Page 1

La Coopération Belge au Niger Aperçu 2017-2018


La coopération belge

La présente publication a pour objectif de vous offrir une illustration non exhaustive des activités de la coopération belge au Niger au cours de l’année 2017 et des perspectives à venir avec de nouveaux programmes qui démarrent. Vous pourrez ainsi vous faire une idée globale de l’action des acteurs belges et de leurs partenaires au Niger et trouver de plus amples informations sur les organisations ainsi que sur certaines thématiques et activités.

Contenu Une illustration de coopération : clubs Dimitra………………………………………………………………..2 La coopération belge en bref…………………….…………………………………………………..………………..3 Interventions en cours et en démarrage 

Santé……………………...………………………………………………………………………………….4

Développement rural………………………………..…………………………………………………9

Genre…………..……………………………………………………………………………………………14

Réduction du risque de catastrophes.…………………………………………….…………….17

Transversal……………………………….……………………………………………………………….19

Nouveautés en 2018…………………………………………..………………………………………………………...21

Clubs Dimitra, une approche participative

s’agit par exemple de la salubrité du village, de la construction d’une banque céréalière, de la promotion des accouchements

Le développement n’est pas un processus exogène, mais une

assistés, etc. L’approche stimule les communautés à rompre

prise de conscience et un changement d’attitude et de com-

avec la dépendance de l’aide et avec l’assistanat passif. Elle

portement par les communautés elles-mêmes. Convaincue de

démontre que, malgré sa pauvreté, une communauté qui a

ce principe, la coopération belge a organisé en octobre 2017

confiance en soi, est en mesure d’avancer par ses propres

une rencontre de deux jours à l’occasion du forum des acteurs

forces.

belges. Ces acteurs, qui comprennent Enabel, les acteurs de la coopération non-gouvernementale et les acteurs humanitaires

La formation et la visite de terrain, organisées conjointement

financés par la Belgique, ont fait connaissance de l’approche

avec la FAO Niger et les ONG locales partenaires, ont permis

participative des clubs d’écoute Dimitra, une initiative belge

aux participants d’apprendre comment déclencher une dyna-

reprise par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimenta-

mique locale et d’entrer ensuite en dialogue participatif avec

tion et l’agriculture (FAO).

les bénéficiaires de leurs interventions. L’inclusion de l’approche Dimitra permettra ainsi d’atteindre des résultats plus

Les clubs d’écoute Dimitra encouragent les femmes et les

durables.

jeunes à réfléchir et à prendre en main la résolution des problèmes de leurs communautés par leurs propres moyens. Il

2


La coopération belge au Niger en bref Coopération Gouvernementale

Coopération multilatérale

Programme de Coopération 2017-2020 signé entre le Niger et la Belgique en 2016

Secteurs de concentration : santé et élevagesécurité alimentaire

Contributions belges aux moyens généraux et à des projets spécifiques d’organisations internationales (Nations unies, Union européenne, CICR, etc.)

Coopération déléguée : Initiative Adolescentes au Niger (Illimin) du Fonds des Nations Unies pour la Population, contribution de 2 millions EUR

Budget : 14 millions EUR par programme santé et élevage - 3 millions EUR pour l’intervention de renforcement des capacités

Coopération non gouvernementale

› › ›

Aide humanitaire

8 programmes d’acteurs de la coopération non gouvernementale en cours : ONG belges, coopération universitaire et mouvement syndical Cadre stratégique commun : sécurité alimentaire, santé, éducation ,genre et renforcement des capacités

Secteur privé

Budget 2017-2021 : 15,5 millions EUR

Crédit de BIO (société belge d’investissement pour les pays en développement) en faveur d’Avi-Niger à Niamey

Budget : 2,45 millions EUR

Projets et programmes d’urgence, de résilience et de réduction des risques de catastrophes

Acteurs : ONG humanitaires belges et organisations internationales

Budget 2016-2017 : 9,8 millions d’EUR

En 2017 Au cours de l’année 2017, la Belgique a été désignée comme

chef de file des partenaires dans les secteurs de la santé et de l’élevage au

AGADEZ DIFFA

Niger. Il s’agit d’engager un effort pour la coordination du dialogue politique sectoriel entre la partie nigérienne et les partenaires.

TAHOUA ZINDER

TILLABERI

Niamey

3

DOSSO

MARADI


Santé Thématique : La Couverture Universelle de Santé La couverture universelle de santé (CUS) implique un financement fort de l’Etat (impôts,…), un financement de toute la masse de la population qui paye l’assurance du risque maladie (les bien portants payent lorsqu’ils tombent malades), mais également un contrôle des prestations fournies (médicaments, respect des normes de qualité, etc.) prenant en compte les intérêts de la population (la Demande de soins). La plupart des pays - dont les pays africains, le Niger inclus - ont inscrit dans leur politique nationale la volonté d’avancer vers la CUS.

Soins postnatals au centre de santé intégré de Boulkagou

2013-2018 Projet d’Appui au Renforcement du Système de Santé - PARSS Le Projet d’Appui au Renforcement du Système de Santé (PARSS) vise à assurer une offre de soins et de services de qualité à la population du Niger en général et plus particulièrement aux populations vulnérables (mères et enfants). De manière plus spécifique, il s’agit d’augmenter et d’améliorer la qualité de la couverture sanitaire.

Le nouvel hôpital de Gaya en cours de construction Séance de vaccination dans le nouveau CSI du district sanitaire de Damagaram Takaya (Zinder)

En 2017, les activités du PARSS ont atteint un rythme de croisière, notamment les activités de construction des structures sanitaires. Ainsi, quinze cases de santé ont été transformées en centres de santé intégrés (CSI) dans les régions de Tillabéry, Maradi et Zinder. Les équipements médicaux pour ces CSI ainsi que les stocks de médicaments sont en cours d’acquisition, mais en attendant les quinze CSI ont pu démarrer leurs activités avec les équipements préexistants et l’appui des districts sanitaires de rattachement. La construction des trois nouveaux hôpitaux à Gotheye, Gaya et Damagaram Takaya, bien qu’accusant quelques retards, s’est poursuivie. La réhabilitation de l’hôpital de Loga est également en cours. Concernant les activités dites « soft », le PARSS a contribué à renforcer les consultations foraines au niveau des nouveaux CSI. Ces consultations foraines ont pour objectifs d’améliorer la couverture vaccinale, l’utilisation de la contraception moderne et le suivi médical des grossesses. Il a également contribué à l’amélioration, dans les districts appuyés, des compétences des agents de santé en matière de prise en charge de la mère et de l’enfant avec des formations sur les thèmes de la consultation prénatale ou des hémorragies post-partum.

www.enabel.be

4

https://open.enabel.be

Enabel au Niger


2015-2017 En savoir plus : Les comités de Projet Les Enfants malnutris du Sahel sont veille, de référencement et de Stimulés, Protégés, Orientés et Intégrés surveillance communautaire dans leur communauté devenue plus Résiliente - ESSPOIR La malnutrition sévit dans les pays sahéliens où elle constitue même un problème de santé publique. C’est pourquoi Humanité & Inclusion, sur financement de l’aide humanitaire belge a mis en œuvre un programme dénommé ESSPOIR. L’objectif général du projet est de prévenir et réduire le risque de complications et de séquelles invalidantes chez les enfants de moins de 5 ans atteints de malnutrition et/ou ayant développés un retard de développement afin de favoriser son épanouissement dans un environnement familial serein, soutenant et protecteur.

Les comités de surveillance communautaire sont mis en place à partir de groupes de discussion conduits par des leaders communautaires dans chacune des communes d’intervention du projet. Au terme de discussions participatives, un comité local composé de volontaires communautaires est installé, doté d’outils et de connaissances simples sur la malnutrition, les risques liés au développement de l’enfant, la stimulation, les circuits de référencement, et l’identification d’enfants à risque. Le comité est composé d’un président (le maire ou son représentant); un chef de village/quartier; une représentante des structures féminines; un représentant de personnes handicapées; un représentant de COGES (Comité de gestion des établissements scolaires); un représentant des relais communautaires et un représentant des élus locaux. Il fonctionne via un plan d'actions avec des activités récréatives (foyers communautaires) et des séances de sensibilisation dans les quartiers. Le Comité est un outil efficace contribuant à l’appropriation et à la responsabilisation des communautés par rapport aux activités de veille et de prévention de la malnutrition ainsi qu’au retard de développement chez les enfants. Les membres du comité sont donc capables de détecter des cas de détresse psychologique, d’enfants malnutris sans soins et des enfants présentant des retards de développement dans leur communauté.

Activité de stimulation et d’éveil à l’espace de stimulation de l’hôpital de Madarounfa, Maradi

Plus spécifiquement, il s’agit de renforcer les capacités des communautés et familles des enfants malnutris en favorisant leur accès à des soins pour le développement de l’enfant à travers des interventions de stimulation précoce au sein des services nutritionnels existants et à des mesures préventives et protectrices pour améliorer leur niveau de résilience face aux crises chroniques dans la région du Sahel.

Les services sociaux ont une capacité limitée (manque de financement, large zone à couvrir) pour répondre aux besoins de protection des communautés. Par conséquent, les comités locaux renforcés par le projet ESSPOIR représentent une véritable alternative locale afin de contribuer à la prévention des risques de développement physique et cognitif des enfants via l’identification et le référencement des cas vers des structures sanitaires (centre de santé/unité de récupération nutritionnelle, espaces de stimulation psychomoteur et cognitif, centre de réadaptation fonctionnelle) pour la prise en charge précoce. Participation des membres du comité de surveillance de Dan Issa à un foyer communautaire homme en juin 2017

Le projet a plusieurs volets d’intervention tels que la kinésithérapie d’éveil, la stimulation psychosociale ou encore l’accompagnement psychosocial et communautaire. En 2017, dans la région de Maradi, 7 espaces de stimulation dans les Creni et Crenas ont été réhabilités/construits, 269 personnes ont été formées (agents sociaux sanitaires, kiné, mères éducatrices, acteurs locaux), 92% des enfants ont amélioré leur score de développement psychomoteur, 803 enfants ont été pris en charge en soin kinésithérapeute, 12 554 enfants ont été stimulés, 25 108 personnes ont été sensibilisées (pères, mères et tuteurs), et enfin, 1829 visites à domicile et 321 counseling individuels ont été effectués.

www.hi.org

5


2017-2021 Programme de renforcement des capacités du système de santé dans le District Sanitaire d'Agadez Commune et le Centre de Santé Mère et Enfant d’Agadez Faisant suite à un premier projet triennal dans 3 Centres de Santé Intégrés (CSI) du District Sanitaire d’Agadez commune et dans le Centre de Santé Mère et Enfant (CSME) d’Agadez, Médecins du Monde met en œuvre, depuis le 1er janvier 2017, un programme quinquennal (2017-2021) dans les 5 CSI du District Sanitaire d’Agadez Commune et dans le Centre de Santé Mère et Enfant d’Agadez. L’objectif de ce projet est de contribuer à la réduction de la morbidité et la mortalité des populations. Les principaux axes d’intervention de ce projet sont (i) la santé sexuelle et reproductive ; (ii) la santé des populations migrantes ; et (iii) la santé mentale, qui constitue un axe transversal sur les deux premiers axes. Ainsi à travers ce volet un accent est mis sur l’offre de services de qualité à travers le renforcement du système de santé (formations des agents de santé, appui en matériels et équipements), la demande des services de santé via le renforcement des acteurs communautaires et des activités de communication pour le changement social et de comportement et enfin le plaidoyer transversal pour notamment la protection des migrants et la levée des barrières d’accès aux soins (participation des collectivités au financement de la santé, gratuité des accouchements, etc).

Une sage-femme superviseure de MdM en appui technique au CSI d’Alercess assurant la consultation d’un nourrisson

Un migrant consulté par une équipe de clinique mobile dans un ghetto d’Agadez

A travers son appui aux autorités sanitaires, le projet a permis en 2017 de prendre en charge 5103 accouchements médicalement assistés, 9797 consultations prénatales, 1235 migrants malades et 108 migrants pour des soins psychologiques. Aussi, les actions de plaidoyer entreprises par MdM, ont permis au cours de cette année l’alignement du coût des consultations des personnes migrantes dans les structures de santé au coût national.

www.medecinsdumonde.be

6

Médecins du Monde Belgique/Niger


2017-2021 Programme d’Appui au Système de Santé - PASS Mis en œuvre par Enabel en partenariat avec le Ministère de la Santé Publique, le PASS a pour objectif d’améliorer l’accès des populations aux soins de santé primaires de qualité par la mise en œuvre graduelle de la Couverture Universelle de Santé (CUS).

Le chef du centre de santé intégré de Koulikoïra dans le district sanitaire de Gotheye

Dans un premier temps, le Programme PASS mettra en place, en collaboration avec la Direction Régionale de la Santé Publique (DRSP) et l’Equipe Cadre de District (ECD), une Agence de Financement Basé sur les Résultats chargée du suivi mensuel des performances atteintes par chaque formation sanitaire, de la rétribution directe à chacune d’elles en fonction des performances atteintes et enfin de l’accompagnement technique des formations sanitaires dans l’utilisation de ces ressources (salaire du personnel médical, dépenses de fonctionnement, primes de motivation, etc.).

Dans un deuxième temps, le PASS prévoit d’utiliser la mise en place du Financement Basé sur les Résultats, notamment l’expérience de l’Agence Départementale FBR, pour passer à une Agence Départementale d’Assurance Maladie Universelle (AMU). Celle-ci inclurait les fonctions de : financement direct des prestataires ; prise en compte de la demande (la voix de la communauté sur la qualité des soins reçus) ; contrôle de la qualité technique des prestations ; gestion des adhérents à l’AMU et de l’utilisation de leur cotisation. On voit bien qu’il s’agit de reprendre les fonctionnalités du FBR en les amplifiant avec l’inclusion de la Demande et des adhérents à l‘AMU. Le chemin pour arriver à une couverture universelle de santé couvrant toute la population sera long. Le PASS a comme objectif d’aider le Ministère de la Santé Publique à faire les premiers pas dans les deux districts sanitaires appuyés (Gaya et Gothèye) couvrant plus de 500.000 habitants.

2017-2021 Programme IMPression 3D & ACcès à la TEléréadaptation - IMP&ACTE 3D IMP&ACTE 3D est un projet d’introduction de la technologie d’impression 3D pour la fabrication d’orthèses en Afrique de l’Ouest lancé en 2017 et couvrant 3 pays : le Niger, le Mali et le Togo. Il est financé par l’aide humanitaire belge. Le partenaire au Niger est l’unité de rééducation fonctionnelle de l’hôpital national de Niamey. Plusieurs résultats sont attendus : l’acquisition par les professionnels de la réadaptation de nouvelles compétences pour l’utilisation de technologies innovantes ; un service d’impression 3D pour 4 centres de réadaptation africains proposé par OADCPH (partenaire au Togo) ; l’appareillement d’au moins 100 personnes nécessitant une orthèse suivant un procédé d’impression 3D et de télé-réadaptation dans 4 services de réadaptation ; et enfin, la démonstration de l’intérêt de l’utilisation des nouvelles technologies dans un contexte humanitaire par la recherche opérationnelle. Les principales activités mises en œuvre seront la formation de remise à niveau sur cinq types d’orthèses pour les professionnels de la réadaptation des quatre services ciblés, l’organisation du suivi et de l’accompagnement sur le terrain et à distance des professionnels formés dans leur service respectif, l’achat d’une imprimante 3D adaptée à la fabrication des orthèses du projet, l’équipement des quatre services de réadaptation des trois pays, l’identification, sélection, prise en charge et suivi de 100 patients nécessitant une orthèse dans les quatre services de réadaptation ciblés selon le protocole de recherche mais également la réalisation d’une étude sur la dimension sociétale du projet et besoins en TIC (télémédecine) dans les trois pays ciblés.

En savoir plus : Le mécanisme de Financement basé sur les résultats La stratégie de financement basé sur les résultats (FBR) vise à augmenter la quantité et la qualité des soins préventifs et curatifs fournis à la population à travers la rétribution directe de la performance de chaque formation sanitaire. Cette rétribution est effectuée sur la base d’un contrat de performance entre une partie qui paye (l’Agence Départementale du FBR) et une partie qui fournit les soins (les prestataires : Hôpital de district et le réseau de Centres de santé Intégrés-CSI). www.enabel.be https://open.enabel.be

Enabel au Niger

Atelier de lancement officiel - 12-13 Décembre 2017

www.hi.org

7


NIGER

2017-2021

En savoir plus : la tuberculose

Appui au Programme National de Lutte contre la Tuberculose du Niger

La tuberculose est une maladie infectieuse due au Bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis) qui touche généralement les poumons et dans ce cas, elle est contagieuse. Le traitement consiste à administrer des antituberculeux au patient.

Le programme a pour objectif d’améliorer la notification et la prise en charge (PEC) des cas de tuberculose (TB) sensible dans les régions de Tillabéry et Maradi et de la tuberculose multi résistante (TB-MR) dans les Unités de Niamey, Maradi et Zinder. Ce programme permettra de consolider les acquis de Action Damien au Niger depuis 2007 tels que la construction, l’équipement et la formation du personnel du Laboratoire National de Référence, la mise à jour du guide technique de prise en charge de la tuberculose, l’organisation du programme de la PEC de la tuberculose résistante avec la rédaction en 2017 de la première Edition du guide national de prise en charge de la TB-MR, la mise en place d’un système de supervision conforme aux normes internationales et l’introduction du contrat de performance rémunérant les agents en fonction du degré d’accomplissement des activités. Mais il permettra également d’obtenir des résultats probants tels que le maintien de la couverture en centres de diagnostic et traitement (CDT) dans les régions d’intervention.

On guérit de la tuberculose sensible (aux antituberculeux) en six mois, pour autant que le traitement soit bien conduit et que le patient observe les prescriptions. Mais, certains cas de tuberculoses ne répondent pas au traitement de six mois. Le bacille de la tuberculose peut devenir résistant à au moins deux médicaments antituberculeux les plus efficaces (l'isoniazide et la rifampicine) utilisés pour guérir la maladie : c'est ce qu'on appelle la tuberculose multi résistante (TB-MR). Cette forme spécifique de tuberculose impose un traitement plus long avec des médicaments qui ont davantage d’effets secondaires.

Infirmière entrain de superviser la prise de médicament d'un patient atteint de TBMR à l'Unité TB-MR de Niamey

En 2017, malgré la rotation continue du personnel formé et la situation sécuritaire dans la région de Tillabéry, les résultats de traitement se sont aussi améliorés. La région de Maradi a atteint l’objectif de 85% de succès thérapeutique et Tillabéry a connu des progrès considérable. Le programme de tuberculose résistante maintient un taux de guérison supérieur à 80% (88,1% en 2016) largement au-dessus de la cible de 75% de l’OMS. Ces résultats probants et constants dans le temps sont le fruit d’une équipe entièrement nigérienne de jeunes médecins, professionnels de santé et administratifs qui constituent indéniablement un support technique pour le Programme National et pour le pays.

www.actiondamien.be

8

Action Damien


Développement rural 2012-2018

2013-2017

Programme d’Appui à la Mise en place des Entités Décentralisées de la région de Dosso, phase II - PAMED II

Programme d’Hydraulique Villageoise et Pastorale dans la Région de Dosso, Phase II - PHVP II

Le PAMED II a pour objectif d’améliorer la gouvernance locale dans le domaine de la sécurité alimentaire dans douze communes de la région de Dosso. L’expérience du programme a montré que dans un contexte de décentralisation récente, on peut faire confiance aux communes en les responsabilisant dans leur propre développement à travers l’appui budgétaire direct tout en veillant à les viabiliser dans un appui à la performance en gouvernance.

Le PHVP II, dont la période d’exécution s’est achevée en août 2017, a été mis en œuvre en partenariat avec le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dans dix communes des départements de Dogondoutchi et Tibiri dans la Région de Dosso. Le projet visait à améliorer l’accès aux infrastructures de base d’alimentation en eau potable villageoise et pastorale, d’hygiène et d’assainissement, à améliorer la gestion durable de ces investissements et les pratiques en matière d’hygiène ainsi qu’à renforcer les capacités des acteurs institutionnels régionaux et locaux.

En ce qui concerne le développement et la mise en œuvre des mécanismes de gouvernance locale, l’année 2017 a vu l’élaboration de douze plans de développement communal. De plus, les douze communes ont élaboré et adopté leurs comptes annuels et tenus des sessions de restitution publique de la gestion. Enfin, 114 actes de sécurisation foncière ont été établis, huit observatoires de suivi de la vulnérabilité ont collecté et analysé les données et une ressource publique (mare) a été sécurisée à Fabiji. En ce qui concerne les capacités de gouvernance communales des entités ciblées, elles ont été améliorées via un appui conseil de proximité en matière de gestion budgétaire et comptable et de marchés publics, la formation d’une centaine de personnes dans différentes matières (comptabilité, ingénierie sociale et plaidoyer, logiciel système d’information foncière,…) et la mise en place de 8 unions communales.

Visite des infrastructures dans la commune rurale de Douméga

Grâce à la réalisation d’infrastructures telles que des puits cimentés, forages et adductions d’eau potable, 84.000 personnes supplémentaires ont désormais accès à l’eau dans les départements ciblés. Les bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement se sont améliorées notamment sur la chaîne de l’eau suite à des activités de sensibilisation et la construction de 1000 latrines familiales et de 70 blocs de latrines publiques. Des efforts importants ont également été fait au niveau du renforcement des capacités des acteurs institutionnels régionaux et locaux notamment par des formations.

2017, dernière année de mise en œuvre du programme, a également été marquée par la réalisation de la première adduction d’eau potable (AEP) multi-villages du pays (à Kiéché) avec un co-financement de LuxDev et l’organisation d’un atelier sous régional d’échanges et de partage d’expériences.

Marché de bétail de Gouala

Les villageois jouissent de meilleures conditions de vie suite à l’amélioration de la qualité de l’eau, de la salubrité et de la préservation de l’intimité par l’accès aux latrines. Les femmes bénéficient d’un gain de temps grâce à un meilleur service de l’eau et surtout la proximité de l’eau et la réduction du temps d’attente. L’amélioration de l’hygiène, l’accès à l’eau potable et les meilleurs comportements en matière d’hygiène auront également un impact sur la santé des populations. Le PHVP a également contribué aux réalisations d’autres projets mis en œuvre par Enabel tels que le PAMED II ou Sarraounia. www.enabel.be https://open.enabel.be

9

Enabel au Niger


2014-2018 Projet d’Appui à la Production Pastorale dans la Région de Tahoua - PAPAT

D’autre part, le PAPAT contribue au renforcement des services de santé animale. Dans ce cadre, 242.234 Unités de Bétail (UBT) ont été vaccinées, 169 agents d’élevage formés, 10 cases de santé animale réhabilitées et équipées et les capacités du Labocel pour procéder aux analyses sur place renforcées.

Le PAPAT, volet pastoral du Projet d’Appui au Développement Local des Régions Nord du Niger (PADL RNN) vise le renforcement des capacités d’intervention des acteurs publics et privés afin d’améliorer les conditions de vie des communautés de ces régions, principalement la sécurité alimentaire et les revenus tirés des activités pastorales. Le projet, financé par le Fond Européen de Développement (FED) intervient dans deux thématiques principales.

Le PAPAT a adopté une démarche participative inclusive partant de la demande des bénéficiaires et intégrants les acteurs dans l’exécution des actions privilégiant ainsi l’appropriation par les bénéficiaires.

D’une part, l’aménagement et la gestion de l’espace pastoral, dans le cadre duquel 15 forages d’hydraulique pastorale ont été réalisés ou réhabilités avec leurs équipements ainsi que 6 puits cimentés, dotés chacun d’un comité ou d’une association de gestion d’eau. De plus, 711 km de bandes pare-feu et 500 ha de parcours dégradés ont été restaurés et réalisés selon le mode Haute Intensité de Main d’Œuvre (HIMO) ou cash for work (81.000 jours de travail pour un apport financier direct aux bénéficiaires de 118 millions de FCFA). Enfin, 2.600 tonnes de matières sèches ont été produites et des comités de gestion de parcours restaurés ont été mis en place et appuyés.

Séance de vaccination

2017-2021 Programme d’Appui au Développement de l’Élevage - PRADEL « KIYO ARZIKI »

principaux des activités économiques promues par l´intervention. Enfin, le programme fera la promotion de l’intégration des technologies d´information et de communication pour améliorer l´accès à l´information, la collecte de données et les services pour les éleveurs et les entrepreneurs.

Actuellement en phase de démarrage, le Programme Kiyo Arziki a pour objectif général de renforcer la sécurité alimentaire, la résilience et les revenus des populations liées à un élevage familial dans les régions de Tahoua et de Dosso et ce, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL). Il développera les chaînes de valeur inclusives liées à l´élevage; sécurisera durablement l´accès aux ressources pastorales; améliorera les capacités institutionnelles pour renforcer la résilience des (agro-)éleveurs vulnérables face aux crises et au changement climatique; et enfin, renforcera la gouvernance du secteur. Le programme mettra en œuvre une approche fondée sur les droits notamment à travers l´amélioration de la gouvernance du secteur, en renforçant les capacités tant des porteurs de devoirs que celles des détenteurs de droits. Ensuite, les femmes seront autonomisées et incluses dans les processus de décision. Les jeunes et les femmes seront les bénéficiaires

Le PRADEL au Salon de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’environnement et de l’élevage SAHEL-Niger 2018 à Niamey, les 27 février-4 mars

www.enabel.be https://open.enabel.be

10

Enabel au Niger


2017-2021 Programme « Empowerment dans un monde en mouvement » Lancé en 2017, le programme Empowerment dans un monde en mouvement a pour objectif d’améliorer durablement la sécurité alimentaire et nutritionnelle des communautés de 32 villages des communes de Goula et Korahane (Dakoro, Maradi), Gafati et Droum (Mirriah, Zinder) par le renforcement de leurs capacités et de leurs moyens d’existence. Il visera la réalisation de quatre principaux résultats : le renforcement des communautés à la base afin qu’elles s’approprient des initiatives et innovations en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’augmentation et la sécurisation de la production agricole, l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages pour une promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et enfin, l’amélioration de l’état nutritionnel et l’accès à l’eau potable. Dans l’atteinte des résultats, différentes activités seront mises en place dont principalement : la construction et exploitation des banques céréalières (BC), des Stocks Inter BC et des boutiques d’intrants agro zootechniques ; la structuration et l’organisation des producteurs en groupements, union de groupements, coopératives ou union de coopératives ; la mise en place et formations des comités de gestion, de centres d’Alphabétisation, des champs écoles paysans, des plateformes multifonctionnelles et de la chaîne de solidarité des petits ruminants (HABBANAYE), la mise à disposition auprès des bénéficiaires d’unités de culture attelée et des kits d’équipements d’irrigation, des petits matériels et d’intrants maraîchers, la transformations des produits agricoles (fabrication d’huile d’arachide et des tourteaux), la réalisation d’ouvrages hydrauliques (postes d’eau autonomes, forages et puits maraîchers), le ciblage et la formation des artisans réparateurs des points d’eau, l’éducation nutritionnelle et démonstration culinaire, et enfin, la sensibilisation à l’hygiène et aux pratiques familiales essentielles.

Thématique : Champs Ecoles Paysans Un Champ Ecole Paysan (CEP) est un cadre de formation et d’éducation d’un groupe de producteurs qui se déroule dans un champ, tout au long de la campagne agricole, en appliquant un paquet technologique de vulgarisation agricole. Concrètement, un CEP constitue un cadre d’apprentissage réunissant un jour par semaine, un groupe de 25 apprenants sous l’encadrement et le suivi d’un agent de vulgarisation du projet et d’un agent du service de l’agriculture. Les apprenants sont amenés à réfléchir sur les voies et moyens pouvant leur permettre de faire face aux nombreuses difficultés affectant leurs productions. Cette technique d’apprentissage vise tant à promouvoir la diffusion des techniques culturales modernes de production agricole qu’à valoriser les techniques locales porteuses ayant fait leur preuve. Elle offre aux producteurs une large possibilité de choix pour faire face aux contraintes de production. De plus, elle leur permet de mieux connaître la plante et son environnement ainsi que les différentes variétés de semences et leurs méthodes de cultures afin pouvoir choisir les méthodes de protection en tenant compte des données agrobiologiques, d’augmenter la production (quantité / qualité) et de minimiser l’utilisation des produits chimiques tout en protégeant l’environnement. Afin de mener à bien ce type de formation, un accent particulier est mis sur l’information et la sensibilisation des communautés bénéficiaires mais également sur l’étude des principales contraintes au niveau du village, l’identification de leurs causes et des solutions possibles. Enfin, un suivi des apprenants lors de la réplication des techniques dans leurs champs est effectué.

Assemblée générale communautaire pour la mise en place du Comité de Gestion d’une Banque céréalière

11

www.caritasinternational.be

Caritas International.be


Thématique : Système d’information des transhumants via les TIC

2017- 2021 Projet de Démultiplication des Innovations Réussies pour le Renforcement des Capacités Techniques des acteurs de l’élevage au Niger - DIRRECT Le projet DIRRECT démarré en 2017 capitalise et poursuit les appuis de Vétérinaires Sans Frontières-Belgique depuis 2011 avec les financements de la coopération belge dans six communes des régions de Dosso et Tillabéry et la périphérie de Niamey. L’objectif est d’améliorer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et socioéconomique à travers le renforcement des capacités des acteurs de l'élevage. Les principaux axes sont la santé animale, le renforcement des moyens d’existence, l’accès aux marchés et le renforcement des capacités.

Des informations utiles produites pour les éleveurs par les éleveurs et leurs partenaires

Dans le cadre de ce projet, VSF-B a installé et accompagne le centre de collecte de lait de Kollo (2012) et démarre l’installation de celui de Birni N’gaouré. Le centre fonctionne comme un relais entre les producteurs et les usines laitières de Niamey. Il assure la réception, le contrôle de qualité et la conservation du lait avant son transport en laiterie. Il offre plusieurs services aux éleveurs dont l’approvisionnement en aliment bétail et produits vétérinaires, fournit des appuis conseils et facilite l’accès au crédit. C’est une plateforme de dialogue entre les différents acteurs de la filière lait facilitant la négociation des prix rémunérateurs et stables (lait et intrants) et l’émergence d’un leadership féminin.

Au sahel, il existe un faible développement des systèmes d’informations basées sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) au profit des producteurs ruraux. Les Systèmes d’Alertes Précoces (SAP) dans ces pays sont plus souvent axés sur les données agricoles que pastorales. VSF-B expérimente depuis 2016, le Système d’Information des Transhumants (SIT) qui renforce le mécanisme d’information des éleveurs via l’utilisation des TIC. Le système couvre 60 sites pastoraux dans les régions de Dosso et Tillabéry. Des informations sur l’état des pâturages, les points d’eau, les épizooties, les couloirs de passage, les prix sur les marchés (céréales, bétail et aliments bétail), les vols de bétail et les conflits sont périodiquement collectées, traitées et diffusées. La collecte se fait par des éleveurs, et des agents des services vétérinaires publics et privés qui utilisent des smartphones et des téléphones classiques pour envoyer les données au serveur. Les informations sont traitées et validées par le Ministère en charge de l’élevage, puis diffusées en langues locales par les radios communautaires et un Serveur Vocal Interactif (SVI).

Des résultats et changements significatifs sont déjà observés : le volume de lait collecté est multiplié par six, 500 litres de lait/ jour en moyenne avec des pics de 1000 litres/ jour ont été fournis à Solani et les revenus des ménages ont augmentés de façon significative avec un minimum journalier de 1000 FCFA soit 1,52 Euro.

Le SIT permet de réguler l’accès aux services et aux ressources naturelles par les éleveurs, de prévenir les conflits et d’aider à la préparation et la planification de réponses en cas de crise pastorale. L’accès au serveur vocal interactif est régulier pour plus de 300 leaders des éleveurs. Les diffusions radiophoniques couvrent plus de 480 000 personnes. Le SIT est étendu à certaines zones du Burkina Faso et du Mali, VSF travaille pour sa durabilité et sa mise à l’échelle au Niger.

www.veterinairessansfrontieres.be

Le centre de collecte de lait de Kollo

12

Vétérinaires Sans Frontières


Activité : Journée Lait

06/12/2017

Journée filière lait du Groupe Elevage des partenaires techniques et financiers (PTF)

analyse plus approfondie de la filière selon une double approche chaîne de valeurs et appui organisationnel des acteurs. En rappelant la nécessité de l’amélioration du climat des affaires, il propose également un échange entre les PTF et le Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage sur cette thématique. Et ce pour appuyer l’élaboration d’une politique efficace pour le développement de la filière lait dont le potentiel est fort important dans la zone agropastorale du Niger.

L’importance du lait au niveau économique, nutritionnel et même socioculturel n’est pas à démontrer au Niger. Malgré le potentiel de l’élevage et le soutien de plusieurs partenaires au développement, le pays importe annuellement du lait en poudre pour plus de 20 milliards FCFA pour assurer l’approvisionnement du marché en lait « reconstitué ». La question qui s’impose est : « quelle politique et quelles approches pour le développement de cette filière ? ». Pour préparer à une réflexion dans ce domaine, la Coopération belge en tant que chef de file des partenaires du secteur de l’élevage a organisé une visite de terrain. Elle visait à analyser la situation actuelle de la chaine de valeur de la filière lait local, dans le bassin de production de Kollo, périurbain de Niamey, afin d’apprécier ses potentialités de développement et d’identifier ses goulots d’étranglement. Cette analyse a concerné tous les maillons de la chaîne, de la production du lait à la transformation et la distribution en passant par la collecte. Suite à des échanges passionnants, un rapport détaillé a identifié les potentialités et les contraintes et a recommandé une

Gauche : Collecteur de lait dans la Région de Kollo - Droite : Fromagerie FRONI à Niamey

Rapport disponible sur demande

2017-2021 Programme d’amélioration de la résilience des populations vulnérables de 15 villages de la commune rurale de Kiéché face aux vulnérabilités sous-jacentes et au changement climatique

comportements à adopter et des infrastructures (latrines, points d’eau) sont réhabilitées ou construites, puis entretenues par un comité de gestion villageois. Et enfin, le renforcement des capacités de la Croix-Rouge nigérienne, des partenaires techniques et des communautés tout au long du programme, afin de garantir sa durabilité. Le réseau de volontaires de la CRN sera formé dans de nouveaux domaines, tandis que des activités génératrices de revenus seront mises en place pour assurer l’autonomie financière du partenaire.

Ce programme vise le renforcement de la résilience des communautés et requiert, pour cela, des actions multisectorielles et simultanées, où les communautés sont impliquées du début à la fin. La Croix-Rouge de Belgique part en effet du principe que le changement est endogène et qu’il doit être pensé par et avec les individus concernés. L’appui de la Croix-Rouge de Belgique à la Croix-Rouge nigérienne (CRN) s'articule autour de trois axes. Tout d’abord, la sécurité alimentaire. Le programme vise à ce que les ménages vulnérables améliorent leur sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que leurs moyens d’existence grâce à des séances de sensibilisation et une série d'activités communautaires : élevage de petits ruminants, cultures maraîchères, agriculture céréalière, banques de céréales, etc. Ensuite, la santé communautaire. Le programme se consacrera à l’amélioration de l’accès à la santé, l'eau potable, l’assainissement et les conditions d'hygiène des populations bénéficiaires. Pour cela, elles sont sensibilisées aux bons

Séance de sensibilisation sur la promotion de la nutrition adéquate de la femme enceinte, de la femme allaitante et de l’enfant de 6 à 24 mois à Kiéché (Région de Dosso)

13

www.croix-rouge.be

Croix-Rouge de Belgique


Genre 2016-2019 Activité : Compétition Sarraounia Projet d’Appui à la Scolarisation des Jeunes Filles dans les communes de la Région de Dosso - SARRAOUNIA

La "valorisation sociale" de modèles locaux engagés en faveur de la promotion de la scolarisation des jeunes filles au niveau communautaire

Le Projet Sarraounia vise à améliorer les conditions de rétention des jeunes filles scolarisées dans six collèges ruraux pilotes de la région de Dosso.

Dans le cadre du projet Sarraounia, la première édition de la Compétition Sarraounia a été organisée afin de récompenser les meilleur(e)s élèves de l’année, mais pas seulement. En effet, l’originalité de cette compétition réside dans son caractère inclusif : plusieurs catégories de prix ont été décernées afin de récompenser l'engagement individuel et communautaire des acteurs locaux en faveur de la scolarisation de la jeune fille. En premier lieu, c’est l'engagement de la jeune fille et la promotion du modèle de la jeune fille qui réussit ses études qui ont été mis en avant. En récompensant des modèles de jeunes filles qui réussissent leurs études, le projet vise à emmener progressivement la majorité des individus dans les communautés rurales cibles à percevoir la réussite scolaire comme une meilleure opportunité pour la jeune fille scolarisée que le mariage précoce.

Le voyage d'études au Bénin, une opportunité d'échanges entre des jeunes filles leaders originaires de familles vulnérables

Ensuite, l'engagement des structures scolaires et des leaders locaux a été mis à l’honneur à travers l’attribution de prix aux acteurs locaux les plus engagés. Ont notamment été ciblés : les Comités de Gestion des Etablissements Scolaires les plus dynamiques et un leader religieux particulièrement engagé. Enfin, l'engagement des parents d'élèves et la promotion du modèle de parents d'élèves qui encouragent la réussite scolaire de la jeune fille individuellement au niveau des familles a été récompensé. En récompensant individuellement les parents d'élèves qui encouragent le plus leurs filles scolarisées jusqu'à l'obtention de leur BEPC, Sarraounia a adopté une approche innovante.

Gouvernement Scolaire 2016-2017 – CES Kiota

A travers une approche globale impliquant toutes les parties prenantes au niveau local, le projet expérimente une nouvelle stratégie de valorisation du changement de comportement, orientée vers l'innovation à la fois dans les outils méthodologiques utilisés que dans les investissements réalisés. Le projet privilégie l'utilisation d'actions concrètes de sensibilisation, qui sont novatrices dans le contexte afin de susciter l'intérêt des acteurs locaux pour le changement de comportement désiré. En 2017, le projet a procédé à la construction d’infrastructures sanitaires (19 blocs de latrines séparées et lavage de mains), de 5 cases d’études dans des villages, de 3 terrains de sport mais également à la distribution de 782 tables/ bancs afin d’améliorer l’environnement scolaire pour maintenir les jeunes filles à l’école. Le projet a également privilégié des activités innovantes telles que la Compétition Sarraounia dont un des prix était un voyage d’étude au Bénin, deux campagnes de théâtre participatif et enfin, la mise en place de gouvernements scolaires.

Tout un symbole : le sultan de Dosso, l'Honorable Djermakoye Mai Danda entrain de féliciter l'imam Abarchi de Birni Falla, lauréat du prix du leader religieux le plus engagé en faveur de la scolarisation de la jeune fille dans sa communauté

www.enabel.be https://open.enabel.be

14

Sarraounia


2017-2019 Initiative Adolescentes du Niger Illimin Le Gouvernement du Niger, avec l’appui technique de l’UNFPA, met en œuvre l’Initiative pour les Adolescentes du Niger (Illimin), une innovation dont l’objectif est de retarder le mariage et de diminuer le taux de fécondité des adolescentes les plus pauvres et les plus marginalisées. Il s’agit de délivrer une éducation non formelle aux adolescentes âgées de 10 à 19 ans dans l’optique de créer une masse critique qui apportera un changement positif dans les normes sociales. Au niveau des adolescentes, Illimin vise des changements de comportement. Pour ce faire, les adolescentes reçoivent un enseignement modulaire portant sur les compétences de vie courante, la santé reproductive, les capacités financières, etc dispensé dans des Espaces Sûrs, endroit identifié dans la communauté, de commun accord avec les autorités.

Témoignage d’une adolescente du cycle 2 lors de la cérémonie de lancement du cycle 3 à Maradi

Grâce aux sessions modulaires, j’ai compris des notions relatives aux valeurs sociales, au mariage précoce et ses dangers sur la vie de l’adolescente. Les notions sur les séances

Au niveau des communautés, l’Initiative vise un changement des normes sociales. Les interventions ou dialogues communautaires sont orientés vers les chefs traditionnels, les leaders religieux, et autres détenteurs de pouvoir. Au niveau des familles des adolescentes des visites à domicile sont organisées afin de transmettre des connaissances, plaider contre le mariage précoce, forcé et les grossesses des adolescentes.

d’alphabétisation sont également importantes pour moi, car je suis en mesure aujourd’hui d’écrire un numéro de téléphone portable, d’écrire et de lire un mot ou une phrase. Cela constitue une grande avancée dans ma vie.» Hadjia Haoua Zakaria âgée de 13 ans, Espace

Au niveau national, l’Initiative vise la révision des lois sur le mariage et leur application et la prise en compte des besoins multisectoriels des adolescentes dans les politiques et programme nationaux.

Session modulaire à Dosso

Au cours de l’année 2017, 41 745 adolescentes ont suivi les sessions modulaires dans 420 Espaces Sûrs répartis sur les 8 régions. Au total, 3 672 adolescentes mariées ont été orientées vers les services de santé. De plus, 536 adolescentes ont annulé ou reporté leur mariage au cours du cycle 3 et 421 adolescentes ont repris les chemins de l’école. Enfin, environ 30 581 visites à domiciles ont été organisées de juillet à décembre 2017 et 105 854 personnes ont participé aux sessions de dialogue communautaire.

www.unfpa.org

15

unfpaniger


2017-2021 Programme Weyborey Ma Farhan ‘Les femmes s’épanouissent’ Le Programme quinquennal ‘Weyborey Ma Farhan’ contribue à la réalisation des droits de l’enfant en général et des filles en particulier au Niger. Le programme vise trois objectifs dans treize communes et cinquante villages des départements de Dosso et Tillabéri. En ce qui concerne la petite enfance, le programme vise tout d’abord à ce que les populations des régions de Dosso et Tillabéry améliorent l’état nutritionnel et le niveau d’éveil des enfants de zéro à six ans, y compris ceux handicapés, même en situation d’urgence, dans cinquante villages issus de treize communes.

Deux jeunes apprenantes en tricotage du village de Wangal Kaina – Dosso

Concernant la protection des enfants, il est prévu de promouvoir le droit à la protection des adolescentes contre les violences basées sur le genre ainsi que leur autonomisation socioéconomique dans cinquante villages de treize communes des régions de Dosso et Tillabéri.

Jeunes filles du village de Nassiré – Tillabéri autour de la caisse de cotisation

Enfin, dans le domaine de l’éducation, le programme vise à ce que les filles et les garçons des régions de Dosso et Tillabéry, particulièrement les filles et les enfants handicapés issus des communautés vulnérables, jouissent d’une éducation de qualité au primaire et secondaire, même en situation d’urgence, en vue de leur insertion socio-professionnelle. Cinq ONG nationales ont été identifiées comme partenaires de mise en œuvre du programme sur le terrain, chacun selon son domaine d’expertise. Il s’agit de : Alternative Espace Citoyen, ANTD, ASP/EPT, CONIDE et DIMOL.

www.planinternational.be

16

PlanNiger


Réduction du risque de catastrophes 2016-2019

2017-2019 Renforcement des capacités de la CroixRouge nigérienne à la préparation aux catastrophes et leur capacité à y répondre par des mécanismes innovants

Programme d’appui à la Résilience des populations vulnérables aux Risques des Catastrophes - PRRC Mis en œuvre conjointement par Caritas International Belgique et CADEV Maradi dans quatre communes de la région de Diffa (Diffa, Gueskerou, Chetimari et Maine Soroa), ce programme est de type urgence-réhabilitation. Il a pour objectif global d’augmenter la résilience des populations vulnérables par le renforcement de leurs capacités en matière de préparation et d’atténuation de l’impact des catastrophes à travers quatre axes transversaux : la réduction des risques de catastrophes, l’entreprenariat des jeunes, l’accessibilité à l’eau potable et la protection et la préparation à la violence.

Ce programme vise à renforcer les capacités de la CroixRouge nigérienne (CRN) et des populations vulnérables à faire face aux chocs répétés d'origine climatique.

L’année 2017 a été marquée par la mise en place, la formation et l’accompagnement de 14 comités de réduction des risques et catastrophes de 168 membres (particulièrement sur la prévention et la préparation des risques liés aux sécheresses et sécuritaires) et l’organisation des émissions de radio sur la dégradation des ressources naturelles (origine humaine). De plus, des vivres ont été distribués gratuitement à 2000 ménages très vulnérables pendant toute la période de soudure 2017, 135 forages maraichers ont été réalisés et équipés, un périmètre irrigué a été équipé de systèmes d’exhaure solaire, 450 producteurs maraichers ont été appuyés et dotés d’intrants et matériels agricoles, 57 jeunes entrepreneurs ont démarré leurs activités après avoir été formés, appuyés et équipés. Quatre postes d’eau autonome sont également en cours de construction dans les quatre communes .

Activité de « cash for work » pour lutter contre la désertification dans la Région de Zinder

La Croix-Rouge de Belgique accompagnera la Croix-Rouge nigérienne dans l’instauration de mécanismes innovants de préparation et de réponse aux catastrophes. Ces mécanismes sont, d’une part, le forecast based financing, une approche utilisant les prévisions météorologiques pour annoncer une catastrophe naturelle imminente et libérer les fonds humanitaires avant que le désastre n’ait lieu. Ce mécanisme, anticipatif, permet de réduire nettement l’impact humanitaire des catastrophes climatiques. D’autre part, la CRN sera formée à la réponse à une catastrophe par le système de cash transfer, c’est-à-dire une distribution monétaire qui augmente la pertinence et la rapidité de l’intervention humanitaire et offre aux bénéficiaires flexibilité et dignité. Ces deux mécanismes s’appuient sur des supports digitaux qui, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, améliorent l'efficacité et l'efficience de l'action humanitaire. Enfin, le programme vise à redynamiser les systèmes d’alerte précoces existants dans le département de Gouré (Région de Zinder), en renforçant le rôle de la Croix-Rouge nigérienne au sein du dispositif national de gestion des catastrophes.

www.croix-rouge.be

Distribution gratuite de vivres

Enfin, 1000 jeunes ont été sensibilisés et formés sur l’édification de la paix dans leurs communautés, la gestion des conflits, la participation communautaire, la citoyenneté responsable et le dialogue religieux.

www.caritasinternational.be

Croix-Rouge de Belgique

17

Caritas International.be


Thématique : Entreprenariat des jeunes dans la région de Diffa « Je suis heureux d’avoir participé à la formation du PRRC, surtout le fait d’avoir l’attestation de fin formation. Cela me donne de la joie car je suis sûr que les gens me conférerons dans le cadre de mon boulot, surtout quand ils verront la plaque de visite avec le logo de Caritas sur mon atelier. J’ai reçu tous ces avantages gratuitement avec le PRRC et je suis certain que désormais je peux évoluer seul et même espérer avoir des contrats de couture avec les autres services de la ville. Cette aide m’a donné un grand coup de pouce dans mon rêve, celui d’être un vrai professionnel de mon métier, je dis merci PRRC pour votre soutien inestimable ».

Appui à la création d’emplois des jeunes rendus extrêmement vulnérables suite à la crise Boko Haram La région de Diffa est sujette à la crise de Boko Haram depuis 2015 où les premières incursions ont eu lieu sur le sol nigérien. Vu la porosité de la frontière avec le Nigeria et craignant l’enlisement de la crise, les autorités ont suspendu certaines activités capitales exercées essentiellement par les jeunes de la région par mesures sécuritaires; ce sont entre autre le taxi-moto, la pêche et le maraichage sur la berge de la rivière Komadougou Yobé. Les opportunités professionnelles pour les jeunes étaient ainsi extrêmement réduites.

Goni Mamadou Ari, jeune âgé de 28 ans formé en couture dans la commune urbaine de Diffa

La formation aux métiers des jeunes chômeurs et/ou marginalisés suivie de dotations en matériels et équipements adéquats fournis par le projet, ont permis aux différents récipiendaires d’asseoir leur propre entreprise et de travailler pour leur compte. Au total 57 jeunes filles et garçons ont été formés et installés entre les communes de Diffa, Chétimari et Mainé Soroa. Le plus illustratif des exemples à retenir reste le cas de 10 jeunes handicapés de Mainé Soroa qui ont été formés et équipés. Ces jeunes marginalisés travaillent aujourd’hui dans le domaine de la construction métallique dans leur propre atelier et se prennent en charge grâce à ce volet entreprenariat des jeunes.

Bénéficiaire du programme à l’atelier de transformation d’arachide de Aissa Malan Kori à Diffa

Ateliers menuiserie métallique de jeunes entrepreneurs bénéficiaires du programme

« Vous savez je suis très contente d’être parmi vos bénéficiaires en entreprenariat des jeunes. Pour moi les bénéfices de PRRC sont incalculables. D’abord vous nous avez formés, puis s’en est suivi de la dotation en kits. Aujourd’hui ces kits me permettent de gagner au moins 2 500 FCFA [3,80 €] par jour. Je collabore avec deux jeunes pour me relayer. Cela me permet de subvenir aux besoins de ma famille tels que achats de nourriture et condiments, puis j’épargne une partie de mon argent pour réparer ma machine en cas de panne. C’est le comble de satisfaction, car mon père est un non voyant et ma mère est ménagère, moi je suis renvoyée de l’école dès la classe de la 6ème, ma famille vivait au jour le jour sans revenu fixe, j’étais triste, Caritas ma donné la joie et le sourire, à moi et à ma famille je dis merci à Caritas ». Aissa Malan Kori, une jeune fille de 18 ans du quartier festival de la commune urbaine de Diffa

www.caritasinternational.be

18

Caritas International.be


Transversal

2016-2021 Appui au renforcement des capacités endogènes en relations internationales, sécurité et politique de paix dans la zone sahélo-saharienne Dans un contexte d’instabilité régionale chronique, le projet a pour objectif de développer les ressources humaines locales qualifiées pour l’analyse des enjeux géopolitiques et sécuritaires, pour le développement des coopérations régionales dans le domaine de la sécurité et pour les politiques de maintien de la paix. Cet objectif est poursuivi par la création d’un master en relations internationales, sécurité et politiques de paix à l’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM), le financement de cinq bourses de doctorat et la mise sur pied d’un centre de recherche performant à vocation régionale.

L’Université Abdou Moumouni à Niamey

En savoir plus : L’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur

Au regard de ces objectifs, le projet a franchi des étapes décisives au cours de l’année 2017. La première promotion du master a présenté les examens de la première année d’études et plus des deux tiers parmi la cinquantaine d’étudiant(e)s inscrit(e)s ont validé leur cursus et ont été admis à la deuxième année du master. Les recherches doctorales des deux premiers boursiers ont également débuté.

L’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) est une instance unique qui regroupe les établissements d’enseignement supérieur de la communauté française de Belgique.

Concernant le projet de centre nigérien d’études sur la stratégie et la sécurité (CNESS), un colloque de lancement a été tenu et un premier séminaire de renforcement des capacités à destinations des militaires et des diplomates a été organisé. De plus, les locaux provisoires du CNESS ont été inaugurés et les programmes de recherche ont été validés par le comité scientifique lors de sa première réunion.

Dès 1999, l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur met en œuvre des projets de recherche pour le développement au Niger en réponse à des enjeux locaux tels que les effets du changement climatique, la prévention des conflits, la sécurité alimentaire. L’ARES a en outre initié, à partir de 2014, un programme d’appui institutionnel en faveur de l’Université Abdou Moumouni (UAM) à Niamey. Ce programme de six ans porte sur l’amélioration de la qualité pédagogique des enseignements et l’accueil des étudiants afin de finaliser la réforme LMD et sur le développement de la recherche et de l’encadrement par la création des écoles doctorales. L’appui institutionnel se poursuivra jusqu’en 2019, parallèlement à des projets de recherche et de formation axés sur des thématiques clés locales.

Enfin, l’ARES finance la mise sur pied et la coordination d’une plate-forme informatique dédiée à l’analyse commune du contexte sécuritaire au Niger intitulée « Belgo-Niger » à l’usage exclusif des acteurs de la coopération belge au Niger et mise en œuvre par des stagiaires issus du master appuyés par l’UAM, le CNESS et l’UCL.

www.ares-ac.be

19


2017-2021 Thématique : L’immersion au service d’une Intervention de Renforcement des Capacités (IRC) L’intervention renforcement des capacités (IRC), démarrée en 2017, meilleure coopération vise à accroitre les performances des acteurs des secteurs de la santé et de l’élevage afin de contribuer efficacement au développement desdits secteurs. Elle vient en appui aux deux nouveaux programmes mis en œuvre par Enabel : PASS et PRADEL. Le groupe cible de l’intervention comprend les acteurs étatiques, le secteur privé et les organisation de la Société Civile (OSC) pouvant influencer le développement dans les secteurs de la santé et de l’élevage.

L’intervention IRC se base sur une approche novatrice pour adresser les besoins en renforcement organisationnel et institutionnel. Elle part de l’hypothèse qu’encourager les différents groupes d’acteurs dans leur performance organisationnelle, en se basant sur leurs rôles et fonctions respectifs, conduit à long-terme au développement socio-économique. La porte d’entrée pour le renforcement des capacités est l’organisation qui est considérée comme «le moteur» du développement. Il s’agit de prendre sous la loupe les capacités institutionnelles et organisationnelles existantes, pour déterminer les capacités individuelles qui sont à renforcer afin de développer l’organisation. L'organisation est donc considérée comme un « capteur » de capacités individuelles afin de les transformer en performance organisationnelle. Le processus de renforcement procédera par analyses organisationnelles qui seront traduites en cartes de performances sur base desquelles seront élaborés des plans de renforcement des capacités (RC). La mise en œuvre des activités de renforcement découlera d’une consolidation préalable en vue d’avoir une plus grande économie d’échelle. Cette consolidation prendra en compte les thèmes transversaux et prioritaires à savoir le genre, l’approche basée sur les droits humains, le changement climatique et la digitalisation. L’IRC vise également le développement d’initiatives innovatrices par des alliances stratégiques autour des thèmes spécifiques contribuant au développement des deux secteurs (élevage et santé). Il est attendu que le renforcement de capacités individuelles et les initiatives innovatrices puissent avoir un impact sur la performance des acteurs et sur la réalisation des objectifs sectoriels.

www.enabel.be

htts://open.enabel.be

Enabel au Niger

20

En début d’année 2018, des représentants de l’Ambassade du Royaume de Belgique et de l’Agence belge de développement Enabel ont participé à une expérience d’immersion de trois jours et deux nuits. Avec le concours de VSF Belgique, des familles d’éleveurs Peuls de la région de Dosso ont été contactées et ont accueilli les participants avec beaucoup de curiosité l’espace de quelques heures. Le projet a été développé sur base d’un simple constat : basé à Niamey et effectuant des missions de terrain ponctuelles, le personnel manque parfois de contact direct et prolongé avec les populations cibles des programmes qu’il met en œuvre. L’immersion est un moyen pratique pour celui-ci d’être confronté au quotidien, à la culture et aux défis que les accueillants relèvent en permanence. Cette expérience par apprentissage et la réflexion qui s’en suit mènent à un niveau plus profond de compréhension des réalités complexes et diverses de ces populations. Réalités qui doivent continuer à guider l’action de la coopération au développement. L’expérience était intéressante et enrichissante tant pour les participants que pour les accueillants. La nuit sur place, tout particulièrement, est un élément important dans ce type de démarche. En effet, il s’agit d’un moment spécial de l’immersion pendant lequel les conversations deviennent moins formelles et plus sincères : l’échange y est alors des plus instructifs. Ce genre d’expérience a assurément un impact positif sur la vie personnelle et professionnelle de celui qui y prend part et mériterait d’être encouragé.

Des éleveurs hôtes dans la Région de Dosso accompagnés du facilitateur de l’expérience et d’une participante


En 2018 L’année 2018 est synonyme de changement pour la coopération belge au développement : Une nouvelle vision, un rôle plus important accordé aux partenariats, un renforcement de la synergie des acteurs, mais aussi, une nouvelle agence de coordination et d’exécution de la politique belge de développement.

Belgique, partenaire du développement

La Coopération Technique Belge (CTB) devient...

La coopération belge au développement arbore désormais un nouveau logo, une nouvelle identité visuelle et un nouveau mot d’ordre : « La Belgique, partenaire du développement ». Le 1er janvier 2018, la Coopération Technique Belge (CTB) a changé de nom pour s’appeler désormais Enabel. Enabel est une variante « belge » du verbe anglais ‘to enable’, mais avec la terminaison –bel. Enabel signifie en effet permettre, faciliter, autonomiser (empower). Ces éléments viennent couronner un vaste processus de

Et c’est précisément ce que fait l’Agence belge de dévelop-

réforme que la coopération belge a connu ces dernières

pement : rendre les partenaires aptes à faire ce qui est

années : elle vise un développement humain durable à

nécessaire pour que le développement durable devienne

travers la croissance économique inclusive, l’améliora-

une réalité dans leur pays. Enabel doit contribuer à créer

tion des conditions de vie, le renforcement des capacités

les conditions du développement, donner un coup de

et la promotion de la démocratie. Les priorités sont l’ap-

pouce, motiver, encourager, promouvoir, et réunir parte-

proche fondée sur les droits humains, le lien urgence -

naires et organisations pour faire bouger les choses et

développement, la digitalisation comme levier du déve-

réaliser le changement.

loppement et les droits des femmes.

La nouvelle agence belge de développement est respon-

À travers ces réformes, la coopération belge au dévelop-

sable de la coordination et de l’exécution de la politique

pement s’inscrit dans les dix-sept Objectifs de dévelop-

belge de développement. Enabel dispose d’une autonomie

pement durable pour mettre en œuvre l’Agenda 2030

par rapport à l’ancienne CTB et peut intervenir avec plus

pour le développement durable, le programme de déve-

de flexibilité. Elle doit aussi produire plus de résultats.

loppement des Nations unies qui veut éradiquer

L’agence recherche de même activement des missions et

l’extrême pauvreté d’ici 2030 et préserver notre planète.

des financements auprès d’autres donateurs, qui accom-

L’idée du partenariat est primordiale dans l’Agenda

pagnent et renforcent la politique étrangère de la Bel-

2030 où à côté des pouvoirs publics, la société civile et le

gique. En tant qu’entreprise sociale, Enabel est un parte-

secteur privé jouent également un rôle de choix.

naire attractif pour des institutions comme l’Union européenne ou la Banque mondiale.

21

La Coopération Belge au Niger, Aperçu 2017-2018  

La présente publication a pour objectif de vous offrir une illustration non exhaustive des activités de la coopération belge au Niger au cou...

La Coopération Belge au Niger, Aperçu 2017-2018  

La présente publication a pour objectif de vous offrir une illustration non exhaustive des activités de la coopération belge au Niger au cou...

Advertisement