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Chapitre 5

Le trésor de l’abbé Faria

Quelques jours avant l’évasion, Edmond se réveille en sursaut*, croyant s’être entendu appeler. Il ouvre les yeux. Son nom, ou plutôt une voix plaintive qui essaye d’articuler son nom, arrive jusqu’à lui. « Grand Dieu ! murmure Dantès ; serait-ce … ? » Il déplace son lit, s’élance dans le corridor qui le relie à la cellule de l’abbé. Edmond découvre alors le vieillard à terre, le visage extrêmement pâle. Edmond pousse un cri douloureux, et perdant complètement la tête, il s’élance vers la porte en criant : – Au secours ! au secours ! – Silence ! dit l’abbé, ou vous êtes perdu. Dans un quart d’heure il ne restera plus de moi qu’un cadavre. – Non ! crie Dantès ! Vous ne pouvez pas m’abandonner maintenant, si près du but ! – Taisez-vous malheureux, on va finir par vous entendre. – Laissez-moi appeler, nous nous évaderons plus tard, dans un mois, qu’importe ! Votre flacon ! Où est votre flacon ? – C’est inutile, Edmond, Je sens que je vais mourir, et quoi que vous puissiez faire ne me rendra pas la vie. Aussi, écoutez-moi sans m’interrompre car le temps presse*. En disant ces mots, l’abbé Faria tend à son ami un papier jauni par le temps et tout froissé. – Ce papier, dit Faria, c’est mon trésor. en sursaut brusquement.

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le temps presse il faut faire vite.

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Le Compte de Montecristo - Alexandre Dumas  

Lectures ELI Poussins

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