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SINGAPour N˚6 – FÉVRIER | AVRIL 2016

Le Magazine 100% Red Dot du site lepetitjournal.com/singapour

L www.lepetitjournal.com/singapour

E PRIX DE ’ EXCELLENCE


Edito

Les Singapouriens sont-ils surdoués ? D

’un secteur à l’autre, Singapour ne cesse de donner des gages de son exceptionnelle réussite. Tout au long de l’année 2015 on a célébré avec faste 50 ans de croissance, 50 ans de développement visionnaire, qu’il s’agisse d’économie, d’urbanisme, voire de culture. L’éducation, auquel le magazine consacre cette fois-ci son dossier, ne manque pas à l’appel des domaines d’excellence. Dans les tests internationaux (PISA) ou les classements des pays en fonction de leur capacité à attirer, développer et retenir les talents, elle fait la plupart du temps la course dans le peloton de tête, souvent au coude à coude avec la Suisse et en compagnie des pays d’Europe du Nord. Mais qu’ont donc Singapour et les Singapouriens pour afficher ces résultats insolents ? Certes, l’observateur attentif a beau jeu de pointer des ombres à ce tableau d’honneur. Les Singapouriens eux-mêmes posent la question ouvertement : dans cette course effrénée à la croissance ne peut-on pas promouvoir d’autres critères de la réussite que ceux qui permettent

de satisfaire aux 5 C (cash, car, credit card, condominium, country club) ? La méritocratie est-elle toujours à l’œuvre quand l’écart se creuse entre ceux qui réussissent et ceux qui restent en arrière ? Parmi les jeunes Singapouriens, certains se tournent, timidement, vers d’autres métiers que ceux, à fort statut et bien rémunérés, du secteur de la santé, de la finance ou du droit. D’autres rêvent de gloire dans les domaines sportif, scientifique ou artistique. Le gouvernement même, avec les ITE, les « Poly » et avec SkillsFuture, réhabilite la formation technique et la formation continue toute la vie. Surdoués les Singapouriens ? Probablement pas plus que les autres mais certainement pas moins. Leur réussite sur le plan scolaire, ils la doivent à un travail acharné, soutenu par des enseignants motivés et bien formés et par toute une industrie privée de la connaissance spécialisée, notamment, dans les cours de soutien. Ils la doivent aussi à un système éducatif dont la moindre qualité n’est pas sa capacité à s’étalonner et se ré-étalonner en permanence par rapport

aux meilleures pratiques du marché. Ambitieuse pour son économie et pour les emplois des petits et arrière-petits enfants de ses pionniers, Singapour mise à fond sur l’économie de la connaissance et sait fort bien qu’à cette aune la performance de son système éducatif constitue l’alpha et l’oméga de ses succès futurs. Aux impératifs de productivité, aux résultats d’ailleurs mitigés, se substituent, smart technologies aidant, d’autres enjeux qui ont nom adaptabilité et créativité. De quels talents et compétences l’économie singapourienne et les Singapouriens auront-ils besoin pour se maintenir l’une aux avant-postes des smart nations, les autres en situation d’emploi et, pourquoi pas de bonheur, dans la nouvelle société qui se construit ? Là comme ailleurs la cité-Etat devra consolider ses points forts et travailler sur ses points faibles. L’excellence est à ce prix. n L’équipe de l’édition www.lepetitjournal.com/singapour singapour@lepetitjournal.com

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Numéro 6

Février | Avril 2016

SINGAPour

Sommaire

« My definition of an educated man is a man who never stops learning and wants to learn »

© NTU

Lee Kuan Yew, 1977

8 / Dossier : Education

© Giancarlo Brosolo

3 Edito

36 / National Gallery

6 Fil Rouge

Les évènements marquants des derniers mois sur lepetitjournal.com de Singapour

8 Dossier

© The Projector

Education

44 / The Projector

MCI (P) 120/04/2014 Editeur Fil Rouge Pte. Ltd / Directeurs de la publication Bertrand Fouquoire, Elodie Imbert, Christine Leleux / Rédacteur en chef Bertrand Fouquoire / Rédaction Clémentine de Beaupuy, Cécile Brosolo, Raphaëlle Choël, Bertrand Fouquoire, Yvonne Guo, Agnès Noël, Sophie Pagès, Tom Tiger, Marion Zipfel / Agenda Nathalie Swyngedauw / Conception, Graphisme Elodie Imbert / Publicité et promotion Christine Leleux / Nathalie Swyngedauw Trésorerie Claudine Hatton, Nathalie Swyngedauw / Impression IPrint Express Photos couverture © NTU Campus Photos remerciements spéciaux à Carole Caliman et Giancarlo Brosolo

Tirage à 4000 exemplaires

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Les Français à Singapour

32 • Jérôme Jacquet - Former des « Glocal Citizens » 34 • Marc Goldberg - Etudier le théâtre à Singapour

36 Photo-reportage National Gallery

40 Singapour autrement

Ces Singapouriens qui vont étudier en France

44 Culture

The Projector, indépendant depuis décembre 2014

48 Agenda, sélection de la rédaction Evénements à ne pas manquer

50 Escapade Gourmande

Déjeuner sain & gourmandise font bon ménage

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Fil rouge Rendez-vous with French Cinema

© baz-art.org

Pour la 5ème année, la France fête son cinéma à Singapour. Elle le fait de manière somptueuse en transposant dans la cité-Etat le glamour, les paillettes et tout l’éventail des passions du Festival de Cannes. Présenté en ouverture : Dheepan (ci-contre), le film choc de Jacques Audiard, palme d’or 2015. Le ton est donné : sans concession à la facilité, tout entier voué à promouvoir le cinéma français dans toute sa

diversité. Le reste de la sélection, 20 films au total, est au diapason : Mon Roi, La loi du marché, deux films qui avaient valu un prix à leurs interprètes, Emmanuelle Bercot et Vincent Lindon ; mais aussi Comme un Avion, de Bruno Podalydès ou le très tendre Muse de Benoit Philippon.

Très cher Haze

© Carole Caliman

Phénomène récurrent, le Haze aura été, par son ampleur, l’autre vedette de l’année 2015. Accusé : le défrichement sauvage par le feu d’immenses territoires en Indonésie pour faire place nette à la culture de l’huile de palme. Le phénomène El Niño, n’aura pas aidé. D’immenses nuages de fumée couvrent des mois durant la Malaisie, Singapour et l’Indonésie, remontant jusqu’en Thaïlande. Les diplomates

protestent. Le gouvernement indonésien tergiverse, refusant puis acceptant finalement l’aide de ses voisins. Les esprits s’échauffent et le PSI (Pollutant Standard Index) continue de monter, au point que les établissements d’enseignement sont obligés de fermer le 25 septembre. Des évènements sont reportés et l’on craint même que les images du grand prix F1 de Singapour à la télévision soient ratées.

La Petite Ecole, lauréate du prix entrepreneur

© La Petite Ecole

Pour la 1ère édition de son prix de l’entrepreneur, la Chambre de Commerce Française à Singapour (FCCS), soutenue par son partenaire la Banque Transatlantique, remporte un grand succès. Pas moins de 16 candidats, qui témoignent du dynamisme des Français dans le domaine de l’entrepreneuriat sous toutes ses formes à Singapour. Le lauréat 2015 est tout un symbole : dans le pays qui se veut le champion

de l’« économie de la connaissance », c’est La Petite Ecole, créée par Viviane Salin et Vincent Rosa, tous les deux issus d’HEC, qui rafle la mise. Fondée en 2012, l’école maternelle bilingue accueillait 133 élèves à la rentrée 2015 avec, en prime, l’ouverture d’une crèche à Serangoon.

Perdus de vue

© RFI

60 ans après la révolution populaire en Chine, en 1949, les présidents de la Chine Xi Jinping et de Taïwan Ma Ying-Jeou se sont retrouvés le 7 novembre 2015, sur le tapis rouge de l’hôtel Shangri-La à Singapour, pour une poignée de main historique. La cérémonie, à très forte valeur symbolique, s’est déroulée selon un protocole qui avait été négocié dans les moindres détails entre les deux pays. Monsieur

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Xi Jinping et Monsieur Ma Ying-Jeou, tels qu’ils avaient décidé de se saluer, arboraient l’un une cravate rouge, l’autre une cravate bleue. Ils se sont longuement serré la main devant les caméras, pendant un temps que les commentateurs présents, chrono en main, ont mesuré à 1 min 21 s.


© Pontauxchats

La délégation singapourienne, en vedette à Deauville A l’occasion du jubilé de Singapour, une délégation singapourienne de femmes issues du milieu des affaires, de la politique et des arts est, avec la Tunisie, l’invitée d’honneur de la XIème édition du Women’s Forum, qui réunissait cette année 1300 hommes et femmes venant de 80 pays, en octobre, à Deauville. La délégation est reçue en grande pompe à Paris. Au programme : visite du château de Versailles, récep-

tion à l’Ambassade de Singapour en France, visite officielle au Sénat et séance de travail à l’OCDE. Dans le cadre du Women’s Forum à Deauville, un espace spécial est réservé à Singapour sur le thème de « l’émergence des smart cities en Asie – réalité ou utopie ? ».

© Redlink/Corbis

5,5 millions d’habitants, plus de célibataires Selon les statistiques officielles, la population de la cité-Etat a atteint en 2015 le chiffre de 5 535 000 habitants. Si le chiffre est symbolique, il ne marque pas d’inflexion majeure par rapport aux grandes tendances : le nombre des citoyens singapouriens augmente légèrement, celui des résidents permanents reste stable ; la croissance de la population des non résidents s’est fortement ralentie. Plus

problématique, la population vieillit. L’âge médian, de 29,8 ans en 1990, atteint 39,6 ans en 2015. Les Singapouriens se mettront-ils à faire des bébés ? L’augmentation continue des célibataires ne va pas dans ce sens : entre 2004 et 2014, la proportion des célibataires est passée de 72 à 82 % chez les 25-29 ans et de 33 à 39 % chez les 30-34 ans.

© Peatix

La Grande Sophie à Singapour Passionnée par l’Asie et tombée sous le charme particulier de Hanoi, à qui elle consacre une chanson dans son dernier album, La Grande Sophie a entrepris en décembre 2015 une grande tournée dans la région qui s’est achevée le 14 décembre par un concert unique à Singapour. Depuis ses débuts dans les années 90, dans une époque où, par souci de rester inclassable, elle s’était fait le chantre d’un concept de

Kitchen Miousic , La Grande Sophie a connu une ascension irrésistible : grandes scènes en France et ailleurs, victoires de la musique et disques d’or pour Et si c’était moi, La suite et Des vagues et des ruisseaux. A Singapour, elle a fait un tabac.

© Elodie Imbert

Singapour, 2ème économie la plus compétitive Dans le classement établi par le Forum économique mondial, Singapour est, pour la 5ème année consécutive, classée la 2ème économie la plus compétitive, juste derrière la Suisse et devant les Etats-Unis. Une performance, souligne le rapport, qu’elle doit en grande partie à la qualité de son système d’éducation et de formation, jugé le meilleur du monde. Parmi les points forts de la cité-Etat figurent également la qua-

lité de ses infrastructures, un système institutionnel efficace et transparent et un environnement macro-économique stable. Singapour se classe au 5ème rang pour sa capacité à intégrer les nouvelles technologies, au 18ème rang pour la sophistication des affaires et au 9ème rang pour l’innovation.

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Dossier

Education Le prix de l’excellence Qualité des enseignants, flexibilité des parcours, méthodes pédagogiques sophistiquées, résultats brillants dans les tests internationaux, intégration des diplômés sur le marché de l’emploi… Autant d’aspects dans lesquels se décline l’excellence, mondialement reconnue, du système d’éducation de Singapour.

C

omme souvent à Singapour, cette excellence est le résultat d’un engagement stratégique de l’Etat, soutenu par une vision à long terme qui intègre en permanence les ambitions économiques du pays, pour les traduire en parcours de formation, en compétences à acquérir et en talents à faire grandir. Mais l’excellence ne va pas sans son lot de critiques. On fait souvent à Singapour le même reproche que celui qu’on fait, d’une manière générale, aux autres pays d’Asie : celui de se concentrer sur l’apprentissage des bonnes réponses plutôt que sur la résolution de problèmes ; celui aussi d’entretenir, au titre de la méritocratie, une compétition intense fondée sur les résultats aux examens, qui épuise les élèves, consomme en cours de soutien l’argent des parents, et limite les tours et détours qui forment des esprits créatifs et génèrent de la diversité. Dans son rapport global sur l’éducation en 2010, le cabinet McKinsey souligne que l’excellence actuelle du système éducatif de Singapour doit beaucoup à la vision de Lee Kuan Yew et au mouvement de réformes initié à partir de 1978 par le ministre de l’éducation Goh Keng Swee. La particularité et la chance de l’éducation à

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Singapour, est d’avoir été, d’emblée, considérée comme une question stratégique ; conçue comme le moyen de satisfaire les besoins de l’économie et comme le sédiment de l’identité nationale. Les phases de développement du système éducatif épousent à ce titre les étapes de la croissance et les transformations d’une économie montant graduellement en gamme. La vision qui accompagne ce développement met l’accent sur plusieurs éléments qui sont restés des points forts de Singapour : l’importance accordée au recrutement, à la formation, à la rémunération et à la carrière des enseignants ; la méritocratie ; la capacité du système éducatif à s’étalonner en permanence sur les meilleures pratiques à l’étranger ; la coordination des différents ministères pour s’assurer de la cohérence des politiques de l’éducation par rapport aux besoins de l’économie ; le montant, enfin, des dépenses qui représentaient 11,5 milliards S$ en 2014. La marche vers l’excellence Dans les premiers temps, la priorité est d’augmenter les infrastructures aussi vite que possible, pour que chaque enfant ait une place à l’école. En l’espace de deux décennies, entre 1959 et 1978,


© Carole Caliman

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© Carole Caliman

Dossier

Singapour parvient à scolariser tous les enfants en primaire. Elle le fait à marche rapide, construisant une nouvelle école chaque mois et augmentant le nombre des enseignants de 10 500 en 1959 à 19 000 en 1968. Nouvelle étape du développement à partir de 1978 : appliquant les recommandations du ministre de l’éducation Dr Goh Keng Swee, Singapour met en place un système de streaming des étudiants. Sur la base de leurs résultats académiques, le nouveau dispositif propose des parcours différents pour répondre aux besoins de chaque catégorie, et aider chaque élève à apprendre au rythme qui lui convient le mieux. Au même moment, on crée le Curriculum Development Institute of Singapore (CDIS) qui standardise les programmes et forme les enseignants à l’utilisation des matériels pédagogiques. En 1995, Singapour est classée 1ère aux Trends in International Mathematics & Science Study (TIMSS). Le rêve au service de l’innovation Dès les années 90 cependant, il devient évident que le développement écono-

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© NTU Campus

mique nécessite non plus seulement de disposer d’une main d’œuvre qualifiée mais qu’il s’agit aussi de former des personnes capables d’innover. L’apprentissage par cœur et les activités répétitives cèdent du terrain au profit d’enseignements qui mettent l’accent sur les concepts et la résolution de problèmes. Subversif, le vice-Premier ministre Tharman Shanmugaratnam n’invitait-il pas récemment à réhabiliter le droit des élèves à rêver : « Singapour a besoin de changer sa culture éducative pour s’éloigner de l’obsession des notes et donner aux enfants l’opportunité de faire des expériences différentes. Personne ne sait comment on développe la créativité, mais il y a un certain consensus sur le fait que la variété des expériences, particulièrement dans les premiers âges de la vie, y contribue… Ce qui inclut tout ce que vous faites sur les terrains de sport, dans la salle de danse, lorsque vous débattez et même lorsque vous rêvez ». De l’apologie de la réussite au droit à la paresse, on se prend à rêver. n Bertrand Fouquoire

L’innovation et la recherche au coeur de l’université ; trois chercheurs de NTU discutent des effets d’un anticorps qui peut aider à accélérer le traitement d’une pneumonie Page précédente et page suivante : Economie de la connaissance oblige, le système éducatif singapourien se transforme pour mettre l’expérimentation et la créativité au coeur de l’apprentissage


© Carole Caliman

© Carole Caliman

La question du bilinguisme Très attaché au bilinguisme, Lee Kuan Yew résumait la question de la manière suivante : « Si nous étions monolingues dans notre langue maternelle, nous ne pourrions gagner notre vie. Devenir monolingue en anglais aurait été un échec. Nous aurions perdu notre identité culturelle, notre confiance en nous-même et notre place dans le monde ». Introduit en 1960, le bilinguisme connaît plusieurs phases.

En 1959, l’enseignement est réalisé dans les 4 langues officielles du pays (chinois, malais, tamoul, anglais), celles-ci jouissant d’un statut strictement équivalent pour supporter l’objectif d’une société cohésive et multiethnique. Les parents choisissent la langue d’instruction et chaque enfant peut apprendre une deuxième langue. En 1966, le bilinguisme devient obligatoire, chaque étudiant devant choisir l’anglais en première ou deuxième langue.

En 1983, le rapport Goh Keng Swee constate que moins de 40 % des étudiants parviennent à parler couramment deux langues. Il propose d’orienter les étudiants en fonction de leur niveau en langue, dès la 4ème année de primaire, pour que les élèves les moins doués puissent se concentrer sur l’apprentissage de l’anglais et que les autres puissent, le cas échéant, apprendre une troisième langue. En 1987, l’anglais devient la langue d’instruction de référence.

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Dossier

Kevyn Yong – Doyen académique de l’ESSEC Asia-Campus « Je ne crois pas qu’une culture soit plus créative qu’une autre»

© Essec

Diplômé de NUS, de Cornell et de Harvard, Kevyn Yong a été professeur à HEC en France, avant de rejoindre l’ESSEC dont il est aujourd’hui le doyen académique du campus Asie-Pacifique. Fin connaisseur des systèmes éducatifs et spécialiste des questions de créativité et d’innovation, il propose une perspective nouvelle sur ce que seraient, dans ce domaine, les forces et faiblesses de Singapour, de la France et du modèle anglo-saxon pour stimuler la créativité.

© Essec

Pr Kevyn Yong, Doyen académique du campus Asie de l’ESSEC

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En fond, le nouveau campus de l’ESSEC à Nepal Hill

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« L’étudiant qui vient à Singapour bénéficie d’une forme de collaboration entre l’école et le pays, qui lui permet d’apprendre non seulement du professeur mais aussi de l’environnement dans lequel il est amené à vivre »

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Dossier

« Je crois qu’une culture s’enrichit, quand, sans abandonner ce qui fait sa spécificité, elle est capable de saisir certains des éléments qui font la force des autres. »

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iMaginationWeek2016 « Travailler pour vivre, vivre pour travailler ». Pendant 5 jours, en janvier 2016, les étudiants de la Grande Ecole et ceux de l’Advanced Master in Strategy and Management of International Business du campus Asie de l’ESSEC ont eu le champ libre pour peser les deux termes de l’équation et y intégrer l’inconnue d’un futur, dans 25 ou 30 ans. Par petites équipes, ils ont travaillé sur leur vision, aidés par 4 tuteurs et nourris par des intervenants issus du monde des Affaires, de la Politique, des Sciences, de la Philosophie ou des Arts. Le résultat, sous forme de vidéo, bande dessinée, création artistique ou littéraire ou mise en scène théâtrale, a été d’une créativité étonnante. Dans le cadre d’iMagination Week, les étudiants ont eu aussi l’opportunité d’expérimenter une autre forme de co-création pédagogique – « Build Your Own Course » – qui est une originalité de l’ESSEC. Première étape : les professeurs proposent des idées issues de leurs travaux de recherche et parlent des tendances qu’ils perçoivent pour les années à venir. Deuxième étape : les étudiants travaillent de manière collective sur les plans de cours proposés par les professeurs, ils font des suggestions et formulent des demandes. Troisième étape : les professeurs redigèrent les éléments transmis par les étudiants et élaborent leur propre proposition de cours, qui peut intègrer les outils d’enseignement à distance. Quatrième étape : les propositions de cours font l’objet d’un vote par les étudiants. Retenu cette année : « comment faire un elevator pitch ? ».

© ESSEC

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Dossier

Le système d’éducation singapourien Se repérer dans la jungle des JC’s, Polys et ITE

© Carole Caliman

© Carole Caliman

Conçu comme un mécano flexible, le système d’éducation à Singapour multiplie les filières qui permettent à chacun, dès la fin de l’école primaire, d’emprunter un parcours adapté à ses capacités et à ses objectifs. Entre les filières, un système de passerelles permet aux élèves de se réorienter. Dans chaque filière, les élèves ont la possibilité d’apprendre à des rythmes différents, en choisissant le nombre de sujets étudiés et le niveau d’approfondissement souhaité.

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Système simplifié de l’éducation singapourienne Doctoral Degrees Doctorat - Bac +8 (en 2 à 5 ans) Master’s Degrees Maîtrise - Bac+5 (en 1 à 2 ans) Bachelor’s Degrees Licence - Bac+3 (en 3 à 4 ans) University GCE ‘A’ Level Other qualification Examens Niveau avancé ou autre

Equivalences Primary School P1 - CP P2 - CE1 P3 - CE2 P4 - CM1 P5 - CM2 P6 - 6ème Secondary School S1 - 5ème S2 - 4ème S3 - 3ème S4 - Seconde Junior College JC1 - Première JC2 - Terminale

Junior Colleges Centralized institute Lycées / Institut pré-universitaire centralisé Ages 16-19 (en 2 à 3 ans)

Diploma Polytechnics Ages 16-19

GCE ‘O’ Level Examen - Niveau ordinaire

Integrated programme: Combined Secondary and Junior College Programme intégré combinant collège et lycée Ages 12-18 (en 4 à 6 ans)

Nitec or Higher Nitec (Certificat) Institutes of Technical Education Instituts d’enseignement technique Ages 16-19 (en 1 à 2 ans)

GCE ‘N’ Level Examen - Niveau normal

Secondary Express Course Collège : Cursus accéléré Ages 12-16

Secondary Normal Technical Secondary Normal Academic Course Schools Technical Course Collège : or Vocational Collège : Cursus Courses Cursus technique académique Lycées techniques classique classique ou Cours Ages 12-16 Ages 12-17 vocationnels Ages 12-16

Primary School Leaving Examination (PSLE) Examen de fin d’études primaires

Kindergarten - K1 to K3 Ecole maternelle | Ages 4-6 Primary School - P1 to P6 Ecole Primaire | Ages 6-12

Le système éducatif singapourien est conçu comme un mécano flexible avec de nombreuses passerelles

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Dossier

La reproduction des élites Le champ clos du système méritocratique Comme en France, la formation des élites à Singapour est fondée sur le concept de méritocratie. Dans les deux cas, elle procède d’une sélection des meilleurs, réputée objective, fondée sur les résultats aux examens ou aux concours. Cependant, si cette sélection passe essentiellement, en France, par le filtre des grandes écoles, elle démarre à Singapour dès l’école primaire.

© Carole Caliman

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© NTU Campus © Carole Caliman

Ci-dessus : Des étudiants de NTU récitant la déclaration de l’étudiant en médecine, le premier jour des cours Ci-contre : A la Nanyang Technological University (NTU) ; Publicité pour des bourses qui sont proposées aux étudiants pour les inciter à partir à l’étranger

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Dossier

Bertrand Pous - Directeur de l’Institut français à Singapour

© L’institut français

© L’institut français

Développer la coopération universitaire entre la France et Singapour

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Page précédente : Lancement à Singapour de la plateforme France Alumni en janvier 2016

© Alliance Française

© Alliance Française

Ci-contre : « La langue peut sembler un frein mais elle ne l’est pas réellement. Il existe à Singapour de nombreux centres d’enseignement de langue française, notamment l’Alliance Française »

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Dossier

© Carole Caliman

© Alliance Française

« La présence de campus délocalisés comme celui de l’INSEAD et, depuis l’an dernier, le nouveau site de l’ESSEC permettent d’accroître la visibilité des grandes écoles françaises de management »

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Publi-rédactionnel

Tennis sous les tropiques Sport et fraîcheur au Hollandse club Dans le climat chaud et humide de Singapour, faire du sport n’est jamais aussi agréable que lorsqu’on le pratique dans un endroit facilement accessible, sympathique, naturel et délicatement ombragé comme le propose justement le Hollandse club.

Le témoignage de Marina Aarts Kuipers, artiste, maman d’Iris (8ans) et de Lucy (5ans), membre active du comité Tennis :

Elles peuvent y prendre des cours de natation et de tennis à des tarifs intéressants et il y a toujours quelque chose à faire.

Pourquoi faire du tennis au Hollandse Club ? Parce que le cadre est magique ! Imaginez des courts en terre battue, protégés du soleil par de gigantesques plantations tropicales et, en face des courts, une somptueuse terrasse, toute en longueur, d’où l’on peut tranquillement observer les joueurs, tout en prenant l’apéro ou en partageant un jus de fruit fait maison. C’est ce cadre et cette ambiance qui m’ont convaincue de rejoindre le Hollandse Club. On peut y partager sa passion et sympathiser avec d’autres joueurs de toutes nationalités, comme on peut participer à une grande variété d’activités. Mes filles sont ravies car elles peuvent y retrouver leurs amies tous les jours après l’école.

Vous êtes membre active du Comité Tennis, de quoi s’agit-il ? J’adore jouer au tennis et j’aime organiser des événements. C’était un choix évident que de m’engager au sein de ce comité pour que le tennis, pratiqué sous toutes ses formes, soit encore plus attractif et joyeux pour tous les membres du Hollandse club. Nous organisons des compétitions pour les enfants et les adultes ainsi qu’une multitude d’évènements qui sont autant d’opportunités de favoriser les rencontres et de partager des moments d’intense bonheur, en famille et entre amis. La communauté de tennis est très active et engagée. Je conseille à tout le monde de venir explorer le tennis et les autres activités, au Hollandse Club !

Le Hollandse Club se trouve au 22 Camden Park (off Adam Road) La terrasse est ouverte aux non-membres du lundi au vendredi entre 9:00 h et 15:00 h.

Venez découvrir le Hollandse Club gratuitement pendant un mois, seul ou avec toute votre famille. Décidez ensuite si vous souhaitez souscrire un abonnement de 6 mois (211 S$ par mois, seulement, pour toute la famille ; 134 S$ pour l’abonnement individuel). Pour plus d’info, n’hésitezpas à nous contacter au membership@hollandseclub.org. sg et pour le tennis le tenniscommittee@hollandseclub. org.sg. A ce week-end ?


Dossier

Une autre définition du succès ? Sortir de la peur obsessive de l’échec

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Parents affolés, élèves en manque de confiance, ils partagent leurs inquiétudes sur les réseaux sociaux. L’un des forums les plus courus est celui du site « kiasuparents » : tout un programme. Le kiasu, c’est le mot clé pour comprendre le rapport au succès d’une grande majorité de la société singapourienne. Mélange de chinois et de singlish, kiasu signifie « la peur de faillir » : que ce soit aux examens, pour une place de parking ou quand il s’agit de laisser la voiture devant soi changer de file. Un trait de caractère typique qui a même fait son entrée voilà deux ans dans le très sérieux dictionnaire Oxford de la langue anglaise.


Page précédente : Voiture et condo de luxe, ou voiture de luxe dans condo (Hamilton Scotts condominium) définition unique de la réussite fondée sur les 5C: car, credit card condominium, cash, country club) Ci-contre : Si l’ambition est affichée avec le sourire, les étudiants de NUS ne semblent pas songer à la plaisanterie

© Carole Caliman

© Carole Caliman

KIASU (kee-ah-soo) Hokkien adjective literally meaning, «afraid of losing». A highly pejorative description beloved of Singaporeans. Possibly our defining national characteristic. The nearest English equivalent is «dog in a manger», though even that is pretty mild. «You went to get a handicapped sticker just to chope a parking space? How kiasu can you get?» (The Coxford Singlish Dictionary)

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Dossier

La folie des cours de soutien Tu intégreras la meilleure primaire, mon enfant !

© Yi Lu / Corbis

Caracolant en tête des classements internationaux sur l’éducation, les petits singapouriens forcent l’admiration du monde entier. Mais la réussite scolaire a un prix. Dans un pays obnubilé par les performances, les élèves sont souvent dopés aux cours particuliers. Et ce, dès le plus jeune âge.

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© imtmphoto © Carole Caliman

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Page précédente : Dès le plus jeune âge, la pression est telle que de nombreux enfants sont épuisés

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Ci-contre : Ai Tong School, une des écoles primaires les plus cotées à Singapour et un des nombreux Learning Centers


Dossier

Bertil Andersson Comment Singapour est devenue un pôle d’attraction pour les étudiants et les chercheurs Le Professeur Bertil Andersson est depuis 2011 Président de la Nanyang Technological University (NTU). Témoin et acteur du développement de la cité-Etat dans le domaine de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur, il expliquait, dans une interview réalisée en 2013, comment Singapour est devenue en quelques années un pôle d’attraction majeur.

Pr. Bertil Andersson, Président de NTU : « Nous avons embauché des professeurs qui sont des ‘super stars’ et nous avons d’excellents élèves. Cela a créé une ambiance stimulante ». (Photos © NTU)

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L’une des forces de NTU : la capacité à allier recherche appliquée et « recherche qui n’est pas encore appliquée » en multipliant les collaborations avec les entreprises Avec le Learning Hub, les élèves peuvent étudier, travailler sur leur projet de groupe et s’aider

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Les Français à Singapour

Jérôme Jacquet – Former des « Glocal Citizens » Voyage au cœur du Glocal Connect Village de Temasek Polytechnic

© GCV

Arrivé en 2000 à Singapour pour enseigner le français à Temasek Polytechnic, Jérôme Jacquet est aujourd’hui Manager du développement académique d’un très novateur Centre for TransCultural Studies. Créé en 2009 par Temasek Polytechnic dans le cadre de sa stratégie d’internationalisation, le centre est un véritable laboratoire interculturel à ciel ouvert.

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Page précédente : Le vertigineux portail symbolise la porte d’entrée du village, son hospitalité et son ouverture sur le monde Ci-contre : Chaque année, le Global Community Day attire près de 1000 participants / En 2015, 59 étudiants ont fait le voyage à Paris pour présenter la cuisine singapourienne, des jeux traditionnels et quelques unes de leurs créations dans le cadre du festival de Singapour en France

© GCV

© GCV

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Les Français à Singapour

Marc Goldberg - Etudier le théâtre à Singapour Entre formation artistique et professionnelle Metteur en scène et dramaturge, Marc Golberg a développé une pratique multiforme et exigeante du théâtre. Après avoir enseigné à l’ENSATT et à Sciences-Po, il multiplie les projets depuis son installation à Singapour, menant de front des activités de création et d’enseignement du théâtre, notamment à la Nanyang Academy of Fine Arts (NAFA) et à la SOTA. Il livre sa vision d’un enseignement à Singapour qui, très récent, cherche encore ses marques.

« Même lorsque le choix initial a été fait par défaut, il me semble que les étudiants se laissent ensuite gagner par la passion » (Photos © Marc Goldberg)

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Deux spectacles mis en scène par Marc Goldberg en 2015 : « Les Bas Fonds » de Gorki avec les étudiants de la NAFA et « Emilie of Emerald hill ».

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Photo reportage

Giancarlo Brosolo

National •

Gallery


Photo reportage


Singapour autrement

Ces Singapouriens qui vont étudier en France Le choix de la différence

© Peco

Les Singapouriens sont de plus en plus nombreux à choisir la France pour leurs études. Ils étaient environ 500 en 2015. Leur nombre augmente d’environ 10 % par an. La conclusion d’accords entre établissements (doubles diplômes, programmes d’échanges) et l’implantation de campus français à Singapour (INSEAD, ESSEC — dont le nouveau campus a été inauguré en 2015, cursus de Sorbonne-Assas International Law School) créent un cadre favorable au développement de ces échanges.

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Singapour autrement Page précédente : Les jardins de Sciences-Po, rue SaintGuillaume

© Agustin Palacioslaloy

© LPLT

Ci-contre : Entrée des anciens bâtiments de Polytechnique dans le quartier latin avant le déménagement de l’école à Massy Palaiseau

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Ecole des Mines (Hotel de Vendôme), côté jardin


Culture

The Projector, indépendant depuis décembre 2014 « Elargir l’expérience d’une séance de cinéma »

(Photos © The Projector)

Pour les amoureux du cinéma en version expérience augmentée, la nouvelle adresse tendance à Singapour est celle de The Projector ; un cinéma indépendant, unique en son genre dans la citéEtat, créé par Karen et Sharon Tan, avec le support de Pocket Projects, de FARM et de Lunafilms. Etonnante, l’aventure de The Projector l’est à plusieurs titres. Lieu alternatif, porté par de fortes personnalités, il tranche par son aspect comme par la manière dont le projet s’est construit : avec des moyens limités, le support du crowdfunding, beaucoup de cœur et de créativité.

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Page précédente : Dès l’entrée, ce qui saute aux yeux, c’est d’abord le long bar surmonté d’une grande enseigne lumineuse Fierté de The Projector : l’escalier hélicoïdal

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Culture L’expérience commence par l’ascenseur dont le plafond est couvert d’affiches de films

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« Nous avons conservé le mécanisme des sièges et n’avons refait que leur capitonnage. Une manière de démontrer qu’on n’est pas toujours obligé de refaire ou de reconstruire ! »

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Agenda

Sélection de la rédaction

1er-15 MARS … 6

CIRQUE ÉLOIZE

Le Cirque Éloize, troupe de nouveau cirque québécoise, nous propose un spectacle au cœur d’une cité futuriste et explore les univers des danses urbaines et du hip-hop • Marina Bay Sands Theatre

8

ET MAINTENANT ON VA OÙ ? Des films en français tous les mardis à l’Alliance Française, 20h00

10 13

DON QUIXOTE

Ballet classique interprété par le Singapore Dance Theatre • Esplanade Theatre

4 6

SINGJAZZ FESTIVAL 2016

Très nombreux concerts durant ces 3 jours, de 16h à minuit, avec Jeremy Monteiro, Charlie Lim, Enrico Rava et bien d’autres... • Marina Bay Sands

11 20

MAGICAL ICE FESTIVAL

5

SYMPHONIE FANTASTIQUE

12 18

FRANCOPHONIE CINÉMA

29

LAURENCE ANYWAYS

29 10

BLUE MAN GROUP

30 17

REFRAMING MODERNISM

31

TOM JONES

Interprétée par le Singapore Symphony Orchestra, sous la direction de Jean-Claude Casadesus • Esplanade Concert Hall, 19h30

Une production Disney on Ice : retrouvez la Petite Sirène, la Reine des Neiges et bien d’autres personnages • Singapore Indoor Stadium

Dans le cadre du Festival de la Francophonie, de très nombreux films en français : Mustang, Pause, Belles Familles, Timbuktu… • Alliance Française

16-31 MARS 19

M: THE EXTRAORDINARY LIVE SHOW IN SINGAPORE

Matthieu Chedid de retour à Singapour dans le cadre de son Live Show Extraordinaire • The Coliseum, Resort World Sentosa

20

22

NOGA ET PATRICK BEBEY

Avec la participation d’Olivier Koundouno, une production Sing’pouring : un trio piano-voixvioloncelle, aux accents world et jazzy • Alliance Française de Singapour

avril

juillet

CONFÉRENCE : EDWY PLENEL

Journaliste politique français, directeur de la rédaction du Monde jusqu’en 2004 et cofondateur de Mediapart • Alliance Française de Singapour

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Des films en français tous les mardis à l’Alliance Française, 20h00 Des tubes, de la peinture, des pianos renversés… un spectacle délirant, renversant et musicalement puissant • Marina Bay Sands Theatre

En collaboration avec le Centre Pompidou, une centaine d’oeuvres de grands maîtres autour de l’art moderne et du modernisme • National Gallery

Chanteur britannique populaire des années 60 et 70, en concert unique • The Star Theatre


1er-15 AVRIL 2

10

14 17

UB40

15 17

A TAPESTRY OF SACRED MUSIC

WHEN NATURE CALLS

15 17

SINGAPORE ART BOOK FAIR

15 30

VOILAH!

Groupe britannique de reggae fondé en 1978, en concert unique à Singapour • Marina Bay Sands Theatre

Dans le cadre de la série de concerts « discovering music », Joshua Tan et le Singapore Symphony Orchestra vous font découvrir, comprendre et apprécier les plus grands morceaux de musique classique (à partir de 5 ans) • Victoria Concert Hall

LES PALMES DE MR SCHUTZ

The Theatre Factory présente une pièce de théâtre inspirée de la vie de Pierre et Marie Curie et leurs travaux • Alliance Française de Singapour

Une découverte des Musiques Sacrées parmi différentes cultures à travers le monde • Esplanade

3ème édition de cette foire aux livres d’art : art contemporain, catalogues, magazines, mais aussi des projections de films et ateliers • ArtScience Museum

Festival francais à Singapour : évènements culturels, scientifiques et gastronomiques

L’Agenda en temps réel

16 AVRIL - 15 MAI 16 17

2016 HSBC WORLD RUGBY 7s

21 24

MADAGASCAR

27 15 mai

16 équipes internationales se rencontrent, dont la France. En marge, des concerts, des animations pour enfants… Un week-end très familial ! • National Stadium

Une comédie musicale inspirée du film du même titre de la DreamWorks Animation : humour, danse et musique… • Marina Bay Sands Theatre

THE VORTEX

Une pièce de théâtre de The British Theatre Playhouse, avec Jane Seymour et James Cartwright. Londres, sur fond des années 20 • Jubilee Hall, Raffles Hotel

6 15

THE ILLUSIONIST

26

JACQUES BREL IS ALIVE AND WELL & LIVING IN PARIS

mai

mai

4

juin

27 mai

7 des plus grands magiciens au monde sur scène pour un spectacle époustouflant parmi les meilleurs spectacles de Broadway • Marina Bay Sands Theatre

Sing’theatre présente cette célèbre revue musicale « off-Broadway » des chansons de Jacques Brel dans une version actualisée et innovante • Sota Drama Theatre

SO FRENCH, SO CREATIVE

Gala de la Chambre de Commerce Française de Singapour, au cours duquel sera mise à l’honneur la créativité française • Shangri-La Hotel

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Escapade gourmande

Open Farm Community

Déjeuner sain & gourmandise font bon ménage Pour des étudiants en pleine forme, et pour tous les autres, nous avons arpenté la ville à la recherche d’adresses conjuguant plaisir et gourmandise pour déjeuner sain, végétarien, gourmet ou gourmand, le tout ponctué de notes sucrées. Déjeuner sur le pouce, café gourmand ou goûter généreux, voici de quoi assouvir vos envies de douceurs pour une pause réconfortante. Se faire du bien, oui c’est bel et bien de cela qu’il s’agit !

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The Daily Roundup

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Escapade gourmande

Element

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The Marmalade Pantry

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Gœst

Les Adresses

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Elemen

9 Raffles Blvd, #01-75A/76 Millenia Walk

HP 6238 0511

Open Farm Community

130E Minden Rd

HP 6471 0306

Gæst

21 McCallum St

HP 6634 0922

The Daily Roundup

#01-02, 1 Keong Saik Rd

HP 6338 8035

Patisserie G

9 Raffles Boulevard, #01-40 Millenia Walk

HP 6338 7578

Karafuru Desserts

8 Jalan Klapa

HP 6731 7173

The Marmalade Pantry

390 Orchard Rd, Palais Renaissance #B1-08/11

HP 6734 2700

Bread and Hearth

18 Keong Saik Rd

HP 6534 7800


Le prix de l'excellence  

SINGAPOUR | Le Prix de l'Excellence

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