Page 1


Les artistes associes; Olivier Hartemann et Ellen Rouppe avec RAMROUILLE présente L'instant de passage L'installation veut montrer l'exode, l'instant de passage, l'entre-deux, la réalité qu'est pour les migrants du sud, du continent africain, du Maghreb et souvent de plus loin encore, de vouloir entrer dans le monde Européen. Nous voulons montrer symboliquement par un endroit restreint, une parcelle des pays qu'ils quittent. Une île sûre d'où ils peuvent voir les côtes de l'Europe, l'utopie, fuir l'ennemie, fuir la faim, aller vers une vie meilleure, où il y a du travail où ils peuvent gagner l'argent pour soutenir leurs familles, leurs villages. Tout autour de cette île, ce havre, la mer qu'ils doivent traverser. L'installation parle donc, sans détails précis, du courage de ces hommes et de ces femmes qui osent, qui sont souvent forcés d'oser aller vers l'inconnu, en affrontant les dangers du passage. L’installation fait partager aux visiteurs le monde des migrants du Sud, un monde instable, où l’on n’est jamais installé ni posé, toujours sous la menace : rêver de l’Europe en Afrique, rêver de l’Afrique en Europe, et entre deux, un Océan violent. Etres toujours dans le « passage », qu’ils soient encombrants, craints, rejetés ou tolérés, ils sont en exode. Ici, on voit leur espace intérieur, l’espace imaginaire, de rêves, peurs, faims et émotions, qui les habite. En abordant cette île sûre - parcelle mentale du pays quitté ou île d’où l’on verrait les côtes de l’Europe – le visiteur est invité à participer au courage, et à l’angoisse de ces hommes et ces femmes. C’est aussi un travail sur l’espace, et la représentation. L’île figure le havre, imaginaire ou réel, qui fait tenir les migrants dans ce passage perpétuel ; elle évoque aussi l’ailleurs, l’autre monde que chacun porte en soi et qui est son « être là », présent au monde et appelé ailleurs, espace artistique dont le propre est de transporter, au-delà du cadre qu’il représente. Au-delà du mur.


L’enfant sur la jetée, la jetée est le centre de l’exposition.

La jetée est de 20 cm du sol et mesure 240 cm x 120 cm avec des pilotis de 140 cm 2011


sur le plafond et dans le fond un enfant qui touche la ligne du papier froissĂŠ, oeuvre Ă toucher


Garçon et stéréoscope


Le stĂŠrĂŠoscope et les enfants


Stéréo-photos, fait avec des pellicules en lomography. Manifestation pendant le printemps Arabe à Paris 2011


L’installation avec la jetée en premier plan et les “paysages relief ” dans le fond.


Devant les encres, en cherchant le haut, le bas, le nord, le vent, la cĂ´te


Encres sur papier FroissĂŠ une composition de 5 grands carrĂŠs et 8 triangles.


Ligne de papier froissé, oeuvre à toucher


Au milieu, la jetée, sur le mur de fond les encres, sur le plafond une tente sur laquelle un film de l'océan est projeté. A gauche de la jetée les épuisettes qui symbolisent les filets de pêcheurs au fond de l'océan. Des très longues manches en bambou (l'océan est profond), en bas les miroirs peints avec des vagues et dans les filets les têtes sculptées.


Les têtes dans les épuisettes.

Têtes en terre cuite et épuisettes avec manches en bambou, têtes environs 15 cm X 12 cm x 10 cm, hauteur des épuisettes 280 cm


Les tĂŞtes dans les filets sur miroir et vagues peints en carborundum


La malle de voyageur dans le cornu.


Lettres perdus en mer: «Récits d'Odyssées» Aérogrammes trempé dans la résine en arabe, russe, turc et tamoul écrite par; Nada Haboly, Nuha Haboly, Nargiza Nurmamedovo, Elena Antsyperora, Gisèle Rabarado, Malika Sadifi, Joseph Swampillaï et sa femme et Fadhila Guellazi et son frère.


Trois maisons à l'extérieur sur le toit au dessus de l'océan qui est projeté sur le plafond à l'intérieur. Les maisons sont une refuge, un lieu de paix pour les migrants, les voyageurs, les naufragés. Dans une de trois maison on voit deux personnages, des figures protecteurs. La fumée sort de la cheminée d’une autre maison, signe qu’ il y a un feu pour cuisiner et se réchauffer.


La maison avec les personnages pendant la mise en place.


La maison qui fume et le signal du danger isolĂŠ.


Trois maisons en cuir sur bambou: hauteur environs 450 cm Chaque maison mesure environs 80 cm x 40 cm x 40 cm, une maison a deux personnages, une deuxième a une échelle et la troisième maison a une cheminée qui fume.


La maison qui fume le soir.

Maison en cuir sur bambou, pilotis et cheminĂŠe en bambou.


On pris part à RAMROUILLE et qu'ils en soient chaleureusement remerciés: François Cresté: pour la coordination du projet, la construction, la lumière, le cornu, et la balise de danger isolé !... Yann Lebastard: pour la construction , les bambous et les idées en plomberie végétale.. Bruno Chenal: pour ses connaissances de mécanique de la mer en coffre. Jean-Charles Levesque: pour la bande son . Marc Chalvin: Pour son coup de main, son coup d'oeil et sa patte vidéo. Pour les lettres "Récits d'odyssées"; Nada Haboly, Nuha Haboly, Nargiza Nurmamedovo, Elena Antsyperora, Gisèle Rabarabo, Joseph Swampillaï et sa femme et Fadhila Guellazi et son frère et Malika Sadifi. Ramrouille remercie pour leur précieuse contribution: Sico Carlier, Rebecca et Jane Elie, Marine Deffay, Geoffroy Larcher et Nathalie, Juliette Lebellec, Witold Leynse et Karlijn Elskens, Sophie Pène et Florence Pfannenschmidt Un grand merci également à tout l'équipe de l'Espace Icare et à son directeur Jean-Philippe BRUN, qui par son invitation originale à permis que RAMROUILLE soit.

Ramrouille  

Installation

Read more
Read more
Similar to
Popular now
Just for you