamin. Le Tour de France fait vibrer, et comme tous les mômes, j’en ai rêvé ! Ma carrière sportive m’ayant conduit dans d’autres directions que le cyclisme traditionnel, j’ai imaginé que peut-être, il serait judicieux de penser à calquer un Tour de France en triathlon à cette grande et belle épreuve. J’ai commencé par tester le concept sur l’étoile de Bessèges, le Tour Med, feu le Midi-Libre, et en 2009 je me suis lancé sur le vrai Tour en 8 jours et 8 nuits. Tout semblait coller, alors j’ai planché sur le X’Trem Tour. EM : Durant ton périple, tu as évolué dans de nombreuses régions, au milieu de superbes décors. Quels furent pour toi les plus beaux souvenirs ? PP : Malheureusement, je n’ai pas été gâté par le temps, ce qui ne m’a pas permis de savourer toutes les régions de la même manière, mais j’ai, par exemple, un excellent souvenir de mon arrivée à Saint Pair sur Mer, avec en fond la baie du Mont Saint Michel, mais également un fait marquant, qui ne doit pas se produire tous les jours dans un des plus beaux lieux de montagne. J’arrivais dans le dernier lacet du col de l’Izoard, lorsqu’un Mirage 2000 passa en rase-motte au sommet en position inversée. Il était à moins de 20 mètres et on pouvait distinctement apercevoir le visage du pilote. Tout simplement impressionnant. Un des grands moments de ce périple. EM : En 2012, tu comptes lancer cette épreuve à grande échelle et l’ouvrir à toutes celles et ceux qui y seront préparés. Penses-tu que certains sportifs de haut rang qui régulièrement montent sur les plus belles marches des podiums ironmans, oseront tenter l’Xtrem Tour ? As-tu déjà eu des contacts dans ce domaine ? PP : Nous avons déjà effectivement une trentaine de demandes de participations, mais il ne faut pas non plus trop vite s’enflammer. On parle là d’une épreuve de 15 jours (nous avons décidé justement de réduire le nombre des étapes pour donner une dimension plus humaine à la course) et pas d’un simple Ironman. Ce serait sympa que les cadors de la discipline viennent se frotter à ce nouveau type de compétition, mais ils devront être bien conscients qu’enchaîner 15 jours de courses n’est pas facile, d’autant que l’on va rester dans l’esprit ultra, et que bien que l’on trouvera un prologue type Sprint, on aura également des étapes avoisinant les 300 kilomètres de cyclisme ou 50 bornes à pied. Concernant les filles, rien n’est encore décidé, mais nous nous dirigeons actuellement, vers une édition strictement masculine. Pour avoir moi-même testé le concept, et sans vouloir manquer de respect à la gente féminine, je ne vois pas à ce jour, qui pourrait être en mesure d’enchaîner plus de 4 étapes tout en respectant les impératifs de temps qui seront imposés.

EM : Pour terminer, tu mettais sur le site d’Xtrem Tour, chaque jour le déroulement de tes étapes, tes impressions, ton alimentation, ce qui est, après des journées comme tu en as vécues, très remarquable et l’on t’en félicite. Même s’il n’en sera pas demandé autant, peux-tu nous expliquer quelles qualités seront demandées aux participants de l’Xtrem Tour 2012 pour réussir à boucler le périple ? PP : Je m’étais imposé ce retour auprès de mes partenaires ou mes ami(e)s et il est vrai que ce n’était pas facile tous les jours. Faire ce compte rendu m’obligeait à n’éteindre la lumière qu’après minuit et sachant que je me levais entre 5h30 et 6h, cela réduisait réellement le temps de sommeil. Je suis un mec de parole et lorsque je m’engage à quelque chose, je fais en sorte de m’y tenir. Concernant les qualités des autres athlètes, nous leur demanderons simplement de prouver qu’ils ont les moyens physiques d’aller au bout en nous fournissant les preuves d’un passé sportif en adéquation avec le X’Trem Tour. Je le répète, cela ne sera pas une promenade de santé, mais bien une compétition, ce qui imposera, par exemple, de respecter certains paramètres chronométriques. On ne pourra pas imaginer, par exemple, que le vainqueur passe la ligne en 9h00 et que le dernier arrive après 19h de course. Pour des problèmes d’organisations, mais également pour une reconnaissance du public et des médias, il faudra que la compétition soit lisible. Ensuite, chacun fera ce qu’il voudra. Nous demanderons aux athlètes d’être un minimum disponible pour la presse et les partenaires, mais ensuite ils seront traités comme de vrais professionnels. Libre à eux ensuite de faire vivre leur blog ou leur réseau social, mais peut-être seront-ils moins ouverts à l’idée de grappiller du temps sur leur récupération, qui pourra être très courtes pour certains d’entre eux. EM : Pascal, merci pour ces quelques lignes, en te souhaitant le meilleur pour ton rendez-vous prochain en Espagne (double Ironman en février 2012), et bien sûr tous nos vœux de réussite pour l’Xtrem Tour 2012. L'édition 2012 ayant ainsi été validée, Pascal PICH annonce qu'il sera bien au départ de l'épreuve, avec la ferme intention d'y briller. A suivre… ENDORPHIN CONTACTS X’TREM Tour : 04.66.24.94.69 / 06.22.90.65.21 xtremtour@tri-shopping.fr / www.xtrem-tour.com

EM : Une épreuve comme l’Xtrem Tour demande une très grosse organisation, une logistique implacable. On connait ta rigueur dans le domaine, mais pour toi, quelles seront les points sensibles à ne pas négliger ? PP : Bien évidement, la sécurité et le bien être des athlètes. On change de dimension et on ne peut pas demander à des athlètes qui vont enchaîner les étapes et les difficultés, de dormir sous la tente ou de manger des conserves. Le monde de l’ultra est un monde d’athlètes sans prise de tête, qui ne demande jamais grand chose. Je souhaite, au travers du X’TREM Tour, donner un peu de dynamique à tout cela et faire en sorte que les athlètes soient respectés et pas simplement considérés comme des vaches à lait comme c’est souvent le cas par les organisateurs de compétitions, qui n’ont que comme seul objectif de faire du fric. Concernant la sécurité, on aborde un poste essentiel. Connaissant les difficultés que rencontrent certains organisateurs de coursettes du dimanche, j’imagine d’ici les problèmes qui seront les nôtres ! Ce n’est pas pour autant que je baisserai les bras.

INTERVIEW : PASCAL PICH


Par Stéphane Agnoli Juillet 2011

Samedi 20 août, sous un magnifique soleil, a eu lieu la Tecnica Vertical Race n°6 « Lac du Bourget – Mt du Chat »... 1190m D+ en 7km... Un parcours où il fallait être fort en relance pour arriver en tête sur le magnifique point de vue du belvédère (vue sur le Lac du Bourget, la chaine des Bauges et du Mt Blanc). Chez les hommes, c’est Jérôme BOSCH (bien connu en course de montagne) qui a sorti son épingle du jeu. Le podium est complété par Raphaël DRUAIS (un des organisateurs de la MaxiRace du Lac d’Annecy) qui prend aussi, au passage, la 2nd place du championnat national. Sébastien GAUTHIER d’Ambérieu monte sur la 3ème marche. Notons que Cyril ZAOUCHKEVITCH, en vacances dans le coin, en a profité pour grappiller quelques points au classement national et récupère la tête du classement provisoire du championnat national des Tecnica Vertical Race.

Classement Règlement National Le classement se fait par addition des vos 3 meilleurs résultats sur les 10 manches proposées. Vous rentrez automatiquement dans le classement général dès votre première participation. 3 manches du challenge profiteront coefficient x2, cela vous permettra de multiplier par 2 votre capital point. Suite à des remarques constructives de coureurs : Notez que le coefficient (x2) ne peut être appliqué à qu’une seule reprise (si vous participez aux 3 courses à coefficient, vous ne profiterez que d’une course avec coefficient, sur votre meilleur résultat).

Avec un joli plateau chez les dames, c’est Julia COMBE qui prend la 1ère place. Elle en est à sa 3ème victoire sur les Tecnica Vertical Race. Elle devrait donc remporter le challenge national avec une bonne longueur d’avance. Le podium femmes a été complété par 2 féminines en pleine préparation du grand rendez-vous du mois d’août de Chamonix : Maud COMBARIEU prend la seconde place et Cathy DUBOIS la 3ème… Rendez vous sur La Clusaz le 17 septembre pour la prochaine manche… Au programme moins de 3km pour 1000m de D+ (dans le pentu). ENDORPHIN

Plus d’infos sur http://verticalrace.over-blog.org/

Sept Oct 2011

TECNICA VERTICAL RACE


par Gérald Flotte Juillet 2011

Crédit photo : David Machet - MB Race

‘ai le plaisir de vous retrouver pour vous faire partager une nouvelle journée de vtt … et quelle journée !!! La MB Race ultramarathon (deuxième édition). Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une course à choix multiple. Le départ se fait en masse à 6h du matin de Combloux et vous pouvez vous arrêter au choix au bout de 70km à Megève, 100km à Praz sur Arly ou pour les plus courageux à Combloux pour les 140km.. Pour vous faire une idée du profil, sur les 70km, il y a 3400m de dénivelé positif, sur les 100km 4800m et sur les 140km 6600m ; c’est donc une course qui s’adresse à des compétiteurs très avertis et oui, nous sommes en Haute-Savoie ! Dimanche 10 juillet, un peu avant 6h … Nous nous retrouvons tous sous l’arche de départ ; les visages des concurrents sont fermés, compte tenu de la difficulté de la journée, le stress est palpable. Le départ est donné avec le lever du jour, sous un ciel quasiment sans nuages. Les premiers kilomètres se font sur une route avec un faible dénivelé, ce qui permet d’étirer le peloton et de nous laisser le temps d’admirer les magnifiques chalets alentours.

Sept Oct 2011

Après 2 - 3 km de goudron, on se retrouve enfin sur les chemins, avec des parties plus raides. La première partie montante s’achève aux Sales (km 10) d’où l’on bascule sur une grande descente de 10km jusqu’à Cordon. Le début est assez technique. Par la suite, les chemins s’élargissent et cela permet d’être plus relâché. Entre le 20ème et le 37ème km, se succèdent une alternance de petites descentes et de petites montées. On arrive ensuite sur Sallanches à 500m d’altitude. La traversée de la ville es très roulante sur 5km puis c’est le début de LA MONTÉE : plus de 20km avec 1500m de dénivelé positif ! C’est très dur voire très très dur. Il n’y a presque aucun moment de relâche, hormis aux 2 ravitaillements. Quand vous basculer enfin à la Croix du Christ au 65ème kilomètre, vous vous rappelez ce que disait le speaker lors du briefing de la veille : « La MB Race est la course de vtt la plus dure au monde. ». Je confirme ! Après une descente d’une dizaine de kilomètres, sans grosses difficultés mais durant laquelle il faut tout de même rester concentré, nous arrivons à Megève (km 70). 2 solutions : soit on s’arrête, soit on continue. Personnellement, je vise le 140. C’est donc reparti après un petit temps d’arrêt au ravitaillement.

Encore une grosse bosse d’une vingtaine de kilomètres avec des pourcentages qui restent dans la limite du raisonnable, parsemée de quelques petites descentes qui soulagent les jambes qui commencent à devenir très dures ! La météo devient de moins en moins clémente. Passage à Côte 2000 sous les nuages ainsi qu’au Col de Véry à 2000m d’altitude au ravitaillement 8. Les bénévoles du ravitaillement nous disent que l’organisation parle de neutraliser la course au km 100 car il y a un risque d’orages sur les dernières difficultés entre Praz sur Arly et Combloux. On verra bien … Nous prenons donc la descente direction Praz sur Arly. 7km, très rapides, au milieu des pâturages et des vaches avec des petits passages en forêt assez techniques puis c’est l’arrivée à Praz sur Arly (km 100). On nous annonce que la course est arrêtée pour cause de risques d’orages. Il n’y a que les 6 premiers qui ont pu passer à Praz … Dommage !!! Retour à Combloux par la route après 9h09mn10s d’efforts, en compagnie de Marc, un lyonnais féru de vtt avec qui j’ai fait une bonne partie de la course. Il me faudra donc revenir l’année prochaine pour tenter ces 140km !! ENDORPHIN


Crédit photo : Kodak Mont-Blanc

MB Race ultra-marathon

Bilan : C’est une course très très dure. Il faut être super entrainé et venir avec un vélo en très bon état. Je suis du même avis que « Cycl’Evasion » qui conseille dans le petit fascicule de présentation des courses d’avoir un vtt tout suspendu avec une fourche de 100/120mm de débattement et de très bons freins (180mm à l’avant et 160 voire 180mm à l’arrière) car il y a beaucoup de grosses descentes.

La MB Race … j’ai adoré ! Les paysages magnifiques … Les bénévoles et les spectateurs super sympas. A certains ravitaillements, les bénévoles vous tenaient le vélo pendant que vous repreniez des forces, voire même, graissez la chaine ! Du jamais vu ! Trop gentil ! Sur 140km, 12 ravitaillements prévus et un point d’eau. Idéalement espacés et garnis. Une organisation monstrueuse et parfaite ; 2 jours de fête pour les vététistes en tous genres (courses et animations variées).

Crédit photo : David Machet - MB Race

MB RACE


par Alexandra Flotte Juillet 2011

Crédit photo : David Machet MB Race

our moi, le choix s’était porté sans hésitations sur les 50km. Partager un week-end vtt en couple, ok, mais tout de même, on n’est pas là pour faire n’importe quoi ! Le départ des 50km a lieu de Praz sur Arly à 9h. Entre 6h45 et 8h15, des navettes sont mises à disposition des participants au départ de Combloux. Vers 7h45, je me présente donc pour faire embarquer mon vtt. J’imaginais mal comment il était possible de transporter 250 vtt et leurs propriétaires ; je suis vite renseignée. Les concurrents sont embarqués dans des minibus et les vélos dans des petits camions à benne, séparés les uns des autres par des cartons. Basique mais efficace… et puis surtout, on n’est pas 250 à avoir besoin de faire le trajet entre Combloux et Praz sur Arly. ! Beaucoup de coureurs doivent être du coin et se rendent donc directement sur place. Ouf !! L’ambiance dans le bus est assez détendue, beaucoup de concurrents sont venus entre amis pour faire cette course, ça se branche donc pas mal. Le fait d’être toute seule ne me dérange pas ; comme ça j’irai à mon rythme et puis vu le nombre d’inscrits, je ne devrais pas être bien seule non plus ! 9h, le départ est donné par Thomas Fanar, champion du monde par équipe de ski alpin. Mes tensions s’envolent avec les premiers coups de pédale … c’est parti pour une rando de 50km. Nous faisons d’abord une première boucle d’une dizaine de kilomètres sur les hauteurs de Praz sur

Sept Oct 2011

La descente vers Praz sur Arly est super boueuse. Je ne prends pas de risques et cours à côté du vélo dès que ça commence à sentir trop le roussi. Un peu plus d’une heure trente pour faire 13km, je ne suis pas rendue !!! Nous sommes maintenant sur les 40 derniers kilomètres de l’ultra-marathon. Gérald empruntera donc ce même circuit s’il parvient à aller jusqu’au bout. A ce moment là, je me sens davantage dans la course. C’est parti pour une ascension d’une quinzaine de kilomètres . On va passer de 1000 à 2000m d’altitude. On sort de Praz sur Arly par une route en lacets où l’on se prend une bonne radée finalement bienvenue car rafraichissante. En plus, elle ne dure pas, nickel ! J’arrive au 2ème ravitaillement, bien contente de faire une petite pause. Les bénévoles sont adorables, l’une d’elle me prend même mon camel et fait le plein pendant que je me régale de pain et de fromage. C’est embarrassant autant de gentillesse, mais finalement bien appréciable. Je passe 1h30 avant la barrière horaire, mais je décide de ne pas trop trainer quand même pour filer vers la Tête de Torraz, car il semblerait que le plus dur reste à venir. Effectivement, certaines portions sont vraiment super dures mais les paysages sont tellement beaux que l’on en oublie (presque) la difficulté. La dernière grimpette avant la Tête de Torraz est une véritable torture et je ne fais que penser à Gérald qui va passer par là avec déjà 100km dans les cuisses : infaisable !

Au ravito, tout le monde ne cesse de nous répéter que « ce n’est plus que de la descente ! »… chouette !!! Ils ont une conception bien particulière de la descente, par ici !!! En fait, les quinze kilomètres suivants sont une succession de descentes et de coups de cul minant pour le moral et les jambes. J’arrive même au 4ème ravitaillement avec vraiment les boules : 3km de racines, merci ! Et l’on ne cesse de nous répéter « ce n’est plus que de la descente ! ». Jusqu’au 40ème, j’ai un coup de mou. Mon moral est bien entamé et je commence à ressentir le manque de kilomètres. Heureusement, je rattrape un mec avec qui je discute un moment, ça fait du bien. Je me fais doubler par le premier des 140km, il est super concentré quand il passe à mes côtés et ne répond pas à mes encouragements. Je reprends le moral dans les 10 derniers kilomètres : d’une ça sent l’écurie et de deux, je viens de me refaire une nana qui me double dans toutes les montées et que je repasse dans toutes les descentes. Elle descend vraiment super mal, ça me fait du bien de constater que finalement, je ne descends pas si mal !! Je franchis enfin la ligne d’arrivée après 5h56mn d’efforts : joli, je suis passée sous les 6h !! J’ai presque roulé comme sur l’Oxygen Challenge … pas mal, ce n’est pas tout à fait le même dénivelé. Ayant fait l’acquisition d’un vtt tout suspendu depuis, l’année prochaine, je crois, que je tente les 70 !! ENDORPHIN


Classements HOMMES 140km (6 arrivants) 1 : FRECH Frédéric / 8h41mn19s 2 : MACY Travis / 8h52mn58s 3 : BREITLER François / 9h06mn55s 4 : WETLER Sébastien / 9h19mn00s 5 : SUBIET-BECQUET Michel / 9h27mn34s 6 : TURCAT Emeric / 9h29mn03s 100km (174 arrivants) 1 : BADER Vincent / 6h04mn38s 2 : THIERVOZ Nicolas / 6h08mn59s 3 : DUBOIS Cédrick / 6h17mn26s 70km (275 arrivants) 1 : FOURNIER BIDOZ Mickale / 4h22mn54s 2 : ARDOUIN Antoni / 4h39mn42s 3 : RAGUIDEAU Olivier / 4h41mn00s 50km (213 arrivants) 1 : CHENEVIER Alexis / 2h26mn13s 2 : BOUCHET Nicolas / 2h29mn04s 3 : MAILLARD Octavien / 2h34mn36s

FEMMES (2 arrivantes) 1 : BAZAUD Valérie / 8h40mn09s 2 : FAVARO Marine / 9h57mn04s (8 arrivantes) 1 : SCUOTTO Valentine / 6h41mn23s 2 : CROSSE Aurélie / 6h51mn25s 3 : BEGHEIN Marine / 7h22mn27s (16 arrivantes) 1 : LESCRENIER Katrine / 3h45mn35s 2 : GONTHIER Séverine / 3h48mn59s 3 : PAGEL Carola / 4h04mn46s

Crédit photo : David Machet MB

Crédit photo : Kodak Mont-Blanc

MB RACE


par Alexandre Falq Août 2011

Une première journée sous un soleil de plomb...

ubusson (1), vous connaissez ? Je dois dire qu'avant d'aller faire le raid de la Licorne (2), je ne connaissais pas la capitale de la tapisserie de basse lisse (3) … Nichée au cœur de la Vallée de la Creuse, la sous préfecture du département de la Creuse accueillait un raid nature les 13 et 14 août dernier. Un « Grand Raid » d’une centaine de kilomètres en équipe de 2 ou 4 sur 2 jours et un « Raid Light » de 40km sur 1 jour avec chacun un programme bien chargé : run and bike, vtt (fléché et en suivi d'itinéraire), course d'orientation, vtt’o de nuit, trail, épreuves de cordes…

Le calme avant la tempête... Arrivé la veille de la course, je retrouve Patrick et Martine pour un petit tour de chauffe de 30mn à pied : histoire de se dégourdir les jambes. Le lendemain matin, le soleil et la chaleur étant déjà là, j'en profite pour piquer une tête dans la piscine de l'hôtel. Et dire que dans quelques heures, on sera en plein effort sous cette canicule…

Sept Oct 2011

A 11 heures, je pars rejoindre Patrick et Martine pour récupérer nos dossards. Alexandra, qui partait le matin seulement de Saint-Etienne, nous rejoint à l'hôtel. Ça y est : l'équipe est au complet. Juste le temps de prendre un petit repas d'avant course et c'est déjà l'heure d'aller déposer les vélos au parc à vélos au barrage des Combes.

Après le briefing d'avant course, c'est le moment du run and bike. Patrick et Martine partent les premiers sur les vélos, Alex et moi en course à pied. Départ en côte ! Après 500m de course, c'est le moment du premier changement. Jusque là tout va bien. Alex et moi prenons les vtt et on part pour le deuxième relais. Mais, ça monte raide et nous n'arrivons pas à rattraper Patrick et Martine en course à pied. En haut de cette première montée, nous les rejoignons enfin pour l'échange. Alex est déjà (presque) cramée. Elle souffle comme un cheval et râle déjà. Ça commence bien ! Les autres relais se passent mieux mais nous avons déjà beaucoup de retard quand nous arrivons au parc à vélos pour récupérer les 2 autres vélos. Cette première pause est aussi le premier ravitaillement. Il fait du bien. Quelques kilomètres de liaison plus loin, nous arrivons à la course d'orientation sur le site du lycée des métiers du bâtiment de Felletin (4) aux portes du Parc Naturel Régional de Millevaches (5). Une première épreuve de CO à l'intérieur de l'établissement. Ça fait bizarre, on se croirait dans un décor de film. C'est les vacances et, mis à part les participants, le site est totalement désert.


A la fin de cette première mise en jambe réussie de CO, c'est la tyrolienne. Le temps de la course est neutralisé et tout le monde en profite pour recharger les batteries. Tous les concurrents ne sont pas tenus de se lancer dans le vide. Compte-tenu de l'hésitation des copains, je m’y colle. Je mets le baudrier, monte par l'échelle de cordes le long d’un arbre et, après les vérifications et conseils d'usage, je me lance… dans le vide. Un p'tit moment d'adrénaline qui fait du bien avant de repartir vers la dernière épreuve de cette première étape. Les 16km de vtt fléchés sont une formalité. Le parcours est assez roulant et on fonce vers l'arrivée en dépassant 4 ou 5 équipes qui sont moins bien que nous physiquement en cette fin d'après-midi.

Un repas bien mérité... Juste le temps de prendre une douche et c'est la pasta party. Eh oui, le raid de la Licorne, ce n'est pas simplement un raid et une compétition, c'est aussi un esprit convivial et familial où tous les coureurs, accompagnateurs et organisateurs se retrouvent pour partager un moment de plaisir entre les épreuves. Au cours du repas, on découvre le premier classement. Oulala, on est loin ! Il doit y avoir une erreur ? C'est sûr ! A y regarder de plus près, on se rend compte qu'on nous a chronométré à un peu moins de 8km/h sur la dernière épreuve de vtt alors que nos compteurs annoncent 15,23km/h de moyenne ! On est démoralisé. Il faut vite se remobiliser car à 22h00, c'est la terrible épreuve du vtt’o nocturne. Il faut dire que notre dernière tentative de vtt de nuit s'était soldée (à cause de batteries défaillantes) par 3 chutes et une entorse … (et tout ça rien que pour moi !!)

L’épreuve nocturne... Après le briefing, c'est l'heure de partir pour ce vtt’o de 28 balises en ordre libre. Aucun de nous 4 n'a déjà eu à se confronter à ce genre d'épreuve. Après presque 10 minutes à essayer de voir par quel bout l'attraper, nous nous lançons. Rapidement, nous prenons une première balise. Ludo (organisateur), nous avait prévenu : « il y a des balises inaccessibles en vtt ». Nous décidons de poser les vélos sur le bord d'un chemin pour aller récupérer 3 autres balises. Alex fait grise mine de devoir abandonner son vtt tout neuf en plein milieu de la nuit. Pour ma part, je perds rapidement confiance en moi car j'ai du mal à me situer sur la carte. Nous nous retrouvons dans des prés avec des troupeaux de vaches en liberté. « Attention, à droite, il y a un taureau ! » Toutes ces lucioles qui courent dans tous les sens, ça doit l'exciter un peu. Mais, finalement, nous prenons ces trois balises à pied sans trop de difficultés. Le reste de la course ne se passe pas trop mal … jusqu'à notre sortie de la carte ! Normalement notre balise est sensée être sur la gauche mais elle n’y est pas et les éléments alentours ne correspondent pas vraiment. On aperçoit de la lumière à droite, un village. Alex, nous dit que c’est la meilleure option. Nous traversons effectivement un petit village et grâce à des lignes à haute tension, nous nous remettons dans la carte. On a laissé des plumes, du temps et une balise avec cette première grosse faute. Au bout de deux heures, on est encore loin de l'arrivée et nous devons la rallier par le plus court chemin pour rentrer dans les temps. Mais on est encore loin et pour couronner le tout Martine a une crevaison lente ! On prend des chemins improbables avec de longs portages. Je commence sérieusement à être en difficulté. Le moral est en berne d'autant que nous ne croisons plus de concurrents depuis un moment. Finalement, au loin, on aperçoit des phares. On fonce et on retrouve des concurrents qui filent, eux aussi vers l'arrivée. C'est décidé, on les suit. Ça fait bientôt 2h30 qu'on est parti et les batteries commencent à nous laisser tomber. Heureusement, nous avions prévu du matériel en plus. Nous finissons cette épreuve avec 7mn de retard et 18 balises : ce qui nous vaut 3 heures de pénalités ! Aie ! Il est presque 1 heure du matin : le repos est mérité.

RAID DE LA LICORNE


Une seconde journée sous le signe des transitions et du vtt... Après une courte nuit (réveillé par ma fille à 6 heures, pour ma part !), c'est la troisième et dernière étape de ce raid très plaisant. Avant de partir, on regarde les classements de la veille et on voit que l'organisation a corrigé le temps de vtt de la veille : 40 minutes de gagnées, ce n'est pas rien ! Après 500 mètres de course à pied dans les rues d'Aubusson, on récupère la carte pour la CO urbaine en ordre libre. Avec la braderie qui démarre, cela tranche avec les moments de solitude que nous avons vécu cette nuit. Les visiteurs nous encouragent à tous les coins de rue. C'est sympa. Alex oriente bien et on part vite vers le vtt’o sur photo aérienne. Là, c'est à moi de jouer. Je me sens bien et cette épreuve se passe sans encombres. Je reprends confiance d'autant que les jambes sont là. Au premier ravitaillement, je prends la boussole et j'oriente pour la deuxième CO de la journée. La confiance accumulée sur le vtt’o précédent me permet de gérer parfaitement cette épreuve (5 balises + 4 optionnelles). On repart vite pour une dizaine de kilomètres en vtt suivi d'itinéraire. Je suis de plus en plus à l'aise et nous arrivons très vite à la 3ème CO. Patrick tracte Martine qui commence à sentir la fatigue. On regrette de ne pas avoir pris le temps d'installer la seconde longe sur mon vélo car Alex se fait distancer lorsque Patrick se met à tirer comme un bœuf. D'autant plus que, pensant qu'on arrivait à Aubusson, il se met à sprinter jusqu'au dernier parc à vélo (on verra qu'il le paiera après). La dernière CO se passe bien, elle aussi, mais avec la fatigue on décide de ne pas prendre les options. Les 10 derniers kilomètres de vtt commencent par une montée terrible où tout le monde pousse. En haut, Patrick paye ses efforts d'avant CO : il est tétanisé de crampes dans une cuisse et se tord de douleur en remontant sur son vélo. Pour lui, cette avant-dernière épreuve est un calvaire. Après quelques étirements, un peu de marche, l’ingurgitation d’une barre salée qu’Alex lui file et une petite pause pipi également imposée par Alex, il arrive à reprendre doucement le rythme.

Une dernière épreuve humide... Arrivés à Aubusson, on laisse les vélos pour la dernière épreuve : le trail urbain mémo. On se lance dans le bain (c'est le mot) par une petite tyrolienne qui nous emmène directement dans la Creuse. On n'a pas du bien écouter les indications au départ et nous mettons un peu de temps à comprendre le principe de cette épreuve. Malgré tout, nous prenons nos marques et suivons l'itinéraire en passant par le désormais fameux pont de singe au dessus de la Creuse. Après un dernier sprint, nous franchissons la ligne d’arrivée. Nous sommes assez loin au classement général mais ravis de notre performance (4ème équipe mixte).

Un raid, ça « creuse » énormément... Pour conclure ce week-end en beauté, nous nous retrouvons tous (organisateurs, concurrents et accompagnateurs) pour la remise des prix et surtout pour le diner de clôture. Deux jours d'épreuves à Aubusson, ça creuse ! ENDORPHIN

(1) www.aubusson.fr (2) www.raid-de-la-licorne.fr (3) Deux grandes techniques existent dans la fabrication des tapisseries : la Haute-lisse et la Basse-lisse. Ces deux techniques sont radicalement différentes. Cependant, une fois le travail réalisé, il est souvent impossible d'en reconnaître la différence. Le métier de haute lisse est composé de deux montants supportant deux cylindres mobiles (les ensouples), placées l'une dans la partie supérieure, l'autre dans la partie inférieure. Le tissage est ainsi réalisé à la verticale. Avec le métier de basse lisse, la chaîne se trouvant tendue sur un plan horizontal, le tissage se fait de façon horizontale. (4) www.felletin.fr (5) www.pnr-millevaches.fr

Sept Oct 2011


J'ai aimé…

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La variété des épreuves sur 2 jours La simplicité des organisateurs Le « dosage » adapté des épreuves à tous les niveaux La convivialité Que tous les participants puissent monter sur le podium et repartir avec une récompense L'accueil des Aubussonnais et plus largement des Creusois tout au long du parcours Que chaque concurrent puisse convier une personne de plus à chaque repas

J'ai moins aimé…

• Le t-shirt en coton en cadeau d'accueil • Que les concurrents repartent tous dans leur chambre ou tente après les épreuves. Pourquoi pas un bivouac imposé à Aubusson après l'épreuve nocturne ?

Grand raid 1 : VADIC Jérôme / TRUMEAU Olivier / CANAUD Christophe / DE CASO Julien - 4/homme - 6h19mn15s 2 : DELAGE Fabien / FOURGNAUD Nicolas - 2/homme - 7h07mn53s 3 : PAIN Sébastien / LAHOREAU Mickael / GERBAUD Fabien / CORMIER Stéphane - 4/homme - 7h21mn18s 8 : MENARD Sophie / MILEO Simon - 2/mixte - 8h45mn28s 23 : FALK Alexandre / FLECHET Martine / LASSABLIERE Patrick / FLOTTE Alexandra - 4/mixte - 14h51mn58s

Raid light 1 : FAVIER Yoann / RABINEAU Pierre - 2/homme - 2h52mn07s 2 : MOUSSOURS Nicolas - solo/homme - 2h54mn25s 3 : MELON Jean-Pierre - solo/homme - 2h56mn22s 15 : BELLARD Béatrice / BANCHAREL Pierre / AVELEZ Jean-Pascal / SERRA Pascal - 4/Mixte - 4h41mn20s 26 : CLEMENT Mélanie / MOREAU Valentin - 2/mixte - 5h43mn19s 30 : PENAUD Corine / BOURET Martine / PETIT Marie-Christine - 3/femme - 5h55mn50s 47 : CHASSAING Sandrine / FAURE Nathalie - 2/femme - 7h35mn49s RAID DE LA LICORNE


par Alexandra Flotte Août 2011

e raid de vallée de la Creuse…

L’histoire du raid nature à Aubusson commence avec le raid de la vallée de la Creuse. En 1993, un aubussonnais (Daniel D’Ulstrer) à l’idée de créer un raid à Aubusson. Pour cette première édition, une trentaine de sportifs aventuriers de la région enchaînent une descente de la Creuse, du vtt, de la course à pied…

Succès du raid de la vallée de la Creuse…

Très rapidement, le raid de la vallée de la Creuse connaît un vrai succès, comptant de plus en plus de participants, avec l’aide de partenaires dont la ville d’Aubusson. L’équipe d’organisation s’étoffe, elle se professionnalise et en quelques années, le raid de la vallée de la Creuse devient un évènement majeur dans le calendrier des raids nature. Il attire non seulement de nombreux participants mais aussi des rai-

Sept Oct 2011

Fin du raid de la vallée de la Creuse…

L’équipe du raid de la vallée de la Creuse est contrainte d’annuler l’édition 2009 mais une nouvelle équipe se constitue pour relancer l’évènement. Qui dit nouveau raid, dit nouveau nom : ce sera le raid de la Licorne (emblème de la ville d’Aubusson). Depuis le 18 mai dernier, une immense statue se dresse au rond point du Pont Neuf au centre d’Aubusson. Le départ du raid de la Licorne est donné juste à côté.

Un raid nature au sens propre du terme… J’ai été très agréablement surprise de la simplicité de l’organisation. Le mot qui me vient à l’esprit pour qualifier ce raid serait : terroir. En 2 jours, on a l’impression d’un retour aux sources salutaire : convivialité, sérénité, nature et surtout simplicité. Ce raid sans fioriture me fait prendre conscience que c’est comme ça que je conçois le raid nature : le partage avec les organisateurs et les bénévoles, l’entraide entre concurrents, du fromage aux ravitaillements et même une bière à l’arrivée !!! Un grand merci à tous (organisateurs et bénévoles) pour tout ce que vous apportez à ce raid super sympa. Continuez comme ça, le format de course est parfait, les divers enchainements sont très ludiques et l’épreuve de nuit apporte encore un peu plus de piment. La Creuse offre un terrain de jeu idéal pour ce genre de pratique, vallonné à souhaits mais sans grosses difficultés insurmontables… A FAIRE !!!

RAID DE LA LICORNE


Le club de course à pied Cap Vercors (affilié à la FFA) qui développe le « Trail » sur les 4 Montagnes, avait décidé de lancer le 1er Ultra Trail du Vercors, le 10 septembre dernier. Annoncé d'une distance de 80 km pour 3 700 m de D+ (dénivelé positif), cet ultra-Trail se voulait être avant tout une course en montagne conviviale.

Nicolas Verdes


par Nicolas Verdes Septembre 2011

on tracé traverse les villages de Lans en Vercors, St-Nizier du Moucherotte, Engins, Autrans, Méaudre, Corrençon en Vercors et Villard de Lans. Le parcours a été dessiné sur une sélection de sentiers adaptés à la course à pied sur un territoire d'exception. Un cocktail détonnant pour ravir les compétiteurs aguerris comme les coureurs plus « occasionnels » ou plus « sages » qui ont préféré s’inscrire sur cette épreuve en relais avec leurs co-équipiers (2 x 40 km ou 4 x 20 km). Avant même le lancement de la première édition de l'Ultratrail du Vercors, les inscriptions, limitées à 500 participants, affichaient déjà complet. A noter que l'UTV fait partie du challenge Raidlight Trail Trophy, et est également une course qualificative pour le prestigieux Ultra Trail du Mont Blanc 2012 en apportant 2 points sur les 5 nécessaires pour s'inscrire à cette course. L'UTV était parrainé par Vincent Vittoz, champion du monde de ski de fond. C'est en amateur de Trail, arpentant fréquemment les sentiers et pistes de ski nordique du plateau, qu'il a apporté son soutien à cet événement, en prenant le départ de cette première édition, en relais « quadri » avec sa charmante épouse et deux de ses amis. Une occasion pour lui de partager sa passion pour cette région qu'il habite et qui se révèle être un terrain de jeu exceptionnel pour la pratique de la course en montagne. Dawa Sherpa et Ludovic Pommeret (trailers qui figurent parmi les meilleurs mondiaux) étaient eux-aussi au départ du relais mais en « duo ». Samedi 10 septembre, à 5 H 30, dans le grand silence de cette ville endormie, plus de 500 trailers(euses) se sont donc élancés de Lans en Vercors. 204 en individuel, et les autres en relais de deux ou quatre. La température qui avoisinait les 12° sur les hauteurs s’est vite accentuée avec l’apparition des premiers rayons de soleil, pour flirter en milieu d’après-midi avec les 26, voir 27°, de quoi réjouir les athlètes auxquels on avait réservé un décor somptueux pour cette première.

Sept Oct 2011

D’entrée, les athlètes savent que la journée sera éprouvante, avec cette ascension jusqu’au sommet de St-Nizier du Moucherotte. Les rocailles ne laissent pas une seconde de répit, l’attention doit être en permanence de mise pour ne pas se blesser dans cet obscur cheminement, que seule la frontale fait découvrir mètre par mètre. Après plus de 7 kilomètres d’ascension, le passage dangereux à proximité des antennes domine la cité grenobloise. La vue panoramique est splendide, et le lever du soleil sur le Mont-Blanc, inoubliable. Tous les trailers équipés de téléphone portable ou d’appareil photo, ne peuvent s’empêcher de mitrailler cet instant magique. Mais le chrono défile, et chacun doit se remettre en course, dans cette descente dangereusement glissante. Les roches encore humides de la rosée du matin, ne laissent aucune marge de manœuvre et obligent au calme et à la prudence avant de s’enfoncer dans les bois. Le chemin se rétrécit et la vigilance reste de mise avec les racines qui s’entremêlent et s’amoncèlent au sol. Déjà les quadriceps commencent à ressentir les premiers à-coups et les crampes viennent se glisser discrètement dans les cuisses des athlètes qui s’approchent d’Engins, vers le 20ème kilomètre, lieu du premier relais « quadri ». Sous les sourires et les applaudissements des athlètes qui voient Dawa Sherpa passer comme une gazelle à ce premier ravitaillement, la course semble très facile, légère et fluide. Et pourtant l’accumulation des montées et des descentes, toutes aussi techniques et escarpées les unes que les autres, laisse des traces et de l’énergie. Sans nul doute qu’il fallait être bien, voire très bien préparé pour affronter cet ultra, notamment pour les coureurs solos. Déjà, quelques athlètes sont usés, et abdiquent à leur arrivée sur Méaudre.

Chacun essaie de garder le sourire mais dans cette terrible montée de 3 kilomètres pour près de 500 mètres de D+, la fatigue se lit sur les visages. Alors qu’en tête, Samuel Blanc et Lionel Bonnel, passés vers 10 heures à la mi-course, s’envolent pour un finish haletant, derrière c’est l’hécatombe. La chaleur et la difficulté du terrain ne laissent pas indifférents les organismes. Mais les traileurs sont des battants, et chacun s’accroche pour maintenir le cap. Le paysage est splendide, les crêtes blanches en calcaire ressortent au milieu de ce ciel bleu, magnifique et sans aucun nuage. Les yeux avisés prennent chaque instant comme un bonheur indescriptible. Déjà les écarts se creusent. Devant la note est donnée, et après avoir passé les derniers ravitaillements, à Corrençon, puis à Villard de Lans, Samuel Blanc termine en solitaire sa dernière ascension avant de venir s’imposer sur cette première édition. Il lui aura fallu pas moins de 9 H 24 pour en découdre avec ce nouveau trail, qui au final totalisait 88 kilomètres pour plus de 4000 mètres de dénivelé. Un petit « surplus » dont la plupart des acteurs(trices) de cette journée se seraient bien passés. Lionel Bonnel, arrivera seulement 8 minutes derrière pour s’octroyer la seconde place. Pour compléter le podium, Thierry Galindo après 10 H 22 de course en terminera satisfait alors qu’entre temps, le duo vainqueur composé de Dawa Sherpa et Ludovic Pommeret, avait passé, largement en tête la ligne après 8 H 24 de course. Alors que les minutes s’égrènent, et que les arrivées se font très espacées, la chaleur redouble et les athlètes, dont certains sont encore à des lieues de cette ligne salvatrice, s’appliquent à gérer de la plus prudente des façons leur organisme soumis à de rudes épreuves. Le moindre point d’eau, le plus petit espace ombragé fait leur bonheur.


A l’arrivée à Corrençon, dont la barrière horaire limite impose un passage avant 17 H 30, les podologues font un travail énorme pour tenter de remettre sur pieds les artistes du jour, blessés aux articulations, souffrants d’ampoules, d’hématomes, de contractures. Côté mental, c’est la présence et la joie des nombreux bénévoles tous aussi sympathiques les uns que les autres, qui aident à redonner des coups de fouets aux trailers. Du côté des « quadris », après 7 H 59 de relais, Sylvain Ruel, Michael Bonthoux, Vincent Duchêne et François Soulie s’offrent la victoire de cette première édition. Le premier relais « mix » composé d’Elodie Chapuis, Hélène et Julien Rochas ainsi et de Vincent Vittoz en termine après 9 H 44. Chez les dames, Monique Fiat, Sophie Gagnon, MarieHélène Paturel et Julia Combes s’offrent la victoire féminine avec un chrono de 9 H 57. Quelques hectomètres en arrières, l’ascension qui démarre de Corrençon est longue et difficile pour celles et ceux qui, après de bons et reposants massages musculaires, doivent se remettre en course. Cette pente de près de 3 kilomètres elle aussi est usante, mais heureusement à l’ombre. Si à ce niveau de la course les jambes de la plupart des coureurs marchent activement, pour d’autres c’est le courage et la force de leur mental qui les fait avancer. La descente vers Villard, sur un terrain souple qui emmène vers le dernier point de ravitaillement, est difficile pour certains qui, après 71 kilomètres de bataille contre euxmêmes, décideront de stopper leur expédition. Les plus courageux, ceux qui en ont gardé « sous la pédale » savent que la fin est proche et qu’il ne faut plus rien lâcher. Plus qu’une dernière ascension avant la descente qui leur permettra de flirter avec le plaisir d’être finisher. Alors que les deux premières féminines en ont terminé, en tant que vainqueur pour Martine Templier après 12 H 58 de course, suivie d’Isabelle Pourret après 13 H 42, le soleil se cache derrière les montagnes du Vercors, pour laisser place, petit à petit à l’obscurité du départ. Les coureurs, encore nombreux sur le parcours, rallument un à un leur lampe frontale dans ces derniers kilomètres acérés et dangereux qui leur sont offerts pour en terminer. Le tracé est très étroit par endroit, et le vide qui le talonne tout aussi impressionnant. Malgré la fatigue, les athlètes restent concentrés sur ces derniers instants et commencent déjà à croire en leur arrivée. Après 15 H 57 de course, Pascale Montillon vient compléter le podium féminin. Derrière, les derniers valeureux trailers passent cette finish-line, avec plus de 17 H 17 de course interminable pour les ultimes. Sans nul doute que la remise d’une simple médaille, tout aussi banal que cela puisse paraitre, avec la symbolique inscription « FINISHER » ou d’un morceau de roche calcaire locale, gravée à l’effigie de l’UTV 2011, leur aurait permis de savourer réellement leur grande et difficile course, qui pour certains s’est malheureusement conclue dans l’anonymat. Chez les solos, 103 concurrents seulement ont terminé la course, sur les 204 partants, soit près de 50% d’abandons, ce qui relève encore plus haut le niveau de ce trail et conforte tous les finishers dans leur impression que ce sont de grands et valeureux sportifs !

derniers kilomètres acérés et dangereux

Avec un balisage exceptionnel tout au long de la course, comme on en voit rarement dans ce type d’épreuve, même si sur la partie finale qui s’est jouée de nuit pour les derniers, avec les esprits fatigués il était plus approximatif de ne rien rater, l’organisation de la course a été bien menée. Le tracé est technique, les dénivelés expressifs et le décor splendide. La convivialité recherchée a été grandement atteinte et cette première épreuve signe là le début d’une épopée qu’on lui souhaite longue et heureuse. Tous les résultats et les photos de l’épreuve sont disponibles sur le site de l’organisation, www.ultratrailvercors.com.

Nicolas VERDES – Reporter Endorphinmag et Finisher en 16 H 34 ENDORPHIN ©Photos : Nicolas Verdes

ULTRA TRAIL VERCORS


par Philippe Havard Septembre 2011

Présentation : J’ai trouvé ma « vocation » de triathlète en 1999. Etant déjà nageur, coureur, et cycliste, l'idée m'est venue tout naturellement de me lancer dans l’aventure triathlon. Après des débuts difficiles les premières satisfactions personnelles et les premiers chronos tombent enfin, cependant ma carrière professionnelle mettra un terme à ces débuts prometteurs. Mais cette passion restera toujours présente en moi. C'est ainsi qu'en 2007, je reprends du service en Guadeloupe, ce qui, du fait de son climat, me permit de m'entrainer tout au long de l'année. La reprise est fastidieuse et un peu décourageante, mais il faut dire que presque dix ans ont passé, même si j'ai continué à pratiquer une activité physique régulière, les années supplémentaires se font ressentir. Malgré tout, les efforts, l'entrainement, la motivation finissent par porter leurs fruits : premier triathlon DO (Distance Olympique, 1500m de natation, 40km de vélo, 10km de course à pied) de reprise, 3h09 et l'année suivante sur la même épreuve 50 minutes de moins ! Après trois saisons consécutives dans la Caraïbe, aux vues de mes résultats, de mon niveau et de ma motivation, je me décide à passer à la vitesse supérieure en matière de distance dans le monde du triathlon. Pour débuter "doucement", je me lance dans l'aventure de l'Half Iron Man (1900m de natation, 90 km de vélo, 21 de course à pied). Ce sera donc le XL de Gérardmer le 03/09/2011, j’ai 38 ans ! Inscription en ligne faite en mars il me reste donc cinq mois pour être au top…

Préparation : Mes points forts : la natation et le vélo. Ma bête noire : la course à pied en fin d'épreuve. Il est bien entendu plus facile de se programmer des séances dans les disciplines que l’on préfère, mais un accent tout particulier sera mis sur la course à pied, avec des séances longues et surtout du fractionné pour augmenter ma VMA, le tout sous les conseils, les encouragements et la motivation d'une jeune athlète Adeline Marchal, journaliste d’EndorphinMag.fr. Au fur et à mesure des kilomètres avalés, des souffrances suite aux séances de fractionné, les sensations et les chronos commencent à évoluer dans le bon sens. Mais il ne faut pas pour autant oublier le reste et les enchainements spécifiques vélo-course à pied à « driller ». Un entrainement soutenu (10 à 15H par semaine), une motivation sans faille et le soutien de mon entourage font que je progresse lentement mais sûrement.

Sept Oct 2011

uis arrive enfin la semaine avant l'épreuve. Une semaine «d'affûtage» (entrainement léger, repos et de bonnes pâtes pour faire le plein de carburant). Vendredi 02/09 (J-1 ou H-24…) arrivée sur Gérardmer pour le briefing d'avant course, où les consignes nous sont données. Découverte d'une organisation bien huilée : mise à disposition de sacs pour chaque épreuve, l'emplacement des ravitaillements, rappel du règlement de la fédération de triathlon… Ensuite il ne me reste plus qu'à aller retirer mon dossard, déposer mon vélo (un engin du diable pour certain) et se reposer encore un peu. Le rendezvous pour le lendemain nous est donné: 8h30 devant le lac. Samedi matin, réveil 5h00, pourquoi si tôt me demanderez-vous, et bien tout simplement pour m'alimenter un peu et avoir eu le temps de digérer avant la course et pour ne pas partir le ventre plein. Au menu ? Biscuits aux céréales complètes et de l'eau. Puis je me recouche jusqu'à 7h15. A 8h15 nous sommes devant le plan d'eau où se trouve déjà un nombre impressionnant d'athlètes et de supporters. L'ambiance est à son comble , à trente minutes du départ, la musique, des cris de joies, des encouragements… Direction les rives du lac, histoire de bien s'échauffer, j'enfile ma combinaison de natation : l'eau est à 19°C tout de même et lorsque l'on se souvient que j'arrive des tropiques pour moi c'est un peu frais, mais je ne suis visiblement pas le seul à penser ça car en quelques minutes la plage qui était recouverte de bébés phoques tout blancs se transforme peu à peu en une plage remplie d'otaries noires bien musclées.


Et là on y est ! Le départ est dans quelques secondes, la tension monte encore d'un cran tout comme mon rythme cardiaque. Pan !!! Le coup de pistolet vient de retentir, je me jette à l'eau en suivant le flot de nageurs, et là je ne vous cache rien, je me retrouve en l'espace de quelques secondes dans une vrai machine à laver, des remous dans tous les sens, des coups de pied, des coups de poing, je bois la tasse plusieurs fois, surtout âmes sensibles et nageurs non aguerris s'abstenir car vous pourriez paniquer… Fort heureusement après quelques centaines de mètres les écarts se font progressivement et il est plus aisé de nager. 1900 m plus loin la sortie, là il ne faut pas perdre de temps, courir jusqu'aux potences où sont accrochés les sacs pour les transitions. Le seul hic retirer sa combinaison, plus simple que de la mettre mais tout de même, ça aussi c'est du sport.

Une fois équipé direction le parc à vélo, ne pas oublier de boucler la jugulaire du casque (pénalité assurée sinon, +6min au temps final) pour une promenade de 93 km. Et la croyez-moi ça grimpe pas mal dans cette boucle de 31 km répétée 3 fois, un dénivelé positif conséquent, qui pour les gros rouleurs comme moi est handicapant, mais avec de la ténacité tout est réalisable. Premier tour, un peu de reconnaissance il faut dire, le rythme est soutenu mais je gère la course pour ne pas me mettre trop dans le 'rouge' dès le début. Deuxième tour : après cette reconnaissance, j'augmente la cadence sachant où je peux intensifier mon effort et avoir des portions de récupérations actives, et mettre bouchée double dans les descentes, mon péché mignon, plus ça va vite plus j'apprécie. Troisième tour : je gère toujours malgré la fatigue qui commence à se faire ressentir et surtout la chaleur qui monte, le soleil commence à faire son travail, et les premiers abandons que je croise le confirme. La fin de ce dernier tour se fera pour moi en douceur et tout en récupération active pour éviter de se retrouver avec des jambes dures comme du bois à la descente du vélo. Un secret : s'hydrater au maximum par petite quantité. Au total j'aurais bu environ 2,5l de boisson tout au long du parcours vélo. L'arrivée du vélo, deuxième transition, poser le vélo à son emplacement, prendre son sac avec les effets pour le running, et c'est parti pour 21km, un petit semi pour terminer en beauté. Ma bête noire : la course à pied en fin d'épreuve. Et c'est là que je remercie Adeline et ses entrainements de fractionné, car pour ce grand jour je me sens à l'aise, les jambes répondent bien, pas de lourdeur, pas de crampes en vue pour le moment, le souffle est là, j'ai de très bonnes sensations, ça change et cela me motive pour la suite. La chaleur est de plus en plus présente, et c'est un peu l'hécatombe tout au long du parcours, les crampes, les coups de chaleurs les hypoglycémies font leurs premières apparitions auprès des autres compétiteurs. Pour moi ça va, je sens bien la fatigue, mais je continue à bien m'hydrater, je n'hésite pas à faire une pause à chaque ravitaillement, de quelques secondes, mais des secondes salvatrices, qui me permettront de finir dans de bonnes conditions, sans oublier de prendre un gel sucré à chaque tour pour éviter la fringale.

Et enfin l'arrivée dans une ambiance festive et déjantée, le public nous encourage de partout, applaudie, siffle, crie notre prénom. La musique gronde, le Dj annonce notre arrivée 200 m avant, c'est de la folie, la foulée malgré la fatigue devient plus longue et volontaire, les frissons me parcourent le dos, c'est une sensation géniale, une montée d'adrénaline… Stop chrono! Je passe la ligne d'arrivée fatigué, mais tellement soulagé et heureux d'avoir terminé, d'être 'finisher' et le tout dans le temps que je m'étais autorisé (c'est-àdire en moins de six heures.) A l'arrivée nous attend l'organisateur, qui nous félicite, une ribambelle de bénévoles pour nous remettre cadeaux, médailles, à boire et à manger. Les plus courageux ou affamés auront craqué pour les Flammekueches, pour ma part de simples fruits secs ont fait l'affaire. L'organisation est telle que les masseurs et les ostéo nous attendent pour nous remettre sur pied. Après une heure de soins je ressors revitalisé. J'aurai donc bouclé toute cette épreuve en 5H54 et fini classé à la 283ème place au scratch, soit à la 249ème place sans compter les équipes relais. Belle performance pour une première, je suis ravi, motivé pour la suite, une grande expérience que je souhaite à tout le monde. Il ne me reste plus qu'à confirmer cette performance à la fin du mois le 25/09 au Half Iron Man d'Aix-enProvence, avec les mêmes distances et un parcours vélo similaire. Merci à l'organisation, l'ensemble des bénévoles, le public présent et chaleureux, et Adeline ma coach pour l'événement. Mon prochain défi ? L'Iron Man de Lanzarotte en mai prochain aux Canaries, l'inscription est faite, le rendez-vous est pris, (3500m de natation, 180km de vélo, 42km de course à pied), qui m'accompagne dans cette aventure ?

Tous les infos et résultats sur : www.triathlondegerardmer.com

Sylvain Sudrie Champion du monde Triathlon XL 2010, remporte cette épreuve pour la 2ème année consécutive.

Triathlon de Gérardmer


Dimanche 14H : Photo prise juste après l’orage de grêle… le vent violent ba crêtes enveloppées dans la brume… puis, le temps s’est vite dégradé… ce q la course. Les premiers ont échappé au déluge, ce ne sera pas le cas pour un certai d’athlètes... Vers 14H30, les organisateurs fermeront l’accès au sommet pour une bifurque au Col de la Cabane, liaison directe vers le bas de la S Mont-Dore…


alayait les qui a durci

in nombre du Sancy Station du

ŠBÊatrice Glinche


par Coralie Jourde Septembre 2011

L’Ultra Trail du Sancy 2011 : une journée pleine de rebondissements… Au programme de ce week-end sportif pour les 1080 coureurs inscrits, un enduro-Trail le samedi sous un ciel dégagé et une chaleur caniculaire, un 18 km (1090+) « le chemin des crêtes », course running shop, un 34 km (2400+), « le Trail du Sancy », trophée du casino du Mont-Dore et enfin l’épreuve reine, un 80 km (4000+), « l’ultra Trail du Sancy », inscrit au challenge Salomon. Avec, dans les quatre cas, un passage sur le Puy de Sancy, toit du Massif Central, à 1886m ce Trail est le plus haut du Massif Central. Le tout organisé par le XTTRaid 63, la section multisports du CPLVR. Le traking du samedi, a permis à plusieurs dizaine de coureurs de « bien rigoler » dans des spéciales très techniques. Les coureurs ont pu faire le parcours de 18 km avec 4 spéciales placées sur celui-ci, une montée au niveau de la Grande Cascade, la montée au sommet du Sancy, la descente du Val de Courre et la dernière en ville mais dans la Dordogne… sous le regard amusé des spectateurs qui ont pu apprécier un aspect très ludique de la course à pied.

Cependant, ces 2 derniers en arrivant au ravitaillement décident de ne pas repartir, le premier suite à une blessure au niveau de la cheville, le second « par manque d’envie, la tête ne suivant pas » selon ses propres dires. Ces 2 arrêts permettaient aux 4 leaders d’avoir plus de 30 minutes sur le 5ème à ce moment là. C’est dans la dernière montée de Super Besse que le classement se jouait et permettait à Zigor Itturietta de passer la ligne d’arrivée en tête avec 7 minutes d’avance sur Martin Reyt et 9 minutes sur Sylvain Couchaud. Chez les féminines Marlène Vigier (Ydes athlétisme) menait la course jusqu’à la croix St Robert avant de se faire dépasser par Aline Coquart (Tartare triathlon) qui ne lâchait plus la première place (26ème au scratch) jusqu’à l’arrivée, s’offrant même le luxe de faire intégralement le parcours alors que les autres concurrentes (et concurrents) ont du être bifurquées sur un parcours de repli suite à des conditions métérologiques qui se sont considérablement dégradées en début d’après-midi avec notamment un orage de grêle. Réactions d’après-course :

80 km Le dimanche, alors que la météo annoncée était inquiétante, c’est à 4h00 du matin, sous un ciel à demi-couvert, que les coureurs de l’ultra Trail se sont présentés sur la ligne de départ. Au moment des inscriptions, une dizaine de noms de traileurs connus et reconnus sortaient du lot, puisque l’on retrouvait entre autres : Benjamin Beaume (Running shop Mizuno), Martin Reyt récent vainqueur de l’Oxygène Challenge et pas habitué à ses longues distances, Sylvain Court (team adidas bouliac sp) vainqueur du Romeu fontaine Salomon cette année et de la Pastourelle en 2010 et Sylvain Couchaud (Altecsport) déjà sur le podium l’an dernier. Mais on attendait surtout une bataille entre David Pasquio, 3ème du challenge Salomon et qui pouvait éventuellement « profiter » de l’absence de Nicolas Martin, celui-ci ayant préféré courir sur une distance plus courte, le 34 km et Nicolas Fruchard et Arnaud Perrignon, respectivement 4ème et 5ème du challenge Salomon avant la course. Cependant, c’était sans compter sur un inscrit de dernière minute, Zigor Itturietta qui allait contrecarrer tous les plans et calculs envisagés dans cette conquête du challenge. Eclairés par leur lampe frontale, les traileurs ont gravi les premiers chemins et sentiers qui montent jusqu’au rocher de l’aigle (15ème km) où Martin Reyt passait en tête avec 2 minutes d’avance sur Sylvain Court et Zigor Itturrieta. Au col du Guéry (29ème km), tous les 3 arrivaient ensemble avec 3 minutes d’avance sur David Pasquio, Sylvain Couchaud et Arnaud Perrignon. Au col de la croix St Robert (51ème km), un groupe de tête avait déjà creusé l’écart puisque Zigor Itturietta passait en tête avec une minute d’avance sur 3 hommes : Sylvain Couchard, Martin Reyt et Sylvain Court, mais 10 minutes sur David Pasquio et 27 minutes sur Arnaud Perrignon.

18 km Pour le 18 km, Yoann Meudec (Team platinium sigavaris), après avoir mené la course dès le départ, l’emporte facilement en 1H38 devant Nicolas Gandon (Etoile des montagnes) en 1H43 et Grégory Dupuy 5team 12) en 1H44. Audrey Ehanno (Team technica), qui revenait à la compétition après la naissance de son deuxième enfant, gagne en 2H18 devant Martine Baradel (ASPTT Clermont) et Susan Lebard. Réactions d’après-course : Yoann Meudec : « Je me suis fait mal du début à la fin. Aujourd’hui, j’ai fait une grosse séance. Le prochain objectif en ligne de mire, c’est le marathon des causses. » Audrey Ehanno : « J’ai beaucoup souffert dans les côtes mais le parcours finit en descente, c’était bien pour moi. C’est un retour à la compétition sur le Trail, je me suis fait plaisir, c’est une très belle course. »

Zigor Itturietta : « J’ai pris beaucoup de plaisir dans les descentes. Les 30 derniers kilomètres étaient vraiment magnifiques. » Martin Reyt : « Sur la dernière montée au Sancy, je rattrape Sylvain Couchaud et je fais une belle descente pour finir deuxième. » Sylvain Couchaud : « Je suis là parce que ça s’est mal passé à l’UTMB il y a 15 jours où je n’ai fait que 50 km. L’ambiance est sympa ici mais je ne savais pas comment ça aller se passer. »

34 km Le 34 km voit la victoire de Nicolas Martin (Team running conseil) en 3H05 après avoir fait les deuxtiers du parcours avec Fabien Chartoire (Running shop Clermont), avant de prendre quelques longueurs d’avance dans la dernière montée après Super-Besse. Grégory Bombardo (Lioran ski alpinisme) termine troisième en 3H16. Nicolas Martin remporte aussi le classement du challenge Salomon. Stéphanie Mauzat (running club Arpajon) remporte la victoire chez les femmes en 4H02 devant Karine Sanson (Team adidas bouliac sp) arrivait une minute plus tard et Françoise Baubet termine en troisième position avec 7 minutes de retard.

©XTTR63

Réactions d’après-course : Nicolas Martin : « J’ai attaqué au pied de la montée, j’étais à la limite des crampes puis j’ai serré les dents dans la descente car j’avais des ampoules aux pieds. La régularité a payé pour remporter le challenge. La prochaine grosse course, c’est les Templiers. »

Plus d’infos sur www.cplvr.com Album photos à voir sur www.endorphinmag.fr

Sept Oct 2011


par Béatrice Glinche Septembre 2011

©Béatrice Glinche

Trails du Sancy - LE MONT-DORE (63) 10-11 septembre 2011 - Finale du "National Trail Running Cup Salomon" Plus de 1000 athlètes… L'UTS, un grand tour du Massif du Sancy, entre lacs et volcans, avec un passage sur le toit du Massif Central. Une organisation XTTR63. 2 jours, 4 distances : Enduro-Trail (samedi) et 18 km (1090 m D+) - 34 km (2400m D+) - 80 km (dimanche) 4000m D+ Participants : environ 50% de régionaux ; Arrivants 2011 sur l’Ultra-Trail : 150 au départ, 100 à l'arrivée. On ne présente plus les Trails du Sancy Mont Dore, qui sont connus et reconnus… Coralie vous a résumé le weekend de compétitions… Aussi, mon récit portera plus sur le OFF… Et pour commencer, retour sur la formule Enduro du samedi qui proposait 5 spéciales dont les tracés ont séduit les coureurs. Cet enduro était associé au 18km du dimanche, finalité d’un challenge regroupant les 2 épreuves. Pas mal, non ? Mais cette formule atypique demande énormément de travail, notamment en temps de préparation… Aussi, malgré l’enthousiasme des participants, cette formule ne sera pas programmée en 2012 !

Ce fut un réel plaisir de suivre ce weekend Trails… sans oublier les tests produits Zamst et Oxsitis… J’ai même participé à la remise des prix de l’Enduro du samedi… En résumé, compétions qui drainent de nombreux athlètes, des tracés qui méritaient une météo plus clémente, une ambiance qui donne l’envie de revenir… Prochain rendez-vous avec le Trail Hivernal 22 janvier 2012 - (20-30 km) ! Merci aux organisateurs...

Réactions d’après-course : « J’ai adoré l’enduro samedi, très ludique et dimanche, la fin du parcours du 18Km était nouvelle et très sympa… Format de course bien adapté pour mon retour à la compétition », Audrey Ehanno, team

Tecnica, 2H18’17 au 18Km

Nichée au cœur de la commune du Mont-Dore, les départs et arrivées se font au centre du village. L’organisation est rôdée … à mon arrivée, j’ai reçu un dossier de presse très complet, avec cartes des tracés et les points remarquables… les horaires de passage, les dossards des favoris… le rêve pour être autonome et personnaliser le suivi des courses… top ! Ajoutons qu’il règne une ambiance similaire à celle rencontrée au sein des teams XTTR63 lors des ARWS… à savoir, un accueil sympathique et chaleureux !

©Béatrice Glinche

« Encore un super parcours mais conditions météos difficiles cette année, j’ai toujours autant de plaisir à courir dans ce décor ! », Sophie Bruhat, UCCV, 4H22’01

sur le 34km

©Béatrice Glinche

« J’avais pas prévu de courir mais après notre abandon au Raid in France, je me suis dit que l’enduro le samedi et le 34km le dimanche seraient sympa et ça était le cas, l’enduro très ludique où l’on discute entre les portions chronométrées où l’on va à fond et sur le 34km, un parcours très

chouette… aujourd’hui, c’était un peu plus dur à cause de l’enduro d’hier et aussi à cause du vent… mais cela reste un vrai plaisir », Fanny Frechinet,

4H12’14 sur le 34km « Sous l’orage… Sur le moment, personne ne parlait, on se suivait pour ne pas s’égarer, on ne voyait rien, même pas le balisage… heureusement, il y avait un athlète qui connaissait le site... Et après l’orage, certains ont reconnu avoir eu peur, pressés de sortir de cet enfer...», Virginie Séné-

joux, VOA, 5H09 sur le 34km « Sur les crêtes : 10 m de visibilité + vent violent, un déluge incroyable... »,

Jeff, organisateur, présent au sommet du Sancy vers 14H30... ENDORPHIN

TRAILS DU SANCY


par Adeline Marchal

Femme et sport, une histoire de passion

Pierre de Coubertin qui a dit « Les femmes et le sport ne font pas bon ménage » a été depuis long temps démenti par ce misogyne père de l’olympisme moderne.

utre question, le sport de haut niveau à haute fréquence est-il compatible avec la vie de femme ? Les contraintes inévitables touchent aussi les hommes mais l’hyper entraînement peut provoquer des troubles des règles, le syndrome prémenstruel peut être un frein à la performance, la grossesse stoppe une carrière mais renforce le désir de gagner, la masse musculaire moins importante et la consommation d’oxygène plus faible limitent les performances même si les femmes réduisent les écarts de performances avec les hommes. L’anémie fragilise plus les sportives, le sexisme touche plus le sport féminin, la sexualité est souvent un sujet tabou mais les femmes ont souvent une énergie plus forte pour se motiver et un moral affûté pour trouver toute leur place dans ce milieu un peu « masculin ».

Depuis les femmes ont investi le sport de haut niveau pour représenter près de 40% des athlèt présents aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Quand les garçons jouent au football ou au rugby ou nagent, les filles font de la GRS, de la danse o du basket. Ce schéma est en pleine évolution car de nombreux sports s’ouvrent au sport féminin. La biologie est toutefois différente chez la femme avec des modifications qui accompagnent la vie d la femme : les règles, les grossesses, la ménopause. Ainsi il faut tenir compte de ces particularités bien féminines pour poser les indications de pratique De plus, la morphologie des femmes entraîne la mise en place de précautions particulières des glan des mammaires ou la prise en compte des hyper laxités ligamentaires et du valgus physiologique d membres inférieurs. La femme est donc confrontée lors de la pratique sportive à des contraintes mé dicales particulières. Par exemple, il est prouvé qu’une pratique sportive d’au mois 45 minutes par jour protège du canc du sein mais la course sur route exagérée provoque aussi des aménorrhées responsables d’ostéoporo ou aggrave les incontinences urinaires d’effort.

Tout est donc question d’équilibre et de diversification. Le sport bien-être ou le sport en famille, c’est surtout réaliser une activité physique en respectant le développement durable loin de la pollution et du bitume sans vouloir tomber dans certains excès top souvent retrouvés chez les hommes. Bouger c’est la santé mais la pratique doit être avant tout sans risque pour celle-ci.

Les différences entre femmes et hommes Des différences existent entre femmes et hommes qu’elles soient liées à leur carte génétique, à leur morphologie ou à leur physiologie, elles ont des conséquences sur l’adaptation à l’effort et à la réalisation de performances sportives ou artistiques. Morphologie : Avant la puberté la différence est moindre, sauf en rapport avec le statut éducatif, la majeure partie des différences physiologiques apparaît dès la puberté et se voit notamment à travers la différenciation sexuelle et morphologique. Les femmes sont plus petites que les hommes et leur masse musculaire est moins importante. Cela est dû aux secrétions hormonales qui diffèrent d’un sexe à l’autre. Le système hormonal masculin sécrète plus d’hormones sexuelles qui stimulent la production de testostérone qui participe au développement morphologique. La fin de croissance provenant plus tôt chez l’adolescente en lien avec l’apparition des premières règles. Les femmes possédant une plus grande surface corporelle à poids équivalent sont donc plus sensibles aux changements atmosphériques.

Sept Oct 2011


Le cerveau : La femme possède un cerveau plus rapidement mature mais il n’y a pas de différences fondamentales en dehors d’interconnections hémisphère droit et gauche qui peuvent permettre une meilleure adaptation gestuelle. Adaptation à l’effort : Le cœur plus petit de la femme limite la performance. En général les bradycardies sportives sont plus rares chez la femme. La consommation d’oxygène est moindre chez la femme en rapport avec en autre la diminution du volume d’éjection systolique et de la capacité vitale. Le taux d’hémoglobine sanguin plus bas chez la femme en lien avec un nombre réduit de globules rouges qui limite le transport en oxygène vers les muscles et diminue les réserves en fer provoquant plus d’anémie chez la sportive. Force musculaire : Après la puberté la testostérone des garçons augmente l’anabolisme protéique et rend les hommes plus musclés et plus forts. Les femmes ont plus de tissus adipeux pouvant favoriser la pratique de la natation. La force musculaire étant sous influence androgénique la femme est naturellement moins musclée et surtout doit s’entraîner plus que l’homme pour obtenir un gain de puissance musculaire. Endurance : Les performances entre femmes et hommes se rapprochent si l’on compare les records du monde mais la moyenne des performances montre encore une différence significative de 15%. Pourquoi ? En raison des différences physiologiques comme le taux de masse grasse, le déficit de transfert de l’oxygène et les possibilités cardiaques. Toutefois le rôle des oestrogènes peut limiter ces différences et les gommer sur l’ultra endurance. Mais ces distances sont réservées à une petite partie des sportives il n’est donc pas évident que l’on puisse apporter rapidement une réponse scientifique. Appareil locomoteur : Le poids et la taille sont un handicap dans certaines pratiques. La longueur de foulée est moindre même si la vitesse d’exécution est semblable. La femme a un rapport ceinture scapulaire/ceinture pelvienne inversé par rapport à l’homme avec un bassin plus large. Les troubles de la statique est en particulier la « scoliose idiopathique » sont plus souvent rencontrés chez la jeune fille qui deviendra une femme sportive si une bonne prise en charge précoce est réalisée.

Aménorrhée (absence de règles) : Plusieurs explications dont la première qui est la grossesse mais l’anorexie est aussi une cause fréquente de même que la pratique d’un sport d’endurance ou d’un volume horaire de pratique trop important. La sexualité, la virilité et l’image trop masculine sont souvent mises en avant par les réfractaires au sport féminin même si de nombreuses sportives de haut niveau sont maintenant ambassadrices de grande marque. La pratique du sport de haut niveau peut être marquée par une homosexualité temporaire qui cesse avec l’arrêt du sport. L’hyper activité sexuelle peut être en lien avec le stress précompétitif. A l’inverse la diminution de la libido peut être en lien avec la fatigue sportive ou pour « limiter les dépenses physiques » supplémentaires. Les vulvo vaginites sont des lésions par inadéquation entre l’anatomie féminine et la selle du vélo. Les incontinences urinaires d’effort sont en lien avec les sports propulsions et chocs comme lors de la course sur route. La contraception est possible puisque la pilule est autorisée et ne figure pas sur la liste des produits interdits.

Equipement et dessous chics La sportive peut maintenant choisir avec beaucoup de féminité sa tenue sportive. Mais les dessous proposés doivent correspondre aux formes et matières proposées pour la pratique sportive sans être des dessous de lingerie traditionnelle. Toutefois si en magasin d’articles de sports de nombreuses matières sont proposées pour aider le geste, éliminer les contraintes, absorber la transpiration, améliorer la récupération, etc… Il ne faut pas oublier les fondamentaux de la pratique sportive qui doivent associer qualité physique, connaissance technique, équipement adapté et bonne préparation physique, spécifique, nutritionnelle et psychologique. Les dessous doivent être adaptés à la pratique, une culotte large est préférable au string et au slip en dentelle. Particularité du soutien gorge Les femmes doivent protéger leur poitrine. Pour cela, il leur faut porter un soutien gorge adapté. En effet les seins sont exposés à un risque de traumatisme dans de nombreux sports notamment les sports collectifs ou de combat. Cela peut provoquer des abrasions cutanées accompagnées d'hématomes qui pourront se calcifier. Le volume des seins peut conditionner le choix du soutien gorge mais une poitrine trop volumineuse gênera la pratique sportive dans de nombreux sports.

gLors de la pratique de la course à pied avec une petite poitrine faut-il porter un soutien gorge ? La réponse n’est pas évidente d’autant que lors de la foulée le frottement du maillot sur les mamelons peut irriter et provoquer un petit écoulement de sang ou une galactorrhée (lait). Certaines femmes préfèrent alors une protection type bande Velpeau en comprimant le thorax. L’application de vaseline est alors recommandée avec de préférence le port d’un soutien gorge.

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de Portez un soutien gorge de sport et non en lingerie traditionnelle.

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Lors de la pratique sportive, le sein peut subir des traumatismes directs pouvant entraîner des remaniements tissulaires posant secondairement des problèmes d’interprétation mammographique. Par ailleurs, plus l’activité pratiquée suscite des sauts et/ou des déplacements, plus le système de soutien de la glande mammaire, constitué quasi exclusivement de tissu conjonctif ou élastique, est soumis à des contraintes d’étirement.

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Les problèmes spécifiquement féminins L’hyperlaxité ligamento-articulaire en raison d’une imprégnation en hormone oestrogénique. Si c’est un avantage dans certaines pratiques comme la gym, la danse, le patinage ou même les arts du cirque cela devient un handicap pour les articulations nécessitant une bonne stabilité comme les genoux (avec par exemple un taux plus important de lésion du LCA (ligament croisé du genou), les épaules ou les chevilles. Plus préoccupant ces hyper laxités favorisent la survenue d’arthrose surtout des genoux en raison d’un alignement en valgus (genoux en X) des membres inférieurs. Seul traitement : la prévention. La menstruation (les règles) n’a apparemment aucun effet majeur sur les performances, cependant dans certains cas, les dysménorrhées peuvent être traitées par antalgiques ou hormonothérapie afin d’en limiter leurs conséquences. Les sportives suivant un entraînement intensif ont parfois des troubles menstruels et même des aménorrhées pouvant provoquer de graves troubles ostéoporotiques et la survenue de fracture de fatigue. Par ailleurs chez quelques jeunes filles qui subissent un entraînement précoce on retrouve l’absence de règles primaires pouvant nuire à la croissance en provoquant un retard pubertaire.

La prévention de ces traumatismes, directs ou indirects, repose en partie sur le port d’un soutien gorge adapté. Pour être efficace, celui-ci doit présenter un certain nombre de cahier des charges : matériaux pas trop élastiques, bretelles suffisamment solides non croisées dans le dos, rembourrage suffisant. Dans tout les cas, le soutien gorge ne doit pas contenir d’armature qui risque de blesser le sein, il faut aussi éviter de trop le remonter en le comprimant. Il doit avoir des bretelles larges sans matériaux de rembourrage, elles doivent être inclinées pour un bon maintien. Le soutien gorge brassière avec bonnets moulés est souvent proposé par de nombreux équipementiers ; toutefois une découpe large doit libérer les omoplates pour faciliter les mouvements. La matière doit permettre la transpiration et mouler correctement le sein pour éviter tout ballottement et contact pendant la course avec le bras.

Etre une femme et courir (Partie I)


Le sport et l’activité physique peuvent être protecteur du cancer du sein. Les effets de l’activité physique : • • • •

lutter contre le surpoids limiter la consommation de tabac limiter la consommation d’alcool améliorer les qualités du sommeil

• diminuer le stress • améliorer la qualité de l’alimentation • bien-être général permettant à l’organisme de mieux lutter contre toutes les agressions et l’apparition de maladies chroniques dégénératives. Prévention du cancer du sein • Si votre mère ou grand-mère a eu un cancer du sein faites-vous surveiller attentivement. • Quelque soit votre âge pratiquez l’auto surveillance en palpant vos seins. • Si vous avez eu votre premier enfant après 30 ans soyez plus vigilante. • Si vos premières règles ont été précoces (avant 12 ans) vous devez aussi être attentive. Répondez aux campagnes de dépistage en réalisant régulièrement une mammographie surtout à partir de 50 ans car un cancer dépisté tôt est un cancer qui guérit. L’activité physique lutte contre l’apparition de maladies dégénératives, en augmentant les moyennes d’espérance de vie de 6 ans, mais on ne peut définir qu’il s’agit d’un effet direct de la pratique d’une activité physique ou sportive ou un effet indirect par la modification de l’hygiène de vie. Un article paru dans le journal Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention de janvier 2006 révèle une étude réalisée sur plus de 100 000 femmes françaises, nées entre 1925 et 1950, à la demande de la MGEN, par une équipe de chercheurs de l’INSERM. Cette étude confirme qu’il existe un lien entre activité physique et risque de cancer du sein, même chez les femmes présentant des facteurs de risque important, représentés par des antécédents familiaux ou possédant d’autres facteurs de risque d’apparition de cancer du sein. Une femme qui déclare 5 heures ou plus d’activité physique et sportive voit son risque d’apparition de cancer du sein diminuer de 38% par rapport aux femmes sans activité physique et sportive. L’étude a été réalisée chez toutes les femmes qui étaient ou non en traitement hormonal substitutif. Toutefois, il faut remarquer qu’une activité soutenue doit être pratiquée pour rentrer dans cette probabilité d’amélioration de l’apparition de cancer du sein. Des travaux scientifiques démontrent que l'activité physique régulière démarrée après le diagnostic de cancer du sein diminue significativement la mortalité globale, la mortalité par cancer du sein et le nombre de récidives du cancer du sein. Ainsi dans une étude américaine portant sur 121 700 infirmières, le risque de décès par cancer du sein ou de récidive d'un cancer du sein est diminué de 20 à 50% chez les femmes qui pratiquent une activité physique 5 heures/semaine par rapport à celles qui marchent moins de 3h par semaine. Ces résultats ont été confirmés par l'étude WHEL (Women's Healthy Eating and Living Study) qui rapporte un risque de rechute réduit de 44% pour les femmes qui marchent 30 minutes par jour 6 fois par semaine. Par ailleurs, il semble que si l’on est certain que le sport permet de stimuler les défenses immunitaires de l’organisme, il ne peut s’agir que d’un constat même s’il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que d’une diminution du risque, et que malheureusement de nombreuses sportives peuvent déclencher un cancer du sein. Seul le dépistage précoce reste une valeur sûre. Conclusion: De nombreuses autres études montrent aussi que l'activité physique régulière peut apporter des effets bénéfiques supplémentaires à ceux de la chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie pour la guérison et la survie après traitement d'un cancer du sein.

Sept Oct 2011

Avoir des enfants : Sport de la grossesse à l'allaitement La grossesse peut affecter les performances d’une sportive de haut niveau, mais la pratique sportive raisonnable a des effets positifs chez la femme enceinte en permettant de limiter la prise de poids, de garder une tonification musculaire et de réduire les risques métaboliques. En début de grossesse les modifications physiologiques sont favorables à l’effort par une amélioration des facteurs de fixation d’oxygène ce qui a conduit à des abus et « la mise enceinte » de la sportive pour l’amélioration de sa performance : c’est une forme de dopage. Toutefois une pratique trop intensive peut entraîner des complications comme l’insuffisance en oxygène du fœtus ou hypoxie provoquant un retard de développement in utero. Dans tous les cas une surveillance médicale s’impose. Mais pour la majorité des femmes enceintes, il est possible de s'adonner à une activité physique pendant la grossesse. Il est maintenant important de respecter certaines règles en particulier d’éviter les sports à risque de chute ou de traumatisme. L’équitation, le judo, la plongée restent des contre-indications absolues. La grossesse normale ne contre indique pas du tout l’activité physique, elle va même favoriser, surtout en début de grossesse dans les 20 premières semaines l’adaptation cardio vasculaire à l’effort . Il faut donc rassurer, aider et inciter les femmes à faire de l’exercice physique adapté pendant leur grossesse. Le mieux est de faire 3 à 4 fois 20 min à 30min d’activité d’intensité modérée par semaine. L’activité physique ne modifie pas du tout l’allaitement ni dans la quantité ni dans la qualité. La femme reprendra d’autant plus rapidement une activité physique qu’elle en aura conservé une pendant la grossesse. Les bénéfices sont établis avec une diminution de la dépression du post partum, un retour du poids à la normale plus rapide, moins de pathologie veineuse. Le risque d’incontinence urinaire à l’effort est diminué, d’autant plus qu’elle aura fait des exercices de renforcement du périnée et de renforcement musculaire des grandes masses musculaires au cours de la grossesse (voir le paragraphe sur l'incontinence urinaire dans la partie II ). Pour ce qui concerne l'allaitement la reprise de l'activité ne le pénalise pas, au contraire, mais veillez à conserver une bonne hydratation.


La santé de vos os : ostéopénie ou ostéoporose : Quelles prises en charge chez la sportive ? L’ostéoporose est une maladie du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse et une altération de la structure des os survenant avec le vieillissement naturel de l’organisme. C’est une maladie chronique invalidante. La densité minérale osseuse qui représente l’état de la masse osseuse peut être calculée par la réalisation d’une ostéodensitométrie. L’ostéoporose ou l’ostéopénie, premier stade de cette maladie, survient généralement après la ménopause. L’ostéoporose est une maladie grave, en raison du risque de fractures qu’elle entraîne. Les complications de ses fractures, au niveau du col du fémur, du rachis, du poignet, ou de toute autre articulation peuvent avoir de lourdes conséquences fonctionnelles avec douleur, perte d’autonomie, mais également à l’origine d’une mortalité chez les personnes âgées, immobilisées après ces fractures. Le dépistage, la prévention et le traitement de l’ostéoporose ont donc une importance primordiale dans un but de santé publique. La pratique de l’activité physique prévient la survenue de l’ostéoporose. La densité minérale osseuse représente un des marqueurs clés du risque de fractures chez la femme ménopausée (possibilité de l’ostéoporose chez l’homme). Cette densité minérale osseuse se calcule après la réalisation d’une ostéodensitométrie. Le dépistage repose sur la mesure de la taille, du poids, évaluation de l’IMC et un questionnaire évaluation des facteurs de risque. Les femmes à risque sont : • les femmes inactives, • âge ménopause précoce • faible corpulence, régime alimentaire prolongé • consommation régulière d’alcool et de tabac • antécédents maternels ou familiaux de fractures de hanche • fracture du poignet spontanée lors d’une simple chute. Bien vivre avec ostéopénie et ostéoporose : a) Pratiquer une activité physique régulière, constante et continue L’exercice physique a un bénéfice notable sur la masse osseuse en permettant une meilleure fixation du calcium et en entretenant les muscles et l’équilibre afin d’éviter les chutes. L’équivalent de 30 minutes de marche par jour est conseillé, réaliser un exercice avec charge permet une meilleure fixation et un meilleur renforcement musculaire. b) Bien s’alimenter Le squelette humain contient du calcium qui est fixé à seulement un peu moins de 10% par rapport à la réalité du calcium ingéré. Il est donc recommandé à toutes les femmes ménopausées ou toutes les femmes présentant une ostéopénie un apport journalier de 1500 mg/jour. Les produits laitiers, le fromage mais également de nombreuses eaux minérales sont riches en calcium. c) Fixer le calcium Le soleil avec modération, en dehors des heures déconseillées par des dermatologues et sous réserve d'une bonne protection par indice UV A et B adaptée permet de fabriquer de la vitamine D et de mieux fixer le calcium. L'apport de vitamines D peut être nécessaire pour les personnes ne pouvant s'exposer au soleil. Les conseils nutritionnels : Règle d’or : • • • •

Apport en laitage quotidien Apport en protéines à chaque repas Fruits, oui ! mais encore plus de légumes Le calcium des laitages étant fixé par de la vitamine D naturelle (exposition au soleil) ou artificielle • Et …. boire des eaux riches en calcium et magnésium. Avec en plus, les compléments :

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Huile d’olive ou de colza Les légumes secs Les céréales Les poissons gras Suppléments essentiels si besoin en zinc, sélénium, vit. C, bétacarotène.

Bien s’alimenter, c’est déjà améliorer son état ostéoporotique, mais écoutez votre médecin qui pourra vous prescrire un traitement complémentaire.

Le traitement préventif et curatif Le meilleur des traitements préventifs est la combinaison d'une bonne activité physique avec une bonne alimentation et une bonne hydratation. Le traitement curatif est proposé par votre médecin et comprend des possibilités pouvant être un traitement journalier, un traitement hebdomadaire, un traitement mensuel ou un traitement annuel. Seul votre médecin pourra définir le meilleur traitement adapté à votre cas. Celui-ci sera de toute façon pris de façon régulière pendant plus de 5 ans. Le traitement hormonal substitutif doit rester l'option thérapeutique préventive de premier choix chez les femmes qui présentent au moins un facteur de risque concernant les risques d’ostéopénie et d'ostéoporose. Toutefois, ce traitement ne peut être donné qu'après une évaluation des risques induits par celui-ci dont la recrudescence du cancer du sein. Les sports conseillés Avant l’apparition d’une ostéoporose : tous les sports sont conseillés mais ceux nécessitant le développement ou le maintien d’une force musculaire sont bénéfiques pour renforcer la fixation du calcium. Après l’apparition d’une ostéopénie : il faut éviter les sports avec risques de chocs et de traumatismes, mais toujours favoriser ceux avec sollicitation d’une force musculaire. Après l’apparition d’une ostéoporose sans fracture : il faut pratiquer une activité physique et non un sport type marche, vélo et/ou gym avec renforcement musculaire et entraînement constant de l’équilibre. Après l’apparition d’une ostéoporose avec fracture : seul votre médecin peut vous conseille ; on pourra se résoudre à ne faire que la natation. Le kiné peut vous faire travailler votre tonus musculaire, l’aquagym peut être pratiquée. Conclusion: Dès la naissance, nous présentons un facteur de risque concernant des fractures spontanées survenant 50 ans à 60 ans plus tard chez la femme comme chez l'homme. L'apport calcique doit être le maître mot de la prévention, quel que soit l'âge en respectant particulièrement deux périodes de la vie : adolescence et période post-ménopausique. Tout au long de la vie, pratiquer une activité physique régulière permet une meilleure fixation du calcium et un renforcement de l'architecture des os en limitant le risque de fractures, et maintient une bonne tonification des muscles et un bon équilibre général permettant d'éviter les chutes.

Etre une femme et courir (Partie I)


Par Sébastien Lhermet

Sous cette appellation populaire et imagée se cache une pathologie bien invalidante que les « raideurs » ont souvent croisée, celle-ci touchant préférentiellement coureurs et cyclistes. Essayons d'y voir un peu plus clair... et de passer entre les gouttes !

e syndrome de l'essuie-glace, ou plus justement syndrome de friction de la bandelette ilio-tibiale, se caractérise par une douleur à la partie extérieure du genou. Il se déclenche à l'effort, lors des mouvements répétés de flexion-extension du genou. Il résulte d'un conflit entre la bandelette ilio-tibiale, dont nous allons parler, et un relief osseux (le condyle externe du fémur pour être précis) sur lequel la bandelette fibreuse vient frotter.

Commençons par parler de cette fameuse bandelette iliotibiale. Elle est tendue à la partie externe de la cuisse. En haut, elle permet l'insertion de différents muscles. En bas, elle s'arrête à la partie supérieure du tibia après être passée au niveau du condyle externe du fémur (voir schéma). Lors des sports nécessitant des mouvements répétés de flexion du genou, il viendra frotter à chaque aller et retour contre cette proéminence osseuse entraînant parfois une inflammation entretenue par la répétition des frictions (on parle d'ailleurs souvent de tendinite de la bandelette ilio-tibiale). Comme vous l'aurez compris, on compare ce déplacement du tendon sur le condyle aux essuie-glaces balayant le pare-brise d'un véhicule. D'où la terminologie couramment employée : syndrome de l'essuie-glace.

Évidemment, le vélo et la course à pied sont de parfaits pourvoyeurs de blessés souffrant de cette pathologie, ces disciplines nécessitant des mouvements répétés du genou. Certains auteurs rapportent que le syndrome de la bandelette ilio-tibiale toucherait 4 à 7% des coureurs à pied de longue distance (1) La douleur survient donc à l'effort à la face externe du genou. Comme lors de toute tendinite, elle augmente progressivement, obligeant le plus souvent le sportif à couper son effort. Généralement en dehors de l'activité sportive, aucune souffrance est constatée. Le pratiquant pouvant même s'adonner à d'autres disciplines sans gêne, à condition qu'elles n'imposent pas des mouvements réguliers susceptibles d'entretenir le conflit. La survenue de ces douleurs nécessitera donc une consultation médicale où le diagnostic sera posé. Le traitement sera identique à celui d'une tendinite courante. Le médecin pourra prescrire anti-inflammatoires (locaux ou par voie orale) et séances de kinésithérapie (massage de la bandelette, physiothérapie, étirements) mais surtout l'arrêt de l'activité sportive coupable. À noter que les infiltrations sont à réserver aux cas sévères et irréductibles. Mieux vaut s'en passer… (1)

Sept Oct 2011

http://emedicine.medscape.com/article/307850-overview#a0199


Il faudra rechercher un profil anatomique particulier, tout particulièrement un genu varum (c'est-à-dire les jambes arquées, comme Lucky Luke, par exemple) qui pourrait être le facteur déclenchant. Dans ce cas, la consultation d'un podologue semble judicieuse. Des semelles correctives adaptées permettent de corriger cette attitude et limiter, voire supprimer, le syndrome en question. Grâce à ce traitement, la douleur va disparaître mais il est primordial, au moment de la reprise, de prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter une rechute en écartant les éventuels facteurs déclenchants. Lors de la reprise, le sportif devra être particulièrement prudent et comme à l'accoutumé devra adapter son entraînement : augmentation progressive du kilométrage et de l'exigence des séances. Il devra éliminer tous les facteurs liés au matériel qui auraient pu être responsables de sa blessure. Le coureur contrôlera donc l'état des semelles de ses chaussures. On pourra retrouver une usure externe de la semelle plus marquée du côté blessé entraînant le pied en pronation (c'est-à-dire vers l'intérieur) celle-ci augmentant les frictions entre la bandelette et le condyle externe. A l'inverse, une paire de chaussures neuves au profil non adapté pourra également être problématique. Pour le cycliste, le réglage du vélo sera primordial et un changement récent de position et/ou de matériel pourra être également montré du doigt. Il faudra particulièrement contrôler la hauteur de selle et le réglage des pédales automatiques, une légère rotation externe du pied pourra soulager les douleurs. Les étirements seront pratiqués avec sérieux, ils concerneront l'ensemble des groupes musculaires des membres inférieurs et du bassin en insistant sur le travail de la bandelette ilio-tibiale (2)

Syndrome de l'essuie-glace en IRM

Enfin, surveillez votre diététique (il est difficile de mettre en cause une catégorie précise d'aliments mais il est comme toujours indispensable de manger équilibré !) (3) , soignez votre hydratation et respectez une hygiène de vie (presque) irréprochable ! Evidemment, face à des situations particulières, principalement des échéances de compétitions prioritaires pour l'athlète, celui-ci souhaitera poursuivre sa préparation malgré les difficultés. Cette situation devra rester exceptionnelle, l'athlète risquant d'aggraver sa blessure et reportant un peu plus sa guérison. Il devra donc redoubler de prudence. (3)

(2)

http://campusport.univ-lille2.fr/documents/entrainement/Alimentation%20et% 20tendinite.pdf

http://www.youtube.com/watch?v=Y6G5MIFKWxA

Le geste sportif sera contrôlé. La course rapide ne sera pas forcément plus problématique puisque les foulées s'allongeant, la flexion du genou ne sera pas suffisamment importante pour engendrer le conflit. Il faudra, en outre, privilégier la course sur terrain plat et à grandes foulées.

SYNDROME DE L’ESSUIE-GLACE


par Virginie Sénéjoux Septembre 2011

(Genouillère de support de tendon rotulien et de centrage rotulien moyen) TESTEUSE Virginie Sénéjoux, traileuse et raideuse (nombreux podiums par équipe), internationale en natation… 9è du 50km de l'Ecotrail Paris 2011, 6ème de la Trans Aq' en 24H50 (Ultra Trail 220km en 6 étapes) 2011.

Test sur 34 km du JK-1 (genouillère avec support au niveau du tendon rotulien et de la rotule) de Zamst, lors du Trail du Sancy du 11/09/2011.

Ayant des soucis au niveau du tendon rotulien et du tendon du facia-lata (TFL), Gauthier Martin, commercial de Zamst, présent aux trails du Sancy Mont-Dore, m'a proposé de tester ce produit sur le Trail 34km.

Avis : Texture/matière : Le produit est agréable au toucher, matière respirante, la taille est bien adaptée à ma morphologie. Il y a un certain confort à l’arrière du genou. La genouillère à ouverture intégrale, permet une mise en place sans retrait de la chaussure. Elle se place et se retire par des scratchs. Maintien/compression : Dans cette genouillère, un rembourrage placé judicieusement, vient comprimer la zone située sous la rotule, permettant ainsi de soulager cette zone en absorbant une partie des chocs. Le bon maintien du genou permet également de réduire l'effet "essuie-glace". Effet : Lors de la course, le soutien de la genouillère a été performant, tout en se laissant complètement oublier pendant la course (l’ayant gardée 5h), jouant un rôle puisque je n’ai pas eu vraiment mal, malgré une douleur persistante la veille. Conclusion : Test concluant et produit adopté !

Sept Oct 2011

TEST GENOUILLERE ZAMST


par Delphine Gallet, Laurent Pineau, Lionel Eveno et Virginie Sénéjoux Août 2011 Le concept OKIDOSPORT : au delà des produits que nous distribuons, nous souhaitons mettre en avant notre vision du commerce (produits bio, produits certifiés non dopants, 1% pour la planète, rencontre avec les sportifs sur le terrain lors de nos stands de dégustations) et la qualité de notre service de boutique en ligne (stock sur place, livraison rapide, une attention pour chaque client et sur demande : étude du projet sportif, ex: trek, course à étapes...) Jérémy JEAN-LOUIS Distributeur exclusif des barres ACT (bio, artisanale et en provenance du Doubs)

Analyse Nutritionnelle : Energie

1825 Kj / 435 Kcal

Protides

6.9 g

Lipides

18.5 g

dont saturés

1.8 g

dont instaurés

16.7 g

Glucides assimilables

54.4 g

mono et disaccharides

58.7 g

polysaccharides

0.7 g

Fibres

1.6 g

Utilisation : PENDANT L'EFFORT Présentation : La pâte d'amande est composée essentiellement d'amandes broyées finement, de sirop de sucre de canne et d'argousier. Cette recette exclusive assure une qualité gustative exceptionnelle avec l'exaltation des saveurs des fruits. Pendant l'effort, vous chercherez à limiter le phénomène de déshydratation, prévenir l'hypoglycémie et compléter l'apport énergétique, sans oublier les vitamines et minéraux nécessaires au bon fonctionnement musculaire. Lors d'un effort intense ou prolongé, la principale difficulté pour le corps, c'est de trouver des sources d‘énergie. L'argousier est le fruit par excellence pour réponde à ces besoins. Il est important de recharger ses réserves énergétiques juste avant l'effort et au cours de l'effort par des vitamines naturelles ACE et les minéraux présents dans l'argousier et d'épargner au mieux les muscles. Ingrédients : Sucre roux de canne*, amandes* 30%, eau, poudre d'argousier* 5%, sirop de glucose*, jus d'argousier* 0,5 %, sel, vitamine B1. *Ingrédients agricoles issus de l'agriculture biologique

Condition d'utilisation : Optimise les réserves énergétiques, améliore l'endurance, idéal au cours de l'effort, excellente digestibilité. pour un maximum d'ENERGIE et de PLAISIR. Tout type de public. Idéal entre les repas, à tout instant pour un "coup de fouet". Pour faire face à un besoin énergétique (au bureau par exemple) ou maintenir la performance lors d'un effort, pendant un match, une compétition... Conserver à une température inférieure à 25°C. A conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et de l'humidité. L'argousier est un fruit riche en vitamine C naturelle.

Pour 100g

VITAMINES ET MINÉRAUX Phosphore

17 %

Magnésium

22 %

Vitamine B1

49 %

Vitamine E

65 %

Vitamine C

41%

TESTEUR

TESTEUSE

Lionel Eveno, 2è français au Marathon des Sables 2011, Spécialiste des « ultra » : 7 Marathon des Sables dont 7è au général et 1er européen, 31è à la Diagonale des fous et 1er par équipe, 34è à l'UTMB 166KM 9500m D+, 65 marathons meilleur chrono en 2h32mn, 7h02 sur 100km...

Virginie Sénéjoux, traileuse et raideuse (nombreux podiums par équipe), internationale en natation… 9è du 50km de l'Ecotrail Paris 2011, 6ème de la Trans Aq' en 24H50 (Ultra Trail 220km en 6 étapes) 2011.

Test d’une barre à l’argousier, lors d’un entrainement 1h30 sur les chemins de ronde de la région malouine. Avis : Texture/aspect/goût : emballage facile à déchirer, goût pas trop prononcé ce qui est très bien pour les ultras Trail à ne pas trop écœurer, autrement facile à mâcher. CONCLUSION : J'aimerais bien tester les mêmes barres sur les Templiers (Trail de 72km) pour réellement faire un test en course longue...

Sept Oct 2011

Test d’une barre à l’argousier, lors du Trail des Moulins – juillet 2011 Avis : Au bout d'une heure et demie, le dénivelé et la fatigue se faisant sentir, je me décide à prendre la barre énergétique bio au goût « argousier ». Texture/aspect : L’ouverture du sachet se déroule sans encombre, la barre est d'aspect appétissant. Elle est facile à déglutir, pas élastique, le goût et la saveur sont très agréable et pas écœurant. Je prends la moitié, elle se déguste plutôt facilement et ne colle pas au doigt. Goût/effet : Regain d'énergie... pas besoin de boire beaucoup après les quelques bouchées. Au trois quart de la course, je mange l'autre moitié, le verdict est le même que pour la première moitié, regain d'énergie et le morceau de barre n'a pas fondu : goût agréable et « dépaysant » par rapport à d'autres barres toujours les mêmes goûts… trop classiques. Je n’ai eu aucun mal à la consommer. CONCLUSION : C'est un test positif, une barre à consommer...


TESTEUSE

TESTEUR

Delphine Gallet, Trail, raids multisports...

Laurent Pineau, spécialiste des Marathons VTT, plus fan des formules Rando que Chrono. Enfin bref, adepte des randos d'Or de la FFC. Donc déjà fait : rando mondiaux des Gets, Transvercors, CapNore, Suisse-Normande, La Forestière, Roc d'Azur, Roc Laissagais, Jean Racine, Terres Noires, Gamelle Trophy, Pente&Côtes, Oxygen Challenge, Monts d'Arrée, Vendée Verte, Ronde des Lacs, Rochefortiche, etc...

Test d’une barre à l’argousier, lors d’une sortie entraînement 2h00 en forêt de Bolbec, température environ 23°C.

Avis : Texture/aspect : ouverture facile. En main : texture semblable à la pâte d'amande mais plus consistant Goût : en bouche : texture fine mais goût vraiment quelconque voir pas spécialement "bon" mais c'est un avis personnel. Goût sucré persistant en bouche malgré l'eau absorbée dans la foulée BEMOL : Je dirais pas spécialement recommandé pour des sorties courtes, et par temps chaud et pas recommandé aux personnes qui saturent vite en "sucré". CONCLUSION : Une barre qui n'a rien de révolutionnaire en dehors du fait de tabler sur le "bio" et la valeur de l’argousier en tant que source importante de vitamine C, donc supposé donner, j'imagine, un coup de boost sur des longues distances, enfin peut-être ... Car pas de suffisamment de recul par rapport aux effets.

Test d’une barre à l’argousier, lors d’un Trail. Avis : Texture/aspect : en ouvrant le sachet je pensais que la barre serait assez dure à mâcher donc à digérer. Mais pas du tout ! En fait, elle est très moelleuse, fond dans la bouche et assez agréable à manger. En plus elle permet sûrement d'être assimilée plus vite par l'organisme en rentrant plus rapidement dans le sang. Goût : très sympa car le goût change à l'argousier, en plus il reste longtemps en bouche après l'avoir ingurgité. Un petit goût qui me rappelle (un peu) un goût de réglisse ou de caramel. Effet : difficile de quantifier un effet après avoir pris un gel ou une barre énergétique, en tout cas je n'ai pas eu l'impression d'avoir été moins bien sur le vélo dans l'effort après avoir pris la barre. Un effet toujours difficilement quantifiable, mais les impressions étaient bonnes, psychologique ou pas, en tout cas j'ai pu soutenir un effort continu après avoir fait ma pause énergie. BÉMOL : Emballage : par contre, le seul point négatif concernant ce test, fut sans nul doute sur le papier d'emballage de la barre. En effet, difficile à ouvrir d'une main sans déchirer en plusieurs morceaux le papier. Difficile donc de devoir prendre cette barre en roulant sans mettre des bouts de papier par terre, en tout cas je ne le préconise pas. CONCLUSION : mis à part l'emballage, je conseille cette barre énergétique, très agréable à manger, se digère facilement, goût original, consistance facile à ingurgiter, ça fond dans la bouche, bref à recommander !!!...

par Béatrice Bauchais Août 2011

Produit testé pendant un mois avant la CCC.. TESTEUSE Béatrice Bauchais (V1), Palmarès 2011 : Ecotrail Paris 54 km en 06:43:50 Trans'Aq (Ultra Trail en 6 étapes) 220km en 30H06 CCC 92km (5096m D+) en 22h16

Conçu pour la préparation et le soin de la peau (échauffements, ampoules et cloques) suite aux frottements répétitifs subis par le sportif (dermites d’usure). Intens-Sport peut s'utiliser quotidiennement et garantit un fort taux de satisfaction vérifié pour un usage régulier et prolongé dans le respect du mode d’emploi. Il peut être utilisé sur n'importe quelle zone de la peau, sans contre-indication.

Test d’un mois avant la CCC. INTENS-SPORT c’est une mousse agréable avec un léger parfum. Elle pénètre facilement et rapidement et ne laisse pas un film gras sur la peau. Super simple à appliquer, une petite noix de mousse (très facile à doser), un petit massage et le tour est joué ! Avant entraînement, efficace contre les échauffements des pieds, et après en récupération procure un moment de détente pour nos pieds. BÉMOL : pas trouvé CONCLUSION : Efficace aussi bien en prévention qu’en récupération !

UTILISATION : Intens-Sport pénètre dans la peau et crée un réseau protecteur qui renforce la cohésion entre les cellules (renforcement du ciment naturel) à l’intérieur de l’épiderme. Intens-Sport augmente la résistance de la peau aux frottements, et retarde donc les problèmes de peau du sportif. Intens-Sport participe à la régénération et la restructuration de la peau fragilisée (échauffements, ampoules et cloques). Appliquer Intens-Sport sur les zones de frottements et de macération avant et après entraînement sur peau propre et sèche. Une bombe contient 2 litres de mousse, soit environ 100 doses. Poids : 0.125 Kg Prix : 15€ En vente sur : www.xtenex.fr

TESTS : BARRE ENERGETIQUE BIO - CREME INTENS-SPORT


par Isabelle Mischler

La citrulline : Cet acide aminé participe à la synthèse des protéines et de l’urée. Si la citrulline n’est pas un composant majeur des protéines de notre corps, elle est quand même présente dans quelques protéines des cheveux ou de la peau. Etant un précurseur de l’arginine, elle permet d’en d’augmenter les stocks dans l’organisme, plus efficacement que l’arginine elle-même. La citrulline est présente naturellement dans les pastèques.

Le malate ou acide malique : Le malate est un composé que l’on trouve dans les pommes. Il possède un rôle majeur dans le cycle de Krebs, qui aboutit à la formation d’énergie par la voie aérobie dans les mitochondries. Associé à la citrulline, il a la faculté d’en potentialiser les effets.

Stimol et performance Les effets du Stimol chez les personnes âgées sont bien connus : il diminue leur fatigue centrale et physique. Chez le sportif, si la première étude a eu lieu au début des années 90, depuis, les chercheurs ne se sont plus guère intéressés à ce composé. Toutefois, un regain d’intérêt tout récent pour le Stimol semble animer la communauté scientifique ! Que ce soit sur chez les rats (!) ou chez l’être humain, la supplémentation avec le Stimol induit une baisse des lactates sanguins après un exercice en augmentant leur recyclage. Par ailleurs, l’élimination de l’ammoniaque étant accélérée, le Stimol permet de limiter l’acidose sanguine. Des supplémentations en Qtimol d’une quinzaine de jours ont été accompagnées d’une augmentation de la production d’énergie aérobie et d’une baisse de fatigue. Enfin, une étude très récente, puisque publiée en mai 2010, a montré l’effet positif sur la performance anaérobie et la douleur post exercice de l’ingestion de 8 g de Stimol 1 h avant une épreuve de vélo. Si ces études chez le sportif sont peu nombreuses, toutes vont dans le même sens et ces résultats sont prometteurs.

Sept Oct 2011

Isabelle MISCHLER

Docteur ès-sciences en nutrition du sport Lauréate de l’Académie Nationale de Médecine contact@nutrimove.fr www.dietetiquesportive.com www.mangerpourgagner.fr www.nutrimove.fr

Stimol, stimulez-vous


par Béatrice Glinche Août 2011

TESTEUSE Béatrice Glinche, trail, vtt, roller, raids nature… niveau national en athlétisme. Utilisation : en cure de 2 semaines Présentation : Une petite baisse de forme ? Un manque de tonus ? Pendant une course ou pour la vie quotidienne, les cubes Bio Tonus & Vitalité à l'Argousier et l'Acérola vous permettront de retrouver toute votre vitalité. Avec ce concentré Tonus & Vitalité, sélectionné par Okidosport, Natvit, petite entreprise située dans les HautesAlpes a su préserver la richesse naturelle de l'argousier en Vitamine C et E, tout en lui apportant le goût acidulé de l'Acérola. L'argousier est un des fruits les plus riches en vitamine C, il est environ 30 fois plus riche que l'orange. Les cubes Bio seront ainsi votre partenaire idéal pour retrouver toute l'énergie dont vous avez besoin. Ingrédients : Sirop de glucose de blé* 29,8%, flocons de pomme* 15%, amandes*12%, poudre d'argousier*10%, gomme d'acacia*, jus de pomme concentré* 7%, poudre d'acérola* 7%, abricots secs* 6%, huile de tournesol* 3%, arôme biologique de pomme 0,2% *Ingrédients agricoles issus de l'agriculture biologique Conditions d'utilisation : Prendre 1 cube par jour de préférence le matin soit 200 % de l'apport journalier recommandé en vitamine C. Le cube Bio Tonus & Vitalité - Argousier / Acérola est particulièrement recommandé aux personnes fatiguées, surmenées ou convalescentes. Il soutient l'activité des sportifs grâce à la vitamine C. Conditionnement : 15 x 10 g Prix : 10.00€

www.okidosport-nutrition.com

Test de 2 semaines / Prise d’un cube, le matin, au cours du petit déjeuner :

Très sensible à l’acidité des aliments... j’ai toujours une méfiance vis-à-vis des produits diététiques mais rassurée par le dernier test des produits Okidosport (barres bio orange et cannelle, voir test mag N°07 pages 36/37), je me suis lancée dans un test de 2 semaines. J’ai ingéré ce petit cube à la fin du petit déjeuner. D’apparence dur et compact, il se mâche plutôt facilement et fini par fondre sur la langue. Un peu acidulé, il n’est pas écœurant car l’argousier apporte son côté naturel de par son goût discret, bien équilibré. Mon transit intestinal s’est amélioré, avec une activité régulière du côté de mes intestins habituellement paresseux… tant mieux ! Côté effet, j’ai fait cette cure au milieu de l’été qui est une période très chargée pour moi professionnellement… et je n’ai pas ressenti de baisse de régime comme observée habituellement à la fin de chaque saison estivale ! BÉMOL : L’emballage, qui n’est pas recyclable et un peu difficile à ouvrir. Le goût légèrement acidulé de l’argousier pourrait ne pas me convenir en cas de prises prolongées de ce cube bio. CONCLUSION : J’en ai acheté ! Son côté bio et les effets constatés m’amènent à modifier ma préparation sur le suivi de grands évènements comme les reportages sur la Coupe du Monde de Raids Aventure (ARWS) tel que Raid in France, Bimbache, Apex Race, etc. Car au-delà de faire une cure pendant l’été et une autre à l’entrée de l’hiver, je vais opter pour ces cubes Natvit, quelques semaines avant le suivi live de ces ARWS…

Pour 100g

Pour 1 cube (10g)

Energie

1679 Kj / 398 Kcal

168 Kj / 40 Kcal

Protides

3.2 g

0.3 g

Lipides

10 g

1g

Glucides

73.6 g

7,3 g

Vitamine C

1200 mg

120 mg

AJR (Apport Journalier Recommandé)

2000%

200%

3 mg

0,3 mg

3%

30%

Analyse Nutritionnelle :

VITAMINES ET MINERAUX

Vitamine E AJR (Apport Journalier Recommandé)

Sept Oct 2011

TEST Cube vitalité Bio


par Jean-Philippe Deshayes juillet 2011

Canicross jumelé avec le trail des gentilhommes, qui a lieu à Passavant la Rochère site de la verrerie haute saônoise (11 juin 2011). Le départ du canicross a eu lieu à 9h00 suivi des courses jeunes (sans chiens) ou nos jeunes canicrosseurs se sont illustrés. Le tout suivi du trail de 19 km. Le départ groupé est donné le long du gymnase pour ensuite nous faire traverser le village où de nombreuses personnes étaient déjà postées pour nous encourager. Cette traversée commence par une bonne descente d’environ 500m, le rythme est déjà très rapide, et la première difficulté arrive par une montée qui va nous amener sur le haut du village. On y trouve un magnifique lavoir où les chiens peuvent déjà se rafraîchir, ainsi que quelques concurrents. Ensuite nous prenons une longue descente sur un chemin qui nous amène directement dans les bois, où nous attaquons une petite partie technique. Nous arrivons sur l’ancienne voie ferrée et redescendons sur le point le plus bas du village. Puis nous nous dirigeons vers une petite chapelle, qui doit être le point le plus haut du village. Là, nous reprenons l’ancienne voie ferrée en passant sur le viaduc, où l’on peut admirer un magnifique paysage. 800m plus loin nous retrouvons le gymnase et l’arrivée. En bref, un très beau parcours qui s’avère très rapide malgré ses deux bonnes montées.

Pour sa 3ème édition le 26 juin 2011 l’Europcady s’était lancé un nouveau défi, ajouter un trail de 30 km à sa journée de course nature. Au final pas moins de 10 courses dans la matinée, en relation avec le club Franche Comté Canicross pour tout ce qui concerne les chiens. Ce fut une très belle journée rassemblant sur toutes les 276 participants, dont 35 en canicross adultes et 9 en enfants (quand même !). Un circuit de 6,8 km sur un tracé d’habitude très rapide, mais qui cette année a été rendu un peu plus technique suite à la petite tempête survenue dans la zone le mercredi juste avant la course. Se trouvaient donc sur le parcours quelques arbres que les concurrents ont du franchir chacun avec leurs moyens, pour les grands chiens en sautant par-dessus, les petits chiens se faisaient porter par leurs maitres. De longs passages dans la boue où quelques concurrents y cherchaient leurs baskets… Les canicrosseurs ont assuré le spectacle avec un départ groupé sur le stade et un tour extérieur. Tout le public a pu voir leur progession sur les 600 premiers mètres et pour finir en beauté un tour de piste où chaque canicrosseur fut acclamé. Cette 3ème édition a vu la victoire de Duncan et Jean-Philippe Deshayes, suivi de Dginy et Norbert Bodin et 3ème Craps et Speybrock Marc Antoine.

Sept Oct 2011


par Jean-Philippe Deshayes Septembre 2011

Un nouveau club de Canicross Très bel été pour le sport monochien au sein de la FSLC (canicross, canivtt, canimarche...). Le Grand Ouest de la France se dote à nouveau d'un club, après le Val de Loire c'est au tour de la Basse Normandie, Bienvenue aux Canimordus au sein de notre fédération. Voici le blog du club avec les premières photos et articles.

lescanimordusdelamanche.unblog.fr La nouvelle saison de canicross 2011/2012 démarre le 18 septembre A l'Epine (38) qui sera aussi la finale du challenge CROCC, le premier canicross de Dieppe (76), la semaine suivante près de La Rochelle (17) et au Frenz (68) et .... ainsi de suite toutes les semaines. Vous pouvez consulter le calendrier FSLC et toutes les infos sur les courses en allant http://www.fslc-canicross.net et l'onglet "les courses 2011-2012" Pour tous ceux qui ne vont pas aux championnats d'Europe, vous pouvez aller à Coren (15) voir ICI leur blog ou à Darnetal (76) pour le canicross et canivtt du bois du Roule organisé par le tout jeune "Club Canisport Normand". Vous pouvez avoir toutes les infos en consultant leur site .

FINALE DES CHIENS D’OR 2011 Cette épreuve organisée par l’ACCS est une des plus anciennes de France. Elle s’est déroulée les 10 et 11 Septembre à St Pierre d ‘Allvard (38). Vous trouverez les résultats sur : www.fslccanicross.net

NEWS CANICROSS


par Jean-Philippe Deshayes Septembre 2011

Plus d’infos sur http://www.canicross2011.pl/fr/

NEWS CANICROSS

Sept Oct 2011


Le raid s'est plutôt très bien déroulé, mis à part la météo cataclysmique ! Un récit de course à découvrir dans notre prochaine édition.

Sept Oct 2011

ROC 37


Endorphinmag septembre octobre 2011  

Endorphinmag Numéro 9 septembre Octobre 2011.

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