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Le Likès - a Unesco Associated School

MIGRANTS

d’HIER & d’AUJOURD’HUI

This book will mix French and

with our partner schools : Vikhe Patil School in Pune, India & Auckland, New- Zealand with our partner associations : La Clarté Utopia 56 MSF Ligue des Droits de l’Homme la compagnie Sucre d’Orgue

other languages


TABLE OF CONTENTS

* Introduction

p.1-3

*Interviews migrants La Clarté à Douarnenez (jounée d’intégration) p.4 - 9 *Récits d’exil p10 - 73 *Travaux croisés au lycée Vikhe Patil School de Pune, Maharashtra, INDE p74 - 80 * Premières rencontres en Lycée Professionnel p81 - 82

* 2 TPE en 1ère ES - Dans les pays du Nord p83-92 - Intégration des migrants en France p92-97 * Rencontres Jeunes migrants en 1èreLp98-99 * Rencontres Jeunes migrants TBacPro p100-

Collège de France

*Conseil Régional des Jeunes 1ES-L *‘De rêves et de papiers» R Le Berre interventions en 1ES-L-S

*Rencontres ‘Migrants d’Hier’ 1èreL *la compagnie ‘Sucre d’Orgue’ * ‘Si je devais ...’ Litterature 1èreL * Jeu de rôles en scène 1èreL

p.101-106 p.107-108 p 110-111 p.112-114 p 115-131 p.132-133

Ares - Cuba

* et au collège ? p. 134-135 * ‘la jaula de oro’ - immigration d’Espagne pendant la guerre civile p. 136-138 **Presse d’hier & d’aujourd’hui

p.140-154

Ce projet a pour but de sensibiliser les élèves , puis , à travers leur travail, l’ensemble de la communauté de l’école et des réseaux d’écoles associées à l’Unesco en Fance et dans le monde , à la multiplicité des causes et des formes que peuvent prendre les migrations dans les différentes parties du monde , ainsi qu’à ce qui les rassemble à travers l’espace et le temps . Nous espérons par là aider à développer l’empathie ...


PRESENTATION DU PROJET INITIAL

ETAT des LIEUX du projet Ecole Associée à UNESCO

MIGRATIONS

Lycée général

journée d’intégration 1èreL avec rencontres de migrants et d’aidants de l’association La Clarté [réalisé] * projections cinéma avec l’association Gros Plan ( CDI - Sophie ) [en cours] * Interventions en classe : Accueil Migrants en Pays Bigouden -Mercredi 18 octobre après-midi (Maryannik Théréné & Yolaine Le Cozic) * lancement site projet ‘Parcours de personnages’ - collecte articles, interviews .. (Noël & Fabienne) projetmigrations.wordpress.com

Décembre

1er point fort :

semaine A13 du 11 au 15 décembre ** expo au CDI : Loanne Le Goff ( élève de TermL) et groupe de photographes actuellement exposés à la MPT de Kerfeunteun ( Fabienne) * Ateliers inter-culturels à Pune (Inde) ** Interventions en classe 1ES2 & 1èreL : CICODES le mercredi 13 /12-13h30-15h30+ dans 3 classes du LP ( dates à déterminer rapidement ) ( sensibilisation à la différence et aux réalités des migrations sous forme de jeux) [Lionel ] un avocat spécialisé & rencontres ponctuelles semaine B14 du 18 au 24 décembre ( approche juridique : France et UE - témoignages )

Janvier

Octobre

Septembre

ODD 4-10 & 16 Nouvelle citoyenneté Réunion du Mardi 10 Octobre mondiale La réunion du jour avait pour but de re-caler le projet suite à l’annonce de la subvention Karta accordée par la Région Bretagne : 512€ accordés ( soit 40% du budget présenté ) Nous ré-envisageons donc les actions prévues et le calendrier :

** en STI : la Ligue des Droits de l’Homme et les migrants ( Extraits littéraires & témoignages- Interventions [ Mélanie Thomin]) ** en EMC : travaux sur cours ‘Citoyenneté mondiale’ - Migrations & mondialisation ** concours de plaidoieries ? [ Dominique Scoul - Yolaine ]

JMars

: date à préciser * Expo CDI : migrants de la guerre civile espagnole ( avec interventions en classe ) (Jean Burlot) dessins de Abigaïl : visages d’Afghanistan ( Noël) * Interventions en classes & tables rondes ? /jeu de rôles mis en scène en Anglais en 1èreL (Lionel) * Rozen Le Berre à la semaine de la poésie (Noël) * Festival Etonnants Voyageurs en Mai «Entre-deux mondes : exil, exode, migration».(Sophie)

JMai

2ème point fort

** nouveaux ateliers en présence des correspondants indiens de 1èreL en avril et participation aux commémorations de l’abolition de l’esclavage à Brest le 10 mai ?

e-book projet pour diffusion dans le réseau UNESCO

Roxanna Georghe , volontaire européenne , collecte les traces (texte et images ) de tous vos travaux et productions à lui envoyer sous forme de PDF corrigés par vous à : roxana.gheorghe@likes.org et : lioelpee@wanadoo.fr

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Journée d’intégration des 1èresL Premières rencontres et interviews pour le cours d’Anglais renforcé avec l’aide de l’association La Clarté de Kerlaz

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Travaux d’écriture d’invention cours de Littérature en 1èreL avec FabienneLacouture

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Ateliers croisés - Partage d’expérience au Lycée Vikhe Patil School de Pune, Maharashtra, Inde

Les élèves de 1ère L et ES et Terminale L participant au programme d’échange en famille ont rencontré les élèves du lycée partenaire indien lors de deux ateliers : le premier sur les migrations et le deuxième sur les préjugés . Voici l’article publié sur le site de l’école à leur retour .

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Rencontres avec les élèves de lycée professionnel

Premier point fort sur la question des migrants en Novembre les Terminales Com1 & Maryannik Théréné

L’objet d’étude « Identité et diversité », au programme du cours de français en terminale de bac professionnel nous a conduits à nous intéresser à la problématique des migrants. Une rencontre, tout d’abord, avec trois représentantes de l’association « Accueil Migrants en Pays Bigouden ». Michelle Jadé, présidente, a expliqué que sa volonté de s’engager lui est venue suite à la vision d’une photo d’un jeune enfant dans un camp. Un collectif est né, transformé très vite en association loi 1901. De nombreux bénévoles sont présents régulièrement pour collecter, trier, distribuer vêtements, produits d’hygiène, nourriture…. D’autres s’occupent de l’accueil des familles, de leur trouver des logements, de les accompagner pour remplir des dossiers, de les conduire chez le médecin…… et bien sûr ils aident à la scolarité des enfants, à l’alphabétisation, à l’apprentissage du français…. La tâche est immense, mais nous avons senti une volonté, chez ces bénévoles, de poursuivre leur combat afin que la France et les français accueillent les migrants dignement. Savoir que des jeunes mineurs (13 /18 ans) sont isolés de leur famille ici à Quimper nous a fait réfléchir : et si on organisait une rencontre avec eux ? Un match de foot ? Une discussion autour d’une table ? Quelques-uns d’entre nous se sentent prêts à franchir le pas, franchir les barrières...on en reparlera ! Autre point fort, le visionnement du film HOPE, réalisé par Boris Lojkine. Ce film retrace l’histoire de deux personnages, Léonard, le Camerounais et Hope, la Nigériane qui cherchent à quitter la pauvreté et les conflits dans leurs pays pour arriver en Europe, « l’Eldorado » pensent-ils. Nous suivons leur périple, atrocement douloureux, à travers les ghettos, les camps, par lesquels ils doivent obligatoirement transiter : vols, viols, rackets, prostitution, tortures, humiliations…telle est la réalité à laquelle ils doivent faire face. Ce film est bouleversant, la fin est très dure aussi…on en ressort avec une vision différente des migrants, et une rage contre les différents réseaux qui les exploitent. Les élèves de term com 1

Travail sur les migrants en T ECMS: Mémoires de nos familles les CAP de vente et Danielle Baron

« Parce que la diversité nous enrichit … » Portraits Cette année au lycée pro, plusieurs classes ont travaillé sur le thème des migrants.

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Tous les pays sont divisés quant à leur accueil mais notre propos n’est pas de prendre position. Il s’agit plutôt d’essayer de comprendre . En terminale ECMS* nous avons d’abord participé aux séances prévues par l’Association Gros Plan et nous avons vu au cinéma les films Hope de B Lojkine et Rêve d’Or de Diego Quemada Diez puis nous avons rencontré certains de nos élèves du lycée professionnel. «Pourquoi un jour, votre famille a-t-elle décidé de quitter son pays ? « « Je peux venir vous raconter ? » « Il n’y a rien à dire, il n’y a pas la guerre dans mon pays… » Partir à la rencontre de ceux qui ont un jour pris la décision de quitter leur pays. Un questionnaire = D’où venait votre famille ? Pourquoi avez-vous quitté votre pays ? Avez-vous été rapidement intégré ? La langue a-t-elle été un obstacle ? Allezvous retourner/ Etes-vous retourné

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TPE en 1ère ES

Deux groupes choisissent de travailler la thĂŠmatique pour leur TPE Rendez-vous, rencontres ...

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RENCONTRES AVEC DE JEUNES MIGRANTS HÉBERGÉS A QUIMPER en 1ère L

Avec le soutien des associations de bénévoles Fraternité Quimper et Utopia56* -Fabienne Lacouture -

Après une présentation des actions de soutien de ces associations de bénévoles auprès des demandeurs d’asile et de bien utiles rappels des différents statuts dans lesquels peuvent se retrouver les migrants – du jeune mineur isolé au demandeur d’asile, en passant par les « dublinés », les réfugiés et les déboutés » - , les élèves de la classe ont pu échanger, en petites groupes, avec chacun des trois jeunes migrants présents, qui ont accepté leur invitation, pour leur raconter leur parcours, leur longue attente mais aussi l’espoir qui les porte et leur joie d’être en France, entre émotion contenue et grands sourires. Une rencontre belle et forte….

Échange avec Hukum, jeune afghan de 20 ans qui a obtenu un titre de séjour en France pour un an

*- Fraternité Quimper est un collectif qui vient en aide aux demandeurs d’asile depuis leur arrivée en juillet dans un ancien Formule 1 de Quimper, devenu un PRADHA (Programme d’Accueil et d’Hébergement des Demandeurs d’Asile). UTOPIA56 est une association qui organise du bénévolat humanitaire auprès des réfugiés partout où il existe des situations critiques.

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Échange avec Amadou, 19 ans, originaire de Guinée et demandeur d’asile.

Échange avec Moussa, mineur isolé originaire du Mali. A l’issue de cette rencontre, tous se sont montrés touchés tant par le parcours souvent difficile de ces jeunes migrants que par leur capacité de résilience face à leurs conditions qui restent difficiles. Etonnés, aussi, par leur sourire, leur joie de vivre et désir de partager. Ils ont aimé échanger sur leurs découvertes de la gastronomie et des paysages bretons. « C’est une vraie leçon de vie qu’ils nous apportent » a résumé Alex. « Ce qu’ils ont vécu nous apprend à relativiser nos problèmes » a ajouté Emma en conclusion. 99


RENCONTRES AVEC DE JEUNES MIGRANTS HÉBERGÉS A QUIMPER en Terminale Bac Pro Commerce -Maryannik ThérénéMercredi 21 février, la classe de terminale Bac pro commerce a accueilli deux jeunes migrants. Nagibulla et Shiraz, âgés de 20 ans, viennent d’Afganistan. Ils ont parlé de leur pays, des raisons qui les ont poussé à le fuir, de leur parcours avant d’arriver à Quimper et de leurs espoirs. Nagibulla n’est jamais allé à l’école, dès l’âge de 7 ans, il accompagnait son père pour apprendre le métier de mécanicien. Quant à Shiraz, il a dû quitter le collège à 13 ans. A cause des Talibans, tout est interdit: pas le droit d’écouter de la musique, d’être scolarisé, de se sentir libre...leurs pères ont été tués par ces terroristes. Leur périple pour arriver en France a été très pénible et long. Aujourd’hui, ils rêvent de se former, de travailler, de s’établir en France, pays où ils se sentent très bien accueillis.

« J’ai beaucoup apprécié cette intervention, les préjugés colportés par les médias sur les migrants sont différents de la réalité. On sent vraiment que ces deux jeunes sont bien à Quimper, j’imagine que c’est invivable d’être privé de liberté, comme en Afghanistan. Ne pourrait-on pas organiser une sortie, une après-midi sport, les inviter à partager un piquenique, un foot...? Arnaud « Quand on écoute ces jeunes raconter leur parcours, on se rend compte de la chance que l’on a de vivre en France, d’avoir un toit, d’être scolarisé, libres. On compatit, on a envie de les aider: ce qu’ils ont vécu est terrible, ce sont des vrais hommes, courageux. La famille leur manque, ils ont du mal à communiquer avec leur mère, leurs frères et soeurs. Je voudrais les aider.... Comment??? Clément

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RENCONTRES avec Rozenn LE BERRE auteur de ‘De rêves et de papiers’ en 1ère ES-L-S

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RENCONTRES avec André JINCQ [MSF ] & Jean SALA PALA [Mere 29] .../...Huit classes de première du lycée général et technologique ont étudié des extraits du livre « de rêves et de papiers » de Rozenn Le Berre avec leur professeur de lettres avant de rencontrer l’auteure au mois de mars autour de son expérience de l’accueil des migrants mineurs isolés dans la région lilloise. Plusieurs de ces classes ont également pu débattre avec des membres d’associations quimpéroises dans le cadre des cours d’EMC ou de lettres : Mickaële Lebret de « Fraternité Quimper » et Marie-Claire Le Page représentante de « 100 pour un toit Cornouaille sont venues témoigner de leur engagement de citoyenne pour apporter aux migrants une aide concrète dans leur vie quotidienne et leurs démarches administratives. Le 16 mars deux classes de première Sti2d et trois classes de première S ont participé à deux tables-rondes sur l’aide aux migrants en situation d’urgence avec André Jincq, représentant de Médecins sans Frontières, Denise Le Bars de la Ligue des droits de l’homme et Yvonne Daoudal, enseignante au collège Saint-Yves. Puis le 30 mars ce sont les élèves de l’équipe du « vendredi Forum » qui ont organisé au CDI du lycée une rencontre avec Valerian Le Cointre, un jeune finistérien qui a témoigné de son expérience de volontaire bénévole en 2016 dans un camp de réfugiés syriens à Cherso, au nord de la Grèce. Invité par les enseignants d’espagnol, M. Jean Sala Pala, de l’association MERE 29 a donné le 5 avril une conférence sur l’exil des républicains espagnols en Finistère, entre 1937 et 1940. Comme il l’a souligné, la France a accueilli alors près de 500 000 migrants chassés par les troupes franquistes. Il a évoqué ensuite les destins de ces réfugiés, parfois résistants de la première heure, qui se sont ensuite très bien intégrés dans la société française. De son côté la classe de 1ère L a rencontré des membres des communautés turque, sri-lankaise et du Burundi, implantés de longue date à Quimper et venus aussi témoigner de leur parcours d’intégration réussi. Il reste encore à la classe de 1èreL à mettre en scène un dernier jeu de rôles avec les correspondants indiens de Pune en séjour en familles fin avril . Certains vont y jouer les migrants rencontrés dans l’année, d’autres des administrations, des aidants…pour mieux comprendre , nous l’espérons les ressentis des uns et des autres , apprendre encore à mieux vivre ensemble peut être .../... Noël Uguen, professeur-documentaliste et Lionel Poiraudeau, coordinateur Unesco ( extrait)

Discussion autour de l’acceuil des migrants - YouTube.mp4 Margot Dejeux , élève de Terminale L a publié une captation vidéo des tables rondes sur YouTube 109


RENCONTRES avec des migrants d’hier Jean-Claude du Burundi, Mari & Siva du Sri Lanka en 1ère L Jean Claude from Burundi by Mina & Enora Jean Claude is a migrant who came from a little country in Central Africa called Burundi . It’s located near Rwanda and Congo. This country has always been into ethnic wars, civil wars or with neighbouring countries. Tutsi young people can kill Hutus like in Rwanda .. When Jean Claude was a little boy, some politicians tried to make a military putsch and this led the country to one more war. Jean Claude remembers he never slept in his own house as a teenager because he and his family had to be very careful that no one could come into the house to steal or kill somebody. He said he and his brother had to protect the house because they didn’t know when the soldiers could attack So they slept in circles outside. At school the students were fewer and fewer everyday because they had to take part in the war. All his family raised money so that Jean Claude could leave for France . One person received him in Paris and another one in Quimper . He met an association that helped him and the sports club was a great thing for him . He knew a little bit of French , which helped him integrate our society . He arrived in 2003 and is now married with children and he has a job in Quimper. When he told us he couldn’t go to the funerals of his father because the government wouldn’t let him go I was really shocked . He told us that even if some of his brothers and sisters were living in Europe, others didn’t leave his native place and I think he felt a bit disppointed that they chose to stay . But with or without his siblings he knows he was very lucky to leave the war. He also conveys a feeling of happiness and I think he accepted his situation and lives with it.

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I know that if I were in his shoes, I would be traumatized . Every important moment , good or bad, would be stuck in my mind and I couldn’t forget . But on the other hand I would be glad to have these hard or joyful memories because they make me who I am. So Jean Claude’s situation might have, and I am pretty sure it did have, an awful begining but the consequences are that he is now happy even maybe because he migrated. A lot of migrants we met were not very good French speakers or came from places they didn’t want to talk about much . Jean Claude told us about the reasons which lead him to leaving and it helped us understand why, after all they have been through , it is much more complicated to focus on ‘administration stuff’ while all they are thinking is «I’m finally here .. I’m safe..»

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RENCONTRES avec la compagnie Sucre d’Orgue Loïc Toularastel et Michèle Porcher en 1èreL

Lise , Alex & Manon :

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Loïc & Michèle , through their company ‘Sucre d’Orgue’ help the migrants to talk and share with other people so they are not ashamed to tell their stories . In many situations the migrants are not protected by the institutions and they loose confidence and ask themselves why they chose France ..Because they look different, they are not free to get the same rights . Michèle and Loïc’s passion for theatre is very good for communication. Theatre creates confidence and helps meet friends . It’s good to find the energy to play in front of a public to tell your story and in the same time find a place in society . In 2011 , they started a patnership with the CLPS in Quimper ( a professional training center) and this year they put up a show with the trainees there coming from all over the world , from Africa, Cambodia, South America , the Middle East ...All of them improve their French and communication skills though collective playing and acting .


One of the stories in the show was about a woman who was at the Prefecture and she had a meeting with someone about identity papers but the officer didn’t want to help this women saying ‘informatics never fail’ ...’get back to your country and stay there . We don’t need you here..’ When this woman acted the scene with Michèle, she was angry and strong, which she couldn’t do at the right time .. ‘If I were in their shoes I would be very stressed and I would not open my lifestory to the public like this . I couldn’t do it ..’ says Manon . Michèle and Loïc share their sympathy with us . They were very calm and understood the migrants’ problems . We could feel a real intention to help others in their personality . They answered our questions with real stories from their experience, which opened our eyes .. We did a short activity in the English class where we were expected to produce a communication tool for this year’s project that ‘Sucre d’Orgue’ developped with the CLPS . How to promote the migrants’ show to various types of publics ? ...

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We did a short public address activity in the English class where we were expected to produce and defend a communication tool for this year’s project that ‘Sucre d’Orgue’ developped with the CLPS . How to promote the migrants’ show to various types of publics ? ...

Alex, Agathe, Eve

Céline, Leann, Enora

Alice, Lola

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Travail visuel et d’écriture ‘Si je devais partir brusquement...’ avec Fabienne Lacouture en 1èreL

Présentation Dans le cadre du projet Unesco mené en 1L1, dans le cours de Français-littérature et autour de la thématique des migrations d’hier et d’aujourd’hui, les élèves ont eu l’occasion d’étudier Le garçon à la valise, pièce de théâtre écrite par Mike Kenny, dramaturge et comédien anglais. Dans cette pièce, poétique et tendre mais lucide, qui mêle dialogue théâtral et conte merveilleux, un jeune garçon, Nafi, est contraint de fuir précipitamment son pays en guerre avec l’espoir de rejoindre son frère ainé réfugié à Londres. Il emporte avec lui une simple valise qui contient quelques objets qui sont et seront désormais les seuls souvenirs qui le rattachent au pays qu’il a quitté et à ses parents qui sont restés derrière lui. S’inspirant de cette aventure et du travail de Soundirassane Nadaradjane, L’Homme à la valise, les élèves de la classe se sont posé cette question : « Et si un jour je devais partir brusquement de mon pays et quitter ma famille, qu’est-ce que j’emporterais dans ma valise ? » Voici leurs inventaires….. Soundirassane Nadarajane

«TRANSMETTRE LES BONNES CHOSES» «Pour me présenter, je dis souvent : «Je suis né en 50, je fais 50 kilos et un mètre 50.» Comme j’ai la nationalité française, j’ai eu la chance de venir en France pour faire un diplôme de tournage et mécanique, avec l’espoir de bien réussir dans la vie et aussi de soutenir ma famille. Au début, je voulais retourner, je pensais rester un peu seulement. Mais cinq ans après, je suis allé en Inde, c’était en 1977, plusieurs personnes là-bas, des anciens et des gens sages, m’ont conseillé de rester en France. Alors, je suis ici. Comme on dit, j’ai la famille aussi, maintenant, et on est bien. Peut-être qu’à la retraite, je repartirai. Quand je suis en France, l’Inde me manque et quand je suis en Inde, la France me manque.»

L’HOMME À LA VALISE Soundirassane a conservé avec tout son contenu la valise apportée de l’Inde pour son premier voyage en France, en 1972. Il a déposé ce souvenir au Musée, symbole d’une nouvelle vie qui commençait. www.histoire-immigration.fr/musee/collections/soundirassane-nadaradjane-l-homme-a-la-valise

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En ce dimanche 8, j’ai eu l’opportunité de pouvoir fuir mon pays, qui est en guerre depuis quelques temps déjà. Je n’ai eu que quelques minutes pour pouvoir sélectionner les objets qui étaient pour moi les plus important et les mettre dans ma valise. J’ai donc choisi de prendre avec moi : - Premièrement, quelques vêtements me seront nécessaire, dont un pull bien chaud, car je ne sais par où j’effectuerai ma traversée, et les nuits en Europe sont très froides. - De plus, je prendrai avec moi mon téléphone ainsi que mes écouteurs pour pouvoir téléphoner à ma famille, mes amis pour prendre de leurs nouvelles et leurs en donner également, car le voyage risque d’être long. Je pourrais aussi écouter ma musique pour me changer les idées, ou pour ne pas m’ennuyer. - J’emporterai le livre que je suis actuellement en train de lire, intituler Orgueil et Préjugés de Jane Austen, il me permettra de m’évader un certain temps et de m’imaginer dans un autre monde, une autre époque. - Je prendrai aussi une trousse pouvant comporter des affaires de toilettes tels que du savon, une brosse à dents, du dentifrice, du déodorant, si j’en ai l’occasion. - Un carnet et des crayons me seront également nécessaire pour pourvoir tenir un carnet de bord pouvant raconter mon périple en détails à ma famille si j’arrive à bon port. Si jamais je ne réussi pas ma traversée mon carnet pourra être trouvé, et les gens pourront prendre part de mon histoire. - J’aimerai pouvoir dessiner les paysages que je rencontre ou bien même de la population pour ne pas oublier leur visage, c’est pour cela que mes crayons de couleurs seront d’une bonne utilité. - Je prendrai des photos de ma famille, avec mon père, ma mère et mon petit frère. La photo prise par mon père avec ma mère, moi et mon frère sur la plage restera l’un de mes plus voyages. Le fait de regarder cette photo me rappellerons tous les beaux souvenirs que j’ai partagé avec eux. Celle avec mon père est aussi l’une de mes photos préférées car elle montre bien la complicité que j’entretien avec lui. - Enfin, je prendrai une peluche appartenant à mon frère, il était très anxieux concernant mon départ alors il m’a donné l’une des ses peluches. Elle est pour moi symbolique car, je lui ai promis que je le lui la redonnerais dès que j’aurais une situation stable. Cette peluche est en effet une sorte de promesse pour que lui et moi gardons espoir. Ce sont des objets qui me sont chers et même si certains ne sont pas très utiles ils resteront, durant mon périple, les seuls liens qu’il me restera avec ma famille, car je vivrai des moments qui seront sûrement difficiles et ces objets seront là avec une marque de soutien me rappelant que je ne serai pas seule. Camille L.B.

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Si mes parents m’avaient un jour prévenue que nous quitterions notre pays, pour ne plus jamais revenir, je les aurais sûrement écoutés plus attentivement. Lorsqu’au loin, les tirs de fusils approchaient, ma mère m’a expressément dit d’aller dans ma chambre et de mettre, dans une valise, plein de vêtements. Elle a omis de me dire qu’il ne fallait rien emporter d’important alors quand elle a vu l’état de ma malle, elle a voulu me disputer mais les Hommes se rapprochaient alors il n’y avait plus trop de temps. Voilà ce que j’ai mis dans ma valise : - Vu que ma mère m’avait demandé de mettre des vêtements, j’ai mis un jogging, un t-shirt, un jean, un pull et un sweat. Ne sachant pas si j’allais revenir ou pouvoir en racheter d’autres, j’ai mis ceux qui me semblaient le plus propice à un voyage de longue durée. J’ai favorisé le côté confortable au côté fashion. - J’y ai ensuite introduis deux livres. Le premier est celui d’un grand philosophe, Sigmund Freud, que j’admire énormément. C’est aussi le seul livre qui m’en apprend énormément même en le relisant, et qui me fait découvrir plusieurs choses non-évidentes dans la culture. Le second, en revanche, est un livre qui me donne du courage, de la force, qui me donne envie de continuer d’avancer même si c’est dur. L’écrivain, Sun Tzu, était un chef de guerre Chinois. Il a écrit ce recueil, l’Art de la Guerre, pour motiver ses troupes. Il me donne envie de me battre même dans les moments difficiles. - Le troisième objet est mon portefeuille. Il y a tous mes papiers renfermés à l’intérieur et si je suis en face de la douane ou d’un contrôleur je peux lui prouver mon nom, mon âge, etc… - La pochette rose renferme mes sous-vêtements car, ne sachant pas si nous aurions les moyens d’en racheter d’autres, j’en ai pris plein. Je sais que c’est quelque chose d’un peu futile mais je considère qu’une fille devrait pouvoir se changer tous les jours. - Au cas où, j’ai pris mon passeport. Je ne sais pas s’il me sera d’une grande utilité mais cela peut toujours servir au cas où… - J’ai aussi pris un bloc note et ma trousse, pour pouvoir écrire à chaque instant de la journée pour ne pas perdre l’envie d’écrire et pour pouvoir raconter tout ce que je suis en train de vivre… - J’ai également pris mon chargeur de téléphone et une coque-batterie car, on ne sait jamais, si je peux trouver un endroit ou charger mon téléphone lorsqu’il n’aura plus de batterie, cela peut être pratique pour appeler de la famille ou des amis. Je pourrais également les revendre si nous n’avons plus d’argent… - J’ai aussi pris une brosse, celle que ma tante m’a offerte le jour de mon brevet. Si nous n’avons plus d’argent je pourrais sans doute la revendre ? - La dernière chose que j’ai prise et qui est très important pour moi, ce sont les photos. Ma vie entière réside dans ces photos. Je ne peux pas m’imaginer partir quelque part, loin, sans elles. Et voilà, maintenant vous savez tout ce qu’il y a dans ma valise pour partir je ne sais où… Ma mère m’a dit qu’il ne fallait pas que je regarde en arrière, mais cela est dur. C’est l’endroit où j’ai vécu, notre demeure familiale, là où notre famille a résidé pendant plusieurs générations… J’espère tout de même pouvoir y revenir un jour, si tout n’a pas brûlé d’ici là… Enora T. 117


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Jeu de rôles mis en scène

avec Maître Hannes Vervenne en 1èreL

Point final des ateliers de travail de notre projet Unesco ‘Migrants d’hier et d’aujourd’hui’ , avec la participation de nos invités Indiens du lycée Vikhe Patil School de Pune . Après avoir rencontré des migrants jeunes et moins jeunes, des associations aidantes , des bénéoles et des professionnels des situations de migrations et de demandes d’asile, il s’agissait de se mettre dans la peau de ces personnes qui vivent un moment décisif de leur vie devant les ‘juges’ de l’OFPRA . Là on attribue ou l’on refuse le droit d’asile à des personnes qui ont tout fui , tout abandonné pour fuire , la plupart du temps, la guerre et ses violences. Pour les besoins de la mise en scène, nous avons pris quelques libertés avec la réalité de ces rencontres cruciales dans les bureaux parisiens ..en faisant entrer la société civile par exemple, les associations, les aidants, des opposants, des avocats et des juges ., le maire de Quimper (puisque l’OFPRA s’est, pour l’occasion, décentralisé en Pays Glazik .. ... Nous avons entendu, défendu, débattu les demandes d’asile de Jean-Claude (du Burundi) , de Mari (du Sri Lanka), de Men (d’Ethiopie), de Ruben (du Soudan ), Ukum (d’Afghanistan), Karim (de Guinée) , autant de récits de vie revisités dans les regards des jeunes Français et Indiens , parfois à contre-emploi dans des positions complètement opposées aux opinions personnelles .

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Autant de rôles de composition bien sûr , mais qui pouvaient permettre de comprendre un peu mieux encore les enjeux de ce qui s’y joue ..La tâche incombait à Maître Hannes Vervenne, avec son expérience d’un cabinet éthique bruxellois et de son action actuelle au bareau de Quimper , de montrer les tenants et les aboutissants de l’action des avocats, les limites de leurs interventions et les attitudes à avoir devant les juges .. Un long projet nourri d’actualité pour la classe de 1ère L et les élèves qui ont choisi la spécialité Anglais en 1ère L et 1ère ES3/L .

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Et au collège ? LORSQUE L’ESPOIR FAIT DE L’EXIL UN NOUVEAU POINT DE DÉPART avec Isabelle Louerat & Céline Balannec

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‘La jaula de oro’ un film , une expo et une conférence avec Dominique Foulon et les collègues d’espagnol

¡ Vamos al cine ! Visualización de la película “La Jaula de oro” Ce que les élèves en ont dit... Cada día, miles de personas tratan de atravesar fronteras para cumplir el sueño americano, pero pasar por ‘el hueco’, ‘de mojado’ o mejor dicho de ilegal, es una opción no solamente difícil sino muy peligrosa. Muchos toman la decisión y por falta de oportunidades, pobreza, inseguridad o incluso la violación de sus derechos como humanos, deciden arriesgar su dignidad y hasta la vida misma con un recorrido que, indudablemente, es el más duro de sus vidas. Jaula de oro es la definición que algunos inmigrantes latinoamericanos le tienen a Estados Unidos. Para la muestra la canción de Los tigres del norte que, acompañados por Juanes, logran narrar lo que sienten aquellos hombres encerrados en un país y con el alma en otro. Travail de préparation avant la séance de cinéma ¿Qué te inspiran estas imágenes? «De mi trabajo a mi casa yo no sé lo que me pasa aunque soy hombre de hogar casi no salgo a la calle pues tengo miedo que me hallen y me puedan deportar».

Preguntas introductorias en clase 1. ¿Qué es migrar? ¿Qué es un “Emigrante”? e ¿“Inmigrante”? 2. ¿Qué palabras o expresiones os sugiere el concepto “inmigración”? 3. ¿Por qué creéis que la gente emigra de sus países? 4. ¿Hay muchos inmigrantes en tu país? ¿De dónde proceden? 5. ¿Qué dificultades crees que los inmigrantes encuentran al llegar? 6. ¿Qué buscan en los continentes occidentales (Europa y América del Norte)? 7. ¿Qué es el supuesto “sueño americano”, “sueño europeo”? ¿Existen realmente estos sueños? ¿Cuál es la realidad que encuentran cuando llegan al país occidental? ¿Qué problemas encuentran allí? ¿Es todo tan fácil como piensan los inmigrantes antes de llegar? 8. ¿Qué problemas existen cuando una persona que ha emigrado en condiciones precarias quiere recordar su juventud?

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Contextualización de la película  Guatemala-La frontera México-Estados Unidos (Tráiler - mapa del recorrido)

La Retirada ou l’exil républicain espagnol d’après guerre

La guerre d’Espagne a entraîné le départ de plusieurs vagues de réfugiés vers la France, de 1936 jusqu’en 1939 où la chute de Barcelone provoque, en quinze jours, un exode sans précédent. Près d’un demi-million de personnes franchissent alors la frontière des Pyrénées, dans de terribles conditions. C’est la Retirada. L’association MERE-29 a pour objectif de connaître, faire connaître et reconnaître l’histoire de l’exil des Républicains espagnols dans le Finistère suite à la guerre d’Espagne. L’association nous a proposé deux outils pédagogiques pour traiter le thème : une expo itinérante et un exposé -conférence ( en français et en espagnol).

Au CDI, Les Républicains espagnols dans le Finistère, de la Guerre d’Espagne à nos jours. L’exposition en 16 panneaux, inclue commentaires, documents d’archives, extraits d’articles de journaux, photos d’époque, témoignages personnels. - deux panneaux d’introduction concernant la seconde République espagnole, le coup d’Etat et la guerre d’Espagne. - trois panneaux relatifs à la vague d’arrivées de 1937 suite à la bataille du nord-atlantique. - deux panneaux présentant la vague d’arrivées de civils en 1939 suite à la Retirada. - un panneau sur les camps du sud et les Compagnies de Travailleurs Etrangers. - deux panneaux sur la construction de la base des sous-marins de Brest et l’organisation Todt. - quatre panneaux sur les Espagnols dans la Résistance. - deux panneaux de conclusion.

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une conférence de Monsieur Jean Salapala En parallèle à l’exposition, MERE-29 en la personne de Monsieur Jean Salapala, a proposé aux classes impliquées dans le projet, une conférence. Il s’agissait de répondre à la problématique qui intéressait les élèves, pouvons–nous considérer qu’il y a un lien entre les phénomènes migratoires d’aujourd’hui et la Retirada ?

L’association a rendu hommage, courant 2014, aux Républicains espagnols par le biais de trois manifestations : - organisation à Brest, en partenariat avec l’Université de Bretagne Occidentale, d’une journée de conférences consacrée à la guerre d’Espagne et à l’exil républicain en France ; - apposition d’une plaque commémorative dans la base des sous-marins de Brest, base pour la construction de laquelle de nombreux Républicains espagnols sont intervenus, entre 1941 et 1944, comme travailleurs forcés sous la contrainte de l’occupant. L’an prochain, de nouvelles manifestations auront lieu sur les sites qui ont accueilli les Espagnols en 1939. Un projet parallèle est mené sur le niveau Première et consiste en un travail de création de fichiers audio par les élèves, pour décrire ou enrichir les panneaux de l’exposition, en espagnol. Ces fichiers enregistrés à partir de leur Smartphone sont mis en ligne sur la plate-forme Soundcloud . Le travail est mené en ateliers sur les différents groupes concernés et est encadré par Souad et Laura, les assistantes d’espagnol. => Attribuer à chaque panneau «physique» de l’expo un QR code, permet l’écoute du fichier audio à partir d’un Smartphone ou d’une tablette (avec casque audio) => Construire une visite virtuelle de l’expo, avec l’outil Thinglink permet d’enrichir des images ou textes avec le fichier audio du commentaire sélectionné. L’ensemble des images annotées avec Thinglink sera intégré dans la plateforme numérique du projet Migrants et constituera une visite virtuelle de l’expo sous forme de galerie. Liens photos travaux d’élèves. https://www.pearltrees.com/private/id19876644?access=16ac0821212.12f4b24.97fd690385afaee4c9482fa cb5293cf4 https://photos.app.goo.gl/k3UH9CV6Ja7EOX2x1

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This collective production would not have been possible without the help and support of all the teachers , librarians and partners involved . We thank them all warmly for their help and we are convinced they helped students develop new perceptions of the world and new abilities to take and bring their share in its diversity as Global Citzens of the World

for the project team, Lionel Poiraudeau

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Migrants d'hier et d'aujourd'hui  

ce e-book rassemble les travaux et productions réalisés par les élèves et enseignants du Likès à Quimper dans le cadre de l'un des projets E...

Migrants d'hier et d'aujourd'hui  

ce e-book rassemble les travaux et productions réalisés par les élèves et enseignants du Likès à Quimper dans le cadre de l'un des projets E...

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