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C I D CID CYBELE_IDEA MATER_DAMIA


Eloïse Bussière Arts et Techniques de la Joallerie bussiere.eloise@orange.fr

Jonas Debacker Ecole Nationale Supérieur d’Architecture de Versailles jonasdebacker@hotmail.fr


«Dans sa fonction matricielle, la caverne est utilisée dans les rites initiatiques de passage. l’isolation, plus ou moins prolongée, comme le simple passage à travers la roche, entrent dans les rituels de la seconde naissance et permettent d’accéder aux états supérieurs de conscience. Ce passage de l’obscurité à la lumière , de l’ignorance à la connaissance.»


LES IDEES

LE NOTRE_LE VERT_L’ATELIER


Le travail de Le Nôtre s’articule autour d’une grande idée: comment tromper l’oeil humain grâce à des illusions d’optique et des points de vue et ainsi jouer avec la perspective pour créer des paysages illusoires tournés vers l’horizon. Nous nous sommes penchés sur l’idée de passage transitoire entre la ville de Versailles (environnement froid, bruyant, minéral et quotidien) et les Jardins( jardins plaisir, ornemental, bucolique, foisonnant).

LE NOTRE ET VERSAILLES

Le Nôtre a imaginé une architecture des jardins composée de grands espaces «geo-maitrisés» offrant à la Nature un nouveau statut, celui d’oeuvre d’art. Cette végétation sculptée, figée, architecturée devient alors objet. Ainsi elle perd son côté «naturel» et éphémère pour devenir une nature statique et maitrisée pour l’éternité.

UNE TRANSITION VILLE-NATURE


Métaphore de la geode et de la caverne qui toutes deux d’aspect extérieur insipide renferment un foyer mystérieux constitué de précieuses particules.

LA GEODE

MONTRER-CACHER


Jardin Salle Info

Salle lecture

Entrée

Suite à nos premières esquisses les espaces de l’atelier numérique se sont imposés à nous. Pensez l’oeuvre in situ.En tirant parti du site, nous souhaitons retranscrire l’idée de transition ville/ nature, d’une découverte de celleci par biais d’une approche sensitive de la couleur verte. Propres à l’atelier numérique, les notions de passage et de perspective s’organisent autour d’un axe central traversant les trois pièces

L’ATELIER NUMERIQUE

du bâtiment, depuis la rue jusqu'au jardin. De plus nous voulions créer un espace confiné propice à la contemplation. Le lieu possède un caractère et une ambiance singulière. Il est donc indispensable de proposer une installation en rupture esthétique, d'apparence épurée qui n'altère pas visuellement l'architecture du site mais contraste avec l'intérieur foisonnant de la caverne qui éveille la curiosité et guide les visiteurs jusqu'à l'exploration.

UN CHOIX IN SITU


LE PROJET

EXPERIENCES SENSORIELLES


Ce projet in situ qui s'accorde à l'espace en jouant de sa perspective, guide les spectateurs de la salle lecture à l'aire extérieur végétal en passant par la pièce multimédia. L'installation permet une transition entre les différentes pièces de l'atelier numérique, un passage initiatique et sensitif relatif au vert. Nous voulons permettre aux visiteurs de porter un regard différent sur l'environnement qui nous entoure et de ce qui le compose. Un retour à l'essentiel et de mise en valeur de matières populaires et jouer avec les points de vue, les détails et ainsi faire vivre une expérience sensitive qui pousse à la réflexion et à la remise en question des illusions et des croyances contemporaines en appréhendant différemment ce qui nous entoure. L’installation sera composée d’une structure tubulaire sur lequel sera tendue une toile en textile blanche. La caverne tamise la lumière naturelle envoyée par les ouvertures du toit qui permet d’avoir un cocon lumineux pour mettre en valeur la paroi d’échantillons, tandis que la nuit les projecteurs internes diffuseront un halo vert et suscitera un jeu d’ombres et de lumières sur les parois qui vu de l’extérieur éveilleront la

curiosité et conduira les visiteurs à la contemplation. La composition du mur-échantillons ouvre le débat sur l’ambiguïté de la couleur verte et sa représentation moderne. Le vert symbole d’instabilité, d’éphémère, de résurrection, est associé dans notre société à l’idée d’écologie, de Nature idéalisée et durable. La mise en confrontation par juxtaposition des fragments de matières artificielles et naturelles exposées, sème le doute et remettent en question les croyances actuelles de ce qui est réellement naturel et de l’image véhiculée du VERT. Des LEDs disposées sur le pourtour de la paroi accentueront les reliefs et les textures des matières. Un paysage sonore accompagnera le parcours des visiteurs, et sera la translation phonique des textures exposées dans la caverne. Nous souhaitons à travers ce projet figurer la singularité de la couleur verte et l’ambivalence qu’elle induit.


UNE STRUCTURE RAYONNANTE


Huit rue Saint-Simon. En pénétrant dans l'atelier numérique, dans la perspective du couloir, une masse blanche, énigmatique s'offre à nous. Faite de reflets colorés et de lumières diffuses, elle attise la curiosité et nous incite à la parcourir du regard, à contempler. Au fur et à mesure de notre excursion, se dessine une ouverture énigmatique. Il s’en dégage un paysage sonore composite qui nous pousse à approfondir l'exploration de cette caverne mystérieuse. Dans un premier temps sous forme d'un jeu d'ombres et de lumière mais qui en se rapprochant, se précise et nous offre une palette de tonalité verte et de textures attrayantes. C’est un foisonnement de matières, un camaïeu de vert aussi bien naturel qu’artificiel, banal qu’exceptionnel. C’est une immersion totale dans un environnement qui éveille nos sens et par la profondeur de ce couloir menant au jardin nous donne toute l’étendue de la complexité de cette «natureobjet» en référence au travail de composition des jardins du château de Versailles élaboré par Le Nôtre.



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