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Le f   il Vert  // Transition énergétique Lettre d’info des éluEs Europe Ecologie, Les Verts et apparentéEs de Lyon n°12 // Automne 2011

L’invité

Ueli Leuenberger

L’édito

Genevois, il est président des Verts Suisses et récemment réélu conseiller national (député), aux élections fédérales.

Protéger les Lyonnais Fermer Bugey ! Notre ville continue à s’engager dans de multiples actions pour améliorer la vie de nos concitoyens. Mais ces derniers n’ont pas toujours connaissance de la dangereuse proximité de la centrale nucléaire de Bugey, située à moins de 30 km de Lyon, et à moins de 100 de Genève (Fukushima est située à 250 km de Tokyo).

Un accident dix fois moins important qu’au Japon aurait des conséquences dramatiques et nécessiterait l’évacuation des populations.

Pierre Hémon Président du groupe des éluEs Europe Ecologie de Lyon

L’association Négawatt, composée d’experts et praticiens de l’énergie, propose une alternative crédible et fortement créatrice d’emplois en France.

Il n’existe pourtant pas de plan d’évacuation de Lyon et de l’agglomération. Bien empêché de nous le fournir, le Préfet a préféré ne pas donner suite au courrier que nous lui avions envoyé à ce sujet.

Le scénario énergétique prospectif repose sur la maitrise de l’énergie et le développement des énergies renouvelables.

S’ils ne partagent pas tous notre point de vue sur la question de l’énergie nucléaire, beaucoup d’éluEs partagent en revanche notre analyse sur la vétusté et la dangerosité de cette centrale.

Un impératif démocratique s’impose désormais : une gouvernance décentralisée qui donne plus de pouvoir aux collectivités territoriales pour une meilleure gestion des réseaux, qui rapproche les lieux de décisions des citoyens.

75% des Français se prononcent pour la sortie du nucléaire. Beaucoup d’habitants, nous rejoignent pour demander la fermeture de Bugey dans les plus brefs délais. Car c’est une priorité de sécurité publique et sanitaire!

D’ores et déjà, beaucoup d’entreprises lyonnaises travaillent à cette révolution énergétique. La Ville et le Grand Lyon les accompagnent dans ce changement.

Les solutions énergétiques alternatives existent bel et bien. En deux décennies la France peut sortir du nucléaire.

Réussir la transition énergétique de la région lyonnaise est un challenge nécessaire, qui offre l’opportunité de créer de nouveaux d’emplois, qui plus est, non délocalisables.

C'est l'heure de sortir du nucléaire! Les Verts Suisses ont participé à la mobilisation contre la deuxième centrale la plus vieille de France, celle du Bugey, à 77 km de Genève et bien plus proche de Lyon. Le 29 août, lors de la visite de M. Fillon ainsi que ce 15 octobre dernier, Verts Régionaux Suisses, Transfrontaliers du canton de Genève, étaient nombreux à manifester contre la politique énergétique de la France. Le nucléaire est un enjeu qui dépasse les frontières. Au-delà des intérêts économiques, il existe une véritable communauté de vie entre la France voisine et le canton de Genève. Nous sommes très contents que la Suisse s’oriente vers l’abandon définitif de la technologie nucléaire si dangereuse. Mais, si  le Conseil fédéral et le Conseil national sont favorables à un arrêt de cette source d’énergie, la Confédération n’a pas encore fait le pas. La centrale du Bugey n’est plus conforme aux normes sismiques actuelles. En cas de tremblements de terre, il subsiste de grands dangers. Nous demandons son abandon. Depuis la rentrée, Françoise Rivoire a pris ses fonctions en tant qu’adjointe au maire, déléguée à l’économie sociale et solidaire. De nouveaux projets et la continuation des chantiers engagés par Guylaine Gouzou-Testud se profilent.


Le nucléaire : un mauvais calcul

La transition énergétique

Le nucléaire moins cher que les énergies renouvelables? Encore faut-il analyser sur les détails de la facture : sanitaires, environnementaux, humains (la question des déchets, de la surêté des centrales) économiques et sociaux (développement des filières créatrices d’emplois)...

De nombreux pays européens se dirigent vers la sortie du nucléaire par une révolution énergétique, l’Allemagne en tête. C’est une introduction à une nouvelle ère, vers une vie meilleure.

Une technologie trop risquée En 50 ans de pratique du nucléaire, la dangerosité n'a fait que croître. Les avancées technologiques quasiinexistantes, n'ont toujours pas permis de régler la question des déchets et de leur impact sur l'éco-système, ni de prévenir les risques majeurs lors d'accidents. Cette technologie nous laisse à la merci de risques environnementaux et humains irreductibles. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la seule véritable avancée technologique est celle basée sur l'utilisation du plutonium. Ce combustible est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Le nouveau combustible MOX des centrales nucléaires françaises contient du plutonium. Peut-on décemment imaginer de multiplier encore le facteur de dangerosité d'un matériau qui a déjà largement fait ses preuves en matière de catastrophes écologique et sanitaire ?

Rhône-Alpes

Région la plus nucléarisée d’Europe Lyon à moins de 200 km de 6 centrales nucléaires 34 km Bugey 38 km Saint-Alban 49 km Creys-Malville 124 km Cruas 157 km Tricastin 178 km Marcoule

Le risque zéro n’existe pas Comme l'ont démontré les différents épisodes tragiques de l'histoire du nucléaire, malgré la multiplication des systèmes de protection, le risque zéro n’existe pas. Le défaut du réacteur de Tchernobyl n'a pas été détecté. L'ampleur de la catastrophe naturelle de Fukushima n'avait jusqu'alors jamais été envisagée.

Le coût trop élevé du démantèlement et du renouvellement des centrales nucléaire condamnerait notre pays à rater le train de l’indispensable révolution énergétique. Les Allemands l’ont compris il y a une dizaine d’années sans que leur industrie en pâtisse. La France est le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de son électricité par le nucléaire et par une seule technique, le réacteur à eau pressurisée.

Plus proche de nous géographiquement, lors de la tempête de 1999, au Blayais, en Gironde, la centrale a été inondée. On a alors frôlé un accident majeur. Nous ne sommes pas à l'abri d'un nouvel épisode tragique.

Or l’électricité ne représente que 21 % de la consommation d’énergie totale, le solde étant dévolu à nous chauffer et à nous transporter (pétrole, gaz…).

Il est primordial de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

La question du nucléaire ne concerne qu’environ 17% de l’énergie totale consommée en France.

Le nucléaire laisse des charges aux générations futures et aucuns bienfaits  : ni environnementaux, ni économiques.

Les centrales nucléaires françaises sont vétustes, certaines dépassent les 40 ans et leur sureté est mise à mal.

Les 600 000 créations d’emplois

Il est temps de passer à un autre modèle. Les sources d’uranium ne sont pas intarissables et ne garantissent pas l’indépendance énergétique de la France.

* NégaWatt (voir fiche) Groupe d’études, composé d’experts et praticiens de la demande d’énergie, qui propose une politique énergétique fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique et un recours plus affirmé aux énergies renouvelables. Le scénario proposé par NégaWatt suit un tendanciel de nos besoins en énergie concernant nos déplacements, le chauffage, l’électricité, etc. Il est basé sur des technologies existantes et non pas sur les aléas du progrès technique.

Alternatives crédibles et créatrices d’emplois La maîtrise de l'énergie : maintien de notre confort de vie Le changement n'est pas basé sur un changement de confort de vie mais sur la réduction de la production. Nous pouvons continuer à nous chauffer et nous éclairer normalement si nos équipements et notre isolation sont efficaces.

Les Lyonnais peuvent dépenser jusqu'à deux fois moins d'électricité, de gaz et d'essence et conserver le même niveau de confort de vie.

Une somme d’actions importante permettrait de réduire de 54 % les besoins énergétiques pour le chauffage et de 59  % ceux liés aux transports. (chiffres du scénario Négawatt*) : isolation des bâtiments, remplacement des équipements électroménagers énergivores et des chauffages à forte déperdition par des installations fonctionnant au bois, par des pompes à chaleur électriques et par des réseaux de gaz plus efficaces. En matière de transports, le potentiel d’économies réalisables est conséquent : progrès techniques (consommation des véhicules ramenée à 2,5l/100km) ; limitation de l’étalement urbain et stimulation des transports «doux» (vélo, véhicules au gaz naturel) et collectifs. Nous ne pourrons aborder ici plus en détails cette partie. La mobilité et l’aménagement urbain feront l’objet de publications ultérieures.

Le choix des énergies renouvelables ne coûte pas plus cher Le développement des énergies renouvelables est un réel levier économique. Il génère des bénéfices en terme de santé publique, d’emplois locaux (nondélocalisables), d’amortissement rapide et de reconversion industrielle (développement important de nouvelles filières).

Si les investissements sont importants, la facture des énergies renouvelables doit toujours être comparée à celle du renouvellement et de la modernisation des centrales.

On a trop souvent tendance à argumenter en faveur de choix énergétiques en utilisant le seul critère du kilowattheure le moins cher, sans prendre l'économie du nucléaire dans sa globalité : démantèlement et renouvellement des centrales. Pour réussir cette transition, la question de la gestion des réseaux de distribution est primordiale. Certaines énergies renouvelables sont en effet intermittentes ou variables (le vent ne souffle pas toujours, l'ensoleillement varie, etc.). En opposition à un système entièrement centralisé comme le nucléaire, les réseaux se complètent entre eux. Ils combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque et fonctionnent sur la demande. Par exemple, la nuit la demande est plus faible ; l'éolien peut donc être utilisé en nocturne afin de pomper l'eau qui va réalimenter un barrage, qui lui prendra le

relais lorsqu'il y aura une demande plus importante, le jour venu. Le scénario Negawatt * atteint tout juste les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre conclus lors des accords de Potsdam (réchauffement climatique de 2° en 2050). Si une politique énergétique ambitieuse et volontariste n'est pas mise en place rapidement, la facture énergétique explosera.

La facture énergétique sera 10 à 12 fois supérieure à cause des conséquences climatiques.

Les créations d'emplois : développer de nouvelles filières industrielles Dès que ces politiques de sobriété, d'efficacité et de développement des énergies renouvelables porteront leurs fruits, il sera alors possible de fermer les réacteurs. En s'appuyant sur le développement rapide des renouvelables, nous pourrons dès 2015, fermer toutes les centrales datant de plus de 40 ans. De plus, d’ici 5 ans, 40% des employés du nucléaire seront partis à la retraite... On peut d’ores et déjà parler d’un bénéfice de 600  000 emplois net (emplois créés, emplois détruits et les effets induits) grâce aux énergies renouvelables.. En dix ans, les Allemands ont ainsi créé près de 400 000 emplois dans le domaine des renouvelables.


Le nucléaire : un mauvais calcul

La transition énergétique

Le nucléaire moins cher que les énergies renouvelables? Encore faut-il analyser sur les détails de la facture : sanitaires, environnementaux, humains (la question des déchets, de la surêté des centrales) économiques et sociaux (développement des filières créatrices d’emplois)...

De nombreux pays européens se dirigent vers la sortie du nucléaire par une révolution énergétique, l’Allemagne en tête. C’est une introduction à une nouvelle ère, vers une vie meilleure.

Une technologie trop risquée En 50 ans de pratique du nucléaire, la dangerosité n'a fait que croître. Les avancées technologiques quasiinexistantes, n'ont toujours pas permis de régler la question des déchets et de leur impact sur l'éco-système, ni de prévenir les risques majeurs lors d'accidents. Cette technologie nous laisse à la merci de risques environnementaux et humains irreductibles. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la seule véritable avancée technologique est celle basée sur l'utilisation du plutonium. Ce combustible est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Le nouveau combustible MOX des centrales nucléaires françaises contient du plutonium. Peut-on décemment imaginer de multiplier encore le facteur de dangerosité d'un matériau qui a déjà largement fait ses preuves en matière de catastrophes écologique et sanitaire ?

Rhône-Alpes

Région la plus nucléarisée d’Europe Lyon à moins de 200 km de 6 centrales nucléaires 34 km Bugey 38 km Saint-Alban 49 km Creys-Malville 124 km Cruas 157 km Tricastin 178 km Marcoule

Le risque zéro n’existe pas Comme l'ont démontré les différents épisodes tragiques de l'histoire du nucléaire, malgré la multiplication des systèmes de protection, le risque zéro n’existe pas. Le défaut du réacteur de Tchernobyl n'a pas été détecté. L'ampleur de la catastrophe naturelle de Fukushima n'avait jusqu'alors jamais été envisagée.

Le coût trop élevé du démantèlement et du renouvellement des centrales nucléaire condamnerait notre pays à rater le train de l’indispensable révolution énergétique. Les Allemands l’ont compris il y a une dizaine d’années sans que leur industrie en pâtisse. La France est le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de son électricité par le nucléaire et par une seule technique, le réacteur à eau pressurisée.

Plus proche de nous géographiquement, lors de la tempête de 1999, au Blayais, en Gironde, la centrale a été inondée. On a alors frôlé un accident majeur. Nous ne sommes pas à l'abri d'un nouvel épisode tragique.

Or l’électricité ne représente que 21 % de la consommation d’énergie totale, le solde étant dévolu à nous chauffer et à nous transporter (pétrole, gaz…).

Il est primordial de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

La question du nucléaire ne concerne qu’environ 17% de l’énergie totale consommée en France.

Le nucléaire laisse des charges aux générations futures et aucuns bienfaits  : ni environnementaux, ni économiques.

Les centrales nucléaires françaises sont vétustes, certaines dépassent les 40 ans et leur sureté est mise à mal.

Les 600 000 créations d’emplois

Il est temps de passer à un autre modèle. Les sources d’uranium ne sont pas intarissables et ne garantissent pas l’indépendance énergétique de la France.

* NégaWatt (voir fiche) Groupe d’études, composé d’experts et praticiens de la demande d’énergie, qui propose une politique énergétique fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétique et un recours plus affirmé aux énergies renouvelables. Le scénario proposé par NégaWatt suit un tendanciel de nos besoins en énergie concernant nos déplacements, le chauffage, l’électricité, etc. Il est basé sur des technologies existantes et non pas sur les aléas du progrès technique.

Alternatives crédibles et créatrices d’emplois La maîtrise de l'énergie : maintien de notre confort de vie Le changement n'est pas basé sur un changement de confort de vie mais sur la réduction de la production. Nous pouvons continuer à nous chauffer et nous éclairer normalement si nos équipements et notre isolation sont efficaces.

Les Lyonnais peuvent dépenser jusqu'à deux fois moins d'électricité, de gaz et d'essence et conserver le même niveau de confort de vie.

Une somme d’actions importante permettrait de réduire de 54 % les besoins énergétiques pour le chauffage et de 59  % ceux liés aux transports. (chiffres du scénario Négawatt*) : isolation des bâtiments, remplacement des équipements électroménagers énergivores et des chauffages à forte déperdition par des installations fonctionnant au bois, par des pompes à chaleur électriques et par des réseaux de gaz plus efficaces. En matière de transports, le potentiel d’économies réalisables est conséquent : progrès techniques (consommation des véhicules ramenée à 2,5l/100km) ; limitation de l’étalement urbain et stimulation des transports «doux» (vélo, véhicules au gaz naturel) et collectifs. Nous ne pourrons aborder ici plus en détails cette partie. La mobilité et l’aménagement urbain feront l’objet de publications ultérieures.

Le choix des énergies renouvelables ne coûte pas plus cher Le développement des énergies renouvelables est un réel levier économique. Il génère des bénéfices en terme de santé publique, d’emplois locaux (nondélocalisables), d’amortissement rapide et de reconversion industrielle (développement important de nouvelles filières).

Si les investissements sont importants, la facture des énergies renouvelables doit toujours être comparée à celle du renouvellement et de la modernisation des centrales.

On a trop souvent tendance à argumenter en faveur de choix énergétiques en utilisant le seul critère du kilowattheure le moins cher, sans prendre l'économie du nucléaire dans sa globalité : démantèlement et renouvellement des centrales. Pour réussir cette transition, la question de la gestion des réseaux de distribution est primordiale. Certaines énergies renouvelables sont en effet intermittentes ou variables (le vent ne souffle pas toujours, l'ensoleillement varie, etc.). En opposition à un système entièrement centralisé comme le nucléaire, les réseaux se complètent entre eux. Ils combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque et fonctionnent sur la demande. Par exemple, la nuit la demande est plus faible ; l'éolien peut donc être utilisé en nocturne afin de pomper l'eau qui va réalimenter un barrage, qui lui prendra le

relais lorsqu'il y aura une demande plus importante, le jour venu. Le scénario Negawatt * atteint tout juste les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre conclus lors des accords de Potsdam (réchauffement climatique de 2° en 2050). Si une politique énergétique ambitieuse et volontariste n'est pas mise en place rapidement, la facture énergétique explosera.

La facture énergétique sera 10 à 12 fois supérieure à cause des conséquences climatiques.

Les créations d'emplois : développer de nouvelles filières industrielles Dès que ces politiques de sobriété, d'efficacité et de développement des énergies renouvelables porteront leurs fruits, il sera alors possible de fermer les réacteurs. En s'appuyant sur le développement rapide des renouvelables, nous pourrons dès 2015, fermer toutes les centrales datant de plus de 40 ans. De plus, d’ici 5 ans, 40% des employés du nucléaire seront partis à la retraite... On peut d’ores et déjà parler d’un bénéfice de 600  000 emplois net (emplois créés, emplois détruits et les effets induits) grâce aux énergies renouvelables.. En dix ans, les Allemands ont ainsi créé près de 400 000 emplois dans le domaine des renouvelables.


Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Actions pour un bâtiment économe en énergie

Reconversion de l’industrie

améliorer l’isolation et le système de chauffage

faire évoluer l’industrie vers l’innovation verte

Selon le scénario Négawatt, c'est dans le secteur du bâtiment (logements et bureaux), premier consommateur d'énergie, que les économies les plus substantielles peuvent être réalisées  : grâce à l'amélioration massive des performances énergétiques du bâti et l'optimisation des systèmes de chauffage.

de plus d'électricité par habitant que les Allemands car ces derniers ont des logements beaucoup mieux isolés et des appareils électroménagers plus efficaces.

Dans le scénario Négawatt, un des enjeux de la transition énergétique est d’amener les entreprises vers la maîtrise de l’énergie.

Si nous agissons rapidement et massivement, cela représentera en 2050, une économie équivalente à une fois et demie la production du parc nucléaire français en 2010.

Petit à petit, c'est tout notre système de chauffage qui doit être bouleversé : le chauffage électrique direct par convecteur devrait disparaître, ainsi que le fioul, le gaz butane et le propane. Le tout au profit du bois, des pompes à chaleur électrique et du solaire thermique.

La production d’énergie ne pourra être concurrentielle qu’en étant locale. Le développement de la filière bois et la relocalisation de la production de gaz pourraient en être l’exemple.

La France est championne d’Europe en terme de consommation de chauffage. L'hiver, nous achetons de l'électricité à l'Allemagne. Et même hors chauffage, les Français consomment encore 25 %

Sur l’agglomération lyonnaise, le plan climat participe de cette démarche d’efficacité énergétique et de développement des renouvelables.

Le plan climat du Grand Lyon

Bruno CHARLES

Première agglomération en France à définir de manière chiffrée en euros et en tonnes de carbone sa trajectoire de transition énergétique et climatique. Publié en 2009, le diagnostic du total des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire du Grand Lyon a montré que la totalité des services et politiques mises en place directement par le Grand Lyon totalise 20% des émissions de gaz à effet de serre (urbanisme, transports, propreté, etc). Le Grand Lyon ne peut pas agir directement sur les 80% restant. Une démarche partenariale a été engagéee en associant tous les acteurs du territoire à une vision stratégique vers l’optimisation des dépenses en énergie. Pendant un an et demi, 50 réunions de concertation ont eu lieu avec les 104 organisations participantes : communes, chambres des métiers, syndicats, industriels, associations. Ce 28 novembre, la conférence énergieclimat présentera le plan d’actions du Grand Lyon et de ses partenaires d’ici à 2020, détaillant de nombreuses thématiques  : entreprises, transport, habitat, énergie, urbanisme, exemplarité de l’institution et modes de vie.

Le gaz se promenant dans les tuyaux sous nos pieds pourraient servir soit à chauffer, soit comme carburant, soit à produire de l’électricité, palliant ainsi l’irrégularité de production du photovoltaïque et de l’éolien. Cette reconfiguration de notre consommation de gaz méthane pourrait devenir l’énergie de demain?

En développant la production de biogaz d'origine végétale, issu de la fermentation, le réseau de distribution de gaz pourrait être utilisé tel qu’il exsite aujourd’hui, ce qui permettrait une flexibilité inédite et donc une sécurité d’approvisionnement.

Les enjeux de la rénovation thermique

Les enjeux de la performance énergétique de l’industrie

Comment faire face à la précarité énergétique qui impacte une grande partie de la population de l’agglomération ?

Quelle est la stratégie du Plan Climat concernant l'industrie locale et le développement des énergies renouvelables?

Dans les années à venir, même avec le nucléaire, le prix de l’énergie va augmenter de manière significative et fragiliser une majorité des foyers de l’agglomération.

Pour conduire les entreprises à s’engager, nous créons un guichet unique à l’intention des petites et moyennes entreprises. Il sera mis en place en 2013.

La maîtrise de la demande en énergie est une nécessité sociale et une urgence climatique. Le Grand Lyon s’engage à construire du logement social neuf exemplaire. D’autre part, nous devons assurer la réhabilitation thermique du parc de logements sociaux existant. Nous avons pour objectif global 40 000 logements sociaux aux normes Bâtiment Basse Consommation (BBC). Le programme de rénovation éco-social sera en partie financé par les bailleurs sociaux et les aides de la Région. Cela représente un montage financier important ? Les objectifs fixés permettraient aux populations les plus en difficultés de sortir de la précarité énergétique et ainsi, de pouvoir se chauffer décemment. Chaque année et jusqu’en 2025, 16 000 logements dont environ 12 000 dans le parc privé existant vont bénéficier d’une réhabilitation très performante. Le coût de travaux par logement est d’environ 24 000 euros pour une surface moyenne de 60m2. Le Grand Lyon investit 5 millions d’euros (lancement dès 2012) et mettra en place un dispositif d’accompagnement «rénovation durable 12 000» car le montage financier est très complexe et cela nécessite une organisation importante de la filière bâtiment. Comment amener les copropriétaires vers plus de rénovation ? Du côté de l’habitat privé, l’objectif visé est la rénovation thermique de 120 000 logements sur 10 ans (12 000 par an). Outre la recherche de modes de financements pour susciter l’engagement privé, un programme écorénovation pour les copropriétés sera lancé dès 2013. La réhabilitation du quartier de Sainte-Blandine, au sud de Perrache, nous sert de banc d’essai pour trouver des solutions applicables à toute l’agglomération.

Deux enjeux s’imposent : nous souhaitons accompagner les entreprises vers la performance énergétique et nous souhaitons faire de la maîtrise de l’énergie un champ d’innovation industrielle pour que notre industrie regagne en competitivité. Quels en sont les exemples concrets? Rhône-Alpes étant la première région chimique de France, l'ambition est de faire évoluer la vallée de la chimie lyonnaise vers la chimie verte. Les acteurs industriels et économiques ont répondu très favorablement ce qui a permis par exemple l’implantation du projet de cogénération de biomasse Gaya. Ce projet de recherche sur la production de biogaz à partir de végétaux et de biomasse est passé au stade opérationnel. D’autres projets vont suivre. Le gouvernement a récemment sabordé l’industrie photovoltaïque ce qui a eu des répercussions importantes dans notre région avec le dépôt de bilan du fabricant de panneaux solaires Photowatt. Nous espérons que dans l’avenir, le gouvernement permettra des projets de développement importants pour notre territoire afin que les innovations et les emplois se relocalisent dans notre agglomération plutôt que dans les pays émergents. Le bois deviendra-t-il l'énergie renouvelable privilégiée dans la région lyonnaise ? Actuellement la part du bois dans l'énergie de l'agglomération est de 8%, nous avons pour objectif ambitieux d'atteindre 42% d'ici à 2020. Une étude sera lancée en 2012, portée par la Région Rhône-Alpes, pour structurer la filière bois régionale, en termes d'approvisionnement, de logistique et de compétences. De nombreux emplois qualifiés dans les territoires ruraux de notre région pourront être créés.

INDEED : vers la reconversion industrielle de la vallée de la chimie

Le projet d'Institut National pour le Développement des Écotechnologies et des Énergies Décarbonées, baptisé INDEED dont les partenaires sont Rhodia, Arkema ou GDF-Suez ou encore, l'Institut Français du Pétrole, est sur les rails. 200 chercheurs viennent s’installer sur ce campus d’innovation technologique international. L’ensemble est destiné à être installé sur le site du CNRS de Solaize. Ce projet développe : la production de biogaz à partir de bois, les énergies renouvelables liées à l'utilisation de la biomasse, les matières premières renouvelables, le recyclage des déchets en matières réutilisables, et enfin, la gestion de l'énergie. INDEED aura des retombées économiques importantes et  permettra de réduire l'importation de matières premières et de ressources fossiles. 


Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Actions pour un bâtiment économe en énergie

Reconversion de l’industrie

améliorer l’isolation et le système de chauffage

faire évoluer l’industrie vers l’innovation verte

Selon le scénario Négawatt, c'est dans le secteur du bâtiment (logements et bureaux), premier consommateur d'énergie, que les économies les plus substantielles peuvent être réalisées  : grâce à l'amélioration massive des performances énergétiques du bâti et l'optimisation des systèmes de chauffage.

de plus d'électricité par habitant que les Allemands car ces derniers ont des logements beaucoup mieux isolés et des appareils électroménagers plus efficaces.

Dans le scénario Négawatt, un des enjeux de la transition énergétique est d’amener les entreprises vers la maîtrise de l’énergie.

Si nous agissons rapidement et massivement, cela représentera en 2050, une économie équivalente à une fois et demie la production du parc nucléaire français en 2010.

Petit à petit, c'est tout notre système de chauffage qui doit être bouleversé : le chauffage électrique direct par convecteur devrait disparaître, ainsi que le fioul, le gaz butane et le propane. Le tout au profit du bois, des pompes à chaleur électrique et du solaire thermique.

La production d’énergie ne pourra être concurrentielle qu’en étant locale. Le développement de la filière bois et la relocalisation de la production de gaz pourraient en être l’exemple.

La France est championne d’Europe en terme de consommation de chauffage. L'hiver, nous achetons de l'électricité à l'Allemagne. Et même hors chauffage, les Français consomment encore 25 %

Sur l’agglomération lyonnaise, le plan climat participe de cette démarche d’efficacité énergétique et de développement des renouvelables.

Le plan climat du Grand Lyon

Bruno CHARLES

Première agglomération en France à définir de manière chiffrée en euros et en tonnes de carbone sa trajectoire de transition énergétique et climatique. Publié en 2009, le diagnostic du total des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire du Grand Lyon a montré que la totalité des services et politiques mises en place directement par le Grand Lyon totalise 20% des émissions de gaz à effet de serre (urbanisme, transports, propreté, etc). Le Grand Lyon ne peut pas agir directement sur les 80% restant. Une démarche partenariale a été engagéee en associant tous les acteurs du territoire à une vision stratégique vers l’optimisation des dépenses en énergie. Pendant un an et demi, 50 réunions de concertation ont eu lieu avec les 104 organisations participantes : communes, chambres des métiers, syndicats, industriels, associations. Ce 28 novembre, la conférence énergieclimat présentera le plan d’actions du Grand Lyon et de ses partenaires d’ici à 2020, détaillant de nombreuses thématiques  : entreprises, transport, habitat, énergie, urbanisme, exemplarité de l’institution et modes de vie.

Le gaz se promenant dans les tuyaux sous nos pieds pourraient servir soit à chauffer, soit comme carburant, soit à produire de l’électricité, palliant ainsi l’irrégularité de production du photovoltaïque et de l’éolien. Cette reconfiguration de notre consommation de gaz méthane pourrait devenir l’énergie de demain?

En développant la production de biogaz d'origine végétale, issu de la fermentation, le réseau de distribution de gaz pourrait être utilisé tel qu’il exsite aujourd’hui, ce qui permettrait une flexibilité inédite et donc une sécurité d’approvisionnement.

Les enjeux de la rénovation thermique

Les enjeux de la performance énergétique de l’industrie

Comment faire face à la précarité énergétique qui impacte une grande partie de la population de l’agglomération ?

Quelle est la stratégie du Plan Climat concernant l'industrie locale et le développement des énergies renouvelables?

Dans les années à venir, même avec le nucléaire, le prix de l’énergie va augmenter de manière significative et fragiliser une majorité des foyers de l’agglomération.

Pour conduire les entreprises à s’engager, nous créons un guichet unique à l’intention des petites et moyennes entreprises. Il sera mis en place en 2013.

La maîtrise de la demande en énergie est une nécessité sociale et une urgence climatique. Le Grand Lyon s’engage à construire du logement social neuf exemplaire. D’autre part, nous devons assurer la réhabilitation thermique du parc de logements sociaux existant. Nous avons pour objectif global 40 000 logements sociaux aux normes Bâtiment Basse Consommation (BBC). Le programme de rénovation éco-social sera en partie financé par les bailleurs sociaux et les aides de la Région. Cela représente un montage financier important ? Les objectifs fixés permettraient aux populations les plus en difficultés de sortir de la précarité énergétique et ainsi, de pouvoir se chauffer décemment. Chaque année et jusqu’en 2025, 16 000 logements dont environ 12 000 dans le parc privé existant vont bénéficier d’une réhabilitation très performante. Le coût de travaux par logement est d’environ 24 000 euros pour une surface moyenne de 60m2. Le Grand Lyon investit 5 millions d’euros (lancement dès 2012) et mettra en place un dispositif d’accompagnement «rénovation durable 12 000» car le montage financier est très complexe et cela nécessite une organisation importante de la filière bâtiment. Comment amener les copropriétaires vers plus de rénovation ? Du côté de l’habitat privé, l’objectif visé est la rénovation thermique de 120 000 logements sur 10 ans (12 000 par an). Outre la recherche de modes de financements pour susciter l’engagement privé, un programme écorénovation pour les copropriétés sera lancé dès 2013. La réhabilitation du quartier de Sainte-Blandine, au sud de Perrache, nous sert de banc d’essai pour trouver des solutions applicables à toute l’agglomération.

Deux enjeux s’imposent : nous souhaitons accompagner les entreprises vers la performance énergétique et nous souhaitons faire de la maîtrise de l’énergie un champ d’innovation industrielle pour que notre industrie regagne en competitivité. Quels en sont les exemples concrets? Rhône-Alpes étant la première région chimique de France, l'ambition est de faire évoluer la vallée de la chimie lyonnaise vers la chimie verte. Les acteurs industriels et économiques ont répondu très favorablement ce qui a permis par exemple l’implantation du projet de cogénération de biomasse Gaya. Ce projet de recherche sur la production de biogaz à partir de végétaux et de biomasse est passé au stade opérationnel. D’autres projets vont suivre. Le gouvernement a récemment sabordé l’industrie photovoltaïque ce qui a eu des répercussions importantes dans notre région avec le dépôt de bilan du fabricant de panneaux solaires Photowatt. Nous espérons que dans l’avenir, le gouvernement permettra des projets de développement importants pour notre territoire afin que les innovations et les emplois se relocalisent dans notre agglomération plutôt que dans les pays émergents. Le bois deviendra-t-il l'énergie renouvelable privilégiée dans la région lyonnaise ? Actuellement la part du bois dans l'énergie de l'agglomération est de 8%, nous avons pour objectif ambitieux d'atteindre 42% d'ici à 2020. Une étude sera lancée en 2012, portée par la Région Rhône-Alpes, pour structurer la filière bois régionale, en termes d'approvisionnement, de logistique et de compétences. De nombreux emplois qualifiés dans les territoires ruraux de notre région pourront être créés.

INDEED : vers la reconversion industrielle de la vallée de la chimie

Le projet d'Institut National pour le Développement des Écotechnologies et des Énergies Décarbonées, baptisé INDEED dont les partenaires sont Rhodia, Arkema ou GDF-Suez ou encore, l'Institut Français du Pétrole, est sur les rails. 200 chercheurs viennent s’installer sur ce campus d’innovation technologique international. L’ensemble est destiné à être installé sur le site du CNRS de Solaize. Ce projet développe : la production de biogaz à partir de bois, les énergies renouvelables liées à l'utilisation de la biomasse, les matières premières renouvelables, le recyclage des déchets en matières réutilisables, et enfin, la gestion de l'énergie. INDEED aura des retombées économiques importantes et  permettra de réduire l'importation de matières premières et de ressources fossiles. 


Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Innovation pour la maîtrise de l’énergie développer les réseaux intelligents « smart grids » Les réseaux sont les circuits de gaz ou d’électricité qui ont pour but d’alimenter les usagers. La gestion des réseaux d'énergie appartient aux collectivités. En se les réappropriant, les collectivités pourront gérer l’extension et les raccordements de leurs réseaux de chaleur. Nous avons besoin d’une gouvernance décentralisée sur l’énergie. En clair, les collectivités doivent pouvoir produire localement et

De nouveaux bâtiments "intelligents"

Dans le quartier de la Confluence, les futurs bâtiments de l’îlot P (12500 m2) seront à énergie positive. C’est-à-dire quils produiront plus d’énergie qu’ils n’en consommeront. L’énergie est produite à partir du photovoltaïque en toiture et en façade et d’une centrale de cogénération à base de Colza originaire de Rhône-Alpes. La collaboration entre les différents acteurs  : entrepreneurs, le NEDO, les technologies de Toshiba, a donné jour à un système intelligent capable d’atteindre les objectifs ambitieux de bâtiment à énergie positive. Cette nouvelle génération de bâtiments intelligents permet que l'énergie produite par les bureaux le weekend serve aux logements. Plus d’infos : www.smartplanet.fr

améliorer l’efficacité énergétique sur leur territoire. La mise en place de «  smart grids  », les réseaux intelligents, permettra d'optimiser la consommation et la distribution d'électricité. A l'échelle de la ville ou de l’agglomération, piloter la consommation et faire une meilleure jonction entre consommation et production locale, sont possibles.

Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Valorisation de l’action volontaire des citoyens accompagner la mise en place d’éco-gestes Individuellement, nous pouvons mettre en place des actions qui participent de la même démarche d'efficacité énergétique. C'est-à-dire que nous pouvons trouver la meilleure utilisation possible de l’énergie en optant pour des techniques et technologies plus efficaces et moins polluantes. A Lyon, l'espace info énergie de l'ALE (Agence locale pour

l'énergie) propose des conseils en terme de travaux dans l’habitat, ainsi que des conseils pour mettre en place des gestes simples et efficaces générateurs d'économie d'énergie. Ce service s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises. Espace info énergie // agence locale pour l’énergie 8, rue Béranger - 69006 Lyon // 04 37 48 25 90

Maguite CHICHEREAU

Mireille ROY

Concrètement, quelles sont les attentes des compteurs « intelligents » dans les foyers de l'agglomération?

La Ville de Lyon réalise son plan climat, où en est-on aujourd'hui?

Installer des compteurs intelligents chez les usagers, doit leur permettre de connaître leur propre consommation et de la réguler. Un compteur intelligent permet de visualiser, par exemple sur un écran, la consommation instantanée de chaque pièce du logement. Donc, de pourvoir agir sur les gaspillages et aussi repérer les appareils énergivores. Concrètement, on pourrait même différer une machine à laver de quelques heures si le réseau est saturé, ce qui coutera beaucoup moins cher, et au fournisseur et au consommateur, et permettra de produire moins.

Nous terminons l'étape du diagnostic, c'est-à-dire du bilan carbone. L'opération vise à répertorier les émissions de gaz à effet de serre générées par le patrimoine et par l'exercice des services rendus à la population, comme par exemple dans les écoles : bâtiments, transports scolaires, restauration scolaire.

Où en est-on à Lyon avec l'expérimentation du compteur linky?

Quels sont les domaines d'actions du plan climat?

Pour le moment, nous n'avons pas les résultats. Nous souhaitons des expérimentations d'autres compteurs « intelligents » afin d'en comparer les résultats. Il faudrait aussi établir une concertation. Nous souhaitons établir une concertation entre la collectivité, propriétaire de son réseau, le gestionnaire du réseau et les consommateurs utilisateurs des compteurs « intelligents ». Nous avons informé la Ville sur les défaillances du compteur Linky. Actuellement sans un logicel payant, le consommateur ne peut pas visualiser précisement la composition de sa consommation électrique. Linky ne permet pas d’assurer la maîtrise de la demande d’énergie. On passe à côté des potentialités des « smart grids » (réseaux intelligents). Quelles sont les perspectives ? C’est aux collectivités d’assurer la gestion de leurs réseaux d’électricité et non pas une décision ministérielle unilatérale. Les villes doivent redemander un réexamen du cahier des charges des compteurs avant tout déploiement, pour réellement prendre en compte l’intérêt des usagers, la confidentialité des données et la capacité de maîtrise de l’énergie. Tout comme le conseil de Paris l’a voté dernièrement, lors d’un vœu proposé par les écologistes, nous demandons le réexamen du cahier des charges. La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a publié au mois de septembre, à la veille de l’annonce de la généralisation du compteur Linky, un communiqué s’inquiétant de ses modalités. Un réseau de distribution électrique, avec des compteurs «intelligents» maîtrisés par les usagers, permet d’importantes économies.

Économiser l'énergie dans nos logements

Grâce à ce diagnostic, les actions qui seront développées, respecteront des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie.

La rénovation du patrimoine des bâtiments de la Ville est un champ d'action important. Nous réfléchissons aux problématiques qui se retrouvent dans toute collectivité possédant un patrimoine important, varié par les fonctions extrêmement hétéroclites des bâtiments. (école, gymnase, mairie…), par les utilisations et la durée d’utilisation (quotidienne, ponctuelle, diurne, nocturne…), par leur typologie en matière de bâti qui impose un type de rénovation particulier. Nous aurons également à faire le choix du niveau de rénovation thermique. Nous souhaitons privilégier des interventions d’isolation maximales. Nous travaillons aussi sur, le parc automobile, les fournitures, la restauration, le parc informatique, la gestion des déchets, comme autant de leviers d'économies d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre. De nombreuses actions sont déjà engagées en ce sens. Quelles sont les actions qui portent leurs fruits? Depuis le début du mandat, nous avons beaucoup oeuvré pour la sensibilisation aux économies d'énergie auprès des agents de la Ville de Lyon et des habitants. Par exemple, nous avons fait la promotion et l’installation des économiseurs d'eau. Lorsque le plan climat a été initié, tous les services se sont investis et recherchent les produits les moins énergivores. Le concours des familles à énergie positive est un très bon exemple d'action de sensibilisation des citoyens aux économies d'énergie, que nous menons à la Ville de Lyon.

Le « Défi familles à énergie positive » a pour objectif de réduire ses consommations d'énergie dans son logement en agissant uniquement sur les gestes du quotidien. Le principe est simple : des équipes d'une douzaine de familles concourent avec l'objectif d'économiser le plus d'énergie possible sur les consommations à la maison, notamment le chauffage, l'eau chaude et les équipements domestiques. Ce défi, ludique et convivial, contribue à une démarche durable de réduction de ses dépenses énergétiques, à travers un concept simple et concret. En 2010-2011, ce sont en moyenne 17 % d'économies d'énergie qui ont été réalisées par famille, soit plus de 250 € sur la facture. L’initiative est soutenue par l'ADEME, la Région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et collectivités participantes 2e édition cet hiver 2011-2012 : Plus d'infos sur http://rhone.familles-aenergie-positive.fr/


Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Innovation pour la maîtrise de l’énergie développer les réseaux intelligents « smart grids » Les réseaux sont les circuits de gaz ou d’électricité qui ont pour but d’alimenter les usagers. La gestion des réseaux d'énergie appartient aux collectivités. En se les réappropriant, les collectivités pourront gérer l’extension et les raccordements de leurs réseaux de chaleur. Nous avons besoin d’une gouvernance décentralisée sur l’énergie. En clair, les collectivités doivent pouvoir produire localement et

De nouveaux bâtiments "intelligents"

Dans le quartier de la Confluence, les futurs bâtiments de l’îlot P (12500 m2) seront à énergie positive. C’est-à-dire quils produiront plus d’énergie qu’ils n’en consommeront. L’énergie est produite à partir du photovoltaïque en toiture et en façade et d’une centrale de cogénération à base de Colza originaire de Rhône-Alpes. La collaboration entre les différents acteurs  : entrepreneurs, le NEDO, les technologies de Toshiba, a donné jour à un système intelligent capable d’atteindre les objectifs ambitieux de bâtiment à énergie positive. Cette nouvelle génération de bâtiments intelligents permet que l'énergie produite par les bureaux le weekend serve aux logements. Plus d’infos : www.smartplanet.fr

améliorer l’efficacité énergétique sur leur territoire. La mise en place de «  smart grids  », les réseaux intelligents, permettra d'optimiser la consommation et la distribution d'électricité. A l'échelle de la ville ou de l’agglomération, piloter la consommation et faire une meilleure jonction entre consommation et production locale, sont possibles.

Illustrations du scénario Négawatt et de la transition énergétique à Lyon

Valorisation de l’action volontaire des citoyens accompagner la mise en place d’éco-gestes Individuellement, nous pouvons mettre en place des actions qui participent de la même démarche d'efficacité énergétique. C'est-à-dire que nous pouvons trouver la meilleure utilisation possible de l’énergie en optant pour des techniques et technologies plus efficaces et moins polluantes. A Lyon, l'espace info énergie de l'ALE (Agence locale pour

l'énergie) propose des conseils en terme de travaux dans l’habitat, ainsi que des conseils pour mettre en place des gestes simples et efficaces générateurs d'économie d'énergie. Ce service s'adresse aussi bien aux particuliers qu'aux entreprises. Espace info énergie // agence locale pour l’énergie 8, rue Béranger - 69006 Lyon // 04 37 48 25 90

Maguite CHICHEREAU

Mireille ROY

Concrètement, quelles sont les attentes des compteurs « intelligents » dans les foyers de l'agglomération?

La Ville de Lyon réalise son plan climat, où en est-on aujourd'hui?

Installer des compteurs intelligents chez les usagers, doit leur permettre de connaître leur propre consommation et de la réguler. Un compteur intelligent permet de visualiser, par exemple sur un écran, la consommation instantanée de chaque pièce du logement. Donc, de pourvoir agir sur les gaspillages et aussi repérer les appareils énergivores. Concrètement, on pourrait même différer une machine à laver de quelques heures si le réseau est saturé, ce qui coutera beaucoup moins cher, et au fournisseur et au consommateur, et permettra de produire moins.

Nous terminons l'étape du diagnostic, c'est-à-dire du bilan carbone. L'opération vise à répertorier les émissions de gaz à effet de serre générées par le patrimoine et par l'exercice des services rendus à la population, comme par exemple dans les écoles : bâtiments, transports scolaires, restauration scolaire.

Où en est-on à Lyon avec l'expérimentation du compteur linky?

Quels sont les domaines d'actions du plan climat?

Pour le moment, nous n'avons pas les résultats. Nous souhaitons des expérimentations d'autres compteurs « intelligents » afin d'en comparer les résultats. Il faudrait aussi établir une concertation. Nous souhaitons établir une concertation entre la collectivité, propriétaire de son réseau, le gestionnaire du réseau et les consommateurs utilisateurs des compteurs « intelligents ». Nous avons informé la Ville sur les défaillances du compteur Linky. Actuellement sans un logicel payant, le consommateur ne peut pas visualiser précisement la composition de sa consommation électrique. Linky ne permet pas d’assurer la maîtrise de la demande d’énergie. On passe à côté des potentialités des « smart grids » (réseaux intelligents). Quelles sont les perspectives ? C’est aux collectivités d’assurer la gestion de leurs réseaux d’électricité et non pas une décision ministérielle unilatérale. Les villes doivent redemander un réexamen du cahier des charges des compteurs avant tout déploiement, pour réellement prendre en compte l’intérêt des usagers, la confidentialité des données et la capacité de maîtrise de l’énergie. Tout comme le conseil de Paris l’a voté dernièrement, lors d’un vœu proposé par les écologistes, nous demandons le réexamen du cahier des charges. La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a publié au mois de septembre, à la veille de l’annonce de la généralisation du compteur Linky, un communiqué s’inquiétant de ses modalités. Un réseau de distribution électrique, avec des compteurs «intelligents» maîtrisés par les usagers, permet d’importantes économies.

Économiser l'énergie dans nos logements

Grâce à ce diagnostic, les actions qui seront développées, respecteront des objectifs de réduction d'émissions de gaz à effet de serre et de la consommation d’énergie.

La rénovation du patrimoine des bâtiments de la Ville est un champ d'action important. Nous réfléchissons aux problématiques qui se retrouvent dans toute collectivité possédant un patrimoine important, varié par les fonctions extrêmement hétéroclites des bâtiments. (école, gymnase, mairie…), par les utilisations et la durée d’utilisation (quotidienne, ponctuelle, diurne, nocturne…), par leur typologie en matière de bâti qui impose un type de rénovation particulier. Nous aurons également à faire le choix du niveau de rénovation thermique. Nous souhaitons privilégier des interventions d’isolation maximales. Nous travaillons aussi sur, le parc automobile, les fournitures, la restauration, le parc informatique, la gestion des déchets, comme autant de leviers d'économies d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre. De nombreuses actions sont déjà engagées en ce sens. Quelles sont les actions qui portent leurs fruits? Depuis le début du mandat, nous avons beaucoup oeuvré pour la sensibilisation aux économies d'énergie auprès des agents de la Ville de Lyon et des habitants. Par exemple, nous avons fait la promotion et l’installation des économiseurs d'eau. Lorsque le plan climat a été initié, tous les services se sont investis et recherchent les produits les moins énergivores. Le concours des familles à énergie positive est un très bon exemple d'action de sensibilisation des citoyens aux économies d'énergie, que nous menons à la Ville de Lyon.

Le « Défi familles à énergie positive » a pour objectif de réduire ses consommations d'énergie dans son logement en agissant uniquement sur les gestes du quotidien. Le principe est simple : des équipes d'une douzaine de familles concourent avec l'objectif d'économiser le plus d'énergie possible sur les consommations à la maison, notamment le chauffage, l'eau chaude et les équipements domestiques. Ce défi, ludique et convivial, contribue à une démarche durable de réduction de ses dépenses énergétiques, à travers un concept simple et concret. En 2010-2011, ce sont en moyenne 17 % d'économies d'énergie qui ont été réalisées par famille, soit plus de 250 € sur la facture. L’initiative est soutenue par l'ADEME, la Région Rhône-Alpes, le Grand Lyon et collectivités participantes 2e édition cet hiver 2011-2012 : Plus d'infos sur http://rhone.familles-aenergie-positive.fr/


Les éluEs lyonnais

4e 9e

adjoints au maire et adjoints aux maires d’arrondissements

2e

Émeline Baume

> 1er

> 1er

> 3e adjoint au maire du 1er : délégué à l’habitat, au patrimoine, à l’accessibilité dans le cadre des cheminements et modes doux

Françoise Chevallier

> 3e

> 4e adjointe au maire du 3e : déléguée aux déplacements et aux espaces verts > Conseillère communautaire du Grand Lyon

Pierre Hémon

> 3e

> 3e

> 12e adjoint au maire du 3e : délégué à l’écologie urbaine et à la qualité de l’environnement

Mireille Roy

Étienne Tête

> 5e

> Conseiller du 5e arrondissement > Conseiller municipal de Lyon > Conseiller régional

> 7e

> 20e adjointe au maire : déléguée au développement durable et à l’économie sociale et solidaire > 3e adjointe au maire du 7e : déléguée aux espaces verts, à la voirie et à la propreté > Conseillère municipale de Lyon

Bruno Charles

> 7e

> 10e adjoint au maire du 7e : délégué à l’économie solidaire, au développement durable et à l’écologie urbaine > Vice-président du Grand Lyon : délégué au développement durable

Pascale Bonniel-Chalier

> 8e

> Conseillère du 8e arrondissement : déléguée aux espaces verts et aux espaces publics > Conseillère municipale de Lyon > Conseillère communautaire du Grand Lyon

Patrick Odiard

> 8e

Fatiha Benahmed

> 4e

> 5e adjoint au maire du 4e : délégué aux affaires scolaires, au projet éducatif local, aux finances et à la politique des achats

Suivez l’actualité du groupe facebook : Elus Lyon Europe Ecologie twitter : eluseelvlyon Web http//:lyon.eelv.fr

> 9e

> 8e adjointe au maire du 9e : déléguée à l’environnement, aux espaces verts et aux modes doux > Conseillère régionale

Maguite Chichereau

> 3e

> 16e adjointe au maire : déléguée à l’écologie urbaine et à la qualité de l’environnement > Conseillère du 3e arrondissement

Eric Cazin

8e

> 5e adjoint au maire du 8e  : délégué aux déplacements et à la circulation

> 17e adjoint au maire : délégué aux personnes âgées > Conseiller du 3e arrondissement > Président de groupe

Dominique Hitz

7e

Françoise Rivoire

> 1er

> 2e adjoint : délégué à l’urbanisme,à l’aménagement et à la qualité de la ville > Conseiller du 1er arrondissement > Vice président du Grand Lyon à l’urbanisme appliqué et opérationnel, aux projets urbains et grands projets d’équipement > Conseiller général

Luc Voiturier

3e

5e

> Conseillère du 1er arrondissement : déléguée aux espaces verts, à l’environnement et à la prospective, à l’économie sociale et solidaire, au temps de la ville > Conseillère communautaire du Grand Lyon

Gilles Buna 

6e

1er

> 9e

> Conseillère du 9e arrondissement : déléguée aux finances, aux équipements décentralisés et au développement durable > Conseillère municipale de Lyon

Alain Giordano

> 9e

> Maire du 9e arrondissement > Conseiller communautaire du Grand Lyon

Le Fil Vert

Publication du groupe des éluEs Europe Ecologie Les Verts et apparentéEs dans le cadre de la mandature 2008-2014 // Tirage 3000 ex ISSN 0753-3454 // Imprimé sur papier recyclé par l’imprimerie Champagnac : 5, rue Félix Daguerre -15000 Aurillac lesvertslyon@wanadoo.fr // 13, rue du Griffon - 69001 Lyon tél. 04 78 39 85 08 // fax. 04 78 39 82 97 ChargéEs de mission : Olivier Longeon et Elodie Trias


Fil Vert n°12 // Transition énergétique