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else

by Elysée

published by IDPURE

issue 1 of 2, 2011

applied

Book

Collected

Contemporary

HAUNTED

History

FOCUS found

object

Serial still

magazine

photograpy

01> 9 7 7 2 2 3 5 043008

CHF 14.00 | EUR 12.00 | GBP 10.00  www.elsemag.ch 


Editorial Else by Elysée  ELSE c’est le magazine de l’autre photographie. Une photographie qui ne s’appréhende pas seulement pour elle-même, mais se manifeste en séries, en collections, regroupées par le regard du photographe, de l’artiste, du critique, du commissaire, du collectionneur… En rupture avec le culte de la belle image, avec une histoire de la photographie façonnée sur l’histoire des beaux-arts, une histoire des chefs-d’œuvre, ELSE c’est le magazine des approches obsessionnelles, de l’image pauvre, de l’image travestie, de l’image détournée, appropriée, réappropriée… De rapprochements en confrontations, de l’historique au contemporain, du vernaculaire à l’artistique, ELSE embrasse tout, mélange tout, et s’amuse à classer les images par catégories. Plateforme, réseau, rendez-vous des points de vue décalés, ELSE se définit par un cercle toujours élargi d’invitations à ceux qui partagent le goût de la différence, sous le regard du comité éditorial — Christophe Blaser, Clément Chéroux, Joan Fontcuberta, Erik Kessels, Christoph Schifferli et Véronique Terrier Hermann. Aux croisements de la banalité, de l’étrange et du quotidien, ELSE se veut un laboratoire visuel, une tentative de faire parler les images. ELSE se place sous la direction artistique de Thierry Häusermann et de Raphaël Verona (Idpure), et construit chaque portfolio comme une démonstration visuelle, réduisant le texte à sa portion congrue ; factuel, il fait la part belle aux images. Et pourquoi ELSE ? Parce que ELySéE. ELSE est une production du Musée de l’Elysée, et s’annonce comme le magazine suisse de la photographie. What else ? ELSE, la photographie autrement. ELSE is the magazine for the other photography. A photography considered not only for itself, but that manifests itself in series, collections, brought together through the eye of the photographer, the artist, the critic, the curator, the collector… Breaching from the cult for the beautiful image, a history of photography shaped alongside that of Fine Arts or a history of masterworks, ELSE is the magazine for obsessive approaches, the impoverished image, the image in disguise, the image diverted, appropriated, re-appropriated… From reconciliations to confrontations, from historic to contemporary, from vernacular to artistic, ELSE embraces everything, mixes everything, and revels in a categorized classification of images. Platform, network, meeting point for unconventional approaches, ELSE defines itself as an ever widening circle inviting those with a taste for differentia, under the scrutiny of the editorial committee—Christophe Blaser, Clément Chéroux, Joan Fontcuberta, Erik Kessels, Christoph Schifferli and Véronique Terrier Hermann. At the junction of banality, strangeness and the quotidian, ELSE aspires to be a visual laboratory, an attempt to make the images speak. Under the artistic direction of Thierry Häusermann and Raphaël Verona (Idpure), ELSE compiles each portfolio as a visual demonstration, reducing text to its minimum; factual, it favors images. Why ELSE? Because ELySéE. ELSE is a production of the Musée de l’Élysée, and aspires to become the Swiss magazine of photography. What else? ELSE, the other photography.

Sam Stourdzé


Catégories

Applied

Book

 A ,  D ,  G ,  I ,  K 

 E ,  J ,  L 

FOCUS  E , J , L 

object  G 

Found

Collected  D ,  G ,  K ,  O 

HAUNTED

 A ,  H ,  I ,  N 

 C ,  F 

Serial

still

 D ,  E ,  H ,  I 

 O 

Contemporary  B ,  C ,  D ,  F ,  H ,  K ,  M ,  N ,  O 

History  B ,  E ,  J ,  L ,  O 


Sommaire A  p. 6

Anonyme, Where to Be When the Past is Over Applied | Found  B  p. 14

Frank Schramm, Standups—Reporting Live from Ground Zero Contemporary | History  C  p. 22

Alain Declercq et Jeanne Susplugas, Fallout Shelters Contemporary | Haunted  D  p. 28

Jean-Luc Cramatte et Jakob Nzudie, Supermarket Applied | Collected | Contemporary | Serial  E  p. 35

Bernd et Hilla Becher, Anonyme Skulpturen Book | Focus | History | Serial  F  p. 38

Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, The Coming Race Contemporary | Haunted  G  p. 46

Anonyme, Small Fires Applied | Collected | Object  H  p. 54

Joachim Schmid, The Missing Pictures Contemporary | Found | Serial  I  p. 58

Werner Kühler, Japonais récalcitrants Applied | Found | Serial  J  p. 62

Here is Japan  Book | Focus | History  K  p. 64

Hank Willis Thomas, Unbranded Applied | Collected | Contemporary  L  p. 70

René Char, Le tombeau des secrets Book | Focus | History  M  p. 78

Yann Gross, Kitintale Contemporary  N  p. 86

Patrick Bernier et Olive Martin, When e-Space Meets Real-Space Contemporary | Found  O  p. 90

Henri Foucault, Donne-moi tes yeux Collected | Contemporary | History | Still

ELSE


annonceur

Couvoisier


else magazine

CHF 14.00 | EUR 12.00 | GBP 10.00

published by IDPURE

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2 issues / 1 year CHF 26.– Switzerland CHF 41.– Europe CHF 52.– US / other countries 4 issues / 2 years CHF 50.– Switzerland CHF 80.– Europe CHF 100.– US / other countries 6 issues / 3 years CHF 72.– Switzerland CHF 118.– Europe CHF 145.– US / other countries


applied found  A 

Anonyme Where to Be When the Past is Over  Présenté par Martin Crawl 

Il vend souvent des photos sur ebay. C’est son trésor. Il faut les protéger des pillards dans mon genre. Alors, il pose sur chacune un Lego® et les rephotographie. Kopierschutz ! Puis il s’ennuie, il se met à faire joujou, à faire mumuse, il s’y croit. Philosophe malgré lui, il met à nu notre rapport au passé, avec son Lego®. Le passé ? Là où l’on n’est plus, où, plus souvent encore, on n’a jamais été. Mais aussi un espace où l’on ne cesse de vouloir s’inscrire. Comment ? On se projette, se téléporte (mais mentalement), on s’imagine, on fait « comme si ». Mais on n’y est pas. Le passé, c’est là où l’on n’est pas. Le Lego® matérialise la contradiction. Notre désir de faire ou d’avoir fait partie du passé, la tentative désespérée de le ramener à nous, de le rendre présent, de l’abolir en tant que moment disparu. Et l’échec inévitable de notre entreprise. On n’est jamais dans l’image. Au mieux, on pose notre effigie dessus. Tout ensemble, le fiasco et la joie.

He often sells photographs on eBay. It is a treasure. They must be protected from looters like me. So he places a Lego® over them and re-photographs them. Kopierschutz ! Then he gets bored, he starts to play, to dally, he pretends. A philosopher despite himself, he exposes our relation to the past with his Lego®. The past ? Where we no longer are, even more often where we have never been. But it is also a space where we long to inscribe ourselves in. How ? We project ourselves, teleport ourselves (though mentally), we imagine, we do “as if.” But we are not. The past is where we are not. The Lego® materializes the contradiction. Our desire to be or to have been a part of the past, the desperate attempt to bring it back to us, to make it present, to abolish it as a vanished moment. And the inevitable failure of our endeavor. We are never in the picture. At best, we place our effigy on top. All together fiasco and joy.


ELSE


Applied

Found


Anonyme, Where to be When the Past is Over

ELSE


Applied

 A 

Found


Anonyme, Where to be When the Past is Over


Applied

A

Found


Applied

6, 28, 46, 58, 64 ELSE


contemporary history  B 

Frank Schramm Standups—Reporting Live from Ground Zero  Présenté par Ulrike Meyer Stump 

La série Standups du photographe new-yorkais Frank Schramm retrace le travail des journalistes de télévision au cours des huit semaines qui ont suivi l’attentat du 11 septembre 2001. On y découvre les envoyés spéciaux juste avant ou au moment même de leur prise d’antenne. Après l’attaque, les chaînes de télévision diffusaient non seulement les images — devenues iconiques — de la destruction des tours jumelles commentées en voix off, mais aussi des images qui authentifiaient l’évènement historique par la présence des reporters sur place. Sans être sur le lieu même de l’attaque (ils avaient leurs studios temporaires sur le West Side Highway), les « Standups » prêtaient leur visage au drame en improvisant en direct. Les portraits sont pleins de contradictions : bien qu’émus et cherchant leurs mots, les journalistes laissent deviner leur intérêt personnel et professionnel à tirer profit de l’attention portée sur eux par le monde entier. Les efforts de mise en scène des équipes de production sont en décalage avec la banalité du West Side Highway. Le maquillage et la lumière artificielle contrastent avec les blocs-notes et les chaussures de tennis visibles dans le cadrage du photographe, intentionnellement plus large que celui de la caméra de télévision. Enfin, le bricolage absurde des podiums improvisés prend une tournure comique face aux câblages high-tech des commentateurs. Avec ses Standups, Frank Schramm offre une analyse précise et intelligente du travail des journalistes, sans pourtant agir comme l’un d’entre eux. Après le 11 septembre, les reporters de télévision — bien plus que les terroristes — deviennent les acteurs visibles de l’évènement. A partir d’une affaire locale, cependant hautement symbolique, ils écrivent l’Histoire mondiale. Frank Schramm les photographie en grand format et souvent en pied, attitude réservée dans la tradition picturale aux rois, acteurs principaux de l’histoire politique. La série Standups annonce ainsi les discussions théoriques menées sur la médiatisation de la terreur et le pouvoir des images par des philosophes tels que Jean Baudrillard ou Slavoj Žižek à la suite de l’attentat du 11 septembre 2001.

New York based photographer Frank Schramm’s Standups series retraces TV reporters at work during the eight weeks that followed the 9/11 attacks. We can see special correspondents as they are about to go on air. After the attacks, broadcasters were not only showing the now iconic images of the actual destruction of the Twin Towers with a voice-over, but also images authenticating the historic event through the sheer presence of reporters on site. Although not physically present on the grounds of the attacks (their studios being temporarily located on the West Side Highway), the “Standups” lent their faces to the incident, improvising live. These portraits are filled with contradictions : though affected and searching for their words, reporters give us insights to their personal and professional interests in taking advantage of the world’s attention hence focused on them. There is a sense of discrepancy between the production teams’ staging efforts and the banality of the West Side Highway. Make-up and artificial lighting contrast with the notepads and sneakers made visible in the photographers’ framings, intentionally larger than that of television cameras. Finally, the absurd makeshift of improvised platforms takes on a comic stance when opposed to commentators’ high-tech cablings. Frank Schramm delivers a precise and intelligent analysis of reporters’ activities in his Standups series, without however behaving like one of them. After 11 September, TV reporters— more so than the terrorists—become the visible actors in the event. Building from a local story, however highly symbolic, they are actually writing the global History. Frank Schramm photographs them in large formats and often in full size, an attitude generally reserved for monarchs, leading actors of the political scene in the pictorial tradition. The Standups series thus announces the theoretical debate over media coverage of terror and the power of images by philosophers such as Jean Baudrillard or Slavoj Žižek following the 9/11 attacks.


Contemporary

02

16

History


Frank Schramm, Stand-ups—Reporting live from Ground Zero


Contemporary

 B 

18

History


Frank Schramm, Standups—Reporting Live from Ground Zero

ELSE


Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

History

14, 35, 62, 70, 90


contemporary Haunted  C 

Alain Declercq et Jeanne Susplugas Fallout Shelters  Présenté par Véronique Terrier Hermann 

« La neutralité ne protège pas de la radioactivité » (slogan des années 1960). C’est dans le contexte de la guerre froide et de sa menace d’attaque nucléaire que les autorités suisses ont débuté un vaste plan de construction d’abris antiatomiques sur l’ensemble du territoire. Encore de nos jours, la Protection Civile dispose et entretient plus de 300 000 abris publics et privés, couvrant ainsi environ 110 % de la population. Aussi, si l’image d’une entrée de bunker est familière pour les suisses, elle n’en reste pas moins toujours aussi singulière pour d’autres. Ce portfolio est tiré d’un travail autour des mesures de protection et de sécurité mises en place par les autorités suisses auprès de leurs résidents. Il comporte aussi un film intitulé Protection Civile (2011).

“Neutrality does not prevent radioactivity (slogan from the 60s).” In the context of the Cold War and the threat of a nuclear attack, Swiss authorities started a vast construction campaign of nuclear shelters over its entire territory. Civil Defense authorities still currently command and maintain over 300,000 public and private shelters to accommodate some 110 % of the population. While the entrance to a bunker is a familiar image to the Swiss, it still remains unusual for others. This portfolio is part of a body of work on the protection and security measures implemented by Swiss authorities in favor of their residents. It also includes a film entitled Protection Civile (2011).


ELSE


Contemporary

 C 

24

Haunted


Alain Declercq et Jeanne Susplugas, Fallout Shelters

ELSE


Contemporary

 C 

26

Haunted


Alain Declercq et Jeanne Susplugas, Fallout Shelters

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

Haunted

22, 38 ELSE


applied collected contemporary serial  D 

Jean-Luc Cramatte et Jacob Nzudie Supermarket  Présenté par Sam Stourdzé 

Lorsque Cramatte rencontre Nzudie, le photographe du supermarché de Yaoundé, il est interpellé par l’impact d’une pratique vernaculaire. De leur projet naît la tentative de rendre compte d’une activité commerciale aux ramifications multiples. Pour que l’improbable studio du photographe se soit déployé dans les allées du supermarché, encore fallait-il qu’il soit le territoire d’un enjeu social. À l’évidence, le supermarché de Yaoundé s’affirme comme une démonstration, celle d’une certaine réussite, d’une ascension, d’une conquête. Les modèles de Nzudie sont ses clients. Ils sélectionnent avec attention leurs rayons préférés comme le gage de leur accession à la consommation. Pour en témoigner, le regard appliqué du photographe qui vend ses portraits. Simplicité efficace du dispositif, les photographies de supermarché, par leur répétition, additionnent les envies de paraître, et, par accumulation, composent un vaste portrait sociologique. Récupérée, conservée, réinventée par Jean-Luc Cramatte, la succession infinie des portraits de Nzudie épuise la sérialité. Et lorsque tous les artifices sont tombés, c’est la photographie elle-même qui se raconte. Elle raconte l’autre histoire, celle d’une image pauvre à l’ombre d’une jungle urbaine.

When Cramatte meets Nzudie, the supermarket photographer from Yaoundé, he is puzzled by the impact of a vernacular practice. Their project intends to an assessment of a commercial activity that bears multiple ramifications. For the photographer to have settled an improbable studio in the alleys of a supermarket, it had to be a territory with some sort of social issue. To be sure, the supermarket in Yaoundé must be some sort of a demonstration, the proof of a certain success, of an upward mobility, of a conquest. Nzudie’s models are its clients. They carefully chose their favorite shelf corner in the store as evidence of their access to consumer goods. And the careful attention of the photographer who sells his images proves it. With the efficient simplicity of the device, the supermarket photographs, by their repetition, sum up the urges to pretend, and their accumulation displays a vast sociological portrait. Recuperated, kept, reinvented by Jean-Luc Cramette, the endless succession of Nzudie’s portraits exhausts the serial. And when all the artifacts are down, it is photography itself that is recounted. It tells another story, the one of a poor image in the shadow of an urban jungle.


ELSE


Applied

 D 

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Collected

Contemporary

Serial


Jean-Luc Cramatte et Jacob Nzudie, Supermarket

ELSE


Applied

 D 

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Collected

Contemporary

Serial


Jean-Luc Cramatte et Jacob Nzudie, Supermarket

ELSE


Applied

Collected

Contemporary

Serial

 D 

Applied

6, 28, 46, 58, 64

Collected

28, 46, 64, 90

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

Serial

28, 35, 54, 58


book focus history serial Bernd et Hilla Becher Anonyme Skulpturen Publié par la revue Kunst Zeitung, créée par un imprimeur passionné d’art, ce numéro est exclusivement consacré aux époux Becher. Trilingue (all / fr / ang), un court texte d’introduction présente les artistes et explicite leur ambition intellectuelle : « Nous essayons, à l’aide de la photographie, d’ordonner ces formes et d’en permettre la comparaison. Pour ce faire, les objets doivent être isolés de leur contexte... », expliquent les époux, qui conçoivent également toute la mise en page. Accompagnant l’exposition de 1969 à la Städtische Kunsthalle de Düsseldorf, qui positionnera Bernd et Hilla Becher comme des artistes établis, la revue tient une place historique importante. Hilla Becher raconte volontiers que la revue, ayant été envoyée par l’imprimeur aux amateurs d’art de l’époque, a permis la première rencontre avec Madame Sonnabend, dont la galerie les représente encore aujourd’hui. L’année suivante, les Becher publieront leur ouvrage de référence en reprenant le titre du Kunst Zeitung.

 E 

 Présenté par Antoine de Beaupré 

Published in the magazine Kunst Zeitung, founded by a printer with a passion for Arts, this issue is exclusively dedicated to the Bechers. Trilingual (DE, FR, EN), a short text introduces the artists and explains their intellectual ambition: “With the help of photography, we are trying to sequence these forms in order to allow for comparisons… In order to do so, objects have to be isolated from context…” The layout was also entirely designed by them. Published in association with the 1969 exhibition at the Städtische Kunsthalle in Düsseldorf, that was to establish Bernd and Hilla Becher as artists as such, the magazine bears historical importance. Hilla Becher willingly recounts that thanks to this publication, which the printer had sent to a number of art connoisseurs of the time, they were given the opportunity to meet Mrs. Sonnabend, the owner of the gallery that still represents them today. The following year, the Becher published their reference work, readopting the title from the Kunst Zeitung.

ELSE


Books

 E 

36

Focus

History

Serial


Bernd et Hilla Becher, Anonyme Skulpturen

Book

34, 62, 70

Focus

35, 62, 70

Serial

28, 35, 54, 58 ELSE


contemporary haunted  F 

Alain Della Negra et Kaori Kinoshita The Coming Race  Présenté par Véronique Terrier Hermann 

Réalisé par Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, ce portfolio, initié à l’occasion de l’exposition Dynasty (Palais de Tokyo / MAM de la ville de Paris, 2010), est un travail toujours en cours. Intitulé The Coming Race (Le peuple à venir), il témoigne de leur rencontre avec des individus qui ont vécu des expériences ultimes ou paranormales, développant dès lors des perceptions ou facultés psychiques particulières. Interrogation sur un éventuel futur mutant de l’homme, ou esquisse d’un nouveau genre humain ?

Realized by Alain Della Negra and Kaori Kinoshita, this portfolio, initiated on the occasion of the exhibition Dynasty (Palais de Tokyo / MAM. de la ville de Paris, 2010) is a work still in progress. Entitled The Coming Race, it bears witness to their meeting with individuals who experienced ultimate or paranormal experiences, thus developing specific psychic perceptions or abilities afterwards. A questioning about man's potential mutant future or sketches of a new mankind ?


Marko Pogacnik, Gare CFF de Berne, Suisse, mars 2010 Aux confins de notre monde sensible se trouvent des êtres élémentaires, auxquels nous avons pu donner par le passé les noms de gnomes, d’ondines, de sylphes ou de salamandres. L’homme, qui a longtemps perdu le contact avec cette facette de la réalité, semble capable de s’en approcher à nouveau, et ce d’une façon bien plus subtile. Marko Pogacnik (né en 1944 à Kran en Slovénie) a étudié la sculpture à l’Académie de Ljubljana. Entre 1965 et 1971, il a été membre du collectif OHO (avec entre autres Tomaž Šalamun et Slavoj Zizek). OHO expose au MoMA de New York en 1970. Puis, en 1971, il crée une communauté artistique à Šempas en Slovénie, la Šempas Family, qui expose notamment à la Biennale de Venise en 1978. D’un art conceptuel à une forme de Land Art social, il adopte à partir des années 1980 une vision holistique de l’art en développant une méthode de rééquilibrage du territoire, sorte d’acupuncture de la terre, pour laquelle il procède en plaçant des rochers sur des zones précises. En 1991, lors d’un voyage en Irlande, il vit sa première rencontre avec un être élémentaire. À partir de ce moment, son art s’est principalement orienté vers ce monde invisible. Dialoguer avec ces entités — qui d’après lui représentent l’intelligence de la nature — lui semble aujourd’hui urgent et indispensable pour le fonctionnement de notre planète.

Marko Pogacnik, Train Station CFF in Bern, Switzerland, March 2010 At the edge of the world that is perceptible by our senses are elementary beings, which we called in the olden days by the names of gnomes,water sprites, sylphs or salamanders. Mankind, who long ago lost contact with this aspect of reality, now seems capable of approaching it afresh and in a much more discerning manner. Marko Pogacnik (born in 1944 in Kran, Slovenia) studied sculpture at the Academy of Ljubljana. Between 1965 and 1971, he was a member of the artist group OHO (along with the likes of Tomaž Šalamun and Slavoj Zizek). OHO exhibited in 1970 at the MoMA in New York City. Then, in 1971, he created an artist community at Šempas, Slovenia, the Šempas Family, whose exhibitions included the 1978 Venice Biennial. Shifting from conceptual art to a form of societal Land Art, he adopted in the 1980s a holistic vision of art and a method that allows him to bring balance back to the land: a kind of acupuncture for the Earth, which he accomplishes by placing rocks on particular zones. In 1991, during a trip to Ireland, he experienced his first encounter with an elementary being. From this moment onward, his art turned principally towards this invisible world. Dialoguing with these entities, who according to him represent the intelligence of nature, seems now urgent and indispensable for the well being of our planet.

ELSE


Contemporary

Haunted

 F 

Loup Blanc, lors d’un week-end d’initiation, Midi-Pyrénées, France, mai 2010 Loup Blanc (né en 1951) se sent dès l’âge de sept ans investi de facultés psychiques et spirituelles particulières. Il entreprend par la suite un parcours initiatique à travers le monde à la recherche de maîtres spirituels. C’est finalement durant la nuit, en 1980, que le Sage Bleu lui apparaît en songe pour lui donner le nom d’« homme médecine de l’origine ». Capable en outre de sortir de son corps, d’influencer les phénomènes météorologiques, ou de choisir le pas de celui qui porte ses chaussures, il est considéré par certains comme une référence du chamanisme actuel.

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Loup Blanc, during an introductory weekend workshop, Midi-Pyrenees, France, May 2010 Loup Blanc (born in 1951) felt endowed by the time he was 7 years old, with psychic and spiritual powers. He later undertook a path that led him across the world in search of spiritual masters. But it was only in the middle of the night, in 1980, that the Blue Wise Man appeared to him in a dream and gave him the name, “Original Medicine Man.” Because he is capable of out-of-body experiences, influencing meteorological phenomena, and directing the path of the people who wear his shoes, just to name a few, he is considered by some as a leader in present day shamanism.


Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, The Coming Race

Les Guerriers de l’Arc-en-ciel, de gauche à droite : Uto, Antoine, Elise et Violette, Cévennes, France, février 2010 Deux cent ans nous séparent d’une prophétie amérindienne qui annonce : « Il viendra un temps où la Terre sera ravagée de ses ressources, la mer noircie, les rivières empoisonnées, les cerfs mourants sur le chemin. Alors se lèveront les Arc-en-ciel pour la protéger ». Une prédiction qui pourrait bientôt voir le jour. Venus de différents horizons, les Guerriers de l’Arc-en-ciel ont construit un village au coeur des Cévennes. Leurs habitations sont monochromes jusqu’au moindre détail, et chaque couleur du spectre est représentée. Ils s’habillent de pied en cap de l’une de ces couleurs pour la vivre complètement, pendant un temps, puis en changent. En attendant de cultiver leur propre potager, ils proposent leur aide aux agriculteurs et commerçants des alentours et se nourrissent des fruits et légumes qui leurs sont donnés en remerciement. La communauté vit en autonomie, en fixant les règles au jour le jour, par exemple dans le « cercle de feu » ici photographié. De février à mai 2007, ils ont initié une marche des Pyrénées à Paris, qui a rassemblé au total plus d’un millier de personnes. Circulant volontairement sur les grands axes routiers pour provoquer les rencontres, la marche du vivant se situe entre l’assaut et le pèlerinage (www.lamarcheduvivant.org). « Nous n’avions pas d’autres alternatives que de vivre nos rêves. Nous prenons donc la responsabilité de participer au changement que nous souhaiterions pour le monde à venir. Au centre est la couleur, l’Arc-en-ciel, symbole d’union et de complémentarité, nous bouleversons le quotidien pour jouer avec le plus grand des arts : l’art de vivre. » Les Guerriers de l’Arc-en-ciel, juin 2010.

The Rainbow Warriors, from left to right: Uto, Antoine, Elise and Violette, Cévennes, February 2010 Two hundred years separate us from the Native American prophecy which foretells that: “There will come a time when the Earth will be ravaged of its resources, the ocean blackened, the rivers poisoned, and the stags will perish on the paths. Then the Rainbow will rise forth to protect the Earth.” This prediction could soon come to pass. Although from different walks of life, the Rainbow Warriors came together and built a village in the heart of the Cévennes. Their homes are monochromic even in the smallest detail, and each color of the spectrum is represented. They clothe themselves from head to toe in one of these colors to experience it wholly for a time and then they change. In the interim of having their own vegetable garden, they offer their time to the surrounding farms and stores and live off the fruits and vegetables given to them in exchange for their services. The community is autonomous, establishing the rules day to day in the fire circle pow wow, such as the one photographed here. From February to May 2007, they marched from the Pyrenees to Paris, which gathered a group of more than a thousand people. Taking major crossroads in hopes of eliciting interactions, “the walk of the living” is a cross between an assault and a pilgrimage (www.lamarcheduvivant.org). “We had no alternative but to live our dreams. And so we accept responsibility for bringing about the changes we wish for in the world to come. At the center is color, the Rainbow, the symbol of union and complementarity. We shake up everyday life in order to experiment with the greatest of all arts : the art of living.” The Rainbow Warriors, June 2010.

ELSE


Contemporary

Haunted

 F 

Masaru Emoto, Séminaire « Mémoire et mystère de l’eau », Chatou, France, octobre 2010 Dr Masaru Emoto est né le 22 juillet 1943. Dans ses recherches, il démontre, l’influence des paroles, des mots, des sentiments, de la musique et des pensées sur l’eau. Elément dont le corps humain est composé en majeure partie. Il utilise une technique de cristallisation, fait des photographies puis interprète ces clichés de cristaux de molécules d'eau pour montrer que les cristaux réagissent par des changements de structure à diverses influences. Il a publié de nombreux livres et parcourt le monde pour présenter ses résultats. Ses recherches lui ont également inspiré l'idée de créer un mouvement de reconnaissance pour l'Eau « Project of Love and Thanks to Water », il propose, lui et son équipe, de se concentrer, de méditer, de faire un vœu à l’intention de l’eau, tous les 25 de chaque mois. Il a lancé un appel à la prière collective pour l’eau de la centrale de Fukushima le 31 mars 2011 à midi. « La formule de l'énergie d'Albert Einstein, e = mc² signifie en réalité que de l'énergie est équivalente au nombre de personnes et au degré de conscience des gens. Joignons-nous tous à la cérémonie de prière en tant que citoyens de la planète Terre. Je voudrais demander à toutes les personnes, pas seulement au Japon, mais partout dans le monde de nous aider à trouver une issue à la crise de cette planète ! ». Masaru Emoto

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Masaru Emoto, Symposium “Mémoire et mystère de l’eau,” Chatou, France, October 2010 Dr. Masaru Emoto was born on 22 July 1943. His research aims at demonstrating the influence of speech, words, feelings, music and thought over water— a major component of the human body. He uses a crystallization technique, makes photographs, and then interprets these images of crystals of water molecules in order to demonstrate that crystals react to various influences by modifying their structure. He has published a number of books and travels the world to introduce his findings. His research have also led him to launch a Movement for the recognition of water called the “Project of Love and Thanks to Water,” by which, together with his team, he invites us to concentrate and meditate, and to make a wish in favor of water on the 25th day of each month. He launched a call for collective prayer in favor of the water in the Fukushima nuclear plant on 31 March 2011 at noon. According to Dr. Emoto, “Einstein’s energy formula, e = mc², actually really means that the energy is equivalent to the number of people and to their degree of conscientiousness. Let’s all join in the praying ceremony as citizens of the planet Earth. I would like to ask every one, not only in Japan, but all over the world, to help us find a solution to the crisis of this planet!” Masaru Emoto


Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, The Coming Race

Martin Rodi, Sugnens, Suisse, mai 2010 Existe-t-il des moyens nouveaux pour l’homme de s’alimenter, en envisageant des nourritures qui ne soient pas matérielles ? Graphiste et enseignant, depuis peu à la retraite, Martin Rodi (né en 1941 à Zürich) ne mange plus depuis quatre ans et demi. Il en tire un grand enrichissement et ne sait pas s’il renoncera un jour à ce mode de vie, qui n’a rien de nécessaire ni d’absolument définitif, étant donné les contraintes qu’il lui impose. Il compare son expérience à un pèlerinage immobile, un combat quotidien sur un chemin personnel et expérimental. Joseph Beuys est une référence de Martin Rodi, qui dit n’avoir aucun message, rien à démontrer, et comprend les doutes et les réticences que peuvent susciter sa démarche.

Martin Rodi, Sugnens, Switzerland, May 2010 Can man come up with new ways of feeding himself by envisaging food that is immaterial? Recently retired graphic designer and teacher, Martin Rodi (born in 1941 in Zürich) hasn’t eaten for four and a half years. Although he finds this life style fulfilling, he’s not sure he will do it forever. This lifestyle has no requirements, nor is it set in stone, but imposes constraints on him. He compares his experience to a stationary pilgrimage, a daily combat along a personal and experimental path. Rodi, for whom Joseph Beuys is a role model, says he has no message, nothing to prove, and understands the doubts and reservation that could be raised by his approach.

ELSE


Contemporary

Haunted

 F 

Fred Fischer nettoyant sa sculpture Twilight, Neuchâtel, Suisse, avril 2010 On appelle « experiencer » ceux qui ont vécu une expérience de mort imminente (EMI), soit des sensations vécues par certains pendant une mort clinique avant qu’ils ne soient réanimés. Leur perception de l’environnement, impossible étant donné leur position et leur état, plaiderait pour une possibilité que l’esprit humain survive à la mort physique. En 1990, à la suite d’un accident, Fred Fischer (né en 1972 à Sion en Suisse) vit une EMI. Il cherche pendant plusieurs années à comprendre et essaye de retrouver cet état qui a modifié sa conscience de la vie et de l’espace. Ses recherches l’ont amené à rencontrer des chamans et à pratiquer différentes techniques de méditation. Il choisit finalement de partager ce questionnement sur les autres conceptions possibles de la réalité et les liens qui pourraient se tisser entre ces différents mondes sur un terrain esthétique à travers le développement de son travail artistique. Il est diplômé de l’ECAV (Ecole des Beaux Arts du Valais) et vit en Suisse et à Berlin. Il est par ailleurs l’un des membres fondateurs de Kunstart, l’association qui gère le CAN, le Centre d’Art de Neuchâtel. Il est le co-commissaire de l’exposition Fool’s Food qui s’y est tenue en 2009.

44

Fred Fischer cleaning his sculpture Twilight, Neuchâtel, Switzerland, April 2010 “Experiencer” refers to those who have survived a near-death experience (NDE) or felt sensations during a clinical death before there were brought back to life. Their perceptions of their environments, which are impossible given their positions and states, bespeak the possibility that the human spirit can survive physical death. In 1990, after an accident, Fred Fischer (born in 1972 in Sion, Switzerland) underwent a NDE. For several years, he tried to come to terms with his experience and attempted to return to the state that had modified his perception of life and space. His quest led him to meet shamans and practice different meditation techniques. Finally, through his artistic work, he decided to share his investigations into possible alternative conceptions of reality and the connections that can intertwine different worlds in an aesthetic dimension. He graduated from ECAV (School of Fine Arts in Valais) and he lives in Switzerland and Berlin. Among other things, he is one of the founding members of Kunstart, the association that runs CAN, the Art Centre of Neuchâtel. He was the co-curator for the exhibition Fool’s Food held there in 2009.


Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, The Coming Race

Denis Chapuis dans son chalet construit par Charles Lindbergh en 1962, Les Monts-de-Corsier, Suisse, avril 2010 Denis Chapuis (né près de Lausanne en 1956) est professeur de guitare classique et thérapeute. Il est touché par la maladie dès ses sept ans, ce qui l’amène à flirter maintes fois avec la mort : il vit deux EMI (Expérience de Mort Imminente). Lors de périodes d’extrême faiblesse corporelle, il est traversé par des épisodes de « clairaudiance » : un phénomène qui se manifeste généralement par un sifflement dans l’oreille gauche suivi de signaux sonores, parfois plus précisément comme une voix donnant des informations. Ces expériences paranormales l’invitent à poser une réflexion fondamentale sur le sens de sa vie. Après plusieurs années de recherche dans les domaines religieux puis philosophique et spirituel, il trouve à 19 ans des « outils de Travail » dans l’enseignement d’Omraam Mikhaël Aïvanhov. « Apprendre à me connecter avec chacune de mes cellules me passionne et m’aide à cheminer vers une qualité de vie plus que satisfaisante malgré quinze années de dialyse, une trentaine d’opérations ainsi que quatre transplantations rénales. J’essaye de transmettre sans prétention ce retour à l’écoute de soi… donc des autres. J’ai reçu des tuiles… j’ai à coeur d’en faire un toit ! ». Denis Chapuis, juin 2010.

Contemporary 64, 78, 86, 90

Denis Chapuis in his chalet build by Charles Lindbergh in 1962, Les Montsde-Corsier, Switzerland, April 2010 Denis Chapuis (born near Lausanne in 1956) is a teacher of the classical guitar and a therapist. Since the age of seven, he has flirted with death time and time again; he has survived two NDEs (Near-Death Experiences). In times of extreme physical weakness, he experiences episodes of “clairaudience,” a phenomenon that generally manifests as a ringing in the left ear followed by sound signals, sometimes more closely resembling a voice relaying information. These paranormal experiences invited him to develop a deep reflection concerning the meaning of life. After many years of researching in such fields as religion, and then philosophy and spirituality, he found at the age of 19 certain “Work tools” in the teachings of Omraam Mikhaël Aïvanhov. “Learning to connect with every cell of my being fascinates me and helps me to make headway towards a quality of life more than satisfactory, despite fifteen years of dialysis, thirty some operations and four kidney transplants.” Denis Chapuis, June 2010.

14, 22, 28, 38, 54, ELSE


applied collected object  G 

46

Anonyme Small Fires

 Présenté par Guy Sire 


Applied

 G 

48

Collected

Object


Anonyme, Small Fires

ELSE


Applied

 G 

50

Collected

Object


Anonyme, Small Fires

Applied

6, 28, 46, 58, 64

Collected

28, 46, 64, 90

Object

46 ELSE


Applied

 G 

Collected

Object


Anonyme, Small Fires

Depuis les années 1930, il existe une tradition de la boîte d’allumettes photographique. Avec l’essor du tabagisme couplé à celui du merchandising, nombre de restaurants, de bars à cocktail, ou de boîtes de nuit proposaient à leurs clients des pochettes d’allumettes ornées d’une photographie originale réalisée au cours de leur visite. L’ensemble présenté ici est extrait d’une collection de soixante-cinq boîtes d’allumettes photographiques acquises par un collectionneur parisien sur un site de vente en ligne américain. Elles représentent toutes des lieux spécifiques — une station service, un snack, un motel, un magasin de souvenirs — situés en bordure de route dans l’état du New Hampshire ou du Vermont. Il est difficile d’identifier la raison exacte pour laquelle ces objets photographiques ont été produits. S’agit-il d’une campagne de publicité pour le développement touristique d’une région, de prototypes utilisés par une petite entreprise d’objets promotionnels, d’un projet d’artiste pré-conceptuel, ou des photographies de vacances du père d’Ed Rusha ? On ne le saura sans doute jamais. Et c’est peut-être mieux ainsi. Applied

6, 28, 46, 58, 64

Collected

The tradition of photographic matchboxes goes back to the 30s. With the growing use of tobacco and the expanding appeal of merchandising, a number of restaurants, cocktail bars or nightclubs complimented their clients with matchboxes ornamented with original photographs realized during their visits. The collection displayed here is part of a larger collection of sixty-five photographic matchboxes acquired by a Parisian collector at an American auction web site. They represent specific locations—gasoline stations, snack bars, motels, souvenirs stores—all located along the roads of New Hampshire or Vermont. It is difficult to identify the exact reason for which these photographic objects were produced. Was it an advertising campaign to promote tourism in the area or prototypes used by a small company producing promotional objects ? A pre-conceptual artist’s project or holiday photos shot by Ed Rusha’s father ? We shall never know. And that may be best.

28, 46, 64, 90 ELSE


contemporary FOUND  H 

SERIAL

Joachim Schmid The Missing Pictures


Contemporary

 H 

Found

Serial


Joachim Schmid, The Missing Pictures

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

Found

6, 54, 62, 86 ELSE


Applied  I 

58

Found

Serial

Werner Kühler Japonais récalcitrants


En 1998, Martin Parr publiait son mémorable Japonais endormis. Edité par la Galerie agnès b. ce livre d’artiste réunit vingt-deux portraits de japonais assoupis dans les transports en commun. A peu près au même moment, Werner Kühler, un photographe professionnel employé par une compagnie de bateaux-mouches parisiens réalisait quotidiennement des milliers de portraits de passagers découvrant la Capitale depuis la Seine. Parmi ces images, il remarqua bientôt que les japonais, en particulier, avaient tendance à fermer les yeux. Non parce qu’ils étaient sujets à l’endormissement dans les transports, comme la série de Parr le démontrait, non parce que le système musculomembraneux de leurs paupières bat plus vite que les autres, mais pour une toute autre raison. Sur ces bateauxmouches, nombre de touristes qui se trouvent mal habillés, la mine défaite, ou en compagnie compromettante, ne souhaitent pas être photographiés. A la différence de ceux qui détournent la tête, interposent leur main entre le visage et l’objectif, les japonais ont une technique particulière pour signifier leur refus au photographe : ils ferment simplement les yeux.

In 1998, Martin Parr published his memorable Japonais endormis. Edited by Galerie agnès b., this artist book brings together 22 portraits of Japanese people dozing off on public transit. Approximately at the same period, Werner Kühler, a professional photographer employed by a Parisian sightseeing riverboat company, was shooting thousands of portraits of passengers discovering the capital from the river daily. Among these images, he soon noticed that the Japanese, in particular, had a tendency to shut their eyes. Not because they were dozing off, as in Parr’s series ; not because their eyelid muscularmembranous systems beat faster than others’ ; but for quite a different reason yet. Some tourists finding themselves poorly dressed, or haggard,or in compromising company do not want to be photographed on the riverboats. Some would turn away or place their hands between their face and the camera, but the Japanese have a particular technique to signify their refusal to the photographer : they simply shut their eyes.

Applied

Found

6, 28, 46, 58, 64

6, 54, 62, 86

Serial

28, 35, 54, 58


BOOK focus history  J 

Here is Japan

 Présenté par Yannick Bouillis 

Irasshai-Mase ! — Welcome. Please Come ! « You will hear this greeting many times in Japan. It is not a formal greeting. Irasshai-mase is a friendly, informal invitation to share what we Japanese have after you have to come so far to see us ». Publié en 1964 par Asahi Broadcasting Corporation, en anglais, distribué aux voyageurs de la Pan American Airways, ce petit guide d’introduction amical et « culturel » au Japon se veut à la fois « guide de voyage », « livre d’histoire », « manuel de géographie », « guide de cuisine », bref un « tout le Japon » en format poche. On retiendra, ici, son caractère innovant, tant d’un point de vue graphique que photographique. Conçu par Kiyoshi Awazu, l’un des grands directeurs artistiques d’après-guerre au Japon, celui-ci commissionna quelques figures reconnues de la photographie documentaire (Hiroshi Hamaya, Ken Domon, Hiroshi Sugimoto !) pour un bel exercice de style : travailler à un guide sans aucune volonté « documentaire ». Autrement dit, ne pas se référer au réel dans un livre qui n’a que cette ambition. Estimant inutile de concurrencer le texte, Awazu ne livre, dans sa sélection de photographies, que des « impressions » du Japon. Si l’on doute qu’un voyageur n’ait jamais trouvé les lieux cités par le guide, on pourra admirer, d’un point de vue purement formel, les qualités non référentielles de ces photographies (dont un magnifique soleil noir !), manifestant clairement le parti pris d’Awazu : contre le besoin de comprendre le Japon, nous le faire (aussi) « sentir ».

Collectif, Here is Japan, Tokyo, Asahi Broadcasting Corporation, 1964

“You will hear this greeting many times in Japan. It is not a formal greeting. Irasshai-mase is a friendly, informal invitation to share what we Japanese have after you have to come so far to see us.” Published in English in 1964 by Asahi Broadcasting Corporation and distributed to Pan American Airways’ passengers, this friendly and “cultural” little introductory guide to Japan pretends to be all together travel guide, history book, geography handbook, cooking guide, in short, a pocket size Japan. It is worth insisting here on its innovative character, both in graphic and photographic terms. This guide was designed by Kiy oshi Awazu, one of the greatest post-war Japanese art directors, who commissioned some major figures in the field of documentary photography (e.g. Hiroshi Hamaya, Ken Domon, Hiroshi Sugimoto !) to join in an interesting practice of stylistic composition: working on a guide with “no documentary” intention. In other words, no reference to the “real” for a book that only carries that ambition. Acknowledging that it was useless to rival with text, Awazu’s selection of photographs only delivers “impressions” of Japan. Despite the fact that probably no traveler was ever able to find any of the venues mentioned in the guide, and from a purely formal standpoint, the reader is left with the non-referential quality of the images (including a magnificent black sun !) which clearly bears witness to Awazu’s intention: besides the need to understand Japan, make us “feel” it (as well).


Books

34, 62, 70

Focus

35, 62, 70

History

14, 34, 62, 70, 90 ELSE


applied collected contemporary  K 

Hank Willis Thomas Unbranded  Présenté par Pauline Martin 

1. Membership has its Privileges, 2006 / 2008

64


2. Just for the Taste of It, 1989 / 2007

ELSE


Applied

Collected

Contemporary

 K 

3.

4.

6. 5.

7.

3. Ride in Style, 1984 / 2008 | 4. Gotten, 1996 / 2007, Photo by Annie Leibovitz 5. Introducing New Extra Strength Fulla Waves of Coarse, Thick and Unruly Hair, 1982 / 2007 | 6. The Mandingo of Sandwiches, 1997 / 2007 7. The Johnson Family, 1981 / 2006 | 8. Available in a Variety of Sizes and Colors, 1977 / 2007

66

8.


Hank Willis Thomas, Unbranded

9.

10.

11. 12.

13.

14.

9. Oh Behave : Smooth Exotic Vivid Taste, 1999 / 2006 | 10. Reparations 101 : “I lost my job, my house, my Rolls Royce, my family left me… what else can go wrong?”“Hi Dad!” 1981 / 2007, Photo by Steve Shapiro 11. Alive with Pleasure, 1990 / 2007 | 12. Let Beauty Go to Your Head, 1987 / 2007 13. A Natural Explosion! Afro Sheen Blowout Creme Relaxer, 1973 / 2007 | 14. Don’t Let Them Catch You ! 2004 / 2006  

ELSE


Applied

Collected

Contemporary

 K 

15

15. The Liberation of T.O. : “I’m not goin’ back to work for massa’ in dat darned field ! ” 2003 / 2005, Photo by Charlie White 16. Things That Make you Go Ooooh!! #1, 1999 / 2006 | 17. Celebrate Your Specialness, 1997 / 2008 18. Things that Make you Go Hmmmmm?!!, 2000 / 2006 | 19. Something to Believe In, 1984 / 2007

68


Hank Willis Thomas, Unbranded

16.

17.

18. 19.

Dans la série Unbranded, Hank Willis Thomas s’approprie des publicités représentant la population noire américaine et publiées dans des magazines de 1968 — année de l’assassinat de Martin Luther King Jr. — à 2008. En « démarquant » ces images, par la suppression de tous les slogans et les logos, il interroge le spectateur sur la manière dont les campagnes publicitaires renforcent les stéréotypes culturels. Publiée pour la première fois dans le livre Pitch Blackness (2008), ce travail complète une série de réflexions visuelles menées par l’artiste sur les conditions de vie des Afro-Américains et sur la manière dont ils sont perçus dans les médias américains. L’enquête se prolonge dans les séries Branded (2001 – 2011) et Rebranded (2010) qui chacune à leur manière s’approprient le langage publicitaire pour en dénoncer les travers.

Applied

6, 28, 46, 58, 64

Collected

28, 46, 64, 90

In his series, Unbranded, Hank Willis Thomas uses advertising images representing African-Americans and published in magazines from 1968— the year Martin Luther King Jr. was assassinated—to 2008. By “debranding” these images, erasing all slogans and logos, he questions the viewer about the way in which these advertising campaigns actually reinforce cultural stereotypes. Initially published in the book Pitch Blackness (2008), this body of work completes the artist’s visual reflections on the living conditions of African-Americans and their perception by the American media. The investigation continues with Branded (2001–2011) and Rebranded (2010), two series that, each in their own way, appropriated the advertising vocabulary to denounce its failings.

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54, ELSE


book focus history  L 

René Char Le tombeau des secrets

 Présenté par Clément Chéroux 

Collages originaux d’André Breton et Paul Eluard sur la page 21 (en face) du livre de René Char, Le tombeau des secrets, Nîmes, Imprimerie A. Larguier, 1930. Série reproduite avec l’aimable autorisation de Marie-Claude Char.

Exemplaire de Pilar, collection particulière, Paris

Le vrai visage de Louise Roze En 1930, René Char, qui s’est depuis peu rapproché du groupe surréaliste, publie à compte d’auteur, chez un imprimeur de Nîmes, un recueil de poèmes intitulé Le tombeau des secrets. Bien que peu connu dans la bibliophilie photographique, c’est un livre important qui fait dialoguer de courts poèmes de Char, ou des citations, avec des portraits, des images documentaires, des clichés intrigants, comme seuls les surréalistes savaient les choisir. La dernière image de ce recueil est un portrait de la marraine de Char, Louise Roze, une descendante du Chevalier Roze, le notaire du Marquis de Sade. Elle est assise sur un petit divan, devant un mur recouvert d’affiches touristiques. Pour faire face à la colère de Louise lorsqu’elle découvrit que son neveu avait publié son portrait sans lui demander, André Breton et Paul Eluard agrémentèrent chacun des 103 exemplaires du livre d’un collage original qui vient opportunément cacher son visage.

The True Face of Louise Roze In 1930, René Char, who recently had come closer to the Surrealist Group, self-published a collection of poems entitled Le tombeau des secrets at a printer in Nîmes. Although largely unknown to the photographic bibliophile, it is an important book in which a dialogue is established between Char’s short poems or citations, and portraits, documentary, or intriguing images that only the Surrealists knew how to choose from. The last image in this collection is a portrait of Char’s Godmother, Mrs. Louise Roze, a descendant of the Chevalier Roze who was the Marquis de Sade’s notary. She is sitting on a small divan in front of a wall covered with tourist posters. In order to cope with Louise’s anger when she discovered that her nephew had published her portrait without asking her, André Breton and Paul Éluard adorned each of the 103 copies of the book with an original collage that opportunely covers her face.


Exemplaire de Benjamin Péret, Bibliothèque nationale de France, Paris

ELSE


Book

Focus

 L 

Exemplaire de Valentine Hugo, Bibliothèque Paul Destribats, Paris

72

History


René Char, Le tombeau des secrets

Exemplaire de René Clair, Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet, Paris

ELSE


Book

Focus

History

 L 

74

Exemplaire de Robert Valençay, collection particulière, Paris

Exemplaire de Louis Aragon, Bibliothèque nationale de France, Paris

Exemplaire de Paul Nougé, collection particulière, Paris

Exemplaire de Katia Thirion, Bibliothèque Kandinsky, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris


RenĂŠ Char, Le tombeau des secrets

Exemplaire de Eugène Jolas, collection Alain Sinibaldi, Paris

ELSE


Book

Focus

History

 L 

Exemplaire de George Sadoul, collection particulière, Paris

Exemplaire de Valentine Hugo, puis de Yvonne Zervos, Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet, Paris

76

Exemplaire de Benjamin Crémieux, Biblioteca Nazionale Centrale, Florence, Italie


René Char, Le tombeau des secrets

Exemplaire destiné au dépôt légal, Bibliothèque nationale de France, Paris

Book

34, 62, 70

Focus

35, 62, 70

History

14, 35, 62, 70, 90 ELSE


contemporary  M 

Yann Gross Kitintale

 Présenté par Sam Stourdzé 

Skatepark, 2008

78


Kitintale est le nom d’une banlieue ouvrière de Kampala, en Ouganda. Un jour d’avril 2006, Jackson Mubiru avec l’aide de Shael Swart — un étudiant sud-africain rencontré sur le parking du Stade Mandela — débute des travaux dans son champ à Kitintale. « Nous construisons un half-pipe », répondent-ils aux voisins curieux. Informés de cette entreprise, les collecteurs de l’Office des bâtiments leur rendent visite, car en Ouganda, chaque construction doit s’acquitter d’une taxe. La forme originale de la construction intrigue les collecteurs et ils veulent savoir quel type de maison Jackson est en train de bâtir. Probablement n’auraient-ils pas su ce qu’était un half-pipe et auraient-ils exigé beaucoup d’argent. Jackson leur répond alors qu’ils construisent une maison pour crocodiles. L’intelligence de la structure des courbes doit permettre aux animaux de s’exposer aux rayons du soleil quelle que soit l’heure du jour. Bien qu’étonnés par la réponse, les collecteurs paraissent convaincus par les explications de Jackson. Avec l’aide de quelques jeunes du quartier, ils terminent ce que la rumeur considère déjà comme le premier half-pipe de l’Afrique de l’Est. Au début, ils sont cinq skaters et ne possèdent qu’une seule planche. Ils skatent pieds nus. Avec le temps, ils se font de plus en plus nombreux et la mini-rampe ne suffit plus pour accueillir les jeunes du quartier. Ensemble, ils décident alors d’agrandir le skatepark et créent le Uganda Skateboard Union. Yann Gross

Kitintale is the name of a working class suburb in Kampala, Uganda. One day in April 2006, Jackson Mubiru started working on his piece of land in Kitintale with the help of Shael Swart—a South African student met in the parking lot of Mandela stadium. “We are building a half-pipe,” they answered to curious neighbors. The information reached the Building Central Office and collectors came because in Uganda, a tax must be acquitted for every construction. The original shape of the construction intrigued the collectors who wanted to know what kind of house Jackson was building. They probably wouldn’t have known what a half-pipe was and were likely to demand a lot of money. Jackson replied that they were building a home for crocodiles. The intelligence of the curved structure was to allow animals to expose themselves to sunrays whatever the time of day. Although baffled by the answer, the collectors seemed convinced by Jackson’s explanations. With help from some young people in the neighborhood, they finished what the rumor was already calling the very first half-pipe in Eastern Africa. In the beginning, there were five skaters and only one board. They skated barefoot. In time, they were more and more to come and the mini-ramp became too small to welcome all the skaters. Together, they decided to build an extension to the skate park and launched the Uganda Skateboard Union. Yann Gross


Contemporary

 M 

Faruq Kavuma et Titi Ssekidde, 2008 | Joseph Kaweesa, 2009 Gilbert Mwebe, 2008

80


Yann Gross, Kitintale

Peter Kyomuhendo, 2008

ELSE


Contemporary

 M 

Baker Ntensibe, 2008

82


Yann Gross, Kitintale

Isa Kawooya 5 – 0, 2009 Bashiri Ngombi accompagné de sa mère, 2008

ELSE


Contemporary

 M 

Kenny et Lina, 2009

84

Musa sur Kirkeka Road, 2009 (page 85)


Yann Gross, Kitintale

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54, ELSE


contemporary found  N 

Patrick Bernier et Olive Martin When e-Space Meets Real-Space Présenté par Véronique Terrier Hermann

86


ELSE


Contemporary

 N 

88

Found


Patrick Bernier et Olive Martin, When e-Space Meets Real-Space

C’est lors d’une résidence à San Francisco (Kadist Art Foundation), ville historique des nouvelles technologies liées à l’Internet, que Patrick Bernier et Olive Martin, artistes-cinéastes, se sont sentis plus particulièrement interpellés par de nombreux signes imagés du World Wide Web. « À San Francisco, qui concentre avec la Silicon Valley la plupart des entreprises des nouvelles technologies et d’Internet, l’omniprésence des publicités pour les grandes firmes, l’hyper connectivité de ses habitants, la présence courante de planches de surf, notre propre obsession de cet aller-retour du réel au virtuel, tout devenait signe d’une virtualisation de la ville. Effectivement, Internet s’est popularisé en s’appuyant sur un vocabulaire imagé établissant des correspondances entre ce qu’il développait et rendait possible et des activités et des éléments du ‹ réel › : surfer, toile, hébergement, home, navigation, et plus récemment ami, avec l’avènement du tout participatif Web 2.0. Ces correspondances ont d’abord façonné notre appréhension du médium, puis à mesure de l’emprise de ces technologies sur notre vie quotidienne, se sont mises à déteindre sur notre vision de nous-mêmes et du monde extérieur. Le vocabulaire informatique est ainsi devenu un réservoir inépuisable de métaphores qui nous numérisent ». Développant une acuité particulière pour ces signes éparpillés partout dans la ville, ils ont ainsi collecté des images dont un choix est présenté dans ce portfolio, When e-space meets real-space. Ils ont récemment réalisé le film La Nouvelle Kahnawaké (HD, 42', 2010) sur des thématiques proches.

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

Found

It was during a residence at the Kadist Art Foundation in San Francisco—the historical city for new technologies related to the Internet—that film makers and artists Patrick Bernier and Olive Martin felt more specifically puzzled by the intense pictorial presence of the World Wide Web. “In San Francisco, where the Silicon Valley is home to most High-Tech and Internet firms, the overwhelming presence of advertising billboards for major companies combined with the inhabitants’ hyper-connectivity, a standard presence of surf boards, and our own obsession with the oscillation between real and virtual, everything was becoming an indication of a virtualization of the city. Indeed, the Internet has become popular by relying on the use of a pictorial vocabulary that establishes correspondences between what it developed and made possible and activities and elements of the ‘real:’ surfing, web, hosting, home, browsing, and more recently friend, with the advent of the all participative Web 2.0. These correspondences first shaped our grasping of the medium before modifying our vision of ourselves and of the outside world, as technology was taking hold of our everyday life. The computer lexicon has become an endless reservoir for metaphors that digitize us.” Developing a particular acuteness for those signs scattered throughout the city, they have collected images, some of which are presented in this portfolio, “When e-Space Meets Real-Space.” Their latest film, La Nouvelle Kahnawaké (HD, 42' , 2010), deals with similar themes.

6, 54, 62, 86 ELSE


collected contemporary History  O 

90

Henri Foucault Donne-moi tes yeux

Still


ELSE


Contemporary

 O 

92

Applied

Collected

Serial


Henri Foucault, Donne-moi tes yeux

Collected

28, 46, 64, 90

Contemporary 64, 78, 86, 90

14, 22, 28, 38, 54,

History

14, 35, 62, 70, 90 ELSE


Biographies  Antoine de Beaupré  www.galerie213.com La Librairie 213, exclusivement dédiée aux livres de photographie et livres d’artistes, a été fondée en 1997 par Antoine de Beaupré.  Patrick Bernier et Olive Martin   www.manmuswak.free.fr | www.plaidoiriepourunejurisprudence.net Patrick Bernier (1971, Paris) et Olive Martin (1972, Liège) se sont rencontrés à l’Ecole des Beaux-arts de Paris. Les formes qu’ils développent sont autant écriture, film, photographie, performance avec un intérêt pour la dématérialisation des pratiques artistiques qu’un questionnement des frontières géographiques, sociales et disciplinaires. Ils collaborent régulièrement avec des spécialistes d’autres disciplines : conteurs, avocats, commissaires priseurs…

Exclusively dedicated to photography and artists books, Librairie 213 was founded in 1997 by Antoine de Beaupré. Patrick Bernier (1971, Paris) and Olive Martin (1972, Liège) met at the Ecole des Beaux-arts in Paris. They equally resort to writing, film, photography or performance with an interest for the dematerialization of artistic practice, questioning the geographical, social and disciplinary boundaries. They regularly collaborate with experts in other fields : storytellers, lawyers, auctioneers...

 Yannick Bouillis  France – 1972 – Droit Public – Philosophie – Asahi Shimbun – Colette Olof – Amsterdam – marchand de livres rares – libraire – Leonard Bouillis – Raoul Bouillis – Offprint Paris – Colette Bouillis – Amsterdam Art Book Fair

France–1972–Public Law–Philosophy–Asahi Shimbun–Colette Olof–Amsterdam–Rare Books Dealer–Bookseller–Leonard Bouillis–Raoul Bouillis–Offprint Paris–Colette Bouillis–Amsterdam Art Book Fair.

 Clément Chéroux  Conservateur pour la photographie au Centre Pompidou — Musée national d’art moderne. Historien de la photographie, Docteur en histoire de l’art, il dirige la revue Etudes Photographiques. Il a été commissaire des expositions Mémoire des camps : Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis, 1933 – 1999 (2001), Le Troisième œil, La Photographie et l’occulte (2004), La Subversion des images : surréalisme, photographie, film (2009), Shoot ! La photographie existentielle (2010).

Photography curator at the Centre Pompidou —MNAM. An Historian in the field of photography and Doctor of Art History, he runs the magazine Etudes Photographiques. He curated the exhibitions Mémoire des camps — Photographies des camps de concentration et d’extermination nazis, 1933–1999 (2001); Le Troisième œil, la photographie et l’occulte (2004); La Subversion des images : surréalisme, photographie, film (2009); Shoot ! La Photographie existentielle (2010).

 Jean-Luc Cramatte et Jacob Nzudie  www.cramatte.com Jean-Luc Cramatte (1959, Porrentruy, Suisse) vit et travaille à Fribourg (CH). En 1990, il réaliste le projet Limites Helvétiques en collaboration avec le Musée de l’Elysée. En suivant la frontière suisse à l’aide d’une carte au 25 000e, Cramatte dirige sa caméra vers l’extérieur en montrant à chaque fois une image vers l’étranger. Il publie Postes mon amour chez Lars Müller en 2008 et expose sa série Bredzon forever au Centre d’Art Contemporain Fri-Art de Fribourg en 2010. Jacob Nzudie est né à Baleng en 1964 dans la province de l’Ouest du Cameroun. Arrivé à l’âge de douze ans dans la capitale Yaoundé, il apprend de son frère les ficelles du métier de photographe : photos d’identité, cérémonies de mariage et de première communion. La photographie devient le gagne pain de Jacob et l’appareil photo, son outil de production. Il est alors « photographe de rue ». Le projet Supermarket sera projeté le 24 juin prochain à l’occasion de la Nuit de l’Image — Elysée Lausanne et présenté aux Rencontres d’Arles, du 4 juillet au 18 septembre 2011.  Martin Crawl Né aux Etats-Unis en 1967, il vit et travaille à Paris. Il vient de publier En rêvant à partir / After (coll. No Picture Available, Musée de l’Elysée, juin 2011). La série Where to Be When the Past is Over sera présentée à Arles, dans le cadre de l’exposition FROM HERE ON organisée par Clément Chéroux, Martin Parr, Erik Kessels, Joan Fontcuberta et Joachim Schmid.  Alain Declercq et Jeanne Susplugas  www.alaindeclercq.com | www.susplugas.com Alain Declercq (1969) explore les différentes structures du pouvoir et les oppressions qu’elles engendrent — schizophrénie sécuritaire, surveillance, manipulations médiatiques. Jeanne Susplugas (1974) travaille autour de la notion d’enfermement liée à nos addictions et autres obsessions, tout en questionnant nos comportements sociaux et intimes. Ils ont collaboré à la réalisation de trois projets : les films Plan Iode (2007) et Protection civile (2011), et la série de photographies Fallout Shelters (2011). Le film Protection civile sera projeté à l’occasion de la Nuit de l’Image — Elysée Lausanne le 24 juin 2011.  Alain Della Negra et Kaori Kinoshita  Alain Della Negra (1975) et Kaori Kinoshita (1970, Tokyo) vivent et travaillent à Paris. Artistes et documentaristes, ils collaborent depuis la vidéo Neighborhood en 2005. La question de la voix occupe une place centrale dans leurs productions. La collaboration engagée questionne, entre autres, les liens qu’entretiennent les individus avec leurs doubles virtuels ou avatars. Ils ont réalisé les courts-métrages Newborns (2007) et The Den (2008), les installations vidéo La Tanière (2009) et Life (2009), ainsi que le long-métrage documentaire The Cat, the Reverend and the Slave (2009).  Henri Foucault  www.henri-foucault.com Sculpteur, photographe et vidéaste, Henri Foucault (1954) développe un univers qui, par le jeu de la lumière, se plaît à réinventer de nouvelles formes de perception. Dernières expositions : Macula, 51e Biennale de Venise, Palazzo Fortuny (2005), Danse avec moi, rétrospective à la Monnaie de Paris (2008), Un Monde parfait, Baudoin Lebon, Mois de la photo, Paris, (2010).

Jean-Luc Cramatte (1959, Porrentruy CH) lives and works in Fribourg (CH). In 1990, he completed his project Limites Helvétiques in collaboration with the Musée de l’Elysée. Walking along the Swiss border with a 1 / 25,000 map, Cramatte pointed his camera to the outward, each time showing an image of the foreign. He published Postes mon amour with Lars Müller Publishing in 2008 and exhibited his Bredzon forever series at the Fri-Art Fribourg Contemporary Art Center in 2010. Jacob Nzudie was born in Baleng in 1964 in western Cameroun. Arrived at the age of 12 in the Capital Yaoundé, his brother taught him the fundamentals of photography: passport photography, weddings and first communions. Photography became Jacob’s means of livelihood and the camera, his production tool. He is a “street photographer.” The project Supermarket will be shown during the Nuit de l’Image— Élysée Lausanne on 24 June and exhibited at the Rencontres d’Arles, from 4 July through 18 September 2011.

Born in the United States in 1967, he lives and works in Paris. He has just published En rêvant à partir / After (coll. No Picture Available, Musée de l’Elysée, June 2011). His series Where to be When the Past is Over will be presented in Arles, as part of the exhibition FROM HERE ON, curated by Clément Chéroux, Martin Parr, Erik Kessels, Joan Fontcuberta and Joachim Schmid.

Alain Declercq (1969) explores different power structures and the oppressions they generate—security schizophrenia, surveillance, and media manipulations. Jeanne Susplugas (1974) works with the notion of confinement related to our addictions and other obsessions, while questioning our social and intimate behaviors. They have collaborated on three projects: the films Plan Iode (2007) and Protection civile (2011), and the photographic series Fallout Shelters (2011). The film Protection civile will be shown at the Nuit de l’Image— Elysée Lausanne on 24 June 2011.

Alain Della Negra (1975) and Kaori Kinoshita (1970, Tokyo) live and work in Paris. Artists and documentary makers, they have been collaborating since the video Neighborhood in 2005. Voice is central to their productions. Among other topics, their collaboration questions the links between individuals and their virtual doubles, or avatars. They have made short films, Newborn (2007) and The Den (2008), video installations, La Tanière (2009) and Life (2009), and the feature documentary The Cat, the Reverend and the Slave (2009).

Through sculpture, photography and video, Henri Foucault (1954) develops a universe that aims at reinventing new forms of perceptions through the play of light. His latest shows include “Macula,” 51st Venice Biennale, Palazzo Fortuny (2005), “Danse avec moi,” a retrospective at the Monnaie in Paris (2008), “Un monde parfait” at Galerie Baudoin Lebon, Mois de la photo in Paris (2010).


Yann Gross  www.yanngross.com Photographe suisse (1981), il a étudié à l’ECAL (École Cantonale d’Art de Lausanne). Ses travaux portent essentiellement sur des questions d’identités et de rêve d’évasion. En 2008, Gross remporte le prix « Descubrimientos » (« Découvertes ») de Photo España et le magazine American Photo le cite comme l’un des treize nouveaux talents de la photographie. Parmi ses expositions personnelles, on retient Horizonville (Winterthour, Madrid, Vilnius, en 2009), Lavina (Budapest, en 2008) et Kitintale (Bienne et Breda en 2010). En 2010, il est le lauréat (ex-aequo) du festival de mode et de photographie de Hyères et obtient le prix fédéral suisse d’arts appliqués pour sa série Kitintale.

A Swiss photographer (1981), he studied at ECAL in Lausanne. His work deals essentially with the notions of identity and dreams of escape. In 2008, Yann won the Photo España Descubrimientos Prize and the magazine American Photo listed him among the 13 new talents of photography. Some of his solo shows include : Horizonville (Winterthur, Madrid, Vilnius, 2009), Lavina (Budapest, 2008) and Kitintale (Bienne, Breda, 2010). In 2010, he tied for the winning prize of the Hyères Fashion and Photography Festival and won the Swiss Federal Applied Arts Award for his Kintintale series.

 Werner Kühler   Photographe allemand (1968, Bochum). Après des études dans une école d’art à Düsseldorf, il décide de ne pas devenir artiste, mais de pratiquer au gré des occasions ou des commandes, tout l’éventail de la photographie appliquée. Il est tour à tour photographe sur les bateaux mouches, filmeur dans les stations de ski, photographe de mariage, etc. Il tient un temps le stand de tir photographique de la famille Simbeck à Augsburg et est l’inventeur de nombreux jeux photographiques.

A German photographer (1968, Bochum), he decided not to become an artist after studying at an Art school in Dusseldorf, but rather to practice occasionally or on orders, the whole palette of applied photography. He is in turn a photographer on riverboats, a cameraman for ski resorts, a wedding photographer… He managed the Simbeck family’s shooting booth in Augsburg for some time and is also the Inventor of numerous photographic games.

 Pauline Martin  Responsable des projets spéciaux au Musée de l’Elysée, à Lausanne. Auparavant conservatrice associée pour la Foundation for the Exhibition of Photography (Paris), elle a publié plusieurs articles sur la photographie, notamment dans Etudes Photographiques (« Le flou du peintre ne peut être le flou du photographe. Une notion ambivalente dans la critique photographique française au milieu du XIXe siècle », n°25, mai 2010). Elle poursuit actuellement une thèse de doctorat sur la notion de flou dans la photographie, sous la direction d’Olivier Lugon (Université de Lausanne).

Head for Special Projects at the Musée de l’Elysée in Lausanne. Previously Associate Curator for the Foundation for the Exhibition of Photography (Paris), she published several writings on photography, notably in Etudes Photographiques, (The painter’s blurredness can not be the photographer’s blurredness, An ambivalent notion in photographic criticism in the middle of the 19th century, n°25, May 2010). She is currently working on her Doctorate thesis around the notion of blurredness in photography, directed by Olivier Lugon (Université de Lausanne).

 Ulrike Meyer Stump  Chargée de cours en histoire de la photographie. Ulrike Meyer Stump (1971, Zurich) a notamment enseigné à l’Université de Princeton, à l’Ecole du Louvre à Paris, à l’Université de Zürich et à la Haute école des arts de Zürich.

A Lecturer in History of Photography, Ulrike Meyer Stump (1971, Zürich) has taught at Princeton University, at the École du Louvre in Paris, at Zürich University and Zürcher Hochschule der Künste (ZHdK).

 Joachim Schmid  www.schmid.wordpress.com Artiste basé à Berlin, Joachim Schmid (1955) travaille avec la photographie trouvée depuis le début des années 1980. Son travail a été exposé internationalement et fait partie de nombreuses collections. En 2007, Photoworks et Steidl ont publié une monographie exhaustive intitulée Joachim Schmid Photoworks 1982 – 2007 à l’occasion de sa première exposition rétrospective.

Joachim Schmid (1955) is a Berlin-based artist who has been working with found photographs since the early 80s. His work has been exhibited internationally and is included in numerous collections. In 2007, Photoworks and Steidl published a comprehensive monograph, Joachim Schmid Photoworks 1982–2007, in conjunction with his first retrospective exhibition.

 Frank Schramm  Photographe (1957) basé à New York. Obsédé par l’exhaustivité, il « collecte » sans cesse des images et peut mettre plusieurs années avant de finaliser ses séries. Plane Sights par exemple, fut réalisée cinq années durant avant d’être exposée au Palais de Tokyo à Paris et au Musée de l’Elysée, en 1995, à Lausanne. On retrouve ses photographies notamment dans les collections du Metropolitan Museum à New York, du MoMA San Francisco, du Los Angeles County Museum, du Victoria and Albert Museum à Londres, de la Bibliothèque Nationale à Paris. Inédite, sa série Standups sera exposée au Musée de l’Elysée du 13 septembre au 20 novembre 2011.  Guy Sire  Designer produit et packaging dans l’un des grands groupes agroalimentaires français. Spécialiste de l’histoire du merchandising visuel, auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur le sujet, il constitue depuis une quinzaine d’années une collection d’objets photographiques.  Sam Stourdzé  Directeur du Musée de l’Elysée et rédacteur en chef de ELSE. Il étudie les mécanismes à l’œuvre dans la circulation des images, avec pour champ de prédilection les rapports entre les photographies, les images et le cinéma. Il a organisé de nombreuses expositions et publié plusieurs livres, dont notamment Le Cliché-Verre de Corot à Man Ray, les rétrospectives Dorothea Lange et Tina Modotti, Chaplin et les images ou encore Fellini, La Grande parade.

Photographer (1957) based in New York. Obsessed with the notion of comprehensiveness, he ceaselessly “collects” images over the span of several years before finalizing his series. His renowned series Plane Sights, for example, was shot over the course of five years before it was shown at the Palais de Tokyo in Paris and the Musée de l’Elysée (in 1995). His photographs have entered the collections of the Metropolitan Museum in New York, MoMA San Francisco, Los Angeles County Museum, Victoria and Albert Museum in London, Bibliothèque Nationale in Paris, and other major institutions. Previously unreleased, his series Standups will be shown at the Musée de l’Elysée from 13 September trough 20 November 2011. Product and Packaging Designer in one of the major French food processing companies. A Specialist in the field of the history of visual merchandising and author of a number of articles and books on the topic, he has been collecting photographic objects for fifteen years. Director of the Musée de l’Élysée and Editor in chief for the magazine ELSE. He has for many years now investigated the mechanisms at work in the circulation of images, with a specific focus on the connections operating between Photography, Images and Film. He has published several books and curated a large number of exhibitions, including Le Cliché-Verre de Corot à Man Ray, the retrospective exhibitions of Dorothea Lange and Tina Modotti, Chaplin et les images and Fellini, La Grande parade.

 Véronique Terrier Hermann  Docteur en Histoire de l’art, professeur à l’école des Beaux arts de Nantes, Doctor of Art History and Professor at the School of Fine Arts in Nantes elle travaille plus particulièrement sur les liens qu’entretient l’art contemporain (France), her work is mainly focused on the links that Contemporary Art avec le cinéma et le documentaire. establishes with film and documentary.  Hank Willis Thomas  www.hankwillisthomas.com Artiste photographe conceptuel (né en 1976), il s’intéresse plus particulièrement aux notions d’identité, d’histoire et de culture populaire. Son travail a été exposé dans de nombreuses galeries et musées américains et internationaux. Il a obtenu la résidence 2011 de l’Institut W.E.B. DuBois de l’Université Harvard et est représenté par la galerie Jack Shainman Gallery à New-York.

A conceptual photographer artist (1976), he works around the themes of identity, history and popular culture. He has exhibited in galleries and museums throughout the U.S. and internationally. He is 2011 fellow at the W.E.B. DuBois Institute at Harvard University and is represented by Jack Shainman Gallery in New York City.

ELSE


Crédits

Impressum

 A  Anonyme, Where to Be When the Past is Over © Martin Crawl, 2010.

 Directeur de publication  |  Rédacteur en chef  Sam Stourdzé

 B  Frank Schramm, Standups — Reporting Live from Ground Zero © Photograph by Frank Schramm, 2001.

 Comité éditorial  Jean-Christophe Blaser Clément Chéroux Joan Fontcuberta Erik Kessels Christoph Schifferli Véronique Terrier Hermann

 C  Alain Declercq et Jeanne Susplugas, Fallout Shelters © Alain Declercq et Jeanne Susplugas, 2011. Courtesy galerie Charles de Jonghe et Elaine Levy Project, Bruxelles.  D  Jean Luc Cramatte et Jacob Nzudie, Supermarket © Nzundie / Cramatte, 2011.  E  Bernd et Hilla Becher, Anonyme Skulpturen Bernd und Hilla Becher, Kunst Zeitung n°2 — Anonyme Skulpturen, publié par Verlag Michelpress, Düsseldorf, janvier 1969. Courtesy Librairie 213, Paris. Photographie Manuel Sigrist.  F  Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, The Coming Race © Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, 2011. Prise de vue Arnaud Maudru, réalisé avec le soutien de la Drac Ile-de-France. Courtesy L’Art en Direct / Artfact’Paris.  G  Anonyme, Small Fires Boîtes d’allumettes photographiques, vers 1935. Courtesy collection particulière, Paris. Photographies Manuel Sigrist.

 Direction artistique  Thierry Häusermann Raphaël Verona  Design  Raphaël Verona Secrétariat de rédaction   Pauline Martin, assistée de Stéphanie Serra Traduction   |   Relecture   Frédérique Destribats

 H  Joachim Schmid, The Missing Pictures © Joachim Schmid, 2010.

Publicité  |  Relation presse   Emily Jendly emily.jendly@vd.ch / +41 (0)21 316 99 27

 I  Werner Kühler, Japonais récalcitrants Werner Kühler, photographe professionnel employé par une compagnie de bateaux-mouches parisiens, portraits de passagers aux yeux fermés, vers 1998. Courtesy collection Werner Kühler, Paris.

 Abonnements  Manuel Sigrist manuel.sigrist@vd.ch / +41 (0)21 316 99 06

 J  Here is Japan Publié par Asahi Broadcasting Corporation, 1964, Tokyo. Courtesy Yannick Bouillis, Amsterdam.

 Conception  |  Réalisation   This is Not www.thisisnot.ch

 K  Hank Willis Thomas, Unbranded Hank Willis Thomas, Unbranded : Reflections in Black by Corporate America, 1968 – 2008, Lightjet Print, 2005 – 2008. © Hank Willis Thomas. Courtesy Jack Shainman Gallery, New York.

Administration  Musée de l’Elysée 18 avenue de l’Elysée 1006 Lausanne, Suisse

 L  René Char, Le tombeau des secrets Collages originaux d’André Breton et Paul Eluard sur la page 21 (en face) du livre de René Char, Le tombeau des secrets, Nîmes, Impimerie A. Larguier, 1930. Série reproduite avec l’aimable autorisation de Marie-Claude Char. Collection Alain Sinibaldi, Paris. Photographie Philippe Migeat. Bibliothèque Paul Destribats, Paris. Photographie Philippe Migeat. Bibliothèque Kandinsky, Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris. Photographie de Guy Carrard. Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet, Paris. Photographie Suzanne Nagy. Biblioteca Nazionale Centrale, Florence, Italie. Fondo d’arte : F.A. CHARA.A.5.

 Caractères   Suisse Int’l b+p swiss typefaces, Suisse www.swisstypefaces.com

 M  Yann Gross, Kitintale © Yann Gross, 2008 – 2009  N  Patrick Bernier et Olive Martin, When e-Space Meets Real-Space Extrait du diaporama When e-Space Meets Real Space, San Francisco, 2010, de Patrick Bernier et Olive Martin. Remerciements à la Kadist Art Foundation et au Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco. © Patrick Bernier et Olive Martin, 2010.  O  Henri Foucault, Donne-moi tes yeux Extraits d’une installation et d’une publication à venir. © Henri Foucault. Courtesy Baudoin Lebon. En couverture Frank Schramm, Standups — Reporting Live from Ground Zero © Photograph by Frank Schramm, 2001. Dos de couverture Nicolas Delaroche, Vue du Musée, Mai 2011 © Nicolas Delaroche, 2001.

 Impression  |  Conseiller technique  Courvoisier-Attinger Arts Graphiques SA Bienne, Switzerland www.courvoisier.ch Dominique Freymond +41 (0)79 417 65 77  Editeur  IDPURE éditions Morges, Switzerland www.idpure.ch +41 (0)21 802 50 84 Remerciements  Merci à tous les artistes, à tous les auteurs, aux équipes du Musée de l’Elysée et de Idpure, ainsi qu’à tous ceux qui, par leur aide et leur soutien, ont permis à ELSE de voir le jour, et plus particulièrement, aux membres du Cercle du Musée de l’Elysée et à sa présidente Camilla Rochat, ainsi qu’à Florent Brayard, Marie-Claude Char, Paul Destribats, Aube Elléouët, Roger Emmenegger, Jean Claude Falciola, Julien Frydman, Daniel Girardin, François Hebel, Pascal Hufschmid, Jean Marc Peltier, Manuel Sigrist, Alain Sinibaldi et Brigitte Waridel. ELSE est publié grâce au soutien généreux du Cercle du Musée de l’Elysée Le Musée de l’Elysée est une institution du Canton de Vaud.

Les auteurs sont seuls responsables de leurs contributions. En aucun cas, ELSE ne peut être tenu responsable pour les textes, documents et photographies publiés dans le présent volume. La reproduction de tout ou partie de la présente publication, sous toute forme que ce soit, est strictement interdite sans l’autorisation écrite et préalable de l’éditeur.

Else by Elysée

www.elsemag.ch www.elysee.ch

©2011, droits réservés

Imprimé en Suisse

ISSN : 2235-0438


En 2011, le Musée de l'Elysée lance la Nuit de l'Image, son café, sa nouvelle librairie et le magazine Else. In 2011, the Musée de l'Elysée will launch the Nuit de l'Image, its café, its new bookshop and Else Magazine.

Musée de l’Elysée

Vue du Musée, mai 2011 Photographie  Nicolas Delaroche

18, avenue de l’Elysée CH - 1006 Lausanne

www.elysee.ch

Else #1 // June 2011  

Else #1 by Elysée Lausanne. Launched in 2011, the magazine ELSE comes out twice a year, in June and November. It presents approximately fi...

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