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Formation continue

3 jours - du 18 au 20 novembre 2013

Développement durable et rénovation énergétique sur le bâti ancien et le patrimoine domestique Pourquoi une formation sur développement durable, bâti ancien et patrimoine domestique ? La loi ENE (Engagement national pour l’environnement - Grenelle II) s’applique sans discernement à la construction neuve et au bâti ancien (d’avant 1945), et sans prise en compte de la forme urbaine, de la typologie architecturale, des matériaux et de leur mise en œuvre ainsi que des modes de vie et des usages des occupants. Cette loi a de nombreux effets dont le développement de nouveaux savoir-faire, mais également la redécouverte de techniques anciennes à adapter aux modes de production actuels, dépassant le cadre du panneau solaire et de l’application d’isolant par l’extérieur. Intervenir sur le patrimoine architectural, urbain et domestique est une tâche particulièrement complexe qui nécessite une approche plus globale.


Objectifs de la formation Si les règles et les normes fixées par la réglementation actuelle s’intègrent dès la phase de projet dans les constructions neuves, celles-ci posent davantage de problèmes dans le bâti existant, urbain ou péri-urbain et sur l’habitat domestique à caractère patrimonial de facture ancienne ou plus récente. Les difficultés rencontrées relèvent souvent d’une méconnaissance des textes, qui sont en outre perçus comme un imbroglio de décrets et circulaires empêchant de mettre en œuvre avec bon sens, comme le faisaient nos ancêtres. La mise en œuvre des normes apparaît peu compatible avec le bâti ancien qu’elles peuvent dénaturer comme, par exemple, la transformation des toitures, des façades, des menuiseries ou des doublages intérieurs. Au-delà de l’aspect visuel, esthétique, se posent également les questions de la compatibilité entre les matériaux respirant ou non, des coûts énergétiques, du transport des matériaux, du coût de la démolition et du traitement des gravois, du traitement et du renouvellement d’air, etc. Par ailleurs, les notions de centre historique, d’espaces protégés et de patrimoine mettent en jeu beaucoup d’autres acteurs : services de l’Etat, services des villes, co-gestionnaires des documents d’urbanisme et servitudes, associations de défense du patrimoine… Les objectifs de cette formation sont donc : - d’appréhender et d’interroger les méthodes pour préserver et développer les centres anciens en intégrant les objectifs du Grenelle II, - de faire partager aux stagiaires les savoirs et expériences actuels pour satisfaire les exigences du développement durable et d’économies d’énergie sur le bâti ancien, et notamment le patrimoine domestique : quels matériaux et quelle mise en œuvre adaptés aux différentes typologies architecturales et à la diversité des lieux et modes de vie ?

Publics visés Acteurs de la maîtrise d’œuvre : architectes, collaborateurs chefs de projet, techniciens ayant en charge des travaux d’entretien, d’amélioration, de structure, de second œuvre, d’aménagement - intervenant, ou détenant une expérience professionnelle, sur le bâti ancien, - et souhaitant approfondir leurs connaissances sur les modes d’intervention liés au développement durable dans des tissus et ensembles bâtis à caractère patrimonial. La formation comprend une quinzaine de stagiaires.

Responsable pédagogique Daniel Duché, architecte-urbaniste, enseignant à l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville dans la formation conduisant au diplôme de troisième cycle de spécialisation et d’approfondissement en architecture, DSA, mention Architecture et patrimoine (septembre 2010 – juin 2013).


Organisation de la formation La formation se déroule principalement à l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, installée dans un ensemble de bâtiments des XIXe et XXe siècles, réhabilités et inaugurés en 2009. Afin de répondre à nos objectifs, la formation conjugue apports théoriques, techniques et juridiques (outils, méthodes et mise en œuvre), études de cas, rencontre avec des spécialistes. Elle se décompose en 6 ateliers s’organisant en 6 demi-journées. 1er atelier : le contexte législatif Application de la loi ENE face aux documents d’urbanisme : code de l’urbanisme, code du patrimoine, plan local d’urbanisme (PLU) et projet d’aménagement et de développement durable (PADD) pour les collectivités, plan de prévention des risques et, plus particulièrement dans les espaces protégés : rayon de 500 mètres, Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP), plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Prise en compte des outils opérationnels, Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) par exemple. 2ème atelier : le bilan thermique et les économies d’énergie sur le bâti ancien La prise de conscience du développement durable et des économies d’énergies a suscité des recherches scientifiques, des innovations, des propositions de nouveaux modes opératoires et normes comme le BBC (bâtiment basse consommation) par exemple. Parallèlement, des enquêtes ont été menées sur un échantillonnage important permettant aujourd’hui de montrer, dans cette même problématique, les spécificités du bâti traditionnel suivant ses typologies, ses matériaux, ses savoir-faire, et de dresser un bilan. Ce bilan, ces retours d’expériences, constituent la base des réflexions de nombreux professionnels œuvrant dans la protection et la mise en valeur des espaces protégés. 3ème atelier : le plan climat parisien, et autres exemples en secteurs sauvegardés Le plan climat doit être pris en compte dans la gestion des abords. Il semble nécessaire de rappeler les objectifs de la protection et de la mise en valeur et nous examinerons particulièrement l’exemple du secteur sauvegardé du Marais actuellement en cours de révision. D’autres exemples de secteurs sauvegardés et d’AVAP (Aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine) permettront de montrer la recherche d’adéquation entre la règle urbaine, les objectifs d’économie énergétique et le bâti ancien avec ses spécificités techniques, constructives et ses usages. 4ème atelier : les maîtres d’ouvrage face aux économies d’énergie Les maîtres d’ouvrage, et plus particulièrement les bailleurs sociaux, sont confrontés à l’application stricte et vertueuse des règles et normes en matière d’économie d’énergie, de gestion, de meilleure rentabilité du parc de logements au travers de travaux d’entretien/amélioration. L’amélioration du mode et cadre de vie est confrontée à d’autres facteurs, celui du coût et du retour sur investissement, celui des typologies de logements et de la facture architecturale des ensembles bâtis. L’objectif de cet atelier est d’expliquer la nécessité de réunir, de faire dialoguer les acteurs, et les conditions pour y parvenir, afin de fabriquer ensemble du projet, respectueux du patrimoine.


5ème atelier : matériaux anciens et savoir-faire contemporains, les artisans au service du développement durable Le monde de l’artisanat, au travers des confédérations d’artisans, a participé de façon très active au Grenelle de l’environnement. Il s’implique considérablement dans une réflexion sur les matériaux, la réorganisation des chantiers, la mise en œuvre et les bilans énergétiques. Au travers d’exemples seront abordées les méthodologies d’intervention sur le bâti neuf et sur l’ancien, la mise en œuvre de matériaux et techniques nouvelles prenant en compte l’environnement : perméabilité des sols des espaces non bâtis, utilisation de la terre, du chanvre, des menuiseries bois, des vitrages isolants mais aussi vernis et peintures moins polluants. 6ème atelier : synthèse et application des approches croisées La dernière conférence-atelier sera celle de la synthèse de l’ensemble des approches croisées des précédents ateliers, et de la transcription des objectifs transversaux dans le projet architectural. Comment le maître d’œuvre, concepteur, constructeur - mais aussi homme de culture face au patrimoine à transmettre – doit-il appliquer les règles et les normes, parfois incompatibles voire ineptes s’agissant du bâti traditionnel et du patrimoine XXe siècle ? Comment construire un dialogue avec les divers acteurs, qui n’ont pas toujours la vision globale du projet, du contexte et sont souvent cloisonnés dans leurs domaines de compétences, même parfaitement maîtrisés ? Quelle posture adopter pour être à la fois architecte « concepteur » et « constructeur » au service des habitants et d’un contexte patrimonial, territorial, urbain, architectural, paysagé, émotionnel et cultuel, dans le cadre des nouvelles règles et normes plus protectrice de l’environnement et plus économes en énergie ?

Conditions d’inscription Le montant du cycle de formation, comprenant 3 journées, est fixé à 780 euros. Cette somme n’inclut pas les repas, restant à la charge des stagiaires. Cette formation a reçu le label Formation 2013 de la branche des Entreprises d’architecture (CPNEFP, Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle).

Renseignements Nicolas Monquaut, formation continue Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville 60 bd de la Villette - 75 019 Paris Tél : 01 53 38 50 34 courriel : nicolas.monquaut@paris-belleville.archi.fr Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville : déclaration d’activité enregistrée sous le numéro 11 75 47450 75 auprès du Préfet de la région Ile-de-France. Cet enregistrement ne vaut pas agrément de l’Etat.


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