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ni accueillie à sa juste valeur, car au delà de l’esthétique et de l’apparence, ce qui importe pour ses occupants réside dans les potentialités de libre appropriation du logement offerte par l’entreprise immobilière, « Ce qui m’a plut dans l’achat de ce logement c’est que j’ai pu tout choisir, de la disposition des murs, jusqu’aux matériaux, ceci avant même la construction » témoigne une résidente. Par là, l’ambiguïté révélée dans le travail d’Olgiati, si elle s’équilibre dans ses autres projets, tend à se perdre dans ses extrêmes dans ce cas précis. L’abstraction est de mise, le programme, l’architecture est assujettie au caractère minimal, presque sculptural de l’œuvre. L’œuvre n’est plus un tout, elle se fait objet.

Figure 21 et 22: Confrontation entre l’idée de la “Ruine habitée” d’Olgiati, et l’appropriation que s’en font les habitants

Provocation scupturale et ambiguité architecturale  
Provocation scupturale et ambiguité architecturale  
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