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L'AGRICULTURE SUISSE ET VALAISANNE La présentation de l'agriculture suisse et valaisanne nous a été faite par M. Raphaël GAILLARD.

Le canton du Valais compte 19 produits labellisés AOC, dont 10 fourrages.

L'agriculture suisse se distingue par de petites exploitations au parcellaire très complexe. Chacune d'elle a une superficie oscillant entre 18 et 20 hectares. L'agriculture biologique n'est pas très développée (environ 11% des exploitations étaient labélisées bio en 2006), bien que beaucoup d'exploitations soient proches du bio en raison du respect des droits à la prime et d'une consommation majeure (la Suisse est le premier consommateur mondial de produits bio). Au moins 7 % du domaine cultivable de chaque paysan du plateau est réservé pour des prairies non cultivées dites extensives pour lesquelles il reçoit de la Confédération jusqu'à 1 500 CHF (1216 Euros environ) par hectare en compensation. Dans le canton du Valais, environ 10 exploitations se partagent 5000 hectares de vignes, soit près de la moitié de la surface viticole nationale (13485 hectares). La configuration géographique et climatique du canton ne permet pas une culture céréalière importante, en raison d'un paysage montagneux et de précipitation peu importante ainsi que de longues périodes neigeuses. Le canton du Valais est le premier producteur suisse d'ovins lait et viande. L'élevage caprin se développe en raison d'une plus-value importante. La vente des produits nationaux sont partagés entre deux GIE (Groupement d'Intérêt Economique), la COOP et MIGROS.

La production laitière est importante au vu du canton, avec une moyenne de 4000 l/an pour les vaches Hérens et 6 à 8000 l/an pour les vaches Holstein. Le prix du lait varie entre 0,4 et 1 CHF le litre (soit 0,32 à 0,80 Euros). Le gouvernement a mis en place une législation restrictive concernant : - La protection des animaux - La protection et la conservation de l'eau - La couverture du sol - Les zones de coupe différée - Les plans de fumure Les paiements directs sont contrôlés par les agriculteurs eux-mêmes et non par des contrôleurs-types pouvant dépendre d'autres activités agricoles. Les subventions fédérales sont attribuées pour une période de 4 ans et représentent jusqu'à 80% du Chiffre d’Affaires. Les aides fédérales liées aux sols sont suspendues pour la période 2014-2017


afin de favoriser l'émergence de nouveaux projets, tels le développement agrotouristique. L'ECOLE DE L'AGRICULTURE

Différentes formations du secteur agricole y sont proposées : agriculteur, arboriculteur, maraîcher, viticulteur, caviste, horticulteur-paysagiste. Le cursus se déroule sur une durée de 3 ans et est validé par le passage d'un Certificat Fédéral de Capacité (CFC). L'Ecole Cantonale d'Agriculture du Valais reçoit 205 élèves dont 25% de filles.

Camille Giroux


FERME DES RONQUOZ

Pendant notre voyage en Suisse, nous avons visité une exploitation équine. Mr Alexis Cantacuzène, chef de l’exploitation, est propriétaire de chevaux depuis 40 ans.

L’exploitation contient 25 hectares, un hangar à deux étages (en bas il y a le matériel et en haut le foin et la paille), 8 calèches, 20 chevaux et 4 ânes. Ils ont 7 chevaux à eux et 13 en pension, 4 tracteurs Landini, 3 girobroyeurs. Ils font tout sauf le battage, cela ne leur sert à rien d’acheter une moissonneuse batteuse à 300 000 francs suisses alors qu’ils ont très peu d’hectares, ce qui ne serait pas rentable. La ferme a été louée pendant 20 ans, puis il l’a achetée grâce à la LDFR (Loi Sur Le Droit Foncier Rural). La ferme ne peut pas être achetée pour un usage industriel car la moitié des chevaux sont en pension pour un coût de 600 à 700 francs suisses par mois.

Il fait de la location de calèches toute l’année pour toutes spécialités : mariages, cortèges, courses d’école, journées à la ferme, animations, anniversaires, célébrités locales et il déneige les routes. Il loue aussi ses ânes pour Noël.

Joïlita Navarlas et Tristan Boutet


EXPLOITATION DE M. FROISSARD

L’exploitation de M. Froissard se situe en Suisse dans le canton du Valais dans la commune de Vollèges. L’exploitation a été créée par son père et son oncle en 1972. Mr Froissard a repris l’exploitation avec son frère en 2008 avec 56 hectares. Ils possèdent en main d’œuvre 3 apprentis et 4 salariés saisonniers, en plus du père qui est un retraité actif. Ils avaient construit une maison d’habitation en 1982.

Les combats de reines consiste à organiser un tournoi entre les vaches lors de combat et la gagnante remporte le titre de reine. La reine est la vache la plus forte du troupeau, au sein de la hiérarchie du troupeau, c’est elle qui est la dominante. L’éleveur peut lui limer les cornes pour leur donner un certain esthétisme.

Les vaches se battent dans les arènes lors des combats de reine comme la photo ci-dessus.

Ils ont un élevage de 27 vaches Hérens. Ils ont regroupé les vêlages en Septembre/Octobre pendant la période creuse. Les animaux doivent être sortis au minimum trois fois par mois. Ces vaches ont trois débouchés en Suisse. Ces trois débouchés sont : le lait, la viande et les combats de reines. Son troupeau contient deux reines, une de l’arène et une des alpages. Les vaches sont considérées et nommées « reines » si elles gagnent le combat des reines qui est un spectacle traditionnel suisse.

Loïc Fairé, Lucas Garon, Julien Gouger


VISITE CHEZ M. PILLET STEPHANE

M. PILLET a 62 ans et 3 enfants et veut prendre sa retraite dans 3 ans. Il pratique la polyculture élevage : -

Il a 140 hectares de SAU dont 16 hectares de vigne, 27 hectares d’arboriculture (pomme, abricot, poire…), 12 hectares de mais, 40 hectares de céréales avec plus de la moitié en seigle, 7 hectares de carottes et le reste en prairie.

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Il a aussi 40 vaches de race Hérens et 40 Prim Holstein. L’hiver, la traite se fait sur l’exploitation à l’aide d’une salle de traite de 8 postes et l’été, les vaches étant en alpage, la traite se fait à l’aide d’un robot de traite porté. Le lait produit en hiver est directement vendu en industrie et celui qui est produit l’été est directement transformé en fromage.

La vache Hérens est une race mixte qui produit peu de lait mais qui est intéressante pour le fromage. Elle est aussi utilisée pour des combats de reines : Il existe 2 catégories de reines : reine des alpages et reine de combats.

Lisa Perrogon et Clément Poitevineau


EXPLOITATION BOVINE DE FREDDY COPPEX

Nous avons visité une exploitation d'engraissement bovin de race Hérens. Elle possède 340 veaux et 160 ha de SAU (Surface Agricole Utile) et est composée de 7 agriculteurs possédant un contrat de 9 ans en baillage. C'est une ETA (Entreprise de Travaux Agricoles). La Hérens est une race traditionnelle mais c'est aussi une source de subvention car les agriculteurs obtiennent des primes en la conservant sur leur exploitation.

Les veaux arrivent âgés entre 3 semaines et 2 mois, sont vaccinés aux antibiotiques et tondus. Ils pèsent environ 50 kg et ils sont achetés 250 francs le veau. Les 3 premiers mois, ils sont nourris au lait et après, à l'ensilage. La durée d'engraissement est de 12 mois. Chaque jour, leur poids augmente de 1,250 kg et le poids final est de 400-500 kg vif. La viande est vendue 8 francs/kg vif sous le label « viande de Hérens » mais le cuir n'est pas payé.

Nesrine Aoufi et Mathieu Chanconie M. Coppex possède en alliance avec les six autres agriculteurs 10 hectares de bâtiments, 15 hectares de betteraves sucrières, 45 hectares de blé, 30 hectares de maïs et 10 hectares de foin.


EXPLOITATION OVINE L’exploitation Serge Richard et Monsieur Eggertswyler est une exploitation qui possède des grandes cultures et des ovins. C’est une exploitation familiale depuis 1964.

Les agnelages se font une fois par année ; vers mi-août. Les brebis font 1.6 agneau en moyenne. Ils leur coupent la queue à la naissance. Ils mettent leurs brebis en alpage, pendant environ 120 jours, depuis début juin jusqu’à fin septembre à 2000 mètres d’altitude. Ils laissent le troupeau ensemble ; quand les brebis vont en alpage.

Le père de l’exploitant a commencé avec des Blancs des Alpes en engraissement. Ils sont deux exploitants à avoir des machines en commun. Ils ont 70 hectares de terre, du blé et du maïs pour vendre. La race des ovins sont des Suffolk. Ils ont 640 brebis dont 500 sur l’exploitation, 140 un peu plus loin et 32 béliers.

Ils vendent leurs agneaux et les brebis à Genève ; ils font aussi un peu de vente directe, ils vendent 0.50 franc suisse le kg de céréales en Suisse ; de plus, ils vendent aussi 250 francs suisses l’agneau qui fait environ 36 kg de carcasse.

C’est la première exploitation suisse à faire la race Suffolk ; ses moutons sont tous des animaux rustiques qui n’aiment pas le vent avec une croissance rapide ( ils prennent 400 grammes par jour ) ; cette race nécessite une alimentation exigeante en maïs et est nourrie à l’aide d’une mélangeuse. Les brebis pèsent environ 80 kg, et les béliers pèsent environ 140 à 180 kg.

Marie Rolland et Marine Gauteron


LA FROMAGERIE

Tous les jours le laitier va chercher le lait chez leurs 19 producteurs.

Elle a été créée en 1948 suite à un rassemblement de plusieurs petites fromageries situées aux alentours. Au début, ce site n’était dédié qu’à la production de fromage, mais grâce à leur bonne localisation au bord d’un grand axe touristique, ils ont pu se diversifier. Ils ont des bons prix de lait car les producteurs restent propriétaires de leur fromages jusqu’à la vente : c’est de la vente directe.

Transformation et fabrication Le lait arrive à 7°C ou 8°C et il est versé dans une cuve de capacité de 4000 litres. Le lait est chauffé à 32°C au bain marie. Cette étape utilise la mise en culture qui consiste à utiliser des bactéries pour standardiser la production, supprimer les mauvaises bactéries comme les butyriques et favoriser le développement des bonnes bactéries pour produire des bons arômes sous forme lyophilisée. Puis on met la culture dans le lait et on laisse reposer pendant trente minutes. Ensuite on rajoute la présure, un enzyme qui fait cailler le lait.

La moitié de la production est vendue dans leur petit magasin. L’autre moitié de la production va à un affineur qui les vend à des grands magasins.

Le lait, une fois caillé, est retiré et placé dans les moules qui sont ensuite mis dans une presse à fromage qui sert à faire ressortir le petit lait. Chaque fromage à raclette pèse 5 kg et coûte 16 francs le kg. Une fois pressés, ils sont retournés plusieurs fois pendant plusieurs mois et brossés de temps en temps conservés au frais avant d’être vendus.

Ils se sont diversifiés dans la visite de leur fromagerie et louent leur salle de réception pour des festivités.

Julien Virevaleix et Ludovic Massé

Le lait est divisé en deux grandes catégories : la raclette et la tome. Ils font 20000 raclettes qui sont en AOC.


MUSEE DU SAINT-BERNARD

° Le rez-de-chaussée.

(MARTIGNY-SUISSE)

Il est réservé à l’espace des chiens Saint-bernard ; on y trouve le chenil des chiens ainsi que l’espace réservé aux soins des chiens.

Le musée des chiens du Saint-bernard a été fondé par la fondation Bernard et Caroline de Watteville. Il se situe dans l’ancien arsenal juste à côté de l’amphithéâtre romain; ce musée vivant accueille des œuvres d’art et des documents parlant du passé de l’hospice et du col du grand Saint-Bernard.

Les chiens disposent de grands boxes qui sont reliés à un grand enclos extérieur arborisé où ils peuvent profiter du beau temps et s’amuser entre eux. Cet enclos est aussi accessible par les visiteurs.

° Le 1er étage.

Le musée est composé de quatre parties : le rez-de-chaussée, le 1er étage, le 2ème étage et le sous-sol. Le musée contient aussi un restaurant, « Le collier d’or ».

Il est exclusivement consacré à l’histoire su Saint-bernard et de l’hospice. On y trouve beaucoup de vitrines interactives ; des tableaux du 19ème siècle et aussi des sculptures de l’Ecole de Brienz. On y trouve aussi des pancartes avec la biographie du Saint-bernard, ses origines…


Il y a également un espace télévision où on peut regarder des films ou dessins animés célèbres dans lesquels les Saint-bernards ont été utilisés.

° Le 2ème étage et le sous-sol.

Ils sont réservés temporaires.

aux

expositions

Lors de notre visite, le sous-sol était consacré à un exposé sur l'aluminium, comme le montre l'image ci-dessous.

Javier Filteau


SION

Château de la Valère

SION est la capitale du Valais. C’est aussi une ville historique avec 7000 ans d’histoire avec une superficie de 25.6km²/pour 29304 habitants.

Louis Coulon Installée dans une plaine sur la rive nord du Rhône, elle s’étend au pied de 2 montagnes couronnées par 2 châteaux : l’un deux est le château Tourbillon qui est en ruines, l’autre est le château de Valère.

Château Tourbillon


GENERALITES SUR LA SUISSE La Suisse est située dans la région alpine de l'Europe centrale. La Suisse couvre une superficie de 41285 km². Les langues principales sont l'Allemand, le Français, l'Italien et le Romand. Elle compte 7,8 millions d'habitants. Sa capitale est Berne. Il y a 26 cantons avec chacun leur propre constitution, parlement et gouvernement.

raclette... qui sont des originaires de la Suisse.

fromages

Le Valais est un canton souverain au sein de la Confédération depuis 1815 et a comme capitale la ville de Sion. Sion est une vieille ville aux paisibles rues pavées qui permet aux visiteurs de découvrir aisément la ville à pied. Les collines offrent des vues panoramiques de la ville et des vignobles alentours. La spécialité de la Suisse principalement le fromage.

est

Les plats les plus fréquents sont la raclette, la fondue et le rösti qui est le plat national dans les régions alémaniques (galette à base de pommes de terre râpées frites dans le beurre elles-mêmes frites des deux côtés). Il y a aussi le vacherin fribourgeois, l'appenzell, le gruyère, l'emmental, la

Maxime Lefèvre et Gauthier Cardinault


VOYAGE EN SUISSE

du 21 au 26 janvier 2013

avec la classe des CAPA viti et des première CGEA


Voyage Suisse 2013 Barbezieux