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L’INSERTION PROFESSIONNELLE DES DIPLÔMÉ-E-S DU MASTER GEPS (1993 – 2017)


Le master « Genre, Égalité et Politiques sociales » est né en 1993 à l’Université Toulouse II le Mirail, aujourd’hui Toulouse II Jean Jaurès. Il vise à former les futur-e-s professionnel-le-s de l’action sociale du point de vue de l’égalité femmes-hommes. Artemisia, l’association des ancien-ne-s étudiant-e-s du master, effectue régulièrement des enquêtes qui ont pour but de mieux connaitre le parcours des diplômé-e-s. Depuis 1993, 459* étudiant-e-s ont obtenu leur diplôme. Durant le mois de février 2018, nous avons interrogé 359 de ces diplômé-e-s

Profil des répondant-e-s 130 répondant-e-s soit 28% du total des diplômé-e-s 123 femmes et 7 hommes Années d’obtention du diplôme 50 % entre 2010 et 2017 39 % entre 2000 et 2009 11 % entre 1993 et 1999 60% résident en France hors Haute-Garonne 38 % résident en Haute-Garonne 2 % résident à l’étranger

*Sur 459 diplômé-e-s, nous n’avons pu en contacter que 359, faute de coordonnées valables.


DURANT LE MASTER

Le profil des étudiant-e-s Parmi les diplômé-e-s, 56 % étaient déjà étudiant-e-s lors de leur inscription en master, 26 % étaient salarié-e-s (hors travail étudiant) et 17 % en recherche d’un emploi. Les diplômé-e-s sont 73 % à avoir suivi les enseignements du master uniquement lors de la deuxième année. Cela s’explique notamment par le fait que la formation était à l’origine dispensée sur une année uniquement (équivalente au master 2 d’aujourd’hui). Il est désormais encore possible de commencer le master à partir du master 2, ce qui est le cas de peu de formations. Cependant depuis que le master GEPS est dispensé en deux années (2013-2014), les étudiant-e-s effectuent majoritairement l’ensemble de la formation (soit le master 1 et le master 2). Lieu de stage

La majorité des diplômé-e-s ont effectué leur stage dans la fonction publique d’état ou territoriale. 70 % des répondant-e-s considèrent que leur stage les a aidés à trouver un emploi par la suite.


LA RECHERCHE D’UN PREMIER EMPLOI 90 % des diplômé-e-s ont recherché un emploi depuis l’obtention de leur diplôme. Parmi celles et ceux qui ont déjà cherché un emploi, 90 % ont déjà obtenu un travail au moins une fois depuis le début de cette recherche. 63 % des répondant-e-s ont obtenu un emploi dans les 6 premiers mois après l’obtention de leur diplôme dont 26 % directement à la fin du master. Parmi ces dernier-e-s cinq étudiant-e-s ont obtenu leur premier emploi dans la structure où elles ont effectué leur stage. Selon l’enquête génération 2013 du CEREQ*, 75 % des personnes qui ont un accès durable à l’emploi 3 ans après l’obtention de leur diplôme sont diplômé-e-s niveau bac +5. Quant aux diplômé-e-s du master GEPS ayant répondu à l'enquête, ils-elles sont 81% à être en emploi :

Les diplômé-e-s aujourd'hui

81%

*http://www.cereq.fr/publications/Cereq-Bref/Enquete-2016-aupres-de-la-Generation-2013-Pas-d-amelioration-del-insertion-professionnelle-pour-les-non-diplomes


LE STATUT DE L’EMPLOI Type de contrat obtenu par les diplômé-e-s : Plus de la moitié des répondant-e-s sont en CDI (52 %). À noter que 63,6 % des diplômé-e-s bénéficiaient d’un CDI en 2008*.

7% 21%

15% 5% 52%

En France, le CDI reste effectivement le contrat le plus répandu, bien qu’il soit en recul depuis 2005. 44 % des diplômé-e-s de sciences humaines et sociales sont en CDI 30 mois après l’obtention de leur diplôme (Insee, 2014). 45 % des répondant-e-s de la présente enquête sont inséré-e-s dans l’associatif, 33 % dans la fonction publique (principalement la fonction publique d’Etat) et 10 % dans des entreprises. D’après les enquêté-e-s, le réseau est le principal levier dans leur recherche d’emploi. Prise de connaissance du poste occupé

8%

6% 34%

15% 17%

20%

*Enquête insertion professionnelle Master GEPS Artemisia 2008


LES ATTENTES VIS-À-VIS DE L'EMPLOI 82 % des diplômé-e-s indiquent que leur emploi actuel correspond à leurs attentes professionnelles. La raison principale avancée est la possibilité d’œuvrer pour l’égalité comme en témoigne ces réponses :

« Je fais ce que j'aime et je milite pour mes idéaux »

« J'occupe un poste qui me convient où je peux œuvrer sur la question de l'égalité filles/garçons »

« Indépendance, autonomie, initiative et polyvalence […] en lien avec mes études et mon parcours »

18 % des enquêté-e-s ne sont pas entièrement satisfait-e-s par leur emploi pour diverses raisons : temps partiel subi, faible rémunération, poste précaire, non prise en compte de la question du genre, peu de perspectives d’évolution professionnelle. « Il s'agit d'une expérience professionnelle enrichissante mais dont les potentialités sont très limitées en terme d'évolution et d'épanouissement professionnel : précarité, salaire bas, temps partiel uniquement et pas d'évolution de carrière » Ceci concorde avec les difficultés que subissent la majorité des femmes sur le marché du travail. On peut noter par exemple que 3 ans après l’obtention du diplôme la part de cadre chez les femmes ayant un bac +5 est de 59 % contre 67 % chez les hommes ayant le même niveau d'étude (CEREQ, 2013). De même chez les diplômé-e-s de niveau bac +5 l’écart de salaire entre les femmes et les hommes et de 305 euros en moyenne. (CEREQ, 2016)


MOBILISATION DES CONNAISSANCES ET MISSIONS PRINCIPALES DES DIPLÔMÉ-E-S EN EMPLOI Les diplômé-e-s sont 65 % à considérer que leur emploi correspond à la spécialité du master GEPS. Parmi les structures employeuses, 32 % œuvrent exclusivement contre les discriminations femmes-hommes ou pour la défense des droits des personnes LGBTIQF*. A noter que beaucoup de diplômé-e-s travaillent dans des structures qui peuvent traiter indirectement de ces thématiques (santé, logement, jeunesse, lutte contre d’autres formes de discriminations par exemple).

Au quotidien, les enquêté-e-s mobilisent majoritairement leurs connaissances en termes d’égalité femmes-hommes. Leurs compétences en matière de montage et gestion de projet et leurs analyses des politiques publiques sont aussi beaucoup mobilisées. Nous avons également questionné les diplômée-s sur la ou les missions principales exercées dans la structure employeuse. Il est important de préciser que beaucoup de diplômé-e-s exercent plusieurs de ces missions à la fois. Le montage et la gestion de projet sont les missions les plus courantes chez les répondant-e-s, suivi de la direction administrative et de la recherche de subventions.

Principales missions exercées par les diplômé-e-s en emploi (plusieurs réponses possibles)

La question du temps partiel Le temps partiel concerne 25 % des diplômé-e-s. Durant les précédentes enquêtes seul-e-s 18 % des répondant-e-s étaient à temps partiel. En France, 17 % des personnes en activité professionnelle occupent en effet, un emploi à temps partiel. C’est le cas en particulier de 30,6 % des femmes qui travaillent contre 7,7 % des hommes (Insee, 2016). * LGBTQIF : Lesbiennes, bisexuel-les, trans, queers, intersexes, féministes


LE SALAIRE DES DIPLÔMÉ-E-S

En moyenne, les diplômée-e-s en emploi gagnent 1 774 euros net. Cette moyenne était de 1 540 euros net lors de l’enquête insertion de 2008. Le salaire moyen des diplômé-e-s en fonction du type de structure est de : 1 788 euros net dans l’associatif 1 763 euros net dans les collectivités territoriales 1 925 euros net dans la fonction publique d’Etat

En 2013, le salaire moyen dans la fonction publique d’Etat est de 2 449 euros net en France (1 700 euros net pour les femmes et 2 500 pour les hommes). Il s’élève à 1 851 euros net dans la fonction publique territoriale (1 635 euros pour les femmes et 1 810 pour les hommes, Insee, 2014). Dans l’associatif cette moyenne est de 1689 euros net en 2009 (Insee, clap, 2009). En France le salaire net médian à temps plein des diplômé-e-s ayant un bac +5 (toutes filières confondues) est de 1900 euros 30 mois après l'obtention du diplôme. Il est de 1670 euros net pour les diplômé-e-s de master de sciences humaine et sociales*.

Il faut cependant noter que 16 % des répondant-e-s gagnent moins que le SMIC*. 67% des répondant-e-s estiment d’ailleurs que leur salaire n’est pas en adéquation avec leur qualification

* enquête d’insertion professionnelle des diplômé.e.s de l’université 2013 * Au 1er janvier 2018 le SMIC est de 1 188 € net


LES DIPLÔMÉ-E-S EN RECHERCHE D’EMPLOI Seul-e-s 10 répondant-e-s sont en recherche d’emploi. Toutes sont des femmes : 7 sont issues des quatre dernières promotions (soit les personnes diplômé-e-s entre 2014 et 2017) La majorité d’entre elles cherche un emploi depuis moins de deux ans. Parmi les diplômées en recherche d’emploi, toutes ont déjà recherché un emploi depuis l’obtention du diplôme. Elles sont 5 à avoir déjà travaillé dont 3 dans des structures qui traitent directement de l’égalité femmes-hommes Le type d’emploi recherché Les diplômé-e-s recherchent principalement dans le domaine du master en parallèle d’un autre domaine (travail social, formation etc.). Elles estiment que leur principale difficulté pour trouver un travail est due au manque de postes dans le domaine de l’égalité femmes-hommes. Lors de l’enquête insertion de 2008, le manque de mobilité géographique semblait être le principal problème pour trouver un emploi. Aujourd’hui les diplômé-e-s semblent être plus mobiles géographiquement dans leur recherche d’emploi. Seules 2 d’entre elles recherchent uniquement dans leur département de résidence. Six d’entre elles recherchent un emploi principalement dans l’associatif :

Structures privilégiées par le ou la diplômé-e-s dans la recherche d’emploi

Sur 10 diplômé-e-s, 6 ont envoyé plus de 10 candidatures depuis le début de leur recherche d’emploi. Elles sont aussi 6 à avoir obtenu au moins 1 entretien.


LES DIPLÔMÉ-E-S EN REPRISE D’ÉTUDES

Parmi les répondant-e-s, seules 9 diplômé-e-s sont en reprise d’études ou poursuite d’études. Ce sont toutes des femmes : - Quatre sont en doctorat en sciences sociales - Trois sont dans des filières d’apprentissage au sein de l’action sociale - Une est en master de psychologie - Une en DFASMA (diplôme de formation approfondie en sciences maïeutiques) Elles sont 6 à estimer qu’il s’agit d’une formation en lien avec les enseignements du master GEPS.

Début de la reprise d'étude :

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NOUS CONTACTER

L’association Artemisia, créée en 1997, regroupe des sociologues diplômé-e-s du Master professionnel « Genre, Égalité et Politiques Sociales ». Artemisia est un organisme de formation et un bureau d’études spécialisé sur la promotion de l’égalité femmes-hommes. L’association travaille en collaboration avec l’équipe de recherche SAGESSE-CERTOP de l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Sophie Collard, Coordinatrice assoartemisia@yahoo.fr 05 61 50 35 19 06 49 52 88 84

Doriane Meurant, Chargée de développement, dm.artemisia@gmail.com 06.14.30.01.66 www.artemisia-egalite.com

Enquête insertion diplomées  
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