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Le livre blanc de la culture Ă  Dijon Jeune Chambre Economique de Dijon DĂŠcembre 2009

n o j i D a l e r u nement cult

Le rayon

Jeune Chambre Economique de Dijon

le Mouvement des Jeunes Citoyens Entreprenants

www.jce-dijon.com


Remerciements Remerciements

Ce projet est nourri depuis un an de l’énergie des bénévoles de la Commission Culture de la Jeune Chambre Economique, mais les membres de l’association n’ont pas été les seuls contributeurs. A ce titre, nous souhaitons remercier avec sincérité de nombreuses personnes :

L’ensemble des acteurs culturels, qu’ils soient issus du milieu institutionnel, associatif, artistique, médiatique ou connexe, qui nous ont consacré du temps pour échanger sur leur vision de la culture dijonnaise, leurs projets, leurs difficultés, leurs envies. L’intérêt porté à notre commission et de manière générale au développement de la culture à Dijon a été un facteur de motivation et une des sources essentielles de ce Livre. Les citoyens, en tant que public de la scène culturelle, qui se sont exprimés sur ce vaste thème et qui nous ont fait part de leurs pratiques, de leurs attentes et de leurs idées. Enfin, un remerciement particulier à nos partenaires qui nous ont soutenus pour permettre une cérémonie de restitution du Livre Blanc de qualité le vendredi 18 décembre au foyer du Grand Théâtre de Dijon : - La Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté. - DB animation. - La Mairie de Dijon. - Open 21. - L’Ordre des Experts-Comptables de Bourgogne Franche-Comté. - S2E Impressions.

1


Le livre blanc de la culture à Dijon Jeune Chambre Economique de Dijon

e m ] e m a m r m g a o r r g p o r p u A[ Au

Décembre 2009

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? Avant d'envisager le développement culturel de Dijon, il est bon de s'interroger sur son potentiel et de faire état de ses forces et de ses points d'amélioration. A > L'OFFRE [Proposer, offrir]

I. Une offre présente

Page 15

II. Des lieux d'exception adaptés à une offre exceptionnelle

Page 19

B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL [Créer, révéler]

I. Dijon a des artistes

Page 20

II . Un milieu associatif actif

Page 20

III. Dijon travaille à révéler et à développer ses talents

Page 21

C > SERVICES r]

[Supporter, facilite

I. Infrastructures

Page 22

II. Subventions et ressources

Page 23

III. Transports et accessibilité

Page 25

D > COMMUNICATION

prier]

[Valoriser, s’appro

I. Absence de référent

Page 29

II. Quel paysage médiatique au niveau culturel ?

Page 30

III. Comment le public s’informe-t-il ?

Page 33


2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS Dijon a d’excellents atouts humains, culturels, patrimoniaux… Comment les mettre au mieux en synergie ? A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE [S’identifier, choisir]

I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ?

Page 35

II. Quelle image POUR Dijon ?

Page 40

B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE r]

[Structurer, fédére

I. Un projet de construction globale

Page 44

II. Une structure commune

Page 45

C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE EN LOCAL pproprier]

[Communiquer, s’a

I. Les axes d'amélioration au niveau de la communication

Page 47

II. Permettre aux dijonnais de se réapproprier cette identité

Page 49

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL Fort de cette identité définie et affirmée et d'un partage au sein des habitants, plusieurs axes de développement culturel peuvent être dessinés. A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE ]

[S’étoffer, s’associer

I. Culture et développement urbain : comment rétablir l'équilibre du territoire ? Page 52 II. Culture et tourisme : produire de la visibilité à l'extérieur

Page 55

III. Culture et entreprises : acteurs de la création et de l'attractivité du territoire Page 57 IV. Culture et métropolisation

Page 59

B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? liser] [Développer, mutua

I. Oser l'événement

Page 63

II. Un festival … de plus ?

Page 64

III. Quels freins ?

Page 65

IV. Un projet culturel durable pour Dijon

Page 66

C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN

[Préparer, innover]

I. Développer et faire rayonner les filières de formation

Page 69

II. Promouvoir la Culture scientifique

Page 71

III. Dijon, lieu d'expérimentations culturelles et artistiques

Page 72

IV. « Dijon Créative » ?

Page 73

V. Pour une culture durable : mettre en place l'agenda 21 de la culture à Dijon Page 74 VI.Le public de demain

Page 76


INTRODUCTION Introduction I. NAISSANCE DU PROJET Pour exprimer la naissance de notre projet, nous ne pouvions trouver meilleurs ambassadeurs que les membres de notre commission. Chacun a rejoint cette commission en fonction d’un choix personnel, de son ressenti, de sa vision : c’est la genèse de toute commission à la Jeune Chambre Economique.

Au départ, une histoire personnelle... Christophe, dijonnais depuis quelques mois, « découvre cette ville avec beaucoup de curiosité. Je ne suis pas un très grand consommateur de culture, mais vivre à Dijon ouvre les appétits ». Benjamin, ayant passé 15 printemps à Bourges « à découvrir différents groupes et styles de musique » remarque l’importance de « venir habiter dans une ville où l’offre musicale est riche ». Parmi les membres, également des dijonnais natifs : Carole : «Je suis née à Dijon, je l’ai quitté, je suis revenue. J’ai aimé la redécouvrir avec l’expérience d’autres villes. Je suis convaincue de la richesse et du potentiel de cette ville et j’ai envie de partager cette qualité avec les dijonnais, les non dijonnais et pour Dijon ». Sandrine : « c’est la diversité de thèmes, de lieux, d’événements, et de personnes à rencontrer et à satisfaire qui a déterminé en première intention mon choix pour cette commission ». Pour Elodie, les envies sont également multiples, commençant par « réfléchir aux moyens possibles pour développer et susciter l'intérêt du public de tous horizons pour la vie culturelle propre à Dijon afin d’agir pour donner à Dijon (qui le mérite vraiment !) une véritable identité culturelle ». Jean-Baptiste « a commencé à découvrir la culture à Dijon il y a quelques années, et a eu envie d’approfondir le sujet, en mélangeant découverte personnelle et développement pour notre cité ». Mathieu, lui est bourguignon, mais « habitait trop loin de Dijon pour participer aux évènements culturels lorsqu’il était plus jeune. Cantonné aux évènements des villages environnant, pour lui Dijon, c’était la capitale de la Bourgogne de la culture où passent les plus grands ». Emilie, dijonnaise depuis 28 ans, a eu « envie de rencontrer toutes ces énergies qui font la culture de Dijon », qui proposent une offre de qualité, en quantité suffisante, et innovante. « Convaincue que la culture est un levier fort de développement, l’action de cette commission sera de démontrer que Dijon a tout à gagner en faisant le pari d’un vrai projet culturel ».

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...un cadre pour agir… Une fois nos visions regroupées, nous avons construit notre projet. Le cadre que nous avons choisi pour agir ensemble est celui de la Jeune Chambre Economique de Dijon (JCED). La JCED est la représentation locale de la Junior Chamber International (JCI), mouvement créé aux Etats-Unis en 1915. Présents dans tous les Pays du Monde, nous sommes qualifiés d’ONG, et avons un siège consultatif à l’ONU. La vocation de la Jeune Chambre Economique Française est de contribuer au progrès de la communauté en donnant aux jeunes l'opportunité de développer leurs talents de leaders, la prise de responsabilité sociale, l'esprit d'entreprise et la solidarité nécessaires pour créer des changements positifs.

A Dijon, la JCE s’appuie sur des commissions variées, dont voici quelques exemples :

Au service des entreprises : 
 2008 : HAND'ploi DATING, 11min pour convaincre 2007 : Concours Européen de l’Entreprise Innovante 1996 : 35 heures, des pistes pour rebondir

Au service de la collectivité : 2006 : Internet au pied du lit 2004 : Dijon fête ses Ducs 1999 : Des OGM dans votre assiette

Des opérations internationales : 
 1997 : Dijon Mayence : 40 ans, 40 entreprises, 40 étudiants 1997 : Journée Universelle des Droits de l’Enfant 


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… une légitimité de par nos valeurs, nos actions et notre positionnement.

La Jeune Chambre Economique, de par ses valeurs, ses actions et leur bon aboutissement a été reconnue d’utilité publique en 1976. L’association est ouverte à toutes les personnes, le seul critère étant l’âge, qui doit être compris entre 18 et 40 ans. Cette ouverture permet de mélanger différents corps de métier. Ainsi dans la commission, des personnes avec des compétences en ressources humaines côtoient d’autres membres issus du secteur de la finance, de la qualité, ou de la communication par exemple. Cette multiplicité permet de bénéficier d’expertises et des visions variées. Ces compétences issues du monde professionnel sont renforcées par la formation continue. En effet, notre association dispense des formations complémentaires d'organisation et de développement personnel via le Centre de Formation National (CNF), centre agréé par l’Etat : ‐ ‐ ‐ ‐ ‐

conduite de projet, gestion d’une équipe, gestion du temps, communication, …

En termes d’organisation, les membres de la JCE travaillent au sein de commissions selon une méthodologie de conduite de projet à laquelle ils sont formés : ‐ ‐ ‐ ‐ ‐

enquête, analyse, planification, action, évaluation et transmission.

Dans nos statuts, il est stipulé que l’association se doit d’être indépendante de tout courant politique, religieux ou syndical. S’investir dans la Jeune Chambre Economique au service de la cité sans volonté commerciale, politique, et d’autre nature, c’est l’un des engagements que prend chaque membre au moment de rejoindre ce mouvement. Il nous garantit et vous garantit un travail tourné vers notre Cité. Cette position de neutralité nous a permis de rencontrer les différents acteurs avec beaucoup d’ouverture de leur part.

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II. METHODOLOGIE DE LA COMMISSION CULTURE La méthodologie de cette commission est la base des différentes étapes permettant aux JCE de réaliser leurs actions. Chaque partie est dépendante de celle qui la précède. Le respect de ces différentes étapes permet de valider la pertinence d’un projet et de le mettre en œuvre.

Nous avons définis cinq étapes majeures : 1. Etats des lieux :

2. Recueil des attentes

3. La rédaction du Livre Blanc 4. Action : la mise en oeuvre d’une action émanant du Livre Blanc

5. Transmission : la pérennisation de cette action.

Il a été nécessaire dans un premier temps de réaliser un état des lieux de l’offre culturelle dijonnaise et de ses médias. En effet, nous avions l’impression que Dijon bénéficiait d’une offre et d’un potentiel culturel fort mais nous souhaitions vérifier notre hypothèse. Ainsi, nous avons recensé les acteurs culturels tels que les lieux de diffusion, les musées, les librairies, les galeries d’art, les formations, les maisons de production, les bibliothèques, les lieux de gastronomie, les arts de rue, les cinémas, les associations culturelles, les artistes ... nécessaires à la promotion et au développement de la culture. Nous avons également recherché l’ensemble des activités culturelles sur une semaine test en novembre 2008. Ainsi nous avons pu vérifier l’hypothèse que chaque soir à Dijon, au moins une proposition culturelle existe. Enfin, nous avons rapproché offre communiquée et offre réelle. Une fois ce recensement réalisé, la deuxième étape a consisté en une phase d’enquête dont le but a été de recueillir les attentes, les projets, les difficultés rencontrées, les idées de chacun. Ce temps d’écoute a été orienté vers trois cibles : ‐ le public via un questionnaire, ‐ les acteurs culturels via des interviews, ‐ les associations culturelles via un questionnaire. La synthèse des interviews et des deux questionnaires ainsi que le rapprochement des résultats, tant dans leur récurrence que dans leurs oppositions, constituent la base de notre Livre Blanc. La troisième étape, étape actuelle, consiste en la rédaction de ce Livre Blanc. Le but étant de livrer les résultats de l’enquête, des axes de réflexions et des propositions d’actions. La quatrième étape est la mise en œuvre d’une ou de plusieurs actions émanant de la restitution du Livre Blanc, puisque l’intérêt de cette étude est d’être force de proposition, en étant constructif et innovant. Nous le rappelons, la vocation d’une jeune chambre économique est d’imaginer, mais aussi de réaliser des projets au service de la cité. La cinquième étape est la transmission et la pérennisation. Cette dernière phase est très importante pour notre philosophie d’action. En effet, notre souhait étant d’incrémenter des projets dans le long terme et pour la cité, il est essentiel de les

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partager. Nous visons à préparer le terrain, semer des idées innovantes et pertinentes et les faire pousser jusqu’à ce que le projet soit autonome.

III. METHODOLOGIE DU LIVRE BLANC Le public… Un questionnaire a été élaboré sur le rayonnement culturel de Dijon. L'objectif était de l'administrer à un maximum de personnes afin d'avoir un panel de réponses large et une représentativité. La diffusion s’est faite majoritairement par mail (90%). Nous prenons en compte l’impact de ce moyen de diffusion dans l’analyse des réponses. Le groupe « Dijon : culture, moutarde et rock’n’roll » a été créé sur Facebook pour expliquer notre démarche et pour inciter les 370 membres à répondre au questionnaire. Nous nous sommes également appuyés sur notre réseau Jeune Chambre en invitant les membres à diffuser ce questionnaire à leur entourage quelles que soient leurs pratiques et proximité culturelles. Enfin, nous avons communiqué par le biais de la presse dans différents articles et interviews pour relayer ce questionnaire. Le nombre total de réponses s’élève à 830. L’essentiel des questions de ce sondage porte sur l’image, la vision qu’ont les interviewés de la culture et de l’offre culturelle à Dijon, et sur leurs pratiques culturelles : nombre de sorties, budgets alloués, fréquences des sorties, esthétiques recherchées … Nous avons pu ainsi obtenir des profils et des proximités culturelles différents. Des critères de sondage « classiques », nous n’avons conservé que les questions portant sur l’âge, le lieu d’habitation et la composition du foyer. Nous comprenons la vision décalée de ce parti pris, ses limites et l’assumons pleinement, l’intérêt étant pour nous d’avoir un regard neuf et transversal.

Nombre de sorties annuelles 


NR
 3%
0
à
$
%&'()%
 0
20
%&'()%
 20%
 21%



11
à
20
 %&'()%
 27%


8


6
à
10
 %&'()%
 29%


*+
,
-
%
.or1+.
 *+
&
-
2,
.or1+.
 *+
22
-
!,
.or1+.
 34u.
d+
!,
.or1+.
 Non
répondu



Budget par sortie

NR
 >35€
4%
 0
à
10€
 13%
 16%


De
0
à
10€
 De
11
à
20€
 De
21
à
35€



21
à
35€
 31%


11
à
20€
 36%


Plus
de
35€
 Non
répondu


Budget annuel

>
200€
 35%


NR
 0
à
50€

 3%
 9%
 51
à
100€
 19%



 De
0
à
50€

 De
51
à
100€
 De
101à
200€

 Plus
de
200€


101à
200€

 34%


Non
répondu


Non
 Dans
une
 répondu
 autre
ville
 5%
 En
14%
 périphérie
 de
Dijon
 10%
 Dijon
 71%


Les 3 dernières sorties 


Autre
 3%
 Patrimoin Théatre
 e
 6%
 Musée
7%
 Musique
 13%
 21%


Dijon
 En
périphérie
de
Dijon
 Dans
une
autre
ville
 Non
répondu


Théatre
 Musique
 Cinéma
 Gastronomie


Gastrono mie
 21%


Musée


Cinéma
 29%


Patrimoine
 Autre


Lieu de sortie 


9


Concernant les critères plus classiques, nous avons retenu : la composition du foyer, le lieu de vie et l’âge, ce dernier devant être nuancé. Le mode de diffusion du questionnaire (informatique) explique sans doute la plus grande représentativité d’un public « jeune » (surtout la tranche des 26-40 ans).

Composition des foyers Non
répondu
 2%
 Famille
 28%


Seul


Seul
 38%


En
couple
 Famille
 Non
répondu


En
couple
 32%


51
‐
65
 9%


Non
répondu
 >
65
 2%
 <
18
ans
 2%
 1%


Les tranches d’âges 18
‐
25
 23%


<
18
ans
 18
‐
25
 26
‐
40


41
‐
50
 16%


41
‐
50
 51
‐
65
 >
65
 Non
répondu
 26
‐
40
 47%


Lieu de vie

NR
 3%
 Autre
ville

 14%


Dijon

 La
périphérie
dijonnaise


>30
km

 7%
 Dijon

 53%
 Périphérie
 dijonnaise
 23%


A
plus
de
30
km
de
Dijon
 Dans
une
autre
ville

 Non
répondu


Et 68% qui ont déjà vécu dans une autre ville


 10


Interviews… Nous avons rencontré des acteurs culturels dijonnais afin de présenter notre projet et d'échanger avec eux. L’objectif était de comprendre leur vision de la culture à Dijon, de ses atouts, leurs envies, les freins identifiés, les projets à mettre en œuvre. Chaque entretien a fait l'objet d'une synthèse. Nous utiliserons de manière un peu galvaudée le terme « acteurs culturels ». Il évoque, dans ce Livre Blanc, les différents interlocuteurs que nous avons rencontrés dans le cadre de cette enquête, et non TOUS les acteurs culturels de la place. Le cadre dans lequel nous avons mené cette étude, qui reste associatif et de nature bénévole, ne nous a pas permis de rencontrer l’ensemble des acteurs culturels de Dijon. Des choix ont été opérés de manière à échanger avec des représentants des chaque discipline culturelle, mais aussi avec d’autres acteurs, économiques, touristiques, media, considérant, comme beaucoup, que la culture n’est pas un domaine sectorisé : ABC

Thierry MACIA

I COM

ARTS VIVANTS 21

Louis-Marie BENATIER

Ordre des Experts Comptable Eric LAMBERT MUYARD

Athénéum

Béatrice HANIN ROCHAIS

UMIH 21

Patrick Jacquier

Auditorium

Laurent VIEILLE

Sabotage

Boris TERNOVSKI

Auditorium

Laurent JOYEUX

Sabotage

Chantal MASSON

Bistrot de la Scène

François MERILLEAU

CAMERATA

Thierry CAENS

Dijon-art Dijon-art

Florian BOURGEOIS Siloé PITILLAT

Citizen record

Fred GIEN

FNAC

Olivier MOUCHIQUEL

CONSORTIUM

Xavier DOUROUX

LIBRAIRIE GRANGIER

Nathalie MACIA

DEVOSGE

Cyril JACQUENS

IUP Diderot

Claude PATRIAT

4 – 14 Festival

Alex MILES

PESM

Alice CHAMPAGNAC

FRAC

Eva GONZALEZ-SANCHO

Prix Jeunes Talents

Olivier MUSSET

Guls Production

Vincent SHRINK

Université

Daniel RAICHVARG

Guls Production

Morgane PERRAUT

Open art Galerie

J-P. BERGER

LA VAPEUR

Lisa VAN REETH

Galerie TRIPLE V

Xavier VADROT

Conseil Général

F-X. DUGOURD

DRAC

Isabelle B.-DOIGNEAU

Mairie

Fabian FORNI

Musée des Beaux-Arts Sylvie JUGIE Musique Danse Bourgogne Marie Josephe BOUR Musique Danse Bourgogne François DELAGOUTTE

Pascal Tournier

OXO PRODUCTION

Gabriel Gras

Mairie

L. GRANDGUILLAUME

TDB

Nicolas ROYER

Mairie

Yves BERTELOOT

Why Note

Nicolas THIRION

Mairie

Christine MARTIN

ZENITH

Mylène HUARD

Mairie

Nathalie KOENDERS

ZENITH

Muriel RENAULT

Mairie

Catherine VANDRIESSE

Zutique Productions

Frédéric MENARD

CCI

Daniel Exartier

OFFICE DE TOURISME Le Bien Public Bing Bang

Eléonore BONNARD Bernadette PUGET Gérard BOUCHU

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Les associations culturelles… Les associations sont également des acteurs culturels mais nous les avons distinguées car étant nombreuses, nous avons souhaité donner l’opportunité à toutes de pouvoir répondre. Ainsi, nous avons envoyé un questionnaire électronique à l’ensemble des associations culturelles dijonnaises recensées à la maison des associations et à Arts Vivants 21, soit près 250 associations, dont 113 possédant une adresse e-mail valide. 22% d’entre elles ont répondu. Nous avons par la suite réalisé quelques interviews en face à face auprès d’associations complétant ce panel. Les associations ayant répondu au questionnaire sont les suivantes : ‐

26 000 Couverts.

Association départementale d’éducation populaire.

Association des originaires des départements d’Outre-mer et ami en Bourgogne.

Association des musiciens amateurs Dijon et sa région (AMA).

Association Folklorique GAÃIDA.

Au cœur de la danse.

Cercle Celtique Bellen Brug.

Cirque ILYA.

Chorale Universitaire de Bourgogne.

Collectif R.A.S./ Dijon.

Confidences.

Ensemble Joseph Samsom.

France Orchidées.

Groupe folklorique les Compagnons du Bareuzai.

Interface.

Lacharpagne Jean Claude.

La poterie Dheledom.

La tête de mule.

Laure et Amon production.

La voix des mots – Temps de paroles.

Le Chorum.

Les poètes de l’amitié et poètes sans frontières.

Mes premiers pas dans le cinéma.

Rencontre autour de l’orgue de barbarie.

Treize plus.

Vaderetro.

Ces associations sont issues de domaines variés comme en témoigne le schéma ci-dessous. 56% se positionnent sur plusieurs champs d’intervention.

12


arts
culinaires
 2%
 patrimoine

 –

jardins
2%


Champs d’intervention

autres
 9%


musique
‐
chant
 théâtre
‐
cirque


échanges
 interna1onauV
 7%


musique
‐
chant
 33%


photographie
 2%


arts
plas1ques
 danse
 liTérature
 cinéma
‐
audiovisuel


cinéma
‐
audiovisuel
 6%


photographie
 échanges
interna1onauV
 patrimoine
–

jardins


liTérature
 9%


théâtre
‐
cirque
 6%
 danse
 13%


arts
culinaires
 autres


arts
plas1ques
 11%


L’âge des membres de ces associations est également assez varié.

plus
de
60
ans
 16%


moins
de
15
ans
 4%
 15
‐
25
ans
 15%


Age des membres moins
de
15
ans
 15
‐
25
ans
 25
‐
40
ans
 40
à
60
ans
 plus
de
60
ans


40
à
60
ans
 37%
 25
‐
40
ans
 28%


Enfin, la taille et le budget de fonctionnement est large. De 0 € (pour 36% d’entre elles) à 400 000 € par an.

13


Un travail basé sur les perceptions Dans la méthodologie d’écriture du Livre Blanc, la restitution se base sur les visions des personnes interrogées, qui, nous avons pu le remarquer, ne sont pas toujours fidèles à la réalité. Par exemple, certaines regrettaient l’absence d’une esthétique alors qu’elle est présente à Dijon ou nous faisait part d’une proposition d’action innovante alors qu’elle est déjà existante. L’écart est particulièrement visible pour le public et les acteurs dont le cœur d’intervention n’est pas la culture. Ce parti pris s’explique par le fait que notre analyse se base sur de perceptions individuelles de la culture à Dijon. Un livre basé sur Dijon et la proposition d’actions. La densité du sujet pourrait amener à écrire des thèses sur des sujets traités ici en quelques lignes. Nous avons centré l’écriture au niveau des problématiques dijonnaises et des actions qui peuvent être menées. Ce choix nous amène à ne pas entrer par exemple dans des réflexions philosophiques ou des problématiques plus générales (comme le régime des intermittents du spectacle).

14


1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A> L’OFFRE A>d’envisager L’OFFREle développement culturel de Dijon, il apparaît nécessaire dans un premier temps Avant de Avant s’interroger sur le son offre culturelle et dedefaire état de nécessaire ses forcesdans et un de premier ses points d’envisager développement culturel Dijon,un il apparaît temps d’amélioration. de s’interroger sur son offre culturelle et de faire un état de ses forces et de ses points d’amélioration.

I. Une offre présente I. Une offre présente « Une offre immense, diversifiée », « Tous soirs il y a quelque chose»,de qualité » …« Et pour tout public », « Uneles offre immense, diversifiée « Dijon a un : son offre de ». qualité » …« Et pour tout public », « Tous lespotentiel soirs il ycertain a quelque chose « Dijon a un potentiel certain : son offre ». L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une seule voix : L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une seule voix :

« Qualité, richesse, diversité » « Qualité, richesse, diversité »

Par rapport à d’autres villes similaires, l’offre à Dijon est extraordinairement importante. On trouve aujourd’hui beaucoup de villes développements sur une multitude d’esthétiques. Une partie duOn public Par rapport à d’autres similaires, l’offre à Dijon est extraordinairement importante. trouve argumente également dans même sens : aujourd’hui beaucoup deledéveloppements sur une multitude d’esthétiques. Une partie du public argumente également dans le même sens : « Nous avons beaucoup de chance avec une grande proposition culturelle à Dijon » « Variée, « diversifiée ». « Nousdense avons»,beaucoup de chance avec une grande proposition culturelle à Dijon » « Variée, dense », « diversifiée ». Nous développerons davantage la perception du public en partie II. Nous développerons davantage la perception du public en partie II. L’offre à Dijon est donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que possède capitale L’offre la à Dijon estbourguignonne. donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que possède la capitale bourguignonne.

Le cinéma et l’audiovisuel L’activité culturelle qui enregistre la plus forte pratique dans le questionnaire public, c’est le cinéma Le cinéma et l’audiovisuel

avec 64% des sondésqui quienregistre y vont au moins fois par an. dans le questionnaire public, c’est le cinéma L’activité culturelle la plus5forte pratique avec 64% des sondés qui y vont au moins 5 fois par an. Jamais

1 fois/an

3% 1 fois/an

2% Jamais

2 fois/an

6% 2 fois/an

3 fois/an

4 fois/an

8% 3 fois/an

8% 4 fois/an

>4 fois/an

64% >4 fois/an

Non répondu

9%répondu Non

2% 3% 6% 8% 8% 64% 9% Sur le thème du cinéma, Dijon connait depuis plusieurs années un accroissement de ses écrans. Historiquement, est uneDijon ville connait riche dedepuis cinémas : aujourd’hui, nous 1 fauteuil pour 33 Sur le thème Dijon du cinéma, plusieurs années un comptons accroissement de ses écrans. habitants. Outre le cinéma Grand Public, Dijon bénéficie de deux cinémas Art et Essai ayant leurs Historiquement, Dijon est une ville riche de cinémas : aujourd’hui, nous comptons 1 fauteuil pour 33 identités propres : l’Eldorado le Devosge. Les programmations decinémas l’ensemble salles ont un habitants. Outre le cinéma et Grand Public, Dijon bénéficie de deux Art des et Essai ayant leurs écho favorable : du: l’Eldorado populaire etaule plus pointuLesavec des propositions atypiquesdes comme des un identités propres Devosge. programmations de l’ensemble salles ont retransmissions d’opéra à l’Olympia. travail actifavec est fait associer les publics comme scolaires,des écho favorable : du populaire au Un plus pointu despour propositions atypiques retransmissions d’opéra à l’Olympia. Un travail actif est fait pour associer les publics scolaires, 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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développer des projets avec des associations pluridisciplinaires, expliquer le monde cinématographique, faire venir des réalisateurs… Par ailleurs, d’autres acteurs non dédiés au cinéma proposent des spectacles comme le CINE DRIVE-IN initié par La Vapeur ou les projections de courts métrages et les vidéo créations de la galerie Nü Köza. Dijon bénéficie également d’une présence de festivals cinématographiques (Fenêtre sur Courts, Fenêtres sur le Monde, les écrans de L’OFFRE l’aventure), et dans le milieu professionnel avec les Rencontres Cinématographiques de l’ARP. A> Une cinémathèque manquait, mais elle a été développée par AdKamera et prend une dimension Avant d’envisager le développement culturel de Dijon, il apparaît nécessaire dans un premier temps régionale. Les retours concernant les cinémas sont donc positifs. Les points d’amélioration de s’interroger sur son offre culturelle et de faire un état de ses forces et de ses points proposés concernent la modernisation de certaines salles (matériel, confort…) et une meilleure d’amélioration. communication sur d’autres actions comme les rencontres acteurs/public.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

I. Le Une offre présente livre La thématique du livre conforte également ce sentiment de « richesse ». Nous disposons « Une offre immense, diversifiée », aujourd’hui de 7 bibliothèques, d’un bibliobus et nouvellement de la Nef. Nos bibliothèques « Tous les soirs il y a quelque chose de qualité » …« Et pour tout public », municipales ressortent comme des bibliothèques de qualité aux yeux du public et des acteurs « Dijon a un potentiel certain : son offre ». culturels en ce qui concerne leurs fonds. C’est l’un des meilleurs réseaux de France avec les bibliothèques universitaires. Elles connaissent une fréquentation en hausse, notamment grâce à L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une seule voix : l’adaptation aux nouveaux médias numériques. La bibliothèque d’études semble par contre moins connue. La stratégie de disperser les bibliothèques fait la majorité mais pas l’unanimité, malgré la « Qualité, richesse, diversité » personnes se déplaceront elles possibilité de faire venir un ouvrage sur le site de son choix. Les dans différents lieux ? N’est-ce pas cloisonner ? Par à d’autres villes similaires, l’offre à est extraordinairement importante. A rapport ce réseau de bibliothèques s’ajoutent lesDijon bouquinistes et les librairies, commeOn la trouve librairie aujourd’hui beaucoup de développements sur une multitude d’esthétiques. Une partie du public Grangier, qui est active dans l’accueil d’auteurs. Si, aujourd’hui, l’offre ressort comme étant de argumente dans même sens qualité et également en lien avec lesleattentes des : lecteurs, l’avenir du livre et des librairies indépendantes inquiète. « Dijon perd de plus en plus ses bouquinistes. », « Avec les évolutions de l’industrie du Nous avons beaucoup avec une grande proposition à Dijon » ? ». livre et«de la consommation du de livrechance comme un produit comme un autre,culturelle quel avenir demain « Variée, dense »,pas « diversifiée ». dans la mesure où certaines cartes se jouent à l’échelle Ce sujet ne concerne que Dijon nationale ou au niveau de société comme Hachette (80% de l’édition française). Mais au regard Nous davantage perception du public en partie II. à son échelle, peut préserver la des développerons enjeux forts qui existent la autour du livre, comment Dijon, diversité des fonds en vente, le conseil et les échanges autour du livre ? L’offre à Dijon est donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que possède la capitale bourguignonne. Dijon accueille également des salons comme :

Le cinéma l’audiovisuel ‐ et le salon européen du Livre qui, en 2009, en est à sa 12ème édition. Si le principe est bon, L’activité culturelle la plus forte pratiquepar dans le questionnaire public, c’est le cinéma l���imagequietenregistre les valeurs communiquées certains invités d’honneur « people » ne avec 64% des sondés qui vontleau moins 5 fois par an. séduisent pasytout monde, le salon de littérature jeunesse Crocmillivre, qui, pour une première édition, est 1 fois/an 2 fois/an 3 fois/an 4 fois/an >4 fois/an Non répondu prometteur, 2% ‐ d’autres 3% manifestations 6% 64% 9% à Chenôve comme8% le salon du 8% livre ancien et de la carte postale e (10 édition en 2009). Sur le thème du cinéma, Dijon connait depuis plusieurs années un accroissement de ses écrans. Historiquement, Dijon est du unelivres ville riche cinémas : aujourd’hui, nous comptons 1 fauteuil organisés pour 33 D’autres actions autour et du de « patrimoine écrit » sont menées : des spectacles habitants. le cinéma bénéficie de deux et cinémas Artavec et Essai ayant leurs par des Outre associations, ouGrand bien, Public, dans leDijon monde économique, en lien le mécénat, des identités propres : l’Eldorado et le Devosge. Les programmations de l’ensemble des salles ont un opérations telles que « Un livre, une entreprise », initiée par la CCI pendant le salon Entreprissimo. écho favorable : du populaire au plus pointu avec des propositions atypiques comme des retransmissions d’opéra à l’Olympia. Un travail actif est fait pour associer les publics scolaires, ‐

Jamais

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

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A >CL’OFFRE > SERVICES D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL C >2> SERVICES CONSOLIDER SES FONDEMENTS D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 
 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


Peinture, sculture… Les musées et galeries ont une image positive. Nous avons des sites de toutes tailles, à caractère régional, national et international. Nous trouvons des collections à la fois privées et des collections publiques, qui peuvent être très classiques comme contemporaines. Le fond est riche et reconnu. Par exemple, nos « Pleurants » sont attendus de l’autre côté de l’Atlantique avec une grande ferveur. Dans le mouvement inverse, Dijon arrive à attirer d’autres expositions de qualité comme A> L’OFFRE lesAvant Fauves Hongrois le oudéveloppement l’exposition Camille Claudel. Le ildéveloppement du Musée Beaux-Arts d’envisager culturel de Dijon, apparaît nécessaire dans des un premier temps promet de continuer à développer cette belle notoriété. de s’interroger sur son offre culturelle et de faire un état de ses forces et de ses points

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

d’amélioration.

Les arts vivants La musique : l’Opéra Dijon, le Zénith, les Feuillants, la Vapeur, la Péniche Cancale, le Bistrot de la I. Une offre présente Scène… autant de salles que de styles de musiques à Dijon. La musique s’initie même dans les rues dijonnaises, avec le concert de rentrée, le festival 4-14, les D’Jazz… Et que dire du nombre de « Une offre immense, diversifiée », festivals de musique, ô combien présents dans notre cité ! « Tous les soirs il y a quelque chose de qualité » …« Et pour tout public », Le théâtre est également valorisé. Les propositions recouvrent des styles différents. Le seul « Dijon a un potentiel certain : son offre ». manque qui était souligné (une fois) est l’absence d’une scène amateur. En termes de troupes il est soutenu par des institutions comme Grenier 9, les 26000 couverts, l’Artifice… Les lieux comme le L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une seule voix : TDB, l’ABC, l’Opéra Dijon Bourgogne contribuent positivement à la variété de l’offre. La danse est également une discipline présente à Dijon. La perception va plus dans le sens d’une « Qualité, richesse, » Le festival Art Danse est place plus importante à la danse contemporaine quediversité classique. régulièrement cité auprès des acteurs culturels avec le regret qu’il n’ait pas pris plus d’ampleur. rapport à d’autres villesconnus similaires, l’offre Dijon est extraordinairement On une trouve LesPar arts du cirque sont moins alors que à des associations sont en place,importante. et notamment aujourd’hui beaucoup de développements sur une multitude d’esthétiques. Une partie du école du cirque. Des spectacles sont proposés aussi bien dans des lieux de diffusion commepublic le argumente également dans le même sens : Zénith, qu’en festival. Le premier du genre, Prise de CirQ’, a eu lieu en mars de cette année. avons beaucoup de chance avec une grande proposition culturelle à Dijon » Le débat «etNous les conférences

« Variée, dense », « diversifiée ». Différentes associations ou institutions proposent des conférences ou des débats comme l’Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon, la Société des Amis des Musées de Dijon, Nous développerons davantage la perception du public en partie II. Sciences Po Dijon, l’ABC, l’Auditorium, de nombreux festivals, le Club Lamartine, la JCE… D’une manière un peu différente, le premier « Artcamp » a offert un espace d’échanges innovant autour L’offre à Dijon est donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que de la culture et des nouvelles technologies. possède la capitale bourguignonne. Dans cette diversité, nous pouvons également citer les Tanneries, qui aujourd’hui ont une identité Le cinéma propre à Dijonetetl’audiovisuel contribuent à une mixité du paysage culturel et de l’ouverture. Leur champ L’activité culturelle enregistre la plusculturels forte pratique dans le questionnaire public, c’est le cinéma d’intervention comme qui beaucoup d’acteurs ne se limite pas qu’à un domaine. avec 64% des sondés qui y vont au moins 5 fois par an.

La gastronomie, une richesse culturelle exploitée à Dijon ? Jamais

1 fois/an

2 fois/an

3 fois/an

4 fois/an

>4 fois/an

Non répondu

2% 3% 6% 8% 8% 64% 9% En confrontant les différents retours, l’image de la gastronomie est assez paradoxale. C’est pourtant l’un des atouts majeurs de Dijon, surtout auprès de la clientèle touristique, auprès de Sur le thème du cinéma, Dijon connait depuis plusieurs années un accroissement de ses écrans. laquelle elle s’exporte très bien. Cependant, elle est ressentie par une grande majorité des Historiquement, Dijon est une ville riche de cinémas : aujourd’hui, nous comptons 1 fauteuil pour 33 interviewés comme mal exploitée, voire comme un frein. habitants. Outre le cinéma Grand Public, Dijon bénéficie de deux cinémas Art et Essai ayant leurs identités propres : l’Eldorado et le Devosge. Les programmations de l’ensemble des salles ont un écho favorable : du populaire au plus pointu avec des propositions atypiques comme des retransmissions d’opéra à l’Olympia. Un travail actif est fait pour associer les publics scolaires, 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL C > SERVICES SES FONDEMENTS 2> CONSOLIDER D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

17


Réduite à la moutarde, au cassis, et au pain d’épices, autrement dit aux « spécialités régionales », elle est perçue comme vieillissante, voire « ringarde », et peu qualitative. Certains publics souhaiteraient que cette image soit dépassée, que l’on sorte de ces « stéréotypes ». Pour une autre partie du public, c’est un produit d’appel mal exploité. Ils se retrouvent dans cette image, mais aimeraient qu’on la rende plus qualitative, contemporaine, plus « branchée », peut être moins traditionnelle. A> L’OFFRE Un concept qui a déjà fait son chemin : avec l’arrivée de nouveaux chefs tels que David Zuddas, Avant d’envisager le développement culturel de Dijon, il apparaît nécessaire dans un premier temps l’image de la gastronomie s’est rajeunie, tout en conservant ses ingrédients traditionnels. de s’interroger sur son offre culturelle et de faire un état de ses forces et de ses points On remarque également le développement de « bars à vins », encore quasiment invisibles il y a d’amélioration. quelques années à Dijon : la formule plaît. Peut-on y voir un changement de mentalité des Dijonnais qui ne seraient plus complexés vis-à-vis du vin et de cette image « réservée » à I. Beaune Une offre présente ?

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

« Une offre immense, diversifiée », « Tous les soirs il y a quelque chose de qualité » …« Et pour tout public », « Dijon a un potentiel certain son offre ». les liens entre œuvres présentées en  : Développer cinéma, musées, … et fonds documentaires pour L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une ou seule voix :à aller plus loin. inviter spectateurs artistes  Communiquer davantage sur les rencontres de « Qualité, richesse, diversité » réalisateurs, écrivains, philosophes…  Créer un support de présentation de Dijon aux Par rapport à d’autres villes similaires, l’offre à Dijon est extraordinairement importante. On trouve personnalités artistiques ou journalistiques. aujourd’hui beaucoup de développements sur une multitude d’esthétiques. partie du public  Mettre en place un accueil aux Une personnalités IDEES argumente également dans le même sens : artistiques  Créer des passerelles pour que les parents qui « Nous avons beaucoup de chance avec une grande culturelle Dijonaux » viennent aux galas de proposition leurs enfants aillent àaussi « Variée, dense », « diversifiéespectacles ». professionnels. Nous développerons davantage la perception du public en partie II. L’offre à Dijon est donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que possède la capitale bourguignonne.

LeLecinéma l’audiovisuel potentieletculturel de Dijon est bien réel : tous, acteurs, public, associations, s’accordent à le dire. L’activité culturelle qui enregistre la plus pratique dans lequelle questionnaire c’est le culturelle. cinéma L’offre est de qualité, et proposée en forte quantité suffisante, que soitpublic, la discipline avec 64% des sondés y vont aupas moins fois par an. L’objectif de ce Livre qui Blanc n’est d’en5 faire l’inventaire, mais de mettre en valeur cette richesse et cette densité. Jamais

1 fois/an

2 fois/an

3 fois/an

4 fois/an

>4 fois/an

Non répondu

En 2% prolongement et aussi pour les lieux Dijon font figure 3%de l’offre, 6% 8%mieux l’accueillir, 8% 64% culturels à 9% d’exception. Sur le thème du cinéma, Dijon connait depuis plusieurs années un accroissement de ses écrans. Historiquement, Dijon est une ville riche de cinémas : aujourd’hui, nous comptons 1 fauteuil pour 33 habitants. Outre le cinéma Grand Public, Dijon bénéficie de deux cinémas Art et Essai ayant leurs identités propres : l’Eldorado et le Devosge. Les programmations de l’ensemble des salles ont un écho favorable : du populaire au plus pointu avec des propositions atypiques comme des retransmissions d’opéra à l’Olympia. Un travail actif est fait pour associer les publics scolaires, 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL

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A > L’OFFRE C > SERVICES B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL D > COMMUNICATION C > SERVICES 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 
 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


II. Des lieux d’exception adaptés à une offre exceptionnelle

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

« Dijon est un écrin »

Un autre point à mettre en exergue pour expliquer les atouts dijonnais c’est la qualité des lieux A> L’OFFRE culturels qu’on y trouve. Avant d’envisager le développement culturel de Dijon, il apparaît nécessaire dans un premier temps Lede patrimoine s’interroger sur son offre culturelle et de faire un état de ses forces et de ses points La d’amélioration. première image que tout visiteur ou nouvel arrivant peut avoir de Dijon, c’est la richesse de son patrimoine. Dijon dispose d’un centre historique avec l’un des secteurs sauvegardé les plus grands de I.France. Dijon compte plus d’une centaine d’hôtels particuliers. Une offre présente Une tendance qui se développe aujourd’hui : l’utilisation des lieux de patrimoine pour la promotion d’autres formes culture, plus diversifiée contemporaines. Des concerts sont organisés à la Nef, une œuvre « Une de offre immense, », contemporaine est à découvrir dans sa cour intérieure, les Et hôtels particuliers « Tous les soirs il y a quelque chose de qualité » …« pour tout public »,deviennent des scènes de«théâtre, sortcertain des murs duoffre Musée Dijon a du un Slam potentiel : son ». des Beaux-Arts…

Des atouts de grande qualité L’avis général des acteurs culturels peut se définir d’une seule voix :

Que serait et que deviendrait l’offre culturelle sans lieux de création, de diffusion, d’exposition de grande qualité eux-aussi ? Le public a bel etrichesse, bien conscience d’habiter dans une ville qui a su « Qualité, diversité » développer des institutions de prestige (ce qui n’est pas toujours synonymes de luxe…), qui portent haut la création artistique contemporaine, mais qui attache une grande importance à la Par rapport à d’autres villes similaires, l’offre à Dijon est extraordinairement importante. On trouve conservation de son patrimoine. Voici quelques éléments cités dans l’enquête publique en rapport aujourd’hui beaucoup de développements sur une multitude d’esthétiques. Une partie du public avec cette thématique des lieux culturels incontournables : argumente également dans le même sens : Le Musée des Beaux Arts 3ème de France. « Nous avons beaucoup de chance avec une grande proposition culturelle à Dijon » L’Athénéum 1er centre culturel universitaire créé en France. « Variée, dense », « diversifiée ». Le Consortium une envergure internationale. Le FRAC 3ème fond de France. Nous développerons davantage la perception du public en partie II. L’Auditorium une des meilleures qualités acoustiques d’Europe. Cathédrale, églises la « Ville aux cent clochers » (Aloysius Betrand). L’offre à Dijon est donc présente. Entrons donc dans le détail et essayons d’identifier les atouts que Un label « Ville d’Art et d’Histoire ». possède la capitale bourguignonne. 90 hectares en secteur sauvegardé.

Le cinéma et l’audiovisuel L’activité culturelle qui enregistre la plus forte pratique dans le questionnaire public, c’est le cinéma En complément ont été évoqués : avec 64% des sondés qui y vont au moins 5 fois par an. - la Chartreuse de Champmol avec le Puits de Moïse, Jamais 1 fois/an 2 fois/an 3 fois/an 4 fois/an >4 fois/an Non répondu - le tombeau des Ducs de Bourgogne et les Pleurants 2% 3% 6% 8% 8% 64% 9% - Dijon, une Histoire (les Ducs de Bourgogne, …), des histoires (la Chouette, le Jacquemart…) Sur le thème du cinéma, Dijon connait depuis plusieurs années un accroissement de ses écrans. Historiquement, Dijon est une ville riche de cinémas : aujourd’hui, nous comptons 1 fauteuil pour 33 habitants. Outre le cinéma Grand Public, Dijon bénéficie de deux cinémas Art et Essai ayant leurs identités propres : l’Eldorado et le Devosge. Les programmations de l’ensemble des salles ont un écho favorable : du populaire au plus pointu avec des propositions atypiques comme des retransmissions d’opéra à l’Olympia. Un travail actif est fait pour associer les publics scolaires, 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

19


EXEMPLES
 EXEMPLES


B> RESERVOIR DE CREATION ET DE B> RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL DEVELOPPEMENT CULTUREL Outre l’offre culturelle en tant que telle, les hommes et les femmes le telle, milieulesculturel Outre l’offreintervenant culturelle endans tant que hommessont et lesde véritables moteurs. En plusle des forcesculturel en présence, des femmes intervenant dans milieu sont de formations et des structures poussent au développement véritables moteurs. En plus des forces en présence, des de compétences artistiques. formations et des culturelles structures etpoussent au développement de compétences culturelles et artistiques.

I. Dijon a des artistes I. Dijon a des artistes Dijon possède un potentiel artistique multi tendance décliné aussi bien sous de artistique notes, de multi lettrestendance ou des variations Dijon possède un forme potentiel décliné chromatiques. Dijondes’est faitdelelettres berceau ou le foyer de aussi bien sous forme notes, ou des variations plusieurs artistes qui ont su faire connaitre et reconnaitre chromatiques. Dijon s’est fait le berceau ou le foyer de leurs qualités la scène nationale voire plusieurs artistes sur qui ont su fairerégionale, connaitre et reconnaitre internationale. Nouslapourrions citer Yan Pei-Ming, leurs qualités sur scène régionale, nationaleinstallé voire à Dijon depuis 1980 qui a exposé au Louvre, au Ullens internationale. Nous pourrions citer Yan Pei-Ming, installé à Center for Comtemporary Art à Pekin ou bien à la fondation Dijon depuis 1980 qui a exposé au Louvre, au Ullens Maeght New York, à Milan et en ou Corée Pascal Center for àComtemporary Art à Pekin bien du à laSud. fondation Arbez alias Vitalic, a su étoffer sa notoriété sur la scène Maeght à New York, à Milan et en Corée du Sud. Pascal électronique et a lancé son propre label Citizen Arbez alias Vitalic, a su étoffer sa notoriété sur laRecords. scène Enfin nous pourrions aller sur des notes plus cuivrées mais électronique et a lancé son propre label Citizen Records. toutes aussi internationales Thierryplus Caens. Enfin nous pourrions aller suravec des notes cuivrées mais Des troupes bien en place comme lesCaens. 26000 couverts ou toutes aussi internationales avec Thierry Grenier 9 amènent expérience et une crédibilité, Des troupes bien en une place comme les 26000 couvertstandis ou que des projets naissants ne sont pas empêchés Grenier 9 amènent une expérience et une crédibilité, tandisde grandir. Cette diversité permet différentes que des projets naissantsd’ancienneté ne sont pas empêchés de sources de développement d’artistes. grandir. Cette diversité d’ancienneté permet différentes En plus la présenced’artistes. en local de talents, Dijon est sources de de développement de lafaire venir des nationalités Encapable plus de présence en artistes local dedetalents, Dijon etestde disciplines artistiques diverses. A titre de repère, capable de faire venir des artistes de nationalités Dijon et dese e place en 20 positiondiverses. en France des producteurs, disciplines artistiques A aux titre yeux de repère, Dijon se er e ce qui lui permet d’être dans le 1 groupe de place en 20 position en France aux yeux des dates. producteurs, artistes quidans ne sont en de tournée cePour qui luiles permet d’être le 1er pas groupe dates. nationale, l’attractivité de Dijon n’est paspas spontanée. Cependant, des Pour les artistes qui ne sont en tournée nationale, personnes en place à Dijon arrivent à faire venir des l’attractivité de Dijon n’est pas spontanée. Cependant, des protagonistes de la culture. responsables cinémas, personnes en place à DijonLes arrivent à faire de venir des de musées, de deLes librairies, ou bien de d’associations protagonistes de galeries, la culture. responsables cinémas, même de de galeries, manière de plus atypique comme le deoumusées, librairies, ou des bien lieux d’associations Inside, parviennent faire venir des artistes ouDeep même de manière plus àatypique desà Dijon lieux comme le de divers horizons. Cela àpermet aux dijonnais de bénéficier Deep Inside, parviennent faire venir à Dijon des artistes panel propositions artistiques voire ded’un diverslarge horizons. Celade permet aux dijonnais de bénéficier d’échanges d’un large directs. panel de propositions artistiques voire d’échanges directs.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL

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> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Akhab,
musicien.
 Alban
Lenoir,
comédien.
 Akhab,
musicien.
 Anne
Le
Maitre,
aquarelliste.
 Alban
Lenoir,
comédien.
 Bernard
Lecomte,
écrivain.
 Anne
Le
Maitre,
aquarelliste.
 Cameléons,
comédiens.
 Bernard
Lecomte,
écrivain.
 Camille
Laurens,
écrivain.
 Cameléons,
comédiens.
 Chantal
Gevrey,
écrivain.
 Camille
Laurens,
écrivain.
 Damien
Suez,
musicien.
 Chantal
Gevrey,
écrivain.
 Daniel
Fernandez,
musicien.
 Damien
Suez,
musicien.
 David
Grimal,
violoniste.
 Daniel
Fernandez,
musicien.
 Didier
Dessus,
peintre.
 David
Grimal,
violoniste.
 Dorothée
Daniel,
chanteuse.
 Didier
Dessus,
peintre.
 Fabienne
Adenis,
plasticienne.
 Dorothée
Daniel,
chanteuse.
 Hubert‐Félix
Thiefaine,
 Fabienne
Adenis,
plasticienne.
 musicien.
 Hubert‐Félix
Thiefaine,
 Iltika,
musicien.
 musicien.
 Jaromil,
musicien.
 Iltika,
musicien.
 Jean
Louis
Thouard,
écrivain.
 Jaromil,
musicien.
 Jean
Pierre
Oberle,
écrivain.
 Jean
Louis
Thouard,
écrivain.
 Jean
Pierre
Marielle,
acteur.
 Jean
Pierre
Oberle,
écrivain.
 Jean
Pierre
Pirotte,
écrivain.
 Jean
Pierre
Marielle,
acteur.
 Jean‐François
Bazin,
écrivain.
 Jean
Pierre
Pirotte,
écrivain.
 Jean‐Paul
Noziere,
écrivain.
 Jean‐François
Bazin,
écrivain.
 Jérôme
Thomas,
jongleur.
 Jean‐Paul
Noziere,
écrivain.
 Jocelyn
Quivrin,
acteur.
 Jérôme
Thomas,
jongleur.
 Karine
Meuzard,
dessinatrice.
 Jocelyn
Quivrin,
acteur.
 Laurent
Botti,
écrivain.
 Karine
Meuzard,
dessinatrice.
 Los
pouss'
megos,
musiciens.
 Laurent
Botti,
écrivain.
 Marlène
Jobert,
actrice.
 Los
pouss'
megos,
musiciens.
 Méchant
cheval,
musicien.
 Marlène
Jobert,
actrice.
 Patrice
Franceschi,
écrivain.
 Méchant
cheval,
musicien.
 Pulpaliecious,
mucisiens.
 Patrice
Franceschi,
écrivain.
 Quatuor
Manfred,
musicien.
 Pulpaliecious,
mucisiens.
 Sébastien
Lethiais,
graffeur.
 Quatuor
Manfred,
musicien.
 Shrink
V,
musicien.
 Sébastien
Lethiais,
graffeur.
 Simon
Astier,
comédien.
 Shrink
V,
musicien.
 Something
à
la
mode,
musicien.
 Simon
Astier,
comédien.
 Thierry
Caens,
trompettiste.
 Something
à
la
mode,
musicien.
 Vitalic,
musicien.
 Thierry
Caens,
trompettiste.
 Yan
Pei‐Ming,
peintre.
 Vitalic,
musicien.
 20
 Yves
Jamait,
chanteur.
 Yan
Pei‐Ming,
peintre.
 20
 Yves
Jamait,
chanteur.



EXEMPLES
 La B> venueRESERVOIR des artistes peutDE dépasser la seule réalisation CREATION ET DEd’un spectacle. En effet, on voit se multiplier les possibilités de résidence d’artistes, notamment au Musée des Beaux-arts, à la DEVELOPPEMENT Vapeur, à l’Auditorium ou au CULTUREL Conservatoire de Dijon. Cet accueil est une initiative très bien perçue Akhab,
musicien.
 par les acteurs culturels et ce thème enregistre des souhaits de possibilités de résidences plus Alban
Lenoir,
comédien.
 Outre l’offre culturelle en tant que telle, les hommes et les larges. Anne
Le
Maitre,
aquarelliste.
 femmes intervenant dans le milieu culturel sont de Bernard
Lecomte,
écrivain.
 véritables moteurs. En plus des forces en présence, des Cameléons,
comédiens.
 et associatif des structuresactif poussent au développement II. formations Un milieu de compétences culturelles et artistiques. Camille
Laurens,
écrivain.


Chantal
Gevrey,
écrivain.
 La culture à Dijon s’appuie sur un tissu associatif culturel extrêmement foisonnant. Nous avons I. Dijon a des artistes recensé plus de 200 associations à vocation culturelle, de niveaux,Damien
Suez,
musicien.
 de tailles, et d’esthétiques différentes. Daniel
Fernandez,
musicien.
 un potentiel artistique multi tendance décliné dans leDavid
Grimal,
violoniste.
 OnDijon peut possède trouver l’une des origines à cette richesse associative choix (ou le non choix ) des aussi bien sous forme de notes, de lettres ou des variations différentes politiques culturelles. Il y a eu et il y a une grande liberté de création et d’initiative à Didier
Dessus,
peintre.
 chromatiques. s’estune faitgrande le berceau le foyer deCette mosaïque culturelle associative Dijon. Cette libertéDijon a permis vitalitéouassociative. Dorothée
Daniel,
chanteuse.
 plusieurs artistes ont su faire une connaitre et reconnaitre peut également êtrequi vécue comme difficulté de développement des entités. Comme nous leurs qualités scènesuivantes, régionale,une nationale voire l’analyserons danssur les laparties liberté culturelle doitFabienne
Adenis,
plasticienne.
 s’accompagner d’un cadre internationale. Nous pourrions citer Yan Pei-Ming, installé à commun, sans quoi cette magnifique mosaïque se transformerait enHubert‐Félix
Thiefaine,
 un puzzle géant où chaque Dijon 1980 qui a exposé pièce ne depuis trouverait pas d’autres formes au pourLouvre, se lier. au Ullens musicien.
 for Comtemporary Art à Pekin sont ou bien à la fondation Le Center dynamisme culturel et son réseau cependant identifiés parIltika,
musicien.
 nombre d’acteurs culturels Maeght New et York, Milan et en Corée du Sud. Pascal comme uneà force une à particularité dijonnaise. Jaromil,
musicien.
 Arbez alias Vitalic, a su étoffer sa notoriété sur la scène Jean
Louis
Thouard,
écrivain.
 et a lancé son propre Citizen Records. III.électronique Dijon travaille à révéler et àlabel développer ses talents Jean
Pierre
Oberle,
écrivain.
 Enfin nous pourrions aller sur des notes plus cuivrées mais Jean
Pierre
Marielle,
acteur.
 Caens. il existe à Dijon Entoutes termeaussi de internationales développementavec desThierry compétences, des formations pour les Des troupes bien place comme les 26000 professionnels de laen culture de bonne qualitécouverts : IUP ou Diderot, Jean
Pierre
Pirotte,
écrivain.
 Université, Conservatoire à Grenier 9 amènent une École expérience et uneSupérieure crédibilité, d’Art, tandis Pôle d’Enseignement Jean‐François
Bazin,
écrivain.
 Rayonnement Régional, Nationale Supérieur de que des projets naissants ne sont pas empêchés de Musique (PESM) … des enseignements de pointe que nous évoqueront en partie III. Jean‐Paul
Noziere,
écrivain.
 grandir. Cette diversité d’ancienneté permet différentes Jérôme
Thomas,
jongleur.
 sources de d’artistes. Concernant le développement soutien à la création et au développement, des structures peuvent apporter leur aide. plusdes de musiques la présence en local de talents, Dijon estsupport Jocelyn
Quivrin,
acteur.
 AuEn niveau actuelles, La Vapeur joue se rôle de à la diffusion, à la création et Karine
Meuzard,
dessinatrice.
 capable de faire venir des artistes de nationalités et de à la formation. Le positionnement de La Vapeur comme un « véritable outil d’intégration sociale et disciplines artistiques A titre delieu repère, Dijon se d’échanges Laurent
Botti,
écrivain.
 politique, au service du diverses. citoyen, véritable de rencontres, et d’expérimentation » e place en 20 position en France aux yeux des producteurs, Los
pouss'
megos,
musiciens.
 répond à des attentes réelles. De manière générale, plusieurs acteurs aimeraient voir se er ce qui lui permet d’être dans le 1 groupe de dates. développer des structures avec un rôle de défrichage et de développement d’artistes dans toutes Marlène
Jobert,
actrice.
 Pour les artistes qui ne sont pas en tournée nationale, les disciplines (musique mais aussi théâtre, danse, art plastiques…). Méchant
cheval,
musicien.
 l’attractivité de Dijon n’est pas spontanée. Cependant, des Patrice
Franceschi,
écrivain.
 place de à la Dijon à faire venir des Parpersonnes rapport à en la taille ville,arrivent Dijon bénéficie de nombreux producteurs locaux (ex : Oxo, Pulpaliecious,
mucisiens.
 protagonistes de laetculture. Les reconnu responsables cinémas, Pyrprod, Euromuse) d’un label sur lade place publique européenne, Citizen Records. A de du musées, de galeries, de librairies, bien l’ère numérique, cette proximité aideoupeu lesd’associations artistes locaux. De Quatuor
Manfred,
musicien.
 plus, le champ d’intervention ou même de manière plus atypique des lieux comme le Sébastien
Lethiais,
graffeur.
 des maisons de production s’inscrit au minimum sur un périmètre national. Ainsi elles choisissent Deep parviennent à faire venir la à Dijon desUn artistes Shrink
V,
musicien.
 parmi lesInside, propositions d’artistes de toute France. artiste local devra donc faire ses preuves de divers horizons. Cela permet aux dijonnais de bénéficier d’abord pas ses qualités artistiques. Simon
Astier,
comédien.
 d’un large panel de propositions artistiques voire Something
à
la
mode,
musicien.
 d’échanges directs. 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN ET POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION DE DEVELOPPEMENT C > SERVICES A > L’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Thierry
Caens,
trompettiste.
 Vitalic,
musicien.
 Yan
Pei‐Ming,
peintre.
 20
 Yves
Jamait,
chanteur.
 21


Une fois les artistes en place, en termes d’attractivité ou de « rétention » des artistes, la qualité de vie fois et les minutes de Paris et Lyon sont les ou principaux avantages Dijon. laCequalité n’est de pas Une les 100 artistes en place, en termes d’attractivité de « rétention » desde artistes, professionnel réseaux essentiellement concentrés sur la viel’environnement et les 100 minutes de Parisoùetles Lyon sont sont les principaux avantages de Dijon. Cecapital, n’est ni pasles aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, nivalue les professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur. aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur.

C> SERVICES C> SERVICES Pour appuyer la culture dans sa création et sa diffusion, la collectivité a un rôle clef de support qui peutappuyer jouer comme undans leviersamais aussi un frein en fonction saclef présence et de Pour la culture création et comme sa diffusion, la collectivité a underôle de support quisa pertinence. Quellesunsont donc les aussi infrastructures mises à disposition culture ? Et quelles peut jouer comme levier mais comme un frein en fonctiondedela sa présence et de sont sa les subventions, aides et les services dédiés aux acteurs culturels ? Enfin, dans quelle mesure, pertinence. Quelles sont donc les infrastructures mises à disposition de la culture ? Et quelles sont à la culture est-il ? lesl’accès subventions, aides et facilité les services dédiés aux acteurs culturels ? Enfin, dans quelle mesure, l’accès à la culture est-il facilité ?

I. Infrastructures I. Infrastructures

« L’offre s’est multipliée car les opérateurs se sont multipliés. y ales 25opérateurs ans, il n’y avait pasmultipliés. de salle. » « L’offre s’est multipliée Ilcar se sont Il y a 25 ans, il n’y avait pas de salle. »

Une dynamique positive Plusieurs constructions Une dynamique positive et

modernisations d’infrastructures, réalisées ou en projet, Plusieurs constructions et modernisations permettent à Dijon de se donner les moyens d’infrastructures, réalisées ou en projet, « physiques » d’être une ville culturelle. Cette permettent à Dijon de se donner les moyens dynamique est soulevée plusieurs fois comme « physiques » d’être une ville culturelle. Cetteun point positif et constitutif possibilités dynamique est soulevée plusieursdes fois comme un culturelles. Dijon souffrait auparavant d’un retard point positif et constitutif des possibilités important Dijon vis-à-vis d’autres villesd’underetard taille culturelles. souffrait auparavant similaire. important vis-à-vis d’autres villes de taille similaire.

Un patrimoine culturel entretenu Lapatrimoine mission de préservation du patrimoine culturel Un culturel entretenu

la collectivité publique a la responsabilité Ladont mission de préservation du patrimoine culturel ressort également publique comme una point fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour dont la collectivité la responsabilité la maintenance la valorisation patrimoine ressort égalementetcomme un pointdu fort. Plusieursculturel. actions ont été engagées depuis des années pour la maintenance et la valorisation du patrimoine culturel.

La place des lieux d’expression de petite taille pratiques et leurs de perceptions ont également évolué. De petits lieux comme les LaAujourd’hui, place desles lieux d’expression petite taille bars sont également devenus desperceptions lieux d’expression valorisésévolué. de la culture, d’où l’importance des Aujourd’hui, les pratiques et leurs ont également De petits lieux comme les relations et des possibilités ces lieux. Des actionsde comme « Harmonuit », initiée par bars sont également devenus données des lieuxàd’expression valorisés la culture, d’où l’importance desla CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne. relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne.

Une nouvelle donne en synergie L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage Une nouvelle donne en synergie culturel.de Denouveaux manière globale, entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. L’arrivée lieux de plusieurs diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ouont supprimé ceux existants. Unea complémentarité voire culturel. De manière globale, plusieurs entités le sentiment que chacun (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

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> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


une coopération s’est mise en place pour permettre d’accueillir des artistes ou des associations de taille variable avec des missions qui ne se limitent pas qu’à la diffusion. Des souhaits de concertation plus importants sont en émis pour d’attractivité éviter de créer inutiles et optimiser Une fois les artistes en place, termes oudes de «concurrences rétention » des artistes, la qualitéla de programmation auprès du public. vie et les 100 minutes de Paris et Lyon sont les principaux avantages de Dijon. Ce n’est pas l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, ni les

Une jauge intermédiaire absente mais souhaitée aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value professionnelle ou d’image l’artiste prendEnune certaine une ampleur. Dijon s’est dotée de salles delorsque différentes tailles. revanche, infrastructure locale de jauge intermédiaire qui puisse drainer une base de 1000-1500 personnes semble manquer. L’absence de cette ne permet pas d’accueillir certains spectacles. C>taille SERVICES

Une demande lieux supérieure à l’offre Pour appuyer de la culture dans sa création et sa diffusion, la collectivité a un rôle clef de support qui

Malgré dotecomme Dijon de structures lui ouvre peut une jouerdynamique comme und’ensemble levier maisqui aussi un nouvelles frein en fonction de et sa qui présence et des de sa possibilités culturelles, des espaces comme la Vapeur semblent surexploités et la question de pertinence. Quelles sont donc les infrastructures mises à disposition de la culture ? Et quelles la sont disponibilité revient à la fois de la part d’artistes, de lieux de diffusion ou d’associations. les subventions, aides et les services dédiés aux acteurs culturels ? Enfin, dans quelle mesure, Lesl’accès associations peuvent bénéficier de locaux ou de salles. Cependant, malgré un souhait à la culture est-il facilité ? d’optimiser l’existant, le lieu de réunion est la troisième difficulté rencontrée par les associations. Seule la possibilité de domiciliation profite à tous sans limite. Pour les lieux de représentation, des I. Infrastructures salles de théâtre comme celle des Grésilles sont proposées ainsi que des services comme la « L’offre s’est multipliée car les opérateurs se sont multipliés. sécurité, le support technique, la logistique. Cette possibilité Ilney semble pas connue a 25 ans, il n’y avait de pastous. de salle. »

Autre en positive suspens. Unequestion dynamique

Avec des sallesconstructions qui sont plutôt pleines, peut-on accueillir plus de monde dans les lieux de culture et Plusieurs et modernisations de d’infrastructures, diffusion ? réalisées ou en projet, permettent à Dijon de se donner les moyens physiques » d’être une ville ressources culturelle. Cette II. «Les subventions et les dynamique est soulevée plusieurs fois comme un 
 point positif et constitutif des possibilités Aujourd’hui un budget important avec un retard souhait de structuration plus fort culturelles.: Dijon souffrait auparavant d’un important vis-à-vis d’autres villes de taillecollectivités locales a augmenté le rôle de ces Le transfert des compétences de l’Etat vers les similaire. dernières. Un budget considérable est alloué à la culture : 24% du budget municipal. Certes, il comprend des dépenses variées mais comparativement à d’autres mairies de même taille, la part Un patrimoine culturel attribuée est nettement plus entretenu importante. Cet effort quantitatif est souvent mis en avant, mais son La mission de préservation du patrimoine culturel utilisation au service d’une politique culturelle dresse un bilan mitigé. Une forte attente sur un rôle la collectivité publiquedea lalaculture responsabilité de dont structuration et d’animation est présente. ressort également comme un point fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour maintenance la valorisation patrimoine culturel. La laperception de et l’aide financière du donnée par les collectivités est variée. Sans tomber dans le « trop pour les autres » et « pas assez pour moi », dressons des remarques récurrentes qui La placeles des lieux de petite taille confrontées unes auxd’expression autres, sont pleines d’ambivalences : Aujourd’hui, les pratiques et leurs perceptions ont également évolué. De petits lieux comme les bars sont également devenus des lieux d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne.

Une nouvelle donne en synergie L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Thèmes Ambivalences Ce projet» phagocyte les ressources Une fois les artistes en place, en termes d’attractivité ou de « rétention des artistes, la qualité de BesoinetdeLyon structures attribuées à la culture vie et les 100 minutes de Paris sontd’un leshaut principaux avantages de Dijon. Ce n’est pas Auditorium niveau de qualité l’environnement professionnel et oùd’infrastructures les réseaux de sont essentiellementCrainte concentrés la prenne capital,les ni les que ce sur projet proue aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apported’autres pas une plus value subventions acteurs, Musée des Beaux Arts professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur. comme les autres musées

C> SERVICES Acteurs subventionnés

Trop d’acteurs perçoivent des subventions

Le montant attribué est trop faible pour mener de vrais projets

Pas assez d’acteurs perçoivent des subventions Si le montant est plus élevé pour les uns, il sera plus faible pour les autres

Pour appuyer la culture dans sa création et sa diffusion, la collectivité a un rôle clef de support qui peut jouer comme un levier mais aussi comme un frein en fonction de sa présence et de sa Focus association pertinence. Quelles sont: donc les infrastructures mises à disposition de la culture ? Et quelles sont Le service démocratie participative été mis en place pour lesquelle relations et les les subventions, aides etlocale les services dédiésa aux acteurs culturels ? améliorer Enfin, dans mesure, échanges avec est-il les associations. La première difficulté vécue par les associations est le l’accès à la culture facilité ? financement (68% des associations sondées ressentent cette difficulté). Une convention pour les subventions pour tous les types d’associations a été créée par la mairie pour poser I. réglementer Infrastructures des règles communes. « L’offre s’est multipliée car les opérateurs se sont multipliés. Il y a 25 ans, il n’y avait pas de salle. »

Demain : quelle donne et quels choix ?

Les subventions sont un sujet sensible, comme le sont souvent les aspects financiers, d’autant plus en période de crise oùetles modernisations alternatives en terme de sources de subventionnement paraissent Plusieurs constructions plus étroites. La réalisées suppressionoude la professionnelle amène des craintes, des recherches d’infrastructures, en taxe projet, d’opportunités et des permettent à Dijon dedébats. se donner les moyens « Dans physiques » d’être de une ville « culturelle. Cette la mouvance l’adage choisir c’est abandonner », la question du développement culturel dynamique soulevée plusieurs fois sur comme un est réelle.est Une crise est ressentie les moyens donnés à la création. Aider plus la création point positif et constitutif des possibilités interroge les subventions allouées : culturelles. Dijon souffrait auparavant d’un retard ‐ au public. Augmenter l’offre demande aussi d’augmenter le public. Comment trouver des important vis-à-vis d’autres villes de taille solutions dans des cercles vertueux et profitables à tous ? similaire. ‐ aux bénéficiaires culturels (association, acteur culturel…). Une vue globale sur le projet culturel de Dijon et sur celui proposé par l’association ou l’acteur culturel semble Un patrimoine culturel entretenu indispensable, au-delà d’un simple subventionnement. La mission de préservation du patrimoine culturel dont la collectivité publique a la responsabilité ressort également comme un point aide fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour Autres supports (formation, juridique…) : victimes de leur succès la maintenance et la valorisation du patrimoine culturel. Les démarches administratives et les obligations en termes de sécurité, d’hygiène et d’environnement se sont largement complexifiées. La place des lieux d’expression de petite taille Des structures, comme la Maison des associations ou Arts Vivants 21, proposent de manière Aujourd’hui, les pratiques et leurs perceptions ont également évolué. De petits lieux comme les gratuite : bars sont également devenus des lieux d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des ‐ des aides juridiques, relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la ‐ des ateliers d’information, CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne. ‐ des formations sur des thèmes tels que le statut juridique des associations, la recherche de financement, la communication, …. Une nouvelle donne en synergie ‐ une orientation, un conseil, une expertise, L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage ‐ la mise à disposition de documentation et de matériel. culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire

Une dynamique positive

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

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> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
 CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


Ce soutien attendu et apprécié des associations ou acteurs participe au développement de pratiques variées. Cependant, quantité, il ou paraît regard deslabesoins, Une foisculturelles les artistes en place, en termesend’attractivité de «insuffisant rétention »au des artistes, qualité de d’autant les associations au les courant des services proposés. vie et que les toutes 100 minutes de Paris ne et sont Lyonpas sont principaux avantages de Dijon. Ce n’est pas l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, ni les de la villeet quiaccessibilité incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value III.aides Transport professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur.

1. La politique tarifaire

C> SERVICES

« Beaucoup de gratuité » « 13 € la place pour un spectacle en semaine avec un public 15-25, c’est cher » Pour appuyer la culture dans sa création«etDes sa choses diffusion, collectivité a un rôle clef de support qui delaqualité sont faites et accessibles » peut jouer comme un levier mais aussi comme un frein en fonction de sa présence et de sa Lepertinence. prix : uneQuelles perception complexe sont donc les infrastructures mises à disposition de la culture ? Et quelles sont subventions, aidesdes et les services dédiés aux acteurs ? Enfin, dans quelle mesure, La les perception des prix places est très variable tant au culturels niveau des acteurs que du public. l’accèspensent à la culture Certains qu’ilest-il est facilité tout à ?fait correct tandis que d’autres trouvent qu’il n’est même pas envisageable de sortir. La I.perception du prix est complexe car elle prend en compte non seulement des facteurs Infrastructures intrinsèques : son pouvoir d’achat «etL’offre le spectacle. Mais car ellelesrésulte aussi processus s’est multipliée opérateurs se d’un sont multipliés. comparatif : quel prix par rapport à d’autres spectacles ? Quel par ilrapport ceuxdepratiqués Il y a prix 25 ans, n’y avaità pas salle. » dans d’autres villes ? Ainsi les publics plutôt habitués à l’opéra trouveront que les prix pratiqués à Dijon sont tout à fait corrects, Une dynamique positivetandis que les profanes les trouveront très chers. Des perceptions qui ne Plusieurs favorisent pas un décloisonnement de la culture. constructions et modernisations d’infrastructures, réalisées ou en projet, à Dijon se donner les moyens Le permettent prix payé n’est pas ledemême en fonction de la personne, du spectacle, du niveau de notoriété et « physiques » d’être une ville culturelle. Cette de professionnalisme, de la date (semaine ou week-end) et du lieu. dynamique est soulevée plusieurs fois comme un Autre exemple, autre paradoxe. Pour alimenter la complexité du prix, un lieu est identifié par le point positif et constitutif des possibilités public avec unDijon niveau de tarification élevé : le Zénith. Cependant, les salles sont majoritairement culturelles. souffrait auparavant d’un retard pleines, mêmevis-à-vis de personnes considérant important d’autres villes la deplace tailleélevée. Par ailleurs, des lieux sont gratuits mais peu fréquentés, ni même parfois simplement « testés » par le public. similaire.

Un patrimoine culturel entretenu Connaître les réductions et les gratuités

mission de La La perception du préservation prix est faite du en patrimoine fonction duculturel niveau de connaissance qu’on en a. Ainsi les aspects dont la collectivité publique a la responsabilité de communication sur le prix sont également importants à prendre en compte dans ce chapitre. En ressort également comme un point fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour effet, les actions de les offres de dernière minute et les spectacles à bas prix ne sont pas la maintenance et gratuité, la valorisation du patrimoine culturel. connus de tous. Des efforts qui seraient pourtant valorisants à communiquer pour les collectivités et lesLa acteurs placeculturels. des lieux d’expression de petite taille Typiquement, peut comme ont un lieu où les spectacles chers, queles Aujourd’hui,l’Auditorium les pratiques et être leursperçu perceptions également évolué. De sont petits lieux alors comme de bars nombreuses opérations sont faites pour en élargir l’accessibilité. sont également devenus des lieux d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la

Organisateur, du prix CCI Dijon, ontla étéquestion développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne.

Pour les organisateurs, le prix est source de nombreuses questions. De nombreux acteurs sont sensibles à la question de en l’accessibilité Une nouvelle donne synergie tarifaire de la culture dans un souci de démocratisation et de L’arrivée « culturede pour tous ». lieux Au-delà d’une recherche rentabilité, comment afaire profiter leaupaysage plus nouveaux de diffusion comme ledeZénith ou l’Auditorium réorganisé grand nombre de la culture ? Quelle est leur responsabilité vis-à-vis de l’accessibilité à la culture et culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL C > SERVICES SES FONDEMENTS 2> CONSOLIDER D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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quelle est leur capacité à la rendre accessible ? D’un côté, le coût d’un spectacle limite l’accès à tous les publics. De l’autre, il y a une tendance à la hausse des cachets. De plus, les moyens à mettre sécurité, …) sontou dede plus en plus importants et coûteux. Une fois en les œuvre artistes(communication, en place, en termes d’attractivité « rétention » des artistes, la qualitéAlors, de rendre la culture accessible à tous conservant équilibre budgétaire qui viecomment et les 100 minutes de Paris et Lyon sontenles principauxunavantages de Dijon. ?CeQu’est n’est ce pas appartient au rôle de l’acteur culturel et à celui de la collectivité ? Le contexte de décentralisation l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, ni les n’estde pas comme un élément facilitant les réponses à ces questions. aides la vécu ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur.

La carte culture : un dispositif bien accueilli EnSERVICES terme de principe, C>

la carte culture est vécue comme un dispositif utile, démocratique et indispensable. En termes de résultats effectifs, les acteurs ne les connaissent pas. Profite-t-elle à tous ? Amène-t-elle des réflexes culturels à plus long terme ? Combien d’étudiants en profitent Pour appuyer la culture dans sa création et sa diffusion, la collectivité a un rôle clef de support qui réellement ? peut jouer comme un levier mais aussi comme un frein en fonction de sa présence et de sa Les acteurs culturels qu’il n’y ait pas plus àde communication et de ?valorisation de ce pertinence. Quelles sontregrettent donc les infrastructures mises disposition de la culture Et quelles sont dispositif. les subventions, aides et les services dédiés aux acteurs culturels ? Enfin, dans quelle mesure, l’accès à la culture est-il facilité ?

La gratuité

I. Infrastructures

« La gratuité ne révolutionne pas »

s’est multipliée car les opérateurs sont multipliés. Des efforts de gratuité sont faits «à L’offre Dijon à la fois dans des lieux culturels se comme le musée mais Il y a 25 ans, il n’y avait pas de salle. » également pour des spectacles ou des événements. Ce point est régulièrement mis en avant par le public et contribue à la perception positive de la culture à Dijon. Cependant, au-delà du principe, Une dynamique positive aux yeux du public ou des acteurs culturels, le bilan en terme de résultats semble mitigé. La Plusieurs constructions et modernisations gratuité n’a pas vraiment les publics. Pour reprendre les termes d’une étude1 du d’infrastructures, réaliséespermis ou d’élargir en projet, Ministère de la culture et donner de la communication permettent à Dijon de se les moyens qui exprime bien ce qu’on a pu entendre sur le thème de la gratuité : «les non visiteurs plutôt favorables à la gratuité (ou à des prix bas) à titre « physiques » d’être une ville culturelle. : Cette dynamique plusieurs fois comme unpersonnel ». collectif, ilsest nesoulevée se sentent pas concernés à titre point positif et constitutif des possibilités culturelles. Dijon souffrait auparavant d’unpas retard Les acteurs culturels dijonnais ne sont convaincus du « tout gratuit » comme moyen de faire important vis-à-vis d’autres villes de taille venir de nouveaux publics, surtout si cela est permanent. Les actions ponctuelles comme les similaire. journées du patrimoine ou le concert de rentrée fonctionnent, mais la gratuité continue ne séduit pas. Un patrimoine culturel entretenu L’acte d’achat, même symbolique, semble important aux acteurs. Entrer dans la culture n’est pas La mission de préservation du patrimoine culturel toujours une chose facile et l’investissement financier même symbolique est un premier pas vers un dont la collectivité publique a la responsabilité investissement plus large. ressort égalementpersonnel comme un point fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour la maintenance et la valorisation du patrimoine culturel. En conclusion sur les aspects liés à la tarification, le prix semble plus un frein à lever qu’un levier Laenplace destel. lieux d’expression petite tant que C’est également unde frein parmitaille d’autres et ne travailler que sur celui-là n’aura pas Aujourd’hui, les pratiques perceptions ont également évolué. De petits lieux de comme les les effets escomptés. Le et prixleurs influence l’accessibilité, mais aussi les représentations la pratique bars sont également des lieux vis-à-vis d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des ou du lieu culturel etdevenus son engagement de l’expérience culturelle et vis à vis de soi. Aller sur relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la une gratuité large et permanente ne semble pas opportun, d’autant que la gratuité a un coût et se CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne. 





























































Une nouvelle donne en synergie 1 
La
gratuité
des
musées
et
des
monuments
:
Qu’en
pensent
les
publics
en
France*
?
Anne
Gombault,
Caroline
Urbain,
Dominique


L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage Bourgeon‐Renault,
Marine
Le
Gall‐Ely,
Christine
Petr
 culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. 
 Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1> DIJON A-T-ELLE POTENTIEL ? B >RESERVOIR DEUN CREATION ET DECULTUREL DEVELOPPEMENT CULTUREL

26

A > L’OFFRE C > SERVICES D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL C > SERVICES 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 
 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


paye au niveau des impôts. Des politiques de tarification adaptées et des actions ponctuelles de gratuité semblent plus demandées que la gratuité permanente. Une fois les artistes en place, en termes d’attractivité ou de « rétention » des artistes, la qualité de vie et les 100 minutes de Paris et Lyon sont les principaux avantages de Dijon. Ce n’est pas l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, ni les aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value 2. La distribution professionnelle ou d’image lorsque l’artiste prend une certaine ampleur. « Eliminer les freins : prix simples, réservations simples »

C> SERVICES

Facilitons !

Le mot d’ordre général sur les aspects de distribution comme sur la politique de prix est de Pour appuyer la culture dans sa création et sa diffusion, la collectivité a un rôle clef de support qui « faciliter ». Faciliter la distribution en levant des freins liés à l’information, aux modes de peut jouer comme un levier mais aussi comme un frein en fonction de sa présence et de sa réservation et d’achat. Dans la mouvance de la carte culture, des envies comme un passeport pertinence. Quelles sont donc les infrastructures mises à disposition de la culture ? Et quelles sont culturel ou une politique tarifaire mutualisée sont à la fois demandées et perçues comme les subventions, aides et les services dédiés aux acteurs culturels ? Enfin, dans quelle mesure, compliquées sans impulsion globale. l’accès à la culture est-il facilité ? En termes de distribution, les lieux culturels et l’offre manquent d’une vitrine en centre ville.

I. Infrastructures

Quid des nouvelles technologies ?

« L’offre s’est multipliée car les opérateurs se intéressant sont multipliés. Les avancées technologiques, avec des réservations en ligne, semblent un levier pour Il y a 25 ans, il n’y avait pas de salle. » augmenter les possibilités de distribution, notamment pour les personnes n’étant pas en centre ville. Ce nouveau canal de distribution est perçu comme une porte d’accès supplémentaire, mais Une dynamique positive pour beaucoup, les avancées technologiques ne peuvent pas se substituer à une relation humaine. Plusieurs constructions et modernisations L’échange et le conseil semblent ou pour en beaucoup d’infrastructures, réalisées projet,primordiaux, non pas dans l’acte d’achat mais dans l’ouverture la culture. permettent à àDijon de se donner les moyens « physiques » d’être une ville culturelle. Cette dynamique est soulevée plusieurs fois comme un point positif et constitutif des possibilités culturelles. Dijon souffrait auparavant d’un retard important vis-à-vis d’autres villes de taille similaire.  Un passeport culturel avec plusieurs sorties sur esthétiques et lieux différents. Un patrimoine culturel entretenu Une politiqueculturel tarifaire unique. La mission de préservation du patrimoine  Un jour, un tarif. dont la collectivité publique a la responsabilité ressort également commeunUne pointbilletterie fort. Plusieurs actions ont étéGrand engagées depuis à l’Auditorium et au Théâtre avecdes desannées pour la maintenance et la valorisation du patrimoine culturel. expositions.  Un kiosque culturel au centre ville (développé en partie II). La place des lieux d’expression de petite taille  Des packages « resto – spectacle ». IDEES Aujourd’hui, les pratiques et Des leurs perceptions dans ont également évolué. De petits lieux comme les présentations les lycées et universités. bars sont également devenus des lieux d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des  Etendre la carte culture aux 15-25 ans dijonnais non relations et des possibilités données étudiants.à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la CCI Dijon, ont été développées pour faire tranquillité des habitants et vie nocturne.  Proposer descohabiter tarifs étudiants au Zénith.  Une culture pour les personnes à faible revenu.

Une nouvelle donne en synergie Une carte culture pour familles en difficultés. L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ?

A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C >ASERVICES D >BCOMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL > SERVICES SES FONDEMENTS 2> C CONSOLIDER > COMMUNICATION 3> D DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

27


3. Le transport et l’accessibilité physique Une les artistes en place, termes d’attractivité « rétention à» des artistes, la qualité sous de De fois manière générale il est en nécessaire de réfléchirou à de l’accessibilité la culture également viel’angle et lesdu100 minutes de Paris et Lyon sont les principaux avantages de Dijon. Ce n’est pas transport et des équipements des salles pour les spectateurs. l’environnement professionnel où les réseaux sont essentiellement concentrés sur la capital, ni les aides de la ville qui incitent les professionnels à rester. Etre dijonnais n’apporte pas une plus value Transport professionnelle d’image lorsque l’artistesont prend une certaine ampleur. Au niveau desou transports, deux thèmes soulevés : permettre et faciliter. Permettre à tous de pouvoir se rendre à un spectacle par le biais de transports collectifs. Un autre

C> SERVICES angle de vue proposé est d’amener le spectacle au public, notamment pour les personnes âgées ou les publics en difficultés. Une solution en demi teinte dans la mesure où elle améliore l’accès à Pour appuyer la culture dans sa création sa diffusion, la collectivité un rôleduclef support qui la culture mais elle ne lui permet pas de et jouer entièrement son rôle auaniveau liendesocial. peut jouer commedijonnaise, un levier lemais aussi comme un frein des en fonction présence et de sa Dans l’actualité thème du tramway amène réflexionsdeet sa changera la donne. Les pertinence. Quellesque sontcedonc lesaura infrastructures mises àladisposition la culture partie ? Et quelles sont acteurs espèrent projet également intégré dimension de culturelle(cf III). lesLasubventions, et les services dédiés acteurs culturels ? traité. Enfin, «dans quelle tisser mesure, localisation aides du pôle universitaire est un aux thème régulièrement Comment des l’accès à la culture est-il facilité ? passerelles notamment physiques avec le public étudiant excentré ? », « Comment permettre à Dijon de renouer avec son université ? » autre point interroge certains acteurs : comparativement à d’autres villes, il n’en reste pas moins I. Un Infrastructures que Dijon est de petite taille et permet une proximité, pourtant ne créése pas demultipliés. synergies. Par « L’offre s’est multipliée car lescela opérateurs sont exemple, après un spectacle, nombre de personnes rentrent chez eux. Pourtant, des et Il y a 25 ans, il n’y avait pas derestaurants salle. » bars sont ouverts. Comment se fait-il que la petite taille de Dijon ne joue pas en sa faveur ?

Une dynamique positive Plusieurs constructions et pour modernisations Des efforts faits et à faire l’accueil de personnes à mobilité réduite d’infrastructures, réalisées ou leur enéquipement projet, pour accueillir les personnes à mobilité réduite. Des infrastructures ont amélioré permettent à Dijon de se donner les moyens Mais d’autres lieux leur restent encore fermés en l’absence de ces équipements. « physiques » d’être une ville culturelle. Cette Outre les aspects physiques, quelques remarques côté public ont été faites concernant une dynamique est soulevée plusieurs fois comme un certaine discrimination vécue des par les personnes en fauteuil roulant qui ne peuvent accéder à point positif et constitutif possibilités certains établissements. culturelles. Dijon souffrait auparavant d’un retard important vis-à-vis d’autres villes de taille similaire. Autres handicaps Les thèmes couvrant d’autres handicaps ou d’autres exclusions ne sont pas ou peu abordés. Une

Un patrimoine culturel entretenu remarque concerne le souhait de développer des spectacles à l’attention des publics muets, sourds Laet/ou mission de préservation du patrimoine culturel aveugles. dont la collectivité publique a la responsabilité ressort également comme un point fort. Plusieurs actions ont été engagées depuis des années pour la maintenance et la valorisation du patrimoine culturel.  Un bus culture dédié à un spectacle.  Une navette avec l’université. Aujourd’hui, les pratiques et leurs perceptions ont également évolué. De petits lieux comme les  Une navette pour aller chercher les seniors isolés. bars sont également devenus des lieux d’expression valorisés de la culture, d’où l’importance des  Un logo-charte de la diversité pour identifier les lieux qui relations et des possibilités données à ces lieux. Des actions comme « Harmonuit », initiée par la mettent en place des moyens pour accueillir publics et CCI Dijon, ont été développées pour faire cohabiter tranquillité des habitants et vie nocturne. artistes ayant un handicap.  Un cinéma avec des équipements pour les sourds et muets. IDEES

La place des lieux d’expression de petite taille

Une nouvelle donne en synergie

L’arrivée de nouveaux lieux de diffusion comme le Zénith ou l’Auditorium a réorganisé le paysage culturel. De manière globale, plusieurs entités ont le sentiment que chacun a (re)trouvé sa place. Les nouveaux acteurs n’ont pas « écrasé » ou supprimé ceux existants. Une complémentarité voire 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

28

> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
 CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


D> COMMUNICATION D> COMMUNICATION « Une impression de dilution de l’information culturelle. » « Une impression de dilution de l’information culturelle. » Les moyens de communication sur les activités culturelles à Dijon sont très nombreux. Des supports sur existent au format papier, à Dijon Les moyens de communication les activités culturelles numérique, et radiophonique. Certains sont généralistes et visent sont très nombreux. Des supports existent au format papier, un numérique, public large,ettandis que d’autres sont plus radiophonique. Certains sontspécialisés. généralistesDes et visent supports sont gérés par les d’autres par des Des un public large, tandis quecollectivités, d’autres sont plus spécialisés. professionnels medias, ducollectivités, tourisme ou d’autres de la culture ou bien supports sontdes gérés par les par des parprofessionnels des non professionnels. des medias, du tourisme ou de la culture ou bien par des non professionnels. Pourtant cette abondance et cette variété n’apparaissent pas comme un point Pourtant cettefort. abondance et cette variété n’apparaissent pas comme un point fort. Comment expliquer ce décalage ? Comment expliquer ce décalage ?

I. Absence de référent 
 I. Absence de référent Aujourd’hui, aucun support de communication, qu’il soit papier, 
 numérique, télévisuel, ou radio de n’est reconnu comme de Aujourd’hui, aucun support communication, qu’ilsupport soit papier, référence au niveau de la ou culture Dijon.reconnu comme support de numérique, télévisuel, radioà n’est Pour les supports dedecommunication, référence au niveau la culture à Dijon.aucun ne se prétend complet, parfois tout simplement par souci deaucun place. ne Ils regrettent Pour les supports de communication, se prétend d’être « obligés de faire un choix ». Le temps est un second frein. complet, parfois tout simplement par souci de place. Ils regrettent End’être effet, «leobligés travail de defaire collecte d’informations n’est simple frein. et un choix ». Le temps est pas un second demande du temps. A titre d’exemple, pour l’Office de tourisme, En effet, le travail de collecte d’informations n’est pas simple et récolter l’ensemble des A informations pour la Côte d’Or représente demande du temps. titre d’exemple, pour l’Office de tourisme, un récolter emploi àl’ensemble temps plein. des informations pour la Côte d’Or représente un emploi à temps plein. Pour illustrer l’absence de référent, prenons l’exemple d’un touriste recherche de l’information sur les activités culturelles Pour qui illustrer l’absence de référent, prenons l’exemple d’un surtouriste le média internet. Qui est référent ? Est-ce Côte d’Or qui recherche de l’information sur les activités culturelles Tourisme avec son moteur aujourd’hui sur le média internet. Qui de est recherche référent ? «Est-ce Côte et d’Or demain » qui fait référence ou est-ce Tamtam21 ou dijonTourisme avec son moteur de recherche « aujourd’hui et tourism ou »Dijon.fr/sortir? Sans compter tous lesTamtam21 sites généralistes demain qui fait référence ou est-ce ou dijontripadvisor, cityvox, QYPE ouSans des compter sites plustous indépendants comme tourism ou Dijon.fr/sortir? les sites généralistes dijon.free ou cityvox, privés QYPE commeoudijon-tourisme qui ajoutent comme à la tripadvisor, des sites plus indépendants confusion. dijon.free ou privés comme dijon-tourisme qui ajoutent à la Cetconfusion. exemple, restreint au média Internet et pour un public de tourisme, met en restreint avant la au multitude sources Le de Cet exemple, média de Internet et d’information. pour un public floutourisme, est d’autant fort lorsqu’on élargit public etd’information. les médias. Le metplus en avant la multitude delesources flou est d’autant plus fort lorsqu’on élargit le public et les médias.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT > L’OFFRE C>A SERVICES D>B COMMUNICATION >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

DES
SUPPORTS
:
 Quartier
Libre.
 DES
SUPPORTS
:
 Spectacles
.
 Quartier
Libre.
 Articles
de
presse
locale
 Spectacles
.
 et
nationale.
 Articles
de
presse
locale
 Dijon
Notre
Ville.
 et
nationale.
 Brochures
municipales
 Dijon
Notre
Ville.
 dédiées
(ex
:
l’été
en
 Brochures
municipales
 continu).
 dédiées
(ex
:
l’été
en
 Livret
des
saisons
 continu).
 culturelles
de
différents
 Livret
des
saisons
 acteurs
(ABC,
TDB…).
 culturelles
de
différents
 Magma.
 acteurs
(ABC,
TDB…).
 Diversion.
 Magma.
 Programme
hebdo,
bi
 Diversion.
 hebdo
de
certaines
 Programme
hebdo,
bi
 structures.
 hebdo
de
certaines
 Carte
postale.
 structures.
 Flyers.
 Carte
postale.
 Programme
des
festivals.
 Flyers.
 Site
Côte
d’Or
tourisme,
 Programme
des
festivals.
 Tamtam
21,
webcitydijon,
 Site
Côte
d’Or
tourisme,
 poursortir.com,
 Tamtam
21,
webcitydijon,
 Dijonscope,
Magma.fr,
site
 poursortir.com,
 du
Ministère
de
la
Culture,
 Dijonscope,
Magma.fr,
site
 des
mairies,

des
acteurs
 du
Ministère
de
la
Culture,
 culturels.
 des
mairies,

des
acteurs
 Mailing
des
structures.
 culturels.
 Mailing
des
acteurs.
 Mailing
des
structures.
 Radio
Cultures
Dijon,
Radio
 Mailing
des
acteurs.
 Shalom,

K6FM,
France
 Radio
Cultures
Dijon,
Radio
 Bleu
Bourgogne,
Chérie
 Shalom,

K6FM,
France
 FM,
Radio
Dijon
Campus
 Bleu
Bourgogne,
Chérie
 Dmtv
21,
Vootv,

 FM,
Radio
Dijon
Campus
 France
3
BFC
 Dmtv
21,
Vootv,

 …
 France
3
BFC
 
 …
 
 
 
 29
 29


29


II. Quel est le paysage au niveau des médias à Dijon sur l’actualité II.culturelle Quel est? le paysage au niveau des médias à Dijon sur l’actualité culturelle ?

PRESSE
&
MEDIA
PAPIER
 ‐
Pas
de
support
papier
exhaustif
et
référent
comme
un

 PRESSE
&
MEDIA
PAPIER


RADIO
 
 RADIO


«
Pariscope
dijonnais
»

 ‐
Pas
de
support
papier
exhaustif
et
référent
comme
un

 ‐
 Quartier
 Libre
 et
 Spectacles
 sont
 cités
 spontanément
 par
 le 
 «
Pariscope
dijonnais
»

 ‐
public.

 Quartier
 Libre
 et
 Spectacles
 sont
 cités
 spontanément
 par
 le 
 Ce
qui
n’est
pas
le
cas
pour
la
Gazette
de
Côte
d’Or
ou
les
autres 
 public.

 supports
privés
ou
municipaux.

 Ce
qui
n’est
pas
le
cas
pour
la
Gazette
de
Côte
d’Or
ou
les
autres 
 
 supports
privés
ou
municipaux.

 
 ‐
L’offre
est
parfois
chroniquée
en
national
(ex
:
Fauves
Hongrois).
 Sentiment
global
que
la
communication
écrite
au
niveau
national 
 ‐
L’offre
est
parfois
chroniquée
en
national
(ex
:
Fauves
Hongrois).
 est
trop
faible.
 Sentiment
global
que
la
communication
écrite
au
niveau
national 
 
 est
trop
faible.
 
 ‐
Sentiment
de
la
part
des
acteurs
et
du
public
qu’il
n’y
a
pas
de
 ligne
éditoriale
culturelle
forte
en
local.
 ‐
Sentiment
de
la
part
des
acteurs
et
du
public
qu’il
n’y
a
pas
de
 
 ligne
éditoriale
culturelle
forte
en
local.
 
 ‐
Les
acteurs
culturels
ne
se
retrouvent
pas
forcément
dans
les

 supports
locaux.
 ‐
Les
acteurs
culturels
ne
se
retrouvent
pas
forcément
dans
les

 
 supports
locaux.
 
 Focus
sur
le
plus
présent
:
Quartier
Libre
 ‐
Une
volonté
du
Bien
Public
de
dédier
un
espace
à
la
culture
et
 Focus
sur
le
plus
présent
:
Quartier
Libre
 
aux
sorties
avec
un
choix
intentionnel
de
mixer
les
informations 
 ‐
Une
volonté
du
Bien
Public
de
dédier
un
espace
à
la
culture
et
 (loto,
arts,
…)
pour
mélanger
les
publics.
 
aux
sorties
avec
un
choix
intentionnel
de
mixer
les
informations 
 ‐
 Ce
 support
 est
 identifié
 par
 le
 public
 comme
 source 
 (loto,
arts,
…)
pour
mélanger
les
publics.
 ‐
d’informations
des
sorties
du
WE
ou
de
la
semaine.
 Ce
 support
 est
 identifié
 par
 le
 public
 comme
 source 
 ‐
L’accueil
est
mitigé
du
côté
des
acteurs
culturels.
Souhait
de


 d’informations
des
sorties
du
WE
ou
de
la
semaine.
 valorisation
plus
forte
et
plus
qualitative
de
leur
travail.
 ‐
L’accueil
est
mitigé
du
côté
des
acteurs
culturels.
Souhait
de


 
 valorisation
plus
forte
et
plus
qualitative
de
leur
travail.
 
 



 Bilan
plutôt
positif

 Plusieurs
remarques
très
favorables
 Bilan
plutôt
positif

 concernant
les
2
fréquences
 Plusieurs
remarques
très
favorables
 attribuées
en
2008
à
Radio
Cultures
 concernant
les
2
fréquences
 Dijon
et
K6FM
pour
les
aspects
:
 attribuées
en
2008
à
Radio
Cultures
 
 Dijon
et
K6FM
pour
les
aspects
:
  Information.
 
 Diffusion
de
groupes
locaux.
   Information.
 Interviews
d’artistes
locaux.
   Diffusion
de
groupes
locaux.


1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>B DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

30

> SERVICES AC > L’OFFRE > COMMUNICATION BD >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C 2> > SERVICES D 3> > COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
 CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Interviews
d’artistes
locaux.


TV
/
TV
Locale
 Peu
de
diffusion
sur
les

 TV
/
TV
Locale
 chaînes
nationales.
 Peu
de
diffusion
sur
les

 Pas
assez
d’espace
sur
la

 chaînes
nationales.
 chaîne
locale
France
3.
 Pas
assez
d’espace
sur
la

 VOOTV
encore
très
récente,
mais

 chaîne
locale
France
3.
 une
émission
consacrée
à
la

 VOOTV
encore
très
récente,
mais

 culture
tous
les
mardis.
 une
émission
consacrée
à
la

 
 culture
tous
les
mardis.
 



 



D> COMMUNICATION

SITE

INTERNET


De
nombreux
sites
Internet
existent.
Mais
aucun
n’est
référent

 « Une impression de dilutionsur
la
culture.
Le
site
Dijonscope
nouvellement
mis
en
place
se
 de l’information culturelle. » DES
SUPPORTS
:
 positionne
comme
un
média
indépendant
d’actualité
locale,

 Quartier
Libre.
 Les moyens de communication sur lesmais
il
n’est
pas
entièrement
dédié
à
la
culture.
 activités culturelles à Dijon

Spectacles
.
 Articles
de
presse
locale
 et
nationale.
 Dijon
Notre
Ville.
 Brochures
municipales
 dédiées
(ex
:
l’été
en
 continu).
 Pourtant cette abondance et cette variété n’apparaissent pas AFFICHAGE
 Livret
des
saisons
 comme un point fort. - Des
affichages
organisés
ou
plus
sauvages.
 culturelles
de
différents
 -Comment Pas
de
lieux
référents
et
spacieux
dédiés.
 acteurs
(ABC,
TDB…).
 expliquer ce décalage ? - Des
panneaux
numériques
municipaux
qui
relayent
 Magma.
 

 des
informations
notamment
culturelles.
 I. Absence de référent Diversion.
 - Une
localisation
essentiellement
en
centre
ville.
 
 Programme
hebdo,
bi
 - Quelques
demandes
pour
plus
de
panneaux,
mais
est‐ce

 Aujourd’hui, aucun support de communication, qu’il soit papier, hebdo
de
certaines
 réellement
une
bonne
solution
de
simplement
en
rajouter
?
 numérique, télévisuel, ou radio n’est reconnu comme support de 
structures.
 référence au niveau de la culture à Dijon. Carte
postale.
 Pour les supports de communication, aucun ne se prétend Flyers.
 complet, parfois tout simplement par souci de place. Ils regrettent Programme
des
festivals.
 d’être « obligés de faire un choix ». Le temps est un second frein. Site
Côte
d’Or
tourisme,
 En effet, le travail de collecte d’informations n’est pas simple et demande du temps. A titre d’exemple, pour l’Office de tourisme, Tamtam
21,
webcitydijon,
 récolter l’ensemble des informations pour la Côte d’Or représente poursortir.com,
 un emploi à temps plein. RELAIS
 Dijonscope,
Magma.fr,
site
 Plusieurs
bars,
restaurants,
lieux
culturels
ou
de
vie
relaient
 du
Ministère
de
la
Culture,
 Pour illustrer l’absence de référent, prenons l’exemple d’un l’information
en

mettant
des
affiches
ou
tracts.
 des
mairies,

des
acteurs
 touriste qui recherche de l’information sur les activités culturelles Une
mention
spéciale
à
Harmonia
Mundi

 culturels.
 sur le média internet. Qui est référent ? Est-ce Côte d’Or qui
met
à
disposition
programmes,

 Tourisme avec son moteur de recherche « aujourd’hui et Mailing
des
structures.
 magazines,
tracts
sur
l’actualité
culturelle
 demain » qui fait référence ou est-ce Tamtam21 ou dijonMailing
des
acteurs.
 
et
la
FNAC
qui
organise
régulière
des

événements

dans
ses
 tourism ou Dijon.fr/sortir? Sans compter tous les sites généralistes Radio
Cultures
Dijon,
Radio
 
locaux
en
lien
avec
l’actualité
culturelle
(expos,
concerts,

 tripadvisor, cityvox, QYPE ou des sites plus indépendants comme Shalom,

K6FM,
France
 dijon.free ou privésforums).
 comme dijon-tourisme qui ajoutent à la Bleu
Bourgogne,
Chérie
 confusion. FM,
Radio
Dijon
Campus
 Cet exemple, restreint au média Internet et pour un public de tourisme, met en avant la multitude de sources d’information. Le Dmtv
21,
Vootv,

 flou est d’autant plus fort lorsqu’on élargit le public et les médias. France
3
BFC
 …
 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 
 A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN ET POTENTIEL CULTUREL ? 
 B >RESERVOIR DE CREATION DE DEVELOPPEMENT CULTUREL sont très nombreux. Des supports existent au format papier, numérique, et radiophonique. Certains sont généralistes et visent un public large, tandis que d’autres sont plus spécialisés. Des supports sont gérés par les collectivités, d’autres par des professionnels des medias, du tourisme ou de la culture ou bien par des non professionnels.

A > L’OFFRE C > SERVICES D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

29


31


Un domaine qui ne souffre pas d’un manque de communication : le cinéma. Des sites généraux, les et les supports papier informent sur l’ensemble de l’actualité cinématographique et sur les II.radios Quel est le paysage au niveau des médias à Dijon sur l’actualité informations pratiques. De plus, un travail de communication est fait par les deux cinémas d’Arts et culturelle ? informer et susciter l’intérêt. d’Essais pour Seules les actions type cinéma - débat ou avant première avec présence du réalisateur sont moins bien diffusées et connues. Les événements comme les rencontres cinématographiques de l’ARP (Auteurs, Réalisateurs, Producteurs), les Ecrans de l’Aventure sont bien relayés.

PRESSE
&
MEDIA
PAPIER


RADIO


Focus association : comment communiquent-elles ? ‐
Pas
de
support
papier
exhaustif
et
référent
comme
un

 
 «
Pariscope
dijonnais
»

 Bilan
plutôt
positif

 56% des associations considèrent que la communication est une difficulté, c’est la 2e ‐
 Quartier
 Libre
 et
 Spectacles
 sont
 cités
 spontanément
 par
 le 
 Plusieurs
remarques
très
favorables
 difficulté mise en avant après le financement. public.

 concernant
les
2
fréquences
 Au niveau des associations, plusieurs canaux sont utilisés : Ce
qui
n’est
pas
le
cas
pour
la
Gazette
de
Côte
d’Or
ou
les
autres 
 attribuées
en
2008
à
Radio
Cultures
 supports
privés
ou
municipaux.

 Dijon
et
K6FM
pour
les
aspects
:
 Supports de Mise en œuvre 
 
 comm utilisés complexe ‐
L’offre
est
parfois
chroniquée
en
national
(ex
:
Fauves
Hongrois).
  Information.
 Tracts 60% Sentiment
global
que
la
communication
écrite
au
niveau
national 
  Diffusion
de
groupes
locaux.
 Affichage 36% Oui pour 14% est
trop
faible.
  Interviews
d’artistes
locaux.
 Mailing 48% 
 Brochures 48% Oui pour 14% ‐
Sentiment
de
la
part
des
acteurs
et
du
public
qu’il
n’y
a
pas
de
 Radios 24% ligne
éditoriale
culturelle
forte
en
local.
 Journaux 40% 
 Bouche-à-oreille 24% ‐
Les
acteurs
culturels
ne
se
retrouvent
pas
forcément
dans
les

 Cooptation d’artistes 14% supports
locaux.
 Courrier 5% TV
/
TV
Locale
 
 Peu
de
diffusion
sur
les

 Focus
sur
le
plus
présent
:
Quartier
Libre
 chaînes
nationales.
 Un événement leur est également consacré « Le Grand Dej » où elles peuvent se ‐
Une
volonté
du
Bien
Public
de
dédier
un
espace
à
la
culture
et
 Pas
assez
d’espace
sur
la

 présenter au public et « recruter » de nouveaux 
aux
sorties
avec
un
choix
intentionnel
de
mixer
les
informations 
 membres pour leurs associations. chaîne
locale
France
3.
 (loto,
arts,
…)
pour
mélanger
les
publics.
 VOOTV
encore
très
récente,
mais

 ‐
 Ce
 support
 est
 identifié
 par
 le
 public
 comme
 source 
 une
émission
consacrée
à
la

 
 d’informations
des
sorties
du
WE
ou
de
la
semaine.
 culture
tous
les
mardis.
 ‐
L’accueil
est
mitigé
du
côté
des
acteurs
culturels.
Souhait
de


 
 valorisation
plus
forte
et
plus
qualitative
de
leur
travail.
 
  Désigner un membre chargé de communication
 dans son 
 association

IDEES Passons de l’autre côté cette fois en s’intéressant à la manière dont s’informe le public.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

32

> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
 CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


III. Comment le public s’informe t-il ? D> COMMUNICATION Les résultats sont à interpréter avec la prudence d’un questionnaire complété en ligne à 90%. « Une impression de dilution de l’information culturelle. » Site Internet généraux Bouche-à-oreille Les moyens de communication sur les activités culturelles à Dijon Affichage sont très nombreux. Des supports existent au format papier, Presse numérique, et radiophonique. Certains sont généralistes et visent Radio un public large, tandis que d’autres sont plus spécialisés. Des Newsletter supports sont gérés par les collectivités, d’autres par des Site des Internet de l'acteur professionnels medias, du tourisme ou de la culture ou bien Programme des acteurs par des non professionnels.

DES
SUPPORTS
:
 Quartier
Libre.
 67 % 63 %Spectacles
.
 52 %Articles
de
presse
locale
 37 %et
nationale.
 15 %Dijon
Notre
Ville.
 14 %Brochures
municipales
 10 %dédiées
(ex
:
l’été
en
 continu).
 cetteen abondance cette variété n’apparaissent pas Le Pourtant public utilise moyenne et 4 canaux différents pour s’informer. Livret
des
saisons
 comme un point fort. culturelles
de
différents
 Malgré l’absence de référent, les sites qui informent sur les sorties culturelles sont les plus utilisés acteurs
(ABC,
TDB…).
 parComment le public. expliquer ce décalage ? Le bouche-à-oreille est également un canal très utilisé. Par définition, ce n’est pas un canal Magma.
 maîtrisable. L’arrivée de technologies de réseaux comme Facebook ou Twitter amplifie les I. Absence de référent Diversion.
 phénomènes de bouche-à-oreille virtuel. Vu l’importance du bouche-à-oreille cela vaut la peine de 
 Programme
hebdo,
bi
 réfléchir à une utilisation plus forte. Au delà des réseaux comment associer les acteurs du Aujourd’hui, aucun support de communication, qu’il culturels, soit papier, hebdo
de
certaines
 milieu du sport, de l’entreprise ou n’est de l’enseignement pour qu’ils de soient non seulement des relais numérique, télévisuel, ou radio reconnu comme support structures.
 d’information mais aussidedes prescripteurs référence au niveau la culture à Dijon.de la culture ? Carte
postale.
 Pour les supports de communication, aucun ne se prétend Flyers.
 Quand le public t-il ? par souci de place. Ils regrettent complet, parfois décide tout simplement Outre le moyen de de communication, le moment le spectateur d’aller voir un Programme
des
festivals.
 d’être « obligés faire un choixquel ». Leest temps est un où second frein. décide spectacle ? Pour près de de collecte ¾ des personnes, l’échéance est inférieure Site
Côte
d’Or
tourisme,
 En effet, le travail d’informations n’est pas simple et à un mois. demande du temps. A titre d’exemple, pour l’Office de tourisme, Tamtam
21,
webcitydijon,
 récolter l’ensemble des informations pour la Côte d’Or représente poursortir.com,
 un emploi à temps plein. Dijonscope,
Magma.fr,
site
 du
Ministère
de
la
Culture,
 Pour illustrer l’absence de référent, prenons l’exemple d’un des
mairies,

des
acteurs
 touriste qui recherche de l’information sur les activités culturelles culturels.
 sur le média internet. Qui est référent ? Est-ce Côte d’Or Tourisme avec son moteur de recherche « aujourd’hui et Mailing
des
structures.
 demain » qui fait référence ou est-ce Tamtam21 ou dijonMailing
des
acteurs.
 tourism ou Dijon.fr/sortir? Sans compter tous les sites généralistes Radio
Cultures
Dijon,
Radio
 tripadvisor, cityvox, QYPE ou des sites plus indépendants comme Shalom,

K6FM,
France
 dijon.free ou privés comme dijon-tourisme qui ajoutent à la Bleu
Bourgogne,
Chérie
 confusion. FM,
Radio
Dijon
Campus
 Cet exemple, restreint au média Internet et pour un public de tourisme, met en avant la multitude de sources d’information. Le Dmtv
21,
Vootv,

 flou est d’autant plus fort lorsqu’on élargit le public et les médias. France
3
BFC
 …
 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 
 A > L’OFFRE 1> DIJON A-T-ELLE UN ET POTENTIEL CULTURELCULTUREL ? 
 B >RESERVOIR DE CREATION DE DEVELOPPEMENT A > L’OFFRE C > SERVICES D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER C > SERVICES SES FONDEMENTS D > COMMUNICATION 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

69 %

29


33


Qu’est ce qui est attendu des supports de communication par le public ?

II. Quel est le paysage au niveau des médias à Dijon sur l’actualité ‐ Un support référent. culturelle ? ‐ Un support spécialisé culture et non généraliste. ‐ Pas d’orientation politique. ‐ Une diffusion plus large (Grand Dijon par ex.). ‐ Différents ciblages (enfants, seniors…). ‐ Complet. ‐ Mis à jour. PRESSE
&
MEDIA
PAPIER
 RADIO
 ‐ Visibilité à long terme. ‐
Pas
de
support
papier
exhaustif
et
référent
comme
un

 
 ‐ Aperçu visuel rapide des manifestations. «
Pariscope
dijonnais
»

 Bilan
plutôt
positif

 ‐ Bonne ergonomie. ‐
 Quartier
 et
 Spectacles
 spontanément
 ‐ Libre
 Possibilité de lire àsont
 descités
 moments perdus. par
 le 
 Plusieurs
remarques
très
favorables
 public.

 ‐ Gratuité. concernant
les
2
fréquences
 ‐ Pas trop de publicités. Ce
qui
n’est
pas
le
cas
pour
la
Gazette
de
Côte
d’Or
ou
les
autres 
 attribuées
en
2008
à
Radio
Cultures
 ‐ Possibilité de donner son avis et de lire l’avis des autres. supports
privés
ou
municipaux.

 Dijon
et
K6FM
pour
les
aspects
:
 ‐ Recommandations/suggestions de sorties en fonction de son 
profil. 
 ‐ Des informations qui arrivent directement sans aller les chercher (ex Information.
 : Newsletter). ‐
L’offre
est
parfois
chroniquée
en
national
(ex
:
Fauves
Hongrois).
 ‐ Possibilité de commander des places directement via ce support (ex : sites Internet). Sentiment
global
que
la
communication
écrite
au
niveau
national 
  Diffusion
de
groupes
locaux.
 est
trop
faible.
  Interviews
d’artistes
locaux.
 Centre ville – non centre ville 
 Les personnes qui vivent et/ou travaillent au centre ville trouvent que l’information est plus ‐
Sentiment
de
la
part
des
acteurs
et
du
public
qu’il
n’y
a
pas
de
 accessible du fait des supports en libre service et du passage devant certains lieux culturels. ligne
éditoriale
culturelle
forte
en
local.
 
 Communication entre les acteurs ‐
Les
acteurs
culturels
ne
se
retrouvent
pas
forcément
dans
les

 La communication et les échanges entre les acteurs culturels, les médias, les acteurs du tourisme, supports
locaux.
 TV
/
TV
Locale
 les politiques sont perçus comme « compliqués » et « insuffisants ». Des synergies se développent 
 pourtant. Par exemple, le TDB a diffusé son programme annuel enPeu
de
diffusion
sur
les

 incluant des spectacles de Focus
sur
le
plus
présent
:
Quartier
Libre
 Musique Danse Bourgogne, de l’ABC et de Why Note. Beaucoup de personnes pensent qu’il y chaînes
nationales.
 ‐
Une
volonté
du
Bien
Public
de
dédier
un
espace
à
la
culture
et
 aurait une vraie synergie à développer entre acteurs culturels, office de tourisme, médias et Pas
assez
d’espace
sur
la

 
aux
sorties
avec
un
choix
intentionnel
de
mixer
les
informations 
 collectivités. chaîne
locale
France
3.
 (loto,
arts,
…)
pour
mélanger
les
publics.
 VOOTV
encore
très
récente,
mais

 ‐
 Ce
Au support
 est
 techniques identifié
 par
dele
communication public
 comme
 source 
 delà des une
émission
consacrée
à
la

 d’informations
des
sorties
du
WE
ou
de
la
semaine.
 Des structures disent rencontrer des difficultés pour identifier leursculture
tous
les
mardis.
 publics cibles et donc pour ‐
L’accueil
est
mitigé
du
côté
des
acteurs
culturels.
Souhait
de


 connaître leurs attentes et adapter leur communication. 
 valorisation
plus
forte
et
plus
qualitative
de
leur
travail.
 Des acteurs culturels s’interrogent sur la capacité qu’ils ont à établir une stratégie de 
 communication adaptée. « Les personnes s’épuisent à communiquer avec bonne volonté dans la 
 quantité. » « Ce n’est pas qu’une histoire de couleurs, il faut une politique.» 
 Quel est le message ? Quelle est la cible ? Quels sont les prescripteurs ? Quels sont les lieux adaptés ? Quelles informations et vocabulaire sont les mieux adaptés ?

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > L’OFFRE

1>BDIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? CULTUREL >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT

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> SERVICES A >CL’OFFRE D > COMMUNICATION B >RESERVOIR DE CREATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL CONSOLIDER SES FONDEMENTS C >2> SERVICES D >3> COMMUNICATION DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

2>
CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


Des structures communiquent de la même façon aux spectateurs et aux professionnels. « Pas besoin le public de connaîtrede quilafait quoi. façon Il faut aux communiquer auetpublic un langage« et Des pour structures communiquent même spectateurs aux avec professionnels. Pas desbesoin enjeux qui ne sont pas ceux des professionnels de la culture, mais les leurs. » En été, la pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et communication doitneégalement être adaptée, le touriste de ne la connaît pasmais les les lieux, les »troupes et la des enjeux qui sont pas ceux des professionnels culture, leurs. En été, artistes en place. communication doit également être adaptée, le touriste ne connaît pas les lieux, les troupes et artistes en place. Le changement de projets artistiques ou de direction peut aussi expliquer le manque de visibilité pour public de certaines structures. Lelechangement de projets artistiques ou de direction peut aussi expliquer le manque de visibilité pour le public de certaines structures.

Responsabilité du public « Si les gens ne voient c’est parce qu’ils n’ont pas envie de voir ». Même si la communication Responsabilité dupas, public

est«multiforme public et des acteurs sur si la lapro-activité du Si les gensetneincomplète, voient pas,une c’estpartie parceduqu’ils n’ont pas envie des’interroge voir ». Même communication spectateur. Ne doit-il pas être lui aussi moteur et acteur sa vies’interroge culturelle en chercher du est multiforme et incomplète, une partie du public et desdeacteurs sur allant la pro-activité l’information ? spectateur. Ne doit-il pas être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en allant chercher 
 l’information ? 


2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS Dijon a le potentiel d’une ville culturelle, mais n’est pas une ville qui rayonne culturellement. Comment le décalage entre la réalité,mais l’image perçue l’image ? culturellement. Dijon a expliquer le potentiel d’une ville culturelle, n’est pas et une ville souhaitée qui rayonne Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? La philosophie de cette partie est de réfléchir à l’identité culturelle de Dijon pour mieux se l’approprier et la de développer. Ainsi, de développer culture, d’ajouter nouveaux La philosophie cette partie est avant de réfléchir à l’identitéla culturelle de Dijon de pour mieux se événements et de nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux consolider nos bases points forts. Ensuite pourrons nous un appuyer dessuspour et ainsi nous et événements et de et nouvelles idées, nous nous souhaitons prendre vrai temps identifier élever. consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous Alors quelle est l’image culturelle de Dijon de nos jours ? Quelle perception par ses habitants et par élever. lesAlors non dijonnais Est-ce culturelle une image ? Quiperception sommes nous et habitants quelle image quelle est?l’image deuniforme Dijon de ou noscontrastée jours ? Quelle par ses et par souhaitons nous mettre en avant Comment cela peut-il se faire ? ? Qui sommes nous et quelle image les non dijonnais ? Est-ce une?image uniforme ou contrastée souhaitons nous mettre en avant ? Comment cela peut-il se faire ?

A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ? I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ? « Dijon reste la Belle endormie même si l’offre culturelle est riche » « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. n’estendormie pas repérée comme uneculturelle ville culturelle. » » « Dijon reste Elle la Belle même si l’offre est riche « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » Au niveau des acteurs et des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale estetpositive (84% des associations). Au niveau des acteurs des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale est positive (84% des associations). Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le Tentons thème led’affiner plus souvent mis en avantcepar et lesmettent associations est la variété. 44% des ? ce résultat. Qu’est queles lesacteurs personnes sous cette appréciation globale Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > 1> DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 2> STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C>A COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

35


associations citent spontanément la diversité et la variété pour qualifier Dijon. « Dijon propose un vaste éventail communiquent d’activités culturelles « Dijon possède vie culturelle assez riche et variée Des structures de la »,même façon aux une spectateurs et aux professionnels. « ». Pas besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et Côté public des enjeux qui :ne sont pas ceux des professionnels de la culture, mais les leurs. » En été, la communication doit également être adaptée, le touriste ne connaît pas les lieux, les troupes et artistes en place.



11,02% 37,90% 12,90% Le changement de projets artistiques ou de direction peut 32,26% aussi expliquer le manque de visibilité pour le public de certaines structures. 13% n’associent pas l’offre culturelle à la diversité. Si la tendance est favorable, tout de même 32,26% sont « plutôt d’accord » pour dire que la variété proposée est riche. Nous avons pourtant vu Responsabilité du public première partie quepas, l’offre proposée est large pour des publics divers. « en Si les gens ne voient c’est parce qu’ils n’ontetpas envie de voir ». Même si la communication est multiforme et incomplète, une partie du public et des acteurs s’interroge sur la pro-activité du L’un des qualificatifs les être pluslui récurrents pour et caractériser de Dijon en est allant tout simplement spectateur. Ne doit-il pas aussi moteur acteur de l’image sa vie culturelle chercher « bonne » (28% en réponse spontanée pour les associations). Mais cette réponse est souvent l’information ? nuancée. 
 Via le questionnaire, il était demandé aux associations d’exprimer leur propre vision de la culture à Dijon et leur avis sur la manière dont était perçue l’image de la culture à Dijon par le public en général. Les nuances étaient particulièrement marquées à la seconde question. L’image est « bonne mais méconnue », « bonne mais limitée », « nous avons encore du travail à faire », « bonne pas accessible ». Dijon a lemais potentiel d’une villeà tous culturelle, mais n’est pas une ville qui rayonne culturellement. Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? Côté public, à l’affirmation « l’image culturelle véhiculée par Dijon est bonne », les réponses sont Lavariées. philosophie de cette partie est de réfléchir à l’identité culturelle de Dijon pour mieux se l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux événements et de nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et 7,26% 34,14% 32,53% consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus19,35% et ainsi nous De nouveau, les commentaires nuancent le fait que l’image culturelle est « plutôt bonne ». élever. Alors quelle est l’image culturelle de Dijon de nos jours ? Quelle perception par ses habitants et par images lesDes nonpublics, dijonnaisdes ? Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes nous et quelle image Au niveaunous du mettre public en apparaît seconde composante forte? qui influence la perception de la souhaitons avant ?une Comment cela peut-il se faire culture et le lien qu’il fait avec lui-même : vivre la culture. Le public peut avoir une image de la culture à Dijon, sans se sentir concerné par elle ni y prendre part.

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS



A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE Sa vision peut se décliner ainsi :

I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ? Dijon a des atouts culturelss Dijon a une vie culturelle 1 non endormie même si l’offre culturelle non est riche » « Dijon reste la Belle 2 oui oui et accessible « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » 3 oui non 4 oui oui mais non accessible Au niveau des acteurs et des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale est positive (84% des associations). Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 2>BCONSOLIDER > STRUCTURERSES LES FONDEMENTS ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE

36

A >C DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL B >3> STRUCTURER LESLE ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C >
 COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


 1 / Dijon n’a pas d’atouts culturels et pas de vie culturelle. Pour ce public, n’apparaît pas ville a des atouts et un potentiel culturel Des structuresDijon communiquent de lacomme même une façon auxquispectateurs et aux professionnels. « Pas important. Cette impression est souvent due à une méconnaissance des lieux et oeuvres de qualité besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et existant à Dijon. et lesdes musées sont identifiés de la» Culture des enjeux quiLe nepatrimoine sont pas ceux professionnels de la comme culture, constitutifs mais les leurs. En été,à la Dijon, mais le niveau de qualité de certaines structures ou œuvres au niveau national voire et communication doit également être adaptée, le touriste ne connaît pas les lieux, les troupes international peu connu. artistes enest place. De plus, ils n’ont pas l’impression qu’il y ait des activités culturelles variées, fréquentes et qui les concerneraient. Cede dernier est ou certainement plus aussi déterminant dans leur vision la Le changement projetsélément artistiques de directionle peut expliquer le manque de de visibilité culture leur de éloignement. pour et le de public certaines structures.  2/ Dijon des atouts culturels et une vie culturelle accessible Responsabilité duapublic

Un«public à Dijon de c’est vraiesparce richesses et pense que».Dijon estsisouvent animée Si les reconnaît gens ne voient pas, qu’ils culturelles n’ont pas envie de voir Même la communication de est possibilités culturelles importantes. Ce public a souvent des activités culturelles et une pro du multiforme et incomplète, une partie du public et des acteurs s’interroge sur la pro-activité activité vis-à-vis la culture. spectateur. Nededoit-il pas être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en allant chercher l’information ?  3/ Dijon a des atouts culturels et pas de vie culturelle 
 Pour ce public, Dijon possède un capital culturel important, souvent exprimé en termes de patrimoine et de musées. Mais ils vivent Dijon comme une ville musée où la culture est peu présente au niveau des Arts Vivants.

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

Autre public adeptes de la culture mais qui ne trouvent à Dijon le niveau de qualité qu’ils Dijon a le: des potentiel d’une ville culturelle, mais n’est paspas une ville qui rayonne culturellement. recherchent partent à Parisentre ou Genève. Comment et expliquer leLyon, décalage la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ?  4/ Dijon a despartie atoutsest culturels et pasàdel’identité vie culturelle accessible La philosophie de cette de réfléchir culturelle de Dijon pour mieux se Dijon a des atouts mais l’offre ne semble pasdévelopper accessible pour différentes raisonsde: nouveaux l’approprier et culturels la développer. Ainsi, avant de la culture, d’ajouter événements et élevé, de nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et ‐ un prix trop consolider nos bases et insuffisante, points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous ‐ une communication élever. ‐ des lieux perçus comme trop élitistes. Alors quelle est l’image culturelle de Dijon de nos jours ? Quelle perception par ses habitants et par non dijonnais sur ? Est-ce uneculturelle image uniforme contrastée ? Qui de sommes nous et quelle image Le les questionnement l’image de Dijonou interroge la notion « culture ». Quel est son souhaitons nous ce mettre en avant ?etComment peut-il se? faire ? périmètre ? Qu’est qui intéresse touche lescela personnes La perception très personnelle de la culture est à garder à l’esprit à la lecture des réponses. Des personnes incluent « le DFCO », « l’automobile » dans leur représentation de la culture. Cette subjectivité n’est pas propre à Dijon.

A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE Au delà des qualificatifs « bonne–pas bonne », comment peut-on qualifier l’image de Dijon ?

I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ? Dijon a-t-elle une image caractérisée ? Et si oui, est-elle similaire ? Au niveau culturel, confronter Dijon«en terme delafaits et endormie d’actions et Dijonsien terme de perception, Dijon reste Belle même l’offre culturelle est riche » c’est dégager un« Ilvrai paradoxe. En effet, comme nous l’avons déjà évoqué, de manière globale, » n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. Dijon a de vrais atouts culturels : ‐ niveau une offre diversité et enassociations, qualité, Au desen acteurs et des à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », ‐ une capacité de création et d’initiative à différents niveaux, l’appréciation générale est positive (84% des associations). ‐ des infrastructures et des services en développement pour les soutenir, ‐ beaucoup dece moyens deQu’est communication. Tentons d’affiner résultat. ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE A > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

37


La tendance générale dégage une vision plutôt positive mais qui amène des nuances. Le flou s’intensifie lorsqu’il s’agit de définir image. Des structures communiquent de lacette même façon aux spectateurs et aux professionnels. « Pas besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et Dans cettequirichesse, ce bouillonnement d’idées, d’envies, de réalisation, public ou été, acteurs, des enjeux ne sont pas ceux des professionnels de la culture, mais les leurs. » En la dijonnais ou non dijonnais, aucun n’a une vision claire, caractérisée et partagée par tous de communication doit également être adaptée, le touriste ne connaît pas les lieux, les troupes etla cultureenàplace. Dijon. Aujourd’hui, à la question « quelle est votre image de Dijon au niveau de la artistes culture ? », le panel de réponses est particulièrement large. Il parcourt la palette de l’absence au en projets passant par la moutarde, les Ducs Bourgogne, le manque patrimoine, une ville Lefoisonnement, changement de artistiques ou de direction peut de aussi expliquer le de visibilité bourgeoise faux bourgeois, pour le public ou de de certaines structures.quelques infrastructures, Vieille France , segmentée, jeune, bobo, d’habitués, provinciale, élitiste… On reste sur une impression de flou artistique. Les réponses disent tout et leur Responsabilité ducontraire public : « Pour vivre à Lyon je peux vous assurer que la plupart des gens qu'à ne Dijon rien ne c’est se passe, pas pas des envie événements culturels. Celan'est pas que les « croient Si les gens voient pas, parce surtout qu’ils n’ont de voir ». Même si communication gens aient une mauvaise image, c'est qu’ils n’en ont pas du tout ! » « Dijon est réputée pour du être est multiforme et incomplète, une partie du public et des acteurs s’interroge sur la pro-activité une ville très le savions déjà avant de nous y installer. La ville la région) sont spectateur. Ne culturelle. doit-il pasNous être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en(et allant chercher chargées d'histoire. » l’information ? 


A l’inverse de villes comme Avignon, Nantes, Angoulême, Belfort, Cannes ou plus près, comme Beaune, Chalon, Alise-Sainte-Reine (site d’Alesia), Semur-en-Auxois, qui dégagent une image culturelle caractérisée. Dijon se présente comme une mosaïque, où les personnes n’auraient la connaissance et la perception que de quelques pièces du puzzle. Dijon a le potentiel d’une ville culturelle, mais n’est pas une ville qui rayonne culturellement. Comment expliquer cette le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? Alors pourquoi image est-elle si contrastée à Dijon ? L’image de la culture est en soi une construction personnelle complexe, cependant des Lareprésentations philosophie decollectives cette partie est de réfléchir à l’identité En culturelle de Dijon mieux de sela peuvent exister et concomiter. effet, même si lepour périmètre l’approprier la développer. Ainsi, de développer culture, de habitants nouveauxet culture est et propre à chacun, des villesavant parviennent à fédérer la autour d’uned’ajouter image leurs événements et Qu’est de nouvelles idées, nous souhaitons vrai mais temps identifier et les extérieurs. ce qui explique qu’à Dijon, on n’aitprendre pas uneun image despour images ? consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous élever. « Trop ? » Alors est l’image culturelle à de Dijon Dijon de nos jours ? Quelle et par Unequelle interrogation récurrente débute souvent par perception « Trop ? par », «ses N’yhabitants a-t-il pas trop lesd’événements non dijonnais? ?»,Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes nous et quelle image « trop de festivals ? », « trop d’acteurs ? », « trop de liberté ? ». La richesse qui souhaitons mettreleen avant ?de Comment cela peut-il« se faire concourt ànous alimenter potentiel Dijon questionne. N’est ce?pas un frein au final ? », « Ne nous

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

noyons-nous pas dans la multitude d’offres ? ». « L’offre ne se cannibalise t-elle pas elle même » ?

A> DEFINIR IDENTITE CULTURELLE Pourquoi publicSON ou acteurs peuvent-ils avoir le sentiment

qu’il y a trop de tout ? Qu’est-ce qui a permis l’émergence d’une telle variété ? Comme nous l’avons évoqué, le choix politique depuis des I. décennies Quelle(s) DE Dijon ? de « non-choix » alimente le paradoxe d’une ville avec estimage(s) de donner à tous. Ce choix une offre culturelle foisonnante mais aussi une ville sans visibilité culturelle. La grande liberté culturelle donnée à Dijon a permis le développement d’une grande de l’offre.est Parriche contre, « Dijon reste la Belle endormie même diversité si l’offre culturelle » cela n’a pas« permis de les faire forte gagner en ampleur. Enpas effet, soutenir fortement un culturelle. ou quelques Il n’y a pas d’image à Dijon. Elle n’est repérée comme une ville » événements notables implique d’en délaisser plusieurs autres de plus petite taille et de décider deet manière argumentée. soutien multiple également fait émerger plusieurs Aule(s)quel(s) niveau deschoisir acteurs des associations, à Le la question « quelleaest l’image culturelle de Dijon », chapelles, ce qui ne facilite pas le travail en équipe. Au final, l’impression globale est que « trop l’appréciation générale est positive (84% des associations). d’événements noie les événements », « trop d’acteurs noie les acteurs ». Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 2>BCONSOLIDER > STRUCTURERSES LES FONDEMENTS ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE

38

A >C DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL B >3> STRUCTURER LESLE ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C >
 COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


« Pas assez » Le Des tenant du « trop » est vu sous autre angle le « spectateurs pas assez ».et «aux Il n’y a pas assez «de structures communiquent de un la même façon: aux professionnels. Pas choix faits de la part des politiques». Cette grande liberté pourrait être vécue par les acteurs de besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et terrain un point fort.pas Pourtant, le discours est plusdenuancé. En effet, acteurs des comme enjeux qui ne sont ceux des professionnels la culture, mais de lesnombreux leurs. » En été, la sont en demande de canaliser ce «être trop adaptée, » et de le le structurer. communication doit également touriste ne connaît pas les lieux, les troupes et artistes en place.

Alors comment donner un visage culturel à Dijon sans toucher à la liberté artistique changement de projets artistiques ou de direction peut aussi expliquer le manque de visibilité deLe chacun ? le public de certaines La pour réponse donnée à cette structures. question s’organise autour de l’idée suivante : identifier une ligne directrice et soutenir plus ou moins fortement les initiatives en conservant une représentativité Responsabilité duàpublic seraient plus profitable Dijon et à la Culture. « Si les gens ne voient pas, c’est parce qu’ils n’ont pas envie de voir ». Même si la communication est multiforme incomplète, une de partie du image public etfloue des acteurs s’interroge sur la pro-activité du Quelles sont lesetconséquences cette ? spectateur. Ne de doit-il pasfragile être et luinon aussi moteur ne et acteur culturelle allant chercher L’image culturelle Dijon, canalisée, permet de passa unvie sentiment forten d’appropriation en l’information local et a des? difficultés à s’exporter. 
  En local : Une dynamique mais y a-t-il un dépassement de cap ? Un sentiment de dynamique est réellement présent. Une mise en mouvement ressort régulièrement, tant auprès des acteurs culturels que du public. « Ça commence à bouger », mais également dans les éléments récurrents, le cap ne semble pas franchi. La Belle reste endormie. Dijon« ose-t-on a le potentiel d’une ville culturelle, mais forme, n’est pas ville qui s’initient, rayonne àculturellement. Alors ? » Cela commence à prendre desune réflexions quand le Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image et l’image souhaitée ? basculement ? Restons-nous sur une petite ville avec uneperçue petite culture ? Ou Dijon va-t-elle passer le cap ? Cette mise en mouvement est enclenchée, perçue, que peut-on mettre en œuvre pour La philosophie transformer l’essai ?de cette partie est de réfléchir à l’identité culturelle de Dijon pour mieux se l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux événements et de idées,culturel nous souhaitons prendre  En externe : Lenouvelles rayonnement : à quel niveau ? un vrai temps pour identifier et consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons appuyer dessus et ainsi au nous Si à Dijon, l’image est floue, en dehors, elle l’est d’autant plus. Lanous capacité de Dijon à rayonner élever. delà de son propre périmètre n’est pas perçue aujourd’hui. Alors quelle est l’image culturelle de Dijon de nos jours ? Quelle perception par ses habitants et par non des dijonnais ? Est-cesiune image uniforme contrastée ? positive, Qui sommes nousmitigé et quelle image Aules niveau associations, la majorité s’accordeousur une image un bilan apparaît souhaitons nous mettre en avant Comment cela faire ? exprimées, 50% pensent que à propos du rayonnement. Outre les? associations quipeut-il ne sese sont pas

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

le rayonnement est faible, 15% le trouvent « moyen » et 35% le trouvent bon. Côté public, c’est le résultat le plus fort dans le négatif. 37,63 % ne sont pas du tout d’accord avec A> DEFINIR SON IDENTITE l’affirmation « L'image culturelle de DijonCULTURELLE s'exporte bien en dehors de la Bourgogne ».

I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ?



5,91%

19,62% 28,76% même si l’offre culturelle 37,63% est riche » « Dijon reste la Belle endormie « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. »

‐ niveau Au niveau régional et : des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », Au des acteurs Lesl’appréciation perceptionsgénérale sont très quantdes à associations). son rayonnement culturel. Dijon, Capitale de la estmitigées positive (84% Bourgogne n’est pas réellement perçue comme capitale culturelle de la Bourgogne aujourd’hui. Outre la Côte d’Or, ce lesrésultat. trois autres départements souhaitentmettent développer et plusieurs Tentons d’affiner Qu’est ce que les personnes sous leur cetteterritoire appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE A > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

39


villes sont actives pour se donner une vie et une image culturelle. Ne faut-il pas réfléchir au rayonnement delà de la taille ville ?façon (Cf partie Des structures au communiquent ded’une la même aux III) spectateurs et aux professionnels. « Pas besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage ‐ Au qui niveau national des enjeux ne sont pas: ceux des professionnels de la culture, mais les leurs. » En été, L’image de Dijon en tant que ville peu. reste rattachée à lales moutarde. communication doit également êtreculturelle adaptée,s’exporte le touriste neDijon connaît pas les lieux, troupes hôtes de Dijon sont souvent surpris de découvrir tant de richesses. artistes en place.

et la Les et

‐ Au niveau : Le changement de international projets artistiques ou de direction peut aussi expliquer le manque de visibilité Dijon est connue par la moutarde et la pour le public de certaines structures. gastronomie. Même si c’est une vision très réductrice, il faut reconnaître que peu de villes ont cet atout d’être connue. Alors comment l’exploiter et l’enrichir ?

Responsabilité du public

une image claire, orientée ou consolidée de manière pro active. Dans « Ainsi Si lesDijon gens n’a ne pas voient pas, c’estculturelle parce qu’ils n’ont pas envie de voir ». Même si la communication ce « brouillon de culture », quelle pourrait être l’identité culturelle de Dijon ? est multiforme et incomplète, une partie du public et des acteurs s’interroge sur la pro-activité du Dans quelle être construite et partagée ? spectateur. Nemesure doit-il l’image pas êtrepeut-elle lui aussi moteur et acteur de sa par vie tous culturelle en allant chercher l’information ? 


II. Quelle image POUR Dijon ?

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

« … Rien ne différencie Dijon des autres villes. En quoi cette ville innove ? Nantes a l'Ile et ses Machines, Le Lieu Unique, Lille les Maisons folies, Calais Le Channel, Rennes Les Transmusicales Dijon a le potentiel d’une ville culturelle, (même mais n’est qui rayonne culturellement. » s'il nepas fautune pas ville se focaliser sur l'événementiel)... Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? Aujourd’hui, l’image dijonnaise est vague, elle est associée à beaucoup trop de choses et pas Laassez philosophie de forts. cetteDans partieune estvolonté de réfléchir à l’identité culturelle de définir Dijon l’identité pour mieux se de thèmes de remédier à ce flou, comment culturelle l’approprier et choix la développer. avant développer culture, nouveaux de Dijon ? Le de l’identitéAinsi, ne sera pas de fait ici. L’idée estlad’initier desd’ajouter axes de de réflexion et des événements et de nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et conditions clef de succès qui permettront de la définir et de la mettre en œuvre, avec l’ensemble consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous des acteurs culturels. élever. Alors quelle l’image culturelle de nos joursdans ? Quelle perception par ses habitants et parla Plutôt que est faire un copier collerde deDijon succès connus d’autres villes, nous préférons aborder lesréflexion non dijonnais ? Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes nous et quelle image sous l’angle des spécificités de Dijon pour construire une image ancrée dans le territoire. souhaitons nous avons mettre la envraie avantchance ? Comment cela peut-il faire ? à plusieurs imaginaires collectifs. A Dijon, nous d’avoir une ville se associée Des villes comme Nantes n’avaient pas tant de « matière » à la base. Profitons-en pour nous appuyer dessus et fédérer autour de ces imaginaires partagés. Alors qu’est ce qui fonde l’identité A> DEFINIR SONceIDENTITE CULTURELLE dijonnaise ? Qu’est qui la caractérise ? Qu’est ce qui s’est développé et nourri dans le temps et s’est ancré dans l’âme et le cœur des dijonnais ? Quelles sont aussi les naissances plus I. contemporaines Quelle(s) image(s) DE Dijon ? prometteuses sur lesquelles elle pourrait s’appuyer ? Quels sont les symboles, les points d’ancrage et les forces de Dijon qui lui permettront d’asseoir une identité culturelle ? Plusieurs thèmes ont été régulièrement proposés lorsendormie des interviews questionnaires « Dijon reste la Belle même et si des l’offre culturelle est publics riche » : « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » Au niveau des acteurs et des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale est positive (84% des associations). Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 2>BCONSOLIDER > STRUCTURERSES LES FONDEMENTS ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE

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A >CDEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL B >3> STRUCTURER LES LE ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C >
 COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


Des structures communiquent de la même façon aux spectateurs et aux professionnels. « Pas Personnalités
 besoin pour le public de connaître qui fait quoi. IlVincenot
 faut communiquer au public avec un langage et 
 pas ceux des professionnels de la culture, mais les leurs. » En été, la des enjeux quiSymboles
 ne sont Rameau
 
 communication doit également être adaptée, le Eiffel
 touriste ne connaît pas les lieux, les troupes et Gastronomie
 La
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 L’ours
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 Le changement de projets artistiques ou de direction peut aussi expliquer le manque de visibilité Le
pain
d’épices
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 pour le public de certaines structures. Le
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 Histoire
&
patrimoine
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Responsabilité du public La
gastronomie

 
 « Si les gens ne voient pas, c’est parce qu’ils n’ont pas envie de voir ». Même si la communication Dijon,
capitale
des

 Les
Ducs
de

 est multiforme et incomplète, une partie du public et des acteurs s’interroge sur la pro-activité du vins
de
Bourgogne
 Bourgogne
avec
 spectateur. Ne doit-il pas être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en allant chercher l’esprit
des

 l’information ? Ducs
mécènes,

 
 Le
Puits
de
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 Géographie
 La
chapelle
de
 
 Champmol,

 Capitale
de
Bourgogne
 Les
Pleurants
 Carrefour
 Dijon a le potentiel d’une ville culturelle, mais n’est pas une ville qui rayonne culturellement. La
Toison
d’Or
 Parcs
et
jardins
 Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? Le
patrimoine
 Le
lac
Kir
 La
porte
Guillaume
 La philosophie de cette partie est de réfléchir à l’identité culturelle de Dijon pour mieux se

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux événements Thèmes
 et de
 nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et Arts
 consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous La
diversité
 élever. 
 Culture
:
365
j/an
 Alors quelle est l’image culturelle de Dijon de nos joursLa
musique
classique
 ? Quelle perception par ses habitants et par Les
sens
 les non dijonnais ?La
ville
des
festivals
en
 Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes nous et quelle image La
musique
électro

 souhaitons nous mettre en avant ? Comment cela peut-il se faire ? L’art
contemporain
 continue
 La
sculpture
 L’expérimentation
 Les
arts
numériques
 Marier
passé
‐
présent‐


A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE futur


I. Quelle(s) image(s) DE Dijon ? « Dijon reste la Belle endormie même si l’offre culturelle est riche » Des associations et des liens entre les thèmes peuvent également être imaginés. Gastronomie et « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » sculpture, au carrefour des vins, arts contemporains et lieux d’Histoire… Au niveau des acteurs et des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale est positive (84% des associations). Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE A > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL 
 C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Culture passée – culture présente : vraie ou fausse opposition ? Profitons de cette dernière proposition de thème, « arts contemporains lieux d’histoire «»,Pas pour Des structures communiquent de la même façon aux spectateurs et auxetprofessionnels. aborder la place du patrimoine dans l’identité culturelle. Le patrimoine et les symboles très présents besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et comme la qui moutarde, painceux d’épices… font débat. Ilsdesont pour lesmais uns les vécus comme des enjeux ne sontlepas des professionnels la culture, leurs. » Enune été,force, la pour les autres comme unadaptée, frein. Enleeffet, pournecertains, du patrimoine et et des communication doitperçus également être touriste connaît le paspoids les lieux, les troupes symboles hérités du passé asphyxie la vie culturelle. Alors culture passée, culture présente, vraie artistes en place. ou fausse opposition ? Au regard des avis différents, la position de la commission Culture de la Chambre de capitaliser surounotre patrimoine dans tous les sensledu terme. de « L’avantage LeJeune changement deest projets artistiques de direction peut aussi expliquer manque visibilité d’avoir déjà un patrimoine, on n’a pas à le créer ». Les symboles de Dijon aujourd’hui ne doivent pour le public de certaines structures. pas être balayés d’une main dans la mesure où cela fait partie de l’identité de chacun et que cela se construit dans temps. Beaucoup de propositions ont été faites dans le sens d’un mariage Responsabilité dulepublic entrene patrimoine et c’est arts vivants. L’idée de mettre davantage au service de l’autre et vice « fécond Si les gens voient pas, parce qu’ils n’ont pas envie de voir l’un ». Même si la communication versa pour s’appuyer sur des présentes fait son chemin. lien entre est multiforme et incomplète, unerichesses partie dupassées public etetdes acteurs s’interroge sur la Ce pro-activité dule patrimoine, mais également les friches industrielles et les différents héritages peuvent et doivent spectateur. Ne doit-il pas être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en allant chercher permettre de l’information ? nouer le passé, chargé de sens, avec le futur. 


Quelle place pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui dans cette identité ? Seul un thème appuyé sur l’identité de la ville suffit-il à construire une identité culturelle ? Même 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS appuyée sur un héritage collectif fort, réfléchir exclusivement dans cette direction serait insuffisant, parce que la culture se vit et se vit aujourd’hui grâce aux artistes et professionnels de la culture. Dijon le potentiel d’une n’est pas une ville qui culturellement. Ainsiacette identité en lien ville avecculturelle, le territoiremais doit également s’appuyer sur rayonne les acteurs présents, soit Comment expliquer le décalage entre la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? par l’envergure artistique qu’ils possèdent, soit par leurs compétences en tant qu’acteurs de la culture et pour leur motivation. Plusieurs personnes ont non seulement un background culturel Lalarge philosophie de cettemais partie est aussi de réfléchir à l’identité culturelle de Dijon pourpourront mieux se et une crédibilité ils ont une envie pour Dijon. Cette force fera qu’ils être l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux de vraies locomotives pour réussir le challenge. Ainsi dans le choix de l’identité, il est nécessaire de événements et ledecapital nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et s’appuyer sur humain présent et actif. consolider nos bases et points forts. Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous élever. Comment nourrir la notoriété dijonnaise ? Alors quelle est l’image pas culturelle de Dijon de nos jours ? Quelleproposés perception ses habitants et par Comment, et surtout n’importe comment… Des termes depar manière récurrente pour lesdéfinir non dijonnais ? Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes nous et quelle image Dijon sont « pudeur », « secrète », « bourgeoise », « précieuse ». Dijon n’est pas « tape-àsouhaitons mettre en ? Comment cela peut-il faireà ?se laisser envahir ». « Des festivals l’œil », et nous ne souhaite pasavant le devenir. « Dijon n’est pas se prête comme ceux de Chalon dans la rue ne seraient pas adaptés à la culture dijonnaise ». Alors comment la Belle souhaite-elle s’éveiller et paraître aux yeux de tous ? A> DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE Développer la notoriété sur des thèmes qualitatifs semble plus correspondre à Dijon. Sous le terme « qualitatif » pourraient apparaître des conceptions très différentes et personnelles. Ainsi pour être I. plus Quelle(s) image(s) Dijon ? précis, nous plaçons DE derrière ce thème une culture qui permette de s’élever et de gagner en humanité. La culture est une voie plaisante pour y parvenir, dans les rires, dans les larmes, dans les réflexions et les émotions. « Dijon reste la Belle endormie même si l’offre culturelle est riche » « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » Au niveau des acteurs et des associations, à la question « quelle est l’image culturelle de Dijon », l’appréciation générale est positive (84% des associations). Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 2>BCONSOLIDER FONDEMENTS > STRUCTURERSES LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE

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AC > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE 3>STRUCTURER DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL B> LESLE ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C 
> COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


Nourrir la notoriété par la qualité, est ce permettre une « culture pour tous » ? Parfois qualité et quantité sont opposées. En l’occurrence, dans une ville choix se veut pour Des structures communiquent de la même façon aux spectateurs et où auxle professionnels. « Pas tous, le positionnement ne pourrait être souhaité que pour tous. L’aspect populaire de Dijon besoin pour le public de connaître qui fait quoi. Il faut communiquer au public avec un langage et interroge beaucoup. Dijon et a toujours de étélapopulaire. Pour les les leurs. autres,» elle des enjeux qui nePour sontles pasuns, ceux desest professionnels culture, mais En s’est été, la endormie dans une bourgeoisie et calme.leEtre ou ne être populaire et celes qu’on met et communication doit égalementlissée être adaptée, touriste nepas connaît pas les lieux, troupes derrière ce terme est parfois bien différent, ce qui ne facilite pas les discussions. Pour appréhender artistes en place. le sujet sous un autre angle, ce que nous avons entendu de tous, ce sont des envies en termes de démocratisation, dede culture pour tous, d’identités multiplespeut à préserver. Le changement projets artistiques ou de direction aussi expliquer le manque de visibilité pour le public de certaines structures.

La culture est-elle le meilleur positionnement pour Dijon ? « Dijon me semble un limite pour un rayonnement international ». « Il faut travailler sur des Responsabilité dupeu public

valeurs plus évocatrices culture pourqu’ils fairen’ont venirpas les envie touristes.... delavilles vendent « Si les gens ne voientque pas,la c’est parce de voir(Beaucoup ». Même si communication déjà la cultureet: ilincomplète, faut donc trouver quel du peut être l'élément différenciateur desur Dijon, un élément du estde multiforme une partie public et des acteurs s’interroge la pro-activité quispectateur. soit fort et vendeur) ». Ne doit-il pas être lui aussi moteur et acteur de sa vie culturelle en allant chercher Comme nous l’avons déjà évoqué, Dijon a de beaux atouts pour faire valoir une image culturelle de l’information ? qualité. Ce travail n’a pas pour objectif de définir une seule image de Dijon. La ville aura une image 
 plus ou moins forte selon l’angle de vue que l’on prend : économique, politique, social, géographique… et aujourd’hui celui du Développement Durable, domaine dans lequel Dijon devient exemplaire et le fait savoir, notamment grâce à la construction de la Tour Elithis et bientôt de l’Ecoquartier Heudelet. a len’est potentiel ville culturelle, mais n’estunpas ville qui rayonne (cf culturellement. Si Dijon la culture pas led’une seul positionnement, elle reste axeune pertinent développer partie III). Comment le décalage entre et la réalité, l’image perçue et l’image souhaitée ? Au-delà des expliquer problématiques d’image de rayonnement, porter une identité culturelle, c’est développer une âme et un terreau fédérateur du lien social. philosophie de àcette partiesouhaite-t-on est de réfléchir à l’identité de Dijon pour mieux se EnLa posant la question l’inverse, et faut-il valoriser culturelle Dijon en oubliant cette dimension l’approprier et la développer. Ainsi, avant de développer la culture, d’ajouter de nouveaux culturelle ? événements et de nouvelles idées, nous souhaitons prendre un vrai temps pour identifier et consolider bases et points forts.de Ensuite nous pourrons nous appuyer dessus et ainsi nous Quelle est lanos proposition concrète la JCE Dijon ? élever. Après avoir écouté les visions des uns, les réflexions des autres, les points de Alors quelle est l’image culturelle Dijon de nos jours Quellenous perception vigilance énoncés, les souhaits et de idées exprimés, nous? avons aussi par ses habitants et par les non dijonnais ? Est-ce une image uniforme ou contrastée ? Qui sommes dessiné une envie de thème pour Dijon en prenant le pari de la diversité et de nous et quelle image mettre en avant ? Comment se faire la souhaitons culture en nous continu à Dijon. Dans une ville cela où peut-il a émergé une? richesse Le pari d’événements et d’acteurs, pourquoi ne pas le valoriser plutôt que s’en de la étouffer ? Ce thème pourrait s’appuyer sur plusieurs acteurs actifs en diversité A> DEFINIR SON CULTURELLE présence et pourrait être IDENTITE une source de motivation et de travail en équipe et de la supplémentaire. C’est un thème qualitatif et valorisant pour la ville dans la mesure où il annonce une place I. Quelle(s) image(s) DE dédiée Dijon en ? permanence à la culture dans culture en continu toutes ses formes et niveaux. C’est un positionnement où chacun peut trouver sa place et son rôle. Ainsi, Dijon,«ville la diversité, où la culture Dijondereste la Belle endormie mêmeserait si l’offre culturelle est riche » présente 365 jours sur 365 jours, nous semble un positionnement intéressant « Il n’y a pas d’image forte à Dijon. Elle n’est pas repérée comme une ville culturelle. » au niveau des atouts dijonnais. C’est une manière structurante de valoriser l’offre et les acteurs culturels, de associations, capitaliser suràl’existant, de«mettre un culturelle cadre de vie riche », Au niveau des acteurs et des la question quelleen estavant l’image de Dijon et permanent pour les habitants et de lancer un message fort aux non dijonnais. l’appréciation générale est positive (84% des associations).

2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

Dans tous les cas, quelle que soit l’identité culturelle choisie, faire uniquement le travail Tentons d’affiner ce résultat. Qu’est ce que les personnes mettent sous cette appréciation globale ? d’identification et de choix reste insuffisant. En effet, seule une identité culturelle, même fédératrice Le thème le plus souvent mis en avant par les acteurs et les associations est la variété. 44% des 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE A > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL 
 C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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et pertinente, ne suffit pas à ce que tous se l’approprient. Cela demande ensuite un travail de structuration de communication. ‐ Cela neetdonne pas des règles communes, notamment pour les subventions. ‐

Cela augmente le flou au niveau de la visibilité et de la compréhension de l’offre.

B> STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE Par exemple, le public n’a pas de visibilité claire sur les événements. Qu’est ce qu’est réellement un festival ? Ce flou ne permet pas une navigation aisée dans la multitude d’offres. Pour les acteurs culturels, cettepilier absence définition est vécue comme En premier de lade culture dijonnaise, nous avonsproblématique. mis en avant le besoin de définir davantage une identité culturelle propre à Dijon, qui s’appuierait sur sa symbolique, ses forces vives et ses Caractériser événements prévus et les acteurs professionnel, forces tout les court et sur sonculturels patrimoine culturel. Mais seul (amateur, ce travail ne peut suffirenouveau s’il n’est ou pas expérimenté, permettrait detous hiérarchiser et de d’arbitrer moyens et donnés, d’augmenter la orienté vers local…) l’action, partagé entre et exploité manièreles structurée fédératrice. transparence et de une action globale. Dijon est riche desoutenir nombreuses énergies, comment les mettre en synergie forte, globale et visible ? Comment faire que ces énergies aillent dans le même sens, tout en conservant leur autonomie Pour reprendre la métaphore de l’édifice, il est important de caractériser ce que l’on en attend. artistique ? Quelle image souhaitons-nous ? Quelle hauteur ? Quelles fondations et quels piliers ? Voulonsnous construire avec des grosses pierres et/ou du béton? Comment assurer la solidité de l’édifice ? Souhaitons-nous un grand salon ou une multitude de petites pièces avec des ambiances variées I. Un projet de construction globale mais restreintes ? Quelles sont les fonctionnalités des pièces, les utilisations«souhaitées ? La liberté» Vertébrer l’ensemble de chacun peut amener à de très belles réalisations comme à une très grande dispersion : une baignoire dans lapartagée cuisine, un sans lumière, une centaine de chaises sans une table. Bien qu’à Une identité etsalon communiquée chacune ces propositions, un charme soit également est L’identitédeculturelle choisie permettrait de donner un cap, présent, annoncé la et figure visible d’ensemble pour tous. Nous déséquilibrée, le visiteur est perdu et on peut s’interroger sur la solidité d’ensemble. Il est donc pourrions faire un parallèle avec un projet de bel édifice. Cette identité se projetterait dans essentiel d’avoir architecte entouré d’une équipe compétente complémentaire pour réfléchir l’imaginaire desungens et dessinerait une construction globaleetavec son style propre. En filantetla construire ce bel édifice. métaphore, cet édifice aurait des pièces différentes, complémentaires ou pas, avec des fonctions propres, des ambiances personnelles et/ou coordonnées, une construction avec des couloirs et des passerelles, des portes ouvertes et pourquoi pas des accès restreints.  globale Faire déménager les services administratifs pour queleur le espace L’image de cette construction permettrait aux acteurs culturels de s’approprier cœur la villecollectif soit culturel. individuel dans un espace global. Lede résultat ne serait que plus grandement enrichi de la  Une charte des festivals. qualité de chaque pièce. A l’inverse, l’agencement réfléchi de manière globale, permettrait à  l’aura Un contrat cadre entre collectivités et public acteurs chaque pièce de bénéficier de de l’édifice, et pourquoi pas du et culturels. des compétences des autres pièces. IDEES L’image de cette architecture permettrait également aux habitants de savoir où va leur ville au niveau culturel, de se l’approprier et de développer un sentiment de fierté locale. 
 Mais au-delà du secteur culturel, c’est un message fort auprès de l’ensemble des acteurs de l’économie, des politiques, des investisseurs, des touristes, des habitants, qu’à Dijon, on soutient la on la structure pour lui donner toute sa force. Ce message s’adressera au niveau local, II.culture Une et structure commune régional, national et pourquoi pas au-delà.

Le souhait d’une structure Des règles communes

Comment construire cette identité, cette vision, ces règles de manière partagée ? Plusieurs acteurs Seule, la vision sur plusieurs années de cet édifice ne suffit pas, il est nécessaire de connaître les soulignent le besoin d’un « travail en commun », « fouillé du terrain ». Concrètement beaucoup règles de construction, de vie et de partager des définitions communes. d’envies ressortent pour la création d’une « structure », une « organisation », une « arborescence », un « pôle » de la culture. L’absence de règles et de définitions a plusieurs incidences : ‐ Cela ne permet pas de prioriser l’action au niveau global et cela émiette le travail de chacun plutôt que de l’agencer et de le construire dans un projet global.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 1>2> DIJON A-T-ELLESES UN POTENTIEL CULTUREL ? CONSOLIDER FONDEMENTS 2>ACONSOLIDER SES FONDEMENTS > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE

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> STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE AB > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE BC > STRUCTURER LESET ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE DEVELOPPERETLE RAYONNEMENT CULTUREL C 3> > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE

3>
 DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


‐ Cela ne donne pas des règles communes, notamment pour les subventions. ‐ ‐ Cela augmente le pas flou des au niveau la visibiliténotamment et de la compréhension de l’offre. Cela ne donne règles de communes, pour les subventions. ‐ Cela augmente le flou au niveau de la visibilité et de la compréhension de l’offre. Par exemple, le public n’a pas de visibilité claire sur les événements. Qu’est ce qu’est réellement un Par festival ? Ce flou ne permet pasde une navigation dans la multitude Qu’est d’offres.cePour les réellement acteurs exemple, le public n’a pas visibilité claireaisée sur les événements. qu’est culturels, cette depermet définition vécue comme problématique. un festival ? absence Ce flou ne pasest une navigation aisée dans la multitude d’offres. Pour les acteurs culturels, cette absence de définition est vécue comme problématique. Caractériser les événements culturels prévus et les acteurs (amateur, professionnel, nouveau ou expérimenté, permettraitculturels de hiérarchiser et les d’arbitrer moyens professionnel, donnés, d’augmenter Caractériserlocal…) les événements prévus et acteursles (amateur, nouveaula ou transparence et de soutenir une action expérimenté, local…) permettrait deglobale. hiérarchiser et d’arbitrer les moyens donnés, d’augmenter la transparence et de soutenir une action globale. Pour reprendre la métaphore de l’édifice, il est important de caractériser ce que l’on en attend. Quelle souhaitons-nous Quelle hauteur ? Quelles et quels ? VoulonsPour image reprendre la métaphore? de l’édifice, il est importantfondations de caractériser ce piliers que l’on en attend. nous construire avec des grosses pierres et/ou du béton? Comment assurer la solidité de l’édifice ? Quelle image souhaitons-nous ? Quelle hauteur ? Quelles fondations et quels piliers ? VoulonsSouhaitons-nous grand ou pierres une multitude petites pièces avec deslaambiances nous construireun avec des salon grosses et/ou dude béton? Comment assurer solidité de variées l’édifice ? mais restreintes ? Quelles sont les fonctionnalités des pièces, les utilisations souhaitées ? La Souhaitons-nous un grand salon ou une multitude de petites pièces avec des ambiancesliberté variées de mais chacun peut amener à de très belles réalisations comme à une très grande dispersion : restreintes ? Quelles sont les fonctionnalités des pièces, les utilisations souhaitées ? La une liberté baignoire danspeut la cuisine, unàsalon sans lumière, une centaine de chaises sansgrande une table. Bien qu’à de chacun amener de très belles réalisations comme à une très dispersion : une chacune de ces propositions, un charme soit également présent, la figure d’ensemble est baignoire dans la cuisine, un salon sans lumière, une centaine de chaises sans une table. Bien qu’à déséquilibrée, visiteur est perduun et charme on peut s’interroger sur laprésent, solidité d’ensemble. Il est doncest chacune de leces propositions, soit également la figure d’ensemble essentiel d’avoir unlearchitecte entouré compétentesur et complémentaire pour réfléchir et déséquilibrée, visiteur est perdud’une et onéquipe peut s’interroger la solidité d’ensemble. Il est donc construire ce bel édifice. essentiel d’avoir un architecte entouré d’une équipe compétente et complémentaire pour réfléchir et construire ce bel édifice.  Faire déménager les services administratifs pour que le de déménager la ville soit culturel. cœur Faire les services administratifs pour que le  Une charte des festivals. cœur de la ville soit culturel.  UnUne contrat cadre collectivités et acteurs culturels. charte desentre festivals. IDEES

 Un contrat cadre entre collectivités et acteurs culturels.

IDEES 
 


II. Une structure commune II. Une structure commune Le souhait d’une structure Comment construire identité, cette vision, ces règles de manière partagée ? Plusieurs acteurs Le souhait d’unecette structure

soulignent besoin d’un « travail commun « fouillé ».partagée Concrètement beaucoup Commentleconstruire cette identité,encette vision,»,ces règles du de terrain manière ? Plusieurs acteurs d’envies ressortent création d’une », «« structure une ». «Concrètement organisation »,beaucoup une soulignent le besoin pour d’un «latravail en commun fouillé du»,terrain « arborescence », un « pôle » de la culture. d’envies ressortent pour la création d’une « structure », une « organisation », une « arborescence », un « pôle » de la culture.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? A > 1> DEFINIR SON IDENTITEUN CULTURELLE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 2> STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE > DEFINIR SONET IDENTITE CULTURELLE C>A COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LELES RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Quels seraient lespas rôles cette structurenotamment ? ‐ Cela ne donne desde règles communes, pour les subventions.

Un
lieu
de


Cela augmente le flou au niveau de la visibilité et de la compréhension de l’offre.  Définir l’identité culturelle Dialogue
 Elle pourrait le faire le travail dede fond relatif claire à l’identité culturelle de Dijon et ceRencontre
 Par exemple, public n’a pas visibilité sur les événements. Qu’est qu’est réellement définir les règles du jeu énoncées précédemment. L’identité n’est pas le un festival ? Ce flou ne permet pas une navigation aisée dans la multitude d’offres. Pour les acteurs Coordination
 choix d’un sinon elle ne pourra être appropriée et diffusée en culturels, cetteacteur absence de définition est vécue comme problématique. Mutualisation
 profondeur. Cette identité devra rassembler tout le monde. Une des Pérennisation
 premières conditions de réussite de «etréfléchir et de définir cette Caractériser les événements culturelsest prévus les acteurs (amateur, professionnel, nouveau ou identité culturelle avec plusieurs de parties prenantes expérimenté, local…) permettrait hiérarchiser et ». d’arbitrer les moyens donnés, d’augmenter la transparence et de soutenir une action globale.  Assurer une coordination Celareprendre pourrait être un lieu pour coordonner le important paysage culturel dijonnais, programmation, Pour la métaphore de l’édifice, il est de caractériser celaque l’on en attend.les lieux.. En effet, pour éviter que la richesse ne soit étouffée par l’abondance ou au contraire, pour Quelle image souhaitons-nous ? Quelle hauteur ? Quelles fondations et quels piliers ? Voulonsconnaître les moments les possibilités culturelles sont faibles, laassurer structure pourraitdejouer un rôle nous construire avec des où grosses pierres et/ou du béton? Comment la solidité l’édifice ? d’information etund’organisation globale des événements. culture à variées Dijon, il Souhaitons-nous grand salon ou une multitude de petites Pour piècesaméliorer avec deslaambiances faudrait « revoir peut-être le planning général pour équilibrer les sorties : beaucoup un week-end mais restreintes ? Quelles sont les fonctionnalités des pièces, les utilisations souhaitées ? La libertéet le amener suivant, à oude plus l'été que l'hiver ». depresque chacunrien peut très belles réalisations comme à une très grande dispersion : une baignoire dans la cuisine, un salon sans lumière, une centaine de chaises sans une table. Bien qu’à  Simplifier et être référent chacune de ces propositions, un charme soit également présent, la figure d’ensemble est « La création "d'une agence culturelle" oùpeut l'on pourrait trouver dans tous les domaines déséquilibrée, le visiteur est perdu et on s’interroger sur l'information la solidité d’ensemble. Il est donc culturels et s'abonner à la fois à l'ABC, à l'Opéra... non séparément ». Dans ce lieu, l’ensemble essentiel d’avoir un architecte entouré d’une équipe compétente et complémentaire pour réfléchir etde l’information culturelle construire ce bel édifice. pourrait être regroupé. Cela permettrait aussi de faciliter les aspects pratiques d’achat. Le public pourrait également avoir une écoute et une réponse à ses envies culturelles et des freins pourraient être levés.  Faire déménager les services administratifs pour que le  Développer les collaborations cœur de la ville soit culturel. Ca serait également un cadre pour permettre acteurs de se rencontrer et de collaborer. L’idée  Une charte desaux festivals. n’est pas de discuter pour trouver entente etentre d’effacer les spécificités de chacun,  Unune contrat cadre collectivités et acteurs culturels.mais plutôt de permettre le dialogue pour trouver des synergies et accélérer celles qui sont déjà en place. IDEES ‐

 Permettre les échanges Ce lieu pourrait également être un lieu repère pour des rencontres entre : 
 ‐ les professionnels de la culture, ‐ le public, II. Une structure commune ‐ les acteurs sociaux, MJC… ‐ les aspirants aux professions culturelles, Le souhait d’une structure ‐ les universitaires, enseignants chercheurs, sociologues, Comment construire cette: identité, vision,entreprises, ces règles architectes, de manière urbanistes… partagée ? Plusieurs acteurs ‐ d’autres acteurs office decette tourisme, soulignent le besoin d’un « travail en commun », « fouillé du terrain ». Concrètement beaucoup d’envies ressortent pour la création d’une « structure », une « organisation », une  Mutualiser « Dans arborescence », uncette « pôle » de la permettrait culture. les envies, structure également de mutualiser des ressources humaines, techniques, juridiques, financières, logistiques…

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES LES FONDEMENTS B > STRUCTURER ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE

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A > DEFINIR SON IDENTITEET CULTURELLE C > COMMUNIQUER VALORISER L'IDENTITE B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


 Développer des projets globaux Cette structure favoriserait la mise en place de projets qui ne seraient pas dépendants d’un Développer des projets globaux homme, d’une association ce qui assurerait plus grande Cette structure favoriseraitoulad’une mise personnalité en place depolitique, projets qui ne lui seraient pas une dépendants d’un pérennité dans leassociation temps. homme, d’une ou d’une personnalité politique, ce qui lui assurerait une plus grande pérennité dans le temps.

 Créer un poste de chargé de médiation culturelle/attaché coopération mettre enculturelle/attaché relation et en  de Créer un poste culturelle de chargépour de médiation synergie tous les acteurs. de coopération culturelle pour mettre en relation et en IDEES

synergie tous les acteurs.

IDEES Définir une identité culturelle ensemble et structurer les acteurs culturels autour de cette vision partagée permettent mettre ensemble en place des bases solides pour faire de Dijon une de villecette identifiée Définir une identité de culturelle et structurer les acteurs culturels autour vision d’un point de vue culturel. Pour que ces actions portent, il est essentiel de permettre d’abord aux partagée permettent de mettre en place des bases solides pour faire de Dijon une ville identifiée dijonnais dede s’approprier cette identité et deactions vivre laportent, culture.il est essentiel de permettre d’abord aux d’un point vue culturel. Pour que ces dijonnais de s’approprier cette identité et de vivre la culture.

C> COMMUNIQUER ET VALORISER L’IDENTITE EN LOCAL C> COMMUNIQUER ET VALORISER L’IDENTITE EN LOCAL Quelles sont les actions à mener pour faire de la communication un levier à la culture locale ? Comment faciliter l’appropriation l’identité culturelle dijonnaise par les habitants ? locale ? Quelles sont les actions à menerde pour faire de la communication un levier à la culture Comment faciliter l’appropriation de l’identité culturelle dijonnaise par les habitants ?

I. Les axes d’amélioration au niveau de la communication I. Les axes d’amélioration au niveau de la communication

Comme nous l’avons vu en première partie, la communication est dense, si dense que cela nuit à sa fonction de communication. Comme nous l’avons vu en première partie, la communication est dense, si dense que cela nuit à sa fonction de communication.

Un support de référence L’un des axes de les référence plus plébiscités auprès du public est une porte unique vers l’information culturelle Un support

complète. L’attente est plébiscités forte au niveau ne sait où ilvers est l’information le plus pertinent de L’un des axes les plus auprèsdu du public public qui est une portepas unique culturelle chercher l’information. Ce thème a été évoqué de nombreuses fois par les acteurs et les complète. L’attente est forte au niveau du public qui ne sait pas où il est le plus pertinent de associations. chercher l’information. Ce thème a été évoqué de nombreuses fois par les acteurs et les associations. Mais sa forme ne fait pas l’unanimité. Pour certains, seul le papier peut vraiment être un outil adapté pour la culture. support de « petite », « complet « qu’on peut prendreêtre avecunsoioutil », Mais sa forme ne faitUn pas l’unanimité. Pourtaille certains, seul le », papier peut vraiment «adapté parcourir »… pour la culture. Un support de « petite taille », « complet », « qu’on peut prendre avec soi », Pour d’autres, « parcourir »…c’est l’heure du numérique, un site avec des liens vers les sites des artistes, des zones d’écoute, c’est des vidéos, espaces de un commentaires et de partage, dessites emails Pour d’autres, l’heure des du numérique, site avec des liens vers les desd’information, artistes, des un espace de réservation. zones d’écoute, des vidéos, des espaces de commentaires et de partage, des emails d’information, Comme annoncé dans la partie « Services », plusieurs acteurs souhaiteraient également la un espace de réservation. création kiosquedans culturel centre ville. Ce », projet est plébiscité plusieurs raisons : Commed’un annoncé la en partie « Services plusieurs acteurspour souhaiteraient également la création d’un kiosque culturel en centre ville. Ce projet est plébiscité pour plusieurs raisons : 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS DIJON A-T-ELLE UN CULTURELLE POTENTIEL CULTUREL ? A1> > DEFINIR SON IDENTITE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B2> > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE CA>>COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE B >DEVELOPPER STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 3> LE RAYONNEMENT CULTUREL C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE


 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 


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‐ un rôle de vitrine de la culture à Dijon, ‐ un lieu dedes référence dijonnais et touristes,  Développer projetspour globaux ‐ un contact humainlaqui ne saurait être de remplacé papier ou lespas technologies. Cette structure favoriserait mise en place projetspar quilene seraient dépendants d’un homme, d’une association ou d’une personnalité politique, ce qui lui assurerait une plus grande Une communication pérennité dans le temps. globale Plus que la création d’outils communs, les acteurs aimeraient que la communication soit faite de manière plus globale et structurée. « Chacun travaille et diffuse l’information dans son coin ». Au lieu de les mettre en concurrence, les acteurs ont davantage le sentiment que cela pourrait amplifier le travail individuel de chacun. pour beaucoup, la communication est  Créer un poste Aujourd’hui, de chargé de médiation culturelle/attaché consommatrice d’énergie, dede temps et d’argent. Et, malgré investissements coopération culturelle pourdes mettre en relation en et jours en et/ou en euros significatifs, il leur est synergie difficile de mesurer les retombées et de s’assurer de l’efficacité des tous les acteurs. communications. Aujourd’hui, les actions de communications de chacun ont plutôt tendance à IDEES toucher le même public ou pire à se cannibaliser au lieu de donner de la lisibilité et de l’envie aux publics. Pour les plus petites structures qui ont des moyens limités en ressources humaines, financières… l’idée d’une communication mutualisée est bien accueillie. Cela permettrait de Définir une identité culturelle ensemble et structurer lestrouver acteursleur culturels autourl’offre de cette visionDes valoriser leur action dans un lieu de référence et de place dans culturelle. partagée permettent mettre en place basesacteurs, solides pour Dijon mutualisations ontdecommencé entre des quelques mais faire il estdetrop tôt une pourville en identifiée mesurer les d’uneffets. point Cette de vue culturel. Pour globale que cessuppose actions l’émergence portent, il estd’un essentiel de permettre d’abord communication coordinateur, qui pourrait êtreaux public dijonnais de s’approprier cette identité et de vivre la culture. comme privé. Au-delà de l’information des activités culturelles de chacun au niveau local, cela pourrait ouvrir des portes au-delà de Dijon. Ce sera l’objet de la partie III.

C> COMMUNIQUER ET VALORISER L’IDENTITE EN LOCAL  Un Pariscope dijonnais ».un levier à la culture locale ? Quelles sont les actions à mener pour faire« de la communication  Une newsletter culturelle. Comment faciliter l’appropriation de l’identité culturelle dijonnaise par les habitants ?  Salon des activités culturelles. Emission locale. I. Les axes d’amélioration auUne niveau deTV laculturelle communication  Une communication globale. IDEES Comme nous l’avons vu en première partie, la communication est dense, si dense que cela nuit à sa fonction de communication.

signalétique urbaine Un Une support de référence

acteurs membres duune public inclusvers l’espace urbain culturelle en tant que L’unEn descomplément, axes les plusplusieurs plébiscités auprèsetdu public est porteont unique l’information supportL’attente de communication. « Ilniveau y a un du problème à Dijon, à chaque complète. est forte au public d’identification qui ne sait pasdes oùlieux il est le pluspourtant pertinent de fois qu’on marque un lieu, il s’identifie pour les gens ». A l’image des hôtels, plusieurs acteurs chercher l’information. Ce thème a été évoqué de nombreuses fois par les acteurs et les souhaiteraient une communication visuelle via une signalétique plus forte. Cette action leur semble associations. importante à la fois pour les non dijonnais et pour les dijonnais. Au-delà de panneaux, l’ensemble urbain être réfléchiPour : rue,certains, lumière, seul architecture, L’espace urbain Maisdesal’espace forme ne fait peut pas l’unanimité. le papierstationnement… peut vraiment être un outil est pour le premier support de communication culturels.»,A«ce titre,peut le parcours de la soi chouette adapté la culture. Un support de « petite des taillelieux », « complet qu’on prendre avec », avec sa signalétique propre est une initiative appréciée. « parcourir »… Pour d’autres, c’est l’heure du numérique, un site avec des liens vers les sites des artistes, des zones d’écoute, des vidéos, des espaces de commentaires et de partage, des emails d’information, un espace de réservation. Comme annoncé dans la partie « Services », plusieurs acteurs souhaiteraient également la création d’un kiosque culturel en centre ville. Ce projet est plébiscité pour plusieurs raisons : 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 1> ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

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C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C >
 COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


 Développer des projets globaux Cette structure favoriserait la mise en place de projets qui ne seraient pas dépendants d’un Davantage de panneaux électroniques. homme, d’une association ou d’une personnalité politique, ce qui lui assurerait une plus grande  Un espace de référence pour l’affichage. pérennité dans le temps.  Flécher les lieux, installer une signalétique indiquant les

.

IDEES

    

lieux culturels. Expliquer ou faciliter un nom (FRAC). Flécher des lieux clefs non valorisés (ex : Musée Magnin peu visible depuis place de Libération). Créer un poste delachargé delamédiation culturelle/attaché Un plan aux entrées de la ville indiquant les lieux culturels. de coopération culturelle pour mettre en relation et en Une fresque à l’entrée des autoroutes et des couloirs synergie SNCF. tous les acteurs.

IDEES

II. Permettre aux dijonnais de se réapproprier cette identité Définir une identité culturelle ensemble et structurer les acteurs culturels autour de cette vision « Il ypermettent a une pudeur Dijon en de place ne pasdes se montrer alors que l’on a des extraordinaires. » partagée de à mettre bases solides pour faire de atouts Dijon une ville identifiée « Apprenons à regarder notre ville, apprenons à l’aimer » d’un point de vue culturel. Pour que ces actions portent, il est essentiel de permettre d’abord aux dijonnais de s’approprier cette identité et de vivre la culture. Les Dijonnais sont les premiers ambassadeurs et bénéficiaires de la culture à Dijon : comment permettre aux dijonnais de se l’approprier ? Le fait que « les dijonnais soient plus concernés par C> COMMUNIQUER ET VALORISER L’IDENTITE EN LOCAL ce qui se passe à Dijon, permettrait qu’eux aussi fassent rayonner leur ville ». « On constate bien trop souvent que les touristes étrangers connaissent mieux les curiosités ». Alors comment Quelles sont actionsde à mener pour faireleur de la communication permettre aux les dijonnais se réapproprier patrimoine culturelun ? levier à la culture locale ? Comment faciliter l’appropriation de l’identité culturelle dijonnaise par les habitants ?

Valoriser les références culturelles dijonnaises

I. Les axes d’amélioration au niveau de la communication

Aujourd’hui, des lieux sont perçus comme de grande qualité au niveau national voire international : l’Auditorium, l’Athénéum, le FRAC, le Consortium, le MBA. Dans la même lignée, des œuvres Commelenous vu enoupremière partie, ou la communication estcomme dense, si dense nuit à comme Puitsl’avons de Moïse les pleurants, bien des artistes Ming, ontque unecela envergure sa fonction de communication. internationale alors qu’ils ne sont pas connus par les dijonnais. Que l’on aime ou non, c’est une chose, mais cela n’efface pas l’intérêt que chacun peut avoir à connaître ce qui fait la notoriété de Un support référence Dijon. De plus,de savoir qu’une offre culturelle est reconnue au niveau international peut susciter la L’un des axes les plus curiosité d’un néophyte.plébiscités auprès du public est une porte unique vers l’information culturelle complète. L’attente est forte au niveau du public qui ne sait pas où davantage il est le plus pertinent de Ainsi dans cette mouvance, beaucoup d’acteurs demandent à valoriser l’existant, et ce chercher l’information. thème a été évoqué de nombreuses acteurs et est les au quotidien. « Combien Ce de personnes passent chaque jour dans unefois rue par sansles savoir qu’elle associations. chargée d’histoire », « les gens marchent sans lever la tête et prendre plaisir ». Mais sa forme ne fait pas l’unanimité. Pour certains, seul le papier peut vraiment être un outil adapté pour la culture. Un support de « petite taille », « complet », « qu’on peut prendre avec soi », « parcourir »… Pour d’autres, c’est l’heure du numérique, un site avec des liens vers les sites des artistes, des zones d’écoute, des vidéos, des espaces de commentaires et de partage, des emails d’information, un espace de réservation. Comme annoncé dans la partie « Services », plusieurs acteurs souhaiteraient également la création d’un kiosque culturel en centre ville. Ce projet est plébiscité pour plusieurs raisons : 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 
 C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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 Développer des projets globaux Une en carte du de monde avec tirées du d’un Cette structure favoriserait la mise place projets quiles ne œuvres seraientd’arts pas dépendants patrimoine bourguignon. homme, d’une association ou d’une personnalité politique, ce qui lui assurerait une plus grande  Multiplier les installations éphémères réalisées par des pérennité dans le temps. artistes.  Raconter l’histoire de Dijon en 3D pour les jeunes.  Un Clip vidéo sur la chanson Dijon de Jamait.  Un marché de Noël pour lesde associations. Créer un poste de chargé médiation culturelle/attaché  Cérémonie d’arrivée ou de départ d’œuvres de coopération culturelle pour mettre en dijonnaises. relation et en  Les galeries la nuit. synergie tous les acteurs. IDEES  Suggérer aux musées et galeries de réaliser même de façon éphémère un début d'expo dans la rue, qui conduit à IDEES leur exposition ou au musée.  Méler la pratique sportive et la découverte de lieux culturels (Vélotour…). Définir une identité culturelle ensemble et structurer les acteurs culturels autour de cette vision  en Travailler avec les étudiants de filière technologique pour partagée permettent de mettre place des bases solides pour faire de Dijon une ville identifiée uneactions présentation nomessentiel des artistes sur l’écran de d’un point de vue culturel. Pour créer que ces portent,duil est de permettre d’abord aux radio et oudedevivre l’autoradio pour les fréquences qui diffusent dijonnais de s’approprier cette identité la culture. des artistes dijonnais.

C> COMMUNIQUER ET VALORISER L’IDENTITE EN LOCAL Créer un événement valorisant les événements Au lieu tout de suite créer pour un nouveau pourquoi ne d’abord créer un événement qui Quelles sontdeles actions à mener faire de festival, la communication unpas levier à la culture locale ? permettrait à l’appropriation plusieurs structures de communiquer sur lesparévénements Comment faciliter de l’identité culturelle dijonnaise les habitantsà? venir ? Un festival populaire de rentrée pour annoncer les programmations, revaloriser le patrimoine au quotidien, l’histoire quartiers, les imaginaires de de Dijon (la chouette, Histoire et histoires…). Cela I. Les axesdes d’amélioration au niveau la communication permettrait aux dijonnais à la fois de se réapproprier leur territoire, leur identité et les activités culturelles. On pourrait par exemple organiser des présentations dans des lieux inédits et Comme nous l’avons vu en première partie, la communication est dense, si dense que cela nuit à habituellement fermés au public. sa fonction de communication. Ce festival un peu particulier donnerait la carte, les menus, des avants goût et surtout l’eau à la bouche pour savourer ses plats préférés, aller s’aventurer à la nouveauté des chefs et pourquoi pas Un support de référence donner envie de participer activement à cette belle restauration de l’esprit. L’un des axes les plus plébiscités auprès du public est une porte unique vers l’information culturelle complète. L’attente est forte au niveau du public qui ne sait pas où il est le plus pertinent de Pas que spectateur, mais acteur de la vie culturelle chercher l’information. Ce thème a été évoqué de nombreuses fois par les acteurs et les Il n’y aura pas de sentiment de vie culturelle sans démocratie et démocratisation. Chaque dijonnais associations. doit pouvoir prendre part à la vie collective et passer du statut de spectateur à acteur. Ainsi, créer des événements qui permettent à chacun de devenir acteur ou animateur est source Mais sa forme ne fait pas l’unanimité. Pour certains, seul le papier peut vraiment être un outil d’appropriation de la culture. C’est également un levier du mieux vivre ensemble et du lien social. adapté pour la culture. Un support de « petite taille », « complet », « qu’on peut prendre avec soi », Que peut-on mettre en place à Dijon pour développer la participation de chacun à la culture ? « parcourir »… Pour d’autres, c’est l’heure du numérique, un site avec des liens vers les sites des artistes, des zones d’écoute, des vidéos, des espaces de commentaires et de partage, des emails d’information, un espace de réservation. Comme annoncé dans la partie « Services », plusieurs acteurs souhaiteraient également la création d’un kiosque culturel en centre ville. Ce projet est plébiscité pour plusieurs raisons : 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 1> ADIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS

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C > COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE A > DEFINIR SON IDENTITE CULTURELLE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL B > STRUCTURER LES ACTEURS ET LES ACTIONS AUTOUR DE CETTE IDENTITE CULTURELLE C >
 COMMUNIQUER ET VALORISER L'IDENTITE

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL


 Un concours : imaginer l’histoire de la chouette. Recueillir les :témoignages des habitants d’un quartier et  Un concours imaginer l’histoire de la chouette. les diffuserles entémoignages synthèse artistique.  Recueillir des habitants d’un quartier et  les Développer les fêtes de quartier. diffuser en synthèse artistique. Un référendum culture.  Développer les fêtes de quartier.  Un Uneréférendum chasse auxculture. trésors. Une chasse danse de Dijon.  Une aux trésors. Des animations culturelles de quartiers.  Une danse de Dijon. Impliquer les Dijonnais le bénévolat d’actions  Des animations culturelles dans de quartiers. culturelles significatives.  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions IDEES  culturelles Des joutes significatives. musicales pour s’approprier son orchestre.  Un marché de la culture à la rentrée. son orchestre. IDEES  Des joutes musicales pour s’approprier Unemarché BD avec chouette fan de nos spécialités  Un de la une culture à la rentrée. contant histoire.  Une BDnotre avec une chouette fan de nos spécialités  contant Créer unnotre parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des histoire. lieux avec jardins etinitiatique bassins privés.  Créer un parcours d'une 1/2 journée dans des lieux avec jardins et bassins privés. Une fois la culture construite sur des bases solides, comment peut-on emmener Dijon à un rang supérieur auculture niveauconstruite culturel et sur la faire à la fois en interne et en externe ? Dijon à un rang Une fois la des rayonner bases solides, comment peut-on emmener supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ?

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL « La culture peut être un atout pour changer et donner une notoriété nationale et internationale à Dijon » « La culture peut être un atout pour changer et donner une notoriété nationale et internationale à Dijon » Cette année, le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont évoluéannée, tout comme le rôle de attribué à la culture. inscrite dans un plan Cette le ministère la Culture fête sesInstitutionnalisée, 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses quinquennal, missions ont la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de dans le même temps plus de responsabilités collectivités locales. développement du lien social. Peu à peu, elleaux s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est toujours une préoccupation des dans le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture contribuer La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est toujours une peut-elle préoccupation des au rayonnement et au développement de la ville ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des au rayonnement et au développement de la ville ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » cadres, touristes La culture n’est de pasnouveaux qu’une dépense : c’est un investissement. dont on des se pare, mais … un atout pour attirer habitants, de nouvelles entreprises,Lille, des Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, La culture, a été le fer de lance de certaines pour Glasgow ontfacteur profitéde dudéveloppement, label de « capitale européenne de la culture » pourmétropoles redynamiser leurchanger image. les culture, regards.facteur Rayonner culturellement permet toutcertaines court. Lamétropoles culture estpour un changer élément La de développement, a été le de fer rayonner de lance de indispensable du marketing territorial. permet de rayonner tout court. La culture est un élément les regards. Rayonner culturellement indispensable du marketing territorial. « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands « Dijon stratégiques développent construire la métropole dijonnaise de demain. La « monte »». se Ikea, le Zénith, pour bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La

projets culture projets culture

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? 3> DIJON DEVELOPPER LEUN RAYONNEMENT CULTUREL A >CONSOLIDER RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> SES FONDEMENTS B > DEVELOPPER POUR RAYONNER, CREER L'EVENEMENT ? 3> LEFAUT-IL RAYONNEMENT CULTUREL

C> > RAYONNER LA PROSPECTIVE CULTURELLE MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 A : EXISTER SUR UNE:CARTE B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN


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participera-t-elle à cet élan ? « Lille Métropole, on y vient pour travailler, on y reste pour le plaisir ». « A Dijon, on y vient pour le plaisir, on y reste aussi pour travailler ? ».  Un concours : imaginer l’histoire de la chouette. Le potentiel culturel de Dijon fait l’unanimité. Après avoir des consolidé les fondements de  Recueillir les témoignages habitants d’un quartierculturels et Dijon, quelles actions peut-onles mener pour développer le rayonnement culturel de notre ville ? diffuser en synthèse artistique. De nombreuses idées ont étéDévelopper proposées les par fêtes les acteurs culturels, le public, les associations. Ils de quartier. partagent la même envie d’agir faire grandir Dijon sur la scène culturelle nationale, voire  Unpour référendum culture. internationale.  Une chasse aux trésors.  Une danse de Dijon. Mais « rayonner », c’est quoi ? animations culturelles de quartiers.  Des ‐

‐ ‐

 Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions C’est d’abord « se propager », en allant du centre vers la périphérie. La culture doit culturelles significatives. s’inscrire dans tous les espaces de la ville, reconquérir les quartiers, l’agglomération, la IDEES  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre. région et aller au-delà.  Un marché de la culture à la rentrée. C’est « briller » : faut-il un événement phare » à Dijonfan ? de nos spécialités  Une BD avec «une chouette C’est «émettre une influence positive », faire référence, innover : il faut penser la culture contant notre histoire. aujourd’hui pour préparer lesunprojets de demain, l’inscrire dans un espace-temps  Créer parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des durable. lieux avec jardins et bassins privés.

: exister surbases une solides, carte comment peut-on emmener Dijon à un rang Une A> fois Rayonner la culture construite sur des supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? « Qu’on le veuille ou non, les réalisations de Christo, celles de D.Buren, de Y.Kersalé et de F.Gehry, comme l’événement qu’a constitué Lille 2004, témoignent d’une esthétisation croissante de l’espace urbain sans précédent (et ce à travers ses différentes dimensions : paysage, architecture, événementiel, etc.) dont la finalité est bien, d’une part, la satisfaction des « usagers » de la ville, et d’autre part, l’attraction et la séduction de ses visiteurs ». (Benoit MEYRONIN, « La culture peut être un atout pour changer et donner une notoriété nationale et internationale à « Culture et attractivité : état des lieux des relations qui se sont tissées entre la vie culturelle des Dijon » villes et leur rayonnement »).

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Cette année, le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, I. Culture et développement urbain : comment rétablir l’équilibre du la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de territoiredu ? lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant développement dans le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. La question1.dePasser l’accèsde depudique la cultureà au plus grand nombre est toujours une préoccupation des publique politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer au rayonnement et au développement la ville ? La culture n’est plus ce «pudique, supplément d’âme » en Dijon doit s’ouvrir davantage. La de Belle Endormie est perçue comme inaccessible dontcertains on se pare, maisLe unparcours atout pour attirer de nouveaux de nouvelles entreprises, des endroits. de la Chouette ne mène habitants, pas partout. cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Au-delà des lieux de mémoires et d’histoire, Dijon regorge de lieux inédits, habituellementLille, fermés, Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. des joyaux du patrimoine urbain qui pourraient être rendus publics. La création contemporaine en a La culture, développement, été le fer de lance de«certaines métropoles pour investi facteur certains.deElle leur donne una nouvel attrait, en fait autre chose », les met enchanger scène pour les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément qu’ils (re)deviennent des lieux vivants. indispensable marketing territorial. Plusieurs du acteurs culturels et économiques souhaiteraient investir ces espaces intérieurs qui peuvent être des cours, des jardins, propices à accueillir un public, limité le temps d’un spectacle, « Dijon monte ». Ikea, leouZénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets d’une manifestation d’une rencontre. « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL > RAYONNER :SES EXISTER SUR UNE CARTE 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ?

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> LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 A >CRAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



2. L’art, c’est la vi(ll)e ‐

lieux de culture et lieuxdeUn vieconcours : imaginer l’histoire de la chouette.

 Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et En dehors des salles de concerts, de spectacles vivants, peu de lieux de culture « passée », de lesetdiffuser en synthèse artistique. patrimoine, disposent d’un espace « forum », d’une place destinée  Développer les fêtes de quartier. à prolonger la rencontre ou la visite d’un musée ou d’une exposition autour d’un verre. Ces instants de convivialité manquent  Un référendum culture. parfois. « Boire un verre au musée » est peut aux être trésors. une habitude à inventer. La création d’un espace  Une chasse annexe, mais intégré au lieu culturel, aurait pour intérêt  Une danse de Dijon. d’éviter la dispersion des publics après une visite et pourquoi pas, d’en faire veniranimations d’autres. Ilculturelles faudrait également pouvoir intégrer la visite des  Des de quartiers. musées dans les pratiques de sorties des jeunes, qui sont plutôt associées créneau horaire Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat aud’actions nocturne. culturelles significatives. IDEES  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre. Les « concerts jus de fruits », organisés par de le FRAC par àexemple, associent la découverte de l’art Un marché la culture la rentrée. contemporain et la convivialité d’un autour verre. Ilfan faudrait pouvoir aller au musée Uneéchange BD avec uned’un chouette de nos spécialités comme on va prendre un verre… contant et pourquoi les deux en même temps ? notrepas histoire. Preuve que ce n’est pas incompatible, des lieux « vie », d'une cafés,1/2 restaurants, pubs,  Créer un parcours de initiatique journée dans deset même depuis peu, une péniche accueillent artistes, d’un concert, d’une pièce de théâtre où lieuxdes avec jardinsleettemps bassins privés. d’une exposition. Pour certains acteurs rencontrés, cette démarche répond à un manque : il n’y a pas assez lieux d’activités populaires, espaces d’expression qui Dijon soientàdes Une fois lade culture construite culturelles sur des bases solides,des comment peut-on emmener un lieux rang publics, qui accueillent en même temps les clients et les spectateurs. supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? ‐

la culture dans les quartiers, la culture des quartiers

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL La culture est-elle vécue différemment selon les lieux de la ville ? Pour beaucoup, Dijon n’est plus « la ville aux cents clochers ». On regrette un certain lissage des « La culture être unleur atout pour changer et donner notoriété à à quartiers quipeut ont perdu identité propre, parce qu’il une ne s’y passe nationale plus rien. et Leinternationale premier rapport Dijon la ville»commence par la vie dans son quartier. Il ne doit pas y avoir « le centre-ville » et …le reste. La ville a un centre, mais la vie sociale peut en avoir plusieurs. Quelle place pour les quartiers face Cette année,à le ministère la Culture fête ses 50se ans d’existence. 1959, ses missions ont à un centre forte valeur de culturelle ajoutée, là où concentrent lesDepuis grandes institutions ? L’avenir évolué tout c’est comme leêtre rôle ses attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, d’une ville, peut quartiers. la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de développement du lien se social. Peu à peu, elleles s’est territorialisée, ded’Ouche, l’Etat et donnant Des projets artistiques développent dans quartiers (Théâtres’émancipant de la Fontaine Théâtre dans le même…), temps de responsabilités aux collectivités locales. des Grésilles en plus partenariat avec les associations culturelles, les MJC, les structures proches La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est toujours préoccupation des des habitants. Ces démarches contribuent à rétablir l’équilibre sur la carte, àune étendre la culture à la politiques A cela une autre interrogation : comment la culture peut-elle périphérie,locales. à générer un «s’ajoute polycentrisme culturel » qui redonne à certains quartiers une contribuer vie et une au rayonnement et au qui développement ville ? La n’est plus « supplément d’âme » dynamique artistique n’existaient de paslaassez, toutculture en créant de lacefierté auprès de leurs dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des habitants. cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, Glasgow ont profité label de «decapitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. Mais au-delà de la du production spectacles, de festivals dans les quartiers, l’implantation des La culture, facteur de développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer structures culturelles en périphérie aurait pour conséquence de rééquilibrer le maillage du territoire les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément et surtout de pérenniser l’action culturelle dans ces mêmes quartiers. indispensable du marketing territorial. « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
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3. Placer la culture au cœur de la réflexion urbaine «Ilconcours y a une présence dans les projets urbanistiques »  Un : imaginernaturelle l’histoirede del’art la chouette.  Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et Mettre en œuvre, mettre en les art diffuser en synthèse artistique. La création artistique ne seDévelopper limite pas les auxfêtes espaces institutionnalisés. Elle s’inscrit dans notre de quartier. environnement quotidien, dans le tissu urbain. De nombreux architectes prennent en compte Un référendum culture. l’esthétisation de l’espacedans projet detrésors. réhabilitation, de construction et d’aménagement du Uneleur chasse aux territoire. De la même manière que l’on construit  Une danse de Dijon.des éco-quartiers, peut-on construire des quartiers en y intégrant une dimension artistique ? Le patrimoine de demain se construit aujourd’hui.  Des animations culturelles urbain de quartiers.  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions On sait faire évoluer notre culturelles patrimoinesignificatives. urbain : des bâtiments chargés d’histoire (les casernes IDEES Heudelet par exemple) sont lieux administratifs, en logements … la ville se régénère  réhabilités Des joutes en musicales pour s’approprier son orchestre. sur elle-même. L’histoire de est faite réécritures, de reconquêtes, de reconversions. Son  la Unville marché de ladeculture à la rentrée. identité n’est pas figée. Elle mouvement. la même fan manière, l’art et la culture ne sont pas  est UneenBD avec uneDechouette de nos spécialités figés dans la pierre. La ville contant fournit une foule de matériaux propres à nourrir la création artistique. notre histoire. Quelle place lui donne-t-on dans construction d’espaces La recherche de la  Créer un la parcours initiatique d'une 1/2publics journée? dans des fonctionnalité, bien qu’essentielle, n’est jardins plus suffisante. Il yprivés. a une quête de sens et d’image, dont les lieux avec et bassins architectes, paysagistes et les artistes sont les garants. participe la transformation de l’espace decomment la ville, aux projets urbanistiques. Une L’art fois la culture àconstruite sur des bases solides, peut-on emmener Dijon à La un ville rangpeut aussi au être un espace d’accueil derayonner l’œuvre d’art, éphémère, le et temps d’un événement, ou pérenne. supérieur niveau culturel et la faire à la fois en interne en externe ? Les œuvres contemporaines sont-elles assez présentes à Dijon ? question en amène une : le 1% artistique dans laCULTUREL création de certains projets publics 3> Cette DEVELOPPER LEautre RAYONNEMENT

est-il bien utilisé ? L'obligation de décoration des constructions publiques, plus communément dénommée « 1% « Laartistique culture peut être un procédure atout pour spécifique changer etde donner une notoriété nationale internationale » est une commande d'œuvres d'art à et des artistes. Elleà impose Dijonaux » maîtres d'ouvrages publics de réserver un pour cent du coût de leurs constructions pour la commande ou l'acquisition d'une ou plusieurs œuvres d'art spécialement conçues pour le bâtiment Cetteconsidéré. année, le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, la culture identifiée lesElithis, années 60-70 comme un positive», moyen deinaugurée démocratisation, Dans leétait domaine privé,dans la Tour immeuble à « énergie en 2009, de est un développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant exemple de transformation d’un lieu commun, la cage d’escalier, en espace d’expression artistique, dansintégrée le mêmeà temps plus de responsabilités collectivités locales. une démarche éco-citoyenne aux (favoriser l’utilisation des escaliers par ses résidents). Un La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est toujours préoccupation des ces concours national d’art mural a été lancé et 5 projets lauréats ont étéune désignés pour réaliser politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer peintures dans les cages d’escalier de l’immeuble de bureaux. au rayonnement et au développement de la ville ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des L’art nous « transporte » cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, Autres vecteurs de transformation du paysage urbain : les transports modernes, et en particulier le Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. tramway. Les villes qui ont fait le choix de ce mode de transport durable y ont vu une occasion de La culture, facteur de développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer mener des projets de créations artistiques en parallèle à sa mise en place. Il s’agit de véritables les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément investissements culturels : 9 créations sur la ligne 1 du tramway à Paris, les arches colorées de indispensable du marketing territorial. Daniel Buren à Mulhouse, 14 œuvres d’arts réparties sur la ligne du tramway de Nice… La création du tramway à Dijon laissera-t-elle une place à la création artistique contemporaine ? « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets Comment seront traités les espaces publics autour des lignes de tramway ? « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2>ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ?

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A >CRAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
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Le parcours du tramway sera-t-il ponctué de symboles culturels ? Un art à ciel ouvert, accessible à tous les usagers marquerait l’ambition de Dijon en matière de culture mais aussi de soutien artistes. :Le transport et l’art en commun le fait d’être  aux Un concours imaginer l’histoire de ont la chouette. justement des biens communs...  Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et les diffuser en synthèse artistique.  Développer les fêtes de quartier. Le projet culturel associé au projet urbanistiqueculture. revêt une dimension sociale. Il accompagne la Un référendum transformation de l’espace en interrogeant notion du « bien vivre », et celle du « mieux vivre Une chasselaaux trésors. ensemble ». Les projets de renouvellement urbain impliquent un grand nombre d’acteurs : artistes,  Une danse de Dijon. opérateurs culturels, sociaux, architectes, urbanistes et bailleurs sociaux. Des coopérations sont Des animations culturelles de quartiers. développées entre ces acteursdans les quartiers en renouvellement Impliquer les Dijonnais dans le urbain. bénévolat d’actions En 2003, l’OPAC fait appel à Zutique Productions afin d’accompagner la démolition de la Cité culturelles significatives. Billardon enIDEES développant le projet musical c’est monpour quartier ». Un travail autour de la mémoire  Des joutes«musicales s’approprier son orchestre. réalisé à partir des témoignages de ses habitants, issus de cultures différentes.  Un marché de la culture à la rentrée.  Une BD avec une chouette fan de nos spécialités Trois ans plus tard, les mêmes contant acteurs notre se retrouvent histoire. pour créer La Coursive, une « plateforme culturelle et économique innovante, qui conjugue et dans économique ». La  Créer un parcours artistique, initiatique culturel, d'une 1/2social journée des Coursive « habite » des appartements de l’immeuble Boutaric, au plus proche des habitants. Elle lieux avec jardins et bassins privés. accueille des structures de création, des artistes… Elle fonde un véritable « cluster culturel » dans un quartier pleine régénération urbaine. l’urbanisme et acteurs culturels Une fois la en culture construite sur des basesActeurs solides,decomment peut-on emmener Dijonrétablissent à un rang ainsi le lien entre l’art et la cité. supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ?

Culture(s) et urbanisme

II. Culture et tourisme : produire de la visibilité à l’extérieur 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL Culture versus tourisme : vraie ou fausse opposition ?

« culture peut êtredes un modes atout pour changer et donner notoriété nationale etle internationale à ou LeLa tourisme est l’un privilégiés d’accès à laune culture, que ce soit pour public français Dijon » Que serait le tourisme sans l’offre importante issue du patrimoine, des musées, des étranger. spectacles … ? Pourtant, acteurs du tourisme acteursfête de ses la culture évoluer dans des ses mondes séparés, Cette année, le ministère de laetCulture 50 anssemblent d’existence. Depuis 1959, missions ont ce qui peut être la conséquence de deux relations différentes à la culture. évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, Le culture tourismeétait est identifiée régi par la loi de de marché commercialise » la culture. Les la dans les l’économie années 60-70 comme: ilun« moyen de démocratisation, de institutions culturelles ne sont pas soumises à un impératif de rentabilité mais défendent d’autres développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant objectifs : la conservation du patrimoine, le soutien à la création, l’enseignement, la formation… dans le même temps de responsabilités aux collectivités locales. Un partenariat entre plus musées et tourisme est-t-il possible? Les musées peuvent-il s’inscrire dans La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est une une démarche touristique globale ? A l’inverse, est-ce que letoujours tourisme lespréoccupation intègre dansdes sa politiques A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer démarche locales. ? au rayonnement au développement de la », ville ? La culture ce « supplément d’âme » Certains acteurs et citent comme « bon élève pratiquant une n’est réelleplus collaboration entre culture et dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des tourisme, la ville de Beaune. « Le » Bourgogne, célébré en novembre pendant la Vente des Vins cadres, des touristes …a La culture n’esttous pas les qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, des célèbres Hospices, réussi à rallier acteurs culturels, touristiques et économiques beaunois. Cette impulsion générale est enviée. A Beaune, la culture ne redoute pas le tourisme…de Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. masse. Qu’en est-ilde à Dijon ? La culture, facteur développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer Le premier « cas » de coopération entre tourisme et culture lié àLal’exposition Fauves les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner toutest court. culture estdes un «élément Hongrois » au musée des Beaux-arts. Les acteurs du tourisme et de l’hôtellerie ont été plus bien indispensable du marketing territorial. que des relais d’information de cette exposition de prestige : ils ont vendu des tickets d’entrée à l’exposition dans leurs établissements. « Dijon monte ». Ikea,aujourd’hui le Zénith, àbientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projetsà Certains demandent renforcer ce rôle de prescripteurs de la culture dijonnaise, « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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s’impliquer de manière plus prononcée dans la « promotion » du territoire et à participer à l’animation de la ville. Au-delà de l’ouverture de « guichets » supplémentaires dans certains lieux, qui doit rester cadrée, une meilleure communication sur les événements/actions culturelles en cours  Un concours : imaginer l’histoire de la chouette. permettrait par exemple aux acteurs de la restauration, aux cafetiers et autres établissements de  complémentaire Recueillir les témoignages habitants d’un quartier proposer une offre de sortie à celle des des salles de spectacles. Force et est de constater les diffuser en synthèse artistique. qu’il est parfois difficile à Dijon de trouver un établissement ouvert après 23 heures en semaine, à la  pièce Développer les fêtes de quartier. sortie d’un concert ou d’une de théâtre…  Un référendum culture.  Une chasse aux trésors. Une réunion d’information entre acteurs du tourisme et  Une danse de Dijon. acteurs culturels (fréquence à déterminer : une en  Des animations culturelles de quartiers. septembre, au démarrage de la saison culturelle, et une au  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions deuxième trimestre, avant la saison estivale). culturelles significatives. IDEES Des sessions de formations des acteurs au tourisme  Des joutes musicales pour s’approprier son locaux orchestre. (les acteurs locaux du tourisme ont souvent une  Un marché de la culture à la rentrée. connaissance insuffisante proximité qui  Une BD avec une chouettedes fanactivités de nosdespécialités pourraient être proposées à leurs clients en matière contant notre histoire. culturelle). IDEES  Créer un parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des lieux Deavec même, les et acteurs duprivés. patrimoine ne sont pas toujours jardins bassins formés à répondre aux besoins et aux attentes des touristes. Une fois la culture construite sur des bases solides, comment peut-on emmener Dijon à un rang Développer formules touristiques tout compris, des kits supérieur au niveau culturel et la faire rayonner àdes la fois en interne et en externe ? soirées « spectacle + dîner » (« specta’table ») et des pass week-end (Dijon Pass) tout compris (spectacles, restaurants et hébergements).  Vendre le parcours de la chouette, des places pour des spectacles, des entrées pour les musées dans les hôtels. « La culture peut être un atout pour changer et donner une notoriété nationale et internationale à Dijon »

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Intégrer l’art contemporain et les arts vivants dans les parcours touristiques

Cette année, le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont évolué comme le rôle attribué existent à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un quinquennal, Destoutpartenariats gagnants entre certains acteurs culturels et plan certaines institutions la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de sont touristiques qui intègrent leurs événements dans leur parcours touristique. Certains festivals développement du lien social. Peu àculturels peu, elleets’est territorialisée, s’émancipant et donnant mêmes devenus des « produits touristiques », comme le festivalde « Al’Etat pas Contés ». dansMais le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. on peut regretter à l’heure actuelle que les arts vivants et les arts contemporains ne fassent La question dedu l’accès de»latouristique. culture auLeplus grand nombre est toujours unesont préoccupation pas partie « menu patrimoine, la gastronomie, le vin les produits des d’appel politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer que l’on retrouve dans les différents « pass » et formules découvertes existantes. Un séjour au rayonnement et au développement de la villed’une ? La soirée cultureau n’est plus àcel’auditorium, « supplément touristique pourrait très bien s’accommoder théâtre, au d’âme Bistrot »de la dontScène, on se pare, mais un et/ou atout d’un pour«attirer de nouveaux habitants, à la Vapeur… pass festival » quand il y en a. de nouvelles entreprises, des cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, Glasgow ont profité duculturel label de « capitale de la culture redynamiser leur image. L’enrichissement n’est pas lié européenne qu’au patrimoine. Certes,»lepour patrimoine de prestige, dijonnais La culture, facteur de développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer et élargi à celui de la Côte de Nuits et de Beaune, est peut être plus simple à « commercialiser » les regards. Rayonner culturellement court. La culture est un élément mais il est possible d’attirer un permet public de en rayonner recherchetout d’émotions, de sensations esthétiques indispensable du marketing territorial. différentes, que peuvent procurer les arts de rues, ou un spectacle à l’Auditorium. Cela permettrait de faire de Dijon une destination plus « branchée », en prise directe avec son époque, de montrer « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets aussi sa face moderne. La citébientôt des ducs est aussi une cité contemporaine. « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE LE UNRAYONNEMENT POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER CULTUREL > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2>ACONSOLIDER SES FONDEMENTS > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ?

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C RAYONNER > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 A> : EXISTER SUR UNE CARTE B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



 Un concours : imaginer l’histoire de la chouette.  Créer un parcours d’art contemporain, qui d’un passerait paretle Recueillir les témoignages des habitants quartier FRAC, le consortium, les galeries d’art contemporain et les diffuser en synthèse artistique. l’Usine, qui pourrait être associé également à un  bientôt Développer les fêtes de quartier. et à de nouvelles expériences gastronomiques  spectacle, Un référendum culture. telles qu’elles se développent à Dijon depuis peu.  Une chasse aux trésors. IDEES  Une danse de Dijon.  Des animations culturelles de quartiers.  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions III. Culture et entreprises : acteurs de la création et de l’attractivité du culturelles significatives. territoireIDEES  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre.  Un marché de la culture à la rentrée. Deux BD mondes se regardent quide ont nos des intérêts communs. »  « Une avecquiune chouette et fan spécialités contant notre histoire. Créer un parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des 1. Le mécénat, facteur d’attractivité du territoire lieux avec jardins et bassins privés. Il n’y a pas que les grandes entreprises qui peuvent accéder au mécénat. La loi d’août 2003 entend Une fois la construitedusur des bases solides, peut-on emmener Dijonleà mécénat un rang favoriser le culture développement mécénat au sein des comment PME et TPE, et pas seulement supérieur culturel et lamais faire aussi rayonner à la fois en et en externe ? de savoir-faire numéraire,auleniveau soutien financier, le mécénat de interne compétences, l’échange dans le cadre d’une relation de partenariat entre l’artiste et l’entreprise, engagés dans un projet commun. CCI, club d’entreprises, associations… de nombreuses structures locales communiquent et sensibilisent sur le mécénat et ses avantages, qui ne sont bien évidemment pas que fiscaux. L’argument de la défiscalisation semble d’ailleurs aujourd’hui insuffisant à encourager les petites entreprises dechanger mécénat. « La culturedans peut des être démarches un atout pour et donner une notoriété nationale et internationale à Dijon » Alors, pourquoi être mécène ? Que recherchent les entreprises aujourd’hui en soutenant la création artistique ? le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont Cette année, La relation la culture ou à une œuvre d’art est un moyen de s’ouvrir et dans de transformer son image évolué tout àcomme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite un plan quinquennal, toutculture d’abordétait en interne. mécène 60-70 peut valoriser soutien de à une œuvre artistique la identifiéeL’entreprise dans les années comme son un moyen démocratisation, de auprès de ses collaborateurs. En les fédérant autour de ce projet artistique, elle sera plus même développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et à donnant de consolider notoriété interne et de communiquer sur les valeurs qu’elle défend, sur son rôle dans le même sa temps plus de responsabilités aux collectivités locales. d’institution engagée dans le développement culturel local, sa capacité d’ouverture, des en La question de l’accès de la culture au plus grand nombre estsur toujours une préoccupation prolongeant son projet d’entreprise à travers un événement culturel par exemple … Le même axe politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer de rayonnement communication développé à l’externe. plusculture en plus capitalisentd’âme sur le au et est au développement de la villeDe ? La n’estd’entreprises plus ce « supplément » mécénat pour développer des événements privés à destination de leurs clients, sociétaires, dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des actionnaires partenaires cadres, des et touristes … privilégiés… La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille,

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. Mais au-delà de l’image interne et externe d’une entreprise, à laquelle profite le mécénat, c’est La culture, facteur de développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer l’image même du territoire qui est valorisée par le soutien à des actions artistiques innovantes. Ce les permet rayonnerdetout court. Laetculture est un élément n’estregards. pas un Rayonner hasard si culturellement un nombre certain de de Chambres Commerce d’Industrie et d’acteurs indispensable du marketing économiques encourage lesterritorial. démarches de mécénat. Au cœur du développement économique, ils se sont rapprochés du milieu culturel, ont créé des clubs d’entreprises pour encourager la pratique duDijon mécénat l’attractivité leur territoire degrands leur zone de « monteet». stimuler Ikea, le ainsi Zénith, bientôt le de tramway, le TGV d’implantation, Rhin Rhône…. etLes projets « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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chalandise. L’entreprise et l’acteur culturel partagent la même proximité avec leur territoire : projet économique et projet culturel se réalisent et se retrouvent sur le même terrain. Ils ont tout intérêt à le valoriser et à le rendre attractif auprès des publics locaux et des publics d’ailleurs.  Un concours : imaginer l’histoire de la chouette.  Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et 2. Artistes en entreprise : un pari impossible ? les diffuser en synthèse artistique.  Développer les fêtes de quartier. La production artistique peut se déplacer en entreprise. Une entreprise accueille un artiste en  Un référendum culture. résidence, lui offre un espace de travail dans ses locaux, des moyens de création … L’activité de  Une chasse aux trésors. l’entreprise et le cheminement artistique évoluent en parallèle, au contact l’un de l’autre.  Une danse de Dijon. L’introduction de l’art dans le monde du travail est source d’enrichissement réciproque. L’artiste est  Des animations culturelles de quartiers. confronté au réel, il se « frotte » à une culture d’entreprise, à une relation nouvelle qui va faire  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions évoluer sa création différemment, mais sans la remettre en cause. Pour l’entreprise, il ne s’agit pas culturelles significatives. d’une simple opération de communication, mais d’une expérience esthétique unique, une aventure IDEES  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre. singulière avec un artiste, un mécénat très porteur de sens. L’approche artistique, par nature  Un marché de la culture à la rentrée. « inutile », généreuse, interroge le monde économique. Le contact avec l’art est stimulant : il éveille  Une BD avec une chouette fan de nos spécialités la créativité, la sensibilité, l’imagination, à l’heure où pour faire la différence et se démarquer de la contant notre histoire. concurrence, il faut jouer la carte de l’innovation.  Créer un parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des L’échange entre l’entreprise et l’artiste est une confrontation entre deux logiques de production lieux avec jardins et bassins privés. différentes. Les artistes semblent hésiter de moins en moins à pousser les portes de l’entreprise. Les entreprises sont-elles prêtes à les accueillir (davantage) ? Une fois la culture construite sur des bases solides, comment peut-on emmener Dijon à un rang supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ?

3. Vers de nouvelles formes de collaborations

A défaut de participer à la création artistique par l’achat ou la commande d’œuvres, ou par le d’intervenir directement sur la création de leurs produits voire dans leur processus de management pour la créativité de leurs créateurs des consultants à part entière, qui « Lastimuler culture peut être un atout pouréquipes. changerLes et donner unedeviennent notoriété nationale et internationale à à innover dans les produits comme dans les comportements. Dijonpoussent » Certains collectifs artistiques proposent d’entrer dans l’entreprise différemment, pas seulement pour des actions ou50 deans communication, mais pour apporter leur créativité, Cetteparticiper année, leà ministère de événementielles la Culture fête ses d’existence. Depuis 1959, ses missions ont quitout est leur valeur ajoutée. Il s’agit d’une véritable démarche de collaboration, et non une logique de évolué comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, « commande publique ». Cesles collectifs « pratiquent » l’entreprise et sont mesure de lui proposer la culture était identifiée dans années 60-70 comme un moyen deendémocratisation, de des offres structurées, adaptées, mais sans remettre en cause la création artistique. développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant dans le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. Les pratiques de l’art aujourd’hui également transposées dans le du management. La question de l’accès de sont la culture au plus grand nombre est toujours unemonde préoccupation des Cette locales. tendance se développe. entrepreneurs les laartistes contribution pour des politiques A cela s’ajoute uneLes autre interrogationmettent : comment cultureàpeut-elle contribuer séminaires de des conventions internes. Ils sollicitent leurcedémarche intellectuelle, au rayonnement et formation, au développement de la ville ? La culture n’est plus « supplément d’âme » leur esprit parfois visionnaire qui les pousse à sortir de leur cadre de référence. Les artistes dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises,apportent des une des approche sensible, pistes de pas réflexions fonctionner différemment en interne, cadres, touristes … Lades culture n’est qu’unepour dépense : c’est un investissement. Lille, en développant plus et d’engagement salariés, par exemple par ateliers Glasgow ont profité du d’empathie label de « capitale européennechez de lales culture » pour redynamiser leurdes image. interactifs, des mises en situation qui visent à les rendre acteurs ou à les fédérer autour d’un projet, La culture, facteur de développement, a été le fer de lance de certaines métropoles pour changer d’un changement sein de leur entreprise. nouvelles sont également les regards. Rayonnerauculturellement permet deCes rayonner toutformes court. de Lacollaboration culture est un élément stimulantes pour les territorial. artistes, qui peuvent trouver dans l’entreprise un nouveau champ indispensable du marketing d’expérimentation. « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture

3> soutien DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL financier à des expositions, certaines entreprises demandent à des artistes

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE LE UNRAYONNEMENT POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER CULTUREL > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2>ACONSOLIDER SES FONDEMENTS > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ?

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IDEES

 Organiser des rencontres (petit-dej) entre entreprises et artistes/collectif  Un concours artistiques. : imaginer l’histoire de la chouette.  Un médiateur pour échanger sur formes de coopération  Recueillir les témoignages desles habitants d’un quartier et entre artistes et entreprises. les diffuser en synthèse artistique.  Développer les les fondations  Développer fêtes ded’artistes. quartier.  Faire des répétitions dans les usines.  Un référendum culture.

 Une chasse aux trésors.  Une danse de Dijon.  Des animations culturelles de quartiers. III. Culture et métropolisation  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions culturelles significatives. IDEES « Dijon monte. Pour profiter du voyage, merci de laisserpour les s’approprier clichés sur leson pallier. Si tout ou presque Des joutes musicales orchestre. a été dit sur la moutarde, kir ou le d’épices, spécialités locales sont aujourd’hui  Unlemarché depain la culture à lales rentrée. l’innovation et les défis. (sitenos internet du Grand Dijon)  Une BD avec une chouette fan» de spécialités contant notre histoire. 1. Dijon-Bourgogne  Créer un parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des lieux avec jardins et bassins privés. Faut-il séparer le rayonnement culturel de Dijon de celui de la Bourgogne ? Dijon tient-elle sa place et son de capitale bourguignonne sur solides, le plan culturel ? Est-elle attractive Dijon dans à saunpropre Une foisrôle la culture construite sur des bases comment peut-on emmener rang région ? au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? supérieur L’attractivité et le dynamisme d’autres villes régionales comme Beaune ou Chalon-sur-Saône, Le Creusot font-ils de l’ombre à la capitale régionale ?

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

Pour de nombreux acteurs culturels et économiques, la culture doit être réfléchie à l’échelle de la ville mais aussi de la région. Cela passe par plus de synergies entres les territorialités, par une « La culturelocale peut être un atoutDijon pours’est changer et donner une notoriété nationale et internationale promotion commune. dotée d’équipements culturels d’envergure et affiche à ainsi Dijon » son ambition culturelle, qui doit drainer avec elle celle de toute une région. Plutôt que de rayonner plus fort que les autres, peut-être est-il préférable de rayonner plus loin, ensemble ? Cette année, le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont évolué toutest comme le rôlesur attribué à la culture. Institutionnalisée, dans quinquennal, La culture en avance la politique. Les acteurs culturels ontinscrite compris queun le plan cercle devait être la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de élargi et n’hésitent pas à utiliser des marqueurs topographiques plus forts : Théâtre Dijon développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant Bourgogne par exemple. Ils utilisent tous l’espace régional. L’art contemporain, très implanté à dans mêmetout temps plus de responsabilités Dijon,leinvestit le territoire bourguignon. aux collectivités locales. La question de l’accès de la culture au plus grand estletoujours préoccupation des Le couple Dijon-Bourgogne fonctionne également trèsnombre bien dans domaineune économique à l’image politiques celaoffre s’ajoute autre interrogation : comment la culture peut-elleLacontribuer du guichetlocales. uniqueA qui desune services globalisés aux créateurs d’entreprises. marque au rayonnement et au développement de la ville ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » « Bourgogne » a été créée cette année pour permettre à la région de se donner une visibilité dont on se pare, mais un atout pour attirer de nouveaux habitants, de nouvelles entreprises, des économique et touristique internationale, à laquelle Dijon, seule, ou Beaune, seule, ne peuvent pas cadres, des touristesDijon-Bourgogne … La culture n’est qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, prétendre. L’aéroport relierapas la région aux autres grandes métropoles françaises. Glasgow ont profité du label de « capitale européenne de la culture » pour redynamiser leur image. La culture, facteur développement, a été le fer de figurer lance de changer Aujourd’hui, Dijon de « s’allie » à Beaune pour faire la certaines Côte aumétropoles Patrimoinepour Mondial de les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément l’UNESCO. Les labels, ces « insignes d’honneur » comme celui de « ville d’art et d’histoire », indispensable territorial. acquis à Dijondu enmarketing 2008, sont facteurs d’attractivité touristique et bien sûr économique du territoire. Peut-on imaginer des démarches culturelles communes entres les différents cœurs économiques et « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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politiques de Bourgogne ? Peut-il y avoir un projet culturel bourguignon pour lequel les freins politiques et en particulier le découpage entre ville, département et région, pourraient être dépassés ?  Un concours : imaginer l’histoire de la chouette.  Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et les diffuser en synthèse artistique.  Développer les fêtes de quartier. La route touristique des grands crus : créer une navette  Unréférendum culture. touristique entre Dijon et Beaune. Il faut que ce soit  Une chasse aux trésors. pratique pour les touristes mais visible pour les locaux  Une danse de Dijon. également.  Des animations culturelles de quartiers.  Un projet pour la Bourgogne où les villes pourraient  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions IDEES s’inscrire : acte I à Dijon, acte II à Beaune, acte III au culturelles significatives. Creusot …. IDEES  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre.  Un marché de la culture à la rentrée.  Une BD avec une chouette fan de nos spécialités Dijon est-elle perçue commecontant la capitale culturelle notre histoire.de la région ? Ce n’est peut-être pas la question finalement… Peut-être faut-il avoir un uneparcours vision plus régionale et faire valoir ladans qualité  Créer initiatique d'une 1/2 journée desde l’ensemble des villes bourguignonnes. Limité par jardins notre taille, l’attractivité lieux avec et bassins privés.est limitée. On ne peut pas attirer comme Paris, Bordeaux, ou d’autres grandes métropoles. la solution pour à un rayonnement non seulement national mais Une Cependant, fois la culture construite surprétendre des bases solides, comment peut-on emmener Dijon à européen un rang se trouve peut être dans la coopération entre villes de tailles moyennes, d’autant que plusieurs villes supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? proches ont un grand dynamisme culturel.

2. Dijon, Besançon, Mulhouse, Bâle… : l’union fait la métropole 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL Comment les métropoles françaises peuvent-elle accroître leur visibilité sur la carte de l’Europe ? « LaDès culture peut un atout pour changer donner une notoriété nationale et internationale 2002, leêtre Comité interministériel de et l’aménagement et du développement du territoire à(CIADT) Dijonpropose » une stratégie visant à renforcer l’offre métropolitaine de la France en Europe. En juin 2004, un appel à la coopération métropolitaine est lancé : il doit renforcer les coopérations qui existent Cettedéjà, année, ministère de lade Culture fête ses ans d’existence. Depuis 1959, ses leurs missions ont en lefaire émerger nouvelles, et50favoriser les coopérations entres institutions évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, respectives. la culture était identifiée dans les années 60-70 comme un moyen de démocratisation, de développement du lien social. Peu àdes peu,fonctions elle s’est territorialisée, s’émancipantdes de l’Etat et donnant « La métropole rassemble diversifiées, notamment fonctions tertiaires danssupérieures. le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. Elle rayonne sur son environnement régional, national et international, et fonctionne La question de l’accès la culture auvilles plus etgrand nombre est toujours une préoccupation desvilles en réseau avec les de autres grandes les villes moyennes qui l’entourent. Les grandes politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer sont vues comme le lieu privilégié du développement globalisé, rassemblant les pouvoirs, au rayonnement au développement la villeajoutée. ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » l’intelligence, etl’excellence et la fortedevaleur Il s’agit bien d’accroître l’offre métropolitaine, dontsans on se un atout attirer de nouveaux nouvelles entreprises, des lespare, effetsmais néfastes de lapour métropolisation, tels quehabitants, l’étalementdeurbain consommateur d’espaces cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un investissement. Lille, naturels, la pollution et le bruit liés à la mobilité automobile, la ségrégation sociale etc. La mise en Glasgow ontde profité du label de « capitale européenne de la culture »depour redynamiser leur àimage. oeuvre l’engagement des chefs d’État et de gouvernement l’Union européenne Lisbonne La culture, facteur développement, a été le l’économie fer de lance métropoles changeret la en mars 2000,de visant à faire de l’Europe dedela certaines connaissance la pluspour dynamique les regards. Rayonner permet de rayonner plus compétitive du culturellement monde d’ici 2010 » (DATAR, 2003). tout court. La culture est un élément indispensable territorial. Les axes du demarketing développement et de coopération à l’échelle d’une métropole sont les suivants : renforcement du rayonnement économique, culturel et artistique, développement de l’enseignement « Dijon monte et ». de Ikea, Zénith, bientôt le tramway, TGV Rhin Rhône…. Lesgrandes grands métropoles, projets supérieur la le recherche, l’accroissement desleemplois publics dans les « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 2>ACONSOLIDER FONDEMENTS > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ?

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l’amélioration de l’accessibilité et des réseaux de transports… Le projet de la Métropole Rhin-Rhône, « réseau de villes » qui de n’ont pas atteint la taille critique  Un concours : imaginer l’histoire la chouette. permettant d’affirmer un statutmétropolitain, retenu en 2005 par le comité les Recueillir lesest témoignages des habitants d’unchargé quartierd’évaluer et projets métropolitains proposés dans le cadre de l’appel à projet de la DIACT de 2004. Ce réseau les diffuser en synthèse artistique. est composé de huit villes françaises, et de deux villesde suisses : Le Creusot-Montceau, Chalon-sur Développer les fêtes quartier. Saône, Dijon, Dole, Besançon,Belfort, Montbéliard, Mulhouse, Bâle et Neuchâtel. Un référendum culture.  Une chasse aux trésors. Bien que très proche des grandes agglomérations urbaines, des grands pôles d’attractivité que sont  Une danse de Dijon. Paris, Lyon, Strasbourg, Francfort ou encore Genève,  Des animations culturelleslademétropole quartiers. Rhin-Rhône dispose d’un espace suffisant pour développer son propreles rayonnement Europe. Cette position géographique  Impliquer Dijonnais en dans le bénévolat d’actions est même plutôt un avantage : culturelles le projet de métropole vise à créer une offre métropolitaine au significatives. carrefour deIDEES Lyon, Paris et Strasbourg.  Des joutes musicales pour s’approprier son orchestre. Au-delà de l’appel à projet lancé par la DIACT, miseàen place de la Ligne à Grande Vitesse  Un marché de la la culture la rentrée. (LGV) Rhin-Rhône, qui reliera toutes ces avec villes, une a étéchouette un élément pour engager la Une BD fan déclencheur de nos spécialités réflexion sur la constitution de cetcontant espacenotre métropolitain. histoire. « La Métropole Rhin-Rhône, structure associative ne constitue pas un nouvel  Créersouple, un parcours initiatique d'une 1/2 journée danséchelon des institutionnel ». C’est un « espacelieux de projets partagés », qui laisse une totale liberté aux villes qui le avec jardins et bassins privés. composent. (dossier de presse : http://www.metropole-rhinrhone.eu/images/dossier_de_presse_09.pdf). Une fois la culture construite sur des bases solides, comment peut-on emmener Dijon à un rang supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? Six secteurs stratégiques de coopération ont été identifiés et doivent faire l’objet d’un renforcement important au sein de l’espace métropolitain :

3>‐ DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL La mobilité et l’accessibilité. ‐ Le développement durable. L’économie deun la atout connaissance et de et l’excellence. « La‐ culture peut être pour changer donner une notoriété nationale et internationale à Dijon ‐ » L’enseignement supérieur et la recherche. ‐ Le tourisme. Cette le ministère de la Culture fête ses 50 ans d’existence. Depuis 1959, ses missions ont ‐ année, La culture. évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, la culture identifiée dans 60-70 comme un moyen de démocratisation, de 3. laétait culture, facteur cléles duannées rayonnement métropolitain développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant dans le même responsabilités aux collectivités locales.de la Métropole Rhin-Rhône : La culture est temps un axeplus de de travail à privilégier dans la constitution La question de l’accès de la culture au plus grand nombre est et toujours une préoccupation elle constitue un facteur de rayonnement à l’échelle nationale internationale : elle attire des les politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer jeunes actifs diplômés, crée une identité forte et génère des emplois. au rayonnement et au développement de la ville ? La culture n’est plus ce « supplément d’âme » dont on seune pare, mais und’un atout pourd’habitants attirer de nouveaux Comment métropole million peut-elle «habitants, rayonner de par nouvelles les arts et entreprises, la culture » ?des cadres, touristes … La culture n’est qu’unestructurants dépense : c’est un investissement. La mise des en place de synergies d’acteurs et pas de projets communs est essentielle Lille, pour Glasgow ont profité du label de « culturelles capitale européenne de la métropoles culture » pour redynamiser être compétitif en termes d’offres à côté d’autres européennes quileur ont image. fait de La culture,un facteur développement, a été le fer de et lance certaines métropoles pour la culture enjeude très fort de leur développement, aussidepour améliorer la qualité de changer vie des les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément habitants au sein de la métropole et de ses villes. indispensable du marketing territorial. De plus, dans ce contexte de décentralisation actuelle de la politique culturelle et de sa gestion, qui « Dijon monte ». grand Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Lesdegrands projets attribue un plus rôle aux collectivités locales dans l’animation de l’art et la culture, la « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Métropole Rhin-Rhône peut représenter une forme originale de coopération territoriale, qui permettra d’affirmer davantage la valorisation culturelle de toutes ses villes, grâce à des projets communs.  Un concours : imaginer l’histoire de la chouette.  Recueillir les témoignages des habitants d’un quartier et Des propositions d’actions culturelles été présentées aux Rencontres de la les diffuser communes en synthèseont artistique. Métropole Rhin Rhône qui s’est tenue à Montbéliard en décembre 2008 (Séminaire  Développer les fêtes de quartier. Rencontres de la MRR - Synthèse de l’atelier culture) :  Un référendum culture.  laUne chasse aux trésors. - la valorisation conjointe et mise en réseau des patrimoines : citadelles, patrimoine industriel,  Une danse de Dijon. musées … - la mise en réseau en matière deanimations productionculturelles événementielle et de spectacle vivant,  Des de quartiers. - les conditions de l’accessibilité culturelle à l’échelle Rhin-Rhône,  Impliquer les Dijonnais dans le bénévolat d’actions - le partenariat relatif à des politiques designificatives. développement des structures culturelles. culturelles IDEES  Des joutes Des projets concrets ont été évoqués : musicales pour s’approprier son orchestre.  Un marché de la culture à la rentrée. Une BDetavec une chouette fan de nos spécialités - L’exposition commune « Utopies Innovations », un projet d’exposition itinérante entre les notre histoire. Rhin-Rhône qui débutera en 2010. principales agglomérations etcontant villes de la Métropole  Créer un parcours initiatique d'une 1/2 journée dans des avec dans jardinsleetdomaine bassins privés. - Le festival GéNériQ, initié lieux en 2007, du spectacle vivant, relaie le festival des Eurockéennes et implique un tissu de musiciens régionaux. Il est multisites (Belfort, Montbéliard, Une Baume-les-Dames, fois la culture construite des bases solides, comment peut-on emmener Dijon un lancé rang par Dijon,sur Besançon, Belfort, Mulhouse, Kingersheim, Freiburg) et aàété supérieur au niveau culturel et la faire rayonner à la fois en interne et en externe ? cinq structures culturelles régionales : les Eurockéennes de Belfort, la Vapeur de Dijon, le Cylindre de Besançon, la Poudrière de Belfort et le Noumatrouff de Mulhouse. Une aventure collective au succès grandissant, qui est un premier pas concret de collaboration culturelle au sein de la Métropole Rhin-Rhône.

3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

« A Pas et « pour Monnix » sont d’art et vivant qui impliquent des « La -culture peutcontés être un» atout changer et aussi donnerdes unemanifestations notoriété nationale internationale à réseaux régionaux et internationaux. Dijon » projetled’un orchestre associant et Dijon est1959, en cours réflexion. Cette- Le année, ministère de lasymphonique Culture fête ses 50 ansBesançon d’existence. Depuis ses de missions ont évolué tout comme le rôle attribué à la culture. Institutionnalisée, inscrite dans un plan quinquennal, - « Lesétait structures d’enseignement artistique sontcomme en situation de coopérer et de présenter de à l’Etat la culture identifiée dans les années 60-70 un moyen de démocratisation, un projet conjoint ». développement du lien social. Peu à peu, elle s’est territorialisée, s’émancipant de l’Etat et donnant dans le même temps plus de responsabilités aux collectivités locales. Au cœurdedul’accès territoire, cultureauestplus donc un nombre élément est essentiel deune sonpréoccupation attractivité et des de son La question de lalaculture grand toujours rayonnement. Une ville culturellement dynamique se « vendra » beaucoup plus facilement. politiques locales. A cela s’ajoute une autre interrogation : comment la culture peut-elle contribuer Trois axes forts le Contrat Région la compétitivité, l’attractivité au rayonnement et austructurent développement de la de villePlan ? La Etat culture n’est: plus ce « supplément d’âme »et le durable danspour lesquels culture trouvehabitants, égalementdesanouvelles place. entreprises, des dont développement on se pare, mais un atout attirerlade nouveaux Le pôle culture et la restructuration du Musée des Beaux-arts à Dijon fontinvestissement. partie des grands projets cadres, des touristes … La culture n’est pas qu’une dépense : c’est un Lille, culturels de la région. Dedemême, « le développement enseignement artistique d’intérêt national Glasgow ont profité du label « capitale européenne de d’un la culture » pour redynamiser leur image. et la dynamisation de la création artistique la mise en valeur despour riches collections La culture, facteur de développement, a été le en ferparallèle de lanceavec de certaines métropoles changer des musées, sont propices à garantir une image attractive comparable aux autres grandes les regards. Rayonner culturellement permet de rayonner tout court. La culture est un élément capitales européennes ». L’objectif étant que Dijon devienne un grand centre culturel entre Lyon et indispensable du marketing territorial. Paris et, de manière plus large, à l’échelle européenne. « Dijon monte ». Ikea, le Zénith, bientôt le tramway, le TGV Rhin Rhône…. Les grands projets « stratégiques » se développent pour construire la métropole dijonnaise de demain. La culture 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN LE POTENTIEL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ?

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A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



Est-ce suffisant pour rayonner et pour produire une forte visibilité en interne, et en externe ? Plus que s’inscrire danspour un territoire, s’inscritune dans un visibilité « espace-temps », un Est-ce suffisant rayonner la et culture pour produire forte en interne, et «enévénement externe ? », Plus qui,que pars’inscrire son caractère « brillera peut-être beaucoup plus et plus loin. dans exceptionnel, un territoire, la culture »s’inscrit dans un « espace-temps », un « événement », qui, par son caractère exceptionnel, « brillera » peut-être beaucoup plus et plus loin.

B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ? B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ?

Quels sont les leviers de développement culturel de Dijon ? Equipements culturels, musées, grandes expositions comme les Fauves Hongrois, talents locaux, lesculturels, festivals,musées, les Quels sont les leviers de développement culturel delesDijon ? Equipements labels suffisent-ils à faire rayonner DijonFauves ? Une question queles beaucoup posent :les faut-il créer unles grandes expositions comme les Hongrois, talents selocaux, festivals, gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. labels suffisent-ils à faire rayonner Dijon ? Une question que beaucoup se posent : faut-il créer un gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. Pour faire venir les publics, il faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait pas comme soi. Le patrimoine, les musées sont ouverts toute l’année. Lapas Pour suffisamment faire venir lesdynamique publics, il en faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait gratuité des musées a-t-elle une incidence sur leur ? La Nuit des l’année. muséesLa comme suffisamment dynamique en soi. manifeste Le patrimoine, les fréquentation musées sont ouverts toute semble attirer plus de monde. La fête de la sur musique aussi. Le concert de rentrée de gratuité des beaucoup musées a-t-elle une incidence manifeste leur fréquentation ? La Nuit des musées Dijon est un succès incontestable. L’événement fait bouger. Pas les pierres. Chalon a son festival. semble attirer beaucoup plus de monde. La fête de la musique aussi. Le concert de rentrée de Depuis Beaune Faut-il créer un événement à Dijon lui enlever cettea image de Dijon peu est un succèsaussi. incontestable. L’événement fait bouger. Paspour les pierres. Chalon son festival. « belle endormie » ? Et quel événement pourun Dijon ? Depuis peu Beaune aussi. Faut-il créer événement à Dijon pour lui enlever cette image de « belle endormie » ? Et quel événement pour Dijon ?

I. Oser l’événement I. Oser l’événement

« On reste dans le raisonnement d’une ville de Province ».

« On reste dans le raisonnement d’une ville de Province ». Qu’est-ce qui fait parler de Belfort, de Nantes, de La Rochelle ? La création d’un événement fort a considérablement changé et l’attractivité villes. En?Bourgogne, se distingue Qu’est-ce qui fait parler l’image de Belfort, de Nantes, de de ces La Rochelle La création Chalon d’un événement fort a avec son festival de changé musiques de rues, Chalon dans la Rue, quiEn attire entre 150 000 etse300 000 considérablement l’image et l’attractivité de ces villes. Bourgogne, Chalon distingue visiteurs alors que la ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival avec son festival deville musiques de rues, Chalon dans la Rue, qui attire entre 150 000 et 300du 000 filmvisiteurs policier. alors que la ville ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival du Le film grand événement dijonnais brille plutôt par son absence… policier. Le grand événement dijonnais brille plutôt par son absence… Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oser l’Evénement ? Nombreux sont ceux qui le plébiscitent, acteurs comme publics. L’événement dijonnais image et une à Dijon ? Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oserdonnera-t-il l’Evénementune ? Nombreux sontvisibilité ceux qui le plébiscitent, Le acteurs succès comme confirmépublics. du concert de rentrée, qui a su mobiliser le public autour d’une scène en L’événement dijonnais donnera-t-il une image et une visibilité à Dijonplein ? cœur de Dijon, tend à ledudémontrer. Le succès confirmé concert de rentrée, qui a su mobiliser le public autour d’une scène en plein cœur de Dijon, tend à le démontrer. Pour beaucoup, une manifestation phare serait perçue comme un véritable moteur pour l’ensemble desPour activités culturelles de la ville, unphare produit d’appel pour faire découvrir le patrimoine, culture beaucoup, une manifestation serait perçue comme un véritable moteur pourlal’ensemble dijonnaise et bourguignonne. événement permettrait dynamiser la fréquentation touristique. des activités culturelles deCet la ville, un produit d’appel de pour faire découvrir le patrimoine, la culture dijonnaise et bourguignonne. Cet événement permettrait de dynamiser la fréquentation touristique.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

C>A LA> PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN


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PANEL
DE
FESTIVALS
 A quoi doit-on la réussite d’une telle manifestation ? Sans 2008
‐
2009
:
 doutesuffisant à la mobilisation l’ensemble Est-ce pour rayonnerde et pour produiredes une acteurs forte visibilité en interne, et en externe ? Plus LE
4
‐
14
 économiques, politiques, culturels, artistiques…. que s’inscrire dans un territoire, la culture s’inscrit dans un « espace-temps », un « événement », A
PAS
CONTES
 Quels moyens mettre en œuvre«?brillera L’organisation qui, par son caractère exceptionnel, » peut-êtred’un beaucoup ART
DANSE
 plus et plus loin. grand événement nécessite une logistique importante, ATAKORA
FESTAFRICA
 des infrastructures d’accueil suffisantes… sa mise en CARTE
BLANCHE
A
LA
COMPAGNIE
DU
CLAIR
OBSCUR
 B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ? DES
FOURMIES
DANS
LA
VOIX
 place pourrait peut être donner l’occasion de renforcer les DIJON
TROPIC
FESTIVAL
 aménagements et les équipements culturels, de créer de Quels sont les leviers de développement culturel de Dijon ? Equipements culturels, musées, D'JAZZ
A
LA
PLAGE
 nouveaux parcours à l’échelle de la ville tout entière, des grandes expositions comme les Fauves Hongrois, les talents locaux, les festivals, les D'JAZZ
AU
JARDIN
 maillages entre les quartiers, un espace public D'JAZZ
DANS
LA
VILLE
 labels suffisent-ils à faire rayonner Dijon ? Une question que beaucoup se posent : faut-il créer un transformé… DU
MONDE
AUTOUR
/
DIESE
 gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. ELECTROPOLE
 ENTRE
COUR
ET
JARDINS
 Le budget nécessaire au financement d’une manifestation Pour faire venir les publics, il faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait pas ESTIVADES
 d’envergure nationale ne peut être supporté par la seule comme suffisamment dynamique en soi. Le patrimoine, les muséesFENETRES
SUR
COURTS

 sont ouverts toute l’année. La collectivité. De nouveaux partenariats devront être établis gratuité des musées a-t-elle une incidence manifeste sur leur fréquentation ? La Nuit des musées FESTIVAL
DE
DIJON
BOURGOGNE
DES
MUSIQUES
 avec les autres villes de l’agglomération, les structures SACREES
DU
MONDE
 semble attirer beaucoup plus de monde. La fête de la musique aussi. Le concert de rentrée de culturelles, les entreprises régionales, les commerçants FESTIVAL
DE
LA
VOIX
 Dijon est un succès incontestable. L’événement fait bouger. Pas les pierres. Chalon a son festival. de la ville… qui pourraient prendre part et se mobiliser FESTIVAL
DU
MANGA
 Depuis peu Beaune aussi. Faut-il créer un événement à Dijon pour lui enlever cette image de pour la réussite d’un vrai grand moment de partage FESTIVAL
INTERNATIONAL
DE
MUSIQUE
MECANIQUE
 « belle endormie » ? Et quel événement pour Dijon ? FESTIVAL
INTERNATIONAL
DU
CARILLON
 culturel. FESTIVAL
INTERNATIONAL
DU
FILM
D’AVENTURES
DE
 DIJON
 finalement une véritable FETE
DE
LA
VIGNE
 « On ajoutée, reste dansdes le raisonnement d’une ville de Province ». « entreprise », qui crée de la valeur FOCUS
MEDITERRANEE
 retombées directes et indirectes, donne à la ville qui GENERIQ
 Qu’est-ce quiun fait«parler de Belfort,»desur Nantes, de La Rochelle ? La création d’un événement fort a l’organise positionnement l’échelle nationale HUMAN
BEAT
BOX
FESTIVAL
 considérablement changé l’image et l’attractivité de ces villes. En Bourgogne, Chalon se distingue ITALIART
 des villes attractives. Sa médiatisation est aussi avec son festival de musiques de rues, Chalon dans la Rue, qui attire entre KILL
YOUR
POP
 150 000 et 300 000 essentielle : une manifestation de grande envergure fait KULTUR’MIX

 visiteurs alors queàlalaville ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival du gagner en image collectivité. L’ECRIT
DE
LA
FEE
 film policier. LA
STA
FAIT
SON
FESTIVAL
 LeUne grand événement brille plutôt son absence… question restedijonnais en suspens : quelpar événement pour LABOMATIQUE
 Dijon ? LES
CYCLOPEDIES
‐BASKARAD
 Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oser l’Evénement ? Nombreux sont ceux qui le plébiscitent, LES
JEUDIS
DE
LA
VOIX
 acteurs comme publics. L’événement dijonnais donnera-t-il une image et une visibilité à Dijon ? LES
MESLANGES
DE
PRINTEMPS
 II. Un festival … de plus ? Le succès confirmé du concert de rentrée, qui a su mobiliser le public autour d’une scène en plein LES
NUITS
D’ORIENT
 MADE
IN
MAROC
 cœur de Dijon, tend à le démontrer. MEGAPHONE
 Le phénomène festivalier est lié à une volonté de MUSIQUES
EN
VOUTES
 rayonnement Le festival, comme la perçue Biennale, a Pour beaucoup, externe. une manifestation phare serait comme un véritable moteur pour l’ensemble NOVOSONIC
 une vocation touristique évidente une vraie force de faire découvrir des activités culturelles de la ville, unetproduit d’appel pour le patrimoine, la culture OPERA
D'ETE
EN
BOURGOGNE
 résonnance pour certains territoires qui sont par ailleurs dijonnaise et bourguignonne. Cet événement permettrait de dynamiser la fréquentation touristique. PIERRES
VIVANTES
 très peu visibles : le festival de Jazz de Marciac, les PRISE
DE
CIRQUE
 Vieilles Charrues, Les Nuits de Champagne… RESONANCES
ELECTRONIQUES
 SEMAINE
INTERNATIONALE
D'ORGUE
 TEMPS
DE
PAROLE
 Lorsqu’on les interroge sur la nature de l’événement à THEATRE
EN
MAI
 créer, certains acteurs évoquent avec nostalgie des TROPIC
FESTIVAL
 festivals passés qui avaient acquis la notoriété dont on X
PRESSION


I. Un Oserévénement, l’événement c’est

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE LE UNRAYONNEMENT POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER CULTUREL 2>ACONSOLIDER SES FONDEMENTS > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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A> : EXISTER SUR UNE CARTE C RAYONNER > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



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rêve aujourd’hui : les nuits bourguignonnes, l’open festival … Pourtant festivals nerayonner manquent Dijon, mais n’a encore s’imposer comme Est-ce les suffisant pour et pas pourà produire uneaucun forte visibilité en réussi interne,à et en externe ? Plus LEque festival dijonnais deun référence et la à fédérer s’inscrire dans territoire, culture acteurs s’inscrit comme dans unpublics. « espace-temps », un « événement », qui, par son caractère exceptionnel, « brillera » peut-être beaucoup plus et plus loin. En créer un autre n’est peut-être pas non plus souhaitable. Le calendrier des festivals est déjà bien rempli et souffre d’un manque de lisibilité assez fort auprès du public. B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ? Dans un paysage festivalier déjà très dense, quel festival pour Dijon ? Théâtre en mai, Dièse, Mégaphone, le 4-14…. adoptent des styles très différents, allant du populaire au plus pointu, Quels concerts sont les gratuits leviers etdepayants, développement de chacun Dijon ?leur Equipements culturels, musées, alternant et attirant culturel finalement public. grandes expositions comme les Fauves Hongrois, les talents locaux, les festivals, les labels suffisent-ils à faire rayonner ? Une question que beaucoup se posent : faut-il ycréer Faut-il choisir un festival parmi ceux Dijon existants et le faire monter en puissance ? Peut-être a-t-il un gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. encore des mutualisations à opérer comme celle de Why Note et du Tribu Festival, ou bien entre différentes « disciplines culturelles », comme musique et gastronomie qui a été le pari du 4-14 ? Pour faire venir les publics, il faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait pas comme suffisamment dynamique en soi. Le patrimoine, les musées sont ouverts toute l’année. La gratuité des musées a-t-elle manifeste  une incidence Un salon du livre d’artsur . leur fréquentation ? La Nuit des musées semble attirer beaucoup plus monde. La fêtededel’art, la musique aussi. Le concert de rentrée de  de Un symposium orienté sur la sculpture. Dijon est un succès incontestable. L’événement fait bouger. Pas les pierres. Chalon a son festival.  Un festival de musiques électro. Depuis peu Beaune aussi. Faut-ilUncréer un de événement Dijon pour lui enlever cette image de festival musiques àclassiques. « belle endormie » ? Et quel pour Dijon  événement Un événement sur? les Illustres de la Bourgogne.

I. Oser

 l’événement  IDEES 

EVENEMENTS

Créer des temps forts, des saisons festivalières (automnes-printemps). Une saison lesdans sens.le raisonnement d’une ville de Province ». « Onsur reste

Qu’est-ce qui fait parler de Belfort, de Nantes, de La Rochelle ? La création d’un événement fort a considérablement changé l’image et l’attractivité de ces villes. En Bourgogne, Chalon se distingue avec son festival de musiques de rues, Chalon dans la Rue, qui attire entre 150 000 et 300 000 que?la ville ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival du III.visiteurs Quels alors freins film policier. Le grand événement dijonnais brille plutôt par son L’organisation d’un grand événement, festival ou absence… autre, ne fait pas l’unanimité. Certains s’y opposent pour différentes raisons : Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oser l’Evénement ? Nombreux sont ceux qui le plébiscitent, comme L’événement dijonnais donnera-t-il uneseraient image et une visibilité àà Dijon ? - «acteurs Dijon n’est pas publics. prête à se laisser envahir ». Les habitants ne pas favorables ce grand Le succès confirmé du concert de rentrée, qui a su mobiliser le public autour d’une scène en plein chamboulement. cœur de Dijon, tend à le démontrer. - Quel lieu pour cet événement ? Le concert de rentrée, qui a attiré des milliers de spectateurs de Pour une manifestation phare perçue comme un véritable moteur l’ensemble Dijon et beaucoup, de son agglomération a montré lesserait limites qu’une telle organisation pouvait pour atteindre. Le des activités culturelles de la ville, un produit d’appel pour faire découvrir le patrimoine, la culture succès de cet événement organisé par la ville de Dijon est avéré. Peut-on accueillir encore plus de dijonnaise et bourguignonne. Cet événement permettrait de dynamiser la fréquentation touristique. monde en centre ville sans se heurter à des problèmes de sécurité évidents ? Le grand événement dijonnais, s’il a lieu, devra sans doute être décentralisé. - Où en sont nos structures d’accueil et d’hébergement ? Est-ce que notre capacité hôtelière est suffisante pour accueillir un public de masse ?

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> SESUN FONDEMENTS 1>CONSOLIDER DIJON A-T-ELLE POTENTIEL CULTUREL ? 3> RAYONNEMENT 2>DEVELOPPER CONSOLIDERLE SES FONDEMENTSCULTUREL A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

BA> >POUR RAYONNER, FAUT-IL L'EVENEMENT ? RAYONNER : EXISTER SURCREER UNE CARTE CB> >LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ?

C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN


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- Le budget nécessaire à l’organisation d’un grand festival est trop important et aurait pour conséquence restreindre alloué aux différentes structures grandes ou?petites, Est-ce suffisant de pour rayonner celui et pour produire une forte visibilité en culturelles, interne, et en externe Plus qui en ont besoin tout au long de l’année. que s’inscrire dans un territoire, la culture s’inscrit dans un « espace-temps », un « événement », - En d’image, faut-il craindre une »polarisation sur cet plus événement aux dépens d’autres qui, par termes son caractère exceptionnel, « brillera peut-être beaucoup et plus loin. manifestations culturelles ?

B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ?

Avoir de l’ambition, est-ce voir en grand ou voir plus loin ? Peut-être faut-il développer d’autres concepts pour créer de la notoriété ? Il peut y avoir un risque à Quels sont les leviers de développement culturel de Dijon ? Equipements culturels, musées, centrer ces moyens sur un événement de grande portée qui est celui d’aplanir le paysage culturel. grandes expositions comme les Fauves Hongrois, les talents locaux, les festivals, les Le succès culturel d’une ville n’est pas forcément reproductible ni exportable dans une autre. Les labels suffisent-ils à faire rayonner Dijon ? Une question que beaucoup se posent : faut-il créer un Eurockéennes ne sont pas faites pour Dijon. Il faut une force de résonnance, mais il faut aussi gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. résonner avec notre identité culturelle locale. Plutôt que de favoriser un événement ponctuel, ne vaut-il mieux pas parier sur un vrai projet culturel, ancré dans la durée ? Pour faire venir les publics, il faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait pas comme suffisamment dynamique en soi. Le patrimoine, les musées sont ouverts toute l’année. La IV. Un durable pour Dijon gratuité desprojet muséesculturel a-t-elle une incidence manifeste sur leur fréquentation ? La Nuit des musées semble attirer beaucoup plus de monde. La fête de la musique aussi. Le concert de rentrée de Créer n’est peut être pas la voie plus originale rayonner, peut être Dijon estun unévénement succès incontestable. L’événement faitlabouger. Pas lespour pierres. Chaloneta c’est son festival. prendre le Beaune risque deaussi. la banalisation. Le un travail qui seraàeffectué pourlui définir l’identité Depuis peu Faut-il créer événement Dijon pour enlever cette culturelle image dede Dijon prend tout son sens ici. La grande richesse de Dijon, c’est justement cette culture sur laquelle « belle endormie » ? Et quel événement pour Dijon ? on peut capitaliser. D’autres villes françaises ont créé l’événement faute d’une histoire et d’un préexistant. A cette culture du passé s’ajoute à Dijon la création contemporaine et sa I. patrimoine Oser l’événement capacité à innover en rénovant, à marier le neuf avec l’ancien. « On reste dans le raisonnement d’une ville de Province ». Certains festivals s’essoufflent avec le temps, et finissent par nuire à l’image de dynamisme que souhaite véhiculer une ville. Attirer un public de masse n’est pas forcément gage de pérennité et de Qu’est-ce qui fait parler de Belfort, de Nantes, de La Rochelle ? La création d’un événement fort a notoriété non plus. considérablement changé l’image et l’attractivité de ces villes. En Bourgogne, Chalon se distingue Plutôt qu’un événement, pourquoi ne pas faire le choix d’un véritable projet culturel pour Dijon et avec son festival de musiques de rues, Chalon dans la Rue, qui attire entre 150 000 et 300 000 l’inscrire dans la durée ? Un projet à la mesure de Dijon, qui implique un vrai choix politique, visiteurs alors que la ville ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival du condition indispensable de sa réalisation. film policier. Ce projet doit être inscrit dans le temps et l’espace, avec différents axes de développement, de Le grand événement dijonnais brille plutôt par son absence… l’animation mais aussi des instants de réflexions….Un projet de ville se construit en synergie avec les acteurs culturels, touristiques et économiques. Aujourd’hui, il manque un fil conducteur, qui Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oser l’Evénement ? Nombreux sont ceux qui le plébiscitent, rassemble et fédère les énergies, sans remettre en cause leur autonomie. acteurs comme publics. L’événement dijonnais donnera-t-il une image et une visibilité à Dijon ? Le succès confirmé du concert de rentrée, qui a su mobiliser le public autour d’une scène en plein cœur de Dijon, tend à le démontrer.  pour tous : culture solidaire et équitable pour les habitants, qui laisse aussi sa chance aux pratiques Pour beaucoup, une manifestation amateurs, phare serait perçue comme un véritable moteur pour l’ensemble des activités culturelles de la ville, un produit d’appel pour faire découvrir le patrimoine,  tout le temps : en continu, inverser la tendance « il n’ylaaculture dijonnaise et bourguignonne. Cet événement la fréquentation touristique. rien à fairepermettrait à Dijon » de pardynamiser « il se passe toujours quelque

IDEES

La culture durable

chose à Dijon », la ville du festival en continu,  et à tous les temps : patrimoine et création contemporaine, passé et présent, et futur car il faut penser la culture de demain.

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1>3> DIJON A-T-ELLE LE UN RAYONNEMENT POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER CULTUREL 2>ACONSOLIDER SES FONDEMENTS > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 3>BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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A >CRAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



L’exemple Toulousain : « la culture en mouvement » Comment bâtir un projet culturel ?etLapour JCEproduire Dijon a mené l’enquête dans autresetvilles de France. Est-ce suffisant pour rayonner une forte visibilité en les interne, en externe ? Plus Bien que géographiquement très éloignée et de taille différente, la ville de Toulouse a de nombreux », que s’inscrire dans un territoire, la culture s’inscrit dans un « espace-temps », un « événement points communsexceptionnel, avec Dijon : «« brillera Ville d’art et d’histoire, Toulouse qui, culturels par son caractère » peut-être beaucoup plus s’enorgueillit et plus loin. d’abriter un riche patrimoine architectural, des institutions culturelles d’envergures, un vaste réseau de bibliothèques, de librairies, de galeries d’art, de cinémas, de salles de musiques, une foison B> Pour rayonner, faut-il créer l’événement ? d’équipes artistiques. » (Le projet culturel pour Toulouse 2009-2014). Un potentiel culturel important que la ville de Toulouse a décidé de valoriser et de mettre en mouvement pour la hisser au rang Quels sont les leviers de développement culturel de Dijon ? Equipements culturels, musées, d’une « métropole créative européenne ». Pour ce faire, elle s’est donné le temps et les moyens de grandes expositions comme les Fauves Hongrois, les talents locaux, les festivals, les traduire ses envies et ses ambitions culturelles dans un texte fondateur : le projet culturel pour labels suffisent-ils à faire rayonner Dijon ? Une question que beaucoup se posent : faut-il créer un Toulouse. gros événement à Dijon comme à Belfort, La Rochelle, Bourges ? Les avis sont partagés. Ce projet est bâti à partir de 4 objectifs : Pour faire venir les publics, il faudrait créer un événement. Le terme « culture » n’apparait pas comme suffisamment soi.que Le patrimoine, les musées sont impliqués ouverts toute La « Toulouse, métropole dynamique solidaire, en parce nous désirons que soient dansl’année. les gratuité despratiques musées a-t-elle une incidence manifeste sur leurles fréquentation ? La Nuit desles musées offres et les culturelles les populations oubliées, quartiers abandonnés, cultures discriminées ; parce que nous avons pour dessein de donner l’envie de culture à tous semble attirer beaucoup plus de monde. La fête de la musique aussi. Le concert de rentrée de lesDijon Toulousains, afin qu’ils ne se disent plus « ce n’est pourPas moi les » au moment d’entrer dans est un succès incontestable. L’événement fait pas bouger. pierres. Chalon a son festival. un Depuis musée,peu d’aller écouter un concert, de s’inscrire à un atelier artistique, de se servir d’une Beaune aussi. Faut-il créer un événement à Dijon pour lui enlever cette image de borne interactive ; parce que nous voulons consolider les démarches culturelles de proximité « belle endormie » ? Et quel événement pour Dijon ? favorisant le lien social ; parce que nous considérons que les pratiques artistiques, les expressions créatrices des habitants doivent être encouragées par la collectivité publique aussi bien que la fréquentation des lieux et des oeuvres ; parce que nous estimons que le « faire » I. Oser l’événement doit être pris en compte au même titre que le« «On voir ». dans le raisonnement d’une ville de Province ». reste Toulouse, métropole créative, parce que nous avons l’ambition de mettre la ville en Qu’est-ce qui fait parler de Belfort, de Nantes, de La ? La création d’un événement mouvement, en accompagnant les ressources locales quiRochelle ne demandent qu’à s’épanouir, en les fort a considérablement changé l’image et l’attractivité de ces villes. En Bourgogne, Chalon distingue confrontant à la création contemporaine nationale et internationale ; parce que nous se nous tournons résolument vers l’avenir de et rues, que nous voulons compte des entre nouvelles pratiques avec son festival de musiques Chalon dans tenir la Rue, qui attire 150 000 et 300 000 artistiques et culturelles, en pleine mutation ;parce que nous entendons favoriser tous les visiteurs alors que la ville ne compte que 60 000 habitants. Beaune a désormais son festival du croisements entre disciplines artistiques, entre culture et science, entre culture et société ; film policier. parce que nous voulons être attentifs au développement des industries créatives sur le Le grand événement dijonnais brille plutôt par son absence… territoire. Doit-on avoir plus d’ambitions à Dijon et oser ? Nombreux qui le plébiscitent, Toulouse, métropole équilibrée, parce que l’Evénement nous sommes convaincussont de ceux la nécessité de acteurs L’événement dijonnais donnera-t-il image et une à Dijonà ? placer la comme culture publics. au cœur de la réflexion urbaine ; parceune que nous nousvisibilité engageons rééquilibrer maillagedu culturel du de territoire ; parce nous pensons queautour le rayonnement Le succèsleconfirmé concert rentrée, qui a que su mobiliser le public d’une scènedes en plein équipements culturels et patrimoniaux doit s’étendre dans toute la ville et profiter à toutes les cœur de Dijon, tend à le démontrer. populations ; parce que nous inscrivons notre projet dans une cohérence de travail avec les différentes collectivités publiques partenaires. Pour beaucoup, une manifestation phare serait perçue comme un véritable moteur pour l’ensemble des activités culturelles de la ville, parce un produit d’appel pour découvrir patrimoine, la culture Toulouse, métropole participative, que nous avons la faire conviction que le nous ne pouvons dijonnaise bourguignonne. Cet événement permettrait de dynamiser la fréquentation touristique. plus porter unetprojet politique sans une concertation permanente avec l’ensemble des acteurs concernés ; parce que nous avons la volonté de poursuivre l’expérience de démocratie culturelle participative initiée par les Assises de la Culture ; parce que nous souhaitons encourager toutes les coopérations entre les acteurs d’un même champ artistique ainsi que d’horizons différents ; parce que nous pensons la culture comme un trait d’union entre les acteurs de la ville, industriels, économiques, sociaux, universitaires, associatifs ».

1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL A > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

C > LA CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 A >PROSPECTIVE RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN


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La construction d’un projet culturel à l’image de Dijon, réalisé en concertation avec les forces vives la ville (acteurs culturels, sociaux, scientifiques, universitaires, économiques, associatifs…) I. de Développer et faire rayonner les filières de formation pourrait être une solution pour les fédérer autour d’un projet commun, une feuille de route commune ayant pour objectif le développement et le rayonnement culturel de Dijon.

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser

Dans le prolongement du projet culturel, qui installe la culture dans la durée et dans la politique de L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art la ville, il y a aussi la prospective culturelle. Notion importante du rayonnement : l’innovation. Il faut et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement aussi prévoir un temps et un espace pour penser la culture de demain, ses enjeux, ses défis, supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. notamment le numérique. Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre C> LA PROSPECTIVE CULTURELLE MISER LA de CULTURE DE dernier : formation de futurs musiciens professionnels, :reconnue par SUR le Ministère la Culture et de laDEMAIN Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en relation quatrede établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que La culture demain se pense aujourd’hui. les conservatoires à rayonnement de Dijond’aménager et Chalon-sur-Saône. de la sur création de Il existe déjà quelques indices derégional cette nécessité des temps L’enjeu de réflexions la culture cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte et ses enjeux : des débats, colloques, tables-rondes rencontres professionnelles, sont très souvent qui lui assurera rayonnement européen.d’événements (Théâtre en mai, Interphone, organisés enunouverture ou territorial en fermeture Labomatique…). Ils permettent de mettre en évidence certaines problématiques rencontrées par L’Ecole Nationale Supérieure d’Art l’échange et de Design de Dijon (ENSA) institution culturelle, les acteurs culturels, de favoriser d’expériences, l’apportest deune témoignages, pour faire laavancer, plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à ensemble, la culture de demain. Loin d’être sectorisés, ces débats associent également l’action culturelle de sa ville. d’autres acteurs : politiques, économiques, sociaux, universitaires… Ainsi en juin 2009, Zutique Elle a pour mission primordiale donner à ses des étudiants et à les sespremières publics lesrencontres moyens d’accéder Production a accueilli à Dijon, de dans le quartier Grésilles, nationales aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans sur le thème « démarches artistiques et régénération urbaine », auxquelles ont participé des l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … professionnels du renouvellement urbain, des acteurs du champ culturel, des artistes, des acteurs Comme toutede école d’art, nationale supérieure de Dijon travaille enun étroite relationsur avec politiques, Dijon etl’École d’ailleurs. En 2006 était d’Art organisé à l’ENESAD colloque « le ledéveloppement milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coculturel, enjeu artistique et projet de territoire ». produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle L’animation, l’événement contribuent au rayonnement culturel. Mais est-ce est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, le suffisant ? N’y a-t-il pas d’autres voies à explorer ? Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à Notre héritage et notre patrimoine sont là encore des sources d’inspiration précieuses, des modèles Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, pour enrichir et construire notre avenir : l’histoire nous rappelle que Dijon, et la Bourgogne, ont eu Nouvelles Scènes ou Why Note. leurs heures de gloires. Les Ducs de Bourgogne jouissaient d’une aura et d’une influence Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et incontestée, qui a profité au rayonnement de toute une région. Qui plus est, ils ont été sans doute internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la parmi les premiers grands mécènes… Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de Notre histoire nous révèle l’importance d’être précurseur, innovant, ambitieux pour développer notre Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son attractivité, dans n’importe quel domaine. temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. En plus d’être dans l’action, il faut prendre part et, si possible, initier les grands débats de demain. Il faut rayonner aussi dans la société de la connaissance et du savoir. L’ENSA Dijon fait partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, le réseau qui rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, Plusieurs initiatives sont déjà développées pour faire de Dijon la ville culturelle de demain, Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud innovante, ouverte, créative et durable. D’autres pistes restent à creuser. méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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A >CRAYONNER : EXISTERCULTURELLE SUR UNE CARTE > LA PROSPECTIVE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
 B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? C > LA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN



I. Développer et faire rayonner les filières de formation I. Développer et faire rayonner les filières de formation Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser

L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art et L’offre au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte établissements de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, estdeux dense et multiple : ded’enseignement la musique à l’art supérieur qu’il estses essentiel valoriser pour faire venir formerdeux les artistes de demain. et au design, cursusde sont de haut niveau. Elle et compte établissements d’enseignement supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le aMinistère de la Culture de Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne ouvert ses portes en et octobre la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de pôle qui et réunit toutes les forces de la formationSupérieur musicale et et de artistique locales.c’est Il metunenvrai la d’excellence Communication par le Ministère de l'Enseignement la Recherche, relation quatre établissements bourguignons l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que en pôle d’excellence qui réunit toutes les forces: de la formation musicale et artistique locales. Il met lesrelation conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainside que cette artistique de haut niveau est de la Bourgogne une identité forte de les formation conservatoires à rayonnement régional dedonner Dijon età Chalon-sur-Saône. L’enjeu artistique de la création quicette lui assurera unartistique rayonnement territorial formation de haut niveaueuropéen. est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte qui lui assurera un rayonnement territorial européen. L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, la L’Ecole plus ancienne des Supérieure Ecoles d’artd’Art françaises, bien ancrée dans(ENSA) son territoire, qui participe à Nationale et de Design de Dijon est une et institution culturelle, l’action culturelle de sa la plus ancienne desville. Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à Elle a pour mission primordiale l’action culturelle de sa ville. de donner à ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder auxElle pratiques actuelles,de dedonner proposer l’acquisition approfondies dans a pour artistiques mission primordiale à ses étudiantsde et connaissances à ses publics les moyens d’accéder l’art, d’engager publics dans l’expérience pratique de la création … aux pratiquesses artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … le Comme milieu detoute l’art école vivant,d’art, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle col’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec produit chaque année de douze quinze expositions catalogues d’artistes, à laactivités. fois avecElle descole milieu de l’art vivant, qui estàtrès favorable à Dijonetau développement de ses personnalités qu’elle invitede à Dijon d’anciens étudiants qui persistent dans leur Elledes produit chaque année douzeetàavec quinze expositions et catalogues d’artistes, à lacarrière. fois avec estpersonnalités partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière.le Elle Consortium, le musée Nicéphoreacteurs Niepce régionaux à Chalon, du lesdomaine galeries de François Barnoud ou :Interface est partenaire des principaux l’art contemporain le FRAC,à le Dijon, la galerielePietro à Chagny. s’investitles augaleries côté des festivalsBarnoud comme ou ArtInterface Danse, à Consortium, muséeSparta Nicéphore NiepceElle à Chalon, François Nouvelles Why Sparta Note. à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, Dijon, laScènes galerieou Pietro Bien ancrée Scènes dans son territoire, Nouvelles ou Why Note. elle est également en lien avec la création nationale et internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, Sète, Castres ou de Meymac, Bien ancrée dans son territoire, elle est égalementde en liendeavec la création nationalela et Ferme du Buisson, le du centre d’art àPassages la maison de la internationale : lesBeaubourg, centres d’Art quartier Quimper, àdeTroyes, Sète, de Castres de ou la deculture Meymac, Bourges, d’artBeaubourg, Le Casino leaucentre Luxembourg… Elle est ainsi en laphase avec de sonde Ferme le du centre Buisson, d’art Passages à Troyes, maison del’art la culture temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. L’ENSA Dijon fait partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, le réseau qui rassemble plusfaitgrand d’étudiants répartis dans 9 établissements L’ENSA le Dijon partienombre du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand(Dijon, Est, leBesançon, réseau qui Epinal, Metz, le Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), celui des(Dijon, écoles Besançon, du sud rassemble plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 devant établissements méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud Cette mise en réseau différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de méditerrané, Rhône offre Alpes-Auvergne … leurs étudiants, peuvent nationales (action de des écoles réseau Cette mise enqui réseau offreêtre différentes occasions de promotion valorisationcommune et de promotion des du écoles et de au leurs salonétudiants, des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

C>A LA> PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER SUR LA CULTURE DE DEMAIN
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d’un DVD pour présenter les travaux des différentes écoles). Elle permet aussi de proposer une beaucoup plus diversifiée aux étudiants qui pourront circuler dans les différentes écoles du I. offre Développer et faire rayonner les filières de formation réseau.

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser Le pôle d’art contemporain : une initiative unique en Europe L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art Projet novateur et qui promet de renforcer l’attractivité de Dijon dans ce domaine, la création d’un et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement pôle d’art contemporain est engagée par l’École nationale supérieure d’Art de Dijon, le FRAC de supérieur qu’illeest essentiel de pour faire venir Bourgogne, Consortium et valoriser la future médiathèque deetlaformer Ville. les artistes de demain. originale et unique en soutenue par l’État, le Conseil régional, Conseil LeCette Pôleinitiative d’Enseignement Supérieur deEurope, Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en le octobre général et la ville de musiciens Dijon, permettra de développer les de synergies dernier : formation de futurs professionnels, reconnue davantage par le Ministère la Culture etetdeles complémentarités qui existent déjà entre les trois institutions en les regroupant dans des la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un locaux vrai uniques, plus adaptés à leurs besoins et à leurs ambitions dans les domaines de la formation, de la pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en création, de la diffusion et de la recherche. relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que les conservatoires à rayonnement Une Chaire UNESCO unique aurégional monde de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte Parmi les 580 de l’Unesco, programme de l’Organisation des Nations Unies pour qui lui assurera un Chaires rayonnement territorial européen. l’éducation, la science et la culture, une seule au monde est dédiée au vin, et elle est à Dijon. Un atout que peu d’universités françaises revendiquer. Créée en elle est auculturelle, cœur d’un L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et peuvent de Design de Dijon (ENSA) est2006, une institution international partenaires (institutionnels, établissements d’enseignement supérieur et àde laréseau plus ancienne des de Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe recherche) issus dizaine de pays, qui développent des recherches pluridisciplinaires sur la l’action culturelle ded’une sa ville. vigne, le vin et leur culture. de Elledonner est aussi lien étroit des professionnels du monde Elle a pour mission primordiale à sesen étudiants et àavec ses publics les moyens d’accéder vitivinicole, et institutionnel. aux pratiquesculturel artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … Déjà pionnière dans la création de filièressupérieure de formation dédiées autravaille vin (regroupées l’Institutavec Jules Comme toute école d’art, l’École nationale d’Art de Dijon en étroiteàrelation Institut Universitaire Vigne et du Vin) et à la recherche (l’institut héberge leGuyot, milieu de l’art vivant, qui est de trèslafavorable à Dijon au développement de ses activités. Elle co-la Coordination Recherche sur le Pinot noir et le Chardonnay, l’Université de Bourgogne était des toute produit chaquede année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec désignée pour accueillir cette chaire prestigieuse qui en fait aujourd’hui un centre universitaire personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle reconnu dansdes le monde entier. Le projet de classement de ladeCôte Nuit au patrimoine mondial est partenaire principaux acteurs régionaux du domaine l’art de contemporain : le FRAC, le de l’UNESCO, actuellement en cours, apporterait une distinction complémentaire et supplémentaire Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à à la capitale régionale, mais aussi un atoutElle puissant pourauson image l’attractivité de son Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. s’investit côté desetfestivals comme Art territoire. Danse, Nouvelles Scènes ou Why Note. er Le 1ancrée cursusdans professionnel pour elle les métiers de la culture, de l’éducation et de lanationale formationet Bien son territoire, est également en lien avec la création internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la Dijon forme des artistes, mais aussi des professionnels de àla Troyes, culture, et En effet, Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages la depuis maisonlongtemps. de la culture de l'Université de Bourgogne a été la première en France à se doter d'un cursus professionnel complet Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son pour les métiers culture, de l'éducation et de la formation : une formation de haut niveau, dont temps, sans cessede enlaexpérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. l’objectif est de répondre aux mutations des champs éducatif et culturel. Depuis plus de 15 ans, l’IUP Denis forme professionnels deSupérieures la culturel de demain, en collaboration avecqui des L’ENSA DijonDiderot fait partie du les réseau des Ecoles d’Art du Grand Est, le réseau acteurs renommés du milieu professionnel. caractère est d'autant garanti rassemble le plus grand nombre d’étudiants Le répartis dansuniversitaire 9 établissements (Dijon,mieux Besançon, que la filière est adossée à un laboratoire de recherches performant : le Centre de Recherches sur Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud la Culture etRhône les Musées. méditerrané, Alpes-Auvergne … Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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Fort de ces structures de formation, il parait essentiel de : ‐ Mettre en avant ses filières de formation pour attirer les forces vives et créatives de demain, I. Développer et faire rayonner les filières de formation et faire de Dijon un site à la pointe de l’enseignement artistique, dont le développement est capital pour la ville, pour la région et pour tout à chacun. Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser ‐ Tisser des liens entre ces différentes filières pour créer une dynamique de réseaux. Ils commencent à se nouer, par exemple entre le PESM et l’ENSA pour l’organisation de L’offre de formation sonores, artistique dans à Dijon, et en de Bourgogne, dense etdemultiple : de la musique à l’art déambulations le cadre la journéeest nationale l’Enseignement Supérieur et audedesign, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement la Culture, en novembre dernier. supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain.

II. Promouvoir la culture scientifique

Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de Un certain nombre d’acteurs, associations, individus, universitaires, étudiants sont déjà moteurs la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai dans la promotion de la culture scientifique et technique. Ils agissent pour la transmission des pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en savoirs, des connaissances, organisent des débats de société, des animations… tournés vers relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que l’insertion culturelle des sciences. Comment fédérer et rendre plus visible et présente cette offre les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de d’accès aux savoirs, qui est le plus souvent proposée de manière bénévole ? cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte La diffusion des œuvres, de la culture et de la connaissance scientifique à tous les publics est l’un qui lui assurera un rayonnement territorial européen. des axes fort de la politique culturelle de l’Université de Bourgogne. Au-delà de l’édition de productions scientifiques de ses enseignants chercheurs, via les Editions Universitaires de Dijon en L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, particulier, de catalogues d’artistes et de brochures sur le patrimoine artistique de l’université…, elle la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à a mis en place une « mission culture scientifique » chargée de valoriser les travaux de recherche l’action culturelle de sa ville. menés à l’université par le biais d’expositions temporaires, de films scientifiques, de parcours Elle a pour mission primordiale de donner à ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder multimédias, et de l’experimentarium, un espace de rencontre entre le public, les chercheurs et la aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans science. l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec  Organiser une « semaine de l’innovation - semaine de la le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle cocréation » pour valoriser et faire connaître via des produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des événements et rencontres, la recherche universitaire, mais personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle aussi instaurer des dialogues entre science et culture, est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, le artistes et chercheurs autour du thème fédérateur qu’est la Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à création. Une manifestation qui devra investir tous les lieux Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, de la ville pour toucher tous les publics. IDEES Nouvelles Scènes ou Why Note. Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la dulieu Buisson, Beaubourg, le centre culturelles d’art Passages Troyes, la maison de la culture de III.Ferme Dijon, d’expérimentations etàartistiques Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son sansactuelles cesse enévoluent expérimentation et en recherche nouvelleshybrides, pratiquesenartistiques. Lestemps, musiques de plus en plus vers des de spectacles lien avec d'autres arts tels que les arts numériques. D’une manière générale, et qu’elle que soit la discipline artistique, lesL’ENSA esthétiques croisent modifient les pratiques lesGrand modesEst, de productions. Dijonchangent, fait partiesedu réseauetdes Ecolesainsi Supérieures d’Artetdu le réseau qui Des nouvelles formes expérimentales naissent en marge de la culture institutionnelle. Elles rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, témoignent de la vitalité créatrice locale, à laquelle il convient de donner un espace d’expression. Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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L’Athénéum : un « laboratoire culturel » à l’Université

I. Développer et faire rayonner les filières de formation

Premier centre culturel universitaire créé en France, inauguré en 1983, l’Athénéum est l’un des quelques centres à disposer d’une salle de spectacles de 190 places, de deux salles d’expositions, Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser d’un petit théâtre de 49 places, et propose plus d’une centaine de manifestations par an, de septembre à juin. L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art Plus qu’un lieu de diffusion, c’est un espace de création et de recherche, d’expérimentation, de et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement découverte, de défrichage pour les artistes en résidence et pour les étudiants de l’université. Il met supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. en perspective la recherche scientifique et celle développée dans les domaines de l’art et de la culture, développe des projets avec les étudiants, les chercheurs, les artistes. Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre Fortement ancré autour de la création contemporaine, il propose une programmation dans les dernier : formation futurs musiciens professionnels, reconnue par Culture et et de domaines de la de musique, de la danse, des arts plastiques et le duMinistère théâtre, de desla formes des lacontenus Communication et parsinguliers le Ministèrequi de en l'Enseignement Supérieur de la Recherche, un vraide artistiques font un lieu reconnuet dans le paysagec’est culturel pôle d’excellence qui réunit les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en l’agglomération, et dont le toutes rayonnement va au-delà. relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que Laconservatoires Coursive : une friche au cœur des les à rayonnement régional deGrésilles Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte Autre zone expérimentale à Dijon, la Coursive a été créée à l’initiative de Zutique Productions, avec qui lui assurera un rayonnement territorial européen. le soutien de l’OPAC de Dijon. C’est une « plateforme culturelle et économique innovante, qui conjugue artistique, culturel, d’Art socialet et économique ». Installée dans appartements L’Ecole Nationale Supérieure de Design de Dijon (ENSA) est unedes institution culturelle,de l’immeuble Boutaric, dans le quartier des Grésilles de Dijon, elle accueille notamment l’association la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à Octarine, et bientôt l’action culturelle de sad’autres ville. structures ou associations. L’ambition de la Coursive est de créer à terme un pôle de production dedonner créationà musicale danset ceàquartier, un cluster culturel qui offrira Elle a pour mission primordialeetde ses étudiants ses publics les moyens d’accéder des services mutualisés aux structures et aux artistes hébergés. aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … Zutiquetoute Production est l’École déjà très implanté dans led’Art réseau des travaille acteurs en des friches culturelles, Comme école d’art, nationale supérieure de Dijon étroite relation avec « Autres Part/ArtFactories », qui est une « plateforme commune de réflexion, de recherche action, le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle code transmission et de pour laexpositions valorisationet des espacesd’artistes, projets qui leurs produit chaque année de solidarité douze à quinze catalogues à laorganisent fois avec des pratiques et expérimentations autour des relations entre arts, territoires et populations ». Elle personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle regroupe unedes quarantaine d’opérateurs, dont la Friche Belle de l’Usine est partenaire principaux acteurs régionaux du domaine de Mai l’art(Marseille), contemporain : le (Toulouse), FRAC, le la Hors De (Lyon)… Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à Une la première de ces acteurs Elle a eus’investit lieu à Dijon en des juin 2009, à l’initiative deDanse, Zutique Dijon, galerie rencontre Pietro Sparta à Chagny. au côté festivals comme Art Production, sur le « Démarches artistiques et régénération urbaine », un échange sur les Nouvelles Scènes outhème Why Note. relations entre les opérateurs du champ culturel, du renouvellement urbain du logement social.et Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la et création nationale internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la Labomatique : l’art (du) numérique Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son A l’initiative des Derniers Hommes, association artistique consacrée aux artsartistiques. de la scène, aux arts temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques visuels et aux nouvelles technologies basée à Dijon, le festival Labomatique, qui s’est déroulé en novembre 2009, les nouvelles pratiques artistiques, entre la scène L’ENSA Dijon fait interroge partie dusur réseau des Ecoles Supérieures d’Arthybrides, du Grand Est,artlederéseau quiet art numérique. Entre performances et spectacles, mettant en scène acteur et avatar, ce premier rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, festivalMetz, du genre montre de nouvelles initie de nouvelles expériences sensorielles, Epinal, Chalon, Mulhouse, Nancy, esthétiques, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud nées du croisement des arts de la scène et des arts numériques. « Le propre de l’art n’est-il pas de méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … suivre les en évolutions sociales…)de devalorisation son temps et pour montrer les Cette mise réseau (technologiques, offre différentes occasions deen promotion desdifférents écoles etsens, de les étudiants, contrepoints, pour continuer ou bouleverser artistiquement le chemin parcouru par nos leurs qui et peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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aînés ? ». Telle est la problématique soulevée par ce festival qui a investi le théâtre Mansart. Quelles nouvelles perspectives offrent les nouvelles technologies dans le domaine de l’art ? Elles I. Développer et faire rayonner les filières de formation inventent une autre manière de voir, plus interactive, qui plonge le spectateur dans un « environnement », un autre espace-temps, où il est « dans » et non plus « face à » la scène. Ce Des enseignements artistiques valoriser que montre aussi Labomatique, c’est supérieurs le processusàde création lui-même, notamment dans des spectacles où les artistes improvisent l’œuvre/leur performance en direct, jouent la partition qui leur de formation artistique à Dijon, Bourgogne, est dense et multiple de la musique à l’art estL’offre projetée de manière aléatoire, devantetleenpublic. La notion de « temps réel »: prend ici tout son et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement sens. L’environnement scénique vit, un peu à la manière d’un jeu vidéo. supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. Y aura-t-il une suite à Labomatique ? En attendant un autre rendez-vous, dans deux ans, le site Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne ouvert ses portes en octobre internet www.labomatique.com sera développé, à partir de 2010, apour devenir un centre de dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de ressources référent sur internet consacrés aux arts de la scène et aux nouveaux médias. Un projet la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai innovant, dont la première réalisation, a été expérimentée à Dijon. pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en relation quatre établissements : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM  bourguignons Créer à Dijon un grand lieu d’expérimentations artistiques, ainsi que les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de lales création de un grand laboratoire culturel en s’appuyant sur cette formation artistique de haut niveau est déjà de donner la citées Bourgogne une identité artistique forte expériences initiées,à et ci-dessus. qui lui assurera un rayonnement territorial européen.  On viendrait à Dijon pour tester de nouvelles pratiques culturelles. L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de des Design de Dijon (ENSA) est une  Développer spectacles mettant en scène lesinstitution 5 sens. culturelle, IDEES la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à l’action culturelle de sa ville. IV.Elle « Dijon » ? de donner à ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder a pour Créative mission primordiale aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans Réservoir artistique foisonnant, haut niveau, milieu économique l’art, d’engager ses publics dans formations l’expérience culturelles pratique de de la création … dynamique, pôles de recherche et de compétitivité renommés… Dijon doit prendre conscience Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation de avec sesle richesses devenirqui une créative. Territoire d’expérimentation milieu de pour l’art vivant, estmétropole très favorable à Dijon au développement de sesartistique, activités. elle Elle acolesproduit moyens de dépasser les douze industries culturelles traditionnelles (théâtre, musique,à cinéma) et sedes chaque année de à quinze expositions et catalogues d’artistes, la fois avec tourner vers des expressions artistiques novatrices : arts numériques, design, urbanisme… qui personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle assureront le renouveau culturel, et économique, de la est partenaire des principaux acteurs régionaux duville. domaine de l’art contemporain : le FRAC, le Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à « Le terme culturelles référence des industries quides touchent à lacomme fois la création, Dijon, la industries galerie Pietro Sparta àfait Chagny. Elleàs’investit au côté festivals Art Danse, la production et la commercialisation Nouvelles Scènes ou Why Note. de contenus créatifs de nature culturelle et immatérielle. Les contenus sont généralement protégés par droitégalement d’auteur eten ils peuvent s’apparenter bien ou et Bien ancrée dans son territoire, elleleest lien avec la créationà un nationale à un service. D’ordinaire, les industries culturelles incluent l’édition et le la la internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète,imprimée de Castres oumultimédia, de Meymac, production cinématographique audiovisuelle phonographique, que la l’artisanat design. Ferme du Buisson, Beaubourg, le centreet d’art Passages à ainsi Troyes, maison et dele la culture de Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son Le temps, terme sans industries créatives comprend un recherche plus granddeensemble qui englobent les cesse en expérimentation et en nouvelles d’activités pratiques artistiques. industries culturelles auxquelles s’ajoutent toutes les activités de production culturelle ou artistique, qu’elles aient lieufait en partie direct ou soient produites à titre d’entité individuelle. Lesleindustries L’ENSA Dijon du qu’elles réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, réseau qui créatives sontlecelles produits ou les services une proportion substantielle rassemble plus dont grandles nombre d’étudiants répartis contiennent dans 9 établissements (Dijon, Besançon, d’entreprise artistique créative Nancy, et comprennent des activitésdevant comme l’architecture Epinal, Metz, Chalon,ouMulhouse, Reims et Strasbourg), celui des écoles et du lasud publicité ». (Portail UNESCO : « Comprendre les industries créatives, les statistiques culturelles et méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … lesCette politiques mise publiques en réseau»). offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Le concept d’industrie créative est encore très récent et nébuleux : les politiques publiques, et les gouvernements, ne sont pas encore persuadés de l’intérêt de ce secteur. En France, la ville de I. Développer et faire rayonner les filières de formation Bordeaux a créé en février 2009 une structure dédiée à l’implantation et au développement des industries créatives, des pépinières d’entreprises culturelles, « Bordeaux Créative». Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser Ce groupe est composé d’artistes, de représentants d’institutions et du monde de l’entreprise. Il a pour objectif de « définir les secteurs porteurs de l’économie créative bordelaise, de réfléchir à une L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art méthodologie et à une stratégie de développement de nouveaux projets ». et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. Basées sur la connaissance et la productivité, les industries créatives favorisent l’emploi et la croissance. Encourager la créativité et soutenir l’innovation, c’est maintenir la diversité culturelle et Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre accroître les performances économiques. dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai V. d’excellence Pour unequi culture durable : mettre en place l’agenda 21 de la culture pôle réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en à relation Dijonquatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de cette formation artistique de du haut niveausiècle est de? donner à la Bourgogne identité artistique forteun Comment relever les défis XXIème Le Sommet de la Terre une de Rio de 1992 consacre qui lui assurera un rayonnement territorial européen. rôle prépondérant aux collectivités locales dans ce plan d’action mondial lié au développement durable, en les incitant à mettre en place des « agendas 21 ». Six axes de travail et d’engagement L’Ecole Nationale Supérieure d’Art(ville, et dedépartement, Design de Dijon (ENSA) est uneles institution sont définis, auxquels la collectivité région) doit associer habitantsculturelle, : la plus des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à ‐ ancienne la lutte contre le changement climatique, l’action de sa ville. ‐ culturelle la préservation de la biodiversité, Elle a‐ pour mission primordiale donner et à ses étudiants ses publics les moyens d’accéder le respect de la diversitédeculturelle la lutte contre et lesàexclusions, aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans ‐ le soutien aux filières environnementales et à l’économie sociale, l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … ‐ la coopération internationale, Comme école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec ‐ toute l'éducation au développement durable. leEn milieu de l’art vivant, quideest très favorable Dijon deles ses activités.niveaux Elle co-de France, ce sont près 420 agendas 21 àqui ont au été développement mis en place par différents produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des collectivités locales (source : http://www.agenda21france.org/) personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle est des régionaux du domaineCités de l’art contemporain : leLocaux FRAC,Unis le Enpartenaire mai 2004, à principaux Barcelone, acteurs l’organisation internationale et Gouvernements Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface (CGLU) adopte l’agenda 21 de la culture, un document de référence qui lie politique culturelleàet Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, développement durable. Nouvelles Scènes ou Why Note. Bien ancréededans territoire, elle est en culturelles lien avec etlalescréation nationale et « Il existe fortes son analogies politiques entreégalement les questions questions écologiques, du fait que la culture et l’environnement sont des biens communs de l’humanité. Le souci internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, lade l’écologie naît du constat d’un mode de développement économique dede manière excessive Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, qui la puise maison la culture de dans les ressources naturelles de l’Humanité et dans les biens communs à tous. Rio de Janeiro, Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de sonen 1992, Aalborg, en 1994, et Johannesburg, en 2002, ont posé les premiers jalons d’un processus temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. visant à relever l’un des défis les plus importants de l’Humanité : un développement durable et respectueux de l’environnement. De nombreux éléments montrent que la diversité culturelle est L’ENSA Dijonenfait partiedans du réseau desduEcoles Supérieures d’Art qui du Grand Est, le réseau Selon qui aujourd’hui danger le monde, fait d’une mondialisation standardise et exclue. rassemble le «plus grand nombre d’étudiants répartis 9 établissements (Dijon, Besançon, l’UNESCO, source d’échanges, d'innovation et de dans créativité, la diversité culturelle est, pour le genre Metz, humain, aussiMulhouse, nécessaire qu'estReims la biodiversité dans devant l'ordre celui du vivant » (Déclaration Epinal, Chalon, Nancy, et Strasbourg), des écoles du sud universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle, article 1) » (D��claration du CGLU, Barcelone, méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … article 2) Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau La mise en œuvre d’un agenda 21 de la culture sous-entend un engagement de la collectivité, avec au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN CULTUREL ? DEVELOPPER LE POTENTIEL RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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les citoyens, à faire de la culture un des piliers du développement de sa politique locale, inscrit dans une dimension durable, et qui jette des ponts avec les autres politiques publiques.

I. Développer et faire rayonner les filières de formation

Une telle démarche pourrait être mise en place à Dijon, comme dans beaucoup d’autres villes Des enseignements artistiques valoriser françaises. A l’heure actuelle, peu desupérieurs collectivitésàl’ont adopté (Aubagne, Lille, Lyon, Nantes, Roubaix, Saint-Denis, Strasbourg, le Conseil général de Seine-Saint-Denis, de Gironde, du Nord…). L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement A Dijon de nombreuses initiatives reprennent quelques grands principes de l’agenda 21 de la supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. Culture, peut être sans le savoir (?) : Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre - préserver la diversité culturelle (festival Xpression, promotion des fêtes de quartiers …) dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de - préserver et mettre en valeur le patrimoine culturel (rénovation du musée des Beaux-Arts) la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai - promouvoir la diversité des expressions et des pratiques culturelles (Festivals KulturMix, Modes pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en de Vies …) relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que - favoriser l’accès de tous à la culture (carte culture, organisation d’événements gratuits comme le les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de concert de rentrée, gratuité des musées…) cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte qui lui assurera un rayonnement territorial européen. Dijon est une ville qui se montre à la fois attentive à la préservation de son patrimoine culturel, de sa « culture institutionnelle » et de ses équipements, mais aussi à l’émergence d’expressions L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, artistiques nouvelles, qui évoluent en marge, et qu’elle soutient, soit en créant des événements, soit plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à en la leur offrant des espaces de diffusion, d’expression. l’action culturelle de sa ville. pour mission primordiale deladonner ses étudiants et à sesunpublics les travail moyens d’accéder La Elle misea en place d’un agenda 21 de Cultureà permettrait de donner cadre de et un outil aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans commun efficace à ces initiatives émanant de la collectivité, des acteurs culturels, des associations, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création desl’art, associations étudiantes… Elles pourraient également y puiser… d’importantes ressources Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec d’innovation. le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coproduitl’agenda chaque année douze àest quinze et catalogues d’artistes,: par à la sa foismise avecendes Au-delà, 21 de de la Culture une expositions fenêtre ouverte sur l’international personnalités qu’elle invite à à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dansvilles leur du carrière. Elle œuvre, la collectivité s’engage un acte solidaire de coopération avec les autres monde est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, qui s’engagent elles-aussi dans les domaines des droits de l’homme, de la diversité et des droits le Consortium, le musée Nicéphore à Chalon,participative… les galeries François Barnoud ou Interface à culturels, du développement durable, Niepce de la démocratie Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, Nouvelles Scènes ou Why Note. VI.Bien le public demain ancrée de dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et « L’homme est un animal culturel » la internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de Rayonner la Cité,d’art rayonner dans l’Est, en France, enElle Europe, rayonner dans avec les sphères Bourges,dans le centre Le Casino au Luxembourg… est ainsi en phase l’art dedeson création de formation, à quoi cela sert–il culture nede rayonne paspratiques en chacun de nous ? Servir temps,etsans cesse en expérimentation etsienlarecherche nouvelles artistiques. sa ville, certes, mais l’essentiel est le développement individuel et collectif des personnes pour une plus grandeDijon humanité. Et lesduchoses se Ecoles font pasSupérieures forcément les unes ou lesqui L’ENSA fait partie réseaunedes d’Art du contre Grand les Est,autres le réseau unes au dépend cultured’étudiants peut être un catalyseur développer la ville, l’économie, rassemble le des plus autres. grand La nombre répartis danspour 9 établissements (Dijon, Besançon, lesEpinal, politiques, le tourisme, l’urbanisme, les sciences et les hommes. Elle n’est pas un moyen Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles duausud service de, maisRhône sa portée amène du sens méditerrané, Alpes-Auvergne … et des impacts positifs dans d’autres domaines. Certes d’autres bénéficient des retombées culturelles, mais le premier et ayant Cette domaines mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de bénéficiaire promotion des écolesdroit et de estleurs bien étudiants, l’homme. qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Développer la culture implique de développer le public. La culture peut-elle avoir un sens sans public ? La question reste ouverte. Notre souhait ici est d’associer culture et public.

I. Développer et faire rayonner les filières de formation Si le public est notre préoccupation, alors la culture profite-t-elle à tous ?

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser Tout public ou entre-gens ?

L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art « Toujours les mêmes partout » et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement « Le public dijonnais : on est bien entre soi » supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. Concernant le public, un des thèmes qui est le plus ressorti au niveau des acteurs culturels est le Lecloisonnement. Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne ouvert».ses portes en octobre « Les spectacles et festivals ont souvent le mêmeapublic. « Malgré le travail sur dernier : formation de de futurs professionnels, reconnue par leâge Ministère Culture et dede le développement la musiciens culture (notamment dès le plus jeune avec de leslaprofesseurs lamusique), Communication et par le Ministère de àl'Enseignement et de Recherche, c’est un vraiet il y a encore des difficultés faire se croiserSupérieur les publics. Exla: jazz et théâtre ; théâtre pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met concert ; concerts classique et Vapeur… ». « La Culture à Dijon n’est pas élitiste mais beaucoupende relation quatre établissements bourguignons l’Université ainsi festivals sont pour l’entre-gens. Ce n’est pas: grand public.de LesBourgogne, personnes le neCEFEDEM savent même pasque que les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de cela existe. C’est souvent le même public. » « Dans les spectacles diffusés, il y a 80% de public cette de«haut estculture de donner à la Bourgogne une identité artistique forte typeformation et 20% deartistique curieux ». Il fautniveau sortir la de l'entre-soi ». qui lui assurera un rayonnement territorial européen. Le spectacle « tout public » porte-t-il bien son nom ? Trêve de jeu de mots, il ne semble pas y avoir L’Ecole Nationale d’Art et de qui Design de Dijon (ENSA) estrestreints une institution culturelle, un public mais desSupérieure publics, et des publics, sont vécus comme plutôt et cloisonnés. la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à l’action culturelle de sa ville. Au delà du cloisonnement, des personnes n’ont – elles aucune pratique culturelle ? Elle a pour mission primordiale de ses étudiants et dijonnais à ses publics moyens Pour un acteur, l’estimation de la donner pratiqueàculturelle par les est lales suivante : «d’accéder Seulement aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans 15-20% des personnes ont une pratique culturelle ». L’affirmation est trop individuelle pour en faire l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … une généralisation. Mais cela ne peut rester sans questionnement. Sans quantifier, de nombreux Comme école d’art, l’École nationale supérieure d’Art depas Dijon en étroite relation avecet acteurstoute ont le sentiment que tout le monde ne bénéficie de travaille la culture. La faible curiosité leappétence milieu de l’art vivant, quipour est la très favorable à Dijon développement de ses activités. Elle codu dijonnais culture interroge les au acteurs : « Est-il moins ouvert aux nouvelles produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des expériences culturelles ?». « Il y a tellement de choix, est-il intéressé ? ». personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle est des ne principaux régionaux du problème domaine ?dePour l’art certains, contemporain : le FRAC, le Si partenaire tout le monde va pas àacteurs la culture, est-ce un « la culture n’est pas Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à obligatoire mais elle est nécessaire. », « c’est un bien pour l’humanité », « il faut lutter contre une Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. s’investit au côté des festivals Art «Danse, société qui va vers le consumérisme de laElle culture » ou bien en référence à Gaocomme Xingjipan ce n’est Nouvelles Scènes ou Why Note. pas un luxe mais une nécessité », pour d’autres « Il faut accepter que certains publics ne sortent Bien ancrée dans son elle est».également en lien vaste. avec Cela la création et à pas (ex son voisin) », « ilterritoire, faut être tolérant C’est une question ramène nationale de nouveau internationale les centres du quartier de à Quimper, Sète, de Castres ou deculturels Meymac, la ce qu’est la :culture et auxd’Art responsabilités l’Etat, desde collectivités, des acteurs et des Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de personnes. Cela questionne le libre choix de chacun et la réalité de cette liberté et de ce choix. Bourges, centreles d’art Le Casinoqui au apprécient Luxembourg… Elle des est ainsi phase avec de sonau Doit-on le extirper spectateurs regarder realityenshow pour lesl’art conduire temps, sans théâtre ? cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. Les réponses à ces questions appartiennent à chacun. Le positionnement de la commission culture L’ENSA fait aux partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Artauprès du Grand Est, réseau qui a été deDijon réfléchir moyens de développer davantage la culture de tous leslepublics. rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud Des publics plus exclus méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … culturels du public, des publics sont identifiés plus éloignés Dans la perception qu’ont les acteurs Cette mise en réseau offre différentes occasions dede valorisation et de promotion des écoles et de de la culture. Voici les quatre profils qui reviennent manière récurrente : leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> 3> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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‐ Les seniors Aujourd’hui, les seniors représentent 6% de la population. En 2030, ils seront trois fois plus I. Développer et faire rayonner les filières de formation nombreux. Ainsi la question de leur proximité à la culture est une vraie question aujourd’hui et le sera encore plus demain. Des actions sont menées, par exemple, des interventions en maisons de Des ou enseignements artistiques supérieurs à valoriser retraite des spectacles avec les seniors. En pensant à demain, les réflexions ne devront pas être calquées des conclusions actuelles. En L’offre de formation enfants artistique Dijon, et enguerre Bourgogne, est dense et multiple effet, en caricaturant, deà la seconde mondiale et enfants de mai: de 68,lalemusique profil deàlal’art et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement population senior en 2030 ne sera certainement pas le même que celui de celle d’aujourd’hui. On supérieur qu’il estévolutions essentiel également de valorisersur pour venir lesdes artistes de demain. peut imaginer des le faire terrain de et la former santé et technologies. Alors quel sera le rapport des personnes âgées à la culture demain? Quelles seront leurs attentes ? Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre dernier formation de futurs musiciensde professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de ‐ : Les personnes en situation handicap la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur physique et de la Recherche, c’est un vrai En plus d’un cadre législatif qui pousse à permettre l’accessibilité partout, des actions pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation et travaillent artistique locales. Il met sont dédiées à ces publics. Des associations comme Itinérairesmusicale Singuliers également sur en relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que cette thématique. les conservatoires à rayonnement régional de Dijon Chalon-sur-Saône. L’enjeuUne de la création de La situation aujourd’hui de la culture et du handicap estet perçue de manière mitigée. dynamique formationmais artistique niveau est de nécessaires donner à la Bourgogne unefaits identité forte estcette enclenchée tous de leshaut investissements ne sont pas au artistique niveau des qui lui assurera rayonnement territorialdes européen. équipements. Au un niveau des spectacles, expositions, une prise en compte en amont des handicaps se développe. L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, la plus ‐ ancienne Le publicdes ruralEcoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à l’action culturelle de saéloignées ville. Plus les personnes sont du centre ville par rapport à leur domicile ou lieu de travail, plus Elleparaissent a pour mission primordiale de donner à sesdans étudiants et à rural ses publics les moyens d’accéder elles éloignées de la culture. Travailler le milieu et réinvestir l’ensemble du aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies territoire pour avoir davantage de proximité avec l’ensemble des personnes semble essentieldans à l’art, d’engager dans l’expérience pratique la création … dans plusieurs villes du plusieurs acteurs.ses Despublics actions sont déjà initiées en cedesens : festivals Comme toute l’École nationale supérieure d’Art deen Dijon travaille étroiteculturelles, relation avec département ou école de lad’art, région, mairies locales qui mettent place des en actions le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coréappropriation du patrimoine local, déplacements collectifs vers un lieu culturel… produit chaqued’éloignement année de douze à quinze expositions catalogues à la foisculturels avec des Cette impression malgré une dynamique estetressentie par d’artistes, quelques acteurs personnalités invite à Dijon eten avec d’anciens étudiants leur carrière. Elle dijonnais et dansqu’elle quelques remontées ce sens du public. Maisqui ce persistent sentiment dans d’éloignement de la est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, culture est-il vécu en ces termes par les personnes ayant choisi de ne pas s’installer dans une le Consortium, grande ville ? le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, Nouvelles Scènes ou Why Note. ‐ Les personnes des quartiers Bien ancrée dans sonentre territoire, est également en liende avec la création Des partenariats se font acteurselle culturels et associations quartier. La mairienationale fait des et internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, actions pour amener toutes les populations à la Culture (ex: soutien MJC, Nuits d’Orient à la Ferme du service Buisson, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de l’Auditorium, de Beaubourg, médiation dans les théâtres et musées…). le centre d’art Casinotout, au « Luxembourg… Elle est ainsi maghrébin en phase avec l’art nous de son Le Bourges, ressenti global reste queLemalgré ce n’est pas le grand-père qui sort, temps, cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. avons dessans progrès à faire ». L’ENSA fait partie du réseau Supérieures d’Artimportant du Grandpour Est,que le le réseau Des publicsDijon paraissent toujours exclus, des maisEcoles le temps est un facteur travailqui rassemble le Dans plus grand nombre d’étudiants répartis 9 établissements Besançon, porte ses fruits. le dernier exemple, les jeunes desdans quartiers semblent plus(Dijon, proches de la Epinal, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud culture, unMetz, signe Chalon, tout de même encourageant pour l’avenir. méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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Des ouvertures Cela avance, c’estles aussi lié à notre Elle évolue, nos pratiques aussi » I. Développer et «faire rayonner filières dehistoire. formation L’image du cloisonnement des publics n’est pas figée et peut évoluer pour changer notre regard. « Ils se mélangent dans la rue ou dans les événements. Comme le concert de rentrée car événementiel». « Quand l’Opéra communique bien, les publics sont divers (âges, rapport à la L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art danse…) ou lorsque le chorégraphe est médiatisé ». Selon les structures, le cloisonnement est et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement perçu plus ou moins fortement. L’ABC par exemple est perçu comme accueillant un public plus supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. diversifié.

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser

Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre Alors comment faire pour que la culture bénéficie au plus grand nombre ? dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de Sans entrer dans les débats comme « est-ce que l’homme naît culturel ou est ce qu’il le la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai devient ? », voici les différentes pistes mises en avant suite aux entretiens ou aux retours des pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en questionnaires. En préalable, la question d’élargir les publics et d’élever le niveau culturel est un relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que point qui intéresse réellement l’ensemble des acteurs culturels, notamment sur des débats de fonds les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de et sur l’envie de progresser. C’est également un thème qui recueille peu d’idées concrètes et où les cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte solutions sont pétries de nuances et de progressivité. qui lui assurera un rayonnement territorial européen.

Créer des passerelles

L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, « Traçons la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et des qui passerelles participe à » l’action culturelle de sa ville. Une des idées pour élargir le public est de mixer les publics en créant des passerelles entre : Elle a pour mission primordiale de donner à ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder ‐ des lieux culturels (Auditorium, théâtre, galeries, …) aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans ‐ des pratiques culturelles (Jazz, danse, cirque, slam …) l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … ‐ des artistes Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec ‐ des lieux culturels et des lieux non culturels comme l’entreprise, les associations sportives, le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coles maisons de retraite, l’Université… produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle Le terme « Culture » ou les noms de lieux comme l’Opéra, le Théâtre Dramatique de Bourgogne, le est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, le Consortium font peur à certains publics. L’idée est donc de les faire entrer par le biais de quelque Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à chose qu’ils connaissent et apprécient et de désacraliser le lieu ou la pratique culturelle. L’image Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, d’un lieu ou d’une esthétique peut être réductrice ou erronée suite à des a priori ou des expériences Nouvelles Scènes ou Why Note. passées. Prenons un exemple : le cinéma propose un choix large qui permet à chacun de trouver Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et des films selon ses goûts. De la même manière, pourquoi chaque personne ne trouverait pas une internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la programmation qui lui corresponde, que ce soit à l’opéra, au théâtre ou dans les musées ? Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de Comment donc faire goûter ou re-goûter la saveur d’une pièce, d’une composition ? Des initiatives Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son sont réalisées pour mélanger par exemple slam et arts, musiques baroques et lieux à vocation temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. commerciale, etc. Une des remarques entendues est que la culture n’est pas proche de la vie des gens, l’émergence L’ENSA Dijon fait partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, le réseau qui de certaines propositions en vue d’intégrer des œuvres ou spectacles culturels dans des lieux de rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, vie comme les halles du marché, des lieux commerciaux, des restaurants scolaires ou Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud universitaires, des écoles, les transports, les escaliers, des lieux publics, des jardins, des méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … restaurants, des entreprises, etc. Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> ACONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER : SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> BDEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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Dans la logique de créer des passerelles, cela lancerait une passerelle du lieu de vie vers la culture. Des idées ont été manifestées dans l’autre sens : « Les lieux culturels doivent être aussi I. Développer et faire rayonner les filières de formation des lieux de vie. Il faudrait qu’il y ait un bar, une librairie, … au Musée, à l’Auditorium, … » Pour démystifier les lieux culturels et les intégrer à la ville, quelques acteurs pensent que le lieu culturel supérieurs à valoriser ne Des doit enseignements pas avoir la seuleartistiques fonction de lieu de diffusion de la culture, mais doit intégrer une autre proposition comme celle de se restaurer ou de partager un verre, d’acheter des livres, des revues. de formation artistique Dijon, et dépends en Bourgogne, est dense et multiple : dede la musique à l’art CetL’offre élargissement ne doit pas seà faire aux de la fonction première de lieu diffusion qui et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement détériorerait l’image du lieu, mais se positionner comme un lieu original avec son identité propre. supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain.

A vouloir élargir la culture, ne risque t-on pas de la rabaisser ?

Le Pôle d’Enseignement Supérieur de Musique en«Bourgogne ouvert ses portes octobre Il ne faut pasa tirer la culture vers en le bas » dernier : formation de futurs musiciens professionnels, reconnue par le Ministère de la Culture et de Communication et parentre le Ministère dedivertissement l'Enseignement- Supérieur Recherche, c’est un vrai « Illafaut faire la différence culture et distraction.et» de « Illaest nécessaire de faire d’excellence réunitimmédiat toutes les de la formation musicale artistique locales. Il met la pôle distinction entre lequi plaisir etforces la recherche du sublime. » Le et divertissement peut-il être en relation quatre établissements : l’Université Bourgogne, le CEFEDEM ainsifait que une porte d’entrée à la culture ou bourguignons est-ce tirer la culture vers ledebas? La recherche de réponses les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de plutôt polémique. Le consensus se trouve certainement dans l’équilibre et la complémentarité. cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte qui lui assurera un rayonnement territorial européen. L’accès à la culture Réfléchir à la manière de favoriser l’accès à la culture, c’est réfléchir à l’accès en lui même et aux L’Ecoleniveaux Nationale Supérieure d’Art et développer de Design l’accès de Dijon une institution culturelle, différents de freins. En effet, pour à la(ENSA) cultureest pour tous, nous pouvons la plus ancienne des Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans son territoire, et qui participe à identifier plusieurs niveaux d’inventions possibles : l’action culturelle de sa ville. Elle pour mission primordiale donner à prestations ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder ‐ aFinancier : diminuer le coûtde d’accès aux culturelles. aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition connaissances approfondies dans ‐ Physique : adapter les infrastructures et les transports à de toutes les populations. l’art, d’engager ses publicsaux danshoraires l’expérience pratique la création ‐ Temporel : réfléchir et aux jours de pour optimiser…la possibilité de venir en Comme toutede école l’Écoleprofessionnelles, nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec fonction ses d’art, contraintes personnelles et familiales. le‐ milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de technologies. ses activités. Elle coDe distribution : faciliter l’acte d’achat, notamment grâce aux nouvelles produit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des qu’elle invite àpeuvent Dijon etempêcher avec d’anciens étudiantsd’accéder qui persistent leur carrière. Elle Or,personnalités si ces barrières pratiques une personne à un dans spectacle, les lever partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, le ne est changera pas forcément la donne au final. Consortium, musée Nicéphore à Chalon, les galeries François Barnoud Interface à Une dimensionlepsychosociale est Niepce également présente. Comment encourager les ou personnes Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art éloignées de la culture à s’en rapprocher ? Comment inciter le public à sortir de ses habitudes ?Danse, Nouvelles Scènes ou Why Note. Comment allerdans vers l’inconnu ? elle est également en lien avec la création nationale et Bien ancrée son territoire, La internationale résistance au changement est unquartier thème àrégulièrement en Castres entreprise. Cela dit les la : les centres d’Art du Quimper, de traité Sète, de ou de Meymac, questions peuvent tout àBeaubourg, fait se poser dans d’autres àsphères. exemple,depeut-on faire de Ferme du Buisson, le également centre d’art Passages Troyes,Par la maison la culture évoluer ses pratiques voire les ? Pour reprendre Bourges, le centre culturelles d’art Le Casino au créer Luxembourg… Elle est une ainsides enexpressions phase avecentendues l’art de son lorstemps, des interviews : faut-il « se coltiner à la culture » ? Plusieurs acteurs culturels mettent en avant sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. la difficulté que peut être l’expérience d’une culture plus pointue, plus marginale ou plus profonde. Une difficulté avant, et/ou après. Malgré l’optique de gagner ouverture et enlehumanité, L’ENSA Dijon faitpendant partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Artendu Grand Est, réseau qui écouter les autres, se remettre en cause, se questionner, s’ouvrir au changement, ne rassemble le pluss’écouter, grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, sont pas des actes simples. Un acteur disait Reims « Il fautetproposer des choses gens ont envie Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Strasbourg), devant que celuilesdes écoles du sud de méditerrané, découvrir ». Rhône Mais est-ce vraiment une bonne chose ? Le public ne risque-t-il pas de restreindre Alpes-Auvergne … sonCette ouverture ainsi ? L’artiste doit-il pas parfois n’écouter que luiet? de N’est ce pas aussi ainsi que mise en réseau offre ne différentes occasions de valorisation promotion des écoles et de desleurs limites scientifiques, techniques, humaines …ont été dépassées pour tomber dans des lieux étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIELCULTUREL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A > 2> RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTE CONSOLIDER SES FONDEMENTS B > 3> POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL

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communs aujourd’hui ? Choisir certaines programmations est un vrai geste culturel pour l’acteur culturel, et y aller l’est tout autant pour le spectateur.

I. Développer et faire rayonner les filières de formation ‐

Accompagner

Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser « David Grimal : il parle avant, il explique, le pourquoi de l’œuvre, ainsi on explique le cadre. Ce travail d’accompagnement du public en l’aidant à décrypter, à découvrir les codes est essentiel ». L’offre de formation artistique à Dijon, et en Bourgogne, est dense et multiple : de la musique à l’art « Il faut faire un travail sensibilisation, d’initiation. Il fautdeux donner la possibilité d’enseignement de rencontrer et au design, ses cursus de sont de haut niveau. Elle compte établissements les artistes. » Plusieurs acteurs pensent qu’il est important de « sensibiliser tous les publics par supérieur qu’il est essentiel de valoriser pour faire venir et former les artistes de demain. accompagnement (stage, édition, travail en milieu scolaire…) ». ‐ d’Enseignement Se laisser aller Supérieur de Musique en Bourgogne a ouvert ses portes en octobre Le Pôle Dans : un élan qui peut musiciens paraître professionnels, contradictoire, reconnue mais qui par peut être envisagé de manière dernier formation de futurs le Ministère de la Culture et de complémentaire. Il faut que le public apprenne à simplement aimer, se laisser ressentir des la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai émotions face aux citation Picasso : pôle d’excellence quiexpériences réunit toutesculturelles. les forces Pour de la reprendre formation une musicale et de artistique locales. Il met en « Maître, je ne comprends rien. relation quatre établissements bourguignons : l’Université de Bourgogne, le CEFEDEM ainsi que - Vous ne comprenez pas non plus le chant des oiseaux et vous aimez.L’enjeu » les conservatoires à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. de la création de cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte Cette proposition s’accompagne du fait que les initiés acceptent l’ensemble du public y compris qui lui assurera un rayonnement territorial européen. les néophytes. L’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, ‐ Nationale Communiquer projets culturels de communications adaptées ne s’agit pas à laAccompagner plus anciennelesdes Ecoles d’art françaises, bien ancrée dans aux son personnes. territoire, etIl qui participe simplement de transmettre l’action culturelle de sa ville. une information pratique. Elle a pour mission primordiale de donner à ses étudiants et à ses publics les moyens d’accéder ‐ Des ambitieux dans le temps pour des changements dans le temps aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans Les changements de pratiques culturelles ont besoin de temps. Ils sont faits de pas en avant, l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … de pas hésitants, de bonds, de pas en arrière. Il faut du temps pour faire évoluer ses représentations, croyances, ses comportements… Les doiventen donc êtrerelation construits Comme toute écoleses d’art, l’École nationale supérieure d’Art deprojets Dijon travaille étroite avec à long terme. le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coproduit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des ‐ Impliquer personnalités qu’elle invite à Dijon etpar avec d’anciens étudiants qui de persistent dans leur carrière. Elle Pour reprendre l’idée développée rapport à l’appropriation la culture dijonnaise par les est partenaire des II), principaux acteurs régionaux domaine l’envie de l’artd’un contemporain : le FRAC, dijonnais (partie plusieurs acteurs culturelsdu rappellent « Tous acteurs de la le Consortium, à Chalon, galeries François Barnoud ou Interface à culture » et le dumusée souhaitNicéphore de « créerNiepce des situations pourles rendre le public acteur ». C‘estlale galerie fait d’impliquer en amont les personnes et de prendre en des compte leurs comme attentes Art dans le Dijon, Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté festivals Danse, résultat final qui remporte l’adhésion d’un grand nombre d’acteurs. Nouvelles Scènes ou Why Note. Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et Faut-il éduquer à la culture ? quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la internationale : les centres d’Art du Dans une perspective long terme, nombre culturels sontlaconvaincus Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’artd’acteurs Passages à Troyes, maison de de la l’importance culture de d’inclure un volet culturel plus grand dans l’éducation des enfants et des adolescents. « L’ouverture Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son culturelle : à la base, c’est un problème d’éducation. Il faut éduquer à la culture et apprendre à la temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. décrypter ». « Il faut faire en sorte de faire naître l’idée de culture et que ça fasse partie de notre patrimoine ». fait partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, le réseau qui L’ENSA Dijon Des programmes existent déjà avec des enseignements musique, aux arts plastiques. Des rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dansà 9laétablissements (Dijon, Besançon, échanges entre milieu culturel et milieu scolaire se pratiquent également (« collège au théâtre Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sudde l’ABC, visiteRhône de musée, projection au méditerrané, Alpes-Auvergne …cinéma...). Au-delà des actions menées en période scolaire, il faut arriveret àdetransformer l’essai en passant Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation promotion des écoles et de d’une démarche collective à une démarche individuelle. leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 3> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL 2> A CONSOLIDER FONDEMENTS > RAYONNER :SES EXISTER SUR UNE CARTE 3> B DEVELOPPER LE RAYONNEMENT CULTUREL ? > POUR RAYONNER, FAUT-IL CREER L'EVENEMENT

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Trois acteurs voient les résultats aujourd’hui d’actions entreprises depuis des années : « Il faut faire I. Développer et faire rayonner les filières de formation en sorte que la culture fasse partie de l’environnement de l’individu dès son plus jeune âge. Et le travail porte ses fruits, je vois de jeunes adultes sensibilisés plutôt qui viennent aux spectacles plus Des enseignements artistiques supérieurs à valoriser classiques. » L’offre de formation artistique et en Bourgogne, estne dense multiple : de(«lasolfège musique à l’art Quelques acteurs trouvent que àlesDijon, programme d’éducation sont et pas adaptés long, et au design, ses cursus sont de haut niveau. Elle compte deux établissements d’enseignement culture judéo chrétienne ») et pensent qu’il faudrait sortir de ces pratiques pour donner goût à la supérieur essentiel de valoriser faire venir les artistes de demain. culture. Elle qu’il ne est passe pas que dans lapour technique. Il et estformer « nécessaire d’avoir des émotions, d’expérimenter des codes ». Il faut « apprendre aussi avec ludicité». Le Pôleacteurs d’Enseignement de Musique en Bourgogne a ouvertenses portes en Quelques expriment Supérieur aussi un souhait de donner plus de facilités travaillant suroctobre les dernier : formation de futurs musiciens professionnels, par le Ministère la Cultureàet démarches administratives, et ou la communication et /oureconnue le coût d’accès aux lieuxded’initiation la de la Communication et par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, c’est un vrai culture comme le Conservatoire, les écoles de danse… pôle d’excellence qui réunit toutes les forces de la formation musicale et artistique locales. Il met en Outre le rôle de l’école, cela questionne le rôle des parents. Ce a été très peu traité d’où relation quatre établissements bourguignons : l’Université de thème Bourgogne, le CEFEDEM ainsi la que difficulté de restituer. à rayonnement régional de Dijon et Chalon-sur-Saône. L’enjeu de la création de les conservatoires cette formation artistique de haut niveau est de donner à la Bourgogne une identité artistique forte Laqui responsabilité spectateur lui assurera undu rayonnement territorial européen. 
 « La culture existe, il faut malheureusement aller à elle, plus qu'elle ne vient à nous. » L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Dijon (ENSA) est une institution culturelle, la plus des Ecoles d’artdefrançaises, bienetancrée dans sonà territoire, qui participe Dans ces ancienne questionnements autour l’accessibilité de l’ouverture la culture,et quelle est la à l’action culturelle de sa ville. responsabilité individuelle de chacun ? En effet, dans quelle mesure, il n’appartient pas aussi à Elle a pour mission primordiale de donner àà ses étudiants et àsoit sespopulaire, publics lesélitiste, moyens d’accéder chacun de faire l'effort de vouloir s'intéresser la culture qu'elle simple ou aux pratiques artistiques actuelles, de proposer l’acquisition de connaissances approfondies dans complexe ? l’art, d’engager ses publics dans l’expérience pratique de la création … Comme toute école d’art, l’École nationale supérieure d’Art de Dijon travaille en étroite relation avec le milieu de l’art vivant, qui est très favorable à Dijon au développement de ses activités. Elle coproduit chaque année de douze à quinze expositions et catalogues d’artistes, à la fois avec des  Plus de ludisme. personnalités qu’elle invite à Dijon et avec d’anciens étudiants qui persistent dans leur carrière. Elle  Théâtre "ambulant" dans les villes de périphéries. est partenaire des principaux acteurs régionaux du domaine de l’art contemporain : le FRAC, le  Décloisonner. Consortium, le musée Nicéphore Niepce à Chalon, les galeries François Barnoud ou Interface à  Un bus spectacles. Les lieux sont de + en + équipés pour Dijon, la galerie Pietro Sparta à Chagny. Elle s’investit au côté des festivals comme Art Danse, les personnes handicapées mais le transport pose Nouvelles Scènes ou Why Note. problème. Bien ancrée dans son territoire, elle est également en lien avec la création nationale et  Rediffuser un événement par radio ou TV pour les publics internationale : les centres d’Art du quartier à Quimper, de Sète, de Castres ou de Meymac, la ne se déplaçant pas. Ferme du Buisson, Beaubourg, le centre d’art Passages à Troyes, la maison de la culture de  Travailler davantage avec les Comités d’Entreprise. Bourges, le centre d’art Le Casino au Luxembourg… Elle est ainsi en phase avec l’art de son  Proposer des formules 1+1 (1 abonné prescripteur et un IDEES temps, sans cesse en expérimentation et en recherche de nouvelles pratiques artistiques. néophyte).  Faire des spectacles au marché et dans les galeries L’ENSA Dijon fait partie du réseau des Ecoles Supérieures d’Art du Grand Est, le réseau qui commerciales. rassemble le plus grand nombre d’étudiants répartis dans 9 établissements (Dijon, Besançon, Epinal, Metz, Chalon, Mulhouse, Nancy, Reims et Strasbourg), devant celui des écoles du sud méditerrané, Rhône Alpes-Auvergne … Cette mise en réseau offre différentes occasions de valorisation et de promotion des écoles et de leurs étudiants, qui peuvent être nationales (action de promotion commune des écoles du réseau au salon des formations artistiques de janvier 2009 par exemple) ou internationales (réalisation 1> DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL ? 2> CONSOLIDER SES FONDEMENTS DIJON A-T-ELLE UN POTENTIEL CULTUREL CULTUREL ? 3>1> DEVELOPPER LE RAYONNEMENT A >2> RAYONNER : EXISTER UNE CARTE CONSOLIDER SESSUR FONDEMENTS B >3> POUR RAYONNER, LE FAUT-IL CREER L'EVENEMENT ? DEVELOPPER RAYONNEMENT CULTUREL

C >ALA PROSPECTIVE CULTURELLE : MISER > RAYONNER : EXISTER SUR UNE CARTESUR LA CULTURE DE DEMAIN
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CONCLUSION Conclusion Ce Livre Blanc est une proposition de réflexions aujourd’hui, et surtout une envie d’actions pour demain.

Nous vous proposons donc d’écrire la conclusion et pourquoi pas de nouveaux chapitres

ensemble.

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Le livre blanc de la culture à Dijon Jeune Chambre Economique de Dijon Décembre 2009

Fidèle à ses valeurs humanistes et citoyennes, la Jeune Chambre Economique de Dijon a constitué un groupe de projet, la Commission Culture, dont les objectifs sont multiples : mettre en lumière la vie culturelle à Dijon, susciter l’ouverture de chacun, proposer un outil d’expression aux acteurs culturels. Après un état des lieux de l’offre culturelle à Dijon, toutes disciplines confondues (théâtre, opéra, cinéma, gastronomie, musique, patrimoine, arts vivants …), la Commission Culture s’est rapprochée des différents acteurs (privés, publics, associatifs, medias) pour identifier leurs visions de la culture à Dijon, leurs attentes, les difficultés qu’ils peuvent rencontrer mais aussi leurs réflexions, leurs idées et les initiatives qu’ils soutiennent. Aujourd’hui après un an d’entretiens et d’analyse, la Commission Culture vous présente les résultats de cette enquête.

DE BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ


Livre Blanc sur le rayonnement culturel de Dijon